• Lire une littérature pédophile : le cas des études littéraires sur Gabriel Matzneff
    https://malaises.hypotheses.org/1238

    Automne 2010, j’assiste avec petite vingtaine de lycéen·nes à un festival organisé autour de deux prix littéraires dans une ville de province. L’invitation étant liée à la participation à un concours scolaire et non à notre initiative personnelle, nous découvrons tou·te·s avec probablement un certain émerveillement un monde de lectures de poésie, de débats littéraires et d’échanges avec des écrivain·es en chair et en os. Le dernier jour, la clôture de notre séjour sous la forme d’un échange avec le président de l’association qui finance l’initiative donne lieu à un épisode inattendu. À une participante qui demande s’il est possible de garder contact avec certain·es des écrivain·es présent·es et de correspondre, cet homme fait une réponse positive et factuelle avant de marquer un temps d’arrêt. Il raconte alors que quelques années auparavant, un écrivain avec qui une lycéenne – invitée dans les mêmes conditions que nous – avait correspondu, a entretenu avec celle-ci une relation qui a eu d’importantes répercussions psychiatriques, pour elle et pour la compagne de l’auteur. Celui-ci, conclut le président de l’association, est désormais exclu du jury. Ce récit, qui tranche avec l’atmosphère générale du festival où trônent naturellement les écrivain·es, ne figure pas dans le compte-rendu que je fais de ce séjour pour mon lycée mais est pourtant présent dans ma mémoire avec une grande netteté. La littérature, c’est aussi ça.

    2019, à la veille de Noël, la presse annonce la publication du livre Le Consentement de Vanessa Springora. Une des multiples figures féminines qui parcourent l’œuvre de Gabriel Matzneff prend la parole dont elle était privée et remet le monde à l’endroit. Le livre est notamment introduit par un long article du Monde qui rappelle la complaisance dont a bénéficié Gabriel Matzneff, d’abord dans un contexte intellectuel post-libération sexuelle où le discours pro-pédophile avait acquis une légitimité importante, puis plus discrètement mais toujours activement dans un milieu littéraire qui lui attribue des prix (le prix Renaudot en 2013), des tribunes (dans Le Point) et l’invite dans différents espaces publics et médiatiques au nom des qualités littéraires et de la force de transgression qu’il lui reconnaît1. À la suite de cet article, c’est surtout un extrait de l’émission Apostrophes en 1990 qui fait le tour des réseaux sociaux, ainsi que diverses citations des œuvres de l’auteur, parmi les plus crus ou explicites (généralement sans avertissement ni analyse), déclenchant une série de réactions diverses – reléguant parfois au second plan la prise de parole de Vanessa Springora et la nécessaire prise de conscience de la prévalence de la pédocriminalité dans la société au profit dans certains cas d’un certain populisme opposant le bon sens commun à une « intelligentsia » pro-pédophile, d’un conservatisme profitant de l’occasion pour déplorer la libération sexuelle2 ou d’une critique de la médiocrité d’une littérature narcissique et autocentrée3.

    Je voudrais pourtant à mon tour ajouter de l’eau au moulin du cas Matzneff – l’actualité de la prise de parole ou plutôt d’écriture de Vanessa Springora sera l’occasion de formaliser des questions qu’ont soulevées pour moi plusieurs lectures ces deux dernières années – afin d’aborder plus précisément le positionnement des études littéraires universitaires vis-à-vis des textes pédophiles. Mon propos portera sur des productions scientifiques des quinze dernières années, bien éloignées de l’acmé du militantisme pédophile en France dans les années 19704. De façon exceptionnelle, les productions scientifiques citées, référencées et critiquées dans ce billet seront partiellement anonymisées par un système d’initiales, en restant aisément identifiables pour qui voudra en consulter intégralement le contenu. Ce choix, qui ne correspond pas aux pratiques habituelles du débat universitaire où l’auctorialité est centrale, m’a semblé plus favorable à une discussion collective au sein des études littéraires compte-tenu du contexte médiatique et discursif actuel entourant Gabriel Matzneff ; ce contexte fait en effet courir le risque de produire aux yeux des lecteurs et des lectrices de ce billet une liste d’individus pointés du doigt plutôt qu’un engagement dans une réflexion critique sur des discours et des méthodes.

    Mon diagnostic à partir du cas Gabriel Matzneff sera le suivant : les études littéraires en France ont échoué à se saisir sérieusement de la question des violences sexuelles envers les mineur·es au profit d’approches qui prennent trop peu de distance critique avec la rhétorique pro-pédophile.

    #matzneff #pédocriminalité #déni #littérature

  • Lire Matzneff
    https://lundi.am/Lire-Matzneff

    Lire Gabriel Matzneff, à vrai dire, cela ne nous avait jamais traversé l’esprit. Des contributeurs de lundimatin ont cependant jugé utile, la médiatisation de l’« affaire » passée, de se pencher sur son oeuvre. Passés les extraits les plus sordides souvent relayés par la presse, on découvre une structure littéraire, une manière de se penser comme auteur, qui permettent de mieux appréhender les enjeux politiques du scandale.

    pas encore lu

    • Plutôt que d’aligner les citations des journaux de Matzneff comme les pièces d’un dossier d’accusation, il eût été possible de prolonger le geste de Springora en questionnant les rapports de pouvoir à l’œuvre chez l’auteur, en analysant les différents régimes de discours et d’écriture, et leurs effets dans le réel.

    • Deleuze, Foucault, Dolto et bien d’autres, furent, au gré d’une relecture anachronique et décontextualisée de leurs prises de position, rendus complices des abus sexuels à l’encontre des mineurs. Pour comprendre Matzneff, son relatif succès dans les années 70-80 et la bienveillance à son égard, ce n’est pas à l’époque mais à son œuvre qu’il faut se confronter.

      eh allez deleuze/foucault, c’est #sacré hein...

    • « Je ne hais personne ; en revanche, il y a des êtres que je méprise de toutes mes forces, que je tiens pour de répugnantes raclures d’humanité : ce sont les oublieuses, les amnésiques, celles qui s’efforcent misérablement d’effacer, de gratter, de nier ce que, dans leur adolescence, leur jeunesse, elles vécurent avec moi. Ce sont les #renégates. »

    • "(...) nous autres, écrivains, nous n’avons pas besoin de tuer les femmes que nous avons aimées, ni de nous suicider à cause d’elles. Pour en triompher définitivement, pour avoir le victorieux dernier mot, il nous suffit d’en faire des personnages de roman. »

    • Dans son ouvrage, intitulé Le Consentement, Vanessa Springora formule les questions qui l’ont habitée, toutes semblant résulter d’une difficulté, à savoir, « comment admettre qu’on a été abusé, quand on ne peut nier avoir été consentant"

    • Cette fixation sur le consentement rend d’ailleurs son œuvre difficilement compréhensible à l’aune de ce seul critère d’appréciation moral, car plus qu’une absence de consentement, c’est tout un système de pouvoir et de prédation que Matzneff met en place.

    • « Le rôle de bienfaiteur qu’aime se donner G. dans ses livres consiste en une initiation des jeunes personnes aux joies du sexe par un professionnel, un spécialiste émérite, bref, osons le mot, par un expert. En réalité, cet exceptionnel talent se borne à ne pas faire souffrir sa partenaire. Et lorsqu’il n’y a ni souffrance ni contrainte, c’est bien connu, il n’y a pas de viol. Toute la difficulté de l’entreprise consiste à respecter cette règle d’or, sans jamais y déroger. Une violence physique laisse un souvenir contre lequel se révolter. C’est atroce, mais solide.

      L’abus sexuel, au contraire, se présente de façon insidieuse et détournée, sans qu’on en ait clairement conscience. (…) Très souvent, dans les cas d’abus sexuel ou d’abus de faiblesse, on retrouve un même déni de réalité : le refus de se considérer comme une victime. Et, en effet, comment admettre qu’on a été abusé, quand on ne peut nier avoir été consentant ? Quand, en l’occurrence, on a ressenti du désir pour cet adulte qui s’est empressé d’en profiter ? »

    • Tout en trouvant légitime que la loi fixe des limites, Vanessa Springora écrit que « L’amour n’a pas d’âge » et est prête à considérer comme pardonnable une relation exceptionnelle, unique, entre un adulte et une adolescente. Elle démontre a contrario que ce qui caractérise l’abus de pouvoir de Matzneff se trouve essentiellement dans la récurrence et la prédation.

    • Dans le système Matzneff, la recherche de la différence d’âge est le prolongement de sa misogynie et de son égocentrisme, avec pour objectif la recherche d’une relation de pouvoir par construction asymétrique.

    • Si la famille est, en effet, parfois oppressive, Gabriel Matzneff s’y oppose surtout parce qu’il entend exercer un pouvoir concurrent à celui des parents. C’est donc logiquement qu’il finit par asséner dans La passion Francesca : « c’est à ses parents, à ses professeurs qu’une jeune- fille doit mentir, et non à son amant. »

    • « En sortant de ce Forum pouilleux et sinistre [le Forum des Halles], j’ai cru que nous allions être attaqués par une bande de jeunes Noirs. J’ai eu, je l’avoue, très peur pour Marie-Elisabeth. Quelle racaille ! Je pense qu’à Rome, au IIIe siècle de notre ère, on rencontrait dans les rues des types de ce genre. La lie de l’Empire. »

      Gabriel Matzneff exècre les classes populaires et semble se méfier particulièrement des « bandes de jeunes Noirs ».

    • Plus qu’un orgueil, rester soi-même semble une obsession. Matzneff cherche bien sûr la persistance des sentiments, des opinions, mais aussi celle du corps. Un corps souvent désincarné. Obsédé par sa volonté de garder un ventre plat et une pureté du corps, Matzneff recopie le menu de ses repas et donne à voir sa culpabilité, il relate ses passages sur le pèse-personne, et ses cures auprès de son diététicien.

    • Considérant qu’ils sont les seuls à « rester propres et beaux » comme il le dira sur le Plateau d’Apostrophes, lorsqu’il sera invité pour présenter Les moins de seize ans, les enfants et adolescents sont le principal objet du désir de l’écrivain, qui se vante fréquemment de rester proche de l’adolescent qu’il fut.

    • Sur son site internet, et au détour des pages des premiers volumes de son journal, on a pu apprendre qu’il fut ballotté entre ses parents divorcés, séparé de sa sœur et de ses frères. On lit aussi qu’il fut sexuellement initié à l’âge de treize par un homme beaucoup plus âgé. Si Matzneff insiste sur la persistance de son être depuis l’adolescence, il ne dit rien ni de l’influence de cette expérience, ni du lien entre la pédophilie et l’incapacité à être adulte. Voici pourtant ce qu’il écrit à propos de Dorian Gray dans Maîtres et complices, sorte d’autobiographie intellectuelle prenant prétexte des grandes œuvres de la littérature :

      « Si le visage de Dorian Gray ne se ride pas, si son ventre reste plat, sa taille élancée, ses joues roses et son œil vif, c’est moins au portrait magique qu’il le doit, qu’aux peaux adolescentes à la chaleur desquelles il régénère la sienne et aux bouches vierges dont les frais baisers sont pour lui une source balsamique. »

    • Dans les années 1970, l’extrême-droite était relativement seule à accuser Françoise Dolto de soutenir les pédophiles. Mais en janvier 2020, au gré des cibles choisies par les uns et les autres, elle fut parmi le grand nombre d’intellectuels des années 70-80 ciblés et accusés de « complicité ». Pour son premier numéro de l’année, Marianne pouvait titrer « ​Matzneff, fantôme d’un passé soudain gênant », au sein d’un dossier sobrement intitulé « Quand la gauche virait dingo », et, pendant des semaines, nombre d’éditorialistes ont pu s’indigner à propos de la permissivité d’une époque dont ils attribuaient tous les maux à mai 68 et aux luttes des années 70. Matzneff lui-même a d’ailleurs pu s’engouffrer dans la brèche, en désignant auprès de BFMTV ses actes comme des « galipettes coupables post-soixante-huitardes » et en ajoutant : « oui sans doute étions-nous inconscients, nous avons été nombreux à nous laisser enivrer par l’air de liberté, le parfum libertaire de cette époque insouciante.

    • Finalement, ceux qui réclamaient un assouplissement et une modernisation des lois obtiendront en partie gain de cause, leurs revendications débouchant en 1982 sur le remplacement dans la loi du crime d’« attentat à la pudeur sur mineurs » par le délit d’ « atteinte sexuelle sur mineurs », passible du tribunal correctionnel et non plus des assises, ainsi que sur l’alignement des majorités sexuelles, mettant fin à une discrimination entre hétérosexuels et homosexuels. Sauf à considérer que les lois actuelles encouragent la pédophilie, il semble donc erroné de considérer comme « pro-pédophile » la critique des lois en vigueur dans les années 70.

    • « Je ne veux pas que l’on censure les livres de Matzneff. Ils sont le marqueur d’une époque. », déclarait Vanessa Springora dans une interview à l’Obs. Rappelant que la maison d’édition qu’elle dirige avait publié une édition critique des Décombres de Rebatet, Vanessa Springora suggérait, en ce qui concerne les essais écrits en défense de la pédophilie par Matzneff, de les encadrer d’un rappel à la loi, ou, mieux, d’un appareil critique.

    • +12 !

      Si l’éthique peut être un critère de jugement artistique, on ne peut exiger que les faits narrés dans une œuvre conviennent à la morale. Pour cette raison, la déclaration de Didier Decoin, nouveau président de l’académie Goncourt, déclarant « Il n’y a pas que Matzneff, il y a d’autres auteurs… Je ne sais pas si on aurait couronné Nabokov. » nous apparaît comme surprenante. Rappelons que Lolita est un roman, et en aucun cas une apologie de la pédophilie. Lolita est une victime qu’Humbert Humbert poussera à la mort. Et lorsque l’histoire est racontée par ce dernier, au fin fond d’un hôpital psychiatrique et dans l’attente de son procès, nous comprenons que la nymphette n’est que le produit de l’esprit pervers de l’adulte, quand la jeune fille protestait régulièrement… Cette mise en équivalence entre Matzneff et Nabokov est proprement inquiétante, à moins de considérer que nous devrions rejeter tous les livres qui traitent de ce que nous condamnons.

