• 36 rue Curiol et après (Radio Zibeline)

    https://www.journalzibeline.fr/societe/36-rue-curiol-et-apres

    Le 9 septembre dernier, les habitants du 36 rue Curiol, dans le centre-ville de Marseille, familles avec enfants, étaient mises à la rue par Marseille Habitat, bailleur social de la Ville. Suite à une mobilisation rapide et efficace de voisins et de militants appartenant notamment au Collectif du 5 novembre, toutes ces familles ont finalement pu retrouver un toit. Il a fallu en passer par l’occupation du siège de Marseille Habitat, occupation pacifique, mais au cours de laquelle une salariée de Marseille Habitat a eu un doigt cassé dans une bousculade. Résultat stupéfiant quelques jours après : convocation au commissariat de police qui se tranforme en mise en garde vue prolongée, puis inculpation de l’un des principaux animateurs du collectif : Kevin Vacher. Il témoigne dans une vidéo de WebTV Zibeline, bientôt en ligne, de la façon dont cette garde à vue s’est déroulée. Et dans cet entretien sur WebRadioZibeline, ce militant et doctorant en sociologie, alliant depuis des années pratique et théorie, nous décrit ce qui s’est passé au 36 rue Curiol, l’impunité dans laquelle agissent certains responsables politiques ou techniques de cette municipalité, la façon dont les mouvements sociaux sont criminalisés en France, en particulier depuis les mobilisations contre la loi Travail, et la volonté de changement qui s’organise dans la création du Pacte Démocratique à Marseille.

    Par Marc Voiry

  • Une invasion de navires de croisière géants prévue ces prochaines années Marc Renfer - 26 Septembre 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/economie/10695903-une-invasion-de-navires-de-croisiere-geants-prevue-ces-prochaines-annee

    Des dizaines de navires de croisière géants vont être lancés sur les mers ces prochaines années. Les plus grands bateaux ont doublé de taille en 20 ans. Face aux critiques, l’industrie promet plus d’efficience, sans convaincre les défenseurs de l’environnement.
    Toujours plus de passagers et toujours plus de bateaux. Le tourisme de croisière est porté par une croissance continue depuis les années 80. Mais face aux nuisances - pollution et congestion de touristes en tête - les critiques se multiplient.

    Les carnets de commande des chantiers confirment que les polémiques ne freinent pas le succès commercial. Selon une analyse de la RTS, près de 50 navires de croisière de plus de 100’000 tonneaux de jauge brute (environ 300’000 m3) devraient être mis en service ces 5 prochaines années. De telles échelles étaient encore inédites avant la fin des années 90. La « ville flottante » est désormais devenue la norme.

    Parmi ces futurs mastodontes sont annoncés les 5e et 6e navires de la classe « Oasis » de Royal Carribean. Cette catégorie record accueille déjà le « Symphony of the Seas », actuel plus gros navire de croisière au monde. Il mesure plus de 360 mètres de longueur, 65 de largeur et 70 de hauteur.  Les plus grands navires de croisière ont un volume 4x plus important que le Titanic [DR]

    Chez les « Genevois » de MSC, c’est la gamme « World Class » qui s’apprête également à dépasser une jauge brute de 200’000 tonneaux et transporter près de 7000 passagers dès 2022. En volume, la tour de la RTS y entrerait environ sept fois.

    Plus nombreux, et plus gros
    Preuve de cette accélération hors-norme, il a fallu 20 ans pour construire les premiers 70 navires de croisière de plus de 300’000 m3. Les 70 colosses suivants verront le jour en moins de 10 ans.

    Cette course vers le gigantisme se traduit dans la taille moyenne des navires construits. Sur la période comprise entre 1994 et 1998, la moyenne des plus grands navires de croisière n’atteignait pas les 80’000 tonneaux. Ces cinq prochaines années, elle sera pratiquement de 160’000 tonneaux, soit plus de trois fois le Titanic.

    Pollution pointée du doigt
    Ce développement effraye ceux qui dénoncent la contamination engendrée par le secteur. L’ONG Transport & Environment a publié début juin une étude sur l’émission en oxyde de soufre (SOx) en Europe de la flotte de Carnival Corporation. Résultat : les cheminées du leader mondial du marché auraient expulsé à elles seules dix fois plus de SOx que l’ensemble du parc automobile du continent, soit 260 millions de véhicules.

    La CLIA (Cruise Lines International Association), association faîtière du secteur, a immédiatement réagi en rappelant que les bateaux de croisière ne représentent qu’une infime proportion de la navigation maritime et que ses membres se sont volontairement engagés à réduire les émissions de CO2 de la flotte de 40% d’ici 2030 par rapport à 2008.

    Autre argument du secteur : l’apparition de nouveaux moteurs alimentés au gaz naturel liquéfié (GNL). Là encore, les compagnies peinent à convaincre les environnementalistes, car bien que le GNL dégage beaucoup moins d’oxyde de soufre, il reste une énergie fossile responsable d’émissions de gaz à effet de serre.

    Subsiste un problème incompressible pour lequel aucune solution technique n’existe : des navires toujours plus grands déverseront toujours plus de passagers dans les ports de villes côtières déjà surchargées.

    #tourisme #croisière #croisières #pollution #économie #Venise #Marseille #Bordeaux #méditerranée #navires #CO2 #Transports #Environnement

    • De nouvelles régulations
      L’Organisation maritime internationale (l’OMI) a adopté de nouvelles réglementations en 2018 visant à réduire d’au moins 50% les émissions de CO2 du transport maritime d’ici 2050 par rapport au niveau de 2008.

      La part d’oxyde de soufre dans les carburants sera aussi limitée dès 2020 : elle devra passer de 3,5% actuellement à 0,5%. Pour respecter ces engagements, les compagnies maritimes sont obligées d’opter pour des carburants moins polluants.

      Pour Faig Abrassov, de l’ONG Transport & Environment, des mesures immédiates pourraient être prises. « Il faut abaisser la vitesse des navires et utiliser des carburants moins sales », soutient le spécialiste, qui rappelle que malgré ces nouvelles règles les combustibles des bateaux resteront plus polluants que ceux utilisés par les voitures ou les avions.

  • Think only authoritarian regimes spy on their citizens?

    Use of AI surveillance technology is becoming the global norm, even in liberal democracies.

    Almost half the world’s countries now deploy AI surveillance systems. So says a new report, The Global Expansion of AI Surveillance, from the #Carnegie_Endowment_for_International_Peace (https://carnegieendowment.org/2019/09/17/global-expansion-of-ai-surveillance-pub-79847). Such technologies vary from “#smart_city” projects, which use real-time data on residents to aid delivery of public services and enhance policing, to facial recognition systems, to border security, to governments spying on political dissidents.

    The main driver is China. The tech company Huawei alone is responsible for providing AI surveillance technology to at least 50 countries. But it’s not just Beijing pushing such technology. Western companies, from IBM to Palantir, are deeply involved. In Saudi Arabia, for instance, Huawei is helping create smart cities, Google and Amazon are building cloud computing servers for government surveillance and the UK arms firm BAE is providing mass monitoring systems.

    While authoritarian countries are investing heavily in such technology, it is most widespread in democracies. “Liberal democratic governments,” the report observes, “are aggressively using AI tools to police borders, apprehend potential criminals, monitor citizens for bad behaviour and pull out suspected terrorists from crowds.” Projects range from Baltimore’s secret use of drones for daily surveillance of the city’s residents, to Marseille’s mass monitoring project, built largely by the Chinese firm ZTE and given the very Orwellian name of Big Data of Public Tranquility, to the array of advanced surveillance techniques being deployed on the US-Mexico border.

