• Loin de la terre promise

    Venus d’#Amérique_latine, des milliers de travailleurs et travailleuses récoltent les #fruits et #légumes de #Provence. Parfois confrontés à des employeurs malhonnêtes, certains ouvriers s’organisent.

    « En France, plus personne veut bosser dans l’#agriculture ! » Appuyé contre son tracteur sous le soleil écrasant de la fin d’été, L., maraîcher bio entre #Arles et #Avignon, se désole de la #pénurie de #main-d’œuvre française. Dans cette plaine fertile des #Bouches_du_Rhône, c’est le constat amer que font la plupart des agriculteurs. « Les Français, ils ne tiennent pas le coup ! » renchérit un de ses collègues. La solution : des #ouvriers_étrangers, bosseurs et pas exigeants.

    Après les Espagnols, les Portugais et les Marocains, ce sont des milliers de #travailleurs_sud-américains qui viennent dans le Sud de la France via des entreprises d’#intérim espagnoles comme #Terra_Fecundis, #Laboral_Terra ou #Eurofirm. Créées par des notables de la région de Murcia, Alicante ou Valence, dans le sillage de la crise du BTP de 2008 en Espagne qui a mis des milliers d’ouvriers sur le carreau, elles envoient dans toute l’Europe des travailleurs « en provenance de pays à faible coût », comme elles le mettent en avant auprès des agriculteurs.

    Des nouveaux travailleurs pas chers

    Côté agriculteurs, tout est facilité : même si le salaire horaire doit être désormais le même que celui des Français (lire ci-dessous), les boîtes d’intérim payent les cotisations sociales espagnoles, moins chères d’environ 10%. Entre l’exploitant et les travailleurs, aucun contrat individuel, mais une « commande » collective est passée auprès des entreprises espagnoles qui leur « livrent » les travailleurs en bus. L’agriculteur n’a plus qu’à régler la facture. Leur période d’embauche est calquée sur les besoins et les aléas de la production : ils sont donc révocables à tout moment.

    « Ce système arrange tout le monde ! constate Béatrice Mesini, sociologue. A la fois les agriculteurs qui ont tout à y gagner mais aussi les travailleurs eux-mêmes, qui sont très contents de pouvoir toucher 7,50 euros de l’heure pour vivre et rembourser leurs dettes au lieu de 3,50 à 5,50 euros en Espagne et encore moins chez eux en Amérique du Sud. »

    Des #abus et de la #surexploitation

    « Ils ne nous déclaraient que huit jours par mois alors qu’on travaillait tous les jours. » Sifrid

    Mais à quel prix ? Sous-déclaration des heures de travail, conditions de #logement déplorables, retenues démesurées sur le #salaire (la nourriture, les frais de santé, etc.)… Les accusations sont nombreuses. Rencontré à Beaucaire, Sifrid, Equatorien, raconte son arrivée en France en 2006, via Terra Fecundis (TF) : « Ils ne nous déclaraient que huit jours par mois alors qu’on travaillait tous les jours et parfois on n’était payés que plusieurs mois plus tard, dénonce le quadragénaire, le visage tanné par le soleil. En plus, ils prélèvent une somme pour les transports, pour le logement, pour tout ! Ils ne payent pas ­légalement ! »

    André Fadda, du syndicat CGT intérim 13, le confirme : « Dans le #travail_détaché, la première infraction qu’on note, tous secteurs confondus, c’est les amplitudes #horaires qui ne sont jamais respectées, dénonce-t-il. Ils peuvent parfois travailler jusqu’à 200, voire 250 heures par mois. »

    Des pratiques épinglées par la #justice

    La justice française s’est penchée sur le cas de ces entreprises espagnoles. En 2011, une information judiciaire pour #homicide involontaire est ouverte au Tribunal de Tarascon, à la suite de la #mort par #déshydratation d’#Iban_Elio_Granda_Maldonado, un travailleur TF. Aucune mesure n’a été prise à ce jour et la procédure s’éternise.

    A l’été 2017, la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille ouvre une #enquête pour « #dissimulation_d’activité » et « #fraude_au_détachement ». Rien n’en est encore ressorti. D’ailleurs, sur les 3000 contrôles effectués en 2016 dans des #exploitations_agricoles, seules 329 entreprises ont été déclarées en #infraction. TF brouille les pistes : elle reste injoignable à son siège espagnol de Murcia et son adresse française à Châteaurenard nous mène vers l’appartement d’un de ses salariés, qui confirme qu’il n’y a plus de bureaux ici depuis trois ans.

    Les pratiques douteuses de ces entreprises ont attiré l’œil de la Mutuelle sociale agricole (MSA) et de l’Inspection du travail dont les contrôles sont de plus en plus fréquents. Sont ciblés ceux faisant appel aux prestations de TF, Laboral Terra, etc. Ennuyés par ces contrôles, les agriculteurs commencent à se montrer réticents aux services de ces sociétés. Un exploitant ayant souhaité rester anonyme témoigne : « Parfois, j’embauche quelques Equatoriens. Avant, je le faisais via Terra Fecundis mais maintenant, je passe par un groupement d’employeurs de droit français : au moins, on ne risque plus une descente de gendarmes. »

    Lassés d’être considérés comme des « négriers » et des « esclavagistes », des exploitants visités en viennent à mettre dehors les journalistes de manière musclée : « Vous voyez la porte là ? Eh ben, vous la prenez. Basta, on en a marre de lire des conneries sur notre dos. » D’autres, un peu plus enclins à la discussion, finissent par confier leur désarroi : « On sait qu’il y a des pratiques anormales, mais nous on est réglo et ça se passe très bien. Et puis ils sont là pour bosser ! » Ceux-ci ont cessé de « se faire livrer » par Terra Fecundis et recrutent désormais leurs #saisonniers en direct.

    S’organiser pour se faire respecter

    Petit à petit, les Sud-Américains qui ont acquis la nationalité espagnole contournent le détachement et passent par #Réagir, un groupement d’employeurs agricoles départemental. Sous la serre, Manuel, Johana, Maula, Rolando et Gloria, en pleine plantation du fenouil, ne regrettent pas d’avoir quitté TF : « Ici au moins, nos heures supplémentaires sont payées et les jours fériés et les dimanches majorés. » Un cadre qui plaît aussi à leur employeur qui souligne que « le paiement des charges en France ouvre le droit à une couverture sociale et à une #mutuelle ».

