• Révélations sur Sainte-Soline : on a identifié le gendarme qui a failli tuer Serge Duteuil-Graziani
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/revelations-sur-sainte-soline-on-a-identifie-le-gendarme-qui-a-failli-tue

    150 heures de vidéo, trois mois d’investigation… Alors que la #justice a classé sans suite l’enquête sur le tir interdit qui a grièvement blessé un militant écologiste le 25 mars 2023 lors d’un rassemblement contre une mégabassine, « Libération » et « Mediapart » ont remonté les traces du projectile, parti d’un véhicule blindé.

    C’est une enquête qui, à la fin de l’année 2025, a été #classée_sans_suite, sans suspect, sans réponse. Quel gendarme a gravement blessé à la tête Serge Duteuil-Graziani, le 25 mars 2023, lors de la manifestation écologiste contre la #mégabassine de Sainte-Soline (Deux-Sèvres) ? En mettant fin aux investigations, le procureur de la République de Rennes estimait qu’un doute existait. Pour répondre à cette question, Libération et Mediapart ont plongé dans les milliers de vidéos captées par les gendarmes, les journalistes et les manifestants. Cette analyse visuelle et audio révèle que le seul tir compatible avec la blessure du militant a été effectué par la tourelle d’un véhicule blindé de la gendarmerie, à environ 60 mètres. Un tir tendu de grenade lacrymogène qui a percuté à pleine vitesse le crâne de Serge Duteuil-Graziani, guide de montagne de 32 ans. Par ailleurs, un fichier vidéo crucial pour voir les instants qui précèdent et suivent ce tir n’avait pas été récupéré par la justice avant que l’affaire soit classée.

    https://justpaste.it/lm9jm

    seul un extrait est disponible hors paywall
    https://www.youtube.com/shorts/0l9JhxT5-xE

    edit
    Sainte-Soline : révélations sur le tir tendu qui a failli tuer Serge Duteuil-Graziani
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260526/sainte-soline-revelations-sur-le-tir-tendu-qui-failli-tuer-serge-duteuil-g

    Par l’intermédiaire de leur avocate, Chloé Chalot, les quatre blessé·es ont déposé plainte avec constitution de partie civile afin qu’un juge d’instruction soit désigné, ce qui n’avait jamais été fait les concernant. En parallèle, le procureur avait déjà ouvert une information judiciaire pour faire la lumière sur d’autres « tirs tendus » de gendarmes visibles sur des images révélées par Mediapart et Libération en novembre 2025, avec l’objectif de retrouver d’éventuelles victimes qui ne se seraient jamais fait connaître.

    #police #gendarmerie #violences_policières #MDO #parquet #ministère_de_l'intérieur

  • Marcel : « Mais pourquoi n’entend-on pas … » - Piaille
    https://mastox.eu/@realmarcel1/116617233909363697

    le 22 mai 2026 TF1 a écrit | Paris : une rixe impliquant des supporters de l’OGC Nice éclate, 65 personnes interpellées, six blessés dont un grave

    https://static.piaille.fr/cache/media_attachments/files/116/617/233/970/941/145/original/682b0bedea1e5184.mp4

    la voiture des flics à l’arrêt de l’autre coté du quai de valmy ...

    #xdroite #fascistes

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/05/22/nice-lens-une-rixe-a-implique-une-centaine-de-supporters-jeudi-soir-a-paris-

    Le maire du XIe arrondissement, David Belliard, a dénoncé sur X « un cortège de militants d’extrême droite en plein Paris, qui se battent et sont violents ». « Ces gens n’ont rien à faire là. Nous ne voulons ni d’eux ni de leur idéologie raciste ici », a ajouté l’élu écologiste.

  • [Police en guerre et guerre des polices]
    Paris : la traditionnelle « guerre des sapins » devant le Panthéon vire au clash avec la police
    https://www.leparisien.fr/faits-divers/paris-la-traditionnelle-guerre-des-sapins-devant-le-pantheon-vire-au-clas

    [Il s’agit d’un] rituel annuel bien connu du quartier, organisé avec la complicité des directions [des lycées Louis-le-Grand et Henri IV] et la mairie du Ve arrondissement. Cette année (...), la soirée s’est achevée à l’hôpital Cochin pour certains, et en garde à vue pour un autre.

    Chaque fin novembre, les élèves de classes préparatoires scientifiques s’emparent de petits sapins installés sur la place pour les exposer dans leurs établissements — l’établissement en « récupérant » le plus remporte la « guerre des sapins ». Florence Berthout, maire du Ve arrondissement, a mis en place un « double dispositif » : de grands sapins lestés et décorés pour les touristes, et de petits sapins non décorés « utilisables » pour la compétition. « Un système qui fonctionne bien depuis cinq années », assure l’élue Horizons.

