• Pour l’autodéfense féministe, un entretien avec Mathilde Blézat
    https://www.contretemps.eu/autodefense-feministe-entretien-blezat

    Le livre Pour l’autodéfense féministe, écrit par Mathilde Blézat et paru aux Éditions de la dernière lettre, est un ouvrage qui présente concrètement les expériences de stages d’autodéfense féministe, telles que vécues par l’autrice elle-même ainsi que par 80 personnes qu’elle a rencontrées à l’occasion de ce travail, de même que des échanges avec des formatrices. Source : Contretemps

    • Dans les stages, un basculement se produit quant au rapport à la violence, comme si une forme de tabou autour de la violence des femmes était brisé.

      tout de même, puisqu’on parle #tabou, un autre tabou qui cours d’ailleurs un peu partout dans cet article, c’est la violence illégitime des femmes. Le fait que les femmes puissent avoir une volonté de puissance (qui serait un « sentiment masculin » selon contretemps, on croit rêver), voir carrément une envie de faire du mal, d’être parfaitement capables de blesser, gratuitement, pour le plaisir, ou pour le pouvoir, quelqu’un.e, ou même (attention, méga tabou) des hommes.

    • Aucune essentialisation dans le fait de combattre les violences systèmiques et de permettre l’autodefense aux groupes discriminée, ici les femelles humaines. Les femmes sont des êtres humains, pas des saintes devouées totalement au bien etre de l’humanité. Elles subissent des violences systémiques en raison de leur sexe et l’education genrée qui leur est infligée ne leur permet pas de se défendre contre les oppressions qu’elles subissent de la part des hommes en tant que groupe. Si elles ne sont pas parfaites à 1000%, les hommes se donnent le droit de les détruire et en usent. Et si une d’elle touche à un cheveux d’un mâle, ou le contrarie de quelque manière que ca soit, alors aucune d’entre elles n’est légitime pour faire de l’autodéfense ! Si elles apprennaient à se défendre elles pourraient faire un jour du mal à des mâles crime ultime que les hommes interdisent aux femmes en prétendant que c’est un tabou de le dire !

      C’est tellement tabou que les femmes puissent etre mauvaises qu’il existe que des compliments dans le vocabulaire pour parler d’elles. Jamais on a documenté les femmes criminelles sur seenthis et il y a pas de femmes en prison...

      L’individualisme des libertariens est un obstacle a toute politisation. Le féminisme est actuelllement totalement gangréné par les hommes qui se décrètent alliés.

      Imaginons si un noir était bien logé, alors un blanc condamnerait toute forme de lutter contre la discrimination raciste au logement en prétendant qu’il y a un tabou sur le bon logement des noirs et pire il clamerait qu’on ne parle pas assez du méga tabou ultime, cad le fait qu’il y a des blancs qui sont à la rue alors que des noirs ont un toit sur la tête.

      « l’essentialisme de tout le monde » c’est de l’individualisme antiféministe hypocrite qui se targue d’ #humanisme, alors que c’est de l’ #hommanisme mélangé d’ #onanisme

      On a pas besoin de l’avis de nos oppresseurs sur notre droit à se défendre nous mêmes sans leur prétendue protection contre eux. Sauvons nous de nos sauveurs.

      #masculinisme #antiféminisme #fauxminisme #individualisme #misogynie #dépolitisation #mansplanning #faux_allié #autodéfense #gentille

  • Le forçat de la Ve République
    https://laviedesidees.fr/Delphine-Dulong-Premier-ministre.html

    À propos de : Delphine Dulong, Premier ministre, Paris, CNRS Éditions, 2021, 390 p.. Delphine Dulong analyse le rôle du Premier ministre, qui est moins une institution claire qu’un fait relationnel : dyarchie avec le Président, travail interministériel incessant, obligations parlementaires. Position de force ou statut dominé ?

    #Histoire #État #gouvernement #cinquième_République #masculinité #La_machine_du_pouvoir
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20220331_premierministre.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20220331_premierministre.pdf

  • « Les “couloirs humanitaires” piégés de Vladimir Poutine, signe de son usage tactique de la cruauté »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/03/09/les-couloirs-humanitaires-pieges-de-vladimir-poutine-signe-de-son-usage-tact

    Un texte d’une justesse époustouflante.

    Faire mine d’offrir une issue à une population assiégée pour mieux la détruire est une figure classique du style « poutinien » qui s’apparente à un culte de la cruauté, analyse, dans une tribune au « Monde », l’anthropologue Véronique Nahoum-Grappe.

    Publié aujourd’hui à 05h00 Temps de Lecture 4 min.

    Tribune. L’urgence de s’enfuir, avec enfants encore petits, vieille mère et chat, d’un lieu où la vie est devenue physiquement impossible, comme sous le tapis de bombes et de missiles russes à Marioupol, ville martyre et résistante, est une expérience d’une extrême violence. Quand l’alarme de l’instinct de survie prend aux tripes et enveloppe jusqu’au corps des proches, on perd toute paix intérieure : il faut partir ! Maintenant et en courant. Ce « partir ! », unique salut et aussi abomination, est, très exactement, un « espoir désespéré ».

    Un des classiques du jeu « poutinien » est d’offrir en paroles un « couloir humanitaire », promesse qui devrait produire des départs frénétiques dans un immense et immédiat soulagement. Après leur départ déchirant et désiré, les assiégés, se croyant sauvés par l’offre de fuite licite, passent, en à peine quelques heures d’un chemin fou, du statut de citoyens (avec leurs logements et leurs droits, notamment de vote) à celui de réfugiés ayant tout perdu. Là, dans tel couloir censé être sûr, on apprend qu’il y a des mines. Ailleurs, que la file des bus salvateurs est bombardée, quand ce n’est pas des familles entières au bord de la route… L’agresseur décide du trajet. Il filmera les personnes en route pour sa propagande stupéfiante, où les faits aussi seront trahis, renversés en leur contraire.

    Quel est le sens tactique de ces trahisons récurrentes ? On avait déjà noté, en Syrie, une figure de ce style « poutinien » en trois phases. D’abord un bombardement de civils. Puis, deuxième phase, blessés et sauveteurs parviennent, en panique et avec des larmes de sang, jusqu’à un lieu de soins. Puis, troisième phase, arrive un seul avion russe à l’horizon, tranquille, qui vise très exactement ce lieu de soins… Il s’agirait de détruire le moral des civils en les poussant au désespoir absolu, avec ce troisième temps de cruauté pure. Une chose est la violence de destruction des forces de l’agresseur, autre chose est cette façon de produire, par le rythme et les cibles des bombardements, choisies dirait-on pour leur vulnérabilité, une souffrance accrue des civils.

    Viser la souffrance morale

    On dirait que les guerres du président russe ont choisi l’usage tactique du « faire souffrir » envers les civils, en sus des actions militaires où il a toujours l’avantage du rapport de force. Dans la guerre actuelle, l’offre de couloirs humanitaires – suscitant cet espoir désespéré de la fraction la plus vulnérable de la population et trahissant délibérément sa promesse de « silence » des bombes au moment de monter dans le bus – s’inscrit dans ce style poutinien consistant à viser, au-delà de la destruction, un surcroît de souffrance morale des victimes.

    Les guerres du pouvoir russe, depuis 1999 et l’anéantissement insensé de Grozny sous les bombes, qui aurait dû alerter la communauté internationale, ciblent sans aucun frein les populations civiles dans leurs zones de survie si difficiles – écoles, crèches, hôpitaux… –, comme si c’était une tactique réfléchie. A moins que ce ne soit une forme de culte de la violence la plus cruelle comme signe de force d’un pouvoir russe qui réprime, torture en prison et assassine ses opposants.

    Toute position de domination extrême tend à produire des excès de cruauté envers les dominés, dans les prisons en temps de paix comme en temps de guerre contre les familles de civils désarmés. Mais dans le système de croyance poutinien, la domination politique et donc militaire s’exprime dans une culture machiste de la violence, sur un ton d’ironie sadique, qui pose les actes de cruauté comme autant de performances remarquables. Signe de ce culte de la dureté politique, la phrase du président russe adressée avant la guerre à l’Ukraine : « Ma belle, que cela te plaise ou non, il va falloir supporter. »

    Une criminalité d’Etat

    Prononcée le 7 février en face du président français, ce n’est pas une phrase de militaire mais de violeur sûr de lui, ironique et jouissant du mal qu’il va faire, non pas en termes de victoire militaire mais de production de douleur morale en sus de la souffrance physique de la victime. Dans le système bureaucratique russe héritier du régime soviétique, les plus cruels sont les plus promus, et c’est sans doute dans cette sélection des pires que le plus dangereux d’entre eux, le dénommé Vladimir Poutine, est arrivé au sommet.

    Sa psychologie calamiteuse est non pas délirante, mais plus vraisemblablement pétrie de ce sadisme plus social que psychiatrique qui s’accroît dans l’exercice de certaines professions et au cours de la jouissance du pouvoir absolu, et qui lui permet de mettre en pratique sans problème l’usage tactique de la cruauté, forme de criminalité d’Etat d’extrême violence contre les civils.

