• La surprenante évolution des médias flamands pendant la crise sanitaire De Standaad - Tom Heremans , Guilhem Lejeune
    https://daardaar.be/rubriques/culture-et-medias/la-surprenante-evolution-des-medias-flamands-pendant-la-crise-sanitaire

    Les médias flamands ont fait florès durant la crise, surtout en ligne. Une évolution que confirme l’étude menée par le groupe Imec-SMIT (VUB) dans le cadre du « rapport annuel sur l’information numérique » (une initiative internationale émanant de l’Institut Reuters pour l’étude du journalisme). 
Mais elle met aussi en évidence quelques grandes tendances, dont certaines semblent démentir cet essor, ou du moins le nuancer. Cette enquête consiste en un questionnaire soumis à 2000 Belges, dont 926 Flamands. Si certaines réserves sont donc de mise, les résultats n’en sont pas moins intéressants.
    « On peut dire qu’on a vu là la première véritable vague de fake news de Belgique
    L’étude révèle que l’appétit de la population pour l’information a certes été attisé, mais que certaines catégories consultent la presse en ligne plus souvent et davantage, tandis que d’autres (principalement les plus diplômées) s’en sont un peu écartées. Du reste, les chercheurs distinguent un groupe de personnes qui s’en sont totalement détournées. « En plus de l’anxiété, ces gens indiquent que la principale raison pour laquelle ils évitent l’actualité, c’est une surcharge d’information », analyse Ike Picone, chargée de cours en Médias et Journalisme à la VUB, qui a dirigé le volet flamand de l’enquête.

    Fake news
    Les fake news, qui ne sont pas évoquées comme motif de désaffection du public pour les médias, sont tout de même citées dans l’étude, mais comme un fléau qui vient s’ajouter aux difficultés engendrées par le coronavirus.
« On peut dire qu’on a vu là la première véritable vague de fake news de Belgique », ajoute la spécialiste. « 36 % des répondants affirment avoir été confrontés à de fausses informations en lien avec le virus. Et plutôt que des médias à proprement parler, ils considèrent que ces infox émanent surtout des responsables politiques. »

    En effet — autre fait remarquable —, après des années de déclin, on a assisté à un regain de la confiance envers les médias durant la crise, même si celle-ci se limite aux organes établis (la VRT en tête). « On remarque que les gens se tournent moins vers les réseaux sociaux comme source d’information », poursuit Ike Picone. « Ils ont davantage tendance à consulter les sites d’actualité directement. »

    Autre habitude avec laquelle ils renouent — et c’est peut-être le résultat le plus marquant de l’étude — : ils regardent les journaux télévisés. « Les audiences des JT progressent à nouveau depuis quelques années », confirme l’experte. « Depuis le début de la crise, ils sont repartis à la hausse, de pas moins de 8 points. Cela s’explique évidemment en partie par les confinements, puisque tout le monde était enfermé chez soi, mais aussi par l’aspect “humain” : manifestement, lorsque l’époque est à l’angoisse, ce rendez-vous quotidien avec une figure empathique apporte du réconfort. »

    « Les audiences des JT progressent à nouveau depuis quelques années
    Quoi qu’il en soit, les médias établis sortent renforcés de cette crise, conclut Ike Picone. « Reste à savoir comment les choses évolueront dans la durée, car notre enquête montre que les Belges sont à peine plus disposés qu’auparavant à acheter des informations payantes. Il s’agira donc d’éviter une rechute aussitôt qu’on sera venu à bout de la pandémie. »

    #médias #merdias #propagande qui se voit trop #fake_news #manipulation #désinformation #censure #journulliste #journullistes #pandémie #politique #médiacrates #mass_merdias #épidémie #imposture #enfumage #medias #confinement #Belgique #Flandres

  • Le cœur de Mamady Keïta s’est arrêté de battre le djembé
    https://pan-african-music.com/mamady-keita-deces

    Le 21 juin, le maître percussionniste Mamady Keïta s’éteignait en Belgique, après une vie entière dédiée à faire connaître et enseigner son instrument fétiche, le djembe. Il laisse sur cette terre des générations d’élèves, et des foules d’admirateurs.

    https://www.youtube.com/watch?v=46Xd0nslKQs

    #musique #djembe #Mamady_Keïta #percussion #Mandingue

  • La nuit de la fête de la Musique, j’ai effacé une dizaine de tweets pour, je pensais, respecter la mémoire d’un mort et le besoin de paix de ses proches.
    Mais ça va pas.
    Et c’est faux.
    Depuis plusieurs années la préfecture de Loire-Atlantique et son bras armé font un jeu de « négociations » avec les victimes et/ou proches de victimes sur la base de « si vous ne pacifiez pas, l’ultra-gauche va récupérer ça et ce sera le chaos. »
    C’est malin, pervers, à la limite de la torture mentale, et... ça marche.

    Les préfectures continuent encore et toujours à bénéficier d’une aura de la fallacieuse « neutralité » de l’Ordre et du Pouvoir. C’est évidemment faux mais ça impressionne et franchement quand tu es endeuillé, tu as besoin de croire en une force pacificatrice, d’où qu’elle vienne.
    Je suis trop fatiguée pour me sentir capable de reprendre tout ce que nous (moi et des dizaines d’autres) avons dû débunker comme mensonges prefectoraux années après années : zad de Notre-Dame-des-Landes, du Testet, fausses attaques des hôpitaux Necker ou Pitié-Salpétrière, etc. etc. Mais accepter de taire encore le chantage pervers des préfectures : non.
    Pourtant quand des proches de victimes font pression pour taire ma colère, je le fais.
    Mais pour clarifier ce qui s’est passé hier à Nantes : initialement la Marche #JusticePourSteve aurait dû pouvoir aller sans la moindre réserve n’importe où. Et logiquement sur les lieux de fête de la musique d’il y a deux ans, là où Steve a été noyé et des dizaines d’autres blessé-e-s.
    Mais depuis le meurtre, pardon, « la fête qui a dégénéré » et « l’accident », selon les termes préfectoraux admis, le site est entièrement encagé et il a été interdit d’accès par arrêté la semaine dernière, ainsi que tout le secteur autour. (cf https://www.20minutes.fr/nantes/3066159-20210620-nantes-pointe-ouest-ile-nantes-reste-fermee-jusqu-mardi-m )

    Et là est le piège

    Pour une meilleure vision des lieux :
    – vue d’ensemble de la pointe de l’Ile de Nantes

    – la teuf de la musique 2019, où Steve est mort, se tenait là où est l’étoile « 47°... »

