• Réarmement démographique : La ministre de la Santé enterre un rapport sur la #mortalité_infantile | Le Canard enchaîné
    https://www.lecanardenchaine.fr/sante/54583-la-ministre-de-la-sante-enterre-un-rapport-sur-la-mortalite-i

    Stéphanie Rist refuse de publier un rapport qui analyse les causes de la mort de milliers de nourrissons chaque année en France. A raison : ce document pourrait bien plomber l’optimisme du plan de lutte contre l’infertilité lancé par Emmanuel Macron.

    Redresser la courbe de la natalité  : c’était l’une des priorités du second quinquennat d’Emmanuel Macron. En février, un plan de lutte contre l’infertilité a été lancé, assorti de 16 mesures, dont l’une (le nouveau congé de naissance) est applicable depuis le 1er juillet. Encore faudrait-il que les promoteurs de ce «  réarmement démographique  » ne cachent pas les réalités du «  désarmement infantile  »  !

    Car le constat est désolant  : selon les chiffres publiés le 7 juillet par l’Institut national de la statistique, le taux de mortalité infantile a ­grimpé à 4,1 pour 1 000 naissances en 2024. Ainsi, sur un total de 661 822 naissances, 2 709 enfants sont morts avant leur premier anniversaire. Cette dégradation, due principalement à des décès de bébés au cours de leurs 27 premiers jours, fait rétrograder la France à la 23e place des 27 pays de l’Union européenne.

    edit @allanbarte.bsky.social

    • Un rapport interroge les causes de la forte mortalité infantile en France et balaie la problématique des petites maternités
      https://www.liberation.fr/societe/sante/un-rapport-interroge-les-causes-de-la-forte-mortalite-infantile-en-france

      Le document a dormi dans les tiroirs de l’exécutif pendant huit mois, puis a été publié discrètement le 4 août après un article du « Canard Enchaîné » révélant son existence. Il dresse quelques pistes, et ne juge pas pertinent de poursuivre la politique de fermeture des petites structures, suivie depuis plusieurs décennies.

      [...]
      La cause n’est pas unique, rappellent les trois auteurs, parmi lesquels l’ancien conseiller de François Hollande, Aquilino Morelle. Plusieurs facteurs jouent, sans savoir à quel point : l’âge de plus en plus tardif des grossesses, qui augmente le risque de complication, la hausse des grossesses multiples, souvent plus complexes… Et surtout les inégalités sociales et territoriales, dont le rôle est plus ou moins documenté. Le rapport rappelle que les régions d’outre-mer, généralement plus défavorisées, enregistrent les chiffres les plus préoccupants. La situation s’est aussi dégradée en Ile-de-France.

      Qu’en est-il du rôle de la fermeture des petites maternités, trajectoire entamée sujet bien souvent débattu ? Nombre d’élus locaux refusent d’arrêter les accouchements dans celles qui ne prennent en charge que quelques centaines de naissances par an, mesure qu’ils présentent comme cause d’une dégradation des soins. Tandis que les sociétés de médecins estiment que ces établissements, par manque d’activité, ne sont pas suffisamment sécuritaires pour les femmes enceintes et leurs bébés.

      L’#Igas ne suit aucun de ces arguments. La politique, suivie depuis des décennies, consistant à fermer les plus petites structures au profit de plus grands pôles « n’explique pas à elle seule cette dégradation ». Dans le même temps, « il ne semble pas qu’un modèle type d’organisation territoriale optimale des maternités puisse être mis en avant de façon convaincante ». Car des pays observent de meilleures performances tant en ayant, pour certains comme la Suède, concentré les naissances dans des grandes maternités que, pour d’autres comme l’Italie, en conservant de petits établissements. « Dès lors, proposer, en 2026 […] la seule hausse du seuil minimal d’activité des maternités », c’est-à-dire le nombre de naissances au-dessous duquel un établissement doit arrêter les accouchements, « constituerait une réponse mécanique, datée » à ce problème global de santé publique, estiment les auteurs du document.

      « L’essentiel de la réduction des risques de mortalité infantile se joue » d’abord lors de la grossesse, « dans la capacité à prévenir, détecter puis prendre en charge les situations à risque » et après l’accouchement, dans celle « à prendre en charge les jeunes enfants dont l’état le requiert dans les services de néonatalogie ».

      https://justpaste.it/aji6m

      #maternités #fermetures_de_maternités #soins_périnataux #sages-femmes

    • « Personne n’a soutenu que la taille d’une maternité détermine mécaniquement la mortalité infantile »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/07/personne-n-a-soutenu-que-la-taille-d-une-maternite-determine-mecaniquement-l

      Trois gynécologues-obstétriciens dénoncent, dans une tribune au « Monde », la manière dont l’inspection générale des affaires sociales a négligé le rôle de la fermeture des petites maternités dans la hausse de la mortalité infantile en France.

      Un rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur la mortalité infantile a été rendu public le 5 août, six mois après sa rédaction. Ce calendrier en dit plus sur sa nature que ses 300 pages. La France compte 4,1 décès pour 1 000 naissances vivantes. Elle est passée du troisième rang européen au vingt-troisième en moins de vingt-cinq ans. Si elle atteignait la moyenne européenne, 529 enfants ne seraient pas morts en 2025 ; 1 057 enfants ne l’auraient pas été non plus si elle avait atteint le niveau de l’Italie ou du Portugal. Ces chiffres figurent dans le rapport de l’IGAS.

      Le rapport de l’Académie nationale de médecine de 2023 [Yves Ville, l’un des signataires de cette tribune, est l’auteur principal du rapport 23-05 sur la planification de la politique de périnatalité en France] proposait deux volets indissociables : regrouper les maternités réalisant moins de 1 000 accouchements par an avec les structures de niveau supérieur, et transformer les sites libérés en centres de prise en charge dirigés par des sages-femmes, équipés de télémédecine, de dossiers partagés et de protocoles d’escalade vers l’obstétricien de référence. L’IGAS réduit cette proposition à une « fermeture sèche » des petites maternités. Elle extrait de notre rapport uniquement la partie sur la concentration, ignorant le réseau de proximité et la complémentarité ville-hôpital. Elle oppose à un prétendu projet de désert sanitaire sa propre proposition de centres périnataux de proximité, sans aucune recommandation opérationnelle.

      L’IGAS affirme que les restructurations de maternités n’ont pas d’effet démontrable sur la mortalité. Elle reconnaît pourtant elle-même que cette démonstration est « méthodologiquement inaccessible ». Elle omet de neutraliser les facteurs de confusion – précarité, âge maternel, obésité –, qu’elle identifie par ailleurs comme déterminants. Elle ignore que les maternités de haut niveau accueillent les grossesses les plus complexes, ce qui gonfle mécaniquement leurs taux bruts et masque leur effet propre.

      #paywall

    • Tiens c’est marrant je me souviens d’Emmanuel Todd qui disait il y a un certain nombre d’années que l’indicateur principal qui lui avait permis de « prédire » la chute de l’URSS était l’augmentation notable de la mortalité infantile.

  • #BOURBAKI, LE SECRET DES #MATHÉMATIQUES -
    https://www.youtube.com/playlist?list=PLG8Bg2EkBfww

    C’est l’histoire d’un jeune groupe de mathématiciens qui a déclenché une révolution en voulant moderniser leur discipline.

    Dans les années 1930, derrière le pseudonyme de Nicolas Bourbaki, se cachent certains des esprits les plus brillants issus de l’École Normale Supérieure : André Weil, Jean Dieudonné, Claude Chevalley, Jean Delsarte, Henri Cartan et quelques autres normaliens unis par leur jeunesse, leur humour et leur ambition démesurée. Ensemble, ils rêvent de révolutionner le langage des mathématiques. Dans une France encore marquée par la Première Guerre mondiale, ils se retrouvent sans véritable maître. Alors ils décident d’en inventer un. Bourbaki devient ce personnage fictif, signature collective d’une oeuvre hors norme : une tentative de refondation des mathématiques sur des bases communes, rigoureuses et universelles. Leur objectif est clair : unifier la discipline autour d’un langage, d’outils et de structures partagées.
    Très vite, ce projet dépasse le cadre d’un simple traité scientifique. Avec ses codes, ses règles internes, ses congrès secrets et son fonctionnement collectif, Bourbaki prend la forme d’une véritable société intellectuelle fermée. Rejoints dans les décennies suivantes par de jeunes prodiges comme Jean-Pierre Serre ou Alexandre Grothendieck, les Bourbakis deviennent une référence incontournable, au point d’exercer une influence internationale sur les mathématiques modernes.

    Cette série documentaire retrace ce compagnonnage scientifique unique, l’un des plus passionnants et influents de l’histoire intellectuelle contemporaine, et vous invite dans un monde rarement accessible : celui des mathématiques fondamentales, de leur abstraction, et de la tentative radicale de les organiser comme un langage universel.

    • et du coup, souvenirs, souvenirs, je me souviens de Monsieur Dumont, mon professeur de mathématiques en 6ème dans ce qui était alors le lycée Montaigne (enseignement général de la 6ème à la 3ème, donc, si j’ai bien compris aujourd’hui on dirait un collège, alors qu’après mon passage il avait gagné des classes de la 2nde à la terminale…)
      Bref !

      Monsieur Dumont, donc. D’une grande rigueur et défenseur de pointe, à l’époque, des #maths_modernes. Je me souviens de son ouvrage : Étude intuitive des ensembles, chez Dunod, 1964, qui n’a donc pas été mon manuel de cours, puisque je l’ai eu comme prof en 1963-64, mais qui doit figurer quelque part dans mes nombreux cartons…

    • et du coup, toujours, je tombe sur un article signé par Marcel Dumont en 2010 :

      Une épopée prodigieuse :
      Les Math dites « Modernes » 1957-1982 vécue
      par un acteur, parmi d’autres, de l’APMEP et de l’INRP
      , Marcel Dumont
      https://www.apmep.fr/IMG/pdf/AAA10092.pdf

      Préambule
      Ces lignes ont pour but d’évoquer des événements qui ont concerné à la fois l’APMEP et l’INRP (Institut National de la Recherche Pédagogique) et ont été rarement soulignés par les historiens de cette époque.
      J’essaierai seulement de mémoriser ce qui me paraît utile pour comprendre les raisons de ce qu’il faut bien appeler un échec et pire encore un désastre.

      Ça part un peu dans tous les sens avec, au cours de la suite de sa carrière, l’introduction des calculatrices programmables, mais c’est passionnant.

      J’extrais, au fil du texte.

      Mais les exigences de rigueur devaient donner à mes cours un air de sévérité dont je n’étais pas conscient.

      je confirme ! mais j’adorais…

      Les conférences à l’Institut Henri Poincaré, genre auquel j’ai beaucoup participé pour l’association des statisticiens et l’évocation des ses merveilleux amphis…

      Beaucoup plus tard, une participation – de loin – au lycée autogéré de Saint-Nazaire…

      Juste avant la conclusion :

      Pendant ce temps, les forces conservatrices des Connaissances de Base reprenaient le dessus, et le Bureau National de l’APMEP a laissé disparaître et le fond et la forme des programmes dits « modernes » bien que révélant des connaissances datant de plus d’un siècle et en laissant d’autres dans l’ombre. L’enthousiasme est retombé, et pourtant le potentiel subsiste.

      Et dans celle-ci :

      Ce qui importe c’est d’arracher toutes les dictatures à cette double croyance : « croire qu’on peut obliger quelqu’un à penser quand il n’en a pas envie », « croire qu’on peut l’empêcher de penser quand il en a envie » ! Tout appel à l’obéissance est un crime contre l’humanité car il transforme l’être humain en robot. C’est le manque d’appels à l’intelligence dont souffrent nos sociétés. La culture du doute, de la curiosité, du sens critique est plus importante que toute autre forme de culture. L’épopée des Maths modernes est morte avec l’enthousiasme qui la portait. Pour réveiller un enthousiasme semblable je vous propose de partager le mien !

      Je l’ai eu comme prof !
      Bien sûr, il ne s’exprimait pas comme ça (rappel, c’était en 1963-64…) mais – allez savoir pourquoi ? – il m’a marqué et n’est certainement pas étranger à l’affection que je continue à porter pour les maths.

      (je dois avouer que, depuis quelque temps, j’éprouve une délectation coupable à me taper des vidéos de colle de maths de prépa et, il faut reconnaître, bien qu’un peu encrassés, les réflexes reviennent très vite ;- )
      https://www.youtube.com/@CassouMathPrepa/videos

      du coup (!), évidemment YT me présente de nouvelles vidéos du genre très régulièrement…

    • J’ai « fait » des maths modernes une année en seconde. Mon père, aucun diplôme en poche même pas le certificat d’études trouvait ça génial. Même si il n’a regardé ni le livre de maths ni mon cahier.
      J’avais l’impression de rentrer dans un cercle d’initiés.
      C’était étrange avec des mots inconnus de nous complètement comme effectivement équipotence !
      Ça paraissait évident et compliqué à la fois.
      Arrivé en première tchao les maths modernes ! Pourquoi ? Mystère et boules de gomme.
      Six années plus tard, j’étais la seule éduc à la maison d’enfants qui avait fait des maths modernes et pouvait aider les enfants en sixième pour leur devoirs scolaires .

  • Dominique Simonnot la contrôleuse générale des lieux de détention et de privation de liberté a adressé des recommandations en urgence au ministère de la Justice concernant la prison de haute sécurité de Condé-sur-Sarthe.
    https://www.cglpl.fr/publications/recommandations-en-urgence-relatives-au-centre-penitentiaire-dalencon-conde-su
    Elle y dénonce « une violation grave des droits fondamentaux » des personnes détenues, des violences endémiques et des humiliations en cascade. Si les conditions de détention indignes qui règnent dans nos prisons n’ont pas de bord politique, quelques indices laissent toutefois entrevoir de quel côté penchent les surveillants pénitentiaires de Condé-sur-Sarthe. Là-bas, ils traitent les détenus de « sales bougnoules » et entonnent sans complexe des chants qui réjouiraient les fondateurs du Front national (FN, ex-RN) : « Ici, c’est chez nous, ici c’est le IIIe Reich, les nazis c’est nous. »

    Prisons : la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté dénonce une « catastrophe pénitentiaire » et un manque de « courage politique » pour y remédier
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/05/28/la-controleuse-generale-des-lieux-de-privation-de-liberte-denonce-une-catast
    #CGLPL #prison #administration_pénitentiaire #matons #QHS #torture

  • #Carceri al collasso, #don_salvatore_saggiomo raccoglie l’appello di Zuppi: “Il #sovraffollamento è una ferita morale che calpesta la dignità umana”
    https://informareonline.com/carceri-al-collasso-don-salvatore-saggiomo-raccoglie-lappello-di-zu

    Accolgo con profonda condivisione e senso di responsabilità le parole del Presidente della Conferenza Episcopale Italiana, #matteo_zuppi, che ha definito non più sostenibile il livello di sovraffollamento presente nelle carceri italiane. Il sovraffollamento carcerario rappresenta una questione morale prima ancora che istituzionale. Quando una persona viene privata della propria dignità, quando è costretta a […] L’articolo Carceri al collasso, Don Salvatore Saggiomo raccoglie l’appello di Zuppi: “Il sovraffollamento è una ferita morale che calpesta la dignità umana” proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Comunicati_Stampa

  • Le #CERN transporte pour la première fois des #antiprotons par la route
    https://www.europeanscientist.com/fr/recherche/le-cern-transporte-pour-la-premiere-fois-des-antiprotons-par-la-r

    Le CERN a réussi le 24 mars 2026 le premier transport terrestre d’antimatière de l’histoire. Un camion a parcouru dix kilomètres sur le campus du laboratoire genevois, avec à son bord 92 antiprotons piégés dans un dispositif #cryogénique portable. Les #particules sont arrivées intactes à destination.

