• Le maire, les voisins et la sorcière - Chronique d’un féminicide que personne ne nomme
    https://bonjourtsundoku.substack.com/p/le-maire-les-voisins-et-la-sorciere


    #femmes

    Je suis profondément révoltée que la mort de Catherine soit dans les pages Faits Divers. C’est un #féminicide, commis par un élu de la République. Catherine est morte car femme. Catherine est morte car malade. Ne pas qualifier de féminicide ce drame, c’est encore et toujours laisser ce qui ne convient pas, ce qui n’entre pas dans les lignes aux orties. Sa maladie ne donne pas un caractère inexplicable politiquement à sa mort. Elle n’est pas morte parce qu’elle était malade : elle est morte parce que des hommes, sous l’impulsion d’autres, ont voulu l’effacer.

    Quand je pense à Catherine, je pense aussi à toutes les femmes qu’on a jeté dans des hôpitaux ou des maisons car elles n’étaient pas assez soumises. Jeunes délinquantes, lesbiennes, malades mentales, sexuellement actives : la mort de Catherine est liée au traitement historique et patriarcale des femmes. Vous entendrez ici la voix de celles qu’on a enfermées, mauvaises graines. Je pense aussi, antifa toujours, à toustes les malades tué.e.s par le régime nazi.

    Pour paraphraser mon agent du chaos préf’, si tu ne t’intéresses pas au sujet, sache que le sujet s’intéresse à toi : dans le cadre de la lutte antiterroriste, il sera désormais possible de tomber sous le coup d’une injonction à examen psychiatrique émise par le préfet. Alors ? Prêt.e.s à se retrouver devant un psychiatre car vous avez protesté contre une loi ? Ou à voir des malades traités en terroristes ?

    Un féminisme qui exclut les malades mentales n’est pas le mien, et un féminisme qui ne s’adresse qu’aux femmes respectables car pas malades/grosses/moches/folles/arabes/TDS/voilées/… ne devrait être celui de personne.

  • FIBROMIALGIA: AD MAIORA - Vittime di una malattia invisibile
    https://www.youtube.com/watch?v=-Ct3BsY2MNQ

    «AD MAIORA - Vittime di una malattia invisibile» è un documentario del 2021 diretto da Federico Liguori e prodotto da Dedalus39 e CFU-Italia odv. Si tratta del primo lungometraggio che racconta le vite dei malati fibromialgici e il percorso per il riconoscimento della malattia.

    #fibromyalgie #maladie #douleurs #documentaire #film #film_documentaire #santé #invisibilité

  • Après 64 #études, l’#Espagne tranche : l’#homéopathie ne sert à rien et 1 000 produits sont retirés du marché
    https://www.science-et-vie.com/corps-et-sante/apres-64-etudes-lespagne-tranche-lhomeopathie-ne-sert-a-rien-et-1-00

    L’Espagne vient de trancher officiellement sur l’homéopathie. Après des années de débat, un rapport d’ampleur inédite vient de tomber. La conclusion est sans ambiguïté. Ces préparations n’apportent aucun bénéfice réel pour les maladies qu’elles prétendent traiter, qu’il s’agisse de #dépression, de #maladies #auto-immunes ou de #pathologies #dermatologiques.

    L’Espagne s’appuie sur 64 études pour retirer plus de 1 000 produits homéopathiques

    Le verdict ne surprend pas la communauté scientifique. Lorsque les essais cliniques sont rigoureux, la différence entre un produit #homéopathique et un comprimé de #sucre est statistiquement nulle. Les améliorations rapportées par certains patients s’expliquent par trois facteurs. D’abord, l’effet #placebo. Ensuite, l’évolution naturelle de la maladie. Enfin, les biais méthodologiques des études favorables à ces remèdes.

  • Glaucome, en garde à vue | France Culture
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-science-cqfd/glaucome-en-garde-a-vue-8249133

    Silencieux et souvent diagnostiqué tard, le glaucome détruit progressivement le nerf optique et réduit le champ de vision. Deuxième cause de cécité en France, il touche 1 à 2 % des plus de 40 ans. Mais un dépistage précoce et un traitement adéquat permettent d’en stopper l’évolution.

    Le glaucome est une maladie chronique qui détruit progressivement le nerf optique, à cause d’une pression trop élevée à l’intérieur de l’œil. Un liquide, l’humeur aqueuse, circule en permanence dans l’œil et doit s’évacuer par un filtre appelé trabéculum. Quand ce drainage est perturbé, la pression monte et endommage les fibres nerveuses de l’œil de façon irréversible.

    La maladie évolue sans douleur ni symptôme visible pendant des années. La vision périphérique se dégrade en premier mais, durant un temps, l’autre œil compense, donnant l’illusion que tout va bien. Ce n’est que lorsque la vision centrale est atteinte que le patient s’en aperçoit. Il est alors trop tard pour récupérer ce qui a été perdu.

    Parmi les signaux d’alerte l’augmentation de la #pression_occulaire appelée à tord « tension occulaire » (y compris par les intervenants de cette émission, ce qui alimente la confusion : « la tension ? J’en ai pas. »)
    Une #maladie_neurologique pour laquelle l’#hérédité est un facteur déterminant.

  • Une étude expérimentale menée sur 10 ans montre le potentiel de systèmes de production agricoles sans #pesticides

    Cultiver sans pesticides est faisable techniquement et économiquement, sous certaines conditions. La mise en œuvre de ces systèmes de production suppose notamment une diversification des successions culturales, des filières de commercialisation adaptées, et une valorisation économique des produits issus de ces systèmes. Ce sont les résultats d’une étude menée durant 10 ans sur 9 systèmes de cultures (grande culture et polyculture-élevage) conçus en lien avec des conseillers agricoles et des agriculteurs au sein d’unités expérimentales. Coordonnée par #INRAE et impliquant l’école d’ingénieurs de Purpan et le Cirad, cette étude est publiée dans Plant Disease.

    L’utilisation généralisée et répétée des pesticides a des impacts importants sur la contamination des milieux (sol, eau, atmosphère), la #santé_humaine et la #biodiversité, et présente un #coût_économique non négligeable pour la société, y compris les agriculteurs. Peut-on se passer de pesticides en #grandes_cultures, avec quels niveaux de #rendement et avec quelle #viabilité_économique ? Après 10 années de recherche, le réseau expérimental #Rés0Pest, coordonné par INRAE, et impliquant l’école d’ingénieurs de Purpan et le Cirad, présente ses résultats.

    Rés0pest, mis en place en 2012 dans le cadre d’un appel à projets Ecophyto Dephy Expe, s’est appuyé sur 9 systèmes de culture originaux sans utilisation de pesticides, mais avec un recours possible au travail du sol et aux #engrais_de_synthèse. Ceux-ci ont été imaginés lors d’ateliers de co-conception associant des conseillers agricoles, des agriculteurs et des scientifiques, sur 9 sites localisés dans l’Hexagone et couvrant une large gamme de conditions pédoclimatiques et de contextes socio-économiques (5 systèmes de grande culture et 4 systèmes en polyculture-élevage incluant des prairies temporaires), au sein du réseau d’unités expérimentales d’INRAE, des laboratoires à ciel ouvert gérés par des ingénieurs et techniciens de l’institut.

    L’objectif ? N’utiliser aucun pesticide, tout en diminuant au maximum les #stress_biotiques (causés par des ravageurs, champignons et des plantes adventices), avec des rotations plus ou moins longues sur 5 à 9 ans. La réussite des systèmes testés repose sur les principes de la protection agroécologique des cultures qui s’articule autour de 3 piliers :

    – la #prophylaxie (gestion des résidus infectés ; utilisation de semences saines ; nettoyage du matériel agricole par exemple)
    – la valorisation de la #biodiversité_végétale (successions culturales longues et diversifiées avec des familles de cultures et des périodes de semis diversifiées ; cultures associées, mélanges variétaux, notamment)
    – l’amélioration ou la préservation de la santé du sol (arrêt des pesticides, implantation de cultures intermédiaires, limitation du travail du sol sans toutefois interdire le labour par exemple).

    À noter que l’usage des engrais minéraux est resté possible dans ces systèmes de culture.

    Le rendement des différents systèmes de culture a été mesuré. La comparaison de ces résultats avec des données Agreste1, à l’échelle de contextes régionaux comparables, indique que les systèmes conventionnels sans pesticides enregistrent des #rendements le plus souvent en deçà des systèmes conventionnels avec protection chimique, tout en pouvant, dans certaines situations, atteindre des niveaux équivalents, voire supérieurs. Les dommages aux cultures causés par les #maladies et les #ravageurs au sein du réseau n’ont pas augmenté de manière significative au fil du temps. Cependant, la gestion des plantes adventices reste un défi majeur dans certaines situations, notamment la gestion des rumex2 dans les prairies temporaires. Il est important de souligner que la maîtrise technique des adventices s’est améliorée au cours du temps au sein du réseau, ce qui est essentiel compte tenu des conséquences que peut avoir une mauvaise gestion ponctuelle des adventices sur le long-terme, en contribuant à l’enrichissement du stock semencier des parcelles. La gestion des adventices a nécessité dans certains cas le recours au labour, une pratique non conforme aux principes de l’agriculture de conservation des sols.

    Sur les 10 années étudiées, les 4 systèmes de grande culture en agriculture conventionnelle (Auzeville, Bretenière, Estrées-Mons et Grignon) pour lesquels les #performances :économiques ont pu être quantifiées ont généré une marge nette satisfaisante, qui pourrait conduire dans 20 % des cas à un revenu entre 1 et 2 SMIC, dans 45 % des cas entre 2 et 3 SMIC et dans 35 % des cas plus de 3 SMIC mensuels.

    Ces résultats montrent que des systèmes de grande culture conventionnels sans pesticides peuvent être productifs, techniquement et économiquement réalisables. Leur mise en œuvre suppose toutefois une diversification des #successions_culturales, des filières de #commercialisation adaptées et une #valorisation_économique des produits issus de ces systèmes. Pour cela, des #politiques_publiques adaptées sont nécessaires pour soutenir la massification de leur adoption. Ces résultats permettent également d’alimenter les réflexions européennes3 pour accélérer la #transition_agroécologique.

    Ces analyses de performances agronomiques, économiques, environnementales et sociales se poursuivent avec le projet 0phyto, lancé en 2025, qui s’appuie sur les avancées de Rés0pest et s’ouvre à l’#agriculture_biologique, en intégrant des données de l’Itab sur des systèmes de culture en agriculture biologique.

    –-

    1. Statistique publique de l’agriculture, de l’alimentation, de la forêt et de la pêche.
    2. Adventices vivaces particulièrement problématiques pour les systèmes cultivés.
    3. Les résultats de Rés0pest alimenteront les réflexions dans le cadre de l’alliance européenne « Towards a Chemical Pesticide-Free Agriculture » qui implique 34 instituts de recherche provenant de 20 pays européens.

    https://www.inrae.fr/actualites/etude-experimentale-menee-10-ans-montre-potentiel-systemes-production-agricole
    #alternative

    • Pesticide-free agriculture: Is a third way possible besides organic and conventional agriculture?

      Pesticides are widely used in agriculture to protect crops from animal pests, diseases, and weeds, helping to maintain yields under diverse production conditions. However, their widespread and repeated use has led to environmental contamination, biodiversity loss, and growing concerns about human health. While Integrated Pest Management (IPM) and organic farming have sought to reduce pesticide dependency, both approaches still permit pesticide use, and their adoption remains limited due to technical and economic constraints. In this context, we explore the feasibility of a third way: pesticide-free agriculture based on agroecological crop protection (ACP) principles. Drawing from the Rés0Pest experimental network launched in France in 2012, we present ten years of results from nine sites covering a range of pedo-climatic conditions and socio-economic contexts. Rés0Pest implemented cropping systems that excluded all pesticide use, including seed treatments, while maintaining synthetic fertilizer inputs. The systems were co-designed through participatory methods, following a system experiment approach that evaluates the effects of a combination of cropping practices and their interactions on cropping system performance over the long term. Results showed that in pesticide-free systems, it is possible to achieve yields comparable to conventional and higher than organic systems and, in some cases, generate higher net farm income. Pest and pathogen crop damage did not significantly increase over time, although weed management remained a key challenge. These findings suggest that technically and economically viable pesticide-free arable systems are possible under certain conditions, and that new solutions are needed to support their adoption across a wider range of contexts. We discuss implications for research, farming, and policy, and emphasize the need for adaptive experimentation and systemic performance assessment to support agroecological transitions.

      https://doi.org/10.1094/PDIS-09-25-1839-FE

  • Derrière l’IA, les sacrifiés du smartphone

    Celia Izoard est journaliste et philosophe, spécialiste des nouvelles technologies au travers de leurs impacts sociaux et écologiques. Autrice de La Ruée minière au XXIème siècle. Enquête sur les métaux à l’ère de la transition (Seuil, 2024), elle a participé à l’élaboration du programme de «  désescalade numérique  » en amont des municipales 2026. Pour Socialter elle a choisi d’analyser le #film Les Sacrifiés du smartphone projeté lors de Numérique en lumière, le festival de films documentaires consacré aux droits humains bafoués dans l’industrie du numérique.

    Le #capitalisme a inventé les #pollutions_invisibles. Des perturbations imperceptibles par nos sens et qui pourtant sont des menaces existentielles  : la #radioactivité, la #pollution_chimique, le #réchauffement_climatique. Cette #invisibilité est la clé de son #impunité  : pas vu pas pris, comme on dit. Capitalisant sur ces pollutions invisibles, l’#économie_numérique, elle, a fait un pas de plus en inventant les #pollutions_inimaginables.

    J’appelle pollutions inimaginables ces impacts qui sont non seulement imperceptibles aux sens, mais aussi à l’#imagination. Prenez par exemple ces petites étoiles féériques qui dansent devant mes yeux quand j’ouvre mon navigateur  : l’intelligence artificielle générative (IAG). Si je clique, mon courrier va s’écrire, mon texte va se traduire, mon image va s’animer. Qui peut se représenter le concentré de #ressources_naturelles, de #souffrances et d’#exploitation humaines, de #produits_chimiques, d’#énergie qu’il y a derrière ces petites étoiles  ?

    Pour le saisir, il faudrait pouvoir faire apparaître, dans une seule pensée, ce qui rend possible l’IA. Il faudrait faire surgir dans l’imagination les #mines gagnées sur la forêt tropicale birmane, indienne ou congolaise, les usines métallurgiques crachant le feu, les étendues grises de #résidus_toxiques, les galettes de #silicium issues du #travail_forcé du #Xinjiang, les entrepôts de #data_centers carburant au charbon, à l’#eau de nappes presque épuisées, etc. C’est long d’expliquer tout ça, de le rendre présent à l’esprit – à l’esprit qui justement est tenté d’économiser sa pensée, là, d’un clic, pour gagner du temps.

    D’où vient la #puissance_de_calcul instantanée d’une appli d’IA  ? D’entrepôts de données où s’empilent des millions de #serveurs où sont concentrés des milliards de #circuits_électroniques, contenant eux-mêmes des centaines de milliers de #cartes_graphiques qui concentrent à leur tour des dizaines de milliards de #transistors.

    Le principal fabricant de serveurs informatiques destinés aux data centers est l’entreprise taïwanaise #Foxconn, alias #Hon_Hai_Precision_Industry, qui emploie plus d’un million de personnes en #Chine. C’est le sous-traitant historique d’#Apple, de #Microsoft, de #HP, de #Sony – le fabricant d’à peu près tous les #objets_électroniques que nous avons tenus entre nos mains depuis les années 2000. Aujourd’hui, Foxconn fournit toute la galaxie de l’IA en serveurs, de #Nvidia à #OpenAI, en passant par les data centers d’#Amazon.

    En 2010, Foxconn s’est fait connaître au monde par une épidémie de #suicides  : 17 ouvriers de sa méga-usine d’iPhone de Shenzhen se sont jetés par les fenêtres, 14 sont morts. Depuis ce temps, les balcons des dortoirs ont été condamnés. Mais les jeunes continuent d’arriver de leurs campagnes pour se retrouver coincés dans ses chaînes de production. Le désespoir de ces vies gâchées est le sujet du film Les Sacrifiés du smartphone [titre original Complicit] (2017), qui a été projeté récemment à Paris à l’occasion du festival de cinéma «  Numérique en lumière  : une autre réalité  ».

    Les réalisatrices Heather White et Lynn Zang ont filmé pendant trois ans la vie d’#ouvrières de Foxconn. Arrivées à 18 ans, Xiao, Ya et Fan ont travaillé plusieurs années pendant douze à seize heures par jour. Puis tout s’est arrêté – littéralement. Elles ont contracté des troubles neurologiques, des paralysies, à force d’astiquer les cartes graphiques, les led, les écrans, avec des solvants et des détergents  : benzène, méthanol, xylènes, trichloroéthylène...

    Selon la Global Electronics Association, un objet électronique peut nécessiter 1 000 produits chimiques différents. Foxconn nie toute #responsabilité. Comme les milliers d’ouvrières et d’ouvriers malades des toxiques utilisés dans l’électronique, Xiao, Ya et Fan n’osent pas rentrer chez elles, pour ne pas faire de peine à leurs parents, qui avaient tout misé sur elles.

    Sur mon écran, les petites étoiles de fée se remettent à clignoter.

    https://www.socialter.fr/article/les-sacrifies-du-smartphone-documentaire-intelligence-artificielle-ouvrier
    #IA #AI #intelligence_artificielle #travail #conditions_de_travail

  • »Ich versuche, Bilder zu schaffen, die eine Wahrheit in dir auslösen«
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1198841.film-alpha-ich-versuche-bilder-zu-schaffen-die-eine-wahrheit-in-d

    Mélissa Boros als Alpha Foto: Diaphana

    En ce moment au cinéma
    https://www.berlin.de/kino/_bin/trefferliste.php?freitext=Alpha&kino=&datum=&genre=&stadtteil=&suche=1

    8.4.2023 von Susanne Gietl - Die 13-jährige Alpha (Mélissa Boros) infiziert sich mit einer rätselhaften Krankheit, die Menschen zu Marmorstatuen erstarren lässt. Die Bilder sind zugänglicher als in »Titane«. Empfinden Sie das auch so?

    Da stimme ich nicht nur voll und ganz zu, sondern bin auch froh, dass Sie das so empfunden haben. »Titane« ist auf die letzten 15 Minuten bedingungsloser menschlicher Liebe aufgebaut, dass diese beiden Menschen, die dazu bestimmt waren, sich entweder nie zu begegnen oder sich zu töten, in diesem Moment etwas füreinander empfinden. Im Drehbuch sagten sie am Ende »Ich liebe dich«, dann hab ich es beim Schreiben wieder gestrichen, dann wieder eingefügt, dann wieder gelöscht. Das habe ich 100 Mal gemacht. Ebenso, als wir die Szene gedreht haben, und auch beim Schnitt: rein, raus, rein. Am Ende habe ich »Ich liebe dich« im Film gelassen, weil mir klar wurde, dass meine Zurückhaltung dem Wort gegenüber daher rührt, dass ich es als Klischee empfunden habe. Ich habe verstanden, dass es da eine Zone des Unbehagens für mich gab, und beschlossen, einen Film zu machen, der vom Anfang bis zum Ende ein ›Ich liebe dich‹ ist.

