• En Méditerranée centrale, une chasse à l’homme en haute mer sponsorisée par l’UE
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/09/14/en-mediterranee-centrale-une-chasse-a-l-homme-en-haute-mer-sponsorisee-par-l

    En Méditerranée centrale, une chasse à l’homme en haute mer sponsorisée par l’UE
    « Le Monde » a embarqué en juillet à bord de l’« Ocean-Viking », le navire de sauvetage affrété par SOS Méditerranée. L’ONG française dénonce l’intensification de la violence en mer contre les migrants et les humanitaires de la part d’acteurs libyens soutenus et financés par l’Union européenne.
    Par Eliott Brachet (« Ocean-Viking » en Méditerranée, envoyé spécial)
    « 33° 32’de latitude nord ; 014° 00’ de longitude est ». Il est 15 h 30, jeudi 16 juillet, lorsque l’Ocean-Viking reçoit les coordonnées d’une embarcation en détresse. A 15 milles nautiques de sa position, dans les eaux internationales au large de la Libye, un bateau pneumatique chargé d’une quarantaine d’exilés est à la dérive. Le navire humanitaire change immédiatement de cap et se déclare prêt à porter assistance. « TCPA : quatre-vingt-dix minutes », crachotent les talkies-walkies, donnant le temps de navigation restant pour atteindre le canot en péril.
    Sur le pont, l’équipage de SOS Méditerranée enfile ses équipements. Malgré ses appels répétés aux centres de coordination des secours maritimes libyens, maltais et italiens pour les prévenir de leur opération de sauvetage, l’Ocean-Viking ne reçoit aucune réponse. Bientôt, à l’horizon, un panache de fumée noire indique la présence d’un patrouilleur des gardes-côtes libyens qui fonce sur le bateau en détresse. L’organisation non gouvernementale (ONG) tente d’établir la communication avec les poursuivants. En vain.
    « Nous considérons leur silence et le fait qu’ils se dirigent au même endroit que nous comme une attitude agressive. Je vais ralentir et mettre le cap vers le nord », commente, derrière le poste de pilotage, Angelo Selim, le coordinateur de la mission de sauvetage. De la passerelle du navire, surplombant les flots, cet ancien capitaine de la marine marchande italienne reconverti en humanitaire étudie minutieusement les cartes, les radars et les écrans de contrôle pour diriger les opérations.
    Aux jumelles, du bastingage, l’équipage assiste impuissant à une énième interception d’exilés en Méditerranée centrale. Les passagers sont transbordés manu militari par des hommes en uniforme et renvoyés vers la Libye. Le rafiot en caoutchouc vide est abandonné, chahuté par les vagues. « On a toujours le sentiment d’arriver trop tard. Depuis quelques années, grâce au soutien et aux financements de l’Europe, les gardes-côtes libyens et tunisiens sont de plus en plus actifs et de mieux en mieux équipés. C’est devenu une course contre la montre », se désole Claire (les membres de l’équipage n’ont pas souhaité donner leur nom), la logisticienne à bord.
    Patrouillant à une vitesse maximale de 10 nœuds (18,5 kilomètres-heure), l’Ocean-Viking est trois fois moins rapide que les vaisseaux libyens. « A trente minutes près, nous aurions pu sauver ces personnes. Ce sont des familles, des femmes et des enfants qui cherchent à fuir des situations infernales. Ils vont repartir de zéro, devoir survivre à l’enfermement, voire à la torture, être exploités pour repayer un passeur. Tout ça pour être à nouveau refoulés ? », renchérit Rita, l’une des deux sages-femmes de l’équipe médicale.
    Sur le pont, les visages se ferment. Le silence et la frustration règnent face à un scénario devenu la norme. Depuis quatre jours, les membres de SOS Méditerranée se relaient nuit et jour à la proue du navire pour scruter l’horizon. Talkie-walkie à l’épaule, ils sont sur le qui-vive. Profitant d’une météo clémente, un vent léger et peu de houle, c’est en été que s’effectuent la plupart des départs de frêles embarcations depuis les côtes. « C’est aussi en cette période que l’activité des gardes-côtes libyens et tunisiens, appuyée par Frontex, est la plus élevée. Il est donc primordial pour nous d’être là maintenant pour secourir ces gens », explique Angelo Selim.
    Entre le 1er janvier et le 5 septembre, plus de 16 000 migrants ont été refoulés en mer au large de la Libye. Selon l’agence Frontex, en 2025, plus de 27 000 personnes ont été interceptées, une augmentation de 25 % en comparaison avec 2024. « Ces refoulements collectifs de personnes en haute mer, avec la bénédiction de l’Europe, sont contraires à toutes les conventions maritimes internationales. Du point de vue du droit, la Libye ne peut pas être considérée comme un endroit “sûr” pour le débarquement », s’indigne Angelo Selim.
    Malgré une avalanche d’enquêtes et un rapport de la mission des Nations unies sur la Libye concluant en 2023 que des crimes contre l’humanité ont été commis au cours d’interceptions en mer et de retours forcés, l’Union européenne (UE) a poursuivi et renforcé sa coopération avec les autorités libyennes. « Tous les trois ans, le mémorandum avec la Libye est renouvelé. Cela implique des livraisons de bateaux, de nouveaux équipements et des formations », dénonce Angelo Selim. Dès 2017, avec la bénédiction de l’UE, l’Italie passait un accord avec le « gouvernement d’union nationale » de Tripoli dans le but d’endiguer les migrations vers l’Europe, moyennant une trentaine de navires fournis par l’Italie et au moins 27 millions d’euros de fonds européens, entre 2017 et 2022, selon IRPI Media.
    Désormais, alors que les tentatives de traversées s’intensifient au départ de Tobrouk, dans l’est de la Libye, vers la Grèce et l’Italie, Bruxelles cherche à étendre ces partenariats avec les autorités dominées par le maréchal Khalifa Haftar. Le 30 juillet 2026, l’ambassadeur européen en Libye a confirmé la création prochaine d’un Centre de coordination des secours maritimes à Benghazi dans le cadre de l’opération européenne « Irini », avec le soutien financier de l’Italie et de Malte.« Il y a des tonnes d’argent dépensées en Libye. D’une part, pour déléguer la gestion des frontières européennes et, d’autre part, car le pays, ne l’oublions pas, dispose des plus grandes réserves de gaz et de pétrole en Afrique. En somme, les intérêts politiques et économiques sont plus importants que la sécurité des personnes qui traversent et des organisations humanitaires dans la zone », s’insurge Angelo Selim.Le patrouilleur des gardes-côtes libyens qui réalise cette interception en direct – un navire de classe Corrubia, le Houn 664 – a été fourni en 2023 par l’Italie dans le cadre du partenariat européen avec Tripoli. Ironie du sort, il n’est autre que le bateau ayant ouvert le feu le 24 août 2025, tirant une centaine de balles à l’arme automatique, sur l’Ocean-Viking, qui abritait alors plus de 80 rescapés d’un naufrage.
    L’équipage n’est pas au bout de ses peines. Le lendemain, à l’aube, les veilleurs de nuit sonnent l’alerte. Dans la brume matinale, ils ont repéré un bateau non identifié suivant le sillage de l’Ocean-Viking. « Un hors-bord nous poursuit depuis trois heures. C’est sûrement une milice libyenne. Est-ce qu’ils cherchent à nous intimider ? Leurs intentions ne sont pas claires », explique Mathilde, équipière, qui scanne l’horizon aux binoculaires.Soudain, le radar détecte un autre bâtiment à l’approche, traçant un sillon lumineux sur l’écran. « Avez-vous effectué une opération de sauvetage ? Vous venez dans les eaux libyennes et vous causez des problèmes », s’exclame bientôt en arabe une voix saccadée sur le canal 16 de la radio. Se rapprochant dangereusement, le patrouilleur libyen de classe Bigliani, autre modèle italien fourni par Rome aux autorités de Tripoli, n’est plus qu’à une encablure et menace d’aborder l’Ocean-Viking.
    Par mesure de sécurité, le capitaine ordonne à l’équipage de se réfugier dans la citadelle, une pièce tenue secrète dans les entrailles du navire. « Ils disent que nous ne sommes pas les bienvenus ici et nous obligent à quitter la zone. Bien que leurs agissements soient contraires au droit maritime, car nous nous trouvons dans les eaux internationales, nous n’avons pas tenté de négocier, explique Angelo Selim. Nous sommes harcelés en permanence, mais nous devons calmer le jeu, car on ne veut pas revivre l’expérience de l’an dernier. »
    Suivi à distance par les gardes-côtes libyens, l’Ocean-Viking est forcé de se dérouter et de mettre le cap au nord, afin de regagner la zone de recherche et de sauvetage maltaise, d’où il reprendra sa patrouille vers l’ouest. Retour à la case départ pour l’équipage dépité, alors que cette rencontre sous haute tension avec les Libyens est venue réveiller le traumatisme de l’attaque armée survenue en 2025. Malgré ses appels de détresse, l’Ocean-Viking n’avait alors reçu aucune assistance. Si des procédures judiciaires ont depuis été engagées en Italie, en France et en Allemagne, aucun représentant politique européen n’a daigné prendre la défense de l’organisation humanitaire.
    « Face à cette impunité totale, les Libyens se sentent de plus en plus légitimes à faire usage de la force contre nous, mais surtout contre les personnes qui traversent. Ce que l’Europe réussit avec sa politique d’externalisation, c’est qu’aujourd’hui cette frontière est plus violente que jamais. Toutes ces politiques, financer les gardes-côtes libyens, renforcer Frontex, entraver les opérations humanitaires, ont des conséquences mortelles », conclut Angelo Selim. Entre janvier et le début du mois de septembre, au moins 995 personnes sont mortes ou ont été portées disparues en Méditerranée centrale, selon l’Organisation internationale pour les migrations. Un bilan très certainement sous-évalué, estime SOS Méditerranée.
    Au soleil couchant, pas une vague ne ride l’horizon. A la proue du navire, Mohammed tient quelque chose en ligne de mire. Un point minuscule, pas plus gros qu’une bouée ou qu’une mouette, qui se rapproche. Le capitaine dévie l’Ocean-Viking de son cap pour en avoir le cœur net. Des flots émerge bientôt un bateau pneumatique dégonflé recraché par les eaux argentées. A-t-il chaviré ? Ses passagers ont-ils été interceptés ? Se sont-ils noyés ? La sombre silhouette à la dérive emportera ces questions par le fond.