    L’#antimatière est le miroir de la #matière ordinaire. Chaque particule de matière possède son équivalent en antimatière, identique en masse mais de charge inverse. Lorsque les deux entrent en contact, elles s’annihilent mutuellement en un éclair d’énergie. Déplacer de l’antimatière sans la perdre représente donc un défi technologique considérable.

  • Die Tunnelgangster von Zehlendorf und das fast perfekte Verbrechen
    https://www.morgenpost.de/kultur/article412259825/berliner-tunnelgangster-geiselnahme-commerzbank-festnahme-true-crime-berl

    Und die Moral von die Geschicht : was ist schon ein Bankraub gegen die Gründung einer Bank. Man könnte auch sagen „Schuster bleib bei deinen Leisten“, Bankraub ist ein anderes Gewerk mit eigenen Ansprüchen und Gesetzen. Nicht für Jedermann.

    2.7.2026 von Ulli Kulke - 16 Geiseln, Millionenbeute, raffinierte Flucht: Wie die Tunnelgangster von Zehlendorf Berlin narrten – und am Ende doch scheiterten

    Über Tage verhandelte die Berliner Polizei mit den Geiselnehmern. 16 Menschen hatten sie in ihre Gewalt gebracht – und dazu noch einen Betrag in zweistelliger Millionenhöhe erbeutet. Doch als am Ende alles vorbei war, zeigte sich: Nahezu dilettantisch waren die „Tunnelgangster“ von Zehlendorf bei ihrem Banküberfall vorgegangen. In unserer True-Crime-Serie „Das dunkle Berlin“ lesen Sie die Geschichte des fast genialen Coups.

    Schon den ganzen Tag über das Geschehen in Berlin berichtet. Millionen verfolgten an jenem 27. Juni 1995, was in der Commerzbank-Filiale in Zehlendorf, Matterhornstraße, Ecke Breisgauer Straße, vor sich ging. Mehrere Personen hatten die Bank überfallen, Geiseln genommen, sich verschanzt. Über allem schwebte die Frage: Was haben die Gangster vor, die morgens um halb elf die Filiale gestürmt und alle Kunden und Angestellten gefesselt hatten? Und wie wollen sie da wieder rauskommen?

    Selbst, wenn sie irgendwo ein noch so schnelles Fluchtauto versteckt hätten. Selbst, wenn sie die bereits angelieferten Säcke mit den geforderten Millionen dort hinein schaffen würden: Die massiv präsente Polizei würde sie nicht aus den Augen lassen, würde jeden Meter ihrer Route verfolgen. Und dann? Es würde ausgehen wie alle anderen Geiselnahmen: Nervenkrieg, irgendwann geben die Gangster auf, von Polizeipsychologen zermürbt. Handschellen, Verhör, U-Haft.
    Commerzbank-Überfall in Zehlendorf: Die Fakten zum Fall im Überblick
    Fall

    Tatzeit 27. bis 28. Juni 1995
    Tatort Commerzbank-Filiale in Zehlendorf
    Status Aufgeklärt
    Besonderheit Täter gruben Tunnel unter der Filiale

    True Crime Berlin: Geiselnahme in Zehlendorf – Wie soll die Flucht gelingen?

    Auch in den späten ARD-Tagesthemen war die Geiselnahme das wichtigste Thema. Noch vor dem Bosnien-Krieg und dem Streit der beiden SPD-Platzhirsche Scharping und Schröder wurde über sie berichtet. Verhandlungen zwischen der Polizei und den Gangstern habe es bereits gegeben, hieß es. Noch mehr Geld und noch mehr Zeit würden gefordert – verbunden mit der Drohung, den Geiseln etwas anzutun.

    Viele in der Nachbarschaft, so hörte man im Fernsehen, halfen den Einsatzkräften. Die Müllmänner hatten ein Riesengefährt quer über eine der möglichen Fluchtstraßen gestellt. Und aus der gegenüberliegenden Sparkasse hatte sich, ganz solidarisch, eine mutige Angestellte angeschlichen, um bei dem VW-Bus, mit dem die Gangster vorgefahren waren, beherzt die Luft abzulassen. Ob die Polizei das zielführend fand, blieb unklar, längst hatte sie zwei schnelle BMW- und Mercedes-Limousinen als Fluchtfahrzeuge bereitgestellt. Alles, um das Leben der Geiseln zu schonen.

    Raffinierter Coup: Die überraschende Flucht der Gangster

    Die Bank war derweil von schwer bewaffneten Polizisten umstellt. Alles wollte man unternehmen, um die Geiseln zu retten. Ganz früh am nächsten Morgen dann die Nachrichten im Radio: Um kurz nach halb vier hatte die Polizei die Bank gestürmt. Alle Geiseln frei. Aber wo waren die Gangster? Spurlos verschwunden, nicht zu fassen. Mitsamt den fünfeinhalb Millionen Mark. Und dem Inhalt unzähliger Schließfächer. Wie das?

    Nach und nach, von einer Nachrichtensendung zur nächsten, sickerte durch: Im Keller der Bank klaffte ein Loch im Betonboden, vielleicht sechzig Zentimeter breit. Es führte in ein undefinierbares Dunkel. Wohin genau? Kein Kripomann traute sich hinein. „Könnte ne Sprengfalle drinne sein“, sagte ein Polizist einem Radio-Reporter, der live dabei war. „Allet wie bei David Copperfield“, scherzte ein Kollege, „wie wegjezaubert“. Eine Geisel berichtete über die Täter: „Die hatten sogar Butterbrote für uns dabei und Mineralwasser, haben uns korrekt behandelt.“ Und schon kippte die Stimmung in der ganzen Stadt zugunsten der Geiselnehmer, denen ein so genialer Coup gelungen war. Das dachte man zumindest.

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    Polizisten bringen nach der beendeten Geiselnahme einige der Geiseln in Sicherheit. © picture alliance | Gerhard Vick
    Geiselnehmer verschwinden in den Zehlendorfer Untergrund

    Offenbar waren sie doch klüger als alle vor ihnen, erkannte auch die Polizei an. „Die haben uns bei der Ehre gepackt“, meinte ihr Präsident Hagen Saberschinsky zerknirscht, „sie haben mit Raffinesse, vielleicht auch Genialität gearbeitet“. Wie Schuppen fiel es nun allen von den Augen: Die stundenlangen Verhandlungen über das Geld und die Fluchtautos, sie sollten nur ablenken – und Zeit für die Tresorknackerei im Keller einbringen, die ein Vielfaches des säckeweise von der Polizei herangeschafften Bargeldes einbrachte.

    Dem Pressesprecher der Polizei dämmerte nun auch, warum es in den telefonischen Verhandlungen mit den Gangstern nur am Rand um die Modalitäten der Abfahrt ging. Bei ähnlichen Fällen war das schließlich stets das Hauptthema. „Wir haben uns gewundert, warum die so genügsam sind. Warum haben die nicht weiter um freie Fahrt gepokert?“ Jetzt war man im Bilde.

    Immer wenn die Polizei mit den Räubern verhandelte, hatte sie einen der Bankangestellten am Apparat, mit genauen Anweisungen ausgestattet. Im Hintergrund stets lautes Gehämmere und Bohrgeräusche. Natürlich, so hatte man vermutet, werde da ein Schließfach nach dem anderen geknackt. Das stimmte zwar, aber, wie man nun erkennen musste, im akustischen Schutz des Gedröhnes knackten sie eben auch den Fußboden, hinein in den Zehlendorfer Untergrund.
    True Crime Das dunkle Berlin Zehlendorf Bankraub

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    Blick in den Tunnel, durch den die Geiselnehmer entkamen. © picture alliance | Polizeifoto DB

    Verhaftung und Enttäuschung: Die Lösung des Falls

    Um ein Uhr nachts gab es dann den letzten telefonischen Kontakt. Zu dieser Zeit lief auch das Ultimatum der Gangster ab, die mehr Geld wollten. Aber es tat sich nichts. Wenig später hörten auch die Geiseln, nach wie vor gefesselt und angebunden, nichts mehr von ihren Peinigern. Dann, nach gut zwei Stunden Stille, gegen drei Uhr, baten sie, zur Toilette gelassen zu werden. Erst rief nur einer, bald alle im Chor: „Wir müssen mal!“ Doch eine Reaktion der Geiselnehmer blieb aus. Waren sie eingeschlafen? Man befreite sich mehr schlecht als recht, der Filialleiter spannte seine Finger bis hin zum Telefon, wählte 110. „Wir glauben, die sind weg.“ Und man müsse übrigens mal auf die Toilette.

    Kurz nach halb vier rückte die Polizei an – und sah die Bescherung. Durch das Loch im Keller traute sich keiner der Spurensicherer. Man musste also das andere Ende des geheimen Ganges finden, durchkämmte im Laufe des Folgetages die Umgebung. Der Ausgang konnte nur jenseits des engen, während der Tatzeit von der Polizei besetzten Ringes um die Bank liegen, sonst wäre die Flucht gescheitert. Der Blick fiel auf ein Garagengelände, 120 Meter Luftlinie entfernt. Und dort durch ein Fenster auf eine frisch zubetonierte Stelle, noch feucht glänzend. Man löffelte die Masse weg und fand den Tunnelausgang.
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    Das dunkle Berlin: True Crime aus der Hauptstadt

    In ihrer Anfangszeit sorgte die Berliner Morgenpost mit der Erfolgsserie „Über das dunkle Berlin“ für Aufsehen. Nun knüpfen wir daran an – und berichten über die aufsehenerregendsten Verbrechen der Stadt. Unsere True-Crime-Serie: Das dunkle Berlin.

    Schluss mit der Aura der genialen Gangster – Ermittlungen beginnen

    Schluss war es nun bald mit der Aura der genialen Gangster. Zügig nämlich kamen die Ermittler über die Mieter der einen sowie der benachbarten Garage auf die heiße Spur. Die verwickelten sich beim Verhör in Widersprüche, und kurz darauf war die ganze Gang identifiziert: drei Syrer, ein Libanese, ein Italiener und ein Deutscher. Telefonabhörung, Hausdurchsuchungen, und die Beweise waren zusammen. Handschellen, Verhör, U-Haft.

    So kam bald sogar bei der Polizei „Enttäuschung über die Geiselgangster“ (Berliner Zeitung) auf, angesichts der dilettantischen Tarnung der Täter. Die Bewunderung für den brillanten Plan war gewichen. Ein bisschen Achtung kam zurück, als die Ermittler den Tunnelbau rekonstruierten, mithilfe der noch jungen Täter. Der Chef der Sonderkommission Commerzbank freute sich: „Die inhaftierten Männer sprechen mit uns.“

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    Polizisten stehen vor der besetzten Commerzbank-Filiale: Die Geiselnahme dauerte mehrere Stunden. © picture alliance | Stephanie Pilick

    Der aufwendige Tunnelbau – Gangster erzählen von Rückschlägen und Hindernissen

    Über ein Jahr Schwerstarbeit lag hinter ihnen: Erst hatten sie in vier Metern Tiefe einen 20 Meter langen Tunnel von der Garage zur Straße gegraben. Dort führte ein Loch in den Regenwasserkanal unter einem Gullideckel in der Matterhornstraße. In dem Kanal gelangten sie 100 Meter weiter. Dort führte ihr Weg zurück in einen 50 Meter langen Tunnel bis unter die Commerzbank. Gearbeitet hatten sie immer mit Kompass, Maßband und viel Gefühl.

    Dennoch gab es Rückschläge. Für Probleme sorgte etwa der Regenwasserkanal, der bei Niederschlägen volllief. Einer der Gangster wäre dabei fast ertrunken. Als oben auf dem Gehsteig über dem Tunnel einmal der Bürgersteig absackte, ruhte die Arbeit mehrere Wochen. Bis ein Tiefbauarbeiter kam, alles wieder auffüllte, aber nicht erkannte, was da unten los war. „Es war Freitag, und der Mann war offenbar betrunken“, ermittelte die Polizei ein halbes Jahr später.

    Ganz sicher, dass sie nach 170 Metern exakt unter dem Tresorraum der Commerzbank angekommen waren, waren die Gangster erst, als sie von beiden Seiten gleichzeitig den Kellerboden aufstemmten. Die Geiseln bekamen davon nichts mit. Und auch der Abschied der Verbrecher blieb ihnen verborgen. Die robbten derweil durch den 70 mal 70 Zentimeter großen Tunnel. Dessen Enge war dann auch das größte Problem: Einer der Beteiligten hatte während der Vorbereitungen so stark zugenommen, dass er fast nicht mehr durch den Tunnel passte. Alles musste schnell gehen, bevor er noch dicker wurde. Womöglich hatte die Gang deshalb an der Tarnungs- und Vertuschungsarbeit Abstriche hinnehmen müssen. Ihr entscheidender Fehler.

    #Berlin #Breisgauer_Straße #Matterhornstraße #Krimimalität

  • EDITORIALE – #lettera aperta ai ragazzi
    https://informareonline.com/editoriale-lettera-aperta-ai-ragazzi

    Cari ragazzi, luglio ha sempre un’aria particolare. Sa di valigie mezze pronte e serate che sembrano non finire mai. Per molti di voi, però, arriva anche dopo una prova importante: gli esami di maturità. Una parola grossa, “maturità”. Talmente grossa che a volte fa sorridere, perché nessun esame può stabilire davvero quanto una persona sia […] L’articolo EDITORIALE – Lettera aperta ai ragazzi proviene da Informareonline, scritto da Tommaso Morlando

    #Approfondimenti #Attualità #Magazine_Luglio_2026 #esame_di_maturità #maturità #scuola

  • Fortes chaleurs : cette médiathèque parisienne mise sur la #low-tech plutôt que sur la clim

    Face aux fortes chaleurs, tous les bâtiments publics ne se valent pas. À Paris, la médiathèque James Baldwin, conçue par #Philippe_Madec – pionnier d’une architecture écoresponsable –, dans l’ancien lycée Jean-Quarré, montre comment la low-tech peut aider à garder un lieu respirable : #ventilation_naturelle, patio, ombre, réemploi, bois et #terre_crue.

