• #Belgique : Le bourgmestre évincé de La Panne refuse de rendre les clés de la maison communale Eric Steffens
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2021/08/30/le-bourgmestre-evince-de-la-panne-refuse-de-rendre-les-cles-de-l

    Bram Degrieck,(Plan B) l’ex-bourgmestre de La Panne (Flandre occidentale), évincé par une nouvelle coalition, refuse de rendre la clé de la maison communale. Bram Degrieck a dû quitter son poste la semaine dernière après la formation d’une nouvelle majorité dans la commune côtière. Il a fait appel de cette décision et veut attendre le jugement avant de rendre la clé.

    #MDR #politique #en_vedette #maire #municipalité #démocratie

  • Quand les mairies sont dirigées par des femmes (au Brésil), quelle conséquences sur la gestion de la #crise_sanitaire ?
    Une des conclusions :

    We provide evidence that municipalities under female leadership had fewer deaths and hospitalizations per 100 thousand inhabitants and enforced more non-pharmaceutical interventions (e.g., mask usage and prohibition of gatherings). (...) Our findings provide credible causal evidence that female leaders outperformed male ones when dealing with a global policy issue.

    Source :

    Under Pressure : Women’s Leadership During the COVID-19 Crisis

    In this paper, we study the effect of women’s public leadership in times of crisis. More specifically, we use a regression discontinuity design in close mayoral races between male and female candidates to understand the impact of having a woman as a mayor during the COVID-19 pandemic in Brazil. We provide evidence that municipalities under female leadership had fewer deaths and hospitalizations per 100 thousand inhabitants and enforced more non-pharmaceutical interventions (e.g., mask usage and prohibition of gatherings). We also show that these results are not due to measures taken before the pandemic or other observable mayoral characteristics such as education or political preferences. Finally, we provide evidence that these effects are stronger in municipalities where Brazil’s far-right president, who publicly disavowed the importance of non-pharmaceutical interventions, had a higher vote share in the 2018 election. Overall, our findings provide credible causal evidence that female leaders outperformed male ones when dealing with a global policy issue. Moreover, our results also showcase the role local leaders can play in counteracting bad policies implemented by populist leaders at the national level.

    https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=3883010&mc_cid=af0c4948df
    #femmes #leadership #covid-19 #coronavirus #gestion_de_crise #maire #femmes_maires #Brésil

  • A la recherche des électeurs de Guillaume Delbar à Roubaix 30 avril 2021 - mediacité

    De qui le maire de Roubaix est-il l’élu ? C’est la question posée par trois politologues lillois - Rémy Bretton-Wylk, Fabien Desage et Tristan Haute - il y a un peu plus d’une semaine, dans la revue en ligne spécialisée Métropolitiques. Une question fort attrayante pour tous les amoureux de la chose électorale. Mais qui risque d’être un peu déçus par la réponse de nos experts. Bien que riche d’enseignements, en effet, celle-ci n’est que partielle. Nous avons donc tenté d’en savoir plus en interrogeant un des auteurs.


    Guilaume Delbar. Photo Francis Verhelst/Wikipedia.
    Le pitch de départ est connu : Guillaume Delbar https://www.mediacites.fr/portrait/lille/2019/12/06/roubaix-guillaume-delbar-la-revanche-de-loutsider , maire sortant, ex-LR, passé en 2019 dans l’orbite d’Emmanuel Macron, est réélu assez confortablement au deuxième tour des municipales de juin 2020. Il s’impose face au candidat d’union d’une partie de la gauche, Karim Amrouni https://www.mediacites.fr/portrait/lille/2020/06/19/municipales-le-quitte-ou-double-du-docteur-amrouni-a-roubaix , par 56 % des voix contre 44 %. Et ce alors qu’il ne l’avait emporté que de justesse en 2014, à l’issue d’une quadrangulaire très disputée. Un succès incontestable à un petit-gros détail près : l’abstention a été massive.

    Près de 8 électeurs sur 10 ne se sont pas déplacés. Résultat, avec seulement 5776 voix - un millier de moins . . .

    La suite payante : https://www.mediacites.fr/breve/lille/2021/04/30/a-la-recherche-des-electeurs-de-guillaume-delbar-a-roubaix

    #Roubaix #politique #élections #bourgeoisie #élections

    • De qui le maire de Roubaix est-il l’élu ?

      Rémy Bretton-Wilk & Fabien Desage & Tristan Haute - 19 avril 2021

      Analysant les effets croisés de la ségrégation spatiale et de l’abstention sur les résultats électoraux, Rémy Bretton-Wilk, Fabien Desage et Tristan Haute démontrent l’existence d’une « prime au vote bourgeois » dans l’une des villes les plus pauvres de France.

      Souvent présentée comme « la ville la plus pauvre de France », Roubaix, qui avait placé Jean-Luc Mélenchon (LFI) en tête du premier tour de la dernière élection présidentielle avec 36 % des voix, est dirigée depuis 2014 par Guillaume Delbar, un maire Les Républicains (devenu « divers droite » en 2017). Élu de justesse dans une quadrangulaire en 2014 (34,8 % des suffrages exprimés au second tour) malgré l’importance du score LFI en 2017, le maire est parvenu à conserver assez facilement la mairie en 2020 avec 56 % des suffrages exprimés au second tour.

      La déconnexion entre les résultats aux élections nationales et locales à Roubaix ne peut se comprendre qu’en tenant compte d’un différentiel d’abstention important qui, loin de concerner la ville de manière homogène, touche plus fortement ses quartiers populaires. La victoire aisée de la droite lors de la dernière élection municipale s’explique par une mobilisation électorale à la fois faible et socialement différenciée, ainsi que par une impressionnante capacité de la droite à mobiliser la bourgeoisie locale, là où la gauche, divisée, ne parvient plus à attirer les classes populaires pourtant largement majoritaires. Pour le dire autrement, l’abstention massive dans les quartiers populaires donne une véritable « prime » aux votes dans les quartiers bourgeois, dont le poids relatif dans l’élection se trouve accru.

      Une abstention massive et socialement située

      Le cas roubaisien a été peu étudié en sociologie électorale (Etchebarne 1983 ; Lefebvre 2002). À l’image de ce qui a été observé au niveau national (Jaffré 2020), la ville connaît une hausse continue de l’abstention depuis les années 1990, aggravée par le niveau du chômage, la précarité socio-économique et la faiblesse des diplômes au sein de la population locale. Ainsi, l’abstention était majoritaire dès 2001, atteignant 55 % au premier tour des élections municipales contre 33 % au niveau national : dix points de plus qu’en 1995 et vingt de plus qu’en 1989 (Lefebvre 2002). Depuis, elle n’a cessé d’augmenter : 60 % en 2008, 62 % en 2014 et 78 % en 2020, en pleine crise sanitaire. Plus de trois Roubaisiens inscrits sur quatre ne se sont donc pas rendus aux urnes.

      Les maires de Roubaix sont de plus en plus « mal élus », au sens où leur élection repose sur un nombre de suffrages de plus en plus faible. En 2001 et en 2008, René Vandierendonck, tête de liste de la gauche socialiste mais ancien dauphin du maire UDF-CDS André Diligent (1983-1994), était élu avec respectivement 8 787 et 8 907 voix. En 2014, Guillaume Delbar n’était élu qu’avec 6 949 voix. En 2020, sa victoire ne reposait plus que sur 5 776 voix dans une ville qui compte près de 100 000 habitants.

      Pour les candidats, l’enjeu est dès lors moins de conquérir des « parts de marché électoral » que de s’assurer le soutien des groupes les plus mobilisés, dont le poids relatif dans l’élection se trouve accru. Or, à Roubaix comme ailleurs, l’abstention est socialement située (Haute 2020 ; Braconnier et al. 2017). Bien que majoritaire en 2020, l’abstention dans les bureaux « bourgeois » reste quinze points inférieure à celle observée dans le reste de la ville (voir Tableau 1). À cette abstention plus faible s’ajoute également une meilleure inscription sur les listes électorales dans ces quartiers privilégiés (Braconnier et al. 2017).

      Les inégalités sociales de mobilisation électorale tendent ainsi à renforcer le poids électoral des classes supérieures : si les quatre bureaux « bourgeois » ne rassemblent que 6 % de la population roubaisienne âgée de 15 ans et plus, ils agrègent déjà 8 % des inscrits sur les listes électorales et entre 12 % et 13 % des votants (respectivement au 1er et 2e tour des municipales de 2020). Leur poids relatif dans le résultat final s’en trouve très sensiblement accru.

      Ce constat n’est pas spécifique aux scrutins locaux mais, lors de la présidentielle, le poids de ces bureaux était réduit du fait de la plus forte participation dans l’ensemble de la ville : les quatre bureaux bourgeois rassemblent moins de 10 % des votants au premier tour de l’élection présidentielle de 2017, contre plus de 12 % en 2020.

      Tableau 1. Résultats des élections municipales de 2020 et présidentielles de 2017 selon le type de bureau de vote (en % des inscrits)


      Source : Ministère de l’Intérieur, 2020 ; traitements par les auteurs.

      Roubaix, pauvre mais aussi ségréguée _

      À l’image de ce qui a été réalisé dans d’autres villes (Rivière 2014 ; Batardy et al. 2017), détailler l’analyse des données électorales et sociodémographiques, à l’échelle des quarante-six bureaux de vote de la ville permet de mieux saisir l’hétérogénéité sociale et électorale d’un espace urbain.

      En l’occurrence, à Roubaix, l’effet de la différenciation sociale des comportements électoraux est amplifié par la ségrégation de la ville. Véritable « ville usine » du textile (Pétillon 2006), Roubaix est victime de la désindustrialisation dès les années 1960 et connaît vite un chômage de masse. Loin d’enrayer la situation, les politiques urbaines tendent plutôt à accroître les inégalités au sein de la ville (Vulbeau 2018 ; Collectif Degeyter 2017). À Roubaix cohabitent en effet les fractions les plus précaires des classes populaires et une bourgeoisie, au passé industriel mais reconvertie dans d’autres secteurs d’activité (grande distribution, banques…), à laquelle se sont greffés des cadres du privé travaillant dans la métropole lilloise et séduits par un immobilier bon marché. Ces classes supérieures se concentrent dans une toute petite partie de la ville, aux abords du parc Barbieux notamment (figures 2 à 5), à quelques kilomètres mais à « mille lieues » des logements sociaux et de l’habitat privé modeste qui caractérisent les anciens quartiers industriels de la ville, comme Le Pile, Le Cul de Four, l’Alma, ou l’Épeule (figure 1).

      Figure 1. Les quartiers de Roubaix


      Source : Ville de Roubaix, 2017, typologie couleur par les auteurs.

      Figure 2. Avenue Jean-Jaurès (qui longe le parc Barbieux) - Photo : F. Desage.

      Figure 3. Avenue Gustave-Delory (est du parc Barbieux) - Photo : F. Desage.

      Figure 4. Boulevard du Général-de-Gaulle (nord du parc Barbieux) - Photo : F. Desage.

