• Surveillance numérique contre le coronavirus : Jacques Toubon s’inquiète de possibles dérives
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/03/30/surveillance-numerique-contre-le-coronavirus-jacques-toubon-s-inquiete-de-po

    Le défenseur des droits se dit, dans un entretien à « L’Obs », inquiet de l’utilisation de la géolocalisation pour lutter contre la pandémie de Covid-19, sans débat parlementaire. Drones, géolocalisation des téléphones portables, analyse des données personnelles… Ces outils doivent faire la preuve de leur utilité dans la lutte contre la pandémie de Covid-19, et leur usage strictement encadré pour garantir les libertés individuelles, estime Jacques Toubon dans un entretien à L’Obs publié lundi 30 mars. Le (...)

    #Orange #drone #smartphone #géolocalisation #BigData #métadonnées #surveillance #vidéo-surveillance #CCTV (...)

    ##santé

  • Les petits #morts de #Lesbos

    Sur cette île grecque, une « #zone_sécurisée » est réservée aux #enfants migrants, censée les protéger. Avant même le durcissement des conditions de vie liées au #Covid-19, ils y étaient, en réalité, vulnérables aux pires violences. Jusqu’au #meurtre. Premier reportage d’une série du collectif Investigate Europe : comment l’UE enferme les mineurs à ses frontières.

    « Un Afghan de 15 ans est décédé des suites des blessures causées par plusieurs coups de couteau reçus lors d’une bagarre dans la “zone sécurisée” du camp de #Moria. » Le communiqué de la police grecque détaille brièvement les circonstances de la mort de l’adolescent sans jamais nommer cet « Afghan de 15 ans ». Sur Facebook, les internautes qui se préoccupent moins de l’anonymat des victimes décident cependant de lui rendre hommage. En quelques heures, le réseau social par lequel communiquent la plupart des personnes réfugiées en Grèce retrouve l’identité du petit cadavre et rassemble même quelques bribes de son histoire.

    #Reza_Ebrahimi, 15 ans donc, avait pris la route de l’Autriche avec ses deux petits frères pour y rejoindre sa famille. Par une chaude nuit d’été, en août dernier, son périple s’est brutalement arrêté sur l’île de Lesbos, dans la poussière et devant un conteneur crasseux. Sur la photo exhumée par les internautes, Reza a des traits fins, de grands yeux légèrement bridés, des cheveux noirs coiffés en arrière, l’air intimidé. « Il a vécu un enfer sur Terre, un enfer créé par des humains », commente Giorgos Tsiakalos, universitaire et célèbre militant des droits humains qui a publié le portrait sur son profil.

    Ironiquement, « l’#enfer_sur_Terre » s’appelle en réalité la « zone sécurisée » de Moria. Un endroit protégé au cœur du gigantesque camp de migrants où, en théorie, les mineurs isolés sont à l’abri des violences et accompagnés par des professionnels 24 heures sur 24. En théorie seulement. Dans les faits, ce coin de terre entouré de barbelés, composé de conteneurs surchargés (jusqu’à 25 enfants par conteneur), n’a de sécurisé que le nom. Au point que ni les humanitaires, ni les demandeurs d’asile, ni même le directeur du camp avec lesquels nous nous sommes entretenus n’ont été surpris quand la police leur a annoncé le meurtre de Reza dans ce lieu protégé. « Ce n’était pas du tout inattendu, témoigne ainsi Lorraine Leete, avocate de l’organisation Legal Center Lesvos. Les ONG avertissent le gouvernement depuis des années que l’endroit n’est pas sûr pour les enfants. La seule chose dont je suis surprise, c’est qu’il n’y ait pas eu davantage de morts avec autant de personnes entassées dans si peu d’espace. »

    C’est le moins qu’on puisse dire : la « zone sécurisée » abrite plus de 600 mineurs isolés (chiffres de début février), quand elle a été prévue pour 160. L’ensemble du camp, 19 467 personnes, a été construit pour 2 840. Une augmentation exponentielle qui inquiète jusqu’à la Fédération panhellénique des officiers de police. La coexistence d’un si grand nombre de personnes dans un si petit espace a « créé une situation explosive qui va mathématiquement entraîner davantage de morts et de blessés », a-t-elle déclaré en octobre 2019, quand il y avait « seulement » 12 738 personnes dans le camp.

    Le stress « immense » provoqué par l’incertitude et les conditions de vie joue aussi un rôle central dans l’augmentation des violences, notamment des bagarres au couteau de plus en plus nombreuses à Moria, explique Patric Mansour, expert du Norwegian Refugee Council présent dans le camp depuis 2015. Depuis le début de l’année 2020, au moins dix personnes majeures et mineures de Moria ont été admises à l’hôpital de Lesbos avec des blessures au couteau, fatales pour certaines. « Les gens se disputent pour de petites choses, précise Patric Mansour, et à cause du stress, les choses tournent vite à la violence chez les majeurs comme chez les mineurs. » Est-ce cela qui est arrivé la nuit du 25 août quand Reza a été tué ? Une dispute pour une broutille entre trois adolescents afghans qui dégénère en combat à l’arme blanche ? Peut-être. Mais à Moria, certains croient que le drame aurait pu être évité.

    La zone protégée est composée de trois sections, A et B – pour les mineurs masculins âgés de 14 à 17 ans – et une troisième pour les enfants en dessous de 13 ans et les filles jusqu’à 17 ans. Comme l’a découvert Investigate Europe, à l’exception de « A drop in the Ocean » qui assure les nuits, aucune autre ONG ne reste avec les enfants après 20 h 30. Les horaires nocturnes seraient en effet considérés comme « les moins sexy » pour les humanitaires, qui préfèrent la journée, nous confient deux sources internes. Seulement, le soir où Reza a été tué, tout le personnel de « A drop in the Ocean » était en congé. Sans aucun adulte à l’intérieur de la zone, les 600 enfants et les adolescents étaient livrés à eux-mêmes, prêts, couteau en main, à se protéger d’éventuels vols ou tentatives d’agression.

    Deux témoins présents au moment des faits nous ont affirmé qu’ils avaient appelé les agents de la police anti-émeutes qui se trouvaient de l’autre côté des barbelés quand la bagarre a commencé. Ces derniers leur auraient répondu qu’ils « ne pouvaient pas intervenir sans avoir reçu des ordres d’Athènes ».

    Les problèmes de sécurité dans la « zone sécurisée » ne se sont pas résolus le soir de la mort de l’adolescent afghan. Les incursions d’adultes au sein du lieu protégé sont récurrentes. L’ONG Euro Relief est chargée de garder la porte de la section B, c’est-à-dire de vérifier que seulement les mineurs vivant là puissent y accéder. En revanche, comme nous l’avons découvert, aucune organisation n’a été mandatée pour surveiller la porte de la zone A. Et comme plusieurs employés de l’ONG « Drop in the Ocean » nous l’ont confirmé, des majeurs ont pu y pénétrer, y compris certains qui avaient l’intention de voler ou semblaient inspirer un véritable sentiment de terreur aux enfants. Interrogée par Investigate Europe, la direction de Moria n’a pas donné suite à notre demande d’interview.

    Si les failles dans la sécurité de la zone sécurisée de Moria sont criantes, les risques sont encore plus grands de l’autre côté des barbelés. En février, 600 autres mineurs isolés qui n’avaient pas été acceptés dans la zone protégée faute de place, vivaient au milieu des adultes dans la forêt de tentes et de bâches de Moria. 600 enfants abandonnés à eux-mêmes auxquels il faut ajouter 7 000 mineurs accompagnés de leurs parents.

    Gulsom, 3 ans, et Tabasom, 2 ans, font partie de ceux-là. Arrivées avec leurs parents à Moria à la fin 2019, les deux petites afghanes restent le plus souvent sous la tente qui leur sert de maison. Leur père, Ahmad Reshad Mahdiyar, la quarantaine, ne les quitte pas d’une semelle. Surtout la nuit. Les cernes noirs autour de ses yeux témoignent des longues veillées nocturnes qu’il a passées. Ce matin pluvieux de décembre, on a du mal à reconnaître dans cet homme exténué le jeune père souriant qui pose avec ses lunettes de soleil, façon star de clip de rap, sur son fond d’écran. On a du mal à le croire aussi quand il nous confie que sa femme et lui portent des couches, chaque nuit, pour éviter de se rendre aux toilettes.

    Des ados contraints de s’organiser en groupes d’#autodéfense

    Car se rendre aux sanitaires de Moria pendant la nuit peut s’avérer très périlleux : en octobre 2018, le Guardian rapportait plusieurs viols collectifs de demandeuses d’asile dans ces toilettes. Laisser ses enfants seuls dans la tente est tout aussi dangereux.

    Le même mois, le coordinateur de Médecins sans frontières (MSF) affirmait qu’ils avaient recueilli 24 victimes de viols, dont la moitié était des mineurs, filles et garçons. Deux d’entre elles étaient un peu plus âgées que Gulsom et Tabasom : elles avaient tout juste 5 ans. Dans l’une de ces affaires, le père au désespoir avait expliqué à l’ONG qu’il avait juste quitté la tente quelques instants pour aller chercher de la nourriture, et avait retrouvé son enfant violée quand il était revenu.

    En 2019, l’ONG « a soigné 17 adolescents pour des violences sexuelles », nous révèle le coordinateur des opérations médicales de MSF Grèce. Apostolos Veizis confirme avoir reçu aussi « 20 enfants pour des automutilations, et 4 pour des tentatives de suicide ». Au moins ceux-là ont-ils pu être sauvés…

    Le 24 septembre 2019, quelques semaines après le décès de Reza, un petit Afghan de 5 ans qui avait échappé au regard de ses parents et jouait dans un carton mourait écrasé par un chauffeur de camion qui ne l’avait pas vu. Trois semaines plus tard, une petite Congolaise de 9 mois mourait de fièvre et de déshydratation non loin de là. Depuis plusieurs mois, MSF demande en vain « l’évacuation d’urgence » des enfants de Moria, les plus vulnérables aux violences physiques et sexuelles, à la promiscuité, au manque d’hygiène.

