• L’Auto Homicide
    http://carfree.fr/index.php/2021/01/18/lauto-homicide

    Le piéton commence à se fâcher. En lisant les journaux de France et d’Algérie on est effrayé du nombre d’accidents mortels occasionnés par les automobilistes. Dans une seule journée à Lire la suite...

    #Insécurité_routière #accident #algérie #bayonne #blois #dijon #histoire #Honfleur #marseille #mort #sécurité_routière #trouville #valence #vitesse

    • [edit 10 min plus tard : le texte est apparemment au moins partiellement une reprise d’un article de 1926. Aucun des codes de la citation n’est respecté et il n’y a aucune autre mise en perspective que l’indication de ce que je suppose être un titre de journal et sa date de publication. Dans ces conditions, pour moi l’auteur endosse le contenu.]

      @carfree : Un excès d’émotions visiblement... Après un relevé d’exécutions sommaires, certes dirigées contre de vilains tueurs en véhicules motorisés supposément pris en quasi flagrant délit, l’auteur conclut...

      Et je trouve ça très bien. J’espère que ce n’est là qu’un commencement et que ces bons exemples seront suivis. Puisque ni l’administration, ni les tribunaux ne protègent les piétons contre les folies homicides des emballés, je souhaite que s’organise dans chaque localité de quelque importance une « Ligue contre les Chauffards » – « chauffards » étant pris dans le sens péjoratif — que ses adhérents s’entendent et agissent. Ils auront sans conteste l’approbation de tous, les automobilistes sérieux et prudents, qui ne veulent pas être confondus avec les dangereux déments qui brûlent nos routes à cent kilomètres à l’heure et lâchement s’échappent lorsque leur arrive une anicroche. S’il en était ainsi, vous verriez que les écraseurs changeraient d’allure.

      - Puisque ni l’administration, ni les tribunaux ne protègent les piétons...
      Vous verriez ça comment ? Des sortes de bouées de fonctionnaires si possibles gras, organisées par des magistrats si possible efficaces de sorte qu’elles entourent chaque piéton traversant (par exemple) ?

      - ... je souhaite que s’organise dans chaque localité de quelque importance une « Ligue contre les Chauffards » – « chauffards » étant pris dans le sens péjoratif — que ses adhérents s’entendent et agissent.
      Cette idée mise en liaison avec des meurtres et agressions, comme vous le faites :
      1. cela n’aura jamais mon approbation et je gage que je ne serais pas seul (et donc c’est loupé pour l’approbation de tous)
      2. cela ressemble furieusement à un appel à la violence, ce qui est interdit par la Loi

      Je suis un rien déçu par votre texte du jour, je ne vous le cache pas. C’est d’autant plus dommage que les accidents mortels dénoncés sont réels, iniques et évitables si on prend les choses par un bout constructif.

  • Eric Debarbieux : L’oppression viriliste et la violence scolaire
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2018/06/01062018Article636634382892805737.aspx

    Cherchant à constituer une bibliographie sur la sanction scolaire et le genre, je tombe sur plusieurs articles de presse avec de la titraille sur le thème « les garçons aussi sont victimes de violences sexistes ».

    En fait, la réalité est plus têtue que les inter-titres qui la déforme... le patriarcat en herbe opprime les filles... et les garçons qui refuse la norme viriliste.

    Mais avec ce rapport et cette enquête, Eric Debarbieux part aux sources de la violence scolaire qu’il situe dans l’idéologie machiste. Les violences sont sexistes et relèvent d ece qu’il appelle « l’oppression viriliste ». C’est une certaine représentation de la normalité qui est à l’oeuvre dans les écoles et qui fait des garçons des oppresseurs des filles mais aussi d’autres garçons jugés décalés par rapport à la norme. Ce qu’on reproche aux bons élèves c’est qu’ils se comportent scolairement comme les filles.

    #éducation #sexisme #patriarcat

    • Oui, et cela va (allait) plus loin. À l’école, parmi les pairs, la violence machiste qui fait payer l’écart à la norme viriliste s’exerce y compris sur les garçons pas spécialement en butte à l’homophobie, ou pas spécialement appliqués comme élèves, et dont certains peuvent incarner pour partie ce qui est décrit dans l’article comme une posture d’homme, celle de « l’emmerdeur de service ». Même si à lire ce résumé, je me dis qu’avoir occupé au collège un rôle d’emmerdeur de service, surtout par la prise de parole (une déviance, mais encore trop « scolaire » ?), a sans doute pu - tout compte fait - limiter les dégâts.

      Ajout. Il ne suffit pas d’incarner peu ou prou le stéréotype masculin de la « grande gueule » en devenir. Aimer lire, la compagnie des filles avec lesquelles il n’y a pas cette compétition des petits mecs, parler (ça c’est déjà un manquement) de son ressenti, s’habiller minoritaire, tout est bon pour susciter des rappels à la conformation, être mis à l’amende.

      J’ai vu avec une petite fille dont je me suis occupé que dès la maternelle l’imposition de ces rôles peut être violente : la fille populaire que A. voulait fréquenter, dont elle cherchait la reconnaissance, lui disait « tu es moche, tu portes jamais de robe » et montrait chaque seconde qu’il faut « aimer les princesses » plutôt que de courir ou grimper aux arbres. C’était des injonctions et une disqualification quotidiennes. Fallait ensuite bricoler pour contribuer à détraumatiser. Elle a continuer à faire l’acrobate, le « garçon manqué ». En aimant (un peu, pour partager avec les copines) les princesses.

      #école #masculinité #machisme

  • This study of fascist men shows their terrifying fascination with sex, death, and authority
    ‘Male Fantasies’ examined the inner lives of German fascists and reached a horrifying conclusion

    fter World War I, a German paramilitary commander stood in the countryside, surveying a grisly scene: a lovers’ picnic interrupted by a grenade. The couple’s blood-smeared, mangled corpses gave the commander a strange surge of pleasure. The woman was a Communist whore, the commander thought, one of the many “Red women” destroying his homeland in the years since the armistice. He was a commander in the Freikorps, a paramilitary group made up of downtrodden German veterans who blamed Communist revolutionaries for their loss of the war. Many of the Freikorps later joined the Nazi regime. Perpetual war was not just their work, but their reason to be, the will to live merging with death. And one book would make a quest of understanding why.

