• Pratiques d’enquête illégales : deux responsables des douanes mis en examen Le Figaro.fr avec AFP - 21/04/2017
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/04/21/97001-20170421FILWWW00336-pratiques-d-enquete-illegales-deux-responsables-d

    Deux hauts responsables des douanes ont été mis en examen vendredi dans une affaire portant sur des pratiques d’enquête illégales, notamment autour de la saisie de 43 tonnes de café contrefait en juillet 2015, selon des sources judiciaire et proches de l’enquête.

    Il s’agit de la numéro 3 de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), et du chef de la Direction des opérations douanières (DOD) du Havre, un service de la DNRED. Leur contrôle judiciaire leur interdit d’exercer leurs fonctions, a précisé la source judiciaire.

    Le 12 décembre dernier, les gendarmes de la Section de recherches de Paris avaient perquisitionné le siège de la direction des opérations douanières (DOD) du Havre où ils avaient trouvé plus de 700.000 euros dans une valise, environ 50.000 dans un fauteuil ainsi que 20.000 euros au domicile du chef de la DOD du Havre.

    L’enquête menée par la juge du pôle financier Aude Buresi s’intéresse notamment aux conditions dans lesquelles 43 tonnes de café contrefait étaient arrivées au Havre dans un conteneur de 120 tonnes, et au lien éventuel entre l’argent trouvé en perquisition et cette saisie.

    Les enquêteurs se demandent si la livraison de café au Havre n’a pas permis de dissimuler l’acheminement de marchandises illicites au profit de possibles informateurs tout en permettant aux douaniers de réaliser une belle prise. L’intérêt même de cette saisie pose question, le café étant d’une si mauvaise qualité qu’il aurait difficilement pu être commercialisé, ont expliqué des sources proches de l’enquête.

    #douanes #trafics #enquête_illégale #Café #DNRED #DOD #marchandises_illicites #informateurs


  • Reformuler la critique du #Capitalisme
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/020417/reformuler-la-critique-du-capitalisme

    Les sociologues #Luc_Boltanski et Arnaud Esquerre repèrent non pas un « nouvel esprit du capitalisme », mais un déplacement de ce dernier vers de nouveaux « gisements » de profit, en particulier le passé lui-même, qui obligent à en réarticuler la critique. Entretien.

    #Culture-Idées #Arnaud_Esquerré #enrichissement #marchandise #valeur


  • LA GRATUITE, UNE TENSION VERS L’EMANCIPATION 21 OCTOBRE 2016 / JEAN-LOUIS SAGOT-DUVAUROUX

    On se souvient peu que dans les vieux slogans fondateurs du mouvement communiste et du mouvement anarchiste, il y avait l’abolition du salariat – qui a d’ailleurs été très récemment supprimé des statuts de la CGT. Derrière l’idée d’abolition du salariat, il y avait le sentiment que les êtres humains ne sont pas faits pour travailler moyennant finances et sous ordre, qu’ils sont faits pour travailler et pour agir comme des adultes, qui savent que l’on a besoin de l’activité humaine pour produire ce qui permet de vivre, et pour innover, développer ce que les progrès de la technique apportent.

    Notons que le mouvement ouvrier, inspiré par cette idée de l’abolition du salariat, a toujours agi pour la diminution du temps de travail. Mais on aurait pu formuler cela tout autrement en disant que nous agissons pour l’augmentation du temps de libre activité. C’est-à-dire s’occuper de ses enfants, faire la cour à la personne que l’on aime, construire sa maison, ramasser des champignons, ou inventer un logiciel… C’est déjà à l’oeuvre. Nous développons déjà des activités multiples, pour lesquelles on ne demande à personne de payer, que l’on fait parce que cela produit un bien pour soi-même et pour la collectivité. On entend très souvent des retraités, par exemple, dire n’avoir jamais été aussi actifs que depuis qu’ils sont à la retraite. Cette activité-là produit du bien, mais un bien qui est hors marché.

    L’augmentation de la libre activité a réellement changé nos vies. A la fin du XIXe siècle, on travaille de l’enfance à la mort, tous les jours, du lever au coucher : l’activité est entièrement marchandisée. Autre volet de l’émancipation de l’activité humaine, qualitatif celui là, le droit du travail a été une construction qui garantit l’inaliénabilité de la personne humaine, à l’intérieur du temps vendu. Même à l’intérieur de cet achat par morceaux qu’est le salariat, je ne vends pas ma personne, je vends « quelque chose » de ma personne, le reste est inaliénable.

    Voilà pour la phase optimiste. L’autre phase, c’est (...) cette puissance de la représentation marchande qui rend réceptif à l’idée que celui qui ne veut pas être salarié ou celui qui défend les 35 heures est un paresseux. Si bien que, par exemple, au lieu de transformer les énormes gains de productivité que connaît l’économie mondiale en ouverture sur la libre activité, ces gains vont à la rente du capital (dans les 25 dernières années, 10 % de la richesse produite est passée de la rémunération du travail à la rémunération du capital).

    Ensuite, on dit aux salarié·e·s qu’il n’y a pas d’argent, puisque l’argent va « tout naturellement » aux gens qui ont pris l’énorme risque de mettre leur fortune en bourse (le risque de se faire broyer par une machine, c’est quand même moins grave !). Donc on ne peut pas payer plus, et il faut s’estimer heureux d’avoir du boulot. Cette configuration générale (imaginaire, intime, symbolique, idéologique) dégrade les consciences et l’objectif de civilisation qui vise à « désaliéner » l’être humain se perd, comme nos espérances et nos perspectives politiques.

    #ARTS_DE_LA_RUE #AUBAGNE #ÉMANCIPATION #DI_ROSA #GRATUITÉ #LIEUX_PUBLICS #MARCHANDISE #TRANSPORTS_PUBLICS #UNIVERSITÉ_POPULAIRE #TEMPS #SALARIAT

    https://jlsagotduvauroux.wordpress.com/2016/10/21/la-gratuite-une-tension-vers-lemancipation

    • On ne se suicide pas au travail pour des problèmes de salaire, on se suicide pour des problèmes de sens. Ma vie n’a plus de sens, mon travail est devenu un enfer, on me met en guerre contre tout le monde. Une fois encore, le plus important, ce qui est « sans prix », vital, c’est ce qui est attaqué dans cette forme de « remarchandisation » de la personne humaine.


  • Mexique
    Chronique de ces journées de pillage et de révolte
    Quelle suite ?

    Noticias de abajo

    http://lavoiedujaguar.net/Mexique-Chronique-de-ces-journees

    On se souviendra des jours comme ce 4 janvier 2017, jour de fureur et d’adrénaline. Ce sont des jours particuliers, parce que, à la différence de ceux que nous chérissons individuellement, comme un bel anniversaire, des vacances à la plage ou un Jour des morts très coloré, ceux-là resteront dans la mémoire de tous ou de beaucoup d’entre nous comme des jours extraordinaires.

    Voilà quelques jours qu’ici au Mexique, comme on l’appelle, on annonçait une augmentation du prix de l’essence de 14 puis 20 pour cent, « suite à la montée des prix internationaux », selon les termes de Peña Nieto. Jamais il n’a été dit que cette augmentation était due à la réforme énergétique que son gouvernement avait promue. Ça n’avait rien de nouveau pour les habitants de ce pays. Le prix de l’essence augmente chaque année, tout comme celui de toutes les autres marchandises (...)

    #Mexique #gasolinazo #pillages #marchandises #aliénation #révolte #spectacle


  • Des Nouvelles Du Front » Mexique « Derrière ce mouvement, la faim. Si vous ne le comprenez pas , fermez votre bouche et apprenez. »
    http://dndf.org/?p=15595

    Les premiers jours de la nouvelle année ont vu une hausse du prix du carburant au Mexique, suivi d’un blocage des routes, de l’occupation de péages et de blocages de stations-service. Mais ce qui a suscité le plus d’attention a été une série de pillages dans de nombreuses villes. Les pilleurs prenaient surtout des téléviseurs, des appareils électroniques, mais aussi des jouets et des articles de première nécessité. Il y a eu plus de 500 arrestations en une semaine, quelques tués, la panique dans le gouvernement, dans le monde des affaires et dans tous les partis politiques.

    La société adore la forme marchandise : elle l’adore, l’élève sur l’autel où elle doit être vénérée. Et la plus grande expression de cette adoration n’est pas la consommation, mais le travail. À travers et par le travail, l’activité humaine se transforme en marchandise. Bien qu’il puisse sembler que nous ne travaillions que pour produire ce qui deviendra une marchandise ou pour y avoir accès, notre activité est elle-même une marchandise qui doit être échangée contre d’autres marchandises : le strict minimum pour que nous puissions retourner au travail. En résumé : nous travaillons pour pouvoir acheter des produits de base et nous finissons par ne pouvoir qu’acheter assez pour pouvoir nous présenter au travail le lendemain.

    #marchandise #consommation #précarisation


  • Quelques premières questions aux sciences
    et à leurs consciences

    SCI Marcos & Galeano

    http://lavoiedujaguar.net/Quelques-premieres-questions-aux

    Mon nom est SupGaleano. Comme je suis âgé d’à peine plus de deux ans et demi, ce qui avant s’appelait « curriculum vitae », et qui maintenant se dit « mon profil d’utilisateur » est très bref. En plus d’être insurgé et zapatiste, j’ai différentes professions. Par exemple, l’une d’entre elles est d’incommoder les bonnes consciences et de réveiller les plus bas instincts des mauvaises, en montrant mes évidentes et séduisantes formes voluptueuses — que j’ai gagnées, non sans efforts, grâce à une rigoureuse diète riche en grenaches, avec assez de beurre et de la malbouffe à discrétion.