    Quand le thermomètre grimpe, certains bâtiments deviennent vite invivables. Trop vitrés, trop minéraux, trop dépendants de systèmes techniques énergivores, ils révèlent brutalement leurs limites. À Paris, dans le XIXe arrondissement, la médiathèque James Baldwin propose une autre voie : celle d’un bâtiment public bas-carbone, pensé dès sa conception pour limiter le recours à la climatisation, favoriser la ventilation naturelle et utiliser au maximum l’existant. Installée à deux pas de la place des Fêtes, dans l’ancien lycée hôtelier Jean-Quarré, cette nouvelle médiathèque, livrée à l’été 2024 et conçue par l’atelier Philippe Madec, est un concentré d’#architecture_écoresponsable. Structure en béton conservée, matériaux réemployés sur place, patio central à ciel ouvert, résille en bois pour créer de l’ombre, murs en terre crue, isolation biosourcée, apports de lumière naturelle : tout concourt à faire de ce lieu un #démonstrateur de #frugalité appliquée. Rien de punitif ou d’austère, mais une manière de construire autrement, avec moins de matière neuve, moins d’énergie et davantage d’#intelligence_climatique.

    La médiathèque James Baldwin répond aussi à un besoin local : le XIXe arrondissement ne disposait jusqu’ici d’aucune médiathèque de cette ampleur. Mais elle va plus loin. Elle forme, avec la Maison des réfugiés, un équipement hybride, à la fois culturel, social et écologique. Un lieu où l’on peut emprunter des livres, travailler, apprendre le français, assister à des ateliers, se poser dans un jardin ou simplement trouver un peu de fraîcheur lorsque la ville suffoque.

    Un bâtiment qui travaille avec l’#air

    Dans beaucoup de bâtiments récents, le confort d’été reste encore pensé après coup. Lorsque la chaleur entre, on compense. Lorsque l’air devient lourd, on ventile mécaniquement. Lorsque les façades surchauffent, on ajoute des équipements. À la médiathèque James Baldwin, la logique est différente : l’architecture elle-même organise une partie du #rafraîchissement. Le geste le plus visible se trouve au cœur de l’ancien lycée. Les circulations verticales existantes ont été supprimées pour créer un #patio_végétalisé autour d’un Charme commun. Ce #vide agit comme un poumon. Il apporte de la lumière naturelle au centre du bâtiment, facilite l’évacuation de l’air chaud et évite l’effet de masse que pouvait produire la structure d’origine, très répétitive, en poteaux, poutres et panneaux préfabriqués.

    Certains planchers ont aussi été démolis afin de créer des doubles hauteurs. Là encore, il ne s’agit pas seulement d’un choix esthétique. Ces percées permettent à l’air de mieux circuler, aux regards de traverser les niveaux et aux espaces de perdre leur caractère fermé. Le bâtiment devient plus lisible, plus lumineux, plus vivant. Cette approche résume bien l’esprit low-tech du projet pensé par Philippe Madec, pionnier d’une #architecture_low-tech et écoresponsable. La solution ne consiste pas à ajouter toujours plus de machines, mais à réduire les besoins dès le départ. Créer de l’#ombre avant de refroidir. Ventiler naturellement avant de climatiser. Tirer parti de l’#inertie, des #vides, de l’#orientation, des #matériaux et des #usages. En période de fortes chaleurs, cette #sobriété n’a rien d’un renoncement : elle devient une condition de #confort.

    Et, effectivement, quand on se promène à l’intérieur du bâtiment, par 38 degrés en extérieur, les zones fraîches – là où s’organisent la lecture ou la consultation de contenus multimédias, les cours d’informatique ou encore l’espace de coworking pour association – contrastent avec des zones plus chaudes, pensées uniquement pour la circulation. Apporter de la fraîcheur là où c’est nécessaire, s’en passer là où l’humain n’est que de passage. Évidemment, plus on monte dans les étages, plus la température est difficile à maîtriser mais l’ensemble reste malgré tout supportable. Beaucoup plus qu’un appartement passoire thermique d’un des immeubles alentour.

    Certes, la ventilation naturelle atteint ses limites lorsque les températures dépassent durablement 35 à 38 °C, surtout si les nuits ne permettent plus au bâtiment de se décharger de la chaleur accumulée. Mais c’est précisément là que l’approche low-tech garde son intérêt : elle ne promet pas de transformer un bâtiment en frigo, elle réduit les besoins, retarde la surchauffe, améliore le confort ressenti et limite le recours systématique à la #climatisation.

    Philippe Madec, l’architecte du “faire avec”

    Cette manière de concevoir un bâtiment public porte la signature de Philippe Madec. Architecte, urbaniste, écrivain, il défend depuis des décennies une architecture attentive aux lieux, aux climats, aux usages et aux ressources disponibles. Cofondateur du mouvement de la “#frugalité_heureuse_et_créative”, il plaide pour une transformation profonde du secteur : moins de démolitions, moins de béton neuf, plus de #réhabilitation, de matériaux bio et géosourcés, de #sobriété_énergétique et d’#intelligence_collective.

    Dans un entretien accordé à WE DEMAIN, il résumait cette urgence par une formule directe : “N’attendons pas de notre gouvernement la possibilité de faire autrement ! Faisons !” À la médiathèque James Baldwin, ce “faisons” prend une forme très concrète. Il ne s’agit pas d’un manifeste théorique, mais d’un bâtiment ouvert au public, inscrit dans un quartier dense, confronté aux mêmes contraintes que le reste de la ville : chaleur, manque d’espace, besoin d’équipements, pression sur les ressources.

    Lors du Forum de l’Économie Légère, Philippe Madec invitait aussi à poser la question “to build or not to build”. Faut-il toujours construire ? Faut-il repartir de zéro ? Ou peut-on d’abord regarder ce qui existe, le réparer, le prolonger, le transformer ? La médiathèque James Baldwin répond clairement : dans une ville déjà largement bâtie, l’avenir passe aussi par l’art de composer avec l’existant.

    Faire du bâtiment sa propre matière première

    L’ancien lycée Jean-Quarré aurait pu être rasé. C’est souvent ainsi que l’on traite les bâtiments jugés obsolètes. On démolit, on évacue, on reconstruit, en oubliant que chaque mur contient déjà de la matière, de l’énergie grise et une histoire. Ici, l’atelier Philippe Madec a choisi une autre méthode : conserver, transformer, réemployer avec une philosophie : faire du bâtiment “sa propre matière première”. Budget total de la création de la médiathèque et de la Maison des réfugiés ? Environ 21 millions d’euros.

    Concrètement, la déconstruction a été très sélective. Des dalles industrielles, des panneaux, des éléments de façade ou de structure ont été déposés, découpés, broyés ou réutilisés sur place. Certains matériaux servent aux cheminements, d’autres à des murs ou à des aménagements. Le bâtiment devient ainsi une carrière de lui-même. Ce qui aurait pu finir en gravats retrouve une fonction.

    Ce geste est essentiel à l’heure où la construction reste l’un des grands secteurs consommateurs de ressources. Réhabiliter plutôt que démolir permet de limiter les déchets, de réduire la quantité de matériaux neufs, mais aussi de préserver une part de la mémoire du site.

    Entre les deux bâtiments du site, une nouvelle structure joue un rôle central. Elle porte un nom simple : “Le Lien”. Elle connecte la médiathèque et la Maison des réfugiés, accueille les circulations principales et donne au projet sa silhouette la plus reconnaissable. Sa résille en bois forme une sorte de mantille courbe, à la fois signal architectural et pare-soleil autoportant. Ce “Lien” n’est pas qu’une belle image. Il incarne l’un des principes du projet : relier plutôt que séparer. Relier les bâtiments, les usages, les publics, les fonctions. Il accueille, selon les niveaux, des espaces de cafétéria, de tisanerie ou des lieux associés à la lecture. Il organise les passages et rend visible la transformation de l’ancien lycée dans le tissu urbain.

    La terre crue joue elle aussi un rôle important. Utilisée sous forme de terre coulée (technique encore expérimentale), elle permet de reprendre les outils et savoir-faire de la construction en béton, mais avec un matériau géosourcé, moins transformé, à plus faible énergie grise. Des panneaux préfabriqués en terre coulée, c’est-à-dire de la terre crue coulée dans un coffrage, ont été expérimentés sur le chantier, avec l’idée de tester ce procédé et d’en faire, demain, une technique plus courante. Là encore, la low-tech n’est pas un bricolage : c’est une innovation par la sobriété.
    Des jardins pour rafraîchir et relier

    La réponse aux fortes chaleurs ne se joue pas seulement à l’intérieur du bâtiment. Elle se joue aussi dehors. Le projet accorde une place importante à la #végétalisation : jardins en pleine terre, espaces plantés, toitures végétalisées, terrasses, jardins partagés, espaces de lecture en extérieur. Ces lieux ne sont pas de simples ornements paysagers. Ils participent au confort, à la biodiversité, à l’infiltration, à l’ombre et à la qualité d’usage.

    Dans un quartier dense, ces respirations comptent. Elles prolongent la #rénovation de la place des Fêtes et étendent son aire d’influence vers l’est. Elles donnent aux habitants des espaces où se poser sans consommer, lire dehors, attendre un rendez-vous, discuter, cultiver, traverser. Elles contribuent aussi à faire du site un équipement public plus poreux, moins fermé, plus accueillant.

    La végétalisation ne remplacera pas, à elle seule, une politique ambitieuse d’adaptation des villes aux fortes chaleurs. Mais elle en constitue un maillon essentiel, surtout lorsqu’elle est pensée avec le bâtiment, et non ajoutée après coup. À la médiathèque James Baldwin, les jardins, le patio, la mantille en bois, les matériaux et la ventilation naturelle forment un même système. Un système discret, mais cohérent.

    Un #refuge_climatique et démocratique

    À l’heure où les vagues de chaleur se multiplient, les #bâtiments_publics vont devoir changer de rôle. Ils ne seront plus seulement des écoles, des bibliothèques, des gymnases, des mairies ou des centres sociaux. Ils devront aussi devenir des #refuges_climatiques, des lieux capables d’accueillir les habitants lorsque les logements surchauffent, lorsque les places minérales deviennent impraticables, lorsque les plus fragiles cherchent un espace respirable.

    La médiathèque James Baldwin montre une piste. Elle prouve qu’un équipement public peut être pensé autrement : avec moins de béton neuf, plus de réemploi, des matériaux moins énergivores, une ventilation naturelle, des espaces ombragés, des jardins et une attention réelle aux usages. C’est peut-être cela, la leçon la plus forte du projet. La ville de demain ne sera pas seulement une ville bardée de capteurs, de climatiseurs et de solutions techniques sophistiquées. Elle devra aussi réapprendre des gestes simples : ouvrir, ventiler, ombrager, planter, réutiliser, ménager. Non par nostalgie, mais par lucidité.

    https://www.wedemain.fr/maison-responsable/fortes-chaleurs-cette-mediatheque-parisienne-mise-sur-la-low-tech-plutot-qu

    #alternative #architecture #canicule #fraîcheur

    • Mouvement pour la frugalité heureuse et créative dans l’architecture et le #ménagement_du_territoire

      https://www.youtube.com/watch?v=tgHKSrluVss

      Le « Mouvement pour une Frugalité heureuse et créative » dans l’architecture et le ménagement des territoire promeut la frugalité à travers l’architecture frugale et le ménagement des territoires.

      Il est né du Manifeste du même nom, lancé le 18 janvier 2018 par Dominique Gauzin-Müller (architecte-chercheur), Alain Bornarel (ingénieur) et Philippe Madec (architecte et urbaniste). Reconnaissant « la lourde part des bâtisseurs » dans les désastres en cours, ce manifeste appelle à développer des établissements humains frugaux en énergie, en matière et en technicité, créatifs et heureux pour la terre et l’ensemble de ses habitants, humains et non humains.

      En réponse à cet appel, des groupes locaux ou thématiques se sont créés pour mobiliser les signataires du manifeste, puis de grandes rencontres nationales ont été organisées. Le mouvement s’anime aujourd’hui de multiples initiatives décentralisées, proposant visites, conférences, ateliers, formations, publications, partages d’expériences, et de nombreux outils de développement tels que ce site web ou encore la cartographie collaborative des ressources frugales.

      Le mouvement est ouvert à toutes et à tous, aux professionnels engagés dans la « métamorphose de l’acte de construire » et la « révolution du ménagement« , mais aussi à tous les citoyens désireux de voir se développer d’autres façons d’habiter nos territoires.

      C’est un réseau engagé et bienveillant qui repose entièrement sur les initiatives bénévoles des signataires s’investissant dans les groupes locaux, qui décident en toute autonomie de leurs activités, et qui sont le cœur vivant et actif du mouvement.

      L’association, gérée par un conseil collégial, a vocation à assurer la logistique et le financement des projets, notamment grâce à la redistribution des ressources des dons et des adhésions.

      Il est encore temps, il est toujours temps de nous rejoindre : bienvenue à vous, bifurquons ensemble sur les chemins de la Frugalité !


      https://frugalite.org

    • Associer

      Une architecture engagée, libre

      Vers une #habitabilité des mondes heureuse et équitable

      Dans un monde fini, à toutes les échelles de projet, notre atelier s’engage dans la métamorphose des établissements humains, entendus comme milieux garants d’une coexistence heureuse entre les hommes et avec les mondes du vivant. Au début des années 1980, Philippe Madec mène un travail théorique pour se libérer de l’opposition modernisme / postmodernisme, et pour fortifier son engagement écoresponsable. Ce travail émancipateur a ouvert un passage du modernisme au durable et donné sens aux pratiques professionnelles des quelques 35 architectes et urbanistes qui collaborent aujourd’hui au sein de l’atelier.

      Après plus de trois décennies d’existence, l’atelierphilippemadec est devenu (APM)&associés en 2022 puis « associer » en 2025. Comme de nombreux ateliers nés dans les années 1990, construits autour d’une personnalité qui l’incarne, nous avons enclenché une mutation. Moment délicat qui peut se lire comme un projet à part entière. Ce dernier ouvre sur la pérennisation d’un outil de travail tissé de valeurs partagées, mais aussi la reconnaissance de la nature essentiellement collective du travail des architectes et urbanistes, en l’occurrence réunis autour d’une personnalité fédératrice. Ce projet relève d’une transmission entre générations unies dans leur compréhension des conditions contemporaines de vie. Il tient aussi et surtout du désir d’être en mesure de s’engager, aujourd’hui, pour continuer de proposer des alternatives aux modes conventionnels de penser et de faire l’architecture, la ville et les territoires.