    Though afterward the Holocaust was declared “unthinkable,” that label was widely seen as an urgent call to untangle its root causes. Who did this and what were their motives? More than three decades after World War II ended, Klaus Theweleit’s 1977 book Male Fantasies, sought an unusual path to understanding. Theweleit, a German doctoral student in literature, wanted to understand the fascist man’s deepest desires. Not why did they do what they did, but what did they want? As German historian Sven Reichardt points out, while others sought political explanations for fascist violence, Theweleit shocked readers by looking to their quotidian lives for answers. The resulting two-volume book is an intimate analysis of the letters, poems, diaries, and novels of the Freikorpsmen: fascism up close and personal. To modern readers, the Freikorpsmen’s fantasy life will be familiar: a country in decline, a nationalistic call to purge it of disorder, a clear separation between men and women, rich and poor, your kind and the other.

    When the book was published in Germany, it became a cult classic and required reading in leftist circles. “Everyone — at universities, in left-wing undogmatic circles, in communal communities or groups of men — read the book at the time,” said one German writer. In 1987, the book was released in English and instantly, modern-day parallels were drawn. A New York Times reviewer wrote that Theweleit had “captured a glimpse of our souls.”

    While other writers sought to understand the rise of Nazism by looking directly at Nazi violence, Theweleit, perhaps sensing that this direct path was too on the nose, used a different access point to the proto-fascist mind: their relationship to women. For the Freikorps men, there are three kinds of women: their absent wives/girlfriends/fiancées; the pure, upper-class “white nurses” serving the cause; and the “Red women,” the unruly communist revolutionaries waving flags in the streets. The Freikorps violence was not limited to women, but women are a potent symbol of their most primal fears: the dissolution of the self in another. Sex and the female body are, to them, nothing short of horrifying, so it is better that women be absent, separate, or dead.

    When the Freikorpsmen’s wives appear in their writing, they are usually nameless and only mentioned in passing, even when they die. One Freikorspman’s writes only of his wife, “When I came home, I found my wife suffering from a severe nervous disorder. She died soon afterward.” Two pages later, he mentions honeymooning with his second wife. The white nurse is similarly unthreatening. She is sterile, sexless, and statuesque.

    The “red women” however, are where the ugliness really lives. They represent everything that the order-obsessed Freikorpsmen fear: unwieldy sexuality, the chaos of revolution, the mingling of people regardless of class, creed, and color. “It’s a well-known fact that women are always at the head of these kinds of riots,” a Freikorps General’s speech read. “And if one of our leaders gives the order to shoot and a few old girls get blown up, the whole world starts screaming about blooodthirsty soldiers shooting down innocent women and children. As if women were always innocent.”

    Throughout their writing, the Freikorpsmen are nearly drooling over the opportunities they have to murder these “red women” and stop the “filthy-red wave.” Theweleit quotes a scene from a fascist novel in which a Communist woman is confronted by Freikorpsman: “his sight is pointing straight into her mouth, into the center of that slobbering hole, so wide open with hysteria that he can even see the gums.” Once he shoots her point blank in the face, he is amazed. The shot “threw her onto her back, as if she had been blown over by some gigantic wind. Is that thing at his feet really her?”

    It is possible to read Male Fantasies as not really about the Freikorpsmen at all, but about an “irreducible human desire,” as Barbara Erenreich writes in the book’s English introduction. In 2004, historian Robert Paxton warned in his book on fascism that we should “not look for exact replicas, in which fascist veterans dust off their swastikas.’’ They are in our midst, he was saying, perhaps in different clothes (though admittedly, sometimes they don’t bother with a wardrobe change). Theweleit’s startling proposition is that the Freikorsmen were human, that their fantasy life is alive and well.

    #masculinisme #fascisme #masculinité

  • Sinon, après un gros mois de confinement, il y a toujours une proportion phénoménale d’abrutis qui se fait un devoir de laisser ostensiblement le nez en dehors du masque. (Je dis ostensiblement, parce que vraiment, la plupart du temps ça se fait avec un regard de défiance façon pseudo-rebelle qui sachions mieux que les autres.)

    • À part ça, avec mon beau-frère hier, on se faisait la remarque que, quand tu prononces « Pfizer », tu postillonnes tellement que tu dois facilement contaminer une vingtaine de personnes.

      « Pfizer », c’est le genre de mot qui fait mécaniquement remonter le R_effectif.

      #pffft

    • abrutis très largement de sexe masculin
      #masculinité
      https://www.ladn.eu/nouveaux-usages/usages-par-genre/masques-hommes-refusent-porter

      Une étude de la Middlesex University de Londres et du Mathematical Science Research Institute de Berkeley montre que les hommes sont moins enclins à observer le port du masque que les femmes. Et ce, alors que les hommes sont plus durement touchés par le virus. Cette différence de comportement n’est pas due à de l’insouciance ou une mauvaise information mais à une certaine idée de la masculinité.

      L’étude menée par Valerio Capraro et Hélène Barcelo indique que les hommes sont plus à même de penser que le port d’un masque est « un signe de faiblesse, honteux et pas cool. » Bref, le masque n’est pas assez viril pour ces messieurs. Si on avait besoin d’exemple pour illustrer le concept de « masculinité toxique », en voilà un tout trouvé. Dans Scientific American, la journaliste Emily Willingham qualifie même le masque de « préservatif du visage ». Comme le masque, le préservatif, pourtant essentiel dans la lutte contre la pandémie de VIH, a fait l’objet d’un rejet de la part d’hommes qui adhèrent à l’idéologie de la masculinité.

      Le problème, c’est que le masque sert surtout à protéger les autres.

    • Évidemment je ne suis pas prêt de retourner au cinéma. Déjà qu’en temps normal, il y a toujours quelqu’un pour regarder son écran de téléphone-qui-fait-loupiotte en plein milieu du film, ou pour retirer ses chaussures et te glisser ses arpions dégueulasses sous le nez, je suis bien persuadé qu’en temps de Covid il y a aura toujours un bon quart de la salle qui profitera de la pénombre pour ne pas porter correctement son masque.

    • Meg, désolé c’est pas clair, mais je suis bien d’accord : c’est un truc de mecs, oui. Au supermarché où je vais, en dehors du centre, où il n’y a pas de bandes de copines, c’est 100% des mecs.

      Mais parmi les groupes de jeunes femmes hier dans l’hyper-centre (dont la présence n’est pas anecdotique, le centre-ville de Montpellier un samedi après-midi de shopping, les groupes de jeunes copines en goguette, c’est beaucoup de monde), je dirais que c’était pas loin de la moitié qui se faisaient un devoir de jouer les rebelles-sans-masque. Et hier, sur l’ensemble des andouilles qui arboraient fièrement leur refus de porter un masque correctement, ça m’a frappé, mais je dirais que pas loin d’un tiers, c’étaient ces jeunes filles en groupe (je précise parce que justement, c’est le fait que ça ne m’a pas semblé un comportement ultra-minoritaire par rapport aux mecs qui croient que le masque ça fait rétrécir la bite).

