marketindex:nasdaq 100

  • Malgré de lourdes pertes, Lyft, le grand rival d’Uber, réussit son entrée en Bourse
    http://siliconvalley.blog.lemonde.fr/2019/03/30/malgre-de-lourdes-pertes-lyft-le-grand-rival-duber-reussi

    Pour sa première séance de cotation sur le Nasdaq, Lyft a bondi de près de 9% vendredi 29 mars. Introduite à 72 dollars, son action a terminé la journée à 78,29 dollars, après avoir dépassé la barre des 88 dollars peu après le début des échanges. Cette introduction réussie représente une bonne nouvelle pour les autres entreprises de la Silicon Valley qui souhaitent également entrer en Bourse. A commencer par Uber, le grand rival de Lyft. Peu connu en dehors de ses frontières nationales, Lyft est le (...)

    #Lyft #Uber #bénéfices

  • Les #salaires et Wall Street
    http://www.wsws.org/fr/articles/2017/jul2017/pers-j18.shtml

    Malgré les conflits géopolitiques, la stagnation économique et les crises gouvernementales pays après pays, les marchés boursiers aux États-Unis et dans le monde continuent leur spectaculaire montée. Vendredi, alors que de nouvelles révélations dans la saga Trump-Russie intensifiaient la #crise à laquelle l’administration américaine profondément impopulaire fait face, Wall Street a marqué une autre journée triomphale. Les indices Dow Jones et S & P 500 ont fini sur de nouveaux records et le Nasdaq a enregistré sa meilleure semaine de l’année. Depuis sa crise post-2008 en mars 2009, le Dow a augmenté de 340 pour cent.

    L’autre tendance économique persistante, en particulier aux États-Unis, est la stagnation et le déclin des salaires. Cela en dépit d’un supposé taux de chômage aux États-Unis de 4,4 pour cent, d’un niveau bas par rapport aux normes historiques et de ce que les médias qualifient d’une « solide » création d’emplois.

    Le rapport sur l’emploi des États-Unis pour juin, sorti la semaine dernière, a suscité, en dépit d’une croissance de la masse salariale supérieure à celle prévue, un malaise même dans certains milieux bourgeois, car les salaires n’ont augmenté que de 2,4 pour cent comparés à la même période de l’année précédente, bien en deçà du taux de 3 pour cent dans les mois précédant Le krach financier de 2008. Le New York Times a cité un haut dirigeant de Manpower North America, qui a déclaré : « Nous n’avons pas vu auparavant une chute du chômage avec les taux de participation bas et en même temps des salaires qui ne bougent pas. Cela vous dit que quelque chose ne va pas sur le marché du travail. »

    Selon le plus récent « Real Wage Index » (indice des salaires réels), publié plus tôt ce mois sur le site PayScale, cinq des 32 zones métropolitaines incluses dans l’indice ont enregistré des baisses de salaire au deuxième trimestre de cette année. Quatre des cinq étaient dans les régions du Midwest les plus touchées par des décennies de désindustrialisation : Detroit, Kansas City, Chicago et Minneapolis.

    En tenant compte de l’inflation, les salaires réels aux États-Unis ont, selon cet indice, reculé de 7,5 % depuis 2006. En termes réels, les salaires moyens aux États-Unis ont atteint leur pic il y a plus de 40 ans.

  • The Infantilizing Ways We Talk About Women’s Ambition - The New Yorker
    http://www.newyorker.com/books/page-turner/the-infantilizing-ways-we-talk-about-womens-ambition?mbid=social_facebook

    Another prominent symbol of female ambition put forward this year is a statue of an elementary-school student: the bronze “Fearless Girl” staring down the famous bull on Wall Street. The statue was conceived by an advertising agency for an investment firm whose twenty-eight-person leadership team contains five women; according to the sculptor, Kristen Visbal, the statue “reminds us today’s working woman is here to stay.” It’s dismaying, and revealing, that this message is most easily conveyed through a figure of a girl—her skirt and ponytail blown back in the breeze, cheerfully unaware of the strained, exhausted, overdetermined future that awaits her.

    Enfin quelqu’un relève le problème avec cette statue!