    « Même les soi-disant espaces protégés pour eux ne sont pas sûrs. Il y a l’exploitation sexuelle, trop peu de nourriture, le crime. Les jeunes garçons se livrent à des rapports sexuels de survie ; ils sont ramassés à l’extérieur du camp et reçoivent de l’argent ou des cigarettes en échange de sexe. Avant, c’était 50 euros. Aujourd’hui, le tarif de la passe infantile est passé à 30 euros… », déclare Elina Sarantou, coordinatrice des programmes de l’ONG Hebrew Immigrant Aid Society (HIAS).

    En attendant, Mohammadi, 16 ans, Bashar Dost, 15 ans, Shams, 16 ans, Shams, 17 ans, Malikzada, 16 ans, et Bunyad, 15 ans, ont décidé de constituer eux-mêmes un groupe d’autodéfense. Les six garçons qui n’ont pas été acceptés dans la « zone sécurisée » faute de place partagent une tente et montent la garde à tour de rôle. Les adolescents, arrivés depuis un mois et demi, supportent la faim et le froid, mais craignent par-dessus tout « les combats » qui surviennent la nuit venue.

    Trois jours avant notre rencontre, des bandes rivales se sont affrontées au couteau juste devant leurs tentes. Quelques jours plus tôt, les deux adultes qui partagent la tente voisine se sont battus au couteau avec d’autres personnes qui les avaient attaquées. « Il y avait du sang partout et des hurlements, et nous, nous restions terrorisés dans notre tente », témoigne l’un des adolescents. À les entendre, une fois le soleil couché, Moria se transforme en Far West.

    Le mardi 28 janvier 2020, deux autres adolescents ont été poignardés à l’intérieur de Moria, l’un d’eux restant dans un état critique. Au moins deux jeunes hommes ont été poignardés à mort en janvier, tandis que depuis le début de la nouvelle année, au moins 12 cas de demandeurs d’asile de Moria ont été enregistrés à l’hôpital de Lesbos en raison de blessures au couteau.

    « Moria est un environnement dangereux où la vie n’a parfois aucune valeur, confirme Danae Papadopoulou, psychologue à MSF. Les mineurs non accompagnés préfèrent souvent dormir la journée, car ils ont peur la nuit et doivent être sur leurs gardes et rester éveillés. » Reza aussi. D’après nos informations, il avait même essuyé une première attaque au couteau la veille de son meurtre. Contrairement à ce que nous racontait en novembre 2019 Dimitris Vafeas, le sous-commandant du camp, qui nous assurait que Reza avait été tué « dans une bagarre entre deux adolescents pour une raison stupide comme le choix d’une chanson », une source proche du dossier nous indique que l’adolescent de 15 ans était bien visé. « Il s’agissait d’un meurtre homophobe », nous a-t-elle confié.

    D’après ses avocats, les deux cadets de la famille Ebrahimi, désormais privés de la protection de leur grand frère, ont été placés dans un refuge sur le continent. Le meurtrier de Reza vient d’être condamné à 5 ans de prison. Il était aussi afghan et avait le même âge que lui, 15 ans. Mais ses défenseurs n’ont pas l’intention d’en rester là : ils viennent de déposer plainte contre l’État grec pour obtenir des dommages et intérêts pour sa famille. L’humanitaire Elina Sarantou estime aussi que le jeune meurtrier n’est pas l’unique responsable. « Nous considérons également l’agresseur comme une victime, conclut-elle. Ce qui s’est passé était la conséquence désastreuse de l’incapacité de l’État. Les conditions étaient telles qu’un meurtre devait avoir lieu. »

    https://www.mediapart.fr/journal/international/290320/les-petits-morts-de-lesbos?onglet=full
    #mineurs #migrations #Grèce #asile #réfugiés #coronavirus #décès #mort

    ping @thomas_lacroix

  • Géolocalisation : Traquer le coronavirus, mais pas la vie privée
    https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-geolocalisation-traquer-le-coronavirus-mais-pas-la-vie-priv

    Utilisée par plusieurs pays pour endiguer la pandémie de Covid-19, la géolocalisation pour suivre l’évolution de la pandémie du Covid-19 est un sujet de réflexion dans d’autres comme la France, avec en toile de fonds la protection des données personnelles. Pour lutter contre la pandémie de Covid-19, il existe différentes méthodes : le confinement, la distanciation sociale, les différents tests médicamenteux, l’organisation massive de tests et la géolocalisation. Cette dernière a été utilisée par exemple (...)

    #Orange #FluxVision #smartphone #GPS #géolocalisation #métadonnées #santé

    ##santé

  • Coronavirus : des associations de soignants exigent en référé la « réquisition des moyens de production » de médicaments et matériel
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/03/30/coronavirus-des-associations-de-soignants-exigent-en-refere-la-requisition-d
    Une aide-soignante aide un infirmier à s’habiller, dans une tente installée à l’extérieur de l’hôpital Henri Mondor, à Créteil, depuis le 4 mars. ADRIENNE SURPRENANT POUR LE MONDE

    Le référé « mesures utiles » déposé en urgence au Conseil d’Etat demande une « réquisition des moyens de production » pour obtenir masques, respirateurs ou encore morphine.

    Plusieurs associations de santé et des juristes ont saisi en urgence le Conseil d’Etat, lundi 30 mars, pour sommer le gouvernement de réquisitionner, « à l’échelle industrielle », des usines de production pour fournir des masques, des respirateurs et des médicaments indispensables, qui commencent déjà à être rationnés. Pauline Londeix, cofondatrice de l’Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament, prévient :
    « On est très inquiets du risque de pénurie et de rupture d’un certain nombre de médicaments indispensables contre la douleur, notamment la morphine et le curare. Pour le Covid-19, mais aussi en soins palliatifs. Le monde entier veut les mêmes médicaments, or nous avons en France le savoir-faire et les principes actifs, il faut que le gouvernement réquisitionne les moyens de production. »

    Le référé « mesures utiles », déposé par l’avocat Jean-Baptiste Soufron, permet de demander au juge administratif toutes sortes de mesures, qui peuvent être imposées à l’administration. Il est signé par « une coalition inédite » : Act Up-Paris, le Collectif inter-hôpitaux, le Collectif inter-urgences, la Coordination nationale des infirmières, l’Observatoire de la transparence des politiques du médicament, ainsi que par le professeur de droit Paul Cassia et le politologue Patrick Weil, tous deux membres de l’Association de défense des libertés constitutionnelles.

    Des demandes conséquentes

    Ces mesures sont conséquentes : les associations réclament des masques FFP2 et FFP3 pour les soignants, des masques chirurgicaux pour les malades – mais aussi pour l’ensemble de la population. Le personnel médical a besoin de pyjamas à usage unique, de gilets jetables, de surblouses, de lunettes, de tabliers, de pousse-seringues et de ventilateurs mécaniques, mais aussi « de moyens de dépistage massif », livrés à tous les laboratoires vétérinaires et de biologie. Les associations réclament la production en urgence et en France de toutes « les molécules apparaissant d’intérêt sanitaire » – tociluzimab, dexaméthasone, lopinavir, ritonavir, anakinra, midazolam et, bien sûr, morphine et curares.

    « Contrairement à ce qu’on raconte, les masques sont très utiles pour toute la population »

    « Le plus urgent, ce sont les masques et les respirateurs, explique André Grimaldi, professeur à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris et fondateur du Collectif inter-hôpitaux. Même chez les soignants, on est obligé de garder des masques toute la journée, voire le lendemain, ce n’est pas possible. Et contrairement à ce qu’on raconte, les masques sont très utiles pour toute la population, même avant le confinement. » Il estime que ce sont les infirmières qui vont en manquer le plus, en réanimation :
    « On a baissé la garde de la sécurité à l’hôpital. On ne peut pas y envoyer des gens sans précautions, malgré les applaudissements de 20 heures – si le gouvernement ne fait rien, la situation risque de se terminer par des droits de retrait du personnel. Il y a de la colère chez les soignants. »

    Si le Conseil d’Etat juge la requête recevable, il fixera une audience probablement dans les quarante-huit heures, après que le représentant du gouvernement aura présenté ses observations.

    #réquisition #médicaments #matériel_de_protection #masques_pour_tous #soins_palliatifs #santé #hôpital

  • « Il faut revoir l’échelle de la reconnaissance sociale et de la rémunération des métiers » (Dominique Méda, France Culture, 28.03.2020)
    https://www.franceculture.fr/economie/dominique-meda-il-faut-revoir-lechelle-de-la-reconnaissance-sociale-et

    C’est vrai qu’il y a finalement beaucoup de #métiers nécessaires à la survie des personnes. Mais cela nous invite évidemment à faire le test très simple proposé par David Graebert dans Bullshit Jobs : pour savoir si un métier est utile ou non, imaginez sa disparition et regardez les effets sur la #société.

    Soudain, les professions souvent les plus dévalorisées apparaissent les plus essentielles et d’autres, aujourd’hui extrêmement bien rémunérées, apparaissent radicalement inutiles.
    […] Cela nous donne vraiment beaucoup à réfléchir pour la suite. Il faut revoir l’échelle de la considération, de la reconnaissance sociale et de la #rémunération.

