• Trafic de migrants à Joal : Un organisateur arrêté, 27 candidats au départ clandestin interceptés | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/trafic-de-migrants-a-joal-un-organisateur-arrete-27-candidats-au-depart-cla

    Trafic de migrants à Joal : Un organisateur arrêté, 27 candidats au départ clandestin interceptés
    Auteur : Mor Mbaye CISSÉ
    La brigade territoriale de Joal, relevant de la compagnie de gendarmerie de Mbour, a démantelé un réseau présumé de trafic de migrants. L’organisateur présumé a été interpellé ainsi que 27 candidats à l’émigration irrégulière. Selon des sources de Seneweb, les investigations ont permis d’identifier l’organisateur présumé, O. Dianko, âgé de 32 ans, un pêcheur domicilié à Joal. Les gendarmes ont obtenu son numéro de téléphone et mis en place une opération de filature en utilisant deux faux candidats afin de le piéger.
    Logé à l’hôtel Ten Bi de Mbour depuis le 26 juillet 2026, le suspect a été invité à quitter son lieu d’hébergement pour se rendre à Joal afin de récupérer les prétendus candidats et les conduire vers leur destination. À son arrivée au point de rendez-vous où les deux vrais faux candidats l’attendaient, il a été interpellé par les gendarmes qui étaient en surveillance discrète.Le mis en cause a conduit par les enquêteurs au foyer où étaient regroupés les autres candidats au départ clandestin. Les gendarmes y ont interpellé 27 personnes : 13 Sénégalais, sept Gambiens et sept Maliens, dont trois femmes.
    La fouille du suspect a permis la saisie de 1 800 000 F CFA, somme qui serait liée à l’organisation du voyage. Au terme de l’enquête, O. Dianko a été déféré devant le procureur Augustin Yakhar Faye, chef du parquet de Mbour, pour trafic de migrants ainsi que pour d’autres chefs d’accusation

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#joal#mbour#migrationirreguliere#routemigratoire#gambie#mali#sante

  • Mali : Les frappes aériennes menées par « Africa Corps », sous le contrôle de la Russie, tuent des civils

    Une attaque dans un village tenu par un groupe armé islamiste était manifestement indiscriminée

    (Nairobi, le 31 juillet 2026) – L’Africa Corps, contrôlé par le gouvernement russe, a mené des frappes aériennes dans le centre du Mali le 15 juin 2026, qui ont tué huit civils, dont trois enfants, dans une attaque manifestement illégale, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

    Ce matin-là, un avion identifié par deux sources militaires maliennes comme un Soukhoï Su-24 a largué au moins deux munitions sur le village de Kyrnia, dans la région de Mopti. La première a frappé à l’extérieur de la résidence du chef du village, tuant deux de ses enfants, sa femme et un autre enfant, et blessant une femme. La deuxième a touché un petit marché aux bestiaux situé à une vingtaine de mètres, tuant quatre hommes et en blessant deux autres. Aucun combattant de groupes armés islamistes ne figurait parmi les victimes.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/05/25/apres-la-dissolution-des-partis-politiques-au-mali-lopposition-denonce-la-strategie-de-terreur/#comment-75283

    #mali

  • Migration irrégulière : 21 migrants interceptés en Gambie, dont 11 Sénégalais | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/migration-irreguliere-21-migrants-interceptes-en-gambie-dont-11-senegalais_

    Migration irrégulière : 21 migrants interceptés en Gambie, dont 11 Sénégalais
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    Le Département de l’immigration de Gambie (GID), à travers son unité de patrouille frontalière (BPU) basée à l’unité de gestion des migrations (MMU) de Tanji, a mené, le 23 juillet 2026, a intercepté 21 migrants clandestins à Brufut, dont 11 Sénégalais, huit Maliens, un Gambien et un Guinéen. Cette opération s’inscrit dans la lutte contre la migration irrégulière menée par les autorités gambiennes.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#migrationirreguliere#routemigratoire#mali#gambie#guinee#sante

  • Mauritanie : plus de 200 migrants secourus en deux jours, 120 portés disparus - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72536/mauritanie--plus-de-200-migrants-secourus-en-deux-jours-120-portes-dis

    Mauritanie : plus de 200 migrants secourus en deux jours, 120 portés disparus
    Par La rédaction Publié le : 20/07/2026
    Plus de 200 migrants ont été secourus par les gardes-côtes mauritaniens depuis vendredi. Un corps a été retrouvé dans une embarcation à la dérive et 120 personnes sont portées disparues.
    Selon les gardes-côtes mauritaniens, plusieurs opérations de secours ont eu lieu ces derniers jours dans l’océan Atlantique. La dernière opération remonte au samedi 18 juillet. Ce jour-là, 179 personnes (dont 4 femmes et 7 enfants) ont été secourues à la mi-journée au large de Nouadhibou.Les migrants, étaient majoritairement originaires du Sénégal, quelques Gambiens, des Ghanéens et deux Maliens étaient aussi à bord. Ils étaient partis du Sénégal.La veille, 37 personnes ont été secourues - 22 Sénégaliens, 7 Gambiens et 8 Guinéens. Selon les gardes-côtes, l’embarcation en question était recherchée depuis deux jours. Elle a été retrouvée « dans une situation très dangereuse et sur le point de couler ».
    Un cadavre a aussi été retrouvé dans l’embarcation. Et selon les témoignages des passagers, il y avait environ 160 personnes à son bord. Il y a donc environ 120 exilés portés disparus, selon les gardes-côtes. Il pourrait s’agir de l’embarcation signalée par Alarm phone la semaine dernière.
    Les migrants ont raconté que l’embarcation, partie de Bangul, en Gambie, faisait route vers les Canaries quand le bateau est tombé en panne. Ils ont ensuite été en manque de carburant. Le bateau a donc dérivé pendant environ 25 jours dans les eaux internationales avant d’entrer dans les eaux mauritaniennes.Les survivants ont raconté qu’après seulement « dix jours de navigation », l’eau et la nourriture étaient complètement épuisées. Ils ont dû boire de l’eau de mer et survivre dans des conditions humaines extrêmement difficiles. Sept personnes, y compris deux femmes et deux hommes, ont été urgemment transportées à l’hôpital pour recevoir des soins médicaux.Les opérations de recherche sont toujours en cours pour les passagers restants sur le bateau disparu.Ces deux opérations de sauvetage mettent fin à une période d’accalmie. Depuis plusieurs semaines, aucune opération n’avait eu lieu au large de la Mauritanie. La dernière opération menée par les gardes-côtes remontent au 11 juin.À cette période, les opérations de sauvetage avaient été nombreuses. Plus de 1 200 exilés avaient été secourus entre le 11 juin et le 28 mai, représentant la quasi-totalité des sauvetages depuis le début de l’année. Et concernant la route des Canaries, le nombre d’arrivées continue de baisser. Entre le 1er janvier et le 15 juillet 2026, 4 440 migrants sont arrivés dans l’archipel espagnol. Une baisse de 61,2% par rapport aux 11 454 migrants arrivés durant la même période l’année dernière

    #Covid-19#migration#migrant#mauritanie#gambie#senegal#mali#routemigratoire#migrationirreguliere#sante

  • Saint-Louis : 89 candidats à l’émigration irrégulière interceptés en mer | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/saint-louis-89-candidats-a-lemigration-irreguliere-interceptes-en-mer_n_498
    https://image.seneweb.com/content/news/2026-29-16//thumb_1260x800_6a59390fa5e20_Ezt96S3nU3.jfif

