• Guy Hocquenghem : Hidalgo à côté de la plaque
    https://www.off-investigation.fr/guy-hocquenghem-hidalgo-a-cote-de-la-plaque

    À l’été 2020, la publication de plusieurs ouvrages dénonçant les complaisances pédophiles d’une partie de l’intelligentsia incite plusieurs organisations à monter au front contre la pédocriminalité. Dans ce contexte, une plaque honorant Guy Hocquenghem, figure de la communauté homosexuelle, va être souillée par un collectif féministe l’accusant d’avoir promu la pédophilie. Lire la suite : Guy Hocquenghem : Hidalgo à côté de la plaque

    #Matzneff,_un_pédophile_au_coeur_de_la_république #Séries #Société #A

  • Un lampiste nommé Girard
    https://www.off-investigation.fr/un-lampiste-nomme-girard

    Quand le scandale Matzneff éclate début 2020 suite à la publication du livre « Le consentement », de Vanessa Springora, un des adjoints de Anne Hidalgo se retrouve éclaboussé. C’est le lampiste de l’histoire. Il s’appelle Christophe Girard. Lire la suite : Un lampiste nommé Girard

    #Matzneff,_un_pédophile_au_coeur_de_la_république #Séries #Société #A

  • Matzneff sous François MitterrandLa « maison poulaga » fait l’autruche
    https://www.off-investigation.fr/la-maison-poulaga-fait-lautruche

    Sous le premier septennat de son ami François Miterrand, Gabriel Matzneff continue à parader boulevard Saint Germain avec de jeunes amantes âgées parfois de 14 ans, comme Vanessa Springora. Bien que des courriers scandalisés parviennent à la brigade des mineurs pour dénoncer cette situation, le célèbre écrivain ne sera pas inquiété. Lire la suite : Matzneff sous François MitterrandLa « maison poulaga » fait l’autruche

    #Matzneff,_un_pédophile_au_coeur_de_la_république #Séries #Société #A

  • Matzneff au secours de Jack Lang
    https://www.off-investigation.fr/matzneff-au-secours-de-jack-lang

    A la suite du scandale provoqué par l’affaire du Coral, fin 1982, Gabriel Matzneff perd sa chronique hebdomadaire dans le journal Le Monde. Furieux, il attaque l’ancien éducateur Jean-Claude Krief pour dénonciation calomnieuseLire la suite : Matzneff au secours de Jack Lang

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  • Matzneff au secours de « l’ogre de Saint-Ouen »
    https://www.off-investigation.fr/matzneff-au-secours-de-logre-de-saint-ouen

    Au début des années 1980, Grabriel Matzneff et son ami René Scherer sont prêts à tout pour défendre la pédophilie. Y compris à témoigner en faveur de personnes ayant eu des relations sexuelles avec des enfants. Quitte à se fourvoyer, comme quand ils apportent leur soutien à Jacques Dugué, un pédophile militant qui se revelera être un dangereux pédocriminel. Lire la suite : Matzneff au secours de « l’ogre de Saint-Ouen »

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  • Des pédophiles au pays de Tintin
    https://www.off-investigation.fr/des-pedophiles-au-pays-de-tintin

    Photomontage d’illustration | DR Tout au long des années 1970, Gabriel Matzneff et Bertrand Boulin sont fascinés par Tintin. Tandis que le second publiera « Tintin et l’alcool » (une réflexion sur l’alcoolisme chez Hergé qui sera interdit par la justice suite à une action de la société Moulinsart S.A.), Matzneff, lui, deviendra l’ami d’Hergé, auprès de qui il plaidera pour que Tintin conserve ses traditionnels pantalons de golf. Mémoire des années 1970 – où chez certains intellectuels, la pédophilie était encore considérée comme un art de vivre -, les carnets noirs de l’écrivain Gabriel Matzneff ont été épluchés par le journaliste Olivier […]Lire la suite : Des pédophiles au pays de (...)

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  • Dans le tourbillon du scandale
    https://www.off-investigation.fr/dans-le-tourbillon-du-scandale

    En 1982, quand éclate un scandale pédophile dans le centre d’accueil pour enfants en difficulté d’Aimargues (Gard), Gabriel Matzneff se retrouve dans le viseur des autorités.Lire la suite : Dans le tourbillon du scandale

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  • L’affaire du CoralPas de fumée sans feu… sauf par temps de brouillard !
    https://www.off-investigation.fr/laffaire-du-coralpas-de-fumee-sans-feu-sauf-par-temps-de-brouillar

    Au début du premier septennat de François Miterrand, un centre judiciaire pour enfants en difficulté situé dans le Gard va faire scandale. Alors qu’il y accueille régulièrement des mineurs placés par la justice, son directeur, Claude Sigala, est accusé de violer des enfants avec ses collègues. Avant d’être mis hors de cause, René Scherer et Gabriel Matzneff seront éclaboussés par l’affaire. Lire la suite : L’affaire du CoralPas de fumée sans feu… sauf par temps de brouillard !

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  • Le suicide du ministre fait « pschitt »
    https://www.off-investigation.fr/le-suicide-du-ministre-fait-pschitt

    Suite à la mort du ministre Robert Boulin, le 30 octobre 1979, la thèse du suicide domine. Elle va être progressivement battue en brèche, au fil des découvertes de la famille et des proches du ministre. Lire la suite : Le suicide du ministre fait « pschitt »

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  • La pédophilie, ultime cartouche pour abattre Boulin ?
    https://www.off-investigation.fr/la-pedophilie-ultime-cartouche-pour-abattre-boulin

    Le 30 octobre 1979, Robert Boulin, ministre du travail de Valéry Giscard d’Estaing, est retrouvé mort dans un étang des Yvelines. Depuis des mois, ce gaulliste historique gênait Jacques Chirac et Charles Pasqua dans leur stratégie de conquête de l’Élysée. Visé par une campagne de presse sur l’acquisition litigieuse d’un terrain à Ramatuelle, Robert Boulin se savait également fragilisé par les liens que son fils, Bertrand, entretenait avec de célèbres pédophiles, comme Gabriel Matzneff. Lire la suite : La pédophilie, ultime cartouche pour abattre Boulin ?

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  • Matzneff et le « mystère Boulin »
    https://www.off-investigation.fr/matzneff-et-le-mystere-boulin

    Fin 1979, alors que Gabriel Matzneff obtient que les plus hautes autorités de l’État l’aident à localiser son ex-épouse, son destin croise celui de Robert Boulin. Ministre du travail de Valéry Giscard d’Estaing, c’est le père de Bertrand Boulin, avec qui Matzneff milite pour abaisser l’âge de la majorité sexuelle. Après qu’il ait été retrouvé mort en forêt de Rambouillet le 30 octobre 1979, Bertrand Boulin croit d’abord à un suicide de son père avant de privilégier, à partir de 1983, l’hypothèse d’un assassinat.Lire la suite : Matzneff et le « mystère Boulin »

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  • Bertrand Boulin au secours des « enfants perdus »
    https://www.off-investigation.fr/bertrand-boulin-au-secours-des-enfants-perdus

    Dans les années 1970, Gabriel Matzneff fréquentait notamment Bertrand Boulin. Fils de Robert Boulin, ministre du travail de Valéry Giscard d’Estaing que l’on retrouvera mort dans un étang de la forêt de Rambouillet le 30 octobre 1979, Bertrand Boulin était, comme Matzneff, attiré par les enfants. Au point d’endurer quelques démêlés judiciaires.Lire la suite : Bertrand Boulin au secours des « enfants perdus »

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  • Matzneff, Schérer, Hocquenghem, Boulinles mousquetaires de la pétition à répétition
    https://www.off-investigation.fr/matzneff-scherer-hocquenghem-boulinles-mousquetaires-de-la-petitio

    Début 1977, pour prendre la défense de trois pédophiles croupissant en prison depuis trois ans pour avoir incité de jeunes adolescents à pratiquer des jeux sexuels en leur présence, Gabriel Matzneff, Guy Hocquenghem et leurs amis René Scherer et Bertrand Boulin vont s’activer pour faire publier dans Le Monde, ou Matzneff tient une chronique, une pétition pour la défense des accusés. Elle sera signé par plusieurs dizaines de figures de l’intellignentsia, comme Louis Aragon, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, mais aussi Jack Lang ou Bernard Kouchner.