  • Où sont les #masques, M. Macron ? – Histoire d’un #mensonge d’État – Le blog de Clémence Guetté
    https://clemence-guette.fr/2020/03/30/ou-sont-les-masques-monsieur-macron

    C’est l’histoire d’un dévoilement, d’un mensonge officiel, d’un mensonge qui s’est lentement déchiré.

    On a vu fleurir les témoignages sur les réseaux sociaux. Comme celui de Sabrina Ali Benali, médecin urgentiste à domicile.

    Je pars en garde pour la nuit en urgences à dom. On va voir des suspects #COVIDー19
    Il me reste 3 masques FFP2 et 2 masques patients. Pas de sur-blouses. J’ai peur de contaminer les patients fragiles, les personnes âgées. J’ai envie de pleurer… anxiolytique pris .
    — Sabrina AliBenali (@DrSabrinaaurora) March 15, 2020

    Des médecins, des AVS, des infirmières, cette demande revenait : « donnez-nous des masques ».

  • Coronavirus : « Une classification systématique d’une population en fonction d’un critère de santé est dangereuse »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/03/26/coronavirus-une-classification-systematique-d-une-population-en-fonction-d-u

    Le comité CARE, mis en place par le président de la République, doit inclure des spécialistes des libertés fondamentales, observe l’avocate Zoé Vilain, dans une tribune au « Monde », pour éviter une surveillance généralisée des citoyens et de leur vie privée. Depuis le 17 mars 2020, toute personne sur le territoire français doit être en mesure de justifier le motif de sa sortie, et depuis le 24 mars, l’heure à laquelle elle a quitté son domicile. Le gouvernement envisagerait désormais un contrôle massif (...)

    #Google #algorithme #smartphone #géolocalisation #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR) #BigData #santé #surveillance #métadonnées (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##santé ##ICO-UK

    • Décret n° 2020-356 du 27 mars 2020 portant création d’un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « DataJust »
      https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=8B2997ECAD85AEB6E9AB37994EEDF6E1.tplgfr38s

      ce décret autorise le ministre de la justice à mettre en œuvre, pour une durée de deux ans, un traitement automatisé de données à caractère personnel, dénommé « DataJust », ayant pour finalité le développement d’un algorithme destiné à permettre l’évaluation rétrospective et prospective des politiques publiques en matière de responsabilité civile et administrative, l’élaboration d’un référentiel indicatif d’indemnisation des préjudices corporels, l’information des parties et l’aide à l’évaluation du montant de l’indemnisation à laquelle les victimes peuvent prétendre afin de favoriser un règlement amiable des litiges, ainsi que l’information ou la documentation des juges appelés à statuer sur des demandes d’indemnisation des préjudices corporels. Le décret définit les finalités du traitement, la nature et la durée de conservation des données enregistrées ainsi que les catégories de personnes y ayant accès. Il précise enfin les modalités d’exercice des droits des personnes concernées.

    • Suite et fin de la tribune de Zoé Vilain (Avocate associée du cabinet 1862 Avocats et présidente Europe et responsable de la protection des données personnelles de Jumbo Privacy, une application mobile qui permet aux utilisateurs de regagner le contrôle de leur données)

      Le gouvernement envisagerait désormais un contrôle massif des données de santé des Français notamment grâce aux pratiques de « #backtracking » permettant d’identifier non seulement les personnes atteintes du #Covid-19, mais également les personnes en contact avec celles-ci.

      Ce contrôle massif reviendrait à une véritable stratégie numérique d’identification des personnes en raison de leurs données de santé. Les #données_de_santé font l’objet d’une protection particulièrement renforcée depuis la création de textes juridiques portant sur la protection de la vie privée et des données personnelles en étant classée comme données dites « sensibles », depuis l’origine.

      Cette protection dans les textes, nécessaire notamment pour que tout individu atteint d’une pathologie, puisse vivre une vie normale, s’illustre par l’interdiction de tout traitement des données de santé relatives à personne identifiée ou identifiable, et leur commercialisation, selon l’article 9 du Règlement général sur la protection des données (RGPD).

      La tentation d’exploiter les données de santé des citoyens
      Le RGPD prévoit cependant quelques exceptions à cette interdiction, qui pourrait servir de base à cette stratégie numérique d’identification des personnes. En effet, il prévoit que les traitements de données personnelles de santé peuvent être autorisés si le traitement est nécessaire pour des motifs d’intérêt public à condition que la règle de droit prévoyant ce traitement soit proportionnée à l’objectif poursuivi, respecte l’essence du droit à la protection des données et prévoit des mesures appropriées et spécifiques pour la sauvegarde des droits fondamentaux et des intérêts de la personne concernée (article 9.2).

      Cette obligation est notamment rappelée dans un communiqué du Comité européen de la protection des données du 19 mars 2020 portant « Déclaration sur le traitement des données personnelles dans le contexte de l’épidémie de Covid-19 ». La tentation d’exploiter les données de santé des citoyens est grande en période de crise sanitaire comme la nôtre, surtout au vu des outils technologiques à disposition en 2020.
      Article réservé à nos abonnés Lire aussi Coronavirus : « 

      La Chine aurait endigué une grande partie du virus en contrôlant de manière systématique les données mobiles de ses citoyens, notamment en obligeant les personnes à préciser leur température et leur état de santé, en utilisant les caméras de vidéosurveillance pour traquer avec qui les personnes auraient pu être en contact. Des applications auraient même pu être utilisées pour vérifier la proximité de ces personnes, avec des personnes infectées. Les citoyens chinois seraient maintenant classifiés selon trois couleurs indiquant leur risque de contamination : rouge, jaune et vert.

      Pas au détriment du respect des libertés fondamentales

      La Chine n’est pas la seule à avoir mis ce genre de contrôle en place. L’Italie, Israël, la Corée du Sud mettraient en place des contrôles massifs afin de surveiller l’expansion du virus dans leur territoire grâce à l’exploitation des images de #vidéosurveillance, des données de #géolocalisation et les #données_bancaires, pour contrôler les mouvements de leur population.

      Le Royaume-Uni serait en négociation avec Google, qui fait l’objet de plusieurs plaintes pour violation du RGPD devant l’Information Commissioner’s Office (ICO), l’équivalent britannique de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), pour avoir accès aux données de localisation des Anglais, afin de contrôler le respect du confinement.

      Emmanuel Macron a annoncé le 24 mars avoir créé un comité d’analyse, de recherche et d’expertise (CARE) composé exclusivement de scientifiques, afin de se prononcer sur l’utilisation des données de santé des personnes sur le territoire français pour faire face à la pandémie actuelle. A l’ère du numérique et du big data, l’utilisation de la technologie et des données semble inévitable et fondamentale pour lutter contre un virus comme le Covid-19 et faire en sorte que la crise soit la plus courte possible. Mais cela ne doit pas se faire au détriment du respect des libertés fondamentales. Quelles seront les décisions prises par le gouvernement et fondées sur cette classification de la population ?

      Des décisions générales ou personnalisées ?

      Cette classification aura-t-elle pour objet de donner lieu à des décisions générales de santé publique ? Ou, au contraire, visera-t-elle à prendre des décisions personnalisées en fin de crise, pour décider quelles sont les personnes qui auront le droit de sortie de confinement en fonction de leur exposition à des personnes contaminées ? Allons-nous privilégier les personnes exposées, et donc potentiellement immunisées, pour les embauches à des postes à plus haut risque (livreur, caissiers, etc.) au cas où le Covid-19 reviendrait ?

      Cette stratégie numérique d’identification fait naître beaucoup trop d’interrogations pour qu’elle ne fasse pas l’objet d’une réflexion approfondie du cadre légal sans lequel elle ne devrait pas exister. Nous ne savons pas combien de temps cette crise sanitaire va durer. Une classification systématique d’une population en fonction d’un critère de santé est dangereuse, et cela ne peut se faire sans l’appui et l’avis d’experts juridiques, dont le travail est de vérifier que les mesures prises sont proportionnées et prises dans le respect des libertés fondamentales des personnes concernées. N’attendons pas la fin de la crise où nos données de santé seront potentiellement exploitées, pour demander le respect de nos droits au respect de la vie privée.

      Oui, pour sauver l’#économie, la tentation est grande de trier la main d’oeuvre selon son statut sérologique afin que soient assurées des tâches indispensables mais aussi la performance de nos fleurons industriels et productifs (airbus, bagnole, logisitique, ...).
      Assignation à résidence et contrôle de la mobilité, en même temps.

      #Travail #contrôle

    • Face au Covid-19, le choix entre santé ou libertés est un faux dilemme, Le Monde, Editorial
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/03/30/face-au-covid-19-le-choix-entre-sante-ou-libertes-est-un-faux-dilemme_603488

      Lutter contre une pandémie qui détruit des vies humaines et menace la planète de déstabilisation est une priorité absolue. Mais les dispositifs d’exception ne sont acceptables que s’ils sont provisoires.

      Editorial du « Monde ». Confinement généralisé au domicile, rassemblements prohibés, couvre-feux, parcs surveillés par des drones. Jamais en temps de paix les démocraties n’ont enduré pareilles entorses aux principes qui les fondent : les libertés publiques. Qui aurait imaginé, voici quelques semaines encore, que l’Europe serait plongée dans un climat digne de George Orwell, qui plus est très largement accepté ?

      La liberté d’aller et venir, celle de se réunir ont été mises entre parenthèses, les prérogatives des Parlements rognées, les droits des salariés amputés. Des prévenus sont jugés et parfois privés de liberté sans avocat. L’exécutif s’est donné le droit de restreindre des libertés individuelles, prérogative réservée en temps normal aux juges en vertu du principe fondamental de la séparation des pouvoirs.