    • +13 !

      Pourtant, la difficulté croissante que nous pouvons rencontrer dans l’accès aux œuvres de Matzneff est un obstacle au retour critique sur un milieu et une époque. Bien que les œuvres de Matzneff n’aient a priori par apporté grand chose en terme de sensibilité ou d’esthétique, et qu’il n’existe pas de droit à être publié par Gallimard, Léo Scheer ou La table ronde, nous nous demandons ce que signifie, une fois que le texte existe, cette volonté de faire disparaître les preuves, et notamment celles de sa propre complaisance.

    • Dans une conférence fameuse à propos de la fonction auteur, Michel Foucault remarquait à propos du « nom auteur », l’ « impossibilité de le traiter comme une description définie ; mais impossibilité également de le traiter comme un nom propre ordinaire. » L’auteur et son nom sont une fonction, une signature, et l’œuvre un ensemble disparate. Ainsi, le nom Matzneff, qu’il désigne le signataire d’une œuvre, le personnage de son propre livre ou l’homme civil devant assumer ses actes, ne renvoie pas à la même entité, y compris lorsque Gabriel Matzneff prétend le contraire. Un texte est toujours un collage, dont participe le regard du lecteur. Pour preuve, les interventions de Vanessa Springora et Francesca Gee complètent aujourd’hui la lecture des livres de Matzneff, et sont indispensables à qui souhaite les comprendre.

      Sans sacralisation (et puis quoi encore !), mais avec la reconnaissance nécessaire pour ce qu’ielles ont fournis d’utile et de beau - au-delà même de celleux qui ont trouvé intérêt à les lire - oui ! #Gilles_Deleuze #Françoise_Dolto et #Michel_Foucault.

      Pas envie de développer maintenant mais prenons l’un e de spire, la catho lacanienne Dolto. Elle a tant et plus insisté pour une modification du rapport des parents avec leurs enfants où le dire vrai, où parler de la manière la plus explicite possible devenait un préalable pour être des parents « suffisamment bons » (comme dirait Winnicot), sans qu’il soit souhaitable de prendre les enfants pour des adultes pour autant. (cette addition à la culture compte y compris comme arme contre la culture du viol ; le pourvoir de dire fabrique des réciprocités qui sapent et cassent les « secrets de famille » par exemple).
      Quant aux deux autres, toutes réserves sur leurs thèses, textes ou travaux mises à part, jamais il ne se seraient posés en zélateurs de l’abus de pouvoir ou de l’abus de confiance à l’encontre de vulnérables, de mineurs (ici entendus comme sans pouvoir, et pas selon une définition légale), dont bon nombre de violences incestueuses (et de viols) sont exemplaires.

      #Gab_la_rafale #Matzneff

    • Jamais il ne se seraient posés en zélateurs de l’abus de pouvoir ou de l’abus de confiance à l’encontre de vulnérables, de mineurs

      non ils ont cru que c’était une défense de l’amour, et c’est tout le problème. Chai pas s’il faut te le dire en chinois ou quoi.

      avec la reconnaissance nécessaire pour ce qu’ielles ont fournis d’utile et de beau -

      On est en train de parler pédophilie là, pas exactement le moment où ces trois là ont fait des étincelles ou en tout cas, à ce moment-là, iels ont dit des conneries, c’est tout, c’est pas grave, ça arrive, iels se sont viandés comme des nazes, on leur reproche, c’est fair play, de diou, j’ai quand même l’impression que niveau reconnaissance, ça va pour eux non ?

  • #MeToo : dans la gastronomie, l’espoir d’un changement
    https://www.mediapart.fr/journal/france/261220/metoo-dans-la-gastronomie-l-espoir-dun-changement?onglet=full

    Mediapart a recueilli pendant plusieurs mois des dizaines de témoignages de salarié·e·s de la restauration. Violences physiques, psychologiques, sexuelles, propos racistes et homophobes, conditions de travail éprouvantes : le tableau est atterrant. De plus en plus de voix s’élèvent pour que ça change.

    e me suis demandé si j’allais m’embarquer dans cette affaire. Je sais qu’il a une puissance financière et médiatique que je n’ai pas, mais j’ai réfléchi. J’ai peur, mais j’ai encore plus peur d’avoir des regrets. » Florence Chatelet, 41 ans, est la patronne de By DEHESA, qui fournit depuis 2011 des produits artisanaux d’exception à de nombreux chefs étoilés, au Canada, en Europe et en Asie.

    Le 27 novembre, comme Libération l’a révélé, elle a déposé plainte à Paris contre le chef Guy Martin, pour viol et agression sexuelle. Une enquête préliminaire a été ouverte le 2 décembre par le parquet de Paris.

    Entre 2014 et 2015, Florence Chatelet vend ses produits à deux restaurants dont la carte est supervisée par Guy Martin, également chef et propriétaire du très chic Grand Véfour, deux étoiles Michelin depuis 2008.

    En 2015, au terme d’un rendez-vous professionnel en face-à-face, Florence Chatelet raconte qu’il l’aurait « plaquée contre la porte ». « Il commence à m’embrasser dans le cou, sur la bouche, il touche mon corps, je sens sa main sur mes fesses et sur mon sexe. Je lui ai mis un coup de genou dans les couilles et je me suis barrée », affirme-t-elle. Depuis ce jour, dit-elle, « ma relation commerciale avec le groupe Guy Martin a cessé ».

    Florence Chatelet prétend n’avoir parlé à personne de ce qui s’est passé ce jour-là jusqu’en 2017 : « J’ai réalisé que j’ai été traversée d’abord par un sentiment de honte, puis une certaine forme de dissociation entre mon esprit et mon corps. Je ne pouvais pas l’accepter. »

    De son côté, Guy Martin, via son service presse, indique qu’il « n’a aucune information sur le dépôt d’une plainte et n’a pas de commentaire à faire. Il conteste formellement les accusations portées contre lui, comme il l’a déjà fait lorsqu’elles ont été avancées pour la première fois ». Il est présumé innocent.

    Un secteur en ébullition

    Depuis le printemps, le milieu de la restauration, durement éprouvé par le Covid-19, est en ébullition. Fin mars, un questionnaire est lancé sur les violences en cuisine, entre autres par Camille Aumont-Carnel, créatrice du compte Instagram « Je dis non chef ! », qui publie depuis 2019 les récits de victimes ou témoins de ces violences (voir notre Boîte noire).

    • Il y a un passage sur le Drouant, resto dans lequel se passe les prix Goncourt et Renaudot. Grandes cérémonies de l’invisibilisation des femmes. Renaudot qui a primé #matzneff en 2014

      Aujourd’hui, Stéphanie ne regrette pas sa démarche. « Mais c’est dur de trouver du taf avec un prud’hommes sur le dos, car les gens considèrent que tu es procédurier. »

      C’est le risque que prend Thomas*. À 28 ans, l’ancien sous-chef a saisi en juin dernier les prud’hommes de Paris pour travail dissimulé, rappels de salaire, non-respect des temps de repos, manquement de l’employeur à son obligation de sécurité, harcèlement moral, contre son dernier employeur, la société Drouant.

      De mi-mai 2018 à décembre 2019, il a travaillé au sein du prestigieux restaurant parisien, le Drouant, à deux pas de l’opéra Garnier, et célèbre pour accueillir chaque année les jurys de deux prix littéraires, le Goncourt et le Renaudot. En cuisine, c’est le chef Émile Cotte qui règne depuis 2018.

      Dans sa saisine du conseil des prud’hommes, Thomas, que Mediapart a rencontré, décrit un rythme de travail dantesque, allant jusqu’à provoquer un « malaise dans la rue » et « une fracture de fatigue ». Selon le cuisinier, il était fréquent qu’il effectue des journées de 9 heures à 20 heures, voire minuit, « sans pause le midi pour déj et le soir pour dîner », et « pas de pause l’après-midi, à peine le temps pour aller aux toilettes ». Il accuse aussi le chef d’avoir tenu devant lui des propos « humiliants, vexatoires, à caractère homophobe ».

      Thomas, qui est homosexuel, n’en était pas à ses débuts quand il arrive chez Drouant. Il avait déjà travaillé pour Cotte, et cela faisait plusieurs années qu’il travaillait dans la restauration. C’est après la réouverture du restaurant, un temps fermé pour travaux, à l’automne 2019 que Thomas n’a plus supporté. Il évoque des violences physiques – des « pincements aux bras, aux pectoraux », confirmés par plusieurs témoins –, des cris, des insultes.

      « Des gens ont peur, moi je ne veux plus, dit Thomas. Cotte est un très bon cuisinier, mais en terme de management, c’est “marche ou crève” ».

      Pour corroborer son récit, Thomas produit plusieurs messages envoyés par Émile Cotte et consultés par Mediapart : ce dernier parle de lui à plusieurs reprises comme du « PD ». Dans un message, il dit : « PD et negros inclus. L’ensemble du personnel. » Un jour de février 2019, Thomas est malade, son chef lui écrit sur Messenger : « Ça va mieux aujourd’hui ? / Tu as du sucer une queue pas propre, gros dégueulasse. » Le 7 décembre 2019, Thomas est en arrêt : « Comment ça va le PD / Pas mort. » Le 9 janvier 2020 : « Alors alors pas mort encore / toujours des morilles sur le bout du gland. »

      « Le plus souvent, pour être tranquille, je laissais passer, explique Thomas. C’est un engrenage, surtout avec cette hiérarchie qu’on connaît en cuisine. » En défense, Drouant produit d’ailleurs plusieurs échanges entre Thomas et le chef, laissant apparaître une forme de camaraderie.

      Dans un autre message, le chef parle de « puputtes ». Un mot qu’une autre ancienne de chez Drouant, interrogée par Mediapart, se rappelle avoir entendu. Plusieurs ex-collègues de Thomas ont d’ailleurs accepté de témoigner dans le cadre de sa procédure.

      « Les femmes subissaient aussi des blagues grivoises », raconte Thomas. Deux ex-salariées du restaurant nous l’ont également raconté. Interrogé par Mediapart, Émile Cotte se défend de « toute accusation de violence ou de discrimination ». Il évoque une « amitié de sept ans » avec Thomas, qui s’est brutalement terminée l’hiver dernier ; il parle de lui comme d’un « très bon pro » et qu’il était, avec lui, « dans l’état d’esprit d’un grand frère ».

      Et quand on l’interroge sur les reproches faits par Thomas, et par certains de ses collègues, Émile Cotte indique qu’il est « conscient d’être parfois dur et exigeant », et que les horaires de travail ont pu être « importants ». « C’est un métier parfois difficile et stressant. Mais c’était ma troisième ouverture pour le groupe et jamais je n’ai reçu la moindre plainte », explique-t-il.

      Quant aux messages produits par Thomas, il s’agit, d’après lui, « d’échanges privés, grivois, de franche rigolade ». Il envisage simplement avoir pu « peut-être être maladroit ». « Je peux passer pour le rugbyman bourru, je ne sais pas… Mais je n’ai jamais eu de volonté de nuire à quiconque », affirme encore Émile Cotte.

      La société Drouant, elle, rapporte que Thomas n’a jamais remonté la moindre alerte avant le premier courrier envoyé par son avocate, et qu’« alors que Émile Cotte a travaillé dans plusieurs de nos établissements, personne n’a jamais rapporté de violences en cuisine ». Quant aux messages figurant au dossier, ils relèvent, selon Drouant, d’une relation d’ordre privé : « Nous, employeurs, ne pouvons nous ingérer dans une relation personnelle », explique la DRH Nathalie Lemoine.

      L’audience aux prud’hommes pour Thomas est prévue le 19 janvier prochain.

  • De #Matzneff aux attentats : le New York Times, la France et ses zones d’ombre | la revue des médias
    http://larevuedesmedias.ina.fr/bureau-new-york-times-paris-enquete-matzneff-attentat

    Ils ne sont que cinq, mais ils ont publié quelques unes des meilleures enquêtes parues ces derniers mois sur la société française. Des violences sexuelles à l’onde de choc qui a suivi l’assassinat de Samuel Paty, voici comment travaillent les journalistes du bureau du New York Times à Paris.

    #journalisme
    #Nori_Onishi

    Bon, entre nous, ils exigent des personnes qui enquêtent longuement et leur fournissent des sources qu’elles ne soient considérées qu’uniquement comme témoins et donc renoncent à toute indemnité, question d’éthique mise en avant évidemment.

  • Paris enlève la plaque polémique d’hommage à Guy Hocquenghem, ami de Gabriel Matzneff - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/paris-75/paris-enleve-la-plaque-polemique-d-hommage-a-guy-hocquenghem-ami-de-gabri

    La plaque posée en janvier dernier en hommage à Guy Hocquenghem a été enlevée discrètement mercredi. Depuis des semaines, elle enflammait les réseaux sociaux en raison de propos pro-pédophilie qu’avait tenus l’écrivain.

    Je trouve ça stupide et parfaitement #faux_cul, comme Gallimard qui vire #matzneff de son catalogue.

    • Euh c’est un peu court, voire totalement l’inverse de la réalité, celleux qui demandaient le retrait c’est surtout :

      Depuis plusieurs semaines, après la démission de Christophe Girard, cette plaque enflammait les réseaux sociaux. Des élus écologistes, des féministes, le collectif des Grenades, interpellaient la ville et demandaient sa dépose.

    • Alors est-ce que l’action des Grenades est au mieux maladroite, au pire homophobe ? Oui car la reprise du mode d’action d’Act Up contre un pédé qui n’était pas LA figure de la propédophilie, mort du SIDA et exclu des milieux d’EG pour son homosexualité est vachement dérangeante. Tang Frères autogéré, @walstrid

      https://twitter.com/walstrid/status/1302029402369339393

      Pourquoi le mouvement de libération homosexuel a pendant les années 70, et jusqu’au début des années 2000 dans les mouvements radicaux comme les Panthères Roses, défendu les pratiques pédophiles et l’abolition de l’âge de la majorité sexuelle ?