    Pourtant, même là, la situation est loin d’être idéale et ne garantit pas toujours de meilleurs traitements au quotidien… Blanca (le prénom a été changé à la demande de la personne ndlr ) travaille dans une entreprise française de conditionnement de fruits et légumes dans la région d’Avignon : « Je travaille trois jours et demi par semaine mais entre 5h du matin et 19h, avec des pauses. Dans l’entreprise, on nous a dit qu’on ne pouvait pas travailler plus de 48h par semaine ! lance cette mère de famille en riant un peu jaune. Mais bon, moi ça m’arrange pour les enfants. »

    Même si très peu d’entre eux parlent le français, ces travailleurs commencent à connaître leurs droits et des formes d’organisation collective émergent. La #solidarité est forte : des #cagnottes sont montées pour aider certains à payer des frais médicaux, des tournois de volley sont organisés pour souffler, se retrouver… Et en profiter pour s’échanger des contacts de boulot. Lassé de se « faire voler par les entreprises espagnoles », Peters, ancien saisonnier de TF, a monté sa propre entreprise pour mettre directement les travailleurs et les agriculteurs en lien : « Comme je parle bien français, à force je connaissais les employeurs et ils faisaient directement appel à moi. Je me suis lancé. »

    De leur côté, Santiago et Nelly sont cofondateurs d’une toute récente association, #Latinos_Sin_Fronteras, à Beaucaire : « On ne veut pas être vus que comme des machines à travailler. On est aussi des musiciens, des peintres, et on veut promouvoir notre culture, explique Santiago. « On voudrait aussi proposer des cours de français », rajoute Nelly. Julien Sanchez, le maire (FN) de #Beaucaire, n’a pas l’air très disposé à les aider dans leurs démarches. Mais la dynamique est lancée et entre deux matches de volley, certains soufflent que malgré les pressions, ils aimeraient monter un syndicat…

    Le #détachement : une politique européenne

    Pensé à l’origine pour favoriser la circulation des travailleurs au sein de l’Union européenne, le détachement est mis en place en 1996 à travers une directive qui précise qu’un travailleur détaché est « tout travailleur qui, pendant une période limitée, exécute son travail sur le territoire d’un Etat membre autre que l’Etat sur le territoire duquel il travaille habituellement ». Accusé de favoriser le « #dumping_social », le texte est amendé en 2017 en proposant d’établir l’égalité de rémunération et de règles salariales entre travailleurs détachés et locaux, tout en maintenant le règlement des #cotisations_sociales dans le pays d’origine. Il limite aussi la durée du détachement à douze mois et compte « protéger les travailleurs de la fraude et de l’exploitation ».

    Ces règles ont été entérinées en juillet 2018 par une nouvelle directive. « Pour l’Europe, c’est un système de win win win ! explique la sociologue Béatrice Mesini. A la fois pour le pays d’origine, pour le pays récepteur et pour le pays de mise à disposition. Tout le monde est gagnant et c’est pour ça que ça marche. »

    En Europe, le nombre de #travailleurs_détachés a augmenté de 45% entre 2010 et 2014, passant de 1,3 à 1,9 million, contre 600 000 en 2007. Le Ministère du travail français en recensait 516 101 en 2017, soit deux fois plus qu’en 2016, alors qu’en PACA, dans le secteur agricole, ils étaient 67 357 à venir ramasser des fruits et légumes, soit 7,4% de l’emploi salarié régional


    https://lecourrier.ch/2018/10/07/loindelaterrepromise-france
    #travailleurs_étrangers #travail #exploitation #maraîchage
    cc @isskein


  • Cuba’s Urban Farming Revolution: How to Create Self-Sufficient Cities | Thinkpiece | Architectural Review

    https://www.architectural-review.com/essays/cubas-urban-farming-revolution-how-to-create-self-sufficient-cities/8660204.article

    Havanas’s unique agricultural infrastructure emerged from punishing trade sanctions following the fall of the USSR but today provides an exemplary precedent that could be applied worldwide

    When Cuba found itself abruptly cut off from trade with the Soviet bloc in 1989, the country entered into an economic crisis of unprecedented severity. Already sidelined from international trade due to US embargoes, Cuba became, almost overnight, a country detached from the rest of the world. In the years that followed, the tiny island nation struggled to export sugar and citrus fruits for more critical imports: the cereals, corn and meat that had become the staples of the Cuban diet. This was the beginning of Cuba’s food crisis, a period in which residents lost, on average, access to one third of their daily calories, the government instituted a peacetime austerity programme for food rationing, and most Cubans experienced widespread, inescapable hunger.


  • A Dijon, un quartier autogéré et un projet d’écoquartier se disputent des terres maraîchères, Camille Bordenet
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/07/12/a-dijon-un-quartier-autogere-et-un-projet-d-ecoquartier-se-disputent-des-ter

    Les derniers vestiges de l’ancienne ceinture maraîchère font l’objet d’un conflit entre la municipalité, qui veut y construire un écoquartier, et des occupants qui les cultivent. Deux visions de la ville durable.

    Voûtés au-dessus de longs rangs de salades, de jeunes maraîchers s’activent à la récolte matinale qui approvisionnera le marché à prix libre, en fin de journée. Quelques pas plus loin, le long de chemins sinueux bordés d’une végétation sauvage, des jardiniers plus âgés cultivent leurs petites parcelles, bercés par le gazouillis des troglodytes. On oublierait presque que l’on se trouve en ville, n’était le passage régulier du train au-dessus des têtes. Et, juste de l’autre côté du mur, sur une ancienne friche industrielle, un vaste chantier dévoilant des grues qui griffent le ciel et des immeubles sortant de terre : les premières pierres d’un écoquartier en construction.
    https://www.bienpublic.com/edition-dijon-ville/2018/03/09/dijon-au-jardin-des-maraichers-le-visage-du-nouveau-quartier-se-dessine

    Nous sommes au sud-est de Dijon, dans un triangle de terres de quelque 7 ha, en contrebas de la voie ferrée : les derniers vestiges de l’ancienne ceinture maraîchère de la ville. Des terres que se disputent depuis huit ans la municipalité et des « potagistes-squatteurs ». La première, propriétaire du site, entend y construire la deuxième portion d’un écoquartier sur 19,6 ha — qui prévoit 1 500 logements et 28 000 m² de commerces, bureaux et services
    https://www.metropole-dijon.fr/Les-grands-projets/Les-ecoquartiers/Ecocite-des-maraichers
    —, quand les seconds s’opposent à leur « bétonisation ».

    L’histoire de ce conflit d’aménagement commence en 2010, lorsque la ville officialise sa volonté d’y construire un nouvel écoquartier — elle en compte quatorze en tout. Fourches en main et slogans légumiers — « des tomates séchées, pas des écoquartiers » —, une centaine de manifestants décident de défricher et d’occuper illégalement les terres, à l’abandon depuis le départ des derniers maraîchers, partis au gré de précédents projets d’urbanisation.

    « L’idée était de libérer les dernières terres agricoles intra-muros en les remettant en culture, raconte Yannick Sencébé, 46 ans, l’une des membres du collectif à l’origine de cette occupation. Mais aussi de soulever les problématiques d’accès au foncier en zone périurbaine pour les paysans sans terre, et promouvoir un retour à une agriculture bio et de proximité. » De là est né le Pot’Col’Le, un potager collectif,
    https://lentilleres.potager.org/potager-collectif
    puis Le Jardin des maraîchères, une ferme urbaine permettant, entre autres, d’alimenter le marché.
    http://jardindesmaraichers.potager.org/?page_id=1250
    Auxquels sont venus s’ajouter des dizaines de petits jardins, cultivés seul ou entre amis. Et bientôt des habitats squattés — autoconstruits, caravanes, maisons retapées.