    Ce choix de « style » est aussi un des signes de ce qu’il se passe « dans sa tête », lieu d’interrogation planétaire : le président russe en guerre ne déteste pas seulement l’idée de démocratie, mais aussi le corps physique des manifestants qui, dans le monde entier, ont demandé héroïquement plus de démocratie dans les grandes manifestations historiques de la décennie 2010. Il n’est pas seulement partisan de la répression physique de ces foules, mais recherche aussi la défaite de leur force morale, celle qui brillait sur les écrans au moment où les manifestants occupaient les places publiques, et qui fondait la légitimité du rêve de démocratie. Il s’agit de leur faire payer cela, aux civils, en foule, en familles, tous manifestants potentiels. Tu crèves sous les bombes que je t’envoie ? Eh bien, viens dans mon couloir « humanitaire » déguster la trahison du dernier espoir que je te donne.

    Véronique Nahoum-Grappe est anthropologue et ethnologue. Dans le cadre de ses travaux à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, elle a travaillé sur l’esthétique du corps et sur le genre.

    #Poutine #Désir_détruire #Guerre #Masculinisme

  • Gender backlash - AOC media - Analyse Opinion Critique
    https://aoc.media/analyse/2022/03/07/gender-backlash

    Une réflexion passionnante sur la raison pour laquelle les masculinistes et les néo-dictateurs marchent main dans la main dans le refus des théories du genre.

    Ces dernières années, la condamnation violente des études féministes et de genre s’est fait sentir aussi bien de la part de dirigeants autoritaires que dans des pays en apparence plus progressistes. Ce retour de bâton a de quoi inquiéter, mais il témoigne aussi du fait que le travail de dénaturalisation des normes de genre opéré par ces études est perçu comme une véritable menace par les ennemis du changement social.

    #Genre #Féminisme #Politique #Masculinisme

  • Le genre et le prêtre
    https://laviedesidees.fr/Le-genre-et-le-pretre.html

    Josselin Tricou, Des Soutanes et des hommes, enquête sur la masculinité des prêtres catholiques, Puf. Autrefois placard pour homosexuels, aujourd’hui rattrapée par les scandales de pédophilie, l’Eglise catholique tente de redonner un vernis de virilité à son personnel religieux, sacrifiant ainsi à la politique du genre.

    #Société #Eglise #homosexualité #sexualité #virilité
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20220106_pretre.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20220106_pretre.docx

  • Laélia Véron sur twitter concernant l’#écriture_inclusive :

    (ça date de 2017, je mets ici pour archivage)

    Point sur l’#EcritureInclusive : que chaque personne puisse se faire son avis mais en connaissance de cause, pas se basant sur des intoxs.
    D’abord la question de la féminisation ou l’écriture inclusive n’est pas un délire contemporain contre un "bon vieux français" éternel
    Plutôt que de parler de féminisation on devrait parler de #dé-masculinisation, contre une #masculinisation de la langue (XVIIe-XIXe siècle)
    Non, "autrice" n’est pas une invention, c’était un mot usité jusqu’à que certains décident que la littérature est une affaire d’hommes
    Notre système actuel (le masculin qui l’emporte sur le féminin, le mythe d’un masculin neutre et universel) a mis du temps à s’imposer
    Il y a eu plusieurs étapes de masculinisation du français, étapes fondées sur des raisons non pas linguistiques mais politiques et sexistes
    A l’époque, ces décisions ont été très contestées, Sévigné trouvait que c’était n’importe quoi et se refusait d’écrire ainsi
    La fameuse règle "le masculin l’emporte sur le féminin" (absurde et profondément sexiste) n’a pas toujours existé
    Elle a pendant longtemps été en concurrence avec la règle de la proximité, qui veut qu’on accorde avec l’élément le plus proche
    Qu’est-ce qui vous paraît le plus logique, "Jean et 50 000 filles sont partis" ou "Jean et 50 000 filles sont parties" ?
    Racine employait souvent la règle de la proximité. Est-ce à dire c’était un féministe hystérique déconstructiviste de notre beau français ?
    Racine et l’#EcritureInclusive règle de proximité : « Armez-vous d’un courage et d’une foi nouvelle » (Athalie) (et pas "nouveaux")
    D’autres exs : « Mais le fer, le bandeau, la flamme est toute prête » (Iphigénie) « Mon repos, mon bonheur semblait être affermi » (Phèdre)
    Encore un exemple : « Surtout j’ai cru devoir aux larmes aux prières / consacrer ces trois jours et ces trois nuits entières » (Athalie)
    La règle de la proximité existe dans d’autres langues romanes, comme le portugais ou l’espagnol. Cela n’a pas créé de "péril mortel".
    L’évolution historique peut être régressive : il y avait bien plus de mots féminisés, par exemple pour les métiers, à la Renaissance
    Réponse à une autre intox:l’#EcritureInclusive ne veut pas dire une multitude de . ou de tirets illisibles, qui s’appliquent à tous les mots
    L’écriture inclusive désigne des choix divers, qu’on peut adapter différemment suivant les situations, les publics, etc.
    On peut juste faire attention à employer des mots ou des tournures épicènes ou qui ne marquent pas le genre :"élèves" "personnes", etc.
    On peut facilement à l’oral veiller à dire "à toutes et à tous" (plutôt que "à tous"), c’est juste une habitude à prendre
    On peut revendiquer de féminiser certains noms de métiers : professeure, autrice (ou auteure), députée, écrivaine, etc...
    Pour les personnes qui trouvent ça "moche" : souvent c’est une simple question d’habitude. "Directrice" ne choque plus personne...
    "étudiante" ne vous scandalise plus. Alors que quand certaines l’ont revendiqué, le mot a fait scandale !
    Enfin, on peut employer des tirets/points : par exemple "les étudiant.e.s" à l’écrit, "les étudiants et les étudiantes" à l’oral
    Il y a beaucoup d’intoxs à ce sujet (par exemple le faux texte du Corbeau et du Renard, réécrit -personne ne prétend réécrire les textes-..)
    Cette proposition ne s’appliquerait pas à tous les mots ! On ne revient pas sur "la chaise" ou "le bureau", aux mots inanimés, abstraits...
    Elle s’appliquerait aux mots qui désignent des référents humains, par exemple "les étudiant.e.s" pour un groupe d’étudiantes et étudiantsSi vous lisez certains articles qui appliquent cette proposition, vous verrez qu’elle s’applique à peu de cas et ne défigure pas le texte
    Pour les personnes qui pensent que c’est moche, illisible, c’est votre droit mais sachez qu’on a pensé ça à chaque évolution de la langue...
    Par exemple, en phonétique, la prononciation "esthétique"du mot "roi" c’était [rwé], c’était la populace qui disait [rwa] (comme on le fait)
    Sincèrement, ça vous donne envie de redire [rwé] ?
    Molière : "Lorsqu’un homme vous vient embrasser avec joie ; Il faut bien le payer de la même monnaie". Joie = [jwé]
    N’oublions pas que les évolutions linguistiques sont lentes. Ce qui semble impensable ne le sera sans doute pas pour les générations futures
    Les masculinistes ont mis des siècles à imposer "le masculin l’emporte sur le féminin", normal que l’#EcritureInclusive prenne du temps !
    Contre-intoxs : il ne s’agit pas de réécrire les textes passés + il ne s’agit pas de sanctionner, par ex à l’école, les règles actuelles
    Quand il y a une réforme ou une évolution, généralement il y a une (longue) période de tolérance où on accepte des variations.
    Une objection intéressante : cette proposition viserait à sexualiser les personnes, à faire une différenciation nette hommes/femmes
    et serait donc en contradiction avec des initiatives non genrées. C’est vrai, je pense qu’il serait intéressant d’envisager un "vrai" neutre
    Mais pas un faux neutre masculin, qui n’est qu’une arnaque pour dire que l’homme représente l’universel. La société évolue, la langue aussi.
    Autre objection : il y a +important, on s’en fout de ces histoires-là. Ce n’est pas parce qu’il y a plus important que ce n’est pas important
    J’ai peine à croire qu’on répète à des petites filles "le masculin l’emporte sur le féminin"et qu’elles limitent ça à une règle de grammaire
    Rien ne nous empêche de réfléchir à ces propositions d’écriture inclusive, tout en nous intéressant à autre chose,en menant d’autres combats
    Autre objection : c’est un délire de bourge qui n’intéresse pas les classes populaires et va juste leur compliquer la vie.
    D’abord, spontanément les enfants vont plutôt appliquer la règle de proximité et dire "la juge" (et accorder au féminin) que masculiniser
    Normal c’est plus logique :)
    Les personnes qui s’élèvent contre l’écriture inclusive au nom des classes populaires ne veulent pas simplifier l’orthographe
    Pourtant l’orthographe en français a été construite pour des raisons élitistes, pour qu’elle ne soit pas accessible à toutes et à tous.
    On a choisi les variantes les plus éloignées de l’écriture « des ignorants et des simples femmes », qui avaient très peu accès à l’éducation
    Parmi les différentes variantes orthographiques, l’Académie a toujours choisi la +difficile parce que +élitiste (pas la +logique)
    Donc, il faudrait faire preuve de cohérence. On veut bien la complexité quand on veut être snob, pas quand il s’agit des femmes...
    Ce qui compte pour que les classes populaires maîtrisent la langue, c’est un accès à l’éducation et à la culture égal pour toutes et tous.
    Ce n’est pas une histoire de féminisation ou non de la langue.
    Enfin, quand on voit la violence des réactions que le simple ajout d’un "e" peut susciter, on se dit que, si, c’est important d’y réfléchir.
    Une source rapide et quasi exhaustive, cet article du Monde (en 2012) par A. Chemin : https://www.lemonde.fr/culture/article/2012/01/14/genre-le-desaccord_1629145_3246.html
    L’entretien de M. Candea pour @RevueBallast : https://www.revue-ballast.fr/maria-candea-langage-politique ; à peu près tout E. Viennot : https://www.editions-ixe.fr/content/non-masculin-ne-lemporte-pas-feminin
    + le très bon livre de M. Candea, Y. Chevalier, S. Duverger, A.-M. Houdebine sous la direction de E. Viennot : https://www.editions-ixe.fr/catalogue/lacademie-contre-la-langue-francaise

