• Une philosophe féministe oubliée : Jenny d’Héricourt (1809-1875), alias Jeanne-Marie Poinsard
    https://maitron.fr/spip.php?article159559
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jenny_d%27H%C3%A9ricourt

    Quand en 1856 Jenny P. d’Héricourt (1809-1875), sage-femme, féministe et philosophe, critiqua Pierre-Joseph Proudhon pour sa théorie sur l’infériorité féminine, celui-ci refusa tout discussion, invoquant son infériorité intellectuelle naturelle. Néanmoins d’Héricourt continua de publier de ferventes critiques des théories des philosophes sociaux de son époque sur l’inégalité des sexes.

    Caroline Arni, « La toute-puissance de la barbe » Jenny P. d’Héricourt et les novateurs modernes
    https://journals.openedition.org/clio/139

    Quand l’auteure de La Femme Affranchie. Réponse à MM. Michelet, Proudhon, É. de Girardin, A. Comte et aux autres novateurs modernes, 1860, propose une discussion à Proudhon, il répond :
    « Il y a chez vous, au cerveau comme dans le ventre, certain organe incapable par lui-même de vaincre son inertie native et que l’esprit mâle est seul capable de faire fonctionner, ce à quoi il ne réussit même pas toujours. »

    Comme quoi, pour la grenouille au fond du puits, l’univers n’est qu’un petit disque bleu...

    #Jenny_d'Héricourt #féminisme #femmes #philosophe #théories_sociales #sexisme #Proudhon #grand_homme

    • Le pire dans tout ça, c’est qu’en tant que patriarche de l’#anarchisme, aujourd’hui encore ce type d’idées phallocrates persistent chez les anarchistes où le féminisme est souvent relégué en seconde zone, traitée de bourgeoise, bien après la libération sociale des hommes.

      #militantisme
      #masculinisme

      Partout et dans tous les temps, on rencontre de ces créatures excentriques, ridicules dans leur sexe, et insupportables au nôtre : elles sont de plusieurs espèces. Chez les unes, ce chic masculin est l’effet du tempérament et d’une grande vigueur corporelle : on les appelle des virago. Ce sont les moins à craindre ; elles ne font pas de prosélytes, et il suffit de la critique des autres femmes pour les ramener à l’ordre. Chez d’autres, la tendance à l’émancipation procède, ou d’un travers d’esprit, ou de la profession qu’elles exercent, ou bien enfin du libertinage. Celles-ci sont les pires : il n’y a pas de forfait auquel l’émancipation ne les puisse mener. À certaines époques, l’esprit de secte s’en mêle ; la défaillance des mœurs publiques vient compliquer le mal : la lâcheté des hommes se fait l’auxiliaire de l’audace des femmes ; et nous voyons apparaître ces théories d’affranchissement et de promiscuité, dont le dernier mot est la PORNOCRATIE. Alors c’est fini de la société.

    • Dans Les femes de droite, Andrea Dworkin cite Jenny P. d’Héricourt qui, en 1860, tente de faire admettre au socialiste Joseph Proudhon que tant que la femme sera tenue pour inférieure, le travail salarié ne peut la libérer : sous-payée, elle demeure condamnée à vendre aussi du sexe – se vendre à un mari ou à des prostitueurs. Proudhon lui oppose une fin de non-recevoir, décrétant « naturelle » l’infériorité des femmes. Cent ans plus tard, dans la contre-culture américaine, Dworkin et Robin Morgan repèrent le même sexisme chez les hommes de gauche, au nom cette fois de la libération sexuelle. Ils « estiment trop les putains et pas assez les épouses ». Ce que voient très bien les femmes de droite, qui tiennent les féministes pour naïves et impuissantes et optent, en désespoir de cause, pour le « modèle de la ferme » contre celui du bordel et de la pornographie.
      (https://www.ababord.org/Les-femmes-de-droite)

    • « En vertu de quel droit et au nom de quel principe voudrait-on séparer l’humanité en deux camps, dont l’un aurait le privilège de prendre librement son essor, cependant que l’autre — pour éviter toute concurrence — se verrait forcé de limiter le sien ? »

      Madeleine Tribolati (1905-1995), syndicaliste (à la CFTC) ayant participé aux négociations pour les conventions collectives de 1936, in Joceline Chabot, notice dans le dictionnaire Maitron.

      (Merci à Florence Montreynaud pour ces citations quotidiennes, du site Encoreféministes@gmail.com)

    • Difficile de remplacer ce que l’on ignore et que l’on refuse de connaitre. J’adorerai me passer de citations nauséabondes, et n’être que proposition positive, mais sans celles-ci comment comprendre que même la première Internationale (car avec des proudhoniens dedans) ait refusé que les femmes travaillent quand cela a imprégné salement toutes les pensées progressistes de gauche jusqu’à maintenant.
      Oui, profiter des leçons de celles qui se sont battues contre ces hommes infects et misogynes pour que nous puissions reconnaitre leurs ennemis, celleux qui tiennent à peu de chose près le même discours aujourd’hui.
      D’autant qu’en tant que femme et femme vivante pour un monde plus juste, je m’estime victime de ce merdier dans lequel ils nous ont mises et continuent d’en être misérablement fiers.
      #survivantes

  • @Fable sur Twitter.
    https://twitter.com/Fables_21e/status/1338430506174738432

    Ce thread en allemand sur les résultats d’un travail de recherche sur « Le sexisme dans la vie quotidienne » publié cette année en Allemagne explique de manière édifiante pourquoi le mouvement pour l’égalité stagne voire régresse.

    Je me permets de le traduire en français.

    D’après les recherches sur le milieu social, les hommes qui occupent des postes à responsabilités sont les plus hostiles au mouvement #MeToo.

    De plus, par rapport aux autres hommes, ils sont les moins enclins à considérer le sujet du sexisme comme pertinent socialement."

    L’éthique du succès, la réflexion en termes de faisabilité, les revendications d’exclusivité et la distinction sont les valeurs qu’ils encensent. De par leur haut niveau d’éducation, les hommes de ce milieu pensent avoir compris et percé à jour le cœur même du débat sur le sexisme.

    Les hommes interrogés soulignent être progressistes, libéraux et modernes, raison pour laquelle ils rejettent le débat sur le sexisme.

    De leur point de vue, la notion de sexisme est un outil de propagande du camp de la gauche radicale du féminisme, dans lequel chaque homme est placé sous la suspicion générale.

    Bien sûr que les femmes subissent des agressions, mais toujours selon eux, celles-ci seraient surtout le fait d’hommes des classes inférieures et / ou de migrants.

    Ce seraient plutôt les hommes les principaux concernés qui subissent le sexisme. A l’inverse, les femmes pourraient presque tout se permettre aujourd’hui.

    Du point de vue de ces « hommes établis », la politique d’égalité est un matraquage médiatique. Il n’y aurait aujourd’hui pas de discrimination à l’égard des femmes qui enfreint la Loi fondamentale.

    Les différences entre les genres seraient évolutives. La répartition des rôles se serait développée en tant que meilleure pratique et ne devrait pas être abandonnée en raison de l’idéologie de l’égalité.

    « Le sexisme fait autant partie de la vie que l’air que nous respirons. » Abolir le sexisme signifierait la fin de l’humanité.

    La rhétorique de ces hommes est une stratégie de défense offensive. L’analyse révèle un profond malaise quant à la répartition équitable du pouvoir. Ils considèrent que c’est en contradiction avec une société démocratique libre.

    Contrairement à d’autres milieux, les hommes établis (et les femmes du même milieu aussi) n’associent absolument pas le sexisme au pouvoir.

    Alors que dans les autres milieux et en particulier les femmes des autres milieux soulignent que le sexisme est lié au pouvoir et à l’abus de pouvoir, les « personnes établies » (= la soi-disant élite) ignorent systématiquement cette dimension.

    Les « personnes établies » sont généralement dans une situation d’abondance de pouvoir en raison de leur condition sociale, de leurs ressources financières et de leur position.

    Cela permet d’émettre l’hypothèse que la négation du sexisme découlant du fait qu’ils se pensent immunisés contre la misogynie a pour fonction de légitimer leur position de pouvoir et de rendre injustifiée toute critique à leur encontre par le prisme du sexisme.

    Le thread est compilé à partir d’une étude allemande. Certains des résultats s’appliquent certainement aussi à la Suisse et permettent d’expliquer pourquoi l’égalité met tant de temps à arriver. Le « milieu établi » décrit donne le ton en Suisse. https://www.bmfsfj.de/blob/141246/6e1f0de0d740c8028e3fed6cfb8510fd/sexismus-im-alltag-pilotstudie-data.pdf

  • This study of fascist men shows their terrifying fascination with sex, death, and authority
    ‘Male Fantasies’ examined the inner lives of German fascists and reached a horrifying conclusion

    fter World War I, a German paramilitary commander stood in the countryside, surveying a grisly scene: a lovers’ picnic interrupted by a grenade. The couple’s blood-smeared, mangled corpses gave the commander a strange surge of pleasure. The woman was a Communist whore, the commander thought, one of the many “Red women” destroying his homeland in the years since the armistice. He was a commander in the Freikorps, a paramilitary group made up of downtrodden German veterans who blamed Communist revolutionaries for their loss of the war. Many of the Freikorps later joined the Nazi regime. Perpetual war was not just their work, but their reason to be, the will to live merging with death. And one book would make a quest of understanding why.

    Though afterward the Holocaust was declared “unthinkable,” that label was widely seen as an urgent call to untangle its root causes. Who did this and what were their motives? More than three decades after World War II ended, Klaus Theweleit’s 1977 book Male Fantasies, sought an unusual path to understanding. Theweleit, a German doctoral student in literature, wanted to understand the fascist man’s deepest desires. Not why did they do what they did, but what did they want? As German historian Sven Reichardt points out, while others sought political explanations for fascist violence, Theweleit shocked readers by looking to their quotidian lives for answers. The resulting two-volume book is an intimate analysis of the letters, poems, diaries, and novels of the Freikorpsmen: fascism up close and personal. To modern readers, the Freikorpsmen’s fantasy life will be familiar: a country in decline, a nationalistic call to purge it of disorder, a clear separation between men and women, rich and poor, your kind and the other.