    Clara (le prénom a été modifié), élève à Louis-le-Grand présente jeudi soir, décrit un événement « très bienveillant, sans violence réelle » : « Nous laissions la route libre et laissions passer les voitures ou les bus sans aucun problème. Dès qu’une personne tombait, tout le monde s’arrêtait. » La proviseure d’Henri-IV était d’ailleurs présente en début de soirée pour veiller au bon déroulement de l’événement.

    Vers 20h15, la Brigade anti-criminalité (#BAC) a fait une entrée remarquée place du Panthéon. « À l’arrivée des policiers, il n’y a eu aucune sommation ; ils n’ont rien dit. Ils ont commencé à utiliser la bombe lacrymogène et n’ont mis leurs brassards de police qu’après avoir commencé à gazer les gens », témoigne Clara, qui a été directement touchée.

    La pref a publié un communiqué justifiant l’intervention (trouble à l’ordre public). Oyez ! Oyez ! Tout rassemblement organisé sans déclaration en préfecture sera considéré comme illégal et interdit par la force.

    L’article comporte une vidéo trottoir où l’on voit au nom de quelles "violences" un étudiant présent a été mis en GàV et sera convoqué en justice._

    #police #Paris #mdo #mdr

    • Une autre vidéo montre le même policier en civil asperger nonchalamment de gaz des élèves à quelques centimètres d’eux, l’autre main dans la poche. « Ils ont gazé des personnes qui étaient déjà au sol, ainsi que des élèves qui tentaient d’aider ou de relever ceux qui ne pouvaient plus respirer ni voir », s’indigne Clara.

      « Un enchaînement malheureux »

      La préfecture de police justifie son intervention par « un risque de trouble à l’ordre public ». Dans un communiqué, elle explique que vers 19h50, « les forces de l’ordre étaient requises pour un rassemblement de quelques centaines de personnes sur la place du Panthéon ».

      Les policiers auraient constaté « d’importants mouvements de foule avec des personnes débordant sur le réseau routier et d’autres chutant au sol du fait que les élèves se disputaient avec véhémence la prise des arbres ». Ils auraient alors « procédé à la dispersion de la foule en faisant usage d’un aérosol lacrymogène de défense », précise la préfecture.

      De leur côté, les lycéens contestent cette version et dénoncent un usage disproportionné de la force. « L’intervention a été si rapide et sans annonce qu’elle a immédiatement créé le chaos », témoigne Clara. Elle ajoute que, même avant l’escalade, « les policiers étaient agressifs. J’étais près d’un groupe qui essayait de leur parler calmement, et le policier menaçait de nous placer en garde à vue. D’après des camarades, certains auraient été plaqués au sol. C’est de l’abus de pouvoir. »

      #violences_policières #libertés_publiques

  • « Les vidéos de Sainte-Soline donnent à voir le résultat de la criminalisation des écologistes, telle qu’elle est portée au plus haut niveau de l’Etat »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/11/16/les-videos-de-sainte-soline-donnent-a-voir-le-resultat-de-la-criminalisation


    Lors de la manifestation contre la mégabassine de Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres, le 25 mars 2023. PASCAL LACHENAUD/AFP

    Les vidéos de Sainte-Soline donnent [...] à voir le résultat de la criminalisation d’un groupe social – les « écolos », autrement qualifiés de « pue-la-pisse » – portée depuis peu au plus haut niveau de l’Etat. Les forces de l’ordre déploient des moyens considérables pour empêcher des manifestants de s’approcher du chantier d’une réserve d’eau (« un putain de trou qui n’appartient même pas à l’Etat », comme l’observe un gendarme), tandis que les dégradations, voire la destruction de bâtiments publics, par d’autres groupes sociaux comme certains agriculteurs, n’appellent aucune réaction. « Ecoterrorisme » d’un côté – pour reprendre la terminologie de Gérald Darmanin –, justes revendications de l’autre.

    Légitimée par la parole politique et une conversation publique qui penche de plus en plus à l’extrême droite, la criminalisation des militants écologistes ruisselle sur toute la société. Elle infuse dans toutes ses strates et n’épargne ni les forces de l’ordre ni la magistrature. Elle transforme complètement la perception du moindre acte de protestation, indépendamment du bien-fondé de ses motivations ou de son caractère pacifique. Un jet de peinture sur la façade de Matignon ? Six mois de prison ferme en septembre pour une militante de Dernière Rénovation. Deux mots (« Stocamine contamine ») tagués début novembre sur un pont à Dorlisheim (Bas-Rhin) pour dénoncer le stockage de 40 000 tonnes de déchets ultimes dans une mine désaffectée, au-dessus de la plus grande nappe phréatique d’Europe ? Huit membres d’Extinction Rebellion sont gardés à vue pendant près de cinquante heures, dénonce le mouvement.

    https://justpaste.it/jdq7s

    (c’est à Foucart qu’il revient de rattraper le retard du Monde sur ses concurrents au prix concédé, mais avec conviction, d’un " une violence .... fait d’une petite minorité des manifestants rassemblés – moins de 1 000 personnes" digne d’une Tondelier, si sa liberté d’expression à elle n’avait pas été bridée).