      Figure 5. Rue Colbert (nord-ouest du parc Barbieux) - Photo : F. Desage

      Cette ségrégation socio-spatiale se traduit dans les caractéristiques des bureaux de vote. Le tableau 2 révèle ainsi le profil social très spécifique de quatre d’entre eux, que nous qualifions ici de « bourgeois », marqués par une surreprésentation très nette des diplômés du supérieur, des retraités, des cadres et des propriétaires et par une sous-représentation des immigrés.

      Tableau 2. Caractéristiques sociales des bureaux de vote roubaisiens - Source : INSEE, 2016 ; traitement par les auteurs

      Une bourgeoisie acquise à la droite, une gauche qui ne mobilise pas les quartiers populaires

      En pourcentage des inscrits le résultat de la liste de Guillaume Delbar dans les quatre bureaux bourgeois est près de trois fois supérieur à son résultat dans le reste de la ville, au premier comme au second tour. Les bureaux bourgeois, qui ne pèsent que pour 6 % de la population roubaisienne, fournissent ainsi respectivement 20 % et 18 % des voix de la liste de Guillaume Delbar au premier et au second tour.

      Si elles ne font pas basculer l’élection, les 1 045 voix recueillies par G. Delbar au second tour dans les quatre bureaux bourgeois (contre 4 731 dans les 42 autres bureaux de la ville) lui assurent une victoire confortable : sans ces quatre bureaux, l’écart entre le maire élu et son challenger divers gauche, Karim Hamrouni, aurait été de moins de 500 voix.

      Deux anamorphoses permettent de préciser l’analyse. Dans la première (figure 6), l’aire des bureaux de vote est proportionnelle à la population résidente. Dans la seconde (figure 7), l’aire des bureaux de vote est proportionnelle au nombre de voix obtenues par la liste Delbar au 2e tour des municipales de 2020. La comparaison des cartes fait apparaître deux types de déformations. D’un côté, les quartiers de Barbieux et du Nouveau Roubaix occupent une surface bien plus importante dans la figure 7 que dans la figure 6 : quelques quartiers concentrent les votes en faveur de la liste Delbar. D’un autre côté, les quartiers populaires (l’Alma, le Cul de Four, le Pile, l’Épeule) voient leur surface nettement réduite dans la figure 7 par rapport à la figure 6, preuve que, même si la population roubaisienne s’y concentre, ces quartiers contribuent très marginalement à la victoire électorale de la droite.

      Figure 6. Anamorphose : l’aire des bureaux de vote est proportionnelle à leur population résidentielle


      Source : INSEE, 2016 ; Ville de Roubaix, 2017 ; traitement : R. Bretton-Wilk, Qgis 3.14.

      Figure 7. Anamorphose : l’aire des bureaux de vote est proportionnelle au résultat qu’y obtient la liste Delbar au second tour (2020)


      Source : Ministère de l’Intérieur, 2020 ; traitement : Rémy Bretton-Wilk, Qgis 3.14.

      Cette surmobilisation de la bourgeoisie locale en faveur de la droite et la faible capacité de la gauche à mobiliser son camp, en particulier les nouvelles classes populaires racisées et discriminées, ne sont pas nouvelles (Masclet 2003 ; Hadj Belgacem 2016). D’une part, si Roubaix fut un « bastion socialiste », longtemps détenu par la SFIO, la majorité socialiste n’était obtenue, dès 1945, qu’à la faveur d’une alliance de « troisième force » avec les chrétiens-démocrates (Lefebvre 2004). Après la victoire de la droite en 1983, le retour à gauche de la ville, en 2001, s’explique d’ailleurs en grande partie par le ralliement à la gauche du maire centriste sortant, René Vandierendonck (Lefebvre 2002 ; Desage 2006). D’autre part, la géographie électorale roubaisienne apparaît très stable sur le temps long, à l’instar des lignes de clivage socio-spatiales au sein de la ville : les bureaux autour du parc Barbieux étaient déjà, en 1983, les plus favorables au nouveau maire UDF-CDS (Etchebarne 1983) et constituaient, en 2001, la principale zone de force électorale d’une droite divisée et passée dans l’opposition (Lefebvre 2002).

      Ce double effet de polarisation sociale et de surmobilisation de la bourgeoisie locale prend toutefois un aspect décisif, dès lors que la gauche, fortement divisée, ne parvient plus à mobiliser l’électorat populaire. Le faible intérêt pour la politique institutionnelle et la pratique intermittente du vote n’empêchent pas l’existence d’autres formes de mobilisations sociales (Collectif Rosa Bonheur 2019) et politiques (Talpin 2020), mais celles-ci se traduisent difficilement en dynamiques partisanes et électorales.

      Prime au vote bourgeois et orientations de l’action publique

      Si le maire de Roubaix n’est pas le maire des seuls quatre quartiers bourgeois – dont les suffrages n’auraient pas suffi à le faire élire – il leur est néanmoins électoralement redevable.

      Ce soutien électoral des quartiers privilégiés ne résume pas à lui seul l’influence des habitants les plus insérés économiquement et socialement sur la politique du maire : ils disposent d’autres ressources pour se faire entendre. Il serait toutefois naïf de penser que ce soutien électoral ne joue aucun rôle. Les recherches de Max Rousseau (2010) sur les origines des politiques de « gentrification » à Roubaix dans les années 1990 ou de Yoan Miot (2012) sur les politiques de « renouvellement urbain » pointent en effet le rôle décisif des élites économiques locales dans la promotion de politiques publiques favorables aux intérêts des propriétaires et investisseurs : leur poids se retrouve notamment dans l’adoption de mesures valorisant la « bonne image » de la ville, son patrimoine et son « attractivité ».

      Les effets électoraux de cette répartition géographique très inégalitaire de l’électorat étant attestés, il serait utile d’analyser plus en détail ses conséquences tant sur les actions engagées par les municipalités de droite que sur la marginalisation des groupes sociaux les moins audibles.

      Bibliographie *
      • Audemard, J. et Gouard, D. 2016. « Le bureau de vote : objet et terrain d’enquêtes électorales », Pôle Sud, n° 44, p. 5-19.
      • Batardy, C., Bellanger, E., Gilbert, P. et Rivière, J. 2017. « Présidentielle 2017. Les votes des grandes villes au microscope », Métropolitiques [en ligne], 9 mai 2017.
      • Braconnier, C., Coulmont, B. et Dormagen, J.-Y. 2017. « Toujours pas de chrysanthèmes pour les variables lourdes de la participation électorale. Chute de la participation et augmentation des inégalités électorales au printemps 2017 », Revue française de science politique, 2017, n° 67, p. 1023-1040.
      • Collectif Degeyter. 2017. Sociologie de Lille, Paris : La Découverte.
      • Collectif Rosa Bonheur. 2019. La Ville vue d’en bas. Travail et production de l’espace populaire, Paris : Éditions Amsterdam.
      • Desage, F. 2006. « Roubaix et la construction de l’institution communautaire : une contribution paradoxale », in M. David, B. Duriez et R. Lefebvre (dir.), Roubaix : 50 ans de transformation urbaine et de mutation sociale, Lille : Presses du Septentrion, p. 129-147.
      • Etchebarne, S. 1983. « L’urne et le xénophobe. À propos des élections municipales à Roubaix en mars 1983 », Espace, populations, sociétés, n° 2, p. 133-138.
      • Gombin, J. 2017. « spReapportion : Reapportion Data From one Geography to Another », R package, version 0.1.0.9001.
      • Hadj Belgacem, S. 2016. « Reconquérir la jeunesse des cités ? Enjeux et contradictions d’un Conseil Local des Jeunes dans une municipalité communiste », Mouvements, n° 85, p. 95-103.
      • Haute, T. 2020. « La participation électorale en temps de crise sanitaire : évolutions et persistances », Pouvoirs locaux, n° 118, p. 29-34.
      • Jaffré, J. 2020. « L’abstention aux élections municipales depuis l’après-guerre (1947-2014) », note Sciences Po/CEVIPOF, mars 2020.
      • Lefebvre, R. 2004. « Le socialisme français soluble dans l’institution municipale ? Forme partisane et emprise institutionnelle : Roubaix (1892-1983) », Revue française de science politique, vol. 54, n° 2, p. 237-260.
      • Lefebvre, R. 2002. « Roubaix. Entre recomposition politique et stabilité électorale », in B. Dolez et A. Laurent (dir.), Le Vote des villes, Paris : Presses de Sciences Po, p. 257-274.
      • Masclet, O. 2003. La Gauche et les cités : enquêtes sur un rendez-vous manqué, Paris : La Dispute.
      • Miot, Y. 2012. Face à la décroissance urbaine, l’attractivité résidentielle ? Le cas des villes de tradition industrielle de Mulhouse, Roubaix et Saint-Étienne, thèse de doctorat d’Aménagement et urbanisme, Université Lille 1.
      • Pétillon, C. 2006. La Population de Roubaix. Industrialisation, démographie et société, 1750-1880, Lille : Presses du Septentrion.
      • Rivière, J. 2014. « Les divisions sociales des métropoles françaises et leurs effets électoraux. Une comparaison des scrutins municipaux de 2008 », Métropolitiques [en ligne], 21 mars 2014.
      • Rousseau, M. 2010. « Gouverner la gentrification. Différentiel de loyer et coalitions de croissance dans la ville en déclin », Pôle Sud, n° 32, p. 59-72.
      • Talpin, J. 2020. Bâillonner les quartiers. Comment le pouvoir réprime les mobilisations populaires, Lille : Les Étaques.
      • Vulbeau, J. 2018. « La rénovation urbaine à Roubaix : une modernisation sous tension (1957-1972) », Revue du Nord, n° 424, p. 191-219.

      #vote #maires #abstention #quartiers_populaires #ségrégation #bourgeoisie #élections #Nord–Pas-de-Calais #Roubaix #cartes #sociologie #classes_populaires #droite #gauche #géographie_électoral #gentrification #renouvellement_urbain # élites #politiques_publiques #inégalités #électorat_populaire

  • De qui le maire de #Roubaix est-il l’élu ?
    https://metropolitiques.eu/De-qui-le-maire-de-Roubaix-est-il-l-elu.html

    Analysant les effets croisés de la #ségrégation spatiale et de l’abstention sur les résultats électoraux, Rémy Bretton-Wilk, Fabien Desage et Tristan Haute démontrent l’existence d’une « prime au #vote bourgeois » dans l’une des villes les plus pauvres de France. Souvent présentée comme « la ville la plus pauvre de France », Roubaix, qui avait placé Jean-Luc Mélenchon (LFI) en tête du premier tour de la dernière élection présidentielle avec 36 % des voix, est dirigée depuis 2014 par Guillaume Delbar, un maire #Terrains

    / #Hauts-de-France, #Nord–Pas-de-Calais, vote, #maires, #abstention, #quartiers_populaires, ségrégation, #bourgeoisie, (...)

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_brettondesagehaute.pdf

  • La #Technopolice, moteur de la « #sécurité_globale »

    L’article 24 de la #loi_Sécurité_Globale ne doit pas devenir l’arbre qui cache la forêt d’une politique de fond, au cœur de ce texte, visant à faire passer la #surveillance et le #contrôle_de_la_population par la police à une nouvelle ère technologique.