      Sous l’effet de la sidération et de la peur, des mesures aussi radicales que le confinement général, la fermeture des institutions non vitales et le placement en quarantaine sont largement acceptées et même approuvées. Personne ne peut contester la réalité d’un « état d’urgence sanitaire » et la nécessité de mesures exceptionnelles pour juguler la pandémie. Le débat de l’heure porte plutôt sur le fait de savoir si ces restrictions n’auraient pas dû être imposées plus tôt. Ce qui conduit à interroger les relations complexes entre information scientifique, conscience de l’opinion et décision politique.

      Lutter contre une pandémie qui détruit des vies humaines et menace la planète de déstabilisation est une priorité absolue. Il faut donc approuver sans réserve les mesures sanitaires, promouvoir leur mise en œuvre et accepter les sanctions infligées aux contrevenants. Ne serait-ce que par respect et par soutien aux personnels de santé exténués.

      L’« effet cliquet »

      Cela ne dispense pas de s’interroger sur le monde d’après et le risque d’une banalisation de dispositifs d’exception qui ne sont acceptables que s’ils sont provisoires. Or l’expérience du passé nourrit l’inquiétude. Une fois la contrainte mise en œuvre, il est rare que le législateur revienne à des textes plus libéraux. Adoptée au début de la guerre d’Algérie, la loi de 1955 sur l’état d’urgence a été actualisée et adaptée, jamais abrogée. Les dispositions prises en 2015 face au terrorisme ont été versées dans le droit commun.

      L’état d’urgence sanitaire est une première dans nos démocraties. Mais la menace d’une nouvelle pandémie restera gravée dans les esprits. La tentation sera donc grande pour les gouvernements de transformer le provisoire en définitif. Il faudra se garder d’un tel « effet cliquet », en particulier dans le domaine du #droit_du travail, de la #procédure_pénale et des #libertés_publiques.

      L’urgence sanitaire doit devenir le laboratoire des bonnes méthodes de prévention et de traitement des pandémies, pas celui de mesures liberticides. Le risque s’annonce particulièrement fort en matière de surveillance individuelle. L’utilisation à grande échelle par la Chine des smartphones pour obliger les individus à communiquer leur température, repérer les déplacements des malades et identifier leurs contacts, donne un avant-goût de l’inquiétante évolution que la pandémie peut accélérer.

      Or la banalisation du recueil des données de santé, si elle peut renforcer un régime autoritaire, peut aussi être mise au service de la santé publique, de la connaissance des risques et de la prévention individuelle et collective des maladies. Entre santé et libertés, nous ne sommes pas contraints de choisir. Menace vitale, le Covid-19 défie aussi la démocratie.

  • Le général Lizurey, qui a expulsé la Zad, assiste Édouard Philippe dans la lutte contre le Covid-19
    https://reporterre.net/Le-general-Lizurey-qui-a-expulse-la-Zad-assiste-Edouard-Philippe-dans-la

    « Rien de tel qu’un militaire pour remettre un peu d’ordre dans l’organisation du travail gouvernemental », écrit, en introduction, le journal Le Monde. Selon ses informations, le général Richard Lizurey, a été chargé d’évaluer l’organisation interministérielle de la gestion de crise du Covid-19. Il possède depuis une semaine un bureau à Matignon. « Il est très bon en gestion de crise », a assuré un proche d’Édouard Philippe.

    Depuis 2016, cet ancien directeur général de la gendarmerie nationale a été en première ligne dans la répression des mouvements sociaux et écologistes. Cette nomination vient illustrer la place grandissante que prennent les militaires dans « la guerre contre le coronavirus ».

    En 2018, il avait mené l’évacuation de la Zad de Notre-dame-des-Landes. Une opération militaire qui avait blessé plusieurs centaines de personnes. Un homme avait également eu la main arrachée. À l’époque, le général avait affirmé « regretter cet incident qui malheureusement fait partie des choses qui peuvent arriver ».

    Le général Richard Lizurey a aussi affronté la fronde des Gilets jaunes. À la veille de la manifestation du 8 décembre 2018, il expliquait sur C News : « On n’exclut pas les coups de feu. Nous serons sur leur route et nous les empêcherons de passer. »

    Revenant sur la crise des Gilets jaunes en juin 2019, le général expliquait dans Le Figaro avoir dû transformer la gendarmerie « en termes de formation, d’équipement et de limitation de l’usage de la force. (…) Face à un mouvement spontané, dispersé, imprévisible et une violence accrue, il a fallu nous adapter. Cela a été l’occasion de nous interroger sur notre modèle pour être meilleur encore demain au profit de la sécurité ». D’après lui, la polémique sur un usage disproportionné de la force a été « excessive », car, « au total, le discernement a été à la manœuvre », soulignait-il.

    Autre fait d’arme, Richard Lizurey avait aussi promu Alexandre Benalla au grade de lieutenant-colonel dans la réserve. « C’est une décision personnelle et j’assume », avait- il dit devant le Sénat.

    #crise_sanitaire #medecine_de_guerre #Covid-19

  • La crise sanitaire est liée aux actions humaines, selon un écologiste
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1689161/coronavirus-environnement-deforestation-animaux-biodiversite-bracon

    Vous désignez différents facteurs qui sont à l’origine de ce genre d’épidémies, dont la déforestation. Comment ce phénomène peut-il en être la cause ?

    La crise écologique est la cause première de cette crise sanitaire comme de nombreuses crises sanitaires précédentes.

    Nous sommes entrés dans l’Anthropocène [époque géologique dont le commencement correspond au début de l’incidence à grande échelle de l’activité humaine sur la biosphère] vraiment dans les années 1950 avec l’augmentation de l’empreinte écologique, de l’urbanisation, du nombre d’animaux d’élevage, et la baisse des couvertures forestières, des habitats naturels et des agricultures traditionnelles.

    Les animaux sauvages voient leurs territoires en régression, principalement du fait de l’industrialisation de l’agriculture et de l’élevage.

    Les données de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) nous montrent que le nombre de cochons a triplé entre 1970 et 2017 pour atteindre 1,5 milliard de têtes, celui des poulets a quintuplé pendant la même période et on en compte au moins 25 milliards à tout moment sur la planète.

    Ces crises sanitaires résultent de l’augmentation des contacts entre une faune sauvage dont les territoires sont grignotés par les animaux domestiques, dont l’augmentation des effectifs assure l’amplification des pathogènes et leurs transmissions aux humains.

    L’élevage intensif est montré du doigt. Pourquoi ?

    L’élevage intensif industriel est en premier lieu source de problèmes environnementaux directs, déjà avec les pollutions engendrées par les mégafermes : ammoniac relargué dans l’atmosphère, nitrates polluant les sols, les cours d’eau et les eaux côtières marines, sans compter l’utilisation massive de divers biocides comme les antibiotiques.

    Deuxièmement, l’élevage intensif nécessite des sources de protéines végétales importantes pour nourrir des animaux sélectionnés pour assurer une croissance rapide (certaines lignées sélectionnées ne peuvent survivre sur des pâtures naturelles).

    Ces protéines végétales sont produites grâce à l’industrialisation de l’agriculture. Ainsi, on « déforeste » l’Amazonie pour produire le soja qui sera exporté vers des lieux lointains, comme l’Europe ou la Chine.

    Cette agriculture intensive nécessite intrants et biocides, comme les pesticides et les insecticides, sources de « défaunation » et de pollution.

    Enfin, l’élevage intensif est source de maladies infectieuses émergentes. Le virus de la grippe H1N1, à l’origine de la pandémie de 2009 heureusement peu virulente, est originaire d’une mégaferme nord-américaine.

    #Crise_sanitaire #Crise_écologique #Covid-19 #Mégaferme

    • ‘We failed to reach Europe – now our families disown us’

      Most of the West African migrants who fail to reach Europe eventually return to their own countries, but it can be a bitter homecoming. In Sierra Leone, returnees are often rejected by relatives and friends. They’re seen as failures, and many stole from their families to pay for their journey.

      Some readers will find this story disturbing

      Fatmata breaks into sobs when she remembers the six months she spent in slavery as the “wife” of a Tuareg nomad who seized her in the Sahara desert.

      “They call him Ahmed. He was so huge and so wicked,” she says. “He said, ’You are a slave, you are black. You people are from hell.’ He told me when somebody has a slave, you can do whatever you want to do. Not only him. Sometimes he would tell his friend, ’You can have a taste of anything inside my house.’ They tortured me every day.”

      That was only the beginning of the horrors Fatmata, aged 28, from Freetown, Sierra Leone, experienced as she tried to cross West Africa to the Mediterranean. She eventually escaped from Ahmed, but was recaptured by traffickers who held her in their own private jail in Algeria.

      After she and other migrants broke out, Fatmata, deeply traumatised, decided to abandon her dreams of a new life in Europe - and go back to where she started. She applied to an intergovernmental agency, the International Organisation for Migration (IOM), which pays the fares for migrants who want to return home.

      Last December, she arrived back in Freetown, by bus from Mali - after nearly two years away. But there were no emotional reunions, no welcomes, no embraces. Nearly a year later, Fatmata hasn’t even seen her mother - or the daughter, now eight, she left behind.

      “I was so happy to come back,” she says. “But I wish I had not.”

      When she got back, she called her brother. But his reaction terrified her. “He told me, ’You should not even have come home. You should just die where you went, because you didn’t bring anything back home.’”

      After that, she says, “I didn’t have the heart to go and see my mother.”

      Fatmata
      Image caption Fatmata thought she’d be able to pay back the money she stole

      But her family didn’t reject her just because she was a failure. It was also because of how she funded her journey.

      She stole 25 million leones - about US $2,600 at today’s exchange rate, but then worth a lot more - from her aunt. It was money her aunt had given her to buy clothes, that could then be resold as part of her trading business. Her aunt regularly trusted her in that way.