    #Covid-19#migration#migrant#mediterranee#sante#mortalite#humanitaire#libye#tunisie#italie#frontex#migrationirreguliere#routemigratoire

  • En Grèce, le naufrage d’une embarcation de migrants fait un mort et 25 disparus
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/14/en-grece-le-naufrage-d-une-embarcation-de-migrants-fait-un-mort-et-25-dispar

    En Grèce, le naufrage d’une embarcation de migrants fait un mort et 25 disparus
    La Crète et l’île proche de Gavdos, en face des côtes libyennes, sont devenues la principale porte d’entrée des demandeurs d’asile en Grèce.
    Le Monde avec AFP
    Une personne est morte et 25 autres ont disparu dans le naufrage d’une embarcation de migrants au large de l’île grecque de Gavdos, proche de la Crète, a déclaré lundi 14 septembre à l’Agence France-Presse (AFP) un représentant des gardes-côtes grecs.« Cinquante et une personnes ont été récupérées par deux navires qui se trouvaient à proximité, un cargo et un pétrolier », a-t-il précisé, alors que selon des témoignages de rescapés, 77 personnes se trouvaient à bord de l’embarcation. Ce représentant des gardes-côtes n’a fourni aucune précision sur la nationalité de ces rescapés.
    Une embarcation en partie submergée avait été repérée dimanche dans une zone maritime située à environ 70 kilomètres au sud de Gavdos, selon la même source. L’opération de recherche et de sauvetage se poursuit et, selon le représentant des gardes-côtes, « quatre navires se trouvant à proximité, deux embarcations et un drone de [l’agence européenne] Frontex ainsi qu’un avion de l’armée de l’air » participent à l’opération.La Crète et l’île proche de Gavdos, en face des côtes libyennes, sont devenues la principale porte d’entrée des demandeurs d’asile en Grèce, d’où ils sont acheminés vers des centres d’accueil sur des îles de la mer Egée ou en Grèce continentale.
    La Crète ne dispose que d’une structure d’hébergement provisoire pour les demandeurs d’asile, mais le ministère des migrations et de l’asile y a promis la création d’un centre d’accueil prochainement.
    D’après les données du ministère, rapportées fin août par l’agence de presse grecque ANA, le nombre d’arrivées de migrants a diminué de près d’un tiers au cours des douze derniers mois. De 61 112 arrivées entre août 2024 et août 2025, elles sont passées à 41 998 lors de la même période de 2025 à 2026, soit près de 20 000 arrivées en moins.
    Ardent défenseur d’une stricte politique migratoire, le ministre des migrations et de l’asile grec, Thanos Plevris, s’est félicité récemment de la baisse de plus de 35 % du nombre d’arrivées de demandeurs d’asile en Grèce au cours des sept premiers mois de 2026 comparé à la même période de l’année dernière.Le ministre œuvre actuellement avec ses homologues en Allemagne, en Autriche, au Danemark et aux Pays-Bas pour la création, dans un pays extérieur à l’Union européenne, de centres de retour destinés au renvoi des demandeurs d’asile déboutés.

    #Covid-19#migration#migrant#grece#crete#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite#frontex#mediterranee

  • Argentina. La destrucción de los Laboratorios de Producción Pública de Medicamentos
    https://kaosenlared.net/argentina-la-destruccion-de-los-laboratorios-de-produccion-publica-de-m

    Con la llegada del Gobierno de Javier #Milei, la producción pública de medicamentos fue desarticulada con la disolución de la ANLAP, la agencia que coordinaba las iniciativas de 35 laboratorios en todo el país que cumplen una función esencial para el acceso igualitario a la salud, y que hoy intentan continuar su misión en un marco de fragmentación, desfinanciamiento y privatización.

    #argentine #javier_milei #médicaments #privatisation

    • Youtube - Élucide :

      ▶ Denis ROBERT est écrivain et journaliste d’investigation. Il est l’auteur d’une vingtaine de romans et d’essais et réalisateur et producteur de nombreux documentaires pour la télévision et le cinéma. En 2021, il a lancé « Blast, le souffle de l’info », site et WebTV autofinancés, dont il dirige la rédaction. Dans cette interview par Olivier Berruyer pour Élucid, Denis Robert propose une analyse de l’état du paysage médiatique français dans un contexte de dérive autoritaire après 10 ans d’état macronien. La place de plus en plus importante que les médias indépendants occupent dans l’opinion publique inquiète le pouvoir en place : informer devient un combat dangereux, et l’indépendance se raréfie.