    https://twitter.com/Laelia_Ve/status/924630632545832960

  • SALONS DE MASSAGE-BORDELS : un trafic de femmes vulnérables sur lequel on ferme les yeux
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2021/11/14/salons-de-massage-bordels-un-trafic-de-femmes-vulnera

    INTERVIEW DE FRED ROBERT

    Par Francine Sporenda

    Né en 1971 à Paris, Fred Robert est le co-créateur et porte-parole de Zéromacho. Il est père de trois enfants et ex-mari de deux femmes. C’est Florence Montreynaud qui lui a fait découvrir le féminisme en 2003 et il était auparavant très loin de se douter de l’ensemble des privilèges dont il profitait. Il estime être encore très loin de la déconstruction de sa virilité mais trouve qu’il est essentiel de s’adresser sans attendre à tous les hommes car ils sont le problème et le principal obstacle à l’égalité femmes-hommes.

    #prostitution #esclavage #violophilie #culture_du_viol #masculinité #racisme #sexisme #classisme #violences_masculines #VIH

  • Violences de l’extrême droite : Mediapart saisit la justice | Edwy Plenel
    https://blogs.mediapart.fr/edwy-plenel/blog/011221/violences-de-l-extreme-droite-mediapart-saisit-la-justice

    « On devrait décapiter les journalistes de Mediapart » ; « Ils méritent une bonne correction fasciste » ; « Y’ a des gens chez Mediapart qui devraient commencer à renifler que cette radicalité de droite finira par les rattraper ; on ne collabore pas impunément » : prononcées dans des vidéos postées sur des chaînes de la plateforme YouTube ou dans leur fil de commentaires, ces phrases ne sont même pas les pires que l’on peut entendre dans la bouche de plusieurs militants d’extrême droite spécialisés dans la diffusion de la haine en ligne. Source : Mediapart

    • Je découvre un championnat sportif qui m’avait jusqu’ici échappé :

      « Il y a une dizaine d’années déjà, il nous avait aidés avec un chèque pour le championnat de France de karting des prêtres », raconte l’abbé Pierre Amar.

    • Vincent Bolloré, le catholique | Enquête de « La Croix » par Héloïse de Neuville et Mikael Corre (12/11/2021)

      Le grand patron est surtout « sincèrement inquiet » pour la France, selon plusieurs sources qui le disent soucieux d’en freiner la déchristianisation. « Pour lui, une certaine vision de l’homme est aujourd’hui menacée », croit savoir Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, qui le voit régulièrement (Vincent Bolloré possède un pied-à-terre à Saint-Tropez).

      (…) Le haut fonctionnaire se serait agacé auprès du grand patron que Pascal Praud et ses chroniqueurs parlent sans cesse des problèmes d’insécurité et d’islamisme à Trappes. Vincent Bolloré aurait alors demandé à son présentateur vedette de calmer le jeu. Et quelques semaines plus tard, la chaîne recontactait la préfecture avec comme projet de mettre en valeur des « initiatives positives » du territoire, si possible chrétiennes, et de retransmettre la messe de Noël. Un projet validé par le diocèse de Versailles.

      Mais Vincent Bolloré ne peut pas tout gérer en direct. Pour le seconder sur certains sujets, il s’est adjoint les services d’un chapelain : l’abbé Gabriel Grimaud. Ce prêtre atypique, ordonné en1977, est d’abord passé par plusieurs paroisses parisiennes avant de devenir aumônier dans l’enseignement scolaire, notamment à la Maison d’éducation de la Légion d’Honneur à Saint-Denis(2000-2021). Réputé bon prêcheur, il cultive la discrétion. Il n’a pas répondu à La Croix L’Hebdo et refuse toute interview, mais laisse courir sa plume sous divers pseudonymes (Défendente Génolini, Alexamenos…) dans plusieurs titres catholiques, dont ceux de Vincent Bolloré.

      (…) Ce goût pour la piété apparaît parfois loin de l’actualité. La liste des dernières émissions d’« En quête d’Esprit » en dit quelque chose. 19 septembre : « Comment sauver les églises de France. » 29 septembre : « Les anges sont-ils de retour ? » Le 10 octobre, cinq jours après la publication du rapport sur la pédocriminalité dans l’Église, l’émission est intégralement consacrée au film Fatima .

      Aucune mention de ce qui secoue alors les catholiques français. « Notre silence est-il un déni ?, s’interroge dix jours plus tard le présentateur Aymeric Pourbaix, dans un édito de France catholique intitulé « Se taire ou parler ? ». Non, bien sûr. (…) Parfois même, le silence est une indication à demeurer prudents. Et il est aussi permis de se poser la question, sans pour autant tomber dans le complotisme : quand toutes les ondes tiennent le même discours, qui leur a appris cet hymne à l’unisson ? Ne peut-il y avoir un chef d’orchestre caché, et à quelles fins ? » Et l’émission de spiritualité, tout à la piété, apporte ainsi, et par omission, sa contribution au combat contre-culturel, anti-« politiquement correct », mené plus largement sur CNews.

    • Et dans l’article du Monde :

      Qui a haussé la voix lorsque, en février 2019, il est intervenu pour annuler un projet pourtant déjà validé : l’achat de Grâce à Dieu, un film de François Ozon inspiré de l’affaire Preynat, ce prêtre reconnu coupable d’avoir agressé sexuellement des enfants pendant vingt ans ?

    • Éric Zemmour escorté en gare de Marseille

      https://www.bfmtv.com/politique/eric-zemmour-escorte-en-gare-de-marseille-devant-les-huees-de-militants-antif

      Le polémiste d’extrême droite Éric Zemmour, qui doit annoncer sa candidature à la présidentielledans les prochains jours, a subi plusieurs déconvenues lors de sa visite à Marseille. Lors de son retour en gare ce samedi, il a été hué par des militants antifascistes et escorté par les CRS jusqu’au train.

      le charlot du chouan de l’île du Loch’ échoue

  • Comment lutter librement à l’ombre des nouvelles chapelles ?- Autre futur
    http://www.autrefutur.net/Comment-lutter-librement-a-l-ombre-des-nouvelles-chapelles

    Après avoir conquis un certain nombre d’organisations de « gauche », voire « libertaires », le wokisme, les théories du genre, l’identitarisme et les réunions non-mixtes se sont invités sur la scène politique nationale, les plateaux de télévision et jusque dans les colonnes de la presse quotidienne (...) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

    • Je sais pas d’ou sort ce masculiniste mais il est gratiné !

      quelle serait concrètement la « feuille de route » minimale et applicable, y compris pour une « auto-défense féministe et [des] principes d’éducation populaire »… ? [4] Idem pour les questions liées à la sexualité, qu’elle soit hétéro, homo ou lgbtqia+…

      –—

      Devrai-je justifier de mon 1/8ème de sang Nègre, et de mes ascendances d’anciens esclaves libres d’Haïti [5] avant d’intervenir ?

      J’ai du mal à croire que ca soit pas un fake ... serions nous face à un authentique anarco-zemmouriste ?

      A la fin il cite la bible...

      #anarcouille #manarchisme #masculinisme #domination_masculine #non-mixité

  • Facebook Files : Frances Haugen ou la révolte d’un pur produit de la Silicon Valley
    https://www.marianne.net/societe/big-brother/facebook-files-frances-haugen-ou-la-revolte-dun-pur-produit-de-la-silicon-

    C’est cette agence de communication qui l’a aidée à préparer ses interventions publiques, et notamment l’émission de télévision américaine « 60 minutes », lors de laquelle son identité a été révélée au grand public. Pour ajouter un étage à cette fusée pensée pour tenir la dragée haute au colosse qu’est Facebook, une dernière institution est venue la soutenir : l’ONG Luminate, fondée par le milliardaire franco-américain Pierre Omidyar. Un personnage intrigant, fondateur d’Ebay, épinglé par le scandale d’évasion fiscale Paradise Papers, et mécène de médias ayant servi de plateformes aux révélations d’Edward Snowden, le lanceur d’alerte qui a révélé les programmes de surveillance de masse aux États-Unis. Selon Le Monde, c’est une structure financée par l’ONG de Pierre Omidyar qui règle la facture de la tournée de Frances Haugen. On est donc loin de la caricature de David contre Goliath, ce qui témoigne d’une mutation dans le profil et les méthodes des lanceurs d’alerte.

