• Plomb autour de Notre-Dame : la mairie de Paris forcée à réagir
    https://www.mediapart.fr/journal/france/180719/plomb-autour-de-notre-dame-la-mairie-de-paris-forcee-reagir

    Suite à notre article révélant des taux de concentration au plomb parfois dix fois supérieurs au seuil d’alerte, dans des écoles proches de Notre-Dame, la mairie de Paris a annoncé ce jeudi 18 juillet qu’un « nettoyage approfondi » sera effectué durant l’été. La préfecture de police a également confirmé que des taux élevés de concentration au plomb avaient été relevés dans les rues et les squares autour de l’édifice.

    #France #mairie_de_Paris,_Notre-Dame,_plomb

  • Notre-Dame : la mairie de Paris passe sous silence des contaminations au plomb dans les écoles
    https://www.mediapart.fr/journal/france/180719/notre-dame-la-mairie-de-paris-passe-sous-silence-des-contaminations-au-plo

    Un mois après l’incendie de la cathédrale, le 15 mai, des taux de concentration au plomb, parfois dix fois supérieurs au seuil d’alerte, ont été relevés dans les établissements scolaires proches de l’édifice, selon des documents obtenus par Mediapart. La mairie de Paris n’a effectué aucun nettoyage en profondeur des lieux, affirmant que le plomb ne dépassait pas les seuils réglementaires. Un mensonge jugé « criminel » par la scientifique Annie Thébaud-Mony.

    #France #mairie_de_Paris,_plomb,_Notre-Dame

  • L’enfer des trottinettes 28 Avril 2019 - Librairie Tropiques
    http://www.librairie-tropiques.fr/2019/04/l-enfer-des-trottinettes.html

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=orVdBkNiwhA

    ---------- Forwarded message ---------
    De : LIB TROPIQUES 

    Date : dim. 28 avr. 2019 

    Objet : Mme La Maire, faites cesser ce chaos sur la voie publique !
à : Anne Hidalgo <anne.hidalgo@paris.fr>

    Madame La Maire.
    Il est plus que temps de sévir... contre ces engins, leurs loueurs indélicats et autres aigrefins mondialisés (et défiscalisés) , leurs utilisateurs parasitaires et inconscients, et les innombrables dommages et incivilités qu’ils occasionnent à la population !

    Merci donc de faire diligence sans plus de délai et de libérer l’espace et la voie publique de ces engins de malheur qui l’occupent de manière parfaitement insupportable et délictueuse, provoquant l’exaspération croissante de vos administrés !
     
    _ Le Libraire de quartier
    Pour les commerçants, les riverains et les habitants du quartier Pernety

    _

    #trottinettes #nuisances #mairie_de_paris #chaos_urbain provoqué #anne_hidalgo #hidalgo #ville_de_paris

  • La #mairie du #Mans évacuée après une #bataille_rangée avec des #forains
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/25/affrontements-entre-forains-et-forces-de-l-ordre-au-mans_5440828_3224.html

    Selon Le #Maine libre, la place des Jacobins, située à proximité de la mairie, est « totalement paralysée ». Les forains ont « mis le feu à une #caravane », poursuit le quotidien régional. Norman Bruch a appelé ces derniers à « s’équiper » pour « aller à la gare et faire descendre les gens des trains », raconte Le Maine libre, ajoutant que « des pavés commencent à être descellés ».

    #patate_de_forain

  • GRENOBLE, LABORATOIRE DE L’ENSAUVAGEMENT ?

    Pour qui n’a aucune idée de ce que signifie « la gauche au pouvoir », cet article constitue un document précieux. Au travers d’une radiographie historique et politique de la #ville_de_Grenoble, les auteurs analysent parfaitement les manoeuvres de la préfecture et de la mairie (pourtant censée se situer à gauche de la gauche) pour mater le potentiel subversif de la cité alpine. On y apprend comment l’ancien maire, #Carignon, pourtant fieffé corrompu, pourrait prétendre à un nouveau mandat ou encore comment la #mairie, en partie sous pression de la #préfecture et de certains habitants, a très vite repris à son compte la #rhétorique_sécuritaire...de ce même Carignon. Bonne lecture.

    https://lundi.am/GRENOBLE-LABORATOIRE-DE-L-ENSAUVAGEMENT
    #Grenoble #gauche #Piolle #sécurité #Chicago

  • La parité s’arrête encore aux portes du pouvoir local

    Malgré de nets progrès depuis le début des années 2000, les #hommes monopolisent toujours le #pouvoir (présidence, délégations) au sein des institutions locales. La preuve ? En France, en 2018, 84% des #maires sont encore des hommes. Des données que s’est procuré Mediacités confirment l’ampleur du problème, a fortiori dans les #métropoles et #intercommunalités.


    https://www.mediacites.fr/decryptage/2018/12/10/la-parite-sarrete-encore-aux-portes-du-pouvoir-local
    #genre #femmes #égalité #parité #mairies #France

  • Piscine, garderie, cantine... comment les collectivités locales font flamber la note _ Sandrine Trouvelot - 20 Avril 2018 - capital
    https://www.capital.fr/economie-politique/piscine-garderie-cantine-comment-les-collectivites-locales-font-flamber-la-n

    Certes, les élus ont limité les hausses d’impôts cette année. Mais ils vont se rattraper en facturant leurs services.

    Pas étonnant que les parents vivant à Saint-Julien-en-Genevois, en Haute-Savoie, soient inquiets. Fin décembre, ils ont reçu une lettre signée du maire expliquant que les coûts de la restauration scolaire – dont les tarifs s’échelonnent de 1,30 euro à 7,20 euros selon les revenus – avaient beaucoup augmenté, notamment à cause de la suppression des emplois aidés, et qu’il devra prochainement « arbitrer sur la répartition de ces coûts entre les usagers et les contribuables ». « On n’a pas de nouvelles, mais on nous a laissé entendre qu’il faudrait au minimum relever le prix des repas au niveau de leur coût de revient, soit 3 euros », se désole-t-on à la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves).

    Décidément, les collectivités locales sont de plus en plus nombreuses à se lâcher sur les prix de leurs services. Si certaines limitent les horaires d’ouverture, voire suppriment des prestations – la mairie de Paris, par exemple, a récemment annoncé la fermeture des colonies de vacances Arc-en-ciel, qui ont permis à 4.200 enfants de partir l’an dernier –, la plupart préfèrent raboter leurs subventions.

    Résultat : de la cantine à la garderie en passant par les piscines ou les conservatoires, les tarifs ne cessent de flamber pour les usagers. « Les élus n’ont plus tellement le choix, et cette tendance va nécessairement se poursuivre », assure Pierre-Olivier Hofer, directeur du cabinet Exfilo.