      Sommaire :
      00:00:00 - Zapping
      00:01:34 - Les années Macron : le mensonge et la colère
      00:09:36 - L’affaire ClearStream
      00:15:12 - Le rapport à la vérité
      00:22:53 - La liberté journalistique dans les médias de milliardaires
      00:32:25 - Les dérives extrêmes du journalisme : le cas d’Israël et ses ramifications
      00:37:26 - Une banalisation progressive du mensonge
      00:53:13 - L’instrumentalisation de la désinformation étrangère
      01:03:07 - L’existence des médias alternatifs menacée ?
      01:11:12 - Les aspects inédits de la période Macron
      01:19:30 - L’électorat RN
      01:21:14 - Question finale

  • Media TLV 2026 : Zionistisches Gruselkabinett
    https://www.jungewelt.de/artikel/529556.tag-der-wohnungslosen-menschen-enteignung-von-oben.html

    11.9.2026 von Jakob Reimann - Mediengipfel in München: Treffen zumeist rechter, proisraelischer Vertreter aus Medien, Kultur und Politik beginnt am Montag

    Anfang nächster Woche trifft sich in München das Who’s who der rechten proisraelischen Medienwelt zum »Media TLV 2026: Israeli–European Summit«. Mit mehr als 2.000 Teilnehmenden, 150 Referenten und 40 Panels sowie Keynotes, so die Eigenwerbung, soll der »internationale Gipfel« Journalisten, politische Entscheidungsträger, Wissenschaftler, Künstler und Technologieexperten zusammenbringen, »um zu analysieren, wie Kriege, Extremismus, Antisemitismus und digitale Medien die Demokratien neu gestalten«.

    Auf den Panels befindet sich neben ehemaligen und aktuellen Mitgliedern der israelischen oder bayerischen Regierung und hochrangigen Vertretern jüdischer Organisationen eine Fülle von Kunstschaffenden und medial bekannten Vertretern aus dem rechten Journalismus- und NGO-Spektrum. Nicholas Potter, dieses Jahr von Taz zu Springer übergelaufen, wird mit Rapper Ben Salomo über »Auswirkungen antisemitischer Radikalisierung« sprechen. Der Psychologe Ahmad Mansour, dessen rechtes Geseier in allen bundesdeutschen Talkshows zu Themen wie Migration, Islam und Palästina-Solidarität nachgefragt ist, diskutiert mit dem Vorsitzenden der Deutsch-Israelischen Gesellschaft, Volker Beck, über »Extremismus und Hassrede« – damit kennen sich beide aus.

    Der österreichische Offizier Matthias Wasinger, der für die NATO in Brüssel gearbeitet hat, behandelt die »neue Ära der Kriege«. Als Feigenblatt dient das palästinensisch-israelische Panel »Die Zukunft heißt Frieden«, auf dem unter anderem die Friedensaktivisten Aziz Abu Sarah und Maoz Inon diskutieren sollen. Vor der Kaffeepause am Dienstag wird auch die Schauspielerin Uschi Glas zu hören sein: Die machte zuletzt 2025 Schlagzeilen, nachdem sie in der Hoffnung, jüdische Vorfahren zu entdecken, einen Familienforscher beauftragt hatte, der dementgegen die Laufbahn ihres Vaters bei der Waffen-SS aufdeckt hatte. Für musikalische Unterhaltung sorgt Liedermacher Wolf Biermann.

    Neben der Reporterin Susanne Glass vom BR wird der Mediengipfel von der in Israel lebenden Bloggerin und Podcasterin Jenny Havemann organisiert. Letztere bezeichnete die in der palästinasolidarischen Bewegung als Zeichen der Verbundenheit mit den Palästinensern geltende Wassermelone als »antisemitische Dog Whistle«, die Palästinensern »zur Inszenierung als angebliche Opfer einer zionistischen Weltverschwörung« diene. Zweiter Medienpartner ist die Jüdische Allgemeine (JA). In dem rechtskonservativen Blatt fanden sich in der Vergangenheit Schlagzeilen wie »Gaza macht frei« (Meinungsbeitrag von Ralf Balke), »Die Zivilisten in Gaza sind nicht unschuldig« (Meinungsbeitrag von Tobias Huch) oder »Die postkoloniale Endlösung« vom JA-Chefredakteur Philipp Peyman Engel.

    Konservative bis rechte Interessenverbände wie CSU- und FDP-nahe Stiftungen, der Zentralrat der Juden oder der Verein Werteinitiative sind als Kooperationspartner gelistet. Auch der sogenannte Antisemitismusbeauftragte der Bundesregierung, Felix Klein, wird nicht fehlen. Die linksliberale israelische Tageszeitung Haaretz bezeichnete Klein ob seiner autoritären und repressiven Politik gegen Kritiker israelischer Verbrechen als »Deutschlands Antisemitismus-Zar«. Die meisten der als Partner gelisteten Organisationen werden zu einem überwiegenden oder bedeutenden Teil aus Steuergeldern finanziert. Das gilt auch für den Münchener Ableger der rechten proisraelischen Lobbygruppe Deutsch-Israelische Gesellschaft (DIG) beziehungsweise deren Jugendorganisation Junges Forum. Laut dem Lobbyregister des Bundestages erhielt die DIG im vergangenen Jahr bis zu 650.000 Euro vom Auswärtigen Amt, was den überwiegenden Teil ihres Haushalts ausmacht.

    Ein Bündnis aus Ortsgruppen von Palästina spricht, Academics for Justice und Uni for Palestine veranstaltet am Montag um 18 Uhr auf dem Marienplatz eine Demonstration gegen den Mediengipfel. Im Aufruf heißt es: »Keine Bühne für zionistische, rassistische Propaganda in München!«

    11.9.2026 von Jakob Reimann - Mediengipfel in München: Treffen zumeist rechter, proisraelischer Vertreter aus Medien, Kultur und Politik beginnt am Montag

    Anfang nächster Woche trifft sich in München das Who’s who der rechten proisraelischen Medienwelt zum »Media TLV 2026: Israeli–European Summit«. Mit mehr als 2.000 Teilnehmenden, 150 Referenten und 40 Panels sowie Keynotes, so die Eigenwerbung, soll der »internationale Gipfel« Journalisten, politische Entscheidungsträger, Wissenschaftler, Künstler und Technologieexperten zusammenbringen, »um zu analysieren, wie Kriege, Extremismus, Antisemitismus und digitale Medien die Demokratien neu gestalten«.

    Auf den Panels befindet sich neben ehemaligen und aktuellen Mitgliedern der israelischen oder bayerischen Regierung und hochrangigen Vertretern jüdischer Organisationen eine Fülle von Kunstschaffenden und medial bekannten Vertretern aus dem rechten Journalismus- und NGO-Spektrum. Nicholas Potter, dieses Jahr von Taz zu Springer übergelaufen, wird mit Rapper Ben Salomo über »Auswirkungen antisemitischer Radikalisierung« sprechen. Der Psychologe Ahmad Mansour, dessen rechtes Geseier in allen bundesdeutschen Talkshows zu Themen wie Migration, Islam und Palästina-Solidarität nachgefragt ist, diskutiert mit dem Vorsitzenden der Deutsch-Israelischen Gesellschaft, Volker Beck, über »Extremismus und Hassrede« – damit kennen sich beide aus.

    Der österreichische Offizier Matthias Wasinger, der für die NATO in Brüssel gearbeitet hat, behandelt die »neue Ära der Kriege«. Als Feigenblatt dient das palästinensisch-israelische Panel »Die Zukunft heißt Frieden«, auf dem unter anderem die Friedensaktivisten Aziz Abu Sarah und Maoz Inon diskutieren sollen. Vor der Kaffeepause am Dienstag wird auch die Schauspielerin Uschi Glas zu hören sein: Die machte zuletzt 2025 Schlagzeilen, nachdem sie in der Hoffnung, jüdische Vorfahren zu entdecken, einen Familienforscher beauftragt hatte, der dementgegen die Laufbahn ihres Vaters bei der Waffen-SS aufdeckt hatte. Für musikalische Unterhaltung sorgt Liedermacher Wolf Biermann.

