• Sida, un héritage de l’époque coloniale | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/051599-000-A/sida-un-heritage-de-l-epoque-coloniale

    Des scientifiques mènent une enquête au coeur de l’Afrique, à la recherche des origines du VIH. Un documentaire captivant, diffusé à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre.

    Il est l’un des plus grands tueurs de la planète. Avec plus de 36 millions de morts et près de 37 millions de personnes infectées, le sida constitue à ce jour la pandémie la plus destructrice de l’histoire contemporaine. Afin de mieux la connaître, une équipe de scientifiques part sur les traces de son origine, au cœur de l’Afrique, dans l’ancien Congo belge. En parvenant à mettre la main sur d’anciens prélèvements humains contenant le virus, ils arrivent à la conclusion que la première transmission du sida – du chimpanzé à l’homme – se situe autour de l’an 1908, des décennies avant les premiers cas connus.

    Catastrophe en germe
    Les chercheurs ne s’arrêtent pas là. Ils se plongent dans l’histoire coloniale du Congo pour comprendre comment le VIH a pu se propager. Au début du XXe siècle, soucieuses de ne pas perdre la main-d’oeuvre indigène qu’elles exploitent, les autorités coloniales lancent des campagnes massives de vaccination contre la maladie du sommeil, où l’on a souvent recours à des seringues mal stérilisées. De même, la syphilis, qui se répand alors, augmente considérablement les risques de transmission du sida entre les hommes. Parallèlement, le chemin de fer se développe dans le pays car Kinshasa est une plaque tournante de l’industrie minière. Le virus devient mouvant. Lors de l’indépendance du Congo, en 1960, la pandémie couve. Dans les années 1970, les ravages successifs de la guerre civile, puis les errements du régime prédateur de Mobutu, qui ruine l’économie, créent les conditions chaotiques d’une propagation fulgurante du virus...
    Carl Gierstorfer signe un documentaire passionnant, où l’enquête scientifique se mêle à des images d’archives, parfois dures, témoignant de la cruauté et des ravages de la colonisation. Il rappelle également qu’à l’heure où les maladies infectieuses se développent dans le monde entier, les conditions d’une nouvelle pandémie sont peut-être à nouveau réunies.

    Réalisation : Carl Gierstorfer
    Pays : Allemagne
    Année : 2014

    #colonialisme #maladie


  • Dans la jungle de #Bornéo, des tribus se rebellent contre les bulldozers
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/01/14/dans-la-jungle-de-borneo-tribus-rebelles-contre-bulldozers_5408689_3244.html

    Dans l’Etat de #Sarawak, en #Malaisie, une poignée de nomades de l’ethnie #penan résiste à l’anéantissement d’une #forêt qui a été détruite à 80 % ces trente dernières années.

    #paywall c’est pas précisé mais #industrie_palmiste #peuples_autochtones

    • Les deux hommes font partie d’un petit groupe de nomades penan, dont le chef Peng et sa famille élargie sont sans doute, au cœur de la jungle de l’Etat malaisien de Sarawak, parmi les derniers représentants de chasseurs-cueilleurs que compte encore cette ethnie. Ils forment aussi le dernier carré de résistance contre les entreprises d’exploitation forestière qui, avec le soutien des gouvernements locaux, ont de longue date mis à sac la forêt primaire.

      En une trentaine d’années, 80 % des forêts pluviales des deux Etats malaisiens de Bornéo, Sabah et Sarawak, ont disparu, détruites par le commerce du bois ou remplacées par d’immenses champs de palmiers à huile.

      Cette industrie florissante, dont on connaît désormais les effets pour le moins négatifs sur les sols et les nappes d’eau souterraines, ne cesse de prospérer en raison d’un appétit global croissant pour l’huile de palme : rien que dans l’Union européenne, la croissance de la consommation de ce produit de plus en plus utilisé dans la confection des biocarburants a explosé ces dernières années : de 14,6 millions de tonnes dans le monde, en 1995, elle est passée à de 61,1 millions en 2015 ! La Malaisie est, après l’Indonésie, le deuxième producteur mondial de ce « carburant ».

      Ici, dans ce lieu-dit de Long Tevenga, au milieu d’une vaste zone de forêt vierge encore épargnée, se joue l’un des ultimes combats des peuples autochtones contre les bulldozers des compagnies d’abattage du bois.


  • Quand l’#habitat #indigne menace la #santé
    https://www.allodocteurs.fr/bien-etre-psycho/environnement-et-sante/quand-lhabitat-indigne-menace-la-sante_26209.html

    Près de Paris, Fabrice, sa femme et leurs enfants vivent à cinq dans une seule pièce de 15m2. Ils paient à leur propriétaire 510 euros de loyer non déclaré. Un loyer élevé pour un appartement en mauvais état... A cause de l’humidité, des #poussières_de_plomb se dégagent des #peintures abîmées. Mais la famille n’a pas d’autre solution : son seul #revenu, c’est le #salaire d’agent d’entretien de la mère.

    La famille vit dans cette atmosphère #toxique depuis cinq ans. Mais le propriétaire refuse de mettre son logement aux normes, et se contente d’un coup de peinture de temps en temps. « Ils ont remis de la fibre par-dessus », explique Fabrice. « Ils ont repeint et, comme il y a des bulles, ça ne tient pas. Le plomb est juste derrière, donc c’est comme s’ils n’avaient rien fait du tout. Là, ça s’écroule de partout. Il n’y a rien qui tient », poursuit-il.

    L’intoxication par le #plomb engendre le #saturnisme, une #maladie qui touche essentiellement les #enfants. Lorsqu’un médecin a proposé de faire un examen poussé pour Sabrina, Sam et Yanis, le petit dernier de 20 mois, Fabrice a tout de suite accepté : « C’est là qu’on a su qu’ils avaient du plomb dans le sang. Le plus atteint, c’est Yanis, qui a 114 microgrammes par litre de sang. » C’est plus de deux fois le taux autorisé en #France.

    La Dre Mady Denantes connaît beaucoup de familles #pauvres concernées par le saturnisme. « Quand un enfant avale du plomb, ce plomb passe dans le sang. Après, il va dans le cerveau et l’intoxique. Ces enfants sont en danger. Leur cerveau est en danger. Leur développement psychomoteur sera moins bon », alerte-t-elle.

    Le saturnisme n’est pas le seul risque. A cause de l’humidité, les personnes mal-logées sont plus sujettes aux #maladies respiratoires et infectieuses. On remarque également qu’il y a beaucoup d’#accidents domestiques dans les #logements surpeuplés.


  • The shady origins of gold refined in Switzerland

    Most of the gold in the world passes through Switzerland. This is a business worth CHF70-90 billion ($70-90 billion) depending on the year. Gold arrives here in unrefined form, and leaves the country in all its glittering purity.

    Sometimes, though, it is of highly dubious provenance. The government recognises the risk, which is why it recently issued a report on the subject. This report raises concerns over the exploitation of mine workers, and makes several recommendations to Swiss firms active in the field.