    #sexisme #jeunisme

  • Un deuxième jour avec Trump

    Trump applauds torture in CIA interrogations - World Socialist Web Site

    http://www.wsws.org/en/articles/2017/01/26/tort-j26.html

    Trump applauds torture in CIA interrogations
    By Patrick Martin
    26 January 2017

    In an interview with ABC News broadcast Wednesday night, President Donald Trump enthusiastically endorsed waterboarding in interrogating prisoners, and said he would consider seeking to repeal the current legal ban on torture if his top national security officials recommended it.

    The interview was conducted the same day that the Washington Post made public a draft memorandum discussing possible reopening of CIA secret prisons overseas, where individuals seized by the US military-intelligence apparatus were taken to be tortured. The prisons were opened by the CIA after the September 11, 2001 terrorist attacks, and closed by the Bush administration after the horrific methods being used were made public in leaks to the media.

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    Wall Street’s Trump euphoria propels Dow above 20,000 - World Socialist Web Site
    http://www.wsws.org/en/articles/2017/01/26/stoc-j26.html

    Wall Street’s Trump euphoria propels Dow above 20,000
    By Barry Grey
    26 January 2017

    On Wednesday, Wall Street celebrated the installation of an administration staffed by CEOs and pledged to remove all obstacles to corporate profit-making by pushing the Dow Jones Industrial Average above the 20,000 level for the first time in history. US stock indexes have been soaring since the November 8 election of Donald Trump, with the Dow rising 9 percent in just 11 weeks.

    The blue chip index gained 155 points to close at 20,068 on Wednesday. The Standard & Poor’s 500 and Nasdaq indexes also recorded strong gains and ended the day in record territory.

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    Trump launches war against immigrant workers - World Socialist Web Site

    http://www.wsws.org/en/articles/2017/01/26/pers-j26.html

    Trump launches war against immigrant workers
    26 January 2017

    The two executive orders signed by President Donald Trump on Wednesday at the Department of Homeland Security (DHS) constitute an assault not only against immigrants, but against the working class as a whole.

    The main order called for beginning construction of “the wall” on the Mexican border that was endlessly promoted by Trump in the course of his presidential campaign, and for an escalation of the criminalization of undocumented immigrants.

    #trump #régression

  • « La cinquième bulle » : un petit lexique de la #Silicon_Valley | Stuart Grabler, Le Monde, 26/10/2016 (manque #disruption)
    http://lemonde.fr/idees/article/2016/10/26/la-cinquieme-bulle-un-petit-lexique-de-la-silicon-valley_5020607_3232.html

    La crise des sociétés d’investissements immobiliers cotées (Real Estate Investment Trust, REIT) de 1974-1975 aux Etats-Unis fut la première de l’après-guerre. Chacune des décennies suivantes connut sa bulle, et son krach.

    Dans les années 1980, les razzias de corporate raiders (les « prédateurs d’entreprise ») gonflaient la LBO bubble (bulle des OPA à effet de levier), la vente de junk bonds (obligations pourries) finançait le rachat de poids lourds de la cote. Cette vogue prit fin lors du krach d’octobre 1987, emportant dans son sillage les Caisses d’épargne américaines (Savings & Loans) précarisées par la surenchère hypothécaire.

    La décennie suivante vit l’essor de la bulle Internet (dotcom bubble). Porté par les start-up et les stock options, l’indice Nasdaq de valeurs technologiques toucha un plus haut en mars 2000... avant de perdre 78 % en trente et un mois.

    Pendant ce temps, la quatrième bulle, celle des subprimes (crédits hypothécaires immobiliers), se formait déjà. A la différence des précédentes, hautement médiatisées, celle-ci se développait dans un huis clos financier où se titrisaient à coups d’algorithmes des prêts hypothécaires accordés à des clients peu solvables. Quand, dans la foulée de la faillite de la banque d’affaires Lehman Brothers en 2008, la bulle éclata, elle faillit entraîner toute la planète finance.

    Et ce n’est pas fini, puisque la cinquième bulle, dont l’épicentre est la Silicon Valley, enfle à vue d’œil. En voici une brève description, à travers un petit lexique de la novlangue anglo-saxonne de rigueur.