    Lire la suite : Matzneff, Schérer, Hocquenghem, Boulinles mousquetaires de la pétition à (...)

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  • Gabriel Matzneff, un pédophile au cœur de la République Quand Pivot adoubait Matzneff
    https://www.off-investigation.fr/pedocriminalite-mediatiquequand-matzneff-prechait-pour-sa-paroisse

    Dans les années 1970, Gabriel Matzneff plaidait sans relâche pour un abaissement de l’âge de la majorité sexuelle. Quitte à prendre la défense de personnes incarcérées pour avoir poussé des enfants à accomplir des actes sexuels devant leurs objectifs. Sept ans après mai 1968, ce combat du célèbre écrivain est encore perçu comme libérateur par nombre d’intellectuels échaudés par le rigorisme gaullien de l’après guerre.Lire la suite : Gabriel Matzneff, un pédophile au cœur de la République Quand Pivot adoubait Matzneff

    #Matzneff,_un_pédophile_au_coeur_de_la_république #Séries

  • Gabriel Matzneff, un pédophile au cœur de la République L’affaire Michèle Barzach : une pilule dure à avaler
    https://www.off-investigation.fr/michele-barzachune-pilule-dure-a-avaler

    Dans les années 1970 et 1980, pour éviter que ses jeunes amantes de 14 ou 15 ans ne tombent enceinte, Gabriel Matzneff leur faisait prescrire la pilule par des gynécologues. Parmi les médecins ayant fermé les yeux sur les amours pédophiles du célèbre écrivain, Michèle Barzach.Lire la suite : Gabriel Matzneff, un pédophile au cœur de la République L’affaire Michèle Barzach : une pilule dure à avaler

    #Matzneff,_un_pédophile_au_coeur_de_la_république #Séries #Réservé_aux_abonnés

  • Gabriel Matzneff, un pédophile au cœur de la République De Mitterrand aux « moins de 16 ans »
    https://www.off-investigation.fr/de-mitterrand-aux-moins-de-16-ans

    Début 2020, après la publication par Vanessa Springora du Consentement, livre dans lequel L’éditrice parisienne raconte le traumatisme qu’a représenté pour elle sa liaison précoce avec Gabriel Matzneff, on découvre avec stupéfaction le réseau dont l’écrivain pédophile bénéficie au sein de l’intelligentsia parisienne. Lire la suite : Gabriel Matzneff, un pédophile au cœur de la République De Mitterrand aux « moins de 16 ans »

    #Matzneff,_un_pédophile_au_coeur_de_la_république #Séries #Réservé_aux_abonnés

  • Le petit chaperon rouge
    https://www.off-investigation.fr/le-petit-chaperon-rouge-1-18

    Durant quarante ans, de l’affaire Boulin au scandale pédophile du Coral, le sulfureux écrivain Gabriel Matzneff a tout consigné dans ses carnets intimes. Il est l’acteur et le chroniqueur d’une époque où dans certaines élites, la pédophilie est encore considérée comme un art de vivre. Le journaliste Olivier Annichini a lu ces carnets noirs, il en a brossé le tableau d’une intelligentsia où le vice est épinglé à la boutonnière (des pantalons) comme la rosette à la veste d’un ministre. Mais sur la place de Paris, son manuscrit racontant l’incroyable histoire secrète de Gabriel Matzneff a essuyé le refus de plusieurs éditeurs. Off Investigation le feuilletone tous les mardis en exclusivité.Lire la suite : Le petit chaperon (...)

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  • Les hommes de la rue du Bac : des faits glaçants et un récit à visage découvert – Libération
    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/editorial/les-hommes-de-la-rue-du-bac-des-faits-glacants-et-un-recit-a-visage-decou
    https://www.liberation.fr/resizer/uKbwj-6JSGX5Iy4XG_6F-ZEkwc0=/1200x630/filters:format(jpg):quality(70):focal(1498x1488:1508x1498)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/GHHGOAJDJZGNNGZVG22Z77BBQ4.jpg

    Mais cette histoire a aussi un lieu, le triangle du VIIe arrondissement de Paris où le pouvoir politique, culturel et médiatique régnait dans une totale impunité. « Jusqu’au dernier moment, j’ai pensé ne pas y arriver », nous dit Inès Chatin de son audition, qui fait aujourd’hui partie d’un dossier judiciaire de centaines de pages documentant l’univers pédocriminel de la rue du Bac, dans un somptueux appartement acheté à la famille d’Ormesson par le docteur Jean-François Lemaire, l’homme qui livra entre autres ses enfants adoptifs, dans des séances sordides dont la mise en scène cauchemardesque n’a d’égal que l’infâme sadisme, à l’écrivain Gabriel Matzneff et ses amis. « Si l’adolescent sait qu’il se soumet à des règles condamnées par la société mais qui apportent finalement une certaine jouissance, euh pourquoi pas ? » expliquera froidement le docteur Lemaire à sa fille adoptive, que Matzneff surnommait « ma petite chose exotique ». Eu égard à l’extrême violence des scènes rapportées par Inès Chatin, il a été convenu, avec elle et ses avocats, de ne pas en rapporter certaines à la première personne du singulier. Libération publiera donc dans les jours à venir son récit, et s’appuiera sur le dossier judiciaire, pour raconter ces faits glaçants qui témoignent de la cruauté de ces hommes de pouvoir, et du courage de la femme qui leur a survécu. Et qui parle aujourd’hui.

    #viols_collectifs #pédocriminalité #matzneff #mephitis #germanopratins

    #Jean-François_Lemaire
    #Claude_Imbert
    #Jean-François_Revel
    #académie_française
    #le_point

    • 17:10

      (Le film Le consentement ) j’ai été choquée par la violence de ses images, il y a un effet coup de poing qui empêche le spectateur de réfléchir … et qui fait appel aux instincts les plus basiques et les moins conscientisés. Il faut aborder cette affaire là avec intelligence et en faisant un travail d’analyse historique, en essayant de reconstituer ce qui s’est passé ce n’est pas juste un huis clos entre un homme de 50 ans et une adolescente de 14/15/16 ans. C’est comme une sorte de toile d’araignée qui à l’époque s’étendait sur une partie de l’intelligentsia française.

      (…) On était encore dans le sillage de mai 68, à cette époque, le discours dominant était celui de la liberté, du droit de choisir (…) tout ce qui semblait restreindre la liberté de choix des individus avait très mauvaise presse, mais là, ça concernait des enfants.

