• LE #MANIFESTE ACADÉMIQUE POUR LA GRÈVE FÉMINISTE DU 14 JUIN 2019 EN SUISSE

    Nous sommes des #scientifiques de différentes disciplines et nous allons nous mettre en grève le 14 juin 2019. Les femmes* sont systématiquement et massivement sous-représentées au sein des universités et des hautes écoles spécialisées suisses. Cet état de fait a des conséquences fondamentales sur les processus de production et de transmission du savoir. Nous portons les revendications suivantes en lien avec notre environnement de travail :

    – Jusqu’à ce que 50 pourcent des postes professoraux soient occupés par des femmes* dans toutes les disciplines, chaque université et haute école suisse doit pourvoir les #postes_professoraux nouvellement mis au concours par des femmes* à hauteur de 50 pourcent. Les femmes* ne doivent pas être renvoyées à des emplois moins bien dotés. Le même principe vaut pour tous les organes directeurs et postes académiques des hautes écoles et des universités.
    – Nous exigeons un #salaire égal pour un travail égal, sans distinction de genre. Pour cela les classifications salariales individuelles et les #barèmes_salariaux doivent être rendus transparents.
    – Chaque poste professoral doit permettre le job sharing. Toutefois, le #job_sharing n’équivaut pas à fournir la même quantité de travail pour la moitié du salaire. Seule une réelle réduction de la charge de travail permet une meilleure compatibilité des activités professionnelles et extra-professionnelles.
    – Au minimum 50% des postes faisant suite au doctorat et financés par les universités doivent être de durée indéterminée.
    – L’#enseignement et la #recherche doivent être rémunérés à leur juste valeur. Le fait que les privat-docents doivent enseigner gratuitement afin de ne pas perdre leur titre doit être immédiatement aboli. Les titulaires de contrats d’enseignement et de mandats ne doivent pas avoir à attendre la fin du semestre pour recevoir leur rémunération.
    – La #parité de genre est requise au sein de chaque commission de recrutement, de chaque jury et de chaque organe décisionnel du Fonds national suisse #FNS de la recherche scientifique, ce pour chaque discipline.
    – Afin de garantir des procédures de recrutement équitables et une gestion du personnel sensible aux dimensions de genre, nous exigeons des #formations_continues obligatoires pour les personnes siégeant dans des commissions de recrutement ou qui occupent des fonctions de cadres.
    – L’enseignement de même que les procédures administratives au sein des universités et hautes écoles suisses doivent être attentives aux questions de genre. Nous exigeons pour cela des mesures de #sensibilisations adaptées aux fonctions de chaque groupe professionnel concerné au sein des hautes écoles et des universités suisses. L’enseignement doit sensibiliser à un usage de la langue prenant en compte les questions de genre.
    – Nous appelons à des mesures globales pour une meilleure compatibilité des activités professionnelles et extra-professionnelles.
    – La #mobilité (notamment pour les mesures d’encouragement) doit être promue, mais ne doit pas constituer un impératif.
    – Les #obligations_professionnelles régulières, telles que les réunions ou les séances administratives liées à l’institution doivent avoir lieu durant la semaine et se terminer à 17 heures.
    – La #vie_familiale doit être rendue possible dans les universités et les hautes écoles et les familles doivent être soutenues. Nous exigeons l’introduction et le développement du #congé_parental, afin qu’un partage équitable des #gardes_d’enfants et des tâches éducatives soit réellement possible.
    – La couverture légale et financière du congé parental doit également être assurée dans le cadre des projets financés par des fonds tiers. Le congé parental ne peut être déduit de la période de recherche définie pour le projet au détriment des chercheuses et chercheurs.
    – Les infrastructures pour la garde d’enfants au sein des hautes écoles et des universités doivent être renforcées. Un nombre suffisant de places de #crèche à des prix abordables doit être garanti, de même qu’une offre suffisante d’espaces parents-enfants.
    – Nous exigeons que les acquis pour lesquels le mouvement féministe s’est battu - comme la mise en place d’études genre dans les universités ainsi qu’au sein de différentes disciplines - soient étendus et non pas démantelés.
    – Nous exigeons davantage de moyens pour la prévention et la répression du #harcèlement_sexuel au sein des institutions universitaires.
    – L’instrument d’encouragement qui soutenait spécifiquement les femmes* en lien avec leur situation familiale aux niveaux doctoral et post-doctoral (Marie Heim-Vögtlin) a été aboli par le FNS au profit d’un format se réduisant à l’#excellence à partir du niveau post-doctoral. Nous appelons à la création de nouveaux instruments d’encouragement et au renforcement des instruments existants, afin que les jeunes chercheuses et chercheurs indépendamment de leur situation familiale ou de leur genre et des réseaux professionnels liés au genre, bénéficient des mêmes perspectives professionnelles.
    – Les #coming_out forcés, les imputations erronées de genre et les assignations de genre superflues doivent être combattues au sein des hautes écoles et des universités. Nous exigeons des adaptations administratives et institutionnelles pour les personnes non-binaires, trans et inter ; par ex. adaptations simplifiées ou suppression de l’indication de genre et toilettes non-genrées. Nous exigeons des formations à destination du personnel ainsi que des services compétents sur ces questions dans toute université et haute école.
    – Les #discriminations liées au genre et à l’#identité_de_genre sont étroitement liées à d’autres types de discriminations telles que celles fondées sur la racialisation, la religion, les origines sociales ou géographiques, l’orientation sexuelle, l’âge ou le handicap. Nous demandons à ce que les discriminations liées au genre au sein des établissements de recherche soient combattues dans une perspective multidimensionnelle et intersectionnelle.
    – Enfin, nous exigeons des mécanismes et des mesures de contrôle réels et contraignants pour mettre en œuvre l’#égalité des genres.

    Nous nous solidarisons avec le personnel non-académique des hautes écoles et des universités qui s’engage pour des conditions de travail meilleures et égalitaires, ainsi qu’avec les étudiant-e-s en grève. Nous soutenons par ailleurs toutes les autres revendications émises dans le cadre de la grève des femmes*.

    https://www.feminist-academic-manifesto.org
    #grève #grève_féministe #Suisse #14_juin_2019 #université #femmes #féminisme #lutte #résistance #genre #rémunération #travail #salaire


  • #Sexisme dans la musique : plus de 1 000 femmes disent stop - Le monde bouge - Télérama.fr
    https://www.telerama.fr/monde/sexisme-dans-la-musique-pres-de-700-femmes-disent-stop,n6210958.php

    Alors que “Télérama” publie cette semaine une enquête sur le sexisme dans l’industrie musicale, plus de 1 200 professionnelles du secteur signent un manifeste, le F.E.M.M (pour “Femmes Engagées des Métiers de la Musique”) qui appelle au changement des mentalités et des pratiques. Du jamais vu. Parmi les signataires : Jeanne Added, Clara Luciani, le duo Brigitte, Fishbach, La Grande Sophie, Camélia Jordana, la DJ Chloé, Chris(tine and the Queens), Zazie, Barbara Carlotti, Miss Kittin, Claire Diterzi, Pomme, Jeanne Cherhal, Elodie Frégé, Sandra Nkaké…

    #viol #harcèlement_sexuel


  • Le #manifeste #anti-Macron des « stratèges » de l’Élysée

    Le #livre de #David_Amiel et #Ismaël_Emelien évoque, en parfait miroir de ce qu’est pour l’heure le quinquennat Macron, les travaux des publicistes que Balzac appelle les « #rienologues » : « La page a l’air pleine, elle a l’air de contenir des idées ; mais, quand l’homme instruit y met le nez, il sent l’odeur des caves vides. C’est profond, et il n’y a rien : l’intelligence s’y éteint comme une chandelle dans un caveau sans air ».

    https://aoc.media/opinion/2019/04/03/manifeste-anti-macron-strateges-de-lelysee
    #Macron

    • Le #progrès ne tombe pas du ciel

      Les deux stratèges de l’Elysée écrivent le véritable mode d’emploi du #macronisme, à destination aussi bien des curieux que des convaincus, pour comprendre la vision du monde progressiste – ses priorités, ses combats et sa méthode.
      Pays après pays, les électeurs font sortir la gauche et la droite traditionnelles de l’Histoire. Mais qu’y a-t-il ensuite ?
      Il y a les populistes, qui enchaînent les succès aux quatre coins du monde. Il y a aussi les progressistes, dont l’élection d’Emmanuel Macron est la plus belle victoire.
      Que signifie vraiment le progressisme ? Surtout, que peut-il signifier dans l’avenir ?
      Nous avons conçu ce manifeste comme un véritable mode d’emploi, à destination aussi bien des curieux que des convaincus, pour comprendre la vision du monde progressiste – ses priorités, ses combats et sa méthode.
      Quitte à écrire sans détour ce que l’on préfère parfois taire. Quitte à aborder de front toutes les grandes questions du moment.


      David Amiel, 26 ans, est ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure (Ulm). En 2015, après un séjour de recherches à l’université de Princeton aux Etats-Unis, il rejoint Emmanuel Macron, alors ministre, comme économiste. Pendant la campagne présidentielle, il coordonne l’élaboration et la rédaction du programme. Il est nommé en mai 2017 conseiller du Président de la République.

      Ismaël Emelien, 32 ans, a travaillé dans le secteur privé et dans un think-tank. Il est devenu conseiller d’Emmanuel Macron au moment de son entrée au gouvernement comme ministre de l’Economie, en 2014. Comptant parmi les fondateurs d’En Marche, puis directeur de la stratégie de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron, il a ensuite été nommé conseiller spécial du Président de la République.


      https://www.fayard.fr/documents-temoignages/le-progres-ne-tombe-pas-du-ciel-9782213712741
      #progressisme


  • Build a Border Wall? Here’s What Border Communities Say They Want Instead

    For many of us who actually live along the U.S.-Mexico border, the “Mesquite Manifesto” addresses economic and climate problems by building up industry around the native tree.

    President Trump has declared a national emergency to fund a wall along our nation’s southern border. The border wall issue has bitterly divided people across the United States, becoming a vivid symbol of political deadlock.

    But for many of us who actually live along the U.S.-Mexico border, the wall is simply beside the point. We know that a wall can’t fix the problems that straddle the boundary between our nations; nor will it build on our shared strengths. So a group of us—ranchers, farmers, conservationists, chefs, carpenters, small business owners, and public-health professionals from both sides of the border—have come up with a better idea. We call it the #Mesquite_Manifesto.