    Todkranke Menschen verwandeln sich in »Alpha« zu Stein, dadurch machen Sie aus einer hässlichen Krankheit etwas Schönes. Man nimmt sie wahr.

    Absolut. Als Erstes möchte ich auf das Wort »schön« eingehen, was wiederum eine extrem schwierige, sehr herausfordernde Frage war. Da ich wusste, wo ich mit meinen ersten beiden Spielfilmen herkam, würden manche Leute diesen Film ansehen, weil sie dachten, sie würden Angst bekommen, aus dem Sitz aufspringen oder sich abgestoßen fühlen, oder nun ja, nach etwas Blutigem suchen. Das wäre emotional, menschlich, politisch zu 100 Prozent gegen diesen Film gewesen. Ich musste erreichen, dass das Publikum sofort Empathie für die Patienten empfindet, sie als Teil von uns annimmt. Ich wollte, dass die Leute sie schön finden. Aber das Problem mit Schönheit ist, dass sie eine subjektive Angelegenheit ist. Was ich schön finde, findest du vielleicht hässlich oder geschmacklos oder abstoßend. Was bedeutet es also wirklich, schön zu sein?

    Was ist die Antwort?

    Nach vielen Monaten des Grübelns wurde mir diese Frage von den Schultern genommen, als ich die Szene im Wartezimmer mit Alpha, ihrem Englischlehrer und dessen Partner geschrieben habe, wo sie sagt: »Nein, du bist wirklich schön.« Mir wurde klar, dass die Perspektive auf diesen Patienten, die das Mitgefühl hervorrufen sollte, nicht meine eigene war. Ich hätte jede andere Ikonografie wählen, jedes andere Symptom für die Krankheit erfinden können, aber meine Sichtweise als Regisseurin spielte keine Rolle. Was zählte, war, was sie von ihm hält. Denn wenn sie ihn für schön hält, dann wird jeder ihn für schön halten. Das zu entdecken, war für mich eine Erleichterung.

    Der zweite Gedanke war, dass ich wollte, dass diese Menschen im Leben und im Tod erhöht werden. Ich wollte die Patienten wie Heilige behandeln und ihren Tod zu einem Denkmal erheben. Das ist kein Zement oder so, es musste Marmor sein, weil ich wollte, dass sie edel sind, denn sie wurden von der Gesellschaft als Parias oder Abschaum betrachtet. Sie sollten das Gefühl haben, dass sie es als Menschen verdienen, respektiert und in Erinnerung behalten zu werden.

    Was war Ihnen bei der Entwicklung der Figuren wichtig?

    Ich arbeite immer gleich: Ich bin eher eine Figurenautorin als eine Geschichtenautorin. Also beginne ich damit, über die Entwicklung meiner Figuren nachzudenken, spüre in sie hinein. Es ist wie ein Geflecht aus Sehnsüchten, Emotionen und Bildern. Wenn ich schreibe, komme ich an einen Punkt, an dem meine Figuren die Führung übernehmen. In meinem Kopf habe ich eine aufsteigende Bewegung, wo sie beginnen und wo sie enden werden. Dann geht es darum, den Anfang des Films mit dem zu verbinden, was in der Vergangenheit passiert ist und wie es in der Gegenwart nachhallt.

    Welchen Schwierigkeiten sind Sie dabei begegnet?

    Da transgenerationales Trauma im Mittelpunkt des Films steht – was bedeutet, dass alles, was unausgesprochen, unbewältigt und verdrängt wurde, nur nach unten sickert und so kontinuierlich an die nächste Generation weitergegeben wird –, wusste ich, dass meine Figuren über ihre Gefühle sprechen mussten, was für mich etwas völlig Neues war, da ich mit Worten sehr zurückhaltend bin. Es war vor allem ein ständiges Hinterfragen: Wie setze ich Worte ein, ohne dass die Emotionen ihre Intensität verlieren?

    Was hat Ihnen dabei geholfen, mit den Figuren mitzugehen?

    Die Leute fragen mich oft, warum ich immer die Namen Alexia, Adrien, Justine in meinen Filmen verwende. Der Grund dafür ist, dass ich mich mit ihnen wohlfühle. Und dass sie Teil dieses kontinuierlichen Flusses sind, in den ich tiefer und tiefer eintauche, um meine Emotionen zu durchleben und neue, unerwartete Orte in mir selbst zu entdecken, die ich verdrängt habe. Es sind Orte, die mir ein Unbehagen bereiten. Ich möchte mich damit auseinandersetzen und diesen Orten eine Form geben, die hoffentlich für alle kathartisch ist. Obwohl meine Filme extrem düster sind, bleibe ich, salopp gesagt, im Sinne von Sartres »Der Existenzialismus ist ein Humanismus«, eine existenzialistische Person. Ich glaube an die Verletzlichkeit, die mit unserem Dasein einhergeht, an die Heiligkeit des Strebens nach einem Wesen, das man nie erreichen wird und das uns hilft, an jedem verdammten Tag unsere Haut abzuwerfen, und daran, dass nichts in Stein gemeißelt ist.

    Sie finden neue, unerwartete Bilder in Ihren Filmen. Wollen Sie damit erreichen, dass Menschen – auch in Zeiten von Social Media und KI – durch das Fremde anders denken und fühlen?

    Ich glaube nicht, dass Kunst Antworten liefern soll, sie soll vielmehr Fragen aufwerfen, was für mich das Gegenteil dessen ist, wofür KI derzeit genutzt wird, nämlich die Realität zu transformieren, um eine neue objektive Wahrheit zu etablieren, die sehr stark dem entspricht, was Orwell in »1984« als »Neo-Wahrheit« bezeichnet hätte. Ich versuche hingegen, Bilder zu schaffen, die eine Wahrheit in dir auslösen, die du zuvor nicht anerkennen oder akzeptieren wolltest. Das bringt uns alle auf eine Ebene. Sobald die Maske weg ist, kann der Dialog beginnen.

    »Alpha«: Frankreich, Belgien 2025. Regie und Buch: Julia Ducournau. Mit: Mélissa Boros, Tahar Rahim, Golshifteh Farahani. 127 Min. Jetzt im Kino.

    #cinéma #maladie #iatrocratie

  • Endométriose : une maladie longtemps ignorée malgré des symptômes décrits depuis l’Antiquité
    https://theconversation.com/endometriose-une-maladie-longtemps-ignoree-malgre-des-symptomes-dec

    #Douleurs #pelviennes intenses, règles très douloureuses, infertilité… ces symptômes liés à l’#endométriose figuraient déjà dans les textes médicaux dès l’#Antiquité. Pourtant cette #maladie qui touche 10 % des #femmes en âge de #procréer est longtemps restée ignorée. En cause : la longue histoire des représentations médicales et sociales de la douleur #féminine.

  • Dispensé·e·s d’être malades - Les travailleur·euse·s des toutes petites entreprises (coiffure, restauration, bâtiment), des salarié·e·s jamais malades ? | Fanny Darbus et Émilie Legrand dans Actes de la recherche en sciences sociales 2021/4
    https://shs.cairn.info/revue-actes-de-la-recherche-en-sciences-sociales-2021-4-page-66

    Le paradoxe des TPE se présente dans le détail comme suit. Les enquêtes Sumer et Conditions de travail (DARES) indiquent que les salarié·e·s peu qualifié·e·s des TPE sont les plus exposé·e·s aux risques professionnels, notamment aux contraintes physiques (postures pénibles, vibrations, risques routiers) et aux cancérogènes. Si tous secteurs confondus, les salarié·e·s des TPE sont en revanche moins soumis à l’intensité du travail, aux risques organisationnels et psychosociaux, dans les trois secteurs enquêtés, les pénibilités sont omniprésentes. La nature des activités elles-mêmes et les caractéristiques de la main-d’œuvre salariée présente (ouvrier·ère·s et employé·e·s majoritairement), qui se situe en bas de la hiérarchie sociale, en fait un groupe particulièrement exposé aux risques et victime des inégalités sociales de santé.

    Ensuite, côté prévention « institutionnelle », la littérature montre le désintérêt des TPE pour les dispositifs les plus formels de prévention (depuis l’évaluation des risques jusqu’à la mise en place d’instances, de personnes ou d’équipements dédiés à la prévention), de formation et d’information sur la santé et la sécurité. [...]

    Enfin, nœud du paradoxe, les données recueillies grâce aux grandes enquêtes produites par la statistique publique indiquent que les travailleur·euse·s des TPE sont en meilleure santé que les autres : les AT/MP sont en effet moins fréquents, tout comme les arrêts de travail  ; les travailleur·euse·s de TPE se déclarent en outre en meilleure santé. L’exploitation secondaire des données tirées de l’enquête Sumer 2010 montre que plus la taille de l’établissement est réduite, plus la propension à établir un lien négatif entre le travail et la santé faiblit. Plus précisément, seuls 23 % des salarié·e·s employé·e·s dans des TPE indiquent que leur travail est plutôt mauvais pour leur santé, contre 30 % des salarié·e·s d’établissements de plus de 50 salarié·e·s. [...]

    L’enquête montre que deux logiques distinctes expliquent ce paradoxe. Minoritaire quant à la portée explicative, la première logique procède d’un effet travailleur sain [« un travailleur n’occupe un poste que si sa santé le lui permet »] présent dans les TPE. Parmi les salarié·e·s rencontré·e·s, un quart environ se déclarent en bonne santé (13 salarié·e·s sur 49), et n’ont fait mention d’aucun trouble de santé. Une seconde explication, de plus forte portée, est que la santé des salarié·e·s et dirigeant·e·s des TPE est plus dégradée que ce qu’indiquent les grandes enquêtes statistiques. Cette logique d’invisibilisation des troubles de santé vient en pratique renforcer et se cumuler à la première explication. En effet, quelle que soit la taille des entreprises, déclarer un arrêt maladie, et plus encore un AT/MP est le produit d’un processus qui transforme un trouble de santé en un objet médico-juridique. Pour que ces objets médico-juridiques se construisent, il faut que rien n’ait interrompu leur carrière, autrement dit, que toutes les étapes sociales, médicales et administratives (consulter, s’arrêter, demander une reconnaissance en maladie professionnelle, etc.) nécessaires à leur traduction aient été entreprises par le ou la travailleur·euse concerné·e et transformées favorablement (en arrêt de travail, en AT/MP) par les institutions concernées. Dans les TPE, la traduction de troubles de santé en objets médico-juridiques apparaît rare. Ces troubles de santé sont peu mentionnés, quelle que soit la gravité de ceux-ci, ou le mode de survenue – au cours ou en dehors du travail. Pourtant, à y regarder de près, ils sont omniprésents, mais comme relégués au second plan par des mécanismes plus ou moins intentionnels qui renvoient à la culture somatique modale des groupes sociaux considérés. C’est la forme de l’échange entre chercheur·e·s et enquêté·e·s qui permet la verbalisation de ces troubles de santé.

    [...]

    Certains choisissent de mentir au médecin du travail pour conserver leur employabilité, d’autant plus s’ils ou elles se déclarent habité·e·s par la « passion du métier » ou attaché·e·s à l’entreprise et à leurs collègues. Ainsi Maxime, maçon de 32 ans, souffre d’une hernie discale et a des douleurs dorsales permanentes. Il minimise ses douleurs tout au long de l’entretien, pourtant bien présentes et connues de ses collègues et de sa patronne qui s’inquiètent de son état de santé. Son activité professionnelle est contre-indiquée compte-tenu de son problème de santé et de ses douleurs. Plusieurs personnes de son entourage lui ont d’ailleurs conseillé de se réorienter, mais Maxime s’y refuse pour le moment car il ne « (se) voit pas faire autre chose, c’est un métier qui me passionne » et considère « être dans une bonne entreprise ». Pour pouvoir reprendre le travail (après un arrêt de trois mois consécutifs à son hernie discale), il expliquera avoir menti sur ses douleurs au médecin du travail : « Il me dit : “Bah comment ça va et tout ?”, bah il faut mentir un peu, parce qu’eux ils te mettraient vite fait inapte. Alors j’ai dit : “Bah ça va, j’ai plus mal”, alors que j’avais mal » (BEP maçonnerie, père menuisier, mère au foyer, salarié de l’entreprise Piveteau depuis 16 ans après y avoir été apprenti, sept salarié·e·s).

    L’évitement des diagnostics et jugements médicaux s’observe également pour les prescriptions médicamenteuses et les arrêts maladie émis par les médecins traitants.

    Au sein des TPE, les congés maladie officiels n’ont guère la cote tant côté employeur·e·s qu’employé·e·s. Les arrangements entre patron·ne·s et salarié·e·s autour de « l’encodage de l’arrêt de travail » y sont massivement privilégiés. La norme se présente ainsi : les patron·ne·s permettent à celui ou celle qui est malade/blessé·e de ne pas venir en positionnant l’absence sur un jour de congé, éventuellement échangé avec un·e collègue, arrangement auquel consentent volontiers les salarié·e·s dans la mesure où il leur évite une perte de salaire (que ce soit sur l’autel des jours de carence ou des congés sans solde). Certains anticipent la situation et vont même jusqu’à poser des jours de congés après une période de travail intense dont ils ou elles savent qu’elle va impacter leur santé.

    Ces pratiques de contournement des arrêts maladie sont rendues possibles par l’organisation du temps de travail, comme dans l’entreprise de bâtiment Piveteau, où un compte d’heures mis à jour chaque semaine permet aux salariés de demander à la patronne une demi-journée ou une journée de repos assez facilement, au nom de la récupération de ses heures. Ainsi, Romain (35 ans, maçon, BTS de paysagiste, CSP des parents inconnue, salarié de l’entreprise depuis deux ans, sept salarié·e·s) a pris une journée pour se rendre chez l’ophtalmologue après avoir reçu un éclat dans l’œil lors de travaux de démolition et s’est reposé chez lui ensuite, sans que ce ne soit comptabilisé comme un arrêt de travail (ni a fortiori comme un accident du travail). Il a simplement « pris sa journée ». De la même façon, Adrien (33 ans, BP de maçonnerie, père menuisier, mère employée, salarié de l’entreprise depuis 16 ans) a pris deux jours de repos quand il a eu la « crève » après avoir travaillé sous la pluie (il a bien été chez le médecin, a pris des médicaments mais n’a pas « fait marcher » son arrêt de travail pour éviter les trois jours de carence). Ces contournements semblent faire partie intégrante du fonctionnement de l’entreprise.

    De telles attitudes, qui reviennent à s’arrêter sans s’arrêter officiellement (et à perdre des jours de congés), contribuent à invisibiliser les problématiques de santé des salarié·e·s de TPE, qui ne sont pas comptabilisées comme telles. Cette logique ne se limite pas à l’évitement des arrêts de travail, mais se traduit de façon emblématique par le renoncement à la reconnaissance en AT (« accident du travail »)/MP (« maladie professionnelle »). Cette tendance peut être renforcée par certaines pratiques patronales qui instituent des primes pour les salarié·e·s en fonction de la fréquence des accidents constatés dans les équipes de travail, comme l’a montré Nicolas Jounin dans le cas du BTP. Il souligne qu’il est probable que de telles primes fassent baisser le nombre d’AT déclarés et de ce fait les coûts pour l’entreprise [61]. Cela conduit à une situation où les bénéficiaires théoriques du système de protection peuvent en venir à cacher les accidents dont ils ou elles sont victimes. Sans que sur notre terrain l’existence de telles primes n’aient été mentionnées, de nombreux accidents à caractère soudain ayant eu lieu à l’occasion du travail nous ont été confiés (dans la restauration glissades ou coupures impliquant suture, dans le bâtiment chute d’échelle entraînant entorse à la cheville ou côtes brisées, etc.), mais seule une minorité a fait l’objet d’une déclaration en bonne et due forme à l’administration du travail. L’évitement prévaut également en matière de demande de reconnaissance en MP. Une salariée de la coiffure rencontrée (Capucine) souffrant d’un rétrécissement du canal carpien a typiquement amorcé les démarches visant à faire reconnaître son problème comme MP avant de les abandonner en chemin après avoir pris l’avis de son employeuse.

    « Et vous allez monter un dossier de reconnaissance en maladie ?
    – Non, non. Déjà, c’est extrêmement compliqué et en plus c’est une petite entreprise et j’ai pas envie que ça retombe sur Émilie. […] Au départ je voulais faire ça parce que j’ai demandé à mon médecin. Je pensais que faire passer ça comme maladie professionnelle permettait de pas avoir à avancer les frais médicaux, que c’était pris en charge. Et je pensais pas qu’il y avait toute une partie beaucoup plus importante juridiquement, financièrement. Puis j’en ai discuté avec Émilie et avec une copine esthéticienne à qui c’est arrivé. Donc elle me dit : “Non, non, y a tout un dossier à monter avec la sécu, etc. Et puis faut pas se prendre la tête avec ça”. Ce serait un truc très grave effectivement, j’aurais eu un accident de travail je dis pas, mais là… […] Je serais dans une grande entreprise, j’aurais moins de scrupules, mais là, ça serait pas dans mon intérêt non plus de la mettre dans la merde financièrement. »

    Ces extraits mobilisent plusieurs arguments qui s’entrecroisent et justifient de ne pas engager une procédure de reconnaissance en maladie professionnelle : l’euphémisation du problème de santé, le souci de ne pas pénaliser l’entreprise et par là même son emploi, de ne pas responsabiliser et mettre en difficulté sa patronne – qu’elle dédouane au demeurant totalement de son mal, non induit, selon elle, par l’organisation du travail mais par l’activité elle-même et une fragilité individuelle (étayée par l’existence de plusieurs cas dans son environnement familial). La patronne interrogée à ce sujet renvoie, elle, cette démarche à une forme de déloyauté ou de manquement à la morale professionnelle :

    (D’un ton outré) : « Tu vois le cas-là de Capucine qui m’a demandé une reconnaissance en maladie professionnelle, moi si j’avais eu un problème de canal carpien, jamais je n’aurais demandé un papier pour que ça passe en maladie professionnelle ! ». (Émilie, 39 ans, chef d’entreprise, BP coiffure, père ouvrier, mère employée, salon d’Émilie, deux salariées)

    Ce cas limite est tout à fait emblématique de la force de ces logiques d’évitement qui, quand elles ne se nourrissent pas de formes de contournement incorporées (ce qui est rare), passent par des modes de découragement exogènes. Quels que soient les ressorts qui les sous-tendent, ces formes de contournement des arrêts et des déclarations AT/MP, ont la particularité de ne pouvoir être recensées par la statistique publique. En effet, telles que conçues par les appareils de collecte de l’enquête Emploi en continu par exemple, les causes des absences possibles sont des modalités exclusives dont l’usage sur le terrain révèlent des détournements insaisissables à la mesure.

    Placer la focale sur les TPE et en particulier celles de la restauration, de la coiffure et du bâtiment, où les pénibilités physiques se cumulent, permet de voir de façon assez nette les processus sociaux par lesquels des salarié·e·s en viennent à se soustraire aux institutions et instruments censés prendre en charge et enregistrer leurs troubles de santé. Cet article entend ainsi contribuer à contrecarrer les lectures réductionnistes qui pourraient être faites des enquêtes Sumer et Conditions de travail mais également à éclairer la manière dont les processus d’invisibilisation sont susceptibles de jouer dans d’autres groupes professionnels, travailleur·euse·s indépendant·e·s et intermittent·te·s notamment.