    When the book was published in Germany, it became a cult classic and required reading in leftist circles. “Everyone — at universities, in left-wing undogmatic circles, in communal communities or groups of men — read the book at the time,” said one German writer. In 1987, the book was released in English and instantly, modern-day parallels were drawn. A New York Times reviewer wrote that Theweleit had “captured a glimpse of our souls.”

    While other writers sought to understand the rise of Nazism by looking directly at Nazi violence, Theweleit, perhaps sensing that this direct path was too on the nose, used a different access point to the proto-fascist mind: their relationship to women. For the Freikorps men, there are three kinds of women: their absent wives/girlfriends/fiancées; the pure, upper-class “white nurses” serving the cause; and the “Red women,” the unruly communist revolutionaries waving flags in the streets. The Freikorps violence was not limited to women, but women are a potent symbol of their most primal fears: the dissolution of the self in another. Sex and the female body are, to them, nothing short of horrifying, so it is better that women be absent, separate, or dead.

    When the Freikorpsmen’s wives appear in their writing, they are usually nameless and only mentioned in passing, even when they die. One Freikorspman’s writes only of his wife, “When I came home, I found my wife suffering from a severe nervous disorder. She died soon afterward.” Two pages later, he mentions honeymooning with his second wife. The white nurse is similarly unthreatening. She is sterile, sexless, and statuesque.

    The “red women” however, are where the ugliness really lives. They represent everything that the order-obsessed Freikorpsmen fear: unwieldy sexuality, the chaos of revolution, the mingling of people regardless of class, creed, and color. “It’s a well-known fact that women are always at the head of these kinds of riots,” a Freikorps General’s speech read. “And if one of our leaders gives the order to shoot and a few old girls get blown up, the whole world starts screaming about blooodthirsty soldiers shooting down innocent women and children. As if women were always innocent.”

    Throughout their writing, the Freikorpsmen are nearly drooling over the opportunities they have to murder these “red women” and stop the “filthy-red wave.” Theweleit quotes a scene from a fascist novel in which a Communist woman is confronted by Freikorpsman: “his sight is pointing straight into her mouth, into the center of that slobbering hole, so wide open with hysteria that he can even see the gums.” Once he shoots her point blank in the face, he is amazed. The shot “threw her onto her back, as if she had been blown over by some gigantic wind. Is that thing at his feet really her?”

    It is possible to read Male Fantasies as not really about the Freikorpsmen at all, but about an “irreducible human desire,” as Barbara Erenreich writes in the book’s English introduction. In 2004, historian Robert Paxton warned in his book on fascism that we should “not look for exact replicas, in which fascist veterans dust off their swastikas.’’ They are in our midst, he was saying, perhaps in different clothes (though admittedly, sometimes they don’t bother with a wardrobe change). Theweleit’s startling proposition is that the Freikorsmen were human, that their fantasy life is alive and well.

    #masculinisme #fascisme #masculinité

  • Projet d’une loi portant défense d’apprendre à lire aux femmes ([Reprod.]) / par S -M * Maréchal, Sylvain (1750-1803). Auteur du texte
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k42699t/f4.item
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k42699t/f4.highres

    Encore peu soucieux des droits des femmes, comme la majorité des hommes révolutionnaires, il rédige en 1801 un texte, très controversé, sur un Projet de loi portant défense d’apprendre à lire aux femmes.

    #misogynie #historicisation #anarchisme #manarchiste #anarcouille #masculinisme

    • PROJET

      DÉFENSE
      D’APPRENDRE A LIRE AUX FEMMES ;
      Par S*M*

      AUX CHEFS DE MAISON,

      AUX PERES DE FAMILLE,
      ET AUX MARIS.

      Qui plus que vous doit sentir
      la nécessité et l’urgence de la Loi
      dont le Projet vous est adrcssé
      et soumis à votre prudence ? Les
      bons ménages deviennent rares ;
      et c’est vous, les premiers, qui
      porte/ la peine des préjugés et
      des abus qui ont envahi l’édu-
      cation des femmes.

      Vous tiendrez donc la main
      à ce Règlement ; il vous intéresse
      plus peut-être encore que les
      femmes qui en sont l’objet prin-
      cipal.

      Les puissances mâles et fc-
      melles du Bas -Empire de la
      Littérature vont s’agiter à la
      promulgation de la présente Loi.
      On prononcera malédiction sur
      le Législateur indiscret et témé-
      raire. Déjà en butte aux prêtres,
      comment n’a-t-il pas craint de
      leur donner les femmes de let-
      tres pour auxiliaires ? La coali-
      tion des femmes dé lettres et-des
      prêtres est une rude chose
      mais que pourra-tdîe si les bons
      esprits, si les tètes saines oppo-
      sent leur égide, et placent cette
      Loi sous lebouclier de la raison ?
      Les bonnes mères de famille,
      les excellentes femmes de mé-
      nage, les épouses sensibles, les
      jeunes filles naïves et toutes
      naturelles, vengées enfin du,
      méprisant abandon où on les
      reléguait sauront peut être
      quelque gré au Rédacteur de
      cette Loi, et rendront justice à
      la pureté de ses intentions.

      iv

      Nous ne sommes point dupes
      (s’écrieront quelques flatteurs
      des femmes) Vies ménagement
      qu’on prend ici pour faire en-
      tendre que les deux sexes ne
      doivent pas être rangés précisé-
      ment sur la même ligne dans
      la grande échelle des êtres et
      qu’il faut placer un sexe au-des-
      sous de l’autre.

      Il faut répondre:ce n’est point
      là du tout la pensée du Légis-
      lateur des femmes.JDans le plan
      qu’il s’est tracé de la nature, il
      n’y a pas un. seul être inférieur
      v

      à un autre. Toutes les produc-
      tions sorties de ses mains sont
      autant de chef,-d’oeuvres ; et par-
      mi une infinité de chef-d’oeuvres,
      il seroit absurde d’établir ou de
      supposer des préférences.

      Les deux sexes sont parfaité-
      nfen égaux ; c’est-à-dirc, aussi
      parfaits l’un que l’autre, dans ce
      qui les constitue. Rien dans la
      nature n’est comparable à un
      bel homme, qu’une belle femme.
      Ajoutons pour finir il n’y a
      rien de plus lâid au monde qu’un
      homme singeant la femme si
      ce n’cst une femme singeant
      l’homme.

      Ce Projet de Loi ne pouvait
      paraître plus à propos qu’au
      moment où l’on s’occupe de l’or-
      ganisa tion définitive des études.-
      Vous remarquerez que dans
      son rapport, si estimable, sur
      l’Instruction publique Chaptal
      garde le pl.us profond silence tou-
      chant lcs femmes ; il ne leur sup-
      pose aucunement la nécessité
      d’apprendre à lire, à écrire, etc.
      Par logerait-il l’opinion que lèur

      *lj

      esprit naturel n’a pas besoin
      de culture ?

      Nota. Celles d’entre les femmes qui
      prendront a, coeur ce projet de Lôi,
      pourrons se permettre les réclama’
      tions et sont invitées à les adresser
      au Rédacteur : il s’empressera d’y faire
      droit, autant que possible.

      Mais il prévient qu’il ne répondra
      aux injures que par son silence ac-
      coutumé des injures ne sont point
      des raisons.
      AUX FEMMES.

      Si l’on vous interdit l’arbre delà science,
      Conservez sans regret totre douce ignorance,
      Gardienne des vertus, et ihèred£« plaisirs ;

      PROJET

      LOI,

      lire
      aux Femmes.

      MOTIFS DE LA LOI.
      Ço n sidérant ;

      i°i \£vt l’amour honnête le chaste hymen
      la tendresse maternelle la piété filiale la
      reconnaissance des bienfaits etc., sont
      antérieurs à l’invention de l’alphabet et de
      l’écriture, et à l’étude des langues ; ont sub-
      sistc, et peuvent encore subsister sans eUes.

      Considérant :

      2°. Les incoûvcnicns graves qui résultent
      pour les deux sexes, de ce que les femmes
      tachent lire.

      Considérant

      5°. Qu’apprendre à lire aux femmes est
      un hors-d’oeuvre nuisible à leur éducation
      naturelle c’est un Itixc dont l’effet fut
      presque toujours l’altération et la ruine des
      moeurs.

      Considérant :

      Que cette fleur d’innocence qui ca-
      ractérise une vierge, commence à perdre
      de son velouté, de sa fraîcheur du moment
      que l’art et la science y touchent du mo-
      ment qu’un maître en approche. La pre-
      mière leçon que reçoit une jeune fille est

      (3)

      le premier pas qu’on l’oblige à faire pour
      s’éloigner de la nature.

      Considérant :

      5°. Que l’intention de la bonne et sage
      nature a été que les femmes exclusivement
      occupées des soins domestiques, s’honore-
      raient de tenir dans leurs mains non pas
      un livre ou une plume, mais bien une
      quenouille ou uu fuseau.

      Consi dérant :

      Combien une femme qui lie sait pas
      lire est réservée dans ses propos, pudibonde
      dans ses manières parcimonieuse en pa-
      roles, timide et modeste hors de chez elle,
      égale et indulgente. Combien au coti-
      traire, celle clui sait lire et écrire a de
      penchant a la médisance à l’amour propre,
      au dédain de tous ceux et de toutes celles
      qui en saveut un peu moins.

      Considérant :

      Combien il est dangereux de cultiver
      l’esprit des femmes, d’après la Réflexion
      morale de la Rochefoucaull qui les con-
      ttaissait si bicn « L’esprit de la plupart
      des femmes sert plus à fortifier leur folie
      U que leur raison. »

      Considérant :

      Que la nature elle-même, en pour-
      voyant les femmes d’une prodigieuse apti-
      tude harler semble avoir voulu leur
      épargner le soin d’apprendre à lire il
      écrire.