      De cette histoire collective, il résulte en 2025 le nom d’atelier « associer » qui fait référence à ce qui nous tient à cœur au quotidien dans notre travail : associer sociétés, climats, territoires, écologies, matières et savoir-faire.

      À l’heure où la notion de sobriété s’impose dans le débat public, l’atelier porte en étendard celle de frugalité, par son engagement dans le Manifeste éponyme, comme au jour le jour de son travail. Le débat n’est pas terminologique : il impose de se questionner sur notre capacité collective à agir dans des conditions de plus en plus complexes et contraignantes. Face aux bouleversements environnementaux, nous portons la conviction qu’un projet partagé et désirable permet d’éviter l’expression unilatérale de contraintes restrictives, voire inéquitables. Une architecture qui peut être à l’avant-garde d’un nécessaire ré-enchantement du monde.

      https://associer.archi

    • https://mamot.fr/@n1k0/116826744529879889

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      Canicule : À Grabels, près de Montpellier, cette école perd 7 °C face à la chaleur

      Face aux fortes chaleurs, l’école maternelle Jean Ponsy à Grabels teste des solutions simples pour améliorer le confort des élèves. Résultat : jusqu’à 7 °C ressentis en moins.

      https://actu.fr/occitanie/grabels_34116/canicule-a-grabels-cette-ecole-perd-7-c-face-a-la-chaleur_64449580.html

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      #Projet_racine

      La canicule, un enjeu majeur pour les #écoles

      Face à l’intensification des vagues de chaleur, le sujet de l’adaptation des écoles primaires est central. Les périodes de canicule peuvent entraîner des conséquences graves sur la santé, en particulier pour les enfants, qui font partie des publics vulnérables.

      L’intensification des périodes caniculaires, d’année en année, amène ce sujet à un point particulièrement critique, avec notamment la fermeture des établissements scolaires dans les moments les plus chauds.

      Du fait du dérèglement climatique, les vagues de chaleur sont amenées à être plus intenses, plus longues, et à survenir sur une période de l’année plus étendue, de mai à octobre, dans l’ensemble des régions (scénario +4°C de la TRACC).

      D’année en année, la situation devient de plus en plus préoccupante.
      Les écoles publiques, pour la plupart très peu adaptées aux épisodes climatiques extrêmes, nécessitent une attention particulière.

      Ce sont souvent des bâtiments anciens, peu isolés, mal ventilés, dont l’inertie thermique est faible. Les conditions d’accueil y deviennent rapidement inconfortables, voire dangereuses, en période de forte chaleur.
      Adapter les bâtiments et les usages pour maintenir l’activité

      En appliquant des gestes simples mais efficaces, comme la protection solaire, la ventilation nocturne et l’utilisation de brasseurs d’air, il est possible de limiter la montée en température dans les locaux et d’améliorer le confort des enfants. Ces leviers permettent d’assurer un environnement plus supportable pour toutes et tous et de limiter l’impact des canicules sur les activités scolaires.

      Au-delà des solutions matérielles, une bonne organisation (décalage des horaires de cours, migration des activités dans des zones plus fraîches de l’école ou de la cour) peut également permettre d’assurer la continuité pédagogique, même pendant les pics de chaleur.

      Ces solutions existent, elles sont éprouvées. Pourtant, leur mise en œuvre reste rare. Les vagues de chaleur sont encore trop peu anticipées, et les réflexes d’adaptation encore peu intégrés dans le fonctionnement quotidien des écoles. Car les freins à l’adaptation ne sont pas seulement d’ordre technique ou budgétaire, ils sont souvent organisationnels. C’est précisément le cœur du projet RACINE : identifier ces freins organisationnels, en comprendre les mécanismes, et tester des méthodes concrètes pour les dépasser.

      https://programme-cee-actee.fr/programmes/projet-racine

    • Façade en forme de vagues, murs ajourés... Dans cet immeuble de Montpellier, tout a été conçu pour limiter la chaleur

      Comment l’#architecture_bioclimatique peut-elle réduire la température intérieure de 8 degrés sans climatisation ? À Montpellier, des bâtiments utilisent l’effet Venturi et des moucharabiehs modernes pour créer des courants d’air naturels et protéger les appartements du soleil brûlant.

      35 degrés(Nouvelle fenêtre) cet après-midi-là à Montpellier. La ville suffoque, mais quand cette habitante rentre chez elle, elle respire. Dans son appartement tout neuf et traversant, Adia Guasproca n’a pas la climatisation. « Niveau fraîcheur, franchement, on est bien là. En ressenti, on a quoi ? 23, 25 degrés ? », indique-t-elle.

      Deux étages plus haut, même impression agréable, y compris sur la terrasse. Grâce à ce mur ajouré, inspiré des moucharabiehs orientaux, le lieu est à la fois ventilé et ombragé. Car dans cet ensemble immobilier, tout a été conçu pour limiter la chaleur. Sur cet immeuble, par exemple, très bien isolé, les façades font des vagues. Ce choix n’est pas seulement esthétique. Les courbes agissent comme un parasol géant qui limite l’entrée du soleil dans les appartements. Malgré les 33 degrés mesurés dans le patio, Eliott Mio peut profiter de la terrasse. « Dans notre précédent appartement, c’est vrai qu’on avait un balcon qui servait à rien parce qu’il était en plein soleil et il faisait trop chaud. Là, ici, c’est clair que ça fait vraiment une pièce de vie supplémentaire. La plupart de la journée, vraiment jusqu’à 17 heures, on est à l’ombre. Bon, il fait chaud, mais c’est quand même agréable. Il y a beaucoup d’air », confie-t-il.
      Une architecture rafraîchissante

      À l’intérieur, 8 degrés de moins que dehors. Le logement est très bien ventilé. Et en effet, cette ventilation ne doit rien au hasard, mais tout à l’architecture. Le vent marin, plus frais, rentre au cœur des habitations, dopé par les courbes de la façade.

      « Cette architecture finement biseautée en courbe permet aussi d’accentuer la vitesse du vent et de créer des mini-dépressions et des mini-turbulences. C’est ce qu’on appelle l’effet Venturi. Par exemple, si on se promène au pied des tours à la Défense à Paris, on a souvent des bourrasques de vent ou même dans le métro des différentes villes françaises. À ce moment-là, on tourne derrière un pilier et on a une bourrasque de vent. C’est exactement ce qui se passe », explique Vincent Callebaut, architecte spécialisé en architecture bioclimatique. Enfin, d’ici quelques années, les arbres et les végétaux plantés dans la cour et sur les terrasses feront de ce lieu un îlot de fraîcheur.

      https://www.franceinfo.fr/environnement/evenements-meteorologiques-extremes/vagues-de-chaleur-canicules/architecture-des-immeubles-ou-tout-a-ete-concu-pour-limiter-la-chaleur_80

      #effet_venturi

  • Comment la raréfaction des terres menace la matrilinéarité dans le #Meghalaya (Inde)
    https://lvsl.fr/comment-la-rarefaction-des-terres-menace-la-matrilinearite-dans-le-meghalaya-in

    C’est un fait bien documenté : la colonisation européenne a modifié en profondeur les structures économiques et la répartition des ressources des pays colonisés. L’expansion de l’économie de marché qui s’en est suivie n’a fait qu’accroître les inégalités et accélérer la destruction des ressources naturelles. Les conséquences de l’épuisement des matières premières sur les traditions locales sont en revanche moins connues. Dans le Nord-Est de l’Inde, où l’organisation sociale est intimement liée aux ressources, la raréfaction de celles-ci instaure un climat de méfiance vis-à-vis des femmes - principales détentrices des biens économiques – et des étrangers, soupçonnés de déposséder les locaux de leurs terres. La matrilinéarité, structure familiale favorable aux femmes, s’en trouve (…)

    #Société #Féminisme_et_lutte_des_classes #Enclosures #Inde #matrilinéarité

  • #jason_la_mecca live@RBO
    https://radioblackout.org/podcast/jason-la-mecca-liverbo

    Nella profondità della notte domenicale, è apparso come in un sogno… Nelle ore dormienti che uniscono con un filo rosso QUEL CHE RESTA DELLA NOTTE a MATINEE XXL, ci coglie una folgorante sorpresa… Approda a Radio Blackout direttamente da Roma est, JASON LA MECCA a presentarci un meraviglioso live radiofonico per presentare l’uscita del suo […]

    #live_music #MatinéeXXL #misto_mame
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/06/JasonLaMecca_live@RBO_31_05_2026.mp3

  • Une femme sur trois quitte la recherche académique après avoir eu un enfant
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/avec-sciences/une-femme-sur-trois-quitte-la-recherche-academique-apres-avoir-eu-un-enf

    Dans cette étude, les autrices ont donc retracé les carrières académiques entières de plus de 13 000 scientifiques - hommes et #femmes - ayant obtenu un doctorat dans toutes les disciplines, des #sciences dures aux sciences humaines sur 20 ans. Et le résultat est édifiant : une femme sur trois quitte la #recherche [dans les quelques années] après avoir eu un enfant. La #maternité ne provoque donc pas simplement un ralentissement de la carrière selon Anne Sophie Lassen, elle y met souvent fin.

    [...]

    Et cet effet est absent chez les hommes. Dans une seconde partie de l’étude, qui est pour l’instant prépubliée, les scientifiques sont une proportion équivalente à vouloir continuer une carrière académique lorsqu’ils sont en doctorats - preuve qu’homme et femme ont la même ambition au départ ! Autre enseignement de ce sondage, les femmes s’occupent davantage des enfants, notamment des tâches contraignantes, garder l’enfant malade, se lever la nuit, aller déposer et chercher les enfants à la crèche ou l’école - ce qui veut dire moins de temps pour la recherche.

    Parenthood and the career ladder : evidence from academia
    https://cep.lse.ac.uk/_NEW/PUBLICATIONS/abstract.asp?index=12087

    We find that child penalties explain around 70% of the observed gender gap in academic employment and around 40% of the gender gap in tenure.

  • La longue histoire de l’accouchement. à partir de demain LSD (pour tout le monde) non c’est la série documentaire en 4 épisodes sur france Q
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-la-longue-histoire-de-l-accouchement

    Par Johanna Bedeau. LSD raconte comment l’accouchement, de la puissance des femmes à la médicalisation, demeure une expérience intime et politique. Entre salles de naissance et domiciles, la technique interroge : émancipation ou contrôle ? Comment allier sécurité et intensité émotionnelle ?

    Marie accouche là / blog de Marie-Hélène Lahaye
    https://marieaccouchela.net
    #maternité #accouchement #santé #naissance #violences_obstétricales

  • INTERVISTA. #piano_mattei, il giornalista #Matteo_Giusti: “Può generare opportunità per il Sud Italia”
    https://informareonline.com/intervista-piano-mattei-il-giornalista-matteo-giusti-puo-generare-o

    L’attuale scenario internazionale attraversa una fase di profonda crisi e instabilità, segnata dal cedimento dei vecchi equilibri e dall’emergere di nuove incertezze globali. In questo quadro di fragilità il “Piano Mattei” per la cooperazione tra Italia e #Africa si presenta come una reale opportunità, una speranza per un’Italia alla ricerca di una nuova bussola geopolitica. […] L’articolo INTERVISTA. Piano Mattei, il giornalista Matteo Giusti: “Può generare opportunità per il Sud Italia” proviene da Informareonline, scritto da Giulia Sorbino

    #Approfondimenti #Attualità #Magazine_Maggio_2026

  • Processo Hydra

    «Milano è un contesto mafioso, né più né meno di come può esserlo la Calabria». Sono le parole della procuratrice aggiunta di Milano, Alessandra Cerreti, pronunciate durante la requisitoria al processo #Hydra. Ieri c’è stata la prima sentenza per una settantina di imputati che hanno scelto il rito abbreviato. Tra i condannati (#Mariano_Rosi, #Filippo_Crea, #Giuseppe_Fidanzati e altri), stando all’inchiesta della Procura di Milano ci sono figure di primo piano del crimine organizzato in Lombardia. L’inchiesta Hydra - che ha portato al processo - ha messo in luce “un sistema mafioso lombardo”, un’alleanza tra esponenti di ‘ndrangheta, cosa nostra e camorra. Un sistema per compiere dalle rapine alle truffe, dal riciclaggio di denaro alle intestazioni fittizie di beni, fino alle false fatturazioni, alle estorsioni. Tra i reati contestati c’è anche il traffico di droga e di armi. Pubblica ha ospitato lo storico Enzo Ciconte e il ricercatore dell’università Statale di Milano, Andrea Carnì, autore - insieme a Nando dalla Chiesa, sociologo, docente di Sociologia della criminalità organizzata alla Statale di Milano - di un fondamentale studio per la conoscenza del fenomeno mafioso in Lombardia dal titolo «Mafia ed economia. Il rischio criminale in Lombardia» (Futura Editrice, 2025).

    https://www.radiopopolare.it/puntata/popolare-pubblica/pubblica_13_01_2026_11_00
    #mafia #ndrangheta #Italie #Lombardie #Italie_du_Nord #concordat #entente #cosa_nostra #camorra #opération_Hydra #Hydra #procès #podcast #audio #Milan

    • Processo Hydra, ecco le condanne dell’abbreviato

      Poco dopo le 20:00 il Giudice per l’Udienza Preliminare Emanuele Mancini ha sciolto la camera di consiglio per il processo in abbreviato di 1° grado del Processo Hydra, scaturito dall’indagine omonima della Direzione Distrettuale Antimafia di Milano, condotta dai pm Alessandra Cerreti e Rosario Ferracane, coadiuvati dal procuratore Marcello Viola.

      Lo scorso 13 novembre, i pm avevano chiesto la condanna per 75 dei 78 imputati dell’abbreviato. Il giudice ha condannato x persone, ne ha assolte Y e ha rinviato a giudizio X persone delle 59 che avevano scelto il rito ordinario.
      Processo Hydra, cos’è

      Secondo la procura esisterebbe un “sistema mafioso lombardo“, frutto di un patto tra le tre principali organizzazioni mafiose del Paese (Cosa nostra, ‘ndrangheta e camorra).

      A differenza di quel che dicono diversi commentatori, quella del patto di collaborazione non è una novità: come abbiamo ricordato nella nostra memoria, già diversi collaboratori di giustizia ne hanno parlato in riferimento alla realtà criminale degli anni ’80 e ’90. All’epoca si spartivano i settori criminali, ora, essendo un attore oramai ben inserito nell’economia regionale, anche i settori economici “legali”.

      La novità è che la Procura ipotizza che sia nata un’associazione mafiosa a sé, autonoma dai tre sodalizi originari, una sorta di “super-mafia”. Per capire se la tesi è stata accolta, al di là delle condanne, bisognerà aspettare le motivazioni.
      Le condanne

      Complessivamente sono state 62 le condanne, con pene fino a 16 anni, 9 hanno patteggiato, 11 sono stati prosciolti in udienza preliminare (prima della requisitoria finale e della sentenza) e 45 sono stati rinviati a giudizio nel processo per rito ordinario, che inizierà il 19 marzo 2026, presso l’Aula Bunker di San Vittore.