    Our plan would tackle the root causes of problems that affect border communities on both sides. While the media have fixated on the difficult conditions in Mexico (and other Central American nations) that propel immigrants northward, real problems are on the U.S. side, too. The poverty rate in this region is twice as high as for the nation as a whole, and joblessness drives many into the lucrative drug trade. Poor diets and inadequate health care contribute to high rates of disease: Nearly one-third of those who live along the border suffer from diabetes. And a rapidly growing population, along with rising demand from industry and agriculture, is stressing the region’s limited water supply—a problem made worse by the changing climate.

    To address these problems and build a sustainable future for the region as a whole, we look to mesquite, the iconic native tree that grows in every county and municipio along the border. Its gnarly branches have provided food, fuel, medicine, shade, and shelter to indigenous communities in the borderlands for more than eight millennia.

    Deep-rooted mesquite trees such as velvet mesquite (Prosopis velutina) and honey mesquite (Prosopis glandulosa) are remarkably drought-resistant, anchoring the arid desert land and fixing nitrogen to improve the soil. Their seeds contain more protein than soybeans and can be milled to make flour with a low glycemic index, which helps regulate blood sugar.

    It’s no wonder that mesquite long sustained indigenous communities in this fragile land. What is remarkable is that mesquite is seen as a nuisance tree by many who live here now. Indeed, there’s scientific consensus that mesquites are among the most “undermanaged” resources on our continent, though they cover nearly 200 million acres of arid and semiarid lands in Mexico and the United States.

    We believe that targeted investments in restoring and managing mesquite could become—dollar for dollar and peso for peso—the most cost-effective investment ever made in the future of arid America.

    Mesquite-pod flour, which is now used in baking, brewing and in the preparation of low-glycemic food products, sells in many states for $22-24 per pound.
    Sustainably harvested hardwoods that are of stunning color, texture, shape, and durability. Mesquite wood can be sold for $5-$10 per board foot, to be used by furniture makers, floor designers, guitar-makers, and builders.
    Fuelwood that is already valued at $200 million-$400 million per year by the “mesquite barbecue” industry, which now uses trees selectively harvested from rangelands in the U.S. Southwest.
    Mesquite honey, which is already a multimillion-dollar industry in most states along the border.
    Other products with emerging markets, including biofuels, biochar, culinary and medicinal gums, and mesquite-smoked beer, coffee, and whiskey.

    We propose the establishment of capacity-building centers to develop mesquite-based industries in every watershed crossing the border. These centers could provide bilingual training in a variety of skills related to arid lands agroforestry and sustainable forest-product development. Schools and churches that have been closed down in impoverished rural areas and border cities could be renovated by local construction workers and repurposed as training centers for a binational “Green New Deal” effort.

    Many bilingual teachers, researchers, craftsmen, brewers, and chefs already have the capacity to train and mentor others in range management, ecological restoration, permaculture, hardwood craftsmanship and furniture making, honeybee management, mesquite pod milling, brewing, and baking, and the marketing of non-timber forest products.

    Mesquite could be cultivated on private, state, and federal rangeland (but not in parks or wildlife refuges, which should remain pristine). Millions of acres could be managed in ways that restore, rather than exploit, the land. For example, the trees can be pruned or thinned for their wood, rather than clear-cut. And seedpods can be selectively harvested to leave enough for wildlife and regeneration.

    Managing mesquite in this way could produce environmental benefits. Mesquite forests and the plant communities they shape offer numerous “ecosystem services,” including wildlife habitat for beneficial insects, birds, and bats involved in pollination and pest control; flood control; heat amelioration in urban settings; and recreational amenities such as birdwatching and the hunting of game birds like quail and doves.

    Communities on both sides of the U.S.-Mexico border need help. We do not, however, need a multibillion-dollar wall of concrete or steel. Instead, let us recognize our shared culture, economy, and geography — and value the tree that has long sustained the people of this unforgiving land. By investing in mesquite, we can build a restorative economy that enables communities on both sides of the border to prosper and thrive.

    https://www.yesmagazine.org/planet/build-a-border-wall-heres-what-border-communities-say-they-want-instead
    #migrations #asile #réfugiés #murs #frontières #USA #Etats-Unis #alternatives #communautés_frontalières #communauté_frontalière

    • Mesquite Manifesto: A Collaborative Vision for the #Borderland

      The recent acrimonious debates about further fortifying barriers all across the 2000 mile US/Mexico boundary line beg a larger question: Just what might make communities more stable, secure and prosperous while providing more livelihoods as well as wildlife habitat on both sides of the border? What particular natural resources and cultural assets in the region can be utilized to offer long-term solutions to problems perceived to be border-related?

      Within the US, border counties have twice the level of poverty and food insecurity as the national average. But how do we deal with the irony that some of these same counties harbor the highest levels of biodiversity anywhere in North America? In other words, they have an abundance of underutilized natural resources that may help lift residents out of poverty, if properly managed. Mesquite (Prosopis spp.) is one of them. A mesquite-based restoration economy may help keep in place those who do not wish to leave their homes to cross border and take refuge in cities for lack of other economic activities.

      Disparities in income and access to resources are already the triggers of social conflicts and immigration issues that clearly affect citizens in both affect Mexico and the United States, as well as political and climate refugees emigrating from other countries to this region. As such, many members of communities along the border feel they lack sufficient economic capital to resolve a range of economic and social problems. However, they also have under-utilized natural and social capital—such as mesquite trees and the local knowledge and skills to utilize them economically.

      And yet, as global temperatures continue to rise, as groundwater levels plummet, and as rivers and reservoirs dry up, social conflicts and poverty will inevitably worsen in the US/Mexico borderlands. How do we move toward a cohesive, binational plan with tangible solutions to alleviate these problems? We feel that a concerted effort to better utilize the many arid adaptation of mesquite trees can leverage new solutions.


      BUILDING SOLUTIONS

      We need a collaborative initiative– involving communities, governments, foundations, impact investors and other stakeholders— that will heal our degraded landscapes, anticipate climatic changes, create new sources of food, fuel and fiber. How can we do so in a manner that generates a truly restorative economy? Such an economy based in biocultural restoration can provide residents on both sides of the international boundary with jobs that offer them dignity, live-able wages, and safe, healthy working conditions.

      Many have called for “disruptive innovations” with the potential to restore the integrity and productivity of both our landscapes and our communities in ways that heal deep historic wounds. And yet, what innovation or technology will enhance rather than deplete the natural and cultural capital of our region? Mesquite and its microbial allies have served as one such “bio-technology” in the region for over 8000 years, generating fermented beverages and foods, shelter and habitable environments. We believe that more knowledge transfer, use and innovative management of mesquite and its many products could generate multiple revenue stream without depleting key natural resources.

      We are calling for greater investment in innovations that will move us toward managing mesquites and restoring certain of their habitats known as “nurse plant guilds.” Just how can such investments help us to better utilize the borderland habitats now dominated by the several species of woody legumes in the genus Prosopis? These investments must be focused on assisting economically-impoverished communities of indigenous and immigrant populations so that they do not become “climate refugees.”

      There is scientific consensus that mesquites are “under-managed” on nearly 200 million acres of arid and semi-arid lands in Mexico and the US. Can targeted investments change that dynamic? Yes, we believe they can, because mesquite resources can become —dollar for dollar and peso for peso—the most cost-effective natural and cultural resource investment ever made in the future of arid America.

      Such an investment cannot come too soon, because our metro areas are suffering from urban heat island effects on top of global climatic changes. How exactly will such exacerbated heat conditions affect us? The degraded watersheds and foodsheds surrounding those who work outdoors in our cities make them increasingly vulnerable to fires, floods, heat stroke, heat exhaustion, thirst and lost work time.

      FORECASTING TRENDS

      The best predictions of what vegetation changes will occur in the borderlands over the next century suggest that mesquite woodlands will become more extensive and dense. But does that suggest that they could also become more economically important? Yes, provided that their habitats are properly restored managed and managed, for two of the three species of mesquites will increase their rates of woody growth, pod production and carbon sequestration.

      Mesquite root systems can fix nitrogen and sequester carbon more effectively than most arid-adapted trees and shrubs. But is the shade and forage they provide for wildlife and livestock on rangelands truly significant? Yes, it is, and at the same time, mesquites can provide much-needed shade and foodstuffs for metro residents dwelling in urban heat islands.

      Most ranchers of cattle, bison, goats and sheep already acknowledge that mesquite foliage and pods provide forage essential to the survival of their herds and flocks. Why don’t more ranchers acknowledge that mesquite is likely their best and most cost efficient livestock feed on Western rangelands below 5000 feet from April to late June? We need to encourage them to use “mesquite-and-perennial-grass banks” during particularly critical times when prolonged droughts make all annual forages scarce. Such scarcity will become more severe and frequent as climate change accelerates.

      In fact, many stockmen have already begun to manage their ranches for wildlife as well as for livestock. Is it a stretch for them to also manage their land for mesquite honey and fuelwood production as well? Not at all. Most ranchers would readily welcome public investment that would help them generate multiple revenue streams (from food, fuel, wood, hunting, hiking and birding) to gain more income from their mesquite resources.

      REQUISITES

      Such intensive land management requires a stable rural labor force, one that northern Mexico and the US have largely lost since the signing of NAFTA in 1992. But how do we now grapple with recent changes in immigration and trade policies that have further reduced and debilitated the transboundary work force? For starters, we promote training and other benefits for those who wish to participate in a well-managed guest worker program that complements rather than competes with the working citizens already living in the region.

      We advocate for an expanded guest worker program that guarantees Mexican citizens wishing to work as professionals in the US greater legal safety, health benefits, job training and upward mobility. But haven’t such programs historically focused on harvesters of agricultural crops, not on managers, harvesters and processors of wild trees? Not exactly. Guest worker programs have always included opportunities for ranch hands, woodcutters and artisans in rural communities as well.

      We propose greater public and private investment in infrastructure to harvest, mill, dry, store and elaborate value-added products from both mesquite wood and edible mesquite pods. Shouldn’t such investments be made principally in counties and municipios stretching along the border where mesquite is abundant but other jobs have been lost? Absolutely. They should particularly focus on those Native American communities that have long-standing familiarity and traditional ecological knowledge of mesquite resources.

      We also propose the establishment of capacity-building centers in every watershed crossing the border. Could these centers easily provide bilingual rather than English-only training in a variety of skills related arid lands agro-forestry and non-timer forest product development? Definitely, for there are many bilingual teachers and trainers who already have the capacity to mentor others in range management, ecological restoration, permaculture, hardwood craftsmanship and furniture making, honeybee management, mesquite pod milling, brewing and baking, and the marketing of non-timber forest products.

