• Chlordécone : Appel au peuple martiniquais à se mobiliser massivement contre le non-lieu

    L’empoisonnement des peuples martiniquais et guadeloupéen au chlordécone constitue l’un des plus grands scandales sanitaires de notre siècle.
    Encore aujourd’hui, des femmes et des hommes meurent dans d’atroces souffrances ; des enfants subissent les conséquences sur leur santé et leur développement intellectuel de cet empoisonnement délibéré ; les cours d’eau, les nappes phréatiques, la mer, les sols sont durablement contaminés.
    Face à cette tragédie, la réponse de l’Etat français serait donc un non-lieu !?

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/12/04/chlordecone-appel-au-peuple-martiniquais-a-se-

    #international #martinique #colonisation #santé

  • Eugène Mona : une comète dans le ciel antillais
    https://pan-african-music.com/eugene-mona-une-comete-dans-le-ciel-antillais

    « Je demande à tous ceux qui aiment ma musique, une musique différente, de me donner un peu d’argent, juste de quoi vous priver d’une sortie un samedi soir, afin que je puisse monter un big band qui représente la Martinique dignement en Europe. » Cet appel lancé par Eugène Mona sur les ondes de RFO n’aura pas l’écho espéré : trois grandes urnes seront déposées à cet effet, sans qu’un centime ne vienne les alimenter. « Il a beaucoup souffert dans la musique. On lui a trop souvent fermé la porte », confie sa veuve Martiane Bizet Siano dans le même excellent documentaire de Nathalie Glaudon. Quelques jours plus tard, celui qui incarnait toute l’âme d’un peuple décédera dans la force de l’âge.

    https://www.youtube.com/watch?v=RuWm7r0E3Zw

    LES DOSSIERS DE L’INSTITUT DU TOUT-MONDE : GRANDEUR DE MONA
    http://www.tout-monde.com/dossiers2.html

    Pour la musique martiniquaise, Eugène Mona fut avant tout un incomparable passeur (diffuseur et réinventeur) à la fois de la tradition du tambour Bèlè et de la flûte en bambou, liée à ce qu’on nomme musique des mornes. À vrai dire, Mona n’a pas été un simple interprète béat de ces traditions : pour mieux les diffuser et les valoriser, il choisit non pas de les « moderniser », mais de les revigorer comme des avant-gardes à part entière. Pour ce faire, il apporte à ces rythmes ancestraux certaines innovations organologiques (orchestres de tambour, sur la base d’éléments traditionnellement disjoints ; usages des différentes flûtes) mais aussi le rôle d’influences extérieures, comme le jazz et le negro spiritual. Pour être à même de réaliser ces apports-là, son rapport à ces traditions si anciennes (très différentes des formes urbaines, la Biguine et la Mazurka) est avant tout celui d’une immersion profonde, comme en témoigne son apprentissage du tambour par les maîtres tambouyés du Nord de l’île et sa formation de la flûite des mornes, auprès du maître du genre, Max Cilla. Au regard de ces traditions musicales, Mona intervient à un moment clé, où la société martiniquaise est en train de vivre une modernisation accélérée et l’intrusion massive de la consommation, au cours des années soixante-dix. Il faut comprendre ce que cet avènement de la société de consommation a entraîné comme bouleversements socio-culturels dans les Antilles : si, déjà en France, le moment est poprteur de mutations, il faut se représenter cette société qui passe directement de l’ordre colonial à la modernité consumériste, avec tous les désordres de représentation de soi tant étudiés d’ailleurs par Glissant dans Le Discours antillais.

    https://www.youtube.com/watch?v=nK5QaoL3-gg

    #musique #Eugène_Mona #flute #chanson #Martinique #créole

  • Anticorps : Penser/Panser la Martinique en temps de pandémie

    La Fabrique décoloniale est un groupe de citoyen.ne.s mené par des chercheur.e.s, historien.ne.s et artistes martiniquais.e.s, fondé dans le contexte des tensions sociales qui agitent la société martiniquaise depuis mai 2019. Cette association a pour vocation de s’interroger sur l’origine, l’influence et le dépassement du fait colonial. Ces deux dernières années, nous avons assisté à l’émergence de problématiques politiques et sociales nouvelles liées à la gestion particulière de la pandémie en Martinique. Ces dynamiques tiennent à la fois du champ politique, médical, médiatique et social. Elles nous renseignent sur notre capacité commune à gérer une crise complexe et sans doute à inventer de nouvelles formes de résilience. Ce texte est le fruit de réflexions quant à ces nouvelles dynamiques.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/06/01/anticorps-penser-panser-la-martinique-en-temps

    #santé #martinique

  • Marius Cultier, l’éclectique esthète martiniquais
    https://pan-african-music.com/marius-cultier

    Le pianiste et compositeur décédé en 1985 révolutionna la musique de son île, et fit briller une nouvelle étoile, la sienne, dans le ciel du jazz. Retour sur le parcours d’un génie trop longtemps ignoré.

    « Je veux jouer de la musique de tous les pays. Brésilienne, antillaise, jazz… Je suis un être éclectique. » C’était le moins que Marius Cultier pouvait dire en 1972 pour qualifier la versatilité esthète dont il aura fait preuve lors de son aussi dense que trop courte carrière. Mazurka comme concerto classique, inflexions funk comme réflections biguine, improvisations jazz comme tentations salsa, toucher calypso comme touches rétro, ce pianiste autodidacte longtemps ignoré par le cénacle des académiciens de la musique aura ainsi traversé la gamme pour dépeindre son âme créative. Sur les 88 touches de noires et d’ivoire comme au Fender Rhodes. En qualité d’arrangeur sur-mesure comme de leader émérite, de compositeur prolixe comme de chanteur.

    https://www.youtube.com/watch?v=3J4KxSUw95Y

    https://www.youtube.com/watch?v=W1c4_aTg7Xo

    https://www.youtube.com/watch?v=9wgZtUMdA90

    https://www.youtube.com/watch?v=HM85Tahb6sg

    #musique #Martinique #Marius_Cultier #jazz #piano

  • Covid-19 : un test négatif de moins de vingt-quatre heures nécessaire pour se rendre dans les outre-mer
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/12/24/covid-19-un-test-negatif-de-moins-de-vingt-quatre-heures-necessaire-pour-se-