    – la marche a pu aller jusqu’où le corps a été retrouvé, au niveau de la cale près de la « Grue Jaune » & le manège

    – la famille a été « autorisée » et « escortée » jusqu’à la fresque-mémoire, entre les deux lieux, au niveau de la « Grue Grise » et du parking Wilson

    C’est là qu’il y a perversité de la Préfecture. Après avoir interdit le secteur, puis joué sur le fait que la marche n’était pas autorisée, cette dernière s’est donc retrouvée bloquée.
    Les proches de Steve ont demandé et demandé encore à passer, dignement, calmement, mais non.
    Vidéo : https://twitter.com/MarionLpz/status/1407035319673884672
    Les prises de paroles se sont donc faites à proximité de la « Grue Jaune ». Après dispersion, la famille a finalement reçu l’autorisation de se rendre à la fresque. Seule. Et là, les comptes twitter « Police Nationale 44 » puis « Préfet des Pays de la Loire » se sont empressés de communiquer, les premier en y ajoutant de manière indécente une capture photo d’une caméra de surveillance où on les voit escorter la famille.

    [#Manifestation] Rassemblement Terrasse des Vents- grue jaune. La famille de Steve Maia Caniço a été autorisée à venir se recueillir.

    https://twitter.com/PoliceNat44/status/1407045641612808196

    C’est à cause de ça que je suis intervenue, ainsi que beaucoup d’autres, pour démonter la supercherie : non la famille n’a pas reçu l’autorisation de se recueillir sur le lieu initialement souhaité. Sans doute même ne l’a-t-elle pas demandé ce jour là au vu des barrières et déploiements policiers autour.
    L’émotion, déjà grande avant, s’est transformée rapidement en colère.
    Pendant ce temps un autre cortège partait du centre-ville, plus festif revendicatif, et vous avez surement entendu parler du gazage général du centre qui a eut lieu ensuite. Sinon, j’avais tenté un suivi par ici : https://twitter.com/ValKphotos/status/1407018844393246720 mais mon crane au bord de l’implosion m’a obligée à lâcher le suivi vers 22h30.
    C’est plus tard dans la soirée et la nuit que des personnes, très sincères et pensant nécessaire d’apaiser les choses, sont intervenues un peu partout pour dire que si, si, la famille avait pu se recueillir, qu’il ne fallait pas mentir pour envenimer les choses, ... Bref, j’ai effacé tous mes tweets qui concernaient ce moment.

    Alors oui, la préfecture a « fait un geste » en acceptant que les proches accèdent au lieu de la fresque-mémoire puisqu’il faisait partie du périmètre interdit.
    Et indéniablement c’était important.

    Mais le lieu de la rave brisée demeure encagé.
    Comme la vérité.

    Entendons-nous bien : ce qui se joue là ce n’est pas « l’affaire #Steve_Maia-Canico » et je ne veux surtout pas minorer son importance : au contraire.
    Ce qui se joue c’est ce qui « fait autorité ».
    Les forces de l’ordre ?
    La communauté en pleine connaissance des faits ?
    En menant ce jeu d’interdiction / autorisation après négociation, la préfecture marque 2 points politiques stratégiquement primordiaux
    – forcer les victimes à gérer la pacification.
    – imposer la négociation, le dialogue et le retour à « l’autorisation préfectorale » dans une ville où, depuis août 1955 et la mort de Jean Rigollet tué par la police*, elle était boycottée.
    *Ref et contexte : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ves_de_Saint-Nazaire_en_1955


    Ça peut sembler être des détails, des broutilles mais pour qui a suivi plusieurs « affaires » de violences policières, on reconnait facilement les schémas qui consistent à acheter une paix sociale pour endosser le moins de responsabilité possible et pour que les potentielles répercussions soient noyées par l’oubli. Les parents de #Remi_Fraisse ont énormément souffert lorsqu’ils l’ont compris. Et je n’ai pas envie de nommer d’autres familles / proches mais celleux qui refusent de négocier dès le départ, sachant déjà qu’elles n’ont rien à perdre par expérience de « quartier » ou de « vie sociale » et qui choisissent la médiatisation plutôt que la discrétion ne gagnent pas forcément plus face à la justice mais perdent beaucoup moins d’illusions. Et ce n’est franchement pas rien.

    Et quitte à parler de la volonté des proches, je préfère quand elleux même définissent leur propre rapport à la répression et à la colère : https://loopsider.com/fr/video/steve-maia-canico-son-frere-et-soeur-se-confient-sur-leur-vie-sans-leur-f

    Fil de réflexions initialement construit sur twitter et enrichi pour sa libération seenthissée : https://twitter.com/ValKphotos/status/1407259546482057217

    #contrôle_social #repression #violences_policières #violence_d'Etat #Maintien_de_l'ordre

  • #bretzel_liquide

    Nikita Mandryka, le créateur du Concombre masqué, est mort à l’âge de 80 ans - Le Temps
    https://www.letemps.ch/culture/nikita-mandryka-createur-concombre-masque-mort-lage-80-ans

    L’auteur de bande dessinée Nikita Mandryka, créateur du personnage comique le Concombre masqué, est mort à 80 ans, a-t-on appris lundi auprès de ses éditeurs.

    Le site officiel du célébrissime concombre :

    http://leconcombre.com

  • Ils ont osé : le vélowashing
    http://carfree.fr/index.php/2021/06/11/ils-ont-ose-le-velowashing

    Patrick Pouyanné, PDG de la multinationale pétrolière #total, avait annoncé le 9 février 2021 la décision de changer le nom du groupe en « TotalEnergies » : « TotalEnergies ancrera notre stratégie de transformation Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Fin_du_pétrole #Vélo #carburant #essence #greenwashing #humour #manipulation #pétrole

  • Greek strawberries “made in Bangladesh”

    Up to 10,000 migrant agricultural workers live in makeshift camps in the strawberry fields of Ilia, which produce the “red gold” that generates tens of millions of euros in exports. While the Greek state remains indifferent, the number of workers is expected to increase, as production is projected to skyrocket by 2025, covering approximately 6,200 acres.