    Swiss refineries process 70% of the unrefined gold mined in the world each year. Four of the nine major players in the global gold industry conduct most of their business here in Switzerland. While the gold originates in ninety different countries, roughly half of all the gold imported for processing in Switzerland comes from Britain, the United Arab Emirates or Hong Kong – three countries that produce no gold themselves.

    Gold accounts for 63% of Britain’s exports to Switzerlandexternal link, 92% of the Emirates’ and 78% of Hong Kong’s. But then too, Switzerland imports a significant amount of gold from countries that largely depend on it as a main export, such as #Burkina_Faso (where gold represents 72% of the country’s exports), #Ghana (51%) and #Mali (77%).

    As can be seen from the accompanying chart, some of the main gold producers are countries not exactly known for respecting human rights. But looking at the second table, we also see that among the gold producers are several countries at war, which use the profits from gold to bankroll hostilities. In all these cases, the phrase used is “illegal gold” or “dirty gold” or even “blood gold”.

    An important economic sector

    To show just how important this sector is for the Swiss economy: in 2017, for example, 2404 metric tons of gold were imported, with a value of about CHF70 billion. In the same year Switzerland exported gold worth approximately CHF67 billion. In other words, 24% of Swiss exports and 31% of imports were directly linked to gold.

    To compare this with the other “jewels in the crown” of Swiss industry: in the same period the country’s watchmakers made about CHF20 billion in exports, the equivalent about 24 million watches and clocks. Swiss chocolate makers exported just under CHF1 billion, or 128,000 tons of chocolate.

    To match the achievements of the gold sector, these other industries would have to export 85 billion chocolate bars or 84 million watches and clocks. Only the pharmaceutical industry packs more economic weight: in 2017 the Swiss pharma giants exported goods to the value of CHF 98 billion.

    Limited transparency

    The trade in gold is worth one out of three Swiss franc’s worth of imports, and a quarter of a franc’s worth of exports. Not exactly peanuts, is it? The charts provided by the Observatory of Economic Complexity are instructive in this regard:

    This is not a sector known for transparency. Far from it. There has been no lack of scandals over the years – from Peru to Togo (see story), via Burkina Faso and the Congo. In all these cases there has been talk of “blood gold” arriving from these countries in Switzerland to be refined. Then the gold in all its purity ends up in Britain, India, China and Hong Kong.
    What is “blood gold”?

    What exactly counts as “blood gold”? As the name implies, it’s gold stained with human blood, extracted in ways that fly in the face of human rights. “Bloody gold” also involves trampling of the rights of native peoples to self-determination and ownership of their ancestral lands.

    Illegal mining of gold causes environmental damage, mainly due to pollution by heavy metals. Furthermore, gold mining often goes together with gun-running for local wars, organised crime, and money laundering.

    Some of this gold has a way of getting to Switzerland for refining. The Swiss government has long been aware of this risk. In its report on the trade in gold published recently, it admits it cannot exclude the possibility that gold produced at the expense of human rights may be coming into Switzerland.
    Blood gold - origin and traceability

    In a joint statement, several of the Swiss NGOs active in campaigning for human rights agree that the government’s analysis pinpoints the major problems in this high-risk economic sector, but they find that the solutions proposed are inadequate.

    One of the main problems is knowing where the gold actually comes from. More than half of all gold entering Switzerland comes from Britain, the United Arab Emirates and Hong Kong. These countries no more produce gold than does Switzerland itself. They are just the second-last stop on the journey of unrefined gold from other parts of the world.

    “Multinationals that refine gold in Switzerland know perfectly well where their raw materials are coming from," say Marc Ummel, head of development policy in the raw materials sector at Swissaid. "They just don’t say it.”

    While the federal government recognises in its report that the origins of gold need to be traceable, in practice the regulatory agencies just know the last country it came from, not the real country of origin.

    For Ummel, the answer to the problem is simple. “We call on the government to require the Federal Customs Administration to find out the origin of goods arriving and not just the last country exporting them to Switzerland”.

    Over the years, adds Ummel, the gold industry multinationals have been saying they want to improve the quality of information available. “But what does that mean? It would be enough just to declare the origin of the gold, what country, what mine it is coming from, and above all whether these mining operations pay heed to basic human rights and respect the environment. That would be improving the quality of information all right. But it isn’t happening.”

    Voluntary compliance

    As the government’s own report says, Swiss refineries apply “voluntary” standards to ensure that production is in line with social and environmental considerations. But there is no obligation to comply.

    The federal government itself endorses (but does not enforce) the standards developed by the OSCE and encourages (but does not compel) corporations to implement them.

    The “Better Gold Initiative” (BGI) was launched by Switzerland in 2013 in Peru with a view to sourcing gold from small-scale mines that respect the voluntary sustainability guidelines. The project meant that from 2013 to 2017, some 2.5 tons of gold produced in a responsible manner were extracted and sold. It was certainly a laudable undertaking, but it represented no more than 0.015% of yearly world production.
    Well-meaning but imperfect legislation

    Swiss legislation already on the books is among the strictest in the world in regulating trade in gold, the federal government says. Laws on control of precious metals and combatting money-laundering aim to ensure that gold being processed in the refineries does not come from illegal mining.

    Ummel does not share this view. “It’s not really true,” he says. “The European Union, even the US, have stricter laws. Swiss law does try to curb illegal gold mining, but, as the government admits, it does not have explicit provisions on respecting human rights.” Despite this admission, the federal government sees no need for new legislation in the matter.

    Why this reluctance? Ummel has his theories. “The federal government talks about the tough international competition that the Swiss industry has to confront,” he notes. “So, not wishing to add to the difficulties of a sector involving one third of all imports and a quarter of all exports, the government has little inclination to clean things up.”

    Competition is a fact. As Ummel himself admits, “there are more refineries in the world than there is unrefined gold.”
    What’s the answer?

    In its report, the federal government has eight recommendations for greater transparency, but it is not considering making anything compulsory.

    The NGOs, in contrast, are calling for a requirement of “due diligence” (https://www.swissaid.ch/fr/conseil-federal-rapport-or), with sanctions that would be invoked if the diligence was not done. That is, they say, the only real step to take in the direction of trasparency. It remains to be seen whether the industry is able – or willing – to do it.

    https://www.swissinfo.ch/eng/business/multinationals_the-shady-origins-of-gold-refined-in-switzerland/44621040
    #or #matières_premières #Suisse #extractivisme #transparence #multinationales


  • #la FNSEA appel à contrer notre rassemblement du lundi 14 devant la SAFER et la #chambre #d'agriculture #44 ! Protégeons notre futur commun !
    https://nantes.indymedia.org/articles/44173

    Suite à notre appel au rassemblement lundi 14 Janvier à partir de 11h30 devant la chambre d’agri 44 et la SAFER 44), suite à l’éviction des petit-e-s paysan-ne-s des terres agricoles au profit d’agriculteurs industriels et à notre dénonciation de leur image proche de l’iconographie fasciste qui invite à briser Greenpeace, la FNSEA dans le dernier bulletin de la chambre d’agriculture se lâche complètement ! Voir plus bas l’interview de son président à notre propos. La FNSEA montre ainsi son vrai visage : elle ne veut en aucun cas préserver notre santé, l’environnement, le climat, notre avenir commun en somme ! La FNSEA 44 appel ainsi à contrer notre rassemblement et toute autre initiative de ce genre porté par des collectifs comme Terres Communes qualifié de groupuscule (sic) ,ainsi que par les (...)