    The technologies raise major ethical issues and questions about civil liberties. Yet even before we’ve begun to ask such questions, the technology has become so ubiquitous as to render the debate almost redundant. That should be as worrying as the technology itself.

    https://www.theguardian.com/commentisfree/2019/sep/22/think-only-authoritarian-regimes-spy-on-their-citizens
    #surveillance #démocratie #intelligence_artificielle #big_data #index #Chine #Huawei #IBM #Palantir #Google #Amazon #BAE #drones #Baltimore #Marseille #ZTE #Big_data_of_public_tranquility

  • #Marseille : #procès des minots du squat Saint Just, #rassemblement de soutien
    https://fr.squat.net/2019/09/19/marseille-proces-des-minots-du-squat-saint-just

    Le Collectif du 59 Saint Just vous donne rendez vous jeudi 19 septembre à 14 H au tribunal de Grande instance de Marseille pour le procès des minots du 59. Après l’audience des familles et des solidaires avant les vacances, c’est au tour des mineurs non accompagnés (MNA), qui ont enfin des administrateur.ice.s ad hoc, […]

    #59_avenue_de_Saint_Just #Collectif_59_St-Just #Saint-Just #sans-papiers #Squat_Saint-Just

  • Placé en garde à vue lundi après-midi, Kevin Vacher, figure de proue du collectif du 5 novembre, voit son séjour se prolonger au delà de 24 heures*, selon son avocat. Le militant a été convoqué hier à la suite d’une plainte déposée par une salariée de Marseille Habitat. Celle-ci a été blessée au doigt lors de l’occupation du siège du bailleur social par le collectif qui entendait protester contre l’évacuation d’habitants d’un immeuble de la rue Curiol.

    Des rassemblements de soutien avec plusieurs dizaines de personnes ont eu lieu lundi soir et mardi en début d’après-midi pour demander sa libération. « Nous dénonçons avec force cette tentative d’intimidation et de criminalisation de nos luttes nécessaires, alors que les pouvoirs politiques ne respectent pas leurs engagements signés dans la charte du relogement », a commenté le collectif du 5 novembre par communiqué.

    https://marsactu.fr/bref/la-garde-a-vue-du-militant-kevin-vacher-prolongee-au-dela-de-24-heures

    #5novembre #marseille #logement

    • L’histoire se déroule mardi 10 septembre, dans l’après-midi. Aux côtés d’autres membres du collectif, Kevin Vacher débarque devant le siège de Marseille Habitat. La veille, un immeuble de la rue Curiol, propriété du bailleur social, a été évacué de façon musclée par les forces de l’ordre. Ce jour-là, les militants du 5 Novembre viennent interpeller le propriétaire des lieux pour obtenir la prise en charge des habitants de cet hôtel meublé, géré jusqu’à il y a peu par un marchand de sommeil. David Coquille, journaliste à la Marseillaise, est présent lorsque le groupe de manifestants se trouve devant le sas d’entrée. « C’est à la fois rapide et fluide : les gens du collectif se sont présentés au personnel de Marseille Habitat, ça a papoté quelques secondes et, au bout d’un moment, le groupe a décidé de rentrer. Mais il n’y a pas eu de passage en force, assure-t-il. Ça ne hurle pas, c’est ultra calme. »

      D’ailleurs, alors que tout le monde est dans le hall et qu’une cadre de la structure descend pour discuter, un employé propose du café à toute l’assemblée, relève le journaliste… Il est encore sur place quand, plus tard, un homme s’approche de Kevin Vacher pour lui demander son nom, lui indiquant qu’une employée des lieux a été blessée au doigt. « J’ai alors vu une dame avec un mouchoir sur le doigt, poursuit-il. Mais je n’ai pas entendu crier, c’est pour ça que je suis d’autant plus surpris qu’il veuille relever le nom de Kevin Vacher… » La suite de l’histoire, pourtant, c’est un dépôt de plainte de la part de Marseille Habitat. Il est convoqué lundi au commissariat de police, à 14 heures. Sitôt arrivé, on lui signifie son placement en garde à vue.

      https://www.liberation.fr/france/2019/09/17/logement-insalubre-a-marseille-un-militant-passe-28-heures-en-garde-a-vue

  • Maisons de famille : le cabanon dans la #calanque

    Anne revient sur quatre générations passées à la Ninette, petit coin de paradis, à #Callelongue. Cette fois, en 2007, le bail ne sera pas renouvelé et en un mois il a fallu tout vider. Où l’on voit que l’importance d’une maison dans l’existence d’une famille n’est pas fonction de sa surface corrigée.

    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/maisons-de-famille-35-le-cabanon-dans-la-calanque

    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/static/culture/sons/2013/11/s44/RF_7BF8ACAA-7FF5-420F-84FA-070103E1E496_GENE.MP3

    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2016/11/f1d66ede-235e-4d83-abd5-0da157bd85d3/838_cabanon3.webp

    #Marseille

  • A Marseille, un « bus secret » pour protéger quelques habitants de la populace
    https://www.marianne.net/societe/marseille-un-bus-secret-pour-proteger-quelques-habitants-de-la-populace#Ec

    Un « bus secret » à destination de quelques privilégiés des beaux quartiers. C’est ainsi qu’on pourrait résumer la polémique qui agite Marseille depuis que le site local d’investigation Marsactu a révélé le 24 août qu’une ligne de bus particulièrement discrète venait désengorger depuis 10 ans et durant deux mois le trafic vers la plage. Rien de problématique a priori à cela, sauf que les horaires de ce bus « spécial MDM » ne sont pas officiellement disponibles, et ce afin qu’il ne soit utilisé que par d’heureux Marseillais bien informés.

    « Spécial MDM » : ce nom provient de celui de son très convoité terminus, La Madrague-de-Montredon, à l’entrée du Parc national des Calanques. Un lieu auquel on accède le reste du temps par la ligne 19, qui voit sa fréquentation doubler durant l’été et devient rapidement au mieux bondée, au pire inaccessible. Le « spécial MDM », lui, mis en place par la Régie des transports marseillais (RTM), n’assure ni l’arrêt au rond-point du Prado (zone de forte affluence), ni ceux de bord de mer où montent et descendent énormément de touristes et de jeunes durant l’été. Il convient alors aux habitants qui circulent entre le centre-ville et les quartiers bourgeois du sud de Marseille comme le Prado-Plage, Vieille-Chapelle, la Pointe-Rouge et La Madrague-de-Montredon. Les horaires de cette ligne bien plus praticable ne sont pas disponibles sur Internet et ne sont pas affichés aux arrêts. Le bus fonctionne donc grâce au bouche-à-oreille, alimenté par la Fédération des comités d’intérêt de quartier du 8e arrondissement.

    #castes #classisme #discrimination #transport

  • Médias et quartiers : Marseille, l’alternative
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/280819/medias-et-quartiers-marseille-l-alternative

    Suite et fin de la série « Médias : les quartiers vous regardent ». À Marseille, de nombreuses initiatives médiatiques fleurissent directement dans les quartiers, de la Castellane à la Belle-de-Mai, en passant par la Plaine. À travers les rencontres avec différents médias de proximité, La Baguette magique, Radio Grenouille et Primitivi, la réflexion s’enclenche. En se racontant, chacun de ces trois médias donne un sens singulier à cette tentative de réappropriation et des alternatives émergent.

    #Culture #Marseille,_quartiers,_media,_A_la_Une

  • Ventimiglia : sempre più caro e pericoloso il viaggio dei migranti al confine Italia-Francia

    Confine Francia-Italia: migranti fermati, bloccati, respinti

    I respingimenti sono stati monitorati uno ad uno dagli attivisti francesi del collettivo della Val Roja “#Kesha_Niya” (“No problem” in lingua curda) e dagli italiani dell’associazione Iris, auto organizzati e che si danno il cambio in staffette da quattro anni a Ventimiglia per denunciare gli abusi.

    Dalle 9 del mattino alle 20 di sera si piazzano lungo la frontiera alta di #Ponte_San_Luigi, con beni alimentari e vestiti destinati alle persone che hanno tentato di attraversare il confine in treno o a piedi. Migranti che sono stati bloccati, hanno passato la notte in un container di 15 metri quadrati e infine abbandonati al mattino lungo la strada di 10 km, i primi in salita, che porta all’ultima città della Liguria.