    Saint-Louis : 89 candidats à l’émigration irrégulière interceptés en mer
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    La base navale Nord a remis, ce jeudi 16 juillet 2026 vers 8 h, 89 candidats à l’émigration irrégulière à la Division nationale de lutte contre la traite des personnes (DNLT) de Saint-Louis, après leur interception en mer.Le groupe est composé de 77 Sénégalais, dont une fille, sept Gambiens, dont deux filles, un Guinéen et sa compatriote, un Nigérian et une Nigériane ainsi qu’un Malien.
    Selon nos sources, la pirogue avait quitté Bétenty dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 juillet 2026 avec environ 95 personnes à son bord. Les passagers ont expliqué que l’embarcation a été déroutée en raison de la panne des deux moteurs hors-bord.
    Les candidats ont également indiqué que les capitaines ainsi que le matériel de navigation avaient été transférés sur de petites pirogues avant que l’embarcation de fortune n’échoue sur la plage de l’Hydrobase à Saint-Louis. Une enquête a été ouverte afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cette tentative de migration irrégulière et d’identifier les organisateurs de ce voyage clandestin.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#DLNT#migrationirreguliere#routemigratoire#sante#saintlouis#betenty#gambie#nigeria#mali

  • Mali : Quand le drapeau reste et que le pouvoir s’en va

    Il faut désormais nommer les choses avec la brutalité qu’exige la situation. Ce qui gouverne à Bamako ne porte plus tout à fait l’uniforme malien. Derrière le décorum de la souveraineté retrouvée, derrière les communiqués tonitruants et les slogans de rupture, s’est installée une réalité que le patriotisme officiel s’épuise à masquer. La Russie n’est pas venue au Mali pour aider un peuple frère à recouvrer son intégrité territoriale. Elle est venue défendre un pari géopolitique qu’elle ne peut pas se permettre de perdre. Le Sahel est devenu le théâtre où Moscou entend démontrer que l’influence occidentale peut être délogée, humiliée, remplacée. Le Mali n’est pas le partenaire de cette entreprise, il en est le terrain. Et un terrain n’a pas d’opinion.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/05/25/apres-la-dissolution-des-partis-politiques-au-mali-lopposition-denonce-la-strategie-de-terreur/#comment-74982

    #mali

  • Mali : De graves abus commis dans un contexte de reprise des combats

    L’armée et ses alliés, ainsi que les groupes armés islamistes, commettent des violations en toute impunité

    (Nairobi) – Les groupes armés islamistes ainsi que les forces armées maliennes et leurs alliés ont commis de graves abus contre des civils depuis l’intensification des combats au Mali en avril 2026, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

    Le 25 avril, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM ou Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin, JNIM) lié à Al-Qaïda a mené des attaques coordonnées à travers le Mali. Le GSIM s’est associé aux combattants touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA), qui cherchent à renverser la junte militaire dirigée par le général Assimi Goïta et soutenue par des combattants russes d’Africa Corps (anciennement le groupe Wagner). Toutes les parties ont attaqué illégalement des civils et certaines parties ont détruit et pillé leurs maisons et leurs commerces. Le 28 avril, le GSIM a annoncé un « siège total » de la capitale, Bamako, a menacé de tuer les civils entravant ses opérations et a attaqué des véhicules civils. Les forces armées maliennes ont répondu par des représailles manifestes contre les communautés peules et par deux frappes aériennes manifestes faisant des victimes civiles.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/05/25/apres-la-dissolution-des-partis-politiques-au-mali-lopposition-denonce-la-strategie-de-terreur/#comment-74909

    #mali

  • Libye : plus de 650 migrants bénéficient d’un « retour volontaire » pour rentrer dans leur pays - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72073/libye--plus-de-650-migrants-beneficient-dun-retour-volontaire-pour-ren

    Entre le 12 et le 22 juin 2026, un total de 687 migrants sont rentrés au Mali, au Nigeria et au Tchad depuis la Libye, a annoncé l’Organisation internationale des migrations (OIM).
    L’Organisation internationale des migrations (OIM) a aidé au rapatriement de 687 migrants via quatre vols depuis la Libye vers le Tchad, le Mali et le Nigeria ces derniers jours - entre le 12 et le 22 juin 2026.
    Dans le détail, un groupe de 162 ressortissants tchadiens a regagné N’Djamena, le 23 juin 2026, dans le cadre d’une opération de « retour volontaire » depuis Benghazi, en Libye, selon la presse tchadienne. L’opération a été coordonnée par le gouvernement tchadien, via le consulat général du Tchad à Benghazi, en partenariat avec l’OIM.
    Début juin, d’autres vols avaient déjà décollé de Libye pour rapatrier 150 Gambiens et 182 Nigérians. « Un soutien médical et en matière de protection a permis d’assurer un voyage sûr et digne pour tous les bénéficiaires. Merci au soutien de l’UE », avait tweeté l’OIM.
    Ces opérations de « retours volontaires » témoignent de la dureté de la vie en Libye pour les migrants. Dans ce pays de transit pour les exilés tentant de rejoindre l’Europe, les conditions de vie sont extrêmement difficiles.Le nombre de rapatriements effectués depuis la Libye ces dernières années témoigne de cet « enfer libyen ». Entre le lancement du programme d’aide au « retour volontaire » (VHR) de l’OIM en 2015 et juin 2025, plus de 100 000 migrants en Libye ont regagné leur pays en Afrique et Asie. En effet, passeurs et trafiquants ont profité du climat d’instabilité qui règne dans le pays depuis la chute et mort de l’ancien dictateur Mouammar Kadhafi en 2011 pour développer des réseaux mafieux autour de la traite d’êtres humains.
    Depuis le début du mois de juin, la situation a empiré. Les Africains subsahariens en Libye se disent victimes d’une véritable « chasse aux migrants » dans le pays. Des rafles sont organisées dans les quartiers qu’ils fréquentent à Tripoli, la capitale, mais aussi dans les autres villes de l’ouest, à Zouara, Sabratha ou encore Zaouïa."Toutes les municipalités sont touchées, les petites comme les grandes", affirme à InfoMigrants une source humanitaire. « Il y a une véritable chasse aux Noirs en ce moment en Libye. Les policiers, lourdement armés, bouclent la zone avec leurs véhicules blindés. Ils défoncent les portes des maisons et arrêtent les Noirs. On ne peut pas s’échapper car lors de ces opérations, les agents de l’immigration quadrillent les environs », raconte Ibrahim, un Guinéen de 24 ans, terrifié, avec qui InfoMigrants est en contact depuis plusieurs années.
    La majorité des migrants subsahariens jetés arbitrairement en prison sont aux mains de ces trafiquants et victimes d’extorsions. Les geôliers les torturent, les filment et envoient les vidéos à leurs familles pour demander des rançons. De nombreux migrants meurent aussi en détention, faute de famille et d’argent.
    Depuis de nombreuses années, la rédaction d’InfoMigrants et de nombreuses ONG et institutions témoignent de la violence subie par les exilés dans cet État d’Afrique du Nord. « Nous étions tous enfermés, il y avait des jeunes comme moi, mais aussi des personnes âgées, ils ne nous donnaient pas à manger et ils nous frappaient. Ils nous ont demandé le numéro de téléphone de nos familles et ont passé des appels vidéo pour leur demander de l’argent pendant qu’ils nous frappaient », témoignait un Bangladais interrogé par InfoMigrants en août 2025.D’après les derniers chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en 2025, plus de 800 000 migrants se trouvent actuellement en Libye. Les Subsahariens sont parmi les plus nombreux dans les rangs de ces migrants qui se rendent dans le pays pour tenter ensuite de rejoindre l’Europe en traversant la mer Méditerranée. La Libye, situé à environ 300 km des côtes italiennes, est l’un des principaux points de départ en Afrique du Nord pour les migrants, en majorité provenant d’Afrique subsaharienne, qui tentent la traversée au péril de leur vie. Plus de 1 300 migrants sont morts en Méditerranée centrale en 2025, selon l’OIM.