      CONSIDÉRANT :

      9°. Que le joli habil des femmes dédom-
      magera avec usure de l’absence de leur style.
      Considérant :

      io°. « Que chaque sexe a son rôle. Celui
      (5)

      de l’homme étant d’instruire etde protéger,
      suppose une organisation forte dans toutes
      ses parties. Le rôle de la femme doit être
      bien moins prononcé. Douceur et sensibi-
       » lité en sont les deux principaux caractères.
      Tous ses droits, tous ses devoirs tous ses
       » talens se bornent là et ce lot vaut peut-
       » être bien l’autre. »

      (Galerie des Femmes célèbres, in-f.)
      Considéra ni :

      ii°. « Que la société civile, dans la distri-
       » bution de ses rôles, n’en a donné qu’un
       » passif aux femmes. Leur empire a pour
       » limites le seuil de la maison paternelle ou
      maritale. C’est là qu’elles rôgnenl véritable-
      ment. C’est là que par leurs soins journa-
       » liers elles dédommagent les hommes des
      travaux et des peines qu’ils endurent hors
       » de leurs foyers. Compagnes tendres et son-
      )1 ’mises, les femmes ne doivent prendre

      ....

    • Ca m’étonnerai pas que le mec soit homophobe mais dans ton exemple je voie plutot du spécisme que de l’homophobie car on peu très bien imiter l’autre sexe sans être homo ni trans. Mais c’est fort possible que dans la tête de ce type, le fait de permettre aux femmes de lire les conduira à l’homosexualité.

    • L’information progresse ainsi nettement moins rapidement depuis le week-end du 14 novembre que l’attaque terroriste de Nice, d’autant plus que les titres de presse n’ont strictement rien à voir avec ce que l’on peut voir habituellement : “ Double Agression mortelle à Cholet”, titre par exemple BFM TV le dimanche. Pourquoi pas “double meurtre” au moins, dans de cas ? “ Agressions à Cholet . Le suspect se dit catholique et tient un « discours de haine des non-croyants”, titrent, quant à eux, les journalistes du Courrier de l’Ouest. Le procureur de la République, Eric Bouillard, parle d’un “discours de haine, en tout cas de détestation des non-croyants”, mais la “piste terroriste” n’est pas retenue. “ Double agression mortelle à Cholet : l’homme interpellé se décrit comme un prophète catholique pour punir les incroyants”, précise France 3 Pays de la Loire dans son titre et s’aligne ainsi sur ses confrères. Quelques jours plus tard, on apprenait, dans un article un poil fouillé du Figaro, que l’auteur des meurtres avait des antécédents psychiatriques, et que sa vie était perturbé par des “déboires professionnels et sentimentaux”. On apprend également qu’il avait des antécédents judiciaires liés à un port d’armes illégales, mais cela ne semble retenir l’attention de personne.

      #déni #racisme #masculinisme #catholicisme #censure #laïcité #laïcité_mon_cul #vocabulaire #agression

    • Pourquoi un tel écart d’interprétation médiatique entre deux événements pourtant similaires ? A Nice, comme dans tous les “attentats terroristes islamistes”, nous avons le nom du suspect, celui des victimes et un emballement médiatique important, qui utilise de manière instantanée le champ lexical de l’émotion sans le moindre recul : “barbarie”, “drame”, horreur”, “terreur”… A Cholet, le nom du suspect reste inconnu, celui des victimes également et les quelques articles qui décrivent les faits sont très factuels, quasi cliniques (“une agression ayant entraîné la mort de”). Le lien entre le décès des victimes et les agressions est atténué, comme si les journalistes voulaient éviter de tirer des conclusions trop rapides, ce qui est noble, en soi.

      Pourtant, le bilan n’est pas si différent : trois morts d’un côté, deux morts et une blessée grave de l’autre. Des familles endeuillées et des traumatismes toute une vie. Pourquoi alors des réactions aussi différentes et des titres de presse pudiques qui changent tout ?

    • J’avais fait la remarque là :
      https://seenthis.net/messages/886691
      Sur une soixantaine de titres de presse, deux seulement évoquait le terrorisme, mais uniquement pour expliciter que « la piste terroriste est écartée ». Et seulement deux indiquaient explicitement qu’il s’agissant d’un catholique.

      Et de suggérer :

      si le gars (même avec un parcours psychiatrique) avait expliqué qu’il était un prophète musulman chargé de punir les incroyants, on aurait les mots « terrorisme » et « musulman » dans chacun des 60 titres

  • La « misandrie » : une hostilité édentée
    http://www.regards.fr/idees-culture/article/la-misandrie-une-hostilite-edentee

    La frénésie qui entoure la publication des livres d’Alice Coffin et de Pauline Harmange, accusées de nourrir une condamnable « misandrie », témoigne d’une grande fébrilité quant à l’énonciation des luttes antisexistes dans le champ médiatique. Une panique massive dont la disproportion interroge.

    Qu’une femme puisse publiquement envisager une vie où elle choisit de réduire les influences masculines, qu’elle refuse de conditionner la formulation de son engagement au confort des hommes, est vécu comme une inacceptable menace à leur position hégémonique. En réalité, cette panique semée par un discours féministe renouvelé n’est que la traduction de la crainte de perdre une position centrale trop peu questionnée.

    Étiqueter ce discours du label de la « misandrie » comme s’il était possible de dresser un parallèle avec les forces misogynes est intellectuellement inepte. La misogynie est le fruit d’un système structuré contre les femmes, et ses mots font écho à des violences aussi concrètes que documentées. Par conséquent, les discours sexistes s’inscrivent dans un continuum dont l’aboutissement est le féminicide.

    De tous temps, les revendications féministes ont scandalisé la société majoritaire avant de finalement revêtir une apparence acceptable. Dès lors que l’on conteste l’ordre établi, il est impossible de créer le consensus.

    Or, il n’y a pas d’oppression sans pouvoir. Les hommes ne sont pas opprimés du fait de leur genre. La condition masculine n’a jamais été un désavantage qui puisse conduire à un traitement structurellement défavorable. Ni Alice Coffin, ni Pauline Harmange, ni aucune femme ne disposent du pouvoir de produire un rapport de force menaçant au point d’infléchir un système millénaire.

    Albert Memmi parlait de « racisme édenté » pour désigner la possible hostilité que pourraient éprouver des minorités contre des membres du groupe dominant. C’est une haine dépourvue de toute force, car elle est portée par des personnes qui n’ont pas le pouvoir social d’administrer un traitement discriminatoire aux personnes qu’elle vise. Du fait de dynamiques similaires, la prétendue misandrie des féministes n’est en rien comparable au patriarcat qui conditionne l’intégralité des relations sociales actuelles et qui s’insinue dans tous les rapports humains, à tous les niveaux de la société.

    Dans un tel contexte, on ne peut que comprendre que des femmes décident de préserver leurs espaces personnels et mentaux des discours et actes qui sont la caisse de résonnance de la condition subalterne qu’elles dénoncent.

    #misandrie #misogynie #domination_masculine #masculinisme #féminisme #backlash

  • Richard A. Gardner — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_A._Gardner

    Gardner met en avant deux évolutions dans la société américaine au tournant des années 1980 : le fait qu’en cas de divorce, la garde des enfants n’est plus systématiquement confiée à la mère, et l’apparition d’un nombre croissant de révélations ou accusations d’abus sexuels sur enfants, y compris dans des cas de divorce. Il fait l’hypothèse dans un premier article paru en 1985, puis dans son ouvrage The Parental Alienation Syndrome and the differentiation between fabricated and genuine child sex abuse (1987) que les accusations d’abus sexuels dans le cadre de divorce seraient le plus souvent inventées, et dues à un mécanisme d’autodéfense des mères pour pouvoir conserver la garde de leurs enfants. Il est aussi confronté dans sa pratique professionnelle à un nombre de cas croissants d’enfants exprimant un fort rejet, allant jusqu’à la haine, du parent auquel la garde n’est pas attribuée. Il introduit alors l’idée d’un syndrome d’aliénation parentale (abrégé en SAP). Ce #SAP est décrit comme un trouble de l’enfant qui, de manière continue, rabaisse et insulte un parent sans justification. Selon Gardner, ce syndrome apparaîtrait en raison d’une combinaison de facteurs, comprenant l’endoctrinement (« lavage de cerveau » et endoctrinement inconscient) par l’autre parent, les propres tentatives de l’enfant de dénigrer le parent ciblé et des facteurs environnementaux. En parallèle, il propose dans le même ouvrage un outil pour permettre de déterminer si les abus sexuels avancés sont avérés ou inventés, outil qu’il appelle Sexual Abuse Legitimacy Scale (SALS), ce qu’on peut traduire en français par « Échelle de légitimité des abus sexuels ». Cette échelle s’appuie sur 84 critères, relatifs à l’enfant, au père et à la mère, classés selon 3 niveaux d’importance et aboutissant à un score additionnel final6. Certains facteurs relatifs à la mère font partie intégrante de sa définition du syndrome d’aliénation parentale.

    #SAP

    • Les travaux de Gardner sont imprégnés par ses croyances. En 1992, il expose dans True and false accusations of child sex abuse l’idée que les déviances sexuelles (dont pédophilie, sadisme, viol, nécrophilie, zoophilie et coprophilie) sont des facteurs qui contribuent à la survie de l’espèce humaine, en ce qu’« elles améliorent le niveau général d’excitation sexuelle dans la société »4.

      En ce qui concerne les femmes, il suggère que celles-ci, en raison de leur physiologie et de leur conditionnement, sont des victimes susceptibles d’apprécier les violences subies lors de viols, car ce serait le prix à payer pour être gratifiées en retour d’un apport de sperme.

    • Dans le même ouvrage, True and false accusations of child sex, Gardner écrit que « la pédophilie a été considérée comme étant la norme par la vaste majorité des individus dans l’histoire du monde10 » et qu’il s’agit là « d’une pratique largement répandue et acceptée parmi littéralement des milliards de personne10. » Selon lui - et contrairement à toute la littérature scientifique disponible à ce sujet - les abus sexuels n’auraient pas forcément des conséquences traumatisantes pour les enfants concernés, les effets dépendraient des attitudes sociales vis-à-vis de la pédophilie11. Il s’est déclaré favorable à ce que la découverte d’un abus sexuel ne soit pas automatiquement dénoncée aux autorités et a milité pour que des fonds fédéraux soient attribués pour assister ceux qui sont accusés à tort d’abus sexuel11. La position de Gardner relative à la pédophilie s’inscrit dans sa théorie personnelle sur la sexualité, d’après laquelle la violence sexuelle masculine dans son ensemble serait « bénéfique du point de vue reproductif » pour l’humanité dans une perspective évolutionniste

    • En 1996, le Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry, la revue de l’American Academy of Child and Adolescent Psychiatry (en), a alerté les professionnels de la santé sur le contenu de l’ouvrage de Richard A. Gardner intitulé Protocols for the Sex-Abuse Evaluation. Cette revue scientifique souligne notamment le fait que l’ouvrage est une recette de prêt-à-penser pour conclure que les allégations d’abus sexuels sont fausses, sous prétexte d’objectivité scientifique.

