• Travis Cox sur Twitter : “Here’s the viral “mansplaining ad”, allegedly from University of Adelaide, without cropped photo angles. There are two adjacent but different billboards. The image in question is an ad for Renewal SA.
    Note: Studying with UniofAdelaide helps develop critical thinking. https://t.co/59Es6qwfX0” / Twitter
    https://twitter.com/surely_you_jest/status/1013236852575199232

    Cette affiche, devenue virale avec un autre cadrage, est une pure merveille :-)

  • Yuca frit au #Four
    https://www.cuisine-libre.org/yuca-frit-au-four

    Frites de manioc au four : croustillantes et délicieuses ! Peler le yuca et le couper en gros tronçons de 7 cm de long. Dans une grande casserole, verser le yuca avec suffisamment d’eau froide pour le couvrir de 2,5 cm. Porter à ébullition et laisser frémir lentement pendant 20 à 30 minutes jusqu’à ce qu’il soit tendre. Préchauffer le four à 350°F/180°C. Transférer le yuca avec une écumoire sur une planche à découper. Laisser refroidir et couper dans le sens de la longueur en frites de 2 cm de large, en jetant… #Chips_et_frites, #Amérique_latine, #Manioc_doux / #Végétarien, #Sans viande, #Sans œuf, #Sans lactose, #Sans gluten, Végétalien (vegan), (...)

    #Végétalien_vegan_

  • Moi, journaliste fantôme au service des lobbies… - Journal Fakir
    https://www.fakirpresse.info/moi-journaliste-fantome-au-service-des-lobbies

    Pourtant, au fil des mois, on propose d’augmenter ma rémunération. Je suis un bon producteur de désinformation, le parfait bras armé (d’un stylo) des lobbyistes. Je n’ai même pas à réclamer  : de 60 euros l’article, je passe à 70, 80 puis 90 euros. Et au bout de quelques années, je n’écris pas pour moins de 110 euros. Pour les sujets un peu techniques, les tribunes et les urgences, allez, ça peut aller jusqu’à 200 euros.

    Je peux écrire sur n’importe quoi, de n’importe où et à n’importe quelle heure, avec une simple connexion internet. Pas besoin de me déplacer pour interviewer, encore moins pour enquêter, ni même de décrocher le téléphone. Pensez-vous... Tout cela, pour moi, est devenu beaucoup plus rentable que mes collaborations avec des magazines, les vrais. Pourtant, je veux arrêter de bosser pour l’agence fantôme. Mais difficile de dire non à cet argent facile. Certains mois, leurs commandes représentent jusqu’à la moitié de mes revenus. La famille s’est agrandie, c’est pas le moment de se serrer la ceinture.

    Pourquoi ces articles sont ils aussi bien payés, d’ailleurs ?
    J’ai la réponse chaque jour, quand je les retrouve en tête des résultats sur Google Actualités. C’est précisément l’objectif recherché par leurs commanditaires  : abreuver internet de contenus flatteurs ou complaisants pour leurs clients afin d’influencer l’opinion publique, de faciliter leurs affaires ou de taper sur un concurrent. Un incendie à la centrale nucléaire de Flamanville, en Normandie, fait les gros titres dans les médias ? On me commande en urgence une série d’articles pour souligner la sûreté des installations nucléaires en France, la rigueur des contrôles et la fiabilité de la sous traitance. Comme un pompier qu’on appelle pour éteindre l’incendie.

    #media #in-faux-rmation #manipulation #mensonge #lobbying

    • énorme !

      Note de la rédaction : On s’est rendu compte, peu après la parution de l’article dans notre édition papier (Fakir n° 103) que iStrat, l’agence de lobbying numérique, a été codirigée de juin 2013 à 2014 par… Olivia Grégoire , l’actuelle porte-parole du gouvernement !

    • C’est dingue !

      Plongée au coeur d’ #iStrat, manipulateur de Wikipedia et des sites #médias

      A l’occasion de l’OPA pour le contrôle du Club Med, le JDN a révélé une campagne de dénigrement sur Internet visant le financier Andrea Bonomi. Voici les coulisses de cette fabrique de l’intox version numérique.

      https://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/1148396-plongee-au-coeur-d-istrat-manipulateur-de-wikipedia-et-des-sit

      #Olivia_Grégoire

    • Opération intox : une société française au service des dictateurs et du CAC 40

      Une enquête de Mediapart raconte l’une des plus grandes entreprises de manipulation de l’information intervenue en France ces dernières années. Plusieurs sites participatifs, dont Le Club de Mediapart, en ont été victimes. Au cœur de l’histoire : une société privée, Avisa Partners, qui travaille pour le compte d’États étrangers, de multinationales mais aussi d’institutions publiques.

      Pendant six ans, Julien* a travaillé dans la plus grande confidentialité. Il n’a jamais vu ses supérieurs, tous anonymes. Lui-même se cachait derrière une dizaine de pseudonymes pour ne pas être identifié. Mais le jeu en valait la peine, dit-il : il y avait pas mal d’argent facile à se faire, et rapidement. Julien n’était ni un narcotrafiquant ni un vendeur d’armes.

      Il manipulait des informations.

      Jusqu’au jour où il a pris la plume pour raconter son histoire. Dans les colonnes du trimestriel Fakir, Julien a expliqué par le menu, début juin, les coulisses édifiantes de sa mission. La raison ? L’entreprise pour laquelle il travaillait lui a demandé d’écrire sur le journal du député François Ruffin (La France insoumise – LFI), dans lequel, hasard, Julien compte un ami cher.

      C’en était trop. Il décide de tout arrêter, de dénoncer les pratiques de son employeur et d’aider la presse à enquêter. Son récit, enrichi d’autres témoignages et de nombreux documents recueillis par Mediapart, permet aujourd’hui de révéler l’une des plus grandes entreprises de manipulation de l’information intervenue en France ces dernières années.

      Derrière ces pratiques se trouve une société d’intelligence économique et de cybersécurité inconnue du grand public, baptisée Avisa Partners, mais l’une des plus réputées de la place de Paris. Elle rachète à tour de bras des acteurs phares du secteur et valorise son activité à près de 150 millions d’euros.

      Co-organisatrice avec la gendarmerie nationale du Forum international de la cybersécurité (FIC), le principal événement européen sur les questions de la sécurité et de confiance numérique, Avisa Partners rassemble – ou a rassemblé – en son sein des figures du renseignement, du monde des affaires, de la politique ou de la diplomatie : l’ancien chef des services secrets intérieurs Patrick Calvar, l’ex-numéro 2 du Quai d’Orsay Maurice Gourdault-Montagne, l’actuelle porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire ou l’ancienne plume d’Emmanuel Macron à l’Élysée Sylvain Fort (voir leurs réactions en fin d’article)...

      Codirigée par un proche de Sarkozy et de Zemmour, Arnaud Dassier, et le fils d’un ancien directeur d’un service de renseignement militaire, Matthieu Creux, la société Avisa Partners s’est notamment spécialisée dans la vente d’influence médiatique et numérique à ses clients. Parmi eux, on trouve de très riches particuliers, des institutions publiques, de grandes entreprises et des régimes étrangers.

      En 2020, le fondateur d’Avisa, Matthieu Creux, détaillait au magazine Causeur une partie de son impressionnante clientèle : Interpol, le Ghana, la Côte d’Ivoire, Saint-Marin, le Togo, la Commission européenne, le ministère des armées, BNP Paribas, la Société générale, le Crédit agricole, la Banque Palatine, Axa, CNP Assurances, Engie, EDF, Total, L’Oréal, LVMH, Chanel, Carrefour, Casino, etc.

      Des documents internes à Avisa, obtenus par Mediapart, montrent aujourd’hui une palette plus vaste encore de « clients étatiques », dont certains pays qui sentent le soufre. Cela concerne par exemple l’« e-réputation » (réputation sur Internet) de la présidence du Congo-Brazzaville, dirigé depuis des décennies d’une main de fer par le dictateur Denis Sassou Nguesso, l’autocratie du Kazakhstan, en Asie centrale, pour l’organisation d’une exposition internationale, la pétromonarchie du Qatar pour la promotion de ses investissements en Europe et du Mondial 2022, le Tchad pour la valorisation des réformes économiques du dictateur Idriss Déby, la société nationale pétrolière du Venezuela contre les sanctions américaines qui la visent.

      Mais aussi le géant russe de l’aluminium Rusal pour diverses opérations de lobbying, la multinationale pharmaceutique et agrochimique Bayer pour la publication de contenus sur les réseaux sociaux afin de « contrer l’activisme anti-OGM » ou l’avionneur Airbus.

      Pour certains de ces clients, auxquels ils proposent du « online advocacy » (comprendre de l’influence numérique), Avisa et ses partenaires ont rodé une stratégie très particulière : l’infiltration, sous de fausses identités, d’espaces de discussion participatifs sur des sites de médias plus ou moins réputés – les pages débats de L’Express, du Huffington Post, les sites Agoravox et Contrepoints –, mais aussi Le Club de Mediapart, dans le but d’en faire des lieux de propagande qui ne disent pas leur nom.

      Les lectrices et lecteurs pensent lire le texte spontané et désintéressé d’un citoyen indigné, de la responsable d’une ONG, d’un chercheur aguerri, d’un opposant politique ou d’un cadre dirigeant d’une grande entreprise. En fait, il n’en est rien. Tout est savamment mis en scène dans le seul but de répondre à la commande d’un client, prêt à chèrement payer un tel service.

      Plusieurs anciens salariés d’Avisa rencontrés par Mediapart expliquent que l’objectif est variable : obtenir un bon référencement pour les sujets donnés sur Google News ou, plus prosaïquement, laisser une trace numérique positive ou négative, selon la commande, même infime, même peu commentée. Mais multiplié de blog en blog, de fausse identité en fausse identité, l’effet recherché peut être atteint, comme une goutte de poison qui se répandrait dans un organisme.

      Selon les situations, cela peut permettre de noircir la réputation d’une entreprise concurrente au moment d’un appel d’offres ou, pour un régime autocratique, de faire croire à l’existence d’informations gênantes sur un opposant et de lancer grâce à cela la machine infernale des réseaux sociaux et/ou de la presse locale affidée au régime.

      Mais la tentative de manipulation se retourne aujourd’hui contre ceux qui ont pensé pouvoir avancer masqués. Après une enquête interne, menée à partir de plusieurs données consolidées, Mediapart a pu identifier dans son espace participatif ouvert aux lectrices et lecteurs (Le Club) 634 « faux » billets de blog, rattachés à plus de 100 profils. Tous ces contenus ont depuis été supprimés par les équipes du Club de Mediapart, qui s’en expliquent dans un billet accompagnant cet article.

      Questionné par Mediapart, Avisa Partners estime que l’on « présente comme “manipulation de l’information” une activité qui est en réalité une prestation d’accompagnement ou de mobilisation qui permet à [ses] clients de contribuer légalement et utilement au débat public ».

      Par la voix de son cofondateur Arnaud Dassier, la société insiste sur le fait qu’il s’agit, selon lui, de « contenus sourcés et objectifs, parfois d’opinion, mais jamais mensongers et diffamatoires ». Il ajoute enfin que son entreprise « ne dispose pas d’équipes de production éditoriale et ne s’occupe pas des publications en ligne », renvoyant vers l’un de ses prestataires (lire l’ensemble des réponses en annexes).

