• Salle de presse - France-Diplomatie-Ministère des Affaires étrangères
    Point de presse du 22 février 2024
    https://basedoc.diplomatie.gouv.fr/vues/Kiosque/FranceDiplomatie/kiosque.php?fichier=ppfr2024-02-22.html

    (...) Q - Vous venez de dire que le Président de la République a déclaré qu’une attaque d’envergure constituera un point de rupture.

    Alors, j’ai plusieurs questions concernant Gaza. Est-ce que ce point de rupture serait un point de rupture de la France avec Israël ?

    Deuxième question, concernant les sanctions sur les colons que vous venez d’évoquer. Dans la logique de ce que vous venez de dire, est-ce qu’il est ce que la France n’envisage pas des sanctions contre, notamment, le ministre de la sécurité intérieure Itamar Ben-Gvir qui encourage et arme les colons ?

    Toujours sur les la question des armes : dans son dernier rapport annuel au Parlement sur les exportations d’armes françaises publiées en juillet 2003, le ministre des Armées rapporte que la France a notamment autorisé la vente à Israël, en 2022, d’armes de type ML4 pour 9 millions d’euros. Sont classés dans cette catégorie, des armes telles que les bombes, torpilles, roquettes, missiles et charges explosives. Est-ce que des armes françaises sont susceptibles d’être employées par Israël dans sa guerre à Gaza où la Cour internationale de justice a ordonné de prévenir le risque de génocide ? Avez-vous envisagé de cesser la coopération militaire avec Israël comme l’ont demandé des parlementaires et le président d’Amnesty International dans un courrier avant hier au président Macron ?

    Une dernière question, concernant la venue en France de ressortissants palestiniens ou franco-palestiniens via le point de passage de Rafah. La France aurait fait le choix de demander l’autorisation des autorités israéliennes pour laisser passer des Palestiniens via l’Egypte. Est-ce que vous confirmez cette information, et si oui, sur quelle base juridique ou légale cette décision se fonderait-elle ?

    R - Je vais essayer de répondre à toutes vos questions. Je vais les prendre dans l’ordre.

    Le premier point c’est le point de rupture et la reprise, effectivement, des propos du Président de la République.

    D’une manière générale, on a toujours défendu une position équilibrée, à savoir qu’il y a effectivement après le 7 octobre, un droit d’Israël à se défendre, mais dans le cadre d’un strict respect du droit international humanitaire. Nous avons dénoncé, depuis le début de l’opération israélienne à Gaza, les frappes sur les infrastructures civiles, et notamment sur les infrastructures hospitalières. Je pense que quand le Président parle de point de rupture, il ne parle pas de rupture sur un plan diplomatique, donc il ne parle pas des relations franco-israéliennes. Il parle de point de rupture en termes de conflit, en termes d’opération sur le terrain, ça veut dire que dans l’esprit de la déclaration c’est le signe qu’effectivement, s’il devait y avoir une opération sur Rafah, ça changerait le cours des opérations, c’est un commentaire qui se place sur ce terrain-là.

    Sur la question des sanctions, et notamment sur la question de l’extension des sanctions à d’autres personnes, je n’ai pas d’information de plus à vous donner. Pour le moment, nous avons sanctionné une liste de 28 personnes. C’est un point qui a été discuté au dernier conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne, lundi dernier, avec nos partenaires européens ; c’est une discussion qui aura encore cours, j’imagine, et c’est ce que je donnais dans ma précédente réponse, mais pour le moment il n’y a pas de noms supplémentaires qui ont été mentionnés.

    Votre troisième question était sur les ventes d’armes à Israël, et je vous en remercie parce que ça me donne l’occasion de de rappeler quand même un petit peu le contexte du processus qui est mis en place pour les ventes d’armes.

    La France dispose d’un dispositif de contrôle des ventes d’armes qui est extrêmement strict, c’est un contrôle extrêmement abouti. Chaque demande d’exportation de matériel de guerre repose sur un examen précis et minutieux en interministériel - c’est-à-dire avec l’ensemble des ministères concernés, le ministère de la défense mais pas seulement, aussi le ministère des Affaires étrangères - et il est décidé, au cas par cas ,sur la base de critères très spécifiques - et notamment sur la base des critères qui sont définis par la législation internationale sur le commerce des armes et notamment sur le traité sur le commerce des armes - si une exportation d’armes peut avoir lieu ou pas. Dans cette configuration, il y a des critères qui rentrent en jeu, c’est notamment le respect des droits de l’homme et le respect du droit international humanitaire par le pays destinataire ainsi qu’en faisant une évaluation de ce que pourrait avoir comme conséquence cette livraison en termes de paix, de sécurité et de stabilité régionale. Donc, tout cela est pris en compte, c’est une discussion qui est longue, c’est une discussion qui est collégiale, et les exportations d’armes ne se font pas de manière rapide et inconsidérée.

    S’agissant plus particulièrement d’Israël je pense que vous savez qu’en termes de ventes d’armes, la France est historiquement un partenaire marginal en matière d’équipements d’Israël. Pour l’année 2022, pour vous donner des chiffres, le montant de nos exportations en matière d’équipements de défense vers Israël représente 0,1% du montant total de nos exportations de matériel de guerre sur la même année. Encore une fois, c’est un dispositif qui est extrêmement précis extrêmement clair et surtout extrêmement exigeant que nous respectons - y compris s’agissant des exportations d’armes vers Israël - mais qui, encore une fois, représentent une toute petite partie de nos exportations d’armes.

    Enfin, sur votre dernière question sur les sorties de Gaza, c’est aussi une question intéressante parce que c’est un processus extrêmement complexe. La France a organisé depuis le début du conflit plus de 200 sorties de personnes ayant la nationalité française, mais pas seulement, puisque ça a concerné aussi les agents de l’institut français de Gaza, leurs descendants, leurs ascendants et aussi d’autres catégories de personnes comme des personnes qui détenaient un titre de séjour français ou qui avaient reçu le droit d’asile en France. Nous avons été très heureux d’annoncer, la semaine dernière, 42 nouvelles sorties de la bande de Gaza, et nous suivons une liste de personnes que nous souhaitons pouvoir voir sortir de la bande de Gaza. Ces sorties, en fait, sont le résultat de démarches des autorités françaises qui sont menées à très haut niveau, vis-à-vis des autorités israéliennes et vis-à-vis des autorités égyptiennes et ça a été un point que le ministre a eu l’occasion de discuter avec son homologue israélien et son homologue égyptien lors de sa dernière visite. Evidemment, ces sorties ne peuvent pas être rendues possibles sans cette discussion avec les autorités israéliennes et sans une discussion avec les autorités égyptiennes...