    #Ecologie #Santé #Resistances #bouffe #/ #mal #lutte #étudiant-e-s #lycéen-ne-s #mouvement #- #adolphe #bobierre #géraudière #pierre #rue #Ecologie,Santé,Resistances,bouffe,/,mal,lutte,étudiant-e-s,lycéen-ne-s,mouvement


  • #Food_matters

    Food Matters examines how the food we eat can help or hurt our health. Nutritionists, naturopaths, doctors, and journalists weigh in on such topics as organic food, food safety, raw foodism, and nutritional therapy.

    J’ai regardé ce #film (sans avoir lu aucune critique au préalable, juste parce que le titre m’intriguait) :
    https://www.foodmatters.com/films
    #documentaire

    ... et je dois dire que je suis pas mal perplexe... est-ce que quelqu’un l’a vu ? Une opinion ?

    #nutrition #médecine #santé #you_are_what_you_eat #alimentation #sols #agriculture #industrie_agro-alimentaire #raw_food #crudisme #Paul_Kouchakoff #superfood #vitamines #vitamine_C #Linus_Paulin #Gerson_Therapy #maladies_cardio-vasculaires #végétarisme #industrie_pharmaceutique #big-pharma #édition_scientifique #science #dépression #santé_mentale #eau #boire #cancer #chimiothérapie #médecine_orthomoléculaire

    –---------------

    Médecine orthomoléculaire

    La médecine orthomoléculaire se propose de soigner les personnes par l’apport optimal de substances naturellement connues de l’organisme, par opposition à l’utilisation de molécules à effets thérapeutiques créées par l’humain. Cette thérapeutique n’est pas validée par la communauté médicale et est considérée comme inefficace.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9decine_orthomol%C3%A9culaire

    #Max_Gerson

    Max Gerson (18 octobre 1881 - 8 mars 1959) était un médecin américain d’origine allemande qui a développé la #thérapie_de_Gerson, un régime alimentaire comme traitement du cancer, qui prétend pouvoir guérir le cancer et la plupart des maladies chroniques dégénératives.

    Gerson a décrit son approche dans le livre A Cancer Therapy : Results of 50 Cases. The National Cancer Institute a évalué ces allégations pour conclure que ce traitement n’apportait pas de bénéfices.

    Après la mort de Gerson, sa fille Charlotte Gerson a continué de promouvoir la thérapie via la fondation « Gerson Institute » en 1977

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Max_Gerson

    Une mention est faite aussi de la #Campaign_for_the_truth_medicine, dont on trouve très peu d’info sur la toile...


  • Is the #malta #ico #regulation crypto-friendly?
    https://hackernoon.com/is-the-malta-ico-regulation-crypto-friendly-69c2bbb0a552?source=rss----3

    Malta-based ICO regulationIn November, Malta passed a 63-page regulation detailing the requirements for issuing virtual financial assets, better known as cryptocurrencies, cryptoassets or tokens. While many in the crypto community welcome this change as the beginning of the end of the “Wild West” stage, it has both benefits and downsides to issuers of new tokens. When it comes to ICO whitepaper writing, it’s new territory.Is the Malta regulation crypto-friendly?As one of the first jurisdictions to pass clear and detailed requirements around ICOs, including details on ICO whitepapers, Malta has attracted a tremendous amount of attention as a crypto-friendly jurisdiction. On the one hand, clarity in regulation provides a level of protection and assurance for founders and investors. Just (...)

    #token-sale #blockchain


  • Maintien de l’ordre et violences policières : ce que l’histoire nous apprend
    http://theconversation.com/maintien-de-lordre-et-violences-policieres-ce-que-lhistoire-nous-ap

    Les manifestations des gilets jaunes de ces dernières semaines ont soulevé à nouveau la question des violences policières et d’un usage accru de la violence par les forces de l’ordre, une question déjà posée en 2016 à l’occasion du mouvement contre la « loi travail ». On voudrait apporter un éclairage historique sur ce phénomène supposé de « retour » de la violence. Il ne s’agit pas de relativiser les agissements policiers, mais d’inscrire les événements dans l’évolution du maintien de l’ordre en France.
    Calmer le « citoyen momentanément en colère »

    Le maintien de l’ordre repose en France depuis longtemps sur des unités spécialisées : les gendarmes mobiles, apparus en 1921, complétés par les CRS, à partir de 1944, avec le recours à certaines périodes à des unités non permanentes comme les compagnies d’intervention de la Préfecture de Police à Paris dans les années 1950-1960.

    A l’origine de ces forces se trouve la préoccupation de ne plus recourir à l’armée, de ne plus traiter le manifestant comme un « ennemi » mais un « citoyen momentanément en colère ».

    La montée de ces forces est aussi liée au développement de la manifestation canonique dans les formes légitimes d’expression politique depuis la fin du XIXème siècle. Les moyens mortels (armes à feu) sont évacués, remplacés après-guerre par des instruments en principe non létaux dont la matraque est l’emblème, puis les gaz à partir de 1947 et enfin les grenades assourdissantes.
    Les grévistes forcent le barrage de police le 20 mars 1906. Wikimedia
    Un matériel plus sophistiqué

    Depuis Mai 68 (qui avait pris la police au dépourvu), la sophistication du matériel s’est accentuée avec le développement des protections individuelles et des véhicules, le perfectionnement de l’armement. Le maintien de l’ordre s’est aussi technicisé, puisqu’après de longues décennies d’apprentissage « sur le tas » au sein des unités, il fait l’objet d’un enseignement spécifique, comme au centre de Saint-Astier, créé par la gendarmerie au lendemain de Mai 68 puis devenu permanent, où les unités s’entraînent régulièrement dans le décor d’une ville fictive. Les agents s’aguerrissent aux manoeuvres et aussi à la maîtrise de soi nécessaire au métier. Un répertoire s’est alors fixé, fondé sur son caractère défensif, la planification, le contrôle à distance des manifestants, le retardement de l’usage de la force, et le dialogue, voire la cogestion avec les organisateurs des manifestations pour faciliter leur encadrement policier. Depuis quarante ans, les effectifs de ces forces sont restés stables, autour de 30 000 hommes (17 000 gendarmes mobiles, 13 000 CRS). Elles peuvent recevoir le renfort d’autres forces de police, dont le maintien de l’ordre n’est cependant pas le « métier ». Ces interventions ont été à l’origine de violences policières (comme la mort de Malik Oussekine à Paris le 6 décembre 1986).
    CRS et manifestants pendant la lutte contre l’extension du camp militaire, Larzac, France, années 1970. Community of the Ark of Lanza del Vasto/Wikimedia, CC BY-ND
    Quel critère pour définir la violence policière ?