      Également sollicité, aucun des clients d’Avisa pour lesquels nous avons identifié des contenus favorisant leurs intérêts n’a voulu nous dire quel était son degré de connaissance des méthodes employées.

      Publiés entre 2015 et 2020, ils portaient sur des thèmes aussi variés que l’actualité de la première dame de Côte d’Ivoire, Dominique Nouvian-Ouattara – une cliente de l’entreprise depuis juin 2011, selon nos informations –, un conflit entre le Qatar et les Émirats arabes unis, ou les nouvelles technologies développées par EDF.

      Julien est lui-même l’auteur de certains de ces contenus. « Mes supérieurs me donnaient le sujet de l’article à écrire, il fallait qu’il aille dans le sens du client, tout en ayant l’apparence d’une certaine neutralité », témoigne le jeune homme, qui a ainsi répondu à plus de 600 commandes en six ans.

      Dans les colonnes du Club de Mediapart, comme dans les autres espaces participatifs de sites français ou étrangers, Julien n’est jamais apparu sous sa vraie identité quand ses articles ont été publiés. Il s’est toujours caché derrière de faux profils, dont les noms, photographies et biographies ont été inventés de toutes pièces.

      Julien n’avait pas la main sur cette partie des opérations. Ainsi, le rédacteur s’est transforme tour à tour en « Matthieu Guérin », un « consultant en énergies renouvelables », ou en « Yann Delannoy », décrit dans sa biographie comme un « empêcheur de tourner en rond ». Il a pu ainsi remonter le fil d’une douzaine de fausses identités qui lui ont été accolées.

      Mais parfois, le jeune homme écrit aussi pour le compte de personnes bien réelles. En novembre 2015, Julien doit ainsi rédiger une recension sur les « efforts entrepris par le Gabon dans la perspective de la COP21 », selon la commande qu’il reçoit par mail.

      Dix jours plus tard, son donneur d’ordre revient à la charge après l’envoi d’une première version : « Le client vient de nous envoyer des éléments. […] Je te les transfère donc en pièce jointe, serait-il possible que tu intègres quelques chiffres supplémentaires, pour disons 50 euros de plus ? » Les fichiers joints se trouvent être des documents officiels de la République gabonaise. La tribune, en bout de chaîne, sera signée par… Maixent Accrombessi, rien de moins que le directeur de cabinet du président du Gabon Ali Bongo. Elle paraîtra en anglais sur le site Africa Times, avant d’être reprise dans la presse francophone.

      Sollicités par Mediapart, Maixent Accrombessi et son avocat Me Francis Szpiner n’ont pas retourné nos demandes d’entretien.

      Julien ignorera tout de son véritable donneur d’ordre : il n’a jamais rencontré sa hiérarchie et ne connaît pas la véritable identité de ses chefs, qui agissent, eux aussi, sous pseudonymes. Tout se passe par mail ou par téléphone et, côté administration, Julien doit composer avec un entrelacs de sociétés, qui sont en réalité liées à Avisa Partners, selon les documents réunis par Mediapart.

      Julien est prolixe et tout-terrain, capable de passer d’un sujet à un autre en un claquement de doigts. C’est ainsi qu’entre un sujet sur l’Afrique et un autre sur les ports francs, il est aussi l’auteur, en février 2018, d’une tribune qui sera finalement signée par Xavier Girre, soit le directeur exécutif chargé de la direction financière chez EDF. L’article vante les investissements du groupe français dans les « projets bas carbone » et la « finance verte ».

      Le sujet est technique, mais Julien avait été prévenu. « Est-ce que tu es partant pour une tribune assez costaud, en tout cas qui sera validée par le client ? », l’avait averti sa supérieure de l’époque. Avisa Partners vend depuis des années à EDF des prestations d’« animation de médias en ligne » ou de « publication de contenus sur les réseaux sociaux », parfois dans le but de « contenir l’activisme anti-nucléaire », selon un document consulté par Mediapart.

      Après l’envoi d’une première proposition de tribune, la responsable de Julien se fait un peu plus insistante : « En l’état, je ne peux pas l’envoyer au client car je trouve que le ton n’est pas assez tribune et parti pris. Comme je te le précisais dans le brief : le style doit s’adapter au format tribune en imaginant qu’un cadre d’EDF en est à l’origine. »

      Julien ignorera tout de la destination de ce texte, et de son signataire officiel, jusqu’à sa parution sur le site internet de La Tribune. « Je faisais régulièrement des recherches Google pour savoir où et sous quelle identité étaient publiés mes articles », raconte-t-il, amusé.

      Sollicités par Mediapart, EDF et Xavier Girre n’ont pas répondu à nos questions précises sur les missions remplies par Avisa Partners. L’entreprise indique juste qu’elle « s’assure que les actions mises en œuvre sont conformes à la réglementation, aux meilleures pratiques du secteur et à l’application stricte des exigences imposées par les moteurs de référencement ».

      Le 31 juillet 2019, un blogueur inconnu, Pat M., publie à son tour dans Le Club de Mediapart un billet sur le « virage autocratique sans précédent » au Bénin, dénoncé par l’opposition. Pat M. n’est personne d’autre que Julien, une fois de plus. « L’enjeu pour nous est que tu cites Sébastien Ajavon, figure emblématique de l’opposition, en exil, et multi-casquette [il est présenté par Forbes comme l’une des plus grandes fortunes d’Afrique de l’Ouest – ndlr], et que tu en dises beaucoup de bien », lui demande par mail sa supérieure. Le rédacteur s’exécute et envoie son article en format Word. Le billet, ensuite mis en ligne par un tiers au nom du faux blogueur, est facturé 110 euros par Julien.

      Un mois plus tôt, en juin 2019, Julien avait été missionné pour un article au thème a priori attractif, puisqu’il s’agissait pour lui « de dénoncer l’évasion fiscale des super riches ». Mais il comprend vite que sous couvert de cette noble cause, ses commanditaires ont une cible à atteindre. Le sujet doit principalement concerner « certaines modalités dont notamment celles des ports francs, ce qui nous conduit à dénoncer les agissements d’Yves Bouvier », lui explique sa cheffe par mail. Elle insiste : « Il faudrait citer au moins trois ou quatre fois le nom d’Yves Bouvier », marchand d’art alors aux prises avec l’oligarque russe Dmitri Rybolovlev, notamment propriétaire du club de football de l’AS Monaco.

      « Ce sera sûrement publié sur Mediapart », annonce la responsable de Julien, en entretenant à dessein la confusion entre Le Club (l’espace des lecteurs et lectrices, gratuit) et le journal (l’espace des journalistes, payant). L’article, « très urgent », sera publié sous le pseudo « Syphon Reluc », et facturé 150 euros par Julien.

      Contacté par le biais de son avocat Me Hervé Temime, Dmitri Rybolovlev n’a pas souhaité donner suite à notre demande d’entretien.

      En mars 2017, la commande porte cette fois sur les efforts insoupçonnés du Kazakhstan dans la lutte contre le dérèglement climatique. « Alors que Donald Trump s’attaque aux mesures environnementales prises par Barack Obama, le monde s’interroge sur l’avenir de notre planète si le deuxième plus gros pollueur du monde que sont les USA ne s’engage plus pour la lutte pour la préservation de l’environnement », introduit d’abord le supérieur de Julien. Avant d’en venir directement à l’objet de la commande : « Paradoxalement, le Kazakhstan, petit pays d’à peine 17 millions d’habitants, prend le chemin inverse et se positionne comme le défenseur de l’environnement. »

      Le billet à la gloire de la dictature d’Asie centrale sera publié trois semaines plus tard, juste avant l’ouverture de l’exposition internationale d’Astana. Le média Intelligence Online a depuis révélé, en janvier 2022, qu’Avisa Partners était bien un prestataire du gouvernement kazakh. Contactée, l’ambassade du Kazakhstan à Paris n’a pas répondu.

      Nos recherches dans les archives du Club de Mediapart montrent que plusieurs faux profils ayant servi à diffuser des articles rédigés par Julien l’ont aussi été pour diffuser d’autres contenus tout aussi douteux. Ce qui laisse penser que chaque profil était mis au service de plusieurs rédactrices et rédacteurs différents.

      Exemple avec ce billet publié le 2 novembre 2015 et vantant la « réussite » du référendum organisé par le dictateur Denis Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville, lui permettant de se présenter à un troisième mandat consécutif. « Si une partie de l’opposition est vent debout finalement, c’est surtout parce qu’elle est consciente de ses propres faiblesses et de la force d’un président congolais qui a visiblement toujours le soutien d’une majorité de la population après une première élection en 2002 », affirme le billet.

      Jamais, dans les échanges de Julien avec ses supérieurs, ces derniers n’ont été explicites sur l’identité des clients derrière les commandes d’articles. « Quand tu es au niveau opérationnel, tu ne sais pas ce qui se passe au-dessus », confirme un ancien d’Avisa. Tout est soigneusement cloisonné. Mais au fil des ans, le rédacteur a pu déceler certaines constantes : des articles pro-Kazakhstan, pro-Qatar, pro-Ouattara (Côte d’Ivoire), pro-Bongo (Gabon). Dans l’émission « Complément d’enquête » (France 2), Julien a aussi témoigné, sous couvert d’anonymat, de tous les articles rédigés pour défendre la stratégie d’EDF.

      Sur les factures générées à la fin de chaque mois, Julien a aussi trouvé des indices bavards. Par exemple, le numéro du client souhaitant un article sur le député François Ruffin – et ayant pour but de « montrer l’envers du décor du personnage », selon la commande de sa cheffe – est le même que celui à l’origine de billets concernant des marques du groupe LVMH, le groupe de Bernard Arnault, en conflit ouvert avec François Ruffin depuis son documentaire à succès Merci Patron !.

      Le géant du luxe LVMH, déjà mis en cause pour avoir fait espionner François Ruffin et infiltré son journal Fakir, est-il le commanditaire de cette opération d’intox ? Contacté par Mediapart, un porte-parole du groupe affirme, sans autre forme de précision : « LVMH dément formellement être associé à de telles pratiques. »

      Les factures de Julien donnent d’autres indices sur le montage des opérations de désinformation auxquelles il s’est prêté. Jusqu’en mars 2018, Julien facturait une société française, baptisée MM, fondée par Matthieu Creux (qui a vendu ses parts en novembre 2015 à un de ses proches), l’un des dirigeants d’Avisa Partners. Les deux entreprises étaient d’ailleurs domiciliées à la même adresse, à Paris.

      Mais après mars 2018, Julien sera payé par une autre structure, Maelstrom Media, domiciliée cette fois à Bratislava, en Slovaquie. Pour le rédacteur, rien n’a changé : mêmes chefs sous pseudo, même fonctionnement par mail, mêmes clients. « On change de nom ! », l’avait d’ailleurs prévenu par mail un de ses chefs, faisant lui-même le lien entre MM et Maelstrom Media.

      Logé dans un bloc HLM de la banlieue de la capitale slovaque, Maelstrom Media a été fondé début 2018 par un homme, Michal T., qui a reconnu au cours d’un entretien travailler pour le compte d’Avisa. Tout en essayant de minimiser sa relation avec l’entreprise française, qu’il présente comme un client parmi d’autres.