    Quelques jours avant le vote de la loi Sécurité Globale à l’Assemblée Nationale, le ministère de l’Intérieur présentait son #Livre_blanc. Ce long #rapport de #prospective révèle la #feuille_de_route du ministère de l’Intérieur pour les années à venir. Comme l’explique Gérard Darmanin devant les députés, la proposition de loi Sécurité Globale n’est que le début de la transposition du Livre dans la législation. Car cette loi, au-delà de l’interdiction de diffusion d’#images de la police (#article_24), vise surtout à renforcer considérablement les pouvoirs de surveillance des #forces_de_l’ordre, notamment à travers la légalisation des #drones (article 22), la diffusion en direct des #caméras_piétons au centre d’opération (article 21), les nouvelles prérogatives de la #police_municipale (article 20), la #vidéosurveillance dans les hall d’immeubles (article 20bis). Cette loi sera la première pierre d’un vaste chantier qui s’étalera sur plusieurs années.

    Toujours plus de pouvoirs pour la police

    Le Livre blanc du ministère de l’Intérieur envisage d’accroître, à tous les niveaux, les pouvoirs des différentes #forces_de_sécurité (la #Police_nationale, la police municipale, la #gendarmerie et les agents de #sécurité_privée) : ce qu’ils appellent, dans la novlangue officielle, le « #continuum_de_la_sécurité_intérieure ». Souhaitant « renforcer la police et la rendre plus efficace », le livre blanc se concentre sur quatre angles principaux :

    - Il ambitionne de (re)créer une #confiance de la population en ses forces de sécurité, notamment par une #communication_renforcée, pour « contribuer à [leur] légitimité », par un embrigadement de la jeunesse – le #Service_National_Universel, ou encore par la création de « #journées_de_cohésion_nationale » (page 61). Dans la loi Sécurité Globale, cette volonté s’est déjà illustrée par la possibilité pour les policiers de participer à la « #guerre_de_l’image » en publiant les vidéos prises à l’aide de leurs #caméras_portatives (article 21).
    - Il prévoit d’augmenter les compétences des #maires en terme de sécurité, notamment par un élargissement des compétences de la police municipale : un accès simplifié aux #fichiers_de_police, de nouvelles compétences en terme de lutte contre les #incivilités … (page 135). Cette partie-là est déjà en partie présente dans la loi Sécurité Globale (article 20).
    - Il pousse à une #professionnalisation de la sécurité privée qui deviendrait ainsi les petites mains de la police, en vu notamment des #Jeux_olympiques Paris 2024, où le besoin en sécurité privée s’annonce colossal. Et cela passe par l’augmentation de ses #compétences : extension de leur #armement, possibilité d’intervention sur la #voie_publique, pouvoir de visionner les caméras, et même le port d’un #uniforme_spécifique (page 145).
    - Enfin, le dernier grand axe de ce livre concerne l’intégration de #nouvelles_technologies dans l’arsenal policier. Le titre de cette partie est évocateur, il s’agit de « porter le Ministère de l’Intérieur à la #frontière_technologique » (la notion de #frontière évoque la conquête de l’Ouest aux États-Unis, où il fallait coloniser les terres et les premières nations — la reprise de ce vocable relève d’une esthétique coloniale et viriliste).

    Ce livre prévoit une multitude de projets plus délirants et effrayants les uns que les autres. Il propose une #analyse_automatisée des #réseaux_sociaux (page 221), des #gilets_connectés pour les forces de l’ordre (page 227), ou encore des lunettes ou #casques_augmentés (page 227). Enfin, le Livre blanc insiste sur l’importance de la #biométrie pour la police. Entre proposition d’#interconnexion des #fichiers_biométriques (#TAJ, #FNAEG, #FAED…) (page 256), d’utilisation des #empreintes_digitales comme outil d’#identification lors des #contrôles_d’identité et l’équipement des #tablettes des policiers et gendarmes (#NEO et #NEOGEND) de lecteur d’empreinte sans contact (page 258), de faire plus de recherche sur la #reconnaissance_vocale et d’#odeur (!) (page 260) ou enfin de presser le législateur pour pouvoir expérimenter la #reconnaissance_faciale dans l’#espace_public (page 263).

    Le basculement technologique de la #surveillance par drones

    Parmi les nouveaux dispositifs promus par le Livre blanc : les #drones_de_police, ici appelés « #drones_de_sécurité_intérieure ». S’ils étaient autorisés par la loi « Sécurité Globale », ils modifieraient radicalement les pouvoirs de la police en lui donnant une capacité de surveillance totale.

    Il est d’ailleurs particulièrement marquant de voir que les rapporteurs de la loi considèrent cette légalisation comme une simple étape sans conséquence, parlant ainsi en une phrase « d’autoriser les services de l’État concourant à la #sécurité_intérieure et à la #défense_nationale et les forces de sécurité civile à filmer par voie aérienne (…) ». Cela alors que, du côté de la police et des industriels, les drones représentent une révolution dans le domaine de la sécurité, un acteur privé de premier plan évoquant au sujet des drones leur « potentiel quasiment inépuisable », car « rapides, faciles à opérer, discrets » et « tout simplement parfaits pour des missions de surveillance »

    Dans les discours sécuritaires qui font la promotion de ces dispositifs, il est en effet frappant de voir la frustration sur les capacités « limitées » (selon eux) des caméras fixes et combien ils fantasment sur le « potentiel » de ces drones. C’est le cas du maire LR d’Asnières-sur-Seine qui en 2016 se plaignait qu’on ne puisse matériellement pas « doter chaque coin de rue de #vidéoprotection » et que les drones « sont les outils techniques les plus adaptés » pour pallier aux limites de la présence humaine. La police met ainsi elle-même en avant la toute-puissance du #robot par le fait, par exemple pour les #contrôles_routiers, que « la caméra du drone détecte chaque infraction », que « les agents démontrent que plus rien ne leur échappe ». Même chose pour la #discrétion de ces outils qui peuvent, « à un coût nettement moindre » qu’un hélicoptère, « opérer des surveillances plus loin sur l’horizon sans être positionné à la verticale au-dessus des suspects ». Du côté des constructeurs, on vante les « #zooms puissants », les « #caméras_thermiques », leur donnant une « #vision_d’aigle », ainsi que « le #décollage possible pratiquement de n’importe où ».

    Tout cela n’est pas que du fantasme. Selon un rapport de l’Assemblée nationale, la police avait, en 2019, par exemple 30 drones « de type #Phantom_4 » et « #Mavic_Pro » (ou « #Mavic_2_Enterprise » comme nous l’avons appris lors de notre contentieux contre la préfecture de police de Paris). Il suffit d’aller voir les fiches descriptives du constructeur pour être inondé de termes techniques vantant l’omniscience de son produit : « caméra de nacelle à 3 axes », « vidéos 4K », « photos de 12 mégapixels », « caméra thermique infrarouge », « vitesse de vol maximale à 72 km/h » … Tant de termes qui recoupent les descriptions faites par leurs promoteurs : une machine volante, discrète, avec une capacité de surveiller tout (espace public ou non), et de loin.

    Il ne s’agit donc pas d’améliorer le dispositif de la vidéosurveillance déjà existant, mais d’un passage à l’échelle qui transforme sa nature, engageant une surveillance massive et largement invisible de l’espace public. Et cela bien loin du léger cadre qu’on avait réussi à imposer aux caméras fixes, qui imposait notamment que chaque caméra installée puisse faire la preuve de son utilité et de son intérêt, c’est-à-dire de la nécessité et de la #proportionnalité de son installation. Au lieu de cela, la vidéosurveillance demeure une politique publique dispendieuse et pourtant jamais évaluée. Comme le rappelle un récent rapport de la Cour des comptes, « aucune corrélation globale n’a été relevée entre l’existence de dispositifs de vidéoprotection et le niveau de la délinquance commise sur la voie publique, ou encore les taux d’élucidation ». Autre principe fondamental du droit entourant actuellement la vidéosurveillance (et lui aussi déjà largement inappliqué) : chaque personne filmée doit être informée de cette surveillance. Les drones semblent en contradiction avec ces deux principes : leur utilisation s’oppose à toute notion d’information des personnes et de nécessité ou proportionnalité.

    Où serons-nous dans 4 ans ?

    En pratique, c’est un basculement total des #pratiques_policières (et donc de notre quotidien) que préparent ces évolutions technologiques et législatives. Le Livre blanc fixe une échéance importante à cet égard : « les Jeux olympiques et paralympiques de Paris de 2024 seront un événement aux dimensions hors normes posant des enjeux de sécurité majeurs » (p. 159). Or, « les Jeux olympiques ne seront pas un lieu d’expérimentation : ces technologies devront être déjà éprouvées, notamment à l’occasion de la coupe de monde de Rugby de 2023 » (p. 159).

    En juillet 2019, le rapport parlementaire cité plus haut constatait que la Police nationale disposait de 30 drones et de 23 pilotes. En novembre 2020, le Livre blanc (p. 231) décompte 235 drones et 146 pilotes. En 14 mois, le nombre de drones et pilotes aura été multiplié par 7. Dès avril 2020, le ministère de l’Intérieur a publié un appel d’offre pour acquérir 650 drones de plus. Rappelons-le : ces dotations se sont faites en violation de la loi. Qu’en sera-t-il lorsque les drones seront autorisés par la loi « sécurité globale » ? Avec combien de milliers d’appareils volants devra-t-on bientôt partager nos rues ? Faut-il redouter, au cours des #JO de 2024, que des dizaines de drones soient attribués à la surveillance de chaque quartier de la région parisienne, survolant plus ou moins automatiquement chaque rue, sans répit, tout au long de la journée ?

    Les évolutions en matières de reconnaissance faciale invite à des projections encore plus glaçantes et irréelles. Dès 2016, nous dénoncions que le méga-fichier #TES, destiné à contenir le visage de l’ensemble de la population, servirait surtout, à terme, à généraliser la reconnaissance faciale à l’ensemble des activités policières : enquêtes, maintien de l’ordre, contrôles d’identité. Avec le port d’une caméra mobile par chaque brigade de police et de gendarmerie, tel que promis par Macron pour 2021, et la retransmission en temps réel permise par la loi « sécurité globale », ce rêve policier sera à portée de main : le gouvernement n’aura plus qu’à modifier unilatéralement son #décret_TES pour y joindre un système de reconnaissance faciale (exactement comme il avait fait en 2012 pour permettre la reconnaissance faciale à partir du TAJ qui, à lui seul, contient déjà 8 millions de photos). Aux robots dans le ciel s’ajouteraient des humains mutiques, dont le casque de réalité augmentée évoqué par le Livre Blanc, couplé à l’analyse d’image automatisée et aux tablettes numériques NEO, permettrait des contrôles systématiques et silencieux, rompus uniquement par la violence des interventions dirigées discrètement et à distance à travers la myriade de drones et de #cyborgs.