    Il est vrai que les collectivités locales sont confrontées à une situation inédite. Non seulement elles reçoivent moins de dotations de l’Etat – au total, elles ont perdu plus de 10 milliards d’euros depuis 2013 et Emmanuel Macron leur a demandé 13 milliards d’économies supplémentaires sur le quinquennat –, mais elles peuvent difficilement augmenter encore les impôts vu le ras-le-bol fiscal des Français. Or, malgré les nombreux gaspis, elles ont du mal à tailler dans leurs dépenses – les trois quarts de ces dernières concernant le personnel, ce n’est pas toujours simple.

    Pour boucler leurs fins de mois , elles font donc payer les citoyens. Avec des choix politiques divergents selon les collectivités : certaines choisissent de mettre à contribution tout le monde, d’autres de concentrer les augmentations sur les plus aisés. En utilisant parfois un prétexte tout trouvé : l’harmonisation des tarifs découlant des fusions d’intercommunalités.
    Centres de loisirs, piscines, cantines… un peu partout, les tarifs valsent

    Le centre de loisirs à Bourgtheroulde : + 100%
    Pas étonnant que les habitants du territoire de Bourgtheroulde, en Normandie, l’aient mauvaise. Leur centre de loisirs est désormais deux fois plus cher, car la communauté de communes dont ils dépendent (Roumois-Seine) a relevé les tarifs le 1er janvier 2018.

    La piscine de Caen : + 40% 
C’est une sacrée douche froide pour les Caennais. Depuis septembre dernier, le prix d’entrée au centre nautique Eugène-Maës a grimpé de 40% (4 euros pour un adulte, contre 2,90 euros avant). Idem pour les activités qui y sont proposées : + 27% pour l’aquagym et même + 64% pour l’aquabike.

    La cantine à Montesson : + 45% 
Normal que les parents de cette commune des Yvelines râlent. Depuis septembre, les tarifs de la cantine, qui étaient l’an dernier de 4,41 euros pour tous, varient entre 3,85 et 6,41 euros. « Cela représente une hausse de 30 à 45% pour 71% des familles ! », dénonce la FCPE.

    La restauration à Venette : + 217% 
Plutôt salée l’addition de la cantine dans cette ville de l’Oise ! En septembre 2017 , la facture a bondi de 38% pour les plus aisés (de 5 à 6,90 euros) et de 0,46 à 1,46 euro pour les familles modestes. Soit, pour ces dernières, une hausse annuelle par enfant de près de… 200 euros.

    Le conservatoire de Lille : + 270% 
Fini la générosité avec les élèves musiciens résidant en dehors de la ville ! Dans un contexte budgétaire tendu, la mairie a fixé pour eux un tarif unique de 1.866 euros à partir de septembre 2017. Jusque-là, la facture ne dépassait pas 500 euros, et pouvait même tomber à… zéro.

    Les concessions à Quesnoy-sur-Deûle : + 10% 
Sous prétexte qu’elle a investi près de 50.000 euros dans son cimetière, cette commune proche de Roubaix a relevé de 2% le prix de ses concessions funéraires. La hausse atteint même 10% pour une niche dans un columbarium (désormais à 386,87 euros pour une durée de cinquante ans).

    La location de salles à Saint-Pair-sur-Mer : + 55% 
Certes, la plupart des tarifs municipaux de cette ville normande n’ont quasiment pas bougé. Mais la location des salles a, elle, flambé comme jamais. Les habitants devront désormais payer 155 euros pour réserver la salle polyvalente, soit 55% de plus qu’en 2017 !

    Les internats dans l’Aube : + 10% 
Mauvaise surprise pour les familles. Sous prétexte d’harmonisation, la région Grand Est a décidé une hausse des tarifs dans les lycées de l’Aube d’ici 2020 (+ 10% pour l’internat et jusqu’à + 22,5% pour la cantine). « Comme c’est sur trois ans, on a failli ne rien voir ! », râle-t-on à la FCPE.

    Les piscines de Paris : + 16% 
Après avoir alourdi en 2014 les tarifs des cantines et des conservatoires (+ 115,6% pour les plus hauts revenus), la capitale a relevé ceux de ses 39 piscines en juillet 2017. La hausse s’élève à 16,6% pour une entrée normale et même à 17,6% pour les jeunes.

    La garderie à Etouy : + 154% 
Colère dans cette commune de l’Oise. Depuis le 1er janvier, les repas scolaires coûtent en effet 5,50 euros (+ 37%), et la garderie 3,30 euros pour tous, soit pour certains parents une envolée de 154% ! « Les emplois aidés ont été supprimés, et la qualité est meilleure », se défend le maire.

    La place dans le port de Bordeaux : + 157% 
Certes, des travaux, actuellement en cours, permettront de doubler, d’ici l’été, la capacité d’accueil du port de plaisance de la ville de Juppé. Mais les usagers devront aussi payer plus cher. Pour un bateau de 10,50 mètres, par exemple, il faudra alors débourser 1.800 euros, contre 700 auparavant.

    #collectivités_locales #communes #mairies #Cantine #Musique #Piscine

  • PAPREC : DU SALE DANS LE TRI DES DÉCHETS
    http://www.platenqmil.com/blog/2018/10/30/paprec--du-sale-dans-le-tri-des-dechets

    Dans un coin de La Courneuve, entre des entrepôts de ferraillage, des locaux d’imprimeries, le siège de l’UOIF, un collège-lycée et l’autoroute A86, l’usine PAPREC trie tout un tas de déchets. Son activité consiste à récupérer des bennes déposées dans des entreprises ou des collectivités, puis à réinjecter cette matière première gratuite dans les circuits capitalistes. Mais Paprec trie aussi ses ouvriers, pour éviter toute contestation, ce qui lui a valu une certaine renommée dans les réseaux syndicaux. Depuis les élections professionnelles d’octobre 2016, Paprec fait tout son possible pour se débarrasser de son représentant syndical CGT, Mahamoudou Kanté. Comme dans beaucoup de boites, on a d’abord tenté de le rétrograder, de conducteur d’engins à trieur de déchets. Ensuite, c’est l’enchainement complet : agressions physiques en novembre et décembre 2016, convocations multiples, mises à pied conservatoires, mutations forcées, procédures de licenciement. Entre février 2017 et mars 2018, il ne reçoit plus aucun salaire mais refuse les dizaines de milliers d’euros qui lui sont proposés pour quitter l’usine. Malgré les victoires aux prud’hommes, il lui reste encore 7 mois de salaires non payés.
     
    La répression syndicale vit une époque florissante mais chez Paprec on pousse loin le délire. Depuis mars 2018, les participants à une simple réunion syndicale organisée par Mahamadou Kanté sont sanctionnés un par un, parfois jusqu’au licenciement. Et de façon générale, quiconque s’approche trop près du délégué syndical est visé par la répression.

    #capitalisme_vert #répression_anti-syndicale

    • Le "spécialiste du recyclage et de la valorisation des déchets" Paprec s’y connaît aussi très bien en méthodes de surexploitation : dans son usine de La Courneuve, accidents graves, morts, contrôle et répression syndicale... Ce sera le principal objet de l’émission "Vive la sociale" de ce soir.