    Neben der Reporterin Susanne Glass vom BR wird der Mediengipfel von der in Israel lebenden Bloggerin und Podcasterin Jenny Havemann organisiert. Letztere bezeichnete die in der palästinasolidarischen Bewegung als Zeichen der Verbundenheit mit den Palästinensern geltende Wassermelone als »antisemitische Dog Whistle«, die Palästinensern »zur Inszenierung als angebliche Opfer einer zionistischen Weltverschwörung« diene. Zweiter Medienpartner ist die Jüdische Allgemeine (JA). In dem rechtskonservativen Blatt fanden sich in der Vergangenheit Schlagzeilen wie »Gaza macht frei« (Meinungsbeitrag von Ralf Balke), »Die Zivilisten in Gaza sind nicht unschuldig« (Meinungsbeitrag von Tobias Huch) oder »Die postkoloniale Endlösung« vom JA-Chefredakteur Philipp Peyman Engel.

    Konservative bis rechte Interessenverbände wie CSU- und FDP-nahe Stiftungen, der Zentralrat der Juden oder der Verein Werteinitiative sind als Kooperationspartner gelistet. Auch der sogenannte Antisemitismusbeauftragte der Bundesregierung, Felix Klein, wird nicht fehlen. Die linksliberale israelische Tageszeitung Haaretz bezeichnete Klein ob seiner autoritären und repressiven Politik gegen Kritiker israelischer Verbrechen als »Deutschlands Antisemitismus-Zar«. Die meisten der als Partner gelisteten Organisationen werden zu einem überwiegenden oder bedeutenden Teil aus Steuergeldern finanziert. Das gilt auch für den Münchener Ableger der rechten proisraelischen Lobbygruppe Deutsch-Israelische Gesellschaft (DIG) beziehungsweise deren Jugendorganisation Junges Forum. Laut dem Lobbyregister des Bundestages erhielt die DIG im vergangenen Jahr bis zu 650.000 Euro vom Auswärtigen Amt, was den überwiegenden Teil ihres Haushalts ausmacht.

    Ein Bündnis aus Ortsgruppen von Palästina spricht, Academics for Justice und Uni for Palestine veranstaltet am Montag um 18 Uhr auf dem Marienplatz eine Demonstration gegen den Mediengipfel. Im Aufruf heißt es: »Keine Bühne für zionistische, rassistische Propaganda in München!«

    #Allemagne #Munich #philosemitisme #médias

  • Julia Fischer über ihre erste Zeit in Mitte: „Die Mieten waren im Vergleich zu heute spottbillig“
    https://www.berliner-zeitung.de/article/julia-fischer-ueber-ihre-erste-zeit-in-mitte-die-mieten-waren-im-ve

    Berlin von oben, entfernt und abgehoben. Nice.

    7.9.2026 von Anne Vorbringer - Zum Medizinstudium kam die Moderatorin Julia Fischer nach Berlin – und blieb. Heute verzweifelt sie an den Dauerbaustellen der Stadt und liebt ihre Nachbarschaft in Tempelhof.

    Sind Nahrungsergänzungsmittel sinnvoll? Kann man Leitungswasser bedenkenlos trinken? Hilft Kollagen gegen Falten? Und ist Bio automatisch gesünder?

    In kaum einem Bereich gibt es so viele widersprüchliche Informationen wie bei Ernährungs- und Gesundheitsfragen. Ein wenig Licht in den Dschungel will Julia Fischer bringen. Die bekannte Moderatorin und Ärztin geht in ihrem neuen Buch „Was stimmt denn jetzt?“ populären Gesundheitsmythen unserer Zeit auf den Grund.

    Ihr Fachwissen erwarb die Autorin ab 2004 beim Medizinstudium an der Charité und anschließend als Ärztin an den Vivantes-Kliniken in Friedrichshain und Spandau. Berlin ist sie auch danach treu geblieben. Wie es dazu kam, erzählt Julia Fischer in unserem Fragebogen.

    1. Frau Fischer, Sie sind 1984 in Aachen zur Welt gekommen. Wann und warum hat Ihr Weg Sie nach Berlin geführt?

    Wir sind wenige Monate nach meiner Geburt von Aachen nach Hamburg gezogen – weitere acht Jahre später nach Göttingen. Göttingen war eine tolle Stadt für die Schulzeit: klein, beschaulich, kulturell immer was los, alles fußläufig oder mit dem Fahrrad erreichbar. Aber nach dem Abitur wollte ich dringend wieder in eine große Stadt.

    Der Traum: Journalismus studieren, entweder in Hamburg oder Berlin. Für beide Städte war mein NC aber nicht gut genug. Also hab ich in Hamburg journalistische Praktika gemacht und festgestellt: Ich will über ein Thema schreiben, das mich sicher ein Leben lang fesseln und von der Masse abheben wird. Medizin! Das klappte – ich begann das Studium an der Charité.

    2. Das erste Mal in der Hauptstadt – wie war das?

    Ich hab’s sofort geliebt. Ich erinnere mich, wie ich an einem der ersten Abende mit dem Fahrrad am Fernsehturm vorbeigefahren bin. Gigantisch, historisch, angeleuchtet und in Szene gesetzt. In meinen Augen versprach alles Abenteuer. Und meine Zeit wurde abenteuerlich.

    3. In welchen Berliner Stadtteilen haben Sie bislang gelebt – und wo sind Sie schließlich gelandet und geblieben?

    Begonnen habe ich während des Studiums in Prenzlauer Berg nahe dem Mauerpark. Altbauwohnung, stylische Cafés, Flohmarkt und Karaoke im Park. Danach kam Mitte – erst Torstraße, dann Kastanienallee. Die Mieten waren im Vergleich zu heute spottbillig, ich habe mit sehr engen Freundinnen zusammengelebt und mindestens so viel Zeit auf den Tanzflächen der Clubs verbracht wie in der Uni.

    Getanzt bis zum Morgengrauen, dann mit den High Heels in der Hand barfuß nach Haus. Auskatern in Cafés, und wenn das Geld am Ende des Monats nicht gereicht hat, gab es Ein-Euro-Reis mit süß-saurer Soße vom Asia-Imbiss an der Ecke. Eine der besten Zeiten meines Lebens.

    Dann ein Jahr Spanien und danach Studentenwerk am Kottbusser Tor: 20 Quadratmeter WG-Zimmer für 180 Euro im Monat! Underground-Clubs, Hinterhofpartys, günstige Restaurants – Berlin war unglaublich.

    Die Uni habe ich (zum Glück trotzdem) erfolgreich abgeschlossen, habe promoviert, und dann zog ich mit meinem zukünftigen Ehemann in die Graefestraße. Eine herrliche DINK-Zeit (Double Income, No Kids). Mit dem ersten Kind kam die Lust aufs zweite, also sind wir nach Tempelhof gezogen. Das Beste aus zwei Welten: Kleines Häuschen mit Gärtchen, die Kinder können draußen spielen, in fünf Minuten sind wir mit dem Fahrrad im Kiez. Die Nachbarschaft ist ein Traum. Wir beglückwünschen uns jeden Tag zu unserem Glück.

    4. Sie haben als Ärztin in Berliner Krankenhäusern gearbeitet, bevor Sie in die Moderation wechselten. Was ist Ihnen aus dieser Zeit besonders im Gedächtnis geblieben?