      CURRENT USES AND OPORTUNITIES

      Setting aside the enormous value—in terms of carbon bonds and ecological sustainability—of atmospheric carbon sequestration that results from proper forest management, a $200-400 million US dollar/year “mesquite barbecue” industry now uses trees harvested from rangelands in the US Southwest. But is the market saturated if this industry already provides firewood, briquettes and chunk charcoal to over 8000 barbecue restaurants and other outlets located in all 50 American states? Not necessarily. As other woody trees are impacted by climate change, mesquite’s proportion of the market is predicted to grow.

      Nonetheless, the retail value of custom-designed mesquite furniture, flooring, paneling, musical instruments and fencing for larger pieces of wood is many times more than that of the same wood burned as charcoal or kindling. How do we encourage more woodcutters into selecting and sustainably harvesting their mesquite for higher value markets? They need informed that carefully dried, straight mesquite lumber will soon be selling for $5-10 US dollars per board foot, and to be put in touch with those eager to purchase such hardwoods.

      Some mesquite continues to be clear-cut and killed, while most trees retain some re=sprouting capacity that generates multi-stemmed trees with lower-value wood. How do we change that dynamic? As with any other forestry resource, we need to explicitly train harvesters in the selection, coppicing and pruning practices needed to shift the industry toward better uses to prime pieces of lumber for their elaboration of value-added products.

      There is already expanding use of mesquite pod flour in baking, in brewing and in the elaboration of low- glycemic (anti-diabetic) food products. But how do ensure that demand for mesquite flour—which is currently sold for $22-24 US dollar/pound—continue to expand beyond niche markets on both sides of the border? We need to better promote the food safety, unique nutritional qualities and flavors of the dozens of new foods and beverages that are trying to get a foothold in the global marketplace for so-called “super foods” or nutriceuticals.

      Nevertheless, harvesting and processing of mesquite pods remains time-intensive and costly. How do we encourage agricultural engineers to develop more scale-appropriate milling equipment, cold storage protocols for mesquite flour, and rapid food safety monitoring techniques needed today? What natural resources can mitigate and adapt to rather than becoming devastated by climate changes? We need to lobby the deans and department chairs of agricultural land grant universities to think of mesquite as something other than a rangeland nuisance, and earmark funds for mesquite research and development positions in several disciplines.

      Mesquite honey is already a multi-million dollar industry in most states along the border. But what has the arrival of Africanized honeybees and the greater frequency of severe droughts done to create problems for beekeepers? Over the last two decades, beekeepers have found ways to competently manage and tame “hybridized Africanized” bees and to utilize their skills as efficient foragers and producers of honey. We need to revisit local laws that ban the keeping of bees in urban areas and near rural schools.

      Honeybees are not the only pollinating insects attracted to mesquite flowers. Dense clusters of mesquite trees nourish as many as seventy-five species of native bees in any rural landscapes. Especially important are the gnat-sized native bee genus Perdita with about 600 species in the U.S. Mexico borderlands. These, along with Centris, Megachile and other native bees, as well as wasps, are efficient pollinators of mesquite flowers. In fact, mesquite inflorescences are a resource magnet for many insects including beetles, butterflies, wasps and flies.

      Are any economic incentives for planting mesquites windbreaks and “pollinator-attracting” hedgerows on farms and orchards in the border-states? Yes there are, through both governmental agencies and philanthropic foundations. We need to help farmers and ranchers apply for such funding, and measure the return-on-investment from mesquite plantings.

      Biofuels, biochar, gums, propolis, meads, distillates, nutraceuticals and medicinal products are derived from mesquites. So how do we keep the economic potential and sustainability of such products from being under-explored and scarcely valued by today’s impact investors? We need to bring mesquite’s promise into discussion with the growing number of wealthy young entrepreneurs involved in “slow money” strategies to enhance environmental stability and solve border poverty issues while producing healthy foods for the marketplace.

      CONCLUSIONS

      In short, there are many economic uses and intangible values provided by mesquite and the nurse plant guilds they shape. We therefore urge regional planners, natural resource agencies and investors to assess comprehensively the societal value of the many “ecosystem services” that mesquite habitats provide.

      These nature’s services include wildlife habitat for beneficial insects, birds and bats involved in pollination and pest control; flood control; heat amelioration in urban settings; and recreational pursuits such as birdwatching and the hunting of gamebirds like quail and doves.

      It is time to make significant investments in holistically managing, conserving or restoring or reconfiguring extensive corridors of mesquite habitats. The level of investment should become commensurate with the overall economic value of mesquite.

      We call for an All-Border States Congress on Mesquite to reach consensus on a shared vision and action plan to lay out the next steps for re-valuing mesquites and their habitats.

      https://www.garynabhan.com/news/2019/02/mesquite-manifesto-a-collaborative-vision-for-the-borderland
      #manifeste #alternative
      ping @reka


  • #Trump et le coup d’État des #multinationales

    Comment Donald Trump a-t-il conquis la Maison-Blanche ? Au travers d’analyses d’observateurs et de paroles d’électeurs, Fred Peabody dessine le saisissant portrait d’une démocratie confisquée.

    Et si le 45e président des États-Unis n’était pas le symbole d’une ère nouvelle, mais au contraire l’aboutissement d’un processus entamé depuis de longues années ? Alors que la journaliste canadienne Naomi Klein a récemment comparé l’administration Trump à un « coup d’État des grandes entreprises », son compatriote philosophe John Saul (Mort de la globalisation, éd. Payot) estime, lui, que la confiscation de la démocratie et des biens publics par les intérêts privés a débuté dès la fin des années 1970, la première élection de Ronald Reagan en 1981 la rendant effective. Sa théorie du « coup d’État au ralenti » a notamment inspiré le journaliste Chris Hedges dans son analyse de l’état de l’Amérique. Pour lui, et certains de ses pairs, également interviewés ici, l’élection de Donald Trump ne constitue que le dernier rebondissement, le plus visible sans doute, d’une dérive à laquelle ses prédécesseurs démocrates, Bill Clinton et Barack Obama, ont activement prêté la main. Des pans entiers de la population américaine, notamment dans les anciennes régions ouvrières, ont ainsi été délibérément sacrifiés par les élites au nom de la libéralisation du marché, et la crise de 2008 a contribué à accélérer cet abandon.

    Outsiders
    En écho à ces réquisitoires très argumentés, le réalisateur Fred Peabody (Tous les gouvernements mentent) explore ainsi les villes dévastées de Camden (New Jersey) et de Youngstown (Ohio), anciens bastions industriels livrés au chômage et à la misère, où des sans-abri, citoyens jadis prospères, campent à deux pas de rangées de maisons murées. Et c’est l’aspect le plus passionnant, et le plus novateur, de son film, que de donner la parole à des électeurs de Trump qui, ni haineux, ni racistes, ni religieux fanatiques, expliquent pourquoi ils n’ont pu se résoudre, une fois de plus, à voter pour un parti qui les a rayés de la carte sans sourciller. Sans illusion sur Trump, ils lui reconnaissent une seule vertu : celle de l’outsider, méprisé comme eux par les politiciens professionnels et les médias. De Washington à la Rust Belt, la « ceinture de rouille », cette balade dans une Amérique oubliée fait puissamment écho à l’actualité française.


    https://www.arte.tv/fr/videos/084760-000-A/trump-et-le-coup-d-etat-des-multinationales
    #coup_d'Etat #USA #Etats-Unis #corporation #coup_d'Etat_permanent #impôts #fiscalité #élite #pouvoir_économique #démocratie #groupes_d'intérêt #intérêt_personnel #Mussolini #fascisme #corporatisme #propagande #médias #presse #lobby #Camden (New Jersey) #pauvreté #SDF #sans-abris #sans-abrisme #villes-fantôme #capitalisme #ghost-city #pillage #Youngstown (Ohio) #sidérurgie #industrie_sidérurgique #acierie #désindustrialisation #Rusting_belt #délocalisation #chômage #drogue #Manifeste_Powell #inégalités #richesse #pauvreté #ALENA #traité_de_libre-échange #accords_de_libre-échange #syndicats #prisons #privatisation_des_prisons #emprisonnement #divisions #diviser_pour_régner #racisme #sexisme #patriarcat #film #documentaire #film_documentaire


  • Les jeux sont faits - Album Yellow Winter Song - La vie manifeste
    https://www.youtube.com/watch?v=3oP3HRWgg-E

    C’est Christophe Dettinger
    que nous aimons beaucoup.
    Il se défend
    il nous défend de vous
    et puisqu’on oublie pas
    les #grenades ni les coups
    on vous le dit
    on n’en peux plus de vous

    Mieux vaut manifester
    quitte à se faire ficher
    quitte à se faire
    arrêter et juger.
    Mieux vaut #manifester
    quitte à se faire tuer
    vous l’avez dit
    C’est fini entre nous

    Si c’était trois fois rien
    trois fois rien entre nous
    évidemment
    ça ne ferait pas beaucoup
    Mais toutes ces petites #phrases
    qu’on a mis bout à bout
    les jeux sont faits
    rien ne va plus du tout

    Mieux vaut se faire gazer
    que ne rien faire du tout
    S’opposer à vous
    c’est déjà beaucoup
    Comme Christophe Dettinger
    que nous aimons beaucoup
    on vous l’avoue
    on rendra coup pour coup

    Car toutes ces petites phrases
    qui nous viennent de vous
    Le saviez-vous ?
    Ça ne calme pas du tout
    Nous on ne veut plus rien
    plus rien plus rien de vous
    Vous faire confiance
    C’est être à moitié fou

    #Gilets_jaunes #Yellow_Winter_Songs #La_vie_manifeste


  • “A #Femifesto for Teaching and Learning Radical Geography”

    The Athena Co-Learning Collective[1] is a group of graduate students and faculty at the University of Georgia who are committed to living and learning differently in the academy and our communities. We came together in the wake of the 2016 election with various needs for community, praxis, and feminist theory in our work and lives. Our purpose is to work together in active resistance to white supremacist heteropatriarchy and toxic masculinist practices that have underpinned knowledge production and instruction at our universities. We seek to engage, share, and learn from a diversity of knowledges, experiences, hopes, and fears as a means to rehumanize our relations and learning communities. We are inspired by the many feminist collectives who have formed inside and outside the academy before us.[2]

    Recently, many decolonial, anti-racist, and feminist scholars have expanded radical geography and related fields to include a greater diversity of thinkers, writers, and activists. Yet, few of these interventions have materialized as changes to the practices of the academy, or even the discipline of geography (de Leeuw and Hunt 2018). In this, our own intervention, we describe the Athena Co-Learning Collective’s efforts to reject the traditional and enduring graduate seminar format and to structure a seminar based instead on intentionally feminist, anti-racist, and decolonial theory, pedagogy, and praxis.[3] Our work begins in the classroom because it is a key location in the perpetuation of hegemonic ways of thinking and doing that have remained largely the same for centuries (Mohanty 2003). We collaboratively craft the content of our shared learning space, and focus on transforming the oppressive social relationships that were laid bare in new ways for many (but not all) the members of our collective in the wake of the Trump election. By centering the ideas of scholars who build theory for liberatory praxis, we can change how we know ourselves and each other, and how we act within these intimate and broader relations. Furthermore, we intentionally create a “collective” (as opposed to a classroom) as a way to name and define our project as something that is intended to be more than a learning experience, but responsive to emotional needs as individuals and in our community.