      “I was only thinking how to get the money and go,” Fatmata says, though she adds that she’s not a selfish person. “If I had succeeded in going to Europe, I decided that I would triple the money, I would take good care of my aunt and my mum.”

      But Fatmata’s aunt’s business never recovered from the loss of the money. And - to make things even worse - the theft has caused a rift between the aunt and her sister, Fatmata’s mother, whom she falsely accuses of being in on Fatmata’s plan.

      “I’m in pain, serious pain!” her mother says, when I visit her. “The day I set eyes on Fatmata, she will end up in the police station - and I will die.”

      It’s a story that’s repeated in the families of many of the 3,000 or so Sierra Leoneans who have returned in the last two years after failing to reach Europe.

      At one time, relatives often raised the money to send someone, but there’s less willingness to do that now that stories of imprisonment and death along the route have multiplied. Now, many would-be migrants keep their plans secret, and take whatever money they can, sometimes even selling the title deeds to the family land.

      Jamilatu
      Image caption Jamilatu stole money which had been lent to her mother

      At the headquarters of the Advocacy Network Against Irregular Migration, a voluntary group that helps returned migrants rebuild their lives, all the returnees I meet have stolen from their families.

      Jamilatu, aged 21, who escaped with Fatmata from the traffickers’ prison in Algeria, took a plastic bag of cash worth $3,500 from her mother’s room when she was out of the house. The money didn’t even belong to her mother. It had all been lent to her by neighbours, as part of a microcredit scheme.

      After Jamilatu left, the furious creditors besieged her mother’s house, threatening to kill her if she didn’t return the money. She was forced to flee Freetown for Bo, three hours away in the south of the country, leaving her three other children behind with their father.

      “My mum doesn’t want to talk to me, because of the money,” Jamilatu says. “So since I came back, I haven’t seen her. And I want to see my mum - it’s over two years now that I’m not seeing her.”

      Jamilatu and her mother
      Image caption Jamilatu has been estranged from her mother for more than two years

      I visit her mother, Maryatu, at her new home in Bo, and after a long conversation she says she would like to see Jamilatu again, despite the suffering she’s caused.

      But when they meet, soon afterwards, it’s a short, awkward and almost silent reunion. They embrace stiffly. Then Jamilatu kneels in front of her, asking for forgiveness. Neither looks the other in the eye.

      Afterwards, Jamilatu goes straight back to Freetown.

      “I am the happiest woman on Earth today because I have seen my mum,” she says. But she doesn’t look happy. Her mother has told her they can’t live under the same roof again until Jamilatu has raised the money to repay the creditors.

      It’s hard to see how that will be possible. Jamilatu, like Fatmata, has no job. They both depend on support from Advocacy Network Against Irregular Migration. The group was founded by Sheku Bangura, himself a returned migrant, who lobbies the Sierra Leonean government to do more for returnees - currently there’s very little official support - and tries to give practical help himself. He finds accommodation for those who are homeless, intervenes with the police if returnees get into trouble, and organises basic psychological counselling.

      Sheku Bangura
      Image caption Sheku Bangura has personal experience of the challenges faced by returnees

      “I have had a lot of migrants who have mental problems,” he says. “These young people, they are on the streets, they don’t have place to sleep. It’s not really easy for them.”

      One of those helping out at the Advocacy Network is 31-year-old Alimamy, who set out across the Sahara three years ago, after stealing and selling an expensive water-packaging machine belonging to his uncle.

      One of his two travelling companions died of starvation in the desert. The second drowned trying to cross the Mediterranean in a dinghy. Alimamy ended up in a Libyan detention camp. He was only rescued in November 2017 when the IOM began organising flights from Tripoli to West Africa for those who wanted to go home.

      Emaciated and exhausted, he accepted the offer of a ticket, but he was terrified of the reception he would get. “I was thinking I should not come back to Sierra Leone, because I know my uncle has a very high temper,” he says.

      Alimamy
      Image caption Alimamy’s attempt to reach Europe ended in a Libyan migration detention centre

      Since returning, Alimamy has lived with friends. His elder brother, Sheik Umar, a former professional footballer, says: “We are hearing he is in Freetown, he is suffering. And yet he hasn’t got the guts to face any of us in the family.”

      Sheik Umar says he used to be close to his brother, but if he sees him now, he will ensure he is “arrested, prosecuted and convicted”.

      “If he dies in prison, I will not have any regrets, I am sure no family members will have regret, because of the shame he has put on all of us.”

      He says the water-packaging business Alimamy had been entrusted to run by his uncle could have generated enough money to support the whole family.

      “But he misused that opportunity and all of us are in this mess now… Wherever I go now, people taunt me. Our mother is sick, she has moved to a village. That (business) was the beginning of our hopes. But Alimamy has shattered all of that.”

      Alimamy himself is angry and frustrated. “I have come back home, no impact, just like I’m zero,” he says. “The place where I am living, it’s like a hell for me. The way people look at me, I don’t feel happy. They’re looking at me like I’m not human.”

      Sheik Umar
      Image caption Sheik Umar says his family has suffered as a result of Alimamy’s actions

      The IOM offers migrants who return voluntarily to their home countries in Africa “re-integration allowances” worth up to 1,500 euros (£1,270). The money comes from a 347m-euro fund financed mainly by the European Union. But the allowances aren’t paid in cash. If they were, most people would just use them to repay their relatives. So the IOM pays for goods or services that applicants can prove they need to set up a specific business.

      Alimamy got an allowance to buy a motorcycle to rent out to other drivers to use as a taxi. But after just four months, one of the drivers went off with it and never came back. Alimamy himself had become a victim of theft.

      As for Fatmata and Jamilatu, they never received an allowance because they returned from Mali at a time when some other Sierra Leoneans were abusing the system by catching a bus to Mali, pretending they’d returned from across the Sahara, and claiming the allowance. So everyone returning from Mali lost out, including Fatmata and Jamilatu.

      Awareness raising event organised by the Advocacy Network

      Now, all three returnees take part in “awareness-raising” events organised by the Advocacy Network. They go out on the streets with placards and loudspeakers to warn other young people of the dangers of illegal migration, and urge them to stay in “sweet Sierra Leone”.

      But for them, home is no longer sweet. All three are consumed by feelings of worthlessness.

      Fatmata says: “I have nothing to offer, I have nothing to show. I can’t even go and see my daughter, I only see the pictures, because I have nothing to give her when I get there, so I can’t.”

      Alimamy says the “stigmatisation” he suffers is forcing him to do the opposite of what he says on the streets. He wants to make another attempt to reach Europe.

      “Staying here is like a hell for me,” he says. I remind him of the horrors he experienced on his first attempt, being enslaved, imprisoned, and seeing friends die.

      “Well,” he says, “I have been through that, and I’m sure I could cope.”

      https://www.bbc.com/news/stories-50391297

      #return_migration #Sierra_Leone #Advocacy_Network_Against_Irregular_Migration #Sheku_Bangura #awareness-raising [sic] #stigmatisation #mental_health #trauma #IOM #re-integration_allowances

  • Idée bizness : vendre la surface d’affichage que constituent les masques qu’on va bientôt tous porter. Comme un bob Ricard, mais qu’on porterait sur le visage.

    Je fais le calcul : un masque chirurgical, ça fait quoi, dans les 30 cm2 ? Si on distribue 1 millards de masques, ça représente 3 km2. Pour un affichage qui va être obligatoire et qui, en plus, se voit comme le nez au milieu de la figure, ça me semble une super-idée. Avec les malades qu’on va détecter et confiner chez eux à la maison, en plus, on sera même obligés de le porter en privé devant les enfants. Les publicitaires vont se battre pour mettre leurs marques là-dessus.

    J’ai fait une simulation en images de synthèse pour les ceusses qui se demandent comment ça fonctionnerait…

    Avec des idées comme ça (ainsi que les amendes systématiques pour non-respect du confinement et les vieux qui tombent comme des mouches), moi je te dis qu’on va réussir à les respecter, nos critères de Maastricht…

    #merci_arno

  • Banks Pressure Health Care Firms to Raise Prices on Critical Drugs, Medical Supplies for #Coronavirus

    In recent weeks, investment bankers have pressed health care companies on the front lines of fighting the novel coronavirus, including drug firms developing experimental treatments and medical supply firms, to consider ways that they can profit from the crisis.

    The media has mostly focused on individuals who have taken advantage of the market for now-scarce medical and hygiene supplies to hoard masks and hand sanitizer and resell them at higher prices. But the largest voices in the health care industry stand to gain from billions of dollars in emergency spending on the pandemic, as do the bankers and investors who invest in health care companies.

    Over the past few weeks, investment bankers have been candid on investor calls and during health care conferences about the opportunity to raise drug prices. In some cases, bankers received sharp rebukes from health care executives; in others, executives joked about using the attention on Covid-19 to dodge public pressure on the opioid crisis.

    Gilead Sciences, the company producing remdesivir, the most promising drug to treat Covid-19 symptoms, is one such firm facing investor pressure.

    Remdesivir is an antiviral that began development as a treatment for dengue, West Nile virus, and Zika, as well as MERS and SARS. The World Health Organization has said there is “only one drug right now that we think may have real efficacy in treating coronavirus symptoms” — namely, remdesivir.

    The drug, though developed in partnership with the University of Alabama through a grant from the federal government’s National Institutes of Health, is patented by #Gilead_Sciences, a major pharmaceutical company based in California. The firm has faced sharp criticism in the past for its pricing practices. It previously charged $84,000 for a yearlong supply of its hepatitis C treatment, which was also developed with government research support. Remdesivir is estimated to produce a one-time revenue of $2.5 billion.