    #Covid-19#migration#migrant#libye#mali#nigeria#tchad#retourvolontaire#OIM#sante#droit#violenceroutemigratoire#migrationirreguliere

  • Koussan : Le Forum Civil s’insurge contre le renvoi de réfug... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/koussan-le-forum-civil-sinsurge-contre-le-renvoi-de-refugies-senegalais-ver

    Koussan : Le Forum Civil s’insurge contre le renvoi de réfugiés sénégalais vers le Mali
    Auteur : Khady NDOYE
    Le Forum Civil a exprimé sa vive préoccupation à la suite de l’expulsion, le 15 juin 2026, de personnes de nationalité sénégalaise ou d’origine sénégalaise ayant quitté le Mali pour fuir l’insécurité et ayant trouvé refuge dans le village de Koussan.Selon l’organisation, ces familles, installées de longue date au Mali, avaient été accueillies favorablement par les populations locales de Koussan, ainsi que par les autorités coutumières et municipales. Des terres leur auraient même été attribuées afin de faciliter leur réinstallation.
    Le Forum Civil affirme que leur renvoi vers le Mali s’est effectué sans présentation d’un acte officiel d’expulsion, sans préavis ni information préalable. L’organisation déplore également l’absence d’accompagnement et de garanties quant à leur sécurité ou à leur possibilité de regagner les localités qu’elles avaient quittées en raison de l’insécurité.
    Rappelant les obligations de l’État en matière de protection des personnes vulnérables, y compris des étrangers exposés à des risques, le Forum Civil appelle les autorités à mettre fin à toute mesure de déportation qui pourrait, selon lui, constituer une mise en danger de la vie d’autrui ainsi qu’un manquement au devoir d’assistance et de protection. L’organisation invite également l’État à éviter toute poursuite contre les habitants de Koussan ayant accueilli ces personnes, notamment le chef du village, qui aurait été convoqué par la gendarmerie le 21 juin 2026.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#mali#refugie#protection#sante#droit#securite

  • Des opérations policières « vertigineuses » : la Mauritanie durcit sa politique migratoire sous la pression de l’Europe
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/07/11/des-operations-policieres-vertigineuses-la-mauritanie-durcit-sa-politique-mi

    À Nouadhibou, Mauritanie, des moteurs de pirogues sont entreposés après avoir été saisis par les gardes-côtes. Ces embarcations ont été interceptées pour diverses infractions, notamment le trafic de migrants clandestins ou la pêche illégale dans les eaux mauritaniennes. Le 15 juin 2025. ©Sylvain Cherkaoui pour Le Monde.
    Nouadhibou, port de pêche situé au nord de la façade maritime du pays, est depuis un quart de siècle l’un des carrefours du départ de migrants et « le ventre mou du dispositif » sécuritaire mauritanien. Mais, poussées par Bruxelles, les autorités tentent de porter un coup d’arrêt aux filières d’émigration irrégulière.Le capitaine de vaisseau Mohamed Salem Hamza dirige les garde-côtes mauritaniens et recèle en lui un lot d’images « cauchemardesques ». « Comment oublier ce bébé allaité par sa mère et tous deux retrouvés morts sur une plage ? », lâche l’officier, ébranlé, établi à Nouadhibou depuis un an et demi. Jusqu’à la fin de l’année 2024, « les cadavres jonchaient la plage et l’odeur était irrespirable jusqu’en ville », se souvient cet homme chargé de la surveillance des côtes et du sauvetage en mer dans cette zone devenue l’une des principales voies d’accès vers l’Europe. « Il fallait que cela cesse », ajoute-t-il.
    Port de pêche industriel, Nouadhibou est depuis un quart de siècle l’un des carrefours du départ de migrants et « le ventre mou du dispositif » sécuritaire mauritanien d’après M. Hamza, dont les « moyens restent insuffisants » avec deux patrouilleurs de haute mer, quatre vedettes et une vingtaine d’autres petites embarcations, pneumatiques compris. Selon le ministère de l’intérieur espagnol, 180 000 personnes ont ainsi rejoint illégalement les côtes des Canaries entre 2020 et 2024. Ces îles sont à trois jours de bateau de Nouadhibou, faisant ainsi de la capitale économique de la Mauritanie une base de projection des candidats à l’exil. Selon les autorités locales, 30 000 ressortissants d’Afrique subsaharienne y seraient désormais installés.
    Cet afflux, conjugué à l’émoi suscité par les images de naufragés, a poussé la Mauritanie à tenter de porter, entre février et mars, un coup d’arrêt aux filières d’émigration irrégulière. Alors que la route maritime par l’Atlantique avait permis en 2024 à près de 45 000 personnes – un record – de gagner l’archipel espagnol, les arrivées ont depuis baissé drastiquement : plus de 11 300 exilés ont débarqué depuis début 2025 sur les îles contre près de 19 300 sur la même période un an plus tôt, d’après les données du ministère espagnol de l’intérieur.Sous la pression de Madrid et de l’Union européenne (UE) et encouragée par une aide de 210 millions d’euros, en partie dédiée à la lutte contre l’émigration irrégulière, Nouakchott a donc opéré un « durcissement sur les questions migratoires », que salue M. Hamza, fier de poser devant les centaines de moteurs de bateaux confisqués qui s’étalent sous les fenêtres de son bureau.
    La réaction est tout d’abord intervenue à Lagouira, zone frontalière avec le Sahara occidental, mais contrôlée de fait par les forces mauritaniennes, dont les plages du Cap-Blanc ont vu partir les cayucos (pirogues) des migrants pour les Canaries. 88 réseaux de passeurs, la plupart à Nouadhibou, ont été démantelés au premier trimestre 2025 et seules deux embarcations ont pu partir de Lagouira, indique une source policière.Puis, la répression a débordé sur Nouadhibou. Des rafles, ciblant officiellement les sans-papiers, sont menées sur tout le territoire depuis fin février. Dans la rue, sur les chantiers, dans les salons de coiffure, dans les stations-service, sur les marchés, dans les champs et les mines… Entre janvier et avril, les autorités mauritaniennes assurent avoir expulsé « 30 000 personnes en situation irrégulière ».
    Un chiffre probablement sous-estimé car, pour la seule communauté malienne, au moins 27 000 de ses ressortissants auraient été renvoyés dans leur pays en guerre, d’après des sources au sein de cette communauté. Issiaka Traoré, à la tête des « Maliens de Mauritanie », l’une des communautés étrangères les plus nombreuses, raconte des opérations policières « vertigineuses ». Le 3 mars reste « [son] pire souvenir », lorsque « 524 Maliens ont été arrêtés en une seule journée et tous expulsés », déplore ce professeur marié à une Mauritanienne.
    « Des enfants de 10 ans ont passé une semaine de détention », relate Abdoulaye Diallo, de l’association d’aide aux migrants Ensemble pour un avenir meilleur (EPAM), basée à Nouakchott. Plusieurs cas de viols ont été recensés par des ONG mauritaniennes et des policiers ont extorqué des détenus, d’après des témoins rencontrés par Le Monde.
    Les opérations policières ont été pratiquées au faciès, ciblant exclusivement les personnes de couleur noire. « Etrangement, parmi les interpellés et les refoulés, il n’y a aucun Marocain ou Pakistanais, s’offusque le député de l’opposition Khally Diallo, alors que les réseaux de traite des migrants établis en Mauritanie attirent depuis des années des candidats à l’exode en Europe venus d’Afrique, mais aussi de Syrie et du sous-continent indien. Pour appuyer son propos, l’élu évoque les cas de « cinq Négro-Mauritaniens arrêtés puis refoulés » avant que l’Etat mauritanien ne s’en rende compte et les rapatrie. Contacté, le ministère de l’intérieur n’a pas souhaité répondre.Ces opérations policières ont par ailleurs été appuyées par des discours stigmatisants de personnalités du pouvoir. « Les migrants, on doit même aller les chercher dans leur maison ! », lançait, le 24 mai, Ahmedna Ould Sidibe, le wali (gouverneur) du Trarza (sud) sous les vivats d’une assemblée de Beidanes, la minorité des Maures blancs qui contrôle toujours les leviers du pouvoir en Mauritanie. « Si vous voyez un étranger qui n’est pas en règle, vous le signalez et le dénoncez », appelait-il.
    Cette traque a suscité l’effroi des migrants en situation irrégulière. Même les étrangers qui se pensaient protégés, comme les titulaires d’une carte de réfugié – on en dénombre plus de 176 000 dans le pays d’après le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) – se sont retrouvés dans le viseur. Moussa (un prénom d’emprunt), ancien chauffeur routier qui a fui le Mali il y a dix ans après avoir été menacé à quatre reprises par les djihadistes, se terre aujourd’hui dans un lieu tenu secret.« Après les premières rafles début mars, je n’osais plus sortir de chez moi, explique-t-il. Je n’allais plus au marché travailler, on se sent persécutés. » Pour un impayé d’une « centaine d’euros » sur son loyer, des proches de son propriétaire, installé en Angola, l’ont menacé de mort. Ses deux plaintes déposées à la police sont restées lettres mortes. Comme Moussa et sa famille, des centaines de ressortissants d’Afrique subsaharienne, contraints de changer de domicile, sont désignés comme des ennemis de l’intérieur, selon les ONG mauritaniennes. Plus de 4 100 autres souhaitent rentrer dans leur pays d’origine, souligne l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Du jamais vu. « Dans ces opérations policières, la dimension raciale et raciste est évidente, alerte Sonia Haidara, une militante féministe qui, devant l’ampleur de la crise, a transformé son centre d’aide aux femmes victimes de violences sexuelles en hébergement d’accueil d’urgence aux migrants. Face aux abus, le pouvoir a certes affiché son opposition mais, en réalité, il se radicalise. » Le raidissement du pouvoir s’est encore accentué lors du procès d’Ablaye Ba, figure de l’Initiative pour la résurgence abolitionniste – mouvement fondé pour l’abolition de l’esclavage, criminalisé depuis 2007, mais dont certaines pratiques demeurent en Mauritanie – et bête noire du régime. Pour avoir critiqué les opérations en cours, le militant a été condamné, le 6 juin, à six mois de prison ferme pour « incitation à la haine raciale ».
    La gestion de la crise migratoire suscite pourtant un mécontentement grandissant. Face à « une crise sans précédent », prévient Khally Diallo, l’élu et d’autres ont aussi dirigé leurs critiques contre l’UE, accusée d’être « complice » du régime. « Par ses dotations financières colossales, l’Europe a versé de l’huile sur le feu. Si l’UE continue de soutenir ce régime qui arrête massivement et expulse abusivement en bafouant les droits les plus élémentaires, on court à notre perte », s’inquiète-t-il. Selon les données européennes, entre 2024 et 2027, l’Europe devrait engager plus de 950 millions d’euros en Mauritanie.
    Les conséquences de cette politique sont déjà visibles pour l’économie mauritanienne, fortement dépendante de la main-d’œuvre étrangère. Taxis, ménage, pêche et mines d’or artisanales, BTP… Des pans entiers de l’économie manquent de bras. A Nouakchott, le prix d’une brique et le salaire journalier des manœuvres ont presque doublé. Comme une centaine d’autres briqueteries de la capitale, celle de Kalidou Sy est moribonde.« Quotidiennement, les agents du ministère de l’emploi viennent inspecter », témoigne l’entrepreneur qui employait cinq Maliens. Plusieurs ont été arrêtés et refoulés. « C’est du harcèlement sous couvert d’une directive pour “mauritaniser” l’emploi », dénonce-t-il. Le lendemain de notre rencontre, sa société a été fermée et M. Sy recherchait dans les commissariats un employé disparu, probablement interpellé par la police.
    Par sa dénonciation de la présence de migrants subsahariens, l’aile dure du régime a réveillé les vieux démons du pays. Les rafles ont ravivé celles d’une tout autre ampleur survenues après 1989, lorsqu’un conflit frontalier précipita la Mauritanie et le Sénégal au bord de la guerre. En Mauritanie, comme le relata en 1994 l’ONG Human Rights Watch dans son rapport « Campagne de terreur », sans le dire, une campagne d’« épuration ethnique mais qui en avait les effets » fut menée. Des dizaines de milliers de Négro-Mauritaniens furent expulsés de leurs terres, des centaines de fonctionnaires noirs arrêtés, torturés, et tués. « 1989, c’est encore vivant dans les esprits, rappelle Aminetou Mint El-Moctar, défenseuse des droits humains, sélectionnée pour le prix Nobel de la paix, en 2015. On ne peut pas soigner les événements racistes du passé en commettant de nouveaux crimes racistes. »