    « Cette organisation lui permet d’imposer son agenda à Facebook, qui ne peut pas attendre que le soufflé retombe. Ils sont donc obligés de répondre et c’est ce qui peut entraîner un changement dans les pratiques de la plateforme », juge le chercheur Olivier Ertzscheid, auteur du Monde selon Zuckerberg (C & F, 2 020), interrogé par Marianne. « Il est aussi intéressant de noter une évolution dans le domaine dénoncé par les lanceurs d’alertes. Cela a commencé dans les années 1990 par la santé, puis Snowden ou Julian Assange ont dénoncé les dérives liberticides des États, et désormais les alertes émanent de l’intérieur des géants du numérique », observe auprès de Marianne Olivier Alexandre, docteur en sociologie et chargé de recherche au CNRS.
    Crise morale

    La Silicon Valley est désormais attaquée par ses enfants. « Frances Haugen partage avec les leaders de la Silicon Valley de nombreuses similarités sociologiques. Elle a le même âge que Mark Zuckerberg (37 ans : N.D.L.R.), ils sont de cette génération qui a été aux premières loges en grandissant en même temps que les réseaux sociaux. Elle est américaine et blanche dans un milieu qui se présente comme très ouvert mais qui discrimine les étrangers et les latinos et les Afro-Américains. Elle est ingénieure en informatique avec une solide culture scientifique qui fonde une croyance dans le fait que les nouvelles technologies sont une source de progrès. Et enfin, comme la plupart des cadres de la Silicon Valley, elle est issue d’un milieu social très favorisé », décrypte le sociologue Olivier Alexandre.

    #Facebook #Frances_Haugen #Olivier_Ertzscheid #Olivier_Alexandre

  • Woman’s grocery list for husband goes viral and sparks conversation about men’s ’strategic incompetence’
    https://eu.usatoday.com/story/life/health-wellness/2021/09/15/men-weaponize-incompetence-avoid-housework-caring-kids/8336253002

    The grocery list was beautiful, meticulous, a combination of text and photos painstakingly organized. Each item featured a cut-out photograph, so there could be no mistaking it for a similar item, and included accompanying lines for quantity, aisle and price. The list came with a hand-drawn map of the store. Perfect, some education experts say, for a child working on gaining independence during their first time grocery shopping.

    Except this list wasn’t for a child. It was posted by a woman on the social media platform TikTok with the onscreen text, “When I have to send my husband to the store.”

    Some people thought the video was a joke, and while it may have been intended as hyperbole, many users on the platform cited it as an example of what gender experts call “strategic incompetence,” a tactic used by men – sometimes consciously, sometimes not – to avoid equitable division of family work. It is also referred to as “weaponized incompetence” or “performative incompetence,” in which men pretend they are unable to perform certain tasks so women will do them instead.

    On TikTok, the term #weaponizedincompetence has 3.5 million views.

    “Incompetence has its rewards. It allows men to justify the gender-based distribution of domestic labor,” said Francine M. Deutsch, Professor Emerita of Psychology at Mount Holyoke College and author of “Creating Equality at Home: How 25 couples around the world share housework and childcare.”

    Men in heterosexual relationships who fake incompetence at home or blame their poor performance on women’s unreasonable standards (ones sociologists say women have been socialized to maintain in order to be viewed as “good mothers” and “good wives”), harm women by placing the disproportionate burden of family work on their shoulders.

    According to the Pew Research Center:

    74% of mothers say they do more to manage their children’s schedules and activities than their spouse. Only 3% say their husband or partner does more.
    59% say they do more household chores than their spouse, with 6% saying their spouse does more.
    Just 39% of fathers say they were doing a “very good job” raising their children, compared with 51% of mothers.

    “There’s this assumption that women have the skills needed to complete childcare and housework, which means that we then stereotype men as having fewer skills or greater incompetence in this arena, but the reality is that no one is born knowing how to get a stubborn stain out of a shirt in the laundry or to scrub a pot effectively,” said Caitlyn Collins, a sociology professor at Washington University. “We learn how to do this. We are socialized from a very young age into learning what men and women can and should be responsible for.”
    Ruining the laundry, ignoring the children

    More than two decades ago, Deutsch interviewed hundreds of couples for her book, “Halving it All: How Equally Shared Parenting Works,” and found men employed many strategies of resistance to avoid participating equally at home. They included strategic incompetence, passive resistance – where men sit back while women repeatedly ask, nag and cajole – and praise, which may be sincere, but which Deutsch said also has the “insidious effect of keeping the work within women’s domain.”

    ’No’: The one word women need to be saying more often

    Deutsch said one husband she interviewed told her, “It would be a struggle for me to do the laundry. I don’t do it as well as Robin. I think she’s better with that sort of peasant stuff of life.”

    Strategic incompetence can look like a man ruining the laundry, leaving grease on the dishes or ignoring the children. It can sound like a husband who says, “I’m just not very good in the kitchen,” or that his daughter’s shirt buttons are too tiny to fasten himself.

    Collins said she once interviewed a successful working mom in Washington, D.C., married to a man who also worked full-time. The woman told Collins one night she asked her husband to take steak out of the freezer to thaw so she could cook it when she got home. He didn’t.

    “She said ’Caity, I’m embarrassed to say this out loud, but my husband works from home. He’s home all day long, and he could have taken the meat out of the freezer at any point in the day while I’m out at the office, so I can come home and cook, and he couldn’t even do that.’ She was embarrassed to tell me this because her husband was a very, very successful white-collar professional in D.C.” Collins said. “These are smart, capable men, and they weren’t really successful in helping their partners feel less stressed at home.”
    The problem with saying, ’but men were never taught’

    Deutsch said some of her detractors argue incompetence is not a strategy. It’s simply that men weren’t taught how to perform these tasks.

    “If you think about it for five minutes, you’ll realize that’s ridiculous,” she said. “Many women today, my husband and I, neither of us had ever held a newborn baby before our child was born. We both were novices.”

    Deutsch said she once interviewed a machinist who couldn’t figure out how to do the laundry. She’s talked to men who are employed in high-level management who did not contribute to the overall management of their homes.

    Analysis: What your mom actually needs

    “It’s one of the most intractable gendered things. And the men constantly said to me things like, ’She’s just more organized than I am.’ Well, some of these men were managers at work,” she said. “It’s not an issue of competence. It’s motivation. If you want to learn how to cook, do the laundry, take care of children, manage the household chores, certainly most men are capable of doing this.”
    Why women are sometimes unwilling to let go of the work

    Deutsch said some men are likely consciously manipulative, while others have simply learned there are benefits to doing less. And many women continue to do the lion’s share of managing their homes, Collins said, because they have been socialized to believe it is their responsibility.

    “It makes sense that women are unwilling to just let these tasks drop completely, like the laundry, changing diapers, helping with homework, scheduling doctor’s appointments,” Collins said. “Women aren’t really willing to let those things fall by the wayside and so they step in when their partners fumble to do the work, but there is no safety net for them when they don’t do those tasks.”

    That feeling you can’t name?: It’s called emotional exhaustion

    A woman who runs her household well is viewed as a “good woman,” which is why so many women have high standards for family work. It’s an authentic pressure but can have a backfire effect, leading to what gender experts call “maternal gate-keeping,” when some women prevent partners from helping because they don’t think they can complete the tasks as well.

    There are times, Deutsch said, when women must relax standards in order to achieve equity at home. Men also can’t blame their lack of participation on those standards, especially because some are non-negotiable.

    “Some standards are really important,” Deutsch said. “If the kid’s in the swimming pool, somebody has got to be watching them.”
    ’It’s a lot of work to try and be equal’

    Getting men to participate equally at home is its own kind of labor, in some ways more daunting than household tasks.

    “It’s a lot of work to try and be equal,” Collins said.

    Collins says the popularity of these videos on TikTok shows women have found an outlet for expressing frustration with their partners. They have also captivated an audience that’s encouraged them to demand better.

    “We do not teach women to express anger or rage at all in their lives and certainly not in the context of their families and in their relationships. We socialize women to put up with a lot that isn’t acceptable,” Collins said. “What you’re seeing on TikTok is a way women have found to express themselves with a veiled, kind of loving humor. But what you’re also seeing is people saying, ’that’s pretty messed up. You can expect more.’”

    Deutsch said some men won’t change. Other men can and will. But developing more empathy for their spouses may not be the right catalyst. Some degree of appreciation is likely already there, and the increased help a husband provides a burnt-out spouse at her wit’s end is not likely to last. For work to be shared at home, men need to believe equality matters. Women need to recognize they deserve it.