  • Gwénola Sueur et Pierre-Guillaume Prigent - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=Rw0sRBrfqLo

    « Histoire et usage du syndrome d’aliénation parentale contre les mères séparées en France »
    Gwénola Sueur, Association de mères séparées
    Pierre-Guillaume Prigent, Université de Bretagne Occidentale

    Conférence présenté dans le cadre du forum intitulé « L’aliénation parentale : une menace pour les femmes et les féministes », le 26 avril 2018 à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM)

    (pas vu) #SAP

  • Le 19 juillet aux USA, un avocat blanc, militant masculiniste et antiféministe, déguisé en livreur de l’entreprise FedEx (comme dans un assassinat précédent), a tué le fils et blessé l’époux de la juge fédérale latina Esther Salas, qu’il accusait de procéder trop « paresseusement » dans une cause de Droits des Hommes.
    Tour d’horizon par une militante féministe dans la revue Ms. de quelques tueries liées à l’idéologie masculiniste.
    https://tradfem.wordpress.com/2020/07/28/misogynie-meurtre-etmouvement-masculiniste
    #masculinisme #racisme #tueriesantiféministes #USA

  • Un gars, une fille : portrait du mâle en couple - Les couilles sur la table - Binge Audio
    https://www.binge.audio/podcast/les-couilles-sur-la-table/un-gars-une-fille-portrait-du-male-en-couple

    Au-delà des singularités de chaque couple, quels sont les schémas de comportements masculins les plus répandus ? Comment se mettent-ils en place, comment les expliquer ?

    Jean-Claude Kaufmann, sociologue, analyse depuis trente ans ce qu’est le couple hétérosexuel aujourd’hui. Dans plusieurs de ses ouvrages, il élabore des « idéaux-types masculins », c’est à dire des comportements, des attitudes, des positions caractéristiques de la masculinité. Pas des comportements obligatoires, mais des grandes tendances : par exemple, l’idéal-type de « l’homme-enfant » ou de « l’élève coupable ».

    Son dernier livre, « Pas ce soir », est une enquête sur le consentement sexuel en couple : il montre qu’un schéma dans lequel l’homme a beaucoup plus de désir sexuel que sa conjointe est très répandu, même si bien sûr la situation inverse existe ; toute la question étant de savoir pourquoi, et comment le couple se débrouille avec ce déséquilibre. Qui finit par se forcer ? Qui pense avoir le droit de contraindre l’autre ? Qui se tait ? Comment est-ce qu’on en parle, et surtout pourquoi est-ce que le plus souvent, on en parle pas ?

    Parce que les points de désaccord entre Victoire Tuaillon et Jean-Claude Kaufmann sont nombreux, le ton de cet épisode est assez différent des précédents.

    #couple #sexualité #ménage #sociologie #audio

    Si vous n’avez jamais entendu un sociologue expliquer qu’il s’en fout de la théorie et de citer des théoriciennes (donc il a dû avoir sa thèse en ne citant aucune théorie, c’est comme ça qu’on fait quand on est un #grand_homme), qui prétend à la neutralité mais qui exprime toujours un biais androcentré (et très complaisant envers les hommes), c’est ici.

    il faut impliquer les hommes

    les femmes doivent se faire « ethnographes » pour comprendre comment leur mec fonctionne et espérer les changer (éthologue, à ce compte)

    disponible pour le désir

    mais celui de qui ?

    Il utile le mot « caresse » pour un geste dont il admet qu’il est perçu comme une agression. Le tout après avoir décrit un viol conjugal avec une focalisation complaisante sur l’homme qui te fait comprendre pourquoi il a des besoins.

    C’est une horreur, j’ai pas pu finir. Si y’en a qui documentent le #masculinisme dans toutes ses versions, ici égalitariste en théorie, welcome !

  • À propos de masculinité toxique - CHRISTOPH MAY : https://tradfem.wordpress.com/2020/06/22/christoph-may-jai-appris-que-je-devais-surmonter-mon-silence-emot

    Cultures de silence social et récits dominés par les hommes :
    Christoph May étudie la masculinité dans les films et les séries

    Entrevue menée par Samuela Nickel

    SM : Pendant la crise nous regardons plus des séries et de films que d’habitude. Est-ce un problème ?

    CM : Avec environ 90% des scénaristes masculins, c’est même le plus grand de tous les problèmes : Amazon, Netflix ou Disney – les histoires les plus puissantes sont toutes écrites par des hommes. J’examine comment ils mettent en scène la masculinité et comment ils se verbalisent (littéralement : [« se mettent dans la langue » ]. Mais je regarde aussi comment ils représentent la féminité ou s’imaginent l’émancipation des femmes.

    Une armure [« char » ] corporelle masculine apparaît dans beaucoup de ces histoires comme un tueur, un « killer », un hors-la-loi ou Superman, tandis que le silence émotionnel est fantasmé comme une créature intérieure : monstres, extraterrestres, bêtes sauvages. Il y a souvent une supériorité dans l’espace – étoiles de la mort, champs de bataille et caves de loisirs – et une supériorité dans le temps, c’est-à-dire des boucles de mort, des sauts dans le temps ou des fantasmes d’immortalité. Toutes des formes spécifiquement masculines de mise en scène.(...)"
    Traduit de l’allemand.
    #masculinité toxique #culture patriarcale #masculinisme

  • JANICE TURNER : "Les lobbies trans financés par des fonds publics comme Stonewall s’attendaient à ce que transformer la Loi britannique de 2004 sur la reconnaissance du genre (LRG) pour en faire un système d’« auto-identification » sexuelle passe comme une lettre à la poste. (...) Surtout, il ne s’agit pas d’un « recul » des droits des transgenres, mais d’un rééquilibrage pour prendre en compte les droits des femmes. « La biologie », comme l’a écrit JK Rowling, « est une réalité. » L’immense majorité des personnes trans, qui n’insisteraient jamais pour traiter les femmes de « menstruatrices », l’ont toujours su. Maintenant que la réforme de la LRG est morte au feuilleton, laissons ce débat inutile et toxique prendre fin pour que ces personnes puissent retrouver leur vie. https://tradfem.wordpress.com/2020/06/18/maintenant-que-la-reforme-de-la-loi-sur-la-reconnaissance-du-genr #transgenrisme #droits des femmes #non-mixité #masculinisme

  • Immersion chez les Mgtow, ces hommes qui veulent faire sécession avec les femmes | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/190416/mgtow-hommes-secession-femmes-misogynie-anti-feminisme-masculinisme

    Sur internet, une communauté d’hommes anti-féministes répand une idéologie misogyne et conspirationniste, arguant qu’il faut s’affranchir d’une relation conjugale qui leur est défavorable.

    #masculinisme

  • Francis Dupuis-Déri : « Il y a dans cette crise des éléments qui relèvent de logiques antiféministes »
    Emmanuel Laurentin et Hugo Boursier, France Culture, le 8 mai 2020
    https://www.franceculture.fr/societe/francis-dupuis-deri-il-y-a-dans-cette-crise-des-elements-qui-relevent-

    Le site de Terrafemina a souligné que Paris Match et Le Parisien pratiquaient la non-mixité en ne mobilisant que des « experts » masculins pour deviner de quoi demain sera fait. Une photo a montré le Président français à une table à l’Élysée, entouré d’une quinzaine d’hommes. Un cliché du pape et de ses cardinaux n’aurait pas été bien différent... Quant au journal Le Monde (10 avril 2020), apparemment en manque de sujets, il a annoncé que Pascal Bruckner profitait du confinement pour écrire un (autre) livre contre « le néoféminisme l’antiracisme et le discours décolonial [qui] ont fait de l’Homme blanc le responsable de tous les malheurs du monde », ressassant les lubies qui constituent son fonds de commerce depuis les années 1980 !

    #coronavirus #femmes #solidarité #Francis_Dupuis-Déri

    Voir compile des effets délétères indirects de la pandémie :
    https://seenthis.net/messages/832147

  • Pourquoi il est très douteux d’avancer des chiffres sur les suicides des pères séparés de leurs enfants
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/06/14/pourquoi-il-est-tres-douteux-d-avancer-des-chiffres-sur-les-suicides-des-per

    Pourtant, explique Gwénola Sueur dans la même étude, « un tel sujet mériterait un traitement statistique plus sérieux ». Par ailleurs, la chercheuse relève que « les extrapolations hasardeuses sur le nombre de pères qui se suicideraient en France, mais également dans d’autres pays, permettent ainsi au mouvement masculiniste d’inverser la culpabilité et d’en accuser les femmes mais également les #féministes ».

    « Cette récupération des suicides (…) est destinée vraisemblablement à #symétriser ces décès face aux femmes tuées par leur conjoint ou ex-compagnon. » Cent trente femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon en 2017.

    #masculinisme

    • Quand on évoque le débat des pères séparés de leurs enfants par une décision de justice, il n’est pas rare de croiser ce chiffre de 1 300 suicides. Il est souvent brandi par des associations de défense des pères, au discours parfois masculiniste et/ou antiféministe, comme SOS-Papa ou Le Combat des pères. Mais il ne repose sur rien, ou presque.

      Ce chiffre n’émane pas de nulle part, il est tiré d’une communication réalisée en 2005 par Eric Verdier, président de l’association Coparentalité (qui propose un site de rencontres pour devenir parents). M. Verdier avait envoyé un questionnaire aux présidents de tous les tribunaux de grande instance et cours d’appel de France. Il leur demandait de « transmettre aux collègues de leurs choix » le questionnaire en sept points contenu dans le document. Ainsi, les professionnels de la justice étaient interrogés sur les suicides et les tentatives de suicide auxquels ils ont été confrontés et leurs liens éventuels avec les procédures de garde d’enfant.