      Donc, oui, la masculinité toxique pour les mecs qui affichent ostensiblement qu’ils sont au-dessus de ces conneries de masque, je suis très très d’accord. Par contre, quel est le processus qui fait que quasiment la moitié des groupes de post-adolescentes, quand elles se promènent bras-dessus-bras-dessous, s’esclaffant bruyamment en fendant la foule (ce qui est très sympa, et c’est une des raisons d’habiter une ville comme Montpellier, dont le centre-ville est à la fois très jeune, très féminin et très vivant), décident aussi qu’on va ostensiblement porter le masque sous le menton, c’est pas juste réductible à la masculinité toxique (je suspecterais un peu le même genre de processus, à cet âge, qui fait qu’on se met à cloper, parce qu’on pense que c’est un symbole de liberté).

    • Très bien mais comment je fais pour deviner que ton propos se limite strictement à ton observation personnelle d’un seul centre ville très spécifique ? Aussi j’ai pas trop confiance en la perception d’un homme blanc sur la visibilité des étudiantes (masquées ou pas) en centre ville. Il suffit qu’il y ai 30% de meufs pour avoir l’impression qu’elles sont majoritaires dans un groupe, si tu parle d’un bon tiers, je traduit ca par 5% grand max. J’avais documenté ce biais sur seenthis mais je ne sais pas ou, pas le temps de rechercher. On trouve le même biais de perception pour les personnes racisées, pas besoin qu’il y en ai beaucoup pour qu’on les perçoivent comme majoritaires.
      #biais_de_perception

    • Ah ah, le coup du centre-ville de Montpellier, j’étais resté bloqué sur le fait que je venais « tout juste » de poster (c’est-à-dire « il y a 16 heures » avant, m’informe Seenthis) une anecdote comme quoi on était allées faire pipi au centre commercial, et que j’avais posté ou référencé pas plus de quatre nouveaux messages entretemps…
      https://seenthis.net/messages/889802

      Pour une raison inconnue (mais sans doute inquiétante), j’en avais présupposé que ça devrait être évident pour tout le monde :-)))

    • j’ai énormément de monde au moi, la morgue en moins, qui a décidé de plus trop faire gaffe parce que ça tue surtout les vieux, que de toute façon on est exposé au taf, qu’un pote l’a eut et ça va, etc. Plus qu’énormément même, il n’y a presque plus que moi qui semble inquiet, ne serait-ce que de continuer à le faire circuler. C’est très très chelou.

    • (plus trop faire gaffe, ça veut dire rien de plus que tout les nouveaux gestes masques, lavage des mains, pas de bises etc (aussi très très chelou d’estimer à quel point on est en train de se viander ou pas)).

    • On est au creux de la vague, donc, oui, c’est normal d’alléger la pression. Mais l’exponentielle est à priori repartie à la hausse. Aussi, je dirais qu’on peut être à moitié insouciant pour encore 15 jours... Comme dit par ailleurs, on n’est pas descendu en dessous de 300 morts quotidiens lors de cette 2nde vague, 10000 morts par mois du Covid. Il n’y a pas volonté collective de faire plus d’effort. C’est autant de morts que le cancer, avec juste la difficulté que ça mobilise plus de personnel. Je parle en terme de gouvernance, vous l’aurez compris. On se satisfait de la fatalité des cancers... alors le covid, finalement...

    • Oui, fatalisme, c’est le mot... plein de gens qui me disent aussi « pour moi, je m’en fout »... Et/Ou « j’ai pas peur de la mort »... (ça, je ne sais pas, pour moi, c’est des gens qui pensent qu’Achille est un modèle, alors que c’est juste l’erreur incarnée).

    • C’est quand j’aborde la question des séquelles et des covids longs que je congèle l’ambiance.
      Les gus sont d’autant + prêts à clamser qu’ils estiment le risque négligeable pour leur gueule, mais quand tu commences à dérouler des données OMS qui estiment qu’on est sur du 20-30% de séquelles sur l’ensemble des infectés (et pas seulement sur les cas sévères ou même juste les symptomatiques) et que les premiers prix, ce sont des fibroses pulmonaires, des atteintes neuro avec chute significative du QI et des cardiopathies, avec risques ↗️ d’infarcts, AVC, y compris chez les jeunes en bonne santé préalable, ça rigole nettement moins…

    • Un autre argument qui porte, quand même, c’est l’ampleur de la réduction de durée de vie (10 ans), y compris parmi les générations qui considèrent que les vieux ont joui d’une existence meilleure que la leur lors d’une époque où « le progrès » comportait encore des aspects positifs et qui sans oser le formuler voient la mortalité covid comme un « juste retour des choses », une revanche sociale enfin (de nouveau) à portée de main.

      COVID-19 : How Many Years of Life Lost ?
      https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.06.08.20050559v2

      Each COVID-19 death causes more than a decade of lost life in the US.

      #covid-19 #plateau ou #faux-plat (descendant) #séquelles #mortalité #jeunisme #troisième_vague

    • bon je note les arguments... C’est pas des gus dont je parle, mais de mon entourage, trento-quarante piges, relativement éduqués et tout et tout. On dirait que tout ce monde part dans les tranchées sous taz.

    • Je pense qu’on doit en revenir à l’erreur originelle qui vient en bonne partie de notre gouvernement et qui a consisté à nous prendre pour des cons et distiller au fur et à mesure de l’épidémie des vérités mélangées à des contre-vérités. Cela a excité un peu tout le monde dans un sens ou dans un autre car peu de gens sont vraiment au clair sur ce qu’il faut faire. Je ne suis pas certain que dans mon entreprise (où beaucoup de monde continue à venir alors qu’on pourrait faire du 100% télétravail) l’aréosolisation a bien été comprise. Et donc on voit plein de comportements absurdes. Et j’ai pas fait d’études hommes/femmes, cela dit je ne dirais pas que la proportion serait 95% d’hommes qui font n’importe quoi contre 95% de femmes qui seraient au taquet, à vue d’oeil on est sûrement pas loin du 50/50, la connerie se partage toujours très bien même si les motivations ne sont pas les mêmes.