    Unicorn (licorne) : jeune pousse technologique valorisée au moins 1 milliard de dollars, sur la base du placement initial de ses backers.

    Backer (soutien) : investisseur pionnier dans une unicorn en herbe. Au tout début, un projet plus ou moins ingénieux suffira pour le séduire. Une fois opérationnelle, l’entreprise mettra les bouchées doubles pour accroître le nombre de ses utilisateurs/clients, décuplant ainsi sa capacité à réussir des tours de table supplémentaires. Stratégie en conformité parfaite avec Metcalfe’s Law.

    Metcalfe’s Law (la loi de [Robert] Metcalfe) : une augmentation arithmétique des utilisateurs d’un réseau suscite une croissance exponentielle de son utilité et, par extrapolation comptable, de sa cote. Rouage-clé de cet engrenage vertueux : le giveaway.

    Giveaway (cadeau) : service dispensé sans contrepartie, ou article vendu à prix coûtant, dans le but d’appâter clients ou utilisateurs. C’est le seul but qui vaille à ce stade précoce ; de sorte que les unicorns en devenir sont souvent dépourvues d’un vrai business model.

    Business model (mode opérationnel) : censé transformer un service gratuit en pièces sonnantes et trébuchantes, il se présente généralement comme une plate-forme où des internautes (Facebook, Twitter), passagers (Uber), voyageurs (Airbnb), auditeurs (Spotify, Deezer) ou prêteurs (LendingClub) sont mis en relation avec des annonceurs, chauffeurs, logeurs, maisons de disques ou emprunteurs. Exception : des unicorns industrielles (Tesla, GoPro) emploient un modèle plus classique. Certaines unicorns (Snapchat, Magic Leap) cherchent toujours le leur, ce qui les empêche de monetize leur activité.

    Monetize (monétiser) : à ne pas confondre avec « rentabiliser » ! Car on a beau traduire son activité en chiffre d’affaires, celui-ci n’est pas synonyme de profits. Hors Facebook, exception qui confirme la règle, peu d’unicorns sont véritablement rentables. Naguère surnommée « la nouvelle Facebook », Twitter s’enfonce toujours dans le rouge. Déficitaire de 470 millions de dollars en 2014 et de 1,27 milliard au premier semestre 2016, Uber est champion de la perte opérationnelle. Montent également au podium Airbnb et Tesla. En Europe, le suédois Spotify, le français Deezer et l’allemand Rocket ne sont pas en reste. Conséquence inéluctable de ces flots d’encre rouge : un énorme cash burn.

    Cash burn (consumation de liquidités) : carburant d’une croissance déficitaire, ces fonds partent en fumée. UberChina, avant de jeter l’éponge face à son rival chinois, perdait 1 milliard par an. Dans l’attente de son rachat par Tesla, Solar City (panneaux solaires) brûle 6 dollars pour chaque dollar de revenu. Heureusement, il existe un moyen d’éteindre le feu : le cash out.

    Cash out (décaissement) : exercice qui, conjugué à une levée de fonds, permet aux fondateurs, aux backers et aux dirigeants dotés de stock options de monétiser, moyennant dilution, leurs parts. Pour ce faire, lancer une IPO (introduction en Bourse) était le parcours indiqué. Mais, échaudés par les unicorns s’envolant lors de l’IPO pour plonger ensuite en dessous de la mise à prix, les investisseurs boudent et les IPO se tarissent. Faute d’une IPO, l’unicorn enchaînera les tours de table, sollicitant, contre participation, de l’argent frais, dont une partie finira dans la poche des ayants droit. Sinon, elle pourra se vendre à un géant technologique craignant que la start-up ne l’éclipse un jour (Google/YouTube, Facebook/Instagram), ou alléché par d’éventuelles synergies (Microsoft/LinkedIn), ou cédant au chantage de la start-up qui, vendant à perte sans payer de TVA, lui soutire des parts de marché (Walmart/Jet.com). Mais pour optimiser sa cash-out stratégie, rien ne vaut le creative accounting.