      Arnaud Dassier tient lui aussi à rappeler qu’Avisa n’entretient « aucun lien exclusif ou capitalistique » avec Maelstrom Media, une « société qui travaille avec de nombreux concurrents ».

      D’autres indices permettent pourtant de faire le rapprochement entre l’entreprise slovaque et Avisa : une ancienne responsable de Julien chez Maelstrom Media, qui agissait sous pseudo mais dont Mediapart a retrouvé l’identité réelle, travaillait en même temps pour… Avisa. Elle y avait notamment la charge de la « coordination des pigistes » et de la « rédaction d’articles de crise ». Contactée, cette dernière n’a pas voulu revenir sur cette expérience.

      Selon notre enquête, il arrive qu’Avisa utilise parfois ses méthodes de manipulation de l’information à son propre profit. En septembre 2019, sur fond de différend commercial portant sur une somme de 270 000 euros, un homme d’affaires américain et palestinien, Habib Patrick Shehadeh, a ainsi reçu un message du président d’Avisa Partners, Matthieu Creux, particulièrement explicite : « Je vous donne 10 jours avant de saisir la justice en France et à Dubaï, et avant de relater cette affaire dans les médias. Si je n’ai pas de vos nouvelles dans les plus brefs délais, avec l’assurance que vous êtes motivé pour nous payer, je raccourcirai cet ultime délai. »

      Le délai sera, de fait, drastiquement raccourci : une demi-heure plus tard, Matthieu Creux annonce à son correspondant qu’un « premier article sera publié dans 3 heures ». Avant de lui envoyer les liens de billets publiés sur les sites Secret défense.org, Juriguide.com, Affaires internationales.fr ou Le Club de Mediapart, où Habib Patrick Shehadeh est présenté par de mystérieux auteurs comme un « escroc recherché », un « arnaqueur de bonne famille » ou un Palestinien travaillant secrètement au service d’Israël.

      L’avocat de l’homme d’affaires, Me Jean-Yves Dupeux, parle d’articles « gravement attentatoires à l’honneur et à la considération » de son client, les faisant, passer sa famille et lui, pour « des traîtres et les mett[ant] dès lors, au regard des tensions extrêmement violentes que suscite le conflit israélo-palestinien, en danger de mort ». Une procédure en diffamation a été engagée contre Matthieu Creux. Son procès doit se tenir ce lundi 27 juin devant la XVIIe chambre du tribunal de Paris.

      Interrogé, Avisa confirme être en « contentieux » avec Habib Patrick Shehadeh, « après plusieurs tentatives de conciliation », mais affirme ne pas être « à l’origine » de la « couverture médiatique » l’ayant ensuite touché.
      Des personnalités recrutées pour respectabiliser Avisa Partners vis-à-vis de l’extérieur

      Depuis longtemps, la société Avisa suscite la méfiance de plusieurs services de renseignement français à cause de ses liens avec certains clients – pays, entreprises ou individus – dont les intérêts peuvent être contradictoires avec ceux de la France. Ces inquiétudes ont d’ailleurs provoqué plusieurs démissions de cadres de sociétés qui ont été rachetées ces dernières années. Raison pour laquelle Avisa s’est progressivement attaché les services de plusieurs personnalités françaises dans le but de se respectabiliser vis-à-vis de l’extérieur.

      « Les insinuations sur une prétendue brouille entre Avisa et l’État français sont le fruit d’une campagne de dénigrement alimentée par certains de nos concurrents », conteste à ce sujet Arnaud Dassier.

      C’est ainsi qu’en 2020 Avisa a recruté l’ancienne plume d’Emmanuel Macron à l’Élysée, Sylvain Fort. Ce dernier, qui avait notamment la responsabilité des relations institutionnelles du groupe, vient de faire ses cartons de l’entreprise pour des raisons éthiques, selon La Lettre A. Contacté par Mediapart, il n’a souhaité faire aucun commentaire.

      L’actuelle porte-parole du gouvernement, Olivia Grégoire, a également croisé la route des dirigeants d’Avisa Partners. De mars 2013 à avril 2014, avant qu’elle occupe le devant de la scène politique nationale, la secrétaire d’État a même été directrice associée de l’agence Istrat (qui a précédé Avisa), chargée du développement de la clientèle. « Olivia Grégoire n’a jamais été associée au capital de la société », qu’elle a rapidement quittée en 2014, et « n’a jamais revu ses fondateurs », tient à signaler aujourd’hui son cabinet.

      L’ancien chef des services secrets intérieurs français, Patrick Calvar – il a dirigé la DGSI de 2012 à 2017, prenant la suite de Bernard Squarcini –, a lui aussi intégré l’orbite d’Avisa au printemps 2019. Sollicité par Mediapart, il affirme n’avoir rien su des pratiques de la société et explique : « J’ai rejoint le comité stratégique d’Avisa, un organe consultatif de l’entreprise, ayant été approché à cet effet par le père de Matthieu Creux avec qui j’avais noué lors de ma carrière des relations très cordiales. Ce comité n’a été réuni qu’une fois depuis mars 2019 à ma connaissance. J’ai aussi exécuté à deux reprises sur les cinq dernières années, à la demande d’Avisa, des prestations, facturées, mais qui n’avaient ni de près ni de loin et de quelque manière que ce soit un lien avec des pratiques de communication ou de possible manipulation de l’information. »

      L’ancien secrétaire général du ministère des affaires étrangères, le diplomate Maurice Gourdault-Montagne, a été appelé par Avisa pour diriger son comité d’éthique, qu’il vient, lui aussi, de quitter. « Je n’ai strictement aucune idée de faits de possible manipulation d’information. J’ai occupé gracieusement un poste de président du comité d’éthique d’Avisa, qui n’est bien évidemment pas au courant de tout », commente auprès de Mediapart l’ancien sherpa du président Jacques Chirac et ambassadeur en Chine, en Allemagne et en Grande-Bretagne.

      La charte éthique de l’entreprise stipule pourtant qu’en « amont de chaque nouvel engagement contractuel, Avisa Partners réunit son comité éthique afin de valider la possibilité pour le groupe de s’engager auprès d’un nouveau client ou sur une nouvelle mission ».

      Mais ce dispositif n’était visiblement pas efficient, puisque Avisa vient d’annoncer son intention de renforcer son comité d’éthique. « Dans le cadre de la refonte interne d’Avisa, j’ai préféré sortir du comité d’éthique, pour des raisons de temps », indique Maurice Gourdault-Montagne.

      Le diplomate affirme toutefois avoir fait une prestation chez Avisa pour le lobbying de la candidature de l’Arabie saoudite à l’Exposition universelle de 2030. « Ce qui n’avait rien de contradictoire avec les intérêts français », tient-il à préciser.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/270622/operation-intox-une-societe-francaise-au-service-des-dictateurs-et-du-cac-

    • S’armer contre la désinformation professionnelle
      https://blogs.mediapart.fr/le-club-mediapart/blog/270622/s-armer-contre-la-desinformation-professionnelle

      Grâce à une enquête publiée dans le journal « Fakir », Mediapart a pu identifier un réseau de faux blogueurs et dépublier l’ensemble de leurs contributions. Derrière ces comptes, des agences de communication et des lobbys, coutumiers de l’utilisation d’identités factices. Cette manipulation d’une ampleur inédite entraîne également une vigilance accrue dans nos pratiques de modération.

  • Yucca frit au #Four
    https://www.cuisine-libre.org/yucca-frit-au-four

    Frites de manioc au four : croustillantes et délicieuses ! Peler le yucca et le couper en gros tronçons de 7 cm de long. Dans une grande casserole, verser le yucca avec suffisamment d’eau froide pour le couvrir de 2,5 cm. Porter à ébullition et laisser frémir lentement pendant 20 à 30 minutes jusqu’à ce qu’il soit tendre. Préchauffer le four à 350°F/180°C. Transférer le yucca avec une écumoire sur une planche à découper. Laisser refroidir et couper dans le sens de la longueur en frites de 2 cm de large, en… #Chips_et_frites, #Amérique_latine, #Manioc_doux / #Végétarien, #Sans viande, #Sans œuf, #Sans lactose, #Sans gluten, Végétalien (vegan), (...)

    #Végétalien_vegan_

  • Crise climatique : en trois jours, un quart des députés ont suivi la formation proposée par des scientifiques

    https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/crise-climatique/crise-climatique-en-trois-jours-un-quart-des-deputes-ont-suivi-la-forma

    Si les organisateurs de l’opération #MandatClimatBiodiversité visaient une majorité absolue de 289 députés formés, eux non plus n’ont pas réussi à l’atteindre.

    C’était bien tenté quand même, en se postant pas loin du parlement… mais bon, 30mn pour le climat, c’est p’tet encore trop long ! (après pour les nouveaux qui découvrent le parlement, c’est p’tet pas tout à fait le bon moment juste à leur arrivée ?)

    Au total, 154 députés, soit 26,7% des 577 élus, ont profité, entre le lundi 20 et le mercredi 22 juin, de la formation express aux enjeux du climat et de la biodiversité proposée par un collectif de scientifiques à l’initiative du climatologue Christophe Cassou et de l’ancien député Matthieu Orphelin.

    Après trois jours d’opération, ce chiffre global cache aussi de fortes disparités entre les différents groupes politiques. Dans le détail, 80 parlementaires d’Ensemble !, la coalition d’Emmanuel Macron, 70 députés de la Nupes ont participé à cette initiative. Soit 32,7% des effectifs de la majorité présidentielle et 52,6% des élus de l’alliance de gauche. Un seul député du Rassemblement national s’est présenté pour échanger avec les scientifiques, alors que Marine Le Pen avait balayé sur France Inter la nécessité d’une telle formation. Un seul élu est également venu pour le parti Les Républicains. Un député divers droite et un député divers gauche complètent le total.

    C’est vrai que le FN s’y connait déjà assez en climat délétère.

    #climat #parlementaires

  • Migrants : tentatives de traversées de la Manche en hausse de 68% au premier semestre sur un an | AFP 20.06.22

    on dirait un nouvel indicateur financier, ou un nouveau produit côté en bourse, non ? :-)

    l’AFP nous informe :

    Les tentatives de traversées clandestines de la Manche par des migrants voulant rejoindre l’Angleterre ont explosé au premier semestre 2022, après une année 2021 déjà record, a indiqué lundi à l’AFP le ministère français de l’Intérieur.

    Entre le 1er janvier et le 13 juin 2022, « 777 événements de traversées et tentatives de traversées en small boats impliquant 20.132 candidats ("68% par rapport à la même période en 2021) ont été recensés », a précisé le ministère, sur fond de durcissement de la politique migratoire côté britannique.

    En 2021, ces tentatives de traversées généralement par bateaux pneumatiques au départ du littoral nord de la France, entre Calais et Dunkerque, avaient atteint un « record », avec 52.000 personnes l’ayant tentée et 28.000 migrants l’ayant réussie, selon les données de la Place Beauvau communiquées en janvier.

    « Il est à noter que le taux de mises en échec est en hausse constante avec 61,39% des traversées maritimes empêchées par les forces de sécurité intérieure françaises (+4,2 points par rapport au taux de 2021) et 10.090 individus ("65%) interpellés depuis le début de l’année », a souligné lundi le ministère de l’Intérieur.