      L’émission « Vive la sociale », c’est sur Fréquence Paris Plurielle
      (106.3 MHz ou, par Internet, www.rfpp.net « écouter le direct »),
      le 1er et le 3e jeudis du mois, de 19 heures à 20 h 30,
      avec rediffusion le lundi suivant de 7 heures à 8 h 30.
      Les émissions sont ensuite postées sur le site http://vivelasociale.org/les-emissions-recentes

      Mel reçu. Par ailleurs, je dis cette fois #toctoc pour l’article documenté de la Plate forme d’enquêtes militantes posté ci-dessus, dont voici un autre extrait.

      Niveau communication, le groupe Paprec est au top du #greenwashing avec son image écolo et moderne : une "société modèle" selon le magazine L’Express (3). Mais entre les murs des usines, celle de La Courneuve en particulier, la réalité est plus sombre. Les #ouvriers travaillent dans des bâtiments vétustes et mal organisés, où le risque est permanent. Au lieu de trier les bennes de papier au sol, on les oblige à monter sur des tapis roulants qui ne sont pas prévus pour. Ils bossent donc en se déplaçant à travers un flot de déchets, pour éviter de se faire happer par la broyeuse qui est derrière eux ou bien par les énormes tractopelles qui continuent à déverser les déchets juste devant. À quelques mètres, d’autres #manutentionnaires - avec ou sans casques - travaillent à proximité directe de grues hydrauliques dont les griffes métalliques se balancent au-dessus de leurs têtes. A un niveau inférieur, confinés dans des cuves en béton, des #trieurs en masques et combinaisons blanches ramassent à la main des montagnes de paperasse, dans des nuages de poussières. La situation est à peine mieux pour les #chauffeurs, contrôlés par géolocalisation à la minute près tout en étant contraints de dépasser régulièrement les #temps_de_travail réglementaires.

      En 2014, un ouvrier de La Courneuve est mort écrasé par des balles de papier en déchargeant un camion. La même année, dans l’usine Paprec de Wissous (91), un salarié meurt broyé par la machine de tri. Ce traitement réservé aux ouvriers des déchets ressort assez clairement des statistiques nationales qui ne sont pourtant que la face visible du phénomène. En 2016, le secteur « collecte, traitement et élimination des déchets » est presque en tête pour la fréquence des #accidents_du_travail, juste derrière le bâtiment, mais au-dessus de la logistique. Les accidents sont aussi plus graves que dans les autres secteurs, les décès étant presque aussi nombreux que dans la construction. En France, 110 000 salariés sont regroupés dans ce type d’activité, dont 17 000 en Ile de France. Ce sont pour 2/3 des ouvriers, principalement des chauffeurs et des ouvriers non qualifiés. C’est sur leurs dos - et sur leur santé en général - que les patrons du recyclage font fortune. Celle de Jean-Luc Petithuguenin, patron de Paprec, est passée de 100 millions d’euros en 2008 à 390 millions en 2018. Depuis sa création en 1995, le Groupe Paprec a multiplié son chiffre d’affaire par 430 pour atteindre 1,5 milliards d’euros en 2017.

      Le PDG Petithuguenin se présente non seulement comme un patron « social », mais aussi comme un antiraciste engagé… En mars 2017, il prend position contre le passage du FN au second tour et conseille quoi voter à ses ouvriers, par courriers individuels. Il se vante partout d’embaucher des gens de 66 nationalités différentes, présentant comme de l’ « intégration » ce qui n’est qu’exploitation d’une main d’œuvre à bas coût. Inutile de préciser que lui-même est blanc, ainsi que l’ensemble des 15 membres de son comité exécutif et que la seule femme présente est cantonnée aux ressources humaines. Même chose pour les directions d’établissements Paprec, où on ne trouve quasiment que des hommes blancs. En fait, la « diversité » brandie par Petithuguenin concerne surtout les ouvriers peu qualifiés et tout particulièrement pour les métiers les plus pénibles. En Île de France, près de la moitié des ouvriers du déchet sont des #immigrés et près des 2/3 sont sans diplômes. Dans l’entrepôt de La Courneuve, le recrutement cible en priorité des #primo-arrivants, avec ou sans papiers, comme on a pu le voir lors des #grèves de 2008. A cette occasion, Paprec s’était d’ailleurs illustré en ne promettant que des CDD de quelques mois aux travailleurs sans-papiers, et en refusant ensuite de les prolonger.

      En plus de ça, Petithughenin prône la laïcité radicale en compagnie des fanatiques du Printemps Républicain et est même le premier patron français à avoir fait voter une Charte de la Laïcité dans sa boîte. Il reçoit des récompenses pour ce genre de conneries, comme le « Grand Prix de la Laïcité » qui lui a été remis en octobre 2014 par la #mairie_de_Paris. Sa charte va jusqu’à dépasser le cadre légal en imposant un strict « devoir de neutralité » qui contraint les ouvriers à « ne pas manifester leurs convictions religieuses » mais aussi « politiques » dans l’exercice de leur travail (8). Pour le dire plus clairement, Petithuguenin déteste tout autant les musulmans que les communistes et mène activement la chasse aux sorcières. Pour inaugurer le site de La Courneuve, il n’a pas trouvé mieux que de faire cuire des cochons de lait juste en face de la mosquée voisine. Et il a récemment déclaré à propos du dialogue syndical : « Si quelqu’un vient me voir avec des intentions politiques et fonde son action sur la lutte des classes, je dis non ». Il est comme ça Petithuguenin, il aime penser à la place des gens. Il fait dans le paternalisme à tendance néocoloniale. Et comme tout bon colon, il tient à son image de grand bienfaiteur et se débrouille pour dissimuler le carnage à ses pieds, par exemple en faisant le mécène à l’Opéra de Paris ou en investissant dans les sports nautiques, plutôt que dans l’amélioration des conditions de travail.

      à suivre...

    • Paprec : une entreprise qui traite ses salariés comme des déchets ! Après l’article sur l’usine de La Courneuve, voici une #vidéo à partager largement

      https://vimeo.com/301594164

      Soyons prêts à soutenir très bientôt cette lutte !

      https://seenthis.net/messages/656686
      https://seenthis.net/messages/43809

      #luttes_sociales #répression_anti-syndicale #enquête_militante #intervention et #toctoc again...