    As a means of undoing white supremacist heteropatriarchy, we began by undoing the toxic masculinist practices that materially and metaphorically make the traditional graduate seminar space possible. These masculinist performances typically involve one or more “expert” faculty determining the important scholars to read, then overseeing class “discussion” (often structured as debate) where students seek to prove they have learned something (ideally more than their peers). It includes, furthermore, the privileging of totalizing narratives frequently emanating from the work of Eurocentric male scholars (e.g. Marx, Heidegger, Althusser, Foucault); the performance of competitive behavior (i.e. individualized performances that prioritize speaking out loud, debating, correcting); the enactment of microaggressions (i.e. talking over, ignoring, minimizing the contributions of women, queers, and people of color); and the deployment of reductive logics (i.e. finding one thesis or explanation in a text).

    We believe that liberation from white supremacist heteropatriarchy requires that: 1) we conduct ourselves differently in the teaching and learning process with new feminist, anti-racist, and de-colonial practices and agreements; and 2) we give women, POC, queer people, Indigenous people, and other thinkers the same seriousness and focus we might afford the historical objects of our disciplinary canons. To put this into practice, we began our collective with several key principles and goals: to enact non-hierarchical power relations among all in the room (including faculty); to do away with hypercompetitive performativity; to keep realistic workloads and expectations through “slow” scholarship (Mountz et al. 2015), while also recognizing that faculty, across racial identifications, experience very different time and labour pressures that we must collectively be conscious of; to learn with one another to collectively understand the multiple meanings in the texts we read; to create a space to learn free of shaming; to imagine what radical potential can emerge through this work.[4] This begins to constitute what we understand as the rehumanization of our collective efforts to teach and learn.

    Furthermore, by engaging with feminist, Black, Indigenous, Chicana, and decolonial epistemologies and theorists, we learned that we must not deny or artificially tidy up incommensurabilities, conflicting truths, and uncomfortable subjects. In seeking hard boundaries and sharp gulfs between subjects and objects, us and them, fact and fiction, white supremacist heteropatriarchal forms of knowledge production have violently erased difference and replaced it with hierarchy (Gilmore 2002). Therefore, our politics of knowledge production include:

    1) Generating Collective Solidarity: The first step is to relate to one another – and to support each other – as complex human beings embodying a number of subject positions. None of us enters the classroom as only student or only teacher. Rather, we are also parents, children, partners, laborers, survivors, and so on. Feminist, anti-racist, and queer theory is personal to us all. We cannot engage it in a disembodied or individualistic way. This means allowing time and space to discuss personal, emotional, and non-academic issues as part of the learning process. This also includes being honest about why we may not be fully present or prepared for class activities; getting to know one another outside of the classroom; acknowledging how our own experiences shape our understandings of texts and ideas; engaging in hard conversations about difference and disagreement; kindly confronting misogynistic, racist, or homophobic actions or words among one another; “staying with the trouble” (Haraway 2016) and working through the discomfort individually and collectively.

    2) Engaging in Co-Learning Praxis: We make a commitment to learning with and from each other. We learn more when we cooperate, and we gain power through collectivizing the work of learning. Rather than keeping our knowledge and education to ourselves, we share – share accountability for each other’s learning and share our ideas and knowledge with each other. For example, in the context of the seminar, we collectively chose texts to read, generated shared class notes, collaboratively engaged with texts in large and small groups, and wrote final papers as a class based on our collective (not individualistic) engagement with the readings. We frequently revisited and adjusted course expectations, activities, and assignments to support these efforts.

    3) Enacting Our Ideas through Real World Politics: We believe that it is essential to practice applying this knowledge within our real lives. We develop skills and personal practices for confronting sexism, racism, and unquestioned settler futurity in our workplace and in our communities. We advocate for “radical vulnerability” (Nagar 2014) in communication practice to help realize this aspirational goal. This means modeling intentional courage with each other to raise and navigate difficult topics in our shared workspace, establishing group agreements and conflict mediation norms, and accepting that conflict or difference do not render relationships disposable. While we were not always able to fully enact the principles of feminist collective praxis, we committed to the ongoing task of working through the messiness, especially during critical moments of feedback about the class process and politics. We defined success by our ability to create openings and to keep moving forward.

    Given these political commitments, we present the following principles that all scholars (teachers and students) can implement in their own classrooms and relationships to transform teaching and learning practices to rehumanize ourselves, the academy, and society.

    1) Find Promise and Potential in Affirming Ambiguities: Refuse to submit to the myth of the totalizing rigidity of any one concept and the masculine construction of “realness” which attempts to “stabilize meaning” (Rose 1996: 68), and, thereby, to divide. Seek to explore those multiple narratives and spaces on the outskirts – those unruly contradictions and relentlessly rich complexities of socionatural life, of working-class life, of Black life, Mestiza life, Indigenous life, queer life, of lives in solidarity. Gloria Anzaldúa (1987) taught us that we must embrace internal contradictions, incommensurabilities, conflicting truths, and the uncomfortable subjects they might introduce as sites of radical possibility and struggle. Commit to the always ongoing work of fostering spaces where “hybrid” or “mestiza” ways of being in the world can flourish free from the fetters of categorization.

    2) Embrace the Ethical Task of Uncovering “Absented Presences”: Model Katherine McKittrick’s (2006) unapologetic commitment to honoring the geographies, lives, histories, ideas, and languages held by Black, female, Indigenous, Chicana, queer, and other subjugated peoples (see also Anzaldúa 1987; Lugones 2007; Sandoval 2000; Simpson 2014; Tuck and Yang 2012). While women, POC, and queers have been reluctantly admitted to the ivory tower, their historical absence has simultaneously been a presence. The practice of maintaining these absences is one of “death-dealing displacement of difference into hierarchies that organize relations” (Gilmore 2002: 16) and justifies the ongoing presence of white supremacist heteropatriarchy and toxic masculinist practices. Disrupting this means making changes to the spaces of knowledge production to accommodate multiple ways of knowing and being in the world. Claim the absented presences as spaces of legitimation of multiple narratives, non-settler futures, and difference as a life-giving, not death-dealing, way to organize social relations.

    3) Mobilize toward Collective Rehumanization: See and treat each other as full and complex human beings. Work with and through the troubling and uncomfortable moments. Conducting participatory research, honing perfect politics, and even taking to the streets are not enough to rehumanize our theory and practice. It is time to confront how structurally isolating academic labor is, and to value practices of care work, mentorship, conflict mediation, vulnerability, ambiguity, “presenting the absences”, subverting hierarchical social relations, and relationship-building at the “speed of trust” (brown 2017). When you transform your classrooms into “more humanly workable” spaces (McKittrick 2006: xii), the work to transform society becomes more clear.

    What we offer here is an invitation to all teachers and students, but especially to those successful, well-known, and structurally empowered scholars who profess liberatory politics, to re-evaluate your own teaching and learning practices. We, as the Athena Co-Learning Collective, are still learning how to be in the academy as a woman, as a person of color, as working class, as queer identified, as a feminist. Being radically vulnerable together is a constant struggle, sometimes uncertain and messy. It must be a collective enterprise, which prefigures, engages, and speaks across multiple communities, and insists upon the inseparability of knowledge and action to reject the hegemony of white supremacist heteropatriarchy and toxic masculinist practices. Our feminist collective is but one distillation of these commitments; it represents a form of initial rupture, alongside many other ruptures instigated by feminist comrades the world over. The hard labor yet remains: to rend the curtain fully and step out, together, into a new space.

    https://antipodefoundation.org/2018/11/27/a-femifesto-for-teaching-and-learning-radical-geography
    #manifeste #femineste #géographie_radicale #enseignement #géographie #université #résistance #féminisme #vulnérabilité

    The #Athena_Co-Learning_Collective
    https://www.athenacollective.org





  • LGBTQI : vous n’aurez pas nos luttes (Tribune collective, Libération)
    http://www.liberation.fr/debats/2018/06/14/lgbtqi-vous-n-aurez-pas-nos-luttes_1659137

    Un nouveau collectif lance son #manifeste : « Nous, homos, lesbiennes, gays, bi·e·s, trans, intersexes, queer, pédés, gouines, refusons l’instrumentalisation raciste, islamophobe et néolibérale de nos vies et de nos combats. Nous prônons la solidarité et l’imbrication de toutes les #luttes. »

    #LGBT


  • Remote Only
    https://www.remoteonly.org

    Why is this possible now
    Fast internet everywhere - 100Mb/s+ cable, 5GHz Wifi, 4G cellular
    Video call software - Google Hangouts, Zoom
    Mobile - Everyone has a computer in their pocket
    Messaging apps - Slack, Mattermost
    Issue trackers - Trello, GitHub issues, GitLab issues
    Suggestions - GitHub Pull Requests, GitLab Merge Requests
    Static websites - GitHub Pages, GitLab Pages
    English proficiency - More people are learning English
    Increasing traffic congestion in cities

    #télétravail #travail #internet #manifeste #organisation_du_travail #transport #urban_matter #concurrence #mondialisation


  • La première pierre d’une autre université : penser, refonder, bâtir

    Dans un manifeste, des lycéens, étudiants, universitaires, économistes, politiques et syndicalistes appellent à venir à Vincennes, samedi 2 juin à 17 heures, pour « bâtir ensemble ces universités qui seront les biens communs de la société que nous ambitionnons de construire ». « Cinq universités manquent, l’État se refuse à les créer ? Construisons-les ! », écrivent-ils.