    #grèce #migrants #immigration #agriculture #fraises #manolada

    https://wearesolomon.com/mag/on-the-move/greek-strawberries-made-in-bangladesh/?mc_cid=cf88b966bc&mc_eid=3444239cea

  • Le Conseil d’Etat juge illégal le recours à la « technique des nasses » par les forces de l’ordre lors des manifestations
    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2021/06/10/le-conseil-d-etat-juge-illegal-le-recours-a-la-technique-des-nasses-par-les-

    Le Conseil d’Etat a annulé, jeudi 10 juin, quatre dispositions phares du schéma national de maintien de l’ordre sur lequel il avait été saisi par plusieurs syndicats et associations. Parmi elles, la très sensible « technique des nasses », utilisées pour encercler des groupes de manifestants. —« Si cette technique peut s’avérer nécessaire dans certaines circonstances précises, elle est susceptible d’affecter significativement la liberté de manifester et de porter atteinte à la liberté d’aller et venir »—, note le Conseil d’Etat dans son communiqué. « Le Conseil d’Etat annule ce point car rien ne garantit que son utilisation soit adaptée, nécessaire et proportionnée aux circonstances », est-il précisé dans le communiqué.

    [...]
    S’agissant de la presse, l’instance considère que les journalistes « n’ont pas à quitter les lieux lorsqu’un attroupement est dispersé » et qu’ils n’ont pas « l’obligation d’obéir aux ordres de dispersion » des forces de l’ordre. « Les journalistes doivent pouvoir continuer d’exercer librement leur mission d’information, même lors de la dispersion d’un attroupement. »

    (...) Concernant la technique de la « nasse », dite de « l’encerclement », le ministère a estimé que le Conseil ne l’interdisait pas mais demandait « que les conditions d’emploi soient précisées ». « Le gouvernement va s’y employer », affirme le ministère.

    (...) A Beauvau, on a relevé que la juridiction administrative précisait en outre que les journalistes « ne devaient pas faire obstacle aux forces de l’ordre ».

    #police #maintien_de_l'ordre

    • Maintien de l’ordre : le désaveu politique du Conseil d’Etat
      https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2021/06/11/le-conseil-d-etat-annule-quatre-dispositions-du-schema-national-du-maintien-

      Quatre dispositions du schéma national du maintien de l’ordre ont été annulées par la juridiction. Parmi celles-ci, la pratique de la « nasse », qui consiste à encercler les manifestants, a été jugée jeudi illégale car insuffisamment précise.

      C’est un camouflet pour le ministère de l’intérieur. Dans une décision rendue publique, jeudi 10 juin, le Conseil d’Etat a annulé quatre dispositions majeures du schéma national du maintien de l’ordre (SNMO), la « bible » des forces de sécurité en matière de gestion des manifestations. La réflexion autour de cette nouvelle doctrine, lancée en juin 2019 par Christophe Castaner, alors ministre de l’intérieur, avait été parachevée quinze mois plus tard – avec une année de retard sur le calendrier prévu – le 16 septembre 2020, à l’occasion de la publication d’un document de 29 pages.

      Le texte, aux dires des associations, avait été formalisé « sans réelle concertation ni transparence » dans le but de doter police et gendarmerie de règles d’action communes après des mois d’affrontements avec les « gilets jaunes ». Dès sa parution, il avait été critiqué, notamment en raison de la consécration du recours à des services non spécialisés – brigades anticriminalité, brigades de recherche et d’intervention ou de répression de l’action violente – dans les opérations de maintien de l’ordre, ou de la confirmation d’usage des grenades de désencerclement et des lanceurs de balles de défense (LBD) à l’origine de dizaines de mutilations et de blessures graves, essentiellement entre 2018 et 2019.
      Lire aussi Le ministère de l’intérieur dévoile la nouvelle doctrine du maintien de l’ordre

      Défense de la liberté d’informer
      Les plus vives dénonciations, portées par une quarantaine d’associations dont la Ligue des droits de l’homme (LDH), le Syndicat de la magistrature (SM) ou le Syndicat national des journalistes (SNJ), visaient également des pratiques considérées comme gravement attentatoires aux libertés publiques, parmi lesquelles celle de la « nasse », consistant à encercler des protestataires un temps indéfini, et dont l’usage était devenu quasi systématique en cas de manifestation d’ampleur. Si le SNMO validait son recours « utile, sur le temps juste nécessaire (…) aux fins de contrôle, d’interpellation ou de prévention d’une poursuite des troubles », le Conseil d’Etat a purement et simplement annulé cette disposition en considérant qu’elle n’encadrait pas de manière suffisamment précise les cas dans lesquels il était possible de mettre en œuvre cette technique.
      C’est cependant en matière de défense de la liberté d’informer que la juridiction suprême de l’ordre administratif s’est montrée la plus incisive en rappelant son caractère essentiel à la vie démocratique « en ce qu’elle permet de rendre compte des idées et opinions exprimées et du caractère de cette expression collective ainsi que, le cas échéant, de l’intervention des autorités publiques et des forces de l’ordre ». Et en annulant trois mesures emblématiques relatives au travail des journalistes lors des manifestations.

      Le SNMO prévoyait ainsi que le port d’équipements de sécurité par des reporters soit assorti d’éléments d’identification et n’induise aucune « infraction ou provocation ». Cette obligation aux termes « ambigus et imprécis » ne relève pas, a estimé le Conseil d’Etat, de la compétence du ministre de l’intérieur, auquel il n’appartient pas davantage « d’édicter ce type de règles à l’attention des journalistes comme de toute personne participant ou assistant à une manifestation » .

      Idem en matière d’obligation faite aux journalistes de quitter les lieux d’une manifestation après un ordre de dispersion. Balayant cette injonction, le Conseil d’Etat a jugé la mesure entachée d’illégalité. Aussi, pour « rendre compte des événements qui s’y produisent », les journalistes peuvent-ils « continuer d’exercer librement leur mission lors de la dispersion d’un attroupement sans être tenus de quitter les lieux, dès lors qu’ils se placent de telle sorte qu’ils ne puissent être confondus avec les manifestants et ne fassent obstacle à l’action des forces de l’ordre ».

      Enfin, en réservant aux seuls journalistes « accrédités auprès des autorités » un droit d’accès au canal d’informations dédié des forces de l’ordre lors de manifestations, sans autre forme de précision, le SNMO aurait porté « une atteinte disproportionnée à la liberté de la presse et à la liberté de communication ». La disposition a également été annulée.