  • « C’est de l’#humour pour faire comprendre aux gens que je ne peux rien faire » : un maire du Maine-et-Loire interdit sa commune aux #moustiques
    https://www.francetvinfo.fr/meteo/inondations/maine-et-loire-un-maire-interdit-sa-commune-aux-moustiques_2863593.html

    Entrée interdite aux moustiques. Le maire de Briollay, dans le Maine-et-Loire, a pris début juillet un arrêté pour interdire aux moustiques de s’introduire sur sa commune, après les crues de juin qui ont multiplié leur présence. « J’ai été tellement interpellé par les habitants de Briollay qu’un conseiller m’a dit de prendre un arrêté contre les moustiques, explique André Marchand. C’est de l’humour pour faire comprendre aux gens que je ne peux rien faire. »

    #mairie

  • #Déesse grecque de la sagesse et de la stratégie militaire, #Athéna a été largement récupérée par l’imagerie officielle de la #France (monnaies, timbres, façades d’édifices publics, bustes de mairie…).

    https://sms.hypotheses.org/12161

    #athéna, #déesse, #antiquité, #antique, #grèce, #France, #politique, #pratique, #symbole, #imagerie, #monnaie, #timbre, #mairie, #sagesse, #stratégie, #militaire, #histoire, #politique, #manon_bril, #image, #incarnation

  • #Climat : #paris va-t-il poursuivre en #Justice les géants pétroliers ?
    https://www.mediapart.fr/journal/france/180418/climat-paris-va-t-il-poursuivre-en-justice-les-geants-petroliers

    Un camion-citerne du pétrolier Total à proximité de La Mède (Bouches-du-Rhône). © Reuters Il est non contraignant et pourtant, le vœu voté le 6 février par le Conseil de Paris pourrait être le début de quelque chose de bien plus grand. Paris hésite en effet à marcher dans le sillage de New York et à assigner à son tour les compagnies pétrolières pour leur présenter la facture climatique.

    #France #Changement_climatique #écologistes #mairie_de_Paris

  • #Climat : #paris songe à poursuivre en #Justice les géants pétroliers
    https://www.mediapart.fr/journal/france/180418/climat-paris-songe-poursuivre-en-justice-les-geants-petroliers

    Manifestation pour le climat à Paris le 12 décembre 2015, en marge de la COP21. © Reuters Il est non contraignant et pourtant, le vœu voté le 6 février par le Conseil de Paris pourrait être le début de quelque chose de bien plus grand. Paris hésite en effet à marcher dans le sillage de New York et à assigner à son tour les compagnies pétrolières pour leur présenter la facture climatique.

    #France #Changement_climatique #écologistes #mairie_de_Paris

  • Flics hors de la ZAD !
    Communiqué du Comité ZAD 04

    https://lavoiedujaguar.net/Flics-hors-de-la-ZAD-Communique-du-Comite-ZAD-04

    Ce matin, l’État a décidé d’attaquer la ZAD de Notre-Dame-des-Landes avec des milliers de gardes mobiles, des blindés, etc. dans la volonté d’expulser des lieux d’habitation et d’expérimentation sociale. Cette opération d’expulsion, en plus d’être illégale, est tout bonnement inadmissible et absurde. Elle démontre le mépris du gouvernement dans la pseudo-négociation entre le mouvement et la préfecture.

    Le 17 janvier 2018, le gouvernement annonçait l’abandon du projet d’aéroport. Le 10 février 2018, 30 000 personnes venaient sur la ZAD fêter cette victoire d’étape et affirmer avec détermination leur attachement aux expérimentations sociales et agricoles qui se sont développées depuis des années. Le mouvement de lutte déclarait alors sa volonté de gérer collectivement les terres. Le 27 février 2018, le mouvement envoyait à l’État une convention collective provisoire couvrant les terres agricoles, les espaces boisés ainsi que les habitats et bâtis pris en charge et entretenus par le mouvement. (...)

    #ZAD #Notre-Dame-des-Landes #Forcalquier #mairie #Christophe_Castaner #occupation #solidarité

  • La rive droite de la Seine à Paris devrait rouvrir à la circulation routière _
    http://www.rts.ch/info/monde/9354197-la-rive-droite-de-la-seine-a-paris-devrait-rouvrir-a-la-circulation-rout

    La fermeture à la circulation automobile des voies sur berges sur la rive droite de la Seine, qui date de 2016, a été annulée mercredi par le tribunal administratif de Paris.

    Cette piétonisation, qui a entraîné d’importants embouteillages dans la capitale, suscite depuis la colère des automobilistes et de l’opposition municipale.

    La justice a estimé que l’étude d’impact préalable à cette décision comportait « des inexactitudes, des omissions et des insuffisances concernant les effets du projet sur la circulation automobile, les émissions de polluants atmosphériques et les nuisances sonores », peut-on lire dans un communiqué. http://paris.tribunal-administratif.fr/Actualites-du-Tribunal/Communiques-de-presse/VOIES-SUR-BERGE-Le-Tribunal-administratif-de-Paris-annu


    Plus de promenade publique
    En conséquence, la juridiction administrative a annulé à la fois une délibération du 26 septembre 2016 du Conseil de Paris, qui avait alors déclaré l’intérêt général de l’opération d’aménagement des berges de la rive droite, et l’arrêté du 18 octobre 2016 créant une promenade publique.

     #paris #Mairie-de-Paris #Anne-Hidalgo #france #Seine

  • Occupation bâti ex #beaux arts : AG #et Soutien
    https://nantes.indymedia.org/articles/39191

    //EDIT

    14h45 : l’école est nassée, intervention. Un jeune est évacué sur un brancard. URGENT 14h30 : évacuation imminante, besoin de soutien

    Hier l’ancienne #école #des beaux #art a été réquisitionnée pour loger des exilés à #la #rue. Ce midi l’occupation tient toujours. N’hésitez pas à passer, les forces vives sont toujours bienvenues !

    #/ #squat #logement #immigration #sans-papieres #frontieres #ancienne #cathédrale #croissants. #entre #mairie #nantes. #trois #/,squat,logement,immigration,sans-papieres,frontieres

  • A la tête de la ville de Montréal, pour la première fois, une femme, mais surtout une jeune militante d’un parti écologiste, social et anti-corruption, contre le candidat de la classe politique magouilleuse, corrompue, arrogante et autoritaire depuis plusieurs décennies...

    Valérie Plante, la première mairesse de Montréal
    Jérôme Labbé et Marc-Antoine Ménard, Radio Canada, le 5 novembre 2017
    http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1065541/resultats-elections-municipales-2017-valerie-plante-premiere-maires

    #Valérie_Plante #Montréal #Mairie

  • Chronique d’un été avec le collectif des Olieux Radio Campus Lille - Les points sur les I - 21/08/2017
    http://www.campuslille.com/index.php/entry/chronique-d-un-ete-avec-le-collectif-des-olieux-1

    Dans "Les poings sur les i !" du 21/08/2017 sur Radio Campus Lille, le collectif D.A.V.I.D.S recevait Alpha et Alseny du collectif des Olieux. Emission entièrement consacrée à la situation des mineurs isolés, demandeurs d’asile ou de titres de séjours, à leurs luttes et solidarités, dans le Nord en général (Wormhout, Cassel, Dunkerque, Lille) et plus particulièrement à la gare de Lille-Saint Sauveur.