    • Les clients sont des hommes qui ont un regard sur les femmes qui les transforment en animaux de ferme. Vous pouvez le voir assez bien dans des phrases comme : « Je ne suis pas obligé d’acheter la vache entière si je veux un peu de lait ». Les clients comparent aussi volontiers les prostituées à la nourriture / aux biens de consommation : « À la maison, il y a toujours de la soupe aux pois, je veux juste des fois du rôti de porc » ou « C’est très bien de toujours conduire une Opel, mais de temps en temps, on s’autorise aussi à avoir quelque chose de plus spécial ».
      .
      .
      .
      Selon les statistiques qu’on évoque, en Allemagne, soit un homme sur cinq va voir les prostituées, soit trois hommes sur quatre. On peut calculer que chaque jour (!) un à 1,2 million d’hommes se rendent dans les maisons closes allemandes. Ne sont pas inclus les hommes qui regardent la prostitution filmée (= pornographie). Parce qu’ils sont bien des clients quelque part.

      #domination #torture #viol #culture_du_viol #prostitution #putier #male_gaze #masculinité

  • La pétro-masculinité
    http://carfree.fr/index.php/2020/11/27/la-petro-masculinite

    Voici un nouveau concept que nous n’avions pas encore abordé sur Carfree France, celui de pétro-masculinité (Petro-masculinity en anglais). Cara Daggett, chercheuse en sciences politiques à Virginia Tech (Blacksburg dans Lire la suite...

    #Destruction_de_la_planète #Fin_de_l'automobile #Fin_du_pétrole #Réchauffement_climatique #climat #énergie #pétrole #politique #pollution #recherche #sexisme #sexualité #SUV #usa #violence

  • Désirer comme un homme - Florian VÖRÖS - Éditions La Découverte
    https://editionsladecouverte.fr/catalogue/index-D__sirer_comme_un_homme-9782348045394.html

    Comment se noue la domination masculine dans les fantasmes ? Et par quels moyens cette domination pourrait-elle se dénouer ? À partir d’entretiens approfondis avec des hommes, Florian Vörös explore les imaginaires sexuels masculins à l’aune d’une pratique très courante, mais peu étudiée par les sciences sociales : le visionnage de pornographie. En mêlant conversations entre hommes sur le plaisir sexuel et réflexion d’inspiration féministe sur les normes, les hiérarchies et les violences de genre, cet ouvrage décrit avec minutie la fabrique sexuelle de la masculinité blanche. La comparaison des cultures sexuelles gay et hétéro permet aussi d’aborder un large éventail d’images, de discours, de pratiques et de sociabilités qui alimentent le désir.
    Qu’est-ce qu’être un homme, un « vrai » ? Être actif, puissant et pénétrant ? Se contrôler et se montrer invulnérable ? Se prétendre adulte et responsable ? Au plus près des paroles et des affects des participants à l’enquête – des hommes âgés de vingt à soixante ans, blancs et issus des classes moyenne et supérieure –, le sociologue interroge leur adhésion à un modèle hégémonique de masculinité, fondé sur une conception de la virilité comme force « naturelle » à « civiliser ».

    #pornographie (pas lu et je suis sceptique sur l’approche « culture (studies) pornograhique ». #masculinité

  • MASC’OFF, Rap et masculinité(s) | Épisode 0 - Postulats - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=l-J9Y-NULKU&feature=youtu.be

    [TIMING DES DIFFÉRENTS THÈMES ABORDÉS, CI-DESSOUS*]
    Podcast réalisé avec Wetu « Le Passant » Badibanga (artiste de spoken word), Kayitana « Kay Rubenz » Kagame (Dj, chroniqueur rap) et José « Geos » Tippenhauer (animateur radio, rappeur ), MASC’OFF est une discussion autour de la #masculinité dans le monde du #rap.

    Les protagonistes connaissent parfaitement ce milieu. Dans cet épisode pilote, ils partagent leurs expériences et posent les bases de l’échange, en rappelant qu’ils ne sont pas des donneurs de leçon et qu’ils veulent éviter toute stigmatisation ou récupération. La thématique ne pouvant être résumée en 45 minutes, ils proposent ici une série de questionnements plutôt que de réponses.

    ARTICLE À LIRE EN COMPLÉMENT : https://www.jetdencre.ch/le-rap-est-a...
    PODCAST EN VERSION AUDIO :
    https://soundcloud.com/jetdencre/masc...

    *TIMING DES THÈMES ABORDÉS :

    00:00 INTRODUCTION

    – PRÉSENTATIONS :
    1:05 On connaît et aime le Rap : auditeur, dj, rappeur, animateur radio, etc.
    09:36 Rap et Genre, un tabou ? Les médias spécialisés en parlent peu
    13:25 Épisode 0 : les bases, quelques questions, peu de réponses...
    13:43 Comment on en vient au Genre et à l’idée de ce podcast ?
    21:20 Masc’Off : bas les masques de la masculinité erronée

    – POSTULATS :
    23:59 Le Rap et ses codes
    25:14 Être un homme, so quoi ? (avec extrait d’Obama)
    28:13 Rap et Genre, entre c*uilles : pourquoi un boys club ?
    31:39 La masculinité entendue dans notre société comme non-féminité
    32:28 La place des alliés : des hommes qui parlent de sexisme
    33:08 Aucun leçon à donner
    33:41 Les rappeuses et le(ur) public : le manque de figures féminines, Lil’Kim, etc.
    35:14 Ne pas trahir la cause, éviter les récupérations et stigmatisations
    36:56 La société est sexiste
    37:45 Miroir grossissant : le Rap est à la société ce que le gonzo est au porno
    39:36 "C’est de l’art, le public a du recul"

    – PISTES DE RÉFLEXION :
    40:34 Familles monoparentales : quand le Rap remplace ton daron
    42:23 #MeToo dans le milieu du Rap ?
    43:03 Sapes serrées et cheveux longs : un progressisme en apparence
    44:31 Imaginaire de l’homme noir bestial et effets sur sa psychologie
    45:58 Interdictions d’être fragile, de pleurer, d’être tendre et sentimental (#NoHomo)

    46:43 OUTRO : actualités de chacun + Remerciements

  • Accusé de violences sexuelles, le label Burger Records ferme boutique – #Gonzaï
    http://gonzai.com/accuse-de-violences-sexuelles-le-label-burger-records-ferme-boutique

    Après la création d’un compte Instagram pour dénoncer des faits de violences sexuelles par des groupes et des employés du label, dont plusieurs sur mineures, Burger Records a décidé de mettre fin à l’aventure.