    #Sainte-Soline #écologie #crimminalisation #MDO

    • « Je pue la pisse »
      https://lundi.am/Je-pue-la-pisse

      Sainte-Soline : Flashback et contre-champs 2

      J’avais l’idée que les bassines étaient un moyen de voler l’eau. Elles auraient aussi permis à une mauvaise agriculture de pousser encore, une habitation agressive de la terre se serait accrue. Je suis donc allé à Sainte Soline avec l’idée qu’il fallait manifester contre cette pente écocidaire. Je n’en avais pas envie, mais j’y suis allé par devoir. La peur au ventre, comme toujours.

      J’ai fréquenté les marges de notre société de confort et de croissance. Il y avait la pluie, le froid, le bruit, la boue. Et puis un parfum d’ailleurs. C’est là où les Puissants tracent les limites du territoire citoyen. Là où ils ordonnent aux Forces de défendre leurs intérêts propres. En l’occurrence elles devaient défendre un trou.

      [...]

      C’est vrai qu’il y a une semaine, suite aux révélations de Médiapart et Libération, j’ai entendu qu’on s’offusquait de la violence et de la vulgarité des gendarmes. Ceux qui vivent de dénoncer la moindre déviance à la règle ont même été priés de s’indigner, comme s’ils ne disaient eux-mêmes jamais de gros mots pour glousser un peu entre copains, bien à l’abri d’un groupe. En tout cas ils avaient l’air surpris de l’évidence de la violence, pour les Forces de l’ordre, de cette violence qui à l’ordinaire est attribuée aux manifestants.

      Pour moi, il n’y a eu aucune surprise. Car je l’entendais dans ma tête, en marchant vers la bassine la peur au ventre, je l’entendais cette voix qui disait toi on va te viser, on va te faire mal. Toi tu ne nous empêcheras pas de suivre notre pente. Et après on te surveillera, ta blessure ne sera pas une marque d’innocence et un appel au soin mais la preuve de ta culpabilité. Car les relais du Pouvoir ont en propre d’être invulnérables.

      Or même si dans la vidéo les gendarmes paraissent moins impérieux, il m’a semblé qu’ils expriment l’événement des marges de la même façon. Ils s’adossent à la Force et ça leur suffit pour se faire croire qu’ils sont dans le vrai, le sain. Ils ont plaisir à faire mal parce qu’ils visent l’extérieur au nom de la santé sociale – en famille. (...)

      On pourra multiplier les images, elles ne seront jamais assez nombreuses pour atteindre l’Image de ce qui doit être, la santé sociale, et qui par là-même existe assurément dans l’esprit des gens de loin. Ils se satisferont du silence pour restaurer leur confiance dans les Forces.

    • A cela s’ajoute la volonté politique de contrôler jusqu’au visible. Le schéma national du maintien de l’ordre, puis celui des violences urbaines fin juillet, sans même rappeler la loi Sécurité globale de 2021 furent trois tentatives gouvernementales destinées, en vain, à empêcher de photographier ou de filmer. Une guerre des images : l’Etat filme pour se justifier, mais il redoute d’être vu.

      Nous vivons le moment de la publicité, de l’exposition publique des actes du pouvoir. L’image et le son déplacent la charge de la preuve. Ce n’est plus au citoyen de désigner la faute, c’est au pouvoir d’en nier la trace. Chacun filme pour prouver que l’autre ment. Mais dans ce tohu-bohu d’images et de sons, quelque chose d’irréversible s’est produit : l’Etat se voulait maître du spectacle, il en devient le sujet. L’image n’obéit plus, elle témoigne. Le son ne couvre plus, il accuse. Ce n’est pas la transparence qui sauvera la République, mais le courage de supporter ce qu’elle donne à voir et à entendre.

      Or, depuis bien trop longtemps en France, les ministres de l’intérieur successifs contribuent à la faiblesse du politique face aux institutions policières. Alors que la fonction d’un ministre est de concevoir, de diriger et de contrôler, Laurent Nuñez déclarait, le 28 octobre, à l’Assemblée nationale, être un simple « porte-parole des policiers ». Et, de fait, au lendemain des révélations de Libération et de Mediapart, le ministre de l’intérieur assurait ne voir « ni faute ni violence policière », simplement quelques gestes « non réglementaires ». L’expression « violences policières » demeure taboue, comme si la République se tenait debout par la censure d’un adjectif. On feint de croire qu’admettre la faute, ce serait trahir l’ordre, alors que c’est la dissimulation qui le détruit.