    Una pratica, quella dei container, che le ong e associazioni Medecins du Monde, Anafé, Oxfam, WeWorld e Iris hanno denunciato al procuratore della Repubblica di Nizza con un dossier il 16 luglio. Perché le persone sono trattenute fino a 15 ore senza alcuna contestazione di reato, in un Paese – la Francia – dove il Consiglio di Stato ha stabilito come “ragionevole” la durata di quattro ore per il fermo amministrativo e la privazione della libertà senza contestazioni. Dall’inizio dell’anno i casi sono 18 mila, scrive il Fatto Quotidiano che cita dati del Viminale rilasciati dopo la richiesta di accesso civico fatta dall’avvocata Alessandra Ballerini.

    Quando sia nato Sami – faccia da ragazzino sveglio – è poco importante. Più importante è che il suo primo permesso di soggiorno in Europa lo ha avuto a metà anni Duemila. All’età di 10 anni. Lo mostra. È un documento sloveno. A quasi 20 anni di distanza è ancora ostaggio di quei meccanismi.

    A un certo punto è stato riportato in Algeria – o ci è tornato autonomamente – e da lì ha ottenuto un visto per la Turchia e poi la rotta balcanica a piedi. Per provare a tornare nel cuore del Vecchio Continente. Sami prende un foglio e disegna le tappe che ha attraversato lungo la ex Jugoslavia. Lui è un inguaribile ottimista. Ci riproverà la sera stessa convinto di farcela.

    Altri sono in preda all’ansia di non riuscire. Come Sylvester, nigeriano dell’Edo State, vestito a puntino nel tentativo di farsi passare da turista sui treni delle Sncf – le ferrovie francesi. È regolare in Italia. Ha il permesso di soggiorno per motivi umanitari, oggi abolito da Salvini e non più rinnovabile.

    «Devo arrivare in Germania perché mi aspetta un lavoro come operaio. Ma devo essere lì entro ottobre. Ho già provato dal Brennero. Come faccio a passare?», chiede insistentemente.

    Ventimiglia: le nuove rotte della migrazione

    Il flusso a Ventimiglia è cambiato. Rispetto ai tunisini del 2011, ai sudanesi del 2015, ma anche rispetto all’estate del 2018. Nessuno, o quasi, arriva dagli sbarchi salvo sporadici casi, mostrando plasticamente una volta di più come la cosiddetta crisi migratoria in Europa può cambiare attori ma non la trama. Oggi sono tre i canali principali: rotta balcanica; fuoriusciti dai centri di accoglienza in Italia in seguito alle leggi del governo Conte e ai tagli da 35 a 18-21 euro nei bandi di gare delle Prefetture; persone con la protezione umanitaria in scadenza che non lavorano e non possono convertire il permesso di soggiorno. Questa la situazione in uscita.

    In entrata dalla Francia si assiste al corto circuito del confine. Parigi non si fida dell’Italia, pensa che non vengano prese le impronte digitali secondo Dublino e inserite nel sistema #Eurodac. Perciò respinge tutti senza badare ai dettagli, almeno via treno. Incluse persone con i documenti che devono andare nelle ambasciate francesi del loro Paese perché sono le uniche autorizzate a rilasciare i passaporti.

    Irregolari di lungo periodo bloccati in Italia

    In mezzo ci finiscono anche irregolari di lungo periodo Oltralpe che vengono “rastrellati” a Lione o Marsiglia e fatti passare per nuovi arrivi. Nel calderone finisce anche Jamal: nigeriano con una splendida voce da cantante, da nove mesi in Francia con un permesso di soggiorno come richiedente asilo e in attesa di essere sentito dalla commissione. Lo hanno fermato gli agenti a Breil, paesotto di 2 mila anime di confine, nella valle della Roja sulle Alpi Marittime. Hanno detto che i documenti non bastavano e lo hanno espulso.

    Da settimane gli attivisti italiani fanno il diavolo a quattro con gli avvocati francesi per farlo rientrare. Ogni giorno spunta un cavillo diverso: dichiarazioni di ospitalità, pec da inviare contemporaneamente alle prefetture competenti delle due nazioni. Spesso non servono i muri, basta la burocrazia.

    Italia-Francia: passaggi più difficili e costosi per i migranti

    Come è scontato che sia, il “proibizionismo” in frontiera non ha bloccato i passaggi. Li ha solo resi più difficili e costosi, con una sorta di selezione darwiniana su base economica. In stazione a Ventimiglia bastano due ore di osservazione da un tavolino nel bar all’angolo della piazza per comprendere alcune superficiali dinamiche di tratta delle donne e passeurs. Che a pagamento portano chiunque in Francia in automobile. 300 euro a viaggio.

    Ci sono strutture organizzate e altri che sono “scafisti di terra” improvvisati, magari per arrotondare. Come è sempre stato in questa enclave calabrese nel nord Italia, cuore dei traffici illeciti già negli anni Settanta con gli “spalloni” di sigarette.

    Sono i numeri in città a dire che i migranti transitato, anche se pagando. Nel campo Roja gestito dalla Croce Rossa su mandato della Prefettura d’Imperia – l’unico rimasto dopo gli sgomberi di tutti gli accampamenti informali – da gennaio ci sono stabilmente tra le 180 e le 220 persone. Turn over quasi quotidiano in città di 20 che escono e 20 che entrano, di cui un minore.

    Le poche ong che hanno progetti aperti sul territorio frontaliero sono Save The Children, WeWorld e Diaconia Valdese (Oxfam ha lasciato due settimane fa), oltre allo sportello Caritas locale per orientamento legale e lavorativo. 78 minori non accompagnati da Pakistan, Bangladesh e Somalia sono stati trasferiti nel Siproimi, il nuovo sistema Sprar. Il 6 e il 12 luglio, all’una del pomeriggio, sono partiti due pullman con a bordo 15 e 10 migranti rispettivamente in direzione dell’hotspot di Taranto. È stato trasferito per errore anche un richiedente asilo a cui la polizia ha pagato il biglietto di ritorno, secondo fonti locali.

    Questi viaggi sono organizzati da Riviera Trasporti, l’azienda del trasporto pubblico locale di Imperia e Sanremo da anni stabilmente con i conti in rosso e che tampona le perdite anche grazie al servizio taxi per il ministero dell’Interno: 5 mila euro a viaggio in direzione dei centri di identificazione voluti dall’agenda Europa nel 2015 per differenziare i richiedenti asilo dai cosiddetti “migranti economici”.
    A Ventimiglia vietato parlare d’immigrazione oggi

    A fine maggio ha vinto le elezioni comunali Gaetano Scullino per la coalizione di centrodestra, subentrando all’uscente Pd Enrico Ioculano, oggi consigliere di opposizione. Nel 2012, quando già Scullino era sindaco, il Comune era stato sciolto per mafia per l’inchiesta “La Svolta” in cui il primo cittadino era accusato di concorso esterno. Lui era stato assolto in via definitiva e a sorpresa riuscì a riconquistare il Comune.

    La nuova giunta non vuole parlare di immigrazione. A Ventimiglia vige un’ideologia. Quella del decoro e dei grandi lavori pubblici sulla costa. C’è da completare il 20% del porto di “Cala del Forte”, quasi pronto per accogliere i natanti.

    «Sono 178 i posti barca per yacht da 6,5 a oltre 70 metri di lunghezza – scrive la stampa del Ponente ligure – Un piccolo gioiello, firmato Monaco Ports, che trasformerà la baia di Ventimiglia in un’oasi di lusso e ricchezza. E se gli ormeggi sono già andati a ruba, in vendita nelle agenzie immobiliari c’è il complesso residenziale di lusso che si affaccerà sull’approdo turistico. Quarantaquattro appartamenti con vista sul mare che sorgeranno vicino a un centro commerciale con boutique, ristoranti, bar e un hotel». Sui migranti si dice pubblicamente soltanto che nessun info point per le persone in transito è necessario perché «sono pochi e non serve».