      (…)

      C’est un microcosme autour de Matzneff …
      … avec l’affaire Springora, immédiatement ses quatre éditeurs ont fait disparaitre les 15 tomes de son journal, où il raconte toute sa vie, avec qui il déjeune, avec qui il part en vacances en tunisie, philippines, algérie, les compliments des uns et des autres. Il donne une image de son réseau qu’on a fait disparaitre.

      Sinon, pas beaucoup d’infos, c’est confus, elle mélange sa morale (sexuelle) avec la révolution de mai 68 et les viols d’enfants. J’espère qu’elle arrivera à se libérer l’esprit et sa vie de cette emprise qui à l’air de se perpétrer, elle appelle certains protagonistes par leurs prénoms :/

      Ce qui m’intéresse, c’est comment historiquement par qui et par quel biais s’est mis en place ce droit de violer des enfants et d’en faire la promotion publique.

    • @touti
      J’ai trouvé génant la manière rigolarde dont elle parle de tout cela et aussi qu’elle soit si dure avec Springora et l’adaptation du livre en film. Elle fait la promo de son livre et n’as pas besoin de dénigré le travail des autres. Le fait que la pédocriminalité suicite des émotions, est, il me semble assez comprehensible, que ca n’en provoque pas chez elle montre un souci de PTSD pas soigné plus qu’autre chose (enfin dans le meilleur des cas...). Je n’ai pas vu le film sur Le Consentement mais sans le livre de Springora, elle n’aurais jamais sorti le sien et Madzneff serait en thailand au frais du contribuable a violer des petits enfants.

      Sinon j’ai réalisé (enfin !) hier que Jack Lang était le président de l’institut du monde arabe .... ca me semble d’un tel cynisme, d’une telle cruauté d’avoir mis cet homme là à ce poste là ! Quel est le gros sac à merde qui a choisi Lang pour ce post ? Qui désigne la présidence de l’institut du monde arabe ?

      Edit :

      En 2013, le Président de la République François Hollande le nomme à la présidence de l’Institut du monde arabe.

      https://www.imarabe.org/fr/missions-fonctionnement/presidence
      Hollande ne peu pas ignoré quelle est la nature de la contribution de Lang au monde arabe....

    • Je n’ai vu que la bande annonce, et j’avoue ne pas y avoir trouver la représentation des personnages convaincante. La stratégie d’emprise est un jeu pervers et le prédateur pédocriminel sait très bien comment choisir ses proies sans se faire remarquer et manipuler l’entourage en sa faveur. Il est plus sûr vis-à-vis de la société (parents ou médias) de se faire passer pour un noble séducteur, un érudit ou un esthète plutôt que de dévoiler le piège immonde par son attitude.
      Mais peut-être cela s’explique par la majorité de la production cinématographique où la prise d’otage des émotions du spectateur l’oblige à ingérer comme normes des attitudes ou des personnages infects (mais beaux ou drôles) sans permettre de distinguer si une situation doit être considérée comme comique, divertissante ou ignoble. A preuve, le nombre de fois ou je me suis retrouvée interdite de voir la salle s’esclaffée de rire sur un viol ou son récit. On sait tout·es la portée de cette production sur nos modes de pensée et de vie, l’acceptation et l’habitude s’immisçant si facilement construisant ce qui est nommé culture du viol, l’invisible état d’un monde de pouvoirs ultras violents. Peut-être cela explique qu’il ait fallut forcer le trait et le casting de ce film pour indiquer au spectateur d’éprouver du dégoût.
      On peut considérer que Matzneff, introduit dans son cercle par Montherlant, était le porte parole des pratiques sexuelles criminelles de ces intellectuels et politiques haut placés dont l’exercice du pouvoir est sans fin et s’exerce en toute impunité.
      Donc bien sûr, Pierre Bergé en premier lieu, grand souteneur de Matzneff. Et tout ceux qui ont voulu l’imiter comme Frédéric Mitterand neveu de François, écrivant La Mauvaise Vie violeur d’enfants, soutien de Ben Ali jusqu’au bout et qui a continué à avoir des postes de responsabilité élevés.

      Cela pour faire écho à ce que tu écris sur Lang (toujours au premier rang des invités surtout quand Macron parle de langue française en péril)

    • Christian Giudicelli est mort en mai 2022
      https://actualitte.com/article/106059/auteurs/prix-renaudot-et-proche-de-matzneff-christian-giudicelli-est-mort
      https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2022/05/16/l-ecrivain-christian-giudicelli-est-mort_6126360_3382.html

      Christian #Giudicelli, adepte des séjours aux Philippines avec M. Ami et éditeur de Matzneff chez Gallimard, juré du prix Renaudot depuis 1993.
      Matzneff et Giudicelli se désignent dans leurs livres sous les N° de leurs chambres à l’hôtel Tropicana à Manille aux Philippines : Matzneff 804 (Eight o four) et Giudicelli 811 (Eight one one).

    • 2013
      https://www.elmundo.es/elmundo/2013/08/04/espana/1375646351.html

      Los abusos sexuales contra niños en Marruecos ya eran un tema explosivo antes de conocerse este caso. La ONG ’Touche pas à mon enfant’ (’No toques a mi niño’) estima que 26.000 niños son violados al año en el reino hachemita, es decir 71 por día. Y una parte importante de estos delitos es responsabilidad de redes de pedófilos bien organizadas que se mueven en el ambiente de la jet set de Marrakech.

  • « Lemon Incest » ou la question des limites
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/affaires-sensibles/affaires-sensibles-du-lundi-13-juin-2022-9747384

    Aujourd’hui dans Affaires Sensibles, retour sur un artiste culte, un album culte, et une chanson... problématique. Cette chanson, c’est Lemon Incest, issue du non moins frappant Love on the beat, l’album que Serge Gainsbourg compose en 1984.

    #gainsbourg #culture_viol #matzneff #charlotte_gainsbourg #laxisme #complaisance

    Cf.https://seenthis.net/messages/941799

    Chanson qui m’a toujours glacée. Clip, puis film pénibles.
    Fiche wikipédia complaisante
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Lemon_Incest
    Émission parfois ambigue, il était conservateur donc G. n’entrenait pas un contexte de promiscuité incestueuse, il provoquait c’est tout. N’importe quoi.
    L’interviewé à la fin, un chanteur qui a repris Gainsbourg avec un orchestre, est assez irritant d’idiotie.