    Covid-19 : un test négatif de moins de vingt-quatre heures nécessaire pour se rendre dans les outre-mer
    Toutes les personnes – vaccinées ou non – souhaitant se rendre dans les outre-mer devront présenter un résultat de test de dépistage au Covid-19 négatif, qu’il soit PCR ou antigénique, de moins de vingt-quatre heures à partir du mardi 28 décembre, a annoncé le gouvernement dans un communiqué diffusé vendredi 24 décembre. Jusqu’ici, un test négatif de moins de soixante-douze heures pour un PCR ou de moins de quarante-huit heures pour un antigénique était exigé avant le départ. Cette mesure plus restrictive s’appliquera aux passagers voyageant à partir de la France métropolitaine ou d’un pays étranger, fait savoir le texte. « Cette mesure est nécessaire afin de protéger les territoires ultramarins de la nouvelle vague épidémique sous l’effet du variant Omicron et de limiter la circulation du virus dans le contexte d’une forte reprise des contaminations dans l’Hexagone », précise le gouvernement dans son communiqué.
    Le projet de loi transformant le passe sanitaire en passe vaccinal, présenté lundi 27 décembre en conseil des ministres, prévoit par ailleurs de prolonger l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 31 mars 2022 à la Martinique et de le déclarer jusqu’à la même date à La Réunion. Il est précisé dans le texte que, « en cas de déclaration de l’état d’urgence sanitaire dans une autre collectivité ultra-marine avant le 1er mars 2022, cet état d’urgence s’appliquera également jusqu’au 31 mars 2022 ».

    #Covid-19#migrant#migration#france#metropole#territoireultramarin#lareunion#martinique#passesanitaire#passevaccinal#test#variant#omicron

  • Quitter les Antilles ou la Réunion pour l’hexagone, par ses propres moyens ou dans le cadre du Bumidom.
    https://lhistgeobox.blogspot.com/2021/12/quitter-les-antilles-ou-la-reunion-pour.html

    "Si la France des Trente glorieuses connaît une période de plein emploi, les postes à pourvoir sont peu qualifiés, très loin des attentes des postulants. La construction des grands ensembles permet aux hommes de facilement trouver du travail dans le secteur du bâtiment. D’autres cherchent à s’employer comme ouvriers ou mécaniciens dans les usines automobiles et dans l’administration publique. Un Antillais sur deux et un Réunionnais sur trois deviennent ainsi fonctionnaires aux postes les moins qualifiés en tant qu’agents de la SNCF, de la RATP, des PTT, des mairies ou de l’APHP. Au sein des nouveaux centres hospitaliers, où la main d’œuvre peu qualifiée fait défaut, de nombreux Domien(ne)s sont ainsi embauchés en tant que femmes de ménage, filles de salle ou brancardiers. Tous se répartissent en fonction des besoins de l’économie métropolitaine.

    Les nouveaux venus, dont l’histoire et les spécificités n’apparaissent pas dans les manuels scolaires, trouvent difficilement leur place parmi leurs compatriotes. Très vite, on oublie que ce sont des Français venus d’ailleurs, mais des Français à part entière. On les confond avec les travailleurs immigrés arrivés eux aussi dans les années 1960 et 1970. Aux problèmes identitaires s’ajoutent donc les violences du déracinement. Les discriminations sont légions. De nombreux propriétaires refusent par exemple de louer lorsqu’ils découvrent que les candidats sont noirs. « L’émigré antillais en France est ambigu, il mène la vie de l’émigré mais il a le statut de citoyen. Il est à même d’être fonctionnaire : infirmière ou fille de salle, employé des postes ou poinçonneur du métro, douanier à Orly ou agent de police. Il se sent français, mais il subit des formes latentes ou déclarées de racisme tout comme un Arabe ou un Portugais », constate Glissant dans Le Discours Antillais."

  • Déclaration du Palima sur l’impasse sanitaire en Martinique

    Depuis plusieurs jours, des troubles sociaux graves se déroulent en Guadeloupe.

    Les longs mois de lutte du peuple guadeloupéen contre le pass sanitaire et l’obligation vaccinale, la misère et le chômage des jeunes, ont laissé dans la plus parfaite indifférence un gouvernement français autoritaire, cynique et immature. C’est ce comportement irresponsable de l’Etat français et le refus affiché d’entamer avec le mouvement social en cours un dialogue respectueux, à la hauteur des enjeux posés, qui expliquent l’explosion de violence actuelle. L’envoi sur le sol guadeloupéen de gardes mobiles et des corps d’élite du GIGN et du RAID ne fera qu’envenimer une situation déjà hors de contrôle. La seule issue possible à cette crise est dans l’ouverture immédiate de négociations avec les forces sociales.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/11/23/declaration-du-palima-sur-limpasse-sanitaire-en-martini

    #santé #international #martinique

  • Covid-19 : le CHU de Martinique renonce à imposer le pass sanitaire à son personnel _ latribune.fr - Eric Benhamou
    https://www.latribune.fr/economie/france/covid-19-le-chu-de-martinique-renonce-a-obliger-le-pass-sanitaire-a-son-pe

    Selon nos informations, le CHU de Martinique a décidé de ne plus exiger aux personnels hospitaliers le pass sanitaire pour entrer dans leur service. Le centre hospitalier était soumis à une vive contestation d’une partie des personnels sur les obligations sanitaires qui s’imposent pourtant partout en France.


    Les anti "pass sanitaire" en Martinique ont finalement remporté leur bras-de-fer avec la direction du centre hospitalier. Dans un note interne diffusée aujourd’hui que La Tribune s’est procurée, le directeur général du CHU, Benjamin Garel, accepte que "tous les personnels hospitaliers pourront entrer dans leur service quelle que soit leur situation au regard du pass sanitaire". Les agents qui n’ont pas de pass sanitaire sont cependant "invités à réaliser un test de dépistage". A leurs frais ?
    La note ne le précise pas. "Des contrôles seront organisés et les agents éventuellement concernés seront invités à se rendre à la DRH", ajoute la note.

    Trouver une solution négociée
    Par ailleurs, conclut la note, "une démarche de médiation devra être entreprise pour permettre une mise en place d’une solution négociée".

    Depuis la mise en place du pass sanitaire, obligatoire depuis le 11 octobre pour les visiteurs et les salariés, des personnels manifestaient régulièrement leur opposition devant l’entrée du CHU, un mouvement très largement soutenu par les syndicats hospitaliers. Depuis le 14 octobre, les organisations syndicales étaient d’ailleurs assignées en référé par la direction du CHU pour « l’obstruction dans la mise en place d’une obligation légale » et « une atteinte grave portée à la santé et à la sécurité du personnel et des usagers ».