    Contemporaneamente abbondano le prese di posizione politiche della nuova amministrazione locale per istituire il Daspo urbano, modificando il regolamento di polizia locale per adeguarsi ai due decreti sicurezza voluti dal ministro Salvini. Un Daspo selettivo, solo per alcune aree della città. Facile immaginare quali. Tolleranza zero – si legge – contro accattonaggio, improperi, bivacchi e attività di commercio abusivo. Escluso – forse – quello stesso commercio abusivo in mano ai passeurs che libera la città dai migranti.

    https://www.osservatoriodiritti.it/2019/07/24/ventimiglia-migranti-oggi-bloccati-respinti-francia-situazione/amp
    #coût #prix #frontières #asile #migrations #Vintimille #réfugiés #fermeture_des_frontières #France #Italie #danger #dangerosité #frontière_sud-alpine #push-back #refoulement #Roya #Vallée_de_la_Roya

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    Quelques commentaires :

    Les « flux » en sortie de l’Italie, qui entrent en France :

    Oggi sono tre i canali principali: rotta balcanica; fuoriusciti dai centri di accoglienza in Italia in seguito alle leggi del governo Conte e ai tagli da 35 a 18-21 euro nei bandi di gare delle Prefetture; persone con la protezione umanitaria in scadenza che non lavorano e non possono convertire il permesso di soggiorno. Questa la situazione in uscita.

    #route_des_Balkans et le #Decrét_Salvini #Decreto_Salvini #decreto_sicurezza

    Pour les personnes qui arrivent à la frontière depuis la France (vers l’Italie) :

    In entrata dalla Francia si assiste al corto circuito del confine. Parigi non si fida dell’Italia, pensa che non vengano prese le impronte digitali secondo Dublino e inserite nel sistema Eurodac. Perciò respinge tutti senza badare ai dettagli, almeno via treno. Incluse persone con i documenti che devono andare nelle ambasciate francesi del loro Paese perché sono le uniche autorizzate a rilasciare i passaporti.
    (...)
    In mezzo ci finiscono anche irregolari di lungo periodo Oltralpe che vengono “rastrellati” a Lione o Marsiglia e fatti passare per nuovi arrivi.

    #empreintes_digitales #Eurodac #renvois #expulsions #push-back #refoulement
    Et des personnes qui sont arrêtées via des #rafles à #Marseille ou #Lyon —> et qu’on fait passer dans les #statistiques comme des nouveaux arrivants...
    #chiffres

    Coût du passage en voiture maintenant via des #passeurs : 300 EUR.

    Et le #business des renvois de Vintimille au #hotspot de #Taranto :

    Il 6 e il 12 luglio, all’una del pomeriggio, sono partiti due pullman con a bordo 15 e 10 migranti rispettivamente in direzione dell’hotspot di Taranto. È stato trasferito per errore anche un richiedente asilo a cui la polizia ha pagato il biglietto di ritorno, secondo fonti locali.

    Questi viaggi sono organizzati da #Riviera_Trasporti, l’azienda del trasporto pubblico locale di Imperia e Sanremo da anni stabilmente con i conti in rosso e che tampona le perdite anche grazie al servizio taxi per il ministero dell’Interno: 5 mila euro a viaggio in direzione dei centri di identificazione voluti dall’agenda Europa nel 2015 per differenziare i richiedenti asilo dai cosiddetti “migranti economici”.

    –-> l’entreprise de transport reçoit du ministère de l’intérieur 5000 EUR à voyage...

  • #Marseille : petite histoire de la Maison du Peuple
    https://fr.squat.net/2019/08/03/marseille-petite-histoire-de-la-maison-du-peuple

    La Maison du peuple (MdP) a ouvert le samedi 1er juin 2019, dans la foulée de l’acte 29. Elle est née de la volonté de disposer d’un lieu de convergence, d’organisation, de vie collective, de mobilisation, d’auto-défense, de formation et de diffusion de culture politique dans un espace public et ouvert à tou.tes. En plein […]

    #57_rue_Brochier #Collectif_59_St-Just #Gilets_Jaunes #la_Maison_du_Peuple_de_Marseille #Saint-Just #sans-papiers #Squat_Saint-Just

  • Mort de Zineb Redouane : les enquêteurs se sont montrés peu curieux
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260719/mort-de-zineb-redouane-les-enqueteurs-se-sont-montres-peu-curieux

    Absence de saisie des cinq fusils lance-grenades utilisés par les CRS, ainsi que de leurs échanges radio ; défaut de fonctionnement de la seule caméra positionnée à proximité de la scène ; désignation d’experts indépendants qui sont en fait en contrat avec le ministère de l’intérieur… Plus de huit mois après la mort de Zineb Redouane, les investigations de l’IGPN se révèlent étonnamment peu poussées.

    #POLICE #Marseille,_IGPN,_A_la_Une

  • La promotion « gilets jaunes » de Christophe Castaner : les médailles de la honte

    Christophe Castaner vient de médailler, le 16 juin, un certain nombre de ses agents, parmi lesquels au moins cinq sont impliqués dans des enquêtes concernant des #violences_policières. Chargé des opérations le soir où #Steve a disparu à #Nantes, le commissaire Grégoire Chassaing y figure aux côtés de Rabah Souchi, à la tête de la charge de police ayant provoqué les blessures de #Geneviève_Legay à #Nice. Sont aussi concernés des agents impliqués dans le décès de #Zineb_Redouane à #Marseille et dans l’affaire du Burger King à #Paris...

    #paywall : https://www.mediapart.fr/journal/france/170719/la-promotion-gilets-jaunes-de-christophe-castaner-les-medailles-de-la-hont

    Créée en 2012, la médaille de la sécurité intérieure est « destinée à récompenser les services particulièrement honorables notamment un engagement exceptionnel (...), et à récompenser des actions revêtant un éclat particulier » ainsi que le précise le décret du 28 mars 2012. Pour l’année 2018-2019, le ministre de l’intérieur Christophe Castaner a pourtant choisi d’honorer des policiers ayant commis des violences policières.

    Parmi les médaillés de la « promotion exceptionnelle médaille de la sécurité intérieure « gilets jaunes » », récompensés le 16 juin, figurent Grégoire Chassaing, le commissaire qui a donné l’ordre d’utiliser les gaz lacrymogènes à Nantes le soir de la disparition de Steve Maia Caniço, mais aussi Rabah Souchi et sa compagne Hélène Pedoya, qui se sont distingués lors des opérations de maintien de l’ordre causant les blessures de Geneviève Legay.

    La médaille de la sécurité intérieure récompense le personnel du ministère qui, comme le précise le texte officiel, intervient dans les domaines suivants : « La défense des institutions et des intérêts nationaux, le respect des lois, le maintien de la paix et de l’ordre public, la protection des personnes et des biens et la prévention, la médiation, la lutte contre l’exclusion, l’aide aux victimes. »

    Cette distinction comporte trois échelons : bronze, argent et or. Un policier nous a expliqué qu’habituellement elle ne concerne que quelques centaines de personnes, les échelons or ou argent étant le plus souvent réservés aux blessés ou aux agents ayant déjà reçu une médaille de bronze.

    Par exemple, ont été récompensés des gendarmes étant intervenus lors du crash de l’avion Germanwings, causant la mort de 149 passagers, dans les Alpes en mars 2015. Ou des policiers ayant secouru un Anglais agressé par des supporters russes à Marseille durant l’euro 2016.
    Le ministère récompense ces actes de bravoure traditionnellement le 1er janvier et le 14 juillet. C’est donc une « promotion exceptionnelle », celle du 16 juin, officiellement nommée « gilets jaunes » qui vient d’être sélectionnée par Christophe Castaner. Mais elle ne l’est pas seulement pour le choix du calendrier.