    La Grande-Bretagne ne cesse de durcir le ton sur le sujet et a notamment mis en place une stratégie ultra-controversée consistant à vouloir envoyer les demandeurs d’asile arrivés clandestinement sur son sol vers le Rwanda, pays avec lequel elle a noué un accord dénoncé par les ONG et les défenseurs des droits humains.

    Mardi dernier, un premier vol charter qui devait convoyer jusqu’à 130 migrants (notamment iraniens, irakiens, albanais ou syriens) vers Kigali a été empêché in extremis par une décision de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), que le gouvernement britannique a encore qualifiée ce week-end de « scandaleuse » et « opaque ».

    Heureusement que Darmator veille au grain ! Au fait, ils font quoi de tous ces « mis en échec » en Manche, nos fonctionnaires des FSI ardents protecteurs de la quiétude britannique [ta mère] ? Ils les recyclent directement en nourriture à poissons ?

    ping @cdb_77

  • Révélations sur la clique qui a conduit la préfecture de police à sa perdition | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/170622/revelations-sur-la-clique-qui-conduit-la-prefecture-de-police-sa-perdition

    « Le #préfet #Lallement et #Marsan se rejoignent sur des pratiques très musclées du maintien de l’ordre », déplore un commandant de police qui a régulièrement participé aux opérations les samedis de rassemblements des gilets jaunes. « On a toujours craint le pire, c’est-à-dire qu’il y ait un mort. Lorsque Lallement est arrivé en 2019 à Paris, il a trouvé son alter ego avec Marsan. Il faut “aller au contact des manifestants”, les “impacter” comme ils le disent, voire les “percuter”. Il suffit de voir le nombre de blessés parmi les gilets jaunes. C’est honteux », ajoute-t-il.

    « Impactez-les fort », « mettez-les minables »
    Si ce commandant accepte de témoigner aujourd’hui, en préservant son anonymat, « c’est que les événements du Stade de France ont été la goutte d’eau ». « On doit se préparer aux JO et avant il risque d’y avoir des manifestations à la rentrée. Qu’allons-nous faire ? Gazer, matraquer, mutiler ? », s’interroge-t-il, avant d’égrener les surnoms attribués à Alexis Marsan par ses détracteurs : « le boucher », « l’opportuniste », « le courtisan sans foi ni loi ».

    Dans le cadre d’enquêtes sur les violences commises par les policiers lors des manifestations des gilets jaunes, certains magistrats se sont interrogés sur la nature des ordres donnés, sans que cela n’entraîne de poursuites. Pourtant, les retranscriptions de certains échanges radio entre la salle de #commandement de la #préfecture de #police et le terrain mettent en lumière la violence des consignes.

    [...]

    Un « rappel à la règle » pour avoir matraqué un manifestant au sol
    Entré dans la police en 1994 comme inspecteur, il est le frère de #Michel_Tomi, considéré comme le dernier des parrains de l’Île de beauté. Lui-même surnommé « Tomi le Corse », il était notamment apparu dans un procès-verbal dans lequel un lieutenant de Michel Tomi avait affirmé à la police judiciaire effectuer des versements annuels de 25 000 euros en liquide au policier, alors commissaire à la #DCRI (renseignement intérieur).

    #Paul-Antoine_Tomi a gagné des galons à la préfecture de police après l’arrivée de Didier Lallement en 2019 – il dirigeait alors la « division régionale motocycliste » devenue un élément clé dans les stratégies de maintien de l’ordre, et régulièrement mise en cause pour ses méthodes violentes. À l’été 2019, il fait partie des fonctionnaires décorés de la médaille de la sécurité intérieure pour ses services lors des manifestations de gilets jaunes.

    En janvier 2021, le commissaire Tomi est identifié, notamment grâce au patch en forme de drapeau corse qui orne une poche de son uniforme, comme l’auteur d’une dizaine de coups de matraque sur un manifestant au sol lors d’une manifestation contre la loi « sécurité globale ». À l’époque, face au tollé suscité par une vidéo vue des centaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux, le préfet Lallement annonce l’ouverture d’une enquête administrative à l’issue de laquelle le commissaire a eu un simple rappel à la règle.

    Pire : malgré cette affaire, Paul-Antoine Tomi a été promu au poste stratégique de chef d’état-major adjoint, et c’est à ce titre qu’il pilotait, aux côtés de son acolyte Marsan, les opérations très sensibles du Stade de France.

    « Une autre équipe aurait été à la manœuvre au Stade de France, cela ne se serait pas passé de la même façon, sur les choix tactiques et sur le recours à la force », estime un ancien de la DOPC, où règne une certaine inquiétude, à deux ans des Jeux olympiques de Paris. « Le maintien de l’ordre, ça ne s’invente pas, il faut avoir la fibre et c’est de plus en plus compliqué. On manque de gens d’expérience », lâche un policier de la DOPC, qui souligne que trois quarts de la soixantaine de fonctionnaires de la « salle de commandement » ont quitté leur poste depuis l’affaire Benalla et l’arrivée de la nouvelle direction. « La finale de la Ligue des champions, c’est un avertissement. On a l’opprobre, mais au moins il n’y a pas eu de morts », lâche un officier.

    Certains policiers expriment aussi un profond malaise face à la nouvelle doctrine d’emploi de la force instaurée par le préfet Lallement, devenue une norme : « Ça me tord les boyaux de voir ça… On n’est pas là pour gazer des honnêtes citoyens, crever des yeux et arracher des mains, le #maintien_de_ l’ordre doit être républicain et au service de la démocratie... Eux, ils font n’importe quoi », souffle un ancien de la #PP, rappelant à ce titre la lettre que le préfet Grimaud avait envoyée aux policiers après Mai-68 au sujet des « excès dans l’emploi de la force » documentés lors des #manifestations étudiantes. Le 29 mai 1968, le haut #fonctionnaire y écrivait notamment à ses troupes que « frapper un manifestant tombé à terre, c’est se frapper soi-même ».

  • La Grève féministe se mobilise à nouveau dans les rues de Suisse
    https://www.rts.ch/info/suisse/13171619-la-greve-feministe-se-mobilise-a-nouveau-dans-les-rues-de-suisse.html

    La Grève féministe anime les rues de Suisse en ce 14 juin 2022, qui devient désormais un rendez-vous annuel, avec une mobilisation particulière contre la réforme AVS 21. Des actions sont organisées toute la journée et des cortèges sont prévus en début de soirée dans tous les cantons romands.

    Sur la Place Fédérale, à Berne, « les femmes ont interpellé les passants et les parlementaires pour attirer leur attention sur la pauvreté des femmes à l’âge de la retraite. Celles-ci touchent un tiers de rente en moins que les hommes. Ce sont donc les salaires trop bas et les rentes des femmes qu’il faut augmenter, pas l’âge de leur retraite », a indiqué le syndicat Unia.


    Les femmes travaillent « souvent à temps partiel, sans l’avoir choisi, dans des professions mal rémunérées, pourtant reconnues comme essentielles, comme les soins, la vente ou le nettoyage. Et ce sont elles qui, encore et toujours, assument la plupart des tâches ménagères et familiales, sans aucune rémunération ni reconnaissance », a ajouté le syndicat.

    Grande grève en 2023
    Les femmes se mobilisent donc aujourd’hui, mais se préparent aussi pour une nouvelle grande grève en 2023, a ajouté Unia.

    Des actions et des manifestations ont lieu dans plus de 30 communes suisses. A Soleure, les femmes ont partagé un pique-nique féministe en musique. A Berne, elles ont écrit leurs revendications à la craie sur le sol, pour se réapproprier l’espace public. A Genève, Zurich, Bâle, Lucerne, la Chaux de Fonds, Neuchâtel ou encore à la Vallée de Joux, les femmes se sont également mobilisées.

    Manifestations en soirée
    Cette année, les cortèges débuteront en début de soirée en Suisse romande, entre 17h00 et 18h00, pour que celles et ceux qui travaillent puissent rejoindre le mouvement. Plusieurs actions sont aussi organisées tout au long de la journée par les collectifs locaux et les associations, notamment des ateliers et des stands.

    A Lausanne, les festivités ont été lancées lundi soir devant la cathédrale."Plusieurs centaines de personnes" se sont réunies entre 22h00 et minuit sur l’esplanade pour chanter, danser et discourir au micro, a déclaré à Keystone-ATS Vanessa Monney, militante du collectif vaudois de la Grève féministe.

    Atelier d’initiation à la boxe, performances, exposition de linge sale ou encore chorale anarchiste ont lieu tout l’après-midi. Un défilé partira à 18h30 de la place de la Riponne. Dans la plupart des villes, les manifestations auront lieu aussi à ce moment-là. L’Union syndicale suisse tirera un bilan de l’ampleur des défilés vers 19h.

    Pétition européenne déposée
    Feminist Asylum, une coalition européenne qui regroupe 261 organisations de 18 pays d’Europe, a choisi aussi cette date symbolique du 14 juin pour adresser une pétition féministe européenne pour une reconnaissance effective des motifs d’asile propres aux femmes, aux filles et aux personnes lgbtiqa+ au Conseil fédéral et au Parlement.

    Le texte a déjà été déposé le 18 mai à la Commission européenne des pétitions à Bruxelles, munie de 39’063 signatures récoltées en ligne (35’482) et sur papier (3581) entre novembre 2021 et mai. Il demande aux élus « une attention renforcée à l’égard des personnes victimes de violences fondées sur le genre et un engagement concret et systématique pour la mise en œuvre effective des dispositions du droit international qui garantissent le droit à une protection et à l’asile aux personnes vulnérables »

    La pétition rappelle que les femmes qui prennent la route de l’exil - seules ou avec leurs enfants- pour fuir un mariage forcé, éviter des mutilations génitales, se protéger d’un compagnon violent ou échapper à des menaces de mort en raison de leur orientation sexuelle, subissent souvent des violences lourdes aux frontières de l’UE. Elles sont exposées au trafic d’êtres humains, sont refoulées illégalement ou réorientées en vertu d’accords iniques vers des pays qui ne reconnaissent pas les violences sexistes.

    #Femmes #Gréve #Suisse #pauvreté #Salaire #Retraite #travail #manifestation #lgbtiqa+ #commission_européenne

  • #Roubaix : 10 % des bulletins de vote déclarés nuls.

    La présidente du bureau de l’hôtel de ville de Roubaix a annoncé par exemple que 10 % des bulletins sont nuls dans ce bureau en raison de cette erreur d’aiguillage !

    Au global, 171 bulletins nuls ont été comptabilisés sur la ville.

    Source : https://www.lavoixdunord.fr/1192066/article/2022-06-12/roubaix-des-erreurs-dans-la-distribution-des-bulletins-de-vote
     #élections #france #politique #démocratie #manipulation #emmanuel_macron #elections #EnMarche

  • De jeunes chrétiennes qui posent voilées, une tendance sur TikTok
    https://www.la-croix.com/Religion/jeunes-chretiennes-posent-voilees-tendance-TikTok-2022-06-06-1201218620


    Dans des vidéos parfois vues des millions de fois, ces jeunes chrétiennes vantent l’« amour du Christ » ou expliquent comment nouer leur voile, tout en dansant sur les dernières musiques à la mode.
    capture d’écran TikTok

    Sur le réseau social TikTok, des adolescentes ou très jeunes femmes chrétiennes posent avec un voile. Certaines de leurs vidéos font des millions de vues. Phénomène de mode ? Questionnement identitaire ? Marque de religiosité ? Des sociologues y voient le signe d’un « brouillage des frontières » entre religions.