    La question du niveau de violence policière et de son évolution est éminemment complexe. Quel critère retenir en effet ?

    Le seul nombre de morts, souvent retenu, montrerait cependant que le maintien de l’ordre devient plus meurtrier en France à partir de 1879, en particulier pendant la période de l’après-guerre, marquée par la guerre froide et la guerre d’Algérie.

    En témoignent les épisodes sanglants du 17 octobre 1961 et du 8 février 1962, qui ont fait respectivement au moins cent morts et 8 morts à Paris.

    Cette seule courbe contredit l’existence d’un processus séculaire graduel de « réduction de la violence » et de pacification du maintien de l’ordre. En dehors de rares grands événements très meurtriers, il est difficile pour certains spécialistes de juger du niveau de violence policière le critère du nombre de morts dissimule d’autres formes de violence (charges, interpellations et intensité de la répression) et le « niveau de violence » renverrait avant tout aux perceptions de la manifestation.

    Si on s’en tient à ce seul critère mesurable, depuis un siècle, des phases d’apaisement relatif alternent avec des cycles de violence : celui qui oppose les organisations communistes à la police et culmine avec les manifestations contre le général Ridgway en mai 1952, puis la police aux Algériens en 1960-1962. Ces épisodes montrent que la violence policière fait toujours partie du répertoire d’action de l’État et a pu être un recours dans certaines circonstances.
    Contact plus fréquent

    La question du « retour » des violences policières doit être lue à la lumière des transformations du maintien de l’ordre depuis les années 2000. Celui-ci a été modifié par la lutte contre les « violences urbaines », autrement dit les émeutes des quartiers populaires (2005 et 2007). Les unités sont devenues plus mobiles et plus offensives, tant grâce à un armement plus agressif qu’en projetant des forces destinées à interpeller les émeutiers en vue d’une répression judiciaire.

    Il s’ensuit une transformation notable des formes de maintien de l’ordre, où le contact est plus fréquent, avec toutes les occasions de violence que peuvent provoquer de telles situations. Aux dispositifs adoptés lors des manifestations parisiennes des gilets jaunes, on peut appliquer des constats dressés à l’occasion du mouvement contre la loi travail en 2016 .
    Manif du 11 novembre 2018 contre l’invitation de Donald Trump pour les commémorations du 11 novembre 1918 par M. Macron. Jeanne Menjoulet/Flickr, CC BY-SA

    On note ainsi une dimension offensive marquée, avec des tirs de lanceur de balle de défense (LBD) (communément appelé Flashball), le déploiement massif d’unités dédiées à l’interpellation de manifestants par un pouvoir politique désireux d’afficher le soir même « la restauration de l’ordre », en utilisant des agents venus des BAC et de la BRI, et non des professionnels du maintien de l’ordre.

    Tout cela tend à brouiller les frontières entre encadrement des manifestations et police des « violences urbaines ». De telles interventions, perçues comme un usage indiscriminé de la force, ne manquent pas de générer des phénomènes de solidarisation des manifestants et de nouvelles violences.
    Des pratiques françaises pointées du doigt

    A cet égard, les spécialistes pointent des pratiques françaises à rebours des stratégies de « désescalade » menées dans d’autres pays européens, qui passent par le dialogue continu avec les organisateurs et les manifestants : depuis la présence d’officiers de liaison médiateurs, comme les Peace Units aux Pays-Bas, les « officiers de dialogue » en Suède, jusqu’à des panneaux lumineux donnant les instructions de la police à ceux qui défilent.
    Intervention de ‘Peace Units’ néerlandais lors d’une manifestation sportive.

    La sophistication de l’arsenal n’est pas non plus synonyme de pacification : le LBD et les grenades de désencerclement sont des armes susceptibles d’entraîner de graves blessures. Les forces de l’ordre conservent aussi des instruments archaïques, comme les grenades offensives (responsables de la mort de Rémi Fraisse à Sivens en 2014).

    Si l’on peut évoquer un apaisement tendanciel ou relatif de la violence du maintien de l’ordre depuis 1968, la situation reste ouverte : l’usage de la violence dépend in fine du degré de légitimité des protestataires aux yeux de l’autorité politique et des forces de l’ordre.

    #maintien_de_l'ordre


  • Sherezade viaja a Beirut para inyectarse bótox | Internacional | EL PAÍS
    https://elpais.com/internacional/2018/12/10/actualidad/1544472236_894439.html

    “La belleza no tiene clase ni religión. Las mujeres se operan porque no se sienten a gusto con su físico”, sostiene el cirujano Saab. Haberse sometido a algún retoque estético es motivo de felicitación en Líbano. Ya sea en los restaurantes más chic de Beirut o en las pequeñas tiendas de los suburbios de la capital. En cualquier lugar es común ver mujeres con los ojos amoratados e hinchados y felicitarlas por ello. Y es que la cirugía plástica es muy accesible en este pequeño país de Oriente Próximo: cuesta menos de la mitad que en Europa. Aquí se puede conseguir la nariz de Angelina Jolie por 1.000 euros o los generosos pechos de Haifa Wehbe por solo 1.300.

    Une femme sur 4 au Liban serait passée par la chirurgie esthétique. "Sans exclusive « de classe ou de religion » dit l’un des praticiens célèbres. Certainement faux pour ce qui est de la classe sociale mais, au Liban, les pauvres sont réputés être invisibles. Au total, chez les riches, cela signifie que les femmes opérées sont au moins deux fois plus nombreuses en proportion, si ce n’est davantage.

    #liban


  • Patrimoines endommagés des régions du nord du Mali – CRAterre
    https://craterre.hypotheses.org/1435

    Le patrimoine culturel malien a connu des dommages sans précédent durant la crise de 2012. Pour l’UNESCO , le Gouvernement du mali et leurs partenaires, il est indispensable de prendre conscience du rôle primordial que joue le patrimoine culturel comme facteur de paix et de cohésion sociale. L’action de réhabilitation du patrimoine culturel du nord du pays ne s’est donc pas limitée à la reconstruction matérielle, mais a aussi traité les questions d’identité, de dignité et d’édification d’une paix durable au Mali. Cette brochure fait état de l’avancement de toutes les composantes du projet intitulé « Patrimoines endommagés des régions du nord du Mali : Sauvegarde, Reconstruction, Réhabilitation, Restauration, Revitalisation ».

    #afrique #mali #patrimoine #djoliba


  • Christophe Brusset : « Les grands industriels fabriquent des produits pollués, nocifs et le cachent »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/01/02/christophe-brusset-les-grands-industriels-fabriquent-des-produits-pollues-no

    Techniques de marketing, tromperies sur les étiquettes, additifs cachés… Christophe Brusset, ancien industriel de l’agroalimentaire, revient sur les pièges à éviter de la grande distribution.