      C’est ici que tout se joue. Le pouvoir moderne, écrivait Balandier, est un art de la scène : il ne gouverne qu’à condition de se montrer. La République se donne à voir, mais ce théâtre ne supporte qu’une lumière, la sienne. A Sainte-Soline, les caméras-piétons ont cependant fait tomber le décor dressé par Gérald Darmanin, alors ministre de l’intérieur.

      Proportionnalité du geste

      Pour mieux préparer aux rassemblements des « gilets jaunes » du 8 décembre 2018, son prédécesseur Christophe Castaner évoquait leur « volonté de tuer et de tuer nos forces de l’ordre ». La veille du rassemblement à Sainte-Soline, Gérard Darmanin déclarait sur la chaîne CNews que des manifestants allaient « peut-être tuer les gendarmes, tuer les institutions » – irréfutable prophétie, puisqu’il estimait quelques mois plus tôt que les modes opératoires des militants relevaient de « l’écoterrorisme ».

      Toujours assénées sur un ton placide, ces déclarations imposent aux gendarmes le cadre de leurs anticipations : la vie de chacun d’eux est en jeu, la proportionnalité du geste n’entre plus en considération. Les images montrent ce qu’on ne devait jamais entendre : les ordres délictueux, les blagues obscènes, les virilités défaillantes. « Ça va leur faire la bite », entend-on, consterné.
      Dans les écoles de gendarmerie, un polygraphe de la fin du XIXe siècle, comme Hippolyte Taine, est toujours enseigné pour saisir les dynamiques de foule. Voilà ce que ce savant d’hier écrivait dans « L’Histoire, son présent, son avenir », La Revue Germanique (1863, page 503) au sujet de la foule qui décivilise : « Comme sur un radeau de naufragés sans vivres, le mince tissu d’habitudes et d’idées raisonnables s’est déchiré ; les bras nus du sauvage ont reparu, il les agite. Désormais, ce qui règne en lui et par lui, c’est le besoin animal, avec son cortège de suggestions violentes et bornées, tantôt sanguinaires et tantôt grotesques. » Funeste ironie aujourd’hui que de voir ces mots décrire ceux à qui, aujourd’hui, l’on confie de maintenir l’ordre.

      https://justpaste.it/m3wdd

      https://seenthis.net/messages/1145216
      https://seenthis.net/messages/1144850

      #police #gendarmerie #caméras_piéton #IGGN #MDO #violences_policières #vidéos #justice #Sainte_soline

  • « Faut leur tirer dans la gueule ! » : la manifestation de Sainte-Soline vue par les gendarmes | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/051125/faut-leur-tirer-dans-la-gueule-la-manifestation-de-sainte-soline-vue-par-l

    Mediapart et « Libération » révèlent des images inédites du 25 mars 2023, filmées par les caméras-piétons des gendarmes. Elles montrent des consignes prohibées et dangereuses données par la hiérarchie, un vocabulaire guerrier et une troublante satisfaction de blesser « l’adversaire ».
    Camille Polloni et Laura Wojcik

    Deux ans et demi après la manifestation contre les mégabassines qui avait fait des dizaines de blessé·es à Sainte-Soline (Deux-Sèvres) le 25 mars 2023, Mediapart et Libération ont eu accès à plus de quatre-vingt-quatre heures d’images tournées par les gendarmes ce jour-là, principalement via les caméras-piétons qu’ils portaient sur la poitrine.

    Ces images ont été saisies par l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) dans le cadre d’une enquête préliminaire pour violence par personne dépositaire de l’autorité publique et non-assistance à personne en danger ouverte par le parquet de Rennes, compétent en matière militaire, et désormais en voie d’achèvement. 

    Le but de la procédure était de retrouver les tireurs qui ont fait quatre blessés graves parmi les manifestant·es. En définitive, aucun n’a été identifié. Mais Mediapart et Libération ont récupéré un matériel exceptionnel pour comprendre, de l’intérieur, l’état d’esprit des gendarmes, leurs actes et les propos échangés dans leurs rangs. 

    Multiples tirs tendus
    Ces images révèlent des consignes de la hiérarchie normalement interdites, car dangereuses. Et une apparente cruauté de certains gendarmes, qui semblent tirer sans discernement : ils se réjouissent à de nombreuses reprises de blesser lourdement des manifestant·es. À la vue de ces images, l’IGGN aurait pu signaler au parquet ces potentielles infractions : elle n’en a rien fait. 

    Les fonctionnaires sont conscients d’être filmés, puisqu’ils mettent eux-mêmes en route leur caméra quand ils le jugent utile. Il leur arrive toutefois d’oublier que la caméra tourne ou de déclencher involontairement l’enregistrement. 

    Aucun gendarme n’a été interrogé sur le contenu des images. 
    Sur ces images, on voit de nombreux tirs tendus de grenades lacrymogènes et explosives, ce qui est formellement interdit. Compte tenu de la dangerosité de ces munitions si elles touchent quelqu’un à pleine vitesse, les règles d’utilisation du lance-grenades prévoient exclusivement des tirs en cloche, le canon devant être positionné à 45 degrés et surtout pas à l’horizontale. 