    Elles se surnomment @xoxo.nguyen16, @dieu.est.avec.moi ou encore @jesus_nousaimes, et leurs vidéos sur TikTok font parfois des millions de vues. Ces quelques pseudonymes sont l’arbre qui cache la forêt des centaines d’adolescentes ou de très jeunes femmes chrétiennes faisant la promotion du port du voile sur ce réseau social de diffusion de vidéos courtes qui fait fureur chez les moins de 25 ans.

    Le phénomène est récent – aucune des vidéos vues par La Croix ne remonte à plus de quatre mois –, mais son ampleur numérique ne semble pas négligeable. Comment les concernées justifient-elles cette…

    • On citera la Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (1 Corinthiens 11:5-6)

      5 Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef : c’est comme si elle était rasée.

      6 Car si une femme n’est pas voilée, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle se voile.

      Le port de la #mantille s’était perdu dans nos églises, va-t-il faire son retour ? Quoiqu’on voit parfois des femmes la porter à la messe, mais c’est peu fréquent. Paradoxe : le #voile de la femme chrétienne est souvent pris en exemple par les islamistes pour justifier le hijab.

      Certaines expressions extérieures de la foi comme porter un crucifix autour du cou (c’est mon cas) ou porter une mantille ont un sens depuis toujours dans la chrétienté. Exemple de mantilles en vente sur Internet :
      https://www.etsy.com/fr/market/mantille_catholique

    • Paul est bien connu pour sa vision de la place de la femme,…

      Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme ; mais elle doit demeurer dans le silence.

      1 Tim 2:11-12

      bon, mais il parait que 1 Timothée ne lui serait qu’attribuée (troisième strate), alors continuons dans 1 Corinthiens qui fait partie de la première strate, les versets qui suivent votre citation :

      L’homme, lui, ne doit pas se couvrir la tête, puisqu’il est image et gloire de Dieu, et la femme est la gloire de l’homme. Ce n’est pas l’homme, en effet, qui a été tiré de la femme, mais la femme qui a été tirée de l’homme, et ce n’est pas l’homme qui a été créé à cause de la femme, mais la femme à cause de l’homme.

      [7-9]

      et l’argument définitif :

      16 Et si quelqu’un croit devoir ergoter, nous, nous n’avons pas cette manière de faire, et les Églises de Dieu non plus.

      #épicétou !

      bon, après, il engueule tout le monde : je ne vous félicite pas, etc. jusqu’à la fin du chapitre.

  • DIPLOMATES, PREFETS, MILITAIRES... POURQUOI ILS N’EN PEUVENT PLUS SOUS #Macron
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2022/diplomates-prefets-militaires-pourquoi-ils-nen-peuvent-plus-sous-macron--c

    La France s’effondre-t-elle ? Son rayonnement international est-il compromis ? Emmanuel Macron a-t-il raison quand il pointe du doigt un “État profond” tenu par des diplomates et qui contraindrait les politiques ?

    #Management

  • Rebecca Rambar sur Twitter
    https://twitter.com/RebeccaRambar/status/1531485051631767553

    Russie : Reportage vidéo d’un média d’état russe qui montre "le travail de l’équipage russe du drone Orlan-10. Le drone est contrôlé avec la manette de jeu Logitech F310.

    Le jeu vidéo s’invite dans l’armée. Ici, une manette de jeu.

    #guerre #propagande #russie #ukraine #drone #drone_orlan-10 #armée #armes #jeu_vidéo #jeux_vidéo #joypad #manette #logitech

  • Big changes to staffing patterns at UK universities over past two decades

    The global explosion in university enrolment rates and the size of institutions has transformed their staffing patterns and organisational structure. New research from the Policy Institute at King’s College London provides the first in-depth study of 21st century changes in the UK university sector, and underlines the scale and impact of these changes.

    Funded by the Nuffield Foundation, the report is authored by Professor the Baroness Alison Wolf, a member of the Augar Review of Post-18 Education & Funding, and Dr Andrew Jenkins.

    Observers of contemporary higher education frequently complain of growing ‘managerialism’ and growth in insecure, short-term teaching contracts. Using the UK’s unique workforce database, and case-studies of six contrasting institutions, the researchers examined whether and why such changes had occurred. The report confirms major changes in both administrative and academic employment, alongside extensive centralisation and the decline of the autonomous academic department.

    Since the turn of the century, numbers of senior managerial and administrative posts have risen very markedly. Staff classified as ‘managers and non-academic professionals’ at UK universities increased some 60% over 12 years, from just under 32,000 in the academic year 2005/06 to almost 51,000 in 2017/18. At the same time, the number of technicians and of secretarial posts, supporting academics, declined. Managers and managerial professionals made up a fifth of all non-academic staff in 2005/06, but this had risen to more than a quarter by 2017/18. More and more decisions about staffing are taken at the centre of the institution, with a commensurate hollowing-out of the traditional academic department.

    Within universities, ongoing growth in non-academic appointments is justified by both the need to compete and market degrees globally, and by the importance of the ‘student experience’ as measured by government surveys such as the National Student Survey. However, the authors conclude that the structure of senior leadership teams means that there are few barriers to ‘upward drift’ in pay and seniority – “in sharp contrast to the situation with academic posts, where scrutiny was extensive”.

    Among academics, teaching-only posts at UK universities increased at five times the rate of ‘traditional’ academic roles between 2005/06 and 2018/19. Numbers rose by more than 80 per cent, compared with a rise of 16% over the same period in more traditional roles with both teaching and research responsibilities. Growth was most marked in the Russell Group and the faster a university grew, the more it increased its use of teaching-only staff.

    However, the move to casualised and part-time teaching staff has been fairly limited compared to ‘competitor’ university systems, such as those in the US or Australia. The report ascribes this to the government’s Research Excellence Framework, which determines direct funding allocations but also a university’s international reputation. The higher its research reputation, the higher the fees it can charge to overseas students. UK universities therefore have a strong interest in hiring ‘research-active’ academics, but use teaching-only staff to cover vacancies, including those created by academics who are ‘bought out’ for research, and to smooth staffing when student numbers change.

    Baroness Alison Wolf CBE, Professor of Public Sector Management at King’s College London, said:

    “It is striking how far expensive changes seem to have occurred without being underpinned by a clear strategy. Increased centralisation is also a concern. Large centralised bureaucracies are not good at innovation, which is the lifeblood of universities.”

    https://www.nuffieldfoundation.org/news/big-changes-to-staffing-patterns-at-uk-universities-over-past-tw

    Pour télécharger le rapport:
    https://www.nuffieldfoundation.org/wp-content/uploads/2021/12/Managers-and-academics-in-a-centralising-sector.pdf

    #rapport #UK #Angleterre #université #facs #ESR #management #centralisation #précarisation #autonomie #enseignement #enseignement_supérieur #teaching-only_staff #Research_Excellence_Framework #excellence #réputation #recherche

    ping @_kg_

  • Pour l’autodéfense féministe, un entretien avec Mathilde Blézat
    https://www.contretemps.eu/autodefense-feministe-entretien-blezat

    Le livre Pour l’autodéfense féministe, écrit par Mathilde Blézat et paru aux Éditions de la dernière lettre, est un ouvrage qui présente concrètement les expériences de stages d’autodéfense féministe, telles que vécues par l’autrice elle-même ainsi que par 80 personnes qu’elle a rencontrées à l’occasion de ce travail, de même que des échanges avec des formatrices. Source : Contretemps

    • Dans les stages, un basculement se produit quant au rapport à la violence, comme si une forme de tabou autour de la violence des femmes était brisé.

      tout de même, puisqu’on parle #tabou, un autre tabou qui cours d’ailleurs un peu partout dans cet article, c’est la violence illégitime des femmes. Le fait que les femmes puissent avoir une volonté de puissance (qui serait un « sentiment masculin » selon contretemps, on croit rêver), voir carrément une envie de faire du mal, d’être parfaitement capables de blesser, gratuitement, pour le plaisir, ou pour le pouvoir, quelqu’un.e, ou même (attention, méga tabou) des hommes.

    • Aucune essentialisation dans le fait de combattre les violences systèmiques et de permettre l’autodefense aux groupes discriminée, ici les femelles humaines. Les femmes sont des êtres humains, pas des saintes devouées totalement au bien etre de l’humanité. Elles subissent des violences systémiques en raison de leur sexe et l’education genrée qui leur est infligée ne leur permet pas de se défendre contre les oppressions qu’elles subissent de la part des hommes en tant que groupe. Si elles ne sont pas parfaites à 1000%, les hommes se donnent le droit de les détruire et en usent. Et si une d’elle touche à un cheveux d’un mâle, ou le contrarie de quelque manière que ca soit, alors aucune d’entre elles n’est légitime pour faire de l’autodéfense ! Si elles apprennaient à se défendre elles pourraient faire un jour du mal à des mâles crime ultime que les hommes interdisent aux femmes en prétendant que c’est un tabou de le dire !

      C’est tellement tabou que les femmes puissent etre mauvaises qu’il existe que des compliments dans le vocabulaire pour parler d’elles. Jamais on a documenté les femmes criminelles sur seenthis et il y a pas de femmes en prison...

      L’individualisme des libertariens est un obstacle a toute politisation. Le féminisme est actuelllement totalement gangréné par les hommes qui se décrètent alliés.

      Imaginons si un noir était bien logé, alors un blanc condamnerait toute forme de lutter contre la discrimination raciste au logement en prétendant qu’il y a un tabou sur le bon logement des noirs et pire il clamerait qu’on ne parle pas assez du méga tabou ultime, cad le fait qu’il y a des blancs qui sont à la rue alors que des noirs ont un toit sur la tête.

      « l’essentialisme de tout le monde » c’est de l’individualisme antiféministe hypocrite qui se targue d’ #humanisme, alors que c’est de l’ #hommanisme mélangé d’ #onanisme

      On a pas besoin de l’avis de nos oppresseurs sur notre droit à se défendre nous mêmes sans leur prétendue protection contre eux. Sauvons nous de nos sauveurs.

      #masculinisme #antiféminisme #fauxminisme #individualisme #misogynie #dépolitisation #mansplanning #faux_allié #autodéfense #gentille

  • "#Vidas_sin_rasto" : Pour les droits des personnes décédées et disparues à la frontière Sud et ceux de leurs familles

    #MANIFESTE POUR LES DROITS DES PERSONNES DECEDEES ET DISPARUES A LA FRONTIERE SUD ET CEUX DE LEURS FAMILLES

    Le nombre de personnes qui décèdent le long des routes migratoires, depuis les pays d’origine jusqu’à l ’Europe, via l’Espagne et la #frontière_sud est incommensurable. Il ne cesse de croître. Les données de l’année dernière (2021) le prouvent, puisqu’on estime à 2.126 au moins les personnes mortes ou disparues sur cette route migratoire vers l’Espagne, c’est-à-dire 24% de plus que l’année passée [1].