    “Equality is more straightforward than helping,” Deutsch said. “Helping is very ambiguous. How much help is required? When you commit to equality, it’s not ambiguous. It’s very clear what equality is. Maybe you’ll negotiate about a particular thing, but it’s a principle that you can always look to and ask, ’are we equal now?’”

    #domination_masculine #technique d’ #oppression #masculinisme #discrimination #hétérosexualité #incompétence_stratégique

  • #socialisation MASCULINE A LA #violence : le prix à payer
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2021/09/04/socialisation-masculine-a-la-violence-le-prix-a-payer

    Annotations :

    Vous rappelez que, si dans toutes les cultures, les identités masculines et féminines sont définies comme en opposition l’une à l’autre, ce qui est considéré comme masculin ou féminin varie considérablement d’une culture à l’autre. Vous mentionnez les Arapesh étudiés par l’ethnologue Margaret Mead chez qui les hommes sont censés être doux et sensibles, et les Chambouli où les femmes sont dominantes et où les hommes sont vus comme émotifs. lorsqu’ils naissent, on va avoir des contacts beaucoup plus toniques avec des garçons, on va davantage valoriser leur force physique, on va davantage les couper des sentiments tout en valorisant la colère, on va moins les prévenir du (...)

    #.entretien #féminismes #:Lucile_Peytavin #masculinité #Sociologie #virilisme

    • « batard » c’est une injure patriarcale qui sent le vieux zob de putier. Oui pour couper les bourses à la police, mais oui aussi pour les couper aux anarcouilles, manarchistes et autres machos de gauche qui croit que batard est encore une injure. Sals fils de vos pères, bande de parasites à couilles, il serait temps d’arreter de vous servir de la misogynie pour vous dévalorisés entre biteux.
      #misogynie #sexisme #masculinisme #machos_de_gauche #manarchisme

    • Slime A.C.A.B
      https://www.youtube.com/watch?v=XAVFUUnDpo8


      .
      Là une seule critique est possible : pourquoi ce groupe. #punk allemand chante-t-il en anglais ? Pas grave, tout le monde aime la chanson. Une autre raison est sans doute que dès que tu te mets à chanter en allemand ce n’est plus de l’art et tu te fais interdire ta chanson.

      [Intro]
      A.C.A.B, A.C.A.B, A.C.A.B, A.C.A.B!

      [Verse 1]
      See them walking down the streets all day - A.C.A.B
      See them walking down the streets all night - A.C.A.B
      Never heard of human dignity - A.C.A.B
      Working for a fascist machinery - A.C.A.B

      [Chorus]
      They say it’s law and order but we live in fear
      Fuck off cops, get out of here
      All cops are bastards
      All cops are bastards
      All cops are bastards

      [Verse 2]
      See them driving with their blue lights on - A.C.A.B
      See them holding their tommy-guns - A.C.A.B
      Beatin’ up people without any reason - A.C.A.B
      Supported by the law and the politicans - A.C.A.B

      [Chorus]
      They say it’s law and order but we live in fear
      Fuck off cops, get out of here
      All cops are bastards
      All cops are bastards
      All cops are bastards

      [Verse 3]
      See them walking down the streets all day - A.C.A.B
      See them walking down the streets all night - A.C.A.B
      Never heard of human dignity - A.C.A.B
      Working for a fascist machinery - A.C.A.B

      [Chorus]
      They say it’s law and order but we live in fear
      Fuck off cops, get out of here
      All cops are bastards
      All cops are bastards
      All cops are bastards
      All cops are bastards
      All cops are bastards
      All cops are bastards
      All cops are bastards

      Wir wollen keine Bullenschweine
      https://www.youtube.com/watch?v=QFDXCW1kf-s

      [Strophe 1]
      Der Faschismus hier in diesem Land
      Nimmt allmählich überhand
      Wir müssen was dagegen tun
      Sonst lassen die uns nicht in Ruh’
      Wenn ich die Bullen seh’ mit Knüppeln und Wummen
      Jedesmal sind wir die Dummen
      Die nehmen uns fest, stecken uns in den Knast
      Doch das steigert nur unseren Haß

      [Bridge]
      Ein Drittel Heizöl, zwei Drittel Benzin
      Wie ’68 in Westberlin
      Diese Mischung ist wirkungsvoll
      Diese Mischung knallt ganz toll

      [Refrain]
      Wir wollen keine Bullenschweine

      [Strophe 2]
      Dies ist ein Aufruf zur Revolte
      Dies ist ein Aufruf zur Gewalt
      Bomben bauen, Waffen klauen
      Den Bullen auf die Fresse hauen
      Haut die Bullen platt wie Stullen
      Stampft die Polizei zu Brei
      Haut den Pigs die Fresse ein
      Nur ein totes ist ein gutes Schwein

      [Bridge]
      Ein Drittel Heizöl, zwei Drittel Benzin
      Wie ’68 in Westberlin
      Diese Mischung ist wirkungsvoll
      Diese Mischung knallt ganz toll

      [Refrain]
      Wir wollen keine Bullenschweine

      https://de.m.wikipedia.org/wiki/Wir_wollen_keine_Bullenschweine

      Wir wollen keine Bullenschweine ist ein Lied der Hamburger Punkband Slime, das 1980 auf der gleichnamigen Extended Play und auf ihrem Debütalbum Slime I unter dem Titel Bullenschweine veröffentlicht wurde.
      ...
      Das Lied ist nach Georg Lindt in Praxis Geschichte eines der ersten, das „zum ersten Mal seit den Songs der Liedermacher nicht nur auf Einzelforderungen zurück[greift], sondern wieder auf eine radikalere Verweigerungshaltung: ganz im Sinne von Punk wenden sie sich nicht gegen einen Teilbereich gesellschaftlicher Missstände, sondern gegen Gesellschaft allgemein und schimpfen generell auf alles, was ihnen auf die Schnelle einzufallen scheint: Gegen Faschismus, soziale Ungerechtigkeit, Umweltzerstörung, Militär, Polizei, Identitätsverlust, Entfremdung und Automatisierung.“
      ...
      IndizierungBearbeiten

      Vor dem Hintergrund des Liedes gab es mehrere Gerichtsverfahren gegen das Label Aggressive Rockproduktionen und das Unternehmen SPV, das die beiden Platten, sowie den Sampler Deutschpunk-Kampflieder[7], auf dem das Stück ebenfalls enthalten ist, in den 1980ern vertrieb. Jedoch kam es nie zu einer Verurteilung. 2003 zeigte in Hamburg ein Polizist einen Mann wegen Beleidigung an, weil dieser das Lied bei einer Demonstration abgespielt habe. Auch in diesem Fall kam es wieder zu Hausdurchsuchungen und einem Einzug der Platte.

      Tatsächlich wurden sowohl die EP, die 2010 von einem unbekannten Label neu aufgelegt wurde, und das Debütalbum der Band erst am 10. Mai 2011 von der Bundesprüfstelle für jugendgefährdende Medien indiziert und auf Liste B gesetzt. Grund war ein Antrag des Landeskriminalamts Brandenburg, den ein Dreiergremium, bestehend aus Elke Monssen-Engberding (Leiterin der BPjM), einer politischen Referentin und einer wissenschaftlichen Angestellten, prüfte. Die BPjM bezeichnete in ihrer Begründung den Kunstgehalt als niedrig und entschied, dass der Jugendschutz in diesem Fall Vorrang vor dem Kunstschutz haben müsse. Die beiden Tonträger wurden auf die Liste B gesetzt und zur Überprüfung nach §130 Abs. 1 StGB (Volksverhetzung) an die Staatsanwaltschaft in Cottbus übergeben.

      #acab #censure

  • SOCIALISATION MASCULINE A LA VIOLENCE : le prix à payer

    Lucile Peytavin est historienne, spécialiste du travail des femmes dans l’artisanat et le commerce. En 2016, elle rejoint le Laboratoire de l’égalité, où elle travaille sur la lutte contre la précarité des femmes. « Le coût de la virilité », paru aux éditions Anne Carrière, est son premier essai.

    FS : Les dommages causés par les comportements masculins criminels et antisociaux sont si multiples, si divers et parfois leurs conséquences sont si peu visibles ou à si long terme qu’ils peuvent être difficiles à identifier. Est-ce que cette situation vous a causé des problèmes dans l’écriture de votre livre, et lesquels ?