    Ces tirs tendus ne relèvent pas d’initiatives isolées : dans plus de la moitié des escadrons étudiés, des gradés ordonnent à leurs subordonnés de procéder ainsi. 

    Ces vidéos montrent aussi des dizaines de commentaires particulièrement déplacés et d’insultes visant les manifestants, traités de « fils de pute », d’« enculés », de « pue-la-pisse ». Des gendarmes se vantent d’avoir touché des manifestants « en pleine tête » ou « dans les couilles », se réjouissent de « leur faire mal » et vont jusqu’à dire qu’il faudrait « les tuer ».

    Des gendarmes jamais confrontés à leurs propos
    L’avocate Chloé Chalot, qui défend les intérêts des quatre blessé·es graves ayant déposé plainte, regrette que tout n’ait pas été consigné sur procès-verbal par l’IGGN. Elle réclame « un nouveau travail de retranscription, beaucoup plus exhaustif », et note que « les enquêteurs n’ont pas confronté les gendarmes en cause aux comportements constatés et propos tenus, malgré la gravité et les conséquences de ceux-ci ». 

    En effet, les caméras-piétons des gendarmes n’ont été exploitées qu’après les auditions de leurs chefs d’escadron. Aucun gendarme n’a été interrogé sur le contenu des images. 

    Des sommations ont bien été effectuées, mais l’IGGN estime qu’elles sont restées « inaudibles » pour les manifestants.

    De son côté, le procureur de Rennes, Frédéric Teillet, indique que « si ces images révélaient d’autres infractions pénales que celles dont il était saisi, la procédure prévoit que le service d’enquête en informe le parquet. Ce qui n’a pas été le cas ». Il ajoute que « si ces images révélaient des comportements qui, sans constituer d’infraction pénale, relèvent de manquements aux obligations des militaires de la gendarmerie, cela relèverait de la procédure administrative, pour laquelle le parquet n’est pas compétent ». 

    La Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) affirme quant à elle que « les enregistrements disponibles, extraits des caméras-piétons des unités déployées lors des troubles à l’ordre public de Sainte-Soline en mars 2023, ont été mis à la disposition exclusive de la justice, dans le cadre d’enquêtes judiciaires toujours en cours, dont il ne revient pas à la gendarmerie de les commenter ».

    Un dispositif de maintien de l’ordre exceptionnel 
    Mediapart n’a pas recensé les injures proférées au pic des affrontements, qui peuvent échapper à tout un chacun, mais seulement celles prononcées « à froid ». Car, tout au long de l’après-midi, selon l’heure et selon les endroits où sont positionnés les gendarmes, l’intensité des violences varie fortement. 

    La manifestation du 25 mars 2023, organisée par Les Soulèvements de la Terre, le collectif Bassines non merci et la Confédération paysanne, avait été interdite par la préfecture des Deux-Sèvres, qui craignait notamment « une intrusion et l’implantation d’une ZAD [zone à défendre – ndlr] » sur le site de la bassine (déclarée illégale depuis). 

    « Nous ne connaissions pas le lieu et nous ne l’avons connu précisément que le 24 mars au matin », a indiqué la préfète Emmanuelle Dubée au cours de l’enquête pénale, regrettant « l’incertitude délibérée devant laquelle les organisateurs ont souhaité placer les services de l’État » malgré ses tentatives de contact. Selon la préfète, qui garde en mémoire une manifestation survenue en octobre 2022, « nul ne pouvait ignorer la nature violente du rassemblement qui se préparait ».

    Le jour dit, un dispositif exceptionnel de maintien de l’ordre, comptant près de 3 000 agents, est mis en place. Une quinzaine d’escadrons de gendarmes mobiles sont répartis tout autour de la réserve SEV 15 pour empêcher son invasion par trois cortèges convergents : le bleu, le jaune et le rose. Sont aussi déployés deux canons à eau, deux véhicules blindés et vingt quads du peloton motorisé d’intervention et d’interpellation (PM2I) de la Garde républicaine, ultérieurement blanchis par une enquête administrative malgré leurs tirs de LBD en mouvement.

    « Pourquoi ne pas avoir laissé les manifestants accéder symboliquement à la bassine comme ils l’ont demandé ? », ont demandé les enquêteurs de l’IGGN à la préfète, pour qui une telle option était exclue : « Ils ont reconnu que ce ne serait pas que symbolique. […] Il m’appartenait d’assurer la sécurité des biens. […] Leur volonté était aussi de s’en prendre aux forces de l’ordre. »

    « À l’arrivée vers la réserve de Sainte-Soline, […] les trois cortèges se situaient dans le périmètre interdit à la manifestation », ajoute la préfète. Du point de vue légal, cet « attroupement » peut être dispersé par la force après sommations. Des sommations ont bien été effectuées, mais l’IGGN estime qu’elles sont restées « inaudibles » pour les manifestant·es.