    Face à ces accusations, le 21 juillet, #Burger_Records publie un communiqué depuis supprimé pour s’excuser auprès de celles et ceux qui ont subi des traumatismes. Il regrette d’avoir « contribué à perpétuer la culture d’une #masculinité_toxique » et annonce des changements structurels majeurs. L’un des fondateurs quitte le navire (Lee Rickard) tandis que l’autre Sean Bohrman, réfléchit à comment s’en sortir : investir dans des programmes de prévention contre le harcèlement, renommer le label, ouvrir des cellules psychologiques ou encore rompre les liens avec la boutique de disque. Une femme, Jessa Zapor-Gray, est appelée à la rescousse pour trouver des solutions, mais au vu de la situation, celle-ci a préféré botter en touche : « J’ai informé Burger Records que je ne crois désormais plus être capable, dans le climat actuel, d’accomplir mes objectifs à la tête de Burger. C’est pourquoi j’ai décidé de me retirer complètement du label, afin de me concentrer sur mes autres projets », a-t-elle expliqué dans un communiqué repris par Les Inrocks.

    https://www.lesinrocks.com/2020/07/22/musique/musique/accuse-de-violences-sexuelles-le-label-burger-records-ferme-ses-portes
    https://pitchfork.com/news/burger-records-shuts-down-completely
    https://seenthis.net/messages/792804

    #violences_sexuelles #viol #musique #label

  • À propos de masculinité toxique - CHRISTOPH MAY : https://tradfem.wordpress.com/2020/06/22/christoph-may-jai-appris-que-je-devais-surmonter-mon-silence-emot

    Cultures de silence social et récits dominés par les hommes :
    Christoph May étudie la masculinité dans les films et les séries

    Entrevue menée par Samuela Nickel

    SM : Pendant la crise nous regardons plus des séries et de films que d’habitude. Est-ce un problème ?

    CM : Avec environ 90% des scénaristes masculins, c’est même le plus grand de tous les problèmes : Amazon, Netflix ou Disney – les histoires les plus puissantes sont toutes écrites par des hommes. J’examine comment ils mettent en scène la masculinité et comment ils se verbalisent (littéralement : [« se mettent dans la langue » ]. Mais je regarde aussi comment ils représentent la féminité ou s’imaginent l’émancipation des femmes.

    Une armure [« char » ] corporelle masculine apparaît dans beaucoup de ces histoires comme un tueur, un « killer », un hors-la-loi ou Superman, tandis que le silence émotionnel est fantasmé comme une créature intérieure : monstres, extraterrestres, bêtes sauvages. Il y a souvent une supériorité dans l’espace – étoiles de la mort, champs de bataille et caves de loisirs – et une supériorité dans le temps, c’est-à-dire des boucles de mort, des sauts dans le temps ou des fantasmes d’immortalité. Toutes des formes spécifiquement masculines de mise en scène.(...)"
    Traduit de l’allemand.
    #masculinité toxique #culture patriarcale #masculinisme

  • Questionnaire : es-tu un manarchist ? - IAATA
    https://iaata.info/Questionnaire-es-tu-un-manarchist-4292.html

    Ce questionnaire a été publié en 2001 sur un forum anarchiste états-unien [1] . Le présent article en est une traduction, certaines fois adaptée au contexte français. L’enjeu principal de ce quizz est de questionner les rapports hommes-femmes sous des aspects très pragmatiques et de mettre en avant des éléments concrets de réflexion et d’action.

    Ce texte s’adresse avant tout aux hommes cis, c’est-à-dire aux hommes qui ont été assignés au genre homme à la naissance, qui se sentent hommes dans leur vie, mais surtout qui sont vus et reconnus comme hommes par la société (et celles et ceux qui la composent) et qui disposent ainsi des privilèges propres à ce genre [2].

    Cette brochure cible en particulier les hommes cis qui évoluent dans des espaces militants anticapitalistes, syndicaux, anarchistes, antiautoritaires ou encore anarcho-punks, et qui semblent avoir oublié que la lutte contre le #patriarcat fait partie de la lutte anarchiste contre toutes les formes de domination (hé oui, y a pas que le capitalisme comme système d’oppression dans la vie). Le texte s’adresse aussi aux mecs de ces mêmes espaces, antisexistes ou (pro)féministes, qui parlent trop souvent à la place des femmes.

    Parfois, en tant qu’homme, on va se reconnaître dans les questions, se vexer et penser : « C’est n’imp’ ce texte », « Oui, je fais ça des fois, mais bon... je suis pas le pire, et je connais des femmes qui font aussi ce genre de trucs. » C’est sûr que quelques questions ne suffiront jamais à saisir la complexité des individu·es.

    Et si, pour une fois, il s’agissait juste de lire, de se questionner, de partager ces questionnements avec ses camarades, et d’essayer de comprendre ce qui se joue ? Peut-être qu’on trouvera alors enfin la réponse à cette question : « Mais pourquoi y a-t-il si peu de femmes qui s’investissent à long terme dans les milieux militants anticapitalistes, écolos, antinucléaires ou anarchistes ? » Parce que, franchement, des mouvements politiques révolutionnaires qui construisent le monde d’après entre hommes, en oubliant 50 % de l’humanité [3] ... ça ne fait vraiment pas sérieux !

    L’équipe de traduction

    @antonin1 @touti et les autres.

  • C’est quoi ton #genre ? | Daria Marx
    http://dariamarx.com/2019/06/30/cest-quoi-ton-genre

    Ça doit être génial d’être un homme cis.

    Ça doit être chouette de ne pas craindre qu’on force votre bouche avec des doigts pour y insérer un pénis quand vous attendez le bus. Imaginez le luxe de la tranquillité. Cela doit être formidable de ne pas craindre pour son intégrité physique lorsque le métro est bondé. Imaginez le calme. Cela doit être formidable de ne pas apprendre dès 10 ans à marcher au milieu de la route avec les clés de la maison comme arme de poing contre un éventuel violeur. Imaginez l’enfance. Ça doit être drôle ensuite de rire aux blagues sur le viol, sur la pédophilie. Ça doit être hilarant de faire flipper les nanas en les suivant la nuit. Ça doit être un sport galvanisant que de commenter les tenues des femmes à haute voix à la terrasse des cafés. Ça doit être plus simple de balayer d’un geste les témoignages de femmes qui hurlent, qui pleurent, qui se taisent. Ça ne peut pas exister, puisque ça ne leur arrive pas, et de toutes façons, c’est pas de leur faute.

    #masculinité_toxique #grossophobie

  • Russell Kane : The funny thing about bigorexia - BBC Ideas
    https://www.bbc.co.uk/ideas/videos/the-funny-thing-about-bigorexia/p06x6tt9?playlist=the-funny-thing-about

    Bigorexia - like anorexia - is a big problem. Never heard of it? Comedian Russell Kane injects a bit of humour as he sheds light on it.