    Creative accounting (comptabilité créatrice) : quitte à publier des résultats conformes aux normes comptables, une unicorn peut aussi communiquer sur une version enjolivée non conforme. Ainsi, Lending Club avait annoncé des bénéfices de 56,8 millions de dollars... et une perte de 5 millions selon les normes. Manipulation qui n’abusera que les initiés imbus de la crédulité symptomatique d’un Ponzi scheme.

    Ponzi scheme (pyramide de Ponzi) : locution apte à qualifier la cinquième bulle, où la haute technologie est mise au service non pas d’une rentabilité pourvoyeuse d’emplois, mais de l’élaboration d’expédients permettant le cash out avant le souffle fatidique du krach...

    • La haute technologie n’était déjà plus pourvoyeuse d’emplois dès la première bulle évoquée, mais il est vrai que cela devient de plus en plus évident avec chaque nouvelle étape

      cf. https://seenthis.net/messages/541433#message549597 et https://seenthis.net/messages/541433#message550356

      Comment expliquer alors la (très) forte valorisation des GAFAM ? Justement par le fait qu’ils opèrent dans la phase renversée du capitalisme où la création de valeur a été remplacée par sa simulation comme moteur de l’économie (y compris « réelle »). Leur valorisation n’est pas le reflet de leur capacité à produire de la valeur, mais à être des « porteurs d’espoirs » pour la production de titres financiers. Cette production doit toujours en effet avoir un point de référence dans « l’économie réelle » (Un indice quelconque corrélé à un espoir de production de valeur et projeté dans le futur). Dans le cas des plateformes numériques, ce point de référence, c’est l’accumulation permanente de données dont tous les acteurs de la sphère financière s’accorde à dire qu’elles sont les ressources pour de futures activités marchandes. Certes, ces activités seront marchandes, mais la quantité de valeur qu’elles produiront sera toujours décevante et il faudra donc se projeter encore dans de nouvelles simulations...

  • 2016 s’ouvre sur une tempête boursière

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/01/16/2016-s-ouvre-sur-une-tempete-boursiere_4848496_3234.html

    On prévoyait 2016 volatile, instable, incertaine. Pas à ce point. Deux semaines à peine après le début de l’année, on peut dire qu’elle est, pour l’heure, catastrophique. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le CAC 40 est en recul de 9,21 % depuis le 1er janvier, alors qu’il avait progressé de 8,5 % en 2015. Le DAX allemand s’effondre de 11,15 % et le Footsie britannique, de 7,02 %…

    Chaque nouvel événement témoigne de la très grande nervosité des investisseurs. Ainsi de la mésaventure de Renault, dont le titre a dévissé de 10,2 % en Bourse, jeudi 14 janvier, sur fond de craintes de scandale à la Volkswagen.

    Aucune région du monde n’est épargnée. L’affaissement est le même outre-Atlantique, où le Dow Jones glisse de 8,25 %, tandis que le Nasdaq perd 10,36 %. « Les indices américains ont complètement craqué », indiquaient les analystes d’Aurel BGC après une nouvelle dégringolade, mercredi.

    Même scénario pour les places boursières des pays émergents, du Brésil à la Russie en passant par la Chine. Si l’on regarde depuis 2000, les oscillations des courbes font penser à un « encéphalogramme qui se serait emballé, s’agitant de plus en plus vite à la hausse ou à la baisse », soulignait, mardi, Agustin Carstens, le gouverneur de la Banque du Mexique.

    Quant au VIX, le fameux « indice de la peur », qui mesure la volatilité à venir du marché à travers les options d’achat ou de vente placées sur le S&P 500, il a connu un nouvel accès de fièvre cette semaine, à plus de 25 points, (...).

    Les milliards très instables des banques centrales

    Elles tiennent l’économie à bout de bras depuis des mois et, pourtant, les banques centrales sont aujourd’hui en partie responsables des turbulences enregistrées sur les Bourses. Et cela, en raison de l’incroyable quantité de liquidités que la Réserve fédérale (Fed) aux Etats-Unis, la Banque d’Angleterre, la Banque du Japon ou encore la Banque centrale européenne ont injectée sur les marchés depuis 2009, notamment en rachetant des dettes publiques ou privées. Leur objectif ? Eviter le effondrement des marchés, au départ, puis tenter de relancer la machine économique.