      Le condanne più elevate, già al netto della riduzione di un terzo per la scelta del rito abbreviato, e comunque generalmente più basse delle richieste dell’accusa, sono 16 anni a Massimo Rosi, 14 a Filippo Crea, 12 a Giuseppe Fidanzati (candidati tutti a vent’anni dai pm), 14 a Bernardo Pace e 12 ai figli, 13 anni e quattro mesi a Giovanni Abilone, mentre tra i rinviati a giudizio sono Gioacchino Amico, Rosario Abilone e quel Paolo Errante Parrino parente (attraverso la moglie) di Matteo Messina Denaro.

      Gli imputati che nel corso del processo hanno scelto di diventare collaboratori di giustizia – William Cerbo, Francesco Bellusci e Saverio Pintaudi – si sono visti riconoscere la speciale attenuante e hanno avuto 4 anni e mezzo.
      I risarcimenti di parte civile

      Il giudice ha stabilito che i risarcimenti per le parti civili andranno stabiliti in un diverso procedimento civile, disponendo una provvisionale di 10mila euro ciascuno + 6mila euro per le spese legali.
      La dichiarazione di WikiMafia

      “Siamo soddisfatti per l’esito del processo, che dimostra ancora una volta come la Lombardia possa essere oramai annoverata tra le regioni a tradizionale presenza mafiosa“, afferma il Presidente e direttore dell’Enciclopedia, Pierpaolo Farina. “Ringraziamo la Procura per il lavoro svolto e il nostro Avvocato, Marco Griguolo, che oramai da cinque anni ci assiste nel costituirci parte civile nei principali processi di mafia in Lombardia, troppo spesso da soli, cosa che per fortuna in questo processo non è stato“.

      https://www.wikimafia.it/processo-hydra-abbreviato

    • #Sistema_criminale_integrato

      «Ormai non esiste più una ’ndrangheta, una mafia siciliana o pugliese, sono organizzazioni fluide che in accordo fra loro gestiscono affari diversi»

      (Procuratore DNA Federico Cafiero de Raho alla conclusione dell’operazione Galassia, 2018[1])

      L’espressione sistema criminale integrato definisce un legame tra organizzazioni criminali per raggiungere obiettivi comuni.

      https://it.wikipedia.org/wiki/Sistema_criminale_integrato
      #quarto_livello #stato_parallelo

    • Mafia ed economia. Il rischio criminale in Lombardia

      Quanto è presente il fenomeno mafioso in Lombardia? Qual è, più specificamente, il livello di infiltrazione della ’ndrangheta nella regione più popolosa, ricca e progredita d’Italia? Quale il suo grado di insediamento o – ancor più – di radicamento?

      https://www.futura-editrice.it/prodotto/mafia-ed-economia
      #économie

    • HYDRA: La Nuova Mafia del Nord Italia che unisce Cosa Nostra, ’Ndrangheta e Camorra

      “Hydra” racconta la nascita dell’alleanza tra Cosa Nostra, ’Ndrangheta e Camorra a Milano, il processo che sta riscrivendo la storia delle mafie in Italia e rivelando un sistema criminale nuovo, orizzontale e invisibile.

      Questo documentario ripercorre l’intera inchiesta Hydra, nata tra il 2020 e il 2023 grazie al lavoro del Nucleo Investigativo di Milano e #Varese e della Direzione Distrettuale Antimafia. Un’indagine che ha svelato 21 summit segreti, una rete mafiosa costruita tra Lombardia e Piemonte e un modello criminale dove Cosa Nostra, ’Ndrangheta e Camorra collaborano stabilmente per gestire traffici di droga, riciclaggio, estorsioni, evasione fiscale, appalti, logistica e perfino circuiti finanziari paralleli.

      Il video analizza la struttura dell’alleanza, definita dai magistrati una “confederazione orizzontale”, senza un capo unico ma basata su capitali, rapporti personali e una cassa comune che finanziava affari, detenuti e famiglie dei boss. Raccontiamo le relazioni con il mondo imprenditoriale, gli intrecci con la politica locale, le conversazioni intercettate e i meccanismi di riciclaggio ricostruiti dai collaboratori.

      Hydra non è solo un processo, ma uno spartiacque: mostra come le mafie italiane non cerchino più territori da controllare con la violenza, ma mercati, denaro, relazioni politiche e imprenditoriali. Milano diventa così il laboratorio della nuova criminalità organizzata, un luogo dove i clan collaborano, investono, si infiltrano e si trasformano.

      https://www.youtube.com/watch?v=UK0UiEtavfw

      #alliance #marché #procès #summit #Dairago #Cinisello_Balsamo #Abbiategrasso #business #affaires #structure_confédérative_horizontale #horizontalité #Castelvetrano #armes #drogue #trafic_de_drogue #évasion_fiscale #trafic_d'armes #covid-19 #services_sanitaires #bâtiment #BTP #restauration #carburant #blanchissement_d'argent #Chinese_underground_bank #bacinella #caisse_commune #supermafia #mafiosità_immanente #intimidation #politique #Paolo_Errante_Parrino #Matteo_Messina_Denaro #zio_Paolo #Castelvetrano #41_bis

    • Hydra, prime condanne nel processo contro l’alleanza tra Cosa nostra, ’ndrangheta e camorra in Lombardia

      Il gup Emanuele Mancini ha condannato 62 degli 80 imputati a processo col rito abbreviato. Riconosciuta l’associazione mafiosa nei confronti di 24 persone. Undici le assoluzioni e 45 rinvii a giudizio. L’inchiesta della Dda di Milano e dei carabinieri aveva rivelato l’esistenza di un «sistema mafioso lombardo» che si spartiva gli affari illeciti

      Aggiornamento del 12 gennaio 2026: Arrivano le prime condanne per l’operazione Hydra, la grande inchiesta della Direzione distrettuale antimafia di Milano sul «sistema mafioso lombardo», l’organizzazione criminale composta da esponenti di ’ndrangheta, cosa nostra e camorra per spartirsi affari e controllo del territorio, esiste.

      Il giudice per le udienze preliminari del Tribunale di Milano, Emanuele Mancini, ha condannato 62 degli 80 imputati che avevano scelto di essere processati con il rito abbreviato, che dà diritto a uno sconto di un terzo della pena, e ha assolto 18 persone. Gli imputati erano accusati a vario titolo di associazione a delinquere di stampo mafioso, estorsione, traffico e spaccio di droga, tentata rapina, detenzione abusiva di armi, intestazione fittizia di beni, frode fiscale e omesso versamento delle imposte, riciclaggio e false fatture. L’accusa di associazione mafiosa è stata riconosciuta contro tutti i 24 imputati a cui era contestata. La pena più alta, 16 anni, è stata inflitta a Massimo Rosi, considerato esponente di vertice della ’ndrangheta e reggente della locale di ’ndrangheta di Legnano-Lonate Pozzolo.

      La decisione del gup è arrivata dopo sei ore di camera di consiglio. Undici persone che non hanno fatto richiesta di riti alternativi e sono state prosciolte in udienza preliminare. Nove i patteggiamenti e 45 gli imputati rinviati a giudizio. Il dispositivo, che ancora non è stato messo a disposizione dei legali, è stato letto a tarda sera nell’aula bunker del carcere di Opera dove si è recato il procuratore di Milano, Marcello Viola, per la sentenza.

      Il gup di Milano, Emanuele Mancini, «ha ritenuto che si è in presenza dell’operatività sul territorio lombardo di un’associazione costituita da singoli soggetti – alcuni dei quali già in passato ricondotti giudiziariamente alle cosiddette mafie storiche (cosa nostra, camorra, ’ndrangheta) e altri comunque collegati a tali soggetti – che ha esercitato la propria capacità intimidatoria determinando condizioni di assoggettamento e di omertà sulla collettività mediante il ricorso alla violenza e alla minaccia, gestendo l’attività di cessione delle sostanze stupefacenti (del tipo cocaina, hashish, marijuana) e inserendosi nella realtà economica locale con proprie società le cui attività erano finalizzate principalmente all’attività di riciclaggio di denaro proveniente da precedenti illeciti», hanno spiegato in una nota congiunta il presidente del tribunale di Milano, Fabio Roia, e la presidente dell’ufficio gip/gup, Ezia Maccora. A Milano – avevano sostenuto i pm nel corso della loro requisitoria l’11 novembre – ci sarebbe un «contesto mafioso» simile a quello calabrese, «né più né meno della Calabria».

      Qui di seguito, l’articolo sul procedimento

      *

      A Milano, nell’aula bunker del carcere di Opera, sono in corso le udienze preliminari del processo Hydra. È un processo importante, nato dall’inchiesta condotta dai carabinieri del Nucleo investigativo e coordinata dalla Direzione distrettuale antimafia (Dda) di Milano sulla presunta alleanza delle tre mafie – Cosa nostra, camorra e ‘ndrangheta – in Lombardia. Il quadro è innovativo. Secondo i sostituti procuratori Alessandra Cerreti e Rosario Ferracane – che hanno chiesto il processo per 143 persone – tra Milano e Varese c’era “una imponente e capillarmente strutturata associazione mafiosa (...) costituita da appartenenti alle tre diverse organizzazioni di stampo mafioso cosa nostra, ‘ndrangheta e camorra, avente struttura confederativa orizzontale, nell’ambito della quale i vertici di ciascuna delle tre componenti mafiose operano sullo stesso livello, contribuendo alla realizzazione di un sistema mafioso lombardo”.

      Tra tutti gli indagati, circa quaranta hanno richiesto al giudice per l’udienza preliminare (gup) Emanuele Mancini di accedere ai riti alternativi (come il patteggiamento o l’abbreviato, che permette lo sconto della pena per un terzo). Lo scorso 18 giugno il gup ha accettato la costituzione come parte civile nel processo di alcuni enti locali (il Comune di Milano, di Varese e di Legnano, la Regione Lombardia, la Città metropolitana di Milano), di Libera e di WikiMafia, ma anche del giornalista di Report Giorgio Mottola, minacciato da uno dei principali indagati, e dalla Rai, che potranno chiedere un risarcimento. Il cronista di Report e un altro privato cittadino sono le uniche due persone delle 13 individuate come persone offese, destinatarie di minacce e aggressioni, che hanno deciso di schierarsi nel processo.

      Il «sistema mafioso lombardo»

      In questo nuovo sodalizio, i presunti appartenenti alle tre storiche organizzazioni mafiose italiane non erano in rivalità tra di loro, ma alleati, con una “struttura confederativa orizzontale”, con i vertici posti “allo stesso livello”, come sostengono i pm. A farne parte sono – sempre secondo le ipotesi investigative – uomini legati a Cosa nostra, come la famiglia Fidanzati, originaria di Palermo ma da decenni stabilmente insediata a Milano; uomini della famiglia Rinzivillo, basati a Busto Arsizio e dintorni; del gruppo Maffei, originari di Catania; e mafiosi trapanesi, collegati al mandamento di Castelvetrano (guidato da Matteo Messina Denaro). Tra questi ultimi spicca il nome di Paolo Aurelio Errante Parrino, condannato più volte per associazione mafiosa e cugino acquisito di Matteo Messina Denaro.

      Ci sono poi uomini della ‘ndrangheta appartenenti alla locale di Legano-Lonate Pozzolo collegata alla locale di Cirò (Crotone), dominata dalla cosca Farao-Marincola; uomini della cosca Iamonte legata alla locale di Desio e collegata alla locale di Melito Porto Salvo (Reggio Calabria) e un uomo – Antonio Romeo – legato alle cosche di San Luca e al suo boss, Sebastiano Romeo detto “u staccu”. A rappresentare la camorra, uomini legati alla famiglia di Michele Senese, il boss che dalla Campania ha creato un suo feudo a Roma.

      I summit tra uomini di cosa nostra, ‘ndrangheta e camorra e le loro attività

      Nel corso delle indagini, i carabinieri di Milano e Varese hanno documentato molti incontri – ben ventuno – tra i rappresentanti delle diverse organizzazioni mafiose, a Dairago, Cinisello Balsamo, Abbiategrasso e zone limitrofe tra il 2020 e il 2021.

      Il “sistema mafioso lombardo” era attivo nei traffici di droga e di armi, nelle estorsioni, nel controllo del territorio per risolvere le controversie legate agli affari, illeciti o leciti. L’aspetto più rilevante riguarda gli affari imprenditoriali, finanziari, le truffe legate ad esempio all’ottenimento dei bonus, l’apertura di società con il solo scopo di evadere il fisco e riciclare i guadagni illeciti. Molti indagati avevano acquisito “direttamente e indirettamente la gestione e/o il controllo di attività economiche” nel settore della logistica, nell’edilizia, nel settore sanitario (con particolare riferimento alle forniture legate all’emergenza Covid, alle procedure di sanificazione, al servizio ambulanza per trasporto dializzati), e molti altri ambiti (e-commerce, ristorazione, noleggio auto, parcheggi aeroportuali, importazione di gasolio). Erano anche interessati ad acquisire “appalti pubblici e privati, anche attraverso l’attivazione di canali istituzionali opportunamente e preventivamente compulsati”.

      Nel corso dell’indagine, ai cinque pentiti che hanno reso dichiarazioni utili se n’è aggiunto uno nuovo, Saverio Pintaudi, indagato quale uomo vicino alla ‘ndrangheta con ruoli in molte società per reinvestire il denaro frutto delle attività illecite. Da marzo sta spiegando agli inquirenti in che modo i soldi sporchi vengano ripuliti attraverso società fittizie, prestanomi, fatture false e con la complicità di “banchieri” cinesi, imprenditori dotati di grandi disponibilità e contatti per riciclare con il sistema della Chinese underground bank.

      A dimostrare l’unione di questo nuovo sodalizio criminale c’era la “bacinella”, dove mettere i soldi per i detenuti o le esigenze degli associati. L’organizzazione “imponeva il versamento di somme di denaro nella cassa comune, destinate al sostentamento dei detenuti di ciascuna componente e pretese quale corrispettivo per l’assegnazione e/o agevolazione nella assegnazione di affari leciti o illeciti, in virtù della forza di intimidazione dell’intera associazione”, perché “i carcerati vanno mantenuti prima di ogni altra cosa a questo mondo”, e non importa la provenienza territoriale e la relativa organizzazione.

      Alcuni presunti appartenenti al sistema mafioso lombardo tenevano contatti con esponenti del mondo politico, istituzionale, imprenditoriale, bancario, “in modo da ottenerne favori, notizie riservate, erogazione di finanziamenti, rete di relazioni, tutti in grado di fornire un contributo rilevante al mantenimento in vita, al rafforzamento dell’organizzazione e ad aumentarne il prestigio”.