      Il faut comprendre que d’abord, la question de la majorité sexuelle était un axe majeur de lutte pour les jeunes adolescents du FHAR : la majorité sexuelle pour les relations hétéros était fixée à 13 ans, tandis que pour les relations homos elle était de 21 ans depuis 1942.

      On part donc d’un mouvement de contestation venant de « premiers concernés », qui revendiquent l’égalité stricte avec les hétéros. La majorité pour les homos sera d’abord abaissée à 18 ans en 1974, puis finalement mise à égalité avec les hétéros à 15 ans en 1982.

      Entre temps, le discours sur l’égalité de la majorité sexuelle va être reprise par les adultes, cette fois-ci sur une posture plus « radicool » : la majorité sexuelle serait uniquement arbitraire, et ne servirait qu’à contrôler les mœurs.

      Si la critique d’arbitraire tient, c’est sur la redéfinition du consentement sexuel que les militants d’EG pêchent : si la violence des rapports est prise en compte pour invalider le « consentement » exprimé, les rapports de domination passent à la trappe.

    • Hocquenhem se serait rendu coupable, selon elle, d’apologie de la pédocriminalité.

      pas de conditionnel à mettre ici, il l’a fait cette apologie, c’est vrai, et documenté, ça se trouve en deux clic. Son maître, renée Schérer est un pédophile militant.

      rappelant que Guy Hocquenghem luttait dans les années 1970 pour l’abaissement de l’âge de la majorité sexuelle pour les relations homosexuelles fixée par le régime de Vichy à 18 ans (contre 15 ans pour les hétéros).

      C’est fourbe de le poser comme ça. Les milieux gay et pédo faisaient cause commune à ce moment là. Encore une fois, Shérer pensait qu’un gosse de 6 ans avait le « droit » au sexe avec des adultes. Foucault pareil mais mieux dis... Hocquenchem a conduit un numéro entier de sa revue recherche pour défendre la pédophilie. Bref, pas la peine de sauver guy pour dénoncer l’instrumentalisation par la droite de ces merdes qui sont réelles . Et pour mémoire, il les aimaient bien les droitards, guy hocquenghem :

      https://blogelements.typepad.fr/files/1979---tout-contre-la-nouvelle-droite-1.pdf

    • Il faudrait retrouver ça tiens, qu’on rigole :

      la brochure édité en 1982 par le ministère de la jeunesse et des sports intitulé je m’aime je m’informe qui reccomandait la lecture du bon sexe illustré de Tony Duvert, texte vantant les mérites de la pédophilie et argumentant en sa faveur

      in l’enfant interdit de #Verdrager.

      allez ça me dégoûte toute cette merde.

    • Il y a un nombre exponentiel de connards de droite et de gauche de droite qui disent gauchistes comme insulte (parler comme Brice Couturier). Ça me fait parfois regretter de l’avoir employé de la même manière si souvent depuis la toute jeune adolescence.

      Ce que dit GH dans son panier sur la ND c’est qu’à part Guattari et Deleuze, l’absence totale d’attention aux avancées scientifiques (dont la génétique) caractérise la gauche et laisse à la ND « sa liberté d’action. » (sur un ton pamphlétaire il fait aussi le coup, brillant dans sa Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary ). À part quelques provoc « nietzschéennes » je trouve pas ça mal vu (car oui, il y a un gramscisme de droite qui a réussi, et la ND a été son prophète).

      Le gros étiquetage « gauchiste », c’est tomber dans le piège des généralisations, abusives qui plus est, et c’est un contresens qui loupe totalement GH dont l’iconoclastie (parfois gênante, en effet) n’a de rapport avec aucune discipline militante. Il incarne à l’inverse une des critiques en actes du gauchisme de l’époque.

      Est-ce que ça c’est du gauchisme ?!!

      Que ce soit dans le Rapport contre la normalité ou dans Trois milliards de pervers, les pédés du FHAR discutaient collectivement de leurs différents fantasmes (relations intergénérationnelles, fétichisations des Arabes, SM, etc.), ce qui leur a été beaucoup reproché. Mais ces discussions n’étaient pas des vitrines politiques : elles comportaient toutes un sens de l’analyse et de l’autocritique.

      Cycle Lire Hocquenghem : I - Ouverture de Co-ire ; II - L’Education antisexuelle ;

      Je te suggère d’attendre (préparer ?) un moment où malgré ce dont il est question respirer (ne pas lire ces trucs à l’aune de ton expérience de jeunesse, au moins provisoirement ) t’es possible et de lire les deux papiers de Trou noir, non pas pour « débattre » (je m’en tamponne, je dis vas y voir, car ce procès et ces condamnations sont injustes), plutôt parce ça me chagrine que tu en restes à (un rêve d’exécution et) des jugements sommaires. La justice bourgeoise dit se soucier d’instruire « à charge et à décharge ». Pour ma part, je relaxe GH et René Schérer (dont ta lecture me semble aussi quasi inexistante, sorry, il suffit de l’avoir lu un peu pour ne pas accepter une telle réduction). Mais si toi tu veux en décider, commence par ne pas oublier les pièces qui vont contre ta thèse, qui selon moi relève de l’idéologie dominante (et oublie pas pas que je n’aime pas plein de choses chez GH, voir l’intérêt de cette notion de « panthéonisation » dans les papiers de Trou noir).

      Il me semble avoir lu quelque part que tu disais qu’il y avait de fait une « érotisation » de la relation à tel ou telle enfant. C’est avant « le sexe » (qui contrairement au désir n’existe chez l’enfant, qu’à être appris avec nos topos nécessaires du genre : « tu as grandi, tu peux plus monter ton zizi ou ta zézette à tout le monde », suites aux prochains épisodes ?). Il y a comme disait Camus, à s’empêcher (le meurtre, etc) mais aussi à empêcher. Ici la curiosité, les essais érotiques des petits enfants envers des adultes (j’ai connu ça, sans trop savoir comment faire ce « nous sommes en relation mais pas comme ça »), sans inculquer on ne sait quelle morale, depuis un souci de soi qui est à acquérir.

      Mickaël Tempête dans son article sur la lecture de GH (Trou noir) dit aussi
      " Une société profondément pédophile fait du pédophile l’ennemi absolu. "

      ...

    • Le problème @colporteur est d’occuper l’espace par des théories (sociale,sexuelle, politique,marxiste ce que ces hommes ont largement développés) et de ne jamais prendre en considération ni l’Autre, ni les dégâts engendrés par la sexualité des adultes sur des gamin·es.
      Les pédophiles et autres violeurs cachés derrière un point de vue révolutionnaire légitimé par leur statut d’intellectuel ou d’hellénistes sont en fait des ultra-conformistes grands défenseurs du pouvoir phallique et de sa violence, des colonisateurs qui ont trouvé la voie du sexe pour faire croire que cet espace d’investissement politique devait être libéré pour mieux se jeter dessus.

      Je pense que ce n’est pas le fait d’avoir été violée enfant qui chagrine ou perturbe le jugement, c’est de se prendre un peu trop souvent dans la gueule et sous n’importe quelle prétexte que cette violence n’était pas seulement sexuelle mais qu’elle était chargé du symbolisme de la prédation phallique, comme dans la logique de l’appropriation colonialiste, elle visait à notre accaparement et à notre destruction, à s’approprier nos corps et nos esprits, à nous réduire à de la viande fraiche en rayon. Trop de mes ami·es peuvent dire qu’elles sont des survivantes aujourd’hui, car malheureusement il y a eu aussi nombre de suicides de celleux violées enfants.
      Alors, que la société soit violente et cruelle, cannibale et pédophile, ok. Mais l’ennemi absolu, non, je ne crois pas que ce soit l’image du pédophile qui la porte, le nazi est encore au grade au-dessus. La preuve, la mairie de paris est capable de poser une plaque sans se questionner un seul moment sur sa pertinence et pour commémorer un défenseur de la pédophilie ou maintenir en place des soutiens de pédophiles.
      L’image du pédophile n’est pas celle de l’ennemi absolu car elle est imprégnée de cette #culture_du_viol qui permet l’exercice d’un pouvoir social dans une société masculine bercée des écrits d’intellectuels comme Hocquengiem (grand ami de Matzneff) s’accaparant pendant des années et encore aujourd’hui ce rôle intellectuel élitiste de transmission éducationnel par le sexe. Et j’ai vu des proches se torturer à chercher comment s’opposer à la venue d’un prédateur chez eux parce que classé dans la catégorie des intellectuels.

    • https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/01/04/camille-kouchner-a-olivier-duhamel-tu-les-vois-les-angoisses-qui-nous-hanten

      Je vais t’expliquer, à toi qui dis que nous sommes tes enfants. Quand un adolescent dit oui à celui qui l’élève, c’est de l’inceste. Il dit oui au moment de son désir naissant. Il dit oui parce qu’il a confiance en toi et en ton apprentissage à la con. Et la violence, ça consiste à décider d’en profiter, tu comprends ? Parce que, en réalité, à ce moment-là, le jeune garçon ne saura pas te dire non. Il aura trop envie de te faire plaisir et de tout découvrir, sûrement.

  • Alice Coffin placée sous protection policière après son cyberharcèlement | Le HuffPost
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/alice-coffin-placee-sous-protection-policiere-apres-son-cyberharcelem

    “Ce qui s’est passé est très grave. La tempête d’insultes et de haine a été tellement violente qu’on m’a proposé une protection policière”, a confié l’élue issue du monde militant féministe. Après avoir d’abord refusé cette protection, elle a fini par l’accepter dimanche soir, précise-t-elle encore au quotidien.

    #Matzneff #Christophe_Girard #Alice_Coffin #cyber_harcèlement

  • Démission de Girard : Hidalgo saisit la justice et écarte 2 élues EELV de sa majorité | Le HuffPost
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/demission-de-girard-hidalgo-saisit-la-justice-et-ecarte-2-elues-eelv-


    Donc, la règle, c’est la standing ovation pour les soutiens de pédophile et les excuses et l’exclusion pour celles qui osent s’indigner.

    Jeudi soir, ce pilier de la majorité, qui a été entendu comme témoin dans le cadre de l’enquête visant l’écrivain, a finalement démissionné face à la pression, ce qui a provoqué l’”écœurement” d’Anne Hidalgo. Ce vendredi matin, plusieurs proches de la maire de Paris sont montés au créneau pour dénoncer “les excès” auxquels ont pris part deux membres de la majorité.

    Anne Hidalgo et son adjoint Emmanuel Grégoire ont par ailleurs demandé des “excuses” à Alice Coffin et Raphaëlle Rémy-Leleu. En vain. Dans la journée, les choses se sont envenimées. Durant la séance du Conseil de Paris, le préfet de police Didier Lallement a rendu hommage à Christophe Girard pour sa “leçon de dignité”, provoquant une standing ovation dans l’assemblée.

    Ce qui a provoqué l’ire d’Alice Coffin, qui a littéralement crié sa “honte” dans l’hémicycle, offrant ainsi une scène surréaliste. Du côté des socialistes, la colère ne retombait pas, alors que c’est l’embarras qui semblait régner chez les élus écolos, David Belliard en tête.

    #Christophe_Girard

    • La photo d’illustration du Huffpost est un contresens, elle nous montre Jean-Louis Missika, le parrain du BTP écarté de la nouvelle mandature, le soir de la réélection, lisant le discours d’Anne H. par dessus son épauleL Le sieur Missika est aujourd’hui en cavale entre l’Espagne et le Maroc, après s’être offert un pied à terre de 7 millions d’euros dans le 16ème l’hiver dernier. Evidemment tout cela n’intéresse personne.

    • Le survol des liens se rapportant à ce monsieur est éclairant  :

      Jean-Louis Missika, né le 6 mars 1951 à Alger, est un homme politique français.. Il est membre du Conseil de Paris et adjoint (apparenté au groupe PS) au maire de Paris chargé de l’urbanisme, de l’architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique et de l’attractivité.

      Jean-Louis Missika Un temps séduit par Macron, l’adjoint à l’urbanisme sera la clé de voûte de la campagne municipale de Hidalgo à Paris. « Il y a une sorte d’inquiétude chez moi ...

      Jean-Louis Missika : « L’Hidalgo bashing a été trop loin, il a fini par agacer les Parisiens » L’ancien adjoint à l’urbanisme, artisan de l’ombre de la victoire d’Anne Hidalgo prend ses ...

      Jean-Louis Missika : Spécialiste des médias, il enseigne la communication politique à Sciences-Po Paris et dirige une société de conseil en stratégie, auteur notamment de La fin de la télévision (Seuil, 2006).

      Jean-Louis Missika, adjoint à l’urbanisme, au développement économique et à l’attractivité, lors d’un point presse à Londres, le 6 février 2017

      Jean-Louis Missika est un homme de télévision et sociologue français. Il est membre du Conseil de Paris et adjoint (PS) au maire de Paris chargé de l’innovation, de la recherche et des universités.

      Docteur d’État en gestion (Paris IX Dauphine), diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, et d’Études supérieures de Sciences économiques (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et licencié de philosophie (Paris I Panthéon-Sorbonne).