    Aujourd’hui, ces liquidités représentent 30 % du PIB mondial, contre 6 % à la fin des années 1990. Une augmentation phénoménale qui a deux conséquences. La première est que les marchés sont devenus accros à cet argent facile. L’idée de voir le robinet se tarir les angoisse. La remontée des taux directeurs de la Fed, amorcée en décembre 2015, qui sera suivie, dans quelques années, de l’épongement des liquidités injectées par l’institution, les rend donc terriblement nerveux.

    Mais il y a pire. Car ces liquidités, naturellement, se placent là où les rendements sont les plus élevés. C’est-à-dire sur les Bourses émergentes, les actions des nouvelles technologies, ou encore les obligations d’entreprises... « A la moindre alerte, les milliards se déplacent sans crier gare, dans un sens ou dans l’autre, sans discernement », explique Patrick Artus, chef économiste chez Natixis, dans La Folie des banques centrales (Fayard, 168 pages, 15 euros, coécrit avec la journaliste Marie-Paule Virard). « Les instituts monétaires jouent les pousse-au-crime. »

    Les sommes en jeu sont si énormes que chaque départ provoque des mini-krachs, en particulier sur les Bourses ou, ces derniers mois, sur les monnaies des pays émergents, comme le rouble ou le real brésilien. A l’inverse, elles contribuent à la formation de bulles spéculatives là où elles s’investissent en masse... Autant dire que l’extrême volatilité observée sur les marchés ces derniers jours n’est probablement qu’un avant-goût de ce qui nous attend en 2016.

    Le baril à moins de 30 dollars

    Rappelons cependant que la prévision est un art difficile. En témoigne le pétrole. En 2015, le baril pourrait coûter 380 dollars (348 euros), avaient avancé les économistes Patrick Artus et Moncef Kaabi en 2005 dans une étude de la banque Ixis-CIB. Compte tenu de la hausse de la consommation mondiale et du manque de réserves, ils jugeaient alors « totalement déraisonnables » les hypothèses selon lesquelles le baril pourrait retomber entre 30 et 40 dollars à l’horizon de dix ans.

    Raté. Le baril de WTI, le pétrole américain qui sert de référence mondiale, s’est échangé à seulement 49 dollars en moyenne en 2015. Et sa baisse ne cesse de s’accentuer. Il est tombé à 29,73 dollars, vendredi 15 janvier, à New York. Le baril de brent de la mer du Nord chutait au même moment à 29,30 dollars, son plus bas cours depuis février 2004.

    Aucun rebond spectaculaire n’est attendu à court terme. La situation pèse sur la Bourse : si ce contre-choc donne de l’oxygène aux consommateurs d’or noir, il pénalise violemment les pays producteurs, et toute l’importante filière pétrolière. En France, il soumet Total, Vallourec, Technip, CGG à rude épreuve.

    Autre défi : la révolution du pétrole et du gaz de schiste aux Etats-Unis a provoqué une surabondance d’hydrocarbures. Aujourd’hui, le marché croule sous le pétrole, qu’il vienne des Etats- Unis, de Russie, de l’Arabie saoudite, qui laisse ses vannes grandes ouvertes, ou encore d’Iran. Avec la levée imminente des sanctions occidentales contre Téhéran, le pays va pouvoir relever son offre pour exporter. La demande, elle, reste freinée par le manque de tonus de nombreuses économies, dont la Chine.

    Le scénario noir d’un yuan en chute libre

    Bien qu’elle soit créancière nette du reste du monde, la Chine a un problème financier sérieux, manifeste dans la dégradation de ses comptes extérieurs. Après avoir vu affluer pendant des années une partie des liquidités alimentées par les banques centrales des pays industrialisés, Fed en tête, elle se trouve confrontée depuis un an à des sorties massives de capitaux, de l’ordre de 100 milliards de dollars par mois.