    Der Arztberuf hat mich Demut gelehrt. Im Krankenhaus wird einem jeden Tag bewusst, wie zerbrechlich Gesundheit ist und wie schnell ein ganz normaler Alltag vorbei sein kann. Gleichzeitig habe ich erlebt, wie sinnstiftend der Beruf ist und wie dankbar Menschen sein können – oft nicht nur für eine erfolgreiche Behandlung, sondern dafür, dass sich jemand Zeit nimmt, zuhört und ihnen etwas verständlich erklärt. Genau das versuche ich heute in Video- und Textform .

    5. In Ihrem neuen Buch entlarven Sie Mythen rund um Essen, Fitness und Wohlbefinden. Gibt es einen Ernährungstrend, der Ihnen in Ihrer Wahlheimat Berlin zu viel wird?

    Ich weiß gar nicht, ob das typisch Berlin ist. Aber mich beschäftigt der Trend, Ernährung immer stärker auf einzelne Nährstoffe oder sogar Moleküle zu reduzieren. Es wird leidenschaftlich über Proteinmengen, NAD+, Nahrungsergänzungsmittel oder den neuesten Longevity-Hack diskutiert. Oft reichen schon spannende Labor- oder Tierstudien, damit ein Trend als wissenschaftlich bewiesen verkauft wird. Dabei beginnt belastbare Evidenz erst mit hochwertigen Studien am Menschen. Und die beste Evidenz haben bis heute keine Infusionen, sondern eine ausgewogene Ernährung, Bewegung, Schlaf und Nichtrauchen. Das verkauft sich nur leider schlechter.

    6. Was nervt Sie persönlich am meisten an der Stadt?

    Mich ärgert, dass der CDU-geführte Senat beim Umbau Berlins zu einer fahrrad-, klima- und umweltfreundlicheren Stadt auf die Bremse tritt. Geplante Radverkehrsprojekte wurden gestoppt oder neu bewertet, auf zahlreichen Hauptstraßen gilt wieder Tempo 50 statt Tempo 30 – Entwicklungen, die ich persönlich bedauere. Wenn ich sehe, wie konsequent Städte wie Paris oder Barcelona den öffentlichen Raum zugunsten von Radfahrenden, Fußgängerinnen und Fußgängern sowie Grünflächen umgestalten, wünsche ich mir diesen Mut auch für Berlin. Stattdessen kommen gefühlt überall Dauerbaustellen dazu, die ewig nicht fertig werden. Egal, welchen Weg ich nehme: Irgendwo ist gesperrt, aufgerissen oder umgeleitet.

    Und trotzdem heitert mich Berlin immer wieder auf. Spätestens auf dem Tempelhofer Feld. Dort tanzen Menschen Swing, andere lassen Drachen steigen, spielen Cricket oder trainieren Kickboxen, Familien picknicken, Kinder lernen Fahrrad fahren, und irgendwo grillt immer jemand. Kaum ein Ort zeigt so schön, wie bunt, offen und entspannt diese Stadt sein kann. Genau deshalb wünsche ich mir, dass Berlin sein Potenzial noch konsequenter nutzt.

    7. Welcher ist Ihr Lieblingsort in der Stadt?

    Die Hängematte in meinem Garten.

    8. Ihre persönliche No-go-Area?

    Klassische No-go-Areas habe ich eigentlich nicht. Es gibt eher Orte, an denen ich nicht freiwillig viel Zeit verbringen möchte: riesige Shoppingcenter an Samstagnachmittagen gehören definitiv dazu.

    9. In welchem Restaurant reservieren Sie für einen gelungenen Abend?

    Im Il Casolare in Kreuzberg.

    10. Einkaufen in der Stadt: In welchem Laden kennt Ihre Kreditkarte kein Limit?

    Hm, ich glaube, in keinem. Ich gebe mein Geld lieber für Reisen, gutes Essen oder gemeinsame Erlebnisse aus als für Dinge.

    11. Der beste Stadtteil Berlins? Und der schlimmste?

    Mein Lieblingsstadtteil ist Kreuzberg, vor allem rund um den Graefekiez. Da hat Berlin für mich genau die richtige Mischung: schöne Altbauten, gute Cafés, individuelle Shops, nette Restaurants, der Kanal. Auf der Admiralbrücke sitzen und Livemusik hören, jederzeit in Spätis einkaufen können, einfach abhängen: herrlich.

    Am wenigsten mag ich die Ecken Berlins, die aussehen, als wären sie ausschließlich zum Einkaufen und Durchfahren gebaut worden. Große Ketten, breite Straßen, viel Beton, wenig Atmosphäre. Das Gegenteil von dem, was Berlin für mich ausmacht.

    12. Wie sieht Ihr perfektes Berlin-Wochenende aus – vom Frühstück am Morgen bis zum letzten Drink in der Nacht?

    Am liebsten beginne ich mein Wochenende früh mit einer Runde Joggen auf dem Tempelhofer Feld oder ein paar Bahnen im Prinzenbad, solange die Stadt noch nicht richtig wach ist. Danach Frühstück im Le Bon, mit Freunden und ohne Zeitdruck. Anschließend über einen Flohmarkt schlendern – ohne etwas Bestimmtes zu suchen, aber meistens doch mit irgendeinem Schatz nach Hause kommen. Wenn es richtig heiß ist, nachmittags gern ein Sprung in einen der Berliner Seen. Und abends Pizza bei Zola am Funkhaus, weil ich den Ort liebe: Industriecharme, Spree, Sonnenuntergang. Oder aber Dinner und Drinks in der Beuster Bar, und als letzter Stopp: ein Cocktail in der Green Door. Für mich ist das Berlin in Perfektion: Nichts Spektakuläres geplant – aber am Ende trotzdem ein Tag, der sich wie Urlaub anfühlt.

    Zur Person

    Dr. Julia Fischer ist Ärztin, Journalistin und Moderatorin. Medizinische und wissenschaftliche Themen kompetent und unterhaltsam zu erklären, ist ihr Spezialgebiet. Seit 2019 ist sie erfolgreiche Medfluencerin auf Instagram und moderiert seit 2021 im SWR die Sendung „Doc Fischer“. Der YouTube-Kanal „ARD Gesund“ mit ihr hat über 500.000 Abonnenten.

    Fischers neues Buch „Was stimmt denn jetzt?“ ist am 1. September bei Knaur erschienen (320 Seiten, 18 Euro).

    #Berlin #Kranlheit #Medien

  • La gauche doit-elle céder au chant de l’IA générative ? Non !
    https://danslesalgorithmes.net/stream/la-gauche-doit-elle-ceder-au-chant-de-lia-generative-non

    « Depuis que le camp de l’émancipation a renoncé à combattre l’aliénation et a adopté les « innovations » du capital en les saluant comme des progrès, il ne cesse de multiplier les défaites. Parce que, précisément, ces innovations garantissent une passivité face à la réalité capitaliste qui sape les bases de toute tentative sérieuse […]

  • Ceux qui observent les réseaux sociaux sans jamais publier ni commenter ne sont pas vraiment passifs : ils ont compris très tôt qu’être vu ne signifie pas être connu, révèle la psychologie
    https://sain-et-naturel.ouest-france.fr/reseaux-sociaux-sans-jamais-publier.html

    Par Sylvain Barrère , le dimanche, 6 septembre 2026, 5h48 , mis à jour le dimanche, 6 septembre 2026, 5h48 — relations
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    réseaux sociaux sans jamais publier

    Sur les réseaux sociaux, tout le monde ne ressent pas le besoin de se montrer. Certains préfèrent regarder, lire et comprendre ce qui se passe sans chercher à attirer l’attention. Consulter les réseaux sociaux sans jamais publier est d’ailleurs bien plus courant qu’on ne l’imagine. Les plateformes valorisent la visibilité, mais ceux qui restent en retrait semblent avoir compris quelque chose d’important, recevoir de l’attention et être authentique ne sont pas forcément la même chose.