      Seules sept personnes ont répondu – il y a 173 tribunaux de grande instance et 36 cours d’appel en France.

      En clair, ce calcul est une généralisation de la réponse d’une seule magistrate, anonyme, sur une seule année. Certains militants des intérêts des pères séparés et divorcés reconnaissent d’ailleurs qu’il puisse être inexact, mais continuent de l’utiliser dans leur communication.

  • Boys don’t cry ! - Presses universitaires de Rennes
    https://books.openedition.org/pur/67068
    (en accès libre)

    Boys don’t cry !
    Les coûts de la domination masculine
    Delphine Dulong, Erik Neveu et Christine Guionnet (dir.)

    « Les féministes en font trop ! » Les hommes seraient devenus sinon le sexe « faible », ou du moins stigmatisé. Les moindres performances scolaires des garçons viendraient d’une perte d’estime de soi du masculin. La plus discrète avance sexuelle serait recodée en harcèlement, le goût de la compétition en agressivité. Voici quelques aspects d’un discours de la plainte, de la hargne parfois, par lesquels des groupes d’hommes s’emploient à inverser la rhétorique féministe pour se poser en victimes, revendiquer des droits dont ils seraient privés.

    Le présent ouvrage se propose d’analyser ces discours, notamment en portant attention aux propos « masculinistes », tels qu’ils s’affirment par exemple dans certaines organisations de pères divorcés. Quels sont les arguments de ces groupes ? En quoi sont-ils symptômatiques des évolutions et des perceptions des rapports de genre ? Peut-on évaluer leur impact, qui varie entre Amérique du Nord et Europe ? Quels enjeux inséparablement politiques et scientifiques portent des notions comme « coûts de la masculinité » ou « rôles de sexe » ?

    Côté scientifique, l’enjeu est clair : il s’agit de poursuivre le travail de déconstruction de la domination masculine en montrant que celle-ci n’a rien de naturel. Elle suppose des investissements et implique des coûts, pour les femmes bien sûr, mais également pour les hommes, comme le montrent des contributions sur la santé au travail, sur les effets de l’association virilité-alcool, sur le double-jeu identitaire auxquels sont contraints certains gays affirmant « homosexuels, oui, mais virils avant tout » !

    Combinant prudence, rigueur et refus des tabous, ce livre revendique donc la vertu de l’insolence scientifique en posant la question des coûts des masculinités. Le radicalisme qui consiste à refuser de parler d’une thématique sous prétexte qu’elle a été inaugurée par des mouvements étymologiquement réactionnaires n’est en effet guère satisfaisant. Les sciences sociales doivent reconquérir ce terrain miné par les conflits socio-politiques et prendre au sérieux la question des coûts par une objectivation sociologique : qui veut lutter efficacement contre un processus de domination doit apprendre à mieux le connaître sous toutes ses facettes, sans questions tabous. Les textes rassemblés ici ont en commun le double souci de ne jamais oublier qu’une domination suppose des cibles – qui restent ici les femmes –, mais qu’elle ne s’exerce par ailleurs jamais sur le mode passif de la rente, d’un solde où les profits ne supposeraient ni investissement, ni contrepartie. Outre de nombreuses études de terrain inédites, l’ouvrage propose trois traductions de textes anglophones classiques et novateurs, jusque-là indisponibles aux lecteurs francophones.

    « Les garçons, ça ne pleure pas ! », mais sauver la face n’est pas toujours indolore pour autant…

    En accès libre (téléchargement epub/pdf) comme tous les bouquins des Presses Universitaires de Rennes/PUR.

    Pendant la période de confinement liée à la pandémie de coronavirus, les PUR élargissent l’accès à l’ensemble de leurs publications sur Open Edition Books.

    https://books.openedition.org/pur

    Pendant la période de confinement, les PUR élargissent l’accès à l’ensemble de leurs publications sur Open Edition Books, soit 473 ouvrages accessibles en pdf ou en version électronique.
    → Jusqu’à la fin du confinement

    (Connu via l’info sur la BPI : https://seenthis.net/messages/835946#message838092 / Merci @cdb_77 pour les infos.)
    @sinehebdo

  • Sur le blogue FLEUR FURIEUSE :

    Il semble que de nos jours, la biologie soit obsolète. Qu’un homme proclame qu’il se “sent femme”, il obtient à l’instant même le statut de “femme trans”, et comme “les femmes trans sont des femmes”, cet homme en devient une de fait, sur la base de son ressenti et de son discours.
    C’est du moins la vision de certain.es militant.es et intellectuel.les. Les effets concrets de cette idéologie ne sont pas encore visibles en France, mais ce mouvement progresse et sa concrétisation, déjà avancée dans d’autres pays, présente de nombreux dangers.
    Revenons aux preémisses du débat : selon les tenants du transgenrisme, la définition biologique de qui est une femme et qui est un homme est non seulement inepte, mais aussi “transphobe”.
    Les tenants de l’idéologie transgenriste proposent une nouvelle définition des mots homme et femme. Toute définition peut être remise en cause, toute polysémie peut être envisagée, et en particulier lorsqu’il s’agit d’accroître le bien-être des personnes. Or ici, cette nouvelle définition des termes est une aberration logique.
    Pour en cerner l’incohérence de ces définitions, revenons à la base.(...)

    https://fleurfurieuse.blogspot.com/2020/04/le-genre-comme-identite-faillite-de-la.html

    • Elle est passée ici, la chronique en question, mais sur un autre blog, je sais plus lequel. Et sévèrement critiquée.

      Être une femme n’est pas un ressenti. Cela correspond à une réalité physiologique très spécifique et à un vécu social tout aussi spécifique. Tout cela est réel. Dans nos sociétés, être une femme, c’est souffrir et être épuisée tous les mois mais devoir travailler comme si de rien n’était. C’est être considérée comme une proie potentielle dans l’espace public et comme une travailleuse bénévole dans l’espace privée. Ce statut repose sur la réalité de notre corps.

      Quel mélange idiot de faits physiologiques et sociaux : Plein de femmes n’ont pas de problèmes de règles et la travailleuse bénévole ou la proie ne sont pas des problème physiologiques mais dépendent d’un imaginaire, culture du viol et hétérosexualité. On reste dans le débat : « être femme, c’est avoir un utérus et je suis matérialiste, je fais vaguement appel au social » ou bien « être femme c’est un sentiment individuel et je suis matérialiste, je fais vaguement appel au social ». Entre les deux, il y a être féministe matérialiste et faire vraiment appel au social : est-ce que se dire femme change la vie d’une personne ? lui fait perdre son rang ? pas forcément, si son expression de genre est masculine, si son comportement est super assertif et te rappelle quelque chose mais quoi ? Et beaucoup de meufs trans ne se présentent pas au monde comme ça, elles mènent des vies de femmes... Bref !

    • Une féministe militante a été « sévèrement critiquée » pour ses propos ? Quelle surprise !... C’est vrai qu’il est intellectuellement dérangeant de devoir tenir compte "simultanément* de facteurs biologiques et sociaux... en faisant appel en contre-exemples à « plein de femmes » et « beaucoup de meufs trans » pour disqualifier toute réflexion politique sur la réalité de certaines oppressions. Cela me rappelle les plus beaux poncifs opposés à l’antiracisme. Mais restons polis...

    • disqualifier toute réflexion politique

      Cela me rappelle les plus beaux poncifs opposés à l’antiracisme. Mais restons polis...

      Ah oui, c’est vrai, Martin, je m’étais dit que c’était peut-être secondaire dans ce que je pouvais te reprocher, mais je n’avais pas évoqué dans mes interrogations le mépris et la condescendance dont tu fais preuve lors de beaucoup trop de tes interventions (le paternalisme, un truc de mec, non ?).
      Tu crois vraiment servir la lutte féministe de cette façon ?
      Nan mais c’est chouette de parler d’"honnêteté" et de « prudence » après tout ça.
      Mais n’est-ce pas aussi le sort que tu réserves à des féministes matérialistes qui s’emmerdent à mettre des commentaires sur le site de Tradfem ?

      (Je rajoute que je fais référence à la discussion entamée ici : https://seenthis.net/messages/828130)

    • n’est-ce pas aussi le sort que tu réserves à des féministes matérialistes qui s’emmerdent à mettre des commentaires sur le site de Tradfem

      Je suggère à tes abonnés d’aller constater sur tradfem.wordpress.com à quel point ces commentaires critiques sont rares. Je ne me souviens d’en avoir reçu que deux ou trois en sept ans !

      Quant au

      mépris et à la condescendance

      , difficile de faire mieux que ce

      Quel mélange idiot...

      auquel je répondais...

    • vraiment pénible ce texte. @martin4 vous êtes au courant de ça j’imagine :

      https://seenthis.net/messages/830962

      bien que ce soit le camp que vous semblez défendre qui est attaqué, et que ces actes soient graves et absolument intolérables, publier/relayer des textes où des personnes affectées par ces questions, parfois de manière très douloureuse, sont comparées à « des dés à coudre qui se prennent pour des tasses de thé » entre autres « chien à l’ADN de chats »... Encore une fois le passage à l’acte est intolérable, mais je comprends tout à coup cette envie de mettre des tartes.

      Vous avez envie que continuent ce genre de merde ? Une idée pour calmer le jeu ?

    • Bonjour, J’ai répondu plus haut de manière générale. Il est évident que des proposs comme "des dés à coudre qui se prennent pour des tasses de thé" et autres « chien à l’ADN de chats » sont de la pure provoc à ignorer, comme je tente de le faire habituellement face aux insultes et procès d’intention. Et je suis heureux que tu relèves et rejettes ces tactiques.

      Par contre, écrire "les tenants du transgenrisme" est une description assez objective à mes yeux, puisque ce ne sont pas les trans qui sont interpellés mais les adeptes, trans ou non, d’une idéologie et de méthodes qui appellent un examen critique, sans que l’on se fasse repousser dans le silence pour cause de manque de gentillesse, surtout au nom de personnes trans dont beaucoup sont révulsées à voir leur condition exploitée par des misogynes sous prétexte de représenter leurs intérêts.

      Le "tone policing" des critiques qui "brassent la cage" risque d’encourager les propos passifs-agressifs. Parlons clair en faisant l’effort d’identifier sans effets de manchette ce qui pose problème et risque de faire dérailler l’analyse et de censurer la colère des opprimées.