      Arrêt jugé trop timide

      Pour les associations, une telle décision apparaissait loin d’être acquise. Au cours de la procédure, le rapporteur public, dont les conclusions préfigurent en règle générale la position du Conseil d’Etat, n’avait, en effet, rien trouvé à redire aux dispositions soumises à l’examen du juge administratif suprême, se bornant à requérir l’annulation des conditions imposées au port d’équipements spéciaux par les journalistes. « Le Conseil d’Etat, se félicite Me Patrice Spinosi, qui intervenait au nom du SNJ et la LDH, a clairement mis un coup d’arrêt à la volonté caractérisée du gouvernement de fragiliser l’indépendance de la presse. Un journaliste n’est pas un manifestant, il est là pour informer. Sans lui, il n’y a plus de regard. »

      Plusieurs associations se montrent toutefois déçues par l’arrêt, jugé trop timide. Eric Mirguet, directeur du pôle programme et plaidoyers de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture, une ONG partie à la procédure, déplore ainsi « une décision a minima » . L’interdiction des nasses, notamment, « est basée sur la seule liberté de manifester alors que c’est aussi une pratique dangereuse qui peut porter atteinte à l’intégrité physique des personnes qui y sont soumises, qui est indiscriminée en ce qu’elle s’applique à des individus ciblés sur leur seule présence dans un lieu donné et non des actes qu’on leur reprocherait ».

      Parmi d’autres, l’association, qui a publié en mars 2020 un volumineux rapport d’observation sur les conditions du maintien de l’ordre, fruit d’une année de travail sur le terrain, estime que le Conseil d’Etat « a fait le choix de taire ces préoccupations » . Jeudi dans la soirée, le ministère de l’intérieur a fait savoir que « des modifications seront apportées pour permettre d’atteindre les objectifs voulus par le texte, tout en respectant les orientations de la décision rendue par le Conseil d’Etat », qui a validé « la très grande majorité du texte ».

  • Les langues se délient après les révélations sur le Béjart Ballet

    Des anciens membres du Béjart Ballet ont écrit dimanche soir à la présidente du Conseil de Fondation, Solange Peters, a appris la RTS lundi. Leur intention : rapporter ce qui s’est passé ces dernières années, afin que l’audit investigue au bon endroit.

    Suite à l’enquête sur l’école #Rudra_Béjart, les critiques qui ont suivi sur le fonctionnement de la compagnie et l’annonce d’un audit qui sera lancé prochainement, des anciens collaborateurs et collaboratrices du #Béjart_Ballet ont décidé de se faire entendre dans une lettre envoyée dimanche à la présidente du Conseil de Fondation du Béjart Ballet, Solange Peters, et qu’a pu se procurer la RTS.

    Longue de deux pages, elle est signée d’un collectif qui se présente comme des « anciens du Béjart Ballet », soit des danseurs ou danseuses, ou encore du personnel technique et administratif. Une dizaine de personnes qui ont soit démissionné, soit ont été renvoyées, parfois récemment, selon les vérifications menées par la RTS.

    Ils et elles souhaitent parler de leurs expériences au sein de la compagnie, et ainsi s’assurer que l’audit à venir n’investigue pas aux mauvais endroits, comme ce fut le cas, selon eux, lors d’un précédent audit mené en 2008.

    Népotisme, drogues et mobbing
    Ce collectif parle tout d’abord de #népotisme. On apprend que le directeur artistique Gil Roman, qui a repris la compagnie à la mort de Maurice Béjart, a engagé sa soeur en tant que créatrice lumière alors qu’elle n’aurait pas les compétences requises, ce qui nous a été confirmé par des gens du milieu de la scène. Le fils de cette dernière a aussi été récemment salarié de la compagnie, ainsi que l’épouse et la fille de Gil Roman par le passé.

    Le problème des #drogues est aussi abordé dans ce courrier. Le collectif y mentionne du cannabis, et l’enquête de la RTS permet d’affirmer que de la #cocaïne a également toujours circulé au sein du Béjart Ballet.

    Harcèlement sexuel
    Enfin, il est également question de #harcèlement_sexuel. Plusieurs collaborateurs ou collaboratrices actuellement dans la compagnie ont témoigné auprès du Syndicat suisse romand du spectacle (SSRS). Ces témoignages proviennent autant de #victimes, principalement des #femmes, que de témoins, principalement masculins. Et ils sont récents : ils ont été déposés auprès du syndicat depuis jeudi dernier, soit après les révélations de la RTS.

    « Depuis l’enquête de la RTS, le syndicat a été contacté par une bonne vingtaine de personnes qui souhaitaient témoigner », confirme la secrétaire générale du syndicat Anne Papilloud, invitée lundi de l’émission Forum. « Les témoignages se recoupent, et je n’ai pas de doute sur la véracité des propos qui sont tenus », affirme-t-elle.

    Le SSRS a également envoyé vendredi une lettre au Conseil de fondation. « Une série de demandes pour s’assurer que l’audit à venir ne sera pas un audit-alibi », explique Anne Papilloud. Il s’agit notamment de s’assurer que les anciens pourront être entendus, ou encore que certaines clauses de confidentialité puissent être levées.

    En outre, affirme la lettre, des menaces, des insultes du directeur artistique sur le personnel et les danseurs étaient monnaie courante. Gil Roman aurait érigé un système de #management « qui divise pour régner ».

    Peur des représailles
    Les témoignages publics restent pour l’heure anonymes. Les anciens expliquent qu’ils ne veulent pas d’ennui mais qu’ils se sont tus trop longtemps. Qu’il faut que les choses sortent pour protéger les jeunes générations. Quant à celles et ceux qui sont aujourd’hui dans la compagnie, ils craignent tout simplement de perdre leur travail. Selon nos informations, on les a fortement incités à se taire depuis la décision de lancer un audit.

    Les témoignages transmis au syndicat ne sont quant à eux pas anonymes, précise Anne Papilloud dans Forum. « Ils s’agit de personnes qui ont témoigné auprès de nous mais dont on protège l’anonymat », dit-elle.

    La syndicaliste précise également que beaucoup de personnes qui témoignent se disent soucieuces de préserver la compagnie et l’héritage de Maurice Béjart. « J’ai parfois eu des gens en pleurs au téléphone qui ont vécu des expériences traumatisantes il y a plusieurs années, mais tout le monde dit avoir aussi vécu des moments magnifiques, et se disent soucieux de préserver l’héritage Maurice Béjart », raconte-t-elle.

    Contacté, le Conseil de fondation confirme qu’il a bien reçu la lettre mais ne souhaite pas commenter, afin de respecter le temps de l’audit. La compagnie elle-même s’est également refusée à tout commentaire.

    #danse #Suisse #Lausane #violences

    Source : https://www.rts.ch/info/regions/vaud/12260152-les-langues-se-delient-apres-les-revelations-sur-le-bejart-ballet.html

  • Israel has a new ’good Arab’ in government
    By Rami Younis - June 3, 2021
    https://www.972mag.com/mansour-abbas-good-arab-israel

    After splitting from the Joint List ahead of the last Israeli election, the United Arab List (Ra’am), the Islamist party led by Mansour Abbas, ran a campaign that tried to market the party as “conservative” while concurrently offering a “new approach” to Arab politics in Israel. According to this “approach,” Ra’am could join any new Israeli government, regardless of whether it was left or right wing, even if it meant sitting with Kahanists in the same coalition. Ra’am’s break from the other three Arab parties in the Joint List, Abbas insisted, was set to be “historic.”