    En somme, ce Livre Blanc, dont une large partie est déjà transposée dans la proposition de loi sécurité globale, annonce le passage d’un #cap_sécuritaire historique : toujours plus de surveillance, plus de moyens et de pouvoirs pour la police et consorts, dans des proportions et à un rythme jamais égalés. De fait, c’est un #État_autoritaire qui s’affirme et se consolide à grand renfort d’argent public. Le Livre blanc propose ainsi de multiplier par trois le #budget dévolu au ministère de l’Intérieur, avec une augmentation de 6,7 milliards € sur 10 ans et de 3 milliards entre 2020 et 2025. Une provocation insupportable qui invite à réfléchir sérieusement au définancement de la police au profit de services publiques dont le délabrement plonge la population dans une #insécurité bien plus profonde que celle prétendument gérée par la police.

    https://www.laquadrature.net/2020/11/19/la-technopolice-moteur-de-la-securite-globale
    #France #Etat_autoritaire

    ping @isskein @karine4 @simplicissimus @reka @etraces

  • Fronde des maires contre le confinement et la fermeture des commerces ! (SOTT)
    https://www.crashdebug.fr/fronde-des-maires-contre-le-confinement-et-la-fermeture-des-commerces-sot

    Ce qui est dégeulasse c’est que les préfêts font des référés pour annuler les décrets des maires.

    De Perpignan, à Dijon, en passant par Béziers, les maires des villes se sont mobilisées. De tous bords politiques, ils ont pris un arrêté pour autoriser l’ouverture des petits commerces "non essentiels".

    Il y en aurait près d’une soixantaine actuellement.

    🇫🇷[FLASH] : Les #maires multiplient les arrêtés autorisant les commerces non-essentiels à ouvrir, il y en aurait près d’une soixantaine pour l’instant, allant à l’encontre du décret du #gouvernement. Les préfectures demandent à retirer ces arrêtés. (@le_Parisien, @GiletsJaunesGo) pic.twitter.com/txbKd4GqVP — La Plume Libre (@LPLdirect) October 31, 2020

    La carte en temps réel : #FrondeDesMaires - uMap

    A Yerres les forces de l’ordre (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises

  • Le prochain #G20 aura lieu en #Arabie_Saoudite, mais aussi son volant municipal, #Urban20.

    Parmi les invités, des #maires de grandes villes participent déjà à Urban20, prévu le 2 octobre (date anniversaire de l’assassinat de Jamal Khashoggi !), comme ceux de New York (Bill de Blasio), Los Angeles (Eric Garcetti), Houston (Sylvester Turner), Londres (Sadiq Khan), Rome (Virginia Raggi), Montréal (Valerie Plante), Berlin (Michael Müller) et bien sûr... Paris (#Anne_Hidalgo)...

    Une campagne est déjà lancée sur Twitter :
    https://twitter.com/sedna12345/status/1308193727622647810

    Des groupes de défense des droits pressent les maires des capitales du monde de boycotter le sommet d’Arabie saoudite
    Middle East Eye, le 21 septembre 2020
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/09/23/des-groupes-de-defense-des-droits-pressent-les-maires-des-capit

    #Boycott

  • À #Paris, #Amazon embauche des gros-bras méchants pour protéger une #publicité illégale | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1600089407-paris-amazon-embauche-des-gros-bras-mechants-proteger-public

    Amazon a illégalement recouvert un #mur réservé aux artistes d’une #pub géante. Pour protéger l’affichage sauvage, la World Company a même embauché des gros bras. La #maire du Xe arrondissement de Paris souhaite porter plainte.

    « Ce sont des méthodes de voyous incroyables. » Au téléphone, la maire socialiste du Xe arrondissement de Paris, Alexandra Cordebard, est en rogne. La première semaine de septembre, le mur d’expression libre de la pointe Poulmarch – à côté du très fréquenté Canal Saint-Martin – a été recouvert par une grande fresque à la gloire d’Amazon Prime Video, le service de streaming vidéo de la firme américaine. Une publicité illégale sur une façade normalement dévolue aux #graffeurs.

    Selon plusieurs témoignages, cette #fresque a été gardée pendant plusieurs jours par des vigiles. Ces derniers ont à plusieurs reprises empêché, en se montrant menaçants, que l’affiche soit retirée.

    Un rapport de force
    Alors que l’affichage sauvage est présent depuis quelques jours, la rumeur enfle dans le milieu du graff : des gros bras font le pied de grue devant le mur. Avec une trentaine d’amis graffeurs, Manoush se rend sur place le 9 septembre. La jeune femme s’approche de l’affiche et commence à la déchirer. « Et là, trois gars me sont tombés dessus, c’est parti en embrouilles », raconte-t-elle. Les vigiles sont agressifs :

    « Ils étaient vraiment chauds pour la baston, ils disaient qu’il fallait leur “passer sur le corps”. »

    Entre les graffeurs et la petite équipe, l’altercation dure plus d’une heure. « À la fin, on a négocié avec eux pour qu’ils laissent l’affiche un jour de moins, ils ont appelé leurs supérieurs », se souvient Manoush. Même s’ils n’admettent pas qu’ils roulent pour Amazon, les #vigiles ne cachent pas qu’ils ne sont pas là par philanthropie. « L’un d’eux nous a expliqué que si l’affiche n’était pas laissée, ils n’étaient pas payés », se souvient la #graffeuse Manoush. Quelques minutes après qu’elle ait déchiré une partie de l’affiche, les gorilles passent un coup de fil. Juste après, une camionnette arrive avec des rouleaux plein le coffre :

  • Libérez l’« Ocean Viking » et les autres navires humanitaires

    Les maires de #Montpellier et de #Palerme lancent un #appel pour que le navire de #SOS_Méditerranée détenu en Sicile soit libéré, et que les opérations en Méditerranée centrale puissent reprendre.

    Nous, maires des #villes_méditerranéennes jumelées de Montpellier et Palerme, confrontés à la #crise_humanitaire majeure qui a transformé la #mer_Méditerranée en cimetière ces dernières années, sommes indignés par la #détention_administrative du navire humanitaire #Ocean Viking de SOS Méditerranée depuis le 22 juillet en Sicile.

    Cette détention vient s’ajouter à celle de trois autres #navires_humanitaires depuis le mois d’avril. A chaque fois les autorités maritimes italiennes invoquent des « #irrégularités_techniques_et_opérationnelles » et de prétendus motifs de #sécurité à bord des navires. Pourtant, malgré le harcèlement exercé à l’encontre de leurs navires, ces #ONG de sauvetage en mer opèrent depuis plusieurs années en toute transparence et en coordination avec les autorités maritimes compétentes qui les soumettent très régulièrement au contrôle des autorités portuaires.

    Ces dernières années, les ONG civiles de sauvetage en mer ont secouru des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants en danger de mort imminente, comblant un #vide mortel laissé par les Etats européens en Méditerranée.

    Alors que les sauveteurs sont empêchés de mener leur mission vitale de sauvetage, de nouveaux naufrages, de nouveaux morts sont à prévoir aux portes de l’Europe.

    Est-ce là le prix à payer pour l’#irresponsabilité et la #défaillance des Etats européens ? En tant que #maires, #citoyens méditerranéens et européens, nous le refusons et dénonçons ces politiques délétères !

    Nous demandons la levée immédiate des mesures de détention qui touchent l’Ocean Viking et tous les navires de sauvetage, pour une reprise immédiate des opérations en Méditerranée centrale !

    Nous appelons tous les citoyens à signer la pétition demandant aux autorités maritimes italiennes la libération du navire.

    https://www.liberation.fr/debats/2020/08/28/liberez-l-ocean-viking-et-les-autres-navires-humanitaires_1797888

    #asile #migrations #réfugiés #villes-refuge #Méditerranée #sauvetage #indignation #Michael_Delafosse #Leoluca_Orlando #géographie_du_vide #géographie_du_plein

    –—

    Ajouté à la métaliste sur les villes-refuge :
    https://seenthis.net/messages/759145

  • UN DÉCRET AUTORISE LE FICHAGE D’OPINIONS POLITIQUES, LES ORIENTATIONS SEXUELLES, PHILOSOPHIQUES, RELIGIEUSES, ETC…

    « #Gendnotes » : une mesure liberticide imposée discrètement par décret

    Un nouveau palier autoritaire est franchi dans l’indifférence générale. L’Etat va encore plus loin dans la création d’ennemis de l’intérieur en se donnant les moyens de ficher et de transmettre des informations telles que les #opinions_politiques, l’#appartenance_syndicale, les #orientations_sexuelles, l’#état_de_santé, etc… Il s’agit du dispositif « Gendnotes » qui est censé moderniser les prises de notes des gendarmes, et accroît considérablement les possibilités de contrôles en portant gravement atteinte aux libertés les plus fondamentales.

    Les destinataires de ces #informations_personnelles dites de “#pré-renseignement” pourront être les #maires des communes concernées par les individus, les préfets (cf. art. 4) ou les #autorités_judiciaires (cf. art. 1). Ces #données pourront être collectées « à l’occasion d’actions de #prévention, d’investigations ou d’interventions nécessaires à l’exercice des missions de polices judiciaire et administrative ».

    Alors que des fichages infâmes tels que l’#origine_raciale existent déjà dans les dossiers de police, ce décret ira encore plus loin, et va généraliser de telles pratiques. On aimerait croire à la fakenews mais non.

    Dans le décret n° 2020-151 du 20 février 2020 (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041615919&categorieLien=id, Le ministre de l’intérieur est autorisé à mettre en œuvre ce #traitement_automatisé de données à caractère personnel dénommé GendNotes au sein de la Gendarmerie. Le principe d’un décret, c’est qu’il passe en force, sans débat, en catimini.

    L’article 2 explique qu’en cas « d’#absolue_nécessité » il sera possible de faire rentrer des informations « relatives à la prétendue origine raciale ou ethnique, aux opinions politiques, philosophiques ou religieuses, à l’appartenance syndicale, à la santé ou à la #vie_sexuelle ou l’orientation sexuelle ».

    Qu’entendre par une notion aussi floue qu’« absolue nécessité » sachant que dans les enquêtes visant des écologistes, les militants, les Gilets Jaunes et plus généralement tout opposant politique, cela fait déjà longtemps que les moyens de l’antiterrorisme sont appliqués !

    Récemment, le gouvernement semblait scandalisé par l’atteinte à la vie privée de Benjamin Griveaux mais son indignation est sélective. L’atteinte à la vie privée d’une population entière ne semble lui poser aucun problème !

    « Essayez la dictature et vous verrez »

    (Emmanuel Macron. 23/01/2020)

    https://www.nantes-revoltee.com/%E2%9A%AB-un-decret-autorise-le-fichage-dopinions-politiques-les-or

    #décret #fichage #autoritarisme #surveillance #gendarmerie #mairie #préfecture #investigation #police_judiciaire #police_administrative #France #macronisme

    ping @etraces @davduf @fil

  • Le gouvernement a créé une #cellule_militaire pour surveiller les opposants à l’agro-industrie

    Le gouvernement veut « faire taire tous ceux qui mènent des actions symboliques contre le système de l’#agriculture_industrielle », dénoncent de multiples défenseurs de l’#agriculture_paysanne et biologique, réunis dans cette tribune. Ils s’inquiètent fortement de la création de la #cellule_de_renseignement #Demeter, lancée fin octobre, soi-disant destinée à lutter contre l’« #agribashing ».