    Une ZAD sans l’étiquette

    Huit ans plus tard, une centaine d’occupants d’horizons divers se côtoient dans ce qui est devenu un quartier autogéré bigarré, où les dynamiques s’entremêlent. Une sorte de ZAD sans l’étiquette, baptisée le « Quartier libre des Lentillères ». A la volonté de sauvegarder des terres en ville et de recouvrer l’autonomie alimentaire se sont greffées d’autres revendications, comme de « réinventer d’autres formes de vie collective et de façon d’habiter la ville ». « Un champ d’expérimentation agricole et sociale » dont Yannick Sencébé, sociologue à l’INRA de Dijon, a fait son terrain d’études(1). « Au fil de cette expérience pour se réapproprier un quartier à l’abandon et les savoir-faire attenants, c’est aussi la possibilité d’un autre urbanisme durable intégrant la nature et l’agriculture, fonctionnant sur une économie non marchande, et d’une ville faite par ses habitants qui est opposée aux différents aménageurs », analyse-t-elle.

    Passé par d’autres territoires en lutte, comme la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, Max, artisan plombier de 35 ans, apprécie « la diversité des univers », militants ou non, qui se rencontrent ici. On y croise Armelle, maraîchère professionnelle venue du Jura pour « expérimenter une dynamique collective » ; Ahmed, Marocain de 84 ans résidant du foyer social voisin, si fier de son bout de jardin ; Murielle, 59 ans, qui a trouvé dans les « coups de grelinette » et le collectif « une thérapie » durant une période de chômage difficile ; de jeunes Touaregs qui ont fui les djihadistes au Mali et préfèrent « la famille des Lentillères » au foyer d’accueil ; Françoise, aide-soignante à la « miniretraite », qui vient s’y balader et trouver au marché à prix libre de « bons légumes frais, non traités » qu’elle aurait sinon « du mal » à se payer ; Camille, jeune salariée qui a pu « mettre les mains dans la terre » sans passer par « la file d’attente des jardins municipaux »… Si les raisons d’être là varient, la lutte contre l’écoquartier fédère.

    « Reconstruire la ville sur elle-même »

    Du côté de la métropole, Nathalie Koenders, première adjointe au maire, met en avant le souci — porté par un plan local d’urbanisme écologique — d’une maîtrise équilibrée de la consommation de l’espace, conciliant plusieurs enjeux. D’un côté, « le besoin de construire des logements » pour « maintenir [la] population » : il faut en construire « huit cents par an », affirme-t-elle, tandis que Dijon, qui mène une politique volontariste en matière d’habitat, entend passer la barre des 160 000 habitants.
    https://www.metropole-dijon.fr/Services-et-missions/Logement
    De l’autre, la volonté de limiter l’étalement urbain et de « reconstruire la ville sur elle-même » pour « ne pas prendre sur les terres agricoles ». Dijon, qui se veut « référence écologique »,
    https://www.dijon.fr/Dijon-Capitale/Reference-ecologique
    affiche sa volonté de préserver sa ceinture verte
    https://www.metropole-dijon.fr/Services-et-missions/Environnement-et-qualite-de-vie/Agriculture-periurbaine/Ceinture-verte-a-preserver
    et promeut des politiques ambitieuses en matière de développement durable, d’agriculture de proximité et d’alimentation avec, entre autres, un grand projet de système alimentaire durable,
    https://www.justdijon.com/Actualites/Laureate-TIGA-Dijon-Metropole-innove-avec-son-projet-alimentaire-durable
    le rachat de domaines,
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/cote-d-or/dijon/dijon-veut-planter-vignes-969655.html
    etc.

    La ville fait aussi valoir l’exemplarité d’un écoquartier, nommé « Ecocité Jardin des maraîchers », conçu comme « une véritable cité-jardin », avec 1 ha de jardins partagés et 1 500 m2 de vergers pédagogiques. « Vivez la campagne à la ville ! » ; « la conservation du passé maraîcher », vante la plaquette commerciale.
    http://www.splaad.com/sites/default/files/upload/ECJM/2015-09_eplaad_jdm_plaquette.pdf
    L’habitat social se veut également « une priorité », avec 35 % de logements à loyers modérés.

    Des arguments qui font sourire aux Lentillères, où l’on dénonce « une bétonisation repeinte en vert ». Au « besoin de créer des logements », ils opposent le taux de logements vacants à Dijon — « 7,6 % ».
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/1405599?geo=COM-21231
    A la volonté affichée de préserver les terres agricoles alentour, « la construction concomitante d’un parc d’activités qui en détruit des hectares ».
    http://www.splaad.com/sites/default/files/upload/Ecoparc/plaquette_v2-_ecoparc_dijon_bourgogne.pdf
    Au végétal et à la mixité que revendique le futur écoquartier, leur projet existant.

    Logements contre espace vivrier ?

    Si certains entendent toutefois « le besoin de créer des logements accessibles » et de « requalifier les friches délaissées », ils déplorent que cela ne soit pas fait tout en préservant ces terres maraîchères offrant un espace vivrier en ville, rappelant qu’ils ne revendiquent « que quelques hectares ». D’autant plus à l’heure où Dijon prône des politiques en la matière.

    « Face à l’omniprésence des discours de soutien à l’agriculture urbaine et de relocalisation de l’alimentation, ce conflit réinterroge le rôle accordé aux espaces cultivés au sein de politiques d’aménagement, cadrées par les injonctions à la compétition interurbaine et par les arbitrages économiques et fonciers, analyse Maud Chalmandrier, qui lui a consacré un mémoire de l’EHESS(2). Il soulève aussi cette question : l’urbanisme végétal est-il un moyen de faire accepter la densification urbaine sans pour autant endiguer le problème de la destruction des terres agricoles ? »

    « Dans vingt ans, ce sera trop tard pour regretter ces bonnes terres et ce choix urbanistique », met en garde Antoine, 35 ans, ingénieur agronome de formation, pour qui les Lentillères ont aussi été un espace de formation au maraîchage. Il est d’autant mieux placé pour connaître leur rareté qu’il lui a été bien difficile d’en trouver à proximité de Dijon pour s’installer en tant que professionnel.

    Lui qui a toujours eu pour leitmotiv de faire de l’agriculture urbaine « au plus près des gens » ne cache pas non plus ses doutes quant à « des projets agricoles hors sol, sans véritable vocation nourricière ». « Etre une cité de la gastronomie, ça commence par faciliter la production de bons légumes sur place », abonde Marie, retraitée qui vient de l’autre bout de Dijon au marché tous les jeudis pour « soutenir la lutte ».

    Un dialogue qui reste difficile

    Reste que le dialogue entre le collectif et la mairie est dur à nouer. Le premier fait valoir des « demandes restées lettre morte », rappelant au passage des tentatives d’expulsion. Mme Koenders souligne, quant à elle, l’illégalité de cette occupation, « une zone de non-droit inacceptable », face à « un projet voté démocratiquement ». L’élue se dit néanmoins « ouverte au dialogue, par principe », si tant est qu’on vienne lui proposer un « projet constructif, qui rentre dans la légalité ».