    Ce chiffre est le plus élevé depuis qu’a été enregistré officiellement le premier décès, en 1988, sur la plage de Los Lances (Tarifa, Cadiz). Un total de 12.2082 [2]vies tragiquement perdues, en un peu plus de trente ans. Un bilan qui aurait pu être évité. Les politiques migratoires actuelles, basées sur l’externalisation et la militarisation des frontières, ainsi que l’absence de voies sûres et légales, sont responsables du fait que des personnes s’engageant dans un projet migratoire ne parviennent pas toutes à destination. De nombreuses familles cherchent à savoir si leur proche est arrivé, s’il a péri en mer Méditerranée ou s’il a disparu dans l’océan atlantique.
    Une famille cherchant un proche est confrontée à des obstacles insensés. Le plus souvent, les réponses dépendent de la bonne volonté des individus engagés à titre personnel plus que des politiques ou des moyens qui devraient pourtant garantir les droits, à la frontière sud, des personnes décédées, disparues et de leurs familles.

    Cette absence de protection institutionnelle et de cadre légal, qui tiendrait compte de la dimension transnationale, fragilise les droits fondamentaux et affecte la dignité humaine, les droits post mortem et le droit des familles à connaître la vérité. Inaction et opacité volontaires punissent et torturent les unes, les familles, déshumanisent les autres, ceux et celles qui ont décidé, contraints ou non, d’entreprendre ce parcours migratoire.

    Nous exigeons de l’État espagnol qu’il défende clairement, devant les institutions européennes, un autre modèle migratoire, basé sur les droits et sur la mise en place de voies légales et sûres, afin d’en finir avec les souffrances, les morts et les disparitions à la frontière sud.

    Il s’agit, de manière urgente, immédiate :
    1. D’instaurer un bureau des personnes décédées et disparues, qui puisse apporter aide et soutien aux familles, tant en ce qui concerne les plaintes, la recherche et la localisation des proches, qu’en ce qui concerne le processus d’identification des corps.

    2. D’adapter le cadre juridique existant, en matière de disparition à la réalité transnationale des migrations, dans l’objectif de simplifier les démarches administratives dans lesquelles les familles sont quotidiennement prises.

    3. De mettre en place des protocoles, et d’adapter les outils et ressources des instituts de médecine légale dans le souci d’un traitement équitable en ce qui concerne l’identification des morts de la migration : les proches ont le droit de connaître la vérité, quel que soit le lieu où le corps a été retrouvé.

    4. D’établir un protocole spécifique concernant des banques de données ADN. En étroite coordination et dans un esprit de coopération avec les pays d’origine, ce protocole doit servir à la recherche, à la localisation et l’identification des personnes décédées à la frontière sud, et à garantir la comparaison systématique de l’ADN de la personne décédée et de celui de ses proches.

    5. D’offrir, sur la spécificité de ces réalités migratoires et des besoins des familles des personnes décédées et disparues, des formations aux fonctionnaires de l’Administration publique et aux associations et entités engagées dans le processus migratoire.

    6. D’établir des accords avec les pays d’origine et de transit pour veiller conjointement aux droits des personnes décédées ou disparues, de ceux de leurs familles, par la mise en œuvre de mesures de soutien et d’accompagnement nécessaires, aussi nombreuses soient-elles.

    7. D’entériner les engagements pris par la signature des pactes internationaux, et de garantir les moyens nécessaires à leur mise en œuvre en ce qui concerne la sauvegarde de la vie.

    https://migreurop.org/article3105.html

    #campagne #décès #mourir_aux_frontières #migrations #réfugiés #frontières #morts #ceux_qui_restent #celleux_qui_restent

  • REPRENDRE LA TERRE AUX MACHINES en région Grenobloise !
    https://www.latelierpaysan.org/REPRENDRE-LA-TERRE-AUX-MACHINES-en-region-Grenobloise

    RENCONTRE ENTRE PAYSANNES ET PAYSANS, ACTEURS ET ACTRICES SOCIAUX ENGAGÉS les 20 et 21 mai Appel et programme complet ici : Attention réservation obligatoire ! => formulaire d’inscription en cliquant ici Journées à prix libre

    Restauration prévue et possibilité d’hébergement solidaire

    (voir le formulaire d’inscription) Contact

    pepsisere@gmail.com

    06 47 98 45 58 Actualités

    https://framaforms.org/rencontres-reprendre-la-terre-aux-machines-grenoble-20-21-mai-2022-16511

  • Vers une ingénierie de la circularité
    https://metropolitiques.eu/Vers-une-ingenierie-de-la-circularite.html

    Entre manifeste et guide pratique, l’ouvrage de l’urbaniste Sylvain Grisot questionne l’étalement des villes à partir de nos manières de les construire. La paysagiste Alice Riegert nous en livre les pistes saillantes et invite concepteurs et décideurs à revendiquer d’autres gestes. « Cinq terrains de foot artificialisés en France, toutes les heures. » Le constat de Sylvain Grisot est sans appel. En tant qu’urbaniste, fondateur de l’agence Dixit.net et chercheur associé à l’université de Nantes, il #Commentaires

    / #économie_circulaire, #urbanisme, #urbanisme_temporaire, #étalement_urbain, artificialisation des (...)

    #artificialisation_des_sols
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_riegert.pdf

  • Que sommes-nous prêts à sacrifier pour aider les États-Unis à gagner une guerre de propagande contre Poutine ?
    https://caitlinjohnstone.com/2022/04/16/how-much-are-we-prepared-to-sacrifice-to-help-the-us-win-a-propaga

    Il y a une question très importante que nous devons tous nous poser à ce stade de l’histoire, et cette question est la suivante : que sommes-nous prêts, en tant que société, à sacrifier pour que le gouvernement américain puisse gagner une guerre de propagande contre Vladimir Poutine ?

    Laissez-moi vous expliquer.
    Un aspect très peu discuté de la dernière escalade de censure par la Silicon Valley, qui a commencé au début de la guerre en Ukraine, est le fait qu’il s’agit d’un niveau de censure sans précédent. Bien qu’elle puisse ressembler à toutes les autres vagues de purges sur les médias sociaux et aux nouvelles catégories de contenus interdits que nous connaissons depuis que la doctrine dominante, après l’élection américaine de 2016, est que les plateformes technologiques doivent réglementer strictement les discours en ligne, les justifications qui en découlent ont pris une déviation drastique par rapport aux modèles établis.


    Ce qui distingue cette nouvelle escalade de censure de ses prédécesseurs, c’est que cette fois personne ne prétend qu’elle est faite dans l’intérêt du peuple. Avec la censure des racistes, l’argument était qu’ils incitaient aux crimes haineux et au harcèlement racial. Avec la censure d’Alex Jones et de QAnon, l’argument était qu’ils incitaient à la violence. Quant à la censure des sceptiques du Covid, l’argument était qu’ils promouvaient une désinformation qui pouvait être mortelle. Même avec la censure de l’histoire de l’ordinateur portable de Hunter Biden, on a fait valoir qu’il était nécessaire de protéger l’intégrité des élections contre une désinformation d’origine potentiellement étrangère.

    Avec la censure relative à la guerre en Ukraine, il n’y a aucun d’argument pour prétendre qu’elle est faite pour aider le peuple. Rien ne prouve que le fait de laisser les gens dire des choses fausses sur cette guerre tue des Ukrainiens, des Américains ou qui que ce soit d’autre. Il n’y a aucune raison de penser que la contestation des allégations de crimes de guerre russes portera atteinte aux processus démocratiques américains. Le seul argument restant est « Nous ne pouvons pas laisser les gens dire des choses fausses sur une guerre, n’est-ce pas ? ».

    Plus d’escalade dans la censure en ligne
    « YouTube a supprimé des vidéos contestant le discours du gouvernement américain sur les crimes de guerre russes à Bucha. https://t.co/M7zupF8AMa
    Caitlin Johnstone (@caitoz) 15 avril 2022

    Demandez à un libéral au cerveau correctement lavé pourquoi il soutient la censure de quelqu’un qui conteste les récits américains sur les crimes de guerre russes à Bucha ou à Marioupol et il vous répondra probablement quelque chose comme « Eh bien, c’est de la désinformation ! » ou « Parce que c’est de la propagande ! » ou « Combien Poutine vous paie-t-il ? » . Mais ce qu’ils ne seront pas capables de faire, c’est d’articuler exactement quel préjudice spécifique est causé par un tel discours de la même manière qu’ils pouvaient défendre la censure des sceptiques du Covid ou des factions responsables de l’émeute de l’année dernière dans le bâtiment du Capitole [en référence aux partisans de Trump ayant pénétré au Capitole pour contester le résultat des élections présidentielles étasuniennes, NdT]

    Le seul argument que vous obtiendrez, si vous insistez vraiment sur la question, est que les États-Unis sont engagés dans une guerre de propagande contre la Russie et qu’il est dans l’intérêt de notre société que nos institutions médiatiques aident les États-Unis à gagner cette guerre de propagande. Une guerre froide est menée entre deux puissances nucléaires parce que la guerre chaude risquerait d’anéantir les deux nations, ce qui ne laisse d’autres formes de guerre que la guerre psychologique. Rien ne permet de dire que cette nouvelle escalade de censure sauvera des vies ou protégera des élections, mais il est possible de dire qu’elle peut contribuer à faciliter les programmes de guerre froide à long terme des États-Unis.

    Mais qu’est-ce que cela signifie exactement ? Cela signifie que si nous acceptons cet argument, nous consentons sciemment à une situation où tous les principaux médias, sites web et applications que les gens consultent pour s’informer sur le monde sont orientés non pas pour nous dire des choses vraies sur la réalité, mais pour battre Vladimir Poutine dans cette étrange guerre psychologique. Cela signifie qu’il faut abandonner toute ambition d’être une civilisation fondée sur la vérité et guidée par les faits, et accepter au contraire de devenir une civilisation fondée sur la propagande et visant à s’assurer que nous pensons tous des choses qui nuisent aux intérêts stratégiques à long terme de Moscou.

    Et c’est absolument effrayant que cette décision ait déjà été prise pour nous, sans aucune discussion publique pour savoir si oui ou non c’est le genre de société dans laquelle nous voulons vivre. Ils sont passés directement de « Nous censurons les discours pour vous protéger de la violence et des virus » à « Nous censurons les discours pour aider notre gouvernement à mener une guerre de l’information contre un adversaire étranger ». Et ce, sans la moindre hésitation.

    Ceux qui fabriquent le consentement de la population ont contribué à ouvrir la voie à cette transition en douceur avec leurs appels incessants et continus à toujours plus de censure, et depuis des années, nous voyons des signes qu’ils considèrent comme leur devoir de contribuer à faciliter une guerre de l’information contre la Russie.

    En 2018, nous avons vu un journaliste de la BBC réprimander un ancien haut fonctionnaire de la marine britannique pour avoir émis l’hypothèse que la prétendue attaque aux armes chimiques à Douma, en Syrie, était un faux-drapeau, une affirmation dont nous avons maintenant des montagnes de preuves qu’elle est probablement vraie grâce aux lanceurs d’alerte de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. La raison invoquée par la journaliste pour justifier son objection à ces commentaires est que « nous sommes dans une guerre de l’information contre la Russie » .