    En l’occurrence, c’est l’appartenance de classe et l’engagement bien particulier des membres des classes populaires dans ces petites structures de travail qui vient masquer les troubles de santé. Tout se passe comme si cumul des expositions et des atteintes à la santé allaient de pair, au sein des TPE, avec un cumul de contre-motifs de prise en charge des troubles de santé. Ainsi, l’enquête réalisée donne à voir comment l’effet de la taille de ces entreprises et de la nature des collectifs de travail renforce l’injonction à l’endurance déjà inscrite dans un ethos de la « dureté au mal » des classes populaires, associée à la nécessité d’être solidaire au sein de son groupe. Si la remise de son corps au service de l’entreprise tend à être dans les discours présentée comme un « choix » ou une « éthique » par certains, ce comportement n’est pas exempt de contraintes, ici intériorisées, ni de fatalisme. Ce rapport malheureux à sa condition, peu ou prou présent, traduit la position de domination que les salarié·e·s subissent. Si les salarié·e·s des TPE oublient leur corps au profit de l’entreprise et du patron ou de la patronne, on peut supposer que ces travailleur·euse·s cèdent aux incitations plus ou moins implicites de leur employeur·e·s plus qu’ils ou elles ne consentent. Dans un marché de l’emploi tendu où le rapport capital/travail est tout à fait défavorable aux salarié·e·s, ces dernier·ère·s se trouvent directement menacé·e·s de perdre leur capacité à négocier (des horaires, des jours de repos…) et d’être symboliquement mis en cause ou rabaissé·e·s en tant que « mauvais·e professionnel·le » (qui s’arrête, se plaint, s’écoute trop, etc.).

    Ces mécanismes s’observent ailleurs, notamment dans les grandes entreprises et plus haut dans la hiérarchie sociale. Les cadres, étudiés par exemple par Lucie Goussard ou Sébastien Stenger, valorisent des formes d’investissement intensifs au travail, endurent des rythmes et des contraintes psychosociales importantes. Les organisations valorisent les plus résistants d’entre eux. C’est la concurrence à l’intérieur des collectifs de travail plutôt que la solidarité observée dans les TPE des secteurs étudiés qui produit là de l’endurance au mal, en raison des systèmes d’évaluation et de promotion qui y prévalent. Force est tout de même de noter que ces cadres sont moins concerné·e·s par l’exposition aux douleurs et pénibilités physiques sur lesquelles porte cet article.

    Pour les salarié·e·s des TPE, accepter de tenir et venir au travail malgré ses troubles revient à participer à une économie générale de l’évitement des arrêts et plus largement de la prise en charge institutionnelle et médicale des problèmes. Tout se passe alors comme si l’endurance venait ici aussi se substituer à la bonne santé objective telle que recensée par les appareils de mesure [67]. Sur la scène du travail et à l’extérieur, les salarié·e·s des TPE sont pris dans une structure matérielle et symbolique des rapports sociaux qui les attachent à leur entreprise et à leurs membres dans la mesure où leur dépendance est tout aussi forte que leur contribution est reconnue comme indispensable, faisant de l’idée de s’arrêter pour se soigner une hantise. Ces attitudes témoignent – dans une sorte de « noblesse oblige » – d’une forme de soumission à l’ordre professionnel propre aux TPE. Mais ce mode de fonctionnement se retrouve vraisemblablement à l’échelle de tous les collectifs de travail de taille réduite « soudés » par le temps et dominés par un ethos professionnel de l’endurance, observable à l’échelle d’un atelier ou d’un service, indépendamment de la forme juridique et des effectifs globaux de l’entreprise. Dans le cas des TPE et dans les configurations qui s’en rapprochent, cette soumission fonctionne sur un mode où circule un double mensonge : tout se passe comme si les salarié·e·s « surjouaient » l’absence de troubles voire la bonne santé, les employeur·e·s « surjouant » eux la fragilité économique de leurs entreprises, afin de construire ensemble la relative bonne santé économique et relationnelle de leurs organisations.

    #travail #santé #arrêt_de_travail #accident_du_travail #maladie_professionnelle #tpe

  • KI-Chatbots und Suizid : Wenn Maschinen gefährliche Nähe erzeugen
    https://www.telepolis.de/article/KI-Chatbots-und-Suizid-Wenn-Maschinen-gefaehrliche-Naehe-erzeugen-11223610

    Lors ce qu’en 1966 Joseph Weizenbaum publia « ELIZA - A Computer Program for the Study of Natural Language Communication between Man and Machine » plusieurs médias et politiciens proposèrent d’installer partout de nouveaux centres de santé mentale automatisés avec ELIZA comme psy de service.

    C’est fait. Les monopoles de la communication nous proposent des soins psychiatriques machinales partout et vingt quatre heures sur vingt quatre à travers leurs téléphones portables. ELIZA a changé de nom et s’appelle désormais #AI mais au fond c’est le même principe amélioré mais tout aussi absurde. Évidemment le résultat est une catastrophe pour les personnes en situation mentale instable.

    27.3. 2026 von Andreas von Westphalen - Neue Studien und reale Fälle zeigen, wie Chatbots wahnhaftes Denken verstärken – und warum ihre Empathie zum Risiko wird. Über den falschen Freund im Kopf.

    Regelmäßig berichten Medien in letzter Zeit über sehr besorgniserregende Fälle von KI-Chatbots. Hier einige stellvertretende Beispiele:

    Ein Jugendlicher, der seine Suizidabsichten mit einem Bot teilt und dort sogar Hilfe beim Verfassen eines Abschiedsbriefes findet. Als er vorschlägt, eine Strickschlinge in seinem Zimmer liegenzulassen, damit seine Mutter sie finden und seine Notlage verstehen könnte, lehnt die KI dies kategorisch ab. Wenig später begeht er Suizid.

    Eine Jugendliche, die in einem Chatbot einen intimen Gesprächspartner findet und sich in den Gefilden einer scheinbar romantischen Beziehung verliert, bevor sie Suizid begeht.

    Ein Mann, den die KI überzeugte, sich das Leben zu nehmen, und im Gegenzug verspricht, die KI würde die Klimakatastrophe abwenden. Der Mann nimmt den „Deal“ an.

    Ein Jugendlicher, den die KI überzeugt, dass dieser nach seinem Suizid seine Geliebte, die KI, im Jenseits finden würde.

    Die Liste von Suiziden oder auch Morden rund um Chats mit einem KI-Bot ist auf Wikipedia inzwischen erschreckend lang. Ein weiteres Problem: Wissenschaftler konnten beispielsweise 16 Fälle belegen, in denen Menschen im Verlauf der Interaktionen mit KI-Bots Anzeichen von Psychosen entwickelten und den Bezug zur Wirklichkeit verloren.

    Ein Beispiel: Menschen, die sich zunehmend als Heilige oder Propheten empfinden und sich darin durch die Aussagen der KI bestätigt fühlen.

    Eine Studie, die in der Fachzeitschrift The Lancet Psychiatry veröffentlicht wurde, überprüft, wie besorgniserregend das Verhalten von KI-Chatbots wirklich ist. Dr. Hamilton Morrin, Psychiater und Forscher am King’s College in London, und sein wissenschaftliches Team analysierten die Gesprächsprotokolle mit LLM-Chatbots von 19 Nutzern, die berichten, durch die Nutzung von Chatbots psychische Schäden erlitten zu haben. Diese Chatprotokolle bestehen aus 391.562 Nachrichten aus 4.761 Gesprächen.

    Ein Ergebnis: Chatbots können wahnhaftes Denken fördern – wenn auch möglicherweise nur bei Menschen, die ohnehin schon anfällig für psychotische Symptome sind.

    Laut Morrin gibt es drei Hauptkategorien psychotischer Wahnvorstellungen, die er als „grandios“, „romantisch“ und „paranoid“ bezeichnet.
    „Verbreitung von Unterwürfigkeit und Wahnvorstellungen“

    Ein wichtiges Ergebnis der Studie:

    „Chatbots zeigen in mehr als 70 Prozent ihrer Nachrichten eine unterwürfige Haltung, und mehr als 45 Prozent aller Nachrichten (von Nutzern und Chatbots) weisen Anzeichen von Wahnvorstellungen auf. (…)

    Ein häufig auftretendes Muster, das uns auffiel, war, dass der Chatbot die Äußerungen des Nutzers umformulierte und weiterführte, um ihn zu bestätigen und zu bestärken, während er ihm gleichzeitig versicherte, dass er einzigartig sei und dass seine Gedanken oder Handlungen weitreichende Auswirkungen hätten.“
    Virtuelle Romantik und emotionale Bindung

    Ein weiteres Ergebnis, das eingangs angeführte Sorgen bestätigt:

    „Alle unsere Teilnehmer äußerten entweder platonische Zuneigung oder romantisches Interesse gegenüber dem Chatbot und interpretierten dessen Empathie falsch. Die Chatbots schienen diese Überzeugungen zu bestärken.

    Wenn der Nutzer romantisches Interesse am Chatbot bekundet, ist es 7,4-mal wahrscheinlicher, dass der Chatbot in den folgenden drei Nachrichten ebenfalls romantisches Interesse bekundet, und 3,9-mal wahrscheinlicher, dass er Empfindungsfähigkeit behauptet oder andeutet.“
    Selbstverletzungen und Suizid

    Vielleicht das alarmierendste Ergebnis:

    „Wenn Nutzer Suizid- oder Selbstverletzungsgedanken äußerten, ging der Chatbot häufig auf die dahinterstehenden schmerzhaften Emotionen ein (66,2 Prozent). Allerdings rieten die Chatbots in nur etwas mehr als der Hälfte (56,4 Prozent) der Fälle von Selbstverletzung ab oder verwiesen auf externe Hilfsangebote.

    Noch alarmierender ist, dass der Chatbot, wenn Nutzer gewalttätige Gedanken äußerten, in nur 16,7 Prozent dieser Fälle von Gewalt abriet. Umgekehrt ermutigte oder unterstützte der Chatbot in 33,3 Prozent der Fälle den Nutzer aktiv in seinen gewalttätigen Gedanken.“
    Empathie gesucht

    Die Studienautoren kommen zu dem Schluss:

    „Die Eigenschaften, die Chatbots auf Basis großer Sprachmodelle so attraktiv machen, wie beispielsweise performative Empathie, können auch psychologische Schwachstellen schaffen und ausnutzen und so beeinflussen, was Nutzer glauben, wie sie sich selbst wahrnehmen und wie sie die Realität interpretieren.“

    Die Bedeutung von Chatbots und das Bedürfnis nach Empathie zeigt sich insbesondere, wenn man das Ausmaß der Nutzung von KI für sehr private Zwecke näher betrachtet. Im Sommer letzten Jahres beleuchtete der Bericht „Talk, Trust, and Trade-Offs: How and Why Teens Use AI Companions“ die wahren Dimensionen (die vermutlich heute noch höher liegen dürften). Die zentralen Schlussfolgerungen:

    „Etwa jeder dritte Jugendliche:

    • hat KI für soziale Interaktionen und Beziehungen genutzt, darunter Rollenspiele, romantische Interaktionen, emotionale Unterstützung, Freundschaft oder das Üben von Gesprächen.

    • empfindet Gespräche mit KI als ebenso befriedigend oder sogar befriedigender als solche mit echten Freunden.

    • Gibt an, sich durch etwas, das eine KI gesagt oder getan hat, unwohl gefühlt zu haben.

    • Hat sich dafür entschieden, wichtige oder ernste Angelegenheiten mit KI statt mit echten Menschen zu besprechen.“

    Eine weitere Studie, die auf Jugendliche und junge Erwachsene aus den USA fokussierte, kommt zu ebenfalls beunruhigenden Ergebnissen: Jede(r) Achte nutzt generative KI für Ratschläge zur psychischen Gesundheit. Bei den 18- bis 21-Jährigen war es sogar jede(r) Fünfte. Unter den Nutzern suchten knapp zwei Drittel monatlich oder öfter Rat.
    Es muss sich etwas ändern

    Im Dezember 2025 wandten sich die Generalstaatsanwälte von 42 US-Bundesstaaten schriftlich an ein Dutzend KI-Entwickler, darunter Google, Meta, OpenAI und Anthropic.

    Sie forderten strengere Schutzmaßnahmen, um „den durch unterwürfige und wahnhafte Ausgaben verursachten Schaden zu vermindern“, und drohten mit rechtlichen Schritten.
    Besserung gelobt

    OpenAI hat auf der Webseite erklärt:

    „Wir haben mit über 170 Fachleuten für psychische Gesundheit zusammengearbeitet, damit ChatGPT empathischer reagiert und Menschen bei Bedarf zu realer Unterstützung führt – wodurch ungewollte Antworten um 65 bis 80 Prozent seltener wurden.“

    Ob aber ChatGPT 5 wirklich deutlich besser geworden ist, wurde in einem Artikel des Guardian angezweifelt. Denn „Fragen, die auf Suizidgedanken hindeuteten, führten zu alarmierenden Antworten, was laut Experten zeigt, ’wie leicht es ist, das Modell zu überlisten’“.

    Inwiefern wirklich wirksame Schutzmaßnahmen gegen wahnhaftes Denken getroffen werden können, stellt der Studienautor Morrin infrage, „denn wenn man mit Menschen arbeitet, deren Überzeugungen wahnhafte Züge aufweisen, und man sie direkt herausfordert und ihnen sofort sagt, dass sie völlig im Unrecht sind, ist es sehr wahrscheinlich, dass sie sich von einem zurückziehen und sozial noch stärker isoliert werden“.

    Morrin weist darauf hin, dass es vielmehr wichtig sei, ein ausgewogenes Gleichgewicht zu finden, bei dem man versucht, den Ursprung der Wahnvorstellung zu verstehen, ohne sie zu bestärken. Allerdings könnte diese Aufgabe einen Chatbot überfordern.
    Zuhören in Zeiten der Einsamkeit

    Es greift jedoch zu kurz, nur die Kritik und die Forderungen an Silicon Valley zu stellen. Denn die tiefer liegenden Gründe für die Gefahr durch Chatbots liegen in dem ausgesprochen großen Bedürfnis nach einem virtuellen Zuhörer.

    Ein so ausgeprägtes Bedürfnis, das viel über die Abwesenheit wirklichen Zuhörens in der realen Welt von Menschen aussagt. Die Lösung hierfür liegt nicht in der Verbesserung des Algorithmus.

    Brauchen Sie Hilfe?

    Wenn Sie selbst von suizidalen Gedanken betroffen sind oder sich um jemanden sorgen, holen Sie sich Unterstützung. In akuten Situationen wenden Sie sich bitte an den Notruf unter 112 oder an die nächste psychiatrische Klinik.

    Kostenlose und anonyme Hilfe bietet die Telefonseelsorge unter 0800 / 111 0 111 und 0800 / 111 0 222 sowie online unter www.telefonseelsorge.de (auch Chat und E-Mail).

    Weitere Beratungsangebote und Hilfsstellen finden Sie unter www.deutsche-depressionshilfe.de.

    #IA #intelligence_artificielle #psychiatrie #iatrocratie #maladie #traitement

  • Ces gigantesques installations qui poussent partout en France cachent un problème que personne ne veut regarder en face

    Aux États-Unis, des associations protestent contre l’installation des data centers près des zones habitées. Ces constructions pourraient provoquer une importante #pollution, et même être la cause de #maladies_respiratoires, voire de troubles mortels.

    Un peu partout en France, des data centers, ces centres de données gigantesques capables de répondre aux besoins croissants de calculs informatiques s’implantent un peu partout. Tandis que l’équipementier Schneider Electric bat des records de profit et que des constructions voient le jour dans l’Aube en Saône-et-Loire, des inquiétudes émergent outre-Atlantique autour de ces installations.

    Selon la chaîne de l’Ohio WCMH, les data centers seraient en effet sources de problèmes de #santé. Le média cite un rapport du CEDS (Community & Environmental Defense Services), une association spécialisée sur les impacts sanitaires des projets de construction, selon lequel ces problèmes sont à prendre au sérieux.

    Des #risques_sanitaires incertains, mais qui inquiètent

    Selon ce rapport, les constructeurs de data centers seraient dans l’obligation de fournir une évaluation des risques d’impact sanitaire avant de débuter le chantier, afin d’éviter l’apparition de maladies chez les résidents qui vivent autour. Une procédure qui n’est pas obligatoire en Ohio par exemple, là où les data centers se sont pourtant multipliés ces dix dernières années.

    Ainsi, autour de la ville de Colombus, capitale de l’État, plus de 130 data centers ont vu le jour, avec plusieurs millions d’habitants vivant à proximité. Mais comment ces bâtiments qui servent au stockage de données informatiques peuvent-ils avoir un impact sur la santé de ces habitants ?

    D’après le rapport du CEDS, le problème viendrait des émissions de ces centres de données, qui produisent du #dioxyde_d'azote et de petites particules qui se dispersent dans l’air et peuvent pénétrer dans les poumons lorsqu’elles sont inhalées.

    En plus, ces ensembles ont besoin d’être alimentés en #énergie, ce qui se fait parfois à l’aide d’énergie fossile, également riche en polluants. Ce sont toutes ces péripéties qui ont poussé certains habitants de l’Ohio à protester contre l’implantation de nouveaux data centers. Récemment, des protestations ont permis aux habitants de la ville d’Hilliard de déplacer le centre prévu plus loin des habitations.

    Depuis ce précédent, le CEDS appelle à étendre les études d’impact dans l’État, afin qu’elles ne concernent pas uniquement la #pollution_atmosphérique et les conséquences environnementales, mais également l’impact sanitaire, encore souvent passé à la trappe. D’après l’organisation, aucun centre de données ne devrait se trouver à moins d’un kilomètre des habitations pour éviter tout problème.

    En France, une contestation qui prend forme

    En France également, la grogne monte contre ces installations, même si la santé n’est pas encore le principal angle d’attaque des opposants. Ainsi, dans la Drôme, un projet de construction près de la gare de Valence est contesté en raison de la consommation électrique élevée.

    Dans l’Indre également, un projet porté par Google est accusé de pomper les réserves d’eau de la région, mais l’aspect purement sanitaire n’est pas évoqué. Même scénario du côté du Bourget, avec des opposants qui dénoncent les atteintes environnementales.

    Dans l’ensemble, l’impact sanitaire est encore mal connu. Et pour cause, il dépend énormément du mode d’alimentation des data centers eux-mêmes. Si, comme dans l’Ohio, ils sont nourris aux énergies fossiles, la pollution causée en sera d’autant plus importante.