    L’assiette en tête. Ancien industriel de l’agroalimentaire, Christophe Brusset dit avoir fourni pendant plus de vingt ans des grandes surfaces en cèpes pleins d’asticots, en miel composé de sirop de fructose, en piments broyés avec des crottes de rat… Trois ans après avoir écrit Vous êtes fous d’avaler ça ! (Flammarion), il raconte dans un livre paru en octobre, Et maintenant, on mange quoi ?, les coulisses de la fabrication des aliments industriels et analyse pour le consommateur les techniques de marketing, les tromperies d’étiquettes et les additifs cachés.

    Vous avez été industriel de l’agroalimentaire pendant plus de vingt ans. Qu’est-ce qui vous a décidé à quitter ce milieu ?
    Christophe Brusset : J’ai commencé comme ingénieur, puis acheteur, négociateur et directeur des achats. Pendant plus de vingt ans, j’ai acheté des produits alimentaires et des emballages pour les usines qui fabriquent des produits industriels transformés. Cela m’a permis de voir beaucoup de produits différents : miel, épices, surgelés, légumes secs, coulis, produits de pâtisserie, sauces… J’ai essayé de changer plusieurs fois d’entreprise pour voir si l’herbe était plus verte ailleurs, mais malheureusement non. Je n’avais plus envie de continuer dans ce système. Je ne consommais plus du tout les produits que je vendais. A ce moment-là, il y a eu le scandale des lasagnes, ce qu’on a appelé « l’affaire Findus », où des entreprises ont remplacé du bœuf par du cheval pour baisser les prix. Cette fraude avait déjà été pratiquée plusieurs fois par le passé, notamment avec des raviolis Leader Price, mais il n’y avait jamais eu de retentissement, l’affaire avait été étouffée. Cela m’a fait comprendre que les consommateurs n’avaient plus envie de se laisser faire. Les mentalités avaient changé.
    Il y avait à nouveau une volonté d’étouffer les choses

    Puis j’ai entendu les politiques et industriels dire : « Ça s’est passé à l’étranger, ce n’est pas en France », « Ce n’est pas dangereux »… Il y avait à nouveau une volonté d’étouffer les choses. J’ai eu envie de raconter ce que j’avais vu, ce qu’il se passait, et qu’il y aurait à nouveau des scandales. Effectivement, il y a eu le scandale des œufs contaminés au Fipronil, l’affaire Lactalis maintenant. L’industrie ne se remet pas du tout en cause. Et si des gens comme moi n’en parlent pas, les consommateurs n’ont pas moyen de comprendre ce qu’il se passe en réalité, comment marche le lobbyisme, comment l’industrie place des scientifiques à sa solde au niveau de l’agence européenne de sécurité sanitaire, comment on fait pour corrompre les gens qui sont dans les comités d’évaluation des pesticides et des additifs… Tout ça, personne ne l’explique.

    #paywall


  • Let’s dance ! - A poil ! | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/048767-002-A/let-s-dance

    Une histoire de la danse au XXe siècle, racontée à partir du corps des danseurs. Un panorama en trois temps trois mouvements. Ce deuxième volet s’intéresse à la nudité dans la danse, une pratique presque commune aujourd’hui. Celle-ci n’est pourtant pas une fin en soi mais un outil dont disposent chorégraphes et danseurs.

    https://lignesdeforce.wordpress.com/2019/01/01/lets-dance-a-poil
    #danse

    • Je sais @vanderling mais le mode « automatique » n’est pas décoré par une image choisi par un automate.
      Ce qui me gène c’est pas l’image en elle meme, c’est l’image par rapport à un texte qui efface les femmes et parle uniquement de corps d’hommes alors que on te met à l’image des seins de femmes conforme au #male_gaze

    • Pour le texte, c’est moi qui ai collé le début de présentation de arte.tv le reste est ci-dessous :

      Ce volet s’intéresse à la nudité dans la danse, une pratique presque commune aujourd’hui. Elle n’est pourtant pas une fin en soi mais un outil dont disposent chorégraphes et danseurs. La nudité est affaire de morale, de politique, de sexe, de pudeur, de provocation, bref de révolution. S’y intéresser, c’est donc voir ce que les corps nus ont à nous raconter.

      Un siècle de danse
      Se dénuder sur scène, montrer sa peau et son sexe, oser danser avec un corps qui ne colle pas aux canons, envoyer valser la pointe classique pour danser pieds nus… La danse elle aussi a vécu ses révolutions politiques, morales, esthétiques ou techniques. Let’s dance ! témoigne de ces bouleversements en regardant partout où la danse a fait bouger les corps et les lignes : sur scène, dans la rue, au cinéma, dans la publicité, la mode, etc. Du pied nu d’Isadora Duncan aux talons aiguilles Louboutin, de la discrimination raciale à la conquête du droit à un corps différent, Let’s dance ! regarde un siècle de danse.

      j’ai regardé ce volet dans la nuit puis finalement j’ai zappé sur France 5 : Chaplin - Keaton, le clochard milliardaire et le funambule déchu
      https://www.replay-tv.fr/replay/france5/134543823/chaplin-keaton-le-clochard-milliardaire-et-le-funambule-dechu


  • #Penan Community Mapping: Putting the Penan on the map
    https://www.youtube.com/watch?v=KwGdEzh1e3w


    #cartographie #visualisation #peuples_autochtones

    #vidéo reçue via la mailing-list du Bruno Manser Fonds (26.12.2018):

    Chères amies, chers amis du Bruno Manser Fonds,

    Que diriez-vous d’une brève pause durant les fêtes ? Alors prenez-vous 12 minutes et apprenez comment les Penan sauvent la forêt pluviale avec des cartes topographiques.

    Avec la publication de 23 #cartes_topographiques de la forêt pluviale par le Bruno Manser Fonds, soudainement les Penan prennent vie sur la carte. Sur les documents du gouvernement, les rivières dans la zone penane n’ont pas de nom et les arbres utilisés par les Penan pour récolter le poison à flèches ou pour fabriquer des sarbacanes ne sont même pas signalés. Pour le gouvernement, les Penan ne disposent d’aucun droit sur leur forêt traditionnelle. C’est là qu’interviennent les cartes que nous avons publiées : elles démontrent les #droits_territoriaux des Penan et constituent un précieux instrument dans la lutte contre les sociétés forestières, qui défrichent illégalement la #forêt.

    Apprenez dans le bref #documentaire comment ces cartes servent la #forêt_pluviale et les autochtones ! Nous vous souhaitons beaucoup de plaisir à visionner la vidéo !

    Notre travail de cartographie a éveillé un grand enthousiasme en #Malaisie. D’autres villages de Penan, de même que d’autres groupes ethniques, se sont adressés à nous en nous demandant également de soutenir la cartographie de leur forêt pluviale. Ils souhaitent, au moyen des cartes, faire cesser les défrichages et la mise en place de plantations de #palmiers_à_huile sur leurs terres.