    During an investor conference earlier this month, Phil Nadeau, managing director at investment bank Cowen & Co., quizzed Gilead Science executives over whether the firm had planned for a “commercial strategy for remdesivir” or could “create a business out of remdesivir.”

    Johanna Mercier, executive vice president of #Gilead, noted that the company is currently donating products and “manufacturing at risk and increasing our capacity” to do its best to find a solution to the pandemic. The company at the moment is focused, she said, primarily on “patient access” and “government access” for remdesivir.

    “Commercial opportunity,” Mercier added, “might come if this becomes a seasonal disease or stockpiling comes into play, but that’s much later down the line.”

    Steven Valiquette, a managing director at #Barclays_Investment_Bank, last week peppered executives from #Cardinal_Health, a health care distributor of N95 masks, ventilators and pharmaceuticals, on whether the company would raise prices on a range of supplies.

    Valiquette asked repeatedly about potential price increases on a variety of products. Could the company, he asked, “offset some of the risk of volume shortages” on the “pricing side”?

    Michael Kaufmann, the chief executive of Cardinal Health, said that “so far, we’ve not seen any material price increases that I would say are related to the coronavirus yet.” Cardinal Health, Kaufman said, would weigh a variety of factors when making these decisions, and added that the company is “always going to fight aggressively to make sure that we’re getting after the lowest cost.”

    “Are you able to raise the price on some of this to offset what could be some volume shortages such that it all kind of nets out to be fairly consistent as far as your overall profit matrix?” asked Valiquette.

    Kaufman responded that price decisions would depend on contracts with providers, though the firm has greater flexibility over some drug sales. “As you have changes on the cost side, you’re able to make some adjustments,” he noted.

    The discussion, over conference call, occurred during the Barclays Global Healthcare Conference on March 10. At one point, Valiquette joked that “one positive” about the coronavirus would be a “silver lining” that Cardinal Health may receive “less questions” about opioid-related lawsuits.

    Cardinal Health is one of several firms accused of ignoring warnings and flooding pharmacies known as so-called pill mills with shipments of millions of highly addictive painkillers. Kaufmann noted that negotiations for a settlement are ongoing.
    Owens & Minor, a health care logistics company that sources and manufactures surgical gowns, N95 masks, and other medical equipment, presented at the Barclays Global Healthcare Conference the following day.

    Valiquette, citing the Covid-19 crisis, asked the company whether it could “increase prices on some of the products where there’s greater demand.” Valiquette then chuckled, adding that doing so “is probably not politically all that great in the sort of dynamic,” but said he was “curious to get some thoughts” on whether the firm would consider hiking prices.

    The inquiry was sharply rebuked by Owens & Minor chief executive Edward Pesicka. “I think in a crisis like this, our mission is really around serving the customer. And from an integrity standpoint, we have pricing agreements,” Pesicka said. “So we are not going to go out and leverage this and try to ‘jam up’ customers and raise prices to have short-term benefit.”

    AmerisourceBergen, another health care distributor that supplies similar products to Cardinal Health, which is also a defendant in the multistate opioid litigation, faced similar questions from Valiquette at the Barclays event.

    Steve Collis, president and chief executive of AmerisourceBergen, noted that his company has been actively involved in efforts to push back against political demands to limit the price of pharmaceutical products.

    Collis said that he was recently at a dinner with other pharmaceutical firms involved with developing “vaccines for the coronavirus” and was reminded that the U.S. firms, operating under limited drug price intervention, were among the industry leaders — a claim that has been disputed by experts who note that lack of regulation in the drug industry has led to few investments in viral treatments, which are seen as less lucrative. Leading firms developing a vaccine for Covid-19 are based in Germany, China, and Japan, countries with high levels of government influence in the pharmaceutical industry.

    AmerisourceBergen, Collis continued, has been “very active with key stakeholders in D.C., and our priority is to educate policymakers about the impact of policy changes,” with a focus on “rational and responsible discussion about drug pricing.”

    Later in the conversation, Valiquette asked AmerisourceBergen about the opioid litigation. The lawsuits could cost as much as $150 billion among the various pharmaceutical and drug distributor defendants. Purdue Pharma, one of the firms targeted with the opioid litigation, has already pursued bankruptcy protection in response to the lawsuit threat.

    “We can’t say too much,” Collis responded. But the executive hinted that his company is using its crucial role in responding to the pandemic crisis as leverage in the settlement negotiations. “I would say that this crisis, the coronavirus crisis, actually highlights a lot of what we’ve been saying, how important it is for us to be very strong financial companies and to have strong cash flow ability to invest in our business and to continue to grow our business and our relationship with our customers,” Collis said.

    The hope that the coronavirus will benefit firms involved in the opioid crisis has already materialized in some ways. New York Attorney General Letitia James announced last week that her lawsuit against opioid firms and distributors, including Cardinal Health and AmerisourceBergen, set to begin on March 20, would be delayed over coronavirus concerns.

    Market pressure has encouraged large health care firms to spend billions of dollars on stock buybacks and lobbying, rather than research and development. Barclays declined to comment, and Cowen & Co. did not respond to a request for comment.

    The fallout over the coronavirus could pose potential risks for for-profit health care operators. In Spain, the government seized control of private health care providers, including privately run hospitals, to manage the demand for treatment for patients with Covid-19.

    But pharmaceutical interests in the U.S. have a large degree of political power. Health and Human Services Secretary Alex Azar previously served as president of the U.S. division of drug giant Eli Lilly and on the board of the Biotechnology Innovation Organization, a drug lobby group.

    During a congressional hearing last month, Azar rejected the notion that any vaccine or treatment for Covid-19 should be set at an affordable price. “We would want to ensure that we work to make it affordable, but we can’t control that price because we need the private sector to invest,” said Azar. “The priority is to get vaccines and therapeutics. Price controls won’t get us there.”

    The initial $8.3 billion coronavirus spending bill passed in early March to provide financial support for research into vaccines and other drug treatments contained a provision that prevents the government from delaying the introduction of any new pharmaceutical to address the crisis over affordability concerns. The legislative text was shaped, according to reports, by industry lobbyists.

    As The Intercept previously reported, Joe Grogan, a key White House domestic policy adviser now serving on Donald Trump’s Coronavirus Task Force, previously served as a lobbyist for Gilead Sciences.

    “Notwithstanding the pressure they may feel from the markets, corporate CEOs have large amounts of discretion and in this case, they should be very mindful of price gouging, they’re going to be facing a lot more than reputational hits,” said Robert Weissman, president of public interest watchdog Public Citizen, in an interview with The Intercept.

    “There will be a backlash that will both prevent their profiteering, but also may push to more structural limitations on their monopolies and authority moving forward,” Weissman said.

    Weissman’s group supports an effort led by Rep. Andy Levin, D-Mich., who has called on the government to invoke the Defense Production Act to scale up domestic manufacturing of health care supplies.

    There are other steps the government can take, Weissman added, to prevent price gouging.

    “The Gilead product is patent-protected and monopoly-protected, but the government has a big claim over that product because of the investment it’s made,” said Weissman.

    “The government has special authority to have generic competition for products it helped fund and prevent nonexclusive licensing for products it helped fund,” Weissman continued. “Even for products that have no connection to government funding, the government has the ability to force licensing for generic competition for its own acquisition and purchases.”

    Drug companies often eschew vaccine development because of the limited profit potential for a one-time treatment. Testing kit companies and other medical supply firms have few market incentives for domestic production, especially scaling up an entire factory for short-term use. Instead, Levin and Weissman have argued, the government should take direct control of producing the necessary medical supplies and generic drug production.

    Last Friday, Levin circulated a letter signed by other House Democrats that called for the government to take charge in producing ventilators, N95 respirators, and other critical supplies facing shortages.

    The once inconceivable policy was endorsed on Wednesday when Trump unveiled a plan to invoke the Defense Production Act to compel private firms to produce needed supplies during the crisis. The law, notably, allows the president to set a price ceiling for critical goods used in an emergency.

    https://theintercept.com/2020/03/19/coronavirus-vaccine-medical-supplies-price-gouging
    #médicaments #prix #santé #banques #profit #prédateurs #big-pharma #industrie_pharmaceutique #brevets #criminels
    ping @fil

  • Sicilia, il dramma del petrolchimico siracusano

    A nord di #Siracusa l’inquinamento industriale si insinua da decenni nel suolo e nelle falde acquifere, si diffonde nell’aria e contamina il mare. Si teme una deflagrazione di tumori, già da anni in eccesso, e una propagazione di inquinanti nel Mediterraneo. Viaggio nel labirinto di una storia dai risvolti inquietanti. Un giallo siciliano di cui si rischia di parlare molto nel 2020.

    Fabbriche, ciminiere e cisterne di greggio si estendono a macchia d’olio. Il polo petrolchimico a nord di Siracusa è una spina nel fianco dell’Italia. E del Mediterraneo. Venti chilometri di costa, un territorio e una baia imbottiti di sostanze contaminanti e nocive. Dall’insediamento negli anni cinquanta della prima raffineria, la zona è oggi stravolta dall’inquinamento e il governo costretto a correre ai ripari. Nello scorso novembre il ministro dell’ambiente Sergio Costa si è precipitato sul territorio: «Per far sì che si avvii, finalmente, il processo di bonifica». La fretta governativa è percepita come il segnale di una catastrofe.

