• Masque ou crève

    Au bistrot, dans le métro, dans la rue, tout le monde renifle et personne ne s’en inquiète. Sauf #Malick_Reinhard. Avec seulement 10 % de capacité respiratoire, le journaliste sait qu’un simple #rhume peut le renvoyer aux soins intensifs… ou le tuer. #Récit d’une journée automnale à s’en rendre malade.

    «  J’te fais pas la bise, j’ai chopé la crève  !  » La formule a fendu la salle du bistrot avec l’aplomb d’une évidence, et je l’ai reconnue avant même d’en identifier l’auteur, comme on reconnaît une sirène d’ambulance au fond d’une rue. Six ans après 2020, voilà ce qu’il subsiste de nos réflexes de pandémie, une bise ajournée par savoir-vivre, puis le contagieux qui s’attable quand même, la conscience en paix et la goutte au nez.

    À la table huit, un sosie d’Andy Warhol (lunettes aux montures transparentes, en équilibre sur l’arête du nez) se mouche, puis renifle, en sifflant, avec la constance répétitive de certaines des sérigraphies de son alter ego. En face, table six, deux copines se livrent un duel de pharmacopée à grands coups de sprays nasaux et de dragées phytothérapeutiques à la valériane, comme on dealerait quelques cartes Pokémon sur les escaliers du bahut.

    Le serveur déboule sur ma droite, gauche et pressé, dépose ma boisson et réclame déjà son dû. Son patron vient de le renvoyer «  se reposer  »  : il termine son service avant l’heure. «  Tu dois avoir de la fièvre  », m’a-t-il dit qu’on lui a dit. Ma collègue, toute de bienveillance, renchérit d’un «  Vous avez raison, rentrez  !  » délivré avec l’autorité d’une ordonnance falsifiée. Ça y est, elle est donc bel et bien de retour : la période froide et ses innombrables #virus en tout genre.

    Toutes les 7,5 secondes

    Sur le chemin du retour, la veille sanitaire se poursuit à titre privé, sans mandat ni subvention. Depuis une bonne heure, mon auxiliaire de vie souffle fort et se racle le nasopharynx avec la régularité d’un métronome, toutes les 7,5 secondes, chiffre que j’ai pris la peine de chronométrer, faute d’avoir mieux à faire de mon angoisse. Il couve quelque chose  ; je le vois, je le sens presque. Ce parfum-là, je le connais par cœur, c’est celui des absences imminentes — vous sentez, cette fraîche fragrance  ?

    Car, une ou un auxiliaire malade, chez moi, se décline en logistique bien avant de se traduire en symptômes. C’est à moi qu’il revient de dénicher une remplaçante ou un remplaçant à la roue levée, demain à 6 h 30, une heure et demie avant de partir travailler, quand d’autres se contentent de glisser une boîte de mouchoirs dans leur sac. Le virus n’a pas encore franchi le seuil qu’il a déjà réécrit mon agenda. Voilà le premier versant de la #contagion dont on ne cause jamais au comptoir.

    Dans le métro, on me rejoue la même partition : un allegro en râles majeurs. Les #masques s’y font rares, 2020 semble avoir été rangé avec les flacons de gel hydroalcoolique au fond d’un placard, et les passagères et passagers sniffent et toussent en canon. Moi, je transpire. J’en viens à me persuader qu’en retenant mon souffle quelques secondes, j’empêcherai le pneumocoque de mon voisin d’en face de franchir l’allée centrale. Rationnel, le garçon.

    🎭 Le Malade (pas trop) imaginaire

    Argan, le bourgeois de Molière, dans Le Malade imaginaire, se croyait à l’article de la mort et se portait comme un charme, au grand profit de Monsieur Fleurant, son apothicaire. Mon hypocondrie — ou plutôt ma nosophobie ?

    --, installée depuis quelques années, fonctionne exactement à l’envers, puisque mes peurs ont un dossier médical. Elle est née d’une pneumonie qui m’a conduit aux portes de «  l’autre côté  » et m’a enseigné, à la dure, ce que pèse une vulnérabilité pulmonaire. Il me reste aujourd’hui 10 à 12 % de capacité respiratoire.

    Depuis cet épisode, un mal de gorge assorti d’un nez qui coule suffit à me glacer. Je me demande aussitôt si c’est reparti pour un tour de soins en réanimation d’ici quelques jours, et si la chance, cette fois, se montrera aussi prodigue. Le moindre prodrome (ce symptôme avant-coureur que la médecine guette comme un éclaireur) prend chez moi des allures de cellule de crise.

    Dans ces moments-là, mon cerveau brûle les étapes et file droit chez la notaire. Je cherche mon testament, puis les papiers de l’hypothèque mise sur le chalet de Vercorin, avec la fébrilité d’un homme qui range sa maison avant l’incendie. Puis je me reprends, à peu près. Mais, une chose est certaine : je ne veux plus tomber malade. Et, surtout, je ne peux plus tomber malade.

    📅 Trois jours, trois semaines

    Les yeux qui coulent, le crâne qui cogne, tout cela est pénible, certes, mais j’ose à peine m’en plaindre tant la doléance paraît futile. Chez moi, chaque #infection augmente surtout la «  chance  » de mourir ou d’amputer pour de bon une part de ma fonction pulmonaire, ce qui donne au mot un goût amer de loterie truquée.

    On appelle ça «  un rhume  », je préfère dire «  la crève  », qui a au moins le mérite de l’honnêteté. Dans mon cas, elle ne durera pas trois jours mais trois semaines, complications incluses dans la formule. Mon système immunitaire est parfaitement fonctionnel, mais évacuer ses sécrétions quand on n’a pas la force de tousser, c’est une autre histoire.

    Tout cela fait de moi le portrait sans retouche du parfait nosophobe — donc, aux aguets dès qu’un de ses ganglions enfles. En pleine saison des virus, je vois donc d’un fort bon œil le port du masque dans les espaces clos et étroits, ce qui suffit à me ranger parmi les passéistes. Tant pis pour les bouches qui s’en offusquent. Une partie de moi, du reste, leur donne raison.

    Mes valeurs sociales me soufflent qu’une règle imposée à tous peut entamer la #responsabilité de chacun, et je ne suis pas loin d’y souscrire. Mon instinct de survie, lui, tient la #prévention_collective pour un outil et n’a aucune intention d’ouvrir le débat. J’assume la part d’égoïsme, égocentré que je suis sur quelques petits pourcents de capacité respiratoire. Quand on respire à crédit, la philosophie politique attend son tour au guichet, j’imagine.

    🚪 Après vous, Madame…

    Arrivé à la maison, je croise la voisine. Elle me tient poliment la porte, un mouchoir cartonné par ses sécrétions dans le poing, puis éternue avec fracas, et une gouttelette de son mucus vient se poser sur ma main, là, bien visible.

    Norbert Elias, ce sociologue allemand qui a raconté comment l’Europe a appris, siècle après siècle, à se moucher dans un tissu plutôt que dans ses doigts, aurait trouvé là une spécimen de choix. La civilisation des mœurs a fait son œuvre, mouchoir en main et porte tenue, et il ne lui manque plus que de garder ses microbes pour elle. Elle s’excuse.

    En bon Helvète, le sourire aux lèvres et l’épouvante au cortex, je lui réponds gaiement : « Mais c’est moi qui suis désolé pour vous, Madame. Bon rétablissement… » Warhol sérigraphiait des boîtes de soupe ; l’époque, elle, tire à la chaîne des mouchoirs qu’on agite pour s’excuser plutôt que pour se protéger. Je m’essuie la main, puis je retiens mon souffle, par principe. Rationnel, le garçon.

    ▻https://www.souslesroues.media/masque-ou-creve

  • In Umbria il progetto #Resta dà nuova vita agli uliveti marginali abbandonati

    #Massimiliano_Buratta ha lanciato nel 2026 un’iniziativa per recuperare appezzamenti nelle colline intorno a Perugia, riscoprendo le varietà tradizionali. Con un crowdfunding l’iniziativa ambisce a creare nuove opportunità di lavoro

    “La terra ha bisogno di presenza”: lo ha scritto Massimiliano Buratta sul sito di Resta, il progetto che ha avviato nel corso del 2026 in Umbria con l’obiettivo di recuperare uliveti marginali e coinvolgere una comunità a sostegno della sua iniziativa.

    “Da diversi anni mi occupo di olivicoltura, dalla potatura alla gestione della pianta a tutto tondo. L’idea di Resta -racconta ad Altreconomia– nasce da ciò che ho osservato in questi anni rispetto alla cura che va data agli ulivi. Quella di cui necessitano infatti è continua nel tempo: nel momento in cui vengono abbandonati, anche solo per qualche anno, la produzione di olio si riduce e diventa più oneroso tornare a ‘riformare’ e recuperare le piante”.

    Buratta ha 32 anni e prima di dedicarsi agli ulivi è stato un programmatore nell’ambito dell’automazione industriale: il sito e la scelta di strutturare una campagna di crowdfunding godono di alcune competenze che vengono dal suo passato, prima di entrare in disoccupazione, prendere un casolare con degli amici, a Collemancio, vicino Bevagna (PG), e iniziare a lavorare in ambito agricolo, dedicandosi per quattro anni all’apprendistato.

    Resta è una piattaforma che permette di seguire tutte le attività legate alla gestione dei dieci uliveti attualmente curati da Massimiliano Buratta, nove dei quali in affitto e uno di famiglia, per un totale di cinquemila metri quadrati. “La gran parte sono abbandonati e tutti sono marginali”, spiega.

    In questo caso per “marginali” si intendono uliveti caratterizzati da sesti d’impianto ampi, terreni in pendenza e difficoltà di accesso: condizioni che determinano una bassa resa per ettaro, tipica di molta olivicoltura italiana, e che rendono difficile competere sui mercati nazionali e internazionali con quella spagnola, che ha puntato invece su poche varietà coltivate e sesti d’impianto molto stretti, a scapito della biodiversità e anche del paesaggio. Nei dieci uliveti, oltre a Frantoio, Leccino e Moraiolo -le tre cultivar più diffuse nel Centro Italia- si trovano anche Pendolino e Dolce Agogia, varietà autoctone dell’area delle Colline del Lago Trasimeno.

    “La maggior parte degli uliveti sono a Montelaguardia, a circa 400 metri sul livello del mare” aggiunge. Montelaguardia è una frazione collinare di Perugia. Qui -dall’osservazione e dalla relazione- nasce Resta, il cui credo può essere riassunto in tre claim: “Olio tracciabile, territorio curato e impatto visibile”.

    Quella del 2026 sarà la prima raccolta. Buratta spiega che dei quasi cinque ettari di oliveto che gestisce non tutti ad oggi sono produttivi: chi acquista la bottiglia special edition permette al progetto di crescere e a lui -che oggi fa altri due lavori- di dedicarsi a riformare tutti gli uliveti, alcuni dei quali hanno bisogno di interventi profondi per tornare a produrre. Tutti i passi in corso e quelli futuri sono descritti sul sito, grazie a codici “scritti a mano” che permetteranno -a partire da ogni bottiglia acquistata- di leggere il lavoro di recupero, le lavorazioni svolte in campagna, la geolocalizzazione e le foto delle piante.

    Le pratiche agricole di Resta sono improntate al basso impatto e con l’utilizzo di trattamenti di origine naturale. Contro la mosca, ad esempio, si usa il caolino, che è calce, o le trappole attract and kill, con un feromone che è specifico per la mosca ma non è pericoloso per altri insetti utili.