    #Covid-19#migration#migrant#mauritanie#senegal#migrationirreguliere#politiquemigratoire#mali#subsaharien#droit#sante#racisme

  • Trafic de migrants clandestins : un vaste réseau démantelé e... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/trafic-de-migrants-clandestins-un-vaste-reseau-demantele-entre-la-gambie-et

    Trafic de migrants clandestins : un vaste réseau démantelé entre la Gambie et le Sénégal, 180 candidats interceptés à Sokone
    Auteur : Dialy Ibrahima Diébakhaté
    Les éléments de la brigade territoriale de Sokone ont porté un coup dur aux filières de migration clandestine opérant entre la Gambie et le Sénégal. Sous la direction de l’adjudant chef, Laye Diaw Ndiaye , commandant la brigade de gendarmerie de Sokone , les gendarmes ont démantelé, ce mercredi après-midi, un important réseau spécialisé dans le trafic de migrants irréguliers.
    Au total, 180 candidats à l’émigration clandestine (composés de sénégalais, Gambiens , maliens , guinéens ont été interceptés lors de cette opératet nigérians ) ont été interceptés lors de cette opération menée dans la zone de Bôsinka, près de l’île de Bettenty, dans le delta du Saloum. Selon des sources sécuritaires, les organisateurs du voyage avaient soigneusement dissimulé les migrants dans les mangroves afin d’échapper à la vigilance des forces de défense et de sécurité.
    D’après les premiers éléments de l’enquête, les migrants avaient quitté la Gambie avant d’être convoyés vers cette zone côtière considérée comme un point de départ stratégique pour les traversées clandestines. Les passeurs comptaient vraisemblablement profiter de la géographie difficile d’accès des mangroves pour organiser leur embarquement vers une destination encore inconnue.
    L’intervention rapide des hommes de l’adjudant chef Laye Diaw Vdiaye commandant la brigade de gendarmerie de Sokone a permis de mettre fin à l’opération avant le départ des embarcations. Cette saisie constitue l’une des plus importantes interceptions enregistrées ces derniers mois dans cette partie du pays.Les enquêtes se poursuivent afin d’identifier tous les membres du réseau ainsi que les complices impliqués dans l’organisation de ce trafic transfrontalier. Les autorités sécuritaires entendent également renforcer la surveillance dans les zones insulaires et maritimes du Saloum, devenues des corridors privilégiés par les réseaux de migration clandestine.Ce nouveau démantèlement relance une fois de plus le débat sur l’ampleur du phénomène de l’émigration irrégulière qui continue de pousser de nombreux jeunes à risquer leur vie dans l’espoir de rejoindre l’Europe

    Covid-19#migration#migrant#senegal#sokonne#saloum#routemigratoire#migrationirreguliere#gambie#mali#guineeconakry#sante

  • « Retours volontaires » de l’OIM : près de 500 migrants rapatriés de Libye en une semaine - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71572/retours-volontaires-de-loim--pres-de-500-migrants-rapatries-de-libye-e