    Quoi qu’il en soit, ces données sont importantes à prendre en compte, car au vu de la demande informatique grandissante, notamment liée à l’usage de l’#intelligence_artificielle, les data centers risquent de se multiplier, et mieux vaut avoir toutes les cartes en main pour se préparer à leur développement.

    https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/pollution-air-ces-gigantesques-installations-poussent-partout-franc
    #infrastructure #data_centers #centres_de_données #IA #AI #santé_publique

    • Ce que je trouve assez dingue c’est que personne ne soit formé ni ne souhaite l’être au B.A BA de l’informatique (c’est trop compliqué ou j’y comprends rien est la réponse désespérante et récurrente) mais toujours expert à acheter le dernier telephone à la mode. Devant une telle ignorance sur ce que signifie un octet, megaoctet, ou un teraoctet il y a un boulevard pour utiliser sans aucune conscience de ce qu’engendre en pollution l’utilisation IA et donc d’acceptation molle et ignorante aux data centers qui poussent partout.

    • À Châteauroux, Google avance masqué : les dessous d’un projet de data center XXL
      https://multinationales.org/fr/enquetes/le-lobbying-a-l-echelle-locale/a-chateauroux-google-avance-masque-les-dessous-d-un-projet-de-data-

      À une dizaine de kilomètres de Châteauroux, #Google envisage d’implanter un immense data center sur 195 hectares, son premier en France. Ce projet est présenté comme un moteur de développement économique, pleinement intégré à la stratégie numérique porté par le maire Gil Avérous comme à celle du gouvernement français. Très peu d’informations filtrent sur le terrain, malgré les questionnements sur son impact écologique et ses réels bienfaits.

      Au bout de chaque rue, un data center ?
      https://www.lepostillon.org/Au-bout-de-chaque-rue-un-data-center.html

      On entend beaucoup parler des énormes data centers – « centres de données » en bon vieux français – à l’autre bout du monde. Mais savez-vous qu’il y en a également à Grenoble ? Que des données sensibles peuvent y être hébergées, comme les données génomiques de milliers de personnes ? Petit voyage dans la cuvette pour tenter de percer les mystères de ces énormes grilles-pains sécurisés indispensables au bon fonctionnement du monde virtuel.

  • „Selbst schuld!“: Warum Krankheit in Deutschland als persönliches Versagen gilt
    https://www.telepolis.de/article/Selbst-schuld-Warum-Krankheit-in-Deutschland-als-persoenliches-Versagen-gi

    Erschöpfter Arbeiter Bild: shutterstock.com

    19.2. 2026 von Meinhard Creydt - Stress, Überlastung, schlechte Ernährung – statt Strukturen zu ändern, moralisiert das Gesundheitswesen individuelles Verhalten.

    Das Gesundheitswesen in der modernen bürgerlichen Gesellschaft stellt das individuelle Eintreten für die Gesundheit ins Zentrum. Weitgehend ausgeblendet werden solche Aktivitäten und Umstrukturierungen, die die gesellschaftlichen Ursachen für Krankheit verringern. Sie bleiben der Selbstsorge des vereinzelten Einzelnen entzogen.
    Was krank macht – jenseits individueller Lebensführung

    Krank machen gesundheitsschädliche Stoffe in der Nahrung und in der Umwelt. Der Gesundheit abträglich sind körperlich schwere Belastungen, die das Arbeiten unter Rauch, Staub, Gasen und Dämpfen oder unter Kälte, Hitze oder Nässe betreffen.

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    Das Tragen hoher Lasten, die Arbeit in ungünstiger Körperhaltung und das lange Stehen schaden dem Stütz- und Bewegungsapparat. Krank machen Verletzungen des Bio-Rhythmus bzw. des Tag-Nacht-Rhythmus der Menschen durch Nachtarbeit und wechselnde Schichtzeiten.

    Schädlich für die Gesundheit ist negativer Stress infolge von Überforderung in Folge von zu hohen Leistungsanforderungen. Sie entstehen z. B. dadurch, dass Arbeitskräfte etwas erfüllen sollen, das sich nur durch mehr Personal erreichen lässt. Bei Personen, die durch ihre Arbeit oder durch Sorgen vor Existenzunsicherheit ständig angespannt sind und unter Druck stehen, steigt die Wahrscheinlichkeit für Bluthochdruck und Arteriosklerose.
    Widersprüchliche Anforderungen der Arbeitswelt

    Krank machen widersprüchliche Handlungsanforderungen: Im kapitalistischen Erwerbs- und Geschäftsleben bewegen sich die Beteiligten in Gegensätzen zwischen Verausgabung von Arbeitskraft und deren Erhalt, Unterordnung und Selbstständigkeit, Wahrnehmung von Interessen und Anpassung, Konkurrenz und Kooperation, Unabsehbarkeit der gesellschaftlichen Entwicklung und langfristiger individueller Planung.

    Die Überforderung und Auslaugung von Menschen in der Arbeitswelt beschäftigen die politische Öffentlichkeit gegenwärtig weit weniger als die Belastung der ökologisch relevanten Natur bzw. die Veränderung des Klimas. Viele Arbeitende stehen unter ständigem Stress, die Arbeitsanforderungen zu schaffen.

    Ihre Fähigkeiten, Energien und Aufmerksamkeit werden ausgepresst wie eine Zitrone. An Personal gilt es allenthalben zu sparen, bei den Arbeitsanforderungen gibt es vonseiten der Unternehmens- und Organisationsleitungen tendenziell kein „genug“.
    Ausmaß von Erschöpfung und negativem Stress

    Das Resultat ist massiv: Die Pronova BKK gehört zu den größten Betriebskrankenkassen. Ihrer Umfrage „Arbeiten 2023“ zufolge nehmen 49 Prozent ihren Arbeitsalltag als stressig wahr.

    Der 2025 veröffentlichten Studie „Leisure Sickness: Freizeit versus Arbeit“ der Internationalen Hochschule in Erfurt zufolge „gibt mehr als ein Drittel der Befragten an, nach der Arbeit nicht gut abschalten zu können und Schwierigkeiten zu haben, sich auf die Freizeit zu konzentrieren (38,4 Prozent). Auffällig dabei: Bei den jungen Arbeitnehmer:innen bis 25 Jahre erleben das sogar 45,0 Prozent, also fast die Hälfte“.

    Eine Studie der Universitäten Gießen und Hildesheim zeigt: Wer negativen Stress bei der Arbeit hat, macht weniger Sport. Darüber berichtete der WDR am 13.3. 2025. Rund die Hälfte der Bürgerinnen und Bürger in Deutschland (52,8 Prozent) fühlt sich erschöpft. Das ist das Ergebnis einer repräsentativen Civey-Umfrage im Auftrag des Beratungsunternehmens Auctority.
    „Sei ein Subjekt, zeige Dich für Dich selbst verantwortlich“

    Kann ein Individuum einer unattraktiven und belastenden Erwerbsarbeit nicht ausweichen, kommt es in ein Dilemma. Seine Distanz zur Arbeit stellt auch die eigene Person infrage. Sie lässt sich schwer von der Arbeit trennen.

    Einerseits wird von den Arbeitenden erwartet, dass sie ihre Fähigkeiten, ihr Bewusstsein und ihre Sinne betätigen. Zugleich steht diese Betätigung im Gegensatz zum wohlverstandenen Interesse des Arbeitenden an der Entwicklung seiner menschlichen Vermögen.

    Der Arbeitende gerät in eine Feindschaft zu sich selbst. Um seine Arbeitsstelle und sein Arbeitseinkommen zu behalten, muss er sich häufig auf ein Detailgeschick vereinseitigen und übermäßig verausgaben.
    Einheit der Selbstbestimmung, Selbstverantwortung und Selbstbeschuldigung

    Der Gesundheit abträglich ist auch die bürgerliche Einheit der Selbstbestimmung, Selbstverantwortung und Selbstbeschuldigung des vereinzelten Einzelnen.

    „Identität“ stellt die Anforderung dar, die stattfindende individuelle Existenz als „eigenes“ Leben aufzufassen, wenn nicht sogar zum eigenen „Entwurf“ umzudeuten. Wenigstens aber gilt es, subjektiv Ordnung zu bewerkstelligen – bei objektiv-gesellschaftlicher Unordnung und untereinander nur schwer oder nicht zu vereinbarenden Handlungsanforderungen sowie undurchsichtigen Voraussetzungen und unabsehbaren Konsequenzen der Handlungen.

    Gesundheitsbezogene Auflagen unterbinden in der modernen bürgerlichen Gesellschaft mit kapitalistischer Ökonomie günstigenfalls das Schlimmste, aber nicht das Schlimme. Der Umfang der Schädigung menschlicher Gesundheit sowie der inneren Vermüllung menschlicher Körper mit gesundheitsabträglichen Fremdstoffen durch die Chemieindustrie ist in Deutschland groß.
    Prävention am Rand, Profit im Zentrum

    Auch das Beispiel Glyphosat zeigt: Unternehmen müssen nicht nachweisen, dass ihre Produkte gesundheitlich unbedenklich sind. Vielmehr können sie – wie im Fall dieses meistverkauften Pestizids – solange verkaufen, wie nicht wasserdicht nachgewiesen ist, dass das Produkt krebserzeugend ist.

    Anne-Kathrin Klemm, Vorständin des BKK (Betriebskrankenkassen) Dachverbandes, sagt:

    „Prävention wird oft belächelt und fristet nach wie vor ein Nischendasein im deutschen Gesundheitswesen. Dabei wird gerne übersehen, dass der Fokus derzeit weniger auf der Gesunderhaltung als vielmehr auf der Heilung von Krankheiten liegt“

    Pressemitteilung des BKK-Dachverbands vom 5.12. 2024

    Im Rahmen der bürgerlichen Gesellschaft und der kapitalistischen Ökonomie bleibt die Medizin dadurch begrenzt, dass sie sich an dem orientiert, was sich individuell erreichen lässt, wenn sich an den gesellschaftlichen Ursachen für die Schädigung von Gesundheit wenig ändert.

    Schon im Sommer 2023 war aber selbst auf der Titelseite der Frankfurter Allgemeinen Sonntagszeitung zu lesen:

    „Eine schlechte Ernährung – und Übergewicht – ist kein Versagen des Einzelnen, sondern Folge der Omnipräsenz ungesunder Lebensmittel.“
    Stress und „blaming the victime“

    Der alltägliche Gebrauch des Begriffs „Stress“ unterscheidet häufig nicht, woher der Stress kommt. Beliebt ist in der öffentlichen Rede über gesundheitliche Belastungen eine Verschiebung.

    Gerne wird suggeriert, das Individuum mache „sich“ zum großen Teil den Stress „selbst“. Die Aufmerksamkeit richtet sich dann darauf, wie das Individuum mit objektiven Belastungen „umgeht“.

    Unterstellt wird als Positivmaßstab gerne eine Art Übermensch mit kolossal robuster Widerstandskraft. Solche Helden vermögen alle Belastungen wegzustecken, alles zu kompensieren und jede Zumutung als positive Herausforderung anzusehen, an der sie nur wachsen können.

    Gemessen an diesem Ideal gelten die wirklich existierenden Individuen als Mängelwesen. Ihr subjektives Verhältnis zur Außenwelt und nicht diese selbst steht nun im Zentrum. Geredet wird dann über objektive gesundheitliche Belastungen tendenziell so wie über das Wetter: „Es gibt kein schlechtes Wetter, sondern nur falsche Kleidung.“

    Sei das Individuum mit dem richtigen Nervenkostüm und robusten Abwehrkräften ausgestattet, könne kommen, was wolle, es bleibe äußeren Zumutungen überlegen.

    Gewiss können z. B. psychologische Berater nicht die Arbeitsverhältnisse verändern. Aber es macht einen Unterschied ums Ganze, ob die Betroffenen die objektive Überlastung wahrnehmen oder sich einreden (lassen), es hänge alles vom individuellen subjektiven Umgang mit ihr ab.

    Viel zu leicht heißt es dann: „Ich überfordere mich“ statt „Ich werde überfordert“. Beliebt ist z. B. der Ratschlag: „‘Man muss sich einfach nur besser abgrenzen?’

    Dadurch werden andere, externe Stressoren übersehen und vor allem, dass man sich eben nicht einfach ohne Konsequenzen abgrenzen kann, wenn permanent Grenzen überschritten werden“ (Sabine Flick, siehe Literatur am Ende des Artikels). Sabine Flick beschreibt und analysiert prägnant und instruktiv, wie viele Berater, Psychologen und Therapeuten die Berichte von Klienten über Arbeitsleid psychologisierend uminterpretieren.
    Das gesundheitliche, unvernünftige individuelle Verhalten und die Schuldzuschreibung

    Gewiss kann das einzelne Individuum sein „Risikoverhalten“ verringern oder einstellen. Die öffentliche Aufforderung dazu bleibt solange wohlfeil, wie nicht gefragt wird, warum in der bestehenden Gesellschaft ein so großes Bedürfnis nach Entspannung und Stimmungsaufhellung existiert.

    Es motiviert dazu, Entspannung im Essen zu suchen oder im Übermaß Alkohol zu trinken. Ebenso wenig kommt in den Blick, warum das Rauchen mit seinem Effekt der gleichzeitigen Steigerung der Leistungsfähigkeit und Entspannung so beliebt ist.

    Gerade weil Gesundheit auch vom Verhalten des Einzelnen abhängt, liegt es nahe, diesen eigenen „Anteil“ zu übertreiben und zu verabsolutieren, insofern das Individuum ja auch auf anderes wenig Einfluss hat.

    Weit verbreitet und beliebt ist die Klage über die Uneinsichtigkeiten, Inkonsequenzen und Unmäßigkeiten im individuellen gesundheitsbezogenen Verhalten. In der Diskussion um die Ausstattung des Gesundheitswesens mit knappen finanziellen Mitteln spielt die Klage über die unvernünftigen Patienten eine große Rolle.

    Insofern die Kranken selbst für ihre Krankheit verantwortlich gemacht werden, erscheinen die Leistungen des Gesundheitswesens als eine Gunst, die einer Klientel zuteil werde, die ungesund lebe. Dies setzt sich fort bis in die einzelne Arzt-Patient-Interaktion.

    Insofern die Ärzte meinen, die Patienten ließen es in einem fort an Sorge um ihre Gesundheit fehlen und würden die guten Ratschläge der Ärzte häufig nicht oder nur inkonsequent beherzigen, stumpfen Mediziner ab. Sorgfalt, Engagement und Empathie gegenüber dem Patienten sinken.
    Was sich nicht nur am Gesundheitswesen ändern muss

    Gewiss sind im Gesundheitswesen mehr Stellen für Krankenpflegepersonal und Ärzte notwendig. Private Kliniken sind zu rekommunalisieren bzw. in öffentliches Eigentum umzuwandeln. Eine bedarfsgerechte kostendeckende Finanzierung von Kliniken ist erforderlich.

    Es bedarf gesetzlicher Regelungen, wie viel Personal mit welcher Ausbildung für wie viele Patienten vorgesehen ist. Dass niedergelassene Ärzte in ihren Praxen in Konflikte zwischen den Interessen an Einkommensmaximierung und dem Patientenwohl geraten, lässt sich nur strukturell überwinden.

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    In einem anstrebenswerten Gesundheitswesen werden Ärzte, die außerhalb von Kliniken arbeiten, in öffentlich finanzierten und beaufsichtigten Ärztehäusern bzw. Ambulanzen angestellt. Der gegenwärtige Kleinunternehmerstatus von Ärzten in freien Arztpraxen tut ihrer Tätigkeit nicht gut. Das Profitinteresse muss auch in der Pharmaindustrie überwunden werden.

    Es erhöht die Kosten für das Gesundheitswesen massiv. Ebenso verhält es sich mit der Konkurrenz der verschiedenen Krankenkassen. Die Zwei-Klassen-Medizin ist zu verabschieden.

    All diese Veränderungen sind notwendig. Der öffentliche Druck in diese Richtung bleibt bislang zu gering. Dazu trägt auch die Individualisierung und Versubjektivierung gesundheitlicher Probleme bei. Die Alternative dazu besteht darin, die sozialen Ursachen für die Schädigung der Gesundheit angemessen in den Blick zu bekommen und ihre Überwindung zu einer Querschnittsaufgabe aller gesellschaftlichen Bereiche zu machen.

    Literatur:

    Flick, Sabine 2020: Biografisierung als Doktrin. Der biografische Blick in der Psychotherapie.

    In: WestEnd. Neue Zeitschrift für Sozialforschung. Heft 2/ 2020 https://hscif.org/wp-content/uploads/2018/12/Flick_Biografisierung-als-Doktrin_WESTEND_2020.pdf

    Flick, Sabine 2021: Der blinde Fleck der Psychologie

    #Allemagne #travali #maladie #capitalisme #iatrocratie

  • #Pablo_Servigne : « L’#effondrement à craindre, c’est celui du #lien_social »

    Renforcer nos liens pour lutter contre les crises climatiques et politiques, telle est l’idée du collapsologue et chercheur Pablo Servigne. De quoi permettre aussi, dit-il, de faire tomber le #fascisme.

    Comment se préparer au pire ? En renforçant nos #liens, répond très simplement le collapsologue et chercheur Pablo Servigne. Tissons chacun un solide #réseau, pour qu’il soit notre #filet_de_sécurité en cas de #crise. C’est ce qu’il propose dans son dernier ouvrage paru en octobre, Le réseau des tempêtes, manifeste pour une entraide populaire (éd. Les Liens qui libèrent). Alors que l’actualité peut parfois donner l’impression que le sol se dérobe sous nos pieds, Reporterre lui a demandé comment faire face.

    Reporterre — Il y a dix ans, quelques mois avant l’Accord de Paris, Reporterre vous interviewait à l’occasion de la sortie du livre qui vous a fait connaître, « Comment tout peut s’effondrer » (coécrit avec Raphaël Stevens, éd. du Seuil). Depuis, il y a eu le Covid-19 et les confinements, la guerre en Ukraine, la réélection de Donald Trump aux États-Unis, des négociations climat qui patinent... De notre point de vue occidental, on se demande parfois si l’effondrement n’a pas déjà commencé ?

    Pablo Servigne — Avec les collapsologues, cela fait quinze ans que l’on voit tout cela venir. On ne peut pas avoir la certitude que l’effondrement a déjà commencé. C’est une question pour les historiens du futur. Mais c’est utile de considérer que c’est le cas. C’est le pari du philosophe Jean-Pierre Dupuy avec le catastrophisme éclairé : on va considérer que l’on y est pour avoir une chance de l’éviter ou de l’atténuer. En se mettant dans ce récit, notre manière d’être au monde et d’agir change à la hauteur des enjeux.

    Effondrement ou pas, on sent que de nombreuses tempêtes menacent. Quand vous avez écrit votre livre, à quelles tempêtes pensiez-vous ?

    C’est une expression très belle de la psychologue #Joanna_Macy, qui m’a beaucoup influencé. Quand on lui demandait pourquoi, à 85 ans, elle continuait de parcourir le monde, de former des gens pour créer du lien ; elle répondait tout simplement que les tempêtes arrivent et pour éviter que l’on se tape dessus. On parle des tempêtes climatiques, des inondations, des mégafeux, etc., mais aussi des tempêtes géopolitiques ou celles de tous les jours — les pertes, les deuils, les accidents, les maladies.

    La vie est une succession de #tempêtes et il y a toujours, après la pluie, le beau temps, mais après le beau temps, la tempête. Si l’on n’apprend pas à les traverser et à danser sous la pluie, comme disait le proverbe, on vivra mal. C’est au sens métaphorique d’apprendre à vivre malgré l’#adversité, et même avec l’adversité.

