• #Santé : un graphique coup-de-poing | Les Echos
    https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/sante-un-graphique-coup-de-poing-1882589

    Le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2023 est en passe d’être adopté au Parlement. Sa mesure phare pour le grand public : trois visites médicales gratuites au cours de la vie [!!!!] . Les données confirment les #inégalités_sociales face aux #maladies_chroniques.

  • Long COVID could become Finland’s largest chronic disease, warns minister | Reuters
    https://www.reuters.com/article/us-health-coronavirus-finland-long-covid-idUSKBN2JH14W

    “Long COVID”, where symptoms of COVID-19 persist for months after an initial infection, could be emerging as a chronic disease in Finland, Minister of Family Affairs and Social Services Krista Kiuru said on Friday.

    Speaking at a news conference, she referred to a Finnish expert panel’s summary of more than 4,000 international studies which showed one in two adults and around 2% of children may experience prolonged symptoms connected to COVID-19.

    #Long_Covid

  • La « Terre des feux » italienne consume la santé des habitants

    L’enfouissement et l’incinération de déchets en toute illégalité empoisonnent la région de Naples depuis plus de vingt ans. Pour la première fois, un rapport établit officiellement un lien entre ces déchets et la forte prévalence de tumeurs et de maladies.

    Cela commence souvent par une fumée épaisse, noire, qui semble éteindre le jour et peine à se fondre dans l’obscurité de la nuit. Les volutes s’épaississent, l’air devient lourd, irrespirable. Les voisins ferment les fenêtres, inquiets. Quels déchets sont cette fois dévorés par les flammes ?

    Au mois de juillet, 147 feux de déchets ont été comptabilisés par les autorités dans la province de Naples, 57 dans la province de Caserta. C’est soixante de plus qu’il y a un an, à la même période. Sur les terres autrefois fertiles qui s’étendent au nord de Naples, la « Terre des feux » brûle depuis plus de vingt ans. Sans trêve.

    « Notre juridiction compte 38 communes et 34 d’entre elles sont touchées par un phénomène de pollution importante », résume en guise de préambule Carmine Renzulli, procureur de la République adjoint du tribunal de Naples Nord. Derrière son grand bureau situé au troisième étage du tribunal, il s’est fait un Post-it pour être sûr de ne rien oublier des chiffres vertigineux qu’il énonce : « On a recensé un total de 2 267 sites qui sont des décharges illégales et 653 touchés par des incendies illégaux de déchets. »

    Ces chiffres se trouvent dans le rapport publié en début d’année par l’Institut supérieur de santé et le bureau du procureur de Naples Nord. Au moment même où il les prononce, le procureur sait qu’ils sont déjà obsolètes : « C’est une bataille continue que l’on mène, il est évident qu’à partir du moment où l’on ferme un site illégal, ceux qui enfouissent les déchets n’en démordent pas pour autant et cherchent juste un autre endroit où le faire. » Le rapport prévoit une mise à jour des chiffres tous les deux ans.
    Surmortalité par cancers du sein

    D’un point de vue symbolique, l’avancée de ce rapport est notable. Pour la première fois, la magistrature et les autorités sanitaires nationales établissent un lien de cause à effet entre la pollution de la Terre des feux et les chiffres alarmants de la santé des habitants de la région. Le rapport met en évidence la surmortalité par cancers du sein dans les communes les plus touchées, la forte prévalence de leucémies chez les 0-19 ans, d’asthme, de malformations congénitales, de naissances prématurées.

    « Nous sommes la région la plus malade d’Italie en matière de maladies chroniques chez les jeunes, celle où les femmes ont le plus fort taux d’endométriose, celle où l’infertilité des jeunes est la plus forte, avec le risque ensuite que cela se transforme en cancer », s’indigne le docteur Antonio Marfella, responsable napolitain de l’association Médecins pour l’environnement.