    #déforestation #cartographie_participative #huile_de_palme #cartographie_communautaire #résistance #Bornéo #visibilité #Sarawak #Baram #biodiversité #répression #community_mapping #empowerment

    –-------------

    Quelques citations tirées de la vidéo...

    Rainer Weisshaidinger, of the Bruno Manser Fonds:

    “When we came to the Penan area, the maps we had were from the British. They were quite good in telling us the topography, but there were no names. It was empty maps. The British cartographers did not have the chance to go to the communities, so very few rivers had names in these maps”

    #toponymie #géographie_du_vide #vide #cartographie_coloniale #colonialisme #post-colonialisme #exploitation

    “Joining the Federation of Malaysia on 16th of September 1963, Sarawak was granted self-government free from the British colonial administration. However, the government undertook no effort to map the interior areas. This lead to unfair and unsustainable #exploitation of the land and its people”
    #terre #terres

    Voici un exemple des cartes officielles:


    Comme on dit dans la vidéo: il n’y avait pas de mention des rivières ou des montagnes, ou des noms de villages...

    Simon Kaelin, of the Bruno Manser Founds:

    “The perspective from the government for this area... It was an empty area, for logging activity, for palm oil activity. Open for concessions and open for making big money”

    #extractivisme #concessions #déforestation

    Lukas Straumann, of the Bruno Manser Founds:

    “If you have a map with every river, having names (...) you see that it has been used for hundered years, it makes a really big difference”
    "The Penan started mapping their lands back in the 1990s, when they heard from indigenous people in #Canada that they have been very successful in claiming back their lands from the Canadian government, with maps

    Rainer Weisshaidinger, of the Bruno Manser Fonds:

    “To understand why these maps are important for the Penan community, it is because there is the Penan knowledge inside these maps”

    #savoir #connaissance

    Bateudah, community mapper:

    “Our work is to map the land. This is very important because it makes our community’s boundaries visibile”

    Rose Melai, community mapper:

    "All that is important in the forest is on the maps.

    The Penan worked about 15 years on their map...
    Au total, ils ont produit 23 cartes.
    Voici le coffret avec les cartes:

    Sophie Schwer, of the Bruno Manser Fonds:
    When they started, they relied in easy techniques, like skatch mapping and just the compass:

    But in the end they used the state-of-the art mapping #drones to present and show where their settlements are, so that they could no longer be neglected by the government.

    Le “mapping drone”:

    Peter Kallang, indigenous activist:

    “Community mapping can help to eliminate or reduce the #corruption, because you have everything there in black and white. It is so transparent. So when the government gives timber licences, when it overlaps with these, we can see from the map”

    #transparence

    Rainer Weisshaidinger, of the Bruno Manser Fonds:
    “The map of the government, they represent the government’s perspective, which means: nobody is in this area. The Penan map represents the Penan perspective on their own area. If you look at these maps, you will see that the Penan are living in this area. On each of these maps, it’s not only a topographic knowledge, there is a small history specific of this area. Below that, the drone images are very important, because it is very easy to mark one point. In order to give credibility to these maps, it was very important for the Penan to also be able to fly over their own villages to get the images of their villages.”


    L’histoire du village marquée sur la carte:

    L’image prise par les drones:

    Les cartes sont signées par les #empreintes_digitales des cartographes autochtones:

    Les empreintes digitales servent aussi à “valider” (c’est le mot utilisé dans le documentaire) les cartes.

    Un cartographe autochtone:

    “With these maps we document our history. Our myths and legends stay alive. The next generation will remember our way of life long after our elders have passed on”.

    #mythes #légendes #histoire #mémoire

    #ressources_pédagogiques (mais malheureusement la vidéo est disponible uniquement avec des sous-titres en anglais)
    #géographie_politique

    ping @reka @odilon

    Et je suis sure que ça intéresse aussi @_kg_


  • One sixth of world’s people want to flee their home countries - World Socialist Web Site

    https://www.wsws.org/en/articles/2018/12/31/pers-d31.html

    The world is pulsing with hundreds of millions of people desperate to flee their homes under the weight of the crisis of world capitalism. According to a recent Gallup study, a sixth of the world’s adult population—some 750 million people, not including children—want to flee their home countries to escape war, poverty, conflict and disease.

    The statistics expose the devastating impact of decades of imperialist war and corporate exploitation. In the more than quarter-century since the dissolution of the Soviet Union in 1991, the ruling classes of the major powers, led by the United States, have unleashed an unprecedented wave of military plunder and social counterrevolution, killing millions and laying waste to broad swaths of the world.

    A third of the inhabitants of sub-Saharan Africa want to escape. The region, which is rich in minerals and oil coveted by French, Dutch, Belgian and American corporations, has a life expectancy of 46, while 70 percent of the population lives on less than $2 per day.

    #pauvreté #guerre #violence #migrations #réfugiés


  • Des milliers de correspondances confidentielles de diplomates européens ont été piratées
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/12/19/des-milliers-de-correspondances-confidentielles-de-diplomates-europeens-ont-

    Les pirates, soupçonnés d’avoir été employés par la Chine, ont eu accès au système pendant au moins trois ans, a révélé le « New York Times ». Des pirates informatiques ont infiltré pendant au moins trois ans le réseau de communication diplomatique de l’Union européenne (UE) et ont téléchargé des milliers de câbles (des correspondances entre diplomates censées rester confidentielles) échangés entre les ambassades et les représentants des pays de l’UE. Des courriers dans lesquels ils décrivent et commentent les (...)

    #NSA #malware #spyware #écoutes #hacking


  • La loi interdisant l’utilisation de l’amiante en Suisse s’assouplit 20 Décembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/economie/10084835-la-loi-interdisant-l-utilisation-de-l-amiante-en-suisse-s-assouplit.htm

    La Suisse a été l’un des premiers pays à interdire l’utilisation de l’amiante en 1990, après les pays scandinaves et la Hongrie. Ce matériau, qui tue aujourd’hui encore, revient par la petite porte, grâce à une exception dans la loi.

    En mars prochain, la loi sur l’environnement va subir quelques adaptations. Une nouvelle exception à l’interdiction de l’amiante, « pour des raisons esthétiques », va entrer en vigueur. L’amiante pourra ainsi être utilisé « si, pour des raisons esthétiques, il n’est pas envisageable d’employer du matériel de substitution sans amiante pour des travaux de réparation ou de restauration ponctuels effectués sur des ouvrages ou des monuments existants ».

    Cette exception autorise les rénovations des bâtiments construits avec la pierre serpentinite. Une roche très spécifique qui peut contenir de l’amiante.

    La serpentinite est utilisée pour des applications décoratives comme par exemple la fameuse tribune de l’ONU à New York ou devant le Tribunal cantonal vaudois. En l’état, ces constructions ne représentent aucun danger. Le risque survient lorsque l’amiante est libérée, notamment quand la roche est percée, sciée ou poncée. Soit lorsque l’on produit de la poussière de serpentinite.