      Jean-Louis Missika débute sa carrière en devenant en 1979 conseiller de Maurice Ulrich et Pierre Desgraupes, présidents-directeurs généraux successifs d’Antenne 2. Il occupera ce poste jusqu’en 1984.
      Entre 1985 et 1986, il rejoint l’INA comme directeur de recherche au département de la recherche prospective
      À partir de 1986, il devient rédacteur en chef de la revue la revue MédiasPouvoirs.
      En 1988 il occupe le poste de chef du Service d’information et de diffusion du Premier ministre Michel Rocard, fonction qu’il exercera jusqu’à la démission de celui-ci en 1991.
      Il intègre ensuite la direction générale du Groupe de la Cité (1991-1993) puis de la Sofres comme directeur général adjoint et directeur des activités médias (1993-1995). En 1995 et durant 3 ans, il dirige BVA, avant de créer sa société de consultant médias, JLM Conseil, filiale d’Altedia, et conseiller de Bertrand Delanoë.
      Administrateur d’Iliad depuis 2004, il est nommé vice-président de la société en janvier 2007[1] et en démissionne en 2008 suite à son élection comme conseiller de Paris.
      Il est aussi membre du comité d’investissement en capital risque d’AXA Private equity.

      Courriel jean-louis.missika@paris.fr ; Conseiller de Paris. Adjoint à la Maire de Paris en charge de l’urbanisme, de l’architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique et de l’attractivité .

      Terra Nova a décidé d’ouvrir ses pages au débat des élections municipales de mars 2020 à Paris en publiant un texte de Jean-Louis Missika sur le nouvel urbanisme parisien. Jean-Louis Missika est membre de l’actuelle majorité municipale, adjoint à la maire de Paris en charge de l’urbanisme, de l’architecture et du Grand Paris, et président du mouvement « Paris en Commun ».
      http://tnova.fr/rapports/le-nouvel-urbanisme-parisien

      Jean-Louis Missika. adjoint à la Mairie de Paris. Les édiles parisiens annoncent, dans une tribune au « Monde », qu’ils ne soutiennent plus le plan de rénovation de la SNCF, qui prévoit ...

      Jean-Louis Missika est spécialiste des médias. Co-auteur de La Folle du logis : la télévision dans les sociétés démocratiques (Gallimard, 1983), devenu un ouvrage de référence sur la télévision, il enseigne la communication politique à Sciences-Po Paris et dirige une société de conseil en stratégie.

      Jean-Louis MISSIKA dirige 5 entreprises (5 mandats), son mandat principal est Administrateur au sein de l’entreprise ORBUS. Jean-Louis MISSIKA évolue dans le secteur d’activité BTP et construction. Pierre BELLANGER fait partie du réseau de Jean-Louis MISSIKA il est Président du conseil d’administration dans l’entreprise ORBUS.

      Jean-Louis MISSIKA. - Cette émulation pour les sous-sols parisiens est quelque chose que nous avons produit. Dès la deuxième édition du projet « Réinventer Paris », nous avons présenté 20 ...

      Jean-Louis Missika, adjoint à la Mairie de Paris chargé de l’innovation est revenu sur le projet de tour Triangle qui sera soumis au vote des conseillers de Paris demain. Selon lui, cette tour représente un enjeu considérable sur le plan écono. Paris fait son 1er « Hacking » en réunissant 300 start-up et 150 investisseurs . La mairie de Paris organise mercredi ...

    • À l’initiative du préfet Didier Lallement, une partie des élus du Conseil de Paris a rendu hommage vendredi à Christophe Girard, l’adjoint à la Culture poussé à la démission en raison d’attaques répétées visant ses liens avec l’écrivain Gabriel Matzneff.

      Alice Coffin, l’une des élues écologistes, bien seule, a osé crier plusieurs fois « LA HONTE ! » Ce qui lui a valu d’être traitée de tout.

      Mais qui est ce Christophe Girard ? Et pourquoi tant d’émotions ?

      Explications :

      Dans l’article du NYT sur l’affaire Matzneff il est rappelé que Christophe Girard aurait :

      –pris en charge une chambre d’hôtel pour que Matzneff s’y installe avec Vanessa Springora, alors âgée de 14 ans.

      –que cette faveur aurait permis à Matzneff d’échapper à la Brigade des mineurs.

      –qu’une fois arrivé à la Mairie de Paris, Girard aurait lourdement insisté pour octroyer à Matzneff une bourse rarement accordée du Centre national du livre.

      –que le livre ’’prunelle de mes yeux" de Matzneff qui romantise sa relation de prédateur à V. Springora est dédié à... Girard

      Etc...

      C’est tout un système de protection d’un pedocriminel auquel Girard aurait participé activement.

      Et c’est cet homme là qu’on applaudit d’une standing ovation ?

      https://www.nytimes.com/fr/2020/02/11/world/europe/france-gabriel-matzneff-pedophilie.html#click=https://t.co/7NhsBeFzmz


      M. Matzneff, à droite, à Paris en 1990 avec l’homme d’affaire français Pierre Bergé, au centre, et Harlem Désir.Credit...Pierre Guillaud/Agence France-Presse — Getty Images


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  • Comment faire payer la crise aux pauvres !

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    Chez Danone, Muriel Pénicaud a gagné 4,74 millions d’euros en trois ans
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    https://ec.europa.eu/france/news/2020...
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    Bruxelles refuse que le coronavirus soit « un prétexte » pour revoir les règles de la concurrence
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    La Commission Européenne bloquera toute aide financière Publique conditionné à une relocalisation
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    Ayez confiance l’argent public n’aidera pas les entreprises établies dans des paradis fiscaux
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    Le gouvernement a-t-il vraiment renoncé à priver d’aides les entreprises implantées dans les paradis fiscaux ?
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    Macron annonce une « rentrée difficile » et veut relancer la réforme des retraites
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    Pour le Medef, il faudra « travailler un peu plus » afin de relancer l’économie
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    La secrétaire d’État à l’Économie, a également prévenu qu’il faudra travailler plus.
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    Ryanair veut réduire les salaires et menace de licencier en cas de refus
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    Suppression des vacances, heures sup’ non payées l’institut Montaigne veut nous faire les poches
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    Covid-19 le MEDEF présente son plan de relance
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    Dette publique à 115% du PIB la Banque de France prévient les Français « il faudra la rembourser »
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    Impôts avec la CRDS prolongée, on risque de payer le Covid jusqu’en… 2042 !
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    L’économiste Christian Gollier, membre de la commission qui conseillera Emmanuel Macron.
    https://urlz.fr/dvvF

    Bercy lance la chasse aux coffres forts dans les banques
    https://urlz.fr/dvvG

    La #France #EnMarche #capitalisme #ue #union_européenne #covid-19 #coronavirus

  • Les délinquants se trouvent dans les quartiers sensibles ! - Liste limitée
    Tu peux pas être maître nageur avec une condamnation... mais voter les lois de la république nickel. La liste PS est en cours de constitution.

    Alain Agostini (UMP) 2008, condamné pour proxénétisme aggravé en bande organisée.

    Alain Carignon (UMP) 1999, condamné pour corruption, abus de biens sociaux etc.

    Alain Ferrand (UMP) 2006, condamné pour faux et usage de faux. 1998, condamné pour prises illégales d’intérêts et condamné pour fraude fiscale.

    Alain Juppé (UMP) 2007, condamné pour abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt.

    Alain Tuduri (UMP) 2009-2010, condamné pour discrimination raciale.

    Axel Poniatowski (UMP) 2010, condamné pour diffamation.

    Brice Hortefeux (UMP) 2010, condamné pour atteinte à la présomption d’innocence.

    Brigitte Barèges (UMP) 2011, condamnée pour refus de mariage.

    Bruno Sandras (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts. Charles Fabre (UMP) 2010, mis en examen pour favoritisme
    .

    Christian Vanneste (UMP) 2006 et 2007, condamné pour propos homophobes, condamnation confirmée par la Cour d’Appel puis annulée par la Cour de Cassation. Il avait déclaré l’homosexualité inférieure à l’hétérosexualité et que l’homosexualité était une menace pour l’humanité.

    Claude Polony (UMP) 2001-2009, reconnu coupable de prise illégale d’intérêt, favoritisme et détournements de fonds.

    Claude Guéant (UMP) 2014, mis en examen pour faux, usage de faux et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée.

    Daniel Simonpieri (FN puis UMP), condamné pour favoritisme, fausses factures,emploi fictif. déjà condamné pour harcèlement moral.

    Damien Meslot (UMP) 2010, condamné pour outrage à magistrat, mis en examen pour atteinte ou tentative d´atteinte à la sincérité d´un scrutin.

    Denis Gautier-Sauvagnac (UMP) 2008, mis en examen pour blanchiment d’argent.

    Denis Jacquat (UMP) 2011, condamné pour abus de confiance et infraction à la législation sur le financement des campagnes électorales .

    Didier Schuller (RPR-UMP) 2005, condamné pour financement illégal de sa campagne.En 2007, condamné pour avoir fait financer de façon occulte des activités politiques.

    Dominique Paillé (UMP) 2004, condamné pour abus de confiance.

    Frédéric Chazal (UMP) 2010 cdn pour diffamation.

    Gaston Flosse (UMP) 2011, cdn pour détournement de fonds publics, prise illégale d’intérêts.

    Georges Tron (UMP) 2011, MEE pour harcèlement sexuel, agression sexuelle et viol.

    Gérard Dezempte (UMP) 2006, cdn pour discrimination.

    Gérard Larrat (UMP) 2011, condamné pour constitution de partie civile abusive ou dilatoire dans le but de nuire à son adversaire socialiste.

    Gilles Forray (UMP) 2006, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.

    Nicolas Sarkozy (UMP) 2014, mis en examen pour corruption, traffic d’influence dans l’affaire Bettencourt
    Mis en examen pour financement illegal de la campagne présidentielle de 2012 (affaire Bygmalion)

    Olivier Deleu (UMP) 2011, mis en examen pour injures et diffamation

    Olivier Rey ( UMP) 2008, condamné pour violences, menaces et dégradations graves du bien d’autrui a raison de la religion

    Pascal Buchet (UMP ), 2007/2011, condamné pour harcèlement moral ayant mené au suicide

    Patrick Balkany (UMP), 2003, condamné pour injures publiques et diffamation
    1999 condamné pour avoir rémunéré aux frais du contribuable 3 personnes désignées comme des employés municipaux mais qui ne s’occupaient que de son apprt de Levallois et de la résidence de Giverny
    La liste de condamnations de Patrick Balkany s’est depuis étoffée

    Philippe Brun (UMP), 2011, condamné pour fraudes et multiples abus de biens sociaux

    Pierre Bédier (UMP) 2009, condamné pour corruption passive et recel de biens sociaux

    Philippe Pezemec (UMP), 2008, condamné pour injures, 2007, condamné pour irrégularités lors de sa campagne, son élection sera annulée

    Renaud Donnedieu De Vabres (UMP), 2004, condamné pour blanchiment d’argent. 2011 mis en examen dans l’affaire Karachi

    René Vestri (UMP), 2009, condamné pour travail dissimulé, en 2010 mis en examen pour blanchiment a titre individuel et en bande organisée, traffic d’influence et association de malfaiteur

    Richard Cazenave (UMP), 1999, condamné pour abus de bien sociaux. en 2004 condamné pour recel et complicité de biens sociaux

    Serge Dassault (UMP), 1998, condamné pour corruption, 2010, condamné pour procedure abusive, 2009, condamné pour achat de voix lors des municipales

    Thérese Aillaud,(UMP), 2002, condamnée pour détournement de fonds publics

    Thierry Gaubert proche de l’UMP collaborateur de Sarkozy, 2008, mis en examen pour abus de biens sociaux et escroquerie, 2011 mis en examen dans l’affaire Karachi

    Marc Philippe Daubresse visé par une enquête du parquet nationale financier
    . . . . . . . .

    Source : https://twitter.com/GaccioB/status/1286263952352186368

    #corruption #justice #france #politique #fait_divers pas trop #en_vedette , ces #délinquants des #quartiers_sensibles , #quartiers

  • Affaire Gabriel #Matzneff : l’ancienne ministre de la santé Michèle Barzach entendue par la police
    Selon nos informations, l’ex-ministre de la santé de Jacques Chirac a été auditionnée en tant que gynécologue ayant prescrit la pilule aux jeunes filles que l’écrivain lui amenait dans son cabinet.

    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2020/04/27/affaire-matzneff-l-ancienne-ministre-de-la-sante-michele-barzach-entendue-pa

    Le scandale a éclaté en janvier, lors de la parution du livre de Vanessa Springora, Le Consentement (Grasset). La quadragénaire, devenue éditrice, y raconte dans le détail sa relation avec Matzneff, en 1986, alors qu’elle avait 14 ans et lui 49. Encouragée par ce premier témoignage et l’­ouverture d’une enquête, à la demande du parquet, une autre ancienne victime présumée de l’écrivain, Francesca Gee, a, à son tour, décidé de rompre le silence dans le New York Times, dénonçant l’emprise que Matzneff a exercée sur elle pendant trois ans à partir de 1973, lorsqu’elle avait 15 ans, et lui 37… C’est cette dernière, aujourd’hui âgée de 62 ans, qui a confirmé aux enquêteurs, le 20 février, le rôle que jouait Michèle Barzach, alors gynécologue avenue Félix-Faure, à Paris, dans le 15e arrondissement : au début des années 1970, la doctoresse, en toute connaissance de cause, prescrivait la pilule à des jeunes filles mineures que Matzneff mettait dans son lit.

    Beaucoup, en réalité, avait déjà été dévoilé par Gabriel Matzneff lui-même dans plusieurs de ses récits. Dès 1991, dans Élie et Phaéton, la partie de son « journal intime » qui couvre la période 1970 à 1973, il racontait son inquiétude, au bout de trois mois de relation avec la très jeune Francesca : « J’achète un truc à la pharmacie pour savoir si on attend un bébé ou non. Francesca sèche l’école, vient chez moi faire le test. Ouf ! c’est négatif. Toutefois, il faut que nous trouvions un gynécologue qui accepte de lui prescrire la pilule sans prévenir sa mère. Si nous tombons sur un médecin réac, hyper-catho, c’est fichu. » L’écrivain est un mondain, connecté au Tout-Paris. À l’automne 1973, après quelques coups de fil, Matzneff emmène Francesca prendre un café près des Champs-Élysées avec une connaissance, la journaliste Juliette Boisriveaud.