    In exchange for said partnership and active support for this supposedly groundbreaking moment, the Islamist party promised its constituents several main outcomes. They included an unprecedented package of benefits in the form of large public budgets; a government plan to fight raging crime and murder rates within Palestinian communities in Israel; the recognition of unrecognized Palestinian Bedouin villages in the Naqab/Negev desert; and the abolition of the discriminatory Kaminitz Law, which threatens to demolish thousands of Arab homes for being built without permits that would never be granted in the first place. In other words, Abbas was willing to sell out the united Palestinian political front for the basic rights his community should already be entitled to.

    As for Israel’s siege on Gaza, attacks on Al-Aqsa Mosque, the expansion of West Bank settlements, or the Judaization of binational cities in Israel? According to Abbas’ approach, these are not issues he needs to solve. (...)

    #Ra’am #Mansour_Abbas

  • Hier encore... Savez-vous la soie silencieuse du vol des cormorans ?
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/51220441044

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    Nantes, le 1er juin 2021.
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  • L’heure douce. La lumière était sublime ce matin...
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    #photo #photodujour #pictureoftheday #photooftheday #picoftheday #fotodeldia r #Nantes #ville #ker #city #ciudad #matin #beure #mintin #morning #manana #aube #aurore #leverdesoleil #dawn #aurora #sunrise #alba #amenecer #madrugada

  • #Héritage et #fermeture. Une #écologie du #démantèlement

    Nous dépendons pour notre subsistance d’un « monde organisé », tramé par l’#industrie et le #management. Ce monde menace aujourd’hui de s’effondrer. Alors que les mouvements progressistes rêvent de monde commun, nous héritons contre notre gré de #communs moins bucoliques, « négatifs », à l’image des fleuves et sols contaminés, des industries polluantes, des chaînes logistiques ou encore des #technologies_numériques. Que faire de ce lourd #héritage dont dépendent à court terme des milliards de personnes, alors qu’il les condamne à moyen terme ? Nous n’avons pas d’autre choix que d’apprendre, en urgence, à destaurer, fermer et réaffecter ce #patrimoine. Et ce, sans liquider les enjeux de #justice et de #démocratie. Contre le front de #modernisation et son anthropologie du projet, de l’#ouverture et de l’#innovation, il reste à inventer un art de la #fermeture et du #démantèlement : une (anti)écologie qui met « les mains dans le cambouis ».

    https://www.editionsdivergences.com/livre/heritage-et-fermeture
    #livre #effondrement #pollution #anti-écologie #écologie

  • « Je tremble d’être définitivement chassée de ma vocation » : chez les dominicaines du Saint-Esprit, une religieuse dans la tempête
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/05/25/je-tremble-d-etre-definitivement-chassee-de-ma-vocation-chez-les-dominicaine

    Avec sa guimpe blanche, son voile noir et son rosaire pendu à la ceinture, mère Marie Ferréol semble échappée de La Religieuse (1966), le film de Jacques Rivette. Cette religieuse des dominicaines du Saint-Esprit garde sur son visage les restes de la bonne humeur qui, depuis cinquante-cinq ans, fait sa personnalité, mais elle a perdu 10 kg en quelques semaines, ses cheveux ont blanchi et elle se dit « terrorisée » depuis le 22 avril. Ce jour-là, le cardinal Marc Ouellet, l’un des hommes les plus influents de la curie romaine, a signé son décret de renvoi définitif de la communauté catholique dont elle est membre depuis trente-quatre ans.

    Cette sanction, assortie d’une interdiction de toute vie communautaire, est rarissime, on en compte moins d’une dizaine par an dans le monde. C’est encore plus rare quand le motif n’est pas celui de « mœurs scandaleuses ». « Jamais je ne me consolerai de me voir arracher mon habit, confie la religieuse, réfugiée dans une abbaye d’Auvergne où, sur les conseils de son avocate, elle a fini par accepter de rencontrer Le Monde, samedi 22 mai. Je tremble d’être définitivement chassée de ma vocation, qui est ma raison de vivre. » Il ne lui reste, en effet, que quelques jours avant l’expiration du délai d’examen de sa supplique (une lettre de deux pages) et de l’épais recours qu’elle a déposés auprès du pape. Surtout, elle assure n’avoir aucune idée de la « faute grave » dont on l’accuse et qui donne à cette affaire des relents de procès en sorcellerie.

    « Mère Marie Ferréol sait très bien ce qu’elle a fait. » Dom Nault est un grand homme brun au visage émacié mais toujours souriant, même lorsqu’il lâche ce genre de formules. Il nous reçoit dans la sublime abbaye normande Saint-Wandrille, près d’Yvetot (Seine-Maritime). Les amoureux d’histoire et de littérature savent que c’est ici, au tout début du XXe siècle, que s’étaient installés la comédienne Georgette Leblanc et l’écrivain Maurice Maeterlinck, futur Prix Nobel. Lui traversait le réfectoire et la salle du chapitre à patins à roulettes pour se détendre entre deux poèmes, tandis qu’elle montait des spectacles de théâtre dans les ruines de l’abbaye. Jean-Charles Nault préfère dire « que ce lieu est habité par la prière depuis quatorze siècles et que quarante moines y ont été canonisés ». Avant d’ajouter : « Tout ceci nous oblige. »
    « Audits externes »

    Dom Nault s’éloigne régulièrement de son abbaye pour mener des visites canoniques dans diverses communautés monastiques françaises. Et aussi, plus rarement, des visites apostoliques, commandées, elles, par le Vatican. « Des sortes d’audits externes, si vous voulez. Le droit canonique a tout inspiré. » C’est ainsi qu’en 2020 le pape en personne l’a « chargé », explique-t-il, de l’inspection des dominicaines du Saint-Esprit. Cet institut regroupe une centaine de religieuses qui rayonnent autour de la maison-mère de Pontcallec, dans le Morbihan, et de cinq autres communautés. L’ensemble est à la fois « intello » et très « traditionnel » : latin obligatoire dès la 6e, enseignement de préférence philosophique et littéraire (l’école ne prépare pas au bac scientifique), comme à Saint-Pie-X, son école de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), où Marion Maréchal, la nièce de Marine Le Pen, fut élève et a « trouvé la foi », dit-elle, durant les messes en latin.