    A gennaio, senza perdere tempo, è stata istituita una «direzione nazionale delle bonifiche». Per risolvere «una situazione inchiodata da troppi anni», spiega Costa. Subito dopo, a febbraio, una commissione ministeriale dava il via ai sopralluoghi nelle fabbriche. «Per valutare le emissioni in acqua e in aria» e dare speranza alla popolazione, che da decenni convive con tre impianti di raffinazione, due stabilimenti chimici, tre centrali elettriche, un cementificio e due aziende di gas. Quattro centri urbani sono i più esposti all’inquinamento: Augusta, Melilli, Priolo e Siracusa, circa 180 000 abitanti, di cui 7000 dipendono dall’attività industriale.
    Disillusioni e tradimenti

    A volte nell’aria i miasmi tossici sono da capogiro. Su questi è intervenuto un anno fa il procuratore aggiunto Fabio Scavone, inchiodando le fabbriche petrolchimiche a seguito di due anni di inchiesta. «Superavano i limiti di emissioni inquinanti nell’atmosfera», conferma allargando le braccia. Nel suo ufficio della procura di Siracusa avverte: «Ci sarà un processo». Si rischia di parlare molto nel 2020 del petrolchimico siracusano.

    Troppi anni di disillusioni e tradimenti insegnano però a non coltivare grandi speranze. In questo periodo convulso affiorano alla mente spettacolari capovolgimenti, a cominciare dall’archiviazione negli anni 2000 dell’inchiesta «Mare Rosso» sullo sversamento di mercurio da EniChem nella baia di Augusta. Più tardi si scoprì che il procuratore incaricato dell’inchiesta intratteneva uno «strettissimo rapporto di amicizia» con l’avvocato dell’azienda.

    Negli anni 2010 arriva una nuova amara delusione, questa volta sul fronte delle bonifiche, «attese da tempo e mai eseguite», sottolinea Cinzia Di Modica, leader del movimento Stop Veleni. L’attivista rammenta con stizza gli interventi promessi dall’ex ministra forzista dell’Ambiente Stefania Prestigiacomo, i finanziamenti predisposti e i progetti in partenza. «Ma tutto svanì come per incanto».

    Perfino il più battagliero degli agitatori locali, don Palmiro Prisutto, arciprete di Augusta, non si spiega come possano esser spariti i 550 milioni di euro messi a disposizione per le bonifiche.

    Il parroco si è allora incaricato di tenere la luce puntata sugli effetti dell’inquinamento. Da sei anni, ogni 28 del mese, legge durante l’omelia i nomi delle vittime di tumore: sono un migliaio in questo scorcio del 2020. Intitolata «Piazza Martiri del cancro», la lista è composta «con il contributo dei fedeli che mi segnalano i decessi avvenuti in famiglia», ci racconta nella penombra della sua chiesa. "Ognuno di noi conta almeno una vittima tra i parenti

    Nelle statistiche, quelle ufficiali, la cittadina di Augusta rassegna i più alti tassi di «incidenza tumorale», ovvero l’apparizione di nuovi casi. Seguono, in un macabro ordine, Priolo, Siracusa e Melilli. In tanti chiamano ormai questi luoghi il «quadrilatero della morte». Si muore «in eccesso» di carcinoma ai polmoni e al colon, denuncia nel giugno 2019 un rapporto del ministero della Salute. A sorpresa si registra anche l’apparizione negli uomini di tumori al seno.

    Rischi dentro e fuori

    «La tendenza nazionale va invece verso una diminuzione di casi e di mortalità», osserva Anselmo Madeddu, direttore del Registro dei tumori della provincia di Siracusa. Nella sua sede, l’esperto ci svela un dato preoccupante: ad Augusta, Priolo e Melilli, dove si registrano 20% di tumori in più rispetto al resto della provincia, donne e uomini sono colpiti in misura quasi uguale. «Un’incidenza ubiquitaria», la definisce il direttore. È come se l’impatto dei contaminanti sulla salute avesse ormai uguale esito dentro e fuori dagli stabilimenti. Un risultato sorprendente già osservato in uno studio del 2013 «su lavoratori della stessa fabbrica, esposti esattamente agli stessi fattori prodottivi e quindi di rischio», spiega il direttore. «I lavoratori residenti nel quadrilatero mostravano un’incidenza tumorale doppia rispetto ai colleghi pendolari, che abitavano altrove».

    È arrivata oggi la conferma, conclude Madeddu, che il rischio di ammalarsi di cancro si sta pericolosamente trasferendo dai soli impianti alla totalità del territorio. Il direttore fa cogliere la gravità della situazione usando un paradosso: «Se con un colpo di bacchetta magica cancellassimo tutte le industrie, avremmo le stesse incidenze tumorali, poiché noi oggi stiamo osservando i risultati delle esposizioni di trenta o quarant’anni fa».

    Per l’esperto le bonifiche devono essere «immediate», per evitare una deflagrazione delle malattie di cancro. Lo ha capito il ministro dell’ambiente Costa, scegliendo di confrontarsi con un «disastro gigantesco», valuta Pippo Giaquinta, responsabile della sezione Legambiente di Priolo. Nei decenni la contaminazione «si è insinuata dappertutto», nel suolo e nelle falde acquifere, si è diffusa nell’aria ed ha avvelenato il mare.
    Una montagna di sedimenti nocivi

    Ma è nella rada di Augusta che oggi si concentra l’attenzione governativa. «Già nel primo metro, indica Sergio Costa, troviamo mercurio, idrocarburi pesanti, esaclorobenzene, diossine e furani». L’Istituto superiore per la protezione e la ricerca ambientale ha censito più di tredici milioni di metri cubi di sedimenti nocivi. Dimensioni che equivalgono alla somma di quattrocento palazzi di ventiquattro piani ciascuno! Un gigantesco impasto tossico che fa crescere i timori di una propagazione nel Mediterraneo.

    Per il mercurio il dato ufficiale è di 500 tonnellate sversate nel mare, dal 1959 al 1980, dall’ex Montedison, poi EniChem. Una quantità accertata dalla Procura di Siracusa. È probabile che nei decenni successivi circa altre 250 tonnellate abbiano raggiunto i fondali. Fa allora impallidire il parallelo con la catastrofe della baia giapponese di Minamata, negli anni settanta. La biologa marina Mara Nicotra tuona: «Nella rada di Augusta si parla di quantità ben superiori alle 400 tonnellate sversate nel mare del Giappone, che provocarono all’epoca circa duemila vittime». Al disastro umano e ambientale di Minamata l’Onu ha dedicato una Convenzione sul mercurio.

    La preoccupazione riguarda anche il consumo di pesce. Concentrazioni da record di mercurio sono state rilevate nei capelli delle donne in stato di gravidanza che si nutrivano di specie ittiche locali. Nel 2006 la Syndial, ex EniChem, decise di risarcire più di cento famiglie con bambini malformati con 11 milioni di euro in totale. Destò scalpore all’epoca l’esborso spontaneo della somma. Nessun tribunale aveva pertanto emesso una sentenza di risarcimento.

    Lo scandalo delle malformazioni da mercurio non è però bastato a bloccare la minaccia. Malgrado il divieto di pesca, lo scorso 6 marzo, nel porto di Augusta, la polizia marittima ha scoperto una rete clandestina di circa 350 metri. «L’ennesima», sottolinea la Capitaneria di Porto. La pesca di frodo non si arresta, e non si sa dove finisce il pesce contaminato.

    L’impressione è che gli atti inquinanti e lesivi della salute sfuggano al controllo. «A Priolo, nel 2018, una centralina accanto ad un asilo pubblico ha registrato per ben due volte sforamenti di emissioni di arsenico, ma si è saputo solo a distanza di un anno», sbuffa Giorgio Pasqua, deputato del Movimento 5 Stelle al parlamento regionale siciliano. In un bar della suggestiva marina di Ortigia, patrimonio dell’Unesco a pochi chilometri dal petrolchimico, ci racconta la sua odissea legislativa per ottenere «un sistema integrato con sensori e centraline per il monitoraggio ambientale». Dopo una lunga battaglia il dispositivo, in vigore da aprile, «permetterà infine di reagire in poche ore, e di capire subito quale impianto industriale è all’origine delle emissioni nocive». Fino ad oggi, lamenta il deputato, la verità è che «abbiamo tenuto un occhio chiuso, se non tutti e due» sull’inquinamento atmosferico.
    Le grandi fabbriche si difendono

    Soltanto negli ultimi mesi la giustizia e la politica hanno inviato chiari segnali di contrasto. A novembre il ministro Costa non ha nemmeno concesso una visita di cortesia al presidente di Confindustria Siracusa. Diego Bivona usa parole forti, «il territorio è diventato inospitale», e denuncia il «clima luddista» che si sarebbe insinuato, secondo lui, nella politica, un fenomeno «che esercita pressioni nei confronti anche della magistratura».

    Lo sfogo del portavoce del petrolchimico avviene a microfoni aperti nella sede dell’organizzazione. Avverte che le industrie hanno fin qui «mostrato una grande resilienza», ma «potrebbero un giorno andarsene con danni importanti in termini di impiego». L’avvertimento è chiaro, a forza di tirare la corda si spezza. Fa notare che «l’Eni e le altre aziende non investono più nel territorio da dieci anni, se non per adeguamento a normative ambientali» e che, nel 2013, «il gruppo italiano Erg ha venduto la sua raffineria» alla multinazionale russa Lukoil. Il cambio della guardia con le aziende italiane è stato ultimato nel 2018, quando il gigante algerino Sonatrach è subentrato a Esso Italia.

    Il presidente di Confindustria Siracusa si dice anche stupito dalla «cecità di chi guarda esclusivamente alle grandi fabbriche e non vede l’inquinamento generato dalla molteplici attività che si svolgono nel territorio». Sottolinea che nelle parcelle private occupate dall’industria «è stato realizzato il 68% delle bonifiche». Pure l’adeguamento degli impianti dichiara il presidente, «è in avanzato stato di completamento» riguardo alle prescrizioni del ministero dell’Ambiente, mentre «non sono accettabili» i limiti previsti nel recente Piano regionale della qualità dell’aria, su cui è pendente un ricorso, «in quanto si basa su dati di emissioni obsoleti».