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/09/26/socialisation-masculine-a-la-violence-le-prix-a-payer

    #féminisme #masculinisme #virilité

  • Des misogynies rebelles | Joy Press et Simon Reynolds
    https://lmsi.net/Des-misogynes-rebelles

    Au départ, Sex revolts a été imaginé comme une enquête sur la misogynie – la masculinité dérangée et dérangeante – au sein du rock et des styles voisins de musique populaire. Mais notre périmètre s’est rapidement élargi pour embrasser d’autres aspects des questions de genre, tels qu’ils se manifestaient, amplifiés, dans la musique pop et ailleurs. Source : Les mots sont importants

  • Faut-il jeter tous ses vinyles des Rolling Stones à la poubelle ? | Sylvie Tissot
    https://lmsi.net/Faut-il-jeter-tous-ses-vinyles-des-Rolling-Stones-a-la-poubelle

    Avertissement avant lecture : une fois refermé le livre de Simon Reynolds et Joy Press, vous n’écouterez plus jamais « Satisfaction » des Rolling Stones de la même manière. La lecture de Sex Revolts est dévastatrice mais, comme des enceintes d’un nouveau type qui produiraient un autre son, elle est aussi puissante, et nous la recommandons vivement. Une fois passé 200 pages à déconstruire, minutieusement et sans pitié, les deux matrices – qui semblent parfois n’en faire qu’une – où s’alimente le rock’n’roll : rébellion et misogynie, puis à explorer – avec admiration, mais non sans réserves – « l’autre masculinité » qui s’est construite contre elle dans le sillage du « Summer of Love », du « Flower Power » et des musiques « psychédéliques » ou « planantes », les auteur·e·s nous invitent à parcourir l’envers (...)

  • « Le Roi Jéhan » Une histoire pas si moyenâgeuse sur la masculinité, le pouvoir et ses secrets, et un livre concept : on accéde à une double-lecture à l’aide d’un filtre rouge, qui modernise le récit et met les corps et les complexes à nu.

    Sans filtre rouge : Au royaume de Mont-Tournure, le roi Jéhan de Potiguigni, imbus de son pouvoir, tire à la courte paille chacun de ses jugements. Méprisé par son peuple, sourd aux conseils de sa reine, il part en guerre pour faire taire la colère populaire. À moins que ce ne soit pour fuir son plus grand secret...

    Avec filtre rouge : Car au royaume de Mont-Tounu, où l’on vit dévêtu, le roi Jéhan de Petitquiqui pense son sexe si petit que tout le monde en rit. Multipliant les conquêtes pour se rassurer, il délaisse la reine. Mais plus il tire sur sa paille pour la faire grandir, plus la moquerie gagne son entourage. Jusqu’à cette provocation du roi voisin, se targuant d’avoir la plus grosse…

    Comme on voit avec le gif

    Par Bénédicte et Marine des Mazery aux Éditions Lapin, 80 pages - 18 euros
    – (lien HS ?) https://librairie.lapin.org/all-parutions-2021/761-le-roi-jehan.html

    #livre #BD #masculinité #pouvoir

  • Les maltraitances animales peuvent signaler des violences domestiques

    Des hommes violents envers leur femme et leurs enfants le sont aussi envers les animaux du foyer. Ce lien, méconnu en France, apparaît régulièrement dans les affaires traitées par la justice. Il pourrait servir au dépistage des violences domestiques et à la mise à l’abri des victimes.

    Mai 2018, à Rennes. Un homme de 27 ans, ivre, débarque chez sa compagne. Il veut voir son fils, né quelques jours plus tôt. Mais le bébé est resté à l’hôpital. Le père s’énerve, frappe la jeune femme de 19 ans à coups de pied, puis la blesse avec un couteau. Le mois suivant, l’agresseur est condamné à trois ans et demi de prison. L’enquête révèle qu’il lui arrive aussi d’être cruel avec des animaux. Un jour, en pleine scène de violence conjugale, il tord le cou du chaton de la maison et l’éventre en le jetant sur le coin de la table.

    Il n’est pas rare qu’un homme violent envers sa famille le soit aussi envers les animaux du foyer. « Les violences sur les animaux sont des marqueurs de violence sur les humains. Cela fait longtemps déjà que la littérature scientifique le montre », souligne Laurent Bègue-Shankland, professeur de psychologie sociale à Grenoble et auteur de L’Agression humaine (Dunod, 2015). Peu connu de ce côté-ci de l’Atlantique, le continuum de violences envers les animaux et envers les humains a été théorisé et largement étudié dans les pays anglo-saxons, États-Unis et Canada en tête.

    Généralement inaperçu, ce lien apparaît régulièrement dans les affaires de violence traitées par la justice. « Nous le constatons chaque année, lors des dizaines de procédures pour cruauté envers les animaux où nous nous constituons partie civile », détaille Reha Hutin, présidente de la fondation 30 millions d’amis.

    Les maltraitances animales pourraient servir au dépistage des violences domestiques. © Photo Olivier Morin/AFP Les maltraitances animales pourraient servir au dépistage des violences domestiques. © Photo Olivier Morin/AFP

    Un exemple ? Cet homme de 38 ans, habitant Landrévarzec dans le Finistère, condamné à un an de prison pour des violences sur sa compagne et sur sa fille en mars 2019, et également poursuivi pour sévices graves sur des animaux. Habitué à bousculer, à frapper sa compagne et à la menacer de mort, l’agresseur s’en était également pris à leur enfant de 14 ans. Alors qu’elle tentait de protéger sa mère, il l’avait lancée contre un meuble. Un mois plus tôt, lors d’une scène de violences conjugales, il avait tué la tortue et le poisson de la maison, et jeté le lapin, après l’avoir sorti de sa cage.

    Les violences contre les animaux s’inscrivent pleinement dans le patriarcat.

    Comment expliquer que la cruauté envers les animaux et la violence domestique soient régulièrement liées ? Ces violences relèvent en fait du même mécanisme. L’enjeu, c’est la domination des êtres vulnérables. « Il s’agit d’un être vivant qui en prend d’autres pour des objets, constate Jacques-Charles Fombonne, président de la SPA (Société protectrice des animaux). L’agresseur veut se sentir tout-puissant lors de combats dont il sait qu’il sortira vainqueur. » Le monde entier est son terrain de jeu. Il a tous les droits sur les corps des autres : celui de sa femme, de ses enfants et des animaux.

    Dorothée Dussy, anthropologue, spécialiste de l’inceste et autrice de l’ouvrage Le Berceau des dominations (Éditions La Discussion, 2013), a pris l’habitude de poser la question des maltraitances animales aux victimes avec lesquelles elle s’entretient. « Je me suis rendu compte lors d’ateliers collectifs que le thème revenait souvent, rapporte-elle. Cela n’arrive pas dans toutes les familles incestueuses, mais c’est assez courant. Ce n’est pas étonnant. L’agresseur montre qu’il peut abîmer à loisir tout ce qu’il considère comme subalterne. »

    « Les violences contre les animaux s’inscrivent pleinement dans le patriarcat, appuie Bénédicte de Villers, docteure en philosophie, autrice d’une étude fouillée sur ce sujet. Il s’agit de démontrer la supériorité de l’homme, de rappeler que c’est lui le dominant, c’est lui qui dirige. » L’association de protection des animaux One Voice relève dans une analyse à propos des liens entre cruauté envers les animaux et violences contre les personnes que « près des trois quarts des femmes victimes de violences, parmi celles ayant un animal de compagnie, déclarent que leur agresseur les a menacées de blesser ou de tuer leur animal ».
    Lire aussi

    Joseph Andras : « Me coltiner le réel, c’est la seule chose que je sache faire » Par Ellen Salvi

    La violence exercée sur les animaux domestiques est un moyen très efficace pour terroriser la famille. « Un homme violent qui maltraite aussi les animaux domestiques sous-entend plusieurs choses, décrypte une accueillante de la Maison plurielle, lieu belge d’accompagnement de femmes victimes de violences. À savoir : “Je sais ce qui est important pour toi et je le détruis” et “ce que je lui fais, je peux te le faire aussi”. Et si la femme a trois chatons, l’agresseur choisira sciemment de faire mal à son préféré. »

    Dorothée Dussy cite l’histoire d’une femme victime d’inceste dont le père éviscère le chien de la maison sur la table, au cours d’un repas familial, parce qu’il n’a pas été entendu au moment où il demandait du pain. Chacun·e intériorise alors que l’agresseur est capable de cruauté radicale. Mais aussi que personne n’intervient pour sauver la victime. « Quand le patriarche maltraite l’animal de la famille, il y a réellement un contenu pédagogique pour les témoins : ils apprennent à avoir peur et à rester passifs face à l’exercice de la violence. »

    De leur côté, les agresseurs peuvent se sentir confortés par les très rares (et très faibles) peines dont ils écopent quand ils s’en prennent à des animaux. « Si le type a un casier vierge, il a droit à une réprimande du tribunal et une simple contravention, retrace Reha Hutin. Pour condamner pour cruauté, il faut prouver l’intentionnalité de l’agresseur. Le prévenu dit simplement qu’il n’avait pas l’intention et il est tranquille. Il reçoit le message qu’il peut continuer à être violent en toute impunité. »
    Une meilleure détection des violences grâce aux animaux

    Penser le lien entre les deux types de violence, même s’il n’est pas systématique, permettrait aux services de protection animale et d’aide sociale d’articuler leurs interventions, et de « se donner une chance supplémentaire de repérer les violences intrafamiliales », pense Laurent Bègue-Shankland. Depuis 2015, de nombreux États américains ont mis en place un partage d’informations : police, services de protection des animaux, vétérinaires et services sociaux se transmettent réciproquement des notifications en cas de suspicion de maltraitance envers des animaux ou des personnes. « Il y a certainement des enjeux éthiques importants et des garanties à offrir pour que ces données personnelles sensibles soient utilisées en conformité avec le droit des personnes », ajoute Laurent Bègue-Shankland.