    Alors âgée de 41 ans, cette ancienne voix de RTL, militante féministe revendiquée, est débordée : elle s’apprête à lancer le magazine Cosmopolitan, qu’elle pilotera pendant des années. « Je garde le souvenir d’une femme très sympathique, se souvient Francesca Gee. Elle a chaleureusement recommandé Michèle Barzach en expliquant que c’était… la nouvelle petite amie de son ex-mari ! Mes propres parents étaient en train de divorcer et ça se passait plutôt mal, j’étais donc stupéfaite. » En ce début des années 1970, Michèle Barzach, gynécologue férue de psychologie, a organisé des colloques avec le psychologue Bruno Bettelheim, participé à des séances de thérapie de groupe, suivi une psychanalyse et même fondé une consultation de gynécologie à Aubervilliers avec Joëlle Kauffmann, militante historique du Groupe Information Santé (GIS)… « Matzneff a pris rendez-vous avec Michèle Barzach et m’a conduite à son cabinet, rapporte Francesca Gee. La conversation entre eux a commencé sur un ton assez mondain, puis il est allé s’asseoir dans la salle d’attente et est revenu dans le cabinet pour régler la consultation. »

    À l’issue du premier rendez-vous, le 13 novembre 1973, Matzneff s’extasie : « Nous y sommes allés avec la crainte d’être critiqués, sermonnés, aussi avons-nous été très agréablement surpris. Michèle Barzach est une jeune femme douce, jolie, attentive, qui à aucun moment n’a cru devoir faire la morale à ce monsieur de 37 ans et à sa maîtresse de 15. Elle a, je pense, tout de suite compris que nous formons un vrai couple, que nous nous aimons. » Francesca Gee affirme avoir consulté la gynécologue « 5 ou 6 fois en trois ans », toujours en compagnie de Matzneff : « Il m’a toujours accompagnée chez elle, j’ai la vague impression qu’il était content d’entretenir des relations avec elle. En tout cas, il ne se plaignait jamais de devoir y aller. »

    Francesca Gee a gardé trace de ces visites : une ancienne prescription pour une prise de sang, signée en février 1974 par la gynécologue, sur laquelle ne figure pas le nom de la patiente. En ce temps, la loi Neuwirth permettait la vente de produits contraceptifs aux mineures, mais elle était soumise à autorisation parentale jusqu’à la loi Veil de décembre 1974… Qu’importe, Michèle Barzach, comme bien des médecins progressistes à l’époque, assumait de violer la loi. Pourtant, Matzneff ne cache pas ses penchants. À l’automne 1974, il publie même Les moins de seize ans, une apologie de la pédophilie, où il reproduit des lettres de Francesca. « Elle ne m’a jamais posé de questions, mais à l’époque personne ne trouvait à redire à ma relation avec Matzneff, observe Francesca Gee. Alors que j’étais juste une gamine dont les parents ne s’occupaient pas, sous l’emprise d’un prédateur expérimenté. »

    #pedocriminalite

    • je cite pour tagger les noms... ça fait un joli paquet de fils entrecroisés tout ça...

      À l’automne 1973, après quelques coups de fil, Matzneff emmène Francesca prendre un café près des Champs-Élysées avec une connaissance, la journaliste #Juliette_Boisriveaud.

      Alors âgée de 41 ans, cette ancienne voix de #RTL, militante féministe revendiquée, est débordée : elle s’apprête à lancer le magazine #Cosmopolitan, qu’elle pilotera pendant des années. « Je garde le souvenir d’une femme très sympathique, se souvient #Francesca_Gee. Elle a chaleureusement recommandé Michèle Barzach en expliquant que c’était… la nouvelle petite amie de son ex-mari !

      @touti

    • La majorité sexuelle était déjà à 15 ans en 1970 et ce, depuis 1945 (ou elle était à 13 ans…), donc, stricto senso Barzach a correctement fait son job de gynéco en commençant par protéger sa patiente du risque d’une grossesse à une époque où ce n’était hélas pas encore une priorité.

      La question de l’attentat à la pudeur se posait, mais pas forcément pour la gynéco.

    • il n’y pas un truc légal qui reconnaisse l’ascendant, ou la différence de... « pouvoir » entre quelqu’un de 15 ans et un autre de 37 ? ça lance peut-être un débat trop long... chai pas... c’est quand même juste une évidence...

    • @monolecte, je me disais cela aussi hier, mais entre une fille de 15 ans qu’une gynéco souhaite aider en lui donnant la pilule parce que c’est SA demande et un homme de 37 ans qui accompagne et paye pour cela… y’a un gap. Dans ce cas là, ce n’est pas une question de légalité mais d’humanité, la gynéco elle doit bien pouvoir s’entretenir avec la jeune fille pour savoir si elle est en âge (peut importe ici l’âge légal) de comprendre la situation ?
      Il faudrait que je retrouve (mézoù ?) un témoignage d’une de ses jeunes victimes qui avait du avorter et pour laquelle il y a eu des répercussions.

  • Michel Foucault à la télévision française en 1966

    Après "Les mots et les choses", Foucault allait publier "L’archéologie
    du savoir" (1969) et surtout introduire le concept de biopolitique /
    biopouvoir dans "Naissance de la biopolitique" (1976).

    Voir aussi l’essai de Jean-Marc Mandosio « Longévité d’une imposture : Michel Foucault », paru aux éditions de l’Encyclopédie des nuisances, excellentissime entreprise éditoriale.,

    Le compte-rendu de l’ouvrage de Mandosio, latiniste à l’EPHE :

    https://anniceris.blogspot.com/2009/07/longevite-dune-imposture-michel.html

    Il y a là quelques unes des raisons de la "réception" mitigée de
    Foucault, non pas par ceux qui ne l’ont pas lu et pensent qu’il est
    forcément du même côté que nous, mais par les situs et post-situs.

    https://player.ina.fr/player/embed/I05059752/1/1b0bd203fbcd702f9bc9b10ac3d0fc21/wide/1

    • J’ai commencé à voire apparaitre des critiques par rapport aux pétitions de #matzneff et hier j’ai pu voire qu’il etait critiqué dans les echanges autour de « le phallus et le néant » de Sophie Robert. Merci pour la doc.
      En fait ca me fait pensé à Lacan, gouroutisme, nombrilisme misogyne, et langage abscon. Ca explique pourquoi j’ai jamais tenu plus de 10 mins à écouté Foucault mais du coup je suis pas très avancé sur ce qui fait que sa pensée est défaillante. Ou peut être la manière de dire tout et son contraire avec des mots vides et jamais définit comme « épistémé »
      Si je vais voire la définition sur wikipédia c’est vraiment obscure et la personne qui a ecrit la définition à pas l’air de savoir non plus qu’est ce que c’est l’épistémè

      Michel Foucault, dans Les Mots et les Choses, voit dans l’épistémè une notion de philosophie, d’histoire et de sociologie où alors que l’épistémologie renverrait à une généalogie du savoir, en tant qu’étude des sciences (objectifs, organisations et méthodes des objectifs, principes fondamentaux, ses enseignements, relations entre elles, etc.), l’épistémè reviendrait à contextualiser le savoir et à décrire ce qu’il est à une époque donnée.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pist%C3%A9m%C3%A8

    • Dans la vidéo, Foucault enterre l’humanisme avec Sartre « philosophe du XIXem siècle » et sa « philosophie de l’aliénation » pour faire valoir le structuralisme « … ce qu’il y a de proprement vécu chez l’homme n’est qu’une sorte de scintillement de surface au dessus de grands systèmes formels … sur lesquels flottent de temps en temps l’écume et les nuages de l’existence propre ».
      « l’homme est en train de disparaitre »
      "Ce serait déjà bien beau si la pensée pouvait découvrir ce qu’il y d’inconscient dans l’épaisseur même de ce que nous pensons"
      #conte_social
      #philosophie
      #lacan
      #inconscient

      J’analyse cette vidéo en sachant que Foucault, considéré comme un demi-dieu à la fin des années 70, a œuvré devant la commission parlementaire en 1978 pour la correctionnalisation des viols (auparavant passibles des assises) et l’abaissement de l’âge de la majorité sexuelle http://foucault1978.blogspot.com/2007/07/pudeur.html
      Il avait également signé plusieurs publications et pétitions en ce sens, dont celle de Matzneff.

      Je vois donc dans son discours philosophique la justification perverse de la libération de la morale en utilisant la psychanalyse et l’inconscient comme nouveaux paradigmes au-dessus des lois, et par là même, la déresponsabilisation des actes humains barbares comme le viol des enfants.

      Il a d’ailleurs travaillé à une histoire de la sexualité dont les femmes sont inexistantes et qui fait donc la part belle aux prédateurs sexuels.

      https://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Bibliotheque-des-Histoires/Les-aveux-de-la-chair

      « Centré sur la façon dont saint Augustin et les Pères de l’Église concevaient le désir, Les aveux de la chair paraît enfin. »
      Élisabeth Roudinesco, Le Monde des Livres

      je rappelle que Saint Augustin avec Flaubert le violeur d’enfants, sont les grands maitres à penser de l’infâme et puant Pierre Bergé, qui a tenu en main les bourses du pouvoir depuis l’avènement de Mitterrand jusqu’à Macron.

      Extrait de l’avertissement/préface
      En 1976, Michel Foucault fait paraître — sous le titre La volonté de savoir — le premier tome d’une Histoire de la sexualité dont la quatrième de couverture annonce une suite prochaine en cinq volumes, respectivement intitulés :
      2. La chair et le corps ;
      3. La croisade des enfants ;
      4. La femme, la mère et l’hystérique ;
      5. Les pervers :
      6. Population et races

    • Je découvre une nouvelle pourriture chez les héritiers de Foucault, François Ewald est donc à ajouter à Dominique Lecourt.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Lecourt
      Dominique Lecourt signataire de la lettre ouverte pour la révision du code pénal, représentant légal de Althusser qu’il a aidé après le meurtre de sa femme, également proche de Denis Kessler et du cercle Le Siècle

      https://fr.wikipedia.org/wiki/François_Ewald
      Ancien assistant de Michel Foucault au Collège de France

      Autrefois maoïste, il fut conseiller du MEDEF à l’époque d’Ernest-Antoine Seillière.

      Cf même article

      Foucault l’a toujours dit et répété : les textes, et surtout les siens, ne sont que des boîtes à outils. Libre à ceux qui en disposent d’en faire l’usage qu’ils ont besoin - l’héritage foucaldien pouvant ainsi être revendiqué tant dans les rangs des altermondialistes (voir Julien Coupat) que dans ceux du Medef (voir François Ewald).

  • Longtemps contrainte au silence, la victime d’un écrivain pédophile témoigne enfin - The New York Times
    https://www.nytimes.com/fr/2020/03/31/world/europe/matzneff-francesca-gee.html

    Dix ans plus tôt, à l’âge de 15 ans, Mme Gee avait noué avec M. #Matzneff — bien plus âgé qu’elle — une relation traumatisante qui avait duré trois ans. Maintenant, non seulement il exhibait un portrait d’elle adolescente en couverture de son roman, mais il y incluait les lettres qu’elle lui avait écrites, s’insurge-t-elle, sans son autorisation ni même l’en avoir informée.

    Pendant des décennies, malgré ses protestations répétées, M. Matzneff s’est servi de la correspondance de Mme Gee pour justifier la pédophilie et ce qu’il affirmait être de merveilleuses histoires d’amour avec des adolescentes. Il bénéficiait de l’appui incessant d’une partie des élites littéraire, médiatique, économique et politique.

    En 1973, alors que Mme Gee avait 15 ans et M. Matzneff 37, une amie de l’écrivain leur présenta une gynécologue qui acceptait de prescrire la pilule contraceptive à des mineures sans l’autorisation de leurs parents, ce qui était alors illégal.

    Dans son journal de l’époque, Élie et Phaéton, M. Matzneff rapporte que la gynécologue, le Dr #Michèle_Barzach, « à aucun moment n’a cru devoir faire la morale à ce monsieur de trente-sept ans et à sa maîtresse de quinze ».

    Mme Gee affirme avoir consulté le Dr Barzach une demi-douzaine de fois en trois ans, toujours en compagnie de M. Matzneff.

    « Il l’appelle pour prendre rendez-vous, et on y va », se souvient-elle. « Il est dans la salle d’attente pendant la consultation. Puis il entre, ils discutent et il la règle ».

    Dans ses autres journaux, M. Matzneff écrit que le Dr Barzach devint la gynécologue chez qui, après sa rupture avec Mme Gee en 1976, il a continué pendant des années à emmener des jeunes mineures.

    Le Dr Barzach, qui est également psychanalyste, a été ministre de la Santé de 1986 à 1988 sous la présidence de François Mitterrand.

    De 2012 à 2015, elle a été présidente de la branche française de l’UNICEF, l’agence des Nations Unies pour la #protection_de_l’enfance.

    #pédocriminalité #gynécologie #complicité #femmes_de_droite

  • Un écrivain pédophile — et l’élite française — sur le banc des accusés - The New York Times

    https://www.nytimes.com/fr/2020/02/11/world/europe/france-gabriel-matzneff-pedophilie.html

    Cet article est un résumé détaillé et implacable de ce qu’est cette raclure d’ordure psychopathe, et on voit au passage que deux autres immenses ordures en particulier (Josianne Savigneau et Philippe Sollers) la jouent super lâche et n’assume rien...

    Cette histoire est totalement flippante, je me dis qu’il ne faudrait pas y penser et puis finalement non, c’est mieux de savoir pour éviter les encore autres grosses ordures littéraires de merde du genre de Frédéric Begbeider (entre autre).

    Lire le fil de la discussion ici : https://seenthis.net/sites/1766047

    Un écrivain pédophile — et l’élite française — sur le banc des accusés

    #Gabriel #Matzneff écrit ouvertement sur sa pédophilie depuis des décennies, protégé par des personnalités influentes des médias, de l’édition, du monde politique et du milieu des affaires. Désormais ostracisé, il attaque leur « lâcheté » dans un entretien rare.