    _____
    Le contexte qui laisse dubitatif sur tous les commentaires excuses du genre « vertige de l’inceste et provocation »... #violences_domestiques
    https://madame.lefigaro.fr/celebrites/les-assiettes-volaient-charlotte-gainsbourg-revient-sur-les-conflits

    « Il y avait un côté sombre dans ce qu’il me transmettait, même si je n’en garde pas un souvenir triste, a-t-elle déclaré. Il avait le goût du drame. De la passion. Ses relations étaient loin d’être apaisées. » Elle évoque ainsi les disputes « corsées » survenues entre ses parents : « Avec ma mère, ils se mettaient pas mal sur la g***le, j’en garde des souvenirs cuisants, et elle n’était pas en reste. Même après leur séparation, quand il venait nous voir chez elle, les assiettes volaient. Ils buvaient beaucoup. L’alcool ne le rendait pas violent, plutôt doux au contraire. »
    La chanteuse est, par ailleurs, revenue sur le titre Lemon Incest, sorti en 1985. Le morceau qu’elle entonne alors aux côtés de Serge Gainsbourg, à l’âge de 13 ans, décrit un amour fusionnel entre un père et sa fille. Son clip a fait scandale, car l’artiste y apparaît torse nu, sur un grand lit, auprès de l’adolescente en chemise et culotte. À ce propos, Charlotte Gainsbourg s’interroge : « Est-ce qu’il m’a fait lire les paroles avant ? Quelle perception en avais-je ? Je m’en veux de ne pas avoir retenu ces instants. En tout cas, je me sentais à l’aise. » Avant de poursuivre : « Quelle expérience intense de me retrouver soudain derrière un micro, avec lui à mes côtés qui me donnait des indications à la façon d’un metteur en scène ! Il était ému quand il réécoutait les prises, ravi par les moments où ma voix déraillait un peu. C’est ce qu’il cherchait. »
    La jeune fille n’aurait, par ailleurs, eu aucune idée de la polémique qui en a résulté. « Ensuite, je suis repartie en pension, s’est-elle souvenue. Et je n’ai aucune idée de ce qui se passe quand le disque sort. Je suis à l’abri du scandale. Un tel disque ferait-il encore plus de bruit aujourd’hui ? Sûrement. Est-ce qu’il serait encore possible de l’enregistrer ? Lui le ferait. Et moi aussi. Lemon Incest est une déclaration d’amour pure et innocente d’un père pour sa fille. Bien sûr, il joue avec les mots et les interdits, mais n’était-ce pas sa force ? Évidemment, il y a des actes terribles qu’il faut condamner, mais la provocation artistique, je la trouve utile. »

    "Il faut croire que l’artiste appartenant à une caste à part, qu’il est un être aux vertus supérieures auquel nous offrons un mandat de toute-puissance, sans autre contrepartie que la production d’une oeuvre originale et subversive, une sorte d’aristocrate détenteur de privilèges exceptionnels devant lequel notre jugement dans un etat de sidération aveugle, doit s’effacer. "
    -- Vanessa Springora

  • Entretien sur « Mon corps, ce désir, cette loi | « Le site de Geoffroy de Lagasnerie
    https://geoffroydelagasnerie.com/2022/01/06/entretien-sur-mon-corps-ce-desir-cette-loi

    L’abolitionnisme pénal est un courant militant et universitaire qui offre une rupture avec la manière dont on pense le traumatisme : est-ce qu’on doit réagir à un traumatisme par la mise en prison d’un individu particulier ? Est-ce qu’on lutte contre un phénomène social par une réponse individualisée ? Cette tradition estime qu’il faut mettre au centre de notre pensée non pas le coupable (comment le punir) mais la victime : comment la protéger ? Comment faire en sorte qu’elle aille mieux ? Comment l’exfiltrer des mains d’un mari violent ?Mais aussi, bien sûr : comment faire qu’il y ait moins de victimes ? C’est très différent de réfléchir à la transformation des structures sociales qui produisent le viol et à la prise en charge des victimes, plutôt qu’à l’augmentation de l’activité répressive, qu’elle soit pénale ou culturelle (c’est la différence entre la gauche et la droite).

    • Lorsqu’un « MeToo » émerge dans certains secteurs, je suis frappé que certaines formes d’interactions sexuelles (parfois anodines) dont sont absentes toutes formes de pouvoir vont être dénoncées alors que certaines interactions (parfois même brutales) où s’exerce l‘autorité mais dont sont absentes toute dimension sexuelle vont être complètement oubliées. Comme si une forme de focalisation sur la sexualité conduisait, finalement, à rendre problématique beaucoup plus ce qui relève de la sexualité que ce qui relève de la hiérarchie, de la discrimination de genre voire du harcèlement dans ses multiples formes. La focalisation sur la sexualité produit une dissolution de la pensée en termes de pouvoir. Et je crois que cela donne raison à la juriste américaine Janet Halley lorsqu’elle affirme que la problématisation du harcèlement sexuel en termes de problème “sexuel” plutôt qu’en termes de “harcèlement” conduit souvent à mettre en place des régulations qui vont plus s’en prendre à la sexualité qu’au harcèlement : on passe de la lutte contre le harcèlement sexuel à un harcèlement de la sexualité. La tendance à définir le harcèlement sexuel sans qu’il y ait de harcèlement réel, par exemple lorsque des comportements, mêmes entre égaux, sont vus comme « offensants », conduit, dans une société où les normes sexuelles sont articulées autour de l’homophobie et de la transphobie, les personnes LGBT+ à se soumettre à une surveillance plus forte par rapport à leurs paroles, leurs gestes… Cela renforce l’homophobie et la transphobie structurales dans l’espace de travail.

    • (il se goure complétement à mon avis, sur #springora, au départ, qui n’a pas participé, que je sache, à ce moment de la loi sur le consentement des moins de 15 ans. Et c’est pas non plus son livre le point de départ de ce mouvement, mais un fait divers sordide mettant en cause une gamine de douze ans et une caserne de pompier. Il y a eut non lieu ou quelque chose du genre, parce que la gamine était reconnue comme consentante (ce qu’elle a bien pu être, diable, mais ça ne devrait pas être elle et son consentement qui soit jugé (c’est mon point de vue)).

    • Autre moment très compliqué, l’articulation entre la découverte de la sexualité pour des gays très jeunes et des personnes adultes. Je pense qu’il marque un point, c’est-à-dire que ça peut effectivement faire du mal, d’interdire ces relations, et je veux bien croire qu’il y a des gens qui vivent ça bien, qui sont prêt pour ça, quelques années avant d’autres, néanmoins :

      En tout cas, ils ne se considèrent pas comme des victimes, on ne peut pas leur dire « vous avez été victimes quand même ».

      ça c’est totalement méconnaître les problèmatiques propres aux histoires d’#inceste et de #pédophilie / #pédocriminalité. ça peut prendre des années pour se rendre qu’il y a eut un problème, s’il faut encore le rappeler.

    • Si vous rompez avec une conception minimale du consentement comme non contrainte physique, vous courrez le risque de soumettre la liberté sexuelle de chacun (et votre propre liberté) au consentement de la société, car même si le rapport est consentant il peut être jugé comme « n’ayant pas dû avoir lieu » pour telle ou telle raison.

      là, je crois, mais ce n’est pas très clair, qu’il ne parle que des rapports entre adultes. Et ça me semble assez justifié, parce que je pense effectivement que le mouvement #metoo a jeté beaucoup de confusion sur ce qu’est un #viol.

    • Yo je vais citer des extraits de son bouquin, maintenant, puisque je l’ai lu. C’est pas une lecture facile, à plein de moment c’est très dérangeant, surtout si on a vécu certaines choses. Je précise juste que je ne cherche pas à provoquer ou clasher, simplement, que je cherche des réponses à des questions que je me pose.

      La sexualité est aujourd’hui l’un des seuls domaines qui engendre des logiques de #bannissement. Pour des révélations d’attitudes ou de comportements qui sont parfois seulement décrits comme inappropriés ou offensants, certains perdent leur travail et toute possibilité de retrouver un travail dans le secteur culturel - alors que la gauche n’a cessé de se battre pour l’idée de réhabilitation. Comment expliquer par exemple que , à la suite du témoignage d’Adèle Haenel dans mediapart, en 2019, il semble inconcevable que Christophe Ruggia, qu’elle accusait de caresses et de désirs déplacés, refasse un film alors que dans le même temps, et heureusement d’ailleurs, des rappeurs, des cinéastes, d’anciens braqueurs ou brigades rouges peuvent continuer à tourner, chanter, ou publier y compris lorsqu’ils ont été condamnés pour enlèvement, séquestration, appartenance à une bande armée... ?