    Il y aura un avant et un après Demeter. Le 13 décembre, le ministre de l’Intérieur de la République française Christophe #Castaner s’est rendu dans le Finistère en compagnie de la présidente de la #FNSEA #Christiane_Lambert. Dans le cadre d’une #convention signée entre son ministère et ce #syndicat_agricole. Cette première anomalie démocratique — depuis quand la #police républicaine est-elle aux ordres d’une structure privée ? — n’est pas la dernière, de loin.

    En effet, ce voyage avait pour but principal de lancer une cellule de la #gendarmerie_nationale appelée Demeter, la déesse grecque des moissons. Et marque reconnue, depuis des lustres, de l’agriculture sans pesticides. Quel en est le but affiché ? La lutte contre « l’agribashing ». Ce terme est une invention des communicants de la FNSEA, qui prétend sans en apporter la moindre preuve qu’on assisterait en #France à une entreprise concertée de dénigrement du monde agricole. Elle permet à ce syndicat de maintenir ce qu’elle fait depuis des dizaines d’années : une pression lobbyiste pour obtenir en retour des avantages économiques.

    Le ministre, confronté avec son gouvernement à une situation politique difficile, a donc décidé de jouer ce rôle dangereux, affirmant par exemple : « Depuis quelques années, un phénomène grandit, inacceptable. De plus en plus, nos agriculteurs sont visés par des intimidations, des dégradations, des insultes. »

    Empêtré dans cette imprudente déclaration, le ministre démontre dans le même texte qu’il est incapable de prouver par le moindre fait la réalité de ce phénomène. Les #chiffres qu’il cite pour 2019 parlent d’eux-mêmes : sur la base de 440.000 exploitations agricoles, les plaintes portent sur 314 tracteurs volés, 24 vols avec violence, 657 voitures dérobées.

    Encore faut-il préciser que les vols avec violences ont diminué en un an de 31,4 %. La plupart des centres urbains se damneraient pour de telles #statistiques. Il est visiblement plus simple de mobiliser la police que de régler la situation dramatique de la #paysannerie française.

    Il y a encore plus grave. Volontairement, n’en doutons pas, M. Castaner mélange dans un stupéfiant gloubi-boulga la #délinquance vile — cambriolages, vols de matériel, incendies, dégradations —, les #occupations_de_terres_agricoles par des #gens_du_voyage, les actions antifourrure ou antichasse. C’est mettre sur le même plan criminel le vol, le droit des populations nomades, celui de la critique sociale et politique.

    Il y a encore plus grave. M.Castaner entend s’attaquer dans le cadre de Demeter, ainsi qu’il l’écrit, aux « actions de nature idéologique, qu’il s’agisse de simples #actions_symboliques de #dénigrement du milieu agricole ou d’#actions_dures ayant des répercussions matérielles ou physiques ». Cette fois, on aura compris : il s’agit de faire taire tous ceux qui mènent des actions symboliques contre le système de l’agriculture industrielle, dont la FNSEA est le principal soutien.

    La #démocratie, ce n’est pas pactiser avec les #lobbies dans le dos de la société

    Qui mène « des actions symboliques » contre ce système ? Le mouvement des #Coquelicots, qui réclame la fin des #pesticides, soutenu par un million de citoyens. Les #maires qui prennent des arrêtés contre ces poisons chimiques. Des dizaines de milliers de paysans qui ont déjà choisi l’agriculture biologique. Beaucoup d’autres, qui défendent le modèle de l’agriculture paysanne contre les projets délirants d’usines à vaches, à cochons ou à poulets. Et au total des centaines de milliers de citoyens engagés contre l’importation massive de #soja_transgénique et donc l’#élevage_industriel, contre la mort des oiseaux et des insectes, pour des rivières débarrassées de la pollution et des rivages sans algues vertes, enfin pour une #alimentation de haute qualité.

    Il ne fait aucun doute, à nos yeux, qu’une ligne a été franchie. La démocratie, ce n’est pas pactiser avec les lobbies dans le dos de la société. Et quand le ministre parle « d’améliorer [la] coopération avec le monde agricole et de recueillir des renseignements », chacun comprend ce que cela veut dire. Cela signifie l’#intimidation accrue de tous les adversaires décidés de la FNSEA, qui passe nécessairement par la #surveillance_électronique et informatique, d’éventuelles #écoutes_téléphoniques, voire des #filatures, des #infiltrations, ou pire encore, la #délation.

    Nous prévenons solennellement le gouvernement que nous refusons cette #criminalisation et que nous demandons le démantèlement de la cellule Demeter. Notre contestation de l’agriculture industrielle, non-violente, se fait et se fera au grand jour, dans la conviction d’exprimer la volonté majoritaire de la société française. Nous voulons beaucoup de paysans, beaucoup plus de paysans, heureux et fiers de leur métier, enfin payés au prix convenable pour leur participation au bien commun. C’est en effet un autre monde que celui de la FNSEA.

    https://m.reporterre.net/Le-gouvernement-cree-une-cellule-militaire-pour-surveiller-les-opposan
    #répression #surveillance #résistance #industrie_agro-alimentaire #agriculture_biologique

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    • Présentation de « DEMETER », la cellule nationale de suivi des atteintes au monde agricole

      Edito

      Depuis quelques années, un phénomène grandit, inacceptable. De plus en plus, nos agriculteurs sont visés par des intimidations, des dégradations, des insultes. Des individus s’introduisent dans leurs exploitations agricoles et les bloquent. Ils font des films aux commentaires orduriers, avant de jeter les exploitants en pâture sur les réseaux sociaux. Parfois même, les intrus dégradent, cassent et volent.

      En se multipliant, certains actes confinent à l’absurde. Je pense à ces militants animalistes responsables de la mort de plus de 1 400 animaux dans l’Eure pour leur avoir fait peur en s’introduisant dans un élevage de dindes.

      Ces phénomènes, nous devons les prendre très au sérieux : ils gâchent la vie des agriculteurs, inquiets chaque jour de savoir ce qui peut leur arriver. Ils nourrissent l’agribashing, la défiance et l’hostilité.

      Comme élu des Alpes-de-Haute-Provence, terre d’élevage, j’ai vu tous les sacrifices que doivent accepter nos agriculteurs, toute la passion qu’ils mettent dans leur métier et le soin qu’ils donnent à leurs animaux.

      La réalité, c’est que nos agriculteurs font un travail difficile, exigeant, essentiel. Ils ne connaissent pas de repos, font une partie de la renommée de la France et nous permettent de bénéficier de produits de qualité exceptionnelle. Ils se soumettent à des contrôles stricts et réguliers, s’investissent pour améliorer le bien-être animal. La loi est particulièrement vigilante, c’est elle seule qui doit s’appliquer, et l’État est là pour y veiller. Rien ne justifie une quelconque intimidation.

      Nous devons assurer la sécurité des agriculteurs et les défendre, impérativement.

      J’ai donc décidé d’une série d’actions pour mieux protéger nos agriculteurs et c’est l’objet, notamment, de la Cellule Demeter. Créée au sein de la Gendarmerie nationale, la cellule Demeter va permettre :

      d’améliorer notre coopération avec le monde agricole et de recueillir des renseignements ;
      de mieux connaître les groupes extrémistes à l’origine des atteintes et de pouvoir anticiper et prévenir leurs actions ;
      de pouvoir gagner en efficacité par des actions et des enquêtes mieux coordonnées.

      Cette cellule est un signal fort envoyé aux agriculteurs : les forces de l’ordre se tiennent à leur côté et sont là pour les aider.
      La création de la cellule est également une étape dans un plan plus vaste encore pour la sécurité du monde agricole. Ainsi, par la signature d’une convention entre le ministère de l’Intérieur, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs :

      nous nous assurons que des échanges d’information réguliers se fassent entre agriculteurs et forces de l’ordre ;
      nous renforçons la prévention en garantissant des diagnostics de sécurité pour les exploitations ;
      nous nous engageons à donner priorité aux interventions pour les agriculteurs victimes d’actions violentes.

      Cette convention, tout comme la Cellule Demeter, ce sont des actes forts et concrets. Ils s’inscrivent pleinement dans la stratégie déployée par le Gouvernement en faveur du monde agricole et le ministère de l’Intérieur participe ainsi à la mise en place des Observatoires de l’agribashing créés à l’initiative du ministère de l’agriculture.

      Avec Laurent Nuñez, nous sommes déterminés à combattre de toutes nos forces les atteintes contre les agriculteurs et leurs exploitations. Nous sommes déterminés à ce que chacun puisse exercer sa profession librement. Nous sommes résolus à protéger notre agriculture.

      Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur
      Les objectifs de la cellule DEMETER :

      Créée début octobre 2019 par la direction générale de la gendarmerie nationale, la « Cellule nationale de suivi des atteintes au monde agricole » (cellule DEMETER) est destinée à apporter une réponse globale et coordonnée à l’ensemble des problématiques qui touchent le monde agricole en menant collégialement les actions dans les 4 domaines :

      de la prévention et de l’accompagnement des professionnels du milieu agricole par des actions de sensibilisation et de conseils destinées à prévenir la commission d’actes délictueux, en lien avec les organismes de représentation du monde agricole (SDSPSR) ;
      de la recherche et de l’analyse du renseignement en vue de réaliser une cartographie évolutive de la menace et détecter l’émergence de nouveaux phénomènes et/ou groupuscules (SDAO en coordination avec SDPJ) ;
      du traitement judiciaire des atteintes visant le monde agricole par une exploitation centralisée du renseignement judiciaire, un partage ciblé de l’information et une coordination des investigations le nécessitant (SDPJ) ;
      de la communication, en valorisant opportunément toutes les actions menées dans ces différents domaines par la gendarmerie au nom de la cellule DEMETER et par des actions ciblées destinées à rassurer le monde agricole par la prise en compte de ses problématiques par les forces de l’ordre (SIRPA).

      Le périmètre de compétence de la cellule DEMETER :

      La nécessité d’appréhender la globalité du phénomène des atteintes au milieu agricole implique que le périmètre de compétence de la Cellule DEMETER englobe la prévention et le suivi :

      des actes crapuleux, qu’il s’agisse d’une délinquance de proximité et d’opportunité (ex : vol isolé de gasoil ou d’outillage,etc.) ou d’une criminalité organisée voire internationale (ex : filière de vol de GPS agricole, etc.) ;
      des actions de nature idéologique, qu’il s’agisse de simples actions symboliques de dénigrement du milieu agricole ou d’actions dures ayant des répercussions matérielles ou physiques.