    « Retours volontaires » de l’OIM : près de 500 migrants rapatriés de Libye en une semaine
    Par La rédaction Publié le : 27/05/2026
    Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), près de 500 migrants en Libye ont été rapatriés vers le Bénin, le Pakistan et le Bangladesh via un « retour volontaire » cette semaine.
    Au total, 496 migrants ont été rapatriés dans leur pays via un « retour volontaire » organisé par l’Organisation internationale des migrations (OIM) ces sept derniers jours. Pour cela, trois vols ont été affrétés. Le premier est parti de la ville de Sabha, à quelques 600 km au sud de Tripoli. De cette région désertique, 151 migrants ont été rapatriés vers Cotonou, au Bénin, et Accra, au Ghana.
    Le second vol concernait 174 exilés. Ils ont quitté Tripoli en direction d’Islamabad, la capitale du Pakistan. Et enfin, le dernier avion est parti de Benghazi avec pour destination Dhaka, la capitale du Bengladesh, avec 171 migrants à son bord.Un soutien médical et de protection a permis à tous les bénéficiaires de recevoir des retours sûrs", assure l’organisation onusienne.
    Ces dernières opérations témoignent de la dureté de la vie en Libye pour les migrants. Dans ce pays de transit pour les exilés tentant de rejoindre l’Europe, les conditions de vie sont extrêmement difficiles.
    En effet, passeurs et trafiquants ont profité du climat d’instabilité qui règne dans le pays depuis la chute et mort de l’ancien dictateur Mouammar Kadhafi en 2011 pour développer des réseaux mafieux autour de la traite d’êtres humains. La majorité des migrants subsahariens jetés arbitrairement en prison sont aux mains de ces trafiquants et victimes d’extorsions. Les geôliers les torturent, les filment et envoient les vidéos à leurs familles pour demander des rançons. De nombreux migrants meurent aussi en détention, faute de famille et d’argent.
    Depuis de nombreuses années, la rédaction d’InfoMigrants et de nombreuses ONG et institutions témoignent de la violence subie par les exilés dans cet État d’Afrique du Nord. En novembre 2025 par exemple, un Camerounais racontait son calvaire en Libye : « Ce pays ne connaît pas les droits de l’Homme, il n’y a aucun respect pour les personnes noires. Nous sommes considérés comme des animaux ».
    Et dans les geôles libyennes, les migrants vivent l’enfer. « Nous étions tous enfermés, il y avait des jeunes comme moi, mais aussi des personnes âgées, ils ne nous donnaient pas à manger et ils nous frappaient. Ils nous ont demandé le numéro de téléphone de nos familles et ont passé des appels vidéo pour leur demander de l’argent pendant qu’ils nous frappaient. Ma famille n’avait pas d’argent, alors ils m’ont frappé et m’ont arraché un ongle, puis j’ai perdu connaissance. Je ne me souviens plus de ce qui s’est passé ensuite », témoignait de son côté un Bangladais interrogé par InfoMigrants en août 2025.
    Le nombre de « retours volontaires » effectués depuis la Libye témoigne aussi de cet « enfer libyen », et ce depuis plusieurs années. Entre le lancement du programme d’aide au retour humanitaire « volontaire » (VHR) de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en 2015 et juin 2025, plus de 100 000 migrants en Libye ont regagné leur pays en Afrique et Asie.
    Les personnes rapatriées sont originaires de 49 pays d’Afrique et d’Asie comme le Nigéria, le Mali, le Niger ou encore le Bangladesh entre autres. Si pour la grande majorité, il s’agissait d’hommes (près de 73 000), environ 17 000 femmes ainsi que plus de 10 000 enfants - parfois non accompagnés - ont également bénéficié de cette aide de l’OIM.Mais le retour est parfois impossible. Les exilés soudanais, par exemple, très nombreux en Libye, ne peuvent rejoindre leur pays déchiré par un conflit sanglant. D’autres migrants, coincés en Libye, fuient des violences familiales au pays, comme Marie et sa fille Aya, âgée de sept ans. Camerounaise, Marie a fui un mari violent et violeur au pays. Elle rêve de quitter la Libye où elle a déjà séjourné trois fois en prison, mais ne sait pas où aller.

    #Covid-19#migration#migrant#libye#mali#niger#nigeria#rapatriement#retourvolontaire#benin#pakistan#bangladesh#sante#routemigratoire#OIM

  • Mali 2026 : offensive terroriste du 25 avril – bilan, causes et enjeux géopolitiques
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4886

    De quoi rester, à l’avenir et jusqu’à des preuves du contraire soient clairement visibles, à jamais vigilant pour la sécurité de la région du Sahel en Afrique. Mali 2026 : l’offensive terroriste qui a ébranlé l’Afrique de l’Ouest. 25 avril 2026, le Monde aussi ser réveille surpris. Une coalition semblant inédite, car connue, entre jihadistes et séparatistes frappe Bamako, Kidal et Gao. Bilan lourd, junte en crise, et une question brûlante : qui contrôle vraiment le Mali ? Lire l’article #nationale,_fait_politique,_une_et_première_page,_médias,_actualité,_pays,_france,_afrique,_maghreb

    / Afrique, Monde Arabe, islam, Maghreb, Proche-Orient,, fait divers, société, fléau, délinquance, religion , Terrorisme , islamisme , Al-Qaeda , politique , , Mali, sécurité, terrorisme, AQMI, (…)

    #Afrique,Monde_Arabe,_islam,_Maghreb,_Proche-Orient, #fait_divers,_société,_fléau,_délinquance,_religion #Terrorisme_,islamisme,Al-Qaeda,politique, #Mali,_sécurité,_terrorisme,_AQMI,_intervention,_ONU,_CEDEAO,_armée,

  • Migration clandestine : 72 maliens interpellés à Dakar après... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/migration-clandestine-72-maliens-interpelles-a-dakar-apres-le-debarquement-

    Migration clandestine : 72 maliens interpellés à Dakar après le débarquement d’une pirogue en provenance de la Gambie
    Auteur : Doudou DIOP
    Un groupe de 72 migrants ont été mis à la disposition de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT). Selon les informations de Seneweb, ils ont interpellé lors d’une opération menée ce mardi par les éléments des commissariats d’arrondissement de la Médina du Point E et de Reubeuss. Cela est suite à une débarquement à Soumbedioune d’une pirogue en provenance de la Gambie.
    Les faits se sont déroulés tôt dans la matinée à Soumbédioune. La police de la Médina a été alerté vers 7h40 de la présence d’une embarcation transportant des migrants clandestins. D’après les premières informations recueillies, la pirogue avait été aperçue aux environs de 6h30 avec à son bord près d’une centaine de personnes. Dépêchés sur les lieux, les agents ont constaté que les occupants de la pirogue s’étaient déjà dispersés. Le matériel de l’embarcation avait également été emporté avant l’arrivée des forces de l’ordre.
    Les investigations lancées dans la foulée ont conduit les policiers jusqu’à une maison située à la Gueule-Tapée, où plusieurs migrants avaient trouvé refuge. Sur place, les occupants ont déclaré avoir quitté la Gambie à bord d’une pirogue transportant au total 165 passagers, composés d’hommes, de femmes et de mineurs.
    Les migrants retrouvés dans cette maison étaient tous de nationalité malienne et 51 personnes y ont été interpellées, avant que 16 autres migrants ne soient arrêtés dans les rues de la Médina au cours des opérations de ratissage.Les clandestins ont également révélé aux enquêteurs que le capitaine de l’embarcation était reparti avec plusieurs femmes et des passagers mineurs, compliquant davantage le suivi des autres occupants de la pirogue. Une enquête est en cours à la DNLT.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#mali#gambie#soumbedioune#routemigratoire#migrationirreguliere#sante

  • Sahel : Quand les juntes font le lit de l’effondrement (et autres textes)

    Serigne Sarr : Sahel : Quand les juntes font le lit de l’effondrement
    Pr. Omar Lamine Gueye : République ou autocratie : le choix décisif des dirigeants africains
    Samir Moussa : Bamako au bord de la paralysie : blocus, pénuries et guerre énergétique
    Samir Moussa : Mali : Le piège mortel de l’orgueil de pouvoir vaincre et de l’illusion de garder le contrôle de la situation
    Amnesty : Mali. Le GSIM doit respecter le droit international humanitaire et garantir la sécurité des civil·e·s alors que Bamako est sous blocus

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/05/18/sahel-quand-les-juntes-font-le-lit-de-leffondr

    #sahel #mali

  • Attacco in #Mali e venti di guerra nel #sahel
    https://radioblackout.org/podcast/attacco-in-mali-e-venti-di-guerra-nel-sahel

    Dedichiamo questa puntata di #black_in ad analizzare ciò che sta succedendo in Mali nelle ultime settimane. Dal 25 aprile è in corso un’ampia offensiva militare coordinata dai militanti jihadisti di Jnim e da quelli del Fronte di Liberazione dell’Azawad (FLA), che hanno compiuto diversi attacchi nelle principali città del Mali, stringendo il governo e […]

    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/05/black-11-maggio-mali-deorgio-podcast-completo.mp3

  • Mali : Cinglant revers pour les putschistes

    Les attaques coordonnées des djihadistes et des indépendantistes de l’Azawad représentent un échec majeur pour la junte militaire du Mali

    C’est un assaut d’une ampleur inégalée qui s’est déroulée au Mali le samedi 25 avril. Il a été mené conjointement par les djihadistes du GSIM et les forces indépendantistes du Front de libération de l’Azawad (FLA) (l’Azawad est le nom donné à la région du nord du Mali).