    Sur ce dernier point, comme sur la stratégie à adopter face aux pouvoirs publics, les occupants sont partagés sur ce qu’ils sont prêts ou pas à accepter pour espérer pérenniser leur projet « dans toutes ses dimensions ». « Pour nous, la proposition existe déjà, en actes. Peut-être pas sur un bureau de la mairie, mais on la construit tous les jours », revendique Morgan, 35 ans, qui a grandi dans une cité HLM de Dijon et s’investit aux Lentillères depuis le début. Il n’est pas contre le fait de réfléchir aux possibilités de rentrer dans un cadre légal, « mais encore faudrait-il qu’on sente en face une réelle volonté politique de préserver ces terres ». En attendant, c’est le statu quo qui prévaut, tandis que l’horizon des travaux qui menacent le quartier demeure incertain.

    Face aux immeubles qui grandissent de l’autre côté du mur, les « lentilléristes » s’obstinent à cultiver légumes et liens. Personne ne peut imaginer que cette « subversion maraîchère et sociale » puisse un jour disparaître, les jardins être rasés, les amitiés éparpillées. « J’espère qu’on arrivera, nous comme eux, à faire en sorte de préserver cet endroit magique. Sans qu’il perde son âme », souhaite Morgan. Déjà, le chantier de plantation de poireaux l’appelle, un de « ces grands moments collectifs ». Continuer à semer des graines, vaille que vaille.

    (1) Quand la défense de la terre nourricière s’invite au cœur des villes. Empaysannement de luttes urbaines : l’exemple du potager collectif des Lentillères. Dans cet article publié sur Cairn Info, Yannick Sencébé, maîtresse de conférences à Agro-Sup Dijon, revient sur la genèse du Quartier libre des Lentillères et sur la dimension paysanne de cette expérience maraîchère.

    (2) « Au-delà de la contestation classique d’un projet d’aménagement, ce conflit met en concurrence deux usages alternatifs de l’espace, tous deux porteurs d’enjeux concernant la durabilité des villes. Il amène à questionner l’usage fait des espaces non bâtis, dans un contexte où l’agriculture en ville est une thématique montante de l’action publique », résume Maud Chalmandrier, qui lui a consacré un mémoire de recherche à l’EHESS (2016) intitulé « Le renouvellement urbain conflictuel d’une ancienne zone maraîchère à urbaniser (Dijon) : étude d’une controverse sur l’aménagement et le développement durables des villes ».

    Articles cités
    « Une ville n’est durable que si elle assure un minimum d’équité »
    Aux défis environnementaux s’ajoute celui de la mixité sociale, selon Stéphane Füzesséry, historien de la ville.

    La « ville durable » est-elle avant tout une ville pour les riches ? Stéphane Füzesséry, historien de la ville, architecte et urbaniste, explique que toute volonté de développement urbain durable doit se mettre au service de l’inclusion sociale.

    Qu’est-ce qu’une ville durable ?

    C’est une ville capable de satisfaire ­localement les besoins fondamentaux de ses habitants sans compromettre la capacité des générations futures à ­répondre aux leurs. Et sans faire peser les coûts de son développement sur d’autres territoires. Bâtir une ville durable renvoie ainsi aux défis environnementaux : habitat écologique et rénovation énergétique des bâtiments, mobilité décarbonée, lutte contre l’étalement urbain, valorisations des déchets, prévention des risques d’inondation ou de submersion marine… Mais la ville durable, c’est aussi une ville qui assure un ­minimum d’équité dans l’accès au logement, aux services, aux transports ainsi que dans la protection contre les risques.

    Ces objectifs ne sont-ils pas ­contradictoires ?

    Les enjeux se recoupent. Les populations les plus exposées aux risques sont souvent les plus démunies. Une carte très intéressante produite par l’urbaniste Paola Vigano montre par exemple que les quartiers de grands ensembles HLM et les zones inondables se superposent très largement au sein du Grand Paris.

    Mais dans la pratique, les objectifs environnementaux et d’équité peuvent fortement se contredire. Mettre notamment en œuvre une réhabilitation thermique du parc de logements anciens a un coût que ne peuvent assumer des populations à faibles revenus. Lorsque l’on réhabilite un parc social pour le mettre aux nouvelles normes énergétiques, tout l’enjeu est d’arriver à maintenir un loyer raisonnable pour que les populations les plus ­démunies ne soient pas chassées plus loin mais puissent rester sur place.

    Comment lever ces contradictions ?

    La principale erreur serait de plaquer des recettes toutes faites. Selon qu’il s’agisse d’une métropole en croissance, d’un territoire périurbain ou d’une ville moyenne, les défis de la ville durable et inclusive diffèrent. Au sein des grandes métropoles, par exemple, ce sont dans les quartiers paupérisés de grands ­ensembles que les enjeux sont les plus lourds. Dans ces quartiers qui concentrent les principales poches de pauvreté en France, se pose non seulement la question de la mise aux normes énergétiques du bâti, mais aussi et surtout un enjeu fort d’inclusion sociale.

    Les politiques de développement ­durable peuvent-elles freiner la paupérisation de ces territoires ?

    Une des grandes spécificités de ces quartiers de grands ensembles, c’est la quantité de sols disponibles. On a au pied des tours des parkings, mais aussi nombre de pelouses, d’espaces enherbés, qui sont le plus souvent sans usage. Il y a là un gisement de ressources extraordinaires car ces sols pourraient être utilisés par les habitants pour développer des activités agricoles, alimentaires, énergétiques, productives au sens large. Mais cela suppose de changer la manière d’envisager la rénovation de ces quartiers, et de redonner l’initiative aux ­citoyens. L’urbaniste devrait un peu moins se préoccuper de faire de l’aménagement au sens strict, et davantage se poser la question des usages par les habitants des espaces disponibles. A Brest, dans l’ancien faubourg de Recouvrance, où il existe nombre de cœurs d’îlots profonds et de rez-de-chaussée vacants, une réflexion est actuellement menée pour voir comment les habitants – parfois en situation de grande précarité – pourraient y développer des micro-activités.

    Depuis 2012, le gouvernement s’est engagé dans une démarche de labellisation des écoquartiers. Sont-ils des modèles pour la ville durable ?

    Les écoquartiers participent à la dynamique du développement urbain durable, mais avec beaucoup de limites. Certes, ils se fondent sur un répertoire de bonnes pratiques : performance énergétique des bâtiments, gestion durable des eaux et des déchets, circuits courts, ­mobilités douces, place accordée à la ­nature, etc. Le problème des écoquartiers est qu’ils sont circonscrits. Et qu’ils demeurent largement inaccessibles aux populations les plus démunies, pour des raisons de prix d’accès à leur habitat. De nombreux écoquartiers incluent bien sûr du logement social, auquel peuvent accéder des ménages aux revenus limités, mais jamais les plus modestes.

    Une ville durable passe-t-elle par davantage de mixité sociale ?

    Equité et mixité sociale vont de pair. Mais pour bâtir une ville durable et ­inclusive, il ne suffit pas de raisonner en termes de mixité résidentielle, comme on le fait essentiellement aujourd’hui. Il faudrait davantage penser la mixité ­sociale en termes d’accès aux ressources urbaines pour tous les habitants, favorisés comme défavorisés. Et faire en sorte que ces gens se côtoient dans l’espace public, là où s’invente du « commun ».