    A celles et ceux qui se préoccupent de rendre de la conscience à leur vie, qui n’en peuvent plus depuis 30 ans des réformes mortifères, de la #compétition à outrance comme idéologie, seule créatrice de richesse, de la destruction de la culture, du rabougrissement des savoirs, nous lançons un appel à bâtir les nouvelles universités que l’État refuse de créer ! C’est à Vincennes, ce samedi 2 juin 2018 à 17h (Lac Daumesnil), que nous poserons la première pierre de l’Université en refondation et appellerons à lancer autant de chantiers que nécessaire partout en France.

    Dans le débat public sur l’Université, les questions les plus urgentes masquent des problèmes plus profonds. Ainsi, la comparaison entre l’algorithme APB et la mise en concurrence des étudiants et des universités par Parcoursup fait écran à des réformes plus souterraines : obsolescence programmée du baccalauréat, professionnalisation de la licence, réduction ou assujettissement des humanités, augmentation drastique des frais d’inscription, séparation de l’enseignement supérieur entre collèges universitaires paupérisés, dits « de proximité », et établissements « de recherche intensive visibles internationalement », dérégulation des formations diplômantes et transformations des statuts des universitaires.

    Toutes ces réformes pallient de faux problèmes créés de toutes pièces par la haute fonction publique pour masquer le sous-investissement chronique de l’État dans l’enseignement supérieur et la recherche. Alors que l’augmentation démographique de l’an 2000 et le désir grandissant des bacheliers de poursuivre leurs études conduit à un afflux de 150 000 étudiants en dix ans, l’État n’est plus à la hauteur de ce formidable élan : les budgets de l’Université stagnent et l’ouverture de postes d’enseignant-chercheurs diminue – 7000 postes de titulaires en moins depuis 2009. Le programme d’Emmanuel Macron avait pourtant raisonnablement chiffré les besoins à 2 milliards d’euros pour la recherche et à 2 milliards d’euros pour l’Université, mais l’arbitrage fait au nom du réalisme est sans appel : alors que nous sommes l’un des pays les plus riches du monde, il n’y aura pas un centime !

    Le problème des moyens masque lui-même d’autres questions, plus fondamentales, qui touchent à l’essence même de l’Université comme institution de diffusion et de mise en partage gratuit des savoirs produits par celles et ceux qui les créent. Force est de constater que les personnes qui président depuis quelques temps à la dénaturation du métier d’universitaire sont souvent les mêmes qui ne l’exercent pas ou plus et qui ne créent rien non plus. Comment expliquer que l’évolution des carrières universitaires consiste à toujours plus s’éloigner de l’enseignement et des premières années de Licence au fur et à mesure que l’on monte en grade, quand ces étudiants constituent précisément la future richesse de l’Université ?

    Nous entendons affirmer ici que le savoir n’est ni affaire de managers, ni affaire de bureaucrates et appelons à la refondation de l’Université. Retournons à ses sources, faites de liberté, de collégialité, d’exigence et d’émancipation. Plutôt que de fermer les universités aux classes populaires par le jeu de la sélection de Parcoursup, ouvrons-les ! Ce qui est en œuvre aujourd’hui, c’est une offensive généralisée contre toute possibilité de dire le vrai sur le monde et sur la société. Par le fléchage des crédits des laboratoires et l’imposition de réorientations thématiques, la recherche est de plus en plus soumise à des impératifs de rentabilité. L’instrumentalisation et la professionnalisation des disciplines visent à affaiblir les savoirs critiques en les soumettant au marché de l’emploi.

    Pour retrouver prise sur notre monde et le ré-inventer, il est nécessaire de ré-instituer l’Université comme lieu de pensée ouvert, en savoirs comme en actes. Pour engager ce chantier, nous entendons renouer avec l’idée d’Université expérimentale, telle qu’elle a pu émerger à Vincennes, il y a 50 ans, et mettre en œuvre une alternative au modèle aliénant de la concurrence généralisée. Nous aspirons au meilleur de la formation Universitaire, en nous réappropriant nos pratiques, débarrassées de l’emprise de la bureaucratie gestionnaire. Il s’agit, enfin, de faire pression sur l’État pour renouer avec les principes fondateurs de l’Université, conformes aux aspirations émancipatrices, et pour en obtenir les moyens.

    Cinq universités manquent, l’État se refuse à les créer ? Construisons-les !

    Nous appelons celles et ceux qui le souhaitent – architectes, maçons, charpentiers, ouvriers, universitaires (précaires ou non), lycéens, étudiants, parents ou simples citoyens – à bâtir ensemble ces universités qui seront les biens communs de la société que nous ambitionnons de construire. Retrouvons-nous à Vincennes pour poser symboliquement la première pierre d’une université renouvelée et en asseoir les fondations. Nous profiterons de ce moment pour débattre et affirmer que nous préemptons notre droit au savoir et que nous sommes déterminés à nous mettre en chantier, c’est-à-dire, avant tout, à faire. « Faire » est une qualité ; « faire » c’est envisager l’autre comme acteur, actrice, de son propre dépassement ; « faire », c’est juguler la fragmentation, l’isolement, l’individualisme et l’anomie qui dévitalisent notre société tout entière ; « faire », c’est mettre en chantier en engageant sa vie de la première pierre jusqu’à la fête inaugurale, dans un débordement permanent.

    Tant il est vrai que « créer, c’est résister, et résister, créer ».

    https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/310518/la-premiere-pierre-d-une-autre-universite-penser-refonder-batir
    #université #alternative #fac #résistance #manifeste #bien_commun


  • « L’ ’’économie réelle’’, c’est le capitalisme ! Au-delà de l’anticapitalisme tronqué de la gauche et d’ ’’Occupy Wall Street’’ », par Clément Homs - Critique de la valeur-dissociation. Repenser une théorie critique du capitalisme
    http://www.palim-psao.fr/article-critique-de-la-finance-ou-de-la-societe-capitaliste-au-dela-de-l-

    « L’essentiel, ce n’est pas que les esclaves soient mieux nourris ; c’est d’abord qu’il n’y ait plus d’esclaves. »
    Rosa Luxembourg


    http://www.krisis.org/1999/manifeste-contre-le-travail
    #wertkritik #manifeste_contre_le_travail


  • Réaction de #Nicole_Lapierre au #Manifeste_contre_le nouvel_antisémitisme

    En tant que juive

    Or, ce manifeste est pernicieux.

    D’une part, parce qu’il enrôle le combat contre l’#antisémitisme dans une revendication nationaliste et une captation identitaire dont il n’a que faire. Et d’autre part, parce qu’il agite la vieille et dangereuse thématique de la « #concurrence_des_victimes », en opposant deux populations, au nom d’une hiérarchie des #préjudices. D’un côté la lutte contre l’#antisémitisme, juste, nécessaire, dans l’ombre portée de la #Shoah. De l’autre la dénonciation, jugée exagérée, voire injustifiée, de l’#islamophobie, qui « dissimule les #chiffres du ministère de l’Intérieur : les Français juifs ont 25 fois plus de risques d’être agressés que leurs concitoyens musulmans. »

    Las, « la bassesse électorale calcule que le vote musulman est dix fois supérieur au vote juif. » Selon cette comptabilité, cela pourrait empirer, d’où cet « avertissement solennel » selon lequel « La #France sans les Juifs, [ne serait] plus la France ». Et son envers subliminal, mais explicite chez quelques signataires de ce manifeste : la France submergée par le « #grand_remplacement » musulman, ne serait plus la France. Les uns enrichissent le pays, son histoire et sa culture, ce qui est indéniable et a été longtemps nié. Les autres l’envahissent, et cette symétrie inversée est infâme, niant qu’à leur tour ils l’enrichissent.

    Si le poids des chiffres ne suffit pas, on y ajoute le poids des #mots : il s’agit « d’une #épuration_ethnique à bas bruit au pays d’Émile Zola et de Clemenceau ». Bref, il y a de #vraies_victimes, juives, et de #fausses_victimes, musulmanes, parmi lesquelles se recrutent les bourreaux. Ce face à face mortifère ne peut qu’attiser les peurs et les haines en prétendant les combattre. Le #péril est là.

    https://blogs.mediapart.fr/nicole-lapierre/blog/240418/en-tant-que-juive
    #nationalisme #islam #judaïsme #manifeste


  • Avant la loi Veil, le coup d’éclat des 343 « salopes »
    https://www.franceculture.fr/histoire/avant-la-loi-veil-le-coup-declat-des-343-salopes
    #IVG / 40 ans après la loi Veil, un droit encore à défendre.

    Un appel de 343 femmes. Un million de femmes se font avorter chaque année en France. Elles le font dans des conditions dangereuses en raison de la clandestinité à laquelle elles sont condamnées alors que cette opération, pratiquée sous contrôle médical, est des plus simples. On fait le silence sur ces millions de femmes. Je déclare que je suis l’une d’elles. Je déclare avoir avorté. De même que nous réclamons le libre accès aux moyens anticonceptionnels, nous réclamons l’avortement libre. Le Manifeste des 343


    http://berth.canalblog.com/archives/2018/04/06/36283238.html#utm_medium=email
    #avortement #histoire #manifeste #Berth


  • Potere al Popolo !
    Abbiamo aspettato troppo… Ora ci candidiamo noi !
    https://poterealpopolo.org/potere-al-popolo/manifesto

    Nous sommes les jeunes qui travaillent au noir, dans la précarité, pour 800 euros par mois parce qu’ils n’ont pas le choix de faire autrement, et qui souvent émigrent dans l’espoir de trouver mieux. Nous sommes les chômeurs, ceux qu’on stigmatise comme « assistés », les exilés. Nous sommes les retraités qui vivent avec si peu alors que qu’ils ont travaillé toute leur vie et qui, aujourd’hui, ne voient aucune perspective pour leurs petits-enfants. Nous sommes les femmes, qui subissent les violences sexistes, le patriarcat, la disparité de salaire à travail égal. Nous sommes les personnes LGBT discriminées dans le monde du travail et dans les institutions. Nous sommes les habitants des périphéries, ces travailleurs pendulaires, qui doivent se débattre tous les jours avec les transports publics inefficaces et, de manière générale, avec l’absence de services publics sur leur territoires. Nous sommes les malades qui attendent des mois pour une consultation au sein du système de santé publique, parce qu’ils ne peuvent pas se permettre de se faire soigner dans le privé ; les étudiants dont les écoles tombent en lambeaux et à qui ce pays nie tout avenir. Nous sommes les travailleurs et travailleuses qui produisent la richesse de ce pays et qui, chaque jour, sont soumis à des chantages offensant toujours plus notre dignité.