    Je suis aussi, malgré moi et pas moins de lecteurs, le gratte-papier involontaire des hauts et des bas d’un être, mythologique pour les personnes de plus de douze ans, et d’une évidente existence pour n’importe quelle personne passionnée de science et pour n’importe quel enfant (...)

    #Chiapas #zapatistes #science #questions #capitalisme #marchandise #économie #savoir #justice


  • Le #transport de #marchandises en France : Chronique d’une faillite signée Bruxelles - Le Vent Se Lève
    http://lvsl.fr/transport-de-marchandises-france-chroniques-dun-desastre-signe-bruxelles
    http://lvsl.fr/wp-content/uploads/2016/12/comite_3_gd-1.jpg

    Tout en démantelant le transport ferré, les #politiques européennes de #déréglementation ont également dépecé le transport routier français de marchandises. Libé- ralis-é à son tour d’insoutenables entraves à la concurrence, le transport routier sous pavillon français a vu son volume de trafic décrocher d’une base 100 en 2007 à 73 en 2015[5]. De plus, la part de marché du transport français en Europe est laminée, autrefois très largement leader (proche de 50%), le camion français sur les routes européennes a quasiment disparu[6].
    Que s’est-il passé ? La réglementation européenne a autorisé le cabotage des transporteurs étrangers sur le sol français. En clair un camion polonais peut charger et décharger en France en s’affranchissant des règles et cotisations sociales françaises pendant 7 jours avant de devoir repasser par la Pologne (la Pologne a fait du transport routier international sa spécialité industrielle en quelques années). En parallèle, la commission européenne encourage les gros acteurs français du secteur à faire appel aux travailleurs détachés, là encore affranchis du régime social français, pour maintenir leurs marges.
    Les géants du secteur, qui ne sont jamais très loin des décisions bruxelloises, restent donc assez discrets car ils tirent sournoisement profit de la situation. L’émission d’Elise Lucet, Cash Investigation, a montré comment le transporteur GEODIS, filiale de la SNCF, supprimait des chauffeurs en France en ouvrant parallèlement des filiales en Roumanie, vouées à venir livrer des clients… français. Une délocalisation qui ne dit pas son nom. On a découvert également comment le système reposait sur les conditions de travail indignes des chauffeurs détachés, qui sont privés de l’hygiène, du confort et du repos élémentaires pendant parfois plus d’une semaine.


  • La tormenta perfecta

    Georges Lapierre

    http://lavoiedujaguar.net/La-tormenta-perfecta

    Saisir la pensée en son commencement, au moment où elle surgit, fonder notre vie sur cet événement rappelé sans cesse dans nos mythes, c’est l’utopie d’aujourd’hui. Ce qui était au commencement devient notre futur : reposer les fondements d’une vie sociale ; marquer le moment où la pensée surgit et se déploie dans ses œuvres ; retrouver le mouvement arbitraire d’une pensée qui ne se rattache à rien sinon à elle-même, née d’elle-même, par sa seule pratique, par sa seule réalisation ; une communauté de pensée reposant uniquement sur le don, sur ce défi à être ; accepter le versant nocturne de la pensée et faire tournoyer les rhombes pour entendre le souffle menaçant des esprits. L’utopie, autant dire la pensée, est devenue l’enjeu de notre époque. (...)

    #utopie #communauté #individu #monde #esprit #marchandise



  • Transport de marchandises : changeons d’ère ! Documentaire de Gilles Balbastre

    https://www.youtube.com/watch?v=jmydwmmDB5E

    Un an après la sortie du documentaire « Vérités et mensonges sur la SNCF » commandé par le CE SNCF Nord-Pas-de-Calais, un autre comité d’entreprise cheminot, celui de FRET SNCF, m’a demandé de réaliser un film sur l’état du transport de marchandises en France en 2016.

    En tant que fils de cheminot, qui plus est en poste durant toute sa carrière au triage d’Hourcade près de Bordeaux, en tant que journaliste et réalisateur « spécialisé » dans le domaine du travail, des services publics, de l’économie, je savais plus ou moins que le fret ferroviaire n’était pas en forme. Mais de là à avoir conscience de l’étendue des dégâts et de la rapidité de la casse, il y avait un pas que ce film a permis de franchir. 85% des marchandises passent désormais par la route, à peine 10% par le rail. La part du rail a été divisée par trois en une quinzaine d’années seulement.

    Et pourtant, ce n’est pas faute pour les cheminots d’avoir tiré le signal d’alarme. Mais que voulez-vous, les médias et les journalistes détournent leurs yeux vers des sujets plus importants comme la folie Pokemon et les frasques de Benzema ou de Nabilla...
    Les principales leçons que l’on peut tirer après avoir fait et vu ce film sont :
    1 - des choix économiques et écologiques d’importance sont faits dans notre pays dans une absence totale de débat public et dans un silence médiatique assourdissant,
    2- la parole des salariés, des élus salariés et des syndicalistes est d’une très grande richesse quand on prend le temps d’aller la chercher et de la restituer.
    A l’aube d’une campagne présidentielle et législative qui s’annonce plus glauque et réactionnaire que jamais, il faut rendre grâce à un comité d’entreprise comme celui de SNCF Fret dirigé par des syndicats combatifs de créer un espace de liberté pour une information non polluée.
    Pour visionner le film, rendez-vous sur le site de Fret SNCF : http://www.fret21.org ou à l’adresse suivante : https://www.youtube.com/watch?v=jmydwmmDB5E


    Gilles Balbastre, réalisateur (notamment des Nouveaux chiens de garde avec Yannick Kergoat)

    « Vérités et mensonges sur la SNCF » (https://www.youtube.com/watch?v=gT3PPOXZqNk

    )

    #Transport #communication #marchandises #train #SNCF #Gille_Balbastre #Documentaire #camions


  • Passeports sans frontières - Culture / Next
    http://next.liberation.fr/livres/2016/09/28/passeports-sans-frontieres_1513711

    http://md1.libe.com/photo/946163-paci_centro_photo_hd-def-okjpg.jpg?modified_at=1475083769&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600

    #passeport #circulation #visas - pour @fil

    Parce que ça me fait penser à ça (en lien)

    Voyager sans visa
    http://visionscarto.net/voyager-sans-visa

    Alors que bon nombre de Britanniques sont encore sonnés par le Brexit annoncé dans la nuit du 23 juin 2016, les ambassades des autres pays européens reçoivent par centaines, dès potron-minet, des demandes de citoyenneté pour conserver le précieux sésame de l’Union européenne. Un mouvement amplifiant des demandes qui avaient déjà été faites par précaution avant le vote. On découvre alors que tous les passeports ne se valent pas et qu’être citoyen estampillé UE donne des facilités pour circuler et s’installer. On saura dans quelque temps quelle fut l’ampleur de ce mouvement.

    • ah tiens Libé fait désormais comme le Guardian en mettant son logo sur les images destinées aux réseaux sociaux

    • En attendant, #Atossa_Araxia_Abrahamian a enquêté sur le #marché mondial des passeports dans un #livre d’autant mieux renseigné que la journaliste est elle-même suisse, iranienne et canadienne vivant à New York. Une plongée dans l’#industrie de la #citoyenneté qui n’aurait pas pu être écrite il y a quelques décennies. Car les faits rapportés par l’auteure sont récents. Il y eut toujours une poignée d’hommes d’affaires et des artistes collectionneurs de #passeports, mais son récit offre une géographie mondiale de la citoyenneté, qui n’est plus figée dans le marbre de l’Etat westphalien. On pense au fossé entre les pauvres migrants poussés par la pauvreté et la guerre au péril de leur vie durant le voyage ou pendant leur misérable existence dans des pays riches exploitant leur force de travail, un fossé avec les riches, citoyens de pays démocratiques, circulant sans peine pour des motifs les plus futiles, voire les ultra-riches (0,1 % de la population mondiale) qui se sont octroyé le titre de « citoyens du monde » dont ils jouissent avec des passeports achetés à prix fort. La citoyenneté de La Dominique est sur le marché à 200 000 dollars, celle de Malte (où l’on ne paie pas d’impôts) et de l’Autriche peut atteindre plusieurs millions d’euros.

      #business #marchandise

      Citoyennetés à vendre. Enquête sur le marché international des passeports

      La citoyenneté – le « droit d’avoir des droits », comme l’a définie Hannah Arendt – est aujourd’hui refusée à des centaines de millions de personnes – déracinés, réfugiés, apatrides et autres « illégaux ». Pour quelques happy fews, en revanche, les passeports sont des produits de luxe qu’ils collectionnent comme des toiles de maître, pour se simplifier la vie et payer moins d’impôts.

      Ce reportage montre ce qu’est devenue l’idée de citoyenneté à l’ère des gigantesques mouvements de population et de la privatisation des États. D’un côté, les ultra-riches ont accaparé le titre de « citoyens du monde » et sont les seuls à jouir, avec leurs capitaux, d’une planète sans frontières. De l’autre, des nationalités bradées, comme dans l’invraisemblable transaction conclue entre l’une des nations les plus pauvres du monde, les Comores, et les Émirats arabes unis qui, pour régulariser la situation des apatrides sur leur territoire, ont acheté au prix de gros des dizaines de milliers de passeports comoriens

      https://www.luxediteur.com/wp-content/uploads/2016/08/citoyennetes-a-vendre-276x400.jpg
      https://www.luxediteur.com/catalogue/citoyennetes-a-vendre


  • Quel rôle pour le fleuve dans le Grand Paris des #marchandises ?