    In vista dell’autunno 2026 Buratta ha immaginato anche una bottiglia speciale, una supporter edition di 100 bottiglie, tutte numerate, ognuna delle quali è associata al supporto di 20 metri quadrati di paesaggio agricolo: “Ogni utente sulla piattaforma avrà accesso a una dashboard personale con tutte le informazioni”, racconta Buratta, che al momento porta avanti il progetto da solo, salvo coinvolgere altre persone per la raccolta.

    “Tutto è iniziato con un post su Facebook in cui scrivevo che ero alla ricerca di uliveti abbandonati e marginali. Sono stato contattato da tante persone e ho dovuto fare una selezione. Non ho ancora l’assetto o la capacità economica e gestionale per un numero maggiore. Quest’anno posso stimare al massimo una produzione di 500 litri -racconta-. Nel tempo, però, vorrei riuscire a portare lavoro in un settore che, per quello che ho potuto osservare, vede molto caporalato e molta occupazione irregolare. Il mio obiettivo è conciliare il lavoro alla tutela dei nostri paesaggi e della cultura che c’è dietro all’olio extravergine d’oliva”.

    Le olive raccolte non saranno mescolate: ogni appezzamento racconta una storia, dietro la quale ci sono una persona o una famiglia “che me ne ha affidato la cura e vorrei far emergere anche questi volti”. Il futuro dell’olivicoltura italiana dipende anche dalla capacità di comunicare la sua unicità, che è legata a nomi, cognomi e storie di un’agricoltura contadina che non va difesa nella trappola dell’identità ma accompagnata nel futuro.

    ▻https://altreconomia.it/in-umbria-il-progetto-resta-da-nuova-vita-agli-uliveti-marginali-abband
    #oliveraie #abandon #récupération #Ombrie #Italie #Perugia #oliviers #huile_d'olive #Collemancio #Bevagna #agriculture #marginalité #Montelaguardia

  • Basel Adra @basel_adra
    7 oct. 2026
    ▻https://x.com/basel_adra/status/2107728859927863670

    URGENT : Depuis hier, des colons israéliens, soutenus par les forces d’occupation, assiègent une famille palestinienne à Wadi al-Rakhim. Des dizaines d’entre eux entourent la maison, piégeant la famille à l’intérieur

    Il s’agit d’une tactique croissante utilisée pour faire pression sur les familles palestiniennes afin qu’elles quittent leurs maisons

    ▻https://video.twimg.com/amplify_video/2107728751211565056/vid/avc1/1280x720/oIqLtCtPdXc3SATC.mp4

    ▻https://video.twimg.com/amplify_video/2107729484598091777/vid/avc1/592x480/sxRmoB-ad4oAW9mN.mp4

    #Colonialisme_de_peuplement #Colonialisme_de_remplacement #No_Other_land_la_suite #Masafer_Yatta

  • Bonns verschwiegenes Blutbad
    ▻https://www.jungewelt.de/artikel/530932.s%C3%BCdostasien-bonns-verschwiegenes-blutbad.html

    Je ne savais pas encore que les nazis au pouvoir dans l’Allemagne capitaliste après 1949 ont joué un rôle actif dans l’assassinat des communistes indonésiens. Le film explique très bien pourquoi et comment ils se sont impliqués dans le crime.

    Cette attitude ressemble à celle du chancelier actuel qui considère la guerre de l’état d’Israel contre l’Iran comme un service que l’état hébreux offre à l’Allemagne. Il l’appelle un sale boulot que l’IDF fait à la place des Allemands.

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=vwKX3ln6ohY


     »­Germany’s Hidden Role in the Indonesias 1965 Massacre« , ­Hüseyin Doğru, 2022/2026

    5.10.2026 von Rainer Werning - Recherche: 61 Jahre nach Völkermord in Indonesien gibt es neue Einblicke in Mitwisser- und Komplizenschaft der BRD

    Der Journalist und preisgekrönte Dokumentarfilmproduzent Hüseyin Doğru und sein Kollege Emrah Cilasun haben am 30. September eine umfassende investigative Recherche veröffentlicht, die es im wahrsten Wortsinn in sich hat. Unter dem Titel »Indonesien 1965: Wie Deutschland einen Völkermord finanzierte« publizierten sie einen 45minütigen Dokumentarfilm sowie akribisch zusammengestelltes Quellenmaterial einschließlich mitgelieferter Scans, das sich auf umfangreiche Archivarbeiten und die Auswertung von über 1.000 Seiten freigegebener Akten stützt. Sie stammen größtenteils aus dem Politischen Archiv des Auswärtigen Amts in Berlin, dem Bundesarchiv in Koblenz sowie aus Washington. Rekonstruiert wird, wie die damalige Bundesrepublik Deutschland (BRD) und der Bundesnachrichtendienst (BND) die indonesische Militärjunta unter General Suharto in ihren Plänen unterstützten, sukzessive die politische Macht in dem südostasiatischen Inselreich an sich zu reißen und – mehr noch – dort die »Übel des Kommunismus gänzlich auszumerzen«.

    Mitte der 1960er Jahre zählte die Kommunistische Partei Indonesiens (PKI) nach eigenen Angaben über drei Millionen Mitglieder und war somit die weltweit drittstärkste kommunistische Partei nach der Volksrepublik China und der Sowjetunion. Weiter konnte sich die PKI auf eine Massenbasis von etwa 20 Millionen Menschen stützen. Kein Wunder, dass im Westen die Alarmglocken schrillten, als Indonesiens Präsident Sukarno erwog, eine Achse Jakarta–Beijing zu begründen. Aus ideologischen, politischen, wirtschaftlichen sowie geostrategischen Erwägungen unternahmen die Regierungen in Canberra, Washington, London und Bonn alles in ihrer Macht Stehende, um ein solches Szenario im größten und bevölkerungsreichsten Land Südostasiens zu vereiteln. Als »natürlicher« Verbündeter empfahl sich auf indonesischer Seite das Militär, dem die PKI seit eh und je ein Dorn im Auge war.

    Zu den sich nach dem 30. September 1965 in Indonesiens Hauptstadt Jakarta und Umgebung überschlagenden politischen und militärischen Ereignissen schreiben die Autoren Doğru und Cilasun: »Am 1. Oktober 1965 riss die indonesische Armee das Land an sich. In der Nacht des 30. September hatte eine Gruppe von Offizieren, die sich ›Bewegung 30. September‹ nannte, unter Führung von Oberstleutnant Untung von der Präsidentengarde sechs Generäle des Armeeoberkommandos entführt und getötet. Binnen Stunden hatte Generalmajor Suharto, Befehlshaber der strategischen Reserve der Armee, Kostrad, die Bewegung niedergeschlagen; binnen Tagen gab die Armee der Kommunistischen Partei die Schuld an allem. Suharto (1921–2008) übernahm das Kommando.«

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    Innermilitärische Auseinandersetzungen dienten Suharto und seinen Schergen als Vorwand, um martialisch gegen die PKI vorzugehen, die sie verdächtigten, einen Umsturz zu betreiben. Die Partei wurde verboten, Mitglieder und Sympathisanten wurden buchstäblich zum Freiwild erklärt. Dem Verbot folgten Massaker, scharenweise wurden unbewaffnete Zivilisten wie Lämmer zur Schlachtbank geführt. Sarwo Edhie (1925–1989), der die Fallschirmkommandotruppe RPKAD der Armee befehligte, bezifferte die Zahl der Hingerichteten später auf »zwei oder drei Millionen«.

    Aus den BND- und Regierungsakten geht hervor, dass deutsche Diplomaten und Geheimdienstler das Ausmaß des Massenmords minutiös dokumentierten. Bereits im November 1965 beschrieb ein interner BND-Bericht mit dem Betreff »Föhrenwald« ein »regelrechtes Abschlachten von Kommunisten«. Bis Februar 1966 bezifferten Akten aus Bonn die Zahl der Toten bereits auf fast 800.000. Trotz dieses Wissens bezeichneten deutsche Stellen die Säuberungen intern als eine »Bereinigung ganz in unserem Interesse«.

    Ende November 1965 – der Massenmord in Indonesien war in vollem Gange – empfing Karl Carstens, damals Staatssekretär im Auswärtigen Amt und späterer Bundespräsident, Jakartas Staatsminister Brigadegeneral Ahmad Sukendro. Der bat offen um weiteres deutsches Kapital und Know-how, um »die Fortsetzung der antikommunistischen Entwicklung zu sichern«. »Die Gefahr«, so präzisierte der General sein Anliegen, »ist nicht nur die PKI, sondern der Kommunismus als solcher«. Carstens antwortete, Bonn werde »das in seinen Kräften Stehende tun«, um Indonesien angesichts der »gegenwärtigen Richtung seiner politischen Entwicklung« zu unterstützen. Die Gelder, um die es fortan ging, dienten mithin ausdrücklich dem antikommunistischen Kurs der indonesischen Armee.

    Wie Deutschland einen Völkermord finanzierte
    ▻https://hussedogru.com/indonesia-1965/de

    #Allemagne #Indonésie #massacre #anticommunisme

  • Jean Philanthrope : Derrière le phénomène viral, une crypto
    ▻https://www.cointribune.com/jean-philanthrope-derriere-le-phenomene-viral-une-crypto

    En bref

    Jean Philanthrope devient viral en quelques jours grâce à ses vidéos de shadowboxing, son costume, sa moustache et son apparence improbable.
    Son identité intrigue les internautes, certains soupçonnant un personnage entièrement généré par IA, sans preuve définitive disponible à ce stade.
    Le token $JEANPHIL apparaît presque simultanément et atteint 12,2 millions de dollars de capitalisation avant de fortement redescendre.
    Archibald Brown, Nigel Batt, Jade Orlhabit et Derek Mercer forment une galaxie de personnages similaires, parfois associés à leur propre crypto.
    Derrière ces personnages, un modèle se dessine : attirer l’attention grâce aux réseaux sociaux, puis transformer cette visibilité en spéculation.

    Jean Philanthrope : le personnage parfait pour les réseaux

    La première vidéo connue de Jean Philanthrope remonte au 17 septembre, sur Instagram. À l’intérieur d’un appartement, l’homme au costume marron à chevrons se met soudainement à boxer dans le vide. Pas un mot, pas d’explication. Deux jours plus tard, le personnage est dans la rue, cette fois avec « FINIS-LES » de La Fève en fond sonore.

    La vidéo dépasse 1,5 million de vues en trois jours. Une autre, tournée dans un parc parisien avec « Dilemma » de Nelly, monte jusqu’à 5,6 millions de vues. Son compte Instagram dépasse parallèlement les 228 000 abonnés.

    Son apparence fait le reste. Certains voient Lord Farquaad, d’autres un caniche. Le surnom « poodle man » apparaît rapidement dans les commentaires. Jean Philanthrope n’a pourtant rien à raconter. Il ne parle pas, ne donne aucune interview et ne semble même pas chercher à expliquer son personnage.

    C’est probablement l’une des raisons de son succès. Une silhouette suffit. Même sans le son, on reconnaît immédiatement la moustache, les cheveux et le costume.
    « Les gens réalisent que ce type est 100 % généré par IA, non ? »

    Très vite, une autre question arrive : Jean Philanthrope est-il seulement une vraie personne ?

    Sur Reddit, des utilisateurs du subreddit /r/isthisAI cherchent des indices. Sur X, certains sont beaucoup plus affirmatifs. KODAQ écrit ainsi que Jean Phil est entièrement généré par IA et n’est pas une vraie personne :

    D’autres sont nettement moins catégoriques. Concerned Citizen demande simplement : « Les gens réalisent-ils que ce type est 100 % généré par IA ? »

    Une utilisatrice résume peut-être mieux le problème : « Jour 4 : je n’arrive toujours pas à savoir si tu es réel. » — Darina, X.