    Extraits de CHRONIQUE D’UN ÉTÉ 2017, communiqué n°41 du collectif des Olieux publié sur Lille Indymedia :
    " Depuis plusieurs mois, de nombreux mineurs étrangers et demandeurs d’asile, à qui n’a été proposée aucune solution d’hébergement, se sont installés derrière la Gare Saint-Sauveur, en continuant sur la rue Camille Guérin. De jour en jour, les tentes s’ajoutent les unes aux autres.
 Alors que la Voix du Nord, lèche-botte des institutions, relayait la réussite de l’opération d’expulsion des jeunes du parc des Olieux, il ya quelques mois, on se rend compte aujourd’hui que les jeunes n’ont pas disparu... 
Beau travail journalistique qui se contente, encore une fois, de décrire seulement les conditions merdiques dans lesquelles les jeunes vivent... sans oser dire qu’il ne s’agit pas plus aujourd’hui de la « crise de St So » que de la « crise des Olieux » hier. [...]. Mais, qu’il s’agit bien d’une ligne politique très claire, sur laquelle tous les gouvernements successifs et les partis s’accordent : ne surtout pas accueillir ces gens-là, les traiter comme des personnes à exploiter, pour continuer leur domination tranquillement d’un côté et de l’autre de la méditerranée.
    Et oui, à St-So, on expose « Afriques Capitales », mais c’est juste pour la carte postale...
    À Lille des capitaux, pour les Africains, c’est plutôt le mépris total ! "

    https://lille.indymedia.org/spip.php?article31009

    #Lille #Audio #Radio_libre #Radio_Campus_Lille #Mineurs #Réfugiés #PS Madame #Martine_Aubry #Mairie_de_lille

  • Service civique, la prépa-précarité
    http://labrique.net/index.php/thematiques/lutte-des-classes/919-service-civique-la-prepa-precarite

    Le 2 mai dernier, une marée de vestes à capuche orange vif s’entasse joyeusement dans l’amphi tout neuf d’une école d’ingénieur.es lilloise pour l’AG annuelle de l’association Unis-Cité, l’un des leaders régionaux du service civique. Ce contrat précaire d’un nouveau genre a depuis plus de dix ans alimenté les grosses machines associatives qui profitent d’une main d’œuvre gratuite. La clique du PS local en profite pour arroser ses soutiens à coup de subventions, le tout pour aider nos jeunes à devenir de bon.nes citoyen.nes corvéables à souhait. Le but ? « Construire un monde meilleur ». Rien que ça !

    #En_vedette #Lutte_des_classes

  • L’émancipation sous contrainte La Brique Lille - Mutines - 9 mars 2017

    Depuis 2014, la ville de Lille expérimente les « marches exploratoires » par des femmes en non-mixité dont l’objectif est de favoriser les prises de parole des femmes dans l’espace public. Chouette, qu’on s’est dit : une initiative organisée par la mairie pour parler entre femmes de sexisme, pourquoi pas ? Après enquête, entretiens et tout le tintouin, on a un peu déchanté : tout n’est pas à jeter mais force est de constater que le résultat est un peu moins reluisant que sur la plaquette. Longue est la route vers l’égalité !

    Depuis quelques années, la thématique « genre et espace public » fait des ravages. Les colloques universitaires, think tanks1 (comme Genre et ville) et plans nationaux se multiplient. Les villes subventionnent les associations travaillant sur le sujet, et les entreprises s’emparent de la question (SNCF, RATP, etc.) à leur profit. Tous se demandent comment faire en sorte que les femmes occupent l’espace public autant que les hommes.

    Marcher pour s’approprier l’espace

    En 2014, le ministère des affaires sociales et de la santé lance un programme national afin d’inciter les mairies à organiser des « marches exploratoires » qui suivent toutes un même protocole : en non-mixité, les femmes se réunissent pour établir un diagnostic sur les endroits où elles ne se sentent pas à l’aise. Elles organisent ensuite une marche collective pour se rendre sur les lieux pointés, s’arrêtent, discutent, échangent sur ce qui devrait être fait pour améliorer le bien-être des habitantes du quartier. Enfin, dernière étape, la marche de restitution, lors de laquelle les élu.es sont présent.es et reçoivent les propositions formulées par les habitantes.

    Anne Mikolajczak, fraîchement nommée à la mairie de Lille en tant que 24e adjointe déléguée aux « droits des femmes – politique en faveur de l’égalité hommes-femmes », se saisit du projet. Nous l’avons rencontrée et, pour elle, « cette question du rapport femmes-espace public est une priorité ». Elle profite donc du contexte institutionnel pour impulser conjointement avec le service « politique de la ville » les premières marches exploratoires. Elles ont lieu dans deux quartiers de Lille, le faubourg de Béthune et Lille-Sud, et sont animées par l’association Paroles d’habitants.

    Tout cela sent à plein nez la démocratie participative en bonne et due forme : les pouvoirs publics récoltent l’avis de la population sans avoir pour autant l’obligation d’agir par la suite. Mais la démarche permet de se construire une belle vitrine démocratique. Pourtant, cette initiative semble donner des résultats intéressants. Les femmes se rencontrent, discutent et « vont même à Paris pour défendre le rapport auprès du ministère », précise l’élue. Anne Mikolajczak suit le travail de l’association de près et dit ainsi avoir vu « des femmes vraiment changer ».

    De l’origine de la vulnérabilité

    Dans le contexte actuel où le discours féministe a trouvé de nouveaux ennemis craignant de perdre leur position dominante (mouvements masculinistes, homophobes, contre la « manif pour tous »), ces initiatives contrastent et paraissent salutaires. Car si l’espace public est ouvert à tou.tes, un petit tour dans les rues montre vite que son occupation est fortement inégale et suit des critères genrés et hétéro-normés. Pour de nombreuses personnes (femmes, lesbiennes, gays, trans, mais aussi personnes « racisées »), sortir dans la rue revient en effet à s’exposer à des agressions verbales et physiques : regards soutenus, remarques sur les vêtements et l’attitude, insultes, gestes furtifs, autant d’affirmations machistes pour rappeler que nous n’avons pas tou.tes le droit d’y être.

    Le problème réside dans la légitimité dont bénéficient ces actes. Ils sont tellement fréquents et en accord avec la norme dominante qu’on n’en parle même plus. Pourtant, ils génèrent de nombreuses stratégies invisibles et quotidiennes : se déplacer en vélo plutôt qu’à pied, arrêter de porter des jupes, éviter certains quartiers à certaines heures. Ainsi, les personnes dites « vulnérables » s’excluent elles-mêmes de certains lieux et ont intégré certaines manières de se comporter pour être plus tranquilles dehors.