    Depuis l’été 2004, ce médecin qui travaille au sein de l’Istituto Nazionale dei Tumori de Naples, spécialisé en oncologie, alerte les autorités sanitaires régionales et nationales sur les pathologies de ses patients. Sans succès. Au fil de son combat solitaire, le docteur Marfella est passé dans le camp des victimes de la pollution, atteint lui aussi d’un cancer. Année après année, sur les murs des communes de la Terre des feux, les avis de décès de trentenaires, puis d’adolescents et d’enfants se sont multipliés, inlassablement. Cet été, les dernières victimes de la Terre des feux avaient 19, 15 et 7 ans.

    Le fils de Marzia Caccioppoli, Antonio, n’avait pas encore fêté ses 10 ans quand il est décédé d’un glioblastome multiforme, un cancer du cerveau qui touche normalement des patients à partir de 55 ans. « Aucun médecin ne m’a jamais dit officiellement que c’était une tumeur liée au risque environnemental mais officieusement, si », se souvient-elle.

    Après la naissance de son fils, elle avait préféré quitter Naples, son bruit et sa pollution, pour s’installer à Casalnuovo di Napoli, une petite ville située à une quinzaine de kilomètres au nord-est, au cœur d’une région qui fut longtemps appelée la « Campania Felix » pour ses terres fertiles : « Je ne savais pas que je l’emmenais alors sur la terre qui le tuerait, qu’il deviendrait l’une des victimes de l’écocide de la Terre des feux. »
    Mobilisation citoyenne

    Pour ces victimes et leurs proches, le rapport est une preuve de plus que leurs dénonciations n’étaient pas celles de « folles, d’illuminées », comme Marzia Caccioppoli et les autres mères l’ont entendu répéter lors de leurs mobilisations pour alerter sur la situation. « Mais, comme d’habitude, on essaie de cacher la poussière sous le tapis, déplore-t-elle. Ici, on peut mourir de cancer à 20 ans mais on ne reçoit pas de fonds supplémentaires pour faire du dépistage, de la prévention, proposer des examens médicaux spécifiques aux habitants. »

    En 2013, après le décès de son fils, Marzia Caccioppoli fonde l’association Nous, les parents de tous, avec d’autres mères ayant perdu leur enfant sur la Terre des feux. Ensemble, elles ont créé un réseau de soutien pour les familles d’enfants malades, une vingtaine pour le moment, obligées de multiplier les « voyages de l’espoir vers les hôpitaux du Nord ». Elles organisent leurs propres journées de dépistage du cancer du sein dans les communes de la Terre des feux après avoir récupéré un échographe portable et avec l’aide d’un sénologue.

    Surtout, elles tentent d’obtenir justice pour la perte de leur enfant et pour éviter d’autres victimes. En 2015, après un long combat mené par de nombreuses associations, dont Nous, les parents de tous, une loi sur les écocides est adoptée par le Parlement italien. Une demi-victoire pour les militants : la loi n’est pas rétroactive. Les entreprises clairement identifiées comme ayant exporté leurs déchets toxiques sur la Terre des feux n’ont jamais été condamnées. « Certaines entreprises sont venues empoisonner nos terres et aujourd’hui elles sont encore ouvertes, leurs crimes restent impunis et ça, c’est une réalité que je n’accepte pas », fulmine Marzia Caccioppoli.

    C’est là que le bât blesse : hormis quelques entreprises identifiées au cours de ces vingt dernières années, désigner les coupables relève du casse-tête. « Comment savoir avec exactitude quel déchet a provoqué quelle maladie ?, interroge le procureur adjoint Renzulli, et comment savoir qui a enfoui ce déchet-là en particulier ? On peut avoir d’un côté quelqu’un qui porte plainte mais ensuite, pour qu’il y ait condamnation, il faut que la cause de la mort soit certaine. Identifier les coupables n’est pas l’ambition de ce rapport. »

    Il faudrait commencer par tracer les déchets, or, en Italie, nous avons encore un système papier avec une carte d’accompagnement qui est facilement falsifiable.

    Antonio Marfella, responsable napolitain de l’association Médecins pour l’environnement

    L’accord scellé entre la magistrature et l’Institut supérieur de santé en juin 2016 vise surtout à identifier les sites les plus touchés pour commencer à les dépolluer. La tâche est lourde : près de 37 % des 350 000 habitants de la zone concernée vivent à moins de cent mètres d’un ou plusieurs sites de stockage de déchets. « Commencer la dépollution maintenant comme le demande la magistrature, c’est commencer à reconstruire des immeubles alors qu’on est encore sous les bombes », s’emporte le docteur Marfella.