    Est-il possible d’envisager un rôle pour le fleuve dans le Grand Paris des marchandises, depuis les grands flux internationaux en provenance des ports maritimes jusqu’à ceux de la distribution urbaine ? Le transport des marchandises participe aux logiques métropolitaines. La force du système routier aboutit à une double déconnexion entre le fleuve et la ville, déconnexion par rapport à la production et à la distribution accompagnée d’une déconnexion spatiale, mise en évidence par le processus de « périurbanisation logistique ». Paris, métropole de premier rang et carrefour européen, fournit un terrain exemplaire. Les pistes de reconnexion ne peuvent se concevoir que dans une stratégie volontariste d’aménagement des territoires de la logistique métropolitaine.

    http://www.cairn.info/revue-espace-geographique-2012-3-page-236.htm
    #Seine #fleuve #Paris #France



  • Compétition! | Le Monolecte
    http://blog.monolecte.fr/post/2016/06/08/competition
    http://blog.monolecte.fr/wp-content/uploads/2016/06/103_0195D-1024x685.jpg

    Il parait que la compétition, c’est bon pour notre poil. Personnellement, je n’y ai jamais cru. Et les derniers développements du grand cirque du sport — soi-disant près du peuple — me confortent plus que jamais dans mon dégout profond de cette vile émotion qui pourrit immanquablement le sport et le reste de la société avec lui.

    #compétition #corruption #sport

    • http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2016/06/07/mort-de-kimbo-slice-le-doux-geant-qui-a-popularise-le-mma_4941262_4832693.ht

      http://s2.lemde.fr/image/2016/06/07/534x0/4941258_6_4d0a_2016-06-07-901ea4b-8a8b9ee339cc44d79ce9fe56b650b_ce26c3eabfc12ab3841f2defe2e3eb50.jpg

      Malgré cette popularité, Kimbo Slice ne combattra que 7 fois (5 victoires et 2 défaites), alternant avec des essais dans la boxe professionnelle (7 victoires, dont 6 knock-out entre 2011 et 2013). Dans une discipline comme dans l’autre, il n’aura jamais de ceinture de champion, ce qui lui allait très bien. Il ne cherchait pas les titres, content que le sport lui ait permis de payer l’éducation supérieure de ses six enfants.

      « Les gars qui ont les titres, ils sont incroyables. Je suis juste content de passer de belles journées dans ce milieu – être avec eux, faire les combats d’ouverture, simplement contribuer à l’UFC et au sport. C’est vraiment ce que je veux faire. Je ne prévois pas de gagner des titres ou rien du genre. J’essaie d’apprécier chaque combat, l’un après l’autre. »

    • Au fond c’est exactement comme si vous aviez un ensemble de jeunes femmes aux vertus plutôt douteuses. Alors, pour prendre la photo, vous mettez devant une jeune fille à la pureté absolue. Alors on dit que la pureté de la jeune fille du milieu va rejaillir sur l’opinion qu’on aura des jeunes femmes qui sont autour… C’est vraiment se moquer du monde ! C’est nous tromper sur la marchandise et du coup le sponsoring devrait être totalement interdit !

      #vertus #pureté #marchandise #phallosophie #sexisme

    • Ouais, c’est déprimant de se rendre compte que de toutes les #dominations, c’est le sexisme qui résiste le mieux, y compris à l’intelligence !
      Jacquard a passé une grande partie de sa vie à démontrer que la pensée libérale ou raciste ne reposait sur aucun substrat scientifique et plaf, moi aussi, j’ai eu un gros soupir en tombant sur ce passage lors de la sélection de l’extrait de la conférence.

      Je l’ai laissé, parce que je me suis dit deux choses :
      – Déjà, que ma conscience féministe s’était bien aiguisée depuis la première mise en ligne de la conférence. Parce qu’à l’époque, je n’avais pas tiqué.
      – Et que vu le parcours intellectuel de Jacquard, ce passage démontrait ce que je viens d’écrire au-dessus : le profond enkystement de la pensée sexiste dans notre société et la difficulté subséquente que nous avons à lutter contre ce genre d’évidence.

    • Oui Jacquard lui-même pris en flagrant délit de diffusion de cliché insultant et de raccourci de la pensée (vertu = pureté = virginité féminines = moeurs sexuelles féminines), avec cette métaphore sexiste sur la notion de vertu :-(
      Pour info j’avais assisté à une conférence, en 2013 je crois, où il parlait de la compétition et je ne me souviens pas de cette métaphore : peut-être avait-il pris (ou lui avait-on fait prendre) conscience de la portée de ses propos.

      Sinon je ne suis pas sûr de bien comprendre ce passage :"

      On n’a pas le droit de faire son maximum pour dépasser l’autre alors qu’on doit faire son maximum pour se dépasser soi !

      "
      N’est-ce justement pas l’inverse ?

      Enfin j’épingle ces deux phrases pour moi-même et un projet d’article sur le #management

      Mais chaque fois qu’on fait un gagnant, on fait toute une multitude de perdants !

      ...

      La seule chose à faire, c’est de supprimer la cause du dopage et la cause du dopage, c’est la compétition !

    • @petit_ecran_de_fumee la phrase que tu relève me semble assez claire. Pour moi ca veux dire que la compétition est à proscrire car elle nuit à la collectivité et aux individus mais le dépassement de soi par contre doit être valorisé car il est bénéfique aux individus et à la collectivité puisque les individus sont plus épanouis. C’est pas sur que ma formulation soit plus claire ^^

      Sinon @monolecte je ne dit pas que Jacquard est à jeter, je suis bien d’accord avec ce qu’il dit sur la compétition. Et je suis d’accord avec tes deux observations. Ce qui est aussi regrétable c’est que le sujet de la compétition est tout de même à sa base très très chargé de culture de la virilité et de l’oppression des femmes alors c’est pas très « sage » de faire l’impasse sur les recherches féministes à ce sujet comme l’a fait Jacquard. Par sa méconnaissance du féminisme il passe à coté du cœur de l’esprit de compétition ; la compétition c’est d’abord une lutte fraternelle pour justifier et perpétué l’infériorité des femmes. Je ne compte pas le nombre de fois ou j’ai lu ou entendu que les femmes sont inférieur physiquement aux hommes et que ca serait prouvé par les résultats inférieurs des femmes aux compétition sportives.


  • Ce Qu’il Faut Bloquer
    https://paris-luttes.info/ce-qu-il-faut-bloquer-5456

    Tout le #capitalisme transite dans ces cubes de tôles uniformes qu’on voit au bord des #autoroutes. Gros avantage, ils sont presque tous regroupés sur des zones logistiques qui paraissent assez simples à bloquer. Pour prendre l’exemple très concret d’une zone située à quelque pas d’une station du RER A, en bloquant l’unique rond-point qui la dessert on peut mettre à genoux l’approvisionnement des Galeries Lafayette, de Décathlon, d’un gros du e-commerce, des pièces détachées d’un vendeur « high-tech », de la BNF (eh oui), de la Banque Populaire, d’une filiale entière de l’agro-alimentaire, d’un fournisseur de décor pour la TV, d’une partie de la presse nationale, etc. Il y a même un #datacenter ! Sur une seule zone...

    Bien sûr, ce n’est jamais évident d’organiser des blocages dans des lieux qui nous sont hostiles, coincés entre une autoroute et une zone pavillonnaire. Et puis surtout, pour que ça ait du sens, il faut que les ouvriers de ces entrepôts soient de la partie. Ils sont plus de 700 000 en France et représentent 13% des ouvriers. Ils bossent dans des conditions déplorables pour maintenir la profusion dans les rayons des supermarchés ou livrer le colis de Mr Dupont avant 9 heures. L’éclatement en de petites unités complique les grandes mobilisations, l’intérim aussi, la sous-traitance, les primes de productivité et la crainte du chômage en rajoutent une couche. Cette semaine, les ouvriers de XPO (ancien Norbert Dentressangle, les camions rouges qui livrent un tas de trucs pour un tas de boites) ont entamé la danse en lançant une grève reconductible. En les soutenant et en appelant à un élargissement de ce mouvement à l’échelle de tout le secteur logistique, on peut se donner les moyens de bloquer gros. Une alternative parmi d’autres…

    #infrastructure #flux #transport #marchandise via @prac_6


  • Des marins marchands aux marchands de marins
    http://labrique.net/index.php/thematiques/lutte-des-classes/745-des-marins-marchands-aux-marchands-de-marins

    90% du volume de marchandises transportées dans le monde transitent aujourd’hui par voie maritime. Centrale pour la consommation, l’organisation de cette logistique planétaire reste pourtant invisible. Sur ces bateaux de plus en plus gigantesques, pas de Corto Maltese, mais des marins précarisés, déracinés, confinés et contrôlés à distance. Bienvenue à bord. Source : La Brique


  • Transformer son association en entreprise sociale : les 5 questions à se poser
    http://www.socialter.fr/fr/module/99999672/207/transformer_son_association_en_entreprise_sociale__les_5_questions__se_pos
    Finir de #privatiser la #solidarité, de #marchandiser tous les aspects de la vie sociale, coloniser les esprits avec de la #novlangue

    Comment augmenter mon impact sans avoir à trouver plus de subventions ? En développant mon social business ! De plus en plus d’ONG et d’associations se posent la question de transformer leur modèle en entreprise sociale pour gagner en autonomie financière. Dans les pays en développement, cela est d’autant plus tentant que les marchés locaux connaissent des croissances rapides alors que les subventions et dons internationaux sont toujours plus difficiles (et chers) à mobiliser.