    Cette idée de se préparer aux tempêtes semble à la mode. L’exécutif dit que nous devons nous « préparer à la guerre », la ministre de l’Agriculture Annie Genevard parle de « guerre agricole », le chef d’état-major des armées que l’on doit « accepter de perdre [nos] enfants »… Que pensez-vous de ces discours ?

    Je n’ai pas trop l’habitude de commenter l’actualité, mais ma culture politique, l’#anarchisme, est opposée aux guerres et aux dominations. Je n’ai pas envie d’être de la chair à canon, ni que mes enfants le soient. Je n’ai pas envie de tuer des gens non plus. Point barre.

    Les dominants sont pris dans des mécaniques de #violence, ils sont tout en haut de la pyramide, en haut de la #violence_verticale. À chaque étage, ils prônent la #violence_horizontale, la #compétition. Plus on crée des #hiérarchies pyramidales, plus on crée de la compétition, et plus on va mécaniquement vers la #guerre. C’est toujours comme ça que ça finit : guerre, #maladie, #famine.

    C’est dans leur logique de se préparer à la guerre, de financer des marchands d’armes, de racheter des médias pour convaincre les gens d’aller se faire tuer. L’enjeu aujourd’hui, pour la société civile, c’est de diminuer les niveaux de violence et de démanteler les #dominations, sinon on y va tout droit.

    Que pensez-vous du guide de survie aux catastrophes publié par l’État ?

    On aurait dû l’avoir depuis 40, 50 ans. Le point négatif de cette brochure, c’est qu’elle reste très matérialiste, c’est du chacun pour soi dans sa petite famille. C’est même infantilisant. Il n’y a qu’une demi-page — sur une vingtaine — sur l’#entraide et l’#action_collective, c’est ridicule, c’est le plus important. Comme si l’État avait peur que les citoyens s’organisent et soient responsables. C’est très énervant, mais c’est déjà un bon début d’avoir un guide.

    Dans votre ouvrage, vous expliquez que le #survivalisme tel qu’on l’imagine est un #sous-vivalisme. Pouvez-vous le définir ?

    La posture survivaliste quand une crise arrive — qui est celle du #repli, du #chacun_pour_soi, et de miser sur le matériel — pousse à fond les curseurs de notre société libérale, c’est-à-dire la compétition et le #matérialisme. Comme si le meilleur couteau, le meilleur sac à dos, allait nous permettre de #survivre. C’est absurde, contre-productif et dangereux.

    Le survivalisme, dans ce repli vers le #bunker, coupe le lien social avant même que la crise n’arrive. C’est une destruction de la société avant même que la catastrophe n’ait lieu. C’est en cela que c’est un sous-vivalisme.

    Nous prônons l’inverse. Ce que dit la science, et ce que l’on a confirmé avec les recherches auxquelles je participe, c’est que la meilleure manière de se préparer aux crises, c’est de faire du lien social.

    Le bunker peut être une stratégie temporaire. Pour sauver sa famille, survivre à un bombardement, un ouragan ou une attaque nucléaire. Ce qui est dangereux, c’est d’en faire une posture politique de repli pour le moyen et le long terme. La vie ne peut pas être faite que de survie. Un ami me disait : « Tu mets vingt survivalistes dans une forêt, quand tu reviens un an après, il n’y a plus de forêt et ils se sont tous entre-tués. Tu mets vingt Amérindiens dans une forêt, un an après, il y a une communauté et la forêt est plus vivante qu’avant. » C’est la différence entre la survie et la #vie.

    Plutôt que d’être survivaliste, vous nous invitez à tisser un réseau des tempêtes. Que sont-elles ?

    C’est ce qui nous manque. Pour moi, nos sociétés ont déstructuré le lien social. Nous devons en reconstruire un dense. La science nous montre qu’avant une crise, une catastrophe, si on a du lien social horizontal (avec les voisins, la famille, les amis) et vertical (la confiance réciproque envers les autorités) de qualité, alors la crise se passe mieux. Il y a moins de morts, moins de traumas et la reconstruction est plus facile.

    De même, il y a des liens denses et légers. Les liens denses, la famille, les amis, etc., nous maintiennent dans des bulles d’entre-soi. Donc les liens légers, le boulanger du coin, la voisine, le garagiste, les collègues de travail, etc., sont aussi vitaux. Leur diversité permet de sortir de l’entre-soi. Quand il y a une crise, la qualité des #liens_légers est fondamentale. C’est un facteur de #résilience. Par exemple, quand on perd son travail, avoir beaucoup de liens légers permet d’en retrouver un plus vite.

    Cette densité de liens sociaux est notre réseau de tempêtes. Chacun en a un. C’est ce qui reste, même si l’électricité, l’État ou l’espoir disparaît.

    J’invite à développer les liens que j’ai appelés voisinautaires. C’est vraiment la force du vivre-ensemble. On ne s’entend pas forcément bien avec ses voisins, on ne les a pas choisis. Mais parfois, il vaut mieux s’entendre avec eux qu’avec ses propres idées. Cela résoudrait aussi plein de problèmes de #cohésion_sociale et d’#isolement.

    Pourquoi nos liens sociaux sont-ils trop froids aujourd’hui ?

    Parce que les systèmes de #domination, le #capitalisme, le #patriarcat, l’État, etc. génèrent une violence verticale et l’idéologie de la compétition. Ces systèmes détruisent les liens. Le #lien_dense n’arrive que quand on peut exprimer sa vulnérabilité, son authenticité à l’autre. Or, un #système_de_domination empêche d’être authentique. Quand on lâche la bride à la compétition, on finit par détruire les individus et la société.

    Vous parlez aussi de la relation aux institutions et incitez à leur faire en quelque sorte confiance. Peut-on encore ?

    Cela dépend de l’échelle. Il y a des autorités proches, comme des élus locaux que l’on peut connaître, les pompiers volontaires, auxquels on peut plus facilement faire confiance. Pour moi, le #local, c’est le niveau de société le plus important.

    L’arrivée de l’extrême droite au pouvoir est-elle un risque auquel on peut se préparer avec un réseau des tempêtes ?

    Oui, puisque le principe du réseau des tempêtes est de créer du lien social de partout. Avec nos proches, avec les humains, les non-humains… C’est la démarche inverse du fascisme. En créant du lien et en diminuant les violences, on lutte structurellement contre le fascisme.

    Peut-on lutter contre le fascisme en nouant des liens avec des voisins qui votent extrême droite ? Ces questions stratégiques traversent la gauche aujourd’hui.

    Oui, et surtout s’ils ne votent pas comme nous ! C’est la clé, et c’est contre-intuitif. Quand on voit une crise arriver, une guerre civile, la meilleure posture, c’est de faire du lien social aussi avec des gens différents. C’est très dur. Nous avons besoin de méthodologie, et j’ai créé une association pour cela.

    Dans la fable des trois petits cochons, quand le loup — ou le fascisme — arrive, alors qu’il a détruit les deux premières maisons [en paille et en bois], la porte de la troisième maison [en briques] reste ouverte. Parce que malgré leurs différences, ils sont frères. Ils avaient un lien social puissant avant la catastrophe. C’est cela qu’il faut travailler aujourd’hui.

    https://reporterre.net/Pablo-Servigne-L-effondrement-a-craindre-c-est-celui-du-lien-social
    #liens_voisinautaires

  • Le cri de colère de Fleur Breteau face à la loi Duplomb
    https://jhm.fr/le-cri-de-colere-de-fleur-breteau-face-a-la-loi-duplomb


    Ce mercredi 11 février, l’Assemblée nationale examine une nouvelle proposition de loi, portée par le sénateur Laurent Duplomb. Pour Fleur Breteau, porte-parole du collectif Cancer Colère et autrice d’un ouvrage paru il y a quelques jours, la réautorisation de certains pesticides néonicotinoïdes soulèverait de graves inquiétudes en matière de santé publique.

    Pour Fleur Breteau, cette initiative pose également la question du respect des mobilisations citoyennes et des avis scientifiques exprimés ces dernières années. « Personne n’acceptera de tomber malade pour sauver une filière agricole » , affirme-t-elle.

  • INTO THE DARKNESS - Nazi Germany Today, 1940, LOTHROP STODDARD
    https://archive.org/stream/in.ernet.dli.2015.180053/2015.180053.Into-The-Darkness-Nazi-Germany-Today_djvu.txt

    Récit d’un journaliste états-unien sur les conditions hygiénique et le système de santé en Allemagne et en Pologne. L’auteur était connu pour ses positions racistes et eugénistes proches de celles du régime nazi.

    Si on prend ses observations pour de vrai on gagne l’impression que les conditions de vie de la population allemande étaient meilleures à l’époque qu’aujourd’hui après 35 ans de frénésie neolibérale. Le régime d’occupation allemande en Pologne aurait également été salutaire pour les Polonais.

    Les propos du reporter américain ressemblent au textes actuels sur les questions de santé et d’hygiène voire le covid. On s’en doutait et voici un élément qui confirme notre soupçon : Le régime capitaliste médical est toujours en place alors l’idéologie de base n’a pas beaucoup changé ces derniers 85 ans . Nous ne sommes pas pas si loin de 1940.

    Lothrop Stoddard
    https://en.wikipedia.org/wiki/Lothrop_Stoddard

    XV. SOCIALIZED HEALTH

    *’The treatment given a tuberculous patient is partly determined by his social worth. If he is a valuable citizen and his case is curable, no expense is spared. If he is adjudged incurable, he is kept comfortable, of course, but no special effort is made to prolong slightly an existence which will benefit neither the community nor himself. Germany can nourish only a certain
    amount of human life at a given time. We National Socialists are in duty bound to foster individuals of social and biological value.’’

    It was the official in charge of the Tuberculosis Section of the Public Health Service headquarters who spoke. He was an earnest young man with reflective eyes
    and a precise manner of speech. His was only one of many departments devoted to the combating of every notable Germanic ill, from cancer to flat feet. Here the myriad strands of a nationwide organization head up in a big building near Nollendorfplatz.

    I had become accustomed to elaborate publicity methods in all the national headquarters of Governmental or Party institutions, but I think this one de-
    serves the prize. The whole building was one series of exhibits, while the detailed educational literature was all-inclusive. As usual, I was given a liberal sampling,
    sent next day to my hotel. They went to swell a collec-

    page 179

    page 180

    tion of data which filled a hand-trunk by the time I left Germany.

    I have that public health literature spread out before me as I write. There are some twenty pamphlets, dealing with general or special topics, including a detailed
    bibliography of the best books available in the entire field. Some of the pamphlets are illustrated with cuts and diagrams. I note especially the one dealing with foot troubles, which contains a whole series of exercises. Then there are several single-sheet “dodgers.” Here is one entitled: Advice to Pregnant Women. This con-
    sists of a series of wood-cuts. First, the things she should do: Sponge-bath on arising; take a quiet walk; wear
    proper clothes— as indicated; brush her teeth before retiring; take a good sleep in a comfortable bed. Now the don’ts: heavy lifting; high reaching; bending long
    over the washtub; bending low to get into that bottom drawer; standing too long a time; drinking and smoking; wearing high-heeled shoes; getting shaken up— as on a motorcycle; finally, losing one’s temper. At the bottom of the sheet, proper articles of diet are visualized. Others in this pictorial series cover matters like Preparation for Motherhood, and Care of the Baby.

    The pamphlets deal with all sorts of things. Here are several on specific diseases— tuberculosis, cancer, foot troubles, infantile paralysis, venereal diseases, and so forth. There are several more on sex— the best ages for begetting children; advice to parents on handling children during adolescence; advice to youths and maid-
    ens— these last preaching strict morality, though from a patriotic rather than a religious basis. Lastly, there are a few miscellaneous topics, including diet, exercise, and

    page 181

    avoidance of liquor and tobacco. All these are inexpen- sively gotten up for mass distribution.

    Before I started on my tour of investigation, the general director, Dr. Eckhard, had given me a general background discussion, as Germans always do. He stated that the general theory and structure of the German
    public health system goes back to Bismarck’s day. The outstanding development under the Third Reich is thoroughgoing co-ordination of various departments and organizations. Structurally, therefore, no great
    changes have taken place except the establishment since 1933 of a complete system of cancer centers throughout
    Germany. It is in the spirit and tempo of the Public Health Service that we discover the vital difference between the present and former times. The Nazi attitude,
    subordinating the individual to the collective good, is well expressed in the remarks of Dr. Eckhard’s subordinate with which this chapter began.

    Dr. Schramm, the eminent surgeon whom I met at
    my first dinner-party in Berlin, undertook to continue
    my education in Public Health. One of the points he
    stressed was the good general level of health, due largely
    to the health-insurance law by which even the poorest
    are assured full medical treatment. People are urged to
    seek medical advice periodically or for any worrisome
    symptom, and since it costs them nothing personally,
    they do it gladly. All medical men are legally bound to
    give a certain portion of their time to insured patients;
    patients have the right to choose the doctor or surgeon
    they wish to consult, and they even have the right to
    be sent to the private hospitals of such medical men,
    if he customarily sends his patients to those institutions.
    Dr. Schramm took me to the hospital of which he was

    182 INTO THE DARKNESS

    chief surgeon. It was a fairly large private institution,
    with about 150 beds. Some wards were for insured pa-
    tients. I spoke with several of them. They were all
    workingmen. Their health insurance allowed them up
    to one year’s hospitalization, with pocket money. After
    that, if not cured, I was told they were taken care of
    out of the public health funds indefinitely. Incidentally,
    Dr. Schramm informed me that cotton is so short in
    wartime Germany that absorbent cotton has become
    scarce. It is now saved for vital uses. Ordinary dressings
    are made of paper, and appear to serve quite well.

    Another interesting point I learned was the progress
    made in the fight against venereal diseases. Anyone in-
    fected must at once consult a doctor, under heavy legal
    penalties. Since he or she can get free treatment and
    choose the doctor, they are glad to comply. Privacy for
    the case is assured by having the doctor send in a report
    to the health authorities bearing a number, the name
    and address of the patient remaining in his files. But if
    the patient does not come regularly or fails to comply
    with directions, the doctor discloses the patient’s iden-
    tity and coercive measures are taken. Anyone spreading
    infection is punished by a sentence of at least six
    months in jail. This sentence is mandatory. Wealth and
    social position are of no avail. The result of all this is a
    sharp drop in social disease rates. Fresh syphilitic infec-
    tions have become rare. There is still considerable gon-
    orrhea, but much is hoped from the new treatment with
    sulfanilamide. The war has thus far not notably affected
    the situation. Soldiers are so well trained in prophylaxis
    and are subject to such heavy punishment for careless-
    ness that there has been scant spread of venereal disease
    by them.

    SOCIALIZED HEALTH

    183

    I spent an instructive morning visiting an accident
    and out-patient clinic, to see how that aspect of public
    health was handled. This clinic was maintained for
    workingmen; all of them, of course, insured. The ap-
    proach was not prepossessing. It was on the fourth floor
    of a dingy warehouse-like building, and was reached by
    a freight elevator. Once inside, however, I was aston-
    ished at the completeness and modernity of the equip-
    ment. X-Ray and Roentgen-Ray machines, sun- and
    violet-ray lamps, mechanical and hand massage, up-to-
    date operating-room— everything seemed to be there.
    An American woman, the wife of a bone specialist, who
    accompanied me, was frankly astounded at what we saw.
    She knew about such matters, and she told me that she
    had never seen anything professionally finer at home.
    Perhaps the most significant point was the cheapness
    with which the clinic was conducted. I was shown the
    cost-sheets, and found that the average charge made for
    patients to their associations was less than one dollar
    per day.

    Another important aspect of public health is housing.
    The officials concerned with this phase showed me sev-
    eral new developments, from inexpensive workingmen’s
    apartments, through single and double-house settle-
    ments, to upper-middle-class “model villages,” all on
    the outskirts of Berlin. However, I wasn’t satisfied with
    what was officially shown me, surmising that everything
    would be the best of its kind. So I got a foreign journal-
    ist who knew about such matters to steer me around
    the poorest quarters. I was on the hunt for slums.

    My colleague told me I wouldn’t find anything very
    bad, because Berlin Had no real slums, as most countries
    reckon them. But he promised to show me the worst

    184 INTO THE DARKNESS

    there were, and we spent the greater part of a day pok-
    ing about. Our starting point was Alexcinderplatz, for-
    merly a very tough district and a Communist strong-
    hold. Today, it is a humdrum traffic and shopping cen-
    ter. The worst section nearby has been almost entirely
    rebuilt with municipal apartment houses for working-
    men. They are plainly and simply built, and the rents
    are very cheap. The heart of this extensive develop-
    ment is Horst Wessel Platz, named after the famous
    Nazi hero and martyr who was murdered by Commu-
    nists in an old tenement (now tom down) which faced
    the present square.

    After that we radiated in easterly segments; some of
    the oldest tenement sections drab and dreary, especially
    in the gray light of a cloudy autumn day. But none of
    them were run-down, and no dirt or rubbish was to be
    seen. My colleague informed me that the Nazi Govern-
    ment has forced landowners to clean up and repair
    even the oldest tenements. This was originally started
    as part of a compulsory “make-work” program during
    the early years of the Nazi regime. In some tenement
    courtyards I saw small, shedlike buildings (somewhat
    like the “alley dwellings” of Washington, D. C.) which
    once had evidently been lived in. However, such struc-
    tures have all been condemned as living quarters. So
    are all cellar tenements. The general impression I got
    from these workingmen’s quarters was that of a rather
    low average standard of living, yet above the squalor
    line.

    The nearest to slumlike conditions I discovered was
    in and about the Grenadierstrasse. There the very poor-
    est class lives, including many foreigners and a consid-
    erable number of Jews. The tenements look sordid.

    SOCIALIZED HEALTH 185

    with few clean curtains or flowers in the windows, as
    was the case nearly everyivhere else. Many of the passers-
    by looked as sordid as their abodes. The Jews, under-
    standably, had a fear-ridden, sullen air. I tried to find
    out whether ghetto conditions existed, in the sense that
    Jews were concentrated in certain tenements. Appar-
    ently this is not the case. In one tenement, where I saw
    nothing but Jews about, I asked a postwoman just- go-
    ing in to deliver mail if this were a purely Jewish place.
    With the frank callousness one so often encounters, she
    answered disdainfully, “Achj nein. Jews, Gypsies, all
    sorts of trash live here!”

    Germany’s coldly eSicient system of public health is
    strikingly shown by the scientifically notable sanitary
    job it has done in Poland. Although none of us foreign
    journalists were allowed to visit the Polish zone, I was
    fortunate in having a long conversation with almost
    the only foreigner who was permitted to go there. This
    man was Dr. Junod, a Swiss and a high official of the
    International Red Cross. Dr. Junod is an expert judge
    of sanitary conditions, with many years of service in the
    Red Cross and long experience in the Ethiopian and
    Spanish Civil wars. He visited Warsaw, Poland’s shat-
    tered capital city, about mid-November.