    #paywall #intégrisme #catholicisme #RN #civitas #misogynie #sexisme #manif_pour_tous #ivg #pédocriminalité #violophilie #fascisme

    Le "Dom Nault" décrit complaisamment comme "un grand homme brun au visage émacié mais toujours souriant, même lorsqu’il lâche ce genre de formules." n’est pas seulement un grand homme brun souriant, il est surtout aussi brun à l’intérieur qu’a l’extérieur puisque c’est un adepte de Jerôme Lejeune, promoteur du viol prolongé par gestation forcée.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Charles_Nault

  • Philosophie de (comptoir) ... pardon, « terrasses »

    Terrassés ou terrassiers
    https://lundi.am/Terrasses-ou-terrassiers

    « Nous ne faisons que fermer sur nous-mêmes d’embarrassantes parenthèses » dit Raoul Vaneigem en parlant de ces doigts à la terrasse d’un café qui « repoussent la monnaie du pourboire et les doigts du garçon qui l’agrippent, tandis que les visages des deux hommes en présence, comme soucieux du masque de l’infamie consentie, revêt les marques de la plus parfaite indifférence » (Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations, Raoul Vaneigem)

    Si la terrasse se développe si bien dans la société du spectacle c’est qu’on se retrouve pris dans une zone tampon entre le monde actif de la rue et l’arrêt, entre le mouvement vers la vie et l’inertie de la mort. Entre l’authenticité du vécu et l’aliénation de la marchandise, maintenu vivant dans la tension du spectacle.

    • Je le trouve sacrément faible, ce texte. Grosso modo il y a les terrasses où les gens s’assoient pour boire un café en contemplant la rue, et ce sont des terrasses bourgeoises. Et il y a les terrasses où l’auteur s’assoit pour boire un café en contemplant la rue, et ce ne sont pas des terrasses bourgeoises.

      Et sinon, oui, le fait que le bar-pas-bobo, habituellement, c’est un lieu de sociabilité presque exclusivement masculin, c’est un problème. (Les bars associatifs et militants, c’est sans doute très bien, mais c’est pas les plus fréquents parmi les bars-pas-bourgeois, et je ne sais pas si c’est là que les éboueurs vont se faire expliquer l’anticolonialisme par le propriétaire.)

    • en exergue d’un article bien plus écrit et plus craignoss, lui aussi avec #terrasses... et rafale :

      NOUS SOMMES FAROUCHEMENT RELIGIEUX et, dans la mesure où notre existence est la condamnation de tout ce qui est reconnu aujourd’hui, une exigence intérieure veut que nous soyons également impérieux.
      Ce que nous entreprenons est une guerre.

      Georges Bataille, « La conjuration sacrée », Acéphale n°1_

      https://lundi.am/La-guerre-veritable

      On nous propose des variations sur l’#ennui (cet "opium du peuple", G.B., 1935) aujourd’hui au coeur de la "convivialité" forcée (tout aura été renversé par la contre révolution), cet ennui accepté qui fait les esclaves (vieille image aristocratique), bourgeois inclus.

      #bourgeoisie #avant-garde #littérature

    • C’est que je devais avoir en souvenir ces bars étudiants ou prolos (les deux catégories se mélangeaient encore à l’époque) dans les années 70. Le Bar de l’U à Besançon était un de ces repaires où on tapait la discut’ des heures durant à tenter de refaire le monde sans problème de coexistence entre genres ... Bref, depuis le temps a passé et je n’ai plus trop retrouvé cette ambiance. C’est peut-être aussi pour ça que je ne fréquente plus les bars.

    • Assis à une terrasse de café on regarde le monde depuis sa table, et le monde nous regarde. De nombreuses règles tacites régissent cette pratique sociale et trahissent la théâtralité du pouvoir.

      J’observe les passants et les passants m’observent. D’un seul regard j’appelle le serveur. Une seule posture et un seul objet (la table) me sépare du SDF assis sur une chaise devant le métro. Pas de trêve entre agresseurs et agressés. La trivialité quotidienne de l’humiliation dénonce l’organisation économique où la production et la consommation de l’offense s’équilibrent.

  • Manifestation de policiers : l’honneur de la gauche, c’est de ne pas y aller - regards.fr
    http://www.regards.fr/politique/article/manifestation-de-policiers-l-honneur-de-la-gauche-c-est-de-ne-pas-y-aller

    Il faut appeler un chat un chat : la pression des idées d’extrême droite est forte, si forte, que plus rien d’autre ne résonne dans la politique française. Il suffit de regarder ce qui a fait l’actualité ces derniers jours : la loi Séparatisme, des tribunes de militaires et de policiers se mettant, sans fard, à disposition des prochains putschistes du pays, une polémique autour de Sara Zemmahi, candidate LREM pour les départementales et... qui porte un voile (avouez que vous n’aviez jamais entendu son nom et ne la connaissiez que sous le pseudonyme de « la femme voilée »).

    Qui mène la danse, si ce n’est l’extrême droite ? Comment se dire étonné de ce récent sondage qui montre que 74% des policiers en activité voteraient Marine Le Pen ?

    Et voilà que, sans aucune surprise, le Rassemblement national annonce sa participation à la manifestation – habile, Marine Le Pen n’y sera que « par le cœur » et envoie sur place son homme de main Jordan Bardella. Plus surprenant, le ralliement du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, que l’on n’avait pas vu dans les rues depuis la Manif pour tous. Il n’est sûrement pas le « premier flic de France », mais il sera bel et bien le premier locataire de la place Beauvau à se rendre à une manifestation sur la voie publique à l’appel de policiers. Gérald Darmanin est et sera le bienvenu à cette manifestation, contrairement à son collègue du ministère de la Justice Éric Dupont-Moretti.

  • Gérald Darmanin sera aux côtés des policiers qui manifesteront le 19 mai | LCI
    https://www.lci.fr/societe/manifestation-de-policiers-devant-l-assemblee-nationale-le-19-mai-gerald-darmani

    Le ministre de l’Intérieur a annoncé ce lundi qu’il se rendrait à la manifestation des policiers prévue mercredi 19 mai devant l’Assemblée nationale.

    Pourquoi des milliers de policiers manifesteront devant l’Assemblée nationale mercredi
    https://www.ouest-france.fr/societe/police/pourquoi-des-milliers-de-policiers-manifesteront-devant-l-assemblee-nat

    Alors que la sécurité est devenue un thème de campagne à quelques semaines des Régionales et à un an de la présidentielle, un large spectre d’élus devrait être présent, des Républicains au Rassemblement national, en passant par le Parti socialiste et le Parti Communiste (PCF).