    • eh bien si votre proposition pour calmer le jeu, c’est d’inviter les personnes blessées par des propos que vous relayez à se taire (noblement certes)... ça ne va pas marcher, permettez moi de vous le dire. Comme l’a dit @supergeante quelque part ici, c’est crucial de ne pas oublier les souffrances qui sont derrières ces questions et j’ajouterais que c’est même un prémisse indispensable s’il on souhaite débattre (sans les mains) de questions aussi complexes...Il ne s’agit pas de se polir le ton, simplement de respect...

      Quand à la « description objective »... en dehors du fait que personne n’aime être chosifié, le terme « transgenrisme », en plus d’être volontairement dépréciateur, est trop ambigüe pour ne pas prêter à généralisation, surtout en france où ces mouvements sont encore mal connus... De la même manière quand vous traduisez littéralement « lobby trans » ça reflète quelque chose qui n’existe tout simplement pas ici, en employant pourtant un vocable bien connu et assez puant (comme ça été dit ailleurs par @antonin1 je crois : impossible de ne pas penser au pseudo lobby juif cher aux fachos)...

      je comprends les critiques que vous adresse @gata et les trouve plutôt fondées. De plus, vos invitations à « parler clair pour défendre les opprimés » sonnent comme des mots d’ordre venus de je ne sais quelle chefferie tapie dans l’ombre d’un grand drapeau, et ça ne me plaît pas du tout. Parler clairement ça ne veut pas dire comparer les gens à des chiens et des tasses de thé et je n’ai pas l’intention d’être tolérant avec ces provocations stupides.

    • Pouvez-vous me dire qui a comparé des gens à des chiens et à des tasses de thé ? Ce n’est pas moi et je ne comprends pas pourquoi vous m’imputez implicitement de nouveau ces propos.
      Quant à l’activité politique des personnes qui travaillent à l’abolition de certains droits des femmes, libre à vous de choisir d’autres termes que mouvement transgenriste ou lobby pour la désigner si ces termes vous rebutent ; moi c’est leur réalité qui m’interpelle et j’appelle un chat un chat.

      Ces menées masculinistes (surtout présentes dans le monde anglosaxon à ce jour) ont des effets délétères comme le définancement et la fermeture de refuges qui n’acceptent pas les hommes se disant femmes, l’entrisme de tels hommes dans les compétitions sportives (et ce jusqu’à l’échelon Olympique), le retrait du droit à des installations sanitaires non mixtes, la subversion de la représentation politique des femmes dans les partis qui y faisaient place, et j’en passe. Pour la dimension concertée et internationale de ce mouvement, lire Sheila Jeffreys : https://tradfem.wordpress.com/2018/11/19/sheila-jeffreys-les-principes-de-jogjakarta-une-menace-internatio

      Tout cela tente de se justifier à partir de l’axiome transgenriste (eh oui...) que quiconque dit être une femme en est une ; je ne connais pas votre position à ce sujet, mais pour les féministes que nous lisons et traduisons depuis des décennies, c’est scientifiquement faux et politiquement pervers point barre, comme on l’a rapidement vu dans le dossier de Rachel Dolezal, les Noir-e-s ayant droit à plus de respect que les femmes, apparemment.

      Je ne crois pas à l’argument que ces tentatives de putsch (un autre terme qui vous fera sans doute chouiner mais qui s’avère dans le monde anglosaxon) sont nécessairement fondées sur « de la souffrance » à moins que vous accréditiez comme issus d’une « souffrance » les propos et démarches misogynes et antiféministes en général, ce que font les apologistes des incels et autres mascus. J’espère que ce n’est pas votre cas.

      Pour nous, il s’agit d’une tactique de protection et d’accroissement de privilèges masculins et je refuse le chantage à l’empathie, surtout quand ces apologistes instrumentalisent la souffrance réelle de personnes trans, ce que plusieurs d’entre elles ne se privent pas de leur dire.

      Si c’est votre camp, ce n’est pas le mien et je demande à ce que l’on juge des faits plutôt que desdiscours justificatifs en cause.

      Mon travail n’est pas d’affirmer une position personnelle mais de servir de courroie de transmission - un terme qui n’a rien de péjoratif - aux analyses féministes radicales comme celle de Dworkin et de Sheila Jeffreys que nous venons de mettre en ligne (https://tradfem.wordpress.com/2020/06/17/lactivisme-transgenre-perspective-dune-feministe-lesbienne) et dont nous pourrions parler plutôt que de ce à quoi mes propos « ressemblent » ou « sonnent comme »... Oui, nous défendons des opprimé-e-s et nous l’assumons.

      #antiféminisme #droits des femmes
      #transgenrisme #masculinisme #Sheila Jeffreys

    • Euh sur ce point précis, c’est bien gentil de se dédouaner avec « c’est pô moi qui l’ai dit, je ne suis qu’un traducteur et publieur » mais ces propos problématiques sont dans le texte de ce fil même… alors quand on relaie des textes, on peut bien sûr ne pas être d’accord avec 100% de ce qu’il y a dedans, mais dans ce cas on l’annonce explicitement. Si on relaie un texte sans strictement aucune mise en garde, sans aucun « je suis d’accord cet argument mais pas avec ça », c’est alors par défaut que l’on supporte l’ensemble, donc oui qu’on s’en approprie les propos et tout ce qu’ils impliquent. C’est donc tout logiquement qu’on peut se prendre alors des critiques, quand bien même on a pas écrit le texte.

    • « ces propos problématiques sont dans le texte de ce fil même ». De quoi parles-tu ? De cette référence à des chiens et des tasses de thé ? Je ne l’ai pas dit, pas lu, j’ai dénoncé ces propos comme de la provoc et il serait malhonnête de m’en tenir responsable. Je n’ai pas lu dans les textes que j’ai relayés de propos dont je devrais me distancier pour échapper à une critique. Si vous croyez que si, précisez lesquels au-delà de vagues allusions, mais je trouve votre principe assez étrange et n’y souscris pas du tout

    • Il n’y a justement aucune allusion, c’est bien toi qui a relayé le texte de ce fil, et c’est bien dans ce texte que @tintin critique des propos qu’il cite, et que tu « dénonces » 2 mois après parce que @tintin les met en avant. Donc où est l’allusion ? Tout est parfaitement explicite et écrit noir sur blanc. C’est plutôt ça qui est étrange, d’affirmer après-coup que c’est flou-pas-clair alors que tout est écrit sans aucune allusion cachée.

    • Ah bon, J’ai relu le texte de FLEUR FURIEUSE et je trouve que sa démonstration ne correspond pas à la parodie qu’en fait tintin en en citant quelques mots. Ce n’étaient pas mes propos - comme j’avais cru au départ - mais je suis à l’aise avec la démonstration de FLEUR FURIEUSE sur l’illogisme en cause dans la manipulation du mot « femme » pour en abolir le sens.
      Live with it.
      Je constate que vos interventions relèvent essentiellement du « tone policing » (y a-t-il un équivalent français ?), et je dois dire que ça me débecte méchamment chez des gens que je croyais plus progressistes et proféministes.Je m’en tiendrai à relayer des textes pertinents aux luttes de femmes, sans réagir aux propos dilatoires et tentatives de culpabilisation.

    • Je ne suis pas essentialiste mais matérialiste, comme Dworkin et Delphy et des centaines d’autres féministes, et c’est sur cette base que je soutiens les féministes qui récusent la prétention que tout homme qui dit être une femme en est une. S’il y a un essentialisme, il est bien là, dans un à-plat-ventrisme devant des prétentions d’hommes, quoi qu’ils disent, hors toute logique.

    • Nouvelle traduction sur https://tradfem.wordpress.com/2020/06/20/j-k-rowling-et-la-tour-de-babel
      "
      J.K. Rowling et la Tour de Babel
      Par Jennifer Bilek, sur son blog The 11th Hour

      "Pour les personnes non initiées à l’argent et au pouvoir qui sont tapis derrière le lobby transgenriste, la mêlée médiatique entourant JK Rowling peut ressembler à un ballet de rectitude politique en action, à l’acharnement de guerriers pour la justice sociale tenant une nouvelle victime dans leur gueule. Le journaliste britannique Douglas Murray démontre justement ce problème d’angle mort dans un article publié ce matin ur la plateforme UnHerd, « Why JK Rowling Had to be Denounced » (Ce pourquoi il fallait dénoncer JK Rowling).

      JK Rowling a certainement perturbé les barbus de la gauche conscientisée, si l’on en croit les commentaires de Glenn Greenwald sur Twitter la nuit dernière, affichant explicitement sa politique identitaire (est-ce que seuls les marginaux ont droit de parole, Glenn ?)

      Glenn Greenwald (sur Twitter) : « Quelles que soient nos opinions sur le débat entre les trans et les « TERF », le complexe de victime de JK Rowling est suffoquant et narcissique. Voilà une des personnes les plus riches et les plus célèbres au monde, mais elle se perçoit comme une victime suprême du fait d’endurer ce que subissent toutes les figures publiques : de sévères critiques. »

      Mais JK Rowling a fait plus que mettre en lumière une culture de l’interpellation et ses tactiques d’intimidation collective de celleux qui manifestent une opinion différente. Elle a fait plus qu’enflammer les misogynes qui se cachent derrière la politique identitaire, dans ce qui est devenu une tour de Babel hurlante pour la gauche. JK Rowling, comme l’a montré la réaction terrifiée et agressive de nos conglomérats médiatiques contrôlés par Big Pharma, a démontré qu’on ne pouvait pas l’attaquer impunément. Elle n’a pas seulement abordé la question des droits des femmes que décime le coup d’État capitaliste de l’industrie de l’identité de genre, mais elle a également mis à nu l’expérimentation eugénique en cours contre des enfants, pour la plupart homosexuels. (...)"

      Version originale : https://www.the11thhourblog.com/post/jk-rowling-and-the-tower-of-babel ?

    • bon bah j’aurais essayé... Vous jouez à l’imbécile ou alors votre degré de confusion me dépasse... dommage que vous ne consacriez pas tout votre temps à simplement traduire Dworkin, entreprise très nécessaire s’il en est. J’arrête la discussion ici pour ma part.