    « Étant donné que nous sommes dans une guerre de l’information avec la Russie sur tant de fronts, ne pensez-vous pas qu’il est peut-être déconseillé d’affirmer cela si publiquement étant donné votre position et votre profil ? Ne risquez-vous pas de brouiller les pistes ? » a demandé Annita McVeigh, de la BBC, à l’amiral Alan West après ses commentaires.

    Vous savez que vous avez des problèmes lorsque le militaire essaie de faire le travail du journaliste en posant des questions et en demandant des comptes au pouvoir… et que le journaliste essaie de l’en empêcher. « https://t.co/DVxR3JQ6S2
    Caitlin Johnstone (@caitoz) 18 avril 2018

    Nous avons vu une indication similaire dans les médias de masse quelques semaines plus tard, lors d’une interview de l’ancienne candidate du Parti vert, Jill Stein, qui a été admonestée par Chris Cuomo de CNN pour avoir souligné le fait totalement incontestable que les États-Unis sont un contrevenant extrêmement flagrant en matière d’ingérence dans les élections étrangères.

    « Vous savez, ce serait à la Russie de faire valoir cela, pas à un point de vue américain » , a déclaré Cuomo en réponse aux remarques tout à fait exactes de Stein. « Bien sûr, il y a de l’hypocrisie en jeu, beaucoup de grands acteurs étatiques différents font beaucoup de choses qu’ils ne veulent peut-être pas que les gens sachent. Mais laissons la Russie dire que les États-Unis nous ont fait ça, et voici comment ils l’ont fait, donc c’est fair-play. »

    Ce qui revient à dire : « Oubliez ce qui est factuellement vrai. Ne dites pas de choses vraies qui pourraient aider les intérêts russes. C’est le travail de la Russie. Notre travail ici sur CNN est de dire des choses qui nuisent aux intérêts russes. »

    On peut retracer la généralisation de l’idée que c’est le travail des médias occidentaux de manipuler l’information dans l’intérêt du public, plutôt que de simplement dire la vérité, à la victoire présidentielle de Donald Trump en 2016. Dans ce qui était sans doute le moment politique le plus important aux États-Unis depuis le 11 septembre et ses conséquences, ceux qui fabriquent le consentement ont décidé que l’élection de Trump n’était pas due à l’échec de la politique du statu quo, mais un échec du contrôle de l’information.

    En octobre 2020, pendant le scandale des ordinateurs portables de Hunter Biden, Stephen L Miller, du Spectator, a décrit comment le consensus s’est formé au sein de la presse grand public depuis la défaite de Clinton en 2016, selon lequel il était de leur devoir moral de cacher au public des faits qui pourraient conduire à la réélection de Trump.

    « Depuis presque quatre ans maintenant, les journalistes ont fait honte à leurs collègues et à eux-mêmes sur ce que j’appellerai le dilemme ‘mais ses emails’ », écrit Miller. « Ceux qui ont rendu compte consciencieusement de l’enquête fédérale inopportune sur le serveur privé d’Hillary Clinton et la divulgation d’informations classifiées ont été exclus et écartés de la table des journalistes cool. Le fait de se concentrer autant sur ce qui était, à l’époque, un scandale considérable, a été considéré par de nombreux médias comme une gaffe. Ils pensent que leurs amis et collègues ont contribué à placer Trump à la Maison Blanche en se concentrant sur le scandale de Clinton, alors qu’ils auraient dû mettre en avant les faiblesses de Trump. C’est une erreur qu’aucun journaliste ne veut répéter ».

    Une fois que les « journalistes » ont accepté que leur travail le plus important n’est pas de dire la vérité mais d’empêcher les gens d’avoir de mauvaises pensées sur le statu quo politique, il était inévitable qu’ils commencent à encourager avec enthousiasme une plus grande censure d’Internet. Ils considèrent que c’est leur devoir, et c’est pourquoi les principaux partisans de la censure en ligne sont maintenant des journalistes de médias grand public.

    Dénoncer Radio Sputnik. Une tâche intéressante pour un journaliste. https://t.co/JP8NNFxvI1
    Tim Shorrock (@TimothyS) 16 avril 2022

    Mais il ne devrait pas en être ainsi. Il n’y a aucune raison légitime pour que les mandataires de la Silicon Valley et du gouvernement le plus puissant de la planète censurent les gens qui ne sont pas d’accord avec ce gouvernement au sujet d’une guerre, et pourtant c’est exactement ce qui se passe, et de plus en plus. Nous devrions tous être alarmés par le fait qu’il devient de plus en plus acceptable de faire taire les gens, non pas parce qu’ils font circuler de la désinformation dangereuse, ni même parce qu’ils disent des choses qui sont fausses de quelque manière que ce soit, mais uniquement parce qu’ils disent des choses qui sapent la propagande de guerre américaine.

    Les gens devraient absolument être autorisés à dire des choses en désaccord avec l’empire le plus puissant de l’histoire à propos d’une guerre. Ils devraient même être autorisés à dire des choses effrontément fausses sur cette guerre, parce que sinon seuls les puissants seront autorisés à dire des choses effrontément fausses à son sujet.

    La liberté d’expression est importante, non pas parce qu’il est agréable de pouvoir dire ce que l’on veut, mais parce que la libre circulation des idées et des informations permet de contrôler les puissants. Elle donne aux gens la possibilité de demander des comptes aux puissants. C’est exactement pourquoi les puissants travaillent à l’éliminer.

    Nous devrions considérer comme un énorme, énorme problème le fait qu’une si grande partie du monde ait été regroupée sur ces plateformes d’expression monopolistiques géantes qui pratiquent une censure en parfait accord avec la structure de pouvoir la plus puissante du monde. C’est l’exact opposé de la mise en place d’un contrôle du pouvoir.

    Combien sommes-nous prêts, en tant que société, à abandonner pour que le gouvernement américain et ses alliés gagnent une guerre de propagande contre Poutine ? Sommes-nous prêts à nous engager à être une civilisation pour laquelle la considération première de toute donnée n’est pas de savoir si elle est vraie ou non, mais si elle contribue à saper la Russie ?

    C’est une conversation qui devrait déjà avoir lieu dans les cercles traditionnels depuis un certain temps maintenant, mais elle n’a même pas commencé. Commençons-la.

    Caitlin Johnstone 16 avril 2022

    #censure #convormisme #propagande #manipulation #médias #histoire #russie #syrie #ukraine #politique #journalisme #racisme #guerre #fake_news #facebook  #presse #silicon_valley #youtube #vérité officielle

    • Explications sur le rappel massif de chocolats provoqué par une bactérie en @israël
      Information sans rapport avec le post précédent

      Le plus grand rappel de produits de l’histoire d’Israël est en cours, car de nombreuses lignes fabriquées par son plus grand producteur de confiseries, Elite, sont soupçonnées de contenir des salmonelles.

      Au moins deux enfants et deux adultes auraient consulté un médecin pour suspicion d’intoxication aux salmonelles après le rappel de produits Strauss, la société mère d’Elite, a annoncé le rappel dimanche. Aucun cas n’a été signalé chez les personnes âgées, chez qui les conséquences graves des salmonelles sont plus probables que chez les autres, et peuvent même être mortelles.

      Le ministre de la Santé, Nitzan Horowitz, a déclaré mardi que l’incident ferait l’objet d’une enquête approfondie et que l’usine ne serait pas autorisée à reprendre ses activités avant d’avoir été entièrement désinfectée. « La chocolaterie d’Elite-Strauss ne reprendra pas sa production tant que nous n’aurons pas l’assurance qu’elle est en mesure de fabriquer des produits sains, sans danger pour les consommateurs », a déclaré M. Horowitz.

      Les produits soupçonnés d’être contaminés sont le chocolat, la crème glacée, le pudding et les biscuits. Comment une telle contamination peut-elle se produire ? Est-il certain que la consommation de chocolat contaminé rend malade ? Et quels peuvent être les effets de la salmonelle ? Le Times of Israel s’est entretenu avec le professeur Daniel Cohen de la School of Public Health de l’Université de Tel Aviv, expert en épidémiologie et en médecine préventive.

      lA SUITE https://fr.timesofisrael.com/explications-sur-le-rappel-massif-de-chocolats-provoque-par-une-ba

      #salmonelle #empoisonnement #industrie_alimentaire #confiseries #Elite-Strauss

    • Shufersal rappelle des biscuits qui contiendraient des fibres de nylon

      Cette annonce suit un autre rappel du groupe Strauss, dont certains produits auraient été contaminés par des salmonelles
      La chaîne de supermarchés Shufersal a fait savoir, dimanche, qu’elle rappelait des biscuits commercialisés sous sa propre marque en raison de soupçons sur la présence de fibre de nylon dans ses produits de boulangerie.

      La chaîne a expliqué craindre que les fibres ne soient accidentellement entrées dans les biscuits pendant le processus de production et elle a préféré rappeler les produits « par mesure de précaution ».

      Les produits en question sont les biscuits de type « petit beurre » (paquet de 500 grammes) et de type « petit beurre au chocolat » (paquet de 500 grammes), dont la date limite de consommation est comprise entre le 1er et le 23 octobre 2022.

      « Les produits présentant d’autres dates d’expiration sont parfaitement sains et ils peuvent être consommés sans inquiétude », a déclaré l’entreprise.

      Ce rappel survient après un autre rappel qui avait été lancé par le groupe Strauss, l’un des plus importants producteurs de produits alimentaires israéliens.

      Certains produits du géant alimentaire avaient été contaminés à la salmonelle. La première annonce a été faite lundi et d’autres ont été faites les jours suivants, demandant aux clients de ramener une large gamme de chocolats, gaufres, biscuits, glaces, chewing-gums et autres caramels.

      Ce rappel serait l’un des plus importants de toute l’Histoire d’Israël.

      L’usine que possède le groupe Strauss à Nof Hagalil serait à l’origine de cette contamination. Jeudi dernier, le directeur général du ministère de la Santé, Nachman Ash, a annoncé que l’usine fermerait pendant trois mois, le temps qu’une enquête soit menée et que les mesures nécessaires soient prises pour assurer la sécurité alimentaire des clients.

      Dans un rapport publié dimanche, le ministère de la Santé a critiqué Strauss pour une série d’omissions et de défaillances responsables, selon lui, de la contamination à la salmonelle dans l’usine.

      Selon le ministère de la Santé, sur 300 échantillons prélevés jusqu’à présent dans l’usine en question, une trentaine contenaient des traces de salmonelle.

      Le ministère a évoqué une série de problèmes, parmi lesquels des travaux qui sont actuellement en cours à l’usine et qui ont été entrepris sans réfléchir à leur impact sur la production, la présence de pigeons dans l’usine, susceptibles d’avoir joué un rôle dans cette contamination, l’absence d’un directeur chargé de s’assurer de la salubrité des aliments et des conditions de décongélation inadéquates pour les matières grasses utilisées dans la production de chocolat.

      Il a également noté que dimanche matin, 21 personnes en Israël avaient signalé des symptômes de salmonellose suite à la consommation de produits affectés. Le ministère a déclaré avoir pris les tests de 16 de ces personnes dans l’attente des résultats, dans les prochains jours. Il a également déclaré que seulement six de ces 21 personnes avaient nécessité un traitement médical pour leurs symptômes.