    Elle l’est dans le procédé même de sélection auquel Mediapart a pu avoir accès. Le 16 avril, un courriel de la direction des ressources humaines des CRS à destination des commandants d’unité lance un premier appel aux candidatures pour la promotion 2018-2019. Le texte est le suivant : « En prévision d’une éventuelle promotion exceptionnelle [MSI] Médaille de la sécurité intérieure « Gilets Jaunes », vous voudrez bien nous transmettre en retour 15 fonctionnaires blessés dans le cadre du mouvement des « Gilets jaunes ». Ils devront avoir fait l’objet d’un arrêt de travail en privilégiant les ITT [incapacité totale de travail]. »
    Faute d’avoir suffisamment de candidats, un deuxième courriel de relance est envoyé, le jour même, élargissant les critères. Il y est noté : « Vu les nombreux retours néants, je vous sollicite de nouveau en élargissant les critères d’attribution ». Peuvent être désormais médaillés : « Des policiers méritants blessés dans le cadre des gilets jaunes », « en second lieu, des policiers blessés non méritants », et « en troisième lieu, ceux qui n’ont pas été blessés, mais qui ont réalisé une action remarquée durant cette période ».

    Lors du mouvement des gilets jaunes, Christophe Castaner a souvent communiqué sur les policiers blessés, sans jamais donner trop de précisions.

    Faute de « blessés » en nombre suffisant, les « non méritants » peuvent donc être promus. Dix jours plus tard, la Direction générale de la police nationale complète de nouveau le recensement, en l’ouvrant désormais à l’ensemble des officiers ayant participé aux opérations de maintien de l’ordre ainsi qu’aux majors des compagnies. Mieux, le tableau de candidature dans lequel doivent figurer les faits justifiant l’attribution de la médaille, est déjà pré-rempli par le ministère et « ne sera pas modifié ». Il est le suivant : « Gilets jaunes : engagement exceptionnel dans le cadre des gilets jaunes. » Les candidats auront d’office le bronze.

    Seuls sont exclus les agents absents durant toute la période des manifestations, et ceux ayant reçu un blâme ou étant passés en conseil de discipline. Mais ne le sont pas : les auteurs de violences policières, poursuivis dans le cadre d’enquêtes administratives menées par l’IGPN ou judiciaires.
    Le palmarès est terrifiant. Grégoire Chassaing, commissaire divisionnaire à Nantes, qui, le 21 juin, lors de la fête de la musique, a ordonné de gazer les jeunes rassemblés près d’une berge de la Loire, parmi lesquels Steve, porté disparu depuis ce jour.

    Le capitaine Bruno Félix reçoit lui aussi les félicitations de Christophe Castaner. Pourtant, il fait partie des policiers auditionnés dans le cadre de l’enquête sur le décès de Zineb Redouane, survenu à Marseille après avoir été touchée au visage par des éclats de grenades lacrymogènes lancées dans son appartement le 1er décembre. Ce CRS commandait ce jour-là les auteurs des tirs.
    Autre médaillé : le commissaire Rabah Souchi, en charge, le samedi 23 mars, à Nice, des opérations de maintien de l’ordre, ayant causé de graves blessures à la militante pacifiste Geneviève Legay. À cette charge, un capitaine de gendarmerie avait refusé de participer, la jugeant « disproportionnée » (à lire ici).

    Sa compagne, Hélène Pedoya, présente aux côtés de son conjoint le jour des opérations et chargée de l’enquête sur les violences policières commises ce jour-là est elle aussi félicitée par le ministre.

    Et enfin, le commandant divisionnaire Dominique Caffin reçoit une médaille. Il fait partie des CRS qui, le 1er décembre, ont matraqué plusieurs manifestants dans un Burger King, à Paris. De sources policières, il est connu pour être « particulièrement violent ». Le 8 avril, sur un plateau de BFM-TV, un commandant de gendarmerie, le colonel Michaël Di Meo avait lui-même ainsi commenté les images : « C’est de la violence policière. »

    Ils ont tous les cinq reçu la médaille de bronze et font partie de l’« exceptionnelle promotion gilets jaunes » 2018-2019 qui compte près de 9 000 médaillés, majoritairement en bronze.
    Normalement, il n’y a que quelques centaines de promus, nous confie un policier qui estime que cette sélection est affligeante. « Cela ressemble à la prime au résultat exceptionnel. » Quel résultat, celui de mettre en pratique des directives de plus en plus violentes en matière de #maintien_de_l’ordre ?"

  • On a visité hier le musée des Beaux-Arts de #Marseille, installé dans une aile du kitchissime palais Longchamp.


    Un peu surpris que ce soit aussi petit, pour une aussi grande ville (en même temps : les touristes et les locaux n’ont pas l’air de se presser au musée en juillet…). Ce sont essentiellement deux grandes salles, sur deux étages, avec quatre petites salles adjacentes.

    En revanche, les œuvres sont vraiment de belle qualité. Il y a quelques vedettes (trois Courbet), plusieurs locaux que je ne connaissais pas, et vraiment intéressants. Originalité : la salle consacrée à Pierre Puget, ornée de reproductions à l’échelle 1 de l’entrée de la mairie de Toulon, de deux marbres laissés à Gêne, et de grands bas-reliefs spectaculaires.

    Alors c’est beaucoup, beaucoup, beaucoup plus petit que le musée Fabre de Montpellier, je ne sais pas avec quoi on peut compléter ça à Marseille pour voir de la peinture classique.

  • Zineb Redouane, assassinée le 1er décembre 2018 à #Marseille.

    Vérité, Justice et Dignité pour Zineb Redouane !

    La présence d’un impact puissant susceptible de fracturer les os du visage à une distance de 30 à 40 mètres implique un “tir tendu” : la grenade est alors dans sa trajectoire montante et tirée avec un angle de 20 à 30°, soit en dessous de l’inclinaison verticale obligatoire de 30 à 45°.

    Une enquête complète, et implacable (merci), de Désarmons-les : https://desarmons.net/index.php/2019/07/09/zineb-redouane-assassinee-le-1er-decembre-2018-a-marseille

  • Affaire Zineb #Redouane – Intrigues et omerta au #parquet de #Marseille
    https://lemediapresse.fr/politique/affaire-zineb-redouane-intrigues-et-omerta-au-parquet-de-marseille

    Au point mort depuis 7 mois, les dernières révélations sur le dossier Zineb Redouane semblent en mesure de changer la donne. Alors que Le Média continue d’enquêter, la pression est désormais forte sur les autorités politiques, judiciaires et policières. L’affaire ayant pris une dimension nationale, on perçoit à Marseille les échos de ce revirement. Au tribunal, notamment, où des soupçons de dérapages policiers pèsent sur un autre dossier. Hier, il fallait être dans la rue et lire la presse pour toucher du doigt les trop nombreuses zones d’ombre.

    #Politique #Social #Algérie #Autopsie #Castaner #Gilets_Jaunes #IGPN #Justice #Lacrymo #Police #Provence #tapie #tarabeux

  • Exclusif – Mort de Zineb #Redouane : l’autopsie algérienne qui contredit les autorités françaises
    https://lemediapresse.fr/politique/exclusif-mort-de-zineb-redouane-lautopsie-algerienne-qui-contredit-les

    Après nos révélations sur les conditions du décès, le 2 décembre 2018 à #Marseille, de Zineb Redouane et la façon dont l’enquête a été menée, nous publions la contre-autopsie réalisée à Alger, qui rend le traumatisme consécutif aux blessures causées par la #Police « directement responsable de [sa] mort ». Un document qui balaie la version officielle, jette une lumière crue sur le flou de l’autopsie française et contredit les déclarations du ministre de l’Intérieur Christophe #Castaner et du procureur de la République de Marseille.

