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    Trafic de migrants à Joal : Un organisateur arrêté, 27 candidats au départ clandestin interceptés
    Auteur : Mor Mbaye CISSÉ
    La brigade territoriale de Joal, relevant de la compagnie de gendarmerie de Mbour, a démantelé un réseau présumé de trafic de migrants. L’organisateur présumé a été interpellé ainsi que 27 candidats à l’émigration irrégulière. Selon des sources de Seneweb, les investigations ont permis d’identifier l’organisateur présumé, O. Dianko, âgé de 32 ans, un pêcheur domicilié à Joal. Les gendarmes ont obtenu son numéro de téléphone et mis en place une opération de filature en utilisant deux faux candidats afin de le piéger.
    Logé à l’hôtel Ten Bi de Mbour depuis le 26 juillet 2026, le suspect a été invité à quitter son lieu d’hébergement pour se rendre à Joal afin de récupérer les prétendus candidats et les conduire vers leur destination. À son arrivée au point de rendez-vous où les deux vrais faux candidats l’attendaient, il a été interpellé par les gendarmes qui étaient en surveillance discrète.Le mis en cause a conduit par les enquêteurs au foyer où étaient regroupés les autres candidats au départ clandestin. Les gendarmes y ont interpellé 27 personnes : 13 Sénégalais, sept Gambiens et sept Maliens, dont trois femmes.
    La fouille du suspect a permis la saisie de 1 800 000 F CFA, somme qui serait liée à l’organisation du voyage. Au terme de l’enquête, O. Dianko a été déféré devant le procureur Augustin Yakhar Faye, chef du parquet de Mbour, pour trafic de migrants ainsi que pour d’autres chefs d’accusation

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#joal#mbour#migrationirreguliere#routemigratoire#gambie#mali#sante

  • "Ceux qui restent" : À #Mbour, le #deuil « en #silence » des enfants de migrants disparus en mer

    "Depuis lors, je suis devenu silencieux", murmure Fallou, 12 ans, dans une évocation déchirante de la mort de sa mère sénégalaise après le #naufrage de la pirogue qui l’emmenait vers l’Europe. La jeune Sokhna est, elle, tourmentée par des #rêves où réapparaît son père migrant disparu en mer, au point qu’elle évite de passer devant l’océan et ses fantômes traumatiques.

    On les appelle "#ceux_qui_restent" : ces orphelins doivent composer face à l’attente insoutenable et le #deuil_impossible des "#absents-présents", leurs parents morts en mer ou dont on n’a plus jamais eu de nouvelles après la #disparition de leur embarcation.

    Le nombre de ces morts et disparus - et de leurs enfants - se chiffre au moins "à des milliers" au Sénégal ces dernières années, indique à l’AFP Saliou Diouf, fondateur de l’association "#Boza_Fii" qui lutte contre l’#oubli des personnes migrantes disparues.

    Dans la ville portuaire de Mbour (ouest), les vies abîmées et la parole sensible de ces enfants s’écoutent derrière les murs des maisons. Le #tabou entoure encore le choix de partir de leurs parents. La peur des familles de se confier aussi, dans un contexte où les autorités ont essentiellement une approche répressive pour empêcher les départs de pirogues, arrêter les passeurs, et secourir régulièrement des embarcations à la dérive.

    "J’ai beaucoup pleuré... et puis après je me suis dit que c’est la #volonté_divine", souffle à l’AFP dans une diction hachée Fallou, silhouette agitée de spasmes, en évoquant la mort de sa mère.

    A #Tefees, quartier de pêcheurs, aux ruelles de sable et maisonnettes précaires, Fallou et son frère de neuf ans sont heureux de se retrouver, appuyés l’un contre l’autre dans la chambre et seule pièce de vie de leur grand-mère, Ndeye Ndiaye.

    Leur vie a basculé quand leur mère, Awa, âgée d’une trentaine d’années, est décédée au Maroc en 2024, après le naufrage d’une pirogue.

    Depuis ce drame, "je suis devenu silencieux", lâche Fallou. Le garçon "n’en parle pas avec sa grand-mère ni avec ses amis", seulement avec son père lors de ses visites. "Il me raconte que ma mère était une bonne personne...".

    Comme souvent dans les familles où la mère migrante a disparu, la famille s’est disloquée : le père est retourné vivre dans sa famille, les enfants sont restés avec leur grand-mère. Mais acculée par le dénuement, elle a dû séparer les frères, confiant le plus jeune à son parrain.

    Awa n’avait pas informé sa mère de son projet, mais elle déplorait souvent de la voir "se fatiguer" et voulait lui "venir plus en aide".

    – "Prie pour moi" -

    "Elle m’a simplement dit qu’elle devait aller à Dakar", la capitale, relate Ndeye. Mais un soir, Awa l’appelle : "Maman, j’ai pris une pirogue pour rejoindre l’Europe et je voudrais que tu pries pour moi".

    Deux semaines d’#angoisse plus tard, un appel leur annonce son décès dans un hôpital au Maroc.

    "On ne m’a pas rapporté son #corps et j’en suis toujours là...", murmure Ndeye, qui ne peut retenir ses larmes. "Voir des enfants, des innocents comme eux, devoir vivre sans mère, ça vous affecte au plus profond de vous".

    En 2024, au moins 10.457 migrants sont morts ou disparus "à la frontière occidentale euro-africaine" en tentant de rejoindre l’Espagne via la périlleuse #route_Atlantique, selon Caminando Fronteras, le nombre le plus élevé enregistré depuis le début du recensement en 2007 opéré par cette association.

    Poussés par le désespoir face au manque d’opportunités dans leur pays (chômage, disparition des ressources halieutiques, etc...) et du fait que l’Europe restreint les visas et contrôle drastiquement ses frontières, les candidats à l’exil sont forcés de recourir à des embarcations clandestines, souvent vétustes et surchargées.

    "Souvent les #familles n’obtiennent pas assez d’informations pour faire leur deuil", souligne Saliou Diouf. "L’#acceptation de la disparition se fait très difficilement".

    Les enfants apprennent parfois la nouvelle brutalement dans la rue ou chez des voisins. Certains se débattent entre une attente insupportable, le refus d’accepter le décès, ou la colère.

    C’est le cas de Sokhna, 11 ans, visage d’ange assombri par un regard douloureux. Sa mère Fatou Ngom, son frère et sa soeur vivotent à Mbour dans une chambre et une cour louée à plusieurs familles.

    Le père, Assane, est porté disparu depuis que la pirogue qui le transportait a pris feu au large des côtes en 2022. On a simplement rapporté à Fatou qu’il "faisait partie des victimes".

    #Pauvreté aggravée -

    Fatou explique que Sokhna a depuis des moments "d’#absence", notamment en classe, et du retard dans sa scolarité. "Des fois la nuit, elle fait des rêves, elle crie “papa" plusieurs fois" dans la chambre où toute la famille vit.

    Même si leur relation semble complice, Sokhna explique sans détour que sa mère, encore accablée par le #chagrin et qui a beaucoup de mal à parler de la disparition de son mari, ne la "comprend pas" quand elle veut lui parler de son père.

    "Quand je rêve de lui et que j’ai peur parce que j’ai vraiment l’impression qu’il me parle, le lendemain je vais voir ma grand-mère", confie Sokhna. "Elle me raconte quand mon père courtisait ma mère, et des histoires sur lui...".

    "Je pense toujours à mon père quand je vois la mer", souffle-t-elle. C’est sa grand-mère, voyant son chagrin, qui a dit à Sokhna d’éviter de circuler par la plage et son alignement de pirogues.

    Contrairement à sa soeur qui garde son chagrin enfoui, Boubacar, 14 ans, a du mal à retenir son émotion en racontant ce jour de 2022 : "ma famille est venue trouver ma mère ; elle préparait du café. Ils ont dit “Assane est mort dans la pirogue“ ; elle était en état de #choc, elle s’est mise à pleurer, et nous aussi".

    "Mon père voulait nous construire une maison. Avant d’y arriver, Dieu a pris son âme...".

    "Je pense souvent à lui, surtout quand ma mère n’a pas l’argent pour la dépense quotidienne parce que c’est lui qui nous aidait à vivre", sanglote-t-il.

    A 14 ans, l’adolescent travaille déjà régulièrement après l’école dans un atelier de menuiserie métallique pour aider sa mère.

    Ces #orphelins doivent tenter de se reconstruire dans des familles brisées et qui tombent dans une précarité encore plus prégnante (réduction du nombre de repas, déscolarisation des enfants, endettement...). Nombre d’entre eux grandissent trop vite, éprouvés par les responsabilités.

    Près de Boubacar, sa soeur Coumba, cinq ans, pieds nus, vêtements élimés, s’amuse à dessiner sur un tableau accroché au mur de la cour. La fillette a grandi sans presque connaître son père.

    "C’est elle qui me fait pleurer parce qu’elle me demande toujours des nouvelles de son père", confie Fatou. "Je lui réponds qu’il est en voyage".

    "Elle peut devenir folle si on lui explique maintenant...", renchérit Boubacar.

    – Briser le silence -

    La douce Amy Dramé n’a pas non plus dit la vérité à ses enfants de dix, six et trois ans. Son mari - qui avait vu tous ses collègues pêcheurs acculés par la pauvreté tenter la traversée - l’a appelée depuis un bateau le 10 août 2024.