    • La police puis la justice ne sont pas « au service » des victimes et ne fonctionnent pas en leur noms mais au contraire les dépossèdent de leur récit, de leur rapport à ce qui leur est arrivé. Elles les instrumentalisent pour exercer leur propre violence. Elles les exposent publiquement, sont indifférentes à ce qui représente parfois leur désir d’oublier, de passer à autre chose.

    • Nombreuses sont les victimes qui expliquent à quel point ce qui les soulagerait serait la vérité , la reconnaissance par l’auteur de la douleur infligée. Mais cet accès à la vérité est rendu impossible par l’existence même d’un appareil répressif puisque celui-ci, en exposant l’agresseur au risque de la punition, le prédispose à adopter plutôt des stratégies de mensonges et de dissimulation.

    • la « loi Spingora »

      tu ne délires pas, en revanche, l’auteur, G. de Lagasnerie, ou l’interviewer, G. Perilhou, ne brillent pas par la précision de la référence… Il s’agit de la loi du 21/04/2021, publiée le 22/04/2021, dans la foulée de la publication du livre de Vanessa Springora …

    • (...) c’est la prise de conscience qui produit le traumatisme, c’est la reconstruction ex post de son expérience passé qui fait apparaître à la conscience présente l’impression d’avoir subi un dommage à cause d’une situation de domination ou d’emprise. Le passé est dans ce cas soumis à un processus de réinterprétation et de resignification. Et ce sont ces processus qui produisent le trauma.

      Je le trouve bien affirmatif là, et même si, pour moi, c’est une vraie question, il ne résoud rien à faire pencher la balance comme ça. L’impression qu’il lit tout avec les lunettes de son histoire d’amour avec Eribon, qui n’a absolument aucun rapport avec des histoires d’inceste ou pédophiliques, notamment, où la relecture est absolument cruciale et nécessaire, ne serait-ce que pour remettre les choses dans l’ordre (non c’est pas normal que tes parents, ton mono de colo, ton prêtre etc. te fasse des choses comme ça etc.).

    • (...) il serait plus intéressant de dédramatiser cette activité. #Foucault considérait qu’un offensive contre le dispositif assujettisant de la sexualité devrait passer par une désexualisation de la sexualité, une construction de celle-ci comme une activité banale du corps, une parmi d’autres, ni plus centrale ni secondaire, agréable mais quotidienne, et que de se libérer du dispositif dramaturgique de la sexualité pourrait permettre de multiplier les possibilités de plaisir.

      #dissociation

    • (...) le caractère problématique [je ne peux plus supporter ce mot (depuis presque 20 ans maintenant) NdG] de certaines formes de prise de paroles contemporaines sur la sexualité qui tendent de plus en plus à être soumises à des opérations subjectives et retrospectives d’interprétation et de reconstruction a posteriori de ressenti. (...) Un problème politique apparaît lorsque cette reconstruction a posteriori a tendance à être promue comme étant non pas une interprétation a posteriori du passé, mais comme une expression de la vérité du moment passé, dont c’est l’expérience alors ressentie qui aurait été mensongère. Cette confusion soutient une sorte de psychologisation de l’agression sexuelle, définie comme relation à une scène, comme une interprétation de soi plutôt que comme négation patente d’une volonté incarnée.

      alors je dois être bête, mais je ne comprend rien à la dernière phrase. Et je pense que lui n’a rien compris au bouquin de Springora, ni même à son titre, sinon il ne dirait pas des choses comme ça, après l’avoir très doctement mis en cause.
      Néanmoins, il évoque une redéfinition du viol, à partir de la notion de #consentement_explicite, où :

      toute forme d’ambivalence morale, psychologique, éprouvée au moment des relations sexuelles (ou après) peut être l’occasion d’une redéfinition d’un acte passé comme viol.

      qui effectivement risque de poser des problèmes (mais qui n’ont absolument rien à voir avec ce que raconte Springora).

    • on dirait qu’il oublie complétement, en cours de route, la question pédocriminelle, pédophile, de l’inceste, et que toute sa petite discussion intérieure se passe entre adultes plus ou moins consentants. C’est ce qui me rend son livre à la limite du supportable.

      Son désir de fonder :

      au maximum notre pensée de la violence sexuelle sur une base physicaliste et objective

      ne tiens pas deux seconde face un pédophile « non-violent » comme #Matzneff, qui n’a, c’est bien connu, jamais forcé personne. Il conclu en déplorant

      la quantité de violence imaginaire que l’être humain s’autoinflige parfois inutilement,

      quelque pages à peine après avoir, je le répète, sérieusement mis en cause le récit de Springora. C’est un niveau de déni... olympique je dirais.

      Et c’est bien dommage parce que je pense qu’il y a de vraies questions dans son truc, simplement qu’il mélange des choses qui ont absolument besoin d’être distinguées.

  • Affaire Gabriel Matzneff : l’annulation du procès de l’écrivain pour « apologie » de la pédocriminalité confirmée en appel
    https://www.francetvinfo.fr/culture/livres/affaire-gabriel-matzneff/affaire-gabriel-matzneff-l-annulation-du-proces-de-l-ecrivain-pour-apol

    Il n’y aura pas de procès pour « apologie » de la pédocriminalité. La cour d’appel de Paris a confirmé, mercredi 6 octobre, l’annulation pour raisons de procédure d’un procès contre l’écrivain Gabriel Matzneff pour « apologie » de la pédocriminalité, initié par l’association de protection de l’enfance l’Ange bleu.
    https://media2.ledevoir.com/images_galerie/nwd_1009029_818418/image.jpg_ L’écrivain Gabriel Matzneff à Bordighera (Italie), le 16 février 2020. (VALERY HACHE / AFP) _

    L’Ange bleu avait fait appel d’une décision en mai dernier du tribunal correctionnel de Paris. Ce dernier avait invalidé sa citation à comparaître visant l’écrivain et annulant la tenue de son procès fixé au 28 septembre 2021.

    Trois articles dans lesquels il évoquait sa relation avec une mineure
    En janvier 2020, l’association avait cité l’écrivain en lui reprochant d’avoir fait l’apologie d’actes pédocriminels « et précisément du crime de viol aggravé » en évoquant sa relation avec Vanessa Springora (alors que celle-ci était mineure) dans trois articles parus dans L’Obs, le Parisien et l’Express. Cette dernière venait de publier un livre, Le Consentement, dans lequel elle mettait en cause Gabriel Matzneff, aujourd’hui âgé de 83 ans, pour ses relations sexuelles avec des mineurs.

    Le tribunal correctionnel de Paris avait estimé que la citation devait être déclarée nulle car l’association n’avait pas mentionné d’adresse à Paris. Il n’avait pas examiné les autres arguments soulevés par l’avocat de Gabriel Matzneff.