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/05/25/apres-la-dissolution-des-partis-politiques-au-mali-lopposition-denonce-la-strategie-de-terreur/#comment-73991

    #mali

  • Mbour : Un bébé de 6 mois et une fillette de 11 ans parmi le... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/mbour-un-bebe-de-6-mois-et-une-fillette-de-11-ans-parmi-les-34-migrants-int

    Mbour : Un bébé de 6 mois et une fillette de 11 ans parmi les 34 migrants interceptés par la police
    Auteur : Mor Mbaye CISSE
    La brigade de recherches du poste de police de Diamaguène 2 de Mbour a mis fin à une tentative de migration clandestine en interceptant 34 individus à la plage de Grand-Mbour. Parmi eux, des femmes, un nourrisson et une fillette, tous animés du même rêve : rejoindre l’Espagne.Le 22 avril 2026, les éléments de ladite BR ont été informés d’un probable départ de migrants clandestins depuis la plage de Grand-Mbour. C’est dans ces circonstances qu’ils se sont rendus sur les lieux où ils ont procédé à l’interpellation de 34 individus. Parmi les personnes interpellées figurent 20 femmes, un bébé de 6 mois et une fillette de 11 ans. Le groupe est composé de 14 Gambiens, sept Maliens, huit Sénégalais, trois Guinéens et deux Ivoiriens selon des sources de Seneweb.L’organisateur du voyage n’a pas été retrouvé sur les lieux et les capitaines de l’embarcation de fortune ont réussi à prendre la fuite avant l’arrivée des policiers.
    Selon les renseignements recueillis sur place, les migrants avaient pris le départ depuis la Gambie et avaient dérivé trois jours durant avant d’accoster à Mbour. Au cours du trajet, la pirogue aurait commencé à prendre l’eau, rendant la poursuite du voyage impossible. Face au danger, les migrants auraient demandé au capitaine de rebrousser chemin, ce qu’il a fait avant de prendre la fuite à l’arrivée des policiers.
    Interrogés sur les raisons de leur présence à Mbour, les migrants ont déclaré à l’unanimité vouloir rallier l’Espagne pour y gagner leur vie. Une déclaration qui illustre une fois de plus la détresse et la détermination de ces hommes, femmes et enfants prêts à braver tous les dangers pour tenter de rejoindre l’Europe. Informé, le procureur Augustin Yakhar Faye, chef du parquet près le tribunal de grande instance de Mbour a instruit aux enquêteurs d’entendre l’ensemble des candidats à la migration. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les responsabilités et d’identifier l’organisateur de ce voyage clandestin qui court toujours.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#espagne#gambie#Diamaguene#mbour#migrationirreguliere#sante#droit#mali#gambie#cotedivoire#grandmbour

  • 537 migrants et 213 millions de FCFA : L’impressionnant bila... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/537-migrants-et-213-millions-de-fcfa-limpressionnant-bilan-dun-reseau-de-pa

    537 migrants et 213 millions de FCFA : L’impressionnant bilan d’un réseau de passeurs démantelé à Ziguinchor
    Auteur : Mor Mbaye CISSE
    Dans le courant de la fin du mois de mars 2026, l’antenne régionale de la Division Nationale de Lutte contre le Trafic de Migrants et pratiques assimilées (DNLT) reçoit un renseignement d’une source anonyme digne de foi, faisant état de la préparation imminente d’une opération de migration irrégulière à destination de l’Espagne par voie maritime. Selon cette source, le réseau avait scindé les candidats migrants en deux groupes. Le premier, composé majoritairement de ressortissants maliens, gambiens et sénégalais, était déjà logé dans le quartier Castorol en Gambie. Le second, constitué principalement de ressortissants sénégalais et bissau-guinéens, était regroupé à Ziguinchor, dans le quartier de Goumel, avant d’être acheminé vers la Gambie. Le regroupement final était prévu pour le 4 avril 2026, en vue d’un départ collectif le 10 avril 2026 à bord d’une embarcation de fortune devant transporter environ 200 migrants. Chaque candidat au voyage devait s’acquitter de la somme de 400 000 FCFA.
    Sur le plan organisationnel, le réseau serait dirigé par I.K., ressortissant malien, agissant en complicité avec plusieurs acolytes disposant chacun d’un rôle précis. I.K. assurait le leadership stratégique et la gestion financière. A.T. coordonnait les opérations en Gambie et officiant comme capitaine. A.F. alias Vieux et M.F. alias Ameth, tous deux recruteurs et convoyeurs, étaient chargés de la logistique, du regroupement et de l’hébergement des migrants à Ziguinchor ainsi que de leur acheminement vers la Gambie. G.D., M.N., A.R.D. et M.M.G.S. exerçaient quant à eux des fonctions de capitaines.
    Suite à l’exploitation du renseignement, les enquêteurs procèdent dans un premier temps à l’interpellation de M.F. alias Ameth, A.F. alias Vieux, A.R.D., M.N. et G.D. sur la plage de Boudody, dans la zone de Goumel à Ziguinchor. Dans un second temps, A.T. et M.M.G.S. sont appréhendés à l’entrée de Ziguinchor, sur l’axe de Bignona, en provenance de la Gambie. Entendues, les victimes confirment à l’unanimité les faits tels que décrits par la source. Interrogés, les principaux organisateurs, M.F. alias Ameth, A.F. alias Vieux et A.T., reconnaissent leur implication dans le réseau et révèlent que c’est la quatrième fois qu’ils participent à ce type d’opération, précisant que trois des quatre tentatives précédentes ont échoué. Pour l’ensemble des quatre voyages organisés au cours de l’année 2025, le nombre total de migrants concernés s’élèverait à 537 personnes, pour une somme globale estimée à 213 600 000 FCFA selon des informations de Seneweb.
    Invités à s’expliquer sur l’utilisation de ces fonds, ils tentent de minimiser les faits, affirmant qu’une partie aurait servi à leur subsistance et à la scolarité de leurs enfants, le reste ayant été conservé par I.K., actuellement introuvable. L’opération a permis la saisie de la pirogue destinée au transport des migrants ainsi que de deux moteurs hors-bord. Les sept suspects ont été déférés devant le Procureur de la République financier du Pool Judiciaire pour association de malfaiteurs, tentative de trafic de migrants par voie maritime, complicité, mise en danger de la vie d’autrui et escroquerie en bande organisée. Mor Mbaye CISSE

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#espagne#routemigratoire#migrationirreguliere#trafic#mali#gambie#ziguinchor#sante

  • Pour un nouveau contrat territorial et social

    Le Mali fait aujourd’hui face à un défi existentiel que ni la force militaire ni les accords classiques de partage du pouvoir ne parviennent à résoudre. Deux forces contestataires majeures (le mouvement indépendantiste touareg et l’insurrection djihadiste incarnée par le JNIM) contrôlent d’importantes portions du territoire national et proposent, chacune à sa manière, une alternative radicale à l’État tel qu’il existe depuis l’indépendance.

    Plutôt que de traiter ces deux phénomènes séparément ou de les réduire à de simples menaces sécuritaires, il est temps de s’interroger : un modèle institutionnel repensé ne pourrait-il pas, sans trahir les fondements républicains, répondre aux frustrations profondes qui alimentent ces mouvements ?