    Mais nous sommes aussi ceux qui ne cèdent pas au désespoir et à la résignation, qui ne supportent pas de vivre dans une Italie toujours plus dure, plus triste, plus appauvrie, plus injuste. Organisés en comités, associations, centres sociaux, collectifs, partis ou syndicats, engagés dans nos quartiers, dans la rue et sur les lieux de travail, nous nous opposons chaque jour à la déshumanisation de notre époque. Nous cherchons à contrarier les lois cyniques du profit, la mécanique des discriminations en tous genres, les atteintes à la démocratie.

    Nous croyons en la justice sociale et en l’autodétermination des femmes, des hommes, des peuples. Nous pratiquons chaque jour la solidarité, le mutualisme et le contrôle populaire sur les institutions qui n’ont cure de nos exigences. Ces dernières années nous avons lutté contre les licenciements à la chaîne, le “Jobs Act”, la réforme Fornero ou encore celle de l’École et de l’Université ; contre la privatisation et les coupes budgétaires qui ont attaqué nos services publics, en particulier notre système de Santé ; nous nous sommes battus pour défendre nos biens communs, écologiques comme culturels, contre ces poisons que sont les opérations de spéculation organisées par les mafias et permises par la corruption au plus haut niveau ; nous avons lutté contre les politiques économiques, sociales et migratoires antipopulaires de l’Union Européenne, pour les droits civils et sociaux de ceux qui y résident ; contre le travail de sappe de notre Constitution, née de la Résistance, et pour sa véritable application. Pour un monde de paix, où les ressources disponibles sont destinées à la satisfaction des besoins sociaux, non pas aux dépenses militaires. Et chaque jour nous travaillons, à l’échelle locale, à reconstruire ce qu’ils détruisent : de la sociabilité, une culture du partage et des services accessibles à toutes et à tous.

    #manifeste #élections #Italie #accettolasfida #poterealpopolo


    • « La justice ne consiste pas à se soumettre à des lois injustes, il est temps de sortir de l’ombre et, dans la grande tradition de la désobéissance civile, d’affirmer notre opposition à la confiscation criminelle de la culture publique. Lorsque nous serons assez nombreux de part le monde, nous n’enverrons pas seulement un puissant message de l’opposition à la privatisation de la connaissance, nous ferons en sorte que cette privatisation appartienne au passé. Serez-vous des nôtres ? »

      #université #édition_scientifique #articles_scientifiques #sci-hub #inégalités #partage #vidéo #film #culture_publique #désobéissance_civile #injustice #open_access #résistance #Carl_Malamud #jstor #MIT

    • Petit message à celles et ceux qui ont mis une petite étoile à ce post (grand #merci @val_k d’avoir signalé cette vidéo !)... j’ai moi-même (et d’autres bien entendu) pas mal posté d’articles et documents sur l’édition scientifique sur seenthis, vous les retrouvez avec le tag #édition_scientifique. J’ai aussi du matériel stocké dans mon ordi, si jamais quelqu’un a envie de se pencher sur cette question qui devrait plus largement être débattue publiquement... A bon entendeur...

    • #Guerilla_Open_Access_Manifesto

      Information is power. But like all power, there are those who want to keep it for
      themselves. The world’s entire scientific and cultural heritage, published over centuries
      in books and journals, is increasingly being digitized and locked up by a handful of
      private corporations. Want to read the papers featuring the most famous results of the
      sciences? You’ll need to send enormous amounts to publishers like Reed Elsevier.

      There are those struggling to change this. The Open Access Movement has fought
      valiantly to ensure that scientists do not sign their copyrights away but instead ensure
      their work is published on the Internet, under terms that allow anyone to access it. But
      even under the best scenarios, their work will only apply to things published in the future.
      Everything up until now will have been lost.

      That is too high a price to pay. Forcing academics to pay money to read the work of their
      colleagues? Scanning entire libraries but only allowing the folks at Google to read them?
      Providing scientific articles to those at elite universities in the First World, but not to
      children in the Global South? It’s outrageous and unacceptable.

      “I agree,” many say, “but what can we do? The companies hold the copyrights, they
      make enormous amounts of money by charging for access, and it’s perfectly legal —
      there’s nothing we can do to stop them.” But there is something we can, something that’s
      already being done: we can fight back.

      Those with access to these resources — students, librarians, scientists — you have been
      given a privilege. You get to feed at this banquet of knowledge while the rest of the world
      is locked out. But you need not — indeed, morally, you cannot — keep this privilege for
      yourselves. You have a duty to share it with the world. And you have: trading passwords
      with colleagues, filling download requests for friends.

      Meanwhile, those who have been locked out are not standing idly by. You have been
      sneaking through holes and climbing over fences, liberating the information locked up by
      the publishers and sharing them with your friends.

      But all of this action goes on in the dark, hidden underground. It’s called stealing or
      piracy, as if sharing a wealth of knowledge were the moral equivalent of plundering a
      ship and murdering its crew. But sharing isn’t immoral — it’s a moral imperative. Only
      those blinded by greed would refuse to let a friend make a copy.

      Large corporations, of course, are blinded by greed. The laws under which they operate
      require it — their shareholders would revolt at anything less. And the politicians they
      have bought off back them, passing laws giving them the exclusive power to decide who
      can make copies.

      There is no justice in following unjust laws. It’s time to come into the light and, in the
      grand tradition of civil disobedience, declare our opposition to this private theft of public
      culture.

      We need to take information, wherever it is stored, make our copies and share them with
      the world. We need to take stuff that’s out of copyright and add it to the archive. We need
      to buy secret databases and put them on the Web. We need to download scientific
      journals and upload them to file sharing networks. We need to fight for Guerilla Open
      Access.

      With enough of us, around the world, we’ll not just send a strong message opposing the
      privatization of knowledge — we’ll make it a thing of the past. Will you join us?

      Aaron Swartz

      July 2008, Eremo, Italy

      https://archive.org/stream/GuerillaOpenAccessManifesto/Goamjuly2008_djvu.txt

      En français, notamment ici:
      https://framablog.org/2013/01/14/manifeste-guerilla-libre-acces-aaron-swartz

    • #Celui_qui_pourrait_changer_le_monde

      Aaron Swartz (1986-2013) était programmeur informatique, essayiste et hacker-activiste. Convaincu que l’accès à la connaissance constitue le meilleur outil d’émancipation et de justice, il consacra sa vie à la défense de la « culture libre ». Il joua notamment un rôle décisif dans la création de Reddit, des flux RSS, dans le développement des licences Creative Commons ou encore lors des manifestations contre le projet de loi SOPA (Stop Online Piracy Act), qui visait à restreindre les libertés sur Internet. Au fil de ses différents combats, il rédigea une impressionnante quantité d’articles, de textes de conférences et de pamphlets politiques, dont une partie est rassemblée ici. L’adolescent, qui était déjà un libre-penseur brillant, laisse progressivement place à l’adulte, toujours plus engagé, se prononçant sur des sujets aussi variés que la politique, l’informatique, la culture ou l’éducation, et annonçant nombre de questions débattues aujourd’hui. Tiraillé entre ses idéaux et les lois relatives à la propriété intellectuelle aux États-Unis, harcelé par le FBI à la suite d’un procès intenté à son encontre, Aaron Swartz a mis fin à ses jours à l’âge de 26 ans.

      http://editions-b42.com/books/celui-qui-pourrait-changer-le-monde
      #livre

      Avec cet intéressant débat sur seenthis : pourquoi ce livre n’est pas en open access ? Débat introduit par la question de @supergeante : « ça ne choque personne ? »
      http://seen.li/cpal

    • #Alexandra_Elbakyan, la Kazakhe pirate d’articles scientifiques

      Rebelles high-tech (4/6). L’ancienne étudiante en neurosciences a créé un site Web de mise à disposition illégale de rapports de recherche. Le monde entier y a accès, au détriment des éditeurs.