    #pfff

    • Dans le « même sens » mais pour de toutes autres raisons, moi je suis assez partisan de la transformation des assocs en SCOP à partir du moment où 1) ya plusieurs salariés et que sans elleux ya rien qui tourne, et 2) l’assoc vend des services ou des objets. (Ce n’est évidemment pas le cas quand ya juste 1 salarié⋅e et que tout le reste se fait en bénévolat.)

      Le nombre d’assocs où ya une ambiance de merde entre la partie Bureau-CA et la partie Salariés… Justement parce qu’une assoc c’est pas du tout fait pour ça au départ, c’est pas fait pour trouver de l’argent pour payer des salaires, et en plus à peu près toujours dans les statuts, les salariés n’ont aucun pouvoir dans la gestion.


  • Quel rôle pour le #fleuve dans le #Grand_Paris des #marchandises ?

    De très nombreuses villes sont situées sur un fleuve. Un vaste mouvement de redécouverte de leur matrice originelle par les villes centres est actuellement à l’œuvre. Depuis la préhistoire, les activités de pêche et d’agriculture, les activités artisanales, ensuite industrielles, ou les transports ont utilisé intensément le fleuve comme une ressource essentielle. Puis, sous l’effet de l’utilisation d’autres énergies, des voitures et des camions, et de l’expansion des villes bien au-delà de leur site originel, le lien s’est distendu avec des fleuves de moins en moins naturels, réceptacles des pollutions urbaines, franchis par des ponts, cernés par des autoroutes ou des voies de chemin de fer, souvent canalisés mais ne jouant qu’un rôle marginal par rapport à la route.

    https://pbs.twimg.com/media/CYnSNnjWAAAbTHO.png
    http://www.cairn.info/revue-espace-geographique-2012-3-page-236.htm
    #Paris #transport_de_marchandises
    signalé par @ville_en


  • Morceaux choisis et commentés pour une introduction à la Wertkritik

    par Jef Goyhenexpe dans la revue Hau

    http://hau.eklablog.com/morceaux-choisis-et-commentes-pour-une-introduction-a-la-wertkritik-p9

    La rédaction de cet article est en partie le fait de rencontres mensuelles d’un petit groupe de personnes qui, depuis le 1er mai 2012, se propose de saisir, par la lecture et la discussion, les principaux apports de cette théorie. A défaut de construire la société idéale, il s’agit d’outiller conceptuellement un questionnement sur les conditions de possibilité d’une existence libérée des contraintes de la société marchande. Y sont convoqués les cadres théoriques fournis par la critique sociale, l’anthropologie et plus généralement l’ensemble des approches permettant de dénaturaliser l’évidence de nos perceptions du monde social.


  • BALLAST Pasolini — contre la #marchandise
    http://www.revue-ballast.fr/pasolini-contre-la-marchandise
    http://www.revue-ballast.fr/wp-content/uploads/2015/03/pazo2-300x89.jpg

    Pasolini a condamné sans détours la #dictature sanguinaire (les massacres éthiopiens obligent à s’en souvenir) instaurée par le Duce. Mais il a dénoncé, avec plus de vigueur encore, un fascisme qui à ses yeux ne disait pas son nom, celui qui montrait patte blanche, celui qui préférait les galeries aux galons, celui de cette société dans laquelle il vivait, la guerre passée, et que l’on disait déjà de #consommation – cette #société qu’il définissait comme « le dernier des désastres, le #désastre de tous les désastres ».

    • Alleluuiiiaaaa !!! Je tague #antifa car là on a affaire à un vrai.

      Il faudrait également filer le lien à serges pour qu’il comprenne où peut bien se cacher la « peste brune ».

      Ça c’est du bonhomme !! Je n’y résiste pas :

      Le fascisme, je tiens à le répéter, n’a pas même, au fond, été capable d’égratigner l’âme du peuple italien, tandis que le nouveau fascisme, grâce aux nouveaux moyens de communication et d’information (surtout, justement, la télévision), l’a non seulement égratignée, mais encore lacérée, violée, souillée à jamais

      L’ennemi unique => la marchandise.

      On peut donc affirmer que « la tolérance » de l’idéologie hédoniste voulue par le nouveau pouvoir est la pire des répressions de l’histoire humaine.

      Je bois du petit lait ;-) Si quelqu’un était sympa il irait poster ce lien à la horde, mais je doute qu’ils apprécient...

      JE SUIS .... ANTIFA quand je lis un papier comme ça.


  • Mais où va la science !?! #science #marchandise
    Get a Rosetta T-Shirt - Rosetta Mission Shop
    http://www.rosettashop.eu

    Welcome to the Rosetta Shop!

    The Rosetta mission has travelled across the asteroid belt, into deep space, to Comet 67/P Churyumov-Gerasimenko and now, will make its way into wardrobes across the globe.

    The Rosetta Shop features clothes inspired by Europe’s comet chaser, available in a wide range of sizes.


  • La valeur de l’existence paysanne. Nayā Ambhora, un village de déplacés en #Inde centrale | sjjs.org
    http://www.jssj.org/article/la-valeur-de-lexistence-paysanne-naya-ambhora-un-village-de-deplaces-en-inde-c
    via @cdb_77
    http://www.jssj.org/wp-content/uploads/2015/01/figure-1.jpg

    En tant que processus historique et social qui marque tout développement économique, la dépaysannisation renvoie au problème de la crise de la reproduction de la #paysannerie et à l’évolution des identités sociales des « héritiers » (Champagne 2002, Bourdieu 2002). Le déplacement forcé précipite quant à lui un processus de décapitalisation des paysans. Mais plus encore, il est une cause de rupture totale de la vie villageoise et de son organisation en ce qu’elle implique des socialisations et des solidarités « traditionnelles ». En effet, l’#agriculture de cette région (essentiellement rizicole et céréalière tout en étant diversifiée : légumineuses, arachides, cultures de jardin et orangeraies), faute d’être suffisamment rémunératrice pour la plupart des paysans, conservait de nombreux avantages. La sécurité alimentaire était de rigueur grâce à une forte économie de redistribution symbolique d’échange de grains ou de divers services en des réseaux de parentèle. Avec les restes des formes traditionnelles de l’économie morale paysanne s’organisaient encore d’importants dons et contre-dons. Les grains (ou les piments) permettaient en outre de s’acquitter d’un important volume d’échanges non monétaires pour le versement des salaires des ouvriers agricoles. Il convient alors de mesurer l’ampleur du double phénomène que représente l’anéantissement d’un village ennoyé avec ses terres. Dans les villages de l’enquête, alors qu’il y avait auparavant 31% de sans-terres, 72% de la population est à présent « dépaysanné » (41% représentant de nouveaux sans-terres). Cette #prolétarisation de la structure foncière ne pose pas uniquement la question de l’emploi et du mode de vie paysan, mais entraîne plus globalement une désarticulation d’un système de logiques pratiques. S’il reste quelques terres agricoles disponibles dans la région, elles sont en général bien trop chères pour les paysans déplacés. Le gouvernement du Maharashtra est pourtant officiellement dans l’obligation d’en trouver, mais ceci est une gageure en Inde aujourd’hui pour n’importe quel soi-disant projet de « développement ».

    #terres #déplacements_forcés #barrage #développement #agro-industrie


  • 1h30 de critique de la valeur en vidéo et en français, par Clément Homs et Paul Braun, autour du livre « La grande dévalorisation », dont le dernier est un des traducteurs.