    « Nous avons assisté dans les constats d’huissier à des menaces, à des intimidations, à des injures, à des pressions de toute sorte qui empêchent la continuité du service public de santé et d’assurer la sécurité », a déclaré à l’AFP l’avocate du CHU, Pascale Berté.

    Taux d’indice trois fois supérieur
    Finalement, la pression aura été trop forte pour la direction du CHU. Le ministère de la santé n’a pas encore réagi. En attendant, alors que les mesures de confinement sont allégées, le pass sanitaire sera obligatoire pour les salariés des établissements recevant du public sauf... donc pour le CHU de Martinique !

    " La situation en Martinique s’est améliorée mais elle reste préoccupante parce qu’on a encore plusieurs dizaines de cas positifs à la covid-19 tous les jours ", a déclaré à l’AFP le préfet de Martinique Stanislas Cazelles. Le taux d’incidence s’élevait vendredi à 155 cas pour 100.000 habitants, soit le triple de celui observé dans l’Hexagone.
    #colonies #Martinique #manifestations #grèves #crise_sanitaire #soignantes #soignants #sante #santé #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #vaccins #santé_publique

  • Transitions(s) en question. Quelles approches géographiques de la notion de transition ?

    Stéphanie Beucher et Marion Mare
    Cadrage épistémologique de la notion de transition en sciences humaines et en géographie
    Epistemological framing of the concept of transition in human sciences and geography

    Géraud Magrin et Olivier Ninot
    Transitions et #développement en Afrique :un continent d’incertitude
    Transitions and development in Africa : a continent of uncertainty

    Rémi Scoccimarro
    Transitions et post-transitions socio-démographiques au #Japon
    Social and demographic transitions and post-transitions in Japan

    Marie Forget et Lionel Laslaz
    Isolés et connectés.L’#énergie dans les espaces protégés des #Alpes_françaises au défi de la #transition_environnementale
    Isolated and connected. energy in French Alps’ protected spaces and the challenge of environmental transition

    Angélique Palle
    La #transition_énergétique européenne, changement de #ressources, changements d’échelles
    The european energy transition, changing resources, changing scales

    Adrien Baysse-Lainé
    Agriculteurs, exploitations et territoires de la transition vers une #alimentation relocalisée
    Farmers, farms and spaces of the transition towards relocalized food

    Cécile Gintrac
    La transition à #Saint-Denis. Discours et réalités dans une banlieue du #Grand_Paris en mutation
    Transition in Saint-Denis. Discourse and realities in a evolving suburb of Greater Paris

    Approches géographiques de la transition : transition énergétique, transition écologique
    Sous la direction de Michel Deshaies et Bernadette Mérenne-Schoumaker

    Michel Deshaies
    Approches géographiques de la transition :transition énergétique, #transition_écologique
    Geographic approaches to transition :energy transition, ecological transition

    Robin Degron
    La transition #bas-carbone de l’Union européenne : un impact limité mais un #risque systémique élevé
    The European Union’s low-carbon transition : a limited impact but a high system risk

    Mark Bailoni
    La fin du #charbon et le #net_zero :un modèle britannique de transition ? [
    The end of coal and net zero : a british model of transition ?

    Jimmy Grimault
    Spatialisation et territorialisation du grand #éolien en #France : le gigantisme contre l’#utopie ?
    Spatialisation and territorialisation of large wind turbines in France : gigantism against utopia ?

    François Ory
    Une transition énergétique non consensuelle ? Définition du concept chez les acteurs en #Martinique
    A non-consensual energy transition ? definition of the concept among actors in Martinique

    Marianne Cohen, Thalia Lemaître, Tanguy Louis-Lucas et Joaquim Sampère
    Transition environnementale, géographie et dispositifs de recherche interdisciplinaire
    Environmental transition, geography and interdisciplinary research structures

    Bernadette Mérenne-Schoumaker
    Approches géographiques de la transition : transition énergétique, transition écologique
    Geographic approaches to transition : energy transition, ecological transition

    https://journals.openedition.org/bagf
    #transition #transitions #revue #géographie

  • The 1980s’ video games that made France’s game industry - Polygon
    https://www.polygon.com/videos/22633055/weird-french-adventure-games-polygon-video

    France plays an outsized role in the global game industry. It’s the second-largest producer of video games in the world, and the road there is paved with weird little adventure games. Before the industry went global, before AAA games really even existed, French developers were making offbeat, sexy, political games that reflected their own reality.

    Retour sur des jeux français atypiques des années 1980 et 1990.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #culture #france #french_touch #nostalgie #histoire #jeu_vidéo_la_femme_qui_ne_supportait_pas_les_ordinateurs #chine_lanzmann #jeu_vidéo_la_femma #années_1980 #années_1990 #froggy_software #jean-louis_le_breton #fabrice_gille #jacques_chirac #jeu_vidéo_le_mur_de_berlin_va_sauter #jeu_vidéo_far_cry #mai_1968 #année_1968 #muriel_tramis #aérospatiale #année_1986 #cocktel_vision #jeu_vidéo_la_bosse_des_maths #jeu_vidéo_gobliins #jeu_vidéo_emmanuelle #jeu_vidéo_fascination #full_motion_vidéo #fms #jeu_vidéo_urban_runner #jeu_vidéo_méwilo #jeu_vidéo_freedom #patrick_chamoiseau #année_1902 #année_1988 #ministère_de_la_culture #jeu_vidéo_freedom_rebels_in_the_darkness #martinique #vivendi #année_2003 #avantilles #ubisoft #jeu_vidéo_haven #jeu_vidéo_dordogne

  • Covid-19 : près de 400 soignants arrivent en renfort aux Antilles, la Polynésie durcit son confinement
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/08/21/covid-pres-de-400-soignants-arrivent-en-renfort-a-la-guadeloupe-et-a-la-mart