      Peuvent ainsi être citées, de manière non exhaustive :

      les vols (d’engins, de matériels, de production, etc.) visant les exploitations agricoles de tous types (élevage, pisciculture, culture, viticulture) ;
      les dégradations (incendies, sabotage de matériel, etc.) commises à l’encontre des exploitations agricoles de tous types ;
      les cambriolages commis aux seins des exploitations agricoles (hangars, etc.) ou aux domiciles des agriculteurs ;
      les violations de domiciles ou intrusions visant des exploitations agricoles ou des professionnels de l’agro-alimentaire aux fins d’y mener des actions symboliques (libération d’animaux, tournage de vidéos clandestines,etc.) ;
      les occupations illégales de terrains agricoles aux fins d’installation temporaire par des groupes
      constitués de gens du voyage ou d’organisation d’événements festifs non autorisés (free-parties) ;
      les dégradations commises à l’encontre de certains professionnels liés aux milieu agricole ou agro-
      alimentaire (boucheries, abattoirs, activités de transport d’animaux d’élevage, etc.) ;
      les actions anti-fourrure liées à des élevages spécifiques ;
      les actions menées par certains groupes antispécistes vis-à-vis du monde de la chasse, intimement
      lié au monde agricole (impact de la régulation cynégétique sur la protection des cultures, identité
      rurale, etc.) peuvent être intégrées à la cellule DEMETER en fonction des circonstances.

      L’organisation de la cellule DEMETER :

      Destinée à garantir une approche transverse et globale, la Cellule DEMETER implique, au niveau central, la participation prioritaire et permanente :

      de la SDSPSR au titre des diverses actions de prévention et de suivi de la convention de partenariat entre la DGGN et la FNSEA/JA ;
      de la SDAO au titre du recueil et de l’exploitation du renseignement et de l’analyse de la menace ;
      de la SDPJ, du SCRC et de l’OCLDI, au titre de l’analyse des phénomènes de délinquance et du suivi et de la coordination des affaires judiciaires ;
      du SIRPA au titre de l’accompagnement médiatique du dispositif.

      À cet effet, la Cellule DEMETER est une structure :

      fonctionnelle, n’imposant pas de mise à disposition co-localisée des personnels des entités impliquées ;
      permanente afin d’assurer néanmoins un suivi constant de la problématique.

      Elle est un réseau de référents (titulaire/suppléant) spécifiquement chargés, au sein de leurs sous-directions ou services, de la centralisation et de l’analyse des informations.
      Signature d’une convention avec la fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles et jeunes agriculteurs

      La signature d’une convention tripartite entre la FNSEA, les JA et le ministère de l’intérieur est destinée à :

      instaurer un échange réciproque et régulier avec la profession
      généraliser les dispositifs de prévention technique de la malveillance (diagnostics de sureté des exploitations)
      à prioriser l’intervention au profit des agriculteurs confrontés à des infractions violentes

      Les atteintes au milieu agricole (Données GN - Actualisation au 30 novembre 2019)

      Les tensions pesant sur le monde agricole ont conduit à la mise en place, le 3 octobre 2019, de la cellule « Demeter », au sein de la GN. Depuis le 1er janvier 2019, les atteintes à l’encontre du milieu agricole sont en hausse (+1,5%). Une étude plus approfondie fait apparaître des disparités géographiques importantes et révèle l’émergence de phénomènes ciblés (vols de matériels agricoles). Le regain d’attention des professionnels du secteur sur les risques auxquels ils sont exposés s’amplifie au regard de la hausse des audits et consultations de sûreté réalisés (+22,4 % soit 333 audits et consultations). Ces actions se poursuivent pour répondre aux inquiétudes des 440.000 exploitants de métropole.
      Un bilan en voie d’amélioration

      Le bilan 2019 des atteintes aux biens commises au préjudice du monde agricole affiche une hausse de +1,5 % (+216 faits) pour un total de 14 498 faits enregistrés (2 atteintes chaque
      heure). Deux tiers d’entre-elles (64,5%) sont constituées de vols simples (sur ou hors exploitations agricoles), en baisse de -2,2 %.

      Dans le détail, les vols avec violences (24 faits) comme les vols dans ou sur véhicules (1 310 faits) reculent respectivement de -31,4 % et -10,1 %. A contrario, on assiste à une recrudescence des destructions et dégradations (+23,3 % pour un total de 1 675 faits), des cambriolages et vols par ruse (+16,2 % pour un total de 1 484 faits) et des vols de véhicules (+10,2 % pour un total de 657 faits). Les crimes et délits dont sont victimes les agriculteurs se caractérisent par une forte logique saisonnière, connaissant leurs pics au printemps et en été. Après un début d’année marqué par la hausse continue de ces actes à l’encontre du monde agricole, une inversion de tendance s’observe à compter du mois d’août 2019, comparé aux mêmes mois 2018. L’étude géographique de l’évolution des AAB dans le milieu agricole témoigne de situations contrastées selon les territoires d’outre-mer ou de métropole. On enregistre en moyenne 133 faits de délinquance/an par département.

      La cartographie des départements les plus impactés par les atteintes dans les exploitations agricoles trouve une certaine cohérence avec celle des grandes zones de culture et d’élevage. Les régions à dominante céréalière sont notamment très concernées. Ce phénomène peut notamment s’expliquer par la présence de nombreux engins agricoles qui sont l’objet de trafics.
      Des vols de matériels agricoles à haute valeur ajoutée en augmentation

      Depuis le 1er janvier, 314 tracteurs et 307 accessoires agricoles ont fait l’objet d’une inscription pour vol dans le FOVES, en hausse par rapport à l’année 2018. Cela représente près d’1 tracteur volé chaque jour. Les préjudices qui résultent de ces vols peuvent s’avérer particulièrement élevés. Selon l’indice mensuel des prix d’achat des moyens de production agricole (Ipampa), publié chaque fin de mois par l’Insee, le prix moyen des tracteurs agricoles a ainsi progressé de +20,8% en 10 ans (2008 à 2018), soit une moyenne de 2% par an.
      Une sensibilisation en hausse

      Depuis le 1er janvier 2019, 264 exploitations agricoles (+24,5%) et 69 (+15%) concessionnaires agricoles ont fait l’objet d’un audit ou d’une consultation de sûreté. L’implication des référents et consultants sûreté est à souligner mais l’effort doit se poursuivre au regard des 440 000 exploitations agricoles installées en métropole.

      https://www.interieur.gouv.fr/Le-ministre/Dossiers-de-presse/Presentation-de-DEMETER-la-cellule-nationale-de-suivi-des-atteintes-a

  • Un maire LR des Hauts-de-Seine s’auto-attaque en justice et empoche le pactole
    https://www.mediapart.fr/journal/france/081119/un-maire-lr-des-hauts-de-seine-s-auto-attaque-en-justice-et-empoche-le-pac

    Maire de La Garenne-Colombes, Philippe Juvin (LR) a attaqué en justice à titre personnel un permis de construire délivré par « délégation du maire », c’est-à-dire lui-même. Puis l’élu s’est désisté après une transaction financière privée signée avec le promoteur immobilier. Une opération digne d’Ubu roi qui lui a permis de percevoir environ 100 000 euros.

  • #Violences contre les #maires : « un phénomène d’ampleur »
    https://www.banquedesterritoires.fr/violences-contre-les-maires-un-phenomene-dampleur

    105 coups donnés dont 7 gifles, 66 altercations, 32 attaques à la voiture ou au scooter, 14 attaques au couteau, à la hache ou à la machette, 12 voitures brûlées, sans parler des nombreuses menaces de mort ou attaques sur les réseaux sociaux… Les maires ne sont pas seulement à « portée d’engueulade » selon l’expression en vogue attribuée à Gérard Larcher, ils prennent de gros risques. 92% des 3.812 maires ayant répondu à la consultation lancée par le Sénat cet été ont en effet déclaré avoir été victimes d’incivilités, d’injures, de menaces ou d’agressions. 14% d’entre eux ont subi des attaques physiques, pour un total de 543 agressions. C’est ce qui ressort du « plan d’action pour une plus grande sécurité des maires » présenté par la commission des Lois, mercredi 2 octobre, proposant 12 mesures pour « donner un coup d’arrêt » à ce « phénomène d’ampleur »

  • Toutes ces critiques sur le gaz hilarant (N2O), c’est avant tout une posture autoritaire réactionnaire.
    Ces maires cherchent l’ordre à outrance, ce qu’il font s’apparente au controle des masses, le contrôle des jeunes.
    Ils ne devraient pas avoir ce type de pouvoir.
    C’est pas des outils juridiques pour protéger, c’est pour normaliser.

    A mon petit niveau, je trouve juste chiant de trouver les capsules sur la chaussée, car elles sont éjectées vers la piste cyclable pour rejoindre les feuilles mortes et les éclats de verre et c’est encore les même qui trinquent (ça fait glisser les vélos).
    Si on infligeait la même chose aux 4 roues, il faudrait répandre des clous et de l’huile sur la chaussée... une idée pour la prochaine vélorution....
    Mais je reste néanmoins POUR l’usage du N2O, faut pas déconner.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/08/28/des-maires-s-alarment-de-la-hausse-de-la-consommation-de-gaz-hilarant_550352

    #protoxyde #drogues #jeunes #velo #cycliste #velorution #maire #sherif

  • Treize maires interpellent le gouvernement : « La rue n’est pas un lieu pour vivre »

    Face à la situation des réfugiés et demandeurs d’asile en France, qui se retrouvent souvent à la rue faute de places d’hébergement disponibles, treize maires, de bords politiques variés, en appellent aux ministres de l’Intérieur et du Logement.
    Un sur deux. C’est, d’après le directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité, Florent Gueguen, le nombre de demandeurs d’asile hébergés dans le dispositif national d’accueil. Les autres ? S’ils ne trouvent personne pour les loger, ils se retrouvent à la rue, qui dans une tente d’un campement de fortune, qui sous une bretelle de périphérique, qui dans un squat…

    Pour les municipalités, la situation est complexe : elles sont au quotidien en première ligne, or l’hébergement d’urgence comme la politique de l’asile ne relèvent pas des compétences communales, mais de celles de l’Etat. Donc de financements sur lesquels les édiles locaux n’ont pas la main. « On est mobilisés tous les jours. Les villes sont volontaires mais on manque de moyens », résume Emmanuel Carroz, adjoint au maire de Grenoble.

    La maire de Paris, Anne Hidalgo, qui accuse le gouvernement de « déni de réalité » depuis plusieurs semaines déjà, juge que « le dispositif mis en place par l’Etat ne marche pas. Il est trop rigide parce qu’il ne considère pas que l’accueil doit être inconditionnel ». Avec douze autres maires, de droite comme de gauche, la socialiste a donc écrit aux ministres de l’Intérieur et du Logement, estimant ne pas pouvoir « accepter plus longtemps cette situation indigne de nos valeurs et de la tradition humaniste de notre pays ».

    « Malgré les dispositifs mis en place par l’Etat et les efforts réalisés en matière de création de places d’hébergement, les besoins restent largement supérieurs à l’offre », écrivent encore Nathalie Appéré (Rennes), Martine Aubry (Lille), François Baroin (Troyes), Damien Carême (Grande-Synthe), Nicolas Florian (Bordeaux), Eric Piolle (Grenoble), Johanna Rolland (Nantes), Laurent Russier (Saint-Denis), Jean-Luc Moudenc (Toulouse), Roland Ries (Strasbourg), Dominique Gros (Metz), Meriem Derkaoui (Aubervilliers) et Anne Hidalgo.


    https://twitter.com/Anne_Hidalgo/status/1120969177735618561?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E11

    « La rue n’est pas un lieu pour vivre, c’est un lieu pour se promener », estime la première magistrate de Paris, qui peste contre la théorie de « l’appel d’air », qui voudrait qu’offrir des conditions décentes de subsistance aux demandeurs d’asile débouche sur des arrivées massives. « Quand on a ouvert la Bulle [le centre d’hébergement de la porte de la Chapelle, ndlr], explique-t-elle, les flux sont restés constants ».