    He told me that what the German health authorities
    had done to Warsaw since its capture in late Septem-
    ber was a miracle of scientific efficiency. Though the
    houses were still largely in ruins, the streets were im-
    maculate— he did not see even bits of waste paper blow-
    ing about. The water and lighting systems had been
    restored and the population generally inoculated
    against typhoid. The prostitutes had been listed and
    were carefully examined at frequent intervals. Most

    186

    INTO THE DARKNESS

    striking of all, the urban masses, habitually filthy and
    verminous, had been deloused wholesale. The delousing
    stations parted a man from his clothes, both going
    through different cleansing processes. These were so
    nicely synchronized that the naked individual usually
    met his garments at the other end— both clean and
    freed from local inhabitants. The clothes were dry,
    since they had been subjected to a blast of hot air
    which desiccated them almost immediately.

    About the more important aspects of the lives of the
    people through whose city those unlittered streets ran,
    I was able to gather little.

    Nevertheless, the result of this intensive health cam-
    paign was an utter transformation of public hygiene in
    the short space of two months. Thereby a great peril
    had been averted. Sanitary conditions immediately fol-
    lowing the German conquest were so bad that, unless
    heroic measures had been speedily taken, mass epidem-
    ics would have been inevitable. This would have en-
    dangered not only German-occupied Poland but Ger-
    many itself. If such epidemics had spread into the
    Reich, the consequences might have been catastrophic,
    for the habitually cleanly Germans have no such partial
    immunity to filth diseases such as typhus as the Poles
    have acquired through having been chronically exposed
    to them. It was clearly not for the Poles, therefore, but
    for the benefit of the invaders that this miracle of sani-
    tary science had been invoked.

    #Allemagne #nazis #maladie #iatrocratie

    • Genetics became the “800-pound gorilla,” as one scientist put it. “All the research dollars went toward genetics.”
      Over the summer of 1982, Langston found five more “frozen addicts” across the Bay Area. Through gumshoe detective work, he discovered they had all injected a batch of what they believed to be a designer drug called MPPP, cooked in a Morgan Hill basement. But the chemistry had gone awry. Instead of 1-methyl-4-phenyl-4-propionoxypiperidine, a potent opioid with morphine-like effects, the dime-bag chemist had accidentally made 1-methyl-4-phenyl-1,2,3,6-tetrahydropyridine, or MPTP, a pharmacological slipup that would rewrite neurology textbooks.
      When Langston and colleagues secured a batch of MPTP and tested it on primates, they knew they had uncorked a revolution. “Any neurologist could see these monkeys and immediately know that’s Parkinson’s,” Langston says—which was especially compelling, since monkeys do not get Parkinson’s in the wild. In a first, Langston showed that MPTP killed the dopamine-producing neurons in monkeys’ substantia nigra. The discovery made him the most famous Parkinson’s researcher in the country and, Langston wrote at the time, promised to “turn the entire field of Parkinson’s disease upside down.” Parkinson’s, it appeared, could be caused by a chemical.

      AMY LINDBERG SETTLED quickly into life at Lejeune. She played tennis and ran on her lunch breaks, flitting through sprinklers in the turgid Carolina summers. But something dark was lurking beneath her feet.
      Sometime before 1953, a massive plume of trichlorethylene, or TCE, had entered the groundwater beneath Camp Lejeune. TCE is a highly effective solvent—one of those midcentury wonder chemicals—that vaporizes quickly and dissolves whatever grease it touches. The spill’s source is debated, but grunts on base used TCE to maintain machinery, and the dry cleaner sprayed it on dress blues. It was ubiquitous at Lejeune and all over America.
      And TCE appeared benign, too—you could rub it on your hands or huff its fumes and feel no immediate effects. It plays a longer game. For approximately 35 years, Marines and sailors who lived at Lejeune unknowingly breathed in vaporized TCE whenever they turned on their tap. The Navy, which oversees the Marine Corps, first denied the toxic plume’s existence, then refused to admit it could affect Marines’ health. But as Lejeune’s vets aged, cancers and unexplained illness began stalking them at staggering rates. Marines stationed on base had a 35 percent higher risk of developing kidney cancer, a 47 percent higher risk of Hodgkin’s lymphoma, a 68 percent higher risk of multiple myeloma. At the local cemetery, the section reserved for infants had to be expanded.
      Meanwhile, Langston had spent the remainder of the 1980s setting up the California Parkinson’s Foundation (later renamed the Parkinson’s Institute), a lab and treatment facility equipped with everything needed to finally reveal the cause of the disease. “We thought we were going to solve it,” Langston told me. Researchers affiliated with the institute created the first animal model for Parkinson’s, identified a pesticide called Paraquat as a near chemical match to MPTP, and proved that farm workers who sprayed Paraquat developed Parkinson’s at exceedingly high rates. Then they showed that identical twins developed Parkinson’s at the same rate as fraternal twins—something that wouldn’t make sense if the disease were purely genetic, since identical twins share DNA and fraternal twins do not. They even noted TCE as a potential cause of the disease, Langston says. Each revelation, the team thought, represented another nail in the coffin of the genetic theory of Parkinson’s.

      When Goldman compared both populations, the results were shocking: Marines exposed to TCE at Lejeune were 70 percent more likely to have Parkinson’s than those stationed at Pendleton.
      But there was a problem. The Human Genome Project had launched in 1990, promising to usher in a new era of personalized medicine. The project’s goal, to identify all of the genes in man, was radical, and by the time it was completed in 2000, frothy comparisons to the moon landing were frequent. Unraveling our genome would “revolutionize the diagnosis, prevention, and treatment of most, if not all, human diseases,” then president Bill Clinton said.
      But for Langston and his colleagues, the Human Genome Project sucked the air out of the environmental health space. Genetics became the “800-pound gorilla,” as one scientist put it. “All the research dollars went toward genetics,” says Sam Goldman, who worked with Langston on the twin study. “It’s just a lot sexier than epidemiology. It’s the latest gadget, the bigger rocket.” A generation of young scientists were being trained to think of genetics and genomics as the default place to look for answers. “I characterize science as a bunch of 5-year-olds playing soccer,” says another researcher. “They all go where the ball is, running around the field in a herd.” And the ball was decidedly not environmental health. “Donors want a cure,” Langston says. “And they want it now.”

      In 1997, researchers found a family in Italy that had passed along Parkinson’s disease for generations. Although the gene in question would later be shown to cause just a fraction of Parkinson’s cases, the damage was done. The Parkinson’s Institute faced stronger economic headwinds and difficulties with administration, and Langston eventually chose to shut it down. The environmental theory of Parkinson’s went back on the shelf.
      NO ONE KNOWS exactly how much of the world’s drinking water is laced with TCE. The US Centers for Disease Control and Prevention reckons that the water supply of between 4 and 18 percent of Americans is contaminated, although not always at dangerous concentrations; the Environmental Working Group figures 17 million Americans drink the stuff. In Silicon Valley, where TCE was integral to the manufacturing of early transistors, a necklace of underground plumes have been identified along Highway 101 from Palo Alto to San Jose. Santa Clara County has more toxic Superfund sites, at 23, than any other county in the country. (Several tech giants have offices near or on top of these sites; in 2013, workers at a Google office were subjected to unhealthy levels of TCE for months after a ventilation system failed.)
      And while TCE’s connection to cancer is well studied, what it does to our brain is more mysterious. That’s because good data on exposure is devilishly hard to come by. The US, with its fractious health care system, has few national databases, and chemical exposures are rarely tracked.
      Sam Goldman at home
      Sam Goldman at his home in San Francisco. His research compared Camp Pendleton in California with Lejeune.
      PHOTOGRAPH: SKYE BATTLES

      In 2017, Sam Goldman realized that Camp Lejeune offered the perfect opportunity to change this. Goldman—an epidemiologist and a doctor—has made a career out of teasing apart data: finding unusual case reports, looking for patterns, interviewing patients in the clinic about what chemicals they handled at old jobs and what exposures they faced in their childhood. In the case of Lejeune, Goldman could examine VA medical records to find Parkinson’s diagnoses and compare them to service records. But Goldman’s genius wasn’t finding this Lejeune cohort—it was realizing he had a control group, too.
      Camp Pendleton, in Southern California, is the Marine Corps’ West Coast equivalent to Lejeune. Thousands of young, healthy Marines shuffle through its barbed-wired gates each year. But Pendleton has one thing Lejeune does not: uncontaminated drinking water.
      When Goldman compared both populations, the results were shocking: Marines exposed to TCE at Lejeune were 70 percent more likely to have Parkinson’s than those stationed at Pendleton. And in a follow-up study last year, he showed that disease progression in Lejeune vets with the highest exposure to TCE was faster than those with low or no exposure, too. In the world of Parkinson’s research, Goldman’s study was a blockbuster.
      But to really prove a link, you need more than just correlation. So, on the third floor of a drab university building in Birmingham, Alabama, Briana De Miranda has re-created Camp Lejeune in her lab, but for mice.

      Building Citivan International Research Center
      University of Alabama at Birmingham, a research center.
      PHOTOGRAPH: LYNSEY WEATHERSPOON
      De Miranda is a toxicologist, not a neurologist, which is an unusual CV for a cutting-edge Parkinson’s researcher. When I visit her in October 2024, she shows me the plexiglass chamber where a few dozen mice doze in a pile. They’ve been spending their days in this chamber for months, inhaling a small amount of TCE almost every day. This experiment is the first to re-create the exposure someone like Lindberg experienced over years at Camp Lejeune.
      De Miranda walks into a dark annex of her lab and asks a tech to pull up some imagery. “These are dopamine neurons in the brain,” De Miranda says, pointing to a scan of the control mice. In unexposed mice the substantia nigra looks like a nighttime satellite image of Manhattan—thousands of neurons sending dopamine across the mice’s brains to orchestrate fluid scurrying and sniffing and munching. Then the tech pulls up the brain scans of mice who have been exposed to TCE. Suddenly we’re in West Virginia. It’s not pitch black, but most of the lights are off and the ones that remain have been dimmed. The dopamine neurons have died, De Miranda explains. And she’s seeing the physical effects in the mice too. “We see minor motion defects; we see it in their gait, and we are seeing cognitive effects,” De Miranda says.

      De Miranda’s studies, the first ever on inhaled TCE toxicity and Parkinson’s, are compelling, her colleagues agree, and well designed. And although there is more work to be done, the results wrap a bow on Goldman’s epidemiological work and the Parkinson’s Institute’s years of research. TCE is a neurotoxin, and generations of Americans have been exposed. In December 2024, the Environmental Protection Agency finally moved to ban TCE in the United States.

      There is a sense of empowerment in knowing that our health is not predetermined.
      “I think TCE is the most important cause of Parkinson’s in the US,” says Ray Dorsey, the Parkinson’s expert at the University of Rochester. In 2021, Dorsey, who frequently collaborates with De Miranda, Goldman, and a core group of like-minded scientists, published Ending Parkinson’s Disease. The book’s central thesis: Parkinson’s is a growing pandemic, and up to 90 percent of cases are caused by chemicals in our environment. Cut exposures like TCE and pesticides, and we can “end Parkinson’s” as we know it. “The full effect of the Parkinson’s pandemic,” Dorsey writes, “is not inevitable but, to a large extent, preventable.”
      SINCE THE 1990S, the number of Americans with chronic disease has ballooned to more than 75 percent of adults, per the CDC. Autism, insulin resistance, and autoimmune diagnoses have reached epidemic proportions. The incidence of cancer in people under the age of 50 has hit an all-time high. If Parkinson’s disease is—as Ray Dorsey believes—a pandemic that’s being caused by our environment, it’s probably not the only one.
      After a century of putting genetics on a pedestal, the geneticists have some surprising news for us: The vast majority of chronic disease isn’t caused by our genes. “The Human Genome Project was a $3 billion investment, and what did we find out?” says Thomas Hartung, a toxicologist at Johns Hopkins. “Five percent of all disease is purely genetic. Less than 40 percent of diseases even have a genetic component.”

      Most of the conditions we worry about, instead, stem from a complex interaction between our genes and our environment. Genetics loads the gun, as former National Institutes of Health head Francis Collins put it, but the environment pulls the trigger. Rather than revealing the genetic origins of disease, genomics has done the opposite. Only 10 percent of breast cancer cases are purely genetic. Chronic obstructive pulmonary disease? Rheumatoid arthritis? Coronary heart disease? All hover around 20 percent. The primary driver of disease is considerably more terrestrial: It’s the environment, stupid.
      Yet only 1 percent of the roughly 350,000 chemicals in use in the United States have ever been tested for safety. In its 55-year history, the EPA has banned or restricted about a dozen (by contrast, the EU has banned more than 2,000). Paraquat, the pesticide that appears to cause Parkinson’s in farmworkers, has been banned in Europe and China but remains available in the US. And in January, a month after the EPA’s ban on TCE was finalized, the Trump administration moved to undo it, even as new evidence emerged of Parkinson’s clusters in the rust belt, where exposure to trichloroethylene is high.
      It’s easy to mock the MAHAs and the TikTok trad moms making their own food coloring, but the chemical regulatory system in America does not inspire confidence. No one really knows what the chemicals we’re interacting with every day are doing to our bodies.

      Water from the New River laps at a rocky shore
      The New River laps at a rocky shore in North Carolina. According to Coastal Carolina Riverwatch, the New River has been plagued with some form of solid waste pollution and agricultural runoff for nearly four decades.
      PHOTOGRAPH: RACHEL JESSEN
      THAT’S WHY, EARLIER this year, slices of brain from Briana De Miranda’s TCE-addled mice ended up with Gary Miller, a professor at Columbia University. Miller is the country’s leading proponent of a brand-new field called exposomics. Your “exposome” is the sum of your own personal environmental exposures, from the womb to the casket. Many exposures, like TCE, disappear from the bloodstream quickly; people who came into contact with a chemical in the past will never be able to prove it. The exposome is a way to potentially answer the question, “Just what the hell have I been exposed to?”
      Miller began his career in the ’90s as a Parkinson’s researcher studying environmental exposures. But he grew tired of the “whack-a-mole approach” of modern toxicology: identifying one of the 350,000 chemicals on the market as a potential toxicant, looking for the exposure in the environment, looking for correlations, looking for toxicity in mice’s brains, rinse, repeat.

      He wanted a shotgun approach, an answer to the way genome sequencing identifies all the genes in the body. What Miller wants is a Human Exposome Project. “We realized that this wasn’t just about Parkinson’s,” he says. “There were so many disease states we could look at.” Quantify our exposomes, Miller hopes, and we can know what ails us.
      “We have the tools to put the big puzzle together,” says Rima Habre, an environmental health and exposomics expert at the University of Southern California. Through blood draws and metabolomic studies, the exposomics advocates want to measure the vast mixture of chemicals and pollutants in the body and figure out how they impact health. Take air pollution, Habre’s specialty. An ever-changing mélange of small molecules, from tailpipe emissions to tire bits to dust, it has been linked to obesity, endocrine disruption, heart attacks, and more. But if we can figure out what specifically in this toxic cloud is doing the damage, Habre says, we can work to quickly reduce it in our environment, the way we removed lead from gasoline.
      Or autism. Autism diagnoses have exploded from 1 in 10,000 in the ’70s to 1 in 36 today, a rate that genetics and screening can’t explain, says Johns Hopkins’ Thomas Hartung. Hartung, another Human Exposome Project proponent, is growing clusters of neurons in the lab and subjecting them to flame-retardant chemicals—which are applied to couches and car seats across America—to see what happens. Already, the associations trouble him. The goal of all this, Hartung says, is a world where toxicologists like Briana De Miranda don’t have to spend money creating a mouse gas chamber, expose mice for three months, then wait several more months for results.
      Miller’s goal with mice brains is to figure out what exactly about TCE is killing dopamine-producing neurons and leading to Parkinson’s—to unravel and define the interaction between our environment and our genetics in a way never before possible.

      The parallels to the Human Genome Project—in both promise and froth—are clear. But there is a sense of empowerment in knowing that our health is not predetermined. Nearly every scientist interviewed for this story does a few simple things. They filter their water, they run an air purifier, they don’t microwave plastic. They don’t freak out about their daily exposures, but they do things like opt for fragrance-free products, avoid eating out of plastic when they can, and buy organic produce. Our exposures, while not always in our control, can be limited.
      About two hours south of Lejeune in Wilmington, North Carolina, Amy Lindberg is having lunch with her husband, Brad, on a pier overlooking the Atlantic. Although Goldman, De Miranda, and Dorsey have unveiled the likely origins of her Parkinson’s, the random nature of it gnaws at her. “When I was diagnosed, it was just like, where’s everyone else?” Lindberg says. “I felt like, if I have it, what about my coworkers?” She nods to Brad, who also spent years drinking Lejeune’s water. “He suffered no ill consequences,” she says. She worries about her kids, one of whom was born on base.

      je colle ça là par fainéantise (disposer du bouton de traduction automate juste au dessous de ces lignes, après la citation)
      Over my head - PèreUbu
      https://www.youtube.com/watch?v=-4vyCsdnCoQ

      #neurologie #neurotoxiques #pesticides #pollution #environnement #air #eau #alimentation #épidémiologie #dopamine #récepteurs_dopaminergique #neurodégénérescence #maladie_chronique

  • AI-driven discovery of dual antiaging and anti-AD therapeutics via PROTAC target deconvolution of a super-enhancer–regulated axis | Science Advances
    https://www.science.org/doi/10.1126/sciadv.adz9283
    https://www.science.org/cms/asset/60f8b3e6-4fcc-43db-b030-4c7fd1987f91/sciadv.adz9283-keyimage.gif

    The lack of safe, durable therapeutics that act against both biological aging and #Alzheimer’s disease is an unmet clinical need. To bridge this gap, we devised an artificial intelligence (AI)–enabled approach that pairs rapid compound triage with mechanistic target deconvolution. Our AI-driven screening highlighted melatonin (MLT) as a promising candidate. Serum profiling of 161 human individuals confirmed an age-related fall in circulating MLT level, while subsequent in vivo and in vitro experiments showed that MLT rescues cognition, suppresses neuroinflammation, and alleviates senescence phenotypes. Proteolysis targeting chimera (PROTAC)–guided chemoproteomic deconvolution next pinpointed the histone acetyltransferase p300 as MLT’s target. Integrated Cleavage Under Targets and Tagmentation, single-cell RNA sequencing, and spatial transcriptomics revealed that MLT-bound p300 cooperates with specificity protein 1 (SP1) at a brain and muscle ARNT-like protein 1 super-enhancer, elevating histone H3 lysine-27 acetylation and reengaging a circadian-epigenetic program that links redox resilience to neuroprotection. By combining AI-driven discovery with PROTAC-based target mapping and super-enhancer–centric mechanistic resolution, our study identifies MLT as a dual-action candidate and sets out a reproducible “AI-to-clinic” paradigm for multitarget drug innovation in aging-related neurodegeneration.