    Martin Vanier : « Il faut craindre le prêt-à-penser de l’urbanisme convenable »
    https://lemonde.fr/smart-cities/article/2018/01/26/martin-vanier-il-faut-craindre-le-pret-a-penser-de-l-urbanisme-convenable_52

    Les sols agricoles insuffisamment protégés par les pouvoirs publics
    https://lemonde.fr/planete/article/2015/05/14/les-sols-agricoles-insuffisamment-proteges-par-les-pouvoirs-publics-selon-la

    La Cité internationale de la gastronomie et du vin ouvrira ses portes à Dijon en 2019
    https://lemonde.fr/argent/article/2017/02/04/la-cite-internationale-de-la-gastronomie-et-du-vin-ouvrira-ses-portes-a-dijo

    #écoquartier #Lentillères #maraichage #Dijon #usagers #développeurs #métropolisation


  • #Paca : la CGT dénonce “l’#esclavage_moderne” des travailleurs agricoles détachés

    La CGT dénonce « l’utilisation massive d’ouvriers détachés dans nos campagnes » du sud-est, parlant même « d’esclavage moderne ». Et dénonce l’inaction du gouvernement face à ce problème.

    La CGT se lance dans la dénonciation de l’emploi frauduleux à grande échelle de travailleurs détachés
    dans les exploitations agricoles du sud-est de la France, rappelant selon elle des conditions « d’esclavage moderne ».
    Lors d’une conférence de presse, Stephan Dainotti, le représentant de la CGT a expliqué que « l’utilisation d’ouvriers détachés dans nos campagnes était massive » en Provence Alpes Côte d’Azur.
    Ces travailleurs viennent généralement du Maroc et d’Amérique latine (Equateur) et sont employés par des agences d’interim espagnoles, fraudant massivement les lois sur le travail détaché, qui imposent de respecter le droit du travail français selon le syndicat.

    Nous parlons de personnes humaines en #captivité, qui travaillent dans des conditions dignes de l’esclavage a estimé Stephan Dainotti.
    Beaucoup travaillent 11 heures par jour, parfois tous les jours, dans des conditions difficiles et sont renvoyés immédiatement en cas d’accident ou de maladie.
    L’inspection du travail affirme faire de la lutte contre ces fraudes une priorité mais n’a pas les moyens nécessaires, assure la CGT, pour laquelle la réponse judiciaire est également insatisfaisante.

    Une forme de « dumping social »
    Par son inaction, le gouvernement « encourage » cette forme de « dumping social », dénonce le syndicat, qui dit avoir listé les exploitants qui auraient recours à ces fraudes et sur lesquels elle entend mettre la pression.

    1800 euros pour loger à 8 dans un mobilhome
    À #Châteaurenard (Bouches du Rhône), la CGT a notamment rapporté la situation de travailleurs logés à 6 ou 8 dans un mobilhome moyennant 230 euros de loyer chacun.
    Ces travailleurs sont transportés d’exploitation en exploitation en minibus et privés de liens avec les autres salariés « pour qu’ils n’aient pas conscience qu’ils sont surexploités », a rajouté Stephan Dainotti.
    Certaines exploitations se sont séparées de tous leurs ouvriers agricoles et ne travaillent plus qu’avec un cadre qui commande des travailleurs détachés, assure la #CGT.
    De grandes exploitations maraîchères dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse et horticoles dans le Var sont notamment concernées.
    En 2014, la justice s’était saisie de la question et une enquête avait été ouverte au parquet de Marseille sur des suspicions de « fraude aux prestations de service internationales » à l’encontre de #Terra_Fecundis, l’une des principales sociétés d’intérim espagnoles qui envoyait à l’époque des #travailleurs_détachés dans les campagnes françaises.

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/paca-cgt-denonce-esclavage-moderne-travailleurs-agricol
    #travail #exploitation #France #agriculture #horticulture #maraîchage


  • Le nouvel intérêt des villes intermédiaires pour les terres agricoles : actions foncières et relocalisation alimentaire
    https://journals.openedition.org/geocarrefour/10417

    En France, des #intercommunalités de villes intermédiaires portent un intérêt nouveau aux #terres_agricoles de leur périphérie. Pour renforcer leur système alimentaire local, elles font exploiter du #foncier public. Comment en arrivent-elles à mettre en œuvre de telles actions ? Quels types de terres, d’agriculteurs et de #modèle_agricole ciblent-elles ? Nous donnons un aperçu de trois trajectoires urbaines, à partir d’enquêtes qualitatives dans les intercommunalités d’#Amiens, #Millau et #Saint-Affrique. Peu stratégiques, elles ciblent le #maraîchage en #circuit_court et cherchent à l’implanter sur des terres aux statuts juridiques, physiques et symboliques particuliers. Les différentes formes de mise à disposition renvoient à des légitimités en conflit du rôle des terres dans l’approvisionnement alimentaire local.

    #urban_matter #agriculture #alimentation


  • Au secours ! J’ai repiqué des plants la semaine dernière, et ça fait 3-4 nuits que la moitié des choses se font entièrement croqué, tous mes piments… et les melons PLUS RIEN.
    Solidarité @arno :(

    Pour les trois courgettes, c’est limace ou escargot : il y avait clairement de la BAVE, et les feuilles sont « suçotées » :

    Mais pour les piments c’est CROQUÉ et parfois entièrement !

    Et enfin les melons, il ne reste plus rien, sauf celui du milieu en photo, avec un mini reste de feuille. Les deux autres, que dalle, ya plus d’un semblant de tige qui sort de terre :’(

    Et encore pour l’instant les fraisiers, tomate, cassis, framboisier ne sont pas encore touché. Mais le basilic si pareil : croqué.

    Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin
    Quoi faire ? Savon noir ? Mais surtout savoir quel parasite ?

    #jardin #maraichage #les_malheurs_de_rastapopoulos_dans_son_jardin

    • Oui on n’est pas gâté par le temps, du coup les limaces sont partout ... j’ai perdu plein de cucurbitacées et des boutures de vigne, cassis, etc ...

      Pour tes melons je pense que c’est des limaces aussi. Pas trop de solutions. Si tu n’en as pas beaucoup, tu peux acheter du scotch de cuivre et le mettre sur un support autour de tes plants (genre bouteille coupée). Je fais ça pour mes greffes et ça marche plut bien.

      Pour le poivron, je pencherai pour une chenille mais je suis loin d’être expert...

    • Pour les piments, il y a 12 pieds, répartis sur 3 endroits (pas méga éloignés c’est tout petit, mais 3 endroits différents quand même), doit y avoir plus qu’une chenille ou alors elle est obèse à l’heure qu’il est… Faut faire quoi pour les chenilles ? Vinaigre blanc ? Savon ? Café ? (je bois pas de café mais le voisin peut-être)

    • Haha mon loulou serait trop content, il m’en a d’ailleurs parlé ya deux jours de comment apprivoiser un hérisson quand on habite près d’un bois et qu’il y a des ouvertures. Mais là on est au milieu d’un pâté de maison en centre ville donc ya pas de hérisson. Et si j’en ramène un d’autre part, j’ai une chatte ultra caline mais qui hait tous les autres animaux (elle attaque le chien du voisin). Alors je ne sais pas le comportement qu’elle aurait avec un hérisson… Peut-être qu’elle ne ferait rien, je ne sais pas, mais je ne vois pas comment tester (je ne peux pas prendre un hérisson et ne pas savoir quoi en faire ensuite si ça ne va pas avec le chat).