    Q - Pourquoi est-ce que les autorités israéliennes ont leur mot à dire, ce n’est pas un territoire qui est contrôlé par Israël ?

    R - C’est un territoire où il y a une administration qui s’appelle le COGAT qui est une administration israélienne qui gère les territoires et c’est à cette administration...

    Q - Coloniale, donc ?

    R - Ça, je n’en sais rien, il y a des interlocuteurs israéliens qui doivent être sollicités pour pouvoir permettre la sortie de ces personnes. Notre objectif c’est que ces personnes puissent sortir, qu’elles puissent sortir saines et sauves et c’est tous les efforts que nous faisons vont dans ce sens-là et donc nous faisons toutes les démarches nécessaires pour atteindre cet objectif.
    (...)
    Q - Si je peux me permettre, deux questions : une pour préciser, enfin pour rebondir sur votre réponse concernant les armes, la livraison d’armes à Israël, je veux préciser ma question sur les exportations d’armes. Les exportations d’armes françaises vers Israël type ML4, donc offensives, ont-elles été utilisées à Gaza ? Et est-ce qu’il y a une réflexion en cours pour stopper la livraison d’armes à Israël dans le cadre de la prévention du génocide exigé par la CIJ ? Ça, c’est ma première question. Ma deuxième question, elle n’a rien à voir, elle porte sur Julian Assange, le journaliste australien qui est détenu en Grande-Bretagne et qui, hier, déposait son ultime demande d’appel en Grande-Bretagne pour lutter contre son extradition vers les Etats-Unis. Il n’a pas pu se rendre à l’audience, il était très malade, très faible, il n’a pas pu se rendre à l’audience. Est-ce que la France va faire quelque chose pour essayer de libérer ou au moins de mettre en liberté conditionnelle un journaliste qui a révélé des crimes de guerre des Etats-Unis, l’espionnage de trois présidents français par la CIA, etc., ou est-ce qu’on va le laisser ? Il risque fort de mourir en prison si ça continue comme ça. Est-ce que la France va faire quelque chose pour Julian Assange ou pas ?

    R - Sur la première question, je vais reprendre d’abord ça sous l’angle un peu juridique, puisque vous citez la CIJ. Effectivement, et on a eu l’occasion de le dire plusieurs fois, la France est très attachée au rôle de la CIJ et au rôle qu’elle joue en termes de droit international. La CIJ a demandé à la fin du mois de janvier des mesures conservatoires, ce qui n’est pas le prononcé sur le fond de l’affaire. Nous avons pris bonne note des mesures conservatoires qui avaient été demandées par la CIJ. Nous appelons Israël à les mettre en oeuvre. Parmi les obligations qui étaient présentes dans ces mesures conservatoires, il y avait l’exigence de libération des otages, à laquelle nous sommes très attachés et les demandes qui s’attachent aussi à Israël, par exemple « prévenir la commission d’actes entrant dans le champ d’application de la Convention, sanctionner les incitations à commettre des actes de génocide, etc. » Donc nous avons appelé les autorités israéliennes à appliquer ces mesures conservatoires, tout particulièrement, et c’est mon dernier point, parce que la Cour demande aussi à ce qu’Israël permette la fourniture des services de base et de l’aide humanitaire à la population de Gaza. Et comme vous le savez, la France est très impliquée dans la fourniture d’aide humanitaire. Alors, après, sur le détail des armements, je ne pourrai pas vous répondre aujourd’hui, je vous propose que nous en reparlions lors d’un prochain point de presse. Je n’ai pas ces détails sur les livraisons d’armes et sur quelles armes sont utilisées ou pas utilisées, et dans quel contexte. Mais je vous propose de revenir vers vous prochainement.

    Sur la situation de Julian Assange, on suit avec attention la procédure judiciaire qui est en cours au Royaume-Uni. Il y a une décision de la Haute Cour de justice qui doit intervenir. C’est une décision de justice, nous ne commentons pas les décisions de justice.

    Q - Je reviens au dossier libanais. Certains médias libanais parlent d’une réunion qui se tiendrait à Paris le 27 février et à laquelle participeront les pays concernés par le soutien à l’armée libanaise. Est-ce que vous confirmez ?

    R - Je pense que ça rejoint peut-être la question de votre collègue. Non, je n’ai pas d’information à vous communiquer là-dessus à ce stade malheureusement./.

    #FranceDiplo #marchands_de_canons #Julian_Assange

    • Salle de presse - France-Diplomatie-Ministère des Affaires étrangères
      Point de presse du 15 février 2024
      https://basedoc.diplomatie.gouv.fr/vues/Kiosque/FranceDiplomatie/kiosque.php?fichier=ppfr2024-02-15.html#Chapitre4

      5. Questions/Réponses

      Q - Je voudrais savoir, après les décisions de la Cour internationale de justice, la France pense-t-elle imposer un moratoire sur les exportations d’armes vers Israël ?

      Une deuxième question, ce serait sur l’évolution des discussions entre Paris, Beyrouth et Jérusalem pour mener à une désescalade dans la région.
      R - Sur la CIJ, nous avons pris note de la nouvelle demande des mesures conservatoires introduite par l’Afrique du Sud contre Israël. Cette demande s’inscrit dans la même procédure que celle ayant conduit la Cour à adopter une ordonnance le 26 janvier dernier. Ces mesures conservatoires, ordonnées par la Cour, sont juridiquement obligatoires et elles s’imposent évidemment à toutes les parties. Elles doivent être mises en oeuvre et elles correspondent d’ailleurs aux exigences posées par la France. Nous sommes évidemment attachés au respect du droit international et réaffirmons notre soutien et notre confiance à la Cour internationale de justice.

      Sur le Liban, lors de son dernier déplacement dans la région, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a eu l’occasion de s’entretenir avec l’ensemble de ses homologues, son homologue égyptien, son homologue libanais, son homologue jordanien et son homologue israélien. Au cours de ces discussions, le Ministre est venu avec des propositions concrètes pour faire baisser la tension à la frontière entre le Liban et Israël, l’objectif étant d’obtenir une solution diplomatique entre le Liban et Israël. Ces propositions ont été communiquées à l’ensemble des parties et elles seront discutées dans les semaines qui viennent. En tout état de cause, l’objectif premier de la diplomatie française est d’obtenir un apaisement à la frontière entre le Liban et Israël.

      Q - Juste, sur l’exportation des armes, sur un moratoire, précisément ... ?
      R - Pour cela, je pourrai revenir vers vous ultérieurement.

    • Badinter, un type qui sait se faire sa publicité.

      En 1966, il avait épousé en secondes noces Élisabeth Bleustein-Blanchet, fille de Marcel Bleustein-Blanchet, fondateur de Publicis.
      Des euros par centaines de millions.