    Pour le PS, c’est le cas depuis un moment. Au PCF, ils ont décidé de suivre, et eux aussi de se droitiser.

  • Intéressante question à laquelle #Google / #Apple ne répondent pas vraiment : pourquoi les cartes de #Gaza sont floues sur #GoogleMaps ?
    https://www.bbc.com/news/57102499


    L’article souligne combien les images précises ont permis d’alerter sur les situations des Rohingyas et des Uighurs.
    Il est à craindre un vraisemblable choix politico-commercial nauséabond...
    #GAFA #Israel #Palestine

    • It’s an issue that has been highlighted by researchers using open-source, publicly available information - including mapping data - to locate attacks and document the destruction.

      “The fact that we don’t get high-resolution satellite images from Israel and Palestinian territories sets us back,” says Samir, an open-source investigator.

      In fact, much of both Israel and the Palestinian territories appear on Google Earth as low-resolution satellite imagery, even though higher-quality images are available from satellite companies.

      It’s barely possible to see the cars in Gaza City.

      Compare that with Pyongyang, the secretive capital of North Korea, where the cars are sharply defined and it’s possible to make out individual people.

      Why is satellite imagery important?

      The use of satellite images has become a vital element in the reporting of conflict.

      But the availability of detailed images can also compromise military security.

      In the latest Middle East confrontation, investigators are looking to corroborate the locations of missile fire and targeted buildings in Gaza and Israel, using satellites.

      However, on Google Earth, the most widely used image platform, the most recent imagery for Gaza is of low resolution and therefore blurry.

      “The most recent Google Earth image is from 2016 and looks like trash. I zoomed in on some random rural area of Syria and it has had 20+ images taken since that time, in very high resolution,” tweeted Aric Toler, a journalist for Bellingcat.

      Google says its aim is to “keep densely populated places refreshed on a regular basis” but this hasn’t been the case with Gaza.
      Are high-resolution images available?

      Until last year, the US government had placed a restriction on the quality of satellite images of Israel and the Palestinian territories that American companies were permitted to provide on a commercial basis.

      This restriction was written into the Kyl-Bingaman Amendment (KBA) - US legislation dating back to 1997 - in support of Israeli security concerns.

      “We would always prefer to be photographed at the lowest resolution possible. It’s always preferable to be seen blurred, rather than precisely,” said Amnon Harari, head of space programmes at Israel’s Defence Ministry last year, reported by Reuters.

      Under the KBA, US satellite image providers were allowed to offer lower-resolution pictures with a pixel size of no less than 2m (6ft 6in, making an object the size of a car just about visible, but no smaller).

      It’s not uncommon that sites such as military bases have been blurred - but the KBA was the only case of an entire country being subject to such a restriction.

      The law mentioned only Israel, but it was also applied to the Palestinian territories.

      However, once non-US providers, such as French company Airbus, were able to supply these images at a higher resolution, the US came under increasing pressure to end its restrictions.

      In July 2020, the KBA was dropped, and now the US government allows American companies to provide far higher-quality images of the region (each pixel can now be as small as 40cm, so that objects the size of a person could be readily picked out).

      The initial motivation was scientific," says Michael Fradley, an archaeologist at the University of Oxford and one of the academics who successfully campaigned for the amendment to be changed.

      “We wanted to have a consistent data source to work with in our project, so we needed access to high resolution over the Occupied Palestinian Territories comparable to what we use over other parts of the region.”
      So why is Gaza still blurry?

      The BBC spoke to Google and Apple (whose mapping apps also show satellite images).

      Apple said it was working to update its maps soon to a higher resolution of 40cm.

      Google told us that its images come from a range of providers and it considers “opportunities to refresh [its] satellite imagery as higher-resolution imagery becomes available”. But it added that it had “no plans to share at this time”.

    • “Considering the importance of current events, I see no reason why commercial imagery of this area should continue to be deliberately degraded,” said Nick Waters, an open-source investigator for Bellingcat on Twitter.
      Who actually takes the images?

      Public mapping platforms, such as Google Earth and Apple Maps, rely on companies that own satellites to supply imagery.

      Maxar and Planet Labs, two of the largest, are now making available high-resolution images of Israel and Gaza.

      “As a result of recent changes to US regulations, the imagery of Israel and Gaza is being provided at 0.4m (40cm) resolution,” Maxar said in a statement.

      Planet Labs confirmed to the BBC it supplies imagery at 50cm resolution.

      Open-source investigators, however, rely heavily on the free-to-use mapping software and don’t often have direct access to these high-resolution images.
      What else can high-resolution imagery reveal?

      Satellite imagery is used for many purposes, including tracking deforestation and forest fires, as well as investigating human rights abuses around the world.

      Researchers at Human Rights Watch teamed up with satellite providers Planet Labs in 2017 to show the destruction of Rohingya villages by the military in Myanmar.
      The imagery enabled them to map the extent of damage to more than 200 villages in the area, by comparing 40cm-resolution satellite imagery of these areas from before and after.

      The evidence appeared to corroborate claims from Rohingya, who had fled Myanmar to neighbouring Bangladesh, that their homes had been targeted by the military.

      Satellite imagery has also been vital in tracking what’s been happening in the Xinjiang region of China, including the network of “re-education” centres set up there for the Uyghurs.
      The information has helped to show where these facilities have been built, and high-resolution images have also given an idea of their size and particular features.

  • Amazon’s book recommendation algorithms promote anti-vaccine and QAnon conspiracy theories and far-right, white nationalist content
    https://www.codastory.com/disinformation/amazon-algorithm-extremist-literature

    A new report says the retail giant’s book recommendation algorithms direct people toward conspiracy theories and far-right, white nationalist content A recently released report highlights how Amazon’s book recommendation algorithms can lead people to literature about extremism, white nationalism, and conspiracy theories, including QAnon and Covid-19 disinformation. The study, published in April by the Institute for Strategic Dialogue, a UK-based think tank researching extremism, analyzed (...)

    #Amazon #algorithme #manipulation #COVID-19 #extrême-droite #QAnon #santé

    ##santé

  • #Suisse Devant la justice pour un « J’aime » ou un « partage » sur les réseaux sociaux

    Un simple « like », une simple mention « J’aime », sur les réseaux sociaux peut conduire son auteur devant la justice. Les plaintes déposées contre les commentaires injurieux ou calomnieux se multiplient en Suisse. Plus de 700 personnes font l’objet d’une enquête concernant une seule et même affaire en Valais.

    L’histoire commence dans un restaurant du centre-ville de Martigny. Pour des raisons écologiques et économiques, le patron Fred Faibella a choisi de faire payer la carafe d’eau à ses clients. Mais un soir d’octobre, la décision du restaurateur n’est pas comprise.