    • Ah ça j’ai un bon truc ! C’est clairement limaces et escargots plus leurs variantes. Le truc : coquille d’oeuf broyée au sol tout partout autour et redresser ou couper les tiges qui tombent au sol, sinon elles servent de passe plat. En attendant d’avoir assez d’oeufs, cendres, à renouveller elles. Les coquilles d’oeufs perdurent si tu arroses sans les noyer/balayer, genre goutte-à-goutte. Tu fais 4 restos et tu auras assez de coquilles pour agir (en plus de la méga omelette).

    • Bon, avec voisin on a commencé à mettre des coupelles de bière. Ça marche à… mort. Première nuit, quelques limaces. Gros orage, ça a tout dilué, on remet une bière disséminée, bam le lendemain 4 gros escargots et 3 limaces, et la nuit suivante 1 escargot de plus et 1 énorme limace. Avec 3 ramequins seulement pour l’instant.

      Il faut qu’on ajoute 2 ou 3 ramequins de plus à l’autre bout des petites buttes, histoire qu’il y en ai de chaque côté.

      Ça leur fait une belle mise en bière (par contre c’est vraiment dégueulasse après).


  • Derrière le #muguet, les petites mains roumaines du #maraîchage nantais

    Contrairement aux idées reçues, de nombreux habitants des #bidonvilles de l’agglomération nantaise travaillent. Où cela ? Là où l’on veut bien d’eux et notamment chez les maraîchers, où ils sont devenus indispensables à la cueillette du muguet ou des #radis.


    https://www.mediacites.fr/nantes/enquete-nantes/2018/04/26/derriere-le-muguet-les-petites-mains-roumaines-du-maraichage-nantais
    #agriculture #migrations #travailleurs_étrangers #Roumanie #France #Nantes #Roms #travail #muguets


  • Evolution de la nature à Paris de 1730 à nos jours | Apur
    https://www.apur.org/fr/nos-travaux/evolution-nature-paris-1730-nos-jours

    Un #atlas cartographique inédit de 1730 à 2017 pour mieux comprendre les interactions entre les espaces plantés et les espaces bâtis dans Paris au cours de trois siècles de transformations urbaines.

    3 siècles d’évolution de la nature à #Paris, de 1730 à 2017 | Apur
    https://www.apur.org/fr/geo-data/3-siecles-evolution-nature-paris-1730-2017

    Une #carte interactive offre la possibilité de mettre en perspective la place de la nature à Paris de 1730 à 2017

    https://www.apur.org/dataviz/evolution_nature/index.html

    #cartographie #nature #urbanisation #agriculture #maraîchage #histoire


  • « SfruttaZero », une sauce tomate contre l’exploitation des travailleurs migrants et des précaires en Italie - Basta !
    https://www.bastamag.net/SfruttaZero-une-sauce-tomate-contre-l-exploitation-des-travailleurs-migran

    Ils travaillent jusqu’à 12 heures par jour, payées une misère, par une chaleur accablante qui parfois les terrasse. Tout cela pour ramasser des #tomates « 100% italiennes » et « à savourer en famille »… Eux, ce sont les travailleurs migrants exploités par un système quasi-féodal dans le sud de l’#Italie. Une fatalité ? Pas pour un groupe de jeunes italiens, qui ont, avec des migrants, créé leur propre production et marque de sauce tomate, « #SfruttaZero », avec des conditions de #travail dignes et respectueuses de l’#environnement. Ils espèrent désormais que leur initiative pourra faire tâche d’huile.

    #migration #main_d'œuvre #exploitation #agroindustrie #maraichage


  • A Cotonou, l’agriculture urbaine perd du terrain face au béton
    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/08/09/a-cotonou-l-agriculture-urbaine-perd-du-terrain-face-au-beton_5170638_3212.h

    Las, l’#agriculture_urbaine perd du terrain sur la ville. De 263 hectares en 1999, elle n’occupe plus que 50 hectares aujourd’hui. En une vingtaine d’années, les zones agricoles urbaines ont été rognées par une urbanisation galopante, au profit d’infrastructures immobilières. A titre d’exemple, les sites maraîchers situés à l’arrière du palais présidentiel de Cotonou ont été accaparés pour y construire des complexes hôteliers. Certains champs ont été repoussés en périphérie des villes et les superficies ont été réduites.

    « Les producteurs vont s’installer ailleurs, ils ont peur de l’#insécurité_foncière qui prévaut à #Cotonou », confirme Pascal Tchékoun, ancien spécialiste en production végétale au Centre régional pour la promotion agricole, l’un des organismes supprimés par les réformes agraires du gouvernement, en novembre 2016. Depuis, le fonctionnaire attend sa réaffectation.

    #maraichage #jardinage #Bénin #urbanisation


  • Viabilité des #microfermes maraîchères biologiques. Thèse de Kevin (...) - Les podcasts d’AgroParisTech
    http://www.agroparistech.fr/podcast/Viabilite-des-microfermes-maraicheres-biologiques-These-de-Kevin-Morel

    Les microfermes sont des fermes maraîchères biologiques qui questionnent les fondements de la modernisation agricole par leurs petites surfaces, leur grande diversité cultivée, leur faible niveau de motorisation, une approche écologique globale et leur commercialisation en circuits courts. Ces initiatives alternatives suscitent un intérêt croissant des porteurs de projet agricole et des collectivités mais la question de leur viabilité est posée. La thèse d’agronomie de Kevin Morel, basée sur un travail de terrain principalement fondé sur un partenariat fort avec 20 microfermes en France entend apporter des éléments de méthodes pour aborder la viabilité des microfermes et des éléments de réponse sur les points clés de leur pérennité.
    Soutenance de thèse de Kevin Morel

    #micro-fermes #agriculture_biologique #maraîchage


  • Quatre ans pour atteindre l’autosuffisance alimentaire
    https://social.shorthand.com/cotetoulouse/jg62bHJcN0c/quatre-ans-pour-atteindre-lautosuffisance-alimentaire

    À Albi, jardins partagés, keyholes et arbres fruitiers ont ainsi vu le jour autour de l’université Champollion, dans les quartiers de Lapanouse, Rayssac et des Amandiers ainsi qu’au coeur de la cité des Issards, des lieux aussi divers que fréquentés.

    C’est à Canavières, à deux pas du centre-ville d’Albi, que des champs, historiquement maraîchers et jusqu’ici inutilisés, se transforment petit à petit en terrains agricoles. Au total, 73 hectares de terrains non constructibles - car situés sur une zone inondable, au bord du Tarn - ont été préemptés par la Ville pour créer une ZAD (zone d’aménagement différé) puis mis à disposition d’agriculteurs volontaires, à raison d’un hectare par personne, pour la somme de 70 euros par hectare et par an.

    L’article est ronflant, je le scotche histoire de noter cette initiative écologique à suivre. M’enfin y’a ZAD et ZAD …
    #un_peu_d'air



  • Meet the Woman Who Runs NYC’s First Commercial Farm in a Residential Development - Modern Farmer
    http://modernfarmer.com/2016/09/empress-green-urby-staten-island

    Some apartment complexes tout such amenities as pools and weight rooms, but a new development in Staten Island, called Urby, prefers to crow about the organic farm located in the courtyard of one of two rental complexes, which opened earlier this year. They also like to brag about their farmer-in-residence, because if you have an urban farm, you need someone to tend to it, right?