    Cette inversion des flux de capitaux complique la gestion de ses réserves de change. Celles-ci, en baisse de 10 %, s’élevaient encore, en décembre 2015, à 3 300 milliards de dollars, ce qui représente vingt mois d’importation. Ce matelas n’est confortable qu’en apparence : car, pour soutenir le cours de sa monnaie qui se déprécie, la banque centrale puise dans ses réserves. Cette situation ne peut pas s’éterniser.

    Le manque de transparence de la politique de l’institution et les hésitations chinoises en matière de change ont accentué la volatilité mondiale. Les marchés craignent désormais que, pour avancer sur le terrain de la libéralisation financière en ouvrant ses marchés de capitaux, et pour éviter un atterrissage brutal de l’économie, Pékin n’opte pour une baisse de sa monnaie.

    Les réserves de change chinoises fondent

    Elles ne cessent de baisser. Fin novembre, les réserves de change chinoises sont tombées à 3 438 milliards de dollars, à leur plus bas niveau depuis trois ans. Et pour cause : ces derniers mois, la banque centrale de Chine (PBOC) est massivement intervenue pour soutenir sa monnaie, le yuan.

    Pour éviter que celui-ci ne se déprécie trop rapidement, notamment face au billet vert, elle a massivement acheté des dollars sur les marchés de change, puisant ainsi dans ses réserves. En abaissant régulièrement, depuis l’été dernier, le cours pivot autour duquel le yuan peut évoluer de 2 %, la PBOC tente d’accompagner la baisse de sa devise en limitant le recours à ses réserves. Mais les experts y ont également vu une façon d’amadouer le Fonds monétaire international, afin qu’il intègre le yuan au panier de devises constituant son unité de compte.

    Jusqu’alors, les autorités chinoises ont dépensé des fortunes pour éviter une forte dépréciation du change. « Le problème, analyse M. Artus, est que cet ajustement lent de la devise amplifie les sorties de capitaux. » D’où la crainte des marchés d’un changement de pied. « Ils se disent que les autorités chinoises pourraient de façon plausible s’engager dans une dépréciation importante, et cela serait un choc dont n’ont absolument pas besoin les économiques occidentales », a déclaré, vendredi à l’AFP, Didier Saint-Georges, de la société de gestion Carmignac.

    « Le scénario catastrophe serait de laisser flotter le renminbi. Car il ferait une chute libre de 15 % à 20 %, et ce serait un choc colossal pour l’économie mondiale », confirme M. Artus. Compte tenu du poids de la Chine dans l’économie mondiale (18 % du PIB et 14 % de ses exportations), une telle crise aurait des répercussions planétaires et aggraverait les difficultés des pays émergents exportateurs de matières premières.

    Les toussotements de la machine américaine

    Et si le vent tournait aussi aux Etats-Unis ? Deux indicateurs économiques sont venus renforcer, vendredi 15 janvier, le sentiment que l’économie américaine ne pourrait peut-être pas rester immunisée très longtemps contre le ralentissement mondial.

    La consommation des ménages, qui représente 70 % de l’activité économique aux Etats-Unis, commence à montrer des signes d’essoufflement. Jusqu’à présent, elle représentait une sorte de rempart aux vents contraires que constituent la force du dollar et le ralentissement de la demande extérieure. Mais, en décembre 2015, les ventes de détail ont baissé de 0,1 % par rapport à novembre, selon les chiffres du Département du commerce. Sur un an, la progression n’est que de 2,1 %, la plus fragile depuis le début de la reprise, il y a six ans. Malgré les gains de pouvoir d’achat dus à la faiblesse des prix de l’essence, les Américains achètent moins d’appareils électroniques (–0,2 %), de produits alimentaires et de boissons (– 0,3 %) ou encore de vêtements (– 0,9 %).

    L’annonce, le même jour, par Wal-Mart, le plus gros employeur du pays, de la fermeture de 154 magasins aux Etats-Unis et de la suppression de 10 000 emplois n’a guère rassuré. Par ailleurs, les ventes de Macy’s ont baissé de 4,7 % sur les deux derniers mois de 2015 et celles de Gap, de 5 %. Les deux enseignes ont également prévu des fermetures de magasins. Même tendance chez Best Buy, le leader des produits électroniques, avec un recul de 1,2 %.