    ▶ Conférence des AMD 34 sur la crise de 2008 - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=ly6Miih-eeE&feature=youtu.be

    via Palim Psao ici
    http://www.palim-psao.fr/article-penser-la-crise-du-capitalisme-autour-de-la-grande-devalorisation

    Les conférences des Amis du Monde diplomatique 34 : Présentation de « La Grande Dévaluation », ouvrage de E. Lohoff et V. Trenkle (ed. Post-éditions) par Clément Homs et Paul Braun (un des 3 traducteurs) à Montpellier le 25 novembre 2014. La dernière crise s’explique par l’explosion de la financiarisation du capital fictif. La robotisation et l’informatisation (bientôt intelligentes) rendent superflus les travailleurs pourtant les seuls créateurs de la valeur capitaliste des marchandises. Cette analyse marxienne de la crise de la valeur, qui relativise la lutte des classes, ne propose pas encore une forme différente de vie sociale. Film réalisé par Serge Tostain des AMD. Décembre 2014

    #critique_de_la_valeur #wertkritik #capitalisme #économie #valeur #marchandise #travail #argent #finance
    aussi #surnuméraires pour @monolecte et d’autres


  • « Exhibit B » : Oui, un spectacle qui se veut antiraciste peut être raciste
    http://www.slate.fr/story/95219/exhibit-b-raciste

    Et c’est le problème avec la performance montée par le metteur en scène sud-africain blanc Brett Bailey, qui reproduit un zoo humain du début du XXè siècle. Tribune d’Amandine Gay, militante anti-raciste, opposée à cette performance, et qui a participé aux manifestations. Source : Slate

    • http://mrsroots.wordpress.com/2014/10/14/boycotthumanzoo-i-le-racisme-sinvite-au-musee

      “Notre passé colonial”. Un “notre” bien hypocrite quand il s’articule uniquement sur la servitude des corps noirs pour une exposition au musée. Voilà donc plusieurs jours que cette exposition est questionnée sur son racisme. A peine daigne-t-on soulever l’annulation de cette même exposition outre-manche, il nous revient d’anticiper les cris à la censure et à la liberté d’expression ; soit une liberté qui se complaît dans le dénigrement et le rabaissement des mêmes minorités ethniques dans l’espace médiatique.

      http://mrsroots.wordpress.com/2014/11/26/boycotthumanzoo-exhibitb-it-is-nothing-newca-na-rien-de-nouveau-

      Voir des gens noirs, de voir des Africains - présentés comme des corps, plutôt que des personnes : ça n’a rien de nouveau. Voir ces corps noirs souffrant, présentés dans la douleur et la terreur insupportables, ça n’a rien de nouveau. Les femmes noires comme des objets sexuels en attente d’être violées, comme des spécimens anatomiques pour être examinées, comme des Mama, comme des animaux, voir les hommes noirs désincarnés ou présentés comme violents et effrayants, dans des cages, avec leurs corps mutilés, ou sans organes du tout, comme quatre têtes désincarnées chantant au fond de l’exposition - une complainte lugubre, bien sûr, de sorte que tout l’espace suinte des relents de pitié et de honte et de douleur. Voir l’histoire des Noirs présentée comme si elle a commencé et se terminera avec le colonialisme - c’est à dire quand des personnes blanches font partie du tableau, ça n’a RIEN DE NOUVEAU. Ce n’est pas radical, cela ne me remet pas en cause - en fait, ça ne remet en cause personne, vraimentt, car cela se nourrit d’un récit culturel qui est trop commun : celui dans lequel la douleur et la persécution sont la seule manière dont nous pouvons comprendre l’expérience de la Négritude, celui dans lequel nous fétichisons l’expérience noire abjecte

      http://mrsroots.wordpress.com/2014/11/29/boycotthumanzoo-exhibitb-en-france-respect-et-dignite

      De notre côté de la barrière, les gens discutent, se soutiennent dans cette conviction que notre dignité n’est pas à vendre, que cet “antiracisme” qui n’écoute que lui-même en prétendant nous défendre, est hypocrite ; et que la dénonciation du racisme dans une énième répétition du Noir asservi, est fantaisiste et naïf.

      #privilège_blanc
      #antiracisme
      #mrsroots
      #boycott_human_zoo
      #intersectionalité

    • @Karl-Groucho

      je ne suis pas client de slate, c’est pourquoi j’ai proposé d’autres liens, qui proposent une critique qui me semble assez précise, et très peu suspecte de faire une « unanimité », du privilège blanc à l’oeuvre dans cette sorte d’antiracisme.

      En matière de racisme, reconnaître que l’on se doit d’écouter ce qu’ont à en dire celleux qui le subissent est un phénomène des plus récents.

      Et nous autres blancs antiracistes demeurons bien trop souvent persuadés de ce que nos intentions, aussi bonnes soient elles, pourraient nous dispenser de devoir prendre conscience de privilèges liés au racisme dont notre antiracisme ne nous privera pas.

      « art dégénéré », fichtre ! Mais la différence entre Auschwitz et l’esclavage des noirs, c’est que l’antisémitisme est tout de même un petit peu moins institutionnel aujourd’hui que ne l’est le racisme envers les noirs. Le contrôle au faciès ne concerne heureusement plus, par exemple, ceux de nos concitoyens dont l’Etat soupçonnerait la confession juive. On ne saurait en dire autant des rapports entre les personnes à peau noire et les forces de l’ordre (ce n’est qu’un exemple très simple parmi bien trop d’autres possibles) Ce qui change effectivement beaucoup de choses : quand on parle d’esclavage ou de colonies, on parle d’un racisme qui structure encore notre société, même si c’est sous des formes (à peine) moins caricaturales.
      Ne vous emballez pas trop vite à employer des grands mots et des intimidations, qui constituent justement un exercice de privilège blanc caractérisé (et ne fonctionneront plus).

    • Et les gens qui représentent les colonisés sont des gens engagés et présents volontairement.

      Les gens qui représentent les colonisés ne sont pas indépendants du capitalisme. En dépit du système il faut bien se nourrir…

      Auschwitz-Birkenau aujourd’hui est-il incompréhensible hors la présence simultanée des nazis ?

      Une exposition au cours de laquelle des juifs seraient tatoués (par qui ?) puis enfermés (par qui ?) dans des simulacres de chambre à gaz serait tout aussi malvenue…

      Cette exposition est hypocrite car si elle reproduit « au nom de l’Art » des atrocités commises envers les noirs, elle se garde bien de dénoncer QUI a commis ces atrocités.

      Tous ceux qui agissent avec virulence contre cette performance sont-ils autant présents et actifs, par exemple, contre toutes les manifestations nationalistes et excluantes (du front national aux ignominies gouvernementales de Calais, etc.) ?

      L’injonction à être de toutes les luttes pour pouvoir prétendre à être perçu de manière crédible est d’une particulière mauvaise foi. Personne n’a à juger de l’engagement des autres, en particulier si le but est, comme ici, d’avoir un prétexte pour minimiser cet engagement sans avoir à le critiquer directement.

      De plus, tu ne fais que prêter des intentions perfides aux gens, ce serait louche qu’ils soient tous d’accord. Mais si tout le monde s’accorde à ne pas sauter d’un pont, feras-tu le contraire à cause d’une unanimité de mauvaise aloi ? Cet argument est fallacieux.

    • @martin5 a écrit :

      En matière de racisme, reconnaître que l’on se doit d’écouter ce qu’ont à en dire celleux qui le subissent est un phénomène des plus récents.

      Voilà, tout est dit.

      J’ai vu que des noirs gueulent au racisme devant les portes de cette expo et qui se font taper sur la gueule par des CRS blancs pour la défendre, j’en déduis (même sans CRS) qu’ils sont autrement mieux placés que moi pour savoir quelles sales gueules peut prendre le racisme !

      Ailleurs, dans ce registre, il y a le gag de Timsit sur l’analogie entre les crevettes et les trisomiques. Ça m’a fait rire. Les proches de trisomiques, pas du tout. J’ai en conclu qu’au final, c’était de l’humour blessant et que donc, ce n’était pas drôle du tout. Timsit aussi s’est excusé.

      Et effectivement, les bonnes blagues de fin de banquet sur les femmes, ça fait super longtemps qu’elles ne me font plus rire du tout et ça me fait encore plus chier quand un gros con vient l’expliquer que je n’ai aucun humour.

      CQFD !

    • @monolecte > Clairement. Il y a encore pas si longtemps L’Elfe le rappelai comme ça dans un article :

      Militer n’est pas une obligation. Militer prend du temps, de l’énergie. Nous sommes tous pris dans des vies parfois difficiles. Nous avons nos problèmes. Certains d’entre nous subissent d’ailleurs des injustices sociales (sexisme, racisme) qui sont handicapantes et qu’ils doivent eux-même déconstruire pour avoir une meilleure vie.

      Militer peut aussi être un privilège. La mère célibataire de 3 enfants milite rarement… Militer peut être difficile, voire impossible, pour certaines personnes, qu’elles soient jeunes et dépendantes de leurs parents, vieilles et isolées…

      - http://lesquestionscomposent.fr/militer-cest-chiant

    • « politiquement correct » n’est pas à mes yeux une catégorie qui aide à y voir clair, si l’on essaie d’aller plus loin que l’aspect « buzz » de tel ou tel événement.

      La question n’est pas « d’être ou ne pas être politiquement correct », mais d’avoir ou non conscience des rapports de domination qui structurent la société dans laquelle nous sommes.

      La « liberté dans l’art » ne tombe pas du ciel, et n’est encore moins un absolu. (Rien qu’avec les termes « liberté » et « art », nous avons de quoi disputer âprement quelques jours avant de commencer à être certains de parler de la même chose). De fait, réclamer la « liberté » pour un art désincarné, séparé des réalités sociales, qui n’aurait de compte à rendre à personne : on ne fait pas plus platement et idéalement bourgeois.
      Cette question est entièrement traversée par les conditions matérielles dans lesquelles cette liberté et cet art existent : autrement dit, elle est pleinement prise dans ces rapports de domination. Dans ces conditions, prétendre être « libre » ou « libéré », lorsqu’on est blanc, de la contrainte si affreusement liberticide (aïe ! j’ai mal à mon privilège !) de devoir prendre en considération ce que les racisés peuvent penser de nos gentilles actions artistiques antiracistes, c’est tout simplement perpétuer, sous couvert de Création et de Liberté un déni et un mépris que ces mêmes racisés connaissent trop bien, et qui se nomment, figurez-vous, racisme. C’est, platement, exercer son privilège de dominant, qui a effectivement le pouvoir de dire et d’imposer ce sa conception de la « liberté de créer », une conception qui ménage les hiérarchies sociales, et sa perception de lui-même.