    Pour l’instant, aucune source fournie ne permet pourtant d’établir avec certitude qui est Jean Philanthrope. L’apparition d’Archibald Brown n’aide pas. Deux jours après Jean Phil, ce personnage britannique reprend des mouvements quasiment identiques, dans un décor ressemblant fortement au précédent. Même les voitures visibles à l’arrière semblent passer au même moment.
    12 millions de dollars pour un token apparu presque en même temps

    Pendant que les internautes cherchent à savoir qui est Jean Philanthrope, une autre information passe beaucoup moins inaperçue chez les traders. Le 19 septembre, la crypto $JEANPHIL apparaît sur Pump.fun.

    La date interpelle : Jean Philanthrope vient à peine de commencer à circuler sur les réseaux sociaux.

    Le compte X @JeanPhilMadame prend rapidement position. Le 20 septembre, il affirme qu’un seul token est officiel et promet de ne pas annoncer d’objectif de prix ni de rendement.

    Le lendemain, le compte revient sur les ventes supposées du créateur : « Je n’ai vendu aucun token. Tout est public on-chain, vérifiez le wallet du créateur et chaque transaction vous-même. Je suis là. » — @JeanPhilMadame, X, 21 septembre 2026.)

    Les données rapportées sont impressionnantes. La crypto $JEANPHIL atteint 12,2 millions de dollars de capitalisation en une semaine. Le 26 septembre, elle n’est plus que d’environ 6 millions.

    Les réactions sous le message sont partagées. Certains disent avoir vérifié le wallet et ne pas avoir trouvé de vente. D’autres restent méfiants. « This is what every scammer says », écrit notamment un utilisateur. Un autre résume la situation avec trois mots : « This is cooked ».

    Le personnage, lui, continue ses vidéos.
    Archibald, Derek, Nigel : les autres personnages arrivent

    Jean Philanthrope n’est surtout pas le seul cas. Archibald Brown apparaît quelques jours après et se présente comme une sorte de rival britannique. Il possède lui aussi son token, ARCHIBROWN. Sa capitalisation dépasse le million de dollars à son meilleur niveau, avant de retomber vers 125 000 dollars selon les données fournies.

    D’autres noms apparaissent ensuite. Jade Orlhabit tourne des vidéos avec Jean Philanthrope et participe à la promotion de la crypto $JEANPHIL. Nigel Batt affiche une coupe noire qui rappelle immédiatement Lord Farquaad. Derek Mercer, lui, joue davantage la carte du personnage musclé et sombre. Son token DRMR reste beaucoup plus petit, autour de 74 000 dollars de capitalisation.

    Ce qui frappe surtout, c’est la vitesse à laquelle ces personnages peuvent apparaître.

    Il suffit d’un visage reconnaissable, de quelques vidéos et d’une histoire suffisamment simple pour que les réseaux sociaux puissent s’en emparer. Puis vient la crypto. Dans le cas de Jean Philanthrope, le lien vers Pump.fun figure directement dans sa biographie Instagram.

    Impossible, en revanche, d’affirmer que tous ces comptes appartiennent à la même équipe. Les sources disponibles montrent des ressemblances et des interactions, mais pas l’identité de ceux qui se trouvent derrière.

    C’est là que l’histoire devient plus intéressante. Car même sans connaître les créateurs, le principe fonctionne déjà : un personnage attire les regards, son mystère entretient les discussions et un token transforme cette attention en marché.
    Chiffres clés

    Crypto $JEANPHIL : 12,2 millions de dollars au sommet.
    Instagram : plus de 228 000 abonnés.
    Une vidéo : 5,6 millions de vues.
    ARCHIBROWN : plus d’un million au sommet.
    DRMR : environ 74 000 dollars.

    Si Jean Philanthrope est réellement issu de l’IA, le phénomène rejoint directement les inquiétudes exprimées par plusieurs banques centrales sur l’IA agentique. Des systèmes capables de produire du contenu, attirer une audience et participer à la création d’actifs pourraient bouleverser les marchés. Jean Phil serait alors un aperçu concret d’un problème plus large : que se passe-t-il lorsque la création, la promotion et la spéculation peuvent être largement automatisées ?

  • Le #Coût de la #virilité. #Lucile_Peytavin

    En France, les hommes représentent 84 % des auteurs d’accidents de la route mortels, 90 % des personnes condamnées par la justice, 86 % des mis en cause pour meurtre, 97 % des auteurs de violences sexuelles, etc.
    Cette liste a un coût : direct pour l’État, qui dépense chaque année des dizaines de milliards d’euros en services de police, judiciaires, médicaux et éducatifs pour y faire face ; indirect pour la société, qui doit répondre aux souffrances des victimes.
    Lucile Peytavin s’interroge sur les raisons de cette surreprésentation des hommes parmi les auteurs de violences et de comportements à risque, et tente d’estimer les conséquences financières de l’ensemble de ces préjudices. Quel est le coût des conséquences de la virilité érigée en idéologie dominante ? N’aurions-nous pas tous intérêt à nous comporter… comme les femmes ?!

    ▻https://www.livredepoche.com/livre/le-cout-de-la-virilite-9782253195702
    #économie #masculinisme #livre

    –-

    Une #statistique intéressante :

    #criminalité #hommes #femmes #statistiques #chiffres #infractions #homicides #viols #violence #VSS #vols #incendies #accidents_de_la_route

  • reseauCulture.fr : le monde de la #Culture s’organise sur le #Fediverse
    ▻https://framablog.org/2026/09/17/reseauculture-fr-le-monde-de-la-culture-sorganise-sur-le-fediverse

    ReseauCulture.fr est une instance #mastodon initiée par des acteurs français du monde des arts et de la culture qui s’engagent à partager des informations culturelles de façon plus indépendante et plus éthique. Sur Framablog nous avons souhaité interviewer #maxime_guedj, … Lire la suite­­

    #Enjeux_du_numérique #Veille #Art #Communaute #pcfh_studio #reseau_culture #reseauculturefr

  • “Cortile in Festa” 2026: tre serate di teatro e musica al #maschio_angioino di Napoli
    ▻https://informareonline.com/cortile-in-festa-2026-tre-serate-di-teatro-e-musica-al-maschio-angi

    Il cortile del Maschio Angioino è pronto a trasformarsi in un vero e proprio palcoscenico a cielo aperto di musica e teatro. Già si inizia a respirare nell’aria, infatti, per l’imminente arrivo di “Cortile in Festa“: si tratta di una mini rassegna di teatro e musica promossa e finanziata dal #COMUNE_DI_NAPOLI, che rientra […] L’articolo “Cortile in Festa” 2026: tre serate di teatro e musica al Maschio Angioino di Napoli proviene da Informareonline, scritto da Alessandro Giuseppe Terracciano

    #Approfondimenti #Cultura #EVIDENZA #Castel_Nuovo #Cortile_in_Festa

  • #Napoli, arriva il nuovo #masterplan per l’aeroporto di #capodichino: ecco come sarà entro il 2035
    ▻https://informareonline.com/napoli-arriva-il-nuovo-masterplan-per-laeroporto-di-capodichino-ecc

    Un nuovo terminal per i voli intercontinentali, una viabilità riorganizzata, più spazi verdi e un collegamento sempre più stretto con la rete metropolitana. Sono esattamente questi gli obiettivi che si prefigge di raggiungere il nuovo Masterplan dell’aeroporto di Napoli-Capodichino: un piano di sviluppo incredibilmente innovativo, presentato ieri nel capoluogo partenopeo – all’interno della sala De […] L’articolo Napoli, arriva il nuovo masterplan per l’aeroporto di Capodichino: ecco come sarà entro il 2035 proviene da Informareonline, scritto da Alessandro Giuseppe Terracciano

    #Approfondimenti #Attualità #Gaetano_Manfredi #roberto_fico

  • La tradition
    ▻https://www.ici.fr/auvergne-rhone-alpes/puy-de-dome-63/saint-bonnet-pres-riom/tradition-la-prefecture-du-puy-de-dome-tranche-la-question-du-cou-de-l-oie-68547

    C’est le point d’orgue de la Fête Patronale, à Saint-Bonnet-près-Riom (Puy-de-Dôme) : le jeu du Cou de l’oie. Rituel de passage à l’âge adulte pour les garçons du village , la tradition consiste à arracher la tête d’oies, mais aussi de poules ou de lapins suspendus à une corde, devant tout le village.

    #masculinité #virilo-carnisme #hommerie #patriarches

  • L’Eau et la Terre. #Cambodge, 1975-1979

    Des destins se croisent sur une route, au lendemain du 17 avril 1975, quand les #Khmers_rouges ont brutalement évacué toutes les villes du pays. Les paysans comme les citadins se savent en sursis au point de se définir comme des « gens n’étant pas encore morts ». Tous, Khmers rouges compris, seront au coeur de la tragédie à venir.

    ▻https://www.editions-delcourt.fr/eau-et-la-terre-ned
    #BD #bande-dessinée #livre #propagande #Khmer_Serei #génocide #Kampuchéa_démocratique #déplacements_forcés #errance #déplacés_internes #déportation #marche #massacres #Lon_Nol #S-21 #Tuol_Sleng #patriotisme #Grand_bon_en_avant #travail #fosses_communes #révolution

  • Razza, maschilità e violenza di Stato

    Se si ripercorrono le cronache di alcuni fatti di sangue che riguardano giovani uomini migranti e cittadini neri e brown, non è difficile accorgersi della persistenza in Italia di un razzismo che non è solo di tipo sociale e culturale, ma è anche strutturale – ossia pervade lo Stato e le sue istituzioni, incluse le forze di polizia. Nei casi delle persone uccise dalle forze dell’ordine tra il 2021 e il 2026, l’atto estremo non appare giustificato da nessuna «legittima difesa», se non da una sorta di profilazione razziale che rendeva l’eliminazione di quei corpi meno scandalosa e, in fondo, accettabile.

    Il 26 gennaio del 2026 muore Abderrahim Mansouri, ventottenne marocchino, ucciso con un colpo alla testa da Carmelo Cinturrino, agente di polizia nel boschetto di Rogoredo, luogo attraversato e abitato da spacciatori, tossicodipendenti e persone senza fissa dimora. Da Cinturrino viene immediatamente addotta la legittima difesa, e altrettanto immediatamente il discorso pubblico (istituzionale e mediatico) accetta questa versione, sulla base del «legittimo sospetto» non solo legato al luogo in cui avviene l’omicidio, ma anche alle figure coinvolte, l’agente – italiano – e la persona uccisa – un ragazzo non italiano – di cui ancora oggi fatichiamo a conoscere la vicenda personale.

    Sappiamo che non è morto sul colpo e che poteva essergli risparmiata un’ora di agonia. Dalla stampa, che dà per buona la versione dell’agente Cinturrino, si evince che era un ragazzo con precedenti penali per spaccio di eroina, rapina e resistenza a pubblico ufficiale e che aveva una famiglia in Italia – il fratello che, per nulla convinto dalla ricostruzione dei fatti fornita dalla polizia, si è rivolto all’avvocata Debora Piazza.