      Le ministère de la Santé a déclaré qu’il n’y avait aucun lien entre la contamination aux salmonelles à l’usine Strauss et une contamination similaire en Belgique affectant les œufs en chocolat Kinder.

      L’article gratuit : https://fr.timesofisrael.com/shufersal-rappelle-des-biscuits-qui-contiendraient-des-fibres-de-n

  • Management : « Les algorithmes sont plus opaques que les méthodes de contrôle traditionnelles », Régis Martineau, Professeur à l’ICN Business School

    Le chercheur Régis Martineau explique, dans une tribune au « Monde », que nous sommes entrés dans une phase d’« oligarchie numérique », où les entreprises dominantes, comme les Gafam, dictent les règles dans presque tous les aspects de la vie et du travail.

    Les algorithmes s’appuient sur le big data et l’intelligence artificielle pour prédire et analyser les comportements des individus. Ils sont devenus essentiels, au cours de la dernière décennie, dans le fonctionnement des organisations : ils peuvent être utilisés pour mieux connaître les clients, faciliter une meilleure prise de décision, assurer une coordination plus fluide ou encore améliorer l’apprentissage organisationnel. Ils sont par ailleurs essentiels à l’économie de plate-forme et à l’industrie 4.0.

    Mais les algorithmes ne bouleversent pas seulement les modèles économiques ou la relation client, ils modifient aussi les modes de management. Ainsi, dans les organisations, est pratiqué de plus en plus le « management algorithmique », une nouvelle forme de management, qui s’appuie sur les algorithmes pour organiser les modes de production et de contrôle. Qu’y a-t-il de nouveau avec le management algorithmique ?

    Selon la synthèse réalisée récemment par des chercheurs de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) et de l’université Stanford (Cafifornie), les algorithmes ont, comparés aux systèmes de contrôle traditionnels, trois caractéristiques qui les distinguent.
    Instantanés et interactifs
    Tout d’abord, ils permettent de capter davantage d’aspects du comportement humain : les dispositifs connectés peuvent désormais enregistrer avec plus d’acuité les mouvements corporels (jusqu’aux mouvements du visage et les données biométriques) et les pensées des salariés (à travers les vidéos et les enregistrements audio, mais aussi l’analyse des données textuelles).

    Cela permet de prescrire et d’encadrer le travail d’une manière nouvelle, souvent de manière beaucoup plus stricte et en temps réel. Par exemple, Uber analyse les données d’accélération et de freinage pour produire des « nudges » incitant les chauffeurs à prendre des pauses. Certaines entreprises analysent le vocabulaire utilisé et les sentiments exprimés sur les réseaux par les salariés ; quand d’autres localisent les employés qui interagissent fréquemment ensemble ou, au contraire, ceux qui s’isolent. D’autres utilisent même la reconnaissance faciale pour évaluer le moral de leurs employés.

    Ensuite, les algorithmes sont instantanés et interactifs : on peut maintenant davantage calculer, sauvegarder et communiquer des informations en temps réel. Cela a des conséquences importantes sur les modes d’évaluation des salariés, qui se fait de plus en plus instantanément à travers notamment les notes attribuées par les consommateurs.

    Amazon, Craigslist, Upwork, eBay, Uber, Lyft, Airbnb, TripAdvisor, pour ne citer que les plus connues, utilisent ces évaluations pour attribuer les commandes aux individus les mieux notés et rendre les « mal notés », ou ceux dont le comportement s’écarte de la prescription, moins visibles. Par ailleurs, les algorithmes utilisent cette instantanéité pour « gamifier » le travail, au travers d’applications qui utilisent les techniques de récompense ou d’incitation inventées dans le monde du jeu vidéo.

    Mêmes questions et mêmes réactions

    Enfin, les algorithmes sont plus opaques que les méthodes de contrôle traditionnelles. La plupart des travailleurs ne saisissent pas complètement quels types de données sont collectés à leur sujet, comment elles sont utilisées ou comment les contester. De plus, avec le « machine learning », les algorithmes sont particulièrement difficiles à déchiffrer, y compris pour les spécialistes de l’intelligence artificielle eux-mêmes.
    Cette opacité rend le contrôle particulièrement strict et rend difficile le « gaming » (le jeu avec les règles), qui, traditionnellement, permet aux individus d’aménager des espaces de liberté dans l’entreprise.
    Lire aussi Article réservé à nos abonnés Entreprises : « Il faut avoir le courage de briser le silence à l’endroit où il doit l’être et oser nommer les abus managériaux qui ont pu en résulter »
    Voilà pour le « nouveau monde ». Cependant, l’« ancien monde » n’est jamais trop près de disparaître. En réalité, comparé aux formes traditionnelles du contrôle, le management algorithmique repose les mêmes questions et provoque les mêmes réactions, déjà bien connues.

    Rien de nouveau dans ces gestes répétitifs de travailleurs non qualifiés ; ce paiement à la (micro) tâche ; ces « journaliers » incertains d’être assignés à une tâche éphémère ; cette facilité de remplacement du facteur travail (par d’autres plus précaires ou par des machines) ; cette précarité qu’entraîne un contrat de travail non protecteur ; cette surveillance stricte… Autant d’éléments déjà bien décrits dans les romans de Steinbeck ou dans les films de Chaplin.

    Les joies du stakhanovisme

    De manière plus surprenante, on y renoue même avec les joies du stakhanovisme : les livreurs à vélo connaissent bien ce système qui indique le nombre de kilomètres parcourus, et qui les compare à ce livreur mythique, qui parcourt des distances chaque mois dignes d’un coureur du Tour de France… Au final, entre « gamification » et discours enthousiastes sur l’intelligence artificielle d’un côté ; et précarité et surveillance accrue de l’autre, les travailleurs transportent dans leurs poches un bien étrange Big Brother…
    Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Mari-Noëlle Jégo-Laveissière : « Choisir l’“IA douce” contre l’“IA Big Brother” »
    L’histoire du management a montré que nous avons déjà connu des périodes où de nouvelles technologies venaient bouleverser les modes de management. A chaque fois, au début, ces nouvelles formes de management sont célébrées comme des innovations bénéfiques, tout en rendant le contrôle plus intrusif et plus strict ; et sont très peu débattues, malgré leurs implications humaine, éthique et juridique importantes. Ensuite, elles sont contrebalancées par des mouvements qui les font évoluer vers un management plus humain (par exemple, le mouvement des relations humaines avait répondu au taylorisme).

    Les sciences des organisations peuvent donc aider à prendre du recul sur les algorithmes et à penser des politiques adaptées. Selon des recherches historiques récentes, nous serions actuellement dans une phase d’« oligarchie numérique », c’est-à-dire un laisser-faire qui laisse le numérique – et les entreprises qui en sont les leaders, particulièrement les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) – se développer de manière incontrôlée, dans tous les aspects de la vie et du travail.

    Pour contrer ou mieux encadrer ce mouvement, les pouvoirs publics et les organisations collectives du travail doivent se saisir du sujet pour que les intérêts et les limites du numérique au travail soient collectivement et politiquement débattus, pour en venir à une « démocratie numérique ».

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/04/26/management-les-algorithmes-sont-plus-opaques-que-les-methodes-de-controle-tr

    #travail #management #algorithmes

    • Dans les entreprises, l’essor du management par les algorithmes

      C’est le manageur dont le travail se voit aujourd’hui le plus transformé par l’intelligence artificielle (IA), affirme une étude de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), publiée en décembre 2021. Juste derrière le professionnel de la finance. L’essor du big data dans les années 2000, couplée à l’utilisation de systèmes informatiques capables de traiter une quantité de données sans précédent, a permis le développement de logiciels ultra-perfectionnés, capables de participer aux décisions les plus stratégiques dans l’entreprise. Ainsi, 32 % environ des emplois risquent d’être modifié radicalement par le progrès technologique, estime une autre étude de l’OCDE parue en 2019. Selon l’organisme international, les fonctions supérieures d’encadrement et de décision sont les prochaines sur la liste.

      https://justpaste.it/4t53e

  • 5 questions à Roland Riachi. Comprendre la #dépendance_alimentaire du #monde_arabe

    Économiste et géographe, Roland Riachi s’est spécialisé dans l’économie politique, et plus particulièrement dans le domaine de l’écologie politique. Dans cet entretien, il décrypte pour nous la crise alimentaire qui touche le monde arabe en la posant comme une crise éminemment politique. Il nous invite à regarder au-delà de l’aspect agricole pour cerner les choix politiques et économiques qui sont à son origine.

    https://www.carep-paris.org/5-questions-a/5-questions-a-roland-riachi
    #agriculture #alimentation #colonialisme #céréales #autosuffisance_alimentaire #nationalisation #néolibéralisme #Egypte #Soudan #Liban #Syrie #exportation #Maghreb #crise #post-colonialisme #souveraineté_nationale #panarabisme #militarisme #paysannerie #subventions #cash_crop #devises #capitalisme #blé #valeur_ajoutée #avocats #mangues #mondialisation #globalisation #néolibéralisme_autoritaire #révolution_verte #ouverture_du_marché #programmes_d'ajustement_structurels #intensification #machinisation #exode_rural #monopole #intrants #industrie_agro-alimentaire #biotechnologie #phosphates #extractivisme #agriculture_intensive #paysans #propriété_foncière #foncier #terres #morcellement_foncier #pauvreté #marginalisation #monoculture #goût #goûts #blé_tendre #pain #couscous #aide_humanitaire #blé_dur #durum #libre-échange #nourriture #diète_néolibérale #diète_méditerranéenne #bléification #importation #santé_publique #diabète #obésité #surpoids #accaparement_des_terres #eau #MENA #FMI #banque_mondiale #projets_hydrauliques #crise_alimentaire #foreign_direct_investment #emploi #Russie #Ukraine #sécurité_alimentaire #souveraineté_alimentaire

    #ressources_pédagogiques

    ping @odilon

  • « Macron s’emmerde ! Daniel Schneidermann regarde le spectacle de l’ennui. Pas de meilleur résumé d’une campagne nulle et non avenue, du retour programmé du sortant, et du non-sens où la macronie a plongé le politique. »
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/lennui-invite-surprise

    Il s’ennuie. Il se demande ce qu’il fait là. Le match est si conforme à ses prévisions, à son désir profond, à sa stratégie, à ses patients efforts de cinq années, de câlins à Zemmour en interview à « Valeurs actuelles », qu’il s’ennuie à présent. Tout ça pour ça ! Il le joue sans plaisir. Il enquille les buts les uns derrière les autres, sans forcer, comme à l’entraînement, tchac tchac tchac, l’hydrogène, l’or de Poutine, le financement, et vous n’avez pas voté ceci, et pas voté cela. Elle encaisse.

    Il attend les contre-attaques qui ne viennent pas. Même pas McKinsey ? Même pas. Trois secondes. Une misère. Même pas les Gilets jaunes ? Même pas "Ceux qui ne sont rien" ? Même pas "Traverser la rue" ? Même pas le "pognon de dingue" ? Il compte les pâquerettes sur la pelouse. Pour passer le temps, il embarque les journalistes-figurants dans l’élite déconnectée des bien payés et des heureux du monde : "Nous quatre, ici"... Il sait bien qu’ayant fait vœu de silence, ils ne peuvent pas répondre. Mais il ne peut pas s’empêcher.