    "Il m’a demandé des nouvelles des enfants, et de prier pour lui ; c’est la dernière fois que j’ai eu des nouvelles", dit-elle, bouleversée.

    Un mois après, les autorités les ont informés que la pirogue avait échoué au Cap-Vert, sans survivants.

    Amy continue à dire à ses enfants que leur père est en campagne de pêche. "Ce sont des enfants...", lâche-t-elle. "Ils prennent tout le temps mon téléphone pour regarder des vidéos de leur père ; ils ne vont pas l’oublier...".

    Tenter de briser ce silence, c’est l’objectif d’un programme pionnier au Sénégal de prise en charge psycho-sociale de ces enfants, débuté en 2024.

    Plus d’une cinquantaine d’orphelins sont accompagnés par l’ONG internationale #Délégation_diocésaine_des_Migrations_du_Sénégal (#DDM_Sénégal) et le #Collectif_des_victimes_de_l'émigration_irrégulière_au_Sénégal (#Coves), qui ont entamé ce travail après avoir constaté la souffrance des femmes de disparus et leurs enfants, particulièrement due au "#deuil_ambigu" lié à l’#incertitude sur le décès.

    "On a constaté que beaucoup de leurs enfants souffraient aussi, d’une manière différente, plus en silence, avec beaucoup de #colère", explique Jordi Balsells, directeur de la DDM.

    L’ONG fait trois tournées par an dans d’autres régions du Sénégal, et mène des accompagnements à domicile.

    Dans le centre de Mbour, dans un bâtiment baigné de lumière, alors que leurs mères travaillent dans un atelier de couture pour avoir une source de revenus supplémentaire, les enfants - tous orphelins de pères migrants - sont reçus en thérapie.

    Si en apparence plusieurs chahutent en patientant, cela masque souvent une attitude fragile.

    Babacar Ndiaye, 12 ans, submergé par l’émotion, ne parviendra pas à se confier sur la disparition de son père mareyeur en 2024 dans le chavirement d’une pirogue au large de Mbour.

    "Sache que si tu veux parler, on est là", lui dit doucement Tesa Reimat Corbella, médecin spécialisée dans le deuil, qui s’occupe de l’accompagnement psycho-social.

    – "#Stigmatisation" -

    A l’inverse, son frère de neuf ans, Pape Balla, dégage une assurance étonnante. Il se confie tout en ne lâchant pas deux figurines de crocodile et de lama.

    "Mon père ne voulait pas partir mais c’est celui qui a organisé le voyage qui l’a forcé !", lance-t-il, manière à lui de faire face à cet abandon qu’il ne comprend pas. "Ca me fait mal qu’il ait disparu ; je voulais qu’il reste avec nous...".

    "J’ai des amis au quartier qui ont vécu la même chose mais on n’en discute pas", ajoute Pape, qui raconte aussi des souvenirs aux côtés du père. "Il m’achetait souvent des ballons et ça me manque...".

    A l’instar de Babacar, Bambi Diop, 10 ans, ne pourra d’abord n’articuler que quelques mots : "je veux pas parler de mon père...".

    Avec sollicitude, la psychothérapeute Katy Faye prend Bambi par les épaules et tente de calmer son accès de larmes.

    "Quand je pars en classe je pense à lui", lâche Bambi finalement, expliquant que c’est souvent son père qui la déposait à l’école.

    La fillette reste en partie dans le déni, affirmant à l’AFP que son père vit dans une autre ville du Sénégal et qu’il va "bien". Des mots qui surprendront sa mère, qui assure que sa fille "sait" que son père est décédé dans un naufrage en 2024.

    Pour Tesa Reimat Corbella, le principal défi, "c’est de casser le silence" entourant la disparition. "Il faut commencer à donner des mots à ce qui s’est passé, pouvoir parler avec les enfants du souvenir de qui était leur père, et travailler avec le parent qui est resté".

    Elle se réjouit que l’ONG ait réussi à créer "un espace sûr, où ils peuvent partager avec les autres enfants". "Le fait qu’ils acceptent ce qui est arrivé et qu’ils peuvent en parler sans peur, sans honte, c’est le plus important".

    Mais il y a "encore beaucoup de travail", reconnaît-elle. "Quand les enfants sortent de cet espace, à l’école ou dans la rue il y a encore de la stigmatisation".

    Acteur de la société civile et spécialiste depuis 20 ans des questions migratoires, Mamadou Diop Thioune regrette que le soutien économique et psycho-social à ces familles ne soient "pas pris en compte dans (nos) politiques publiques".

    Il pointe le manque d’information des autorités, d’outils et de personnel formé, alors que les "conséquences sociales" pour le Sénégal de ces disparitions d’exilés "sont dramatiques".

    Au centre DDM, une lumière douce de fin de journée apaise l’atmosphère. Les enfants alignés sur des matelas au sol sont fascinés par le film d’animation "Kirikou et la Sorcière", sous le regard de Tesa et ses collègues.

    La société sénégalaise doit être davantage "sensibilisée sur la situation des disparus et de leurs familles", martèle Tesa. "C’est important de redonner une dignité aux personnes disparues, des gens qui étaient partis chercher une vie meilleure", plaide-t-elle.

    "Il faut qu’on puisse parler de ce sujet sans cacher ces enfants et ces familles".

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    #Sénégal #migrations #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontière #décès

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  • Trafic de migrants à Rufisque : 2 convoyeurs déférés au pool... | Seneweb -
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    Trafic de migrants à Rufisque : 2 convoyeurs déférés au pool judiciaire financier
    Auteur : Doudou DIOP
    Le commissariat central de Rufisque a procédé au démantèlement d’un réseau de trafic de migrants opérant dans la zone de Diokoul, dans le département de Rufisque. Deux convoyeurs ont été déférés, ce mardi, au Pool judiciaire financier. Sept candidats ont été arrêtés dans le cadre de l’enquête.Dans la soirée du 24 mai 2026, exploitant un renseignement, faisant état de l’existence d’un de point de regroupement avant un départ clandestin vers les Îles Canaries, les enquêteurs ont lancé une mission de surveillance et d’infiltration. Lors de l’opération, les policiers ont interpellé I. S. Diop alias « IZ », maçon domicilié à Diokoul et A. Ngarane, également maçon et domicilié à la Cité Gabon.
    Selon les éléments de l’enquête, les mis en cause agissaient en collaboration avec un certain M. Mbaye alias « Khou », présenté comme l’un des cerveaux du réseau et actuellement introuvable. Ce dernier était même « en haute mer », d’après les déclarations recueillies par les enquêteurs. Les candidats à l’émigration devaient débourser entre 500 000 et 700 000 de FCFA pour embarquer à destination de l’Espagne à bord d’une pirogue. Après recoupement des renseignements, la Brigade de recherches de la Sûreté urbaine a mis en place une filature. Les investigations ont conduit les policiers vers une maison située à la Cité Gabon où plusieurs migrants étaient hébergés en attendant le départ. Le même jour, à l’issue d’une opération discrète de surveillances, un élément de la Brigade de recherches a réussi à infiltrer le groupe de migrants. Cette infiltration a permis l’interpellation des candidats à l’émigration clandestine et de remonter jusqu’aux deux convoyeurs présumés.Entendus, les candidats ont désigné M. Mbaye alias « Khou » comme étant l’un des principaux organisateurs du réseau. Ils ont également expliqué que ce dernier avait confié à I. S. Diop alias « IZ » la mission de trouver des maisons d’hébergement pour les candidats au départ.
    Les enquêteurs indiquent par ailleurs qu’A. Ngarane a mis à disposition la maison de sa mère pour loger les migrants. Face aux policiers, I. S. Diop et A. Ngarane ont reconnu les faits qui leur sont reprochés.Le démantèlement du réseau a permis l’arrestation de sept candidats à l’émigration clandestine. Il s’agit de jeunes originaires de Dakar, Diourbel, Mbour et de Guinée Conakry. Parmi eux figurent des vendeurs, des élèves en classe de terminale, un électricien, un menuisier et un technicien de surface. La perquisition effectuée dans la maison ayant servi d’hébergement a permis la découverte de matériels d’équipage susceptibles d’être utilisés pour une traversée en pirogue. L’enquête se poursuit afin d’interpeller les autres membres du réseau, dont le nommé M. Mbaye alias « Khou », activement recherché

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#migrationirreguliere#trafic#dakar#diourbel#mbour#guineeconakry#sante