    Le reazioni istituzionali seguono un copione già visto con l’omicidio di Moussa Diarra nel 2024 – ucciso alla stazione di Verona con un colpo al petto a notevole distanza da un agente della Polfer di pattuglia quella notte – o con quello di Ramy Elgaml a Milano, la notte del 24 novembre del 2024, sempre a Milano, quando una macchina dei carabinieri insegue per vari chilometri e sperona il motorino su cui viaggia con un amico e lo uccide per non essersi fermato a un posto di blocco: solidarietà completa e senza riserve alle forze dell’ordine.

    L’ipotesi di un uso eccessivo della forza non viene presa in considerazione (si vedano le dichiarazioni del ministro Salvini a favore di Cinturrino e la petizione «Io sto col poliziotto», lanciata immediatamente dopo dal ministro e dal suo partito), a prescindere dal profilo di Mansouri: si tratta senza dubbio di pericoloso malvivente, così pericoloso da legittimare un colpo alla testa da parte di un tutore dell’ordine.

    Che Mansouri fosse un ragazzo, un ragazzo marocchino, uno spacciatore e dunque un piccolo delinquente, non viene negato da nessuno, nemmeno dal fratello. Non lo hanno negato tantomeno tutti coloro che – inascoltati in precedenza nonostante avessero denunciato le malefatte di Cinturrino e di altri poliziotti che controllavano la zona – si sono presentati agli inquirenti, pur rischiando di essere perseguiti per irregolarità o per spaccio, raccontando dei furti di denaro e droga, delle torture, della violenza su di sé e su altri, degli arresti arbitrari e delle minacce a cui Cinturrino e altri poliziotti li avevano sottoposti.

    In Italia, «spacciatore marocchino» è un significante di grande peso simbolico tramandato dagli anni Novanta ad oggi, indipendentemente dalla reale cittadinanza dello spacciatore. «Marocchino» sta per nordafricano, per scuro (nel senso di brown), e per «panico morale contro la microcriminalità» a cui i vari provvedimenti per «città (più) sicure» hanno dato risposta da allora soprattutto nel Nord Italia.

    Qui, in quegli anni, «marocchino» era chiunque venisse da un luogo a sud del Po e questa etichetta, unita a quella di spacciatore, senza alcun discrimine sul tipo di droga, sul grado di pericolosità del soggetto o sul suo grado di coinvolgimento nella malavita organizzata, equivaleva alla figura di una persona, di genere maschile, estremamente stigmatizzata e identificata come «cancro sociale».

    Oggi, a differenza degli anni Novanta, a questo stigma si combina il panico da invasione e l’idea che a invadere la società italiana dal Sud globale siano persone «naturalmente» propense a divenire «cancro sociale» e a destrutturare i valori alla base della convivenza civile.

    Mansouri-spacciatore marocchino non è un soggetto pericoloso, almeno nel momento in cui deflagra il colpo di pistola che lo colpisce alla tempia. Uno sparo in alcun modo giustificabile. Così come quello sparato al cuore di Moussa Diarra, che brandiva un coltellino, a distanza, in evidente stato confusionale; né il colpo mortale a Younes El Boussettaoui, che dava fastidio agli avventori di un bar, sparato nel luglio del 2021 dall’ex assessore comunale della Lega Massimo Adriatici; né l’inseguimento mortale di Elgaml, che fuggiva in motorino da un posto di blocco.

    L’idea che il corpo scuro – e nero – sia «fuori luogo», avvertito come una minaccia insostenibile alle basi (valoriali) della cittadinanza, è da leggersi come elemento fondativo, oggi, di una grammatica della nazione che è sostanziata da una politica delle emozioni cesellata a partire da un razzismo estremamente radicato e al contempo negato. Diarra, ventiseienne, in Italia da 12 anni; Elgaml diciannovenne cittadino italiano di origini egiziane; El Boussetaoui, trentanovenne cittadino marocchino: si tratta di corpi che meritano una lezione perché fuori posto, indisciplinati, aggressivi, indocili, fuori dal decoro e sbruffoni.

    Non importa se El Boussetaoui fosse da tutti conosciuto, che la sua famiglia fosse ben radicata, né che Elgaml fosse solo un ragazzo, nato e cresciuto a Milano, città in cui abitava con tutta la famiglia. «Dare una lezione» a un corpo estraneo – nordafricano, musulmano, dal nome che denota non-appartenenza, un corpo che manifesta tensioni storiche tra un lato e l’altro del Mediterraneo, e che è altrettanto storicamente oggetto del razzismo italiano contro il mondo islamico al di là del Mediterraneo – non ha nulla a che vedere con la legittima difesa.

    Nerezza, brownness, maschilità e alterità migrante. Nel caso di chi, come El Boussetaoui, Diarra, Elgaml e Massouri, è stato ucciso in nome della «difesa della società» questa stessa intersezione aveva reso le vittime un pericolo da dissipare. Si tratta di persone la cui morte non è solo accettata, ma auspicabile.

    Si tratta di persone che non sono necessariamente pericolose perché minaccia fisica reale per le forze di polizia o per i cittadini apprendono dai giornali di cosa sia il boschetto di Rogoredo, ma che lo sono proprio in virtù della loro mascolinità nera e scura, dell’essere non cittadini e corpi e vite relegati ai margini (spacciatori e tossicodipendenti come nel caso di Massouri, con problemi di salute mentale o di traumi legati alla migrazione, come nel caso di El Boussetaoui e Diarra, o semplicemente italiani mai pienamente riconosciuti come tali, come nel caso di Elgaml).

    Siamo di fronte a un’ontologia del sospetto, o di sospetti «per essenza» che devono essere puniti, e talvolta pure eliminati. Sono i «maranza», una definizione colloquiale che identifica soggetti maschili, giovanissimi e giovani, scuri e neri, dediti a pratiche da gang e/o a piccoli crimini (i teppistelli di oggi).

    Per arrivare a sostenere che di Diarra – lo ha fatto il ministro Salvini – nessuno «sentirà la mancanza», è necessario non solo precostituirlo come parte di un «loro» (i maranza, appunto) contrapposto a un «noi» e negare l’esistenza di una rete di affetti attorno a lui che possa tagliare trasversalmente tale supposta dicotomia, ma anche identificarlo come cattivo e pericoloso.

    Nel caso di Elgaml, come in quello di Diarra, l’operato delle forze dell’ordine non può per definizione essere tacciato di condotta illegittima. Tale operato è in funzione della difesa di quella «comunità immaginata» che non ha bisogno di essere definita poiché la sua natura è apparentemente auto-evidente.

    Così come si può non nominare la bianchezza di tale comunità, può non essere nominata la funzione essenziale a cui le forze dell’ordine assolvono, ossia quella di preservarla. Senza nominare razza e bianchezza, nella dicotomia «noi-loro» si addensa tutta la pesantezza del razzismo sistemico (o sociale) e strutturale (o istituzionale) italiano.

    Il 22 ottobre 2024 viene pubblicato l’annuale Rapporto sull’Italia redatto dalla Commissione del Consiglio d’Europa contro il razzismo e l’intolleranza (Ecri). Esso conferma la tesi dell’esistenza in Italia di razzismo sistemico e strutturale e sottolinea come le minoranze siano esposte a discorsi d’odio, mancanza di protezione e assenza di programmi di inclusione e valorizzazione della diversità. Inoltre, accusa la polizia italiana di fare «profilazione razziale» contro persone rom e nere.

    Nonostante la complessità dei temi toccati, all’indomani della sua pubblicazione, i commenti istituzionali così come i maggiori giornali italiani si sono concentrati quasi esclusivamente sulle accuse dell’Ecri alle forze dell’ordine, rifiutando l’idea che esse siano agenti di una discriminazione e di una esposizione alla morte prematura di persone razzializzate come non bianche che pervade l’intera struttura sociale e cultura italiane (rimando al mio saggio sulla rivista «Studi sulla questione criminale» per i dettagli di questa lunga scia di morte).

    Massouri così come El Boussetaoui, Elgaml e Diarra, era profilato come «sospetto per essenza» e ontologicamente pericoloso, e dunque «uccidibile». Immediatamente liquidato come colui che tra i due doveva morire, anche quando Cinturrino si scopre essere un malvivente che usa la propria divisa per acquisire favori e denaro ed esercitare potere discrizionale contro gli ultimi degli ultimi (incluso uno spacciatore disabile «contro cui l’agente si accaniva» a martellate), alla famiglia di Massouri, e all’Italia intera non si chiede scusa, come non si chiese scusa ai famigliari e ai cari di Diarra e Elgaml: perché loro non sono noi e le loro famiglie non sono le nostre.

    Cinturrino è oggi indagato con altri sei agenti della sua squadra per estorsione e percosse, calunnia e rapina, detenzione e spaccio di sostanze stupefacenti, sequestro di persona, depistaggio, concussione, arresto illegale e omicidio volontario premeditato, una volta che le perizie e i video trovati, oltre alle testimonianze, hanno provato l’inesistenza della pistola attribuita a Massouri e che quest’ultimo è stato raggiunto da un colpo alla testa quando era al telefono e stava scappando verso il bosco.

    Nel caso di Diarra il giudice ha respinto la richiesta di archiviazione sulla base della contestazione all’uso eccessivo della forza da parte della Polfer. Per la morte di Ramy è stato richiesto il rinvio a giudizio dei sette carabinieri coinvolti nell’inseguimento, accusati di depistaggio e favoreggiamento: costrinsero testimoni a cancellare video e falsificarono i verbali. Nel caso di El Boussetaoui, il giudice ha condannato Adriatici a una pena superiore a quella chiesta dall’accusa.

    Sia chiaro, non c’è nulla di cui rallegrarsi. Queste persone sono state brutalmente uccise per il futile motivo di essere il «loro» in mezzo al «noi» da chi dovrebbe proteggere tutti.

    ▻https://rivistadissonanze.it/corpi/sospettare-e-punire-profilazione-razziale
    #racisme #race #masculinité #violences_policières #Italie #violence_d'Etat #violence #Noirs #discrimination #légitime_défense #Abderrahim_Mansouri #Rogoredo #Carmelo_Cinturrino #Moussa_Diarra #Ramy_Elgaml #étrangers #criminalité #Younes_El_Boussettaoui #corps_noirs #homicide #suspect #maranza #racisme_systémique #racisme_structurel #altérité #profilage_racial

  • Un spectacle de #théâtre vu à Riace cet été...
    Quattro pezzi facili meno una

    Gli #anarchici_della_Baracca erano un gruppo di cinque ragazzi che persero la vita in un misterioso incidente stradale verificatosi nella notte del 26 settembre 1970, mentre si trovavano in viaggio verso Roma per consegnare a dei loro referenti materiale di denuncia riguardante la #Strage_di_Gioia_Tauro, avvenuta il 22 luglio 1970, e i contestuali fatti della #rivolta_di_Reggio_Calabria.

    Quattro pezzi facili meno una è un monologo che racconta la loro vicenda, immersa nei tumulti degli anni 70.

    La voce narrante è quella di un personaggio fittizio affiliato all’eversione nera. Sì, gli anarchici raccontati dalla voce di un fascista. La sua storia si intreccerà con la loro, e con quella di tutta l’Italia.

    Lo spettacolo

    Nei primi anni settanta i tumulti che scuotono il Paese fanno da sfondo alla vicenda umana di un giovane italiano di umili origini, emigrato al Nord a seguito della sua famiglia. Sebbene troverà riscatto nella professione di ragionerie, neppure questa riuscirà ad appagare la sua ossessione per l’ordine, che si incanalerà nella militanza politica, nel furore patriottico, normativo e violento dell’eversione nera.