    Car le ballet des camions venus décharger leurs déchets ne connaît aucun répit. Ni les incendies et leurs fumées toxiques. Lorsque la Terre des feux a commencé à faire parler d’elle, les coupables étaient tout trouvés : les « camorristes », les mafieux locaux, qui ont empoché de coquettes sommes pour « enterrer » à plusieurs mètres de profondeur des déchets spéciaux et toxiques d’entreprises, essentiellement lombardes et vénitiennes.

    Aujourd’hui, le procureur adjoint Renzulli décrit un phénomène bien plus banal et profondément ancré dans les mentalités locales. « Traiter une grosse quantité d’amiante, ça coûte beaucoup d’argent. Donc les gens s’en moquent un peu si, en abandonnant ces déchets, ils peuvent provoquer des dégâts sur la santé des autres. Ils pensent d’abord à leur propre intérêt, à économiser ce qu’ils peuvent, c’est le cas des petites usines du coin », détaille-t-il.

    Parmi les centaines de dossiers que traite chaque année sa juridiction, nombreuses sont les amendes infligées à des particuliers qui font des travaux dans leur maison et se débarrassent des déchets, ou à de petits entrepreneurs locaux qui ne se présentent même pas à l’audience.

    « Il faudrait commencer par tracer les déchets, or, en Italie, nous avons encore un système papier avec une carte d’accompagnement qui est facilement falsifiable, regrette le docteur Marfella. C’est un problème que nous pourrons résoudre lorsque l’État décidera de se comporter en tant que tel en faisant appliquer ses règles sur le territoire, à commencer par la lutte contre l’évasion fiscale. »

    En Italie, l’évasion fiscale des entreprises est estimée à 30 % en moyenne. Si ces chiffres sont souvent associés au manque à gagner pour l’État, le responsable napolitain de Médecins pour l’environnement souligne un autre aspect, fondamental : « Dès lors que cela concerne l’industrie manufacturière, cela signifie aussi que pour 100 millions de tonnes de déchets légaux, j’en ai 30 millions qui sont illégaux. Où vont-ils finir ? »

    Du Nord au Sud, il tente d’alerter les autres régions sur le phénomène de l’enfouissement de déchets toxiques. Le docteur Marfella est catégorique : il n’y a plus une, mais des terres des feux en Italie.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/130921/la-terre-des-feux-italienne-consume-la-sante-des-habitants

    #terra_dei_fuochi #santé #Italie #déchets #camorra #mafia #cancers #tumeurs #feux #incendies #Caserta #décharges #décharges_illégales #surmortalité #leucémies #endométriose #infertilité #maladies_chroniques

    Pour télécharger le #rapport :

    https://www.procuranapolinord.it/allegatinews/A_42657.pdf

  • Les arguments pseudo-scientifiques du #régime « paléo » | Passeur de sciences
    http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2016/10/09/les-arguments-pseudo-scientifiques-du-regime-paleo

    L’idée de cette compilation rapide est d’induire dans la tête des lecteurs et lectrices de ce genre de magazines que le « #régime_paléo », très en vogue ces derniers temps, se justifie scientifiquement. En résumé, si ce régime était adapté aux hommes du #paléolithique – qui est la période de la préhistoire précédant l’apparition de l’#agriculture et de l’#élevage –, il l’est encore pour nous et certaines des #maladies_chroniques qui nous touchent proviennent du fait que nous nous sommes trop éloignés d’une alimentation « naturelle », pour reprendre un autre argument de Marie-France. Pour vivre mieux, mangeons donc comme les hommes des cavernes et bannissons tous les produits qui n’existaient pas au paléolithique. Retour donc à la viande, au poisson et aux fruits de mer, aux fruits et légumes, en faisant disparaître les produits cultivés (légumineuses, céréales), les dérivés du lait, le sucre raffiné, etc.