    Cette réflexion n’est ni une apologie de la sécession ni une complaisance à l’égard du projet théocratique. Elle est un exercice de lucidité politique.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/05/25/apres-la-dissolution-des-partis-politiques-au-mali-lopposition-denonce-la-strategie-de-terreur/#comment-73377

    #mali

  • Décret n°2026-0152 : la mise sous tutelle du dernier souffle de la société civile malienne

    Ils ont dissous les partis politiques. Ils ont muselé la presse. Ils ont jeté des journalistes en prison. Ils ont prolongé leur propre mandat jusqu’en 2030 sans consulter personne. Et maintenant, par le Décret n°2026-0152/PT-RM du 13 mars 2026, ils s’attaquent au dernier bastion qui leur échappe encore : les associations et les fondations. La méthode est invariable, la logique implacable. Ce que la junte ne peut pas contrôler, elle l’étouffe. Ce qu’elle ne peut pas étouffer, elle le soumet. Ce qu’elle ne peut pas soumettre, elle le dissout. L’ordre chronologique de cette entreprise de démantèlement parle de lui-même.

    Le Décret n°2026-0152, signé de la main du Général d’Armée Assimi Goïta et contresigné par le Général de Division Abdoulaye Maiga, par Alousséni Sanou, par le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly et par Mamani Nassire, porte un intitulé volontairement soporifique : il « fixe les modalités de l’appui technique de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales au service central chargé du contrôle administratif des associations et des fondations ». Qui, dans le grand public, va lire un tel titre jusqu’au bout ? Personne. C’est précisément l’objectif. Les textes les plus dangereux sont ceux qui s’habillent de la prose la plus ennuyeuse. Sous le jargon administratif, ce décret est une arme de contrôle total.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/05/25/apres-la-dissolution-des-partis-politiques-au-mali-lopposition-denonce-la-strategie-de-terreur/#comment-72903

    #mali

  • Algérie. Des frontières qui tuent l’#économie des peuples du désert

    Avec plus de 6 700 kilomètres de frontières terrestres, l’Algérie fait face dans son grand Sud à un dilemme qu’aucune décision militaire ne peut trancher seule : comment sécuriser un territoire sans briser les sociétés qui le font vivre ?

    Mohammed a 28 ans et conduit des camions à #Tin_Zaouatine, l’une des bourgades algériennes les plus reculées, perchée à l’extrémité sud du pays, à quelques kilomètres du #Mali. Durant sa carrière de camionneur, il traversait souvent la frontière algéro-malienne pour acheminer des marchandises au nord du Mali. Depuis la prise du pouvoir des militaires à Bamako en 2021 et l’intensification des bombardements de l’armée malienne contre les groupes djihadistes, notamment dans la région de #Gao, et contre le #Front_de_libération_de_l’Azawad (#FLA) plus au nord, son activité s’est effondrée.

    « Nous vivons une abondance relative ici, dit-il, mais l’autre moitié de la famille et des proches au Mali ont été durement touchés. »

    Ce témoignage résume, mieux que n’importe quelle statistique, la fracture que vivent les populations frontalières du grand Sud algérien. D’un côté, un État qui sécurise ses #marges pour faire face à l’#instabilité chronique du #Sahel. De l’autre, des sociétés tribales dont les liens de sang, de #commerce et de culture enjambent les frontières depuis des siècles — et qui subissent de plein fouet chaque tour de vis sécuritaire.

    Des frontières qui n’ont jamais existé dans les esprits

    L’Algérie possède la plus longue frontière terrestre d’Afrique. Ses 6 734 kilomètres la connectent à sept pays voisins, dont le Mali (1 376 kilomètres), la #Libye (989 kilomètres) et le #Niger (956 kilomètres) — trois frontières particulièrement sensibles depuis l’effondrement de la Libye en 2011 et la déstabilisation progressive du Sahel.

    Mais sur le terrain, ces #lignes tracées par les États modernes se superposent à un tissu social et économique bien plus ancien, qui n’a jamais reconnu de séparations rigides. Les #Touaregs#Imuhagh dans leur propre langue — sont présents aussi bien dans le #Hoggar et le #Tassili algériens qu’en #Azawad malien ou dans l’#Aïr nigérien (voir carte ci-dessous). Les tribus arabes #Zaouïa, comme les #Kounta, jouent depuis des générations un rôle de médiation sociale et religieuse qui dépasse les frontières, et certains de leurs notables siègent encore aujourd’hui au Parlement algérien.

    Les #mariages_intercommunautaires entre l’Algérie, le Mali, le Niger et même jusqu’en Mauritanie au sud-ouest restent fréquents. Chaque crise diplomatique devient ainsi un fardeau social direct pour des #familles_éclatées de part et d’autre d’une #ligne_administrative. Le Sud algérien est aussi une #mosaïque_linguistique rare : on y parle l’#arabe et le #tamasheq, mais aussi des langues menacées comme le #korandje — mélange d’arabe, de berbère et de songhaï — ainsi que des dialectes #haoussa et #peul portés par les communautés frontalières et les flux migratoires.

    Le « #tahrib », une #économie_de_survie

    Dans ce contexte, la #mobilité_transfrontalière n’est pas un luxe mais une condition de survie. Pour les jeunes des zones reculées comme Tin Zaouatine, il n’existe souvent aucune autre perspective que d’intégrer les circuits du tahrib — terme qui désigne à la fois l’acte de « faire passer » et, plus largement, la #contrebande organisée. C’est ce que souligne Raouf Farrah, chercheur en géopolitique :

    "Concrètement, le tahrib consiste à exporter vers le Mali des produits algériens de première nécessité, souvent subventionnés : semoule, pâtes, carburant, électronique. Le différentiel de prix entre les deux pays rend ces flux extrêmement rentables pour les opérateurs locaux. Mais ils sont aussi vitaux pour les villes maliennes voisines comme #Tessalit ou #Kida."

    « le Nord-Mali, déconnecté des corridors logistiques de Bamako, dépend davantage de l’Algérie pour sa subsistance que de sa propre capitale. »

    Un chiffre suffit à mesurer l’ampleur du phénomène : selon les données de l’Office National des Statistiques (2018-2023), les exportations algériennes vers le Mali et le Niger sont inférieures à 2 millions de dollars par an (1,7 million d’euros). Ce chiffre dérisoire masque une économie parallèle structurée, animée par des réseaux touareg historiques — dont le chiffre d’affaires réel a cependant été divisé par trois depuis 2011.

    Trafic de documents d’identité

    « Les Nigériens, Tchadiens et Soudanais paient pour devenir algériens avec l’aide des habitants de la région », rapportent des témoins contactés par Maghreb Émergent. « Le processus consiste à se faire inscrire par des Algériens comme l’un des leurs, né dans le désert. Je suis au courant de ce trafic depuis 2006, mais on m’a récemment expliqué que ce ne sont pas seulement les Nigériens et les Maliens ayant des proches algériens qui utilisent cette démarche pour obtenir la #nationalité, les Tchadiens aussi y ont recours », raconte un témoin. « J’ai des proches là-bas, ils ont ces documents payés. »

    La #nationalité_algérienne coûte 600 000 FCFA (environ 1 000 euros) pour les Nigériens ou Maliens ayant des proches algériens, mais les Tchadiens paient 1 million de FCFA (1 500 euros), faute de réseau local.

    La problématique de l’accès à la nationalité dans les zones frontalières du Sud algérien repose, en premier lieu, sur l’héritage complexe du #tracé_colonial. Ce #découpage_territorial a fragmenté des communautés nomades, à l’instar des #tribus_touarègues, dont les structures sociales et les modes de vie s’affranchissent des frontières étatiques. Cette situation entrave la régularisation administrative de nombreuses familles et complexifie l’établissement des preuves d’allégeance nationale, certains individus refusant par ailleurs l’adhésion aux États malien ou nigérien.