      En ce jour ensoleillé de juin, le parc boisé du -musée Kolomenskoïe, à Moscou, accueille le Geek Picnic, un festival techno artistique en plein air. Parmi la foule, une jeune femme ronde et souriante, à l’allure sage et modeste, parle devant une caméra pour une interview qui sera diffusée sur YouTube. Elle explique, une fois de plus, le fonctionnement de Sci-Hub, son site Internet de publication d’articles scientifiques gratuit et ouvert à tous. Alexandra Elbakyan, 28 ans, originaire du Kazakhstan, est inconnue du grand public. Mais sur les campus et dans les labos de recherche de nombreux pays, c’est une star.
      Avec 62 millions d’articles stockés et référencés, près de 700 000 téléchargements quotidiens et des millions de visiteurs réguliers sur tous les continents, Sci-Hub s’est imposé comme une source majeure de documentation scientifique. Dans les pays pauvres, c’est un outil quotidien pour les chercheurs qui n’ont pas les moyens de se payer les abonnements coûteux des services des grands éditeurs. Dans les pays riches, des chercheurs ayant accès aux services payants utilisent Sci-Hub car il est simple et accessible de partout, sans formalités. Seul problème : Sci-Hub est un site pirate, qui vole les articles aux éditeurs et enfreint toute une série de lois sur la propriété intellectuelle et la sécurité des réseaux. Alexandra Elbakyan est poursuivie par la justice américaine.
      La création de Sci-Hub remonte à 2011. Alors étudiante en neuro-sciences, Alexandra se fait remarquer pour ses recherches sur les ondes cérébrales, ce qui lui vaut d’être invitée à aller étudier en Europe et en Amérique. Mais lorsqu’elle rentre au Kazakhstan, elle n’a plus accès aux textes scientifiques dont elle a besoin – un seul article peut coûter entre 30 et 40 dollars (entre 25 et 35 euros). Un jour, elle s’aperçoit que des biologistes russes s’entraident discrètement et s’échangent des articles sans se soucier des problèmes de copyright. Elle décide d’étendre et d’industrialiser cette pratique en créant un serveur de stockage et de distribution pour toutes les disciplines. Très vite, elle reçoit le soutien de chercheurs occidentaux : des partisans du mouvement « Open Access », militant pour la libre circulation intégrale de l’information scientifique, ainsi que des auteurs s’estimant victimes du modèle commercial dominant (dans le monde scientifique, les auteurs donnent leurs articles gratuitement aux éditeurs privés, qui les revendent très cher aux autres chercheurs).
      Complicités et marché noir
      Parmi les admirateurs d’Alexandra, beaucoup travaillent pour des universités abonnées aux services payants, et certains décident de transmettre discrètement leurs identifiants et leurs mots de passe à Sci-Hub, qui peut ainsi récupérer des articles en se faisant passer pour eux. Quand un lecteur demande un article présent dans ses serveurs, il le reçoit aussitôt. Si Sci-Hub ne possède pas l’article, il va le chercher chez un éditeur grâce à un complice, l’envoie au demandeur, puis l’archive dans la base. Bien sûr, rien n’est simple. Alexandra Elbakyan reconnaît que « Sci-Hub se procure des mots de passe de nombreuses sources différentes », ce qui laisse supposer qu’elle s’approvisionne aussi auprès de hackeurs, qui savent subtiliser des mots de passe sans l’accord de leur propriétaire… Elle a également travaillé en liaison avec un site russe, LibGen, qui distribue toutes sortes de produits piratés, mais elle affirme que, désormais, elle est autonome : « J’ai passé un temps considérable à monter mes propres serveurs, pour stocker et envoyer les articles. »
      Une fois son site lancé, Alexandra entame des études d’économie et de droit : « Un temps, j’ai envisagé de travailler pour le gouvernement, afin de changer les lois sur le copyright. » Puis elle se tourne vers l’informatique et décroche un poste de recherche qui lui laisse le temps de se consacrer à son site : « A partir de 2014, j’ai réécrit tout le code et analysé les statistiques (…). J’ai noté quels étaient les éditeurs les plus demandés, et j’ai chargé tout leur contenu. » Côté finances, Alexandra reçoit des dons anonymes de la part de lecteurs reconnaissants. Par ailleurs, elle a découvert très tôt le bitcoin, et a su spéculer sur cette nouvelle crypto-monnaie : « J’ai acheté des bitcoins quand ils valaient 20 dollars, et, aujourd’hui, ils valent cent fois plus. Cela me permet de me financer. »
      Cela dit, Sci-Hub suscite l’hostilité de nombreux universitaires, bibliothécaires ou conservateurs qui font la chasse aux tricheurs : quand un compte se met soudain à charger de gros volumes de documents, il attire l’attention des administrateurs, qui peuvent intervenir. D’autre part, et surtout, les éditeurs ont déclaré la guerre à Sci-Hub, devenu pour eux une menace existentielle. Le plus actif est le groupe anglo-hollandais Elsevier, leader mondial du secteur. En 2015, Elsevier porte plainte contre Sci-Hub devant un tribunal fédéral new-yorkais. Sans se soucier des questions de territorialité, la justice américaine s’empare de l’affaire et accuse Alexandra de piratage, un crime puni d’emprisonnement. Le juge commence par bloquer l’adresse Sci-hub.org, qui dépend d’un prestataire américain, ce qui oblige Alexandra Elbakyan à créer une série de nouvelles adresses.
      « Proche de l’idéal communiste »
      Convoquée à New York par le juge, elle refuse de s’y rendre. Elle envoie au tribunal une lettre provocatrice, et décide de ne plus aller dans les pays susceptibles de l’extrader vers les Etats-Unis. Elle cache son lieu de résidence, délaisse les réseaux sociaux américains comme Facebook et se rabat sur le réseau russe VKontakte. En revanche, elle participe, par Skype, à des colloques organisés par des universités occidentales. Peu à peu, elle en vient à contester la propriété sous toutes ses formes : « Je me sens proche de l’idéal communiste. Chez les scientifiques, on peut clairement distinguer deux classes : ceux qui travaillent, les chercheurs, et ceux qui les exploitent, les éditeurs. La théorie communiste explique comment cela fonctionne, et pourquoi une révolution est nécessaire. »
      Le procès décuple la célébrité d’Alexandra. Des universitaires consacrent des thèses à Sci-Hub, des comités de soutien se forment sur Internet, des députés européens prennent sa défense. En décembre 2016, la revue scientifique Nature publie une liste de dix jeunes gens exceptionnels ayant fait progresser la science au cours de l’année. Alexandra Elbakyan y figure en bonne place – un effort méritoire pour Nature, qui appartient au groupe d’édition allemand Holtzbrinck, et fait partie des victimes de Sci-Hub. Dans la foulée, The Custodians, un groupe international de militants de l’Internet libre et d’artistes numériques, lance une campagne pour la nomination d’Alexandra Elbakyan au « Disobedience Award » : ce prix de 250 000 dollars est décerné par le MIT de Boston à une personne qui aura fait progresser le bien commun en désobéissant à une loi injuste, tout en restant « efficace, responsable et éthique ». Pour les admirateurs de Sci-Hub, Alexandra Elbakyan est la lauréate idéale. En face, ses détracteurs, notamment américains, élargissent le débat en lui reprochant de vivre en Russie. Ils font valoir qu’elle ne désobéit pas vraiment aux lois de son pays, et sous-entendent qu’elle bénéficie en sous-main de la protection du régime de Vladimir Poutine.
      Le 21 juin 2017, le tribunal new-yorkais condamne Alexandra Elbakyan et ses complices éventuels à verser 15 millions de dollars de dommages et intérêts à Elsevier. Il exige aussi que Sci-Hub cesse toute activité et détruise ses fichiers. En réponse, Alexandra publie, sur VKontakte, un texte sarcastique, en russe : « Encore une victoire de la liberté américaine et de la démocratie… Comment la lecture gratuite d’articles scientifiques pourrait-elle causer des dommages à la société et violer les droits de l’homme ? »
      Après six années de stockage intensif, 95 % des articles demandés par les lecteurs sont déjà dans sa base – désormais, le piratage sert surtout pour les mises à jour. -Selon une étude menée en 2017 par le bio-informaticien allemand Bastian Greshake, les plus gros utilisateurs sont désormais l’Iran, isolé par les sanctions internationales, la Grèce, toujours en faillite financière, plusieurs pays d’Amérique latine, plus l’Inde et la Chine, en bonne place à cause de la taille de leur population. Cela dit, l’Allemagne est aussi très présente : fin 2016, soixante universités allemandes ont décidé de boycotter Elsevier pour protester contre l’augmentation du prix des abonnements, et d’autres sont en passe de les rejoindre. Désormais, leurs chercheurs se procurent les articles dont ils ont besoin par d’autres moyens…
      Parfois, la machine semble s’emballer, hors de tout contrôle. Dans certains pays comme l’Iran, des serveurs aspirent des gros volumes d’articles de Sci-Hub, pour créer leurs propres bases de données à usage local. Ailleurs, des groupes organisés téléchargent tous les articles consacrés à la chimie : selon Bastian Greshake, cette discipline est désormais la plus demandée sur Sci-Hub. Le 23 juin 2017, l’American Chemical Society (ACS), qui gère les intérêts des ayants droit des articles de chimie, porte plainte à son tour contre Sci-Hub devant un tribunal de Virginie.
      Imperturbable, Alexandra répète qu’elle est à l’abri, « quelque part dans l’ancienne Union soviétique ». Elle réaffirme qu’elle n’a aucune relation avec les autorités et assure que son site n’est pas en danger : « Il a été conçu pour résister à la pression. » Elle étudie à présent l’histoire des sciences et s’intéresse à l’hermétisme médiéval, mais promet que Sci-Hub va continuer à croître et embellir.

      https://www.lemonde.fr/festival/article/2017/07/27/alexandra-elbakyan-la-kazakhe-pirate-d-articles-scientifiques_5165479_441519


  • #LE_MEDIA : C’EST PARTI | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/alberteins/blog/121017/le-media-cest-parti

    Il réunit d’ores et déjà des dizaines de youtubeurs comme #Usul, #Osons_causer, Mr Mondialisation, de blogs comme #Le_Vent_se_lève, lesCrises.fr et d’autres revues indépendantes comme #Ballast. Chacun dans son style et dans ses priorités, en toute indépendance et liberté. Qu’il est heureux de les retrouver tous fédérés pour faire vivre une culture commune.

    Tous les médias alternatifs étaient présents ainsi que #Marianne seul #Médiapart était absent [...]

    • Un nouveau média ? Pour liquider ceux qui font leur travail ?
      Rappelons, que le NON au référendum 2005 n’a pas eu besoin d’un nouveau média.

      Les personnalités sollicitées ne pouvaient donner leur approbation.
      Pour tenir quelques rubriques sur ce média, quelques signataires sont parfaitement à leur place :
      Laurent Baffie , rubrique Féminisme et la dignité.
      Marie-George Buffet , rubrique accords politiques locaux et l’affairisme des elus.
      Aurélie Filippetti , rubrique remplacement du social par la Culture.
      Pierre Joxe , rubrique trucage des budgets.
      Noël Mamère , rubrique l’écologie molle.
      Arnaud Montebourg , rubrique redressement français.
      Karl Zéro , rubrique, médias et affairisme.
      mariane , rubrique simulation, avec médiapart .
      . . . . . .

      Les cinquante premiers signataires du Manifeste pour un nouveau média citoyen
      https://www.legrandsoir.info/liste-des-premiers-signataires-du-manifeste-pour-un-nouveau-media-cito
      Cécile Amar (journaliste), Christian Audouin (directeur de rédaction), Laurent Baffie (chroniqueur), Josiane Balasko (comédienne), Blick Bassy (chanteur), Lucas Belvaux (réalisateur), Marie-George Buffet (députée), Bernard Cassen (président d’honneur d’Attac), Judith Chemla (comédienne), Sophia Chikirou (communicante), Antoine Comte (avocat), Jean-Pierre Darroussin (comédien), Antoine Deltour (lanceur d’alerte), Jack Dion (journaliste), Aurélie Filippetti (ancienne ministre), Bruno Gaccio (auteur), Raquel Garrido (avocate), Frédéric Gros (philosophe), Robert Guédiguian (réalisateur), Thomas Guénolé (politologue), Janette Habel (politologue), Cédric Herrou (agriculteur), Eva Joly (députée européenne), Pierre Joxe (ancien ministre), Jul (dessinateur), Juliette (chanteuse), Aude Lancelin (journaliste), Dany Lang (économiste), L.E.J (chanteuses), Philippe Lioret (réalisateur), Noël Mamère (ancien député), Jean Massiet (youtubeur), Guillaume Meurice (humoriste), Gérard Miller (psychanalyste), Giovanni Mirabassi (pianiste), Tania de Montaigne (écrivaine), Arnaud Montebourg (ancien ministre), Gérard Mordillat (écrivain), François Morel (comédien), Patrick Pelloux (médecin urgentiste), Edouard Perrin (journaliste), Philippe Poutou (ouvrier syndicaliste), Adrien Quatennens (député), François Ruffin (député), Bruno Solo (comédien), Jean Teulé (écrivain), Usul (youtubeur), Jacques Weber (comédien), Martin Winckler (écrivain), Karl Zéro (réalisateur).