      Da alcune intercettazioni realizzate dai carabinieri nel corso dell’inchiesta emerge anche il sospetto che alcuni appartenenti all’organizzazione fossero in grado di condizionare “il libero esercizio del voto”: “Ci sono tutti i miei parenti, adesso maschi e femmine, siamo… abbiamo un bel pacchetto voti, perché posso portare o senatori in Europa, miei parenti – diceva uno degli indagati, Filippo Crea –. Poi abbiamo preso un partito, una lista civica”, fatta dalle sue cugine “tutte avvocatesse”. “Stiamo parlando di persone che hanno 4-500 (quattro, cinquecento) voti a testa”, aggiungeva.

      Il dilemma: supermafia o no?

      Una “supermafia”, una confederazione o altro? Sin da quando l’inchiesta Hydra è diventata pubblica, con l’arresto di 11 persone il 25 ottobre 2023, i magistrati hanno avuto vedute contrastanti.

      Per la procura esisteva “un accordo stabile e duraturo” tra le diverse componenti calabrese, siciliana e campana/romana, dimostrato da una serie di elementi come “l’apporto comune di capitali”, “la messa a disposizione di risorse umane, la costituzione di società” per uno scopo comune, fare profitto. Sarebbe “un sistema di tipo confederativo”. In altre parole: “Pur nel rispetto dei legami con le cosche d’origine, questa eterogenea associazione gode di propria organizzazione, di un proprio ed autonomo programma, di proprie regole e ritorsioni per chi le viola, di propri sodali che apertamente ne manifestano l’appartenenza e agisce in modo indipendente rispetto alle singole componenti”. Questo è il sistema mafioso lombardo.

      La valutazione del gip

      Il gip, che ha dovuto valutare le 153 richieste di arresto, ha fornito una valutazione molto diversa e così ha rigettato ben 142 richieste ritenendo che non ci fossero elementi per contestare il reato di associazione a delinquere di stampo mafioso (416 bis). Secondo lui, l’ipotesi investigativa di un gruppo composto dalle tre mafie, “un unicum nella storia giudiziaria” in Italia, non era stata “sufficientemente suffragata dagli elementi di prova raccolti” e in alcuni episodi non emergeva la “mafiosità”: il procedimento, “muovendo dal postulato che si tratta di soggetti appartenenti ad un sodalizio confederativo di stampo mafioso, ha avvolto qualsiasi attività, lecita o illecita che fosse, svolta dagli odierni indagati, in un mantello di cosiddetta mafiosità che è arduo scorgere nelle sue pieghe, se non in via intuitiva”, si legge in un passaggio dell’ordinanza. Su alcune contestazioni, “è del tutto assente la prova del fatto che gli odierni indagati si siano avvalsi della forza di intimidazione scaturente dal vincolo associativo, al fine di sbaragliare la concorrenza”. Di alcuni indagati, inoltre, per il giudice non erano emerse prove di affiliazione al “sistema mafioso lombardo” o alle mafie tradizionali: “Nella maggioranza dei casi, invero, si tratta di soggetti incensurati o che vantano precedenti per reati non connessi alle dinamiche di tipo mafioso”.

      In sostanza, “non vi è prova, quindi, che tra gli indagati di appartenere al sodalizio sia stata costituita un’organizzazione stabile, posta in essere allo scopo di realizzare un programma criminoso comune e protratto nel tempo, con una ripartizione di compiti tra gli assodati, ossia il vincolo associativo”, si legge nell’ordinanza di custodia cautelare.

      Invece “certamente emerge la presenza sul territorio milanese di soggetti che, vantando, per lo meno almeno alcuni di essi, rapporti qualificati con alcuni soggetti di sicura appartenenza mafiosa, sia pur accertata in altre regioni, commettono attività lecite, ma anche delittuose, soprattutto di tipo economico, in territorio lombardo”.
      Il ricorso della procura

      Alla bocciatura di molte richiesta, la pm Alessandra Cerreti ha replicato subito ricorrendo al tribunale del Riesame (anche detto tribunale delle Libertà) e sottolineato che “gli innumerevoli elementi investigativi” sono stati “incredibilmente parcellizzati e banalizzati dal giudicante”, aggiungendo, a differenza di quanto scritto dal giudice, di non aver “mai sostenuto trattarsi di una super associazione mafiosa (...) composta dalle 3 mafie italiane che si sarebbero consorziate sul territorio (addirittura nazionale)” o “mondiale”: “Né mai il pm ha parlato di ’egemonia’ sul territorio lombardo, come ha erroneamente ritenuto il giudicante, che ne ha escluso l’esistenza anche argomentando sulla mancata opposizione da parte di altre associazioni mafiose radicate sul territori”.

      Nelle 1121 pagine del ricorso, la Dda, guidata dal procuratore Marcello Viola e dall’aggiunta Alessandra Dolci, aveva precisato di non aver “mai sostenuto trattarsi di una super associazione mafiosa (...) composta dalle tre mafie”. Ovvero di una «federazione» autorizzata dall’alto. Il capo di imputazione sul punto, ha scritto la Dda, è «estremamente chiaro: trattasi di mere ’componenti’ delle tre tradizionali associazioni mafiose, operative sul territorio milanese, che si alleano strutturalmente tra loro per aumentare le possibilità di profitto» ed «evitare i conflitti».

      La decisione del Riesame

      Quasi un anno dopo, il tribunale del Riesame ha “riesaminato” (appunto) le misure cautelari disponendo gli arresti in carcere per 41 indagati e stabilendo che l’organizzazione va considerata come una nuova e unica associazione mafiosa composta da presunti affiliati alle tre mafie, come fosse un consorzio basato su un’alleanza. Si può ritenere, scriveva il presidente del Tribunale di Milano Fabio Roia in una nota, che “singoli soggetti anche appartenenti alle mafie cosiddette storiche abbiano costituito una associazione di stampo mafioso, non configurabile però né come una confederazione di mafie, né come una ‘supermafia’, avendo trasferito nel sodalizio orizzontale tutti i tratti genetici delle associazioni di appartenenza”.

      Nelle motivazioni il tribunale del Riesame parla di “mafiosità immanente” della nuova associazione in Lombardia e ritiene “ampiamente dimostrato che il sodalizio contestato abbia fatto effettivo, concreto, attuale e percepibile uso, anche con metodi violenti o minacciosi, della forza di intimidazione nella commissione di delitti come nella acquisizione del controllo e gestione di attività economiche, che sono propriamente gli ambiti di attività” che caratterizzano “la natura mafiosa”. L’uso “del metodo mafioso e il programma criminale” non lascia mai “dubbi sulla qualità propria dell’associazione”. Sulla base della giurisprudenza, “il sodalizio”, con “strutture e capitali comuni” e “partecipato” da persone “di diversa provenienza mafiosa”, si “connota indubbiamente in termini mafiosi”.

      Le decisioni del Tribunale delle libertà sono state poi confermate dalla Cassazione.

      Va anche aggiunto un dettaglio. Per saltare il vaglio del gip, la procura di Milano avrebbe voluto procedere con il fermo di 70 indagati nel 2023, ma le perplessità di alcune procure del Sud e la richiesta di un coordinamento da parte della Direzione nazionale antimafia hanno fatto cambiare i piani.
      La costituzione di Libera come parte civile

      Il 18 giugno scorso il gup Emanuele Mancini ha accolto la richiesta di costituzione di parte civile delle amministrazioni di Milano, Varese e Legnano, della Regione Lombardia e della Città metropolitana di Milano.

      Ha riconosciuto questa possibilità anche ad associazioni come WikiMafia e Libera, assistita dall’avvocato Giuseppe Rizzo. Si tratta di “un risultato importante”, in linea con altre iniziative simili di Libera in altri processi, che dà “un segnale di impegno e di responsabilità per tutta la società civile e responsabile a fronte dell’ipoteca criminale che l’alleanza tra le diverse organizzazioni mafiose determina sull’economia e sulla società in Lombardia”.

      Per l’organizzazione presieduta da don Luigi Ciotti “la presenza nel processo Hydra rappresenta un’occasione importante per fare crescere la sensibilità delle giovani generazioni nei riguardi di mafie e di corruzione, con il coinvolgimento di scuole e di università nel corso di un procedimento che per le sue dimensioni si annuncia di lunga durata”.

      https://lavialibera.it/it-schede-2370-hydra_prime_condanne_contro_l_alleanza_tra_mafiosi_di_cos

  • #Mégabassines, #data_centers : « La guerre contre l’#eau s’est intensifiée »

    Dans le livre-enquête « Les Assoiffeurs », les journalistes Nicolas Celnik et Fabien Benoit montrent comment certains acteurs privés accaparent, avec la bénédiction de l’État, une ressource de plus en plus rare et de plus en plus polluée.

    DepuisDepuis dix ans, un tiers du territoire français subit des restrictions d’eau et le pays vit désormais au rythme d’épisodes de sécheresse toujours plus longs et plus intenses. Qui demain aura accès à l’eau ? De quelle qualité ? Depuis les années 1980, près de 14 000 captages d’eau potable ont dû fermer en raison de taux de pollution aux pesticides trop importants. Et le scandale de la contamination massive aux PFAS ne fait que commencer…

    À Sainte-Soline, les militants en lutte contre l’accaparement de l’eau par le modèle agricole productiviste ont reçu pour toute réponse du gouvernement un déluge de grenades.

    Dans une enquête fouillée, les journalistes Fabien Benoit et Nicolas Celnik montrent comment certains acteurs privés, des producteurs de maïs aux promoteurs de data centers, font main basse sur l’eau, avec la bénédiction de l’État.

    Les Assoiffeurs. Enquête sur ces entreprises qui accaparent notre eau (Les Liens qui libèrent, 2026) pointe comment certains comptent aussi capitaliser sur la raréfaction de la ressource et sur les inquiétudes concernant la santé. Entretien.

    « Mediapart » : La loi d’urgence agricole qui arrive à l’Assemblée nationale le 19 mai comporte un important volet sur l’eau. Une fois de plus, le gouvernement veut « sécuriser » l’accès à l’eau pour les agriculteurs et agricultrices irrigant·es, au détriment des autres usagers et usagères, en favorisant notamment la construction de mégabassines.

    Fabien Benoit : On a beaucoup parlé de guerre de l’eau, notamment autour des bassines. Pour nous, il y a surtout une guerre contre l’eau, c’est-à-dire contre cette ressource, pour l’accaparer, pour l’abîmer. Cette loi d’urgence agricole en est un nouvel épisode. Si on met d’ailleurs bout à bout la loi d’orientation agricole qui consacre l’intérêt majeur de l’agriculture, les arrêtés sécheresse qui exonèrent régulièrement les plus gros accapareurs de l’eau, et la révision de la directive-cadre eau européenne qui est sur la table…, on se rend compte que cette guerre contre l’eau s’est intensifiée, au détriment de sa qualité, de sa disponibilité.

    Nicolas Celnik : Il y a dans ce projet de loi deux articles qui entrent en résonance avec notre enquête : l’article 6, qui prévoit que le préfet puisse déroger aux schémas d’aménagement et de gestion des eaux (Sage) pour des projets d’ouvrage de stockage de l’eau, et l’article 5, qui rend facultative la consultation publique pour construire une bassine. Cela correspond à ce que le chercheur Sylvain Baron appelle la « préfectorialisation de la politique de l’eau ». C’est la volonté de donner aux préfets des moyens de contourner cette démocratie locale de l’eau, qui est certes imparfaite, mais qui reste une expérimentation démocratique vraiment intéressante. Là, on assiste à une « reverticalisation » des politiques de l’eau au nom des intérêts économiques.

    Vous montrez bien dans votre livre comment ceux que vous appelez les « assoiffeurs » parviennent à s’affranchir du droit commun pour faire main basse sur la ressource.

    N. C. : Nous avons cherché à comprendre les stratégies des grands acteurs économiques (agriculture, data centers, embouteilleurs…) qui s’assurent qu’ils bénéficieront de réserves d’eau, même dans des situations de tension sur la ressource. Leur travail de lobbying a été, effectivement, de normaliser des situations d’exception. Alors qu’il existe en France une hiérarchie des usages de l’eau qui priorise la santé humaine, puis les écosystèmes et enfin les enjeux économiques, être parvenu à imposer l’agriculture comme « d’intérêt général majeur » dans la loi inverse cette hiérarchie. On normalise le fait qu’en cas de sécheresse, l’activité économique vaut autant que la préservation de l’environnement. Une mégabassine est présumée dans la loi Duplomb d’intérêt général majeur.

    F. B. : Et quand on parle de « l’agriculture qui a besoin d’eau », il faut rappeler quelques ordres de grandeur. L’agriculture représente 60 % de la consommation d’eau douce en France, 92 % de cette eau-là va à l’agriculture irriguée. Et les surfaces irriguées en France, c’est 7 à 8 % des surfaces. Donc, 93 % du monde agricole n’a pas besoin de beaucoup d’eau. Ce n’est pas « l’agriculture » qui a besoin d’énormément d’eau mais un certain modèle agro-industriel qui produit de la céréale, dont en bout de chaîne 7 % environ sert finalement à l’alimentation humaine.

    Vous dites que c’est la répression des manifestant·es de Sainte-Soline contre les mégabassines qui vous a donné l’envie de faire ce livre. Pourquoi ?

    F. B. : L’usage extrême de la violence pour réprimer des militants qui défendaient l’eau comme un patrimoine commun, ce qui est inscrit dans la loi, nous a effectivement frappés. L’idée d’accaparement de l’eau était au cœur de cette mobilisation et cela nous a conduits à nous interroger sur les acteurs qui aujourd’hui accaparent cette ressource avec le soutien de l’État.

    N. C. : Concernant l’agriculture, c’était intéressant d’essayer d’enquêter sur le fonctionnement de ce petit monde du lobbying de la FNSEA. Le principal syndicat agricole a un groupe dédié spécialement au lobbying sur la production du maïs, et ce lobby a son propre lobby interne spécialement dédié à l’irrigation du maïs. Pourquoi ? Parce qu’on a besoin de beaucoup d’eau pour le maïs, et en particulier au pic de chaleur, parce que c’est une plante tropicale.

    Ils ont travaillé à diffuser l’idée, notamment dans les médias, qu’il fallait absolument stocker l’eau d’hiver pour l’été parce que sinon l’eau « partirait à la mer ». En fait, d’après les compréhensions du cycle de l’eau, il est au contraire important de laisser l’eau s’infiltrer dans la terre, être stockée dans des zones humides, comme l’expliquent les hydrogéologues. Le lobbying de la FNSEA a aussi consisté à faire travailler le concept de « souveraineté alimentaire », qui signifiait initialement la capacité de manger ce qu’on produit, et qui désigne à présent la capacité de choisir vers qui l’on exporte notre production. Au nom de la « souveraineté alimentaire », on soutient les producteurs de maïs qui exportent pour nourrir le bétail.