    Ces faits sont légitimés par une double croyance : il en aurait toujours été ainsi et les femmes étant « fragiles », elles préféreraient rester à l’intérieur. Or, même si elles n’apparaissent dans les statistiques qu’à partir de 1945, les femmes ont toujours travaillé et ont toujours occupé, d’une manière ou d’une autre, l’espace public. Par ailleurs, cette croyance fait perdurer une image faussée du foyer comme espace serein par excellence. Alors qu’en réalité la majorité des violences sur les femmes se déroule à leur domicile et est exercée par une personne connue, « son » homme la plupart du temps. On ne peut donc pas considérer qu’il existe une opposition réelle entre espace public-dangereux-masculin et espace privé-sécurisé-féminin.

    Un outil remastérisé

    Cette thématique n’est donc pas nouvelle, de même que les actions militantes développées pour faire parler d’elle. Dans ce cadre, les marches exploratoires apparaissent comme une version institutionnalisée d’autres manifestations telles que la marche des fiertés homosexuelles, forme plus politisée des Gay Prides, ou encore les marches de nuit non-mixtes qui ont lieu depuis quelques années à Lille, Paris ou Marseille. Organisées la plupart du temps sans l’aval des pouvoirs publics, l’objectif de ces manifestations est de revendiquer le droit à occuper l’espace public quels que soient le sexe et les préférences sexuelles des personnes, et ce de jour comme de nuit.
    Que ces démarches relèvent des pouvoirs publics ou des collectifs militants, on a envie de soutenir la multitude d’initiatives sur tous les niveaux d’actions possibles. Car pour adoucir la cuirasse et favoriser les prises de parole et occupations d’espace, il n’existe pas 36 solutions. Il faut sortir des situations individuelles, se rencontrer, partager les vécus, bref, créer de la solidarité pour prendre confiance mais aussi comprendre qu’il s’agit d’un problème social, qui concerne donc l’ensemble de la société.



    En parler quoi qu’ils en disent ?

    La suite : http://labrique.net/index.php/thematiques/feminismes/860-l-emancipation-sous-contrainte

    #La_Brique #Marches_exploratoires #sécurité #féminisme #emancipations #harcèlement #sexiste #PS #Anne_Mikolajczak #mairie_de_Lille

  • Des femmes pour l’excuse sécuritaire La Brique Lille - Stella, Mona - 9 mars 2017

    Il a bon dos, le « plan de lutte national contre le harcèlement sexiste et les violences sexuelles dans les transports en commun » ! Ou comment une occasion de « bien faire » se transforme en opportunité de « faire bien ». À Lille, dans le secteur des deux gares, une marche participative a lieu courant novembre. Mais ce n’est ni notre sécurité effective, ni même un entrebâillement émancipateur pour les femmes que recherchent in fine les entreprises qui l’organisent, Keolis1, la SNCF et la SPL Euralille2. L’objectif suprême, c’est d’attirer davantage de clientes3. Sans surprise.

    Nous avons participé aux premiers temps du protocole : la réunion préparatoire, la marche exploratoire et la réunion de bilan. Une restitution auprès des élu.es locaux est prévue, mais pas avant janvier. Le taux de participation est dérisoire : une dizaine de femmes arrive péniblement à la réunion de préparation – il faut dire que même le personnel de la gare a du mal à nous indiquer la salle. On en retrouve moins du double à la marche ; quant à la réunion de bilan, le score plafonne à six ! Le projet aurait pourtant pu faire l’objet d’une communication massive : ces entreprises ont des pouvoirs de communication titanesques... Mais on n’est jamais mieux servi que par soi-même : dans cette mascarade pseudo-participative, à part nous et quelques autres femmes, toutes les participantes bossent soit pour Keolis, soit pour Citéo5. Lors de la première réunion, ces collègues se disent « intéressées par la démarche ». Elles veulent « voir si elles peuvent s’en inspirer » dans leurs services respectifs. Nous sommes tombées en pleine réunion de famille ! Et comme s’en réjouissent celles et ceux qui mènent la réunion : après le caractère expérimental des marches exploratoires vient le temps d’une véritable « industrialisation » du concept. Pour le meilleur du pire des mondes ?



    Merci papa

    C’est un homme qui ouvre la réunion préparatoire. Normal, pour introduire le projet d’une marche non-mixte. Ce monsieur, c’est le responsable du pôle sûreté de la SNCF de Lille. Comme c’est le chef, il nous explique comment ça va se passer. Il rappelle le cadre dans lequel s’inscrit l’action de son entreprise : le plan de lutte, sorti l’été dernier. Il évoque vite fait et sans lien le cas des frotteurs dans le métro parisien pour énoncer quelques secondes plus tard le prétendu objectif : réduire le sentiment d’insécurité des femmes dans les transports publics et aux abords des gares de Lille.

    Pour l’atteindre, trois étapes : diagnostiquer les points forts et les points faibles de la gare Lille Flandres et ses abords et établir un parcours ; ensuite, la marche aidant, proposer des solutions pratiques ; et enfin changer le regard des femmes sur les transports en commun. Par contre, le chef nous prévient : « Pour pas que vous soyez déçues... C’est pas parce que vous proposez quelque chose qu’on va le mettre en place. Les propositions sont examinées, évaluées... Et on demande à ce que ce soit réaliste parce que si vous me dites : "À cet endroit-là faut mettre 8 caméras et 20 spots halogènes", ça va pas le faire ». Forcément, pour lui, seul l’arsenal sécuritaire est une réponse envisageable. Et si nous voulons nous inspirer des propositions faites par d’autres femmes, dans d’autres quartiers ou d’autres villes ?

    Élodie Longuemart, chargée de mission pour l’égalité femmes-hommes à la mairie de Lille, s’apprête à dire oui, réjouie à l’idée de partager son travail. Mais le chef l’arrête d’un geste du bras. « Vous comprenez, on préfère que vous ne soyez pas influencées ». Non, on ne comprend pas : ça pourrait nous aider à ouvrir les yeux sur le terrain, de voir sur quels éléments d’autres femmes avant nous ont été vigilantes. Faire évoluer l’outil des marches exploratoires, s’en emparer. Comprendre ce que les femmes ont proposé pour renforcer le sentiment de sécurité... Sentiment ? C’est cette approche affective qu’on nous demande d’avoir. La philosophie de la marche est précisément fondée sur le « sentiment d’insécurité », terreau fertile de la propagande sécuritaire. Nous sommes là pour légitimer l’action des flics et élargir encore un peu plus les normes du contrôle. C’est compris, les filles ? Papa a dit : on ne réfléchit pas, on ressent !

    Au nom de la liberté, mon cul !

    Le processus est sexiste en lui-même, comment pourrait-il peser contre le harcèlement ou les violences sexuelles dans les transports ? Tout est misé sur les stéréotypes lourds et faciles de « demoiselle en détresse » et de « maman respectable ». On est en train de nous dire que nous fantasmons le danger, et que ce sont nos sentiments qui nous empêchent de mettre le nez dehors – et de biper nos tickets à puce RFID. Pas qu’on serait retenues à la maison par les tâches domestiques ou familiales, notre éducation, ou encore par des expériences fâcheuses...