    Une chronique #vidéo sur les #corps masculins, les nouveaux complexes et la #musculation.
    #masculinité

  • Suits: Articles of Interest - 99% Invisible
    https://99percentinvisible.org/episode/suits-articles-of-interest-10

    Menswear can seem boring. If you look at any award show, most of the men are dressed in black pants and black jackets. This uniform design can be traced back to American Revolution, classical statuary, and one particular bloke bopping around downtown London way back in the 1770s.

    #vêtement #mode #masculinité #dandy #costume #costard #Beau_Brummell

  • UV Lights Reveal Standing Urination Splashback | QS Supplies
    https://www.qssupplies.co.uk/splashback-study

    Sur les dégâts de la position debout pour faire #pipi : moins les éclaboussures sont grosses, plus elles se dispersent.

    When at home, 7 in 10 men said they usually pee standing rather than sitting.

    We simulated standing urination under UV light to observe the droplets and mist created, and in every simulation, we found that peeing while standing covers the toilet and surrounding area with splashback that usually remains unseen.

    Men who pee while standing most often aim at the rear wall of the toilet bowl (31% of men) and believe this surface minimises mess – but we found it creates more unseen splashback than any other aiming technique.

    The furthest distance a droplet flew during our tests was 36 inches – nearly 1 metre. One in 4 people we spoke to said their toothbrush was within this distance.

    Roughly 1 in 3 men and 1 in 5 women think it’s ‘unmanly’ if a man usually sits to pee.

    But faced with the reality of splashback their standing urination creates, one-quarter of men would consider sitting down more often in the future.

    #toilettes #hygiène #pisse-debout #masculinité

  • Les hommes n’ont pas d’amis et les femmes en portent le fardeau – Melanie Hamlett
    https://repeindre.info/2019/05/23/les-hommes-nont-pas-damis-et-les-femmes-en-portent-le-fardeau

    Contrairement aux femmes, qui sont encouragées à développer une profonde intimité platonique dès leur plus jeune âge, les hommes américains – avec leurs poitrines gonflées, leurs coups de poing et leurs étreintes maladroites – grandissent en croyant qu’ils doivent non seulement se comporter comme des robots stoïques devant les autres hommes, mais que les femmes sont les seules personnes auxquelles ils peuvent s’adresser pour un soutien moral – si jamais ils le peuvent. Et comme les relations modernes continuent d’exercer une pression sur « l’autre » pour être « la seule autre » (où les hommes choisissent leurs femmes et leurs petites amies pour être les meilleures amies, les amantes, les conseillères de carrière, les stylistes, les secrétaires sociales, les pom-pom girls émotionnelles, pour eux, leurs futurs enfants ou les deux – et éventuellement, les thérapeutes sur demande moins les 200 $/h), cette forme de gold digging (NdT : recherche de personne aisée pour se marier) émotionnel ne nuit pas seulement aux hommes, elle fatigue toute une génération de femmes.

    L’idée d’un “emotional gold digger” a été évoquée pour la première fois en 2016 par l’écrivaine Erin Rodgers avec un tweet qui continue d’être rediffusé sur les médias sociaux, autant par des femmes mariées à des hommes féministes autoproclamés qu’à des maris plus conservateurs. Elle a récemment gagné en popularité car les femmes, se sentant de plus en plus accablées par un travail émotionnel non rémunéré, ont pris conscience des conséquences de la masculinité toxique, qui maintient les hommes isolés et incapables de se soutenir les uns sur les autres. Toutes les femmes semblent se plaindre de la même chose : pendant qu’elles lisent d’innombrables livres de développement personnel, écoutent des podcasts, cherchent des conseillers en orientation professionnelle, se tournent vers des amies pour obtenir des conseils et du soutien, ou dépensent une petite fortune en thérapeutes pour traiter de vieilles blessures et des problèmes actuels, les hommes dans leur vie comptent simplement sur elles.

    C’est pour cette raison que l’artiste Lindsay Johnson se fait appeler en plaisantant « Beck and Call Girl ». Non seulement elle s’occupe de son mari et de ses enfants, mais elle vient d’emménager avec sa mère pour s’occuper d’elle aussi, car elle sait que ses frères ne le feront pas. Tous deux récemment divorcés, ses frères se tournent déjà vers elle (mais jamais l’un vers l’autre) pour subvenir aux besoins que leurs épouses comblaient précédemment.

    « Les hommes drainent la vie émotionnelle des femmes », dit cette femme de 41 ans, qui vit à Nashville, au Tennessee. « Je les aime, mais Seigneur, ils sont devenus le fléau de mon existence. » Johnson admet qu’elle favorise ses frères en disant oui tout le temps, en partie par culpabilité, mais aussi en partie parce qu’elle aime qu’on ait besoin d’elle – « pour se sentir importante », explique Johnson. « C’est un piège, ça finit par devenir trop et je finis par être épuisée et plein de ressentiment. »

  • Les hommes sont plus réticents à porter un masque, vu comme « un signe de faiblesse » - NEON
    https://www.neonmag.fr/les-hommes-sont-plus-reticents-a-porter-un-masque-vu-comme-un-signe-de-faibl

    Malgré des données qui montrent que les hommes sont davantage touchés par le virus, nombre d’entre eux restent persuadés d’avoir moins de risques d’être concernés. « Le fait que les hommes moins que les femmes aient l’intention de porter un masque peut s’expliquer en partie par le fait qu’ils pensent qu’ils ne seront relativement pas affectés par la maladie », observent les chercheurs.

    Le masque est « pas cool, honteux, signe de faiblesse »

    Comme le rapporte le New York Post, l’échantillon analysé est constitué de 2 459 micro-travailleurs d’Amazon Mechanical Turk, représentatif des populations des zones urbaines. Les scientifiques nuancent leur étude et reconnaissent une légère surreprésentation des hommes (51,5 % contre 48,1 % de femmes), des 25-64 ans, des personnes blanches et politiquement orientées à gauche.

    Selon l’étude, la gent masculine éprouverait plus de sentiments négatifs vis-à-vis du port du masque. « Les hommes plus que les femmes conviennent que porter un masque est honteux, pas cool, signe de faiblesse et de stigmatisation », concluent les chercheurs.