      Mais c’est vrai que les dominé-e-s sont si susceptibles, et peu au fait de ce qu’est la liberté... expliquons leur : la liberté, c’est d’être comme nous des hommes blancs hétéros, et de faire ce qu’il nous plaît, et de faire taire les noirs/femmes/homos/lesbiennes qui auraient le toupet de nous rappeler qu’il existe des hiérarchies sociales !

      J’ai appris que j’avais besoin de ce qu’en disent les racisés pour comprendre le racisme. Comme j’ai appris que je devais écouter ce que disaient les féministes pour comprendre ce qu’étaient les rapports de domination de genre. Comme j’ai appris que ma position d’homme blanc hétéro faisait de moi un privilégié sur ces plans là, que je le veuille ou non, que je sois proféministe, anti-homophobie, anti-lesbophobie antiraciste ou non, etc. Oui, il y a aussi des personnes transgenre, des personnes intersexe, et j’en oublie sûrement.

      Tout cela ne fait pas de moi un coupable qui doit expier, mais quelqu’un qui a commencé de prendre conscience que, tant que nous vivrons dans une société genrée, raciste, hétéronormée, un homme blanc hétéro ne s’exprimerait pas depuis la même position qu’un noir, tzigane... qu’une femme, qu’une lesbienne ou qu’un homosexuel, et que dans de telles conditions, tourner ma langue dans ma bouche avant de m’exprimer à tort et à travers sur ce que vivent les dominé-e-s ne relevait pas de la censure, mais de la conscience de ma propre position, non neutre, au sein des rapports de domination existant

      Le politiquement correct et son inverse ne sont pas des critères de jugement pertinents. Si l’illusion d’être subversif et « libre » flatte les ego idéalistes, elle ne les dispense en rien de prendre connaissance des conditions matérielles existantes.

    • Le rapport entre les blagues sexistes de fin de banquet et l’exposition antiraciste accusée de racisme est pour moi limpide : dans les deux cas, les dominants (les machos pour le banquet, les blancs pour l’expo) expliquent aux dominés (les femmes pour le sexisme, les noirs pour le racisme) qu’ils n’ont rien compris à leur domination et qu’on va donc leur expliquer ce qu’ils doivent ressentir !

    • @jean-no alors... rien, car là ce n’est pas la question du « tous » mais celle de la suprématie de l’"un", et précisément de celle de l’#artiste, dont une des fonctions actuelles est d’esthétiser le politique pour en dissoudre l’âpreté. N’en déplaise à Stirner et et à bon nombre d’anarchistes, cette suprématie de l’un écrase le singulier comme le quelconque.

      Ce blanc qui fait travailler des noirs pour des blancs croit renverser ce rapport au nom de ses intentions ? Bullshit.

      #minorité #individu

      rétrochrono : oups... j’avais pas lu scriblerus.

    • Vous ferez ce que vous voudrez,

      mais que l’on en soit réduit à disputer d’ « interdire » une telle expo est d’abord dû au fait que la bonne conscience antiraciste sûre de son fait de ses organisateurs et/ou de l’artiste et de leurs soutiens les rend sourds aux réactions qu’elle suscite chez nombre de personnes racisées aujourd’hui.

      Il me semble que lutter contre le racisme, lorsque l’on en est pas victime soi-même, doit se faire - c’est la moindre des choses - en se tenant aux côtés des racisé-e-s, et en acceptant de devoir leur rendre des comptes.
      Puisque ce sont elleux qui font les frais de la plus ou moins grande pertinence de cette lutte.
      Ce n’est pas ce que fait ici l’ « artiste », me semble-t-il, et encore moins ce qui préoccupe celleux qui viennent défendre sa « liberté » ou celle, plus idéale encore, de l’ « Art » face à Anastasia (c’est le petit nom de la Censure).
      Faire le choix d’une démonstration très spectacliste et clivante de la Très Virulente Radicalité de son propre antiracisme est avant tout une démarche de privilégié qui entend surtout jouir de son privilège.

      Lutter contre le racisme, cela passe aussi, et cela commence pour moi qui suis blanc, par le fait de prendre conscience de mon propre privilège de blanc. Même antiraciste.

    • Ton post, @jean-no fait de moi (et d’autres) le responsable potentiel de ta désincription, ça me déplait.
      Esthétiser le politique c’est enjoliver le retrait, la dépossession, voilà de quelle « utilité politique » il s’agit. Je n’objecte pas, j’affirme. Le baratin autojustificateur sur « l’art est politique » me dégoûte. De quelle politique sagit il ? Comment ? Avec qui ? Pourquoi ?

      Je n’ai pas envie de me poser la même question que toi (interdiction), et en fait je m’en fous car ça me va fort bien si les « performances » neutralisantes sont piratées par une foule non payante qui transforment l’échéance en une AG ou quelque chose du genre, en une occasion de manifester, en une prise de parti.

      Si des interdictions posent problème selon moi, ce n’est pas parce que c’est un gros mot qui en dirait suffisamment dans tous les cas. Je me sens bien plus affligé et révolté par exemple par l’interdiction qui dure depuis plus de 25 ans du minable revenu minimum français à l’encontre des moins de 25 ans que de la liberté individuelle des #auto-entrepreneurs de la meilleure des #marchandises possibles : la #culture.

      Plutôt d’innombrables artistes de la liberté que la liberté des artistes.

    • ha ha ha ! Oui mais tu as tort, c’était en fait un africain blanc. Et c’est sans doute celui qui a le mieux compris, le mieux parlé de l’Afrique du fleuve Niger... Tu peux ne pas cliquer mais tu te prives d’une merveille :)

    • @jean_no : si, quand même, je trouve cet endroit mieux que pas mal d’autres. Après, y a que moi que ça ne dérange pas viscéralement que les autres ne soient pas forcément d’accord avec moi en tout et tout le temps ?
      J’ai des points de divergence avec la plupart des gens sur #seenthis. Pas forcément les mêmes points et les mêmes gens. Mais bon, si je ne me mets qu’à discuter qu’avec des gens totalement d’accord avec moi sur tout... je vais me faire chier grave. Surtout que je ne crois pas que ça existe. Parfois, je ne suis même pas d’accord avec moi-même, c’est dire.

      Il y a des divergences qui peuvent être indépassables, mais la plupart du temps, ce sont de bonnes occasions de creuser un truc et d’améliorer ses connaissances, d’affiner son point de vue.

      Et quand vraiment on s’énerve, on peut toujours éteindre l’écran et revenir le lendemain au lieu de brûler ses vaisseaux chaque soir...

    • Une manière, de mon point de vue de femme blanche, de ressentir ce qui gêne est d’imaginer une exposition d’un artiste sur les maisons closes avec des actrices payées à s’exposer en prostituées. Un, j’aurai du mal à y voir un intérêt même sous couvert de pédagogie, deux j’en dénoncerai le voyeurisme pervers trois, je continuerai à dire que le sexisme a de beaux jours devant lui.
      Sinon, tous les soirs, il y a une émission sur FR3 où les noirs et les arabes sont montrés comme des personnes ne sachant pas s’exprimer en français et ayant comme activités principales le vol ou le deal. Plus belle la lie, ou un truc du genre.

    • Inutile d’en rajouter j’ai déjà purgé ma peine

      https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=FCp2i7IDcuM

      Je dors le jour, je ris à peine
      Je sors de ces tours que l’on met en quarantaine
      Je suis de ces parasites dont on parle à l’antenne
      Moralité, la sécurité des lieux n’est pas certaine
      Je crame, je brule, je hurle, je gueule
      Je traine en ville en bande ou même déambule seule
      J’ai un rôle colossal à la cave et au sous-sol
      Je recherche l’étincelle mais j’ai paumé ma boussole
      Alors je bois, je fume, je noie ma flemme
      Je crois aux flammes, j’acclame la haine
      Mes larmes et mes peines n’impressionnent personne
      Et on me traite de hyène sur toutes les ondes hertziennes
      On se moque de mes œdèmes et de mes états d’âme
      Tout m’ordonne en fait de ne pas vivre à l’état d’homme
      Et moi que l’on nomme l’individu bas de gamme,
      Qu’on me dégomme sur le macadam serait le minimum.

      Je sais, je traine, je sens, je gêne
      Inutile d’en rajouter j’ai déjà purgé ma peine
      Ma tête mêlée, ma peau ébène
      Inutile d’en rajouter j’ai déjà purgé ma peine
      La hargne est dans mon sang, mes veines
      Inutile d’en rajouter j’ai déjà purgé ma peine
      J’habite au loin, en zone urbaine
      Inutile d’en rajouter j’ai déjà purgé ma peine

      J’ai le ventre à terre et on m’en veut à tort
      Je n’ai aucun de leurs critères pour monter à bord
      Mon dortoir est autant solitaire qu’en retard
      Beaucoup trop près de l’arbitraire et ses avatars
      Ce qu’on déplore en clair, c’est que je ne sais pas plaire
      Embrasser l’étendard, applaudir en fanfare
      Et on me fait dire qu’il faut bannir ma colère
      Et puis faire taire mes nerfs à vifs et mes nombreux mollards
      Mon calvaire n’est réduit qu’à un bruit de couloir
      Un parcours vulgaire qui manque de bon vouloir
      On dit que ma cité n’est pas le défouloir
      De flics zélés, un triste défilé d’abus de pouvoir
      Et mon itinéraire n’est ni mort ni tout noir ni bétonné
      Ni à mille bornes des plus beaux territoires
      Mon teint n’est pas non plus maintenu sous le tonnerre
      Attendons le meilleur, commençons les prières.