    #agriculture_urbaine #femme #ville #maraîchage



  • Agriculture : travailler moins, gagner plus, en produisant mieux - Journal de l’environnement
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/agriculture-travailler-moins-gagner-plus-en-produisant-mieu

    Une très petite ferme, essentiellement cultivée à la main, permet à une personne en statut agricole de produire une profusion de fruits et de légumes, de vivre décemment, sans être écrasée de travail. C’est François Léger, enseignant-chercheur à l’Inra et à Agro Paris-Tech[1] qui l’écrit, dans un rapport consacré à l’expérience menée depuis 2006 au Bec Hellouin (Eure). Cette ferme de 20 hectares (dont 12 ha de bois, 4.000 à 7.000 m2 de cultures maraîchères, des pré-vergers et des forêts-jardins[2]) a été popularisée par le film « Demain », dans lequel ses concepteurs exposent notamment les principes de la #permaculture. Elle est surtout devenue un objet d’études, pour tenter de produire des données techniques et économiques sur une tendance encore marginale, mais qui se répand ces dernières années : l’installation en #maraîchage sur de très petites surfaces, avec des investissements limités.

    #agriculture #Inra


  • INRA - Ferme de #Bec_Hellouin : la beauté rend productif
    http://www.inra.fr/Chercheurs-etudiants/Agroecologie/Tous-les-magazines/Ferme-de-Bec-Hellouin-la-beaute-rend-productif

    Quatre années d’étude pour valider une hypothèse

    Réalisée en conditions réelles de production et de vente, l’étude a été menée de 2011 à 2015.

    A partir des données récoltées (voir encadré 1), les modélisations montrent que, en fonction du niveau d’investissement et d’intensification, 1000 m2 (2) dégagent un revenu horaire variant de 5,4 à 9,5 € pour une charge de travail hebdomadaire moyenne de 43 heures. Le revenu agricole net mensuel correspondant, 900 à 1570 euros, apparait tout à fait correct, voire supérieur, au regard des références couramment admises en #maraîchage biologique diversifié.
    Un facteur clé : une très petite surface très soignée

    Pour François Léger, le facteur clé de cette réussite est l’intensification : cultiver une très petite surface avec le maximum de soin et de productivité, sans perdre d’espace ni de temps de culture.

    Mais il ne faut pas oublier que les 1000 m2 étudiés s’insèrent dans un environnement influent : 20 ha en tout, dont des arbres et des haies qui hébergent des auxiliaires de culture et séquestrent du carbone dans les sols, des pâtures, un ruisseau et des mares qui contribuent à créer un microclimat favorable… Ces bénéfices écologiques font l’objet d’un nouveau programme de recherche qui a débuté en 2015.

    ...

    L’#expérience et la capacité d’#apprentissage en continu sont absolument déterminantes. Optimiser un outil par exemple peut faire gagner un temps précieux : la « Campagnole » a été inventée à la ferme de Bec Hellouin.

    #maraîchage_biointensif


  • Ici, ailleurs… la terre qui nous nourrit on Vimeo
    https://vimeo.com/164469907

    Ce documentaire de 34mn, réalisé par Julio Molina Montenegro, suit Gavin Bridger, jeune maraîcher bio anglais confronté à la perte de ses terres agricoles. Prenant conscience de la difficulté de trouver des terres, il part à la rencontre d’autres fermiers et d’initiatives d’accès à la terre en Europe.

    Introduction très concrète à la question de l’accès à la terre en Europe, ce film offre le panorama d’un mouvement en émergence qui voit fermiers, citoyens et orgnisations de la société civile s’unir pour préserver des terres pour une agriculture et une alimentation de proximité.

    Ce documentaire a été produit par le partenariat Access to land : accesstoland.eu

    http://www.accesstoland.eu/film-La-terre-qui-nous-nourrit
    #terres #foncier #accès_à_la_terre #agriculture #maraîchage




  • The revolution will not be market gardenized : some thoughts on Jean-Martin Fortier
    http://smallfarmfuture.org.uk/?p=1006

    Très bonne analyse sur les angles morts du #maraîchage écologiquement intensif (#biointensive, #micro-ferme).

    Notamment, l’auteur remet le maraîchage bio-intensif dans son contexte historique : produire des légumes pour la classe aisée urbaine. (Les pauvres ne peuvent pas acheter de légumes, les campagnards aisés ont leur jardin). Et le fait est que le système des Fortier et très très « joli » si on regarde du côté du maraîcher qui produit de manière plutôt écologique et sur une petite surface plein de légumes à forte valeur ajoutée, avec une technicité recherchée, mais ça revient au final à faire pousser des légumes de niche achetés par les personnes qui en ont les moyens, plutôt que de produire les denrées de base pour augmenter l’autonomie alimentaire de la région.



  • Pour des semences hybrides F1 (F2…) Open Source .
    Les Hybrides F1 sont des graines issues du croisement de 1ère génération de 2 variétés choisies. On obtient ainsi des qualités difficiles à obtenir via une semence de population (terme qui signifie, variété qui garde ses propriétés au fil des générations, stable quoi).
    Friand de la culture Open Source en informatique et à l’écoute des courants pour et contre sur les hybrides, j’ai cherché à comprendre ce qui coinçait.
    Les uns veulent utiliser des hybrides pour leurs propriétés, les autres dressent un véto contre les hybrides, les assimilants parfois même à des quasi manipulations génétiques.
    Mais pour moi, ce qui gène, ce n’est pas la technologie (qui d’ailleurs existait déjà au XIXème siècle, sur les plantes, mais surtout chez les animaux. Allez, instinctivement, mulet, ovicapre…). C’est plus l’appropriation privée d’un savoir qui cloche.
    Je suis pour des hybrides sourcées et libres de droits.
    En gros, pour indiquer qui sont les parents et les distribuer (à prix coûtant) plutôt que de distribuer leur descendance (F1, F2…).

    Je voudrais qu’on invente des hybrides open source .

    Ce n’est qu’un fois passé ce cap que je daignerai discuter de la comparaison hybride / variété de population. Sans cette première étape conceptuelle, le débat est faussé.

    Ce n’est pas du tout ce que dit ce texte, mais il jalonne ma réflexion, même s’il est plutôt contre :
    http://www.semencespaysannes.org/bdf/docs/necessaire__semences_et_logiciels_libres.pdf

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Lois_de_Mendel

    #agriculture #maraichage #opensource #Mendel

    • Hou plein de choses à dire, merci @rastapopoulos pour le ping.

      Alors dans le domaine #semences + opensource, il y a la OpenSource Seed Initiative (OSSI) : http://osseeds.org
      Alors ce n’est pas sur le même plan que ce que tu proposes, c’est de revendiquer la propriété des graines / de la génétique (hérésie) et d’y mettre une licence qui empêche de privatiser les graines, ses descendants ou les descendants issus de croisement avec ces graines.
      Je suis pas chaud du tout pour cette appropriation, mais le but étant de faire réfléchir les gens sur la privatisation du vivant. Ça commence à avoir la côté auprès d’améliorateurs de variétés US (Carole Deppe, Franck Morton, Joseph Lofthouse... dont j’ai relayé certains travaux ici).