    Sul suo cammino incontrerà gli anarchici della baracca: Gianni, Franco, Angelo, Luigi e Annalise. Il loro incontro-scontro avviene a #Reggio_Calabria, che in quel momento si configura con un laboratorio politico caldissimo:

    le giornate di Reggio, le evoluzioni della ‘ndrangheta e le connessioni con stato, massoneria e servizi segreti. In questo contesto si svolge la vicenda i cui protagonisti, tutti al di sotto dei trent’anni, parteciperanno in maniera significativa a quel processo che determinerà il destino della democrazia italiana.

    ​Senza avere la pretesa di entrare nei dettagli di una vicenda intricata e con tanti buchi neri, ci siamo chiesti quale poteva essere la nostra chiave di lettura per affrontare questa storia e la risposta ci è venuta dal personaggio che abbiamo messo in scena: non un cantastorie, non una voce narrante che ricostruisce i fatti e neanche qualcuno che potesse rendere il lavoro schierato o «militante». Il nostro protagonista unico è una spia, un infiltrato tra gli anarchici della baracca, un testimone invisibile che è passato attraverso il reclutamento nell’estrema destra e l’addestramento nel regime dei colonnelli in Grecia. La verosimiglianza del personaggio è stata confermata dalle ricostruizioni storiche a cui ci siamo affidati e dai dialoghi scambiati con Antonella Aricò, sorella di uno degli anarchici della baracca, Gianni, con la quale siamo entrati in contatto.
    La costruzione del personaggio ci ha aiutato anche a rispondere a un’altra esigenza che, da autori, sentivamo: perché raccontiamo questa storia oggi? La parabola del protagonista comincia negli anni a cavallo tra il ’68/’69 e finisce nel 1994. Ci è sembrato uno snodo e un ponte ideale verso l’oggi e il dibattito intorno al neofascismo/neonazismo che in tutto il continente è ritornato centrale, una ricerca delle radici di un pensiero e un’attitudine che hanno una radice storica precisa e che è utile ricostruire.

    ▻https://kollettivokontrora.wixsite.com/controra/copia-di-contr-ora
    #anarchisme #Italie #histoire #monologue #fascisme #ndrangheta #mafia #services_secrets #franc-maçonnerie #massoneria #extrême_droite

    • Strage di Gioia Tauro

      La strage di Gioia Tauro è stato un attentato terroristico di matrice neofascista compiuto il 22 luglio 1970 nei pressi della Stazione di Gioia Tauro. In esso venne causato il deragliamento del direttissimo Treno del sole (Siracusa-Torino Porta Nuova). La sentenza della corte d’assise di Palmi n 3/96 del 27 febbraio 2001 individuò come responsabili tre esponenti di Avanguardia Nazionale: Vito Silverini, Vincenzo Caracciolo e Giuseppe Scarcella. Le cause non vennero mai accertate, ma nelle conclusioni della relazione del magistrato istruttore del tribunale di Palmi emerse come l’esplosione rappresenti la ipotesi più plausibile[1].

      ▻https://it.wikipedia.org/wiki/Strage_di_Gioia_Tauro

      #attentat #terrorisme #néo-fascisme

    • Anarchici della Baracca

      Gli anarchici della Baracca erano un gruppo di cinque ragazzi che persero la vita in un misterioso incidente stradale verificatosi nella notte del 26 settembre 1970, mentre si trovavano in viaggio verso Roma per consegnare a dei loro referenti materiale di denuncia riguardante la strage di Gioia Tauro, avvenuta il 22 luglio 1970, e i contestuali fatti della rivolta di Reggio Calabria.

      L’appellativo deriva dalla villa Liberty, nei pressi di Reggio Calabria, dove i giovani di area anarchica usavano ritrovarsi, la cosiddetta «Baracca». L’edificio fu costruito come alloggio d’emergenza dopo il terremoto del 1908 e diventò centro d’aggregazione per gli alternativi reggini negli anni sessanta.

      ▻https://it.wikipedia.org/wiki/Anarchici_della_Baracca

  • Pour les hommes, des complexes qui font mâle : « Si j’avais eu un physique avantageux, j’aurais peut-être tenté plus de choses » – Libération
    ▻https://www.liberation.fr/lifestyle/beaute/pour-les-hommes-des-complexes-qui-font-male-si-javais-eu-un-physique-avan

    Trop de poils ou de ventre, pas assez de pecs… Selon une étude Ifop, un homme sur deux se trouve « trop gros ». Un manque de confiance en soi renforcé par les réseaux et le porno, similaire à ce que vivent les femmes, incitant certains à s’éloigner d’un métier ou d’une relation.

    [...]

    Dans Déconstruire la crise de la masculinité paru en 2004, la psychologue et chercheuse Pascale Molinier explique que la valeur des deux genres s’est longtemps calculée différemment : « Les hommes sont reconnus comme des hommes par ce qu’ils font, tandis que les femmes sont reconnues comme des femmes pour ce qu’elles sont. » Concrètement, les femmes étaient – et le sont toujours – scrutées pour leur tenue, leur façon de se tenir, de parler, « ainsi que [pour] une constellation de qualités psychiques relationnelles (empathie, disponibilité aux autres, etc.) », ajoute la chercheuse. A contrario, les hommes sont jugés selon leur travail, leur statut social. Sauf que voilà, aujourd’hui, « l’idéal de réussite promis est totalement inaccessible. La société ne propose à beaucoup d’hommes que de la précarité : la sculpture de leur corps est la seule chose sur laquelle ils pensent avoir la maîtrise », nous explique la philosophe Olivia Gazalé, autrice du Mythe de la virilité.

    ▻https://justpaste.it/faslu

    #masculin #virilité

  • Devenir une « #ville_éponge » : la solution de #Berlin face à la #sécheresse

    Face aux extrêmes climatiques, Berlin accélère sa mutation en « ville éponge », mêlant #végétalisation, #rétention_des_eaux et #mobilisation_citoyenne. Une ambition politique inédite qui essaime.

    Il est rare qu’une activiste environnementale se retrouve mandatée par ses « adversaires » pour mener la politique qu’elle défend. C’est pourtant ce qui est arrivé à la géographe Lisa Junghans dans le cadre du projet de transformation de la ville de Berlin en « ville éponge ».

    Après avoir travaillé pour une ONG spécialisée sur les questions d’#eau, elle a participé à l’initiative populaire #BaumEntscheid, en corédigeant une proposition de loi d’#adaptation de Berlin au #changement_climatique. « Nous comptions appeler les Berlinois à se prononcer via un référendum sur la question en septembre 2026. Mais, contre toute attente, le Sénat de Berlin a décidé de reprendre notre projet à 99 % et d’en faire une loi qui a été votée fin 2025 ! » raconte la jeune femme.

    Elle a depuis été nommée à la direction de l’Agence pour l’eau de pluie du Land de Berlin (Regenwasseragentur), un organisme assez récent qui joue un rôle important en tant qu’agence-conseil sur la gestion des #eaux_de_pluie pour les particuliers et les entreprises. « Ma nomination était pour le moins inhabituelle. Pour ma part, j’y vois une volonté politique de faire avancer les choses », explique-t-elle.

    Sur le papier, le concept de ville éponge est simple. Il s’agit de transformer le #piège_à_chaleur qu’est une ville classique, colonisée par la voiture, les routes et les nombreux espaces bétonnés, en un #piège_à_fraîcheur et à eau. Et ceci avec des moyens vieux comme le monde : la végétalisation du tissu urbain et la rétention maximale de l’eau. « Berlin est une ville assez verte irriguée par une rivière. On pense que la capitale et sa région s’en sortent bien. Mais ce n’est pas le cas et la situation se détériore. D’où notre réaction », précise Lisa Junghans.

    Comparé à Paris, et si l’on ne tient pas compte de leurs histoires très différentes dans cette mise en parallèle, Berlin pourrait faire figure de havre de verdure, avec 28 % de sa surface couverte par des espaces verts (12 %) et des bois (16 %) ! Pendant que seulement 5,6 % de la surface de Paris est recouverte d’espaces verts.

    Récupérer l’eau

    En réalité, la région Berlin-Brandebourg est en situation de #stress_hydrique important. Le réchauffement climatique, associé à une pluviométrie naturellement faible, renforce la succession dévastatrice d’épisodes de sécheresse et de pluies violentes. Par ailleurs, la #consommation_d’eau est poussée par de nouvelles implantations industrielles, telle la Gigafactory de Tesla et ses sous-traitants.

    « L’arrêt de l’extraction du charbon des mines à ciel ouvert de lignite de la Lusace, au sud de la capitale, est aussi une raison majeure », ajoute Lisa Junghans.

    Pour être parfaitement exploitées, les couches de lignite doivent en effet être sèches et libres des eaux souterraines. Pour cela, et depuis le XIXe siècle, des milliers de pompes ont évacué près de 58 milliards de m3 d’eau dans la #Spree, explique un rapport de l’Agence fédérale pour l’environnement (UBA) qui a fait grand bruit lors de sa publication en 2023 : « Une bonne moitié de l’eau qui coule aujourd’hui dans la Spree près de Cottbus provient d’eaux souterraines pompées. Pendant les mois chauds d’été, cette proportion augmente jusqu’à 75 %. » Or, avec la « sortie » totale du charbon d’ici à 2038 et l’arrêt progressif des mines, le pompage sera bientôt complètement stoppé. Berlin tire pourtant de 50 à 75 % de son #eau_potable de la Spree !

    La même année, Berlin a commencé à mettre en place un #Masterplan_Wasser (Schéma directeur de l’eau) qui prévoit la construction de nouvelles #stations_d’épuration, ainsi que le forage de nouvelles sources. Par ailleurs, tout nouveau projet immobilier doit « végétaliser » une partie de ses toits et conserver les eaux de pluie. Libre au promoteur de construire des bassins, d’irriguer des espaces verts ou d’opter pour l’infiltration dans le sol.

    Plusieurs projets de taille ont enfin été lancés. La construction d’un vaste système de #récupération d’eau par rigoles sous la prestigieuse place du Gendarmenmarkt au cœur de Berlin. Ou celle d’un bassin de 16 750 m3 pour éviter que le trop-plein d’eaux usées ne se déverse dans les rivières en cas d’orages violents. Mais tout ceci est insuffisant.

    Désimperméabiliser Berlin

    D’où la mise en œuvre du concept de ville éponge : « La nouvelle loi a pour objectif que 200 000 arbres soient plantés par la ville et ses habitants dans les prochaines années, détaille Lisa Junghans. Il est aussi prévu de créer des #îlots_verts tous les 150 mètres. Et surtout, 50 % des #espaces_publics doivent être déconnectés du réseau d’assainissement d’ici à 2040, avec une #désimperméabilisation des #sols en conséquence. C’est très ambitieux. »

    L’administration municipale a dix-huit mois pour se préparer avec un lancement des grandes manœuvres à partir de 2027. Mais les quartiers de Berlin, cheville ouvrière du processus, sont déjà sur la brèche, comme dans celui de Charlottenburg-Wilmersdorf.

    « Dans la Sömmeringstrasse, par exemple, nous avons renforcé les #pistes_cyclables puis désimperméabilisé et végétalisé une partie des trottoirs. Ce qui nous a conduits à supprimer pas mal de #places_de_parkings. Et quand on supprime des places, c’est le #conflit garanti », explique Jochen Flenker, responsable des #espaces_verts de ce quartier de l’ouest peuplé de 350 000 habitants. Charlottenburg est le seul quartier de Berlin qui possède encore une pépinière municipale qui alimente ses espaces verts et permet au quartier de fournir des plants gratuits aux habitants qui le demandent.