    Keolis a déjà organisé des marches participatives dans le métro, en s’arrêtant particulièrement sur les stations Porte de Valenciennes à Lille, et Gare Lebas à Roubaix. Héloïse Gerber, coordinatrice prévention chez Keolis, nous diffuse alors un petit clip documentaire de Keolife5. On y voit quelques-unes des participantes à ces marches-là, ainsi que leurs motivations. Parmi elles, l’une des cheffes de La Redoute, ravie de participer pour que ses employées puissent aller et venir plus sereinement sur leur lieu de travail, sans se faire apostropher par les relous du quartier. Ah ! Le bien-être des salarié.es, c’est la performance possible, la confiance retrouvée dans sa hiérarchie ! Et puis cette madame Transpole aussi, qui sort clairement de ses habitudes en venant sur son propre terrain pour « comprendre » pourquoi elle compte moins de clientes que de clients. Après la vidéo, on s’attache à déterminer un parcours.



    Des sentiments et des gommettes

    La suite : http://labrique.net/index.php/thematiques/feminismes/861-des-femmes-pour-l-excuse-securitaire

    #La_Brique #Transpole #Keolis #Marches #exploratoires #sécurité #harcèlement #sexiste #PS #Élodie_Longuemart #Lille #mairie_de_Lille #puce_RFID

  • Pourquoi voter PS, c’est voter FN
    https://paris-luttes.info/pourquoi-voter-ps-c-est-voter-fn-7417

    Le #PS, c’est avant tout l’ #état_d’urgence, les kilomètres de #promesses_électorales qui finissent dans le mur de la "#réalité" (mais laquelle ?), le #CICE, la #loi_Rebsamen, la #loi_Macron et ses autocars en faillite, la loi "travaille !", les milliards au "patronat (qui se porte encore mieux qu’avant son arrivée au pouvoir), la journée de 12h de #travail, l’explosion de la #précarité et du #chômage, le gel des #retraites, la baisse du fond alloué à l’insertion des personnes atteintes de #handicap, les #apprentiEs "gratuits", la hausse de la #TVA, le dit #Macron ministre, môsieur 5% premier ministre suivi par l’inénarrable #Gazeneuve (après leur passage obligé à l’intérieur), le memorandum grec, le harcèlement policier des réfugiéEs, le déni de #solidarité et l’ #emprisonnement/ #expulsion de milliers de mineurEs et de familles, les ventes de #rafales à l’étranger, 5 #guerres et les tonnes de #bombes (françaises) qui vont avec, la perpétuation du pillage, le record de personnes #incarcéréEs et donc la pérennisation de la #surpopulation_carcérale, la criminalisation de l’action syndicale, les milliers d’#arrestations / #mutilations/ #condamnations/ #perquisitions/ #assignations_à_résidence de militantEs/syndicalistEs/manifestantEs et la protection de tous les réacs qui peuplent ce pays de képis (il a bon dos #charlie !), la loi "renseignement", la #surveillance_de_masse et le #fichage de tous, la #militarisation accélérée de l’institution policière et sa quasi-autonomie (sous le joug de l’« #anti-terrorisme »), les #meurtres et les #humiliations au faciès puis, parachèvement, l’extension de la #légitime_défense offerte en catimini à tous les #flics avant de quitter les ministères.

    Pour finir, le PS, c’est la destruction accélérée de l’ #hôpital, de l’ #école, de l’ #université, le #barrage_du_Testet, le #TAV et l’ #opération_César, sans oublier #Bure, #Fessenheim et la mascarade de la #COP21.

    Le PS en 2012, c’était les #mairies, les #régions, l’ #assemblée_nationale, le #sénat et donc la #présidence. Par des gens qui cumulent des milliers d’€ d’indemnités d’élus par mois, assortis des quelques scandales d’ #abus_de_biens_sociaux ou de blanchissement de #fraude_fiscale qui vont avec.

    Le PS, c’est la parole #raciste et #sexiste de moins en moins complexée au fil des ans de la part de ses divers représentants en mal de réélection.

    Le PS, c’est Amine, Adama, Rémi et tous les autres dont les #assassins ne seront jamais jugés, condamnés, inquiétés.

    Je pense que #voter, en soi, est illusoire. Peu importe.

    #Voter_PS, c’est #voter_FN, quel que soit le petit parvenu de merde servant d’alibi à votre culpabilité aujourd’hui.

    Je mens ? La liste est encore longue :

    #Bilan_du_PS https://www.bilan-ps.fr/IMG/pdf/liste-2.pdf

    https://www.bilan-ps.fr

    PS (partout) : « Quant aux rôdeurs fascisants, passez votre chemin : vous ne trouverez rien ni personne à récupérer ici. Retournez dans les vastes cimetières du vingtième siècle. Vos rêves sont nos cauchemars. »

    #loi_travaille #violences_policières #loi_renseignement #Extrême_droite #parti_socialiste #front_national #Marine_Le_Pen #FN #François_Hollande #Manuel_Valls #Benoît_Hamon #Emmanuel_Macron #Bernard_Cazeneuve

    • A force de justifier leur appétit de pouvoir et leur zèle à le servir en surjouant la nécessité d’écarter le parti fondé par un antipathique avec un bandeau sur l’oeil, et entre autre ignominie à leur actif, ces braves gens en sont venus à faire reposer le cœur de la répression policière sur l’éborgnage.

      (Je tiens pour ma part les élections démocratiques pour une arme dirigée avant tout contre chacun-e d’entre nous. Si on tient vraiment à se taper dessus soi-même, il existe d’autres moyens que le vote : rien n’interdit de le faire de son propre chef plutôt que sur incitation, au moment de son choix plutôt qu’en troupeau selon le calendrier de l’Etat ; et sans infliger de citoyennistes dommages collatéraux à ses voisin-e-s qui n’ont rien demandé.)

      A ce propos, répondant aux sempiternels appels à voter pour "faire barrage au FN", cette excellente expression relevée dans la contribution d’une des intervenantes (hélas, je ne me rappelle plus laquelle) lors du meeting « #Islamophobie_et_xénophobie_à_l_heure_de_la_présidentielle »
      du 18 décembre 2016, :

      "Nous ne sommes pas des castors !"

      https://www.youtube.com/watch?v=c2a2axq1u4k


      (il y a beaucoup d’autres vidéos, chacune reprend une intervention)

    • Et cet article de #Rafik_Chekkat, #Etat_d_exception :
      http://www.etatdexception.net/benoit-hamon-lislamophobie-et-lhypocrisie-socialiste

      Benoit Hamon, l’islamophobie et l’hypocrisie socialiste

      Il existe toutes les raisons du monde de se réjouir de la défaite annoncée de Manuel Valls au second tour des « Primaires socialistes ». Son bilan, qui est celui du quinquennat Hollande, est affligeant.