    Selon Florent Guegen, il faudrait « ouvrir 40 000 places d’ici la fin du quinquennat » pour parvenir à loger tout le monde correctement. Mais aussi en finir avec le règlement de Dublin, qui veut qu’une demande d’asile soit traitée dans le premier pays européen d’arrivée, par exemple l’Italie, ou l’Espagne. Or, toutes les personnes qui débarquent dans le sud de l’Europe n’entendent pas forcément y rester, ayant parfois de la famille dans un autre pays, et se retrouvent en errance. « Seulement 13% des personnes sous statut "Dublin" sont transférées vers le pays européen instructeur de leur demande », rappelle le responsable associatif, qui appelle également à « une politique pragmatique de régularisation des personnes qui ne seront pas expulsées vers leur pays d’origine » et qui peuplent les campements indignes des grandes villes.

    Pierre Henry, directeur général de France Terre d’asile, rappelle de son côté qu’évacuer régulièrement les campements, qui se reforment tout aussi régulièrement, coûte cher. Il faut mobiliser des hébergements, des travailleurs sociaux, des policiers, des agents de nettoyage… Les « politiques d’urgence sont plus dispendieuses » que les investissements de long terme dans l’hébergement digne.

    https://www.liberation.fr/france/2019/04/24/treize-maires-interpellent-le-gouvernement-la-rue-n-est-pas-un-lieu-pour-
    #villes-refuge #asile #migrations #réfugiés #maires #municipalité #France #hébergement #SDF #sans-abrisme #sans-abris #logement

    J’imagine que les treize maires sont les maires qui ont initié le réseau #ANVITA (https://seenthis.net/messages/759638), même si il n’est pas mentionné dans l’article.

    Ajouté à ici :
    https://seenthis.net/messages/759638

    ping @karine4

  • luc_lemonnier, Maire du Havre, assurant l’intérim d’#edouard_philippe aimait montrer sa bite #en_marche . Tout le monde était au courant. Sophie, victime, rappelée à la loi.

    Sophie* (son prénom a été modifié), une mère de famille havraise engagée en politique, reçoit sur son téléphone une photo de l’actuel maire.

    Un « selfie » où l’on voit Luc Lemonnier, le sexe en érection. « Pour moi, ça a été un viol !, explique Sophie. Je suis mariée depuis plus de 20 ans, j’ai des enfants, je suis épanouie dans ma vie de couple, on se connaissait depuis longtemps (avec Luc Lemonnier, NDLR), j’ai été choquée. » La Havraise prétend qu’elle a demandé à l’élu, à plusieurs reprises, d’arrêter de lui envoyer de telles photos. Elle aurait tout de même reçu une dizaines de clichés. 
    . . . . . .
    En 2018, Sophie décide à son tour d’envoyer ces clichés à des élus de la majorité municipale. Cette fois, c’est le maire, Luc Lemonnier, qui dépose plainte le 31 mai pour avoir diffusé ces clichés intimes sans autorisation. A l’issue d’une enquête préliminaire menée par le SRPJ de Rouen, Sophie a écopé, le 18 mars 2019, d’un rappel à la loi par le procureur du Havre. 
    . . . . .

    Edouard Philippe était-il au courant ?
    Sous couvert d’anonymat, de nombreux élus normands nous ont confié qu’ils savaient depuis longtemps que ces clichés pornographiques avait été envoyés à des femmes par le maire du Havre. « C’était un secret de polichinelle » , nous dit un élu de premier plan à la Région Normandie. Une ancienne élue de la mairie raconte : « j’ai coupé nos relations pourtant très fortes il y a plusieurs mois, quand j’ai été informée du phénomène. Je n’ai pas été destinataire des photos mais je me suis rendue compte qu’elles avaient été envoyées à plusieurs dizaines de femmes. » En revanche, tous les actuels adjoints ou conseillers de la majorité que nous avons contactés nous ont adressé une fin de non-recevoir, parfois en termes assez brutaux. « Certaines élues ont reçu les photos mais ont préféré se taire, explique sous couvert d’anonymat une employée de la mairie. Certaines par peur de perdre leur fonction, d’autres parce qu’elles l’avaient caché à leurs proches... D’autres encore par peur de représailles et parce que dans des situations fragiles. » Une ancienne salariée nous a expliqué avoir quitté son emploi notamment en raison « de l’ambiance hyper-sexualisée » qui régnait à l’hôtel de ville.

    Extraits de : Accusé d’avoir envoyé des photos pornographiques à plusieurs femmes, le maire du Havre démissionne Par Coralie Moreau, Christine Wurtz, Delphine Garnault, Bertrand Queneutte, Sylvain Tronchet et Elodie Guéguen, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure), France Bleu et France Bleu Normandie (Calvados - Orne) - 21 Mars 2019 - France bleu
    https://www.francebleu.fr/infos/politique/exclusif-accuse-d-avoir-envoye-des-photos-pornographiques-a-plusieurs-fem

     #en_vedette #psychiatrie #santé_mentale #femmes #exhibitionisme #maire

  • BIS n°s 131 et 132 sur « La part des #femmes dans les #conseils_municipaux et communautaires en 2019 » | Collectivités locales
    https://www.collectivites-locales.gouv.fr/bis-ndegs-131-et-132-sur-part-des-femmes-dans-conseils-mu

    Le service statistique de la DGCL met en ligne ses dernières publications, sur la part des femmes dans les conseils municipaux et dans les #conseils_communautaires en 2019 (Bulletins d’information statistique - BIS - n°131 et n°132).
    Cette diffusion des résultats nationaux par la DGCL est coordonnée avec celle de plusieurs études régionales par l’Insee.

    Selon ces études, qui s’appuient sur les données du ministère de l’Intérieur :
    Pour les conseils municipaux :
    – La part des femmes dans les conseils municipaux en janvier 2019 est de 40 %.
    – Plus on s’éloigne de la fonction de #maire, plus les fonctions sont occupées par des femmes : elles sont 17% parmi les maires, 29% parmi les 1ers adjoints, 38% parmi les seconds adjoints et 43% parmi les autres adjoints et conseillers.
    – Plus la commune est grande, plus c’est un homme qui la dirige : les femmes représentent 18% des maires des communes de moins de 1000 habitants, mais 14% de celles de plus de 1000 habitants.
    – Quand le maire est une femme, la part des femmes dans le conseil municipal (en comptant la maire) est de 44%. Quand le maire est un homme cette part est de 39%.

    #élus_locaux #égalité_femme_homme #collectivités_territoriales

  • Lyon : comment le diocèse se prépare aux retombées médiatiques du procès Barbarin Ph. Bette avec Sylvie Cozzolino - 2 Janvier 2019 - France 3 Régions
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/lyon-comment-diocese-se-prepare-aux-retombees-mediatiqu

    Le diocèse de Lyon a convoqué le 20 décembre 2018 une réunion pour préparer le procès du cardinal Barbarin, cité à comparaître pour « non dénonciation d’actes pédophiles ». Inquiet des retombées médiatiques, l’Eglise recommande « la réserve » aux paroissiens approchés par les journalistes. 

    Le diocèse de Lyon se prépare aux retombées médiatiques du procès du cardinal Barbarin, cité à comparaître devant le tribunal correctionnel les 7, 8 et 9 janvier prochains pour « non dénonciation d’actes pédophiles » et « mise en péril » . Mgr Emmanuel Gobillard, évêque auxiliaire de Lyon, a présidé une réunion le 20 décembre 2018 à la paroisse Ste Blandine en présence de l’un des prêtres mis en cause en même temps que l’archevêque .Les questions de procédure ont été évoquées à cette occasion ainsi que la façon d’aborder le procès en présence des journalistes. 

    Nous sommes la veille de Noël. Devant les paroissiens de Ste Blandine, l’évêque auxiliaire de Lyon évoque le contexte d’un procès qui s’annonce très médiatique. Il livre sa propre approche  : « Nous sommes tous un diocèse, une famille. On a une attention particulière pour ceux qui en ont le plus besoin, les victimes qui sont des chrétiens, des catholiques qui font partie du diocèse. Dans la famille, il y a aussi le père Preynat, dont nous croyons qu’il a besoin de changer son coeur (...) Son bien, c’est qu’il passe par la justice. La miséricorde ne peut passer indépendamment de la justice ».
      

    Des carnets intimes livrés à la justice 
    Mgr Gobillard rappelle la plainte contre le cardinal Barbarin déposée en 2016 par quelques-unes des victimes du père Preynat. Tout en précisant que si l’on dénombre ici 60 à 70 victimes de pédophilie, il y en a beaucoup, parmi elles, qui ne veulent pas apparaître au procès contre l’Eglise, ni dans les associations, ni dans les media.

    Il y a eu, dit-il aussi, "une enquête assez fouillée". Soulignant le souci de transparence de Mgr Barbarin : « Le cardinal a livré de lui-même à la police ses carnets intimes écrits au jour le jour, dont aucune page ne manque ». Une plainte classée sans suite par la justice « parce qu’il n’y avait pas d’#infraction ». 
     

    Méfiance vis à vis des journalistes
    Le diocèse semble néanmoins redouter les questions « de journalistes qui peuvent parfois se montrer pour certains agressifs, parfois insistants ». Laure Robin, chargée de communication, vient donc à la rescousse de paroissiens qui pourraient se laisser piéger par des questions « anodines » en marge du procès : « Pendant ces trois jours, ne pas commenter, garder mesure, ou en tout cas avoir une certaine réserve quant au développement de ces questions ». Parmi les recommandations, « fermer la conversation » face à un questionnement qui pourrait mettre mal à l’aise : « Faites en sorte d’être relativement fermes tout en restant polis » conseille-t-elle à tous ceux qui pourraient être approchés par une caméra.   

    Des réponses aux questions courantes sur l’affaire Preynat sont aussi disponibles sur le site internet du diocèse. Autant d’éléments de langage disponibles en kit et qui pourront délivrer la version officielle du diocèse de Lyon sur toutes « ces questions un peu délicates ». 

    Interviewés à la sortie de la messe du nouvel an, les fidèles de la Basilique de Fourvière affichent des positions contrastées sur ce qui est maintenant devenue l’affaire Barbarin. 
          