  • Mbour : Un bébé de 6 mois et une fillette de 11 ans parmi le... | Seneweb -
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    Mbour : Un bébé de 6 mois et une fillette de 11 ans parmi les 34 migrants interceptés par la police
    Auteur : Mor Mbaye CISSE
    La brigade de recherches du poste de police de Diamaguène 2 de Mbour a mis fin à une tentative de migration clandestine en interceptant 34 individus à la plage de Grand-Mbour. Parmi eux, des femmes, un nourrisson et une fillette, tous animés du même rêve : rejoindre l’Espagne.Le 22 avril 2026, les éléments de ladite BR ont été informés d’un probable départ de migrants clandestins depuis la plage de Grand-Mbour. C’est dans ces circonstances qu’ils se sont rendus sur les lieux où ils ont procédé à l’interpellation de 34 individus. Parmi les personnes interpellées figurent 20 femmes, un bébé de 6 mois et une fillette de 11 ans. Le groupe est composé de 14 Gambiens, sept Maliens, huit Sénégalais, trois Guinéens et deux Ivoiriens selon des sources de Seneweb.L’organisateur du voyage n’a pas été retrouvé sur les lieux et les capitaines de l’embarcation de fortune ont réussi à prendre la fuite avant l’arrivée des policiers.
    Selon les renseignements recueillis sur place, les migrants avaient pris le départ depuis la Gambie et avaient dérivé trois jours durant avant d’accoster à Mbour. Au cours du trajet, la pirogue aurait commencé à prendre l’eau, rendant la poursuite du voyage impossible. Face au danger, les migrants auraient demandé au capitaine de rebrousser chemin, ce qu’il a fait avant de prendre la fuite à l’arrivée des policiers.
    Interrogés sur les raisons de leur présence à Mbour, les migrants ont déclaré à l’unanimité vouloir rallier l’Espagne pour y gagner leur vie. Une déclaration qui illustre une fois de plus la détresse et la détermination de ces hommes, femmes et enfants prêts à braver tous les dangers pour tenter de rejoindre l’Europe. Informé, le procureur Augustin Yakhar Faye, chef du parquet près le tribunal de grande instance de Mbour a instruit aux enquêteurs d’entendre l’ensemble des candidats à la migration. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les responsabilités et d’identifier l’organisateur de ce voyage clandestin qui court toujours.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#espagne#gambie#Diamaguene#mbour#migrationirreguliere#sante#droit#mali#gambie#cotedivoire#grandmbour

  • 100 migrants abandonnés à Mbour : Le cerveau et ses 3 compli... | Seneweb -
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    100 migrants abandonnés à Mbour : Le cerveau et ses 3 complices arrêtés par la police à Ziguinchor
    Auteur : Mor Mbaye CISSÉ
    La police nationale a démantelé un réseau de trafic de migrants suite à l’échouage d’une pirogue transportant une centaine de personnes sur le littoral de Mbour, le 18 décembre 2025. Cinq individus ont été présentés au Procureur de la République financier pour association de malfaiteurs, trafic de migrants et mise en danger de la vie d’autrui.
    Une source désirant garder l’anonymat a informé les policiers de l’accostage irrégulier, voire de l’échouage volontaire d’une pirogue au niveau du golf de Mbour, en date du 18 décembre 2025.
    Selon les informations recueillies et recoupées, lors de l’arrivée de ladite pirogue sur le littoral, les migrants transportés ainsi que les capitaines de l’embarcation ont immédiatement pris la fuite, abandonnant la pirogue sur place. Il a également été signalé que les populations riveraines se sont emparées de certains équipements, notamment les moteurs hors-bord et des bidons contenant du carburant. Les investigations ont permis d’établir que la pirogue incriminée est enregistrée au nom de « S.Sonko », immatriculée ZG-4521-ZG. Cependant, il a été révélé qu’elle appartiendrait en réalité au nommé B. Barro, pêcheur basé à Ziguinchor.
    Ce dernier est présenté comme l’individu ayant orchestré l’ensemble de l’opération depuis Ziguinchor. Il aurait organisé le voyage clandestin en collaboration avec ses frères I. Barro, M. Loum, M. Sao et M. Sao, ainsi qu’un individu résidant à Conakry, nommé A.Kamsar. La destination finale du voyage était l’Espagne.À l’issue de l’enquête, B. Barro ainsi que ses frères M. Loum, M. Sao et M. Sao ont été interpellés à Ziguinchor. Seul I. Barro n’a pas été arrêté à ce stade de la procédure. Entendus sur les faits, ils ont unanimement reconnu leur implication et confirmé avoir embarqué dans la pirogue ayant quitté Ziguinchor à destination de Conakry.
    Interrogé à son tour, le nommé B. Barro a confirmé être le propriétaire de la pirogue incriminée et reconnu partiellement sa participation au voyage clandestin. Il a déclaré que son implication s’était limitée à l’acheminement de la pirogue de Ziguinchor à Conakry, sans autorisation officielle, en contournant délibérément les voies légales de contrôle. Il a spécifié qu’à bord se trouvaient environ 2 000 litres de carburant, un moteur « Yamaha » de 60 chevaux ainsi que deux candidats originaires de Touba, embarqués à la demande de son acolyte A.Kamsar. Il a indiqué avoir effectué ce trajet en compagnie de ses quatre frères : I. Barro, M. Loum, M. Sao et M. Sao selon des sources de Seneweb. Selon ses déclarations, arrivé à Conakry, il a remis la pirogue à A.Kamsar, l’organisateur principal de ce voyage, et s’est retiré de l’opération. Ses frères ont poursuivi le voyage avec l’accord d’A.Kamsar, qui a justifié leur maintien à bord par leur statut de pêcheurs afin d’assister les capitaines dans la suite du périple clandestin.
    B. Barro a tenté de se dédouaner de toute responsabilité, en rejetant l’entière organisation de l’opération sur A.Kamsar, qu’il a présenté comme le cerveau du voyage clandestin. Il a soutenu que son rôle se serait limité à la remise de la pirogue A.Kamsar. Sur l’aspect financier, B. Barro a déclaré que la réception des fonds était assurée par A.Kamsar, affirmant n’avoir perçu aucune somme et ignorer les montants versés par les candidats.
    Les trois frères de B. Barro ont confirmé les faits tels que décrits par ce dernier, reconnaissant leur participation et corroborant les circonstances du voyage. Ils ont notamment admis avoir eu connaissance préalable de la finalité clandestine de l’opération.
    Ils ont indiqué que la pirogue transportait environ une centaine de migrants, majoritairement guinéens, ainsi que quelques Sénégalais, composés d’hommes, de femmes et d’enfants. Ils ont déclaré ignorer l’identité des capitaines ainsi que les modalités de paiement des migrants, à l’exception de deux candidats embarqués à Ziguinchor qui auraient chacun versé la somme de 500 000 francs CFA, sans connaître le bénéficiaire final.
    Dix jours après le départ de Conakry, suite à une tempête et à des pannes techniques, la pirogue a finalement accosté de manière irrégulière sur le golf de Mbour. C’est à ce moment que tous les occupants ont pris la fuite, abandonnant l’embarcation sur place.
    Interrogé à nouveau sur les découvertes dans son compte WhatsApp relatives à des échanges en vue d’une préparation d’un voyage clandestin projeté pour avril 2026, à destination de l’Espagne, B. Barro s’est retrouvé dans une position délicate. Les enquêteurs ont découvert des messages impliquant le recrutement de candidats moyennant 500 000 francs CFA, avec une commission de 50 000 francs CFA par intermédiaire. Confronté à ces éléments accablants, B. Barro a reconnu préparer ce voyage, tout en affirmant ne pas avoir encore perçu de fonds.Il a ainsi partiellement reconnu son implication dans le premier voyage et admis être l’organisateur et le coordonnateur principal du projet à venir.Ces déclarations concordantes ont permis d’établir l’implication collective des intéressés dans les faits portés à leur charge. B. Barro, M. Loum, M. Sao et M. Sao ont été conduits devant le Procureur de la République financier de Dakar. Ils doivent répondre des infractions suivantes : association de malfaiteurs, trafic de migrants, tentative de trafic de migrants, mise en danger de la vie d’autrui et escroquerie.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#mbour#guineeconakry#kamsar#migrationirreguliere#routemigratoire#trafic#sante

  • Interception d’une Pirogue clandestine : un réseau sénégalo guinéen démantelé après l’accostage à Mbour
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    Interception d’une Pirogue clandestine : un réseau sénégalo guinéen démantelé après l’accostage à Mbour
    Quatre Sénégalais ont été interpellés à Ziguinchor après l’accostage irrégulier d’une pirogue au niveau du golfe de Mbour, le 18 décembre 2025. L’affaire révèle l’existence d’un réseau organisé de trafic de migrants, reliant le sud du Sénégal à la Guinée Conakry et visant l’Europe comme destination finale.
    Selon les autorités, la pirogue, immatriculée ZG-4521-ZG et officiellement enregistrée au nom d’un tiers, appartiendrait en réalité à un pêcheur basé à Ziguinchor, identifié par les initiales B.B.. Il aurait orchestré le transport de l’embarcation depuis le Sénégal vers Conakry, en contournant les voies légales, en compagnie de ses proches M.L., M.S. et M.S.. L’opération aurait été organisée avec un ressortissant guinéen, A.K., présenté comme le coordinateur principal du voyage clandestin à destination de l’Espagne.
    Les enquêteurs ont établi que la pirogue transportait environ une centaine de migrants, majoritairement guinéens, mais aussi quelques Sénégalais, hommes, femmes et enfants. Deux candidats embarqués à Ziguinchor auraient chacun versé 500 000 francs CFA, sans connaître l’identité du bénéficiaire final. À bord, se trouvaient également 2 000 litres de carburant et un moteur Yamaha 60 chevaux.
    Selon les déclarations des suspects, B.B. affirme s’être limité à l’acheminement de la pirogue vers Conakry et avoir remis l’embarcation à A.K., tandis que ses frères auraient poursuivi la traversée en tant qu’assistants des capitaines. Les quatre complices ont toutefois reconnu avoir connaissance de la finalité clandestine de l’opération. Après dix jours de navigation, marqués par une tempête et des pannes techniques, la pirogue a accosté de manière irrégulière sur la plage de Mbour. Les migrants et les membres de l’équipage ont pris la fuite, laissant l’embarcation et ses équipements aux mains des riverains.
    L’exploitation du téléphone de B.B. a permis aux enquêteurs de découvrir des échanges relatifs à un nouveau voyage clandestin prévu pour avril 2026, avec un système de recrutement rémunéré et des commissions pour les intermédiaires. Confronté à ces éléments, B.B. a reconnu être le coordonnateur du projet à venir, sans avoir encore encaissé de fonds. Les quatre suspects ont été transférés à Dakar pour être présentés au Procureur de la République près le Pool judiciaire financier, pour association de malfaiteurs, trafic et tentative de trafic de migrants, mise en danger de la vie d’autrui et escroquerie. L’enquête se poursuit pour identifier les autres complices et remonter la chaîne complète de ce réseau.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#trafic#mbour#ziguinchor#guineeconakry