    #Politique #Social #Algérie #Autopsie #Gilets_Jaunes #IGPN #Justice #Lacrymo

  • MORT DE ZINEB #Redouane : UNE AFFAIRE D’ÉTAT ? INTERVIEW AVEC L’AVOCAT DE SON FILS
    https://lemediapresse.fr/politique/mort-de-zineb-redouane-une-affaire-detat-interview-avec-lavocat-de-la-

    Qui a tiré ? Combien étaient-ils ? Quel sont leurs noms ? Six mois après le décès de Zineb Redouane, cette femme de 80 ans atteinte en plein visage au balcon de son appartement, en marge d’une manifestation des #Gilets_Jaunes à #Marseille le 1er décembre 2018, le doute demeure. Brice Grazzini, l’avocat du fils de la victime, réagit aux dernières révélations du Média et apporte de nouveaux éléments.

    #Politique #Social #IGPN #Justice #Police

  • A #Marseille, des états généraux pour peser au-delà des municipales
    https://www.mediapart.fr/journal/france/240619/marseille-des-etats-generaux-pour-peser-au-dela-des-municipales

    Lors d’états généraux, une soixantaine de collectifs, syndicats et associations marseillais ont tenté de poser les bases d’un véritable pouvoir citoyen. Alors que les initiatives citoyennes se multiplient pour une liste unitaire à gauche aux prochaines municipales, les militants présents veulent peser en dehors du calendrier électoral." "

    #Reportage

  • #Marseille : communiqué de presse de la nouvelle Maison du Peuple
    https://fr.squat.net/2019/06/02/marseille-communique-de-presse-de-la-nouvelle-maison-du-peuple

    A la suite de la manifestation de samedi 1er juin, un ancien pôle emploi situé au #57_rue_Brochier a été rendu au peuple. Abandonné depuis une année, il a été reconvertit en maison du peuple. La police est actuellement devant. Venez en masse 05.00h du matin avec un petit-déj’ de résistance (café, jus, baguettes […]

    #Gilets_Jaunes #la_Maison_du_Peuple_de_Marseille #ouverture

  • Genova, portuali pronti a impedire l’attracco a nave saudita che trasporta armi: “Organizzeremo boicottaggio”

    I leggendari “#camalli”, da sempre parte attiva nella vita sociale e politica della città, hanno ripreso lo slogan salviniano per dire: “Chiudiamo i porti alle armi, non alle persone”. Il cargo, con bandiera di Riyad, avrebbe a bordo armamenti che potrebbero essere utilizzati dalla coalizione del Golfo contro i civili in Yemen.

    “Chiudiamo i porti alle armi, non alle persone”. A riprendere in chiave pacifista lo slogan simbolo di Matteo Salvini sono i portuali di Genova, i leggendari “camalli”, da sempre parte attiva nella vita sociale e politica della città. Il tema è l’arrivo nel porto ligure, lunedì 20 maggio, della Bahri Yanbu, un cargo battente bandiera saudita di proprietà della Bahri, compagnia marittima partecipata dal governo di Riyadh. Una nave che – ormai è certo – porta a bordo armamenti di fabbricazione europea diretti allo scalo saudita di Gedda, dove l’arrivo è previsto a fine mese. E non è difficile immaginare che la destinazione finale sia lo Yemen, dove l’esercito del principe ereditario Mohammad bin Salman combatte insieme alle forze lealiste contro i ribelli Houthi, in un conflitto che dura da quattro anni e ha causato più di 60mila vittime. In particolare, mercoledì 8 maggio la Yanbu avrebbe dovuto fermarsi nel porto francese di Le Havre per imbarcare otto cannoni semoventi di tipo “Caesar” prodotti dall’azienda di Stato francese Nexter, come rivelato dal sito d’informazione Disclose e confermato in televisione dalla ministra della Difesa transalpina Florence Parly. Ma, a causa della mobilitazione dei portuali e di una serie di ong (tra cui Amnesty International e Oxfam), era rimasta a navigare in circolo per tre giorni a 25 chilometri dalla costa, fino a quando, nella serata di venerdì 10, l’Autorità portuale non ha annullato la tappa.

    Il timore dei “camalli”, ora, è che l’imbarco saltato in Francia debba avvenire a Genova. E sono pronti a mobilitarsi per impedirlo. Nella mattinata di giovedì, mentre il caso suscitava le prime attenzioni istituzionali, la notizia è stata smentita dallo stesso armatore: la Bahri ha comunicato all’Autorità portuale che in Liguria non saranno caricati né scaricati armamenti, invitandola a mettere a disposizione lo scalo. Ma intanto sono in corso accertamenti della Prefettura, che a breve dovrebbe decidere eventuali provvedimenti, fino all’ipotesi estrema di un diniego all’attracco, come già successo in Francia. I portuali, nel frattempo, hanno confermato l’assemblea già indetta per il pomeriggio di venerdì alla sala Chiamata del Porto nel quartiere di San Benigno, storico ritrovo della Culmv (Compagnia unica lavoratori merci varie), la società di servizi che riunisce oltre mille operai dello scalo. “Faremo il possibile perché nel nostro porto non passi alcun tipo di materiale bellico”, dice a Ilfattoquotidiano.it Enrico Poggi, ex gruista del Gmt (Genoa metal terminal) e segretario generale della Filt Cgil di Genova. “Se l’obiettivo è imbarcare armi organizzeremo un boicottaggio, come abbiamo sempre fatto a partire dal secolo scorso, quando da Genova dovevano partire gli ordigni americani destinati al Vietnam o ai Paesi del Golfo”.

    “Ma anche se non fosse così – spiega Poggi – organizzeremo un presidio sotto la sede dell’Autorità portuale, insieme alle associazioni che hanno già aderito, per ribadire la nostra contrarietà alla vendita di armi europee a Stati che le utilizzano a scopo di aggressione, colpendo obiettivi civili. Come d’altra parte prevedono trattati internazionali ratificati anche dall’Italia”. Il riferimento è all’articolo 6 del Trattato Onu sul commercio delle armi entrato in vigore nel 2014 che impone agli Stati contraenti di “non autorizzare trasferimenti di armi convenzionali se sono a conoscenza del fatto che potrebbero essere usate in attacchi verso obiettivi civili”. Posizione fatta propria anche da Amnesty International che, anzi, chiama in causa pure i produttori di armi italiani: “È reale e preoccupante – scrive la ong – la possibilità che anche a Genova possano essere caricate armi e munizionamento militare. Negli ultimi anni è stato accertato da numerosi osservatori indipendenti l’utilizzo contro la popolazione civile yemenita anche di bombe prodotte dalla RWM Italia con sede a Ghedi, Brescia, e stabilimento a Domusnovas, in Sardegna”. Per Amnesty “esiste quindi il fondato pericolo che i porti italiani accolgano gli operatori marittimi che trasferiscono sistemi di armi e munizioni destinati a paesi in conflitto: armi che possono essere usate – com’è già accaduto – per commettere gravi violazioni dei diritti umani e che anche secondo i trattati internazionali firmati dal nostro Paese non dovrebbero essere consegnate”.

    Tra i soggetti aderenti all’assemblea di domani anche la Comunità di San Benedetto al Porto fondata da Don Gallo, l’Arci e Oxfam Italia. Hanno preso posizione anche due deputate del Partito democratico, Raffaella Paita (già candidata alla presidenza della Regione, sconfitta nel 2015 da Giovanni Toti) e Lia Quartapelle: “Il porto attende il parere della Prefettura che rappresenta il governo e in particolare il Ministero dell’Interno. La Francia ha negato i suoi porti. Chiediamo che l’Italia faccia lo stesso. È possibile che per una volta Conte, Di Maio, Salvini e Toninelli si trovino d’accordo per salvare vite umane? Sarebbe il colmo se i porti italiani, che Salvini ha voluto chiusi a chi scappa dalle guerre, venissero aperti alle armi usate in quelle guerre”, scrivono.

    https://www.ilfattoquotidiano.it/2019/05/16/genova-portuali-pronti-a-impedire-lattracco-a-nave-saudita-che-trasporta-armi-organizzeremo-boicottaggio/5184866
    #Gênes #Italie #ports_fermés #armes #commerce_d'armes #résistance #Arabie_Saoudite #boycott #Yémen
    ping @isskein @reka

    • La nave delle armi: i cannoni per lo Yemen potrebbero essere imbarcati a Spezia

      La #Yanbu è attesa domani a Genova. Previsto un presidio di protesta al varco Etiopia.