     Le reportage de Sylvie Cozzolino et Daniel Pajonk : 
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&v=uaohjiNG-Ec

    #pédophilie institutionnalisée #barbarin #pétition #pédophilie_dans_l'eglise #culture_du_viol #cardinal_barbarin #catholicisme #violences_sexuelles #viols#Lyon, la ville dont #gérard_collomb était le #maire #catholicisme #viol #violophilie #pedocriminalité

  • La parité s’arrête encore aux portes du pouvoir local

    Malgré de nets progrès depuis le début des années 2000, les #hommes monopolisent toujours le #pouvoir (présidence, délégations) au sein des institutions locales. La preuve ? En France, en 2018, 84% des #maires sont encore des hommes. Des données que s’est procuré Mediacités confirment l’ampleur du problème, a fortiori dans les #métropoles et #intercommunalités.


    https://www.mediacites.fr/decryptage/2018/12/10/la-parite-sarrete-encore-aux-portes-du-pouvoir-local
    #genre #femmes #égalité #parité #mairies #France

  • Un prêtre écarté de sa fonction de juge canonique après une pétition contre Barbarin Le figaro avec AFP - 1 Novembre 2018 - Le figaro
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/11/01/97001-20181101FILWWW00198-un-pretre-ecarte-de-sa-fonction-de-juge-canonique

    Le père Pierre Vignon, qui avait lancé en août une pétition appelant à la démission du cardinal Philippe Barbarin, n’a pas été reconduit dans ses fonctions de juge auprès de l’officialité interdiocésaine de Lyon.

    « C’est directement lié à la lettre ouverte que j’ai faite à Barbarin », a-t-il déclaré. « Mon évêque [du diocèse de Valence] m’a expliqué hier (mercredi) que je n’étais plus en position de cohérence en étant juge auprès de l’officialité, dans la mesure où le cardinal, de par ses fonctions, est le modérateur de celle-ci. »

    L’officialité de Lyon, également appelée tribunal ecclésiastique, est chargée par les 12 évêques des provinces ecclésiastiques de Lyon et Clermont-Ferrand de l’administration de la justice dans leurs diocèses.

    « Je regrette cette décision mais je l’accepte et surtout je ne regrette rien de ce que j’ai dit cet été car je l’ai dit en conscience et ça reste toujours valable », a ajouté le père Vignon, qui officie comme prêtre dans le Vercors et exerçait la fonction de juge canonique depuis 2002.

    Dans sa lettre mise en ligne et signée depuis par quelque 105.000 personnes, ce prêtre appelait « publiquement et sans détour » l’archevêque de Lyon, poursuivi pour ne pas avoir dénoncé à la justice des agressions sexuelles commises dans son diocèse, à démissionner « dans les plus brefs délais », après un nouvel appel du Pape à se mobiliser contre la pédophilie au sein du clergé catholique.

    Le père Vignon a contacté jeudi le responsable du tribunal ecclésiastique de Lyon, qui lui a confirmé qu’il n’était plus juge à compter de ce jeudi. Celui-ci a fait valoir l’entrée en vigueur, au 1er novembre, de nouveaux statuts de l’officialité qui prévoient désormais que les juges sont nommés pour une période de six ans renouvelable. Leur exercice n’était pas limité dans le temps jusqu’à présent.

    Dans le cadre de ces nouvelles nominations, les évêques de la région n’ont pas souhaité reconduire le père Vignon dans ses fonctions. « Il ne m’appartient pas de commenter leur décision », a écrit au père Vignon le responsable de l’officialité, que l’AFP n’a pas pu joindre dans l’immédiat jeudi.

    #pédophilie institutionnalisée #barbarin #pétition #pédophilie_dans_l'eglise #culture_du_viol #cardinal_barbarin #catholicisme #violences_sexuelles #viols
    #Lyon, la ville dont #gérard_collomb était le #maire

  • Le mall est mort, vive le mall !
    https://www.demainlaville.com/mall-mort-vive-mall

    Aux États-Unis, près de 25% des centres commerciaux pourraient disparaître dans les cinq années à venir. Temples de la consommation, points de ralliement iconiques des teen movies et accélérateurs de l’étalement urbain, ces « #malls » doivent entre autre faire face à la concurrence des sites de #vente_en_ligne. De l’autre côté de l’Atlantique, le modèle français traverse les mêmes difficultés. Pourtant, déjà championne d’Europe du nombre de #centres_commerciaux par habitant, la France continue à distribuer les autorisations de construire, dans une fuite en avant inquiétante.

    #Europacity

    • En Italie, le maire « promigrants » de la ville de Riace arrêté
      LE MONDE | 03.10.2018 à 10h10 • Mis à jour le 03.10.2018 à 13h59 | Par Margherita Nasi et Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)
      https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/10/03/en-italie-le-maire-de-la-ville-pro-migrants-de-riace-arrete_5363815_3214.htm

      Domenico Lucano, sympathisant communiste de 60 ans, est une des « bêtes noires » du ministre de l’intérieur italien d’extrême droite Matteo Salvini.

      Difficile d’imaginer symbole plus parfait du virage opéré par l’Italie, ces derniers mois, sur la question migratoire. Lundi 1er octobre, près de cinq ans jour pour jour après le terrible naufrage au large de Lampedusa – 366 morts – qui avait poussé le gouvernement Letta à mettre sur pied l’opération « Mare Nostrum » (visant à secourir les migrants en mer), le maire de la petite ville de Riace (Calabre), Domenico (dit « Mimmo ») Lucano, a été arrêté, puis placé aux arrêts domiciliaires.

      « Attendons ce que diront les “droits-de-l’hommiste” », a aussitôt claironné le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini (Ligue, extrême droite), sur les réseaux sociaux, se félicitant de l’arrestation d’un élu qu’il avait traité de « zéro » dès son arrivée au pouvoir, et qui passait pour une de ses bêtes noires.

    • Solidarietà con Mimmo Lucano
      06.10.2018 - Redazione Italia
      https://www.pressenza.com/it/2018/10/solidarieta-con-mimmo-lucano

      In tutta Italia si è sentita la solidarietà con Mimmo Lucano, sindaco di Riace per ribadire che esiste un’Italia che accoglie, italiani che si sentono cittadini del mondo non intenzionati a alzare barriere con gli altri.

      Le registe e produttrici del film documentario Un Paese di Calabria hanno deciso di condividere la loro visione su Riace e per 48 ore, sabato 6 e domenica 7 ottobre, il film è disponibile in streaming gratuito a questo link: https://vimeo.com/153128275

      A casa sua, a Riace, si sono concentrate migliaia di persone provenienti da tutta Italia e andando a salutare il sindaco dell’accoglienza sotto casa sua.

      Da Cagliari ci arrivano queste foto della manifestazione svoltasi oggi nella piazza dove di solito si incontrano gli immigrati e dove si protesta anche perché il sindaco ha cancellato il wi-fi libero che serviva agli immigrati per comunicare con le loro famiglie. Espressa solidarietà per Mimmo e opposizione alla politica violenta e repressiva contro gli immigrati e al decreto sicurezza.

  • First Dublin, now Gennevilliers: Israel blocks entry to French mayor, claiming he supports BDS - Israel News - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/israel-blocks-entry-to-french-mayor-over-support-of-bds-1.6008917

    Mayor Leclerc Patrice prevented from entering Israel from Jordan; Israeli officials note he sought to visit jailed Palestinian lawmaker Barghouti in the past.

    Israel prevented a French mayor from entering the country Monday due to his support of the boycott, divestment and sanctions movement. Leclerc Patrice, the mayor of the Paris suburb of Gennevilliers, was blocked from entering Israel from Jordan, said a statement from the Interior Ministry.

    Officials said the decision was taken after Israel’s Strategic Affairs Minister Gilad Erdan deemed Patrice a BDS supporter.
    The Communist Party of France politician arrived at the Allenby Crossing in the West Bank together with his wife. After he was turned away, his wife decided not to enter Israel either. (...)

    • Un maire communiste français empêché d’entrer en Israël en raison de son soutien au boycott
      Par L’Obs - Publié le 17 avril 2018 à 09h31
      https://actus.nouvelobs.com/monde/20180417.OBS5278/un-maire-communiste-francais-empeche-d-entrer-en-israel-en-raison-d

      Refoulé à la frontière entre la Jordanie et la Cisjordanie occupée par les autorités israéliennes, Patrice Leclerc a dénoncé une « humiliation » et l’"arbitraire intolérable" pratiqué selon lui par Israël.

      Le maire communiste de Gennevilliers, près de Paris, s’est vu interdire lundi l’entrée en Israël en raison de son soutien au boycott de ce pays, a annoncé le gouvernement israélien.

      Refoulé à la frontière entre la Jordanie et la Cisjordanie occupée par les autorités israéliennes, le maire Patrice Leclerc a réagi en dénonçant une « humiliation » et l’"arbitraire intolérable" pratiqué selon lui par l’Etat hébreu envers « ceux qui agissent pour le droit des Palestiniens à disposer d’un Etat libre et indépendant ».

      « Il a été décidé de ne pas l’autoriser à se rendre en Israël » car « il s’agit de quelqu’un qui soutient le BDS », le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre Israël, ont annoncé les ministères israéliens de l’Intérieur et des Affaires stratégiques dans un communiqué.

      En mars 2017, le Parlement israélien a voté une loi interdisant l’entrée en Israël des partisans du mouvement BDS.

      « Nous ne permettons pas à ceux qui agissent contre Israël d’entrer dans le pays pour s’y livrer à des provocations », a expliqué le ministre de l’Intérieur Arieh Deri.

      Le ministre des Affaires stratégiques et de la Sécurité intérieure, Gilad Erdan, a souligné que l’interdiction d’entrée en Israël était encore plus sévèrement appliquée pour les partisans du boycott qui « exercent des fonctions officielles ».

  • Attiches (59) : L’embauche d’un attaché de cabinet dans une ville de 2300 habitants fait débat
    http://www.lavoixdunord.fr/284115/article/2017-12-21/l-embauche-d-un-attache-de-cabinet-dans-une-ville-de-2300-habitants-fai

    Le maire d’Attiches, Luc Foutry, a désormais un attaché de cabinet à mi-temps. Cette embauche validée au conseil municipal fait grincer des dents l’opposition. Sébastien Estivié estime que ce n’est pas aux habitants de payer.
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    Pour Sébastien Estivié, ce salaire à mi-temps devrait être pris sur l’indemnité du maire (1 300 € nets). « Un attaché de cabinet se justifie dans une grande ville, pas dans une commune de 2 300 habitants. »
    Un problème d’éthique
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    Quant au choix du salarié en question, Sébastien Estivié a aussi tiqué en apprenant qu’il s’agissait de Cyprien Dubus. « Ce n’est pas un jugement de valeur sur la personne, mais un souci éthique », puisqu’il est à la fois élu à Templeuve-en-Pévèle, dans la même communauté de communes qu’Attiches, et aussi impliqué politiquement (conseiller national LR et membre du bureau départemental des jeunes républicains du Nord). « C’est un mélange des genres. Il n’y a pas de problème légal. Mais, la ville de Templeuve a-t-elle les mêmes intérêts qu’Attiches sur tous les sujets ? J’aurais préféré que ce soit quelqu’un de neutre. Mais c’est fait, on ne va pas lui enlever son travail. »

    Donc, un Maire UMP qui embauche un autre Maire, pour tenir son agenda à mie temps.

    #canaille_à_écharpe #en_vedette #maire