    Parallèlement, le processus de #naturalisation fait l’objet de dérives systémiques impliquant des réseaux de coordination transfrontaliers entre le Mali, le Niger et la Mauritanie. Selon une source administrative, l’acquisition de la citoyenneté est désormais dénaturée par des pratiques corruptives où intermédiaires administratifs et magistrats facilitent des enregistrements frauduleux, souvent sous couvert de liens familiaux supposés avec des ressortissants subsahariens. Cette opacité structurelle occulte désormais la distinction entre les ayants droit légitimes et les bénéficiaires de manœuvres illicites.

    Quand la sécurité provoque des #crises_humanitaires

    La #militarisation progressive des frontières depuis 2011, puis les récentes tensions diplomatiques entre Alger et Bamako, ont asphyxié ces #échanges, avec des conséquences immédiates et sévères. Des blocus autour de villes comme #Gao et #Tombouctou ont conduit l’Algérie à suspendre momentanément ses #exportations. Le résultat a été sans appel.

    « L’absence de marchandises a provoqué une véritable #catastrophe_humanitaire et alimentaire », rappelle Akram Kharief — une situation si grave qu’elle a contraint Alger à reprendre les flux pour éviter le pire. C’est la démonstration par l’absurde de l’interdépendance de ces deux espaces : on ne peut pas fermer le robinet sans que des populations en meurent de soif.

    Pour les familles frontalières, la rupture prend une dimension encore plus personnelle. Elle brise les réseaux de solidarité traditionnels, met en péril des équilibres économiques construits sur des générations et transforme chaque décision politique prise à Alger ou à Bamako en tragédie familiale.

    Face à l’instabilité sahélienne, la traditionnelle #hospitalité du #désert résiste, mais se fissure. Les tribus frontalières continuent de traiter les exilés subsahariens avec humanité — eau, orientation, protection. Mais l’infiltration d’éléments djihadistes cherchant à se fondre dans le tissu tribal a profondément modifié l’équation sociale.

    « Cela place tout le monde sous suspicion », avertit Moussa, un exilé installé actuellement à Oran, dans l’ouest du pays, qui a travaillé pendant dix ans sur les routes transfrontalières entre le Mali et l’Algérie. Cette réalité a justifié, aux yeux des autorités algériennes, un renforcement du dispositif militaire qui limite drastiquement la #liberté_de_mouvement — y compris celle des populations locales qui n’ont rien à voir avec les réseaux armés.

    Une question existentielle sans réponse facile.

    Ces sociétés frontalières se trouvent aujourd’hui dans un étau. Coincées entre un État central qui, pour garantir sa sécurité, essaie de s’immuniser des réseaux djihadistes qui sévissent encore dans la région et une instabilité régionale qui ne montre aucun signe d’apaisement, elles font face à une question que ni Alger ni les capitales sahéliennes ne semblent vouloir poser ouvertement : peut-on sécuriser une frontière sans insécuriser la société qui la fait vivre ?

    Comme le formule sobrement une source locale : « La frontière administrative ne peut pas annuler l’unité sociale et économique. » La vraie question est de savoir si les États de la région en ont pris la mesure — avant qu’il ne soit trop tard.

    https://orientxxi.info/Algerie-Des-frontieres-qui-tuent-l-economie-des-peuples-du-desert

    #frontières #Algérie

  • Quand Wagner compose la marche funèbre du Mali

    En partant d’un reportage de Jeune Afrique révélant l’horreur d’une chaîne Telegram tenue par un vétéran du groupe Wagner, Paul Martial décrit la brutalité d’un conflit où l’impunité règne. Malgré le remplacement officiel de Wagner par Africa Corps en 2025, la réalité sur le terrain reste inchangée : massacres de civils, violences ethniques et terreur imposée aux populations se poursuivent, révélant une stratégie où la cruauté devient un outil de contrôle. Derrière ces actes se dessine aussi une junte malienne affaiblie et divisée, dépendante de mercenaires russes dont les intérêts reposent sur un chaos soigneusement entretenu.
    https://www.contretemps.eu/quand-wagner-compose-la-marche-funebre-du-mali

    #mali

  • #DIY #AI bot farm #OpenClaw is a #security ’dumpster fire’
    https://www.theregister.com/2026/02/03/openclaw_security_problems

    OpenClaw, the AI-powered personal assistant users interact with via messaging apps and sometimes entrust with their credentials to various online services, has prompted a wave of malware and is delivering some shocking bills.

    Just last week, OpenClaw was known as #Clawdbot, a name that its developers changed to #Moltbot before settling on the new moniker.

    The project, based on the Pi coding agent, launched in November. It recently attracted the attention of developers with large social media followings like Simon Willison and Andrej Karpathy, leading to an explosion in popularity that quickly saw researchers and users find nasty flaws.

    In the past three days, the project has issued three high-impact security advisories: a one-click remote code execution #vulnerability, and two command #injection #vulnerabilities.

    In addition, Koi Security identified 341 #malicious skills (OpenClaw extensions) submitted to #ClawHub, a repository for OpenClaw skills that’s been around for about a month. This was after security researcher Jamieson O’Reilly detailed how it would be trivial to backdoor a skill posted to ClawHub. Community-run threat database OpenSourceMalware also spotted a skill that stole cryptocurrency.

  • Mauritanie : les flux de réfugiés maliens s’intensifient, selon l’ONU - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/68957/mauritanie--les-flux-de-refugies-maliens-sintensifient-selon-lonu

    Mauritanie : les flux de réfugiés maliens s’intensifient, selon l’ONU
    Par RFI Publié le : 30/12/2025
    Les réfugiés maliens continuent d’arriver dans le sud-est de la Mauritanie. Selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés, plus de 1 100 personnes ont franchi la frontière la semaine dernière, portant à environ 7 300 le nombre de nouveaux arrivants depuis la fin octobre. Un afflux qui s’ajoute aux plus de 300 000 réfugiés maliens déjà présents dans le pays, conséquence d’une crise sécuritaire qui dure depuis plus de dix ans et qui s’aggrave depuis deux ans.
    Ces dernières semaines, de nombreux Maliens ont de nouveau pris la fuite. Plus de 1 100 personnes ont franchi la frontière entre le Mali et la Mauritanie la semaine dernière, portant à environ 7 300 le nombre de nouveaux arrivants depuis la fin octobre, selon l’ONU. Fuyant à la fois les groupes armés jihadistes au Mali et les exactions de l’armée malienne, appuyée par des paramilitaires russes, ces civils arrivent dans des conditions de plus en plus critiques dans ce camp de réfugiés qui compte plus de 300 000 réfugiés. Et les humanitaires craignent que le mouvement continue.
    Car à Léré notamment, dans la région de Tombouctou, le blocus imposé par les jihadistes du Jnim se poursuit. L’insécurité, mais aussi la flambée des prix, poussent les habitants à partir. Pour rejoindre la Mauritanie voisine, certains parcourent plus de 70 km à pied. Parmi eux, une majorité de femmes et d’enfants et de plus en plus de personnes âgées.
    Les acteurs humanitaires redoutent un afflux plus important à cause d’une évolution du conflit. « Ce qui est inquiétant, c’est le fait que le conflit de l’autre côté de la frontière semble s’étendre aussi aux régions plus centrales du Mali, ce qui est un phénomène un petit peu plus récent et qui pourrait donc amener d’autres flux de réfugiés. Et c’est pour ça qu’avec le gouvernement et avec les partenaires, on se prépare, même avec nos moyens limités, pour un plan de contingence », estime Carole Lalève, représentante adjointe du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en Mauritanie.
    À l’arrivée, des milliers de réfugiés sont accueillis dans de grands camps, comme celui de Mbera, où les conditions de vie sont très difficiles. L’eau et les abris manquent. Beaucoup choisissent aussi de s’installer dans les villages alentours, ce qui complique l’identification et le recensement des nouveaux arrivants. Selon les autorités locales et les humanitaires, près de la moitié de la population de la région mauritanienne du Hodh Chargui serait désormais d’origine malienne.

    #Covid-19#migrant#migration#mali#HCR#routemigratoire#refugie#mauritanie#frontiere#sante