      S’il n’avait pas supprimé la peine de mort, un ou une autre s’en serait chargé.

    • Rappelons que c’est François Mittérrand qui voulait l’abolition de la peine de mort.

      Homme politique Badinter, garde des Sceaux, président du Conseil constitutionnel, sénateur, passa son existence à défendre les intérêts de la grande bourgeoisie à laquelle il appartenait.
      Se plaçant systématiquement du côté de sa classe, il s’opposera toujours aux mesures sociales et politiques venues de la gauche.
      Dès 1981 il s’opposa en Conseil des ministres aux nationalisations pourtant prévues par le programme du nouveau président. Puis fut le comptable scrupuleux de l’indemnisation des actionnaires des sociétés concernées.

      On ajoutera sans allonger la liste son aveu d’avoir fait du Conseil constitutionnel, un bouclier contre l’expression souveraine du parlement. Sans oublier son aversion pour les couches populaires dont témoignèrent ses prises de position au moment de la crise des #gilets_jaunes.

  • [En direct] Gaza : combats sans relâche, Anthony Blinken se rend au Moyen-Orient dans l’optique d’une trêve
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20240205-en-direct-israel-gaza-combats-sans-rel%C3%A2che-blinken-attendu-dans-r%

    RFI - 5 février 2024 - 08h25

    La société d’aviation japonaise Itochu mettra fin à sa coopération avec l’entreprise israélienne Elbit, en raison de la guerre de Gaza

    L’unité d’aviation d’Itochu Corp mettra fin à sa coopération stratégique avec la société de défense israélienne Elbit Systems Ltd d’ici la fin du mois de février en raison de la guerre à Gaza, a déclaré lundi le responsable de la maison de commerce japonaise.

    Itochu Aviation, Elbit Systems et Nippon Aircraft Supply (NAS) ont signé un protocole d’accord de coopération stratégique en mars 2023. Itochu prévoit de mettre fin à la collaboration après que la Cour de justice internationale a ordonné à Israël le mois dernier d’empêcher les actes de génocide contre les Palestiniens et de faire plus pour aider les civils, a déclaré le directeur financier d’Itochu, Tsuyoshi Hachimura.

    « Prenant en considération l’ordonnance de la Cour internationale de justice du 26 janvier, et que le gouvernement japonais soutient le rôle de la Cour, nous avons déjà suspendu de nouvelles activités liées au protocole d’accord et prévoyons d’y mettre fin d’ici la fin février », a-t-il déclaré

    #BDS #marchands_de_canons

  • Entreprises de défense, les dividendes de la guerre à Gaza - Majd Kayyal
    Orient XXI > Majd Kayyal > 15 novembre 2023
    https://orientxxi.info/magazine/entreprises-de-defense-les-dividendes-de-la-guerre-a-gaza,6874

    Les sociétés privées de défense représentent un élément clé de la guerre qui a cours dans la bande de Gaza. Plusieurs entreprises israéliennes et américaines verront leurs bénéfices exploser grâce à cette opération d’ampleur, qui leur permet également de faire la promotion de leurs dernières technologies.

    #marchands_de_canons

  • Royaume-Uni : des syndicalistes bloquent la production d’armes pour Israël - Contre Attaque
    https://contre-attaque.net/2023/10/26/royaume-uni-des-syndicalistes-bloquent-la-production-darmes-pour-isr

    L’action a eu lieu ce jeudi 26 octobre dans le Kent, au Sud-Ouest de l’Angleterre. Plus de 150 syndicalistes ont organisé un piquet de grève pour bloquer une usine d’armes qui exporte sa production vers #Israël. Un moyen concret de protester contre les envois d’armes vers l’État colonial.

    #marchands_de_canons

  • La santé florissante de l’industrie de défense israélienne
    Par AFP 29 septembre 2023 - The Times of Israël
    https://fr.timesofisrael.com/la-sante-florissante-de-lindustrie-de-defense-israelienne

    Les exportations israéliennes d’armement ont atteint un record de 11,5 milliards d’euros en 2022 contre 6,8 milliards en 2019 ; Israël est le 9e exportateur mondial du secteur.
    Elle se nourrit d’un état de conflit permanent depuis 1948 et surfe sur la course aux armements, relancée notamment par la guerre en Ukraine : l’industrie de défense israélienne jouit d’une croissance soutenue et d’une image flatteuse auprès de ses clients.

    Les exportations israéliennes d’armement ont atteint un record de 11,5 milliards d’euros en 2022 contre 6,8 milliards en 2019. L’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) classe Israël comme le 9e exportateur mondial du secteur.

    (…) Autre contrat de prestige, la Finlande, le lendemain de son adhésion à l’Otan en avril, a annoncé convoiter le système anti-missile israélien « Fronde de David » pour 316 millions d’euros, pour contrer missiles de croisières, drones et roquettes à une distance comprise entre 40 et 300 kilomètres.
    (…) Des succès largement soutenus par Washington. En 2021, le Département d’État évoquait plus de 125 milliards de dollars versés depuis la création d’Israël en 1948 dans le cadre de l’assistance militaire bilatérale. Ces programmes ont permis « la transformation des forces de défense israéliennes en une des armées les plus capables et les plus efficaces », assurait-il alors.

    En février 2022, l’invasion de l’Ukraine par la Russie a douché les espoirs de paix en Europe. Israël s’est abstenu de vendre des armes à l’Ukraine.
    Mais la guerre « a créé une demande pour les systèmes militaires partout dans le monde, bénéficiant à toutes les industries de défense occidentales, de même qu’à Israël », explique Uzi Rubin, expert à l’Institut de Jérusalem pour la stratégie et la sécurité (JISS) et père du programme de défense anti-missiles israélien.

    (…) L’affrontement entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, dont le dernier avatar a tourné à la victoire éclair de Bakou, a aussi permis à Israël de s’illustrer : ses drones vendus à l’Azerbaïdjan ont démontré leur efficacité lors de leur précédent affrontement en 2020.

    La normalisation depuis 2020, sous l’impulsion des États-Unis, des relations entre Israël et les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan dans le cadre des Accords d’Abraham, a aussi largement pesé. Les ventes d’armes vers ces pays ont représenté 24 % du total des exportations en 2022.

    Mais sur le long-terme, Israël, en situation de guerre quasi-permanente depuis 1948, recueille le bénéfice de sa propre situation géopolitique. (...)

    #Marchands_de_canons #Israel

  • Armement. Guerre au Yémen « made in France »
    Orient XXI > Ariane Lavrilleux > 29 septembre 2022
    https://orientxxi.info/magazine/armement-guerre-au-yemen-made-in-france,5883

    La France est, après les États-Unis, le principal pays fournisseur d’armes à la coalition saoudo-émiratie engagée dans la guerre civile au Yémen depuis 2015. Qui équipe et répare les avions de combat de la Coalition ? Où sont formés les militaires ? Où sont produites les bombes qui frappent les marchés et les habitations yéménites ? Enquête sur les grandes entreprises françaises qui ont profité de la guerre, avec le soutien de l’État français.