    #pédocriminel #pédocriminalité

    • En 2005, l’éditeur d’origine des Moins de seize ans rechignait à le republier. C’est alors, selon M. Matzneff, qu’un autre de ses vieux alliés, un puissant avocat et écrivain nommé Emmanuel Pierrat, le présenta à un nouvel éditeur, qui donna une seconde vie au livre.

      La page wikipédia de Emmanuel Pierrat donne une idée de sa gravitation
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Pierrat
      3 signataires

      Emmanuel Pierrat a assisté et conseillé de nombreux écrivains à succès tels que Guillaume Musso, Alain Robbe-Grillet, Gabriel Matzneff ou encore Pierre Guyotat .
      (…)
      En juin 2018, il est élu secrétaire général du Musée Yves Saint Laurent Paris.
      (…)
      franc-maçon depuis le début des années 2000, membre de la loge Montmorency-Luxembourg du Grand Orient de France
      (…)
      Emmanuel Pierrat est le président du jury du Prix Sade (créé par Beigbeder).

      #collusion

    • la France a beau être un pays profondément égalitaire, son élite tend à se démarquer des gens ordinaires en s’affranchissant des règles et du code moral ambiant, ou, tout au moins, en défendant haut et fort ceux qui le font.

      Il y a dix ans, Dominique Strauss-Kahn fut éjecté de son poste à la tête du Fonds monétaire international à la suite d’une accusation de harcèlement sexuel par une femme de ménage d’un hôtel. Un de ses soutiens balaya l’affaire sous prétexte qu’il s’agissait d’un « troussage de domestique », une expression qui évoque le passé féodal de la France.

      « On est dans une société très égalitaire où il y a une poche de résistance qui effectivement se comporte comme une aristocratie, » explique Pierre Verdrager, un sociologue spécialiste de la pédophilie.

      http://verdrager.free.fr/index.htm

      L’écrivain s’est éclipsé fin décembre, juste avant la publication du témoignage de Mme. Springora.

      « Enfui », non ?

      Il se dit déconcerté par le brusque revirement culturel en France et par sa chute précipitée. Il n’exprime aucun remords vis-à-vis de ses agissements et ne renie aucun de ses écrits.

      Le président signa également un article enthousiaste dans une revue culturelle éphémère, Matulu, pour un numéro spécial consacré à M. Matzneff, en juillet 1986. Qualifiant l’homme de « séducteur impénitent », le président écrit qu’il « m’a toujours étonné par son goût extrême de la rigueur et par la densité de sa réflexion. »

      La chronique fut publiée quelques semaines à peine avant que la Brigade des mineurs ne s’intéresse à Gabriel Matzneff suite à la lettre de dénonciation.

      « Sans doute, j’avais peut-être découpé l’article dans mon portefeuille, » avance Gabriel Matzneff.

      (petit souci de trad ?)

      Récemment encore, en 2018, le gouvernement a retiré d’un projet de loi un article qui établissait une présomption de non-consentement des mineurs de moins de 15 ans.

      L’académicienne Dominique Bona, seule femme de ce jury de dix personnes, admet que les « liens d’amitié » ont joué un rôle important dans l’attribution du prix à M. Matzneff.

      « Moi qui n’ai jamais eu de prix important, elle aurait dû être heureuse pour moi. Mais ça l’a mise en colère, » s’étonne M. Matzneff depuis son refuge italien.

      « Je suis trop malheureux, » explique-t-il.

      C’est fou, qu’il ne se rendre pas compte... Heureusement, la clique qui refuse en nombre des interviews au NYT a l’air assez péteuse.

    • Le coffre de Madzneff à été retrouvé

      Dans La Prunelle de mes yeux (1993), tome du journal dédié aux années 1986-1987 et à Vanessa Springora, Matzneff écrit que la note de son hôtel était prise en charge par la Fondation Yves-Saint-Laurent.

      « Le collaborateur d’Yves Saint Laurent, ce charmant Christophe Girard que j’ai vu l’autre jour, m’a appelé ce matin pour m’annoncer que leur Fondation (cela mérite une majuscule !) allait désormais prendre en charge ma note d’hôtel », écrit-il.

      D’après son récit, Christophe Girard lui aurait dit : « Ainsi vous ne serez pas obligé de regagner votre grenier inconfortable. Restez au Taranne aussi longtemps que vous voudrez, poursuivez votre convalescence paisiblement [suite à une opération des yeux – ndlr], ne vous faites aucun souci. »
      https://www.mediapart.fr/journal/france/040320/affaire-matzneff-l-elu-christophe-girard-convoque-comme-temoin-par-la-poli

      Face aux remerciements appuyés de Matzneff, Girard aurait répondu, toujours d’après l’écrivain : « Ne nous remerciez pas, c’est peu de chose à comparaison du bonheur que nous donnent vos livres. »

      Gabriel Matzneff a confirmé au New York Times que les factures de l’hôtel étaient réglées par Yves Saint Laurent, par l’entremise de Christophe Girard (qui fut, de 1978 à 1999, secrétaire général puis directeur général adjoint de la société Yves-Saint-Laurent).

      L’écrivain se rappelle de Christophe Girard lui disant : « Nous nous occupons de tout, les repas, tout. » « Et ça a duré je crois, deux ans, à peu près », a-t-il précisé. « Pour nous, c’est une goutte d’eau, ce n’est rien, nous vous aimons beaucoup », lui aurait dit Christophe Girard, toujours d’après Matzneff.

      Questionné en janvier par Mediapart, l’élu avait expliqué que « lorsqu’[il] étai[t] secrétaire général de la Fondation Yves-Saint-Laurent, Pierre Bergé, qui avait ses œuvres, [lui] a demandé, dans les années 1990, de veiller à ce que Gabriel Matzneff puisse vivre à l’hôtel, dont la note était réglée par la fondation, entre le moment où il a vendu son petit appartement près du Luxembourg et le moment où la Ville de Paris lui a affecté un studio dans un autre quartier du Ve arrondissement ».

      .
      .
      .

      Pourtant, contrairement à ce que déclare Christophe Girard, Gabriel Matzneff possédait toujours son appartement parisien – qu’il surnomme son « grenier » –, lorsque ses factures d’hôtel ont été prises en charge.

      À la date du mardi 23 juin 1987, Matzneff écrit : « Mardi 23. Tôt le matin, je vais de l’hôtel Taranne à mon grenier. Avoir deux logis ne doit pas me faire oublier les billets d’avion pour Nice (qui se trouvent rue X). » Au Parisien, le 13 février, l’adjoint au maire a affirmé qu’il ne « savait pas » que l’écrivain « cherchait à échapper à la brigade des mineurs ».

      Des années plus tard, en 2002, c’est encore par l’entremise de Christophe Girard – devenu adjoint à la culture du maire de Paris – que l’écrivain aurait obtenu, d’après le New York Times, une allocation annuelle à vie du Centre national du livre (CNL).

      Dans son communiqué, l’élu répond qu’il ne peut « ni infirmer ni confirmer » l’information, n’en ayant « pas le souvenir ». « Cela est tout à fait possible », indique-t-il, relativisant : « Il est fréquent que les auteurs en difficulté financière sollicitent des lettres de recommandation. »

      Une telle allocation est un privilège rarement attribué. « À l’époque, il avait déposé un dossier pour demander une bourse d’écriture. Mais les écrivains retraités n’y avaient pas droit. Cette demande lui a donc été refusée, a expliqué à L’Opinion l’actuel directeur du CNL, Vincent Monadé. Il a alors remué ciel et terre pour faire pression sur le CNL, du président du CNL, Jean-Sébastien Dupuis, au ministre de la culture Jean-Jacques Aillagon, en passant par Christophe Girard et d’autres, des personnalités importantes, membres de l’Académie française ou prix Goncourt, qui sont intervenus en sa faveur. Au final, la pression a été telle qu’il a obtenu cette allocation annuelle pour les auteurs. »

    • Organisé par l’autoproclamée élite cela semble le continuum d’un boy’s club violophile multi séculaire. Ce boy’s club apparait être via Théophraste Renaudot dans la lignée de la gestion du peuple (entendez des #SANS droits, parents, dents, pouvoir …). Ce point de recherche est à poursuivre quand on investigue sur les abus perpétrés et restés impunis des plus défavorisé·es dans les affaires de pédocriminalité via les « centres de soins », où enfants, handicapé·es et orphelin·es ont été des victimes sans possibilité de se défendre.

      Théophraste Renaudot était protestant, il s’est convertit au catholicisme pour entrer au service du Cardinal Richelieu, il créé vers 1628 la première ANPE de l’histoire pour faire trimer les indigents et en qualité de médecin ordinaire de louis XIII s’occuper de leur santé mais aussi de leur argent … puisqu’il s’enrichit sur leur dos avec un mont-de-piété qu’il finit par installer au Louvre. Inscrit dans l’histoire comme #grand_homme, il serait l’inventeur de la presse alors qu’il invente surtout la restriction de la liberté de la presse, il en obtint le monopole en 1635 pour servir la propagande colonialiste de Richelieu.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Théophraste_Renaudot

      Créé en 1926, le prix Théophraste Renaudot, est intimement lié au prix de l’Académie Goncourt (créé début 1900 et présidé par Bernard Pivot de 2014 à 2019 couvert repris par Pascal Bruckner). Le Renaudot est l’invention de journalistes qui se faisaient chier en attendant les résultats du Goncourt et qui publieront chez Gallimard trois ans plus tard la biographie de Théophraste où chacun sera l’auteur d’un chapitre (Histoire de consolider leur supercherie).

      WP « Sans être organiquement lié à l’Académie Goncourt, le jury du Renaudot joue le rôle de son complément naturel, accentué par l’annonce du résultat, simultanément et dans le même cadre (premier mardi de novembre au restaurant Drouant à Paris). »
      Pour situer géographiquement Drouant et le milieu social qui le fréquente, ce grand restaurant parisien qui dispose de salons privés à l’étage, est à deux pas du ministère de la culture, du Louvre, des colonnes Buren, et au bas de l’avenue de l’Opéra Garnier.
      WP https://fr.wikipedia.org/wiki/Drouant

      Les jurés des deux prix (Goncourt et Renaudot), une fois élus, disposent d’un couvert à vie chez Drouant.

      –-----

      Pour poursuivre la géographie parisienne, concernant Matzneff, l’Hôtel Taranne payé par Bergé et YSL se trouve 153 Boulevard Saint-Germain en face du Flore et de l’église Saint Germain, tu peux pas trouver plus central en Germanocratie.
      Cf WP english (pas en français quand même)
      https://en.wikipedia.org/wiki/Hôtel_Au_Manoir_Saint_Germain_des_Prés
      Du restaurant Drouant à la rue du dragon, il y a 20mn à pied. Prends sous les arcades du Louvre puis laisse l’actuelle pyramide à ta gauche, franchi la Seine en face ce qui t’offre la vue sur le pont des arts, la cité et l’académie française sur le quai en face, traverse si tu peux les Beaux Arts, remonte à droite la rue bonaparte qui croise la rue Jacob. Tu viens de passer devant les domiciles de Montherlant (de 1942 à sa mort), la NRF de Gaston Gallimard et Gide puis de Drieu La Rochelle, Pierre Bergé (5 rue Bonaparte de 1990 à sa mort bien qu’il habitat aussi avec YSL un peu après la rue du dragon), et l’Hôtel de Matzneff (1987 - 1989).

      –-----

      Si tu veux faire des recherches sur l’exploitation de la charité et de la liberté par le pouvoir, Jean-Marc Borello peut être une piste, ancien éducateur mêlé à l’Affaire de pédophilie du centre des Tournelles (1996), proche de Bergé, directeur du Palace, condamné pour trafic de drogue, actuellement patron du groupe SOS (fondé en 1984) et considéré comme le patron de LREM et de Macron.

      https://www.leparisien.fr/faits-divers/les-victimes-des-tournelles-reclament-justice-15-03-2001-2002032919.php
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2006/05/12/robert-megel-condamne-a-12-ans-de-reclusion_771271_3224.html
      https://lemonde.fr/economie/article/2009/06/11/jean-marc-borello-un-patron-sans-but-lucratif_1205675_3234.html
      https://www.lepoint.fr/presidentielle/jean-marc-borello-le-vrai-patron-de-macron-07-03-2017-2109847_3121.php

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_SOS

      Le groupe SOS est une organisation française1 spécialisée dans l’entrepreneuriat social qui regroupe des entreprises et des associations. En 2018, il employait 18 000 salariés et générait 950 millions d’euros de chiffre d’affaires, principalement au travers de subventions publiques, à travers 550 établissements.

  • Quand BHL soutenait le pédocriminel Matzneff en 2018
    https://www.les-crises.fr/quand-bhl-soutenait-le-pedocriminel-matzneff-en-2018

    2018, une tout autre époque, où BHL soutenait Matzneff… Matzneff, Pinchard, Martinez Bernard-Henri Lévy, 19 mars 2018, La règle du je(u), arch Critique de « La Jeune Moabite » de Gabriel Matzneff, de « Hespérie » de Bruno Pinchard et de « Kairos Melancolia – Jacques Martinez Venise 2017 » de Guido Brivio. Bien des choses me tiennent à distance de […]

  • Affaire #Matzneff : « Je propose le procès de la complicité de l’intelligentsia »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/01/08/laure-murat-sur-l-affaire-matzneff-les-femmes-passent-enfin-d-objets-a-sujet

    Gabriel Matzneff est passé, depuis quelques jours, de sujet à objet. Lui, le sujet, le sujet désirant, tout-puissant, sulfureux, le sujet écrivain, admiré, l’invité de l’émission « Apostrophes », récompensé, adoubé par le président de la République (François Mitterrand, à l’époque), gratifié de 12 000 euros puis de 6 000 euros par an par le Centre national du livre [le CNL, qui lui accordait une aide de l’Etat réservée aux écrivains en difficulté financière], décoré par Jacques Toubon (en 1995), logé par la Ville de Paris, est tombé de l’autre côté. Du côté de l’opprobre. De la chosification. Objet de la vindicte populaire, objet de haine, d’abjection. Il est tombé du côté de sa proie, du mauvais côté du manche : il est devenu la victime. Autrement dit, de prédateur, il est devenu l’objet d’une prédation. Le loup pris à son propre piège.