    Et vous montrez aussi comment désormais la transition écologique – avec le besoin d’électrifier les usages – sert aussi de prétexte à sécuriser l’accès à l’eau pour les industriels des semi-conducteurs ou des data centers.

    F. B. : Oui, parce qu’on a une transition écologique qui est carbo-réductionniste, c’est-à-dire qui s’intéresse uniquement aux émissions de CO2, en occultant tout le reste. Et, effectivement, l’électrification, comme le numérique, implique une course aux métaux, ce qui veut dire des besoins colossaux en eau.
    C’était important pour nous de déconstruire certaines idées reçues, notamment celle d’une « transition écologique et numérique ».

    Comme si, en soi, le numérique était synonyme de mieux-disant écologique. C’est absolument faux et c’est le fruit d’un récit, forgé depuis des décennies, pour nous faire croire que le numérique s’affranchirait de la matière et de la pression sur les écosystèmes.

    En réalité, depuis les mines, en passant par la production de semi-conducteurs, le fonctionnement des data centers, jusqu’à tous les appareils numériques qu’on a entre nos mains, on a un continuum qui demande beaucoup, beaucoup de matières premières et, à chacune des étapes, énormément d’eau. À un moment, ce n’est plus soutenable.

    Face à ce secteur-là qui est dans une croissance exponentielle, notamment en raison du développement de l’intelligence artificielle (IA), il y a une forme de gouffre hydrique qui se présente devant nous. Il faut se rappeler que le secteur des data centers, c’est 30 % de croissance par an. Aux États-Unis, on construit plus de data centers que de bureaux. Là, le côté systémique est intéressant, car qui pointe le bout de son nez dans cette équation-là ? Ce sont les acteurs industriels de l’eau, qui disent : « Vous n’y arrivez pas, mais on peut vous construire une usine de désalinisation, on peut produire de l’eau pour vous. »

    Effectivement, vous le montrez bien, plus la ressource en eau est dégradée, plus il y a un marché.

    N. C. : Oui, ce sont des sortes d’intérêts bien compris où le secteur des technologies de dépollution de l’eau devient l’acteur qui permet aux autres leur forme d’accaparement. Sans ces « solutions » de traitement de l’eau de plus en plus complexes et chères, on serait obligés de se demander justement comment on utilise l’eau, comment on se la partage. En somme, de questionner les usages de l’eau.

    Là-dessus, nous racontons comment des géants de l’eau comme Veolia, Suez et d’autres, qui faisaient leur business en distribuant l’eau dans les villes, ont été obligés de revoir leur modèle, prenant acte d’un mouvement de remunicipalisation (à la suite de nombreux scandales financiers notamment). Ils se présentent depuis une dizaine d’années comme des champions de la « transition écologique » et de la dépollution. D’après leurs déclarations aux investisseurs, leurs clients ne sont pourtant pas les usagers individuels, vous et moi, qui avons besoin d’eau pure au robinet : leurs principales cibles commerciales sont les infrastructures industrielles, comme les data centers ou les usines de semi-conducteurs, qui ont besoin d’eau très pure pour ne pas corroder leurs équipements, etc.

    Ces procédés sont aussi extrêmement énergivores et ont des effets délétères sur les écosystèmes. L’eau relève d’enjeux éminemment locaux. Ce qui est prélevé ici ne peut pas être compensé en remplissant une nappe à l’autre bout du pays. Et puis derrière, quid de tous les autres effets de l’extraction minière, sur la biodiversité, sur la destruction des terres arables qu’on utilise pour alimenter cette machine ?

    F. B. : Ce solutionnisme technologique est un autre nom pour le business as usual et la destruction du vivant. La réutilisation des eaux grises, qui semble être du bon sens, c’est une façon de ne pas questionner les usages, de les pérenniser, et c’est de l’eau qui n’est pas rendue aux milieux. Donc, cela portera atteinte à la bonne santé des écosystèmes.

    Et puis, on peut dérouler le même raisonnement sur la désalinisation, qui répond à la même logique, avec toujours des conséquences très lourdes d’un point de vue écologique. L’impensé, c’est celui des interdépendances. On ne peut pas traiter le sujet de l’eau isolément, sans traiter celui de la biodiversité, de la santé des milieux, de la santé humaine. Alors que dans le débat public, dans les discours politiques, le sujet a tendance à être traité de manière uniquement technique, comme une question de flux, de stocks. Les industriels de l’eau parlent de « produire de l’eau », comme si on pouvait en fabriquer de toutes pièces, ce qui est complètement inepte.

    L’eau en bouteille a historiquement construit son modèle économique sur celui de la santé. Les industriels ne voient pas d’un mauvais œil l’inquiétude grandir sur la qualité de l’eau.

    F. B. : Le risque avec l’eau en bouteille, deux mille fois plus énergivore que l’eau du robinet, c’est que cela devienne effectivement une réponse de marché à un problème public, qui est celui de la qualité de l’eau. Et en même temps, l’industrie de l’embouteillage a subi quand même des revers, des polémiques qui font que la pureté supposée des eaux en bouteille en a pris un coup. Un doute est en train de se diffuser autour des eaux en bouteille, avec, évidemment, le cas emblématique de Nestlé, mais pas uniquement.

    Et il y a tout ce qu’on ne veut pas voir quand on parle de qualité de l’eau au sens large, qu’il s’agisse de l’eau en bouteille ou du robinet. Il y a plein de choses qu’on ne tente pas de détecter. Sur la question des PFAS, c’est particulièrement interpellant. On se rend compte qu’on contrôle 20 PFAS depuis janvier 2026, alors que l’EPA américaine parle de 14 000 variétés de PFAS ou qu’une autre agence américaine évoque plutôt 2 millions. Il y aurait sans doute une panique morale totale si on commençait à essayer de détecter tout ça.

    N. C. : Face aux pollutions au PFAS, aux pesticides, on se dit : soit on boit de l’eau en bouteille, soit on « maxifiltre » l’eau qui va arriver au robinet. Et c’est ce qu’on voit en Île-de-France avec le projet du Syndicat des eaux de la région, qui est un projet à 1 milliard pour avoir de l’eau potable pour une partie des communes d’Île-de-France, dont Paris ne fait pas partie. Ce projet mise très majoritairement sur le traitement, alors qu’il serait entre cinq et dix fois moins cher de prévenir plutôt que guérir, d’après certaines études. La régie publique Eau de Paris, par exemple, a essayé de passer des pactes avec les agriculteurs pour avoir moins d’épandage de pesticides, donc ils peuvent se permettre de mettre en place des solutions de traitement moins coûteuses.

    Mais certains y trouvent leur compte. L’entreprise DuPont, qui est une grande émettrice de PFAS, est la même qui vend des membranes de filtration des PFAS pour potabiliser l’eau. Water Europe, qui est le lobby européen des entreprises de traitement de l’eau, dont Suez-Veolia et autres, demande à la Commission européenne 255 milliards sur cinq ans, juste pour investir dans ces technologies de traitement. Il y a un risque de système à deux vitesses, entre les grandes métropoles qui pourront investir dans ces systèmes très coûteux de dépollution de l’eau et des communautés de communes rurales pour lesquelles ce sera beaucoup trop cher.

    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/080526/megabassines-data-centers-la-guerre-contre-l-eau-s-est-intensifiee
    #centres_de_données #guerre_de_l'eau #privatisation #rareté #pollution #sécheresse #eau_potable #pesticides #PFAS #Sainte-Soline #accaparement #guerre_contre_l’eau #agriculture #préfectorialisation #démocratie #démocratie_locale #reverticalisation #économie #intérêts_économiques #lobbying #santé #écosystèmes #intérêt_général_majeur #loi_Duplomb #irrigation #industrie_agro-alimentaire #répression #résistance #violence #FNSEA #maïs #cycle_de_l’eau #souveraineté_alimentaire #élevage #bétail #transition #numérique #matières_premières #IA #AI #intelligence_artificielle #data_centers #centres_de_données #dépollution #Veolia #Suez #business #remunicipalisation #municipalisation #semi-conducteurs #énergie #techno-solutionnisme #eaux_grises #désalinisation #interdépendances #biodiversité #eau_en_bouteille #Nestlé #qualité #qualité_de_l'eau #pesticides #business #DuPont #filtration #Water_Europe

    • Les Assoiffeurs. Enquête sur ces entreprises qui accaparent notre eau

      Le 25 mars 2023, à Sainte-Soline, un déluge de grenades s’abat sur les manifestants. Plusieurs personnes restent à terre. Deux tombent dans le coma. Marqués par cet épisode, Fabien Benoit et Nicolas Celnik se lancent dans une vaste investigation et découvrent que les mégabassines ne sont que l’arbre qui cache la forêt.

      Ils livrent ici les résultats de leur enquête, menée sur plus de deux ans, sur ces entreprises qui ont fait main basse sur l’eau, ces « assoiffeurs » qui ont privatisé ce bien commun et prévoient désormais de tirer profit de la pénurie qui s’annonce, avec le soutien de l’État.

      Cet ouvrage entend mettre à jour les stratégies et plans pensés par ces entreprises pour accroître encore leur emprise en faisant appel au solutionnisme technologique, qui nous enserre collectivement et nous empêche d’enclencher une véritable discussion politique et démocratique sur le partage de l’eau.

      Du lobbying en faveur des mégabassines aux efforts des grands acteurs du numérique pour masquer leur consommation d’eau, en passant par les manœuvres des producteurs de PFAS pour vendre des solutions dépolluantes à des prix exorbitants, ce livre-enquête révèle l’ampleur du dévoiement de la « démocratie de l’eau à la française », court-circuitée par des collusions politiques et jeux de pouvoir.

      https://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Les_Assoiffeurs-9791020923691-1-1-0-1.html
      #livre

    • et Veolia c’est qui ? c’est Bolloré.
      Et quels sont les députés qui ont refusé de laisser les premiers m3 d’eau gratuits aux pauvres ? c’est les députés fachos, oups les nazis, oups les députés du parti fondé par des nazis.
      A Toulouse ils te collent du Eau-Toulouse-Metropole mais en fait derrière c’est Véolia Bolloré. Du Moudenc tout craché. Et l’eau est devenue plus cher l’été, tour de passe passe.

  • INTERVISTA. #federico_II, il rettore Lorito: “In sei anni l’università ha scalato le classifiche”
    https://informareonline.com/intervista-federico-ii-il-rettore-lorito-in-sei-anni-luniversita-ha

    Ad ottobre di questo anno scade il mandato dell’attuale Rettore dell’Università Federico II di Napoli, #Matteo_Lorito. Un mandato durato sei anni di cui il Rettore uscente ha tracciato un resoconto ai nostri microfoni, raccontandoci i traguardi più importanti e immaginando le prospettive future dell’Università. Il solco tracciato in questi anni è quello di un’università […] L’articolo INTERVISTA. Federico II, il rettore Lorito: “In sei anni l’università ha scalato le classifiche” proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Approfondimenti #Attualità #EVIDENZA #Magazine_Maggio_2026 #unina

  • Une première en Bretagne : une famille expulsée de son logement social car le fils aîné est un trafiquant de drogue
    https://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/rennes-35000/une-premiere-en-bretagne-une-famille-expulsee-de-son-logement-social-ca

    C’est une première en Bretagne. Ce mardi 5 mai, la justice a validé l’expulsion d’une mère de famille et de ses trois enfants de leur HLM de la place de Monténégro à Rennes. En cause : les activités de deal du fils aîné. Une application stricte de la « loi narcotrafic » de 2025.

    La famille, à coup sûr, va avoir une bonne raison de ne pas chercher de revenus supplémentaires pour se loger.

  • La #protection_des_eaux européennes menacée au nom de la « #simplification »

    La #Commission_européenne veut réviser la #directive de protection des eaux, une des pierres angulaires de la politique environnementale, pour faciliter l’ouverture de #mines. L’#industrie_extractive jubile. Les ONG et les #services_de_traitement_des_eaux fulminent.

    Jeudi 16 avril, à Bruxelles, une petite dizaine de personnes sont rassemblées devant le bâtiment qui abrite la Commission européenne. Elles arborent des banderoles sur lesquelles des slogans dénoncent les #pollutions de l’eau liées à l’#extraction_minière. On trouve parmi elles des représentant·es d’ONG (WWF, Bureau européen de l’environnement) mais aussi des membres de communautés affectées par l’activité minière ou qui craignent de l’être.

    Par exemple, Simon Isak Marainen. Sa tenue traditionnelle montre son appartenance au peuple autochtone des Samis, en Suède. S’il est venu jusqu’à Bruxelles, c’est pour exprimer son indignation face aux projets d’extraction qui se multiplient en #Laponie, dont celui du gisement de #terres_rares de #Per-Geijer et le projet d’extraction de #graphite #Vittangi_Anode.

    Ces deux mines sont labellisées « #projets_stratégiques » par l’Union européenne (UE), qui vise davantage d’#autonomie vis-à-vis de la Chine pour l’approvisionnement en #matières_premières_critiques. Du point de vue de Simon Isak Marainen, « elles sont surtout une menace pour [le] mode de vie [des Samis], pour l’élevage de rennes et pour l’eau de toute la population de la région ».

    Au même moment, à quelques dizaines de mètres, dans les locaux du Conseil de l’UE, la Commission briefe des fonctionnaires issu·es des vingt-sept États membres au sujet de la révision inattendue, et controversée, de la directive-cadre sur l’eau. « Cette Commission veut plaire à l’industrie, et cela fait bien longtemps que l’#industrie_minière pousse pour rouvrir la directive-cadre sur l’eau », témoigne un expert d’un État membre, sous couvert d’anonymat.

    Cette directive, adoptée en 2000, est l’une des pierres fondatrices de l’acquis environnemental européen, dont l’objectif, contraignant pour les États membres, est d’atteindre un « bon état écologique et chimique » des eaux de surface et souterraines en 2027, dernier délai.

    Autonomie contre #écologie

    Les résultats sont loin d’être au rendez-vous : seules 39,5 % des masses d’eau européennes atteignent ce bon état écologique. La Commission, dans sa « Stratégie pour la résilience dans le domaine de l’eau », datée de juin 2025, rappelait pourtant le rôle de « boussole » de cette directive, pointant plutôt les errances des États membres dans sa bonne application.

    Cette profession de foi n’a pourtant pas empêché la même Commission, quelques mois plus tard, le 2 décembre, de surprendre son monde, y compris ses propres services, en annonçant son intention de « réviser » le texte, afin de le « simplifier », en sautant la case de l’évaluation préalable. « Nous sommes profondément choqués de voir que la Commission semble répondre favorablement à l’industrie qui réclame littéralement un #droit_à_polluer », lance Sara Johansson, du Bureau européen de l’environnement.