    Covid-19 : près de 400 soignants arrivent en renfort aux Antilles, la Polynésie durcit son confinement. « La situation est extrêmement tendue » dans les Antilles, où des patients sont évacués en avion vers la métropole. La Polynésie ferme aussi ses écoles.
    Tous volontaires, jeunes pour la plupart, parfois prévenus à la dernière minute, plus de 400 professionnels de santé se sont envolés vendredi 20 août pour les Antilles pour prêter main-forte aux hôpitaux martiniquais et guadeloupéens, débordés par le Covid-19. Ils répondent à l’appel lancé le 8 août par le ministre de la santé, Olivier Véran, pour soulager les hôpitaux sous très haute tension. A l’aéroport parisien d’Orly, 270 soignants ont pris place à bord d’un vol Air France à destination de Point-à-Pitre, venus de toutes les régions métropolitaines « qui ne sont pas en tension » hospitalière. S’y ajoutaient 60 pompiers de Paris et une cinquantaine de passagers rentrant ou se rendant à la Guadeloupe malgré le confinement.
    Un autre vol, affrété par Corsair, est parti dans l’après-midi à destination de la Martinique, avec environ 150 soignants, dépêchés en renfort ou pour relever les premiers volontaires déjà sur place. En effet, 240 professionnels sont partis le 10 août, puis environ 120 mardi. Des tonnes de matériel médical, notamment des extracteurs d’oxygène permettant à certains malades d’être traités chez eux plutôt qu’à l’hôpital, sont convoyées aux Antilles et des évacuations sanitaires opérées vers la métropole. Pour désengorger les hôpitaux, certains patients non atteints du Covid sont également acheminés en métropole sur des vols réguliers : quatre de Pointe-à-Pitre et trois de Fort-de-France depuis le début de la semaine, selon un porte-parole d’Air France. Le variant Delta, combiné à une couverture vaccinale limitée (20 % de la population complètement vaccinée, contre 60 % au niveau national), a plongé les deux départements antillais dans une situation critique. Plus de 40 % des morts français du Covid-19 ces dernières vingt-quatre heures, soit 53 décès sur 127, provenaient de Guadeloupe ou de Martinique.

    #Covid-19#migration#migrant#france#martinique#guadeloupe#sante#outremer#systemesante#circulationtherapeutique#evacuationsanitaire#personnelsoignant#metropole

  • Covid-19 : des renforts de soignants et un pont aérien pour soulager les hôpitaux saturés à la Guadeloupe et à la Martinique
    https://www.lemonde.fr/sante/article/2021/08/19/covid-19-la-guadeloupe-et-la-martinique-vont-recevoir-de-nouveaux-renforts-d

    Covid-19 : des renforts de soignants et un pont aérien pour soulager les hôpitaux saturés à la Guadeloupe et à la Martinique. Des personnels de métropole arriveront vendredi pour soulager les hôpitaux antillais, d’où une dizaine de malades devraient être évacués vers la métropole.
    L’épidémie ne faiblit pas aux Antilles. De nouveaux renforts de soignants vont être envoyés, vendredi 20 août, à la Guadeloupe et à la Martinique, d’où une dizaine de malades devraient être évacués vers la métropole dans les prochains jours, a annoncé mercredi 18 août le ministère de la santé à l’Agence France-Presse (AFP). Plus de 300 professionnels de santé vont s’envoler de l’aéroport parisien d’Orly vendredi après-midi à destination de la Martinique et de la Guadeloupe, dont les hôpitaux sont saturés par les cas de Covid-19. Les soignants viendront « en soutien » des équipes « déjà sur place », selon un communiqué du ministère de la santé. Ils doivent assurer « la relève » des 240 médecins, infirmiers et aides-soignants arrivés la semaine dernière.
    Au Centre hospitalier universitaire de Guadeloupe, 40 % des lits sont désormais occupés par des patients Covid-19, et la morgue est saturée, a expliqué mercredi Gérard Cotellon, le directeur général du CHU à l’AFP. Les 46 lits de réanimation ouverts sont occupés et les urgences enregistrent jusqu’à 80 passages par jour, pour le Covid uniquement. « Tout le monde fait du Covid, même ceux dont la spécialité est loin de ce type de pathologie », a insisté M. Cotellon. De nouvelles évacuations sanitaires vers la métropole sont « en cours d’organisation pour la fin de semaine ou le tout début de semaine prochaine », afin de désengorger les services de réanimation de Pointe-à-Pitre et Fort-de-France. Le ministère envisage le transfert de huit malades par gros-porteur dans le cadre de l’opération « Hippocampe », ainsi que de trois autres patients en jet Falcon, dont « les dates et îles de départ sont en cours de calage ». Entre le 9 et le 15 août, la Guadeloupe a enregistré 7 276 nouveaux cas. Côté vaccination, 32 % des Guadeloupéens de plus de 18 ans ont reçu une première injection, quand seulement 20,9 % ont un parcours vaccinal complet.

    #Covid-19#migrant#migration#france#metropole#outremer#guadeloupe#martinique#circulationtherapeutique#evacuationsanitaire#personnelsoignant#malade

  • Covid-19 : situation « extrêmement grave » aux Antilles, nouveau couvre-feu en Polynésie
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/08/10/covid-19-les-touristes-invites-a-quitter-la-martinique-en-deuxieme-phase-de-

    Covid-19 : situation « extrêmement grave » aux Antilles, nouveau couvre-feu en Polynésie
    La quatrième vague de Covid-19 continue de progresser en France, frappant particulièrement les territoires d’outre-mer. Selon les chiffres publiés par Santé publique France, lundi 10 août, le nombre de patients en soins critiques est désormais de 1 667 (111 de plus que la veille), contre 1 232 il y a une semaine. Les hôpitaux accueillaient, lundi, plus de 9 000 personnes atteintes du Covid-19, dont plus de 800 ont été admises au cours des dernières vingt-quatre heures – un chiffre qui n’avait pas été atteint depuis le 27 juin.
    La crise sanitaire est « extrêmement grave » aux Antilles avec des taux d’incidence « jamais connus » en France, a affirmé le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, avant de se rendre sur place, mardi. « Ce sont des taux d’incidence que l’on n’a jamais connus dans ces territoires, mais aussi dans tous les territoires de la République confondus », a alerté le ministre. « Il tombe sous le sens que nous allons devoir évidemment durcir les mesures de freinage tant il y a urgence », a-t-il estimé au sujet de la Guadeloupe.
    Dans ce territoire déjà soumis à un nouveau confinement, pour l’heure moins strict que celui de la Martinique, les chiffres augmentent aussi : du 2 au 8 août, le taux d’incidence atteignait 1 769 pour 100 000 habitants, contre 876 la semaine précédente ; on recensait 6 669 cas, dont 2 500 environ durant le seul dernier week-end.
    M. Lecornu et le ministre de la santé, Olivier Véran, se rendront ensuite à la Martinique, jeudi, où la situation a été qualifiée d’« extrêmement préoccupante » par l’agence régionale de santé. Au total, 240 soignants, répartis dans deux avions (un pour la Guadeloupe, un pour la Martinique), doivent s’envoler de Paris, mardi, pour une mission d’appui de quinze jours dans les Antilles. Face à l’afflux de patients, les deux îles ont procédé, au début d’août, aux premières évacuations de patients vers des hôpitaux de la métropole.

    #Covid-19#migrant#migration#france#metropole#guadeloupe#martinique#sante#personnelsoignant#circulationtherapeutique#systemesante#tauxincidence

  • Covid-19 : les touristes « invités à quitter » la Martinique, en deuxième phase de confinement
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/08/10/covid-19-les-touristes-invites-a-quitter-la-martinique-en-deuxieme-phase-de-

    Covid-19 : les touristes « invités à quitter » la Martinique, en deuxième phase de confinement. Les mesures renforcées du département antillais impliquent notamment la fermeture des plages et des hôtels.

    Les autorités ont renforcé les mesures de confinement à la Martinique, île en proie à un sévère rebond épidémique de Covid-19. Le territoire va entrer dans une « deuxième phase de confinement », après l’instauration d’un confinement partiel assorti d’un couvre-feu de 20 heures à 5 heures. « Les commerces seront fermés, sauf les commerces alimentaires et les pharmacies », a rapporté, lundi 9 août, le préfet de la Martinique, Stanislas Cazelles, en invitant « toutes les personnes en situation de tourisme qui sont vulnérables à quitter le territoire ». « Les hôtels seront fermés, sauf pour les besoins d’accueil des professionnels et des personnes résidant sur le territoire, il en sera de même des locations saisonnières », a ajouté le préfet. Les « magasins utiles pour la rentrée scolaire » rouvriront lorsque « la situation sanitaire se sera améliorée ». « Les entreprises et les administrations sont, elles aussi, invitées à participer à cet effort de confinement, elles sont invitées à organiser le service de façon à ce qu’un maximum de collaborateurs puissent travailler en télétravail », a encore précisé M. Cazelles.« Les lieux de loisirs et de culture seront fermés », notamment « les plages », qui « ne seront plus accessibles au public », a expliqué le préfet. Les habitants sont, en outre, astreints à des déplacements d’une distance maximale d’un kilomètre autour de leur domicile. « Ces règles sont strictes, elles seront levées dès que la situation sanitaire le permettra », a promis le représentant de l’Etat, en faisant état d’une « clause de revoyure dans quinze jours ». Ces annonces interviennent à la veille d’une « visite de crise » du ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, aux Antilles. Il est attendu mardi soir à la Guadeloupe. Avec le ministre de la santé, Olivier Véran, ils se rendront à la Martinique, jeudi, où la situation a été qualifiée d’« extrêmement préoccupante » par le directeur de l’agence régionale de santé locale, Jérôme Viguier, alors que quelque 240 soignants doivent arriver mardi pour une mission d’appui de quinze jours dans les Antilles. La Martinique accuse l’un des plus forts taux d’incidence de France, avec près de 1 200 cas pour 100 000 habitants, ainsi qu’une tension hospitalière de 227 %. La population de l’île est par ailleurs très peu vaccinée, moins de 22 % de la population ayant reçu une première dose.

    #Covid-19#migrant#migration#france#martinique#metropole#sante#confinement#retour#incidence#tourisme

  • Les #soignants dépassés par la quatrième vague de #Covid-19 en #Martinique : « De plus en plus de patients arrivent dégradés »
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/temoignages-les-soignants-depasses-par-la-quatrieme-vague-de-covid-19-e

    Face à la hausse des admissions en réanimation des malades du Covid-19, la rotation des missions de la #réserve_sanitaire en Martinique s’accélère. Des réservistes décrivent une épidémie en pleine ascension.

  • Ah mais je ne savais pas que Ben était le neveu de… Ralph Thamar ! En même temps lui non plus ne le savait pas vraiment…

    Par contre impossible de trouver en ligne ce docu. J’ai trouvé celui du milieu sur le reggae, mais je ne trouve pas Créole Jazz et Créole Rap. :(
    Si quelqu’un sait comment les trouver…

    https://www.mouv.fr/r-n-b/creole-soul-avec-ben-l-oncle-soul-sur-france-o-318582
    https://www.dailymotion.com/video/x66bd7a

    #musique #Antilles #Martinique #Ben_l'oncle_soul #Ralph_Thamar #jazz avec #Chassol aussi dedans

  • Covid-19 : nouveau confinement en Martinique
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/16/covid-19-la-martinique-a-nouveau-confinee_6077012_3244.html

    Les annonces outre-mer ne se ressemblent pas : la Polynésie française va rouvrir ses frontières aux visiteurs américains à partir du 1er mai, mais ne recevra pas de touristes français, tandis que la Martinique va se reconfiner et que la Guyane a renforcé son couvre-feu.Jeudi, Emmanuel Macron a évoqué le calendrier du progressif déconfinement en métropole, lors d’une visioconférence avec plusieurs maires. Il a donné pour horizon « vers la mi-mai », sans plus de précisions. L’hypothèse d’une différenciation territoriale en fonction de la situation sanitaire est aussi étudiée par le gouvernement.
    En Martinique, le préfet, Stanislas Cazelles, a annoncé jeudi 15 avril dans la soirée, lors d’une conférence de presse, que l’île était de nouveau confinée, le nombre de patients Covid-19 n’ayant pas cessé d’augmenter ces dernières semaines.Ce troisième confinement intervient après une première mesure de couvre-feu décrétée fin mars. Le préfet a invoqué la nécessité de « réduire les contacts » pour espérer freiner la propagation du virus, « surtout [celle du] variant anglais, qui est de plus en plus présent et qui fait des ravages ».En Guyane, devant l’intensification de la circulation du virus, la préfecture a renforcé les mesures de couvre-feu dans huit communes, dont Cayenne. Il y sera étendu de samedi 19 heures à lundi 5 heures. « Le variant P1, dit brésilien, représente aujourd’hui plus de 84 % des prélèvements positifs en Guyane », souligne un communiqué.
    La Polynésie française n’est pas confinée mais le couvre-feu y est maintenu de 22 heures à 4 heures. La collectivité rouvrira ses frontières aux visiteurs américains à partir du 1er mai. « Nous avons fait le choix de n’ouvrir à ce stade qu’aux voyageurs en provenance des Etats-Unis et y ayant séjourné plus d’un mois, principalement car la vaccination est désormais ouverte à tous et 3 millions de doses sont administrées chaque jour aux Etats-Unis », a expliqué jeudi le haut-commissaire de la République, Dominique Sorain.
    Les touristes américains devront présenter un résultat négatif de test RT-PCR trois jours avant leur vol, subiront un test antigénique à leur arrivée puis un nouveau test quatre jours après. Chaque visiteur devra aussi présenter une preuve de vaccination ou une sérologie démontrant qu’il dispose d’anticorps. Les passagers non vaccinés et sans preuve sérologique pourront venir en Polynésie mais seront placés dix jours en quarantaine et subiront un quatrième test huit jours après leur arrivée. Ce protocole sanitaire vise à empêcher l’introduction de variants. Vingt cas ont été détectés en Polynésie, tous contrôlés grâce aux tests et à la quarantaine.

    #Covid-19#migrant#migration#france#outremer#polynesie#martinique#guyane#variant#sante#circulation#frontiere#confinement#test

  • Lettre de Barbara Glissant, Karine Mousseau et Valérie Fallourd à propos des agressions subies de la part de Marc Pulvar.

    « Nous parlons pour libérer la parole des autres victimes d’inceste en Martinique »
    https://la1ere.francetvinfo.fr/martinique/nous-parlons-pour-liberer-la-parole-des-autres-victimes-d-incest
    > Intéressante intervention qui évoque aussi la question des inégalités sociales en matière de justice.

    Inceste en Martinique : « on vit avec nos agresseurs » dénonce Fabienne Sainte-Rose, victime d’abus sexuels
    https://la1ere.francetvinfo.fr/martinique/inceste-en-martinique-on-vit-avec-nos-agresseurs-denonce-fabienn

    Pour mémoire, pour celleux qui n’ont jamais entendu parler de Marc Pulvar.
    Marc Pulvar était un « leader charismatique »
    https://la1ere.francetvinfo.fr/martinique/marc-pulvar-etait-leader-charismatique-556123.html

    Et toujours la question de l’allongement de la #prescription (qui (me) pose plein de questions contradictoires). (Les auteures de la lettre ont d’abord dénoncé ces crimes au sein de leur famille, puis ont porté plainte - mais la plainte n’a pu aboutir pour cause de prescription)

    #pedocriminalité #martinique #memoire #trauma #inceste

    • Leur lettre.

      Marc Pulvar (1936-2008), héros martiniquais, pédocriminel et violeurA l’âge de 7 et 10 ans, nos routes ont croisé celle d’un homme. Il était professeur de mathématiques. On l’encense aujourd’hui encore en Martinique, parce qu’il a été un militant, syndicaliste, défenseur des opprimés. Peut-être que cela n’est pas incompatible avec le fait d’être pédocriminel après tout. La perversité n’empêche sans doute pas de réfléchir. Mais quarante ans plus tard, nous nous demandons encore comment il a pu être professeur. Car vouloir aider un individu à devenir le sujet qu’il choisira d’être, tenter de le comprendre patiemment, en déchiffrant ses humeurs, en acceptant ses écarts, en s’agaçant de sa lenteur, de sa rapidité, en s’émerveillant de ses fulgurances, en riant de ses plaisanteries, en fulminant parce qu’il n’est jamais reconnaissant, ne dit pas merci en partant, et parfois même pas bonjour en arrivant, oui c’est cela être professeur, c’est apprendre de l’autre, humblement, et lui tendre la main, même quand on n’en a pas envie.Deux d’entre nous sommes devenues professeures à notre tour, l’une de sciences économiques et sociales et l’autre de philosophie. Quand Marc Pulvar a abusé de nous, nous étions trop petites pour penser à tout cela. C’était l’oncle de la famille, le favori, adulé déjà, par tous. Une confiance totale, qui dure encore aujourd’hui de manière posthume, et que nous avons décidé de briser, une fois pour toutes. Cela suffit. En finir avec cette héroïsation du personnage, ne plus jamais lui rendre un quelconque hommage à l’avenir et désormais penser à lui comme il le mérite : Marc Pulvar, alias Loulou pour les intimes, était un prédateur sexuel. Les vacances d’été du tout début des années 1980 ont été pour nous le théâtre de ses exactions, particulièrement le camping sauvage sur l’une des plus belles plages de la Martinique, où il avait la gentillesse de nous emmener, avec la reconnaissance attendrie de nos proches. Dès le départ, une première ruse : nous installer derrière le siège conducteur pour pouvoir de la main gauche commencer ses caresses pendant qu’il conduisait, pas de temps à perdre, en cachette de la personne assise à la place du mort. Reconnaissons qu’au moins nous échappions, pour un temps, à cette place.Il faut vous décrire les faits, et en rester là. C’est très difficile. Essentiellement parce que nos enfants vont nous lire. Impossible de les faire souffrir, eux qui nous ont sauvés et à qui on dédie ce texte. Nos enfants vont lire jusqu’au bout, avec émotion mais en confiance, car ils ont eu de bons professeurs, en classe et ailleurs, ils savent donc que le silence tue.Oui, en finir avec le silence, il faut donc parler, mais attention nous dit-on, il faut rester factuel, pour qu’on nous croie d’abord. C’est la première étape, la plus salvatrice. Etre crues. En la matière, les faits sont donc importants, ceux-là même que l’on ressasse une vie entière, au détour de rien, à la moindre occasion, à chaque seconde en fait, les faits qui se rappellent à nous, dans la solitude, la honte, la culpabilité qui étouffent. Mais comment vous parler d’eux sans vous parler du reste ?Le reste c’est la vie, celle que nous avons construite malgré tout, celle qui a surgi malgré les dépressions, tentatives de suicide, amnésies post-traumatiques. Cette force que l’on sent toutes les trois en nous aujourd’hui, que l’on a mis quarante ans à consolider, grâce à l’amour de quelques-uns, c’est aussi de cela dont nous voudrions parler. Nous aurions pu ne jamais parvenir à le faire. Longtemps il s’est agi surtout pour nous les victimes de survivre. Alors parler n’était pas l’urgence ... Il faut se construire d’abord. On avance, et la confiance en l’autre s’installe. Nos rencontres nous ont sauvées. Parler a été possible peu à peu, grâce à ceux, si précieux, capables d’entendre. Finalement nous nous sommes retrouvées aussi toutes trois. Nous voulons vous dire, nos chers enfants, nos chers êtres aimés, vous êtes nos héros, car avec vous, la vie a pu commencer.Parler, Marc Pulvar le faisait très bien lui. Un grand orateur syndicaliste, un militant exemplaire qui défendait sans relâche la cause des colonisés exploités, aux Prud’hommes où il brillait, dans ses réunions politiques, devenues des modèles pour certains politiciens martiniquais d’aujourd’hui, une « figure » dans l’histoire de ce pays, notre pays. Marc Pulvar, le héros, savait parler. Mais quand Marc Pulvar parlait aux petites-filles, il s’y prenait autrement. Et cette histoire là il faut la connaitre. Il leur parlait doucement oui, comme si de rien n’était, pendant qu’il mettait ses mains dans leur culotte, les masturbait. Il parlait si doucement que tout semblait normal. Il transpirait quand même beaucoup, émotion, peur d’être découvert, nous ne nous le demandions pas à l’époque, mais trouvions juste très désagréable cette odeur de bête. Il avait l’art de nous isoler, de nous faire penser que nous étions l’élue. Combien de bains de mer seules avec lui, il aimait nous
      porter et nous caresser sous l’eau, à quelques mètres d’adultes aveuglés. La nuit, quand nous voulions faire pipi, il nous accompagnait gentiment hors de la tente, et fixait le faisceau de lumière de sa lampe torche directement sur notre sexe. On trouvait cela étrange, moins efficace pour éloigner les crabes. Il n’hésitait jamais, toute occasion était bonne à prendre, et même les rencontres aux domiciles de nos parents ou de notre grand-mère. Souvent, il réunissait tous les cousins, dans la maison prêtée par la famille qui l’aimait tant, et là, il retrouvait son rôle de professeur : apprenons les bases élémentaires du secourisme, disait-il. Il choisissait l’une ou l’autre, souvent l’une en fait, et c’était parti pour la leçon de bouche à bouche.

      - Barbara Glissant, Karine Mousseau et Valérie Fallourd

    • j’avoue que l’imprescriptibilité ça fait aussi le yoyo chez moi. Là par exemple je me dit que la plupart des personnes qui arrivent à parler sont des gens pour qui c’est prescrit. Et que les enquêtes bloquent là-dessus, alors que parfois, par exemple pour lévêque, les types sont encore vivant et dangereux, avec des gosses autour d’eux. Donc ça pourrait débloquer ça. j’imagine que c’est l’argument principal. Si ça pouvait s’appliquer de manière rétroactive... cad à partir de maintenant et pour tout le monde (aucune idée des problèmes que ça peut poser).

      Mais reste quand même le fait (il me semble encore) que ça ne bloque pas à cause de mauvaise lois, en vrai, mais parce que y a pas de thunes pour gérer tous les dossiers. Et rajouter une loi ne changera rien à ça.

      Sur cui-cui, ça fait le parallèle avec la loi sur la pénalisation des clients de la prostitution, portée par, il me semble encore, les mêmes assos que celles qui portent l’imprescriptibilité et le truc du seuil d’âge, manipulé sans vergogne par EDM soit dit en passant, qui s’achète à coup de com’ et de surenchère je ne sais pas quoi, mais qu’on ne va pas tout de même pas remercier une seconde...

      Merde ça y est je me suis perdu.

      Enfin, quand même, ça sent l’enfumage tout ces trucs, me semble encore ;)

    • C’est normal de se perdre dans cette question, l’argument de l’allongement c’est les découvertes sur le fonctionnement de la mémoire traumatique... Je me demande si ça peut suffire, of course, pour allonger ad vitam la prescription, qui me semble par ailleurs une notion de droit importante. Après, les moyens de la justice c’est encore autre chose. L’omerta généralisée, pour moi c’est le soucis. Le pouvoir adulte aussi, et ça se règle pas au tribunal, ça. Les procès, c’est pour protéger les autres, comme elles l’expliquent aussi, pas forcément pour obtenir justice pour quelque chose d’irreparable. La prison, c’est une parenthèse, ces gens ressortent ensuite, ça aussi ça me rend dingue, la question de la peine. Tu purges ta peine, et puis normalement, c’est fini. Mais avec zéro soin, des groupes de paroles de perpretateurs qui ne fonctionnent pas car ils ne reconnaissent pas le problème, on fait quoi ? Perpète pour tous ? Et qu’est-ce qu’on fait des inégalités face à la justice qui font que pour les mêmes faits, la classe sociale d’origine des criminels, leurs moyens pour payer leur défense va influer (la durée de) la condamnation. Y’a pas de solution évidente avec un système judiciaire exhangue, ça donne mal au crâne de ne penser qu’en terme policier... même si à ce stade, c’est un peu tout ce qui est disponible avec les soins aux victimes.

    • l’argument de l’allongement c’est les découvertes sur le fonctionnement de la mémoire traumatique...

      tiens une note sur la construction de l’identité de victime, par un autre prisme que celle de la mémoire traumatique (je m’y reconnais plus perso, j’ai pas eut d’amnésie, enfin je crois pas) :
      https://seenthis.net/messages/895440#message902129

      dans les deux cas, ça prend trois plombes en tout cas...

      Et oui, ceux qui parlent abritent leurs soeurs et leurs frères.

    • « Non, il ne m’est pas venu à l’idée de dénoncer mon père. Ce n’était pas à moi de le faire, et je ne savais pas que je savais. Ces choses-là ne se font pas en 24 heures, c’est un peu plus complexe que ça, surtout pour les victimes. Je suis là pour dire à tous ceux qui pensent que l’action de mes cousines serait une manœuvre politique, soit pour m’atteindre moi soit pour abîmer la mémoire de mon père, qu’ils ont tort. »

  • Les déplacements vers l’outre-mer strictement limités
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/01/30/les-deplacements-vers-l-outre-mer-strictement-limites_6068204_823448.html

    Le premier ministre, Jean Castex, a annoncé vendredi 29 janvier que tous les déplacements à destination ou en provenance des outre-mer seront soumis, à partir du dimanche 31 janvier, à un motif impérieux d’ordre personnel ou familial, pour des raisons de santé urgentes ou d’ordre professionnel ne pouvant être différées. A vrai dire, la seule nouveauté dans cette annonce concerne la date d’entrée en vigueur de ces mesures en Guadeloupe et en Martinique. Le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, avait annoncé, jeudi, l’extension de ces mesures de restriction dans les deux départements antillais à partir du mardi 2 février. Pour ceux-là, l’application des « motifs impérieux » vise principalement à éviter l’afflux de voyageurs en provenance de l’Hexagone pendant les vacances de février, qui commencent le 6 février pour la première zone. Durant les fêtes de fin d’année, Guadeloupe et Martinique avaient vu affluer près de 200 000 vacanciers. Depuis le 18 janvier, les voyageurs arrivant dans ces deux départements sont également soumis à un isolement de sept jours à domicile, avec l’obligation de procéder à un nouveau test PCR au terme de cette période. Un premier cas de variant anglais du Covid-19 a été détecté, vendredi, en Martinique. La Polynésie française devrait elle aussi passer sous le régime des « motifs impérieux ». Ailleurs, c’était déjà le cas pour la Guyane, où le taux d’incidence avait atteint 280 cas positifs pour 100 000 habitants mi-janvier et où les admissions en réanimation poursuivent leur hausse. De même pour La Réunion et Mayotte, en raison des suspicions de présence dans la région du variant du SARS-CoV-2 501.V2 apparu en Afrique du Sud. Un premier cas porteur de ce variant a été détecté le 15 janvier. Depuis, ce nombre est passé à 50. C’est à Mayotte que la situation apparaît la plus préoccupante. Des mesures de protection ont été prises dès le samedi 9 janvier pour limiter l’introduction de ce variant sur le territoire. Les vols au départ des Etats d’Afrique continentale de l’Est ont été suspendus par le préfet le jeudi 14 janvier

    #Covid-19#migrant#migration#france#outremer#guyane#mayotte#polynesie#martinique#reunion#sante#variant#propagation

  • Covid-19 : la Martinique et Mayotte durcissent les conditions d’entrée sur leur territoire
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/17/covid-19-la-martinique-durcit-les-conditions-d-entree-sur-son-territoire_606

    Alors que plus de 100 000 voyageurs s’y étaient rendus pour les fêtes de fin 2020, la Martinique a décidé de durcir, à partir de lundi, les conditions d’entrée sur son territoire. Les voyageurs de toutes provenances devront se soumettre à un isolement de sept jours, en plus d’un test PCR négatif au Covid-19, a annoncé, samedi 16 janvier, le préfet Stanislas Cazelles.
    Désormais « les voyageurs de toutes les provenances notamment de l’Hexagone et de la Guyane » devront, en plus du test PCR négatif obligatoire, « rester au domicile pendant sept jours, réduire les sorties au strict minimum [courses alimentaires, rendez-vous médical], réaliser un test sept jours après l’arrivée sur le territoire », selon un communiqué du préfet.
    Pour le préfet, il s’agi surtout « d’éviter l’introduction du variant anglais par un voyageur qui serait porteur du virus mais qui n’aurait pas été testé positivement au départ ».
    Seuls les voyageurs en provenance de Guadeloupe ou s’y rendant depuis la Martinique n’auront pas à se soumettre à ces nouvelles mesures. En revanche, « les flux aériens avec la Guyane seront restreints » compte tenu de la situation sanitaire sur place.A Mayotte, c’est un cas détecté du variant sud-africain qui a décidé les autorités à suspendre les liaisons maritimes et aériennes internationales pour quinze jours à partir de dimanche. Les déplacements entre Mayotte, la métropole et La Réunion ne sont autorisés que pour « motifs impérieux », a annoncé samedi la préfecture dans un communiqué.

    #Covid-19#migrant#migration#guadeloupe#martinique#reunion#mayotte#france#sante#circulation#test#isolement#variant

  • Covid-19 : tests obligatoires pour les vols de la Guyane aux Antilles
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/07/covid-19-tests-obligatoires-pour-les-vols-de-la-guyane-aux-antilles_6065538_

    Un résultat négatif de test de dépistage au Covid-19 sera obligatoire pour toutes les personnes arrivant à la Guadeloupe ou à la Martinique par avion de la Guyane, où la situation sanitaire s’est dégradée, a annoncé jeudi 7 janvier le préfet de la Guadeloupe, Alexandre Rochatte. Cette décision a été prise en concertation avec ses homologues de la Martinique et de Guyane, ainsi qu’avec les directeurs généraux des agences régionales de santé (ARS) des trois territoires. Désormais, un résultat de « test de dépistage virologique (RT-PCR ou antigénique) » négatif, « réalisé moins de soixante-douze heures avant le vol », sera nécessaire pour « tout voyageur de 11 ans ou plus en provenance de la Guyane » qui se rendrait sur l’une des deux îles françaises. Le dispositif entrera en vigueur le mercredi 13 janvier et le résultat du test devra être présenté avant l’embarquement.
    « L’obligation de test déjà existante pour les déplacements dans l’autre sens, soit depuis la Martinique ou la Guadeloupe vers la Guyane, sera contrôlée également avant l’embarquement à partir de la même date, sans possibilité de réaliser le test à l’arrivée à Cayenne », précise la préfecture de la Guadeloupe. Le « régime de libre circulation entre la Martinique et la Guadeloupe » reste inchangé. La Guyane a annoncé mercredi 135 cas sur 1 320 tests, un chiffre en constante augmentation depuis plusieurs semaines.

    #Covid-19#migrant#migration#france#guadeloupe#martinique#sante#test#circulation

  • Pollution de l’air : la France renvoyée à nouveau devant la justice européenne
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/30/pollution-de-l-air-la-france-renvoyee-a-nouveau-devant-la-justice-europeenne

    Bruxelles reproche à la France « le #non-respect systématique » des règles européennes en matière de #pollution aux particules fines #PM10, dont les seuils ont été dépassés à #Paris et en #Martinique.[...]

    Entre 48 000 et 76 000 morts par an

    • En Ile-de-France, « il y a une amélioration graduelle » concernant les particules fines PM10, avec « des dépassements ponctuels », rapporte Airparif, chargé de la surveillance de la qualité de l’air. Mais si on se base sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), bien plus contraignantes que les normes européennes, « les trois quarts de la population francilienne restent exposés à des dépassements ».

      #santé

  • Déboulonné, ce passé que je ne saurais voir ! | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/silyane-larcher/blog/310520/deboulonne-ce-passe-que-je-ne-saurais-voir

    Déboulonné, ce passé que je ne saurais voir !

    31 mai 2020 Par Silyane Larcher Blog : Le blog de Silyane Larcher

    Qu’elles l’applaudissent, la déplorent ou la condamnent, les postures morales qui ont accueilli la destruction des statues de Victor Schœlcher empêchent de soulever un nœud de problèmes que cette radicalité inédite en Martinique demande d’affronter. La violence d’aujourd’hui vient ainsi poser avec force à la société martiniquaise cette question éthique et politique délicate : peut-on patrimonialiser la domination subie ? Et si oui, comment le faire ?

    #colonialisme