    «Le fabbriche si oppongono a tutto», deplora il sindaco di Augusta Cettina Di Pietro, una delle figure politiche in prima linea nella lotta contro l’inquinamento. Lo scorso anno la pentastellata si è allineata sulle posizioni del presidente di centrodestra della Regione Sicilia, Nello Musumeci, in contrasto con Confindustria sul tema dell’inquinamento atmosferico. «Ma è una battaglia impari». Nel suo ufficio, dove il sole di marzo fatica a crearsi uno spiraglio, la prima cittadina si mostra lucida sull’esito della lotta: «Il territorio non è ancora pronto a fronteggiare il fenomeno, gli enti e le municipalità sono sprovvisti di personale qualificato». Lo squilibrio balza agli occhi nei tavoli di discussione: «Spesso ci ritroviamo in tre, io, un assessore e un consulente; dall’altra parte, un esercito di avvocati ed esperti».

    Al potere politico e giudiziario incombe oggi il compito di spezzare lo stato di paralisi in cui da anni sprofonda il territorio. «Fin qui non ci è riuscito nessuno», ricorda però Pippo Giaquinta, storico attivista di Legambiente a Priolo. «Capiremo nei prossimi mesi se si continuerà a scrivere un nuovo capitolo di questo interminabile dramma, o se riusciremo a mettere un punto finale».

    https://www.tvsvizzera.it/tvs/inquinamento_sicilia--il-dramma-del-petrolchimico-siracusano/45639136

    –-> Reportage de #Fabio_Lo_Verso et @albertocampiphoto (@wereport)

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    –-> quantité de mercure déversée dans la mer :

    Per il mercurio il dato ufficiale è di 500 tonnellate sversate nel mare, dal 1959 al 1980, dall’ex Montedison, poi EniChem. Una quantità accertata dalla Procura di Siracusa. È probabile che nei decenni successivi circa altre 250 tonnellate abbiano raggiunto i fondali.

  • Géolocalisation, backtracking : face au coronavirus, que fait la France ?
    https://www.franceculture.fr/sciences/geolocalisation-backtracking-face-au-coronavirus-que-fait-la-france

    Quel rôle peuvent jouer les outils numériques dans la lutte contre la pandémie ? Quelle est la stratégie française en la matière ? Pour le moment, pas d’approche intrusive comme dans certains pays, mais des pistes pour préparer la fin du confinement. Et l’équilibre sera difficile à trouver… Après le confinement, bientôt une « stratégie numérique d’identification » en France ? Le gouvernement a annoncé mardi 24 mars la mise en place d’un Comité Analyse Recherche Expertise (CARE), précisément pour y réfléchir. (...)

    #algorithme #smartphone #GPS #géolocalisation #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR) #BigData #métadonnées #ePrivacy (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##santé

  • Zoom, Whereby, WhatsApp : les apps de visioconférences sont-elles sécurisées ? - Tech - Numerama
    https://www.numerama.com/tech/614315-zoom-whereby-whatsapp-les-apps-de-visioconferences-sont-elles-secur

    Les applications qui permettent d’organiser des visioconférences sont massivement utilisées en ces temps de confinement. Pour la sécurité de vos conversations, il convient toutefois de rappeler les bonnes pratiques en ligne, et de souligner les limites de certains outils. Confinés depuis lundi 16 mars 2020, les Français et les Françaises trouvent des manières de continuer à communiquer entre eux : jeux vidéo en ligne, coups de fil, mais aussi visioconférences à plusieurs interlocuteurs. Une (...)

    #Zoom #BigData #FaceTime #Messenger #Skype #WhatsApp #Cisco #Facebook #URL

    //c0.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2020/03/conf-slack-ok.jpg

  • https://www.lesechos.fr/economie-france/conjoncture/entreprises-en-difficulte-les-regles-changent-face-a-une-vague-inedite-de-d
    #MesuresCorona Suite à l’explosion des dépôts de bilan, les règles de délai de déclaration et la procédure de dépôt de bilan seront assouplies par une ordonnance à venir ces jours-ci. NB : Cet article est limité en accès.

  • Coronavirus, i medici del Sud invadono stazioni e aeroporti della Lombardia: è l’esodo della solidarietà

    Zaino in spalla, trolley in mano. E mascherine a coprire bocca e naso. Le stazioni dei treni della Lombardia e gli aeroporti, giovedì sera (26 marzo), brulicavano di persone. E non perché fosse in corso l’ennesima grande fuga da una regione piegata e stremata dal Coronavirus. Quelle persone che l’altra sera sera hanno calpestato il suolo lombardo sono medici, infermieri, operatori socio sanitari che arrivano dal Sud. Sono persone che hanno risposto alla ‘chiamata alle armi’, alle disperate richieste di aiuto e di rinforzo lanciate dai medici del Nord e dal Governo. Un esodo all’incontrario. Un esodo della solidarietà, che il ministro per gli Affari regionali e Autonomie Francesco Boccia ha voluto esaltare con un post su Facebook.

    I primi 21 medici volontari sono arrivati a Bergamo, la provincia più martoriata della Lombardia. Dove i morti si fa fatica a contarli. Dove a volte le persone spirano nelle proprie case perché non s’è fatto in tempo a fare neanche il tampone. Dove i camion dell’Esercito sfilano di notte per la città trasferendo in altri comuni i corpi di chi non ce l’ha fatta affinché essi vengano cremati. Questi medici volontari che si stringono al dolore della Lombardia arrivano quasi tutti dal Sud, arrivano da regioni e da città dove i casi di contagio sono ancora contenuti, rispetto agli impressionanti e drammatici numeri della Lombardia.

    «I primi medici arrivati in Lombardia provengono da Roma, Latina, Bari, Firenze, Cosenza, Potenza, Napoli, Vasto, Messina, Udine, Caserta e Perugia», ha scritto il ministro Francesco Boccia. Proprio lui ha accolto alcuni di questi medici in aeroporto: con lui il sindaco di Bergamo Giorgio Gori, il Vice Presidente della Regione Lombardia Fabrizio Sala, Maurizio Martina ed Elena Carnevali.

    Sette dei primi 21 medici volontari sono dislocati a Piacenza, dove il Coronavirus sta piegando la città. Come accaduto a Bergamo. «I medici in parallelo saranno affiancati dai 500 infermieri che stiamo arruolando proprio in queste ore con lo stesso metodo come task force protezione civile nazionale», ha spiegato Boccia.
    L’esodo della solidarietà proseguirà anche nei prossimi giorni. Sono già arrivate 3500 domande da parte degli infermieri. E, come sottolinea il ministro, stanno arrivando in «particolare dal centro-sud».

    E’ l’Italia che si unisce e si abbraccia in un momento di dolore che non può lasciare indifferenti. E’ l’Italia che, forse, riuscirà a gettare un ponte in grado di azzerare i pregiudizi, che talvolta si declinano in razzismo, che parte del Nord ha sempre nutrito nei confronti del Sud.

    https://www.giustizianews24.it/2020/03/28/coronavirus-i-medici-del-sud-invadono-stazioni-e-aeroporti-della-lom
    #médecins #solidarité #Italie_du_Sud #Italie_du_Nord #Italie

    ping @albertocampiphoto @wizo

  • Patients zéro. Histoires inversées de la médecine

    L’histoire célèbre les victoires que les médecins ont remportées sur les maladies. Mais elle néglige leurs patients dont les troubles, les souffrances ou les plaintes ont inauguré de nouveaux diagnostics, remis en cause certaines théories médicales ou ouvert des perspectives thérapeutiques inédites. Ciselés comme des nouvelles, ces récits de #patients_zéro racontent une autre histoire de la médecine : une histoire « par en bas », dans laquelle des malades qui parfois s’ignorent et des patients comptés trop souvent pour zéro prennent la place des mandarins et des héros.
    Parmi ces « cas », certains sont célèbres, comme le petit Joseph Meister, qui permit au vaccin antirabique de Pasteur de franchir le cap de l’expérimentation humaine, ou Phineas Gage, dont le crâne perforé par une barre à mine révéla les fonctions du lobe frontal. La plupart sont oubliés ou méconnus, comme Auguste Deter, qui fit la renommée d’Aloïs Alzheimer, Mary Mallon, la plus saine des porteurs sains, qui ne souffrit jamais de la typhoïde qu’elle dissémina autour d’elle, ou Henrietta Lacks, atteinte d’un cancer foudroyant, dont les cellules dotées d’un pouvoir de prolifération exceptionnel éveillèrent la quête du gène de l’immortalité en voyageant autour du monde. À travers eux, ce livre interroge les errements, les excès et les dérives de la médecine d’hier à aujourd’hui.
    Des origines foraines de l’anesthésie générale aux recherches génétiques ou neurobiologiques les plus actuelles en passant par les premières expériences de réassignation sexuelle, il tente de rendre justice aux miraculés, aux cobayes ou aux martyrs dont la contribution au progrès de la connaissance et du soin a été aussi importante que celle de leurs médecins, illustres ou non.

    https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Patients_z__ro-9782348058646.html
    #livre #Luc_PERINO #médecine

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    #Luc_Perino, médecin diplômé d’#épidémiologie et auteur du livre « Patients zéro » (La Découverte), explique qu’un #virus mute en permanence... et pas nécessairement d’une manière défavorable à l’être humain. « Dans la majorité des épidémies, le virus évolue vers moins de #virulence, et vers plus de #diffusion. » C’est-à-dire qu’il tend à se propager plus vite... mais en devenant moins mortel.

    https://seenthis.net/messages/832763
    #mutation #mutations