    • C’est marrant parce que Martin Dufresne demande des questions étayées mais n’y répond pas quand elles sont posées. Je pense à l’autre fil où il disqualifie ValK et ignore aussi les questions de Antonin, qui me semblent dignes d’une réponse, contrairement à mes remarques fielleuses et passives agressives, je le conçois.

      Pour en revenir au début de la conversation sur ce fil, pour que les personnes comprennent concrètement à quoi je pensais et s’en fassent une idée, voici un exemple dans les commentaires d’un texte paru sur le site de Tradfem :

      une féministe matérialiste 21/03/2017 à 10:50
      Franchement je ne vais pas me prononcer sur le fond mais j’aimerais bien que les MECS (oui, vous, là-bas, qui non seulement avez grandi avec les privilèges de la classe des hommes mais en plus en bénéficiez encore aujourd’hui) de tradfem cessent de nous dire ce que nous devons penser et qui est une femme et qui ne l’est pas.
      C’est vraiment, vraiment gonflant.
      Et au passage, si c’était possible d’arrêter de dire que vous êtes « une collective » (à moins que ça soit une formule québécoise que j’ignore), parce que ce mot laisse croire que vous êtes un groupe non-mixte. Quand on passe son temps à traduire des textes qui nous expliquent qui a le droit d’être féministe, ça serait le minimum.

      Abolissimo [Martin Dufresne] 21/03/2017 à 11:40
      Ben oui, TRADFEM est non-mixte et, si vous avez remarqué, les textes que vous conspuez sont tous rédigés par des femmes. Et aucun d’entre eux, en passant, ne restreint qui a le droit d’être féministe (ça semble plutôt être VOTRE truc).

      LULI 26/03/2017 à 10:20
      Une féministe matérialiste, merci de se renseigner au lieu de dire des bêtises. Depuis quand un site de traduction de textes féministes radicaux est dirigé par des hommes cis ? Et oui, c’est logique que ce soit non-mixte, vu les textes publiés sur ce site, vous croyez vraiment que des hommes cis dirigeraient ce site ? [...]

      https://tradfem.wordpress.com/2017/03/17/le-probleme-qui-na-pas-de-nom-parce-que-le-mot-femme-est-qualifie-dessentialiste/#comment-439

      (Après ça, Martin Dufresne ne répond rien et avant ça, il ne répond pas aux questions d’un commentaire de Miluyali, par exemple sur les hommes trans. Mais répond d’abord : « Que de présupposés et de faux procès de votre part, Miluyali ! »)

      C’est pas mal, ça, de répondre que Tradfem est non-mixte alors que Martin Dufresne sait très bien que ce n’est pas le cas (bon, après tout, on peut se tromper) et de laisser quand même confirmer ça par une autre lectrice (je mets son commentaire entier en dessous) et que des féministes se prennent la tête entre elles, sans même ensuite infirmer/confirmer l’autre proposition que des « hommes cis dirigeraient ce site » (on aurait pu au moins attendre une réponse comme quoi certains y participent, n’est-ce pas ? Pour ne pas dire qu’il est surtout animé par des hommes, ce qui semble être d’ailleurs plutôt le cas).

      Mais c’est aussi de répondre à « une féministe matérialiste » que « ça semble plutôt être VOTRE truc » (avec les majuscules) à elle de définir qui est féministe, ce qui n’est pas du tout ce qu’elle disait. Je ne suis pas sûr que ce soit du tone policing, mais peut-être plutôt de la réduction au silence ou du mansplaining ?
      Comment penser sincèrement que d’autres féministes critiques viendront commenter ensuite ?
      (et, pour info, sur l’usage des mots : « conspuer v.t. Manifester bruyamment et en groupe son mépris contre quelqu’un, quelque chose »)

      C’est vraiment la question de notre place en tant qu’allié. Qu’une féministe se mette en colère, ça paraît tout à fait légitime, encore plus face à un gars, mais l’inverse ? Mais du coup, c’est moi qui fait du tone policing, c’est ça ?

      C’est dommage de desservir ta cause proféministe comme ça, ahah.
      Ce qui nous renvoie à la question : est-ce que tout homme qui se dit proféministe en est un ? Faudra en finir avec l’autodéclaration, dans ce cas-là aussi.
      Mais ce qui est plus grave (je rigole en fait pour ne pas en pleurer), c’est que ça rend cette position intenable pour des féministes matérialistes à qui on renvoie toujours ça et à qui on n’accorde ni attention ni espace de réflexion/discussion. Je pense ici à ValK ou Aude Vidal dans les derniers temps.
      Heureusement que tu es là pour nous apporter la lumière et sauver les femmes et les féministes. Mais qui t’a mandaté pour cette mission ?
      La mauvaise foi n’est pas où tu crois, et il faudra bien rendre des comptes.

      ==

      LULI 26/03/2017 à 10:20
      Une féministe matérialiste, merci de se renseigner au lieu de dire des bêtises. Depuis quand un site de traduction de textes féministes radicaux est dirigé par des hommes cis ? Et oui, c’est logique que ce soit non-mixte, vu les textes publiés sur ce site, vous croyez vraiment que des hommes cis dirigeraient ce site ?

      Et c’est quoi votre problème avec le mot « collective » que vous rattachez à « une formule québécoise » ?
      Vous êtes xénophobe ou vous n’aimez pas les mots que vous ne connaissez pas et/ou pas l’habitude d’utiliser ?
      Le mot « collective » vous agace plus que le patriarcat lui-même ? Vous chipotez sur des détails au lieu de dénoncer la misogynie et le sexisme ? Vous devez sûrement le faire sur des sites et articles masculinistes, cependant ce n’est pas une raison de dire n’importe quoi sur un site de traduction de textes radicaux.

      Et par rapport à « des textes qui nous expliquent qui a le droit d’être féministe », de quels articles parlez-vous ? Pourquoi ne pas nommer EXPLICITEMENT le nom des articles de ce site ? Et quand bien même il n’y en aurait (je n’ai pas lu tous les article du site, je le reconnais), je ne vois pas en quoi ce serait un problème car NON, tout le monde ne peut pas se proclamer féministe par souci d’honnêteté dans la lutte contre le patriarcat cis-hétéronormé (n’est-ce-pas, les hommes cis).

      Et inutile de dire que je suis « agressive », que « je dessers la cause féministe », que je n’accepte pas les avis divergents aux miens, que je suis transphobe, etc. Car c’est faux, je défends la cause des personnes transgenres, j’accepte l’opposition à mes avis et idées, cependant je n’accepte pas la mauvaise foi et qu’on propage des idées fausses sur un site/courant/mouvement féministe.

      P.S. : Je viens de me rendre compte que j’ai posté un commentaire quasi-similaire à celui d’Abolissimo, et je ne m’en suis pas rendu compte. Ma faute alors, cependant je voulais quand même écrire ce commentaire pour devancer tous les futurs commentaires similaires à celui d’une féministe matérialiste.

    • la prétention que tout homme qui dit être une femme en est une

      Au risque de me répéter, il y a des nuances entre l’autodéclaration du genre et sa biologisation... soit les deux écueils où les deux camps aimeraient nous faire échouer.

      Des femmes trans offrent bien des témoignages selon lesquels leur expression de genre fait une identité sociale qui fait une vie de meuf. Sans les règles douloureuses, certes, mais les féministes ne combattent pas les règles douloureuses, elles combattent le traitement social des règles douloureuses et de tout ce qui concerne les femmes.

      Quant à votre position, @martin4, au sein du mouvement gender critical ou féministe radical... Ça ne vous emmerde pas, d’apparaître comme le chef d’une bande de féministes, abrité derrière Dworkin qu’en toute logique vous êtes mal placé pour traduire ? Le premier boulot d’un proféministe, c’est de se poser la question de sa position.

      Se toucher – réflexions autour d’un choix de traduction – Deuxième porte à gauche
      https://audesecheret.wordpress.com/2019/11/04/se-toucher-reflexions-autour-dun-choix-de-traduction

      Cependant, je suis persuadée que pour des problématiques de ce type, une traductrice percevra ce genre de nuances avec davantage d’immédiateté et de précision que ne le ferait un traducteur, même très bon. Autrement dit : je propose qu’on réserve aux traductrices la traduction des œuvres féministes écrites par des femmes.

  • Coronavirus : Malaysian men in shopping muddle amid lockdown - BBC News
    https://www.bbc.com/news/blogs-news-from-elsewhere-52040256

    The Malaysian government’s decision to allow only “the head of the family” to leave the house to shop, as part of measures to suppress the Covid-19 coronavirus outbreak, has had unintended consequences.

    Some men are unexpectedly finding themselves responsible for the grocery shopping and suddenly having to distinguish between bewildering varieties of vegetables, spices and herbs.

    “Govt allowing a man to shop unsupervised? Disaster,” was the immediate jokey conclusion of one woman on Twitter.

    Several men concurred, however, expressing their anguish on social media.

    #chef_de_famille #masculinisme
    Couilles obligatoires pour faire ses #courses.

  • Quand quelques groupuscules complotistes et ultra-droitistes mènent une « cyber-guerre » de propagande haineuse. Propagande cautionnée et relayée par des personnalités politiques « conventionnelles » qui entrainent dans leur « shitstorm » des hordes de rageux.

    « Grosse pute », « Dégénérée » : témoignage de Marie Peltier, harcelée sur les réseaux sociaux
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_grosse-pute-degeneree-temoignage-de-marie-peltier-harcelee-sur-les-resea

    Ces insultes et ces attaques, vous savez de qui elles viennent ? Les personnes derrière ces attaques sont identifiables ?

    « Comme je travaille sur les questions d’information et de désinformation, j’ai des outils de recherche. Avec d’autres personnes, on a collecté des données pour essayer de remonter l’information afin d’essayer de savoir qui avait attaqué. A la base, ce sont presque toujours des raids numériques lancés par l’extrême-droite et par les réseaux masculinistes particulièrement : c’est une extrême-droite qui s’exprime beaucoup contre les féministes. Dans mon cas par exemple, ce sont eux qui ont lancé l’angle ’tu es moche, tu es laide’. C’était leur angle privilégié (...)