    #grands_prédateurs #grand_homme

    • Plutôt que de vouloir retirer à Matzneff sa pension du CNL ou l’insigne des Arts et Lettres qu’il reçut du gouvernement, je propose plus logiquement qu’on demande des comptes aux instances officielles qui l’accablent aujourd’hui et le célébraient hier. Je propose le procès du ministère de la culture, l’examen de conscience de la société tout entière, et le procès de la complicité de l’intelligentsia, mieux que celui d’un homme seul et aux abois, si détestable soit-il.

      #Laure_Murat
      Tu as pensé quoi du livre de Vanessa Springora ?

    • bon, elle renverse le renversement... super. c’est clairement pas une victime ce mec, faut arrêter de délirer, avec le procès, il y a une chance (infime) qu’il paye pour ce qu’il a fait, et même ça, ce ne sera jamais à la hauteur de ses actes. « l’objet d’une prédation » tu parle...

    • Affaire Matzneff : « Je propose le procès de la complicité de l’intelligentsia »
      Tribune

      Laure Murat

      Essayiste

      A l’occasion de la sortie du « Consentement », de Vanessa Springora, l’essayiste Laure Murat explore la notion de « victime consentante » et propose que ceux qui « hier célébraient » Gabriel Matzneff rendent des comptes.

      Publié aujourd’hui à 06h00, mis à jour à 09h58 Temps de Lecture 3 min.

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      [La polémique suscitée par la publication de l’ouvrage de Vanessa Springora Le Consentement (Grasset, 126 p., 18 euros) ne cesse d’enfler. Dans ce livre autobiographique, l’auteure ­accuse l’écrivain Gabriel Matzneff de pédocriminalité à son encontre. Mardi 7 janvier, les éditions Gallimard ont annoncé qu’elles arrêtaient la commercialisation du journal de Gabriel Matzneff, qu’elles éditent depuis 1990. « La souffrance ­exprimée par madame ­Vanessa Springora dans Le Consentement fait entendre une parole dont la force justifie cette mesure exceptionnelle », a fait savoir la maison d’édition. Vendredi 3 janvier, le parquet de Paris avait ouvert une enquête pour viols sur mineur.]

      Tribune. Gabriel Matzneff est passé, depuis quelques jours, de sujet à objet. Lui, le sujet, le sujet désirant, tout-puissant, sulfureux, le sujet écrivain, admiré, l’invité de l’émission « Apostrophes », récompensé, adoubé par le président de la République (François Mitterrand, à l’époque), gratifié de 12 000 euros puis de 6 000 euros par an par le Centre national du livre [le CNL, qui lui accordait une aide de l’Etat réservée aux écrivains en difficulté financière], décoré par Jacques Toubon (en 1995), logé par la Ville de Paris, est tombé de l’autre côté. Du côté de l’opprobre. De la chosification. Objet de la vindicte populaire, objet de haine, d’abjection. Il est tombé du côté de sa proie, du mauvais côté du manche : il est devenu la victime. Autrement dit, de prédateur, il est devenu l’objet d’une prédation. Le loup pris à son propre piège.

      Faut-il s’en réjouir ? La réponse est non. Tomber à bras raccourcis sur un homme qui n’a jamais caché ses préférences et les a au contraire publiées noir sur blanc avec l’assentiment ravi et vaguement excité de ses pairs confine à la plus pure hypocrisie. Plutôt que de vouloir retirer à Matzneff sa pension du CNL ou l’insigne des Arts et Lettres qu’il reçut du gouvernement, je propose plus logiquement qu’on demande des comptes aux instances officielles qui l’accablent aujourd’hui et le célébraient hier. Je propose le procès du ministère de la culture, l’examen de conscience de la société tout entière, et le procès de la complicité de l’intelligentsia, mieux que celui d’un homme seul et aux abois, si détestable soit-il.
      Les deux camps ont tort

      L’époque, qui aime la polarisation et porte aux nues le couple infernal du bourreau et de la victime, se divise en deux : d’une part, ceux qui le défendent ou l’excusent au nom d’une contextualisation qui menace de tout relativiser, de l’autre ceux qui l’accablent et le vouent aux gémonies au risque de l’anachronisme. Double myopie anhistorique. Résultat ? La curée, l’épuration, les hurlements. Les deux camps ont tort, en ce qu’ils sont enfermés dans le jugement moral, libéral ou conservateur, dans une forme d’Inquisition qui ne sert personne, et certainement pas la principale intéressée : Vanessa Springora, auteure du Consentement (Grasset, 216 p., 18 euros), récit de sa relation avec « G. M. » alors qu’elle avait à peine 14 ans et lui 50.

      « Aucun homme n’a, jusqu’ici, en France, fait amende honorable. Et dit : « Oui, j’ai violé/agressé/harcelé/un tel, une telle » Comment est-ce possible ?

      Or ce que ce récit sans afféteries évite, précisément, c’est le manichéisme. Ce qu’il décrit, ce sont les manœuvres d’encerclement, l’emprise lente de celui qu’elle nomme bien un « ogre » tout en détaillant un système qui fait d’elle une proie « consentante ». La question que ce livre pose est celle de son titre : qu’est-ce que le « consentement », a fortiori lorsque celui-ci est non pas donné spontanément, mais supposé, subodoré, entendu, extorqué, exigé et, finalement, dénaturé ? « Victime consentante », voilà l’oxymore, si commodément accepté et même plébiscité par la société, qui rapporte les femmes à leur acception élémentaire : des putes qui veulent réussir.

      Ce que dénonce Vanessa Springora résonne de façon troublante avec les propos d’Adèle Haenel, harcelée adolescente par le metteur en scène Christophe Ruggia : la violence d’un « système » qui oblige l’enfant ou la très jeune fille à penser qu’elle désire ce qu’on lui impose. C’est un système très pervers et subtil, parfaitement huilé, celui de l’abus de pouvoir, dont la compréhension exige des années d’analyse, d’introspection et de bonne foi de chaque partie.
      Article réservé à nos abonnés Lire aussi Mis en cause par Adèle Haenel, Christophe Ruggia exclu de la Société des réalisateurs de films

      Le mouvement #metoo a ouvert le débat. Tant mieux. Les femmes parlent, on les écoute, c’est bien. Elles s’expriment, expliquent, témoignent. Elles passent, enfin, d’objets à sujets. Mais aucun homme n’a, jusqu’ici, en France, fait amende honorable. Et dit : « Oui, j’ai violé/agressé/harcelé/untel, unetelle. » Comment est-ce possible ? Polanski s’enferre, Matzneff persiste et signe, Besson fait le gros dos. Des millions de menteuses contre des artistes intouchables et innocents ? Allons donc.

      Laure Murat est essayiste et historienne et enseigne la littérature à l’université de Californie à Los Angeles (UCLA). Elle a notamment publié L’Homme qui se prenait pour Napoléon (Gallimard, prix Femina 2011) et Une révolution sexuelle ? Réflexions sur l’après-Weinstein (Stock, 2018).

    • ok merci @supergeante

      je continue à penser que c’est de la merde, à part les choses qu’elle reprend à springora.

      Les pointeurs se défendent, quelle surprise ? Elle attends après eux ? Elle pense sincérement que ces mecs vont d’eux-mêmes aller en prison, après avoir avoué, et que ce n’est donc pas la peine de leur faire la peau (symboliquement au moins) ?

      et puis ce terme :

      l’épuration

      en plus d’être plus que déplacé, c’est complétement délirant.

    • Merci !
      Je sais pas, c’est peut-être une posture pour avoir l’air d’être la seule à dire ce truc, comme si les féministes qui luttent contre l’impunité ne se posaient pas aussi la question des appuis dont ces merdes ont bénéficié pendant des décennies. Comme ça elle fait passer tout le monde pour des fanatiques, heureusement qu’une universitaire est là pour nous expliquer la bonne mesure.

    • Merci @supergeante pour le texte
      De mon coté je prefere cette posture froide de cette universitaire car je pense que le ministère de la culture est responsable (et pas que lui). Ce ministère a recruté les femmes en leur faisant subir des humilitation scato-sexuelles et sans que ca fasse de remous, y compris sur seenthis. Je pense que toutes ces réactions de surprise est une vaste hypocrisie et ca me dégoute de voire que seuls les victimes de la jet set sont audible et je sais qu’il ne sortira rien de bon pour les victimes de tout ceci, comme d’habitude. Même le fait que le parquet poursuive Matzneff c’est de la merde, il y a prescription et c’est ce qui en sortira. C’est la justice qui devrait s’auto-condamné d’avoir laisser cet ordure violer en se faisant du fric pendant 30 ans sans avoir broncher.

    • C’est ce qu’elle dit, et ça rejoint Adèle Haenel sur les monstres qui sont bien pratiques pour évacuer la question d’un dû qu’estiment avoir les hommes sur les enfants et les femmes. N’empêche que curée, épuration, prédation, c’est vraiment mal choisi pour parler de ces remous hypocrites.

    • oui c’est franchement pas le commentaire le plus stupide qu’on ai entendu. J’ai un peu fait une crise de nerf. M’a énervé quoi. Bref. Je ne sais pas du tout ce qu’il ressortira de tout ça. Peut-être pour ça que je m’énerve. J’ai quand même l’impression que ces apports de la jet-set sont en train de changer le contexte, la façon dont on reçoit ses histoires, que Springora n’apparaît pas du tout de la même façon que Christine Angot par exemple, qui prend cher presqu’à chaque fois. Mais je ne passe pas mes journées devant BFMtv ou Cnews, et dans le vaste monde, aucune idée de l’écho de tout ça.

  • #Moraline, bien-pensance, néo-catéchisme : avec #Matzneff, le retour des mots de la contre-offensive

    https://www.franceculture.fr/societe/moraline-bien-pensance-neo-catechisme-avec-matzneff-le-retour-des-mots

    et un #grand_homme de plus : #jean_ristat :

    « ... Je veux dire, aujourd’hui, l’estime dans laquelle je tiens son œuvre et sa personne, l’amitié qui nous lie depuis des décennies [...] Il est un homme de liberté [...] Gabriel Matzneff, je le répète, est l’homme de la liberté mais aussi l’homme de l’amour... »

    Après le « droitdelhommisme » et la « tartufferie humaniste », la « moraline » refait surface du côté de ceux qui traquent la politique des bons sentiments, l’ordre moral et la vertu des petits joueurs à l’occasion du scandale autour de Gabriel Matzneff. Retour sur la deuxième vie du mot depuis Nietzsche.

  • Affaire #Matzneff : Gallimard retire de la vente le journal de l’écrivain, qu’elle publiait depuis trente ans
    https://www.lemonde.fr/culture/article/2020/01/07/affaire-matzneff-gallimard-retire-de-la-vente-le-journal-de-l-ecrivain-qu-el

    Les éditions de La Table ronde (groupe Madrigall, contrôlé par Antoine Gallimard), qui ont publié cinq volumes du journal de l’écrivain entre 1979 et 1992, ont également cessé la commercialisation de ces livres.

    • « La souffrance exprimée par Mme Vanessa Springora dans Le Consentement fait entendre une parole dont la force justifie cette mesure exceptionnelle », affirme, mardi 7 janvier dans un communiqué, la maison d’édition, qui publiait ce journal depuis 1990, en plusieurs volumes.
      […]
      Les exemplaires encore présents en librairie, dont le dernier volume, L’Amante de l’Arsenal, sorti à la mi-novembre, vont ainsi être rappelés. Il s’en était vendu seulement « quelques centaines d’exemplaires », a précisé l’éditeur.
      Depuis le début de l’affaire, le dernier volet du journal de l’écrivain s’est néanmoins arraché dans les librairies. Il se classait ainsi mardi à la 3e place dans la catégorie biographies chez Amazon.