    Beaucoup suivent régulièrement les publications des autres sans laisser de commentaire, sans partager et parfois même sans le moindre « j’aime ». Lorsqu’ils finissent par l’avouer, ils le font presque comme s’il s’agissait d’un comportement inhabituel.

    Pourtant, ces utilisateurs silencieux sont loin d’être des exceptions. On les qualifie parfois de « rôdeurs », un terme assez peu flatteur qui donne l’impression qu’ils font quelque chose de suspect. En réalité, observer les réseaux sociaux sans jamais publier fait simplement partie des nombreuses façons de les utiliser.
    La majorité silencieuse des réseaux sociaux est bien réelle
    réseaux sociaux sans jamais publierImages Pexels et Freepik

    Sur les réseaux sociaux, ceux qui publient beaucoup donnent facilement l’impression de représenter la majorité. Pourtant, une grande partie des utilisateurs préfère regarder, lire et suivre les échanges sans intervenir. Consulter les réseaux sociaux sans jamais publier est donc beaucoup plus courant qu’il n’y paraît.

    En 2006, Jakob Nielsen a popularisé ce phénomène avec ce qu’il appelait l’inégalité de participation. Selon sa règle empirique, environ 90 % des membres d’une communauté en ligne se contentent d’observer, 9 % participent occasionnellement et seulement 1 % produisent l’essentiel du contenu. Nielsen précisait qu’il s’agissait d’une estimation et non d’une règle universelle.

    Des données publiées plus tard par Pew Research ont illustré cette forte concentration de l’activité. Dans une étude portant sur 2 791 adultes américains ayant accepté l’analyse de leur compte Twitter, les 10 % d’utilisateurs les plus actifs produisaient 80 % des tweets. Parmi les 90 % restants, l’utilisateur médian ne publiait que deux fois par mois.

    Autrement dit, un fil d’actualité qui semble représenter l’opinion générale reflète surtout l’activité d’une minorité particulièrement visible. Une grande partie du public reste silencieuse.

    Cette discrétion se retrouve d’ailleurs chez les personnes qui ne publient jamais sur les réseaux sociaux et préfèrent rester en retrait.
    Pourquoi certaines personnes utilisent les réseaux sociaux sans jamais publier

    Les utilisateurs silencieux sont parfois considérés comme timides, désintéressés ou encore passifs. Les recherches suggèrent pourtant des motivations beaucoup plus diverses.

    Blair Nonnecke et Jenny Preece ont réalisé des entretiens approfondis auprès d’utilisateurs silencieux. Elles ont identifié 79 raisons différentes permettant d’expliquer cette absence de participation visible.

    Une enquête complémentaire réalisée dans des communautés du réseau Microsoft a montré que la raison la plus fréquemment citée était particulièrement simple. Certaines personnes trouvaient dans la lecture tout ce dont elles avaient besoin.

    Preece et ses collègues ont ensuite regroupé les principales motivations de ces utilisateurs. Certaines personnes ne ressentaient tout simplement aucune nécessité de publier. D’autres considéraient que garder le silence était parfois la contribution la plus appropriée.

    Observer n’est donc pas toujours synonyme de passivité. Cela peut correspondre à une manière différente d’utiliser les plateformes, comme le montre également cet article consacré à ceux qui utilisent les réseaux sociaux sans publier ni interagir.

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    Pourquoi certaines personnes utilisent les réseaux sociaux sans jamais publier car être visible ne signifie pas forcément être connu
    réseaux sociaux sans jamais publier

    Les réseaux sociaux favorisent la visibilité, mais la visibilité ne garantit pas la proximité.

    L’approche relationnelle de l’intimité, associée notamment aux travaux de Harry Reis et Phillip Shaver, décrit l’intimité comme un processus impliquant la révélation de soi, mais aussi une réponse de l’autre donnant le sentiment d’être compris, accepté et considéré.

    Publier quelque chose devant des centaines de personnes ne suffit donc pas à créer une relation profonde. Une publication peut être vue sans que son auteur se sente véritablement compris.
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    Cette distinction rejoint une idée importante, communiquer ne consiste pas seulement à parler davantage, mais aussi à se sentir réellement entendu.
    Sur les réseaux sociaux, plusieurs publics se mélangent

    Alice Marwick et danah boyd ont également étudié un phénomène appelé « effondrement des contextes ».

    Sur les réseaux sociaux, des personnes appartenant à des univers très différents peuvent recevoir exactement le même message, famille, collègues, amis proches, anciennes connaissances ou parfaits inconnus.

    Dans la vie quotidienne, le discours s’adapte à l’interlocuteur. Sur une plateforme publique, cela devient beaucoup plus difficile. Certains utilisateurs peuvent donc préférer ne rien publier plutôt que de s’adresser simultanément à des publics qui n’ont presque rien en commun.

    Cette préférence pour des relations plus ciblées rejoint aussi l’idée que l’intimité et la popularité ne fonctionnent pas toujours de la même manière.
    Regarder les réseaux sociaux sans publier est-il vraiment mauvais ?
    réseaux sociaux sans jamais publier

    L’utilisation passive des réseaux sociaux est régulièrement présentée comme néfaste pour le bien-être. La réalité scientifique apparaît cependant beaucoup plus nuancée.

    Patti Valkenburg et ses collègues ont examiné 40 études reposant sur des enquêtes. La majorité ne permettait pas de confirmer clairement l’idée selon laquelle l’utilisation passive serait systématiquement néfaste.

    Une autre analyse critique de la littérature scientifique a également souligné les résultats contradictoires des différentes méta-analyses disponibles.

    Les effets peuvent surtout varier considérablement d’une personne à l’autre. Dans une étude de trois semaines portant sur 353 adolescents, l’hypothèse d’un effet négatif de l’utilisation passive semblait correspondre à environ 20 % des participants, mais pas aux 80 % restants.

    Une seule étude, menée auprès d’adolescents, ne permet évidemment pas de généraliser ces proportions à toute la population. Elle rappelle néanmoins que les conséquences des réseaux sociaux dépendent fortement des individus et de la manière dont ils utilisent les plateformes.
    Comment rester discret sans subir les réseaux sociaux

    Pour ceux qui consultent les réseaux sociaux sans jamais publier, il n’existe pas de comportement à corriger. L’essentiel est plutôt d’observer les effets de cette utilisation sur soi.

    Le temps passé devant un écran n’est pas le seul indicateur pertinent. Quelques minutes de comparaison sociale peuvent être plus désagréables qu’une période plus longue consacrée à découvrir des contenus intéressants ou enrichissants.

    Lorsqu’une publication provoque une émotion forte, il peut aussi être plus satisfaisant de la partager directement avec une personne proche plutôt que de la diffuser publiquement. Une conversation privée offre souvent une certaine réciprocité qu’un simple compteur de « j’aime » ne peut pas reproduire.

    Il est également utile de conserver des espaces où l’on peut échanger sans se mettre en scène, comme avoir des conversations privées, de petits groupes, des relations amicales, des discussions en personne…

    Finalement, l’engagement numérique et l’affection ne devraient pas être confondus. Un « j’aime » mesure une interaction. Il ne mesure ni la proximité, ni l’attention réelle, ni la qualité d’une relation.