    Leurs résultats semblent aller dans le sens d’autres enquêtes. Un sondage Gallup réalisé mi-avril au États-Unis indique que 29 % des hommes déclaraient avoir « toujours » porté un masque en extérieur au cours des 7 derniers jours (contre 44 % des femmes). En 2003, lors de l’épidémie de SRAS deux chercheurs en psychologie de l’Université de Hong-Kong avaient déjà noté que les femmes portaient davantage le masque que les hommes, dans une étude auprès de 1 329 adultes.

    #masques #masculinité

    Lien avec https://seenthis.net/messages/853582

    Le sondage :
    https://news.gallup.com/poll/310400/new-april-guidelines-boost-perceived-efficacy-face-masks.aspx?mod=artic
    L’étude UK :
    https://psyarxiv.com/tg7vz
    L’étude HK :
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15539054

  • #Homothérapies, #conversion_forcée

    Électrochocs, lobotomies frontales, « thérapies » hormonales… : dans les années 1970, aux États-Unis, la #dépsychiatrisation de l’homosexualité met progressivement fin à ces pratiques médicales inhumaines, tout en donnant naissance à des mouvements religieux qui prétendent « guérir » ce qu’elles considèrent comme un péché, une déviance inacceptable. Depuis, les plus actives de ces associations – les évangéliques d’Exodus ou les catholiques de Courage – ont essaimé sur tous les continents, à travers une logique de franchises. Bénéficiant d’une confortable notoriété aux États-Unis ou dans l’ultracatholique Pologne, ces réseaux œuvrent en toute discrétion en France et en Allemagne. Mais si les méthodes diffèrent, l’objectif reste identique : convertir les personnes homosexuelles à l’hétérosexualité ou, à défaut, les pousser à la continence. Comme Deb, fille d’évangélistes de l’Arkansas ouvertement homophobes, Jean-Michel Dunand, aujourd’hui animateur d’une communauté œcuménique homosensible et transgenre, a subi de traumatisantes séances d’exorcisme. De son côté, la Polonaise Ewa a été ballottée de messes de guérison en consultations chez un sexologue adepte des décharges électriques. Rongés par la honte et la culpabilité, tous ont souffert de séquelles psychiques graves : haine de soi, alcoolisme, dépression, tentation du suicide…

    Étayée par le travail de deux jeunes journalistes, dont l’un s’est infiltré dans des mouvements français – des rencontres façon Alcooliques anonymes de Courage aux séminaires estivaux de Torrents de vie, avec transes collectives au menu –, cette enquête sur les « thérapies de conversion » donne la parole à des victimes de cinq pays. Leurs témoignages, à la fois rares et bouleversants, mettent en lumière les conséquences dévastatrices de pratiques qui s’apparentent à des dérives sectaires. « Nous avons affaire à une espèce de psychothérapie sauvage qui peut amener à la destruction de la personnalité », affirme ainsi Serge Blisko, ancien président de la #Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires). En mars 2018, le Parlement européen a voté une résolution appelant les États membres à interdire ces prétendues thérapies. Jusqu’à maintenant, seul Malte a légiféré sur le sujet.


    https://boutique.arte.tv/detail/homotherapies_conversion_forcee
    #film #film_documentaire #documentaire
    #homophobie #LGBT #thérapie #église #Eglise #douleur #souffrance #rejet #choix #déviance #guérison #sexualité #genre #Exodus #thérapies_de_conversion #fondamentalisme_chrétien #maladie #Eglise_catholique #Eglise_évangélique #catholicisme #Les_Béatitudes #douleur #confession #communion_Béthanie #lobotomie #déviance #éradication #foi #Alan_Chambers #Desert_Streams #Living_Waters #Richard_Cohen #Alfie's_home #Journey_into_manhood #virilité #Brothers_Road #courage #Wüstenstrom #Günter_Baum #Torrents_de_vie #Andrew_Comiskey #masculinité #communauté_de_l'Emmanuel #David_et_Jonathan #homosexualité_transitionnelle #homosexualité_structurelle #homosexualité_accoutumance #pornographie #méthode_aversive #médecine #Bible #pêché #Père_Marek_Dziewiecki #compassion #culpabilité #haine #culpabilité_douce #violence #mépris #continence #résistance_à_la_tentation #tentation #responsabilité #vulnérabilité #instrumentalisation #exorcisme #démon #Gero_Winkelmann #violence_familiale #manipulation #secte #dérive_sectaire #dépression #business #honte #peur #suicide #justice #Darlen_Bogle

  • Boys don’t cry ! - Presses universitaires de Rennes
    https://books.openedition.org/pur/67068
    (en accès libre)

    Boys don’t cry !
    Les coûts de la domination masculine
    Delphine Dulong, Erik Neveu et Christine Guionnet (dir.)

    « Les féministes en font trop ! » Les hommes seraient devenus sinon le sexe « faible », ou du moins stigmatisé. Les moindres performances scolaires des garçons viendraient d’une perte d’estime de soi du masculin. La plus discrète avance sexuelle serait recodée en harcèlement, le goût de la compétition en agressivité. Voici quelques aspects d’un discours de la plainte, de la hargne parfois, par lesquels des groupes d’hommes s’emploient à inverser la rhétorique féministe pour se poser en victimes, revendiquer des droits dont ils seraient privés.

    Le présent ouvrage se propose d’analyser ces discours, notamment en portant attention aux propos « masculinistes », tels qu’ils s’affirment par exemple dans certaines organisations de pères divorcés. Quels sont les arguments de ces groupes ? En quoi sont-ils symptômatiques des évolutions et des perceptions des rapports de genre ? Peut-on évaluer leur impact, qui varie entre Amérique du Nord et Europe ? Quels enjeux inséparablement politiques et scientifiques portent des notions comme « coûts de la masculinité » ou « rôles de sexe » ?

    Côté scientifique, l’enjeu est clair : il s’agit de poursuivre le travail de déconstruction de la domination masculine en montrant que celle-ci n’a rien de naturel. Elle suppose des investissements et implique des coûts, pour les femmes bien sûr, mais également pour les hommes, comme le montrent des contributions sur la santé au travail, sur les effets de l’association virilité-alcool, sur le double-jeu identitaire auxquels sont contraints certains gays affirmant « homosexuels, oui, mais virils avant tout » !