  • A propos de #Gabriel_Matzneff, un ami m’envoie cet article :

    « Pour écrire, je quitte le gris et froid Paris pour m’installer dans un pays du soleil » (entretien avec Gabriel Matzneff)
    Aymen HACEN, La Presse de Tunisie, le 18 février 2014
    https://www.turess.com/fr/lapresse/79134

    Surtout pour me signaler que celui qui a fait l’interview de Gabriel Matzneff est #Aymen_Hacen, chroniqueur à Causeur, et assistant de français à l’ENS de Tunis, accusé de harcèlement sexuel par des étudiantes :

    Tunis : suspension du professeur de l’ENS accusé de harcèlement sexuel par des étudiantes
    Kapitalis, le 26 décembre 2019
    http://kapitalis.com/tunisie/2019/12/26/tunis-suspension-du-professeur-de-lens-accuse-de-harcelement-sexuel-par-d

    Et que, du coup, on remonte à ses méfaits à l’ENS de Lyon lorsqu’il était encore étudiant :

    Accusé de harcèlement sexuel par des étudiantes de l’ENS de Tunis, un professeur rattrapé par des témoignages de ses camarades de l’ENS de Lyon
    Kapitalis, le 18 décembre 2019
    http://kapitalis.com/tunisie/2019/12/18/accuse-de-harcelement-sexuel-par-des-etudiantes-de-lens-de-tunis-le-profe

    #Tunisie #France #harcèlement_sexuel #université

    • Sur Aymen Hacen, voir aussi ce tweet de Léila Véron (11.12.2019) :

      J’exprime ma solidarité publique avec les étudiantes de l’Ecole Normale Supérieure de Tunis qui dénoncent le harcèlement, les agressions sexuelles et les viols présumés d’Aymen Hacen, professeur à l’ENS Tunis.
      Il y a 10 ans, ce prédateur faisait déjà de même à l’ENS de Lyon (j’y étais). Sauf que maintenant il est prof titulaire et il abuse de cette position de pouvoir.
      J’étais sa colocataire à l’ENS de Lyon. Je connais deux personnes qui l’ont accusé de viol (+multiples accusations de harcèlement et d’agressions). Il y a eu plusieurs mains courantes, une plainte, et l’école n’a à peu près rien fait, elle a surtout attendu qu’il parte.
      La plainte en France a été classée sans suite. La police ne m’a pas interrogée alors que j’étais la colocataire d’Aymen Hacen, présente la nuit de l’agression présumée… (j’ai entendu des éclats de voix, et le lendemain j’ai croisé la victime qui m’a montré des traces de coups).
      Cela fait des années que les étudiantes de Tunis dénoncent ces agissements. Il menace de les poursuivre en diffamation. Il dispose de soutiens politiques, et ses victimes craignent que le scandale soit étouffé. Elles ont besoin de notre soutien.
      Ça fait au moins 10 ans qu’il est accusé de commettre ces méfaits. Conformément aux demandes des étudiantes, Aymen Hacen doit être exclu. Personnellement, je demande à mes collègues de veiller à ne pas lui donner davantage de pouvoir et de visibilité.
      Photos d’un événement qui s’est tenu le 02 décembre contre le harcèlement sexuel à l’ENS de Tunis et le lien de la page facebook (l’équivalent de « balance ton porc ») où Aymen Hacen a été « balancé » et pour laquelle il menace de diffamation (https://www.facebook.com/groups/501115630620276/?fref=mentions)
      J’ai eu de très nombreux témoignages de personnes ayant été victimes d’Aymen Hacen, dans différents pays et différentes villes. Si vous êtes prêtes à témoigner publiquement n’hésitez pas à prendre contact avec moi et ce collectif.
      Si vous avez été victime d’Aymen Hacen ou témoin de ses agissements, je vous invite à écrire au recteur de l’université de Tunis (habib.sidhom@gmail.com), au directeur de l’ENS de Tunis (othman.hasnaoui@ens.rnu.tn) et au président de l’université de Tunis (habib.sidhom@gmail.com)

      Vous pouvez aussi témoigner sur cette page fb qui a recueilli les témoignages : https://www.facebook.com/groups/501115630620276
      Il va sans dire que si des journalistes me suivent et désirent couvrir cette histoire et cet exemple d’un metoo tunisien, j’aurais des contacts à leur fournir parmi les étudiantes mobilisées à l’ENS de Tunis.
      Il y a 10 ans, j’avais essayé d’aider les victimes, mais j’étais démunie et je ne savais pas qu’il fallait se tourner vers des collectifs dans ce genre de cas. Aujourd’hui, j’essaie de réagir et tant pis si je suis poursuivie en diffamation, je préfère que ça tombe sur moi.
      J’appelle toutes les personnes qui à l’époque à l’ENS Lyon ont mal réagi par ignorance, par maladresse, par lâcheté, à apporter leur soutien aux victimes de Tunis, et à écrire aux personnes signalées.
      On peut faire des erreurs, mais il y aussi des réactions impardonnables. Je repense à cet "ami" qui m’avait dit qu’il croyait Aymen Hacen coupable mais qu’il irait quand même à son mariage car il avait envie de voir un "mariage traditionnel tunisien"
      Bravo à mes soeurs de lutte tunisiennes pour leur courage, pour oser s’élever contre quelqu’un de puissant alors que cela met en péril beaucoup de choses pour elles. Je vous admire. Disons-leur que nous sommes avec elles.

      https://twitter.com/laelia_ve/status/1204841133907595271?lang=en

      #harcèlement_sexuel #ENS #ENS_Tunis #ENS_Lyon

    • Et à propos de #Matzneff...

      Sur un site web récemment supprimé, Gabriel Matzneff racontait ses activités pédophiles

      Visé par une enquête judiciaire, l’écrivain Gabriel Matzneff racontait ses activités pédophiles sur un site web récemment supprimé avec plus de détails encore que dans ses livres.

      –—

      Les petits enfants, c’est merveilleux. On rentre dedans comme dans du beurre

      https://www.lejdd.fr/Societe/gabriel-matzneff-ce-quil-a-voulu-cacher-3941071
      #grands_hommes #pédophilie

  • Vanessa Springora : "Par son statut d’écrivain, Gabriel Matzneff redoublait son entreprise de prédation par une exploitation littéraire"
    L’Invité(e) des Matins par Guillaume Erner
    https://www.franceculture.fr/societe/quand-des-intellectuels-francais-defendaient-la-pedophilie
    https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/affaire-matzneff-pedophilie-et-litterature-vanessa-springora-est-linvi

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    Quand des intellectuels français défendaient la pédophilie
    03/01/2020 (mis à jour à 12:15)
    Par Cécile de Kervasdoué et Fiona Moghaddam
    https://www.franceculture.fr/societe/quand-des-intellectuels-francais-defendaient-la-pedophilie

    • "Il était bien ce qu’on apprend à redouter dès l’enfance : un ogre". C’est par ces mots que Vanessa Springora dresse le portrait de l’écrivain Gabriel Matzneff qui l’a abusée alors qu’elle avait 13 ans lors de leur rencontre quand lui en avait 50. L’auteur revendiquait alors ouvertement son attirance sexuelle pour les mineurs dans ses ouvrages et dans les médias.

      Les milieux littéraires, hier complaisants avec la pédophilie, ont-ils fait leur examen de conscience ? Comment penser la délicate question du consentement lorsqu’elle touche un enfant ? Vit-on un tournant dans l’histoire du rapport de notre société à la pédophilie ?

      Pour en parler, notre invitée est Vanessa Springora, directrice des éditions Julliard et auteure de l’ouvrage “Le Consentement” aux éditions Grasset.

      #audio #Matzneff #pédocriminalité
      @reka, tu l’as déjà lu ? C’est comment ?

  • En déterrant (à cause de #matzneff ) la chanson sur le tourisme sexuel chanté au club dorothé par Carlos (le fils de #Dolto ) j’ai repensé à Jimmy Savile
    Du coup j’en profite pour documenté les crimes de ce prédateur sexuel d’enfant
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jimmy_Savile

    Un an après sa mort, le documentaire, L’Autre visage de Jimmy Savile, diffusé sur la chaîne de télévision ITV, révèle au monde le « prédateur sexuel » d’adolescentes que Jimmy Savile a été dans les années 1960 et 1970. Si à ce moment-là seulement cinq femmes ont témoigné sur ce qu’elles avaient subi, on estime à environ trois cents le nombre des victimes potentielles de Savile.

    Le scandale prend de l’ampleur en recensant plus de cinq cents victimes de tout âge. Les faits, très graves, se sont produits dans les hôpitaux où il était bénévole.

    En mars 2008, Savile entame des démarches judiciaires contre le journal The Sun qui l’aurait, de manière erronée selon lui, lié à l’affaire de l’orphelinat de Jersey du Haut de la Garenne. Savile a tout d’abord nié être allé au Haut de la Garenne, mais admet plus tard l’avoir fait, après publication d’une photographie le montrant à l’orphelinat entouré d’enfants. La police de Jersey affirme qu’en 2008 les accusations d’abus sexuels à l’encontre de Savile ont fait l’objet d’une enquête mais n’ont pas révélé d’éléments suffisants pour l’inculper. Après sa mort et les nombreuses accusations d’abus sexuels à son encontre venant de plusieurs centaines de personnes, on relève des pensionnaires des Haut de la Garenne.

    L’affaire Savile a également servi de catalyseur pour donner lieu à de nouvelles demandes d’enquête concernant l’affaire de pédocriminalité en Galles du nord, ne pouvant par contre pas lui être associée.

    Il aurait été très lié au député Cyril Smith, selon une des victimes de Smith, qui a également été impliqué dans des affaires de mœurs. Son ancien chauffeur, David Smith, est retrouvé mort chez lui, le 28 octobre 2013, le jour où il devait comparaître devant la justice pour une série de viols. Il semble qu’il se soit suicidé.


    Distinctions
    Jimmy Savile a été très aimé et récompensé de son vivant, mais depuis le scandale, de nombreuses distinctions honorifiques lui ont été retirées, que ce soit des médailles ou ses honorary doctor of laws (titres de docteur en droit). Certaines récompenses, tel l’ordre de Saint-Grégoire-le-Grand ou l’ordre de l’Empire britannique, ne peuvent être retirées malgré les protestations, étant donné que la radiation posthume n’existe pas : ces ordres n’ont plus effet après la mort. Mais tout ce qui rend hommage à l’animateur a été effacé. Sa pierre tombale, à Scarborough, a été détruite. Les associations caritatives portant son nom se sont dissoutes.


    pour Dolto et Carlos c’est ici https://seenthis.net/messages/688632#message818160

    Je ne veux pas dire que Carlos ou/et Dolto étaient criminels. Mais j’ai pas pu m’empeicher de pensé à Savile en revoyant « tirlipimpon sur le chiwawa » au club dorothé

  • Si seulement Matzneff était le seul problème | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/patricjean/blog/301219/si-seulement-matzneff-etait-le-seul-probleme

    La grande majorité de ces crimes et délits sont commis dans le cercle familial et 70% des plaintes sont classées sans suite. Pire encore, des théories issues d’auteurs pro-pédophiles américains ont pollué le système judiciaire, portées par des associations dites « de pères ». Ainsi le « #Syndrome_d-Aliénation_Parentale » (#SAP) permet d’affirmer qu’un signalement d’agression d’un enfant par un homme de sa famille est très probablement un fantasme qui lui a été « implanté » par sa mère. Dans des milliers de dossiers, c’est donc la mère qui est remise en cause par la justice, parfois menacée de prison si elle persiste dans ses accusations, et souvent écartée de l’enfant que l’on remet à la garde de son agresseur présumé. Le tout sans enquête digne de ce nom. Parfois sans enquête du tout.

    Des « experts » qui se targuent d’enseigner à l’Ecole Nationale de la Magistrature propagent ces théories. Tel le très médiatique Paul Bensussan qui peut prendre la parole dans un procès sans avoir rencontré les victimes. Tel Hubert Van Gijseghem qui tente en permanence de démontrer que les accusations d’agressions d’enfants (parfois signalées par cinq professionnels) ne sont que des inventions. Ces gens-là donnent partout des conférences. Ils enseignent, ils forment des professionnels. Et leur idéologie finit par porter ses fruits. Comme je le démontre dans le livre, cinq propositions de lois ont été discutées à l’assemblée nationale en France pour inscrire dans la législation ces théories dont le but évident est de faire taire les victimes.

    Les associations « de pères » que l’on a vu en haut de nombreuses grues françaises dès 2013, soutenues activement par bon nombre de médias, propagent l’idée que les hommes sont victimes devant la justice et que les mères passent leur temps à inventer des agressions sexuelles qui n’existent pas. Tout cela sans évidemment expliquer pourquoi les 3 à 6% d’enfants victimes restent invisibles pour la justice. Ni comment, alors que le nombre de plaintes augmente, le nombre de condamnations ne cesse de diminuer.

  • IVRE DU TEMPS PERDU | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/lehmann-christian/blog/301219/ivre-du-temps-perdu

    « Les moins de seize ans », hallucinant pamphlet dans lequel, après avoir asséné que tout homme normalement constitué ne pouvait que bander en voyant les fesses d’un garçonnet, il expliquait ses méthodes pour circonvenir les parents, ces abrutis bornés et égoïstes dont la seule utilité au monde était de fournir à des éphèbes comme lui de nouveaux culs imberbes. Le mépris pour les mères qui lui procuraient leurs filles en imaginant coucher avec un écrivain célèbre par procuration, le plaisir qu’il prenait à tripoter des enfants sous la table devant leur père inconscient.

    • A ce stade, il me semble utile de clore en rappelant, car beaucoup dans le marigot politique tentent d’utiliser ce scandale à leurs fins, que les soutiens de Matzneff ne peuvent se résumer à un camp, celui de la gauche, forcément soixante-huitarde et libertaire. Oui, on trouvera dans les archives de Libération et du Monde des articles élogieux sur la pédophilie et le style de Matzneff. Mais il suffit de compulser les archives de Valeurs Actuelles, de Causeur, du Point et de Radio-Courtoisie pour savoir que comme tous les grands pervers, Matzneff sut toute sa vie donner des gages et s’entourer de zélateurs aveugles, dans tous les milieux. A gauche il prônait son immense liberté, à droite, entouré de douairières enamourées, il dissertait sur la beauté de la religion orthodoxe avec une dialectique surannée et était encensé par Alain Soral et Alain de Benoist.

  • #Potte-Bonneville sur cuicui à propos de #Matzneff et de son époque :
    https://twitter.com/pottebonneville/status/1211242592257662976

    Le discours sur la libération des moeurs auquel on reproche d’avoir rendu possible une forme de bienveillance envers la pédophilie ne s’articulait pas tant en termes de transgression qu’en termes de libération du désir (et d’un désir délié de la référence psy à la Loi). Et face à ce discours, la référence au consentement pouvait apparaître comme compromise avec un ordre juridique qui (il est important de le rappeler) différenciait la majorité sexuelle selon qu’elle concernait les relations hétéro- ou homosexuelles. A mon sens, on ne comprend pas comment l’éloge de la pédophilie a pu se placer dans le sillage de la lutte pour les droits des homosexuels, si l’on ne se souvient pas comment l’ordre juridique établissait une continuité entre homosexualité et pédophilie...de sorte que la revendication d’abaissement de l’âge du consentement était l’un des chevaux de bataille de la lutte pour les droits des homosexuels, en France comme au Royaume-Uni (cf le 1er album de Bronski Beat : The Age Of Consent). On voit assez bien malheureusement comment, de cette affirmation du désir contre les restrictions abusives que le droit imposait au nom du consentement, certains ont pu glisser vers l’idée que la satisfaction du désir pouvait se passer de l’épreuve du consentement.