      Je sais, je traine, je sens, je gêne
      Inutile d’en rajouter j’ai déjà purgé ma peine
      Ma tête mêlée, ma peau ébène
      Inutile d’en rajouter j’ai déjà purgé ma peine
      La hargne est dans mon sang, mes veines
      Inutile d’en rajouter j’ai déjà purgé ma peine
      J’habite au loin, en zone urbaine
      Inutile d’en rajouter j’ai déjà purgé ma peine

      Allez-y, utilisez la science ou la raison
      Criez à l’hérésie, protégez vos maisons
      Vivez l’instant présent avec l’air amusé
      Et dressez les cloisons pour les faibles et les frisés
      Et écrasez quiconque voudrait fouler vos gazons
      A chaque carreau brisé, réclamez la prison
      Et bâtissez maintenant tous vos propres musées
      Car très bientôt vos nuits ne seront plus apaisées
      Le climat est pesant, les gens sont épuisés
      Veulent les têtes des méprisants sur le banc des accusés
      Le projet est séduisant, les lames aiguisées
      Qu’il serait plaisant de tous les saigner à l’Élysée
      Vous ne faites plus illusion, vos promesses sont usées
      On va venir embraser tous vos salons tamisés
      J’ai déjà composé le chant de vos oraisons
      Je suis désabusé, j’ai la nausée et pas mal de lésions.

      Je sais, je traine, je sens, je gêne
      Inutile d’en rajouter j’ai déjà purgé ma peine
      Ma tête mêlée, ma peau ébène
      Inutile d’en rajouter j’ai déjà purgé ma peine
      La hargne est dans mon sang, mes veines
      Inutile d’en rajouter j’ai déjà purgé ma peine
      J’habite au loin, en zone urbaine
      Inutile d’en rajouter j’ai déjà purgé ma peine

      #love

    • Pour @jean_no sur seenthis : seenthis est un endroit merveilleux, un lieu pratiquement « troll free » où s’échange et se partage sans restriction aucune le savoir, la connaissance, les réflexions, les analyses.

      Il serait très très très dommage que tu quittes ce lieu extraordinairement riche en nous privant de toi, de tes trouvailles, de tes réflexions et de ton travail, juste parce que sur UNE contribution il y a eu UN dérapage. Grâce qu dieu de l’Internet libre, c’est extrêmement rare ici :)

      La réflexion de notre autre ami le Bougnoulosophe n’était pas utile, il aurait pu, et il sera sans doute d’accord, éviter cette mauvaise pique et plutôt argumenter de nmanière compréhensible et constructive. En tout cas il n’est pas seul sur seenthis, et si c’est juste pour cet incident que tu souhaite prendre la poudre d’escampette, et je comprends que c’est désagréable (moi non plus je n’aimerai pas), c’est dommage pour les 200 ou 300 personnes qui restent et qui pourraient profiter grandement de ce que tu as à apporter.

      Alors, 1 contre 300 ? :)

      Tu restes avec nous ?

    • Je sais, je traine, je sens, je gêne
      Inutile d’en rajouter j’ai déjà purgé ma peine
      Ma tête mêlée, ma peau ébène
      Inutile d’en rajouter j’ai déjà purgé ma peine
      La hargne est dans mon sang, mes veines
      Inutile d’en rajouter j’ai déjà purgé ma peine
      J’habite au loin, en zone urbaine
      Inutile d’en rajouter ... je purge toujours ma peine

      Voir aussi http://seenthis.net/messages/316454 (tiens, tiens, tiens ...)

      Voir aussi la polémique créée par un spectacle mettant en scène un zoo humain, « les Squames » (compagnie Kumlus) lors du festival des Accroche-Cœurs à Angers en septembre dernier. Un article de presse locale renvoyait à une vidéo postée sur Facebook
      http://www.courrierdelouest.fr/actualite/angers-accroche-coeurs-dialogue-muscle-avec-les-opposants-aux-squam
      (mais apparemment, le lien ne fonctionne pas ou bien il faut avoir un compte FB ; si quelqu’un pouvait extirper la vidéo des abimes du Net, ça me ferait bien plaisir). Le moment le plus intéressant de la discussion ainsi retranscrite est celui où l’on voit un jeune-homme déplorer que, lors de ce festiva,l on voit toujours les mêmes compagnies se produire alors que dans les quartiers populaires, il y a de nombreux collectifs porteurs de projets mais que ceux-ci sont systématiquement écartés de ce genre de manifestations « festives ».
      Personnellement, je désapprouve ce genre de « spectacle » car c’est bien de l’ordre du spectacle donc de la distraction que procèdent les zoos humains et leurs actuels avatars baptisés « performances » pour la bonne santé sociale. Je n’ai pas besoin de ce genre de rappel de vaccination pour me souvenir que « le ventre de la Bête reste toujours fécond ». Ne pas censurer ces « performances » mais autoriser qu’elle fassent polémiques, donc ne pas sacraliser « l’œuvre » par un cordon de CRS pour la mettre à l’abri de la contestation et ne pas se retrancher derrière l’argument ô combien fallacieux que, au nom de l’Art, on puisse tout se permettre.
      Car au final, Brett Bailey touchera une jolie enveloppe de pognon alors que les personnes représentées par sa performance seront toujours abonnées au minima sociaux.

      #loisirs_formatés

    • @jean_no qui a effacé son compte nous transmet ce message :

      En fait je ne reproche rien à personne, et je ne voudrais pas qu’on croie que je veux me faire prier, je cherchais juste un prétexte.
      J’ai débarqué sur les forums usenet en 1996, j’ai connu moult clashs, flamewars, et autres trolls (dans l’ancienne acception : le fait continuer une discussion sans but jusqu’à la nausée), mais depuis quelques jours, je dois vieillir, je n’ai plus le courage.
      jn

    • Jean_no en est à deux remises en cause en 10 jours... sur le sexisme... puis sur le racisme. Ça fait sans doute beaucoup à la fois. La chasse aux privilégiés a fait une victime de plus ! On ne dira jamais combien il est difficile d’en faire partie (d’avoir l’étiquette infamante du privilégié) à notre époque troublée. Zemmour en soutien de Jean_no ! ! ! ;-)))

    • Oui, moi qui arrive le lendemain je ne comprends pas tout. Mais je suis d’accord que c’est quand même pas mal problématique cette suppression totale des messages (y compris de premier niveau) des gens qui suppriment un compte. On avait possiblement évoqué le fait que ça pourrait être gardé mais anonymisé (en changeant le nom ou un truc comme ça), au moins pour ceux de premiers niveaux (ceux qui peuvent recevoir l’étoile). Mais ça pose d’autres questions aussi…

    • Le principe de #seenthis qui est qu’on peut supprimer/modifier ses messages me semble essentiel, mais une suppression massive est dommageable pour celleux qui ont étoilé des articles/url,

      Y aurait pas moyen de garder les messages de premier niveau, de les attribuer à un compte spécialement créé pour les articles orphelins, et de modifier ces articles de premier niveau pour conserver uniquement les liens, voir les liens + les citations (qui sont a priori des liens de l’article). Comme ça ça efface les propos de l’auteure, mais pas les urls et textes, et pas les conversations qui s’en suivent.

    • Je m’en veux de noter ça dans ce fil qui a bien d’autres intérêts, mais « Sinon, tous les soirs, il y a une émission sur FR3 où les noirs et les arabes sont montrés comme des personnes ne sachant pas s’exprimer en français et ayant comme activités principales le vol ou le deal. Plus belle la lie, ou un truc du genre. » n’est pas juste. On peut dire bien du mal de PBLV mais, à moins que ça ai radicalement changé depuis l’époque déjà lointaine où je regardais, c’est plutôt l’inverse.

    • Je débarque aussi sur le sujet.
      Pour revenir a Exibit B, cet article de slate (site que je n’aime vraiment pas d’habitude) m’a convaincu avec certains arguments.
      De mon point de vue d’artiste, bourgeoise et blanche, j’ai eu au début de la polémique sur Exhibit B en France, un avis assez favorable à l’expo.

      Par exemple au début je me suis dit que l’appellation de « zoo humain » était injuste. Je me disait que le théatre Gerard Philippe et le 104 ne sont pas des zoo et que les performeureuses n’étaient pas comparé à des animaux. En fait je me disait mais pourquoi des personnes rascisées ne pourraient pas performer des tableaux vivants. Quant des acteurs blancs performent des tableaux vivants personne ne trouve à y redire.

      En fait être des « tableaux vivants » exposé dans une galerie me fait plus pensé à une objectivation qu’a une animalisation, le mot « zoo humain » me parait toujours inadapté dans le sens que les animaux ne sont pas des objets.
      Aussi j’ai pensé à la même comparaison que @touti, si un artiste homme faisait une exposition de femmes prostituées offertes comme dans les vitrines des bordels j’aurais beaucoup à y redire.