     #matzneff #grand_homme #viol #pédocriminalité #déni #grands_hommes #pédophilie #gabriel_matzneff #violophilie #élites officielles lamentables de la #France et encore plus de #paris #culture_du_viol #déni #phallosophe #lolita

  • Gabriel Matzneff ne sera finalement pas jugé pour avoir fait l’apologie de la pédocriminalité
    https://www.20minutes.fr/justice/3046571-20210521-gabriel-matzneff-finalement-juge-avoir-fait-apologie-pedo

    Selon nos informations, la citation de L’Ange Bleu a été rejetée pour une simple erreur de procédure. Domicilée en banlieue parisienne avec un avocat inscrit au barreau de Rouen (Seine-Maritime), l’association ne pouvait pas faire citer l’écrivain devant le tribunal de Paris, comme elle le souhaitait.

    Parfois, t’as des associations, tu te demandes si elles ne le font pas exprès, de faire des erreurs de procédures.

    • “L’Arme la plus meurtrière” : le livre riposte d’une autre victime de #Matzneff
      https://www.franceinter.fr/justice/l-arme-la-plus-meurtriere-le-livre-riposte-d-une-autre-victime-de-matzne

      Après Vanessa Springora, une autre femme, Francesca Gee, aujourd’hui âgée de 63 ans, accuse Gabriel Matzneff d’abus sexuels. Dans un livre auto-édité, L’arme la plus meurtrière, elle dresse le portrait implacable d’un prédateur et du système qui l’a protégé.

      https://laboccadellaverita.net

    • Francesca Gee avait effectivement bien besoin de faire une incursion sur ce terrain littéraire. Elle dit qu’au fil du temps plus que la relation de l’époque c’est le pillage prolongé de sa vie qu’elle a vécu comme le plus destructeur, Matzneff l’ayant exploité à fond (publication de ses lettres, une de livre comportant... la moitié de son visage !, etc.) pour faire l’écrivain. Sinon, elle dit aussi des choses pénibles (transphobie).

    • Oui, j’aurais du écrire « elle semble dire... », selon Pierre Verdrager car c’est là que j’ai trouvé cette critique du livre que j’ai pas lu et sur lequel je n’ai pas lu autre chose :) J’imagine que cette référence académique et masculine ne t’ira pas.

      Par un hasard du calendrier, son livre sort deux semaines après une seconde version de L’Enfant interdit (Armand Colin), de Pierre Verdrager, qui revient longuement sur l’affaire Matzneff. « Mon jugement sur le livre de Francesca Gee est ambivalent, avoue le sociologue, pourtant ravi que l’ouvrage paraisse enfin. Jamais un éditeur n’aurait laissé passer les réflexions transphobes, quand elle critique les changements de sexe des adolescents, ou puritaines qu’on y trouve. Comme celle où elle déplore “l’explosion de la consommation pornographique et du sexe récréatif”, c’est un amalgame complet. Mais son récit invite à réfléchir quand elle raconte comment Matzneff a utilisé la littérature et des poèmes pour la séduire, comment il a fait de cet art un instrument de prédation. »

      https://justpaste.it/6clc0

    • Merci pour la source. J’ai rien contre Pierre Verdarger mais comme tu souligne il est biaisé et j’ajoute qu’il ne comprend même pas les notions de sexe et de genre qu’il manipule. Critiqué les changements de GENRE des ados ou la consommation massive de porno chez les gosses ce n’est pas etre transphobe ni puritaines mais j’imagine qu’il a son livre à lui qu’il doit vendre alors pas de pbl pour lancer l’accusation de transphobe sur une concurrente. Marrant comme les hommes sont prompts à accusé les femmes de transphobes tandis que je voie jamais d’hommes etre dénoncé pour leur transphobie. La transphobie ne touche que les femmes féministes. Comme si les hommes avaient tous bien compris les bénéfices et avantages sur les femmes que leur donne l’idéologie trans.

      –—

      quand elle critique les changements de sexe des adolescents

      Ce qui est fou c’est qu’on l’accuse de transphobie alors que la seule chose qu’on lui reproche c’est de « CRITIQUER » la castration chimique et la mutilation sexuel de mineurs. Ces sujets sont devenus totalement interdits si vous etes une femme. Mais pour les hommes pas de pbl ils peuvent défoncé, décrédibilisé et invisibilisé n’importe quelle autrice juste en l’accusant de transphobie.

  • Lire une littérature pédophile : le cas des études littéraires sur Gabriel Matzneff
    https://malaises.hypotheses.org/1238

    Automne 2010, j’assiste avec petite vingtaine de lycéen·nes à un festival organisé autour de deux prix littéraires dans une ville de province. L’invitation étant liée à la participation à un concours scolaire et non à notre initiative personnelle, nous découvrons tou·te·s avec probablement un certain émerveillement un monde de lectures de poésie, de débats littéraires et d’échanges avec des écrivain·es en chair et en os. Le dernier jour, la clôture de notre séjour sous la forme d’un échange avec le président de l’association qui finance l’initiative donne lieu à un épisode inattendu. À une participante qui demande s’il est possible de garder contact avec certain·es des écrivain·es présent·es et de correspondre, cet homme fait une réponse positive et factuelle avant de marquer un temps d’arrêt. Il raconte alors que quelques années auparavant, un écrivain avec qui une lycéenne – invitée dans les mêmes conditions que nous – avait correspondu, a entretenu avec celle-ci une relation qui a eu d’importantes répercussions psychiatriques, pour elle et pour la compagne de l’auteur. Celui-ci, conclut le président de l’association, est désormais exclu du jury. Ce récit, qui tranche avec l’atmosphère générale du festival où trônent naturellement les écrivain·es, ne figure pas dans le compte-rendu que je fais de ce séjour pour mon lycée mais est pourtant présent dans ma mémoire avec une grande netteté. La littérature, c’est aussi ça.

    2019, à la veille de Noël, la presse annonce la publication du livre Le Consentement de Vanessa Springora. Une des multiples figures féminines qui parcourent l’œuvre de Gabriel Matzneff prend la parole dont elle était privée et remet le monde à l’endroit. Le livre est notamment introduit par un long article du Monde qui rappelle la complaisance dont a bénéficié Gabriel Matzneff, d’abord dans un contexte intellectuel post-libération sexuelle où le discours pro-pédophile avait acquis une légitimité importante, puis plus discrètement mais toujours activement dans un milieu littéraire qui lui attribue des prix (le prix Renaudot en 2013), des tribunes (dans Le Point) et l’invite dans différents espaces publics et médiatiques au nom des qualités littéraires et de la force de transgression qu’il lui reconnaît1. À la suite de cet article, c’est surtout un extrait de l’émission Apostrophes en 1990 qui fait le tour des réseaux sociaux, ainsi que diverses citations des œuvres de l’auteur, parmi les plus crus ou explicites (généralement sans avertissement ni analyse), déclenchant une série de réactions diverses – reléguant parfois au second plan la prise de parole de Vanessa Springora et la nécessaire prise de conscience de la prévalence de la pédocriminalité dans la société au profit dans certains cas d’un certain populisme opposant le bon sens commun à une « intelligentsia » pro-pédophile, d’un conservatisme profitant de l’occasion pour déplorer la libération sexuelle2 ou d’une critique de la médiocrité d’une littérature narcissique et autocentrée3.