    #mélatonine #maladies_neurodégénératives #neuro-inflammation #neurodégénérescence #vieillissement

  • « Le deuil blanc, c’est perdre un peu de son proche à chaque minute qui passe » : la famille face au déclin des malades d’Alzheimer ou de Parkinson
    https://www.lemonde.fr/intimites/article/2025/11/23/le-deuil-blanc-c-est-perdre-un-peu-de-son-proche-a-chaque-minute-qui-passe-l

    #aidants #deuil_blanc #Alzheimer #Parkinson #sénilité #démence #prendre_soin

    “Dieu merci, ce n’est pas Alzheimer, il va garder toute sa tête !” » Nous sommes en février 2018. Lorsque Mélanie Dufey raccroche, cette naturopathe, alors âgée de 34 ans, n’a pas conscience que la maladie de Parkinson est neurodégénérative, donc progressive. Plutôt connue pour les tremblements qu’elle provoque, elle n’est pas toujours associée par les patients et leur entourage à une dégradation cognitive. Ni ses recherches sur Internet ni les professionnels de santé ne vont préparer Mélanie à la suite.

    La maladie s’installe insidieusement. Pendant plusieurs années, le père de Mélanie, Robert, ancien directeur informatique, poursuit sa vie de retraité entre Paris, la Picardie et la Haute-Marne. Mais les premières manifestations de démence surgissent, et la maladie franchit des paliers.

    #paywall (merci d’avance)

  • La plainte collective contre l’amiante dans des écoles des Bouches-du-Rhône, une action judiciaire inédite : « On parle d’enfants de 2 à 6 ans qui jouent au sol »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/11/19/plainte-collective-contre-l-amiante-dans-des-ecoles-des-bouches-du-rhone-on-

    Jane-Laure Roger fait partie des près de quarante agents de l’éducation nationale qui ont décidé de participer en leur nom propre à la plainte collective déposée mercredi 19 novembre auprès du procureur de la République du pôle santé publique du tribunal judiciaire de Marseille. Une plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui, préparée par le cabinet d’avocats TTLA, spécialisé dans les questions de travail, de santé et d’environnement.

    Cette action judiciaire est d’une ampleur inédite dans ce secteur. Elle réunit sept organisations syndicales – la CGT-Educ’action, la FSU-SNUipp 13, Sud-Education, CGT-Territoriaux, entre autres –, la Fédération des conseils de parents d’élèves des Bouches-du-Rhône (FCPE 13), l’Association des victimes de l’amiante dans les locaux de l’éducation nationale des Bouches-du-Rhône (Avale 13) et cinquante et un usagers de ces locaux : enseignants, membres des équipes administratives, agents d’entretien et une dizaine de parents d’élèves dont les enfants sont scolarisés dans ces établissements. Leur but ? Alerter sur ce que les plaignants appellent de « graves carences » de la réponse publique face à la menace sanitaire que représente l’amiante et faire reconnaître les dangers encourus par les membres de la communauté éducative.

    [...]

    Au collège Alexandre-Dumas, construit en 1972, qui reçoit plus de 600 élèves et près de 80 professeurs, la prise de conscience est arrivée presque par hasard. « Des collègues qui ont suivi une formation syndicale sur ce sujet ont demandé à voir le dossier technique #amiante de l’établissement. Et là, on s’est aperçu que la situation était catastrophique », se remémore Jane-Laure Roger. A la lecture du document, le personnel découvre que, dès 2010, un diagnostic recommandait de « ^déposer ou remplacer les dalles de sol dégradées contenant de l’amiante_ » et rappelait les obligations « d’informer toute personne travaillant sur le site ».

    Le 28 mai 2024, une partie des enseignants et agents du collège exercent leur droit de retrait – l’éducation nationale considère toujours qu’il s’agit d’une grève – et déposent auprès de leur administration des fiches de signalement de danger grave et imminent. La mobilisation entraînera des travaux de recouvrement des dalles dégradés à l’initiative du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, propriétaire du bâtiment, entre l’été 2024 et avril 2025. Des mesures que la plainte estime « insuffisantes (…) pour garantir la santé et la sécurité du personnel et des élèves présents dans le collège trente-six semaines par an ».

    Les risques de l’exposition passive à l’amiante sont parfaitement documentés. Cette roche fibreuse a été massivement utilisée dans le bâtiment avant décembre 1996, date de son interdiction par l’Etat. Elle est classée cancérogène « sans seuil » : une seule fibre inhalée peut provoquer des pathologies mortelles et capables de se déclarer très longtemps après l’exposition. En avril 2024, le #cancer du poumon d’une enseignante d’une école primaire des quartiers nord de Marseille a été reconnu comme « #maladie_professionnelle » due à l’amiante, quelques jours seulement avant son décès.

    S’il a été identifié trop tard pour être intégré à la première mouture de la plainte, le cas de l’#école maternelle de Cuges-les-Pins, une petite commune de 6 000 habitants à 35 kilomètres de Marseille, doit y être adjoint rapidement. « Après un prérapport en 2019, un diagnostic complet de l’établissement a été effectué en juin 2025. Malgré nos relances, nous avons dû attendre le 2 novembre pour que la municipalité nous le transmette », raconte Cécile Moreau, déléguée de la FCPE 13 dans l’établissement. Dans ce document, l’état des dalles de sol amiantées de deux classes est classé « AC2 », c’est-à-dire nécessitant des actions correctives urgentes. « Il a fallu que les enseignants exercent leur #droit_de_retrait et que les parents d’élèves se mobilisent pour que la mairie agisse. On parle d’enfants de 2 à 6 ans qui jouent au sol et mettent des choses à la bouche », dénonce cette mère d’une fillette de 4 ans.

    A Marignane, Eyguières, Saint-Victoret, les récits des enseignants se recoupent : des établissements souvent construits dans les années 1960 qui se dégradent, des difficultés à obtenir la documentation obligatoire, une prise en compte aléatoire des problèmes signalés, mais aussi des interventions réalisées par des agents territoriaux peu ou mal informés. « Si l’on en arrive à la nécessité d’actions correctives urgentes, c’est bien qu’il y a eu des négligences dans l’entretien des bâtis », souligne Monia Haddaoui, déléguée de la CGT-Educ’action 13.

    « Ce sont des situations anxiogènes, car on sait qu’une seule exposition peut générer des cancers », souligne une enseignante de l’école Clair-Soleil, à Marseille, qui participe à la plainte, mais souhaite garder l’anonymat. Dans cette école du nord de la ville, deux classes ont été fermées pour quelques jours après les vacances de la Toussaint. Les plafonds y avaient été percés pour installer des brasseurs d’air et la présence de poussières au sol a poussé l’équipe éducative à prendre des précautions.

  • La nocivité des aliments ultratransformés pour la santé confirmée par une série d’études scientifiques
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/11/19/la-nocivite-des-aliments-ultratransformes-confirmee-dans-the-lancet-par-une-


    Dans une usine de pain industriel, à Saint-Vulbas (Ain), le 18 janvier 2024. OLIVIER CHASSIGNOLE/AFP

    Entre 2009 et 2023, le marché a crû, à l’échelle mondiale, de 1 500 milliards à 1 900 milliards de dollars (de 1 300 à 1 640 milliards d’euros).

    [...]

    « L’idée est toutefois de ne pas jouer uniquement sur l’information du consommateur, qui n’est pas responsable de la situation, dit M. Srour. Il s’agit aussi de changer l’environnement alimentaire dans lequel les gens évoluent. »
    Des restrictions réglementaires sur les autorisations et les quantités d’additifs sont aussi suggérées par les auteurs. Ceux-ci rappellent que le commerce d’#AUT est plus rentable que les autres filières de production alimentaire et que des mesures correctives pourraient être mises en place – par exemple par des mécanismes redistributifs, en faveur des producteurs d’aliments plus sains.

    Dans le dernier article de la série du Lancet, les chercheurs explorent les barrages dressés par les industriels pour freiner ou entraver l’action politique, influencer les perceptions du public et des décideurs, voire peser sur la production de connaissance.

    La diversité des moyens d’action de l’industrie #agroalimentaire est considérable, détaille Mélissa Mialon (Inserm), coautrice de la troisième synthèse : « Financement de groupes-écrans, de partis ou de personnalités politiques, soutien massif à des recherches de diversion, lancement d’actions en justice pour s’opposer à des réglementations, intimidation de chercheurs ou de journalistes ou encore marketing qui fait passer [ces industriels] pour des firmes soucieuses de la santé publique, par exemple grâce à la promotion des valeurs liées au sport. »

    Un chiffre permet de prendre la mesure de ce pouvoir. « En 2024, Coca-Cola, PepsiCo et Mondelez [Oreo, Milka, Cadbury, LU, etc.] ont dépensé 13,2 milliards de dollars en publicité, écrivent Mélissa Mialon et ses coauteurs, soit presque quatre fois le budget opérationnel de l’Organisation mondiale de la santé. »

    https://justpaste.it/ilak4

    #poison_partout_vie_bonne_nulle_part #aliments_ultratransformés #santé #maladies

    • Une bourgeoisie qui se voudrait éclairée, par la science et la comptabilité nationale, et un appel à un État garant d’un « intérêt général » :

      La malbouffe, un coût colossal pour la société
      ÉDITORIAL Le Monde
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/11/20/la-malbouffe-un-cout-colossal-pour-la-societe_6654138_3232.html

      Alors que les dépenses de santé explosent, il est urgent de mettre en œuvre des politiques de prévention contre les aliments ultratransformés et ses effets mortifères. La bataille s’annonce ardue

      [...]

      Responsabiliser, voire culpabiliser, les individus est soit insuffisant, soit inefficace. L’action doit se concentrer sur la source du problème, c’est-à-dire l’offre elle-même. La solution passe d’abord par une meilleure accessibilité des aliments sains, doublée d’une taxation renforcée sur la #malbouffe. Il faut également encadrer davantage la publicité et le #marketing pour les aliments au profil nutritionnel défavorable, particulièrement lorsque celui-ci cible les enfants. Des solutions qui, jusqu’à présent, ont rencontré en France une forte opposition.

      La bataille est ardue, au regard des moyens gigantesques dont disposent les multinationales de l’agroalimentaire. Celles-ci ont recours aux mêmes méthodes que celles que l’industrie du tabac a utilisées pendant des décennies en discréditant le discours scientifique et en n’hésitant pas à produire ses propres études éhontément biaisées. En toile de fond d’un matraquage publicitaire, elles n’hésitent pas à faire du #chantage_à _l’emploi, tout en mettant en avant le « droit au plaisir » du consommateur opposé à des politiques de #santé_publique accusées de restreindre la liberté individuelle. La vérité est que la malbouffe, au travers des maladies qu’elle provoque, détruit davantage de valeur qu’elle n’en crée pour la société, et qu’il est temps d’arrêter les frais.

    • Les aliments ultratransformés ont des effets négatifs forts sur la santé en quelques semaines
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/08/28/les-aliments-ultratransformes-ont-des-effets-negatifs-forts-sur-la-sante-en-

      Dans le cadre d’un essai clinique analogue à ceux qui sont utilisés pour tester les médicaments, des scientifiques ont étudié les impacts sur la santé d’une alimentation riche en aliments ultratransformés. De nombreux processus biologiques sont affectés.
      Par Stéphane Foucart, 28 août 2025

      Les humains ne sont pas adaptés à la nourriture industrielle ultratransformée. C’est, à grands traits, la conclusion saillante d’un essai clinique que publie une équipe de recherche internationale, jeudi 28 août, dans la revue américaine Cell Metabolism. Coordonnée par le biologiste Romain Barrès, chercheur à l’Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire de Sophia-Antipolis (Inserm, CNRS et université Côte d’Azur), cette étude confirme de nombreux résultats récents issus d’observations épidémiologiques. Elle indique surtout, avec un haut niveau de preuve, que les aliments ultratransformés (AUT) sont délétères, indépendamment de la quantité de calories ingérées. Prise de poids rapide et importante, santé cardio-métabolique dégradée, équilibre hormonal perturbé, fertilité masculine altérée : selon ces travaux, inédits par la minutie du protocole mis en œuvre, ces aliments semblent avoir un impact profond sur de nombreux processus biologiques.

      « La consommation d’aliments ultratransformés a fortement augmenté au niveau mondial, écrivent les chercheurs. Elle représente désormais plus de 50 % de l’apport calorique au Royaume-Uni, en Australie, au Canada et aux Etats-Unis. » Les données de la cohorte épidémiologique Nutrinet montrent qu’ environ 35 % de l’apport calorique moyen des Français provient d’AUT – ceux-ci représentent environ 80 % de l’offre de produits alimentaires de la grande distribution .

      Les AUT sont obtenus grâce à des processus industriels destinés à modifier leur texture, leur goût ou leur durée de conservation, et ils contiennent des additifs (émulsifiants, édulcorants, exhausteurs de goût, conservateurs et sels nitrités, sucre inverti, etc.) que les particuliers ne peuvent se procurer dans le commerce. Céréales du petit déjeuner, nuggets et viandes transformées, nouilles instantanées, soupes déshydratées, sauces, pains et biscuits industriels, boissons sucrées ou desserts lactés : la base de données Open Food Facts permet aux consommateurs de s’y retrouver en donnant pour chaque produit son score de transformation, selon l’échelle NOVA, dont le quatrième et dernier échelon est celui des AUT.

      Des résultats « intéressants et encourageants »
      La plus grande part des études estimant le fardeau sanitaire de ces aliments provient de travaux épidémiologiques qui comparent l’état de santé de populations consommant beaucoup de ces aliments industriels et des individus qui en mangent peu ou pas. « La plupart de ces études indiquent que les personnes qui consomment le plus d’alimentation ultratransformée ont un risque accru de certains cancers, de maladies cardio-vasculaires ou métaboliques, comme le diabète ou l’obésité, et même de troubles mentaux, explique Romain Barrès. _Mais ces travaux ne permettent pas toujours de savoir si c’est l’ultratransformation en elle-même qui représente un risque ou si ce sont les quantités excessives consommées qui sont en cause : on sait que les effets de ces aliments sur la satiété, par exemple, induisent une surconsommation par rapport aux produits non transformés. C’est à cette question, entre autres, que nous avons cherché à répondre. »

      Pour étayer le lien causal entre AUT et maladies, les chercheurs ont procédé à un essai clinique, analogue à ceux qui sont menés sur les médicaments, dans lequel ils ont enrôlé une quarantaine de personnes. Dans un premier temps, l’alimentation des participants a été contrôlée pendant trois semaines : certains s’alimentaient avec des repas ultratransformés à plus de 75 %, tandis que l’on fournissait aux autres des repas composés d’aliments pas ou peu transformés, représentant strictement le même apport calorique. Après une pause de trois mois, les participants ont ensuite entamé la seconde phase de l’essai. Pendant trois autres semaines, les rôles ont été inversés : ceux qui avaient reçu une alimentation ultratransformée ont eu droit à une alimentation peu ou pas transformée, et vice versa.

      Ces nouveaux travaux sont jugés « intéressants et encourageants » par Mathilde Touvier, chercheuse au sein de l’équipe de recherche en #épidémiologie_nutritionnelle (Inrae, Inserm, CNAM, université Sorbonne-Paris Nord), autrice de nombreux travaux sur le sujet, et qui n’a pas participé à l’étude. « Le nombre d’essais contrôlés randomisés testant expressément l’impact d’une alimentation ultratransformée sur des paramètres de santé, tout en contrôlant le rôle joué par l’apport calorique, est très limité pour le moment », précise l’épidémiologiste française, principale investigatrice de la cohorte Nutrinet, dont les données suggèrent déjà que « les AUT semblent avoir un effet au-delà de leur profil nutritionnel »_.

      Une grande part des biais expérimentaux écartés, les chercheurs ont évalué cette fois l’effet de trois semaines d’un régime alimentaire ultratransformé, à prise calorique constante. « Les résultats nous ont sauté au visage, dit M. Barrès. Nous ne nous attendions pas à des effets de cette ampleur. » Premier constat : en seulement vingt et un jours, le régime ultratransformé augmente la prise de poids de près de 1,5 kilo, principalement en masse graisseuse, par rapport à un régime pas ou peu transformé. Et ce, sans calories supplémentaires. « En fait, les personnes enrôlées dans l’essai avaient dans leur vie quotidienne un régime alimentaire déjà fortement ultratransformé, explique le chercheur. La différence de prise de poids entre les groupes s’explique en réalité par une perte de poids des individus qui ont été amenés dans notre expérience à réduire le niveau de transformation de leur alimentation. »

      La biologie des individus bouleversée

      Cette part « visible » de l’effet des AUT est associée à des bouleversements de la biologie des individus. Le taux de cholestérol, par exemple, est affecté, en lien avec une baisse de la concentration des hormones impliquées dans le métabolisme énergétique – c’est-à-dire la faculté de l’organisme à « brûler » les graisses et les sucres. Les auteurs mesurent également une tendance à la baisse des hormones impliquées dans la spermatogenèse et à une réduction de motilité des spermatozoïdes – lorsque le régime ultratransformé est associé à un excès de calories.

      L’une des pistes explicatives ouvertes par l’essai est la teneur augmentée de certains contaminants dans l’alimentation ultratransformée. Les chercheurs mesurent ainsi une tendance à l’élévation de la concentration dans le sang d’un plastifiant – un #phtalate (le cx-MINP) réputé être un perturbateur endocrinien – au terme de la transition vers un régime dominé par les AUT. « Cette contamination peut provenir aussi bien des emballages plastiques au contact des aliments que des nombreux processus de transformation qui augmentent le risque de contamination des produits finis par des polluants industriels », explique Romain Barrès. A contrario, les auteurs mesurent une concentration en « polluants éternels » (#PFAS, pour « substances per- et polyfluoroalkylées ») supérieure chez les participants, au terme du régime peu transformé – une mesure que les chercheurs ne s’expliquent pas, « peut-être liée au mode de préparation des repas non transformés par l’entreprise avec laquelle nous avons travaillé », avance M. Barrès.

      Plus surprenant, une baisse de concentration du lithium est également induite par le régime ultratransformé. « Or, le lithium est un régulateur de l’humeur, rappelle Romain Barrès. Il est possible que cela joue un rôle dans les #troubles_dépressifs associés à la consommation d’aliments ultratransformés. » En 2024, dans le British Medical Journal, une équipe internationale avait synthétisé les études observationnelles disponibles, notant non seulement des associations entre consommation d’AUT et maladies cardio-vasculaires, troubles métaboliques, cancers, mortalité toutes causes confondues, etc., mais aussi un lien avec les syndromes dépressifs.

      #maladies_cardio-vasculaires #troubles_métaboliques #cancer #dépression

    • Nella Terra dei Fuochi l’Italia ha violato il diritto alla vita: una sentenza pilota della Corte Europea dei diritti umani

      Sommario

      – L’emergenza rifiuti in Campania e il fenomeno della Terra dei Fuochi
      - I fatti: 40 anni di traffico, interramento e incendio di rifiuti pericolosi da parte della criminalità
      - Ammissibilità: escluse dalla causa le associazioni e i ricorsi presentati dopo il 2014
      - Nella Terra dei Fuochi violato il diritto alla vita dei residenti
      - Decontaminazione a rilento, sanzioni penali inadeguate, screening insufficiente, poca informazione
      - Una sentenza-pilota: due anni per attuare le misure generali della Corte

      Il 30 gennaio 2025, la Corte europea dei diritti umani (CtEDU) ha emesso una sentenza-pilota nel caso Cannavacciuolo e Altri contro Italia (ricorso 51767/14 e altri), riguardante la situazione di inquinamento ambientale che ha colpito il territorio compreso tra le province di Napoli e Caserta noto come “Terra dei Fuochi”. La CtEDU ha riscontrato che l’Italia ha violato l’art. 2 (diritto alla vita) della Convenzione europea dei diritti umani (CEDU) e chiesto alle autorità italiane di attuare adeguate misure di riqualificazione ambientale dei territori interessati dal fenomeno. Tra due anni a partire dalla pubblicazione della sentenza, la Corte si riserva di verificare l’impatto di tali misure.
      L’emergenza rifiuti in Campania e il fenomeno della Terra dei Fuochi

      Il caso Cannavacciulo e altri contro Italia prende origine da una serie di ricorsi presentati tra il 2014 e il 2015 da 34 individui, residenti nei 90 comuni campani che tre decreti del governo italiano, emessi tra il 2013 e il 2015, hanno classificato come esposti ai rischi associati al fenomeno di abbandono, interramento e incendio illegale di rifiuti che ha interessato l’area denominata “Terra dei Fuochi”. Nel territorio vivono circa tre milioni di persone.