    La mairie de quartier s’est fixé entre 1 000 et 5 000 m² de désimperméabilisation par an. Cela paraît peu. Mais c’est beaucoup : « Un égout végétalisé de quelques mètres carrés conduit 20 % de l’eau dans les canalisations, mais en infiltre 80 % dans la terre et peut drainer une surface de plus de 500 m2 », précisent les services de l’Agence pour l’#eau_de_pluie.

    Les voisins acteurs d’initiatives

    Ingénieur agronome, Jochen Flenker croit dur en l’avenir de la capitale-éponge. Mais il sait que Berlin en est à ses débuts : « C’est un combat incessant qui doit conduire à un changement de perspective à tous les niveaux. Prenez la question de la maintenance des sols de l’espace public. Mon quartier reçoit de la ville 3 euros par an pour 1 m² d’asphalte ou de béton, mais seulement 0,72 euro pour 1 m² d’espace vert. Ce devrait être l’inverse. Heureusement qu’il y a de nombreuses associations locales qui nous facilitent la tâche et ouvrent parfois le chemin », explique-t-il.

    Il évoque notamment l’initiative #Fritschestrasse, lancée par deux voisins et copains hauts en couleur : Jörg Winners, producteur de films, et Hans Jürgen Zschäbitz, corniste retraité de l’orchestre du Deutsches Oper.

    Coupée en deux par le grand boulevard de la Bismarckstrasse, le segment nord de la Fritschestrasse, où l’on retrouve quelques immeubles wilhelminiens, est un microcosme bien rafraîchissant. « Notre projet est parti de rien, pendant le Covid. Nous avons décidé de verdir les parterres d’arbres de la rue, de les entourer avec des pierres et d’installer des bancs ici et là. Mais aussi un “mini-parc” dégoulinant de verdure qui occupe deux places de parking », se rappelle Jörg Winners.

    Puis le groupe de voisins a grandi et l’action s’est structurée : « Chaque #arbre a un parrain ou une marraine qui veille au grain. C’est essentiel pour la pérennité du projet et de l’engagement. En 2023, nous avons installé plusieurs réservoirs le long des murs qui récupèrent une partie de l’eau de pluie. Chacun peut ainsi arroser à son gré », explique Hans Jürgen Zschäbitz en montrant un grand monolithe doté d’un robinet et devant lequel attendent des arrosoirs.

    Mais les deux compères, qui travaillent depuis activement avec Jochen Flenker et ses services, ne se sont pas arrêtés là. « Nous avons conçu un parterre entouré de branchages, d’une haie sèche, bordée de deux grosses pierres faites pour les chiens et qui évitent que l’urine ne tombe sur les plantes. Cela marche tellement bien qu’il y en a maintenant une cinquantaine et le quartier a officiellement adopté le modèle pour tous les futurs parterres du quartier », ajoute Jörg Winners.

    Il évoque ainsi le passage fréquent de journalistes, mais aussi de délégations d’autres villes, au point que l’initiative, déjà primée, est désormais reprise dans plusieurs autres villes, dont Hamburg, sous le nom du modèle berlinois. « Notre prochain objectif est d’augmenter les espaces verts en réduisant le nombre de voitures via la mise en place un système d’autopartage pour le voisinage », disent les deux amis avant de partir arroser leur rue.

    ►https://reporterre.net/Devenir-une-ville-eponge-le-combat-de-Berlin-contre-la-secheresse
    #urbanisme #aménagement_du_territoire #pluie

  • « POUR RENDRE LEUR DIGNITÉ AUX FILLES »

    « Ferme ta chatte », « sale pute », « chienne » : la révolte de deux collégiennes contre le masculinisme en classe

    Les garçons du collège partagent des contenus porno en classe et balancent des insultes sexistes. Confrontées à cette vague masculiniste et au déni des adultes, Laura et Louise, 15 ans, mènent la fronde pour rendre leur dignité aux filles.

    ►https://www.streetpress.com/1785314158-ferme-chatte-sale-pute-chienne-revolte-deux-collegiennes-con

    #feminisme #masculinisme

  • Un an après l’assassinat d’Awdah, Umm Al-Khair lutte pour sa survie
    Par Basel Adra, le 29 juillet 2026

    La communauté est confrontée à l’expansion violente des colons et à la menace imminente de démolition, tandis que l’Israélien qui a abattu cette militante très appréciée reste en liberté.

    ▻https://www.972mag.com/awdah-killing-umm-al-khair-survival

    Une fresque murale représentant Awdah Hathaleen dans le centre communautaire, agrémentée de messages écrits par ses amis et sa famille. (Omri Eran Vardi)

    Des dizaines de membres de la famille, d’amis, de militants solidaires et de journalistes se sont rassemblés mardi dans le village d’Umm Al-Khair pour commémorer le premier anniversaire de l’assassinat d’Awdah Hathaleen. Ce militant et enseignant palestinien, qui a collaboré pendant plusieurs années au magazine +972, a été abattu par un colon israélien qui avait fait irruption dans son village en compagnie d’un conducteur de pelleteuse. Un an plus tard, l’assassin d’Awdah est toujours en liberté.

    Awdah était connu dans le monde entier pour avoir rallié des militants locaux et internationaux à la lutte non violente contre l’occupation israélienne de la Cisjordanie, et en particulier contre le nettoyage ethnique des communautés palestiniennes dans la région de Masafer Yatta. La cérémonie commémorative a réuni les députés de la Knesset Ayman Odeh et Ofer Cassif, du parti de gauche Hadash, qui se sont engagés à poursuivre la lutte à laquelle Awdah avait consacré sa vie et ont réaffirmé leur soutien à Umm Al-Khair, qui est sous la menace constante d’une démolition massive.

    Mais la commémoration a été perturbée à plusieurs reprises par les forces israéliennes, qui ont plaqué Cassif au sol, agressé plusieurs militants et menacé de disperser le rassemblement par la force et d’expulser tout le monde du site. Des véhicules militaires ont passé à plusieurs reprises à toute vitesse devant la foule, faisant un grand bruit pour tenter de couvrir la cérémonie.

    Malgré ces intimidations, les participants sont restés jusqu’à la fin de la cérémonie. « Aujourd’hui, nous ne sommes pas simplement ici pour pleurer ; nous sommes ici pour honorer [Awdah] avec une loyauté inébranlable », a déclaré son frère Aziz Hathaleen. « Depuis ce rassemblement, nous élevons nos voix pour réclamer justice et demander des comptes à l’auteur des faits, tout en réaffirmant notre engagement inébranlable à rester dans notre village et à le défendre contre toutes les épreuves. La justice n’est pas seulement une revendication — c’est la véritable voie vers une paix durable. »

    Yinon Levi, le colon visé par des sanctions internationales dont la balle a transpercé le poumon d’Awdah sous les yeux de ses jeunes enfants, a comparu lors d’une audience préliminaire concernant une éventuelle accusation d’homicide par négligence et a été brièvement placé en résidence surveillée au lendemain de la fusillade. Mais un tribunal israélien a rapidement ordonné sa libération — avant même que l’armée n’ait remis le corps d’Awdah à sa famille.

    Des soldats israéliens postés à l’entrée du centre communautaire d’Umm Al-Khair pendant le déroulement de la cérémonie. (Omri Eran Vardi)

    Un an plus tard, les procureurs israéliens n’ont toujours pas décidé s’ils allaient inculper Levi ; une décision est attendue dans les prochains jours. L’avocat de la famille Hathaleen, Eitan Peleg, a déclaré à +972 que cette affaire était inhabituelle à cet égard. « Les poursuites judiciaires à l’encontre des colons en Cisjordanie sont extrêmement rares — voire quasi inexistantes », a-t-il expliqué. « Dans cette affaire, cependant, nous avons réalisé quelques progrès.

    « Le parquet m’a promis qu’une décision quant à l’inculpation de Levi serait prise d’ici la fin du mois, ou au plus tard au début de la semaine prochaine », a-t-il poursuivi. « Nous espérons que la décision sera favorable et qu’une mise en accusation sera bel et bien prononcée. »

    Une enquête médico-légale menée par l’organisation palestinienne de défense des droits de l’homme Al-Haq, publiée le 28 juillet à l’occasion de l’anniversaire de la mort d’Awdah, a conclu que Levi avait tiré illégalement sur Hathaleen alors que celui-ci ne représentait aucune menace et qu’aucun des Palestiniens présents sur les lieux n’était armé.

    S’appuyant sur des témoignages oculaires, des dossiers judiciaires, une analyse vidéo médico-légale, des recherches issues de sources ouvertes, une cartographie géospatiale, une reconstitution des lieux et une modélisation en trois dimensions, l’enquête a mis en évidence des preuves indiquant que Levi avait fait preuve d’une intention criminelle avant même toute interaction avec les habitants. Elle a également conclu que les soldats et les policiers israéliens présents sur les lieux avaient protégé les colons et n’avaient pas pris de mesures coercitives à leur encontre.

    La naissance d’un avant-poste
    Pour les habitants d’Umm Al-Khair, l’année qui a suivi le meurtre d’Awdah a été marquée par une violence quasi constante et la crainte constante d’être déplacés. Quelques semaines après la mort d’Awdah, des colons israéliens ont établi un nouvel avant-poste surplombant le village — une extension de la colonie de Carmel qui empiétait déjà sur Umm Al-Khair depuis sa création en 1980.

    En l’espace de quelques mois, les autorités israéliennes ont raccordé l’avant-poste au réseau électrique, à l’eau courante, à des routes goudronnées et à un réseau d’assainissement. À quelques dizaines de mètres de là, les Palestiniens d’Umm Al-Khair ne reçoivent de l’eau courante que quelques heures par semaine et doivent stocker leurs réserves dans des réservoirs en plastique.

    Mais les habitants affirment que les disparités en matière d’infrastructures et le manque de services de base ne constituent pas leur plus grand fardeau. Ils décrivent plutôt une escalade constante de la violence des colons, soutenue par l’armée israélienne : agressions quotidiennes, harcèlement des femmes et des enfants, incursions répétées dans le village et tentatives de s’emparer de terres privées. Selon les habitants, ces attaques s’inscrivent dans un processus plus large par lequel les colons prennent progressivement le contrôle de leurs terres, de leurs déplacements et de leur vie quotidienne.

    L’avant-poste, qui compte aujourd’hui 13 caravanes, est situé à côté du centre communautaire du village. Il jouxte également la maison du frère d’Awdah, Salem Hathaleen, un agriculteur et berger de 52 ans qui a déclaré à +972 que les moyens de subsistance de sa famille avaient été anéantis depuis le début de la guerre à Gaza.

    « Avant le 7 octobre, je possédais environ 150 moutons et chèvres », a-t-il expliqué. « Nous vivions du pâturage de nos animaux et de l’exploitation de nos terres. Une fois que l’accès à ces zones nous a été refusé, je n’ai eu d’autre choix que de vendre la quasi-totalité de mes animaux. Aujourd’hui, il ne me reste plus que quelques moutons, juste assez pour fournir du lait à mes enfants. »

    Le meurtre d’Awdah a renforcé ce sentiment d’insécurité. « Après la mort de mon frère, j’étais terrifié à l’idée qu’un autre membre de ma famille puisse être le prochain », a déclaré Salem. « J’ai vendu encore plus de bétail car je ne voyais plus d’avenir pour nous ici. »

    Selon Salem, la pression s’est intensifiée après que des colons ont établi un avant-poste près de chez lui en septembre dernier, sous la protection de soldats israéliens. En l’espace de trois mois, environ cinq familles avaient quitté Carmel pour s’y installer.