    Au Royaume-Uni, les services de travail social se servent aussi de cet outil. Lors des entretiens avec les familles où des violences sont suspectées, ils posent des questions telles que : « Y a-t-il des animaux dans le foyer ? Comment chaque membre du foyer traite-t-il l’animal ? Craignez-vous que quelque chose puisse arriver à cet animal ? » C’est intelligent, estime Jacques-Charles Fombonne, président de la SPA, par ailleurs ancien officier de police judiciaire, car « un enfant, qui aura énormément de mal à dénoncer les violences commises par un parent, pourra dire plus facilement que l’animal de la famille est maltraité. Pour les professionnels qui l’écoutent, ce sera un signal ».

    En France, où deux foyers sur trois possèdent un animal de compagnie, ces pratiques ne sont que balbutiantes. « Quand on récupère un animal maltraité dans une famille, la police nous accompagne systématiquement, explique Reha Hutin. Par le biais des animaux, on arrive à entrer dans des foyers auxquels les autorités n’auraient pas accès. On alerte automatiquement les services sociaux. Après, à chacun de faire son travail. » Jacques-Charles Fombonne est certain que les collaborations pourraient aller plus loin : « En France, on estime trop que ce qui se passe dans l’intimité des maisons ne regarde pas les autres, renchérit-il. Et les autorités, les services sociaux et les associations sont encore trop frileuses pour partager des informations. »

    Les animaux ne peuvent d’ailleurs pas uniquement être considérés comme des sentinelles.

    Pourtant, des interventions coordonnées et précoces, avant la judiciarisation des dossiers, auraient beaucoup de valeur, pense Bénédicte de Villers, qui constate aussi que chacun a besoin « de dépasser de solides préjugés ». Du côté des associations de protection animale, beaucoup pensent que les violences domestiques n’ont lieu que dans les milieux précaires. Et dans les services sociaux circule encore l’idée que s’intéresser aux animaux risquerait de faire oublier les femmes et les enfants. « Mais aujourd’hui, je crois que le contexte est propice, poursuit Bénédicte de Villers. De plus en plus de mouvements inclusifs rapprochent féminisme et écologie. Les humains comprennent qu’ils n’ont rien à perdre à accorder de l’attention aux animaux. Il ne s’agit pas de choisir, au contraire. »

    En Belgique, à la Maison plurielle, l’équipe interroge systématiquement les femmes à propos de leurs animaux domestiques : « Elles n’osent pas en parler, car elles ont peur qu’on les trouve ridicules. Pourtant, l’animal peut réellement les empêcher de quitter leur domicile. Elles craignent qu’il soit tué après leur départ. Cette relation est importante pour elles, elle les maintient parfois en vie. »

    En France, contrairement aux États-Unis ou au Canada, il n’existe pas de foyers d’hébergement de femmes victimes acceptant aussi leurs animaux. Il faudrait aussi que les associations protectrices d’animaux soient mobilisées dès que la mise à l’abri d’une personne est décidée, suggère Bénédicte de Villers : « Aujourd’hui, a-t-on les moyens de promettre à un enfant que s’il dénonce son père violent et quitte son foyer, son chat sera récupéré ? Non. Les animaux doivent être recueillis. Et ils ne peuvent d’ailleurs pas uniquement être considérés comme des sentinelles, encore une fois instrumentalisés selon nos besoins d’humains. »

    Porter davantage d’attention aux animaux est efficace pour mieux dépister les violences domestiques, croit sincèrement la chercheuse. Mais elle tient à recontextualiser cet outil : « À chaque féminicide, on s’aperçoit que la femme tuée avait déjà alerté, signalé, parfois porté plainte. Pourquoi ne commence-t-on pas par écouter les femmes ? »

    #masculinité #violences #virilité #violence_masculine #nos_ennemis_les_bêtes

  • Portrait d’un homme violent, par @EllenAgreaux

    comprenez ce qu’est un mec violent. il est pas devenu ça du jour au lendemain. il a établi un pouvoir total sur son petit monde. il a toujours été « colérique » il a toujours été « autoritaire », « directif » au moins, il a TOUJOURS OBTENU CE QU IL VOULAIT de force ou à l’usure.

    c’est toujours un pervers manipulateur qui utilise TOUT ce qu’il peut trouver pour parvenir à ses fins et imposer sa volonté à tout le monde.
    infatigable, déterminé, il a usé ses parents, sa fratrie, ses collègues, ses voisins, ses potes. personne ne s’oppose plus jamais à lui.

    c’est un homme charmant, drôle, charismatique, il peut même être généreux (peu, lol)...tant qu’il a ce qu’il désire de qui le demande au moment où il le demande.
    tout son petit univers a compris cette règle.

    il est parfait. sisi, tout le monde te le dira, parce que faudrait pas dire du mal de lui si ça jamais ça remonte à ses oreilles tu vas prendre cher. et il tend l’oreille partout en permanence, c’est un paranoïaque.
    parfait tant qu’il a ce qu’il veut. tout le monde la ferme.

    sa position est liée à son rang de naissance. il est brutus mal dégrossi qui a posé sa domination aux poings dans certains milieux, maître chanteur à pouvoir financier dans d’autres, en général il finit par utiliser les deux possibilités.
    son trip c’est la toute puissance.

    pour le plaquer il faut tout perdre, à moins que ça il te détruira. pas une once de ce qu’il estime être à lui, maison, meubles, GENS, amis, relations, territoire géographique, ne doit lui échapper.
    c’est ça son trip. toute puissance totale. contrôle total. pouvoir total.

    un ENFANT lorsqu’il lui est confié même juste en simple visite, est sous son pouvoir à 100%. c’est la personne la plus faible du monde celle qui n’a aucun moyen d’échapper ou de tenter de résister. un jouet pour lui. une souris dans les griffes d’un chat.

    il n’y a aucun recours pour un enfant dans ce contexte. les adultes autour ont renoncé avant lui. il ne trouvera pas de soutien. il trouvera au contraire des trahisons, des gens qui soutiendront son père, il se prendra des engueulades publiques qui tourneront au procès d’assises.

    tout sera utilisé contre lui et les adultes autour de son père le valideront, l’enfant le sait. mon ex FILME le gosse de dos décrète qu’il BOITE ou qu’il est TORDU, ensuite il passe la vidéo en boucle jusqu’à ce que tout le monde acquiesce et affirme que c’est le cas.

    il embraye en déclarant que c’est un problème médical que je n’ai pas pris en charge (parce que je suis insère tout et rien). TOUS LES ADULTES PRESENTS confirment leur accord. l’enfant est alors interrogé. « tu es mal soigné hein ? » et il DOIT confirmer à son tour.

    ensuite il prend son téléphone (toujours avec son public il aime le public c’est un narcissique avant tout...le pouvoir ne prend sens que quand il est applaudi) et m’appelle. je suis loin et je sors de mon lit ou de ma balade. je me fais hurler dessus. je DOIS soigner ça.

    « ça » n’existe PAS. il n’y a pas davantage de problème médical que de problème scolaire. c’est une invention. une démonstration de pouvoir. ça n’existe pas, mais ça se met à exister par sa bouche. au commencement était le verbe.
    et maintenant : cela est. et je dois remédier.

    l’enfant est dans l’incapacité de se défendre. il a 8 ans, 12 ans...on lui a inventé une boiterie. une maladie génétique qui existe. une déformation. il est anormal. la faute à sa mère. c’est ce qu’il entend depuis toujours. voilà une anomalie de plus. les adultes valident.

    il faut voir l’effet du délire. tous les présents attestant, preuve vidéo mille fois repassée à l’appui, ralentis, arrêts sur images (un procès)...qu’il y a boiterie, il se passe un truc : l’enfant, 100% concentré sur sa marche tentant de contrôler le moindre pas, se met à boiter.

    la prophétie se réalise. et là, je ne peux plus me défendre. quand j’arrive chez mon toubib, l’enfant manifeste réellement une boiterie. légère mais.
    –vous ne l’aviez pas remarqué avant ? (mère indigne)
    –non (0 possibilité de défense)
    –radio des hanches
    –bah ouais

    –> ya RIEN.

    bien sûr que ya rien. y’a jamais rien eu. il délire. et à force, il persuade. en maltraitant l’enfant qui doit être ce qu’il lui dit d’être alors quand il faut être boiteux ON BOITE.
    quand il faut être soi disant nul en classe on tombe de 2 points.
    quand il faut être obèse...