      Ca me fait pensé à cette affiche pour un album de varité pour lequel l’artiste prétendait vouloir dénoncer la marchandisation du corps des femmes. A mes yeux de féministe, cette affiche est clairement raté, même si celleux qui l’ont commise étaient de bonne foi.

      http://cdn-elle.ladmedia.fr/var/plain_site/storage/images/loisirs/musique/news/damien-saez-cette-censure-me-donne-envie-de-vomir/13872755-1-fre-FR/Damien-Saez-Cette-censure-me-donne-envie-de-vomir_visuel_article2.jpg

      ou a cet horrible gâteau
      http://static.lexpress.fr/medias/1827/935831.jpg

      Au début je me disait aussi que cette expo ne montrait pas les dominant·e·s car cela voulait dire que les colonisateur·e·s et les esclavagiste étaient le publique. Comme ca dénonce la permanence du racisme ca voulait dire que celleux qui colonisent et esclavagisent sont celleux qui viennent voire l’expo. Le « tableau » avec la reconduite aux frontières en charter me fait cet effet, ainsi que celui de la femme de ménage. Les spectateurices. C’est ce que dit l’artiste un truc comme « mon sujet c’est le publique, son regard... »

      http://www.africavivre.com/images/stories/A_voir/Brett-Bailey.jpg

      Mais ceci entre en opposition avec les quartiers choisi pour le spectacle, deux quartiers à la population rascisé. Du coup le publique a beaucoup de chances de ne pas être blancs et dans ce sens le discours de l’artiste ne me semble pas cohérent.

      Je suis perplexe aussi face à cette image
      http://img.rt.com/files/news/2e/72/80/00/slavery-exhibition-black-actors.si.jpg
      Ici pour une fois qu’on voie qui exerce la violence, elle est joué par un acteur noir. Et ca me fait pensé aussi à l’insulte de « bounty » que je trouve mal venu de la part d’un homme blanc.

      J’ai chercher des images du publique de l’expo, vu que l’artiste prétend que c’est le sujet de son travail. J’en ai pas trouvé.

      Il y a pas mal de choses qui manquent de cohérence, de finesse mais au moins cette expo est l’occasion d’un debat qui m’a éclaircie certaines idées et aidée à comprendre certaines de mes travers de blanche.

      –----------

      @jean_no j’espère que tu reviendra et que cette pause te sera bénéfique.

      –----------

      Au sujet de la disparition des articles des comptes effacés c’est vraiment dommage. A ce sujet je partage l’avis de @nicolas et @rastapopoulos

      –-------

      Bonne soirée

    • @baroug ah ben merci de me tacler ainsi, et si j’en parle ici c’est que la mise en spectacle d’un racisme latent passe tous les soirs sans que personne ne trouve à redire. Je suis PBLV en notant les clichés véhiculés, et peut-être devrais-tu toi aussi t’inquiéter de ce qui est renvoyé via cette série plutôt que me dénigrer.

    • Je voulais pas spécialement te tacler touti mais j’ai regardé PBLV pendant de longues années et je constatais l’inverse, avec des noirs et des arabes notable, avocat, bon élève… des personnages racisés récurrents positifs et plutôt pas stéréotypés. C’était pas non plus génial mais à l’époque plutôt novateur et bienvenu dans la télé française. Après ça fait un moment que j’ai pas regardé, peut être ont ils complètement changé de prisme, mais ça me surprend.

    • Je ne veux pas tacler non plus mais j’ai regarder PBLV il y a quelques années et je n’ai pas le même souvenir que toi @baroug. C’est peut être pas la même période que toi, je n’ai pas regarder dès le début et j’ai du tenir deux saisons. Il y avait il est vrai une sorte de tentative de faire de l’antiracisme light avec les personnages récurrents. Je dirait assez proche de ce qu’explique Tomas J sur la chanson de yannick Noa http://www.lecinemaestpolitique.fr/ma-colere-yannick-noah-2014-misere-de-lantiracisme
      Il y avait trois style de scénarios et l’un d’eux était le fait de société de la semaine vu par PBLV avec des personnages qui disparaissent 3 jours après. Là c’était la plus part du temps très stéréotypé et proche de ce qu’on entend dans la JT télévisés comme discours. Des méchants arabes de cité dealeurs et gangsters, des sans papiers malintentionnés, des fausses accusatrices de viol et j’en passe.
      Mon visionnage de cette série date pas mal et est assez flou alors je ne peu pas donner de détails précis mais c’est l’impression que j’ai gardé de PBLV. Et je m’excuse mais j’ai pas envie d’en revoir pour vérifier si c’est toujours aussi mauvais ou si mon souvenir est faussé :)

    • Je ne veux franchement pas pourrir ce fil avec une discussion autour de ce roman télé qui atteint 6 millions de personnes, au besoin on peut en ouvrir un autre. Je voulais seulement souligner que le racisme de Exhibit B (si il existe) n’est amha pas aussi sournois que celui véhiculé par PBLV. Bref, désolée d’avoir divergé mais je m’interrogeais sur les différentes représentations racistes dans le spectacle.

    • @odilon je l’ai vu, il y a un an. Et manifestement, j’ai vu une autre performance (ce n’est ni un zoo, ni un spectacle) que celle dont il s’agit dans cette mobilisation (qui a démarré en Angleterre, ce qui n’est pour moi pas du tout anodin dans le mode d’action et d’objectif de la version française de l’opposition à Exhibit B).

      Il y a cependant plein de choses intéressantes dans cette polémique, mais il parait que @melanine y reviendra bientôt. (#teasing)

      Je crois ce qui me fascine le plus (après tout défendre Bailey, son spectacle je m’en bats les #zwarte_piet) c’est le mépris avec lequel sont traités les collectifs et individus qui s’expriment sur le sujet. En gros, ce que je lis principalement c’est que les critiques sont de braves nègres bien bêtes qui ont rien compris. Super la dialectique française en 2014.

    • + même si je ne suis pas trop d’accord (avec la mobilisation et ses objectifs), je rejoindrais Casey sur un truc : quelle belle occasion de foutre la foire, de se mobiliser, d’échanger, de s’instruire et se compter. A quelle autre occasion quelqu’un comme Pô aurait-elle eu autrement droit de citer dans les premières pages de libé comme aujourd’hui ?


  • Aigreurs administratives : La « marchandisation de l’humain », cet épouvantail !
    http://aigreurs-administratives.blogspot.ch/2014/10/la-marchandisation-du-corps-cet.html

    Le mot d’ordre de la Manif pour Tous de demain est « l’humain n’est pas une marchandise ! ».

    Il n’a en lui-même rien de très original. La « marchandisation de l’humain », ou encore du "corps"humain, est une menace régulièrement brandie, à propos de la GPA, mais également de la prostitution... C’est également une thématique qui bénéficie à la fois d’une certaine coloration de gauche ( la dénonciation du « marché ») et d’une tonalité moralisante (on ne fait pas de son corps ce qu’on veut) et un peu antimoderne (l’aliénation de l’homme à lui-même par la technique et/ou la jouissance reine) qui la rend sympathique à une partie de la droite. C’est un axe de convergence entre les différentes factions et familles politiques qui gravitent autour de la Manif pour Tous.

    Il se trouve que depuis plusieurs semaines, je relis Marx, pour diverses raisons, mais en partie en réaction à ma lecture de Nos Limites. La pensée marxiste n’étant nullement étrangère à la genèse de cette notion d’une « marchandisation de l’humain », j’ai eu envie de partir d’elle pour exprimer mon irritation à propos de celle-ci.

    #marchandise #humain. #Karl_Marx

    • #seenthis_police : le lien renvoie vers un commentaire et non vers le billet. Ca risque de créer des doublons invisibles avec les autres billets de SeenThis qui référencent ce lien.

      Et plus j’y pense, plus j’estime que c’est cette notion de devoir moral envers soi-même, qui est au coeur de la mobilisation contre la GPA, et non le risque hypothétique d’une « oppression » ou d’un « esclavage » des femmes porteuses.

      Si en effet on se situe dans une optique antilibérale, et qu’on estime que toute forme de travail salarié, dans le cadre de l’économie de marché actuelle, est traversée structurellement par des rapports d’exploitation, pourquoi accorder un statut spécifique, de « super exploitation », à la GPA (la prostitution, la pornographie, etc...) ? N’est-ce pas déguiser sous les allures d’une critique politique « objective » une conviction morale subjective, au risque de combattre un symptôme de l’exploitation de classe plutôt que ses causes ?

      Et si on se situe dans une optique libérale, et qu’on estime que le travail salarié « ordinaire », qui en d’autres temps ou pays a pu prendre la forme d’une exploitation à la limite de l’inhumain, voire de l’esclavage pur et simple, est arrivé dans notre pays à un point d’équilibre sinon absolument satisfaisant, du moins très vivable, pourquoi refuser par principe la possibilité d’un tel point d’équilibre pour la GPA ? Si on a confiance en la loi pour l’interdire, je n’arrive pas à comprendre pourquoi on n’aurait pas confiance en celle-ci pour en réguler l’application, pourquoi ce serait tout ou rien. Le problème ne serait pas tant la marchandisation de l’humain contre son gré, que la marchandisation contrainte (certes, dans certains cas, en matière de prostitution par exemple, il peut sembler techniquement difficile de toujours distinguer entre les situations contraintes et celles volontaires, et je peux entendre, je n’en sais rien, qu’on puisse argumenter au nom de la prudence, y compris dans le domaine de l’action policière et juridique, mais ça ne justifie pas à mes yeux d’identifier purement et simplement, par principe, exploitation et prostitution et exploitation, alors qu’il existe une prostitution volontaire, et même des prostituées volontaires et militantes féministes, qu’on silencie de fait sur leur propre vie).