    L’une des premières extensions de l’avant-poste s’est étendue jusqu’à un petit cimetière situé à côté de la maison de Salem, où sont enterrés 18 nourrissons de la communauté. « Les colons sont devenus tellement effrontés qu’ils ont même déterré les pierres marquant les tombes de nos enfants », a déclaré Khalil Hathaleen, président du conseil du village. « Ils ont retiré la clôture en fil barbelé qui entourait le cimetière et déplacé les pierres tombales sans aucune retenue religieuse, morale ou juridique. »

    La campagne d’empiétement des colons s’est depuis étendue vers la maison et l’enclos à moutons de Salem.

    Début juin, un colon de la nouvelle colonie de peuplement a interpellé l’épouse de Salem alors qu’elle arrosait les oliviers de la famille. « Il a coupé une partie de notre clôture et l’a empêchée d’atteindre les arbres », a-t-il expliqué. « Nous avons appelé la police israélienne et l’Administration civile [la branche de l’armée israélienne chargée de gérer l’occupation], mais ils nous ont répondu que le terrain était considéré comme “terrain d’État” et que le colon pouvait rester. »

    Les colons ont rapidement commencé à pénétrer dans Umm Al-Khair pour accrocher des drapeaux israéliens sur les maisons et les clôtures palestiniennes. « Chaque fois que nous retirions les drapeaux, ils revenaient et les remettaient en place », a déclaré Salem.

    La confrontation s’est encore aggravée le 3 juillet, lorsque une trentaine de colons se sont rassemblés près de la maison de Salem pour les prières du shabbat avant de tenter de déplacer une clôture plus profondément à l’intérieur de son enclos à moutons.

    « Ma famille et moi avons essayé de remettre la clôture à sa position initiale », se souvient-il. « Lorsque les soldats sont arrivés, ils n’ont pas arrêté les colons. Au contraire, les colons ont apporté des chaises, une table et une balançoire, les ont placées à l’entrée de notre propriété et sont restés là pendant des heures. »

    Vers minuit, a-t-il ajouté, les soldats israéliens ont déclaré la zone autour de l’enclos à moutons de Salem « zone militaire interdite ». Plusieurs habitants palestiniens et militants internationaux avaient été légèrement blessés après avoir été agressés par des colons, mais les soldats ont arrêté trois militants, qui se sont ensuite vu interdire l’accès à Umm Al-Khair pendant cinq jours.

    Une fois la fermeture militaire levée, les colons sont revenus avec des rouleaux de fil barbelé. « Ils ont de nouveau tenté de clôturer une partie de mon enclos à moutons et le terrain situé à côté de ma maison », a poursuivi Salem. « Ils nous prennent nos terres petit à petit. » Depuis lors, l’ordre de zone militaire fermée est toujours en vigueur et renouvelé tous les quelques jours.

    Khalil a déclaré que, dans la pratique, la fermeture n’avait été appliquée qu’à l’encontre des Palestiniens. « Les Palestiniens n’ont pas le droit d’entrer dans la zone ni d’accéder à leurs biens, tandis que les colons continuent d’y entrer et d’y travailler tous les jours. Nous avons recensé plus de 30 violations commises par des colons à l’intérieur de la zone militaire fermée depuis la publication de l’ordre. Nous avons filmé chaque incident et déposé une plainte auprès de la police, en fournissant des images indiquant la date de l’incident et l’identité des responsables. »

    Les incursions des colons se sont de plus en plus concentrées sur la maison de Salem. Ils ont d’abord placé des drapeaux israéliens sur le toit, puis installé une balançoire devant les toilettes extérieures de la famille, avant de tenter à plusieurs reprises de démanteler l’enclos à moutons et d’étendre l’avant-poste sur les terres de la famille.

    Tenter de les en empêcher a un prix. Le 1er juillet, Ezz Hathaleen, 19 ans, a répondu à une alerte WhatsApp du village vers 23 heures, avertissant que des colons s’approchaient d’Umm Al-Khair. « Quand je suis arrivé, j’ai vu trois colons hisser des drapeaux israéliens à l’entrée du village et dans le parc public », a-t-il déclaré. « J’en ai reconnu deux. Ils étaient accompagnés de trois soldats israéliens dont les visages étaient dissimulés. »

    Ezz a déclaré que les soldats lui avaient ordonné de s’arrêter. « L’un d’eux m’a frappé à la nuque et à la jambe, me faisant tomber à terre. Ils m’ont interpellé sur place, ont refusé mes demandes répétées d’eau et m’ont empêché de prendre une veste que ma famille m’avait apportée, malgré le froid. »

    Les soldats lui ont ensuite bandé les yeux et lui ont passé les menottes avant de le transporter dans une jeep militaire vers une zone proche de la colonie de Carmel. « Ils m’ont laissé par terre pendant environ une heure avant de me ramener en voiture et de me relâcher au poste de contrôle militaire que l’armée avait installé à l’entrée d’Umm Al-Khair plusieurs mois auparavant. »

    Sous l’étau
    Aujourd’hui, Umm Al-Khair est presque entièrement encerclé par la colonie de Carmel d’un côté et le nouvel avant-poste de l’autre, tandis qu’un élevage industriel de volailles occupe les terres situées en face du village.

    L’avant-poste surplombe également la route d’accès principale du village, seule voie desservant plusieurs communautés bédouines dans cette partie de Masafer Yatta. Des centaines de Palestiniens l’empruntent chaque jour, et les habitants estiment que l’avant-poste a été délibérément positionné à proximité afin d’étouffer toute circulation dans la région.

    Depuis la création de l’avant-poste, les colons ont à plusieurs reprises bloqué la route en y empilant des pierres, en traînant des fûts métalliques sur la chaussée ou simplement en s’asseyant sur des chaises pour empêcher le passage des véhicules. Les soldats et les policiers se tiennent souvent à proximité sans intervenir.

    En février, l’armée a officialisé ces restrictions en installant un portail métallique permanent en travers de la route. Ce portail est désormais souvent verrouillé la nuit et reste fréquemment fermé pendant des heures en journée. Bien que ce soient généralement des soldats qui s’en chargent, les habitants ont indiqué que des colons s’en chargeaient également eux-mêmes.

    Lorsque le portail est fermé, il n’existe aucun itinéraire alternatif. Les familles attendent pendant des heures dans leurs véhicules ; les malades ou les blessés sont contraints de poursuivre leur chemin à pied ; et les camions transportant des aliments pour animaux doivent décharger leur cargaison au niveau de la barrière afin que les provisions puissent être acheminées par tracteur vers les communautés situées de l’autre côté.

    Les habitants affirment que la barrière est également devenue un signe de mauvais augure : à plusieurs reprises, elle a été fermée peu avant que des colons ne pénètrent dans le village pour l’attaquer. Au fil du temps, expliquent-ils, sa fermeture en est venue à signifier qu’une nouvelle attaque pourrait être imminente.

    Au-delà de ces restrictions immédiates, le village lui-même est confronté à la menace permanente de démolition, chaque maison et chaque bâtiment du village faisant l’objet d’un arrêté de démolition. L’équipe juridique des habitants a déposé un plan d’aménagement global visant à obtenir la reconnaissance officielle du village et tente d’obtenir un gel des arrêtés de démolition en cours pendant l’examen de ce dossier.

    La première audience a eu lieu le 18 mars, bien que les habitants eux-mêmes aient été empêchés d’y assister pour des raisons de « sécurité ». L’affaire a ensuite été reportée à trois reprises — d’abord au 18 juin, puis au 18 juillet, et plus récemment au 8 septembre.

    Les habitants affirment avoir présenté des titres de propriété foncière ainsi qu’une proposition d’aménagement globale démontrant qu’Umm Al-Khair n’est pas un campement temporaire ou informel, mais un village établi de longue date, doté de maisons, de routes, d’équipements publics et de terres agricoles, qui devrait être officiellement reconnu.

    Si les ordres de démolition sont exécutés, environ 300 Palestiniens perdraient leur logement. Les habitants craignent également qu’on les empêche d’ériger des tentes ou des abris d’urgence après une démolition, rappelant la confiscation ou la destruction de structures temporaires dans d’autres communautés palestiniennes.

    Pourtant, alors même qu’ils sont confrontés à la possibilité de perdre leur village, les habitants sont déterminés à préserver la mémoire d’Awdah.

    La cérémonie d’anniversaire comprenait le lancement d’un livre intitulé « Que ta mémoire soit une révolution », contenant des messages d’amis et de collègues, la projection d’un documentaire de 30 minutes sur sa vie, ainsi que le dévoilement d’un mémorial à l’endroit où il a été abattu, présentant des œuvres d’art, des photographies et des écrits sur sa vie. Plusieurs projets communautaires portant le nom d’Awdah sont également en cours, notamment une bibliothèque, un dispensaire et une fontaine commémorative sur le lieu de la fusillade.

    « Nous mettons en place un centre de premiers secours et lui donnons le nom d’Awdah », a déclaré Khalil. « Lorsqu’il a été abattu, il n’y avait pas de centre de soins dans le village. Nous ne voulons pas qu’une autre famille se retrouve dans la même situation, sans assistance médicale immédiate. »

    Pour la veuve d’Awdah, Hanadi Hathaleen, cet anniversaire a toutefois été l’occasion de se rappeler une absence qui continue de marquer chaque aspect de sa vie.

    « Cette année marque l’anniversaire de la pire expérience de ma vie », a-t-elle déclaré. « Il me manque plus que les mots ne peuvent l’exprimer. Je n’arrive toujours pas à comprendre comment nous l’avons perdu. Quand on perd quelqu’un qu’on aime, on a l’impression de perdre une partie de soi-même. »

    #Colonialisme_de_peuplement #Colonialisme_de_remplacement #No_Other_land_la_suite #Masafer_Yatta

  • Souveraineté numérique : qu’est-ce qu’Eurosky, ce projet de web social européen ?

    ▻https://next.ink/249061/souverainete-numerique-quest-ce-queurosky-ce-projet-de-web-social-europeen

    via ▻https://piaille.fr/@mathildesaliou.com@bsky.brid.gy/116992204094761008

    Quelle est la philosophie du projet #Eurosky ? Pourquoi passer par l’ #ATmosphère (l’écosystème autour de #Bluesky) plutôt que par le #Fédivers (celui autour de #Mastodon) ?

    Dans @next.ink@bsky.brid.gy, j’en discute avec @robin.berjon.com@bsky.brid.gy (et un peu @renchap@oisaur.com)

  • Qu’est-ce que le masculinisme et pourquoi est-il dangereux ?

    Le masculinisme est un mouvement réactionnaire et sexiste qui représente une menace croissante pour les droits humains, pour les femmes et leurs droits durement acquis, ainsi que pour nos sociétés. La récente attaque “incel” à Montréal est l’occasion de faire le point en Europe.

    ▻https://voxeurop.eu/fr/masculinisme-pourquoi-dangereux

    #masculinisme

  • An American Politician Is Blocked by Israeli Settlers in the West Bank - The New York Times
    ▻https://www.nytimes.com/2026/07/11/us/politics/ro-khanna-west-bank.html

    The Israeli settlers had guns and Representative Ro Khanna was scared.

    On Wednesday afternoon, Mr. Khanna, the congressman from Silicon Valley who is exploring a 2028 presidential run, was visiting the ruins of Khirbet Zanuta, a tiny Palestinian Bedouin village in the southern West Bank that was abandoned after escalating attacks from settlers and then demolished.