      Hybride F1, ce n’est finalement que de la génétique, les graines ou les plantes issues d’un croisement de deux variétés pures/fixées/homozygotes. Rien n’empêche de trouver deux variétés qui se mélangent bien et de produire ces F1 en autonomie. On peut aussi partager la recette dans l’esprit open source comme tu le préconise. Perso je vois pas de mal à vendre ses F1 et/ou les parents avec bénéfices, cela dit.

      Je pense que le problème n’est pas dans les hybrides, mais plutôt dans le système juridique mis en place (catalogue officiel) qui fait que les semenciers n’ont intérêt à payer les frais d’inscription que pour les hybrides (dont ils ont le monopole). Je pense que le système hybrides F1 c’est plus pour se protéger des autres semenciers que des agriculteurs qui feraient leur semence (pas sûr que beaucoup le fasse pour les légumes vu la complexité de la chose). Du coup il reste surtout des hybrides.

      Y a quand même des saloperies dans certains hybrides, qui ont une stérilité mâle cytoplasmique, c’est à dire qu’on ne pourra jamais s’en défaire. Si ça tenait qu’a moi on interdirait ce genre de choses.

      Bon c’est un peu fouilli


  • #Bulgarie : les petits maraîchers misent sur le bio pour s’en sortir - europe - RFI
    http://www.rfi.fr/europe/20160223-bulgarie-petits-maraichers-misent-bio-pac-agriculture-stoyan

    Le bio, c’est la marotte des maraîchers en mal de revenus décents en Bulgarie. Et il y en a beaucoup. Le pays a basculé dans le « tout céréales », aidé par les subventions européennes, et le maraîchage a largement perdu de son importance depuis un quart de siècle. Face à la concurrence étrangère, les petits producteurs n’ont d’autre choix que de jouer la carte du « made in Bulgaria » et de la qualité.

    #maraîchage #céréaculture #pac #bio


  • Idée n°127 : permacultiver | 1000 idées pour la Corse
    https://1000ideespourlacorse.wordpress.com/2015/07/20/idee-n127-permacultiver

    pour répondre à la question qu’on pose le plus souvent en #Permaculture, à savoir : « c’est quoi la différence entre la Permaculture et, au choix, l’#agroécologie, le #jardin bio, l’#agriculture bio ou n’importe quoi touchant à du vivant… », et bien, la différence fondamentale, c’est l’insistance sur le #Design. La Permaculture, c’est précisément un processus complexe de conception d’#écosystèmes, nécessitant de faire appel à des compétences issues de plusieurs métiers et disciplines, qui doit s’insérer dans un contexte, et est susceptible de s’insérer dans un travail d’équipe plus large.

    Je prends deux exemples parce que je vous sens sceptiques.

    La conception d’un simple jardin en Permaculture est un processus complexe dans lequel le jardinier va suivre une méthode complète le menant de l’idée à la réalisation (et même plus loin), en passant par l’observation, l’évaluation, et bien entendu le Design proprement dit, qui le conduira à l’élaboration d’un projet précis matérialisant son dessein, accompagné de dessins, soit, étymologiquement, les deux mots qui, ensemble, sont désignés par Design en anglais (voir la deuxième page de ce PDFhttp://www.eyrolles.com/Chapitres/9782708126350/chap1.pdf, par exemple). Cette conception nécessite de faire appel à des compétences issues de la #botanique, de l’#arboriculture, du #maraîchage, de la #pédologie, de la #climatologie, du paysagisme, de la #maçonnerie, de la #menuiserie, de l’#écologie, de l’#hydrologie, de la systémique, de la gestion des #risques, du dessin, de la rédaction… Elle devra tenir compte de contraintes locales, sociales, juridiques (avec parfois des compromis difficiles à trouver par exemple entre le besoin de laisser des zones en friches pour favoriser la #biodiversité, et, en région méditerranéenne, le besoin de prévention contre l’incendie), et trouver des solutions à ces contraintes. Tout ceci devra être pris en compte au moment de passer à la phase appelée « Design » dans les méthodes de Permaculture, bien que le terme Design puisse aussi bien être appliqué, selon la définition donnée par notre étudiante et d’autres définitions du Design, à l’ensemble de la méthode.

    Mais la Permaculture ne s’arrête pas aux jardins, et j’en viens à mon second exemple : celui de l’amélioration d’une ville en utilisant les méthodes de la Permaculture. Cet exemple est tout sauf théorique puisque la Permaculture a donné naissance, dans les années 2000, au mouvement des Villes en #Transition https://fr.wikipedia.org/wiki/Ville_en_transition (Transition Towns). Le problème était le suivant : face à la double perspective du #réchauffement climatique et de la raréfaction des #ressources naturelles, comment rendre une ville capable d’être résiliente à ce double risque ? Plus encore que dans le cas d’un jardin, on s’en doute, le problème est complexe, et devra mobiliser un nombre bien plus important de métiers et de disciplines. Clairement, il faudra, de plus, travailler et composer avec tout un tas de personnes extérieures : des urbanistes, des architectes, des élus, des énergéticiens, etc.. Le tout nécessitera une méthodologie solide… Bref, il va falloir élaborer le Design à la fois de la ville telle qu’on la veut, mais aussi de tout un tas de sous-éléments. On retrouvera des questions de Design de service quand il s’agira de mettre en place une #monnaie locale et de la faire accepter, ou dans la mise en oeuvre d’une stratégie zéro #déchets, et des questions de Design d’objets un peu partout… Bref, du Design, encore du Design…

    Que ce Design en Permaculture ne soit pas toujours élaboré par des professionnels et/ou de manière professionnelle, c’est un fait. On trouve dans les personnes qui se réclament de la Permaculture tout et n’importe quoi, et même parmi les gens sérieux, on trouve bien plus d’amateurs que de professionnels, et leurs Designs sont parfois un peu sommaires. Ca n’empêche pas que le processus de conception en Permaculture (le vrai) mérite bien le nom de Design, puisqu’il répond à tous les critères des bonnes définitions du Design.

    • Parfois quand je lis ce genre de choses, ça me semble un peu un mot-magique. Tu remplaces par « planification » et ça revient à peu près au même. Et c’est d’autant plus parlant quand on parle des villes et d’urbanisme. Ya le modèle du marché, où c’est l’offre et la demande qui gère la ville, les achats de terrain, les trucs pas du tout coordonnés entre eux etc. Mais le modèle « on planifie tout à l’avance » sur des villes entières, voire sur des régions ou pays entier, ben ça s’est déjà vu (et à ce niveau là c’est très étatique d’ailleurs), et ça mobilisait pareil, de nombreux métiers, etc. Mais c’est juste le but qui changeait (du genre être bien organisé pour les travailleurs, ou ici être le plus écologique, etc).

    • Je sais pas si planification est vraiment équivalent. Ici il y a la question de partir de l’existant et de laisser un éventail de possibles à l’évolution du système et à ses ramifications, là où (me semble-t-il) la planification part de zéro et définit les choses de façon assez fixe.