    Avec l’autorisation de la préfète, le PM2I tire ses premières grenades lacrymogènes vers 12 h 35 pour disperser le cortège bleu, qui s’approche de la bassine. Puis il vise, « vraisemblablement par erreur », le cortège rose, comme l’a déjà montré le magazine « Complément d’enquête ».

    Alors que les cortèges commencent à se mêler, les manifestant·es semblent vouloir « encercler » la bassine (et donc les gendarmes positionnés devant). La préfète autorise alors l’emploi de la force sur l’ensemble des cortèges. « Les tirs de grenades lacrymogènes s’intensifient, à un rythme très soutenu, et ne cesseront quasiment plus », note l’IGGN, qui observe que « la zone est noyée de fumées lacrymogènes » dès 13 heures.

    Aux alentours de 13 h 15, « les affrontements les plus violents de la journée » commencent et durent presque trois quarts d’heure. Les gendarmes reçoivent des pierres, des cocktails Molotov et des feux d’artifice, tandis que quatre véhicules de gendarmerie sont incendiés. Des manifestant·es essaient de pénétrer dans la SEV 15 en faisant tomber les grillages qui entourent le site.

    « Acculés », les gendarmes tirent sans arrêt. « La plupart des grenades CM6, MP7 ou GM2L atterrissent dans les premiers rangs des black blocs, et parfois au-delà, parmi les manifestants restés en retrait en spectateurs », constate l’IGGN. Les gaz lacrymogènes finissent par « noyer » la « zone des blessés », qui s’est créée spontanément sur un chemin légèrement en retrait. 
    Les affrontements se calment vers 14 heures et reprennent brièvement une heure plus tard, quand un médecin de la gendarmerie s’approche de Serge D., très grièvement blessé, pour le secourir. De 15 h 30 à 16 h 30, les manifestant·es quittent le site.
    « Un putain de trou qui appartient même pas à l’État » 
    Sur la journée, notent les enquêteurs, la gendarmerie « fait état de la consommation de 5 015 grenades lacrymogènes (2 783 CM6, 857 MP7, 1 375 GM2L), de 89 grenades de désencerclement GENL, de 40 grenades assourdissantes ASSR et 81 munitions de LBD 40 ». Quarante-cinq gendarmes sont déclarés blessés, tandis que les manifestant·es dénombrent environ deux cents blessé·es dans leurs rangs.

    Les images issues des caméras-piétons témoignent de ces affrontements. Mais elles montrent aussi des gendarmes prenant leur pause dans les camions, en chantant sur du Michel Fugain ou du Dalida, mangeant leur sandwich ou se plaignant de devoir après cirer leurs chaussures pleines de boue. 

    Ces dizaines d’heures d’enregistrements ouvrent une fenêtre inédite sur leur quotidien, leurs doutes sur l’utilité de protéger « un putain de trou qui appartient même pas à l’État », leurs plaisanteries souvent de mauvais goût (« Tu veux une pipe et un Mars ? — Le Mars non, mais la pipe je suis pas contre »), leurs projets d’apéro. 
    Trois escadrons de gendarmerie mobile (EGM) n’ont transmis aux enquêteurs aucune image de leurs caméras-piétons. L’EGM de Saint-Étienne-lès-Remiremont a expliqué que ses caméras étaient en maintenance. Celui de Chambéry s’est excusé : malgré la réquisition adressée par l’IGGN, il a essayé d’extraire les images trop tard, au-delà du délai de trente jours où elles sont effacées automatiquement. L’EGM de Cherbourg n’a fourni ni images ni explications. 
    Certaines caméras-piétons ont bien été saisies par l’IGGN mais n’ont jamais été exploitées par ses soins (EGM de Clermont-Ferrand). La plupart des images ont bien été visionnées et en partie retranscrites. Mais une grande partie des tirs tendus, insultes et autres propos problématiques qui y figurent ne sont même pas mentionnés.

  • Grève du 2 octobre : le préfet de l’Hérault veut décider de qui a le droit de manifester - Le Poing
    https://lepoing.net/greve-du-2-octobre-le-prefet-de-lherault-veut-decider-de-qui-a-le-droit-de-


    François-Xavier LAUCH, nouveau préfet de l’Hérault, lors d’une audition de la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Benalla, le 12 septembre 2018

    Un arrêté paru ce mercredi 1er octobre prévoit, outre la captation d’images par aéronef et l’interdiction de l’Écusson [centre historique de la ville], une nouvelle disposition inédite et pour le moins hallucinante : “La présence de toute personne extérieure à la manifestation déclarée par l’intersyndicale, composée de ses adhérents, militants et sympathisants, est interdite au sein du cortège.”