    Le conflit au Yémen a tué en sept ans 110 000 personnes, dont près de 13 000 civils selon les données d’Armed Conflict Location and Event Data Project (Acled). Depuis le déclenchement, en mars 2015, de l’intervention de la coalition arabe emmenée par l’Arabie saoudite contre les rebelles houthistes, Paris n’a cessé de nier l’implication de la France. « Nous n’avons récemment vendu aucune arme qui puisse être utilisée dans le cadre du conflit yéménite », assurait, en janvier 2019, Florence Parly, la ministre des armées, au micro de France Inter. Les matériels livrés ne serviraient qu’à « assurer la protection du territoire saoudien contre des attaques balistiques venant du Yémen » précisait-elle. (...)

    #Yemen #marchands_de_canons

  • Ukraine : la France a livré des armes à la Russie jusqu’en 2020
    https://disclose.ngo/fr/article/ukraine-france-a-livre-armes-russie

    Entre 2015 et 2020, la France a livré des équipements militaires dernier cri à la Russie. Un armement qui a permis à Vladimir Poutine de moderniser sa flotte de tanks, d’avions de chasse et d’hélicoptères de combat, et qui pourrait être utilisé dans la guerre en Ukraine. Lire l’article

    • Livraisons d’armes à la Russie : pas de question à Macron
      https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/livraisons-darmes-a-la-russie-pas-de-question-a-macron

      Ouf ! La question n’a pas été posée à Emmanuel Macron sur TF1, dans l’émission « Face à la guerre ». Ni par un contradicteur (il n’y en avait pas), ni par Gilles Bouleau, ni par Anne-Claire Coudray. On l’a échappé belle. À La lecture du site indépendant « Disclose », on avait appris dans la journée que la France a continué à vendre des armes à la Russie, en dépit de l’embargo de 2014, jusqu’à l’an dernier. De manière parfaitement légale.

      Je ne vais pas dresser la liste des armes vendues. Elle figure sur le site. Qu’il suffise de savoir que l a France a délivré au moins 76 licences d’exportation de matériel de guerre à la Russie depuis 2015. Montant total de ces contrats : 152 millions d’euros, comme l’indique le dernier rapport au Parlement sur les exportations d’armement, sans toutefois préciser le type de matériel livré . Dans ce catalogue, ne nous attardons que sur un gadget : Depuis un contrat signé en 2014, avec des livraisons qui se sont étalées jusqu’en 2018, le groupe Thales a doté 60 avions de chasse Soukhoï SU-30 de son système de navigation TACAN , son écran vidéo SMD55S et son viseur dernier cri HUD. Ces avions de combat , poursuit Disclose, qui ont déjà tué des dizaines de milliers de civils en Syrie, bombardent l’Ukraine nuit et jour depuis février. Détail charmant, les Mig-29 et les SU-30 sont également munis d’un système de navigation livré par Safran à partir de 2014 : le Sigma 95N. Cette technologie permet aux pilotes de l’armée de l’air russe de se localiser sans avoir recours aux satellites américains ou européens.

      Si le ministère des Armées assure que les ventes sont légales, c’est en vertu de la clause du grand-père : si le contrat est passé avant l’embargo, alors il peut être honoré. Parfait. Sauf si les livraisons peuvent provoquer ou prolonger un conflit armé . Était-ce le cas de 2014 à 2020 ? Le débat n’a pas eu lieu, l’émission ayant pris la forme d’une succession d’interviews.

      Pour sa défense, le ministère des Armées fait valoir plusieurs arguments, que résume Le Monde . D’abord, ces exportations ont considérablement baissé depuis 2014. Les livraisons, qui représentaient encore un montant de 80 millions d’euros en 2014, sont passées (...) à seulement 300 000 euros en 2020 . Et Emmanuel Macron, fait-on valoir, a toujours tenté de maintenir un dialogue avec Vladimir Poutine, mais a, en même temps, poussé les exportations à destination de l’Ukraine, dont le montant des commandes acceptées est passé de zéro en 2015 à plus de 97 millions d’euros en 2020 . Hosannah ! On a vendu aux deux. Du coup, on comprend mieux le camouflage de campagne du président à la Zelenski, ce sweat du commando parachutiste de l’Air CPA10. C’est une tenue commerciale, c’est ça ?

      Tous ces coups de fil à Poutine et Zelenski, c’était donc pour le service après-vente ? plaisante un twittos facétieux. Heureusement, toutes les précautions avaient été prises, pour soustraire le président-candidat à ces curiosités malsaines. Imaginons qu’un Poutou ait eu le mauvais goût de risquer une allusion aux livraisons d’armes françaises à la Russie. On frémit. Mais il avait été exclu. De manière parfaitement légale, là aussi.

    • Armes suisses, la guerre made in Switzerland
      http://www.tv5monde.com/programmes/fr/programme-tv-temps-present-armes-suisses-la-guerre-made-in-switzerland/137007

      Où finissent les armes fabriquées en Suisse ? Notre enquête exclusive remonte la piste des fusils d’assaut, des avions et des chars blindés suisses, depuis leur sortie d’usine jusqu’aux territoires en conflit armé : guerre ou répression civile. En utilisant des techniques d’investigation inédites, nous avons pu retrouver avec précision plusieurs de ces armes et recueillir les témoignages chocs de victimes.

      https://www.rts.ch/play/tv/temps-present/video/armes-suisses-la-guerre-made-in-switzerland?urn=urn:rts:video:12892914
      https://www.youtube.com/watch?v=t7ftfbQkZek


      De la Suisse, le pays de la Croix Rouge à la France, pays des droits de l’homme.
      #marchands_de_canons

  • Comment Israël développe Scorpion, futur cœur de la défense francaise
    Orient XXI> Jean Stern > 30 mars 2021
    https://orientxxi.info/magazine/comment-israel-developpe-scorpion-futur-coeur-de-la-defense-francaise,46

    (...) Cette expertise qui facilite l’analyse fine d’un terrain donné, Israël l’a acquise grâce à ses drones déployés dans les territoires palestiniens occupés. « Israël a pris une longueur d’avance sur trois points-clés, ajoute l’ingénieure. D’abord l’effacement du bruit acoustico-moteur des drones. C’est un gros progrès, on est train d’arriver à l’invisibilité du bruit, sujet sur lequel on travaille aussi beaucoup en France ». Ensuite la miniaturisation des drones. Les drones-insectes qui nous amusent dans un James Bond sont déjà en service et testés par l’armée israélienne à Gaza. « Ils intégrent le dronique à la nature », précise la spécialiste. Enfin, l’effacement des traces numériques et le repérage des signaux « ennemis » stratégique, car le pilotage numérique est au cœur de Scorpion. « Il ne faut pas être capté, tout en captant l’autre. Les Israéliens savent masquer, localiser, interpréter, analyser, brouiller. L’idée, là encore, c’est d’être invisible et profondément silencieux, poursuit la même experte. Ce qui fonde nos partenariats avec Israël, c’est toutes ces inventions, simples, venues des meilleurs ingénieurs, qui ont acquis leur savoir-faire dans le contrôle et la répression dans les territoires palestiniens et à Gaza ». (...)