    • Cher Le Média, les médias libres te souhaitent la bienvenue
      Reporterre - 13 octobre 2017 / Coordination permanente des médias libres
      https://reporterre.net/Cher-Le-Media-les-medias-libres-te-souhaitent-la-bienvenue


      L’appel à créer un « nouveau média collaboratif, pluraliste, culturel et francophone, humaniste et antiraciste, féministe et pro LGBTI, écologiste et progressif » prépare le lancement de « Le Média », proche de la France insoumise. Les auteurs de cette tribune rappellent que des médias correspondant à ces critères existent déjà partout en France.

      Soutenez les médias citoyens !
      . . . . .
      La suite : https://seenthis.net/messages/637583

    • Son modèle économique et sa gouvernance correspondent aux valeurs de solidarité et d’implication populaire qui font bouger les choses dans tous les domaines : culture, sport, divertissement, actualité. Il réunit d’ores et déjà des dizaines de youtubeurs comme Usul, Osons causer, Mr Mondialisation, de blogs comme Le Vent se lève, lesCrises.fr et d’autres revues indépendantes comme Ballast. Chacun dans son style et dans ses priorités, en toute indépendance et liberté. Qu’il est heureux de les retrouver tous fédérés pour faire vivre une culture commune.

      Tous les médias alternatifs étaient présents ainsi que Marianne seul Médiapart était absent, comme le disait David Koubbi normalement lorsqu’un nouveau média sort il est salué par l’ensemble de ses confrères mais là c’est l’inverse, il ironise sur l’Express notamment mais il aurait également pu citer Médiapart, Europe1 etc . Et de conclure «  si l’on critique autant cette alternative c’est qu’elle fait peur et donc qu’elle est bonne ».



  • salve d’interdictions de séjour avant les élections

    via Jef Klak sur FB :

    Aujourd’hui salve d’interdiction de séjour pour la ville de St Mandé distribuées aux domiciles de camarades habitant le Val de Marne pour la soirée de demain soir.
    Pourquoi ? Car le FN a prévu de se rassembler au Bois de Vincennes, sur la commune de St Mandé, en cas de victoire...
    En utilisant l’état d’urgence, l’Etat interdit la contestation antifasciste, en mettant tout en oeuvre pour que le rassemblement post-éventuelle victoire du #FN se passe le mieux possible...
    Au secours.

    http://paris-luttes.info/une-interdiction-de-manif-qui-8084

    commentaire sur FB de Victor B. (qui a reçu hier une interdiction pour aujourd’hui sur Saint-Mandé et de nouveau, ce matin, une interdiction pour lundi toute la journée à Charles de Gaulle - Étoile et ses alentours) :

    Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent chez toi des policiers en uniforme avec des arrêtés préfectoraux.


  • Comment la France voyait internet en 1997 | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/136043/rapport-internet-france-1997

    Certains préfèrent se connecter dans des cyber-cafés qui commencent à apparaître. Un article du Monde daté de mars 1996 explique que, contre 40 francs (8 euros aujourd’hui), on peut profiter d’un petit-déjeuner avec pain, croissant, café et une demi-heure de connexion sur un ordinateur « relié à Internet par une ligne spécialisée à haut débit (64 kbps) ». À Paris, une demi-heure dans un cyber-café revient alors à une trentaine de francs (environ 6 euros).

    Mais on se connecte à quoi ? Pour faire vos recherches, oubliez Google, il ne naîtra que l’année suivante. Alors, on passe par « Yahoo !, Excite, Infoseek, Echo (ex-Voila) et surtout AltaVista », rappelle NextInpact.

    #MiniRézo #ManifesteWebIndépendant #Uzine


  • Citoyens solidaires du 06 | Pour que la solidarité ne soit plus un délit
    http://asile.ch/2017/01/09/citoyens-solidaires-du-06-pour-que-la-solidarite-ne-soit-plus-un-delit

    En réponse à l’interpellation et aux poursuites judiciaires de citoyens ayant porté secours de manière désintéressée à des personnes réfugiées en provenance d’Italie, un comité de soutien aux citoyens solidaires des Alpes-Maritimes s’est constitué en ce début d’année 2017. Le manifeste du Comité de Soutien aux Citoyens Solidaires du 06 est à lire ci-dessous.


  • Discussion autour de « Libérons-nous du travail. En partant du printemps 2016 », avec des membres du Comité érotique révolutionnaire [5 janvier, Paris, ENS] - Critique de la valeur-dissociation. Repenser une théorie critique du capitalisme
    http://www.palim-psao.fr/2017/01/discussion-autour-de-liberons-nous-du-travail.en-partant-du-printemps-201


    Discussion autour de Libérons-nous du travail. En partant du printemps 2016 avec des membres du Comité Erotique Révolutionnaire - 5 janvier 2017, Paris.

    Le mouvement d’opposition au projet de #loi-travail du Printemps 2016, s’il n’a pas vaincu, donna lieu à une série de décalages vis-à-vis des formes habituelles de contestation. S’il s’agissait évidemment de se battre contre une loi rétrograde, ce que l’on a pu sentir au sein des cortèges, des occupations ou des blocages, c’est surtout une colère grandissante vis-à-vis de ce monde et son travail. Le « travail », pourtant affirmé comme l’horizon indépassable de notre temps, n’y a pas moins été critiqué comme une souffrance intolérable, comme toujours plus précaire, et en aucun cas désirable. Il s’agit précisément d’un approfondissement théorique de cette critique dans ce texte du #Comité_érotique_révolutionnaire

    5/01/2017 - Salle Weil - ENS, 45 Rue d’Ulm - 19h30
    http://www.palim-psao.fr/article-groupe-krisis-manifeste-contre-le-travail-en-integralite-sous-for
    http://www.krisis.org/2004/critique-du-travail-et-emancipation-sociale
    http://www.palim-psao.fr/2016/12/projection-debat-autour-du-travail-et-sa-crise-trepalium-11-octobre-pres-
    #Krisis #Wertkritik #manifeste_contre_le_travail #critique_de_la_valeur
    http://sd-1.archive-host.com/membres/up/4519779941507678/manifeste_contre_le_travail-brochure.pdf

    • Contre La loi travail et son monde Présentation/Rencontre
      Discussion autour du livre de Davide Gallo Lassere publié aux éditions Eterotopia

      Café librairie Michèle Firk
      9 rue françois debergue 93100 Montreuil

      Samedi 14 janvier 2017 / 19:30 - 23:00

      http://www.michelefirk.org/?oaq%5Buid%5D=45411963

      « Onze ans après les émeutes des banlieues, dix ans après la lutte contre le CPE, six ans après les protestations contre la réforme des retraites, l’ensemble du territoire français est finalement réinvesti par une vague de contestation politique qui libère l’atmosphère de toutes les passions tristes qui ont pourri nos existences pendant cette année terrible qui a été le 2015. » L’ouvrage : Après une année marquée par les tueries de janvier et de novembre et par l’imposition de l’état d’urgence, la mobilisation contre la Loi Travail du printemps 2016, avec ses blocages de lycées et d’universités, ses cortèges de manifestants, ses Nuits debout et ses grèves syndicales, change le climat politique. Cet ouvrage parcourt les moments topiques qui ont scandé la mobilisation, en montrant comme le « long mars français » puise ses racines dans une histoire récente qui le précède et qui le dépasse. Les événements du printemps 2016 doivent ainsi être situés dans une perspective transnationale qui va de 1968 jusqu’aux luttes globales de 2011, en passant par le déclenchement de la crise en 2007-2008. Cette approche permet à l’auteur d’élaborer une vision d’ensemble de la crise en cours et des protestations qui l’ont accompagnée en mettant en lumière l’articulation entre le plan national français et celui de la gouvernance européenne. Les réformes néolibérales opérées par les gouvernements socialistes entrent en effet en forte résonance avec les normes en vigueur dans les différents contextes nationaux, même si les formes d’opposition et de résistance mises en place reflètent les spécificités françaises. Attentif à la composition subjective de la contestation, l’essai avance enfin une proposition passible d’alimenter le débat politique dans les mois à venir : la socialisation du revenu et son lien avec les luttes antiraciales

      .


  • Un cadavre domine la société, le cadavre du travail. Toutes les puissances du monde se sont liguées pour défendre cette domination : le pape et la Banque mondiale, Tony Blair et Jörg Haider, les syndicats et les patrons, les écologistes d’Allemagne et les socialistes de France. Tous n’ont qu’un mot à la bouche : travail, travail, travail !
    Qui n’a pas désappris à penser comprend sans difficulté le caractère insensé de cette attitude. Car ce n’est pas une crise passagère que connaît la société dominée par le travail : la société se heurte à sa limite absolue. Par suite de la révolution micro-informatique, la production de richesse s’est toujours davantage décrochée de la force de travail humaine - à une échelle que seule la science-fiction aurait pu concevoir voilà quelques décennies. Personne ne peut affirmer sérieusement que ce processus puisse encore être bloqué, voire inversé. Au XXIe siècle, la vente de la marchandise-force de travail est assurée d’avoir autant de succès qu’en a eu la vente de diligences au XXe siècle. Mais, dans cette société, celui qui ne peut pas vendre sa force de travail est « superflu » et se trouve jeté à la décharge sociale. http://infokiosques.net/lire.php?id_article=27
    #loi_travail #manifeste #manifestation #mobilisation #grève #temps_de_travail #salaire #code_du_travail #loi #chômage #licenciement

    • On disait la même chose quand la machine à vapeur s’est répandue dans le textile, tuant l’emploi à l’époque. Il y a eu des révoltes contre cette mécanisation.
      Peut-être que la technologie numérique va définitivement réduire le nombre de ceux qui auront un emploi, peut-être que non, qu’après une phase de transition d’autres sources d’emploi vont apparaitre. Reste à savoir la durée de l’éventuelle phase de transition ...

      Je crois pour ma part que les besoins de services sont considérables (par exemple dans la santé et dans la prise en charge des malades et des personnes dépendantes). L’emploi dépend donc en réalité de la répartition des ressources.

      Si on récupérait les milliards de la fraude fiscale des plus riches et des multinationales, on pourrait rémunérer un grand nombre d’activités utiles.