    Consulter les réseaux sociaux sans jamais publier n’est donc pas forcément un signe de retrait ou de passivité. Pour beaucoup, c’est juste une autre manière d’être présent. Observer davantage, s’exposer moins et réserver les échanges importants aux personnes avec lesquelles ils ont réellement envie de communiquer.

    #Médias_sociaux #Lurkers #Psuchologie #Chambre_écho #Interessant

  • 50 nuances de brun chez les médias dominants pour les présidentielles
    https://ricochets.cc/50-nuances-de-brun-chez-les-medias-dominants-pour-les-presidentielles-9421

    Les extrêmes droites bénéficient d’une propagande continue de médias dominants, y compris via le dit « service public ». C’est pas nouveau, mais à présent ces médias voyous renforcent leurs intervenants militants d’extrême droite pour peser de tout leur poids lors des élections 2027, pour notamment normaliser le néo-fascisme et faire croire qu’ils représentent la seule opinion existante et souhaitable. Pendant ce temps les minorités néo-fascistes ultra-violentes, compléments et extensions de (…) #Les_Articles

    / #Médias_et_expressions, #Mouvements_et_courants_autoritaires,_néofascistes_et_autres

    https://contre-attaque.net/2026/09/02/medias-le-mercato-des-fachos
    https://contre-attaque.net/2026/09/05/terreur-fasciste-a-lyon-multiples-agressions-racistes-de-hooligans-n
    https://contre-attaque.net/2026/09/05/linternationale-fasciste-avance-a-visage-decouvert
    https://rebellyon.info/Le-point-de-bascule-40443
    https://ciaofachos.org/qui-sommes-nous

  • Mouarf !

    L’appartement de Philippe Bouvard cambriolé pendant la cérémonie de ses obsèques
    https://www.parismatch.com/People/lappartement-de-philippe-bouvard-cambriole-pendant-la-ceremonie-de-ses-o

    (...) Un bijou et une importante somme d’argent en numéraire lui auraient été dérobés. Aucune trace d’effraction n’a été relevée sur place. Le vol aurait donc pu être commis par une personne ayant eu accès aux lieux ce jour-là, dans des circonstances encore à déterminer par l’enquête. Pour l’heure, la police n’a pas procédé à d’interpellation. La famille du défunt en revanche, aurait déjà porté plainte. (...)

    • Les personnes que tu ne veux pas voir à ton enterrement, même pas leurs bouquents de fleurs ... ;-)

      Le maire de Nice, Éric Ciotti, avait également fait le déplacement, tandis que Nicolas Sarkozy avait tenu à faire parvenir une couronne de fleurs pour l’occasion.

      #médias #privatisation #obsèques

  • Comment les riches ravagent la planète. Et comment les en empêcher

    En dix-sept ans, les riches n’ont rien appris, rien compris, rien changé. Ils se gavent. Les milliardaires ont multiplié leur fortune, la catastrophe écologique s’amplifie, la crise sociale est mondiale. Le lien entre ces phénomènes ? Les inégalités. On n’évitera pas le désastre climatique si l’on ne ramène pas les ultra-riches à la raison. C’est ce qu’explique ce livre détonnant, où une analyse implacable se combine à un dessin complice et surprenant. Inspirée de Comment les riches détruisent la planète, best-seller paru en 2007 et traduit en douze langues qui a largement contribué à montrer l’articulation intime entre crise écologique et crise sociale, cette bande dessinée s’imposait pour en actualiser les données et le constat. Elle raconte comment, en bientôt vingt ans, l’oligarchie a augmenté sa passion destructrice et endossé les nouveaux habits du capitalisme.

    https://www.seuil.com/ouvrage/comment-les-riches-ravagent-la-planete-herve-kempf/9782021552508
    #bande_dessinée #BD #bande-dessinée #livre #riches #richesse #écologie #capitalisme #changement_climatique #Svante_Arrhenius #biodiversité #inégalités #modernisation #1980s #choc_pétrolier #finance #dérégulation #néo-libéralisme #mondialisation #hyper-riches #rivalité_ostentatoire #potlach #ostentation #gaspillage #surconsommation #profit #techno-solutionnisme #oligarchie #médias #résistance #révoltes #répression #violences_policières #surveillance #tax_the_rich #taxer_les_riches

  • Arrêts maladie : quand le « coup de chaleur » disparaît des formulaires
    https://www.liberation.fr/societe/sante/arrets-maladie-quand-le-coup-de-chaleur-disparait-des-formulaires-2026090

    Pour la protection sociale toujours trop coûteuse, pour les #arrêts_de_travail, rien ne change non plus. Ministres et candidats à la présidentielle reprennent en boucle les mêmes mensonges, les mêmes chiffres truqués, pour marteler dans l’esprit des Français que les arrêts de #travail représentent une scandaleuse gabegie. Rien ne change, et leur discours pourrait être utilement calqué sur celui de la Chambre de commerce de Paris, ancêtre du Medef, en… 1948 : « La Sécurité sociale est devenue pour l’économie une charge considérable. Les salariés ont profité de traitements dont ils n’avaient peut-être pas un besoin certain, la moindre maladie a été le prétexte de repos. L’absentéisme s’est développé. »

    Sébastien Lecornu, l’homme qui ricane parce qu’il a fait un peu chaud cet été, parle d’abus qui explosent. Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités, qui ne voyait pas l’intérêt d’une température maximale au travail, avant de se scandaliser qu’un conducteur de bus ait perdu le contrôle de son véhicule en perdant connaissance sous la chaleur, sermonne et s’inquiète : « Depuis 2019, le nombre d’arrêts indemnisés a augmenté de plus de 10%. Il y a une espèce d’accélération des arrêts maladie. » Edouard Philippe, le candidat « raisonnable » qui appelle à redresser la France et considère que la volonté affichée de Marine Le Pen de ramener l’âge de la retraite à 62 voire 60 ans en fait une dangereuse gauchiste… s’insurge sur l’« open bar » des arrêts maladie. Pour un candidat qui se dit centriste, et qui veut que tout le monde travaille jusqu’à 67 ans tout en fustigeant les arrêts de travail, Marine Le Pen n’est pas assez à droite. On appréciera ce que cela éclaire du positionnement du candidat Horizons. Les uns et les autres passent sous silence le fait que nous vivons une pandémie Covid invisibilisée, que comme cela était prévisible, le recul de l’âge de la #retraite amène des patients plus âgés à accumuler les soucis de santé dont les troubles musculosquelettiques, que l’intensification du travail et la pression managériale usent les salariés, que la France a un taux d’accidents de travail, de maladies professionnelles, de décès au travail, bien supérieur à ses voisins.

    Enfin si, quelque chose a changé...

    Le seul changement que j’ai pu remarquer sur Ameli depuis le 1er septembre lors de la déclaration des motifs d’arrêts de travail (dans lesquels sont mis en avant certains motifs : Covid, syndrome grippal, syndrome abdominal aigu, sur lesquels il est facile et rapide de cliquer), c’est que le motif « #coup_de_chaleur et #insolation » a été rendu encore plus compliqué à signaler. Alors que ce motif existe sous le code T670 dans la Classification internationale de l’OMS codant les maladies, les symptômes, les circonstances sociales et causes externes de maladies ou de blessures, il est inexistant pour la Caisse nationale d’assurance maladie. Mais ayant constaté pendant tout cet été l’incidence de la #canicule sur les #patients, et diagnostiqué comme je l’avais détaillé dans cette chronique un très grand nombre de coups de chaleur, en particulier chez des travailleurs insuffisamment protégés, je pouvais jusqu’ici forcer le formulaire de déclaration de la Cnam en marquant « coup de chaleur », ou « insolation ». Je me retrouvais alors devant une annotation en rouge « Ce motif n’est pas connu, veuillez sélectionner une des catégories suivantes (maladies du système ostéo-articulaire, troubles mentaux et du comportement, lésions traumatiques »… et enfin une dernière catégorie notée « Autres maladies » qui me permettait enfin d’insister et de notifier la cause réelle de l’arrêt de travail, fut-ce au prix d’une manipulation informatique dont je crains que nombre de confrères ne se soient pas embarrassés. Mais apparemment nous étions suffisamment nombreux à le faire pour que, sans que cela soit annoncé nulle part, le formulaire ait été modifié pour ôter la catégorie « Autres maladies ».