    #marchands_de_canons

    • Illegal missile sale to ’Asian Country’ could harm Israel-U.S. ties
      Amos Harel | Feb. 11, 2021 | 9:19 PM | Haaretz.com
      https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-illegal-deal-between-israelis-and-an-asian-country-could-harm-ties

      The criminal case revealed Thursday, involving more than 20 Israelis, some former defense officials, will mandate full transparency in Israel’s dealings with the already-suspicious Biden administration

      Investigations by the Shin Bet and police into the alleged sale of military technology to an unnamed Asian country may become one of the most serious security issues in recent memory. Defense officials are concerned that the case may have far-reaching consequences involving a large number of people and potential intelligence and technological fallout.

      The affair could also have implications for defense ties between Israel and the United States, just after President Joe Biden’s new administration, which already harbors suspicions toward Israel, has taken over. It will cast a wholly unnecessary pall over ties with Washington, which has been briefed on the affair.

      This mysterious Asian country, whose name has been placed under gag order, is not an enemy of Israel’s. It’s not Iran. But Israel’s economic ties with it have been loaded for years, whether for fear of angering other states or because of the risk that expertise passed to this country could fall into the wrong hands or be used for industrial espionage against Israel. This is one of the reasons that Israel has somehwat tightened its supervision on security deals companies make with countries in Asia.

      More than 20 Israelis have been interrogated so far in connection with this affair. It appears some of them are familiar to the police and Shin Bet from previous investigations.

      These civilians, among them former employees of defense sector employees, are suspected of conducting advanced experiments in developing loitering missiles, an attack weapon at the forefront of military technology.

      The investigators are troubled by several aspects of the affair. First, the technology smuggled illegally from Israel to the Asian country could make its way to enemy nations. Second, quite a few former defense employees are involved, including some who were in senior military positions. Third, these were apparently not naive individuals who had been led astray, but were rather well aware of the rules on defense exports and the fact that Israel had not authorized the deals. Fourth, large sums of money totaling millions of shekels had exchanged hands.

      Fifth, and perhaps most serious of all, numerous attempts at concealing the sales were allegedly made, using middlemen and intricate money transfers intended to bypass Israeli authorities.

      This isn’t the first time in recent years that similar suspicions have arisen. Only about a year ago, a similar matter involving defense export deals of a smaller scope, was investigated. There may, in fact, be a link between the incidents. The defense establishment, together with the justice system, will have to deal with the new suspicions thoroughly to find the truth and bring the perpetrators to justice.

      Perhaps more importantly, Israel will have to conduct itself with complete transparency vis-a-vis its partners in Washington. This will be required to prevent negative baggage from accumulating and clouding the defense ties between the countries, following similar past investigations that have angered previous American administrations.

      #IsralUSA #IsraelChine

  • Cette base de données révèle des décennies de louches marchés d’armes d’Israël
    Par Sahar Vardi, le le 10 février 2021 - Source : +972 Magazine -
    Traduction : J. Ch. pour l’Agence média Palestine
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2021/02/12/cette-base-de-donnees-revele-des-decennies-de-louches-marches-d

    (...) Il y a de bonnes raisons pour qu’Israël veuille cacher ces ventes, puisque parmi sa clientèle se trouvent certaines des dictatures les plus tyranniques au monde et des auteurs de violations des droits de la personne humaine. Dans cette liste, on trouve l’Afrique du Sud de l’apartheid, la Junte militaire d’Argentine, l’armée serbe pendant le génocide bosniaque, et le Rwanda pendant les années qui ont conduit au génocide dans ce pays.

    Plus récemment, Israël a vendu des armes au Sud Soudan et à la junte militaire de Myanmar. Des pays comme le Maroc, le Mexique, l’Arabie Saoudite et d’autres ont commencé à utiliser les logiciels espions israéliens contre les journalistes et l’opposition politique. Certains de ces gouvernements ont commis ce qui relève de crimes de guerre, et encourager de tels crimes est jugé illégal selon le droit international. (...)

    #marchands_de_canons

  • Illegal missile sale to ’Asian Country’ could harm Israel-U.S. ties
    Amos Harel | Feb. 11, 2021 | Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-illegal-deal-between-israelis-and-an-asian-country-could-harm-ties

    The criminal case revealed Thursday, involving more than 20 Israelis, some former defense officials, will mandate full transparency in Israel’s dealings with the already-suspicious Biden administration

    Investigations by the Shin Bet and police into the alleged sale of military technology to an unnamed Asian country may become one of the most serious security issues in recent memory. Defense officials are concerned that the case may have far-reaching consequences involving a large number of people and potential intelligence and technological fallout.

    The affair could also have implications for defense ties between Israel and the United States, just after President Joe Biden’s new administration, which already harbors suspicions toward Israel, has taken over. It will cast a wholly unnecessary pall over ties with Washington, which has been briefed on the affair.

    This mysterious Asian country, whose name has been placed under gag order, is not an enemy of Israel’s. It’s not Iran. But Israel’s economic ties with it have been loaded for years, whether for fear of angering other states or because of the risk that expertise passed to this country could fall into the wrong hands or be used for industrial espionage against Israel. This is one of the reasons that Israel has somehwat tightened its supervision on security deals companies make with countries in Asia.

    More than 20 Israelis have been interrogated so far in connection with this affair. It appears some of them are familiar to the police and Shin Bet from previous investigations.

    These civilians, among them former employees of defense sector employees, are suspected of conducting advanced experiments in developing loitering missiles, an attack weapon at the forefront of military technology.

    The investigators are troubled by several aspects of the affair. First, the technology smuggled illegally from Israel to the Asian country could make its way to enemy nations. Second, quite a few former defense employees are involved, including some who were in senior military positions. Third, these were apparently not naive individuals who had been led astray, but were rather well aware of the rules on defense exports and the fact that Israel had not authorized the deals. Fourth, large sums of money totaling millions of shekels had exchanged hands.