    L’autre voyant qui vire au rouge, c’est l’industrie. La production a décliné en décembre de 0,4 %. Il s’agit du troisième mois consécutif de baisse. Sur un an, l’activité dans le secteur industriel s’est contractée de 1,8 %, un chiffre qui n’avait plus été enregistré depuis 2009.
    Le président de la Réserve fédérale de New York, William Dudley, a déclaré vendredi qu’il s’attendait à « un quatrième trimestre [2015] faible du côté de la croissance ». La première estimation sera publiée le 29 janvier.

  • AMD passe sur le NASDAQ
    http://www.comptoir-hardware.com/actus/business/27192-amd-passe-sur-le-nasdaq.html

    C’est vrai, la bourse et Jerome Kerviel, c’est pas ce qu’on a fait de mieux pour exciter un homme, même Florian en nuisette avec une plume coincée y arrive mieux, par contre vu le bordel qu’ils nous mettent, c’est divertissant au final ! AMD qui laissait son stock d’actions globalement géré par le premier marché boursier US en volume New York Stock Exchange va basculer vers le second dans le même classement le NASDAQ. Si au premier abord, pour les néophytes que nous sommes, ça sonne comme une mauvaise idée, en fait c’est pas si couillon que ça, nous allons vous dire pourquoi avec nos mots de gros nases en bourse... [Tout (...)

    #Business_&_internet

  • Wall Street optimiste, doutant de la concrétisation de frappes contre la Syrie
    http://www.romandie.com/news/n/_Wall_Street_optimiste_doutant_de_la_concretisation_de_frappes_contre_la_S

    Selon des résultats définitifs à la clôture, l’indice vedette Dow Jones Industrial Average s’est apprécié de 140,62 points à 15.063,12 points et le Nasdaq, à dominante technologique, a pris 46,17 points à 3.706,18 points.

    ...

    Le Congrès n’a pas l’air prêt à soutenir le plan du président (Barack) Obama de frapper la Syrie, et il est peu probable que celui-ci passe par dessus ce vote, commente Alan Skrainka, de Cornerstone Wealth Management.

    Ce serait une très bonne nouvelle pour le marché, poursuit-il.

    Il y a aussi eu quelques bonnes nouvelles économiques, comme les exportations chinoises, mais c’est surtout la croyance qu’il n’y aura pas d’intervention militaire américaine en Syrie qui a enlevé beaucoup d’incertitude.

  • Les cotations sur le Nasdaq suspendues 3 heures après une panne

    L’incident est sans précédent. Pendant plus de trois heures, jeudi 22 août, toute activité à la Bourse Nasdaq de New York a été suspendue en raison d’un problème informatique. Le courtage des actions a cessé sur la plateforme électronique d’environ 18 h 15 à 21 h 25 (heure française), paralysant l’indice composite à dominante technologique, et des valeurs phare de la place new-yorkaise comme Apple ou Microsoft.

    http://www.lemonde.fr/argent/article/2013/08/23/les-cotations-sur-le-nasdaq-suspendues-3-heures-jeudi_3465317_1657007.html
    #nasdaq #bourse #trading_hf

  • Le Goldman Sachs qui a investi dans Facebook, permettant à la presse de titrer « Facebook vaut 50 milliards de dollars », otez-moi d’un doute, c’est bien le même Goldman Sachs qui s’est illustré dans la crise des subprimes, n’est-ce pas ?

    http://www.rollingstone.com/politics/news/the-great-american-bubble-machine-20100405

    From tech stocks to high gas prices, Goldman Sachs has engineered every major market manipulation since the Great Depression and they’re about to do it again.

    • Dans le même article :

      After playing an intimate role in four historic bubble catastrophes, after helping $5 trillion in wealth disappear from the NASDAQ, after pawning off thousands of toxic mortgages on pensioners and cities, after helping to drive the price of gas up to $4 a gallon and to push 100 million people around the world into hunger, after securing tens of billions of taxpayer dollars through a series of bailouts overseen by its former CEO, what did Goldman Sachs give back to the people of the United States in 2008? Fourteen million dollars... How is this possible?... the bank moved its money around so that most of its earnings took place in foreign countries with low tax rates.