    L’association suisse des pierres naturelles, à l’origine de cette exception, a refusé de répondre devant la caméra de la RTS.

    « Inacceptable »
    Pour les milieux de prévention de l’amiante, cette dérogation est inacceptable : « Ce projet de loi ouvre la porte à des usages de matériaux contenant de l’amiante pour des raisons esthétiques. C’est inacceptable. C’est un déni des efforts de prévention et des efforts de la santé publique qui ont été faits durant ces 30 dernières années », déplore David Vernez, directeur de l’Institut universitaire romand de santé au travail.

    Mais l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) se justifie en expliquant que cette exception est nécessaire : « Cela fait plus de sens de remplacer une petite partie d’une surface abîmée plutôt que de remplacer toute la surface. Car dans ce cas-là, il y aurait plus de risque de libération de l’amiante », souligne Christoph Moor, chef de la Section Biocides et produits phytosanitaires à l’OFEV.

    Interdit depuis 30 ans
    La production, l’importation et l’utilisation de l’amiante est interdite en Suisse depuis bientôt 30 ans. Ce minéral bon marché à texture fibreuse était employé à grande échelle durant le 20e siècle dans l’industrie et surtout dans la construction.

    Selon la Suva, quelque 120 personnes meurent encore aujourd’hui chaque année d’un #mésothéliome (cancer qui affecte le revêtement des poumons, notamment), lié à une exposition à l’amiante. Il est toutefois difficile de répertorier exactement tous les cas en raison du temps de latence de la maladie, qui peut varier entre 15 et 40 ans.

    La caisse nationale d’assurance en cas d’accident a reconnu, depuis 1939, plus de 3800 maladies professionnelles liées à l’amiante (état 2013) et a versé plus de 870 millions de francs en prestations d’assurance.

    Risque toujours d’actualité
    Bien qu’interdit, l’amiante n’a pas disparu pour autant. Environ 80% des bâtiments construits entre 1904 et 1990 en contiendraient. Ils représentent un risque pour les travailleurs lorsque l’objet est poncé, percé, fraisé, brisé ou scié.

    Aussi, étant donné la longue période de latence après l’exposition à l’amiante, les spécialistes estiment que le pic du nombre de malades sera atteint entre 2020 et 2025.

    Il n’y a jamais eu de procès en Suisse, mais un Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante a été créé en mars 2017. Il est estimé à 100 millions de francs jusqu’en 2025.

    Mardi, pour la première fois, ce fonds a élargi le cercle des ayants droit à 23 proches de victimes.

    * L’amiante dans le monde
    Au niveau mondial, seule une soixantaine de pays ont interdit l’usage de l’amiante, qui tue plus de 100’000 personnes chaque année. Selon l’Organisation mondiale de la santé, (OMS), environ 125 millions de personnes y sont exposées dans le cadre de leur travail.

    La production, quant à elle, s’élève à plus de 1,3 million de tonnes par an, selon le Programme américain de ressources minérales. Les plus gros producteurs sont la Russie (690’000 tonnes), le Kazakhstan (210’000) et la Chine (200’000).

    Le 1er juin dernier, les Etats-Unis ont annoncé un allégement des mesures restrictives liées à l’amiante. Limitée jusqu’ici à l’industrie chimique et à la production de chlore, l’amiante peut désormais être utilisé dans les fabrications industrielles de papier, plastique et revêtement du sol, faisant ainsi son grand retour dans l’industrie du bâtiment.

    En Russie, premier fournisseur américain, une ville nommée #Asbest (Amiante en russe) est rythmée par une immense mine à ciel ouvert. Cette dernière a changé ses emballages l’été dernier, arborant la tête de Donald Trump. L’entreprise a posté sur Facebook la photo d’une de ses palettes, sur laquelle on peut lire : « Approuvé par Donald Trump, 45ème président des États-Unis ».

    #amiante #Stephan_Schmidheiny #Schmidheiny #santé #conditions_de_travail #cancer #pollution #menaces_sur_la_santé_publique #santé_et_sécurité_au_travail #toxiques #environnement #eternit #maladies_professionnelles #chimie #cancers_professionnels #déchets #poison #esthétique #pierre_serpentinite #consternant



  • *A question of consent: Exterminator mosquitoes in Burkina Faso", ETC group

    Target Malaria, a research consortium funded largely by the Bill and Melinda Gates Foundation and the Open Philanthropy Project, aims to introduce ’gene drive’ mosquitoes in Burkina Faso supposedly to eliminate malaria. Gene drives are new gene-editing tools that can force genetically engineered traits, including extinction traits, through entire populations of insects, plants, animals and other organisms. As a first stage in their experiment, Target Malaria will release 10 000 genetically engineered mosquitoes in two villages in Burkina Faso. The film, “A Question of Consent: Exterminator Mosquitoes in Burkina Faso” documents conversations with residents of the areas where Target Malaria is conducting tests, as well as opposition from civil society groups in the region.

    Here is a link to the film:
    https://www.youtube.com/watch?v=nD_1noCf2x8

    And more context on the topic:
    https://www.project-syndicate.org/commentary/target-malaria-gene-drive-experiments-lack-of-consent-by-zahra-mo
    http://etcgroup.org/content/target-malarias-gene-drive-project-fails-inform-local-communities-risks-ne

    We are trying to share the film widely (especially given the well funded PR by Target Malaria), so please do feel free to share with those who might be interested.


  • Malware Analysis using #osquery | Part 3
    https://hackernoon.com/malware-analysis-using-osquery-part-3-9dc805b67d16?source=rss----3a8144e

    Malware Analysis using OsqueryThis is part 3. In part 1 of this blog series, we analyzed malware behaviour, and, in part 2, we learned how to detect persistence tricks used in malware attacks. Still, there are more types of events that we can observe with Osquery when malicious activity happens. So, in the last blog post of the series, we will discuss how to detect another example of a technique used in a malware attack, one that involves installing a root certificate in the system that can be used to intercept information transmitted over secure TLS/SSL communications (man in the middle). We will also see how to use the Alienvault Agent and Alienvault USM Anywhere to create custom rules and detect malicious activity in your environment.Detecting newly installed root certificatesRoot (...)

    #blue-team #security #malware-analysis #windows


  • Ces millions d’heures sup’ non payées qui suscitent la colère des policiers Guillaume Poingt - 17 Décembre 2018 - Le figaro
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/12/17/20002-20181217ARTFIG00254-ces-millions-d-heures-sup-non-payees-qui-susciten

    . . . . . .
    Plus de 20 millions d’heures supplémentaires non payées
    Selon un rapport sénatorial publié en juin 2018, « le stock d’heures supplémentaires non récupérées par les personnels de la police nationale et non indemnisées s’élevait, à la fin 2017, à 21,82 millions d’heures, niveau jamais atteint à ce jour ». Et la situation ne s’est pas améliorée depuis. « Je pense qu’on est aujourd’hui à 25 millions d’heures supplémentaires non payées », nous explique Yves Lefebvre, secrétaire général Unité SGP Police FO.