    Fifth, and perhaps most serious of all, numerous attempts at concealing the sales were allegedly made, using middlemen and intricate money transfers intended to bypass Israeli authorities.

    This isn’t the first time in recent years that similar suspicions have arisen. Only about a year ago, a similar matter involving defense export deals of a smaller scope, was investigated. There may, in fact, be a link between the incidents. The defense establishment, together with the justice system, will have to deal with the new suspicions thoroughly to find the truth and bring the perpetrators to justice.

    Perhaps more importantly, Israel will have to conduct itself with complete transparency vis-a-vis its partners in Washington. This will be required to prevent negative baggage from accumulating and clouding the defense ties between the countries, following similar past investigations that have angered previous American administrations.

    #marchands_de_canons

    • Comme beaucoup j’attends depuis longtemps ces excuses comme un acte adulte et juste.
      Et je suis au désespoir pour toutes celleux qui subissent encore les « dommages collatéraux » de cette colonisation, et je me demande combien de générations vont continuer d’être humiliées parce que la france refuse de reconnaitre ses responsabilités ?
      Tant que la France n’aura pas regardé en face ses horreurs commises en Algérie et fait son mea-culpa, le terrain de la politique intérieure restera miné et rien ne pourra avancer vers l’intelligence.
      Macron le crétin en est la preuve même, et le racisme de toute l’organisation sociale, de l’urbanisme au taux de chômage, continue de se déployer avec la police française à la manœuvre.
      Je suis triste pour mes ami·es d’origine algérienne né·es en france tout comme pour les traumatisés de la guerre, mon oncle soldat durant la guerre et qui refuse d’en parler, mon beau-père soldat dans les tirailleurs qui a disparu abandonnant ses trois enfants en bas âge parce que devenu violent au retour de l’Algérie.
      Toute cette haine qui perdure dans la croyance de la supériorité raciale française qui a prévalut à la colonisation et à l’enrichissement de certains, il serait bien temps de s’en excuser.

    • Comme je te l’avais dit, la conquête de l’Algérie est peu documentée, et très mal connue. Alors que ce fut une boucherie. A lire les manuels scolaire, on a l’impression d’une installation presque pacifique dans un pays presque vide. Ce ne fut évidemment pas le cas mais on a bati une légende dorée allant plus ou moins dans ce sens puisque le meilleur et le plus grand lycée d’Alger s’appelait lycée Bugeaud.
      Après formuler des excuses, je ne sais pas si ça a vraiment un sens, pour la conquête s’entend, mais on pourrait au moins faire en sorte que l’enseignement de l’histoire soit correct (et envisager des poursuites au civil pour les mecs qui racontent objectivement n’importe quoi à la télé)

    • Effectivement, surprenant J.-M. Aphatie, à son tout meilleur.

      La référence à l’Argentine est bien venue : il est notoire que ce sont des militaires français, anciens de l’Algérie, qui ont « théorisé » les bases de la contre-insurrection (on dit maintenant à l’états-unienne Coin). David Galula a été LA référence pour les états-uniens et pour les militaires d’Amérique latine aux premiers rangs desquels les Argentins.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/David_Galula

    • Selon ce post LinkedIn qui devient viral sur Facebook, la France a envoyé ces 60 camions de police pour soutenir la répression des manifestations en cours en #Tunisie.
      https://twitter.com/MedDhiaH/status/1353066462848507905


      https://www.linkedin.com/posts/marseille-manutention-roro-terminal_cette-semaine-marseille-manutention-te
      https://www.arquus-defense.com/fr
      On ne change pas une équipe qui gagne !

      Les camions étaient non seulement importés de France mais aussi fabriqués en France par Arquus, le principal fournisseur de l’armée française. Le producteur est anciennement connu sous le nom de Renault Trucks Defense. L’entreprise appartient au groupe suédois Volvo.

      #marchands_de_canons

    • https://www.sudouest.fr/2021/01/24/bugeaud-l-assassin-jean-michel-apathie-veut-que-la-france-demande-pardon-au

      "Bugeaud, l’assassin" : Jean-Michel Apathie veut que la France demande pardon aux Algériens


      Frilosité sur le sujet en Périgord

      Au fil de son réquisitoire (validé par Pascal Blanchard pour sa justesse historique), Jean-Michel Apathie s’est encore une fois prononcé pour "déboulonner" le maréchal colonisateur #Bugeaud, "figure de cette barbarie" et "assassin", en demandant que la Ville de Paris débaptise l’avenue qui porte son nom. La Dordogne, où il possédait une propriété à Lanouaille et fut maire d’Excideuil, est plus prompte à célébrer la figure du "soldat laboureur" à l’origine des comices agricoles. Aucun élu, y compris la nouvelle maire socialiste de Périgueux Delphine Labails, ne se s’est prononcé pour débaptiser les lieux célébrant Bugeaud ou retirer ses statues.

      “Nous, Français, avons martyrisé un peuple pendant un siècle.”
      Pour @jmaphatie, la France doit présenter des excuses aux Algériens. #Clhebdo pic.twitter.com/a2mhqoitJ5
      — C l’hebdo (@clhebdo5) January 24, 2021

      Bugeaud (1784–1849) était l’un des militaires chargé de la conquête de l’Algérie en 1844–1845. Nommé gouverneur général, il y a pratiqué « les enfumades » (mort par enfumage d’Algériens enfermés dans des grottes). Sur ses consignes, « plus de 1 000 hommes, femmes et enfants de la tribu des Ouled Riah qui s’étaient réfugiés avec leur bétail dans une grotte du Dahra, près de Mostaganem », en 1845, ont par exemple été asphyxiés.

    • Guerre d’Algérie : qui est Ali Boumendjel, à qui le rapport Stora recommande de rendre hommage ?
      par Chloé Leprince - france Culture
      https://www.franceculture.fr/histoire/guerre-dalgerie-qui-est-ali-boumendjel-a-qui-le-rapport-stora-recomman

      Le rapport sur “les mémoires de la colonisation et de la guerre d’Algérie de 2021" remis le 19 janvier 2021 à Emmanuel Macron par l’historien Benjamin Stora avait pour objectif officiel de "regarder l’histoire en face" d’une "façon sereine et apaisée" afin de "construire une mémoire de l’intégration". La ligne de crête choisie par Benjamin Stora est celle de la reconnaissance à défaut de "repentance" (ou d’excuses). Pour ça comme pour réanimer la volonté politique en berne, il faut des figures. Et l’une des 22 propositions que compte le rapport Stora (que vous pouvez consulter ici) consiste justement à renflouer, côté français, la #mémoire d’une personnalité importante de la guerre d’Algérie, Ali Boumendjel : l’historien suggère à Emmanuel Macron de reconnaître que l’armée française a assassiné l’avocat et dirigeant nationaliste algérien en 1957.