    Je voudrais pourtant à mon tour ajouter de l’eau au moulin du cas Matzneff – l’actualité de la prise de parole ou plutôt d’écriture de Vanessa Springora sera l’occasion de formaliser des questions qu’ont soulevées pour moi plusieurs lectures ces deux dernières années – afin d’aborder plus précisément le positionnement des études littéraires universitaires vis-à-vis des textes pédophiles. Mon propos portera sur des productions scientifiques des quinze dernières années, bien éloignées de l’acmé du militantisme pédophile en France dans les années 19704. De façon exceptionnelle, les productions scientifiques citées, référencées et critiquées dans ce billet seront partiellement anonymisées par un système d’initiales, en restant aisément identifiables pour qui voudra en consulter intégralement le contenu. Ce choix, qui ne correspond pas aux pratiques habituelles du débat universitaire où l’auctorialité est centrale, m’a semblé plus favorable à une discussion collective au sein des études littéraires compte-tenu du contexte médiatique et discursif actuel entourant Gabriel Matzneff ; ce contexte fait en effet courir le risque de produire aux yeux des lecteurs et des lectrices de ce billet une liste d’individus pointés du doigt plutôt qu’un engagement dans une réflexion critique sur des discours et des méthodes.

    Mon diagnostic à partir du cas Gabriel Matzneff sera le suivant : les études littéraires en France ont échoué à se saisir sérieusement de la question des violences sexuelles envers les mineur·es au profit d’approches qui prennent trop peu de distance critique avec la rhétorique pro-pédophile.

    #matzneff #pédocriminalité #déni #littérature

  • Lire Matzneff
    https://lundi.am/Lire-Matzneff

    Lire Gabriel Matzneff, à vrai dire, cela ne nous avait jamais traversé l’esprit. Des contributeurs de lundimatin ont cependant jugé utile, la médiatisation de l’« affaire » passée, de se pencher sur son oeuvre. Passés les extraits les plus sordides souvent relayés par la presse, on découvre une structure littéraire, une manière de se penser comme auteur, qui permettent de mieux appréhender les enjeux politiques du scandale.

    pas encore lu

    • Plutôt que d’aligner les citations des journaux de Matzneff comme les pièces d’un dossier d’accusation, il eût été possible de prolonger le geste de Springora en questionnant les rapports de pouvoir à l’œuvre chez l’auteur, en analysant les différents régimes de discours et d’écriture, et leurs effets dans le réel.

    • Deleuze, Foucault, Dolto et bien d’autres, furent, au gré d’une relecture anachronique et décontextualisée de leurs prises de position, rendus complices des abus sexuels à l’encontre des mineurs. Pour comprendre Matzneff, son relatif succès dans les années 70-80 et la bienveillance à son égard, ce n’est pas à l’époque mais à son œuvre qu’il faut se confronter.

      eh allez deleuze/foucault, c’est #sacré hein...

    • « Je ne hais personne ; en revanche, il y a des êtres que je méprise de toutes mes forces, que je tiens pour de répugnantes raclures d’humanité : ce sont les oublieuses, les amnésiques, celles qui s’efforcent misérablement d’effacer, de gratter, de nier ce que, dans leur adolescence, leur jeunesse, elles vécurent avec moi. Ce sont les #renégates. »

    • "(...) nous autres, écrivains, nous n’avons pas besoin de tuer les femmes que nous avons aimées, ni de nous suicider à cause d’elles. Pour en triompher définitivement, pour avoir le victorieux dernier mot, il nous suffit d’en faire des personnages de roman. »

    • Dans son ouvrage, intitulé Le Consentement, Vanessa Springora formule les questions qui l’ont habitée, toutes semblant résulter d’une difficulté, à savoir, « comment admettre qu’on a été abusé, quand on ne peut nier avoir été consentant"

    • Cette fixation sur le consentement rend d’ailleurs son œuvre difficilement compréhensible à l’aune de ce seul critère d’appréciation moral, car plus qu’une absence de consentement, c’est tout un système de pouvoir et de prédation que Matzneff met en place.

    • « Le rôle de bienfaiteur qu’aime se donner G. dans ses livres consiste en une initiation des jeunes personnes aux joies du sexe par un professionnel, un spécialiste émérite, bref, osons le mot, par un expert. En réalité, cet exceptionnel talent se borne à ne pas faire souffrir sa partenaire. Et lorsqu’il n’y a ni souffrance ni contrainte, c’est bien connu, il n’y a pas de viol. Toute la difficulté de l’entreprise consiste à respecter cette règle d’or, sans jamais y déroger. Une violence physique laisse un souvenir contre lequel se révolter. C’est atroce, mais solide.

      L’abus sexuel, au contraire, se présente de façon insidieuse et détournée, sans qu’on en ait clairement conscience. (…) Très souvent, dans les cas d’abus sexuel ou d’abus de faiblesse, on retrouve un même déni de réalité : le refus de se considérer comme une victime. Et, en effet, comment admettre qu’on a été abusé, quand on ne peut nier avoir été consentant ? Quand, en l’occurrence, on a ressenti du désir pour cet adulte qui s’est empressé d’en profiter ? »

    • Tout en trouvant légitime que la loi fixe des limites, Vanessa Springora écrit que « L’amour n’a pas d’âge » et est prête à considérer comme pardonnable une relation exceptionnelle, unique, entre un adulte et une adolescente. Elle démontre a contrario que ce qui caractérise l’abus de pouvoir de Matzneff se trouve essentiellement dans la récurrence et la prédation.

    • Dans le système Matzneff, la recherche de la différence d’âge est le prolongement de sa misogynie et de son égocentrisme, avec pour objectif la recherche d’une relation de pouvoir par construction asymétrique.

    • Si la famille est, en effet, parfois oppressive, Gabriel Matzneff s’y oppose surtout parce qu’il entend exercer un pouvoir concurrent à celui des parents. C’est donc logiquement qu’il finit par asséner dans La passion Francesca : « c’est à ses parents, à ses professeurs qu’une jeune- fille doit mentir, et non à son amant. »

    • « En sortant de ce Forum pouilleux et sinistre [le Forum des Halles], j’ai cru que nous allions être attaqués par une bande de jeunes Noirs. J’ai eu, je l’avoue, très peur pour Marie-Elisabeth. Quelle racaille ! Je pense qu’à Rome, au IIIe siècle de notre ère, on rencontrait dans les rues des types de ce genre. La lie de l’Empire. »

      Gabriel Matzneff exècre les classes populaires et semble se méfier particulièrement des « bandes de jeunes Noirs ».

    • Plus qu’un orgueil, rester soi-même semble une obsession. Matzneff cherche bien sûr la persistance des sentiments, des opinions, mais aussi celle du corps. Un corps souvent désincarné. Obsédé par sa volonté de garder un ventre plat et une pureté du corps, Matzneff recopie le menu de ses repas et donne à voir sa culpabilité, il relate ses passages sur le pèse-personne, et ses cures auprès de son diététicien.

    • Considérant qu’ils sont les seuls à « rester propres et beaux » comme il le dira sur le Plateau d’Apostrophes, lorsqu’il sera invité pour présenter Les moins de seize ans, les enfants et adolescents sont le principal objet du désir de l’écrivain, qui se vante fréquemment de rester proche de l’adolescent qu’il fut.