    À environ 12 euros l’heure supplémentaire, ces heures impayées correspondent à une somme avoisinant les 300 millions d’euros, calcule Yves Lefebvre. Lundi 10 décembre, dans un courrier adressé à Emmanuel Macron et révélé par Nice-Matin, https://www.nicematin.com/politique/ciotti-ecrit-a-macron-pour-lui-demander-de-payer-toutes-les-heures-supple le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti estimait que « le nombre d’heures théoriques moyen par agent concerné s’élève à près de 158 heures, pour un coût moyen par agent proche de 2.000 euros ».

    Ce constat se heurte à une situation inextricable. D’une part, comme nous l’explique Patrice Ribeiro - patron de Synergie-officiers -, « l’État n’a pas les moyens de payer les heures impayées et donne des compensations ». Mais en raison du climat actuellement très tendu en France, les policiers ne peuvent pas bénéficier de ces compensations. « Entre les attentats, l’évacuation des ‘gilets jaunes’ des ronds-points et les missions du quotidien, les collègues ne peuvent pas récupérer leurs heures sinon ça affaiblit la présence policière sur le terrain », détaille Yves Lefebvre. Même son de cloche chez Patrice Ribeiro : « On est en période de très forte tension et les effectifs sont très sollicités. On donne aux policiers des compensations qu’ils ne peuvent pas prendre. C’est le serpent qui se mord la queue ».

    Rembourser les heures supplémentaires... ou obliger les policiers à les récupérer
    Patrice Ribeiro raconte que des gardiens de la paix en fin de carrière ont parfois accumulé plusieurs mois, voire même plusieurs années de jours qu’ils n’ont pas pu prendre. « Prenons l’exemple d’un gardien de la paix de 57 ans. S’il a 3 ans de jours accumulés, il peut poser ses jours payés comme s’il était en activité mais on ne peut pas le remplacer », détaille-t-il. Une situation totalement ubuesque. « À ne pas vouloir payer maintenant, l’administration paie plus tard en jours d’absence », conclut Patrice Ribeiro.

    À moins que l’État ne se décide finalement à régler toutes les heures supplémentaires non récupérées par les personnels de la police nationale afin d’apaiser la colère qui monte. C’est ce que préconise Yves Lefebvre. « On pourrait aller sur un plan de remboursement étalé sur 2-3 ans », estime-t-il. Selon une de nos sources, la problématique des heures supplémentaires est en tout cas actuellement à l’étude au ministère de l’Intérieur.

    Une autre piste consiste à obliger les personnels à récupérer leurs heures supplémentaires, malgré les nombreuses difficultés décrites précédemment. En juin 2018, le premier ministre Édouard Philippe a répondu à un référé de la Cour des comptes relatif aux rémunérations et au temps de travail dans la police et la gendarmerie nationales. « Le projet d’arrêté portant organisation du temps de travail remplacera les instructions générales relatives à l’organisation du travail dans la police nationale de 2002 et modifiera les règles sur les modes de récupération des heures supplémentaires », est-il expliqué. « Dès l’entrée en vigueur de ce texte, qui doit intervenir au plus tard en janvier 2019, les chefs de service pourront obliger les personnels, en fonction des nécessités du service, à récupérer leurs heures supplémentaires au-delà d’un seuil de 100 heures générées à compter d’une date en cours de détermination. Cet arrêt du flux de la production des heures supplémentaires conduira mécaniquement, à moyen terme, à réduire leur stock », poursuit le courrier.

    #police #travail Les #malheureux #stakhanovisme mal placé


  • Le Burkina teste les moustiques mutants pour mater le palu
    Célian Macé, Libération, le 18 novembre 2018
    https://www.liberation.fr/planete/2018/11/18/le-burkina-teste-les-moustiques-mutants-pour-mater-le-palu_1692844

    Gene drives could end malaria. And they just escaped a UN ban.
    Dylan Matthews, Vox, le 7 décembre 2018
    https://www.vox.com/future-perfect/2018/12/7/18126123/gene-drive-malaria-convention-biological-diversity

    Méfiance... les occidentaux utilisent l’Afrique comme terrain d’expérimentation... Voir par exemple :

    Forcer les gènes et l’Afrique Enquête sur le forçage génétique des moustiques
    Zahra Moloo, Jef Klak, le 26 septembre 2018
    https://seenthis.net/messages/724717

    et autres liens sur ce post

    #Science #Afrique #Colonialisme #Malaria #Moustiques #OGM #Paludisme #Génétique


  • Shamoon, le malware qui terrorise les sociétés pétrolières, en embuscade en Italie
    https://cyberguerre.numerama.com/305-shamoon-le-malware-qui-terrorise-les-societes-petrolieres-

    L’un des logiciels les plus dangereux du monde a refait surface en Italie. Shamoon serait responsable d’une vaste attaque de la compagnie Saipem, liée au secteur pétrolier. La notoriété du malware destructeur Shamoon s’est faite au Moyen-Orient. Connu pour être un des logiciels parmi les plus dangereux du monde, le code malfaisant fut derrière l’immobilisation — à deux reprises — de la Saudi Aramco. La firme pétrolière avait vu ses données détruites et remplacées provoquant de lourds dégâts financiers. (...)

    #malware #hacking #Shamoon #Saipem #Aramco

    //c0.lestechnophiles.com/cyberguerre.numerama.com//content/uploads/sites/2/2018/12/4648545892_7ac77ca30d_b.jpg


  • Shamoon malware destroys data at Italian oil and gas company
    https://www.zdnet.com/article/shamoon-malware-destroys-data-at-italian-oil-and-gas-company

    A new variant of the Shamoon malware was discovered on the network of Italian oil and gas contractor Saipem, where it destroyed files on about ten percent of the company’s PC fleet, ZDNet has learned. The vast majority of the affected systems were located in the Middle East, where Saipem does a vast majority of its business, but infections were also reported in India, Italy, and Scotland. Shamoon is one of the most dangerous strains of malware known to date. It was first deployed in two (...)

    #Saipem #Aramco #malware #Shamoon #hacking


  • #Yemen death toll ’six times higher’ than estimated
    https://www.telegraph.co.uk/news/2018/12/12/yemen-death-toll-six-times-higher-estimated

    The figure of 10,000 used by the United Nations is outdated and nowhere near the likely true fatality figure of 60,223, according to UK-based independent research group Armed Conflict Location & Event Data Project (ACLED).

    Calculating death tolls in Yemen, which is approaching its fourth year, is complicated by the lack of access.

    The figure offered by ACLED, which looked at open-source data and local news reports, does not include those thought to have died from #malnutrition. Save the Children charity says some 85,000 may have died from starvation since 2016.

    #famine