      Avec cette recommandation, Benjamin Stora met en exergue un dossier essentiel, et laborieux : celui des disparus de la guerre d’Algérie, et en particulier des milliers d’hommes, de frères, de maris, de pères ou d’oncles des Algériens et des Algériennes d’aujourd’hui, qui ont disparu un jour. Ce fut particulièrement le cas dans une période du conflit que l’on appelle “la bataille d’Alger”, et qui correspond à l’année 1957, lorsque le pouvoir civil des représentants de la France métropolitaine en territoire algérien a été confisqué par les militaires. Et en particulier, par des parachutistes. De cette époque demeure la trace d’une impuissance de la justice et de l’administration civile à faire respecter le droit et, en miroir, celle d’une impunité immense. De cette époque, reste, surtout, une mémoire béante dans des centaines de familles où l’on n’a rien su de ses morts. Et un besoin d’histoire.

      https://information.tv5monde.com/afrique/rapport-stora-la-famille-du-militant-assassine-ali-boumendjel-

      « Je crois que les responsables politiques français ne mesurent pas à quel point des familles entières ont été dévastées par les mensonges d’Etat », souligne aujourd’hui la nièce du militant assassiné. Elle aimerait que l’on reconnaisse que « le colonialisme est une atteinte à la dignité humaine au même titre que la Shoah et l’esclavage ».

      « La réhabilitation (d’Ali Boumendjel) est une approche de la vérité. C’est bien, à condition que l’on reconnaisse qu’il a été sauvagement torturé durant des semaines et que son assassinat a été masqué en suicide », dit-elle du rapport Stora.

      « Mais pourquoi le singulariser ? Il faut la vérité pour tous. Célèbres ou anonymes. Pourquoi ne pas célébrer le martyr inconnu ? ».

      #Guerre_d'Algérie #torture #histoire #décolonisation

    • Sur le rapport de Benjamin Stora : le conseiller contre l’historien, par Olivier Le Cour Grandmaison
      https://blogs.mediapart.fr/olivier-le-cour-grandmaison/blog/280121/sur-le-rapport-de-benjamin-stora-le-conseiller-contre-l-historien

      Le Benjamin Stora historien a capitulé devant le Benjamin Stora devenu conseiller pour permettre au second de présenter à Emmanuel Macron un programme commémoriel congruent à ses desseins électoraux. Afin de ne pas heurter certains groupes mémoriels au mieux conservateurs, au pire réactionnaires, et justifier par avance, conformément aux desiderata du chef de l’Etat, l’absence de reconnaissance officielle des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité perpétrés par la France, il fallait euphémiser ces derniers pour mieux rejeter cette revendication en faisant croire qu’elle est dangereuse, irresponsable et inutile.

    • Une histoire française. A propos du rapport Stora
      https://blogs.mediapart.fr/julien-cohen-lacassagne/blog/030221/une-histoire-francaise-propos-du-rapport-stora

      Benjamin Stora sait que l’histoire n’est jamais éloignée de la politique. Son style élégant et son érudition éclectique en ont aussi fait un authentique écrivain. Mais le dispositif d’une commande d’Etat interroge l’exigence d’indépendance qu’un intellectuel doit s’imposer. C’est parce que j’ai toujours aimé lire l’auteur de La Gangrène et l’Oubli que je lui adresse ici ma critique.

  • Malgré les violations des droits humains, « il n’y a aucune volonté politique de restreindre les ventes d’armes » - Basta !
    https://www.bastamag.net/Exportations-armements-materiel-militaire-rapport-Tabarot-Maire-controle-P

    Ventes d’armes : le double jeu du gouvernement français
    https://www.amnesty.fr/controle-des-armes/actualites/ventes-darmes-le-double-jeu-du-gouvernement-francais

    Emission SI VIS PACEM : VENTES D’ARMES. Avec Rachel Knaebel, journaliste à Bastamag @bastamag et Tony Fortin @tonyfortin de l’Observatoire des Armements. Enregistrement par visio le 10 décembre 2020. Animation : Bernard Baissat.

    https://www.mixcloud.com/radiolibertaire/emission-si-vis-pacem-ventes-darmes


    #marchands_de_canons #France

  • Les exportations d’armes russes se tournent vers une nouvelle clientèle
    https://www.franceculture.fr/geopolitique/les-exportations-darmes-russes-se-tournent-vers-une-nouvelle-clientele

    « Par ailleurs, la Russie est connue pour ne pas exiger de conditions, en matière de droits de l’homme par exemple, lorsqu’elle vend », poursuit l’expert.

    Ah les vilains, ben oui parce que c’est bien connu que les autres demandent des garanties sur les droits de l’homme avant de signer leur contrats.

    https://www.rusarmyexpo.com
    https://www.sipri.org
    https://seenthis.net/messages/425094
    #armement #france #usa #urss #marchands_de_canons

  • Droit de suite
    Ventes d’armes françaises : où est la limite ?
    Diffusée le 16/05/2019
    http://www.lcp.fr/emissions/droit-de-suite/292598-ventes-darmes-francaises-ou-est-la-limite

    La France est le troisième vendeur d’armes au monde. Mais ne faut-il pas davantage éviter de les mettre entre toutes les mains ? Tout d’abord, notre documentaire, « Mon pays fabrique des armes » Une remarquable enquête journalistique qui démontre combien il est complexe, dans notre pays, d’obtenir de la transparence lorsqu’il s’agit de ventes d’armes, et, malgré quelques gardes fous, combien il s’avère difficile, aussi, de contrôler efficacement l’utilisation de ces armes par les dirigeants étrangers qui les achètent. Nos invités : Anne Poiret, réalisatrice du documentaire ; Jean Guisnel, journaliste spécialiste des questions militaires ; Jacques Maire, député « La République en Marche » des Hauts-de-Seine ; Aymeric Elluin, chargé de plaidoyer armes à Amnesty International France

    https://seenthis.net/messages/731927

    #marchands_de_canons #vented'armes

  • Le Maire appelle Berlin à assouplir ses règles d’exportations d’armes
    [Reuters]
    Reuters24 février 2019
    https://fr.news.yahoo.com/le-maire-appelle-berlin-%C3%A0-assouplir-ses-r%C3%A8gles-110306473--s

    BERLIN (Reuters) - Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, invite dimanche l’Allemagne à assouplir ses règles sur les exportations d’armes vers les pays hors Union, afin de soutenir l’industrie de la défense franco-allemande.

    L’Allemagne a décidé unilatéralement en octobre dernier, à la suite de l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi à Istanbul, de suspendre ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite, son deuxième marché après l’Algérie. La France redoute que cette décision n’entrave le développement à l’export de futurs projets conjoints.