    « Nous ne demandons pas un “droit à polluer”, rétorque Rolf Kuby, directeur d’#Euromines, le lobby européen de l’industrie minière, mais des adaptations nécessaires pour répondre aux besoins sociétaux et accroître l’autonomie européenne. L’UE a besoin de mines pour réaliser sa #transition_climatique, pour son industrie de défense, sans dépendre intégralement de pays tiers. »

    De fait, la Commission a lâché sa petite « bombe » au détour d’un paragraphe de son nouveau plan, #RESourceEU, destiné à « garantir l’approvisionnement européen en matières premières critiques », et donc à réduire les dépendances à l’égard de pays tiers. L’UE affiche un objectif : en 2030, elle devra puiser dans ses #sous-sols au moins 10 % des matières premières critiques qu’elle consomme, que l’on parle de graphite, de #lithium ou de terres rares.

    Depuis des années, l’industrie minière a bien compris l’argumentaire qu’elle peut en tirer, et focalise son attention sur la directive-cadre sur l’eau, qu’elle considère comme un obstacle au déploiement de ses nouveaux projets. Sa cible, c’est « le #principe_de_non-détérioration », c’est-à-dire le cœur de la directive, au centre de nombreux contentieux.

    Le risque du détricotage

    Selon ce principe, les autorités doivent refuser l’octroi d’un « #permis_d’environnement » à tout projet qui dégraderait l’état d’un cours d’eau ou d’eaux souterraines. La notion a été consolidée devant la Cour de justice de l’Union européenne en 2015, avec l’#arrêt_Weser qui stipulait que la dégradation d’un seul élément de qualité de l’eau devait aboutir au rejet d’un projet. La directive prévoit des exemptions à ce principe, mais la #non-détérioration reste un « obstacle énorme », assène Rolf Kuby.

    Les projets miniers, lorsqu’ils sont autorisés, le sont à l’issue d’un parcours de dix à quinze ans, comme l’a récemment souligné la Cour des comptes européenne. Euromines s’est trouvé des compagnons de route en formant avec dix-sept autres associations professionnelles, dont celle qui représente le secteur pétrolier et gazier (l’#IOGP), une coalition informelle au sujet des permis d’activité ciblant notamment la directive sur l’eau.

    « Il est vrai qu’après l’arrêt Weser, la directive est devenue un puissant instrument pour bloquer des projets miniers, confirme Nick Voulvoulis, directeur adjoint au centre de politique environnementale de l’Imperial College, à Londres, spécialiste de l’eau. Et comme le bon état des eaux ne sera pas atteint en 2027, l’industrie y voit une occasion d’affaiblir la directive. Un tel affaiblissement irait à l’encontre des objectifs d’adaptation au changement climatique et de préservation de la biodiversité. Il créerait un précédent vers la #dérégulation d’autres activités ayant un #impact_environnemental. »

    L’activité minière peut entraîner de multiples #pollutions, des #drainages_miniers_acides, des #contaminations aux #métaux_lourds, des rejets de #substances_chimiques. Cette possible recrudescence de pollutions locales inquiète au plus haut point les ONG mais aussi les services d’#eau_potable et d’#assainissement, réunis au sein d’#EurEau, car c’est à eux qu’incombe le traitement des eaux avant consommation.

    Pour Sébastien Mouret, conseiller politique chez EurEau, « si on affaiblit le principe de non-détérioration, les conséquences seront dramatiques pour les écosystèmes et pour l’eau potable, qui deviendra plus difficile à traiter. Les coûts du traitement augmenteraient et seraient reportés sur le consommateur. On se situerait aux antipodes du principe “pollueur payeur”, inscrit dans la directive mais rarement appliqué ».

    La Commission vient d’achever une rapide consultation publique au sujet de la révision à venir, dont les contours sont encore incertains. Contactée par Mediapart, une de ses porte-parole rappelle simplement que la commissaire suédoise en charge de l’environnement, Jessica Roswall, « a souligné les difficultés liées à la manière dont la directive est appliquée, en particulier en ce qui concerne les procédures d’octroi de permis pour des projets dans le secteur des matières premières critiques ».

    Même si la Commission ne propose qu’une révision ciblée de la directive (par exemple pour les seuls projets stratégiques d’extraction de l’UE), le résultat final pourrait lui échapper. Le Conseil mais surtout le Parlement pourraient se lancer dans un détricotage du texte à grands coups d’amendements. Les industries de la chimie, de la #cosmétique, les entreprises pharmaceutiques réclament aussi des assouplissements. La proposition de modification de la Commission européenne est attendue avant les vacances d’été.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/300426/la-protection-des-eaux-europeennes-menacee-au-nom-de-la-simplification
    #eau #UE #EU #union_européenne #extractivisme #environnement

  • La #France continue d’alimenter largement la machine génocidaire : un #rapport accablant

    Un rapport d’Urgence Palestine et de Palestinian Youth Movement, dont Le Monde a publié des extraits lundi soir, révèle que plus de 525 cargaisons d’équipements français à usage militaire ont été expédiées vers Israël entre octobre 2023 et mars 2026. Pour le gouvernement, il s’agit de matériel à vocation défensive ou destiné à être réexporté.

    Le document de 66 pages, intitulé « Les dessous des #exportations_militaires françaises vers Israël », se veut aussi complet et précis que possible. Il démontre un flux régulier et diversifié d’équipements qui, à eux seuls, ne constituent pas des armes prêtes à l’emploi, mais alimentent l’industrie de défense israélienne en composants parfois essentiels.

    Selon le rapport, « entre octobre 2023 et mars 2026, plus de 525 cargaisons de #matériel_militaire ont été expédiées par des fabricants français vers les industries israéliennes de défense et aérospatiales ». Les principaux exportateurs français recensés sont #Sermat, #ADR, #Effbe_France, #Eurolinks, #Savimex, #Safran, #Thales, #Cimulec, #Amphenol_Air_LB, #Radiall, #Aubert_&_Duval, #Vishay_MCB et #Hutchinson. Du côté israélien, #Elbit_Systems, premier fabricant d’armes du pays, est à l’origine de la quasi-totalité des achats, que le rapport n’a pas pu chiffrer en quantités ou en valeur.

    Plus de 90 % des expéditions, issues d’une cinquantaine de villes et de douze régions de France, ont été acheminées par la compagnie aérienne israélienne #El_Al. L’écrasante majorité de ces vols ont décollé de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, qui est aussi utilisé de façon intensive, selon le rapport, pour « le transit de #fret_militaire américain entre l’Amérique du Nord et Israël » : « Entre le 4 avril 2025 et le 25 octobre 2025, plus de 117 expéditions ont quitté différentes installations de #Lockheed_Martin [entreprise américaine et mondiale de défense et de sécurité] et de bases aériennes aux Etats-Unis à destination d’Israël, la majorité (79 %) étant acheminée vers la base aérienne militaire de #Nevatim. » Toutes ces cargaisons auraient transité par le hub parisien de la société américaine de fret aérien #FedEx, le plus important hors des Etats-Unis.

    Parmi les industriels contactés par Le Monde, Thales, dont le rapport d’Urgence Palestine estime que quatre de ses filiales approvisionnent les divisions guerre électronique, #drones, #systèmes_C4I (les fonctions de contrôle et commande et de renseignement) et #radars au sol d’#Elbit_Systems, rappelle la position qu’il défend depuis des mois : « Depuis le 7 octobre 2023, Thales n’a exporté aucune arme ni aucun système létal vers les forces armées israéliennes, ni directement ni par l’intermédiaire de fabricants tiers ».

    Aubert & Duval vend des tubes en acier équipant des #obusiers ou des #tanks à Elbit Systems mais se défend en jurant que « la licence d’exportation de #matériel_de_guerre accordée par l’Etat français prévoit explicitement que le produit final (…) soit réexporté à des forces armées qui ne sont pas celles d’Israël ».

    Le ministère des armées a ordonné, en octobre 2025, l’arrêt des exportations de la société Sermat vers Israël, avait révélé le média en ligne Disclose car celles-ci étaient non conformes à la législation. Ces contrats portaient notamment sur la fourniture d’#alternateurs et de moteurs électriques pour des drones d’Elbit Systems.

    Le cas d’Eurolinks, qui fabrique des #maillons, c’est-à-dire les liens permettant de charger les munitions, est déjà connu grâce aux révélations de Dispose et de Marsactu, Mais, malgré les révélations de presse et le refus des dockers CGT de Marseille de charger une livraison en juin 2025, le rapport d’Urgence Palestine fait état « d’un flux continu de 12 expéditions documentées totalisant 9,94 millions de liens de munitions sur vingt et un mois ».

    De fait, l’Etat français n’a pas annulé la licence d’Eurolinks. Celle-ci « ne donne pas droit à l’#armée_israélienne d’utiliser ces composants », avait déclaré en mars 2024 Sébastien Lecornu, alors ministre des armées, qui doivent uniquement entrer dans la fabrication d’équipements ensuite exportés par Israël.

    (…)

    « Le décalage entre la politique officielle de la France et la réalité de sa #chaîne_d’approvisionnement, où des #composants ont permis l’armement de drones au-dessus de Gaza, soulève de sérieuses questions quant à sa complicité », estiment Urgence Palestine et Palestinian Youth Movement, qui invoquent, notamment, le Traité sur le commerce des armes (TCA), signé et ratifié par la France en 2013, selon lequel « un Etat Partie ne doit autoriser aucun transfert d’armes (…) s’il a connaissance que ces armes pourraient servir à commettre un génocide, des crimes contre l’humanité, (…) des attaques dirigées contre des civils (…) ou d’autres crimes de guerre. »

    https://europalestine.com/2026/04/07/la-france-continue-dalimenter-largement-la-machine-genocidaire-un-rap
    #Israël #armes #armement #complicité

    • Rapport : Les dessous des exportations militaires françaises vers Israël

      « ARMER UN GÉNOCIDE » : UN RAPPORT D’INVESTIGATION RÉVÈLE L’AMPLEUR DE LA COMPLICITÉ FRANÇAISE DANS L’ARMEMENT D’ISRAËL

      Le Palestinian Youth Movement et Urgence Palestine publient aujourd’hui un rapport d’investigation inédit documentant, pour la première fois de manière exhaustive et datée, l’implication directe de l’État français et de ses entreprises dans l’armement d’Israël depuis le 7 octobre 2023.

      Les faits sont les suivants : 525 cargaisons d’équipements et de composants militaires ont été expédiées depuis des entreprises françaises vers des filiales d’Elbit Systems — premier fournisseur de l’armée d’occupation israélienne. 117 vols FedEx transportant des composants de chasseurs F-35 produits par Lockheed Martin ont transité par l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle à destination de la base aérienne israélienne de Nevatim. Aucune de ces exportations, aucun de ces transits, n’ont pu avoir lieu sans l’aval complice ou le silence coupable de l’État français.

      Ce rapport documente ce que la société palestinienne affirme depuis plus de 70 ans : le système colonial israélien et ses guerres génocidaires ne peuvent exister sans la chaîne capitaliste mondiale et la complicité active des gouvernements occidentaux. Les données réunies ici en apportent la preuve matérielle, expédition par expédition, entreprise par entreprise. Sans les amortisseurs de choc d’Effbe, Elbit ne peut pas stabiliser ses systèmes de ciblage. Sans les panneaux avioniques de Thales, ses drones et systèmes de surveillance ne peuvent pas fonctionner. Sans les visières de Savimex et les composants de FedEx, les F-35 ne décollent pas. Sans les alternateurs et actionneurs de Sermat, les drones Hermes 900 ne peuvent pas tuer. Sans les tubes de canons d’Aubert & Duval, les obusiers SIGMA ne tirent pas. Sans les 9,94 millions de liens de munitions d’Eurolinks, les fusils-mitrailleurs à Gaza ne tirent pas en rafale.

      Ce rapport vient également mettre en évidence deux ans de mensonges d’État. Alors que le droit international interdit clairement tout transfert d’armements ou de composants militaires dès lors qu’un risque génocidaire est reconnu, les données du rapport établissent sans ambiguïté que les entreprises françaises ont continué d’alimenter des armes offensives qui ne relèvent en aucune façon du double usage.

      Au regard des informations exposées dans ce rapport, le Palestinian Youth Movement et Urgence Palet demandent :

      Un embargo total et la suspension immédiate de toutes les autorisations d’exportation et de transit de matériels militaires et de composants à destination d’Israël, conformément aux articles 6.3 et 7 du Traité sur le Commerce des Armes et aux ordonnances de la CIJ de 2024.

      La révocation de toutes les licences d’exportation en cours accordées aux entreprises françaises documentées dans ce rapport.

      L’ouverture d’une enquête parlementaire indépendante sur les autorisations délivrées par la CIEEMG depuis le 7 octobre 2023.

      La mise en place d’un mécanisme public et contraignant de traçabilité de l’usage final de tout composant exporté vers Israël.

      Des sanctions pénales contre les entreprises qui en conscience participent à cette chaîne d’armement.

      https://www.urgence-palestine.com/rapport-les-dessous-des-exportations-militaires-francaises-vers-i

  • Sobres pour la révolution - Mon blog sur l’écologie politique
    https://blog.ecologie-politique.eu/?post/Sobres-pour-la-revolution

    Certainement mais la révolution ne se fera pas dans une telle dépendance à l’alcool, il semble donc qu’il faille dès maintenant en libérer les travailleurs pour ouvrir des horizons politiques. Mais là encore, la question n’est pas si simple car de quels outils collectifs se doter pour s’attaquer à un fait culturel aussi implanté dans la vie quotidienne ? Les anarchistes individualistes parient sur un changement culturel et réinventent les modes de vie mais ils peinent à convaincre leurs contemporains des mérites d’une vie végétarienne et sans alcool. C’est une autre question qui divise : modération ou sobriété complète, l’alcool est-il acceptable à petites doses ?

    Au-delà du contexte français, des expériences de prohibition ont été menées dans divers contextes (impérial, bourgeois, soviétique) et les anarchistes ont écrit dessus, la plupart étant sceptiques sur l’intervention de l’État, son efficacité douteuse et au fond son hypocrisie car l’alcool a toujours été disponible pour les classes dominantes. La Commune et la République espagnole ont été moins frontales pour divertir la classe ouvrière de l’alcool et la seconde s’est heurtée à l’importance du vignoble dans le paysage agricole et à la difficulté à se priver de cette production alors que l’aliment manquait. Dans les régions aujourd’hui tenues par les néo-zapatistes, ce sont les femmes qui défendent la prohibition (mise en œuvre avec sévérité mais sans coercition) dans l’objectif principal de se protéger des violences de genre dues à l’ébriété, une décision cohérente avec les objectifs militaires du mouvement. (On apprendra au passage que Pancho Villa était abstème et aimait beaucoup le milk-shake aux fraises.)

    #anarchisme #alcool #histoire #recension #livre #Mathieu_Léonard #Aude_Vidal