      Mentre i portuali genovesi, con la campagna di boicottaggio contro la nave delle armi diretta in Arabia Saudita recuperano, grazie in particolare all’impegno della Cgil, una leadership internazionalista e raccolgono ampi consensi ottenendo anche l’adesione di importanti associazioni cattoliche come i salesiani e le Acli, un treno carico dei cannoni destinati in Yemen potrebbe nelle prossime ore arrivare, in gran segreto a Spezia.
      Concentrati sulla vasta eco chesta avendo la protesta pacifista contro la Bahri Yanbu, ci si era dimenticati degli otto cannoni francesi Caesar che sono all’origine del caso. Ricapitoliamo.
      Un’inchiesta giornalistica del sito francese Disclose svela la rotta delle armi tra Francia e Arabia Saudita. Con documenti dei servizi segreti precisa che a Le Havre dieci giorni fa dovevano essere caricatiotto cannoni Caesar, un tipo di arma il cui utilizzo nella guerra in Yemen avrebbe provocato numerose vittime fra la popolazione civile. I portuali di Le Havre assieme ad organizzazioni pacifiste impediscono l’accosto alla Yanbu che salpa diretta prima a Santander e ora, domani mattina è previsto l’arrivo, a Genova, nel terminal Gmt.

      Sotto la Lanterna, Prefettura e Capitaneria hanno già spiegato che non saranno caricate delle armi ma solo materiale civile.
      I portuali però hanno fotografato il carico in attesa e accusano di ipocrisia le autorità: “Un generatore elettrico ad uso militare è un’arma da guerra? Se alimenta un campo da cui partono incursioni o bombardamenti, come lo considera la Capitaneria di porto? Questa “merce varia” è già a ponte Eritrea, Genoa Metal Terminal, pronta per essere imbarcata lunedì sul Bahri Yanbu, destinazione Jeddah. La ditta che li produce, Teknel, è convenzionata con la N.A.T.O. e produce servizi logistici militari”.

      Venerdì pomeriggio alla sala chiamata della Culmv durante un’affollata assemblea, le varie anime pacifiste della città si sono riunite e, pur nella diversità delle posizioni, hanno convenuto su un’azione comune. Senza dimenticare che l’aggregazione di numerose realtà attorno ad una battaglia così importante e di grande risonanza internazionale è già, di per sè, un successo. Soprattutto il tema di un porto aperto alle armi ha toccato nel vivo chi in questi mesi si indigna di fronte alle politiche del governo targato lega che chiude i porti alle navi cariche di migranti salvati dai gommoni partiti dalla Libia. La contestazione alla Yanbu unisce quindi due questioni: pacifismo e accoglienza.
      Per lunedì mattina all’ingresso del porto a Sampierdarena, al varco Etiopia, è previsto un presidio di protesta. Come ha già spiegato il console della Culmv Antonio Benvenuti, una squadra di camalli salirà a bordo della nave e se si scoprirà che sta per essere imbarcato materiale militare scatterà immediatamente uno sciopero.
      Ma la partita in queste ore sembra si stia giocando su un altro fronte.
      La società Nexter, azienda bellica interamente controllata dallo Stato francese ha un accordo con l’Arabia Saudita che avrebbe già pagato i cannoni che non sono stati caricati a Le Havre. E’ quindi compito del produttore garantire in qualche modo la consegna. Si sarebbe così deciso di trasferire via treno i cannoni in un altro porto. Per questioni logistiche la scelta sarebbe ricaduta sul porto di Spezia. Uno scalo meno “caldo” di quello di Genova o Livorno e soprattutto con una lunga esperienza nel campo degli armamenti visto che Spezia è la città dell’Oto Melara l’azienda del gruppo Leonardo – Fimeccanica che costruisce carri armati. Mezzi che sono sempre stati imbarcati da una banchina riservata del porto di Spezia.Al momento nessuno conferma ufficialmente questa ipotesi che, però, proviene da fonti assolutamente attendibili per il loro ruolo nella vicenda.
      Va anche sottolineato come la Bahri sia una potenza nel mondo dello shipping. È, infatti, la compagnia di bandiera dell’Arabia Saudita ed è rappresentata in Italia proprio da una società genovese, la Delta agenzia marittima del gruppo Gastaldi. Da diversi anni le sue navi facevano scalo a Genova nella rotta fra il nord Europa e il Mar Rosso. Le armi a bordo sono sempre state trasportate, senza clamori. Ma ora, il clima, nei porti, è cambiato.


      https://genova.repubblica.it/cronaca/2019/05/19/news/la_nave_delle_armi_i_cannoni_per_lo_yemen_potrebbero_essere_imbarcati_a_spezia-226611996/?rss&ref=twhs

    • Les dockers de Marseille refusent de char­ger les armes françaises vendues à l’Ara­bie saou­dite

      Recalé au Havre il y a une ving­taine de jours, le navire qui doit trans­por­ter des armes françaises en Arabie saou­dite est coincé à Marseille. Selon les infor­ma­tions du média d’in­ves­ti­ga­tion Disclose, dont deux jour­na­listes ont été convoqués le 14 mai par la DGSI, les dockers de la ville phocéenne refusent de char­ger une cargai­son de muni­tions sur le #Bahri_Tabuk.

      « Fidèles à leur histoire et valeurs de paix […] ils ne char­ge­ront aucune arme, aucune muni­tion pour quelle guerre que ce soit », a indiqué le syndi­cat CGT des dockers du port de Marseille-Fos dans un commu­niqué. Alors que Disclose a montré que les armes françaises livrées à Riyad étaient utili­sées au Yémen, où les civils meurent par dizaines de milliers, la ministre des Armées, Florence Parly, a réaf­firmé sa volonté de pour­suivre le « parte­na­riat avec l’Ara­bie saou­dite » lors d’une allo­cu­tion à l’As­sem­blée natio­nale, hier.

      Au Havre, le 7 mai dernier, des canons Caesar étaient restés à quai. Cette fois, « les charges modu­laires parties en contai­ners depuis l’usine d’Eu­renco de Berge­rac ont été redi­ri­gées vers une desti­na­tion incon­nue », détaille Disclose.

      https://www.ulyces.co/news/les-dockers-de-marseille-refusent-de-charger-les-armes-francaises-vendues-a-l
      #Marseille #France

    • Aggiornamento importante: secondo alcune fonti i container che verranno caricati oggi sulla #BahriTabuk sarebbero in totale 44 (quindi ulteriori 40...) che potrebbero corrispondere a circa 8000 bombe! Sarebbe una delle più grandi spedizioni di ordigni mai effettuata da Sardegna.

      https://twitter.com/ReteDisarmo/status/1134416948966633473
      #Sardaigne #bombes

      Et sur Facebook :

      Caricati all’alba sulla Bahri Tabuk 4 container arrivati sotto scorta al porto di Cagliari: ancora armi per la guerra in #Yemen?
      Rete Disarmo è in grado di diffondere le immagini del carico.

      Stamattina attorno alle 7.30 sono stati scortati nel Porto Canale di Cagliari 4 container che sono stati poi caricati sul cargo saudita Bahri Tabuk. Il trasporto è stato fatto con uso di aziende private di sicurezza e agendo con percorsi e procedure al di fuori delle normali regole e procedure del porto (di fatto by-passando il controllo dei lavoratori portuali). Sui container non erano presenti evidenti segni di riconoscimento di materiale esplosivo, ma viste le tempistiche delle operazioni di carico e lo spiegamento di strutture di sicurezza è alto il sospetto che si sia trattato di un carico di nuovi ordigni prodotti in Sardegna e diretti in Arabia Saudita.