    #santé #médecine

  • Autistici sotto attacco!
    https://radioblackout.org/2026/08/autistici-sotto-attacco

    Il 26 agosto il segretario di Stato Marco Rubio ha annunciato di aver deciso di applicare sanzioni antiterrorismo nei confronti del collettivo Autistici/Inventati, che hasede in Italia. La legge federale americana conferisce al Dipartimento del Tesoro ampia discrezionalità nell’attribuire l’etichetta di “organizzazione terroristica” a gruppi stranieri. Nel medesimo pacchetto di misure restrittive, applicate nell’ambito di una […]

    #altavisibilita #L'informazione_di_Blackout #cyber_sicurezza #diritti_digitali #mediattivismo #repressione #Trump #USA
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/08/autistiche.mp3

  • Vergewaltigungsprozess Frank S. : Keine Heldin, keine Empörung
    https://taz.de/Vergewaltigungsprozess-Frank-S/!6207644

    A Berlin se déroule un provès contre un violeur aussi brutal.et grotesque comme l’affaire Pelicot. L’intérêt public est limité.

    30.8.2026 von Lilly Schröder - Der Fall Frank S. ist der größte Vergewaltigungsprozess, der je vor einem Berliner Gericht verhandelt wurde. Doch der öffentliche Aufschrei bleibt aus. Warum?

    B ereits am zweiten Prozesstag wird die Verhandlung kurzfristig vom Saal A305 im Berliner Landgericht in den kleineren Raum B129 verlegt. Zu klein ist das Interesse am Fall Frank S. Gerade einmal 15 Zu­schaue­r*in­nen haben sich versammelt, zudem sieben Journalist*innen. Dem Angeklagten wird vorgeworfen, Frauen mit Schlafmitteln und Alkohol betäubt, in seiner Wohnung vergewaltigt, die Taten gefilmt und teilweise in Chatgruppen und auf Pornoplattformen hochgeladen zu haben.

    Die Staatsanwaltschaft Berlin hat 22 Taten gegen 14 Frauen angeklagt, die S. bereits gestanden hat. Auf seinen Festplatten fanden Er­mitt­le­r*in­nen jedoch Hinweise auf mutmaßliche Taten an bis zu 59 Frauen. Die Ermittlungen laufen. Damit handelt es sich um den größten Fall von Vergewaltigungen im Zusammenhang mit Betäubungen, der bisher vor einem Berliner Gericht verhandelt wurde. In seiner Dimension ist er durchaus mit dem Fall von Gisèle Pelicot vergleichbar.

    Die 73-Jährige war über neun Jahre hinweg von ihrem Ehemann mit Medikamenten betäubt, vergewaltigt und 80 anderen Männern zur Vergewaltigung „angeboten“ worden. Der Unterschied: Bei dem Prozess in Avignon standen Zu­schaue­r*in­nen schon in den Morgenstunden Schlange, um einen Platz im Saal zu ergattern. Vor dem Justizpalast demonstrierten Hunderte. Warum bleibt ein in seinem Ausmaß vergleichbarer Fall in Berlin weitgehend unbeachtet?

    Die französische Philosophin Manon Garcia hat den Prozess von Gisele Pelicot eng begleitet und im Buch „Mit Männern leben. Überlegungen zum Pelicot-Prozess“ ihre Beobachtungen mit einer Analyse sexualisierter Gewalt und gesellschaftlicher Machtverhältnisse verbunden. Darin untersucht Garcia auch, warum der Fall eine derart große öffentliche Aufmerksamkeit erlangte. „Das Echo auf diesen Prozess kommt auch daher, dass sie die Persönlichkeit, den sozialen Hintergrund und das Aussehen hat, die notwendig sind“, schreibt die Philosophin über Pelicot.
    Die öffentliche „Heldin“ fehlt

    Frauen, die nach einer Missbrauchserfahrung vor Kameras treten, sind noch immer die Ausnahme. Deshalb ziehen sie besondere Aufmerksamkeit auf sich. Öffentliche „Heldinnen“ wie Gisèle Pelicot oder auch Collien Fernandes fehlen bislang im Fall von Frank S. Fünf der betroffenen Frauen treten im Prozess als Nebenklägerinnen auf, haben sich bislang aber nicht geäußert.

    Um öffentlich über das Erlebte zu sprechen, bedarf es Mutes und des notwendigen kulturellen und sozialen Kapitals, um mit der Aufmerksamkeit umzugehen. Die Ansprüche an Opfer sind hoch. „Wir sollen ‚würdevolle Opfer‘ sein“, schreibt die französische Schriftstellerin Virginie Despentes in „King Kong Theory“. „Sollen uns verantwortlich fühlen für das, was uns angetan wird, weil wir uns weigern, daran zu krepieren, weil wir damit klarkommen wollen.“ Gisèle Pelicot erfüllte die Ansprüche an ein „würdevolles Opfer“: Sie trat jeden Tag zurechtgemacht vor die Medien, verdrückte keine Träne, strahlte Stärke und Disziplin aus.

    Frank S. erfüllt das Täterklischee geradezu perfekt: ein fremder Mann aus dem Internet, der sich als Serienvergewaltiger entpuppt

    Dass im Fall von Frank S. keines der Opfer öffentlich in Erscheinung tritt, hat vermutlich auch mit Scham und Stigmatisierung zu tun. Denn der 68-jährige Elektriker S., der sich mal als Polizist, mal als Hubschrauberpilot ausgab, lernte die Frauen auf Onlinedatingplattformen kennen, mit einigen führte er eine Beziehung. Während Gisèle Pelicot und Collien Fernandes die „perfekten Opfer“ für einen Massenaufschrei darstellten, weil ihnen zweifellos keine Mitschuld zugeschoben werden konnte, greift bei den Opfern von Frank S. leichter das misogyne Victim-Blaming-Narrativ: Warum waren die Frauen überhaupt auf diesen Plattformen? Warum haben sie sich auf solch eine gefährliche Situation eingelassen?

    Feministische Gruppen und Anti-Gewalt-Projekte begleiten den Prozess gegen Frank S. bislang nicht. Die Sicht solcher Akteure ist meist, dass sie sexualisierte Gewalt nicht zum Problem einiger besonders monströser Einzeltäter erklären wollen. Frank S. erfüllt das Täterklischee geradezu perfekt: ein fremder Mann aus dem Internet, der sich als Serienvergewaltiger entpuppt. Das Problem: Die Täter sind meist keine Monster. In der Regel sind es die eigenen Partner, Ex-Partner, Brüder, Väter.
    Die Täter sind dem Opfer oft bekannt

    Fast jeden Tag versucht ein Mann, seine Partnerin zu töten, 41 Prozent der Täter, die eine chemische Unterwerfung vornehmen, sind mit dem Opfer bekannt. Dass von Collien