    L’ennui, c’est que ces justifications n’ont en réalité rien de scientifique, comme le démontre très bien, dans son dernier livre intitulé Dans l’œil du pigeon (éd. Le Pommier, 192 p., 19 €), le chercheur canadien Luc-Alain Giraldeau. Ce professeur d’#écologie_comportementale à l’université du Québec à Montréal (UQAM) explique d’abord, en s’appuyant sur les travaux de la biologiste américaine Marlene Zuk, que l’idéologie du régime paléo « repose sur une image naïve, simpliste et irréelle de l’ère paléolithique. Prenons un exemple. Un site Internet de régime paléo vous suggère le petit déjeuner suivant : omelette, oignon sauté, champignons, brocoli et huile d’olive. D’abord, trouver des œufs au paléolithique pour faire une omelette aurait représenté un défi important puisque les oiseaux ne se tenaient pas en basse-cour ; par conséquent il aurait fallu attendre la saison de reproduction des oiseaux, une fois l’an. Ensuite, les oignons n’existaient pas tels que nous les connaissons aujourd’hui, ni le brocoli d’ailleurs. De plus, il aurait été impossible aux hommes du paléolithique d’extraire l’huile d’olive. »

    [...] Ce qu’oublient, volontairement ou non, les tenants du régime « paléo », c’est que, si l’on met de côté les produits de la chasse et de la pêche, l’écrasante majorité des aliments qu’ils recommandent viennent… de l’agriculture et de l’élevage, bio ou pas, et n’existaient donc pas sous leur forme actuelle au paléolithique puisqu’ils ont subi des millénaires de sélection dirigée par l’homme !Le chercheur canadien rappelle également qu’il n’y avait pas un régime de chasseurs-cueilleurs pendant le paléolithique mais toute une palette, que l’on retrouve (ou retrouvait encore récemment) chez leurs héritiers. Il suffit par exemple de penser au régime alimentaire des Inuits, composé presque à 100 % de produits animaux (mammifères marins et poissons), pour voir que l’on peut avoir un régime culturellement « paléo » et être bien loin des volailles, œufs, noix, fruits et légumes préconisés par des diététiciens occidentaux…

    Le dernier point sur lequel il faut sans doute insister pour décrypter l’idéologie pseudo-scientifique sur laquelle s’appuie le régime « paléo » est le concept selon lequel nous lui serions plus adaptés qu’à ce que nous mangeons aujourd’hui. Cela « suppose, écrit Luc-Alain Giraldeau, que l’humain n’aurait pas évolué depuis l’avènement de l’agriculture, soit depuis au moins dix mille ans… Dans les faits, nous savons que c’est faux : le cas le plus connu d’évolution alimentaire récente est l’acquisition, chez certaines populations humaines, de la capacité qu’ont plusieurs adultes de digérer le lactose

    #alimentation #génétique

  • La nourriture des rats de laboratoire fausse les #études de #santé_publique, affirme Gilles-Eric Séralini
    http://reporterre.net/La-nourriture-des-rats-de-laboratoire-fausse-les-etudes-de-sante-publiqu

    Le pesticide le plus présent dans l’#alimentation, le #Roundup, a été détecté dans 9 des 13 échantillons analysés. 11 d’entre-eux présentaient également des traces d’OGM. “Le lien entre les #OGM et les #pesticides est grand, rappelle Gilles-Eric Séralini. Dans 80 % des plantes transgéniques, elles sont modifiées pour être des éponges à Roundup. Les 20 % restant ont été modifiés pour produire leur propre pesticide”.

    Les régimes alimentaires français des #rats_de_laboratoires étaient ceux présentant le plus fort taux de #métaux_lourds, contenant du mercure et de l’arsenic.

    Avec les #PCB et les #dioxines présents également dans les régimes, “les rats ont 40 % de risque supplémentaire de développer des #maladies_chroniques avec ces nourritures qu’avec des nourritures saines”, commente M. #Séralini.

    • Pour ceux qui ont des rats domestiques, on apprend assez vite qu’ils finissent pour 90% d’entre eux avec des tumeurs cancéreuses. L’explication probable mais non vérifiée est qu’ils seraient tous issus de lignées nés dans des laboratoire d’essais sur animaux et ont subi des expérimentations irrémédiables pour leur descendance.

      http://www.proanima.fr