      Rete Italiana per il Disarmo è in grado di documentare fotograficamente (grazie alle immagini scattate da Kevin McElvaney) la sequenza degli eventi avvenuti questa mattina: la nave Bahri Tabuk è giunta nel porto canale di Cagliari attorno alle 06.40 (con una attracco inizialmente non dichiarato alla partenza da Marsiglia il 29 maggio sera), alle ore 7.30 circa sono poi giunti i 4 container da trenta tonnellate su camion con seguito di scorta privata. Container che sono poi stati caricati sulla Bahri Tabuk circa alle 8.30.

      Rete Italiana per il Disarmo chiede alle Autorità locali in Sardegna (Prefetto e Questore) alle Autorità portuali di Cagliari e al Governo di chiarire se il carico di questa mattina sul cargo battente bandiera saudita sia stato legato o meno all’export di bombe verso Paesi coinvolti nel conflitto Yemenita, e quali siano state le condizioni di sicurezza del trasporto (e in caso di conferma come mai i container non avevano segni evidenti legati a materiale esplosivo). Chiediamo anche conto del fatto che il carico sia avvenuto di primo mattino (con ingresso praticamente notturno della nave in porto e attracco non segnalato preventivamente ed esplicitamente da Bahri) e di fatto non seguendo le normali procedure, impedendo quindi ai lavoratori portuali di Cagliari di attivarsi per evitare eventuale export di armamenti (come avvenuto in diversi porti italiani ed europei di recente).

      Ancora una volta facciamo appello al Governo affinché abbia il coraggio di fermare il flusso di armi verso una delle catastrofi umanitarie più grandi attualmente presenti al mondo, catastrofe in buona misura causata dai bombardamenti eseguiti anche con bombe italiane.

      https://www.facebook.com/retedisarmo/photos/a.197814639708/10157220938039709/?type=3&theater

  • En France en 2019, être pauvre peut vous coûter la vie
    https://www.franceculture.fr/societe/en-france-en-2019-etre-pauvre-peut-vous-couter-la-vie
    par Chloé Leprince

    Il y a six mois tout juste, un matin de novembre, ils sont morts chez eux. Sous leur toit effondré sur eux, au 65 rue d’Aubagne, à Marseille. A 600 mètres du Vieux-Port, de ses touristes plus nombreux que jamais, ils sont morts d’être du Marseille des classes populaires, de celles qui trouvent à se loger dans des immeubles décrépits parce que les loyers y sont moins chers ou tout simplement parce que ce quartier de Noailles, c’est chez eux.


    rue d’Aubagne, Marseille

    #inégalités #Marseille #pauvreté

    • L’expert judiciaire, qui avait visité le 65 rue d’Aubagne avant qu’il ne s’effondre, gère le péril de son propre immeuble loin des radars de la mairie. Sans arrêté ni évacuation.

      L’expert judiciaire qui avait déclaré le péril grave et imminent de l’immeuble du 65 rue d’Aubagne, en n’évacuant qu’un seul appartement quelques jours avant son effondrement sur 8 occupants, se retrouve lui-même en situation difficile à son domicile.
      Richard Carta, architecte DPLG du patrimoine, expert auprès de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, gère loin des feux de la rampe une crise majeure de son immeuble au 10, rue Bossuet, 6e. La façade est de ce bel édifice bâti sous le Second empire descend dans un sous-sol argileux, tirant vers lui l’immeuble voisin. Le plancher du 1er étage est tenu par une forêt d’étais métalliques en rez-de-chaussée. Les fenêtres des 3e et 4e étages ont été étrésillonnées pour contrebalancer les étais posés côté droit. Une jauge de fissure signale la date du 2 janvier 2019. Le 65 rue d’Aubagne n’avait pas bénéficié d’autant d’attentions.
      La situation est d’autant plus sérieuse que les désordres structurels touchent le n°8 dont le hall d’entrée est entravé par des renforcements métalliques. Alors que 310 immeubles et 2 700 habitants ont été évacués depuis le drame du 5 novembre, et pour beaucoup moins que ça, cet immeuble a échappé comme par miracle au radar de la municipalité. Contacté, le service des signalements de la mairie assure n’avoir rien enregistré.

      « Nous ne sommes pas en péril mais en travaux »

      « On s’est rendu compte avant Noël qu’on avait un problème de structure et on le règle. Nous ne sommes pas en péril mais en travaux », nuance Anne-Claude Carta. Architecte et experte judiciaire comme son époux actuellement à l’étranger, elle répond à La Marseillaise que l’immeuble de 1868 sur 5 niveaux dont elle est copropriétaire ne nécessitait pas une procédure de péril. « Ça tombe bien que vous m’appeliez car nous sommes la preuve que lorsque des propriétaires prennent leurs responsabilités et font les choses correctement, il n’y a pas à reloger tout le monde à l’hôtel. » Une mauvaise gestion de l’évacuation des eaux pluviales du voisin serait la cause de tous les maux.
      Un résident du n°10 nous livre une version différente : « Après ce qui s’est passé rue d’Aubagne, ils ont fait le tour et en voyant notre façade, il y a eu panique. » Quand nous lui demandons si le péril a été déclaré, sa réponse tombe : « Non, non, ça n’a pas été mis en arrêté de péril, justement parce que dans l’immeuble y a un architecte qui y vit et qui a tout fait pour ne pas être évacué. Il a fait les démarches et le suivi. »
      « Vous venez sous influence », nous reproche le cabinet Devictor, syndic de l’immeuble, fort occupé avec 4 immeubles en péril. « L’immeuble est totalement sous contrôle. On n’a pas attendu qu’un expert de la Ville évacue tout le monde et ensuite se décharge de tout. Nous avons pris les dispositions techniques nécessaires pour ne pas évacuer. » L’essentiel est pour lui que le bureau d’études Sol-Essais ait préconisé des confortements le 18 décembre, -« validés par Bernard Bart, un expert judiciaire neutre ». Ce dernier est précisément l’expert désigné par le parquet de Marseille pour mener les investigations techniques sur le drame de la rue d’Aubagne et dont les bureaux sont à 250 mètres de la rue Bossuet. Mais s’il a été choisi, c’est surtout à la demande de l’immeuble voisin pour départager les frais.

      « Nous n’avons pas l’ombre d’une fissure dans nos appartements. Je vois mal pourquoi vous insistez aussi lourdement », s’agace Mme Carta qui nous rappelle qu’ « il y a un droit absolu dans ce pays, c’est le droit de propriété » et « ce n’est pas parce que c’est Carta qui rencontre ce genre de problème que les choses sont différentes. » Quant à « l’affaire de la rue d’Aubagne », elle déplore de ne pas être informée de l’avancée de l’enquête. « Notre nom a été mis sous les projecteurs. La presse nous a mis injustement à l’avant-poste. Pour ma part, c’est de l’histoire ancienne. On préfère aller de l’avant. » Et poser des étais en toute discrétion.

      David Coquille
      http://www.lamarseillaise.fr/marseille/societe/76288-balancetontaudis-l-expert-carta-cache-le-peril-de-son-propre-im
      #BalanceTonTaudis

    • L’automne au mois de mai à Marseille #Claude_Guillon

      L’emplacement des immeubles effondrés a été transformé en une espèce de caricature monstrueuse de jardin japonais ; murs chaulés, énorme tas de graviers bétonné (à droite). On voit mal sur mes photos à cause de la camionnette du gardien (hargneux). Un peu plus haut, un panneau porte les portraits des victimes. Je n’ai pas voulu le photographier : quand je suis passé, des habitants du quartier le réparaient.

      https://lignesdeforce.wordpress.com/2019/05/19/marseilless-mai-2019