    Ce qui est intéressant dans le cyber-harcèlement, c’est que c’est initié par des groupes extrémistes, puis ensuite c’est repris plus largement dans le débat public. C’est repris par des gens qui n’ont certes pas de sympathie pour les féministes, mais qu’on ne peut pas non plus qualifier d’extrême-droite. Malheureusement ces personnes reprennent l’argumentaire et les informations de l’extrême-droite. C’est inquiétant car on voit dans ce genre d’épisode qu’il y a une porosité entre les sphères d’extrême-droite et les sphères politiques dites normales. »

    Ce sont donc des comptes cachés qui vous attaquent ?

    « Ce sont souvent des comptes sous pseudo qui lancent d’abord les attaques, et dont on pourrait demander l’identité à Twitter . Mais c’est une question encore très sensible. Ensuite, quand l’attaque est lancée, des personnalités publiques ne se gênent pas pour reprendre ces informations d’extrême-droite et attaquer sous le même angle. Cela m’a beaucoup frappée dans ce qui m’est arrivé. »

    #touit'zob #propagandavirus

    • Pas étonnant que le grand publique prenne le relai des extremistes-masculinistes, le grand publique est extremiste-masculiniste.

      C’est la position de toute personne qui n’est pas féministe car l’égalité c’est une notion qu’on ne peu pas fragmenter. Sois tu pense que les femmes sont les égales des hommes et ca fait de toi un ou une féministe - sois tu pense pas que les femmes sont les égales des hommes alors tu est un ou une extremiste-masculiniste. Tu ne peu pas penser que les femmes sont égales au 3/4 ou un peu égales mais pas trop, l’égalité c’est binaire, tu l’as ou tu l’as pas.

      Le grand publique il met son mouchoir sur l’inceste et quant une affaire fini par sortir « tout le monde savait au village/au boulot/dans la famille.... » et quant les victimes parlent, que ca soit aux césars ou à noel en famille, c’est la victime qui se fait défoncé dans 99% des cas en France puisqu’il n’y a qu’1% de condamnation des viols dans se pays.

      –—

      Selon une récente étude des nations unies en France il y a 59% de masculinistes-extrèmistes ce qui fait une large majorité :

      Près de 90% de la population mondiale, tous sexes confondus, a des préjugés envers les femmes, montre une étude publiée mercredi par le Programme des Nations unies pour le développement à l’approche de la Journée internationale des droits des femmes.

      Les hommes font de meilleurs dirigeants politiques ou d’entreprises que les femmes. Aller à l’université est plus important pour un homme que pour une femme. Les hommes devraient être prioritaires sur le marché de l’emploi lorsque les offres sont rares.

      Neuf personnes sur dix dans le monde - femmes comprises - nourrissent au moins un préjugé de ce genre, conclut l’agence onusienne sur la base de données provenant de 75 pays représentant plus de 80% de la population mondiale. La proportion est la plus forte au Pakistan (99,81%), devant le Qatar (99,73%) et le Nigeria (99,73%).

      L’Andorre (27,01%), la Suède (30,01%) et les Pays-Bas (39,75%) mènent le wagon des « bons élèves », que la France accroche tant bien que mal, avec plus d’une personne sur d’eux ayant au moins un préjugé sexiste (56%) .

      https://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Les-prejuges-envers-les-femmes-ont-la-vie-dure-21892051

      #misogynie #masculinisme #sexisme #backlash #domination_masculine #harcèlement

    • Comment s’appelle déjà l’effet qui provoque une sorte d’aveuglement à la réalité et qui s’auto-entretient par une fréquentation exagérée des réseaux sociaux et de l’Internet en général ? J’ai l’expression sur le bout de la langue (parce que je me dis que fondamentalement, je dois être un gros naïf). je crois que c’est le « filter bubble » mais il y a une autre expression en français avec le mot « cognitif » dedans.

    • @mad_meg non, ce n’est pas « biais » mais l’expression à laquelle je pensais décrirait plutôt une sorte d’enfermement de mon propre système de pensée qui ferait que j’appréhenderais la société à la lumière des gens que je fréquente « virtuellement ». C’est à dire que cela m’induit à penser que la société a évolué en ce qui concerne la place et le rôle des femmes. Or les faits rapportés dans l’article de la RTBF me rappelle à la dure réalité. C’est pourquoi je me qualifie de « gros naïf »...
      Et sinon merci de m’avoir fait découvrir la théorie de la valence des sexes de Françoise Héritier que je ne connaissais pas.
      Et force est de constater que nous sommes dans une période de totale régression à tout point de vue.

    • @sombre, le paragraphe de WP dit que les mécanismes décrits par la psycho sociale sont plus importants que des fonctionnements techniques. La peur du jugement des pairs et le renforcement par eux, le panurgisme, tout ça sont des logiques qu’on voit bien opérer sur plein de sujets où des militant·es ne font plus fonctionner leur cerveau et préfèrent répéter la doxa...

    • @antonin1

      tout ça sont des logiques qu’on voit bien opérer sur plein de sujets où des militant·es ne font plus fonctionner leur cerveau et préfèrent répéter la doxa...

      et je rajouterais : par pur confort intellectuel, ce qui constitue également une stratégie « d’économies d’énergie » car mener une réflexion en profondeur nécessite beaucoup d’effort. Et partant, peut-on en vouloir à certain·es militant·es de faire parfois (souvent ?) cette économie ?
      Réponse : oui, si leur seul et inavouable but est de salir la réputation des personnes un tant soit peu « hétérodoxes ». Mais bon ...

      Pour mon affaire de mémoire, je définirais bien ça comme un « enfermement cognitif ». Je me souviens en avoir fait mention chez twitt’cake mais je suis infoutu de retrouver de mémoire l’expression exacte. Et quant à retrouver une info sur ce bouzin, même dans dans ton propre fil de discussion, autant chercher une aiguille dans une fosse à purin. Mais c’est pas très grave.

  • Bravo !
    https://joellepalmieri.org/2020/03/03/bravo

    Bravo à Virginie Despentes. Bravo à Paul Preciado. Bravo à l’équipe du film « Portrait de la jeune fille en feu ». Bravo à Aïssa Maïga et à Florence Foresti. Cette cérémonie des césars du mois de février a ouvert la voie-voix à des rebelles, suite à une série de démonstrations politiques masculinistes et antiféministes, et ça fait … Lire la suite →

    #Humeurs #Afrique_du_Sud #Dépolitisation #Domination #Féminisme #France #Luttes #Masculinisme #Militarisation #Racisme #Résistance #Violences


    https://0.gravatar.com/avatar/9756ba41fe8333157071419a20733f4a?s=96&d=https%3A%2F%2F0.gravatar.com%2Fa

  • J’accuse - ♀ le genre & l’écran ♂
    https://www.genre-ecran.net/?J-accuse

    J’accuse, 12 nominations aux Césars, un record ! Le dernier film de Polanski est-il esthétiquement éblouissant ? S’agit-il d’un regard d’une complexité inédite sur l’affaire Dreyfus ? Le scénario témoigne-t-il d’une habileté particulière ? Est-ce qu’il nous touche par la peinture subtile des relations humaines ? Assiste-t-on à des performances d’acteur/trice hors du commun ? Si je suis obligée de répondre négativement à toutes ces questions, qu’est-ce qu’il reste pour expliquer cette unanimité de la profession ? Serait-ce la manifestation du soutien indéfectible à un cinéaste dont le prestige arrive de moins en moins bien à camoufler des comportements qui tombent sous le coup de la loi ? Serait-ce une façon de rappeler que, malgré #MeToo, les (grands) artistes en France sont au-dessus des lois ?

    • Au-delà de l’académisme de ce film historique, qui nous fait nous interroger sur les véritables raisons du soutien qu’il a reçu de la part de la critique cinéphilique, d’habitude si soucieuse de la forme et de l’originalité esthétique, le personnage qu’incarne Dujardin renvoie à un type de masculinité qu’on peut qualifier d’hégémonique, pour reprendre le concept élaboré par la sociologue australienne R.W. Connell [2]. En effet, il a tous les attributs qui permettent de légitimer le patriarcat. Droit dans ses bottes, vêtu d’uniformes impeccables, la moustache conquérante, il n’a jamais besoin de personne pour mener sa barque, rien ni personne ne peut l’impressionner, et même sa maitresse est une présence contingente. Jamais la moindre manifestation de vulnérabilité, pas la moindre faille : il traverse la tempête qu’il a déclenchée sans jamais plier, même en prison. Il prend ses décisions seul, uniquement mu par la recherche de la vérité (et de l’efficacité : c’est un militaire moderne). Un homme, un vrai ! Inutile de préciser que la mise en scène ne prend jamais la moindre distance avec ce parangon de masculinité héroïque et solitaire.

      Quel est l’intérêt, plus d’un siècle après l’Affaire, et après les dizaines d’ouvrages historiques écrits sur ses aspects les plus complexes, de faire un film parfaitement linéaire, totalement focalisé sur un seul protagoniste transformé en héros, aussi monolithique, aussi univoque, aussi hagiographique, et aussi académique, esthétiquement parlant ? Je ne vois qu’une véritable raison : faire oublier la face obscure de son réalisateur, et suggérer son identification avec un autre « persécuté », une autre victime illustre d’une « erreur judiciaire », alors même que les innombrables appuis complaisants qui lui permettent de continuer à faire des films depuis des décennies, peinent de plus en plus à entretenir sa légende. Mais au-delà de cette raison de circonstances, ce qui transparaît dans ce film, c’est une adhésion aux « valeurs » masculines les plus désuètes, les plus réactionnaires, les plus sexistes…

      #Geneviève_Sellier

      J’en profite pour poster ça :

      (4) Pour en finir avec la domination masculine dans le cinéma - Libération
      https://www.liberation.fr/debats/2019/12/06/pour-en-finir-avec-la-domination-masculine-dans-le-cinema_1767218

      Si les coups d’éclats des censeurs reçoivent l’attention médiatique, la fin de la domination masculine dans le cinéma passera par un travail de fond pour changer les regards et les représentations.

      Et au milieu des preuves de #proféminisme, l’auteur en profite pour une belle #mecsplication de ce que les féministes devraient penser de Polanski !
      (Je connais le mec depuis quinze ans, mes amies depuis trente ans, nous avons découvert son proféminisme à cette occasion !)