    à la fin ya pas rien. ya un enfant violenté psychiquement, et ya des DOSSIERS sur LA MERE. parce que c’est la mère qui recoure derrière. c’est elle qui demandait l’analyse d’une boiterie. c’est elle qui fait du sport avec le gosse en surpoids, c’est elle qui fait faire les maths.

    c’est elle qui a la garde c’est elle qu’on voit partout c’est elle qui est en charge c’est la mère qui DOIT...gérer soigner éduquer nourrir trier les chaussettes...et c’est chez elle que ce qui n’existe PAS, ce qui est RIEN, devient quelque chose et se met à exister.

    ainsi il n’y avait aucune boiterie aucune déformation de hanche, rien, mais il y a maintenant quelque chose : une mère chez qui on a fait une vérification inutile de quelque chose qui n’existe pas la preuve on n’a rien trouvé. c’est donc elle qui est : folle/poule/mauvaise.

    ya RIEN, il fait naître quelque chose, DE FORCE, il fait attester son monde sur lequel il règne en maître incontesté, il FORCE l’enfant à se conformer à ce quelque chose, témoins à l’appui, tu boites on te dit...et c’est à MOI de résoudre le délire DONC je finis coupable.

    je n’ai pas le choix, pour défendre l’enfant, je DOIS démolir le délire, et pour faire ça ma parole ne suffira pas il me faut entrer dans le jeu et faire le poids face à papa et ses soi disant témoins, il me faut un avis professionnel extérieur incontestable.

    moi ça va, ça me fait chier je passe pour ci ça et pire encore, mais je suis une grande personne ça me dérange pas je ne dépends pas de l’opinion du radiologue du coin me concernant, jmen fous.
    en revanche, l’enfant, quand il est solo là bas...

    comprenez que ya 0 recours pour un gosse dans ce contexte. le papa tout puissant ne laissera PERSONNE ne contrarier, même pas un toubib, mon ex a déjà été capable de recourir abusivement aux urgences et de hurler 2h dans son tel sur ma gueule dans le box en présence du médecin.

    même un toubib il va le faire chier assez pour qu’il le valide. comme ça le gosse rentre avec un courrier pour un autre toubib. qui, lui, va pouvoir dire que non ya RIEN. bien sûr puisque là c’est chez moi avec moi, moi je braille pas 2h dans ton service.

    faut bien comprendre la mécanique, bien cerner le personnage et son jeu, et tu vas conclure comme moi : la meilleure chose à faire pour protéger le gosse, c’est ce qui se rapproche le plus de RIEN. rester le plus possible proche du néant, ne pas donner la moindre bille.

    si tu veux rendre service au petit, dis qu’il est PARFAIT. on sait qu’il l’est pas, personne ne l’est, et son père va bien sûr pouvoir contester et inventer un truc, mais il le fera TOUJOURS autant que ça soit PAS TA FAUTE pas TON IDEE ton initiative.

    si tu veux rendre service plus que ça et faire péter le système de papa tout puissant, c’est PAS à lui qu’il faudra parler. c’est à un flic, un juge, un psy, les trois, qu’il faudra dire tout ça et tu n’auras pas beaucoup de poids. en face ya le petit monde où monsieur règne.

    et ce qui arrivera, au meilleur des cas, si quelqu’un accepte d’entendre ta version, c’est qu’on mettra l’ENFANT au milieu du tribunal et on lui demandera de parler.
    la petite souris la plus dépourvue de défenses et de moyens de survie sera chargée de dire qui est le chat.

    la petite souris à qui on invente une réalité, qu’on force à être ce que le chat veut au moment où il le veut, l’enfant qui n’a jamais pu trouver un adulte pour contrarier son père, sera la boussole de la justice, persuadée de lui venir en aide et d’agir pour son bien.

    les enfants qui se sont retrouvés dans cette situation ont très rarement réussi à en tirer profit. la plupart du temps, la terreur des conséquences leur fait adopter la même stratégie qu’ils ont toujours eue : papa a raison, c’est un bon papa, j’aime mon papa.

    ça aboutit plus facilement à la perte de leur dernier soutien adulte, maman, qu’à autre chose. c’est pas leur faute, ils ne pouvaient rien répondre d’autre ces gosses. ils ne pouvaient pas parier aussi gros, au risque de tomber sur le même résultat mais en ayant contrarié papa.

    tu sais comment je le sais ? comme les autres femmes dans cette situation, je le sais parce que ça m’est arrivé aussi, à moi, de craindre les conséquences si fort que j’ai soutenu ce mec, publiquement, moi même. on l’a toutes fait.

    en tant qu’adultes on a vécu la position dans laquelle la justice prétend que nos enfants pourraient être sauvés. il y a dans chaque histoire de couple avec un violent un chapitre où on a été prise à partie, posée au milieu, où il a fallu se ranger du côté de notre agresseur.

    c’est exactement comme ça qu’il prend le pouvoir sur tout le monde. chaque personne autour de ce mec a été un jour dans cette position centrale où quelqu’un lui demandait d’attester, d’avouer, de dire oui c’est un connard il m’a escroqué ci ça fait subir ci ça...

    et chaque personne, à ce moment là, a eu PEUR de revivre en pire toutes les manifestations de pouvoir précédentes, chaque personne à ce moment précis a été emmenée dans ses souvenirs, brutalement, des souvenirs qu’on essaie d’oublier, de nier, chaque minute, pour pouvoir TENIR...

    et chaque personne à ce moment là, quand tous les yeux se braquaient sur elle, attendant que sortent ces souvenirs, tous, là, d’un bloc, vas y parle bordel de merde...a été tétanisée coincée dans sa mémoire assaillie de peur, a rangé la boite des souvenirs et soutenu l’agresseur.

    alors qu’on est adulte, hein. on n’a pas de problème à parler, théoriquement. on craint pas une engueulade. certains ont largement assez d’assise financière pour ne rien risquer, même. mais la violence accumulée de ce mec...le souvenir de ce dont il est capable pour MOINS QUE CA

    suffisent amplement à peser rapidement le pour et le contre et conclure que c’est vraiment pas le moment, pas le truc à faire, que ce sera juste pire, que si jamais les gens autour changent le fusil d’épaule on joue trop gros...
    alors imagine un gosse.

    et il le sait, l’autre salaud. il s’en sert. il tient ses appuis. il va t’en reparler, de ce jour où tu as été D ACCORD avec lui, de ce jour où tu as pris sa défense face à un employé, un prestataire, devant le directeur de l’école, dans une dispute avec un ami...

    c’est comme ça qu’il tient un par un, chacun par son fil, tout son entourage. et dans cet entourage à la fin chacun a une bonne raison d’en vouloir à l’autre. parce qu’il y a eu pour chacun ce moment là. la trahison. le présumé allié qui finalement n’est pas allé au bout.

    c’est comme ça qu’il ISOLE chacune de ses petites souris-jouets dans sa petite cage personnelle où elle se retrouve contrainte quasiment par elle même de satisfaire monsieur tout puissant. parce qu’elle l’a fait UNE FOIS. cela vaut allégeance à vie.

    chaque faiblesse, chaque opportunité de prendre en tenaille, de mettre en déséquilibre, d’abuser, chaque possibilité d’utiliser une situation random, il s’en sert. la caissière s’est trompée d’un euro il hurle fait un esclandre fait adhérer 4 personnes dont toi.

    elle était juste dans une mauvaise journée ça aurait pu se résoudre autrement il aurait pu s’asseoir sur son euro on s’en fout, ça ne se passe JAMAIS comme ça avec ces mecs là. il a vu qu’elle était dans une mauvaise journée, ça va lui servir, il va la pousser, l’utiliser.

    d’une erreur banale il fera un drame et d’une personne fatiguée il fera son agresseur, contraignant les témoins présents à le valider qu’on en finisse et qu’on puisse payer son yaourt nom de dieu. il s’en servira encore 10 ans plus tard.

    c’est comme ça pour tout et rien, sa vie est sa scène il écrit son théâtre, son psychodrame permanent, les autres sont ses marionnettes. c’est très fatiguant. tout le monde cède tôt ou tard. ça le sert. il s’en sert.
    les enfants là dedans...n’ont aucune chance de s’en tirer.

    il ne faut pas le nourrir, il ne faut pas tenter quoi que ce soit, tout sera aggravant, chaque personne soumise à son pouvoir ne peut que souffrir davantage, la seule solution c’est la fuite, quand on est enfant on n’en a pas le droit.

    les choses ne vont moins mal que si on obéit. si on se soumet. bonjour, sourire, oui monsieur, oui chéri, oui papa, compliments, déclarations d’amour, validations permanentes, rampage...et là il a des moments de calme (mais c’est JAMAIS permanent non, plus sinon tu vas oublier).

    tu MEURS psychiquement. tu te suicides toi même à l’intérieur. tu butes toi même par avance tout ce qui est toi et qui a une chance de déclencher une merde. sinon même payer un yaourt à carrouf peut devenir une merde géante.
    imagine vivre ça enfant.

    le jaf qui a tamponné mon « amiable » avec connard savait ça et voyant la tronche du planning de dvh que monsieur avait exigé m’a dit « attention. des gamins qui vivent ça j’en retrouve 15 ans plus tard dans l’autre bureau. ça finit en schizophrénie. »
    je sais merci.