    « Il ne sert à rien de produire des armes par le biais d’une coopération accrue entre la France et l’Allemagne si nous ne sommes pas en mesure de les exporter », déclare Bruno Le Maire dans une interview au journal allemand Welt am Sonntag.

    « Si l’on veut être concurrentiel et efficace, il faut que nous puissions exporter dans des pays hors de l’Europe », ajoute-t-il.

    #marchands_de_canons


  • « Notre pays prend la deuxième place dans le monde dans ce sens, parmi les cinq principaux dirigeants, nous sommes en avance sur la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, tout en agissant dans les conditions de concurrence traditionnellement difficiles, et parfois rencontrer même avec un comportement peu scrupuleux de certains partenaires. »
    Vladimir Vladimirovitch Poutine.
    http://roe.ru
    #marchands_de_canons

  • Moscou et Paris, sur le podium des plus gros vendeurs d’armes mondiaux
    12.2016
    https://fr.sputniknews.com/international/201612051029018942-ventes-armes-marche-institut-croissance

    Les ventes d’armes totalisaient 370,7 milliards de dollars (environ 350 milliards d’euros) en 2015, la France et la Russie ont toutefois réussi à accroître considérablement leur part face au leader de ce marché, les États-Unis.

    Les producteurs d’armes d’Europe occidentale occupent 25,8 % du marché mondial, soit 95,7 milliards d’euros, grâce à une croissance de 6,6 %, tandis que la Russie a pour sa part également augmenté de 6,2 % ses ventes d’armements, détenant 8,1 % du marché en 2015, a annoncé l’Institut de recherche sur la paix internationale de Stockholm (Sipri).

    Les sociétés françaises, elles, connaissent un dynamisme encourageant grâce à de « gros contrats à l’exportation en 2015, comme en Égypte et au Qatar », explique Sipri, ajoutant que « les ventes combinées des six premiers groupes français du Top-100 totalisent 21,4 milliards de dollars en 2015 (plus de 20 milliards d’euros, ndlr), en hausse de 13,1 % ».(...)

    #marchands_de_canons

  • Dossier : diplomatie des #armes (avril 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/04/A/55243 #st

    Au moment où le Parlement européen votait une résolution réclamant un embargo sur les ventes d’armes à l’Arabie saoudite, M. François Hollande remettait la Légion d’honneur à l’un de ses dirigeants. Une manière de célébrer le royaume, devenu l’un des plus gros acheteurs de matériel militaire de la France. Même si l’Asie occupe désormais une place de choix, le Proche-Orient reste le terrain de jeu préféré des marchands de canons, Etats-Unis en tête. De retour sur la scène diplomatique, la Russie a fait la démonstration, sur le front syrien, de sa capacité à utiliser des équipements sophistiqués. Désormais, les conflits passent aussi par Internet, et l’on parle de plus en plus de « cyberattaques », sans toujours en définir les contours. Aujourd’hui comme hier, la course aux #armements — numériques ou matériels — se fait presque sans aucun contrôle démocratique.

    http://zinc.mondediplo.net/messages/22446 via Le Monde diplomatique

  • L’Armée saoudienne prise au piège du bourbier yéménite. Enlisement et #carnages des #marchands_de_canons.
    Un an de #bombardements et des milliers de morts pour presque rien. L’intervention militaire saoudienne au #Yémen, lancée dans la nuit du 25 au 26 mars 2015, débouche sur un constat d’impasse tragique. Malgré plusieurs dizaines de milliers de sorties aériennes, la coalition arabe conduite par #Riyad n’a atteint qu’une petite partie de ses buts de guerre. - LEMONDE.FR 2016.03.26

  • Liban : une première livraison d’armes françaises - Moyen-Orient - RFI - Publié le 20-04-2015
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20150420-liban-livraison-armes-francaises-armement-arabie-saoudite

    Les ministres de la Défense français et libanais et l’ambassadeur saoudien du Liban inspectent des armes françaises avant leur livraison, le 20 avril 2015. / AFP PHOTO/JOSEPH EID/

    Le Liban reçoit sa première livraison d’armes françaises ce lundi 20 avril, un contrat de 3 milliards de dollars, financé par l’Arabie saoudite. Pour Paris et Riyad, l’objectif est d’aider le pays du Cèdre à contrer la menace jihadistes. Le Liban, déstabilisé par la crise syrienne, est régulièrement en proie aux attaques à ses frontières de l’organisation Etat islamique et du Front al-Nosra.

    Pour cette première livraison, ce sont 48 missiles, directement piochés dans les stocks de l’armée française, qui ont été vendus au Liban. Un premier arrivage donc, et un premier pas dans la concrétisation d’un contrat exceptionnel de trois milliards de dollars qui a failli ne jamais voir le jour.

    L’Arabie saoudite a longtemps hésité avant de financer l’armée libanaise. L’instabilité politique au pays du Cèdre, sans président depuis des mois, a bien failli dissuader le royaume saoudien de sortir le carnet de chèques.

    Un soutien stratégique

    Le déclic sera finalement provoqué par Téhéran, dans un Moyen-Orient plus instable que jamais et plongé dans une rivalité et une lutte d’influence entre l’Arabie saoudite et l’Iran. La République islamique aurait proposé au Liban de financer son armée, en plus de l’appui stratégique déjà fourni au Hezbollah.

    Pour éviter une telle situation, la famille royale saoudienne se serait empressée de couper court à ses propres tergiversations et de finaliser ce contrat d’armement avec le partenaire français qui dotera le Liban de missiles, d’équipements radars, de véhicules blindés et d’hélicoptères français.

    #marchands_de_canons #le_Drian

  • Un vaste plan de modernisation de l’armée sur le point d’être lancé par la France - L’Orient-Le Jour- 18/04/2015
    http://www.lorientlejour.com/article/921146/un-vaste-plan-de-modernisation-de-larmee-sur-le-point-detre-lance-par

    Jean-Yves Le Drian attendu lundi au Liban pour une première livraison de 48 missiles antichars Milan.

    La France lance lundi, avec de premières livraisons d’armes, un vaste plan de modernisation des forces armées du Liban, pays qui reste menacé de déstabilisation dans l’ombre du conflit syrien.
    Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, assistera pour la circonstance à la remise de 48 missiles antichars Milan à l’armée libanaise, sur une base aérienne de Beyrouth, en présence de son homologue Samir Mokbel, selon son entourage.
    Au total, la France va livrer 250 véhicules de combat ou de transport de troupes et de matériel, sept hélicoptères Cougar, trois corvettes et de multiples équipements de reconnaissance, d’interception et de communication pour trois milliards de dollars (2,8 milliards d’euros), financés par un don saoudien.