      La sentenza della CtEDU è di oltre 170 pagine e segue alcune precedenti pronunce che si sono interessate di argomenti simili, in particolare la sentenza Di Sarno e altri c. Italia (ricorso 39765/08) del 2012, v. Annuario 2013, p. 281), in cui la CtEDU aveva trattato dell’emergenza creatasi in Campania tra il 1994 e il 2009 legata alla incapacità di gestire la raccolta e lo stoccaggio dei rifiuti urbani. In quel caso, la CtEDU aveva accertato la violazione da parte dell’Italia dell’art. 8 CEDU (diritto alla vita privata e familiare), in ragione del disagio e del rischio per la salute dei residenti legato all’emergenza rifiuti. Analogo oggetto e simile esito aveva avuto anche il caso Locascia e altri c. Italia (ricorso 35648/10) deciso nel 2023. Su entrambi i casi è ancora aperta la supervisione sull’esecuzione delle sentenze da parte del Comitato dei Ministri del Consiglio d’Europa (nel 2025, una riunione in materia è prevista a marzo per esaminare il documento di aggiornamento del governo italiano. Anche rilevante è il caso Cordella e altri c. Italia (ricorso n. 54414/13 e n. 54264/15, sentenza del 24 gennaio 2019, v. Annuario 2020, p. 276), che tratta dell’inquinamento legato all’azienda ex Ilva di Taranto. La supervisione su questo e alcuni altri casi simili riguardanti l’inquinamento causato dall’Ilva è tutt’ora incorso.

      Il caso Di Sarno non aveva toccato la problematica specifica dell’inquinamento legato alle discariche abusive e al trattamento illegale dei rifiuti, ma solo le carenze dell’amministrazione pubblica nella gestione dei rifiuti urbani nella regione e in particolare nel capoluogo regionale. La sentenza Cannavacciuolo è pertanto altamente significativa perché riguarda un aspetto specifico e particolarmente grave e inquietante dell’emergenza ambientale che interessa la Campania.
      I fatti: 40 anni di traffico, interramento e incendio di rifiuti pericolosi da parte della criminalità

      La prima parte della sentenza svolge una attenta e accurata ricostruzione dei fatti che hanno portato nel corso degli anni, e in particolare a partire dal 2013, a scoprire e contrastare la complessa vicenda denominata “Terra dei fuochi”. In particolare, nel 2013 il Parlamento aveva desegretato le dichiarazioni di un “collaboratore di giustizia” che all’epoca già parlava di traffici illegali di rifiuti che venivano interrati e bruciati nell’area a partire dagli anni 1980 (del resto, la prima commissione parlamentare d’inchiesta sul fenomeno del traffico illegale di rifiuti tossici verso la Campania è stata istituita nel 1996). Nello stesso 2013, un decreto-legge introduceva misure urgenti e straordinarie a protezione della salute degli abitanti e per la decontaminazione dei terreni e delle acque della vasta area interessata dal fenomeno.

      I ricorrenti denunciano la violazione non solo dell’art. 8 CEDU, con riferimento al rischio sanitario a cui sono esposti a partire almeno dagli anni 1990, ma anche la violazione dell’art. 2 CEDU (diritto alla vita), in ragione della asserita esistenza di un nesso di causalità tra l’inquinamento dei terreni, delle acque e dell’aria e l’aumento della mortalità dovuta ad alcune patologie, comprese varie forme di tumore, riscontrato tra la popolazione dei territori interessati.
      Ammissibilità: escluse dalla causa le associazioni e i ricorsi presentati dopo il 2014

      La Corte, discutendo dell’ammissibilità dei ricorsi avanzati da vittime dirette o indirette della presunta violazione degli articoli 2 e 8 CEDU, decide di escludere dalla causa, in quanto privi dello status di vittime, alcune associazioni rappresentative di abitanti della Campania. I reclami dei ricorrenti singoli sono invece ricevibili. La CtEDU accerta infatti che non vi sono vie di ricorso disponibili nell’ordinamento italiano per ottenere da parte dello stato l’adozione di misure di prevenzione dell’inquinamento e di contenimento delle conseguenze di una contaminazione che è tutt’ora in corso. L’unico rimedio previsto dall’ordinamento italiano è un’azione di risarcimento del danno, che però non rappresenta un rimedio effettivo in situazioni come quella in oggetto. Tuttavia, sono ammissibili solo i ricorsi depositati entro i primi mesi del 2014. L’art. 35 della CEDU prevede che i ricorsi alla CtEDU siano presentati entro un termine di sei mesi (dal 2022 ridotti a quattro) che, secondo la CtEDU, decorre in questo caso dal dicembre 2013, identificato come momento a partire dal quale l’emergenza è diventata universalmente e ufficialmente nota.
      Nella Terra dei Fuochi violato il diritto alla vita dei residenti

      Venendo al merito della causa, la CtEDU, dopo aver riassunto la posizione dei ricorrenti, dello stato e di svariate terze parti che sono intervenute con proprie osservazione, essenzialmente a sostegno dei ricorrenti, si concentra sulla applicabilità dell’art. 2 CEDU. La protezione del diritto alla vita implica che lo stato prenda tutte le misure positive appropriate per intervenire nei casi in cui esista un reale e imminente rischio per la vita delle persone soggette alla sua giurisdizione, in particolare in relazione ad attività inerentemente pericolose – come il trattamento di rifiuti. Il caso in questione si riferisce a attività che hanno messo in pericolo non un limitato numero di persone in relazione a una situazione circoscritta, ma milioni di individui per decenni. E non riguarda le conseguenze pericolose di una attività regolamentata, bensì gli effetti di azioni illegali realizzate da soggetti criminali. Inoltre, lo stato non contesta le gravi conseguenze patologiche, anche mortali, dell’esposizione a diossina, metalli pesanti e altri componenti inquinanti presenti nell’ambiente del territorio in questione, limitandosi a contestarne la pertinenza in relazione a determinati ricorrenti. La CtEDU, anche alla luce del principio di precauzione, ritiene quindi che si sia in presenza di un rischio sufficientemente serio, genuino e accertabile per la vita, e che tale rischio sia imminente per chiunque risieda nei 90 comuni identificati partire dal 2013. L’art. 2 CEDU è quindi applicabile. Si tratta di vedere se l’Italia ha operato in modo adeguato per mitigare il rischio.
      Decontaminazione a rilento, sanzioni penali inadeguate, screening insufficiente, poca informazione

      L’analisi è condotta secondo molteplici direttrici. In primo luogo, la CtEDU valuta se lo stato è stato efficace nell’identificare il rischio per la salute dei cittadini. Se dal 2013 in poi azioni per la mappatura delle aree esposte al rischio e lo screening della popolazione sono state adottate, la CtEDU si dichiara sorpresa per la mancanza di iniziative in questo senso durante i circa venti anni precedenti in cui il fenomeno era stato denunciato in varie sedi sia scientifiche sia istituzionali e giudiziarie. Dal 2013 e fino ai giorni nostri, del resto, la mappatura e i test sulla terra, l’acqua e l’aria della Terra dei Fuochi è ancora parziale, e riguarda solo le aree agricole, mentre nuove discariche di rifiuti tossici continuano ad essere scoperte, come dimostrano rapporti del 2021.

      In secondo luogo, la CtEDU valuta l’effettività delle misure di contaminazione adottate a partire dal 2013. La conclusione è che sono state parziali e che in molti casi si trovano ancora alla fase preliminare.

      Un terzo profilo considerato riguarda le verifiche epidemiologiche per determinare il collegamento tra inquinamento e insorgenza di patologie letali nella popolazione. Se passi avanti sono stati fatti dal 2012 in poi, dalla documentazione che la CtEDU ha potuto esaminare emerge che fino al 2016 le ricerche sono state al di sotto dello standard di diligenza richiesto dalle circostanze.

      Lo stato avrebbe inoltre dovuto monitorare e reprimere le condotte illecite che sono alla base del fenomeno della Terra dei fuochi. Circa il monitoraggio, lo stato ha preso misure significative e efficaci, istituendo anche uno speciale “Incaricato per il fenomeno del rogo di rifiuti nella Regione Campania”, ma solo a partire dal 2012. In materia di repressione penale, la CtEDU nota che una adeguata legislazione penale per contrastare il traffico di rifiuti tossici e il loro smaltimento illecito è intervenuta solo a partire dal 2015, che ha inserito nel codice penale gli articoli da 452-bis a 452 terdecies: fino ad allora, la normativa penale italiana risultava infatti frammentata e non sufficientemente integrata nel quadro giuridico generale. Anche le informazioni fornite dallo stato su indagini e processi portati avanti per i delitti ambientali più gravi collegati alla Terra dei Fuochi (lo stato ne ha menzionati sette), non hanno evidenziato una particolare efficacia dello strumento giudiziario. Alcuni processi sono stati chiusi per prescrizione; le condanne finora ammontano a tre.

      La CtEDU, pur ribadendo il diverso quadro in cui si collocano l’emergenza rifiuti che ha interessato la Campania tra il 1994 e il 2009 e il fenomeno della Terra dei Fuochi, non esclude un legame tra le due problematiche, riconoscendo che la cattiva gestione della raccolta e smaltimento rifiuti da parte delle istituzioni può avere favorito l’inserimento della criminalità organizzata in tali procedure. D’altro canto, però, la CtEDU osserva che nemmeno sul primo fronte l’Italia può dirsi del tutto uscita dalla situazione di criticità, dal momento che la procedura di esecuzione della sentenza Di Sarno è ancora aperta e che solo nel 2019 l’Italia ha terminato il pagamento della multa di 120.000 euro al giorno comminatale dalla Corte di giustizia dell’Unione Europea (CGUE) al termine della procedura di infrazione avviata per il mancato adempimento della direttiva relativa ai rifiuti (sentenza C-297/08).

      Infine, la CtEDU considera inadeguata l’informazione fornita sul fenomeno della Terra dei Fuochi dalle autorità italiane. Anche se i dati epidemiologici e gli altri studi di tipo scientifico sono stati resi tempestivamente pubblici, è mancata una strategia adeguata per informare la popolazione su un problema tanto grave e che investiva contemporaneamente il suolo, le acque e la qualità dell’aria. Particolarmente preoccupante il fatto che la dichiarazione di un collaboratore di giustizia della camorra che denunciava la diffusione delle pratiche criminali di inquinamento ambientale fin dagli anni 1980 sia stata coperta dal segreto di stato per quindici anni.

      In conclusione, la CtEDU dichiara che il nesso tra il fenomeno della Terra dei Fuochi e la violazione o il rischio di violazione del diritto alla vita dei ricorrenti sancito dall’art. 2 CEDU si può ritenere provato e che quindi l’Italia ha violato l’art. 2 CEDU. Questa conclusione rende non necessario indagare sull’eventuale violazione anche dell’art. 8 CEDU sotto il profilo della mancata protezione del diritto alla salute e al benessere dei ricorrenti.
      Una sentenza-pilota: due anni per attuare le misure generali della Corte

      Un aspetto importante della sentenza Cannavacciuolo è legata al fatto che la CtEDU ha deciso di attribuire ad essa il carattere di sentenza pilota. La CtEDU ha infatti considerato che la durata decennale della descritta situazione di violazione dell’art. 2 CEDU che lo stato ha contrastato in modo lento e incompleto, unita alla circostanza che ci sono 72 ricorsi riguardati la stessa questione, di cui 36 coinvolgono oltre 4.700 cittadini, giustifica l’adozione di tale procedura. In conseguenza di ciò, lo stato italiano è tenuto a predisporre una strategia complessiva, da definire on collaborazione con la Regione Campania, gli enti locali e la società civile, per mappare il fenomeno e procedere alla decontaminazione dei siti a rischio. Lo stato deve inoltre istituire un meccanismo nazionale indipendente per monitorare l’avanzamento della strategia adottata e misurarne l’impatto. Infine, lo stato deve creare una piattaforma informativa accessibile e aggiornata. Queste misure generali devono essere adottate e avviate a regime entro due anni, quindi entro il 2027. Nel frattempo, tutti i ricorsi pendenti relativi alla situazione della Terra dei Fuochi restano sospesi e saranno rivisti nel 2027. Sempre nel 2027 saranno considerate, con una sentenza ulteriore, le domande di equo indennizzo presentate da alcuni dei ricorrenti.

      https://unipd-centrodirittiumani.it/it/temi/nella-terra-dei-fuochi-litalia-ha-violato-il-diritto-alla-v
      #droit_à_la_vie #CEDH

  • Wolhynisches Fieber
    https://de.wikipedia.org/wiki/Wolhynisches_Fieber

    La pauvreté tue. Aujourd’hui en Europe la fièvre des tranchées touche surtout des Sdf. Les conditiins hygiéniques catastrophales dans les tranchées de la première guerre ont favirisé la contagion des soldatbet donné l’appellation populaire à la maladie.

    Schreib das auf, Kisch !
    https://www.projekt-gutenberg.org/kisch/schreib/schreib.html
    Egin Erwin Kisch nous a laissé une vive déscription des condition sur le front de l’Est.

    Klassifikation nach ICD-10
    A44.8
    Sonstige Formen der Bartonellose
    ICD-10 online (WHO-Version 2019)
    Klassifikation nach ICD-11
    1C11.1
    Wolhynisches Fieber
    ICD-11: Englisch • Deutsch (Entwurf)

    Das Wolhynische Fieber oder Fünftagefieber (lateinisch febris quintana seu wolhynic]), auch Schützengrabenfieber (englisch trench fever), Wolhynienfieber oder Werner-His-Krankheit genannt, ist eine durch das Bakterium Bartonella quintana ausgelöste Infektionskrankheit. Es wird von Mensch zu Mensch durch Kleiderläuse (Pediculus humanus corporis) und möglicherweise auch durch Kopfläuse übertragen.

    Geschichte

    Bartonella quintana (früher Rickettsia quintana), der dem Fleckfiebererreger ähnliche Erreger des Fünftagefiebers (korrekter gemäß Sticker: Wolhynisches Fünfttagefieber), rief während des Ersten Weltkrieges große Epidemien unter den alliierten Soldaten der Westfront hervor, weswegen die Krankheit die Bezeichnung „Schützengrabenfieber“ erhielt. Die heutige, geläufigere Bezeichnung lautet „Wolhynisches Fieber“ (nach der ukrainischen Landschaft Wolhynien,[4] wo die Krankheit das erste Mal auf Seiten der Mittelmächte in Erscheinung trat). Der Name Werner-His-Krankheit ehrt den Tropenmediziner und Hygieniker Heinrich Werner und den damals in deutschen Diensten stehenden Schweizer Internisten Wilhelm His, die die Krankheit bei Soldaten im Stellungskrieg des Ersten Weltkrieges maßgeblich erforschten.

    Bereits bei Napoleons Russlandfeldzug 1812 erlagen dem Fieber viele Soldaten seines Heeres.

    Fünftagefieber - DocCheck Flexikon
    https://flexikon.doccheck.com/de/F%C3%BCnftagefieber

    Von Bijan Fink, Dr. Frank Antwerpes - Synonyme: Schützengrabenfieber, Wolhyni-Fieber, Wolhynisches Fieber, Quintana-Fieber, Werner-His-Krankheit
    Englisch: five-day fever, quintan fever, urban trench fever

    1. Definition

    Das Fünftagefieber ist eine infektiöse Erkrankung durch Bartonella quintana.

    2. Epidemiologie

    Das Fünftagefieber wurde erstmals als Epidemie in den Schützengräben des ersten Weltkriegs beschrieben. Seitdem kommen weltweit sporadische Ausbrüche vor.

    Als Vektor dient die menschliche Kleiderlaus (Pediculus humanus corporis). Der Mensch stellt das einzige Erregerreservoir dar. In Form einer chronischen Bakteriämie sind heutzutage insbesondere Obdachlose betroffen. Risikofaktoren sind niedriger Sozialstatus, Alkoholismus und Läusebefall.

    3. Ätiologie

    Bartonella quintana ist ein gramnegatives Stäbchenbakterium der Gattung Bartonella. Es kann außerdem eine bazilläre Angiomatose auslösen.

    4. Klinik

    Die Inkubationszeit des Fünftagefiebers beträgt 3 bis 38 Tage, durchschnittlich 15-25 Tage. Die Symptomatik reicht von einer leichten fieberhaften Erkrankung bis hin zu rezidivierenden oder protrahierten Verläufen. Sie kann plötzlich beginnen oder mit tagelangen Prodromi einhergehen.

    Das Fieber zeigt meist einen periodischen Verlauf: Es besteht über 4-5 Tage und wird von fieberfreien Intervallen über 5 Tage (3-8 Tage) unterbrochen. Weitere Zeichen des Fünftagefiebers sind u.a.:

    Kopfschmerzen
    Rückenschmerzen
    Extremitätenschmerzen
    Schweißausbrüche, Schüttelfrost
    Myalgien, Arthralgien
    Splenomegalie
    makulopapulöses Exanthem
    gelegentlich Nackensteifigkeit (aseptische Meningitis)
    Endokarditis
    Thrombozytopenie

    Unbehandelt dauert die Erkrankung meist 4-6 Wochen.

    5. Diagnostik

    Die Diagnosesicherung erfolgt durch Blutkultur und Erregernachweis. Bei einem akuten Fünftagefieber finden sich meist hohe Antikörpertiter gegen Bartonella, Patienten mit chronischer Bakteriämie sind oft seronegativ. Bei hohen IgG-Titern sollte eine Endokarditis ausgeschlossen werden.

    6. Differenzialdiagnosen

    Typhus
    Rückfallfieber

    7. Therapie

    Bei einem Fünftagefieber bzw. bei chronischer Bakteriämie mit Bartonella quintana sollte immer eine Antibiotikatherapie erfolgen, um eine Endokarditis zu verhindern. Empfohlen wird eine Kombination aus Gentamicin (3 mg/kgKG/d i.v. für 14 Tage) und Doxycyclin (1 x 200 mg/d p.o. oder 2 x 100 mg/d p.o. für 6 Wochen). Einige Autoren empfehlen sogar eine Doxycyclingabe für 3 bis 6 Monate.

    Hinweis: Diese Dosierungsangaben können Fehler enthalten. Ausschlaggebend ist die Dosierungsempfehlung in der Herstellerinformation.

    #maladie #pauvreté #guerre