  • Trafic de migrants : en cavale après une pluie de plaintes,... | Seneweb -
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    Trafic de migrants : en cavale après une pluie de plaintes, la baronne M. Kamara coincée dans un appartement aux HLM
    Auteur : SenewebNews-RP
    M. Kamara est dans de beaux draps. Cette ressortissante guinéenne a été arrêtée par des éléments du commissariat de Biscuiterie-HLM, pour association de malfaiteurs et trafic de migrants. Elle est l’objet de plaintes de trois femmes, qui l’accusent de les avoir roulées dans la farine en encaissant leur argent sans les faire voyager en Europe, clandestinement par la mer, comme promis.Libération, qui donne l’information, précise que les plaignantes se nomment M. Touré, F. Sonomy et A. Camara. À la police, elles ont déclaré avoir remis à la mise en cause, respectivement, 1 281 917 francs CFA, 700 000 et 900 000. D’après leur récit, elles faisaient partie d’un groupe de migrants clandestins enrôlés et logés entre Joal-Mbour par M. Kamara en attendant le départ pour l’Europe. Les candidats devaient être convoyés en trois groupes. Mais les voyages n’auront pas lieu, « annulés soit à cause des conditions météorologiques défavorables soit à cause d’une défaillance des moteurs des pirogues », rapporte Libération. Après le fiasco, signalent les plaignantes, M. Kamara se serait réfugiée en Guinée, coupant tout contact avec ses victimes présumées. « Les investigations menées en vue de l’identifier ont permis de la localiser dans un appartement sis à la Corniche des HLM. Entendue, la mise en cause a tenté de nier les faits sans convaincre », souffle Libération.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#joal#mbour#migrationirreguliere#trafic#sante#routemigratoire

  • Route des Canaries : au moins 12 morts après un naufrage au large du Sénégal - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/68916/route-des-canaries--au-moins-12-morts-apres-un-naufrage-au-large-du-se

    Route des Canaries : au moins 12 morts après un naufrage au large du Sénégal
    Par La rédaction Publié le : 24/12/2025
    Au moins 12 corps d’exilés ont été repêchés au large de Joal, dans le département de Mbour, au sud de Dakar, suite au naufrage d’une embarcation de migrants. Une trentaine de personnes ont aussi été secourues. Une pirogue qui était en route vers les îles espagnoles des Canaries a fait naufrage dans la nuit du mardi 23 au mercredi 24 décembre. Selon des sources sécuritaires interrogées par l’Agence de presse sénégalaise (APS), « 12 corps sans vie ont été repêchés ». Selon ce même bilan provisoire, il y a une trentaine de rescapés.
    Selon l’APS, le nombre de passagers à bord de l’embarcation qui a chaviré aux alentours de 4h du matin n’a pas pu être précisément déterminé. Le quotidien sénégalais Le Soleil évoque, de son côté, une embarcation avec « près de 200 personnes », ce qui laisse suggérer qu’il pourrait y avoir de nombreux disparus. Les corps sans vie ont été acheminés à la morgue de Joal, dans le département de Mbour, au sud de Dakar, tandis que les rescapés ont été conduits à la brigade de gendarmerie. Une enquête a d’ailleurs été ouverte afin de déterminer les circonstances de ce drame.
    Depuis une dizaine d’années, la route migratoire au départ des côtes ouest-africaines pour rejoindre les îles Canaries, en Espagne, est devenue l’un des principaux itinéraires empruntés par les migrants subsahariens. Et les naufrages se multiplient sur cet itinéraire. En août dernier par exemple, au moins 69 personnes sont mortes suite à un naufrage au large de la Mauritanie. Les exilés étaient eux aussi partis d’Afrique de l’Ouest et faisaient route vers les iles Canaries.
    Cette route est d’ailleurs l’une des plus meurtrières. Plus de 10 400 migrants sont morts ou ont disparu en mer en tentant de rejoindre l’Espagne en 2024, selon l’ONG Caminando Fronteras. Un chiffre sous-estimé car de nombreuses embarcations perdues en mer ne sont jamais retrouvées. Au cours des cinq premiers mois de 2025, un total de 1 482 décès a été comptabilisé par l’ONG sur cette même route.
    Les candidats au départ, depuis les côtes sénégalaises, mauritaniennes ou gambiennes, fuient la pauvreté, le chômage ou l’absence de perspectives. Ils embarquent clandestinement, moyennant finances, sur des pirogues ou des embarcations précaires, complètement inadaptées à de telles traversées.
    Il faut plusieurs jours de navigation pour parcourir les 1 500 km jusqu’aux Canaries dans des conditions décrites comme terribles par les survivants, à la merci de la faim et la soif, du soleil, des éléments et des avaries. Après un record en 2024, le nombre d’arrivées a fortement chuté depuis le début de l’année. Selon le ministère de l’Intérieur espagnol, entre le 1er janvier et le 15 décembre 2025, 17 555 exilés sont arrivés aux Canaries par cayucos - les pirogues utilisées pour faire la traversée -, contre 43 737 sur la même période l’année dernière. Soit une baisse de 59,9%.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#routemigratoire#canaries#mortalite#sante#migrationirreguliere#mbour#joal

  • Au #Sénégal, une centaine de migrants partis de #Gambie échouent sur une #plage de Dakar

    Une centaine de migrants ont accosté jeudi matin sur la plage de #Ngor, à Dakar, a rapporté un média local. Leur embarcation était partie de Gambie et devait rejoindre l’archipel espagnol des Canaries. En chemin, elle avait fait une escale dans les #îles_du_Saloum, dans le sud du Sénégal, pour embarquer d’autres passagers.

    Ils pensaient être arrivés en Espagne, mais se trouvaient sur une plage de... Dakar, au Sénégal. Jeudi 30 octobre, une pirogue a accosté sur la plage de de Ngor avec une centaine de personnes à son bord, rapporte le média sénégalais Emedia.

    L’embarcation était partie de Gambie et avait fait un arrêt dans les îles du Saloum, au sud de Dakar, pour embarquer d’autres passagers, avant de prendre la route vers l’archipel espagnol des Canaries, à quelque 1 500 km de là.

    Pensant être arrivés en Espagne, « plusieurs occupants de l’embarcation ont envahi les restaurants situés le long de la petite corniche des Almadies », indique Emedia.

    ‎‎"J’ai offert le petit déjeuner et quelques pièces à certains d’entre eux. Ensuite, ils sont partis et se sont dispersés dans Dakar", a raconté un restaurateur au média en ligne. Tous les migrants avaient déjà quitté les lieux lorsque les services de sécurité sont arrivés sur place.
    Des départs toujours nombreux

    Malgré les patrouilles de la marine sénégalaise au large des côtes du pays pour tenter d’arrêter les pirogues cherchant à aller en Europe, les départs sont toujours nombreux. Fin septembre, près de 700 migrants ont été secourus en une semaine au large du Sénégal.

    Sur son compte X, la marine indique avoir intercepté, mardi 28 octobre, une embarcation « en provenance d’un pays voisin » au large de #Mbour, avec 138 candidats à l’émigration irrégulière à son bord.

    La plupart des embarcations partent désormais de Gambie ou de Guinée, plus au sud. « Ce récent déplacement est dû au resserrement d’autres voies migratoires : celle du Maroc depuis un moment, et plus récemment celle de la Mauritanie et même du Sénégal du fait des contrôles accrus sur les côtes », expliquait récemment à InfoMigrants Delphine Perrin, spécialiste des politiques migratoires africaines.

    Mais partir de Gambie ou de Guinée multiplie les risques en mer pour les migrants. « Les voyages sur l’Atlantique sont déjà risqués. La distance est importante – il faut entre 4 et 7 jours de navigation si tout se passe bien [pour rejoindre l’archipel espagnol] -, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise, d’autant que le comportement des passeurs peut accroître le danger », affirme Delphine Perrin. Les ONG alertent régulièrement sur les « bateaux fantômes », ces embarcations qui errent en mer et qui disparaissent sans laisser de traces.
    Interpellations

    Pour mettre fin aux traversées, le Sénégal a multiplié cette année les interpellations de pirogues en mer. Selon le Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI), 1 946 migrants ont été interpellés, 74 convoyeurs arrêtés et 32 pirogues saisies par les forces de sécurités sénégalaises durant le premier semestre 2025.