    Après l’immigration choisie, le manifestant choisi. Loin de reculer comme pourrait le laisser penser la syntaxe défaillante de journalistes de la radio culturelle publique, le raffinement français progresse !

    #prefecture #arrêté_d'interdiction

  • Maintien de l’ordre : Un appel d’offres XXL de 27 millions d’euros pour [120 000 à 360 000] grenades de désencerclement - POLITIS
    https://www.politis.fr/articles/2024/11/maintien-ordre-un-appel-doffres-xxl-de-27-millions-deuros-pour-des-grenades-

    Le 1ᵉʳ mai 2019, des grenades de désencerclement avaient déjà commandées sur quatre ans pour un montant de 1,84 millions d’euros. Ici, il est estimé à 27 millions au maximum, soit près de 15 fois plus !

    La grenade de désencerclement est une arme bien connue des manifestants français. Ce type d’arme a déjà mutilé des manifestants, comme Laurent T. en 2016 et Jérôme Rodrigues en 2019, tous deux éborgnés. Son fonctionnement est assez simple. Jetée obligatoirement au sol (même si de nombreuses images montrent des forces de l’ordre les lancer en cloche), la GENL explose en produisant un fort effet assourdissant et projette 18 #galets de caoutchouc à haute vitesse, transformant tout manifestant en cible potentielle. 

    Dans le cahier des clauses techniques de l’appel d’offres, plusieurs caractéristiques sont demandées pour la grenade. Certains sont jugés impératifs, d’autres souhaitables. On apprend ainsi que l’absence de #fragment_métallique, pouvant donc gravement blesser, est seulement souhaitable et non indispensable. 

    Un effet sonore toujours plus fort ?

    On apprend aussi que l’effet sonore souhaité doit être compris en 160 et 163 #décibels à cinq mètres. Comme Politis l’expliquait dans la présentation des nouvelles grenades assourdissantes, d’après BruitParif, l’observatoire du bruit en Île-de-France, « le seuil de douleur pour les oreilles est atteint à 120 décibels. À ce niveau, les dommages sur l’audition sont irréversibles ». Dans l’appel d’offres de 2019, l’effet sonore souhaité était entre 145 dB et 155 dB à la même distance. Pour mieux comprendre l’impact de cet écart, BruitParif explique qu’une simple augmentation de 10 dB est ressenti « comme si le bruit était deux fois plus fort ».

    #GENL, dite « grenade à éclats non létaux ».

    #police #militarisation #MDO #grenades_de_désencerclement #Alsetex #ceux_que_nous_réduirons_à_rien

  • Maintien de l’ordre : un nouveau lance-grenades multicoups à douze canons - POLITIS
    https://www.politis.fr/articles/2024/11/maintien-de-lordre-arrivee-discrete-dun-lance-grenades-multicoups

    Depuis quelques mois, la gendarmerie nationale semble expérimenter une nouvelle arme de maintien de l’ordre. Avec ce lanceur acheté en urgence pour la Nouvelle-Calédonie, ce sont douze grenades qui peuvent être tirées quasi simultanément.

    Vendredi 19 juillet, à Migné-Auxances, dans la Vienne, des militants antimégabassines coupent à travers champs pour éviter les forces de l’ordre. Après trois tirs de grenades lacrymogènes, la paille sèche prend rapidement feu, forçant les manifestants à fuir en panique. Au-dessus, l’hélicoptère de la gendarmerie lance un appel : « Le feu progresse vers vous, rejoignez les zones vertes ! » Mais ce que les militants des Soulèvements de la Terre ne savent pas, c’est qu’ils viennent de faire face à la première utilisation d’une nouvelle arme sur le sol français métropolitain.

    #police #grenades #grenades_lacrymogènes #militarisation #MDO #armes_de_la_police

  • Le chef de la BRAV-M a été mis en examen en janvier pour des violences lors d’une manifestation à Paris et placé sous contrôle judiciaire
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/07/23/le-chef-de-la-brav-m-mis-en-examen-en-janvier-pour-des-violences-lors-d-une-

    Le commissaire S., qui dirige les compagnies d’intervention et la BRAV-M de la préfecture de police de Paris, a été doublement mis en examen et placé sous contrôle judiciaire en janvier 2024, a appris Le Monde de source judiciaire. Depuis, ce jeune commissaire de 33 ans continue de participer aux opérations de maintien de l’ordre parisiennes et dirige toujours les mille trois cents agents placés sous sa responsabilité. Selon les informations du Monde, son remplacement serait prévu pour après les Jeux olympiques.

    Finalement, quand les syndicats de policiers disent que la Justice ne fait pas son travail, et qu’elle laisse les voyous continuer leur vie comme si de rien n’était, y-a un peu de vrai.