      Tout aussi affligeant nous parait être l’engouement suscité ces derniers jours par Benoit Hamon, spécialement au sein des communautés musulmanes, des racisé-es et des milieux « antiracistes », comme en témoigne notamment l’interview tout en complaisance du Bondy Blog réalisée entre les deux tours de la primaire.

      Hamon a beau être membre depuis 30 ans d’un parti à la pointe de l’islamophobie et du soutien à la politique coloniale israélienne, il aura suffi de quelques déclarations de sa part, d’un marketing judicieux et d’aberrants soupçons de collusion avec l’ « islam radical » dirigés contre lui, pour présenter l’ex-porte-parole du PS comme une alternative crédible à la politique raciste et va-t-en-guerre menée jusque-là par la majorité socialiste.

      [...]

      Plus de trois décennies de désillusions socialistes et de fronts républicains contre l’extrême-droite nous enseignent pourtant que le « moins pire » des candidats a toujours été le plus court chemin vers le pire des résultats.

      [...]

      A certains égards, Hamon est pire que Valls. Avec ce dernier on savait au moins à quoi s’en tenir et où on en était avec lui. Il n’y avait aucune ambiguïté. Hamon la cultive en permanence.

      Les dons d’acteur hors du commun d’Obama lui avaient permis de donner une touche « swag » à un impérialisme US en crise de légitimité sévère après la décennie Bush (ce que l’universitaire états-unienne Deepa Kumar appelle « liberal imperialism »).

      A une échelle évidemment moindre, B. Hamon sera celui qui permettra de redonner une touche jeune, populaire et sympathique à un socialisme français qui n’a jamais été synonyme pour nous de progrès et d’émancipation. Bien au contraire.

      Plus de trois décennies de désillusions socialistes et de fronts républicains contre l’extrême-droite nous ont appris que rien de neuf ni de bon ne viendra jamais du PS ou des élections.

      En disant cela, il ne s’agit pas d’être radical, mais simplement cohérent.

      Et rien que ça, ce serait révolutionnaire.

      #Boycott2017

    • Jean-Pierre Garnier et Louis Janover, La deuxième droite (1986, première édition Robert Laffont ), Marseille, Agone, 2013.

      Le bilan de liquidation du #socialisme par ceux-là mêmes qui s’en réclamaient est globalement positif : restauration du taux de profit, réhabilitation de l’entreprise, épousailles de la « France qui pense » et de la « France qui gagne »... de l’argent, fin du divorce #Nation-Police-Armée, neutralisation des syndicats, marginalisation du PC, vassalisation de l’intelligentsia, consensus autour du nucléaire, consolidation de la présence française en Afrique… Est-ce à dire que tout clivage, toute opposition politique a disparu dans ce pays ? Aucunement. La ligne de partage passe désormais entre deux types de conservatisme, l’un obtus, l’autre éclairé, l’un frileux, l’autre fringant, l’un tourné vers le passé, l’autre ouvert vers l’avenir.
      Bref : l’un réactionnaire, l’autre progressiste. Le jeu politique met désormais aux prises deux droites. La première, traditionnelle, cherche à tout garder au risque de tout perdre. L’autre, moderniste, fait en sorte que tout bouge pour que rien ne change.

      http://agone.org/contrefeux/ladeuxiemedroite

      Hollande : « the right man in the right place »
      http://www.monde-libertaire.fr/?page=archives&numarchive=16556#Ancre 1
      source : les archives du monde libertaire
      #la_deuxième_droite

  • De Xavière #tiberi à Penelope #Fillon, un même soupçon
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260117/de-xaviere-tiberi-penelope-fillon-un-meme-soupcon

    François Fillon en 1996 François Fillon avait sévèrement critiqué Jean Tiberi, quand l’épouse du maire de Paris, #Xavière_Tiberi, était jugée pour son emploi fictif. Par un curieux retour de bâton, le candidat à la présidentielle est aujourd’hui rattrapé par l’affaire des salaires de son épouse, #Penelope_Fillon.

    #France #Azibert #Chirac #Davenas #détournement_de_fonds_publics #Dugoin #Dujardin #emplois_fictifs #Essonne #Halphen #Herzog #Juppé #mairie_de_Paris #RPR #Sarkozy #Toubon #UMP

  • #Carte_d'identité : les mairies partiellement dessaisies de leur compétence
    http://www.lagazettedescommunes.com/469851/cartes-didentite-les-mairies-partiellement-dessaisies-de-leur-competence/#utm_source=quotidien

    Le décret du dimanche 28 octobre autorisant la création d’un traitement de #données_à_caractère_personnel relatif aux #passeports et aux cartes nationales d’identité supprime le principe de territorialisation des demandes de cartes nationales d’identité. De plus, il établit qu’à l’avenir, les demandes de cartes d’identité se feront auprès des mairies disposant de dispositifs de recueil des #empreintes_digitales.

    • #Carte_d'identité : les Français n’iront plus forcément à la #mairie de leur domicile - Localtis.info - Caisse des Dépôts
      http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250271742276&jid=1250271742458&nl=1

      Au lieu de se rendre à la mairie de leur domicile, les Français devront, pour toutes les démarches concernant la carte nationale d’identité, aller dans l’une des mairies équipées d’un des dispositifs de recueil de données mis en place pour les passeports biométriques. Les citoyens seront libres de choisir laquelle, en fonction de la localisation de leur domicile ou de leur lieu de travail par exemple. Ces mairies sont actuellement au nombre de 2.088. Mais le ministère de l’Intérieur reconnaît qu’il faudra à l’avenir davantage de dispositifs de recueil.

      [...] D’autres élus sont inquiets à cause de l’afflux d’usagers que leur commune va devoir gérer, ajoute l’AMF. Dans certaines villes, ces usagers sont majoritairement des personnes non domiciliées dans la commune. Les mairies concernées sont indemnisées actuellement à hauteur de 5.030 euros par dispositif de recueil et par an. Un montant que le ministère de l’Intérieur prévoyait début octobre de relever à 8.530 euros pour tenir compte des nouvelles missions confiées aux communes. Une prime de 4.000 euros pour l’aménagement des locaux est aussi prévue. Mais ces aides seront-elles suffisantes ?
      A l’AMF, on en doute. L’association a obtenu récemment du ministère de l’Intérieur une rallonge de 4 millions d’euros pour les communes équipées en dispositifs de recueil. Mais elle reste sur sa faim. Elle pointe aussi le calendrier de la réforme. Une entrée en vigueur en septembre 2017 serait plus raisonnable que le mois de mars qui verra les services sollicités par la préparation des élections. L’AMF réclame aussi l’affectation de davantage de dispositifs de recueil, dont une partie devra être mobile, selon elle, pour répondre notamment aux difficultés de déplacement de certaines personnes, par exemple handicapées ou âgées.

      #biométrie #mobilité