    • Sur son site internet, et au détour des pages des premiers volumes de son journal, on a pu apprendre qu’il fut ballotté entre ses parents divorcés, séparé de sa sœur et de ses frères. On lit aussi qu’il fut sexuellement initié à l’âge de treize par un homme beaucoup plus âgé. Si Matzneff insiste sur la persistance de son être depuis l’adolescence, il ne dit rien ni de l’influence de cette expérience, ni du lien entre la pédophilie et l’incapacité à être adulte. Voici pourtant ce qu’il écrit à propos de Dorian Gray dans Maîtres et complices, sorte d’autobiographie intellectuelle prenant prétexte des grandes œuvres de la littérature :

      « Si le visage de Dorian Gray ne se ride pas, si son ventre reste plat, sa taille élancée, ses joues roses et son œil vif, c’est moins au portrait magique qu’il le doit, qu’aux peaux adolescentes à la chaleur desquelles il régénère la sienne et aux bouches vierges dont les frais baisers sont pour lui une source balsamique. »

    • Dans les années 1970, l’extrême-droite était relativement seule à accuser Françoise Dolto de soutenir les pédophiles. Mais en janvier 2020, au gré des cibles choisies par les uns et les autres, elle fut parmi le grand nombre d’intellectuels des années 70-80 ciblés et accusés de « complicité ». Pour son premier numéro de l’année, Marianne pouvait titrer « ​Matzneff, fantôme d’un passé soudain gênant », au sein d’un dossier sobrement intitulé « Quand la gauche virait dingo », et, pendant des semaines, nombre d’éditorialistes ont pu s’indigner à propos de la permissivité d’une époque dont ils attribuaient tous les maux à mai 68 et aux luttes des années 70. Matzneff lui-même a d’ailleurs pu s’engouffrer dans la brèche, en désignant auprès de BFMTV ses actes comme des « galipettes coupables post-soixante-huitardes » et en ajoutant : « oui sans doute étions-nous inconscients, nous avons été nombreux à nous laisser enivrer par l’air de liberté, le parfum libertaire de cette époque insouciante.

    • Finalement, ceux qui réclamaient un assouplissement et une modernisation des lois obtiendront en partie gain de cause, leurs revendications débouchant en 1982 sur le remplacement dans la loi du crime d’« attentat à la pudeur sur mineurs » par le délit d’ « atteinte sexuelle sur mineurs », passible du tribunal correctionnel et non plus des assises, ainsi que sur l’alignement des majorités sexuelles, mettant fin à une discrimination entre hétérosexuels et homosexuels. Sauf à considérer que les lois actuelles encouragent la pédophilie, il semble donc erroné de considérer comme « pro-pédophile » la critique des lois en vigueur dans les années 70.

    • « Je ne veux pas que l’on censure les livres de Matzneff. Ils sont le marqueur d’une époque. », déclarait Vanessa Springora dans une interview à l’Obs. Rappelant que la maison d’édition qu’elle dirige avait publié une édition critique des Décombres de Rebatet, Vanessa Springora suggérait, en ce qui concerne les essais écrits en défense de la pédophilie par Matzneff, de les encadrer d’un rappel à la loi, ou, mieux, d’un appareil critique.

    • +12 !

      Si l’éthique peut être un critère de jugement artistique, on ne peut exiger que les faits narrés dans une œuvre conviennent à la morale. Pour cette raison, la déclaration de Didier Decoin, nouveau président de l’académie Goncourt, déclarant « Il n’y a pas que Matzneff, il y a d’autres auteurs… Je ne sais pas si on aurait couronné Nabokov. » nous apparaît comme surprenante. Rappelons que Lolita est un roman, et en aucun cas une apologie de la pédophilie. Lolita est une victime qu’Humbert Humbert poussera à la mort. Et lorsque l’histoire est racontée par ce dernier, au fin fond d’un hôpital psychiatrique et dans l’attente de son procès, nous comprenons que la nymphette n’est que le produit de l’esprit pervers de l’adulte, quand la jeune fille protestait régulièrement… Cette mise en équivalence entre Matzneff et Nabokov est proprement inquiétante, à moins de considérer que nous devrions rejeter tous les livres qui traitent de ce que nous condamnons.

    • +13 !

      Pourtant, la difficulté croissante que nous pouvons rencontrer dans l’accès aux œuvres de Matzneff est un obstacle au retour critique sur un milieu et une époque. Bien que les œuvres de Matzneff n’aient a priori par apporté grand chose en terme de sensibilité ou d’esthétique, et qu’il n’existe pas de droit à être publié par Gallimard, Léo Scheer ou La table ronde, nous nous demandons ce que signifie, une fois que le texte existe, cette volonté de faire disparaître les preuves, et notamment celles de sa propre complaisance.

    • Dans une conférence fameuse à propos de la fonction auteur, Michel Foucault remarquait à propos du « nom auteur », l’ « impossibilité de le traiter comme une description définie ; mais impossibilité également de le traiter comme un nom propre ordinaire. » L’auteur et son nom sont une fonction, une signature, et l’œuvre un ensemble disparate. Ainsi, le nom Matzneff, qu’il désigne le signataire d’une œuvre, le personnage de son propre livre ou l’homme civil devant assumer ses actes, ne renvoie pas à la même entité, y compris lorsque Gabriel Matzneff prétend le contraire. Un texte est toujours un collage, dont participe le regard du lecteur. Pour preuve, les interventions de Vanessa Springora et Francesca Gee complètent aujourd’hui la lecture des livres de Matzneff, et sont indispensables à qui souhaite les comprendre.

      Sans sacralisation (et puis quoi encore !), mais avec la reconnaissance nécessaire pour ce qu’ielles ont fournis d’utile et de beau - au-delà même de celleux qui ont trouvé intérêt à les lire - oui ! #Gilles_Deleuze #Françoise_Dolto et #Michel_Foucault.

      Pas envie de développer maintenant mais prenons l’un e de spire, la catho lacanienne Dolto. Elle a tant et plus insisté pour une modification du rapport des parents avec leurs enfants où le dire vrai, où parler de la manière la plus explicite possible devenait un préalable pour être des parents « suffisamment bons » (comme dirait Winnicot), sans qu’il soit souhaitable de prendre les enfants pour des adultes pour autant. (cette addition à la culture compte y compris comme arme contre la culture du viol ; le pourvoir de dire fabrique des réciprocités qui sapent et cassent les « secrets de famille » par exemple).
      Quant aux deux autres, toutes réserves sur leurs thèses, textes ou travaux mises à part, jamais il ne se seraient posés en zélateurs de l’abus de pouvoir ou de l’abus de confiance à l’encontre de vulnérables, de mineurs (ici entendus comme sans pouvoir, et pas selon une définition légale), dont bon nombre de violences incestueuses (et de viols) sont exemplaires.

      #Gab_la_rafale #Matzneff

    • Jamais il ne se seraient posés en zélateurs de l’abus de pouvoir ou de l’abus de confiance à l’encontre de vulnérables, de mineurs

      non ils ont cru que c’était une défense de l’amour, et c’est tout le problème. Chai pas s’il faut te le dire en chinois ou quoi.

      avec la reconnaissance nécessaire pour ce qu’ielles ont fournis d’utile et de beau -

      On est en train de parler pédophilie là, pas exactement le moment où ces trois là ont fait des étincelles ou en tout cas, à ce moment-là, iels ont dit des conneries, c’est tout, c’est pas grave, ça arrive, iels se sont viandés comme des nazes, on leur reproche, c’est fair play, de diou, j’ai quand même l’impression que niveau reconnaissance, ça va pour eux non ?