    Combinant prudence, rigueur et refus des tabous, ce livre revendique donc la vertu de l’insolence scientifique en posant la question des coûts des masculinités. Le radicalisme qui consiste à refuser de parler d’une thématique sous prétexte qu’elle a été inaugurée par des mouvements étymologiquement réactionnaires n’est en effet guère satisfaisant. Les sciences sociales doivent reconquérir ce terrain miné par les conflits socio-politiques et prendre au sérieux la question des coûts par une objectivation sociologique : qui veut lutter efficacement contre un processus de domination doit apprendre à mieux le connaître sous toutes ses facettes, sans questions tabous. Les textes rassemblés ici ont en commun le double souci de ne jamais oublier qu’une domination suppose des cibles – qui restent ici les femmes –, mais qu’elle ne s’exerce par ailleurs jamais sur le mode passif de la rente, d’un solde où les profits ne supposeraient ni investissement, ni contrepartie. Outre de nombreuses études de terrain inédites, l’ouvrage propose trois traductions de textes anglophones classiques et novateurs, jusque-là indisponibles aux lecteurs francophones.

    « Les garçons, ça ne pleure pas ! », mais sauver la face n’est pas toujours indolore pour autant…

    En accès libre (téléchargement epub/pdf) comme tous les bouquins des Presses Universitaires de Rennes/PUR.

    Pendant la période de confinement liée à la pandémie de coronavirus, les PUR élargissent l’accès à l’ensemble de leurs publications sur Open Edition Books.

    https://books.openedition.org/pur

    Pendant la période de confinement, les PUR élargissent l’accès à l’ensemble de leurs publications sur Open Edition Books, soit 473 ouvrages accessibles en pdf ou en version électronique.
    → Jusqu’à la fin du confinement

    (Connu via l’info sur la BPI : https://seenthis.net/messages/835946#message838092 / Merci @cdb_77 pour les infos.)
    @sinehebdo

  • Camera man: race, class, and British masculinity | Essay | Architectural Review

    https://www.architectural-review.com/essays/reviews/camera-man-race-class-and-british-masculinity/10046627.article

    https://www.architectural-review.com/pictures/2000x2000fit/0/9/4/3179094_imranperrettathedestructorsfilmstillarchitecturalrevie

    A man of colour working as a servant stands poised in a corridor lined with statues, a silver serving platter in hand. These are private spaces of power, and seemingly filled with conversations about how to hold on to that power, albeit rendered deliberately absurd and satirical by the verse printed beneath: ‘Men are interested / in Power. / Women are interested / in Service’. Taken during both the early years of prime minister Margaret Thatcher’s tenure (1979-90) and the Falklands War (1982), the black and white portraits in Karen Knorr’s photobook Gentlemen (1983) document the Georgian homes of London’s upper class in Belgravia, transcribing overheard comments and snatches of conversation into mock Romantic poetry which is presented alongside the images in the book.

    #masculinité #architecture #pouvoir

  • Violences sexuelles : la bataille juridique de plusieurs hommes contre un policier haut gradé
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020320/violences-sexuelles-la-bataille-juridique-de-plusieurs-hommes-contre-un-po


    Quatre hommes ont accusé un commandant divisionnaire de la Vienne de les avoir agressés sexuellement entre 2006 et 2011. Malgré un non-lieu rendu l’an dernier, ils espèrent obtenir un procès. L’audience d’appel est prévue le 3 mars.

    Ensemble, ils dénoncent un déni de justice. Dix ans après la première plainte de l’un d’entre eux, trois hommes attendent fébrilement l’appel du non-lieu dont a bénéficié celui qu’ils accusent d’attouchements, et qui n’a même jamais été mis en examen. L’audience est prévue le 3 mars devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Poitiers (Vienne).

    En attendant, ils questionnent la procédure, les choix des juges, et le rôle joué par le métier du mis en cause qui nie tout comportement répréhensible, ce que la justice a en l’état reconnu. Jean-Christophe M., 55 ans, est commandant divisionnaire, chef d’état-major, et donc très haut placé dans la hiérarchie policière du département où il exerce, la Vienne.

    Les parties civiles – deux frères Maxime et Julien Q., et deux autres hommes, Daniel M. et un quatrième qui a renoncé à faire appel « ayant perdu tout espoir en la justice » – ont en commun d’avoir eu Jean-Christophe M. comme chef scout au cours de leur adolescence. Ils le considéraient comme un ami de confiance, un « modèle », avant les faits – que ce dernier conteste – qui se seraient produits entre 2006 et 2011, alors qu’ils étaient devenus adultes.

    L’ordonnance de non-lieu, consultée par Mediapart, a fait droit à l’argumentation du policier relative au « caractère involontaire des attouchements rapportés par les plaignants », dans trois cas sur quatre. Pour le dernier cas, celui de Maxime Q., il dément avoir jamais dormi avec lui.

    Maxime Q., 34 ans, accuse Jean-Christophe M., âgé de 21 ans de plus que lui, qu’il considérait comme un « grand frère », selon les termes de son audition, de lui avoir, lors d’une soirée en région parisienne en 2006, pris son « sexe sans brutalité pour le masturber » alors qu’ils partageaient le même lit.

    « Nous sommes choqués de constater que la justice n’est pas la même pour tous les citoyens », affirme Maxime Q. Il est convaincu que le métier de policier du mis en cause et son grade peuvent avoir une influence sur les débats. « Nous ne souhaitons qu’une seule chose depuis le début : un procès équitable, indique-t-il à Mediapart. Malheureusement, la justice ne semble pas décidée. »

    En larmes, la sœur de Daniel M. précise à Mediapart : « C’est dix ans de souffrance pour ne même pas avoir un procès. Ce sentiment d’injustice rajoute de la peine à la peine. Daniel a eu le courage de parler et rien ne se passe. Cette descente aux enfers a changé nos vies. »

    #police #violence_sexuelle #masculinité #acab #justice

  • Comment les masculinités s’incarnent à l’écran ? De « Drive » à « Crazy Love », retour sur la carrière de l’acteur Ryan Gosling sous le prisme du genre
    #genre #masculinité #cinéma

    https://sms.hypotheses.org/23595

    Qui n’a pas entendu parler de la performance de Ryan Gosling dans Drive ? Ou dans La La Land ? Encensés par la critique, ces films donnent à l’acteur une stature et l’identifient auprès du public. On pourrait donc penser que le succès de ce type de personnage cantonne l’acteur à les répéter indéfiniment. Pourtant, sa filmographie montre que Ryan Gosling, pas plus que d’autres, n’hésite pas à casser son image pour incarner une pluralité de rôles.

    Au cours de leur carrière, les acteurs et actrices incarnent donc différents personnages, qui peuvent tout aussi bien correspondre à une norme sociale qu’à son opposé. Concilier ces images permet de séduire des publics différents. C’est donc en diversifiant ses rôles qu’une actrice ou un acteur peut accéder au rang de star et y rester (...)