  • Le pouvoir du son : un entretien avec Juliette Volcler
    On a parfois le sentiment que la pensée critique tourne en rond. Que chaque petit détail de notre quotidien comme toute méga-structure institutionnelle ont déjà été décortiqués, analysés et contextualisés dans les régimes de pouvoir qui nous enserrent, nous calibrent, nous tiennent. Juliette Volcler vient justement prouver le contraire. Depuis plusieurs années, la chercheuse s’intéresse à une dimension du réel à la fois proche et omniprésente mais impensée : le son. Le son comme arme et ses usages policiers et militaires, le son comme dispositif de contrôle et de manipulation et plus récemment dans son dernier ouvrage paru à La Découverte , le son comme orchestration du quotidien. De la musique d’ascenseur, aux annonces de la SNCF, des publicités au maintien de l’ordre, Juliette Volcler raconte et explique comment nos oreilles sont elles aussi un champs de bataille.

    https://www.youtube.com/watch?v=BVDNg5P70yU

  • Violences policières : les images décryptées

    De nombreuses images montrent les forces de l’ordre faisant usage d’une violence semblant disproportionnée pendant les manifestations. Qu’ont-elles réellement le droit de faire ? Et dans quelles circonstances ? Explications en images.

    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/video/2019/05/16/violences-policieres-les-images-decryptees_5463052_4355770.html
    https://youtu.be/rkgxbcwp6o8

    Sources :

    Recensement des violences policières et des blessures en manifestation : David Dufresne / @davduf (http://twitter.com/davduf et www.davduf.net)
    « Un splendide isolement : les politiques françaises du maintien de l’ordre », La Vie des idées, mai 2016. https://laviedesidees.fr/Un-splendide-isolement.html
    « L’ordre et la force », rapport de l’ACAT. https://www.acatfrance.fr/rapport/l-ordre-et-la-force
    « Usage des matériels de contrainte et de défense par les forces de l’ordre », rapport de la Commission nationale de déontologie de la sécurité, 2009. http://prison.eu.org/IMG/pdf/RA_2009_Etude_thematique.pdf
    Instruction du 2 septembre 2014 relative à l’emploi (…) de la grenade à main de désencerclement (GMD). https://aser-asso.org/wp-content/uploads/2017/03/Instruction-demploi-des-armes-intermediaires-en-France-Septembre-2014.pdf
    Arrêté du 24 décembre 2013 relatif aux conditions et modalités de port du numéro d’identification individuel par les fonctionnaires de la police nationale, les adjoints de sécurité et les réservistes de la police nationale. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000028387708&dateTexte=20190312
    Arrêté du 7 avril 2011 relatif au respect de l’anonymat de certains fonctionnaires de police et militaires de la gendarmerie nationale. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=F984C0FDEC4DE7D3F55C7E9E7FBE0FCC.tplgfr22s
    Circulaire du 23 décembre 2008 relative au droit à l’image des fonctionnaires de police. http://nicolaskaplan.fr/share/Droit/20081223_Circulaire-2008-8433-photospolice.pdf
    Instruction d’emploi du 14 juin 2004 relative à l’utilisation des produits incapacitants notamment en milieu fermé. http://www.gbh-formation.fr/content/galleries/actus/pn---instr-emploi-produits-incapacitants-14-jun-2004---dgpn-dapn-crel.
    Définition de la légitime défense dans le code pénal. https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006417218&cidTexte=LEGITEX
    Définition d’un attroupement sur la voie publique et régime des sommations pour sa dispersion. https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000025543347&cidTexte=LEGITEX

    #police #maintien_de_l-ordre #MdO #justice #violences_policieres #droit

    • Le Conseil d’Etat refuse de suspendre la grenade GLI-F4
      https://lessor.org/a-la-une/le-conseil-detat-refuse-de-suspendre-la-grenade-gli-f4

      Saisi en référé par deux associations, le Conseil d’état a refusé ce 17 mai d’interdire la grenade GLI-F4 pour le maintien de l’ordre. A l’origine de cette demande, la Ligue des droits de l’homme et l’association Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat).

      Cette dernière contestait notamment les conditions d’emploi des grenades GLI F4. Elle jugeait la formation des personnels “insuffisante”, et la “formule de sommation préalable à l’emploi de ces armes ou les conditions de son prononcé (..) entachées d’incertitude sur leur portée ou leur compréhension par les manifestants”.

      Mais, pour le Conseil d’Etat, l’Acat soutient cette argumentation “sans l’établir ni même soutenir cette argumentation d’éléments de fait”. Il ajoute qu’elle “borne sa critique à des contestations de principe” et rejette donc ses conclusions. /.../

    • waa 6 mois pour « décrypter » des images qui sont sur la toile depuis le début, faut p’tet leur offrir une visite chez l’ophtalmo ou un stage pour apprendre à se servir de legifrance ?
      Bon, alors #le_monde quand ton modem fait crouiiizouiiizapiwwwwwiiiz c’est que tu es connecté sur l’Internet.