    « Quatre personnes rentrent, ils vont s’installer et ils passent commande. Ils souhaitent une carafe d’eau, alors ma fille leur répond que la politique de la maison est, effectivement, de la facturer. Ils n’ont pas du tout apprécié. Ils sont partis et ils ont été un peu se venger sur les réseaux sociaux », raconte Fred Faibella dans Mise au point.

    Avalanche de réactions
    Le lendemain, l’un des clients rédige en effet un commentaire sur son « mur » Facebook en indiquant le nom du restaurant, « La vache qui vole ». La publication est abondamment « likée », partagée et commentée. En trois jours, Fred Faibella assiste, médusé, à une tempête sur les réseaux sociaux : « La vache qui vole rackette le client », « Une cruche de gérante et une vache qui vole, un duo peu recommandable » ou encore « Sale pute fessée de chef hautaine et indigne... ta vache qui vole de merde ».

    « Il n’est pas possible que les gens puissent continuer à insulter, à calomnier. L’une de mes collaboratrices, qui a dû consulter, a été en arrêt maladie pendant une semaine. Elle avait des angoisses. Ces gens font énormément de mal. Ce n’est pas possible que cela continue », explique Fred Faibella.

    Plus de 700 personnes dénoncées
    Ainsi, la plus importante plainte du genre en Suisse a été lancée (lire encadré). Plus de 700 personnes ont été dénoncées devant le Ministère public valaisan. Elles sont donc convoquées tour à tour par la police pour avoir écrit des commentaires malveillants dans cette affaire, pour les avoir partagés ou pour les avoir approuvés avec un « J’aime ».

    « Je pense qu’on a dépassé toutes les limites de la bienséance et du respect. Avec une telle procédure, que le Ministère public est en train de faire prospérer, on va peut-être dissuader tout le monde de persister dans cette voie. Car on aura à la fin des gens qui auront des montants très importants à payer », estime l’avocat du restaurateur Sébastien Fanti. « (...) Pour que l’exercice ait un sens, il faut que tout le monde soit dénoncé. »

    « J’aurais dû réfléchir »
    L’immense majorité des personnes dénoncées ont refusé de témoigner devant la caméra de Mise au point. Mary-Claude, elle, en a eu le courage. Si elle ne connaît pas le restaurant de Martigny, elle n’est pas restée indifférente au commentaire du client en colère. « Je me suis dit que le restaurant exagérait. J’ai donc voulu faire de l’humour. En tant qu’ancienne journaliste, j’aurais dû réfléchir. »

    La retraitée, qui passe pas mal de temps sur Facebook, écrit ce commentaire « Une cruche de gérante et une vache qui vole, un duo peu recommandable ». « Moi j’ai écrit cela ? Ce n’est pas très gentil. J’ai été peut-être un peu fort », avoue Mary-Claude. Elle a donc été entendue par la Police cantonale. « J’ai cru à une farce », reconnaît-elle. Depuis, elle essaie d’être plus sage sur les réseaux sociaux.

    L’avocat Sébastien Fanti reconnaît qu’il y a une différence entre les commentaires « humoristiques » et haineux. « Mais les gens ne se rendent pas compte que même en faisant la petite blague, l’effet de meute est en train d’arriver. Le premier qui va commenter ou qui va diffuser l’information est, très souvent, dépassé par les événements. Sauf que ce qu’il ne sait pas, c’est qu’il lui appartient de modérer les commentaires. »

    Le deuil et les commentaires haineux
    Le Valais a connu un autre exemple de discussion sur les réseaux sociaux qui dégénère. Le 23 janvier dernier, un guide et son client sont emportés par une avalanche en faisant du hors-piste. Si le client s’en est sorti, le guide est décédé. Christophe Gay-Crosier, 56 ans, était père de deux filles, Manon et Coline.

    Mais à la douleur de perdre leur papa s’est ajoutée celle de lire les commentaires qui se sont aussitôt déchaînés sous les articles relatant ce tragique fait divers : « C’est un attardé », « Il va en faire quoi de son pognon, maintenant qu’il est mort » ou encore « S’il est suffisamment con pour accepter de se faire payer pour aller prendre des risques ».

    « Les gens disent des horreurs »
    « Même moi, qui ne connaît pas très bien la montagne, je sais qu’un guide, c’est quand même fait pour faire du hors piste », explique Coline. « (...) La réalité, c’est que c’était quelqu’un de prudent qui faisait ce métier pour nourrir sa famille. Du coup, c’est violent, parce qu’on n’a pas choisi que cette histoire soit exposée. »

    Et sa soeur Manon d’ajouter : « Les gens disent des horreurs et ce n’est pas correct. Quand on dit du mal de quelqu’un qui est mort et, en plus, quand on dit des choses qui ne sont pas vraies, c’est de la diffamation. Ça salit la mémoire. »

    Coline et Manon, après avoir longtemps hésité, ont finalement déposé plainte contre cinq auteurs de commentaires les plus blessants. Et elles ont défendu, en février dernier, l’honneur de leur père dans Le Nouvelliste https://www.lenouvelliste.ch/articles/valais/canton/on-ne-peut-pas-laisser-salir-papa-les-filles-du-guide-decede-a-nendaz- . L’article a suscité beaucoup d’émotions dans le canton. « Il y a vraiment eu un mouvement de solidarité et de soutien. Cela soulageait et il y avait presque un sentiment de justice », conclut Manon.

    #réseaux_sociaux

    #facebook #surveillance #twitter #censure #algorithme #manipulation #internet #publicité #données #google #profiling #médias #racisme #haine #censure #antisémitisme #islamophobie #violence #xénophobie

  • Un internaute a « trafiqué » OpenStreetMap à l’avantage de la Chine
    https://sciencepost.fr/?p=197053

    Un utilisateur visiblement pro-Chine

    OpenStreetMap (OSM) est un projet collaboratif de cartographie en ligne open source visant à constituer une base de données géographiques libre du monde. Autrement dit, il s’agit en quelque sorte du Wikipédia de la cartographie auquel participent de nombreux contributeurs. Comme l’explique le média Rest of World dans une publication du 29 mars 2021, Nick Doiron, un passionné de cartographie et utilisateur de la plateforme, a été interpellé par un article du New York Times paru quelques jours plus tôt. Le quotidien étasunien y expliquait à l’aide de quelques photos satellites comment la Chine avait construit un village le long de la frontière sensible avec l’un de ses voisins : le Bhoutan.

    #cartographie #manipulation #chine