    « La surveillance renforcée des côtes commence à porter ses fruits », a souligné le secrétaire permanent du CILMI Modou Diagne, saluant notamment les avancées réalisées dans le démantèlement des filières de passeurs et l’intensification de la répression à leur encontre.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/67861/au-senegal-une-centaine-de-migrants-partis-de-gambie-echouent-sur-une-
    #migrations #réfugiés #route_atlantique
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  • Migration irrégulière – 31 candidats arrêtés à Saly par la Brigade de Recherches de Mbour
    https://www.dakaractu.com/Migration-irreguliere-31-candidats-arretes-a-Saly-par-la-Brigade-de-Reche

    Migration irrégulière – 31 candidats arrêtés à Saly par la Brigade de Recherches de Mbour
    La Brigade de Recherches de Mbour, appuyée par un peloton de l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI), a procédé, le dimanche 17 août 2025 vers 19 heures, à une vaste opération de lutte contre la migration irrégulière. Suite à un renseignement indiquant un départ imminent de migrants clandestins, les gendarmes ont mené une intervention ciblée à Saly Résidence, dans la commune de Saly. Bilan : 31 individus interpellés, originaires de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale, regroupés pour tenter de rallier l’Europe par voie maritime.La répartition est la suivante :
    • 05 Sénégalais
    • 07 Ivoiriens
    • 14 Guinéens, dont 06 jeunes filles et un enfant de 4 ans
    • 04 Camerounais
    • 01 Togolais

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#mbour#saly#migrationirreguliere#traversee#sante

  • Mbour : 23 candidats à l’émigration clandestine interpellés, dont 8 femmes et un bébé
    https://www.dakaractu.com/Mbour-23-candidats-a-l-emigration-clandestine-interpelles-dont-8-femmes-e

    Mbour : 23 candidats à l’émigration clandestine interpellés, dont 8 femmes et un bébé
    • 20 ressortissants guinéens
    • 2 gambiens
    • 1 sénégalais
    • Inclus dans le groupe : 8 femmes et 1 bébé
    Les personnes interpellées ont déclaré être venues « chercher du travail », refusant toutefois de livrer le nom du convoyeur, qui reste pour l’instant introuvable.Selon les premiers éléments de l’enquête, le groupe se serait volontairement dispersé en petits noyaux pour faciliter l’embarquement clandestin. Tous les individus ont été placés en garde à vue, et l’enquête se poursuit pour remonter la filière, identifier les organisateurs et prévenir d’éventuelles nouvelles tentatives.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#routemigratoire#mbour#migrationirrreguliere#sante#trafic

  • Opération de la DNLT : 73 migrants interceptés à Mbour, une filière démantelée
    https://www.dakaractu.com/Operation-de-la-DNLT-73-migrants-interceptes-a-Mbour-une-filiere-demantel

    Opération de la DNLT : 73 migrants interceptés à Mbour, une filière démantelée
    La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a mené une opération déterminante ce week-end, interceptant soixante-treize (73) candidats à la migration irrégulière. Cette interpellation fait suite à un renseignement opérationnel ayant révélé qu’un départ imminent de migrants se préparait à la pointe Sarène. Grâce à une intervention rapide, deux individus ont d’abord été arrêtés, avant que l’opération ne se poursuive, menant à l’arrestation des soixante-treize candidats à la migration irrégulière, localisés dans la zone SONATEL de Mbour. En plus des arrestations, les forces de l’ordre ont saisi une quantité impressionnante de matériel : soixante-treize (73) gilets de sauvetage, soixante (60) cartes d’identité CEDEAO ghanéennes, huit (08) passeports, une pompe à eau et des provisions alimentaires.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#DNLT#trafic#migrationirreguliere#mbour#politiquemigratoire#sante

  • Mbour : Disparition d’une pirogue avec 39 migrants, dont 4 mineurs, selon Boubacar Sèye
    https://www.seneweb.com/news/Societe/mbour-disparition-d-rsquo-une-pirogue-av_n_469020.html

    Mbour : Disparition d’une pirogue avec 39 migrants, dont 4 mineurs, selon Boubacar Sèye
    Par : Mor Mbaye CISSE - Seneweb.com | 28 avril, 2025 à 11:04:40 |
    Boubacar Sèye, président de l’ONG Horizon Sans Frontières, alerte sur la disparition en mer d’une pirogue transportant 39 candidats à l’émigration irrégulière, dont quatre mineurs, depuis le 15 mars 2025, au large de Mbour. Selon un communiqué de son organisation, la majorité des passagers sont originaires du village de Taïba Niassène, qui compterait une trentaine de ses ressortissants à bord. « Des informations parvenues ce matin à Horizon Sans Frontières font état de la disparition en mer d’une embarcation de 39 personnes, dont 4 enfants mineurs. Ils sont perdus de vue depuis le 15 mars à Mbour », indique Boubacar Sèye, citant un interlocuteur, M. Dramé, qui recherche désespérément deux de ses enfants partis à bord de cette pirogue.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#mbour#migrationirreguliere#routemigratoire#mortalite#sante#mineur

  • Défilé Mbour : « Nous demandons l’implantation d’une Marine pour lutter contre l’immigration clandestine »( Préfet)
    https://www.dakaractu.com/Defile-Mbour-Nous-demandons-l-implantation-d-une-Marine-pour-lutter-contr

    Défilé Mbour : « Nous demandons l’implantation d’une Marine pour lutter contre l’immigration clandestine »( Préfet)
    A l’instar des autres localités du pays ,la ville de Mbour a célébré la fête de l’indépendance marquée par un Défilé civil et militaire. Des détachements de la gendarmerie, des militaires, sapeurs pompiers, policiers, pénitentiaire, Gmi et Asp ont marqué le défilé militaire. A cela s’ajoute le défilé civil avec une forte présence des écoles, du monde sportif des anciens combattants et des talibés. Un défilé qui s’est déroulé en 3 parties : Remise d’attestations aux personnes qui ont rendu service à leur pays suivie d’un défilé civile et militaire clôturer par un cocktail. Une forte présence des autorités notées à savoir le commissaire Omar Mbaye de Saly représentant le commissaire central de Mbour, le commandant de la compagnie ,le maire Cheikh Issa Sall ,le Président du conseil départemental et le Procureur de la république.
    Face à la presse après le défilé, le préfet Amadou Diop a plaidé pour l’implantation d’une unité de marine pour lutter contre l’immigration clandestine. « Ce que j’ai vu aujourd’hui m’a donné entière satisfaction. Nous avons assisté à un très bon et beau défilé. Les civils et les militaires de tous les défilés ont respecté les consignes données par les encadreurs. C’est le lieu de féliciter le comité d’organisation à sa tête, l’adjoint au préfet, sous la coordination du commandant de la compagnie de gendarmerie et des représentants du comzone. Mais aussi féliciter tous les membres du comité qui ont accompagné l’organisation de cette activité. Féliciter les lauréats qui ont été décorés et qui ont rendu un grand service à la nation sénégalaise, mais aussi plus particulièrement au département Mbour.
    Un sentiment aussi de satisfaction, ce qui me permet de remercier tous les partenaires qui ont contribué à la réalisation de cette très belle fête. La liste est longue, mais je me permets de remercier M. le maire de la commune de Mbour pour son accompagnement dans tous les domaines. L’embellissement de la commune, la logistique, l’habillement des élèves. Je remercie aussi le président du conseil départemental pour son accompagnement. Je remercie les honorables députés pour leur accompagnement. Je n’oublie pas toutes les bonnes volontés qui ont eu à donner de leurs ressources, soit financières ou matérielles, pour la logistique, pour accompagner l’organisation de cette fête.
    Je n’oublie pas la presse, parce que la presse a été au devant pour préparer le terrain, pour faire une très bonne campagne de communication. Mais au-delà de la presse aussi, nous avons les citoyens de Mbour, de la société civile, qui ont contribué vraiment au succès de cette manifestation. Je rends un hommage mérité aux forces de défense et de sécurité, qui jouent un rôle important dans la sécurisation du département de Mbour.Je rends aussi un hommage aux anciens combattants et victimes de guerre, qui ont été les pionniers pour l’édification de notre nation. Aujourd’hui, nous sommes très contents et je remercie toute la population de Mbour, sortie massivement pour célébrer leur indépendance, célébrer l’accès du Sénégal à la souveraineté internationale. Depuis 2019, la fête n’a pas été organisée dans le département.
    L’immigration clandestine est un fléau. Moi, j’ai pris service le 5 septembre 2024, et trois jours après, j’ai vécu un drame, le chavirement de la Pirogue, avec une vingtaine de décès. Depuis lors, un comité départemental a été installé par M. le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Quand on parle de l’immigration clandestine, il faut féliciter la gendarmerie, mais aussi toutes les forces de défense et de sécurité qui luttent quotidiennement pour freiner ce fléau. Je voudrais vous dire que de janvier 2025 à aujourd’hui, la gendarmerie, avec l’aide de tous autres services, a intercepté au moins 500 personnes qui étaient candidats à l’immigration.
    L’appel que je lance, c’est de demander aux populations de collaborer davantage avec les forces de défense et de sécurité, de collaborer davantage avec les autorités administratives, de signaler toutes les présences suspectes au niveau des quartiers, au niveau des plages. Parce que souvent, le modus operandi, c’est les maisons abandonnées, bien, ils louent les maisons. Donc, nous demandons aux populations, s’ils observent quand même ces phénomènes, de les signaler aux forces de défense et de sécurité.Maintenant, l’autre doléance que nous voudrions porter ici, c’est l’implantation d’une marine au niveau de Mbour. Je pense que si nous parvenons à avoir une marine fixe au niveau de Mbour, ce phénomène sera derrière nous. Donc, vraiment, c’est un plaidoyer.
    Et au-delà de ce plaidoyer, nous continuons la sensibilisation à travers les délégués de quartiers, les chefs du village, pour une plus grande collaboration des populations dans la lutte contre l’immigration clandestine. Qu’il n’y ait pas de conflit, mais qu’il n’y ait pas de guerre aussi. Parce qu’organiser un défilé, ce n’est pas facile. » a déclaré le préfet de Mbour.Défilé Mbour : « Nous demandons l’implantation d’une Marine pour lutter contre l’immigration clandestine »( Préfet)

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#marinenationale#migrationirreguliere#routemigratoire#mbour#sante#politiquemigratoire

  • Au Sénégal, plus de 400 candidats à l’émigration arrêtés en quelques jours
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/03/18/au-senegal-plus-de-400-candidats-a-l-emigration-arretes-en-quelques-jours_65

    Au Sénégal, plus de 400 candidats à l’émigration arrêtés en quelques jours
    Le Monde avec AFP
    La gendarmerie sénégalaise a annoncé avoir interpellé 59 candidats à « l’émigration irrégulière » dans un village sur la côte atlantique, portant à plus de 400 le nombre de personnes arrêtées depuis vendredi 14 mars.« Au cours d’une patrouille nocturne à la plage de Mbodiène [centre-ouest], la brigade territoriale de Joal a procédé à l’interpellation de 59 nouveaux candidats [à l’émigration], dont 16 filles », a déclaré la gendarmerie nationale dans un communiqué publié lundi soir sur sa page Facebook. « Ce nombre vient s’ajouter aux 374 individus arrêtés durant le week-end du 14 au 16 mars 2025 par la gendarmerie entre Mbour et Fatick », poursuit le communiqué. Ces personnes arrêtées venaient de toute la sous-région. Ce sont majoritairement des Guinéens, des Gambiens, des Ivoiriens et des Sierra-Léonais. « Sept des organisateurs ont également été arrêtés et d’importantes ressources logistiques saisies », affirme la gendarmerie.
    Dans l’espoir d’atteindre l’Europe, de plus en plus de personnes migrantes, en majorité des jeunes sans emploi en quête d’une vie meilleure, empruntent la dangereuse route maritime pour rejoindre les Canaries depuis les côtes ouest-africaines.« Ce nouvel épisode s’inscrit dans une dynamique alarmante », ont réagi mardi des ONG, exprimant leur « vive préoccupation face à la recrudescence de la migration irrégulière », dans un communiqué signé par Action pour les droits humains et l’amitié (ADHA) et le Mouvement international d’apostolat des milieux sociaux indépendants (Miamsi-Sénégal). « La migration irrégulière est avant tout le symptôme d’un malaise plus profond, marqué par le manque d’opportunités économiques, la précarité de l’emploi et l’absence de perspectives viables pour la jeunesse », dénonce le communiqué. En 2024, près de 47 000 personnes ont tenté de rejoindre l’Europe en prenant la mer depuis les côtes ouest-africaines, selon l’agence Frontex. Il s’agit d’un nombre d’arrivées record, en hausse de 18 % par rapport à l’année précédente. Plus de 10 400 migrants sont morts ou ont disparu en mer en tentant de rejoindre l’Espagne en 2024, selon l’ONG Caminando Fronteras.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#routemigratoire#migrationirreguliere#canaries#fatick#mbour#gendarmerie#sante

  • Lutte contre l’émigration clandestine : la Gendarmerie interpelle 59 nouveaux candidats à Mbodiène
    https://www.dakaractu.com/Lutte-contre-l-emigration-clandestine-la-Gendarmerie-interpelle-59-nouvea

    Lutte contre l’émigration clandestine : la Gendarmerie interpelle 59 nouveaux candidats à Mbodiène
    La traque contre l’émigration irrégulière se poursuit à un rythme soutenu. Selon un communiqué de la Gendarmerie, lu par la rédaction de Dakaractu, une nouvelle opération a permis l’interpellation de 59 candidats au départ, dont 16 filles, sur la plage de Mbodiène. Cette intervention, menée par la brigade territoriale de Joal lors d’une patrouille nocturne, s’inscrit dans la stratégie de renforcement des contrôles sur les côtes sénégalaises.
    Avec ces nouvelles arrestations, le bilan du week-end du 14 au 16 mars 2025 s’alourdit, atteignant désormais 433 migrants interpellés entre Mbour et Fatick. Parmi eux, on compte :
    • 154 Guinéens
    • 72 Gambiens (62 garçons et 10 filles)
    • 25 Ivoiriens
    • 25 Nigérians
    • 1 Sierra-Léonais
    • 1 Malien
    • 1 Ghanéenne
    • Et plusieurs Sénégalais
    Outre les migrants, les forces de l’ordre ont également mis la main sur sept organisateurs et saisi d’importantes ressources logistiques, preuve que les réseaux de passeurs restent toujours actifs malgré les multiples opérations de démantèlement. Le Haut-commandement de la Gendarmerie assure que la lutte contre l’émigration irrégulière se poursuivra avec la même intensité, dans un contexte où de nombreux jeunes tentent encore la traversée périlleuse vers l’Europe.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#routemigratoire#migrationirreguliere#trafic#gendarmerie#sante#joal#mbour#fatick

  • Trafic vers l’Espagne : deux capitaines risquent un an de prison pour une traversée clandestine
    https://www.dakaractu.com/Trafic-vers-l-Espagne-deux-capitaines-risquent-un-an-de-prison-pour-une-t

    Trafic vers l’Espagne : deux capitaines risquent un an de prison pour une traversée clandestine
    Moussa Sy et Abdou Salam Ndao, deux jeunes pêcheurs, voient leur rêve d’un avenir meilleur s’effondrer sous le poids de la justice sénégalaise. Le 3 novembre dernier, leur pirogue chargée de 163 migrants en route pour l’Espagne a été interceptée par la marine nationale, mettant fin à un voyage risqué et lourd de conséquences. Jugés ce 8 novembre, ils risquent une peine d’un an de prison ferme et une amende de 4 millions de FCFA chacun.
    Malgré leurs tentatives de se présenter comme de simples “candidats à l’émigration”, affirmant même avoir payé leur place, les deux hommes sont confrontés à des accusations de participation active. Selon Les Echos , Moussa Sy, de nationalité gambienne, a nié être capitaine, affirmant qu’il avait déboursé 400 000 FCFA pour embarquer, tandis qu’Abdou Salam Ndao a déclaré avoir remis son argent à un contact à Mbour pour se joindre au voyage.
    Cependant, le ministère public ne semble pas croire à cette version. Le procureur a requis deux ans de prison, dont un an ferme, soulignant que leur rôle en tant que capitaines ne fait aucun doute et que leur responsabilité dans l’organisation de cette traversée illégale est établie. “Ils ne sont pas de simples passagers mais les instigateurs de cette opération”, a soutenu le représentant du parquet, rappelant que cette activité ne peut être tolérée.
    Sans avocat pour assurer leur défense, les deux jeunes hommes attendront le verdict le 5 décembre prochain. Un jugement qui pourrait marquer un point de non-retour dans leur quête d’un avenir qu’ils espéraient trouver en Espagne mais qu’ils devront peut-être affronter derrière les barreaux au Sénégal.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#traversee#routemigratoire#pirogue#mbour#droit#sante#marinenationale#pecheur

  • « Vous tuez nos fils » : au Sénégal, des passeurs de migrants sur le banc des accusés
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/09/25/vous-tuez-nos-fils-au-senegal-des-passeurs-de-migrants-sur-le-banc-des-accus

    « Vous tuez nos fils » : au Sénégal, des passeurs de migrants sur le banc des accusés
    Il est un peu plus de 11 heures, mardi 24 septembre, lorsque le procureur du tribunal de grande instance de Mbour, à 70 km au sud-est de Dakar, hausse subitement le ton. « C’est à cause de gens comme vous que les drames de l’immigration se succèdent, gronde-t-il devant une salle d’audience comble. Vous tuez nos fils et vous voulez continuer votre vie comme si de rien n’était. »
    Face à lui, sur le banc des accusés, Cheikh Sow, 35 ans, se montre encore plus fébrile. Ses jambes tremblent. Voilà une heure qu’il se débat confusément pour répondre à la question suivante : a-t-il participé, de près ou de loin, à l’organisation d’un trafic de migrants ? « Ces gens que vous dites avoir hébergés quelques jours, vous les avez aussi guidés vers une pirogue en partance pour l’Espagne ? », interroge le procureur. « Oui… », marmonne l’accusé. Après plusieurs minutes de vifs échanges et un haussement d’épaules, il finit par reconnaître des « responsabilités » et « demande pardon à tout le monde ».
    Ce matin-là, outre Cheikh Sow, seize accusés défilent à la barre dans différentes affaires de « trafic de migrants », de « tentative de trafic de migrants » ou d’« escroquerie » de migrants. Face aux drames successifs de la migration clandestine, cette audience a une résonance particulière. Le dernier date de dimanche : 38 corps sans vie ont été retrouvés à bord d’une pirogue à la dérive à 70 km au large de Dakar. Le procureur ne manque pas de le rappeler : « Vous avez vu cette pirogue retrouvée à la dérive ? C’est à ça que mènent vos actes ! »
    Accusés, partie civile, représentants de l’Etat et du pouvoir judiciaire : tous savent que les départs clandestins depuis Mbour se font à quelques centaines de mètres du tribunal, principalement dans le quartier de pêche de Tefess. Le 8 septembre, au moins 39 personnes ont péri dans le naufrage d’un navire surchargé. Des dizaines d’autres sont toujours portées disparues. Trois jours plus tard, le président Bassirou Diomaye Faye, élu le 24 mars et confronté à son tour à la succession de tels drames en mer, s’est rendu sur place en soutien aux familles endeuillées. Le chef de l’Etat a alors annoncé une « traque sans répit » des passeurs et la mise en place d’un numéro vert pour les dénoncer.
    Cheikh Sow a ainsi été arrêté le 19 septembre après qu’un candidat à l’émigration, Omar Sène, l’a dénoncé. Leur pirogue avait dû débarquer ses passagers en raison d’un problème moteur. Interrogé par la présidente du tribunal, le jeune candidat à l’exil déballe tout, profitant du principe de l’immunité des victimes de trafic de migrants prévue par la loi. Il raconte son arrivée depuis sa région natale de Fatick, son hébergement pendant cinq jours par Cheikh Sow, le transfert dans un vieux taxi-brousse sur la plage de Tefess, l’embarquement sur une petite pirogue, puis une plus grosse, les autres passagers (« une centaine », selon lui), les téléphones confisqués…
    Sans oublier la somme déboursée : 480 000 francs CFA (soit 732 euros). « Il m’a par la suite demandé 300 000 francs CFA de plus pour pouvoir retenter la traversée », précise Omar Sène. Acculé, l’accusé cherche toutefois à obtenir la clémence du tribunal, reconnaissant être un maillon du réseau de passeurs, mais pas son organisateur principal. L’audience aura ainsi permis d’établir quelques chaînes de responsabilité. A côté de Cheikh Sow, un autre jeune homme, Mame Mor Ndiaye, chauffeur de taxi de 22 ans, est accusé de complicité dans le même trafic pour avoir conduit les candidats à la migration.
    « Dans une filière, il existe au moins quatre types de profil », explique le commissaire Omar Boun Khatab Guèye, à la tête de la Division nationale de lutte contre le trafic des migrants et pratiques assimilées (DNLT) : « Il y a des recruteurs qui vont à la rencontre des migrants, des hébergeurs, l’organisateur qui glane l’ensemble des sommes d’argent et organise le voyage, puis les capitaines qui vont composer l’équipage de la pirogue en navigation. » L’une des difficultés étant de les attraper tous en même temps.
    Selon la DNLT, en l’espace d’un an, le nombre d’interceptions de pirogues au large du Sénégal a plus que doublé, passant de 25 en 2023 à 61 rien qu’au premier semestre de 2024. Les arrestations de passeurs présumés ayant conduit à un défèrement ont elles aussi bondi, passant de 127 au premier semestre 2023 à 210 en 2024. « Le phénomène est lié à l’augmentation significative des départs, mais aussi à une professionnalisation de la police sénégalaise, avec désormais sept antennes de la DNLT implantées partout sur le territoire », rapporte le commissaire Guèye.
    Selon la loi du 10 mai 2005, le trafic de migrants est un délit puni de cinq à dix ans d’emprisonnement et d’une amende allant de 1 million à 5 millions de francs CFA (de 1 524 à 7 622 euros). « Dans les faits, les peines sont beaucoup moins lourdes et donc moins dissuasives », observe Oumar Sène, avocat de la défense basé à Mbour, qui prône une criminalisation du trafic de migrants avec une période de sûreté de dix ans : « J’ai récemment défendu quelqu’un qui a reçu 120 millions de francs CFA [183 000 euros] pour faire voyager des migrants. Je peux déjà vous dire qu’il ne va pas s’arrêter avec six mois de prison… » Dans le cas de Cheikh Sow, le procureur a requis deux ans de prison, dont un an ferme, pour « tentative de trafic de migrants ». Et un an, dont six mois ferme, pour le jeune chauffeur de taxi Mame Mor Ndiaye, accusé de « complicité ». Le délibéré sera connu le 1er octobre.

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  • Mbour : Sous bracelet électronique, il tente de convoyer des migrants en Espagne
    https://www.seneweb.com/news/Societe/mbour-sous-bracelet-electronique-il-tent_n_450933.html

    Mbour : Sous bracelet électronique, il tente de convoyer des migrants en Espagne
    Par : Mor Mbaye CISSE - Seneweb.com | 19 septembre, 2024
    Condamné à Saint-Louis pour trafic de migrants et placé sous assignation à résidence, Ameth Ndiaye a disparu dans la nature avec son bracelet électronique. Rentré chez lui à Mbour, il a projeté un convoyage de migrants clandestins vers l’Espagne.
    Mais la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) par le biais de son antenne basée à Saly a réussi à lui mettre le grappin dessus, alors que le centre de surveillance n’arrivait plus à localiser son bracelet électronique.
    Tout a commencé lorsque les policiers de cette unité d’élite de la Direction de la police de l’air et des frontières (DPAF) ont reçu une information faisant état du départ imminent d’une pirogue pour l’Europe à partir de Mbour-Golf. Les investigations des éléments de la DNLT de Mbour ont permis d’interpeller Ameth Ndiaye avec son bracelet électronique, selon des sources de Seneweb proches du parquet.
    Interrogé sur procès-verbal, il a avoué avoir déjà recruté 23 candidats au voyage, dont chacun a déjà versé 200 000 F CFA. « J’ai acheté la pirogue à 6 500 000 F CFA. Mes deux compères ont acquis les moteurs et le carburant avec l’argent des candidats qu’ils avaient recrutés. Mais nous avons un problème pour trouver un capitaine pour convoyer la pirogue en Espagne », a-t-il déclaré. Au terme de l’enquête, Ameth Ndiaye a été présenté au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Mbour pour trafic de migrants, escroquerie, mise en danger de la vie d’autrui en mer. Il dort en prison et ses complices sont activement recherchés par la DNLT de Saly.
    Pour rappel, Ameth Ndiaye a été condamné à Saint-Louis à un an de prison, dont quatre mois ferme. Il avait bénéficié d’une mesure d’assignation à résidence avec surveillance électronique pour des raisons médicales. Il en a profité pour prendre la fuite.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#mbour#DNLT#trafic#routemigratoire#espagne#DPAF#sante

  • Sénégal : après le naufrage de Mbour, « tout le monde a peur qu’un proche prenne la mer » - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/59849/senegal--apres-le-naufrage-de-mbour-tout-le-monde-a-peur-quun-proche-p

    Sénégal : après le naufrage de Mbour, « tout le monde a peur qu’un proche prenne la mer »
    Par Leslie Carretero Publié le : 13/09/2024
    Après le naufrage au large de Mbour, au sud de Dakar, qui a causé la mort de 39 personnes et la disparition de dizaines d’autres dimanche, la ville est sous le choc. Dans cette ville côtière, nombreuses sont les familles touchées par l’immigration irrégulière. Témoignage de l’un des habitants, Baba Diop, 68 ans, dont la nièce a perdu deux de ses fils. « L’atmosphère est lourde à Mbour, c’est morose. Tout le monde est triste, tout Mbour est triste, même moi je suis triste ! Imaginez : du jour au lendemain, vous apprenez que votre enfant, votre frère, votre cousin, votre neveu a disparu. C’est très violent.Ma nièce a perdu deux de ses fils dans le naufrage de dimanche. Ils avaient 19 et 20 ans. Ils ont disparu en mer. Leurs parents ne savaient pas qu’ils allaient tenter la traversée. L’annonce de leur disparition a été un choc. Ils sont dévastés.
    Dimanche 8 septembre, une pirogue surchargée d’une centaine de personnes a chaviré peu de temps après son départ de Mbour, au sud de Dakar. Une vingtaine de migrants ont pu être secourus. Mais les autorités ont récupéré 39 corps et on compte des dizaines de disparus. À Mbour, de nombreuses familles sont touchées par l’immigration irrégulière. Dans certaines d’entre elles, trois ou quatre personnes du même foyer sont parties pour l’Europe.
    Les habitants sont crispés ces derniers jours. Tout le monde a peur qu’un proche prenne la mer. Ici, la migration est partout. Dans la rue, des coaxeurs [intermédiaires avec les passeurs, ndlr] racolent les jeunes. Ils les interpellent en les incitant à partir, et en les informant du prochain départ. Sur les plages, des personnes construisent en permanence des énormes pirogues, de 150 mètres de long. Ça ne s’arrête jamais. On sait très bien que ces bateaux ne sont pas destinés à la pêche. Les pirogues des pêcheurs sont beaucoup plus petites. Et tout cela est fait à la vue de tous, mais personne n’agit pour empêcher ce business.
    (...) Mais le problème vient aussi de ceux qui ont réussi à atteindre les Canaries. Car ils encouragent leurs amis restés au pays de partir. Ils leur disent que leur vie est mieux. Ils envoient des photos d’eux à la plage, au restaurant… Alors qu’on sait très bien qu’ils vivent dans des conditions misérables aux Canaries. Ils sont entassés dans des camps. Ils galèrent. Depuis le début de l’année plus de 25 500 exilés africains ont débarqué aux dans l’archipel espagnol, soit une hausse de 123% par rapport à la même période de l’année dernière. La hausse du nombre d’arrivées provoque une saturation du système d’accueil. Ces derniers mois, le gouvernement des Canaries ne cesse d’alerter sur la situation dans les îles et réclament plus d’aide de l’État dans la prise en charge des migrants, notamment mineurs. Malgré tout, les jeunes de Mbour sont appâtés, et un jour, ils décident de rejoindre leurs amis en Europe. Et puis ils se disent aussi : il y a plus de personnes qui ont réussi à aller en Espagne que de gens qui sont morts, alors pourquoi pas moi ? Il faut trouver des solutions pour mettre un terme à cet exode. J’exhorte les pays européens à délivrer des visas aux jeunes Africains. Il faut leur donner leur chance. Aujourd’hui, c’est très difficile, voire impossible, de migrer de manière régulière. Les jeunes n’obtiennent jamais de visas, alors ils prennent tous les risques dans l’Atlantique. »

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#mbour#jeunesse#pauvrete#migrationirreguliere#routemigratoire#sante

  • Immigration irrégulière : plusieurs candidats, dont des étrangers, arrêtés à Mbour ce samedi…
    https://www.dakaractu.com/Immigration-irreguliere-plusieurs-candidats-dont-des-etrangers-arretes-a-

    Immigration irrégulière : plusieurs candidats, dont des étrangers, arrêtés à Mbour ce samedi…
    L’information a vite circulé : plusieurs candidats à l’immigration irrégulière, dont 20 Gambiens parmi lesquels un mineur, 07 Sénégalais provenant des régions de Kolda, Tambacounda et Sédhiou ont été stoppés par les policiers. Les deux convoyeurs résidant dans une ville côtière du Sénégal sont activement recherchés…

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#mbour#tambacounda#kolda#sedhiou#gambie#routemigratoire#traversee#migrationirreguliere#sante

  • Chavirement d’une pirogue au large des côtes de Mbour : Le présumé convoyeur P. Sall dit « Saf » s’est livré hier à la BR de la gendarmerie de Saly, l’enquête confiée à la DNLT de la Police
    https://www.dakaractu.com/Chavirement-d-une-pirogue-au-large-des-cotes-de-Mbour-Le-presume-convoyeu

    Chavirement d’une pirogue au large des côtes de Mbour : Le présumé convoyeur P. Sall dit « Saf » s’est livré hier à la BR de la gendarmerie de Saly, l’enquête confiée à la DNLT de la Police
    Selon une source de Dakaractu, le présumé convoyeur du nom de Pape Sall dit" Saf" qui se trouve être le frère de même père du maire Cheikh Issa Sall s’est personnellement livré hier à la Brigade de recherches de la gendarmerie de Saly. Par la suite, la BR l’a mis à la disposition de la DNLT de la Police de Saly, la Division Nationale de Lutte contre leTrafic de personnes et pratiques assimilées ( elle dépend de la DPAF) qui s’occupe de l’enquête. Pour rappel, plus de 200 migrants avaient embarqué dans une pirogue dans le cadre d’un voyage périlleux vers l’eldorado. Leur pirogue a finalement chaviré

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#migrationirreguliere#routemigratoire#trafic#DNLT#saly#mbour#sante

  • Chavirement d’une Pirogue à Mbour : le bilan macabre provisoire fait état de 35 corps ce mardi à 20h GMT (Sapeurs)
    https://www.dakaractu.com/Chavirement-d-une-Pirogue-a-Mbour-le-bilan-macabre-provisoire-fait-etat-d

    Chavirement d’une Pirogue à Mbour : le bilan macabre provisoire fait état de 35 corps ce mardi à 20h GMT (Sapeurs)
    Le décompte macabre se poursuit toujours après le drame maritime de dimanche dernier, lié à l’immigration irrégulière. Selon des informations de Dakaractu confirmées par les unités des sapeurs pompiers de Mbour, 35 corps sans vie sont pour le moment enregistrés (9 hier et 26 ce mardi) officiellement. Pour le moment, le même dispositif est maintenu. Mais les recherches sont, à cette heure, suspendues . Elles reprendront demain, nous apprend-on.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#atlantique#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite#emigration#mbour

  • Sénégal : au moins 26 migrants périssent en mer
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/09/10/senegal-au-moins-neuf-migrants-perissent-en-mer_6310605_3212.html

    Sénégal : au moins 26 migrants périssent en mer
    Le Monde avec AFP
    Au moins 26 personnes ont péri dans le naufrage de leur pirogue au large des côtes du Sénégal, dans un nouveau drame de l’émigration clandestine à destination de l’Europe, a fait savoir la marine sénégalaise, lundi 9 septembre, sur les réseaux sociaux.
    L’embarcation « impliquée dans l’émigration irrégulière » a chaviré dimanche 8 septembre au large de Mbour, selon la marine, qui dit avoir lancé des recherches avec trois navires et l’appui d’un avion de surveillance maritime espagnol. Les recherches se sont poursuivies lundi sur les côtes, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP). Plusieurs habitants ont rapporté que l’embarcation transportait des dizaines de migrants, ce que l’AFP n’a pas pu confirmer formellement. Des proches des victimes et de simples badauds étaient présents au bord de mer, à Mbour, pour prendre des nouvelles des disparus.
    Lundi 9 septembre, la Marine sénégalaise a intercepté deux pirogues transportant 421 migrants clandestins, dont vingt enfants. Elle n’a précisé ni le lieu de l’intervention, ni la nationalité des migrants.
    Le Sénégal est l’un des principaux points de départ pour les milliers d’Africains qui prennent depuis des années la périlleuse route de l’Atlantique et tentent de gagner l’Europe, principalement via l’archipel espagnol des Canaries, à bord d’embarcations surchargées et souvent vétustes.Des milliers de personnes sont mortes en tentant de rejoindre ainsi l’Europe ces dernières années. Plus de 22 000 migrants ont débarqué aux Canaries depuis le début de l’année, plus du double de l’année précédente.
    « C’est une véritable catastrophe que l’on vit actuellement et, malheureusement, on va continuer de vivre cela parce que les jeunes sont tellement déterminés à partir », a déclaré à l’AFP Mohamed Barro, conseiller municipal de la ville. Il raconte avoir perdu dans le naufrage son neveu de 38 ans, marié et père de deux enfants, et dit attendre depuis cinq heures pour récupérer son corps à la morgue de l’hôpital de Grand Mbour. A la fin d’août, le premier ministre espagnol, en tournée en Afrique de l’Ouest, a annoncé la signature avec le Sénégal d’un nouvel accord de régulation migratoire qui intègre de nouveaux secteurs d’activité et inclut la formation des travailleurs sénégalais s’installant en Espagne.

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  • Sénégal-Chavirement d’une pirogue de migrants à Mbour : « le bilan provisoire passe à 6 corps sans vie et 3 rescapés » (Préfet)
    https://www.dakaractu.com/Senegal-Chavirement-d-une-pirogue-de-migrants-a-Mbour-%C2%A0le-bilan-prov

    Sénégal-Chavirement d’une pirogue de migrants à Mbour : « le bilan provisoire passe à 6 corps sans vie et 3 rescapés » (Préfet)
    Comme l’indiquait Dakaractu hier, un chavirement d’une pirogue avec plus de 200 personnes a eu lieu à 3 km des côtes sénégalaises . Joint au téléphone ce matin, le préfet de Mbour indique que les recherches sont en train de se poursuivre. Mais déjà un bilan provisoire de 6 décès a été noté. En plus, 3 rescapés sont admis à l’hôpital de Mbour. Les forces de défense et de sécurité ainsi que la marine, le service d’hygiène et les sapeurs sont mobilisés pour suivre ce drame lié à cette énième embarcation qui a pris le départ ce dimanche à Mbour-Tefess avec plus de 200 candidats à l’immigration. A noter qu’un navire de la Marine nationale s’est lancé aux opérations de recherches qui avaient été entamées par un avion espagnol de type Casa CN 235 de la Guardia civil qui survolait la zone pour retrouver éventuellement des survivants.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#migrationirreguliere#routemigratoire#sante#mortalite#mbour-tefess