    Suddenly, a car of men holding guns pulled up and blocked the narrow road out of the village. The men began taunting the congressman and his team, swearing at them in Hebrew and Arabic and kicking the tires of their minibus, according to accounts, photographs and video footage from Mr. Khanna, an aide and his security guard. A photographer for The New York Times traveling in a different vehicle also saw the interaction. Soon, a Jeep with more men arrived.

    When two cars from the Israeli military pulled up, Mr. Khanna assumed the soldiers were there to help him pass. Instead, the soldiers smoked cigarettes, chatted with the men and after the settlers left, moved a car to block the road, he recounted.

    […]

    Mr. Khanna, who is Indian American and grew up in Pennsylvania, said he had never been so aware of his race as on this trip.
    Image

    “In Palestine, I felt first as someone who was brown,” he said. “We really saw the apartheidlike conditions, the inequality.”

    • Mais alors que les dirigeants américains d’autrefois parcouraient la région pour témoigner leur soutien à Israël, les candidats démocrates à la présidence d’aujourd’hui s’y rendent pour asseoir leur crédibilité en tant que critiques.

      M. Khanna a déclaré que ce qu’il avait observé en Cisjordanie influencerait sa ligne politique et peut-être même sa candidature à la présidence. S’il se lançait dans la course, les droits des Palestiniens seraient au cœur de son programme, a-t-il ajouté.

      « J’ai quelque chose d’unique à apporter concernant les injustices subies par les Palestiniens », a-t-il déclaré. « Je vais me rendre aux quatre coins des États-Unis, que je me présente ou non, pour raconter leurs histoires et expliquer ce qui se passe en Cisjordanie. »

      #IsraelUSA

    • Un député américain dit avoir été bloqué par des colons israéliens en Cisjordanie
      Agence France-Presse 11 juillet 2026 à 20h15
      ▻https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/110726/un-depute-americain-dit-avoir-ete-bloque-par-des-colons-israeliens-en-cisj

      L’influent député américain Ro Khanna, un démocrate, a dit samedi avoir été bloqué par des colons israéliens lors d’une visite en Cisjordanie occupée et a dénoncé le soutien de l’armée israélienne aux colons lors de cet accrochage.

      « Des colons israéliens, avec en main des fusils M4 fabriqués aux Etats-Unis, m’ont arrêté, moi et d’autres Américains, lors de ma visite en Palestine », a écrit l’élu de Californie sur X.

      « Quand l’armée israélienne est arrivée, ils se sont rangés du côté des colons et ont poursuivi notre arrestation, » a-t-il ajouté, estimant qu’« ils ont fait une grave erreur. »

      Selon un article du New York Times partagé par le député, ces faits se sont déroulés mercredi près de la localité de Khirbet Zanuta, dans le sud de la Cisjordanie occupée.

      Selon le récit de l’élu, corroboré par un photographe du quotidien présent sur place, une voiture avec des hommes armés a soudainement bloqué sa route.

      Les occupants s’en sont ensuite verbalement pris à lui et ont tapé dans les pneus de son véhicule.

      Quand deux véhicules de l’armée israélienne sont arrivés, les soldats ont sympathisé avec les colons et ont eux-même bloqué la route, a raconté le député au New York Times.

      C’est seulement après des appels à l’ambassade américaine et aux autorités israéliennes que Ro Khanna et son entourage ont pu reprendre leur chemin, ajoute le quotidien.

      Dans un communiqué à l’AFP, l’armée israélienne a affirmé que ses soldats « n’ont pas pris part au blocage de la route. »

      Les militaires arrivés sur place ont, assure-t-elle, « rapidement dispersé les civils israéliens » qui « bloquaient illégalement des véhicules de citoyens étrangers et de journalistes » puis ont « rouvert la route bloquée. »

      Cet incident survenu lors d’un déplacement de trois jours du député intervient au moment où une partie croissante de la gauche américaine se tourne vers la défense de la cause palestinienne et critique la position pro-israélienne de Washington, premier allié du pays.

      Depuis la guerre à Gaza, les Nations unies font état d’une forte augmentation des violences attribuées à des colons en Cisjordanie. Dans le même temps, des ministres israéliens continuent d’appeler à l’annexion de tout ou partie de la Cisjordanie.

      Agence France-Presse

    • Rep. Ro Khanna: ’The IDF is lying,’ following congressman’s detention in the West Bank ▻https://www.haaretz.com/israel-news/israel-security/2026-07-12/ty-article-live/u-s-says-iran-strikes-complete-as-iran-claims-it-destroyed-u-s-drone-base/0000019f-5465-d38b-afbf-5f779adb0004?liveBlogItemId=305362930#305362930

      Democratic Congressman Ro Khanna of California recalled the incident on Wednesday of being blocked by armed settlers in the West Bank and detained by the IDF to the NBC’s Meet the Press.

      Asked about Prime Minister Benjamin Netanyahu’s response to the incident and an IDF statement that said troops were dispatched to the scene quickly, dispersed the Israeli civilians, and reopened the blocked road, Khanna said, “The IDF is lying.”

      “What happened was unprecedented. They had violent settlers detain American citizens, including an American government official. You had these settlers brandishing M4S, kicking the tires off our van, laughing at us, mocking us, videotaping us,” he said.
      "We were detained for about twenty minutes, fearful of our lives. Then the IDF comes, four soldiers. They tell our translator that they’re on the side of the settlers. They further detain us and block us in.

      “We had to call the American embassy. Fortunately, David Brownstein [Deputy Chief of Mission at the U.S. Embassy in Jerusalem] helped, and he reached someone in Israel. And 75 minutes after the detention by the IDF soldiers and by these settlers, we were let through.”

      “Now I heard the prime minister, and he says that Israel is a country of law and order. Well, let me be very specific. The prime minister needs to open an investigation into these violent settlers who are connected to Yinon Levi, who has destroyed Zanuta’s village and is a known person who has killed Palestinians,” Khanna said, referring to the fatal shooting of activist Awdah al-Hathaleen.

    • Rep. Ro Khanna to Haaretz: ’I’m More Disturbed by Israel’s Lies Than Being Detained in West Bank’
      July 15 2026 IDT - Haaretz Podcasts
      ▻https://www.haaretz.com/israel-news/podcasts/2026-07-15/ty-article-podcast/im-more-disturbed-by-israels-lies-than-being-detained-in-west-bank/0000019f-6566-df91-a7df-ef7640a30000

      In his first interview with an Israeli media outlet since his confrontation with armed settlers and Israeli soldiers in the southern West Bank last week, Representative Ro Khanna spoke with Haaretz Podcast host Allison Kaplan Sommer in a wide-ranging conversation about the now-famous incident, the “cruelty” he witnessed in his visit to the West Bank, and how Israel’s “disproportionate and inhumane” behavior in the Gaza war has changed his policy positions and the way that both he – and Americans at large – view the Jewish state.
      (...)
      In reaction to subsequent statements on the incident issued by the Israeli military and top officials, he said that he was “more disturbed” by their “lies” than by “the incident itself.”
      Khanna, a California Democrat who has made it clear that he is interested in a presidential run in 2028 and that he plans to make Palestinian rights a central issue on his platform, added, “the next American president will demand the arrest of violent settlers.”
      Reiterating his belief that “Gaza was a genocide,” Khanna also said that anyone who “wants to see the cruelty of humanity” should “spend a day in the occupied West Bank.”
      He said he had visited Israel three times in the past – including trips with Jewish groups – and today, he is “saddened” and “pained” that Israel’s “contribution to human civilization is being corrupted because of an ugly occupation in the West Bank and Gaza, because of extreme elements that want to see the aspirations for a greater Israel, and because of an unwillingness to recognize the humanity and dignity of the Palestinian people.”

    • Rep. Ro Khanna: ’Israel Has Lost Americans Under 50. Bibi Netanyahu Has Antagonized an Entire Generation’
      Allison Kaplan Sommer. | 06:35 PM • July 15 2026 IDT -
      ▻https://www.haaretz.com/us-news/2026-07-15/ty-article-magazine/.premium/israel-has-lost-americans-under-50-netanyahu-antagonized-an-entire-generation/0000019f-65e7-df91-a7df-eff79d3b0000

      Read Haaretz’s full conversation with Rep. Ro Khanna on settler violence, Gaza and AIPAC (...)

  • Attentat de Montréal : 3 idées reçues sur l’idéologie incel (lookisme)

    À partir du manifeste du terroriste de Montréal, cet article déconstruit trois idées reçues sur les « incels » et les masculinismes. Il montre que le texte relève avant tout d’un projet de suprémacisme masculin, qui emprunte au biologisme, au marxisme et à l’extrême droite pour construire sa propre idéologie révolutionnaire.

    Le 22 juin 2026, le policier Mohamed Lamine Benredouane, 34 ans, et le civil Michel Mizrahi, 68 ans, sont tués lors d’une fusillade dans le quartier Côte-des-Neiges à Montréal. Le tireur est ensuite abattu par les policiers. Quelques heures plus tard, un manifeste d’une centaine de pages est diffusé par Rebel News, un média canadien d’extrême droite. Le texte appelle explicitement à une insurrection armée au nom du suprémacisme masculin et expose un véritable programme politique destiné à recruter de nouveaux adeptes.

    Depuis sa publication, une partie des commentaires s’attache pourtant moins au contenu du manifeste qu’à son classement idéologique : son auteur était-il « marxiste », « anticapitaliste , d’extrême droite ou simplement un homme en détresse ? Ces débats passent largement à côté de la cohérence du texte. Plutôt que de chercher à le faire entrer dans des catégories politiques préexistantes, il faut prendre au sérieux son architecture idéologique : un projet de suprémacisme masculin qui emprunte à plusieurs traditions politiques pour construire son propre programme révolutionnaire.

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/11/attentat-de-montreal-3-idees-recues-sur-lideol

    #masculinisme

  • Un tribunal israélien confirme l’ordre de démolition visant l’école Al-Rifa’iyya
    8 juillet 2026 | - IMEMC News
    ▻https://imemc.org/article/israeli-court-upholds-demolition-order-against-al-rifaiyya-school

    Mardi, le tribunal d’occupation israélien a confirmé l’ordre de démolition visant l’école Al-Rifa’iyya, située à l’est d’Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée, rejetant ainsi le recours déposé par l’avocat de l’établissement et ouvrant la voie à la démolition, qui devra être effectuée dans un délai de quatorze jours.

    Basem Jabr, directeur du département de l’Éducation de Yatta, a déclaré que le tribunal avait rejeté l’appel bien que l’école accueille près de quatre cents élèves de la région de Ziv et de plusieurs quartiers voisins situés le long de la route coloniale illégale à l’est d’Hébron.
    Il a expliqué que cette école est le seul établissement scolaire accessible à ces communautés, et que l’ordre de démolition s’inscrit dans une stratégie plus large visant les infrastructures éducatives palestiniennes dans les zones classées « C », en particulier à Masafer Yatta, à Bani Naim et dans les communautés situées à proximité des routes coloniales.

    L’ordre de démolition visant l’école Al-Rifa’iyya s’inscrit dans une stratégie israélienne de longue date consistant à émettre des ordres de démolition et de suspension des travaux à l’encontre d’écoles dans le sud d’Hébron, où les autorités invoquent systématiquement le motif de « construction sans permis » tout en refusant simultanément d’accorder des permis aux communautés palestiniennes.
    Des organisations de défense des droits humains ont documenté des tentatives répétées de démantèlement d’établissements scolaires dans la région, avertissant que de telles actions violent le droit international humanitaire et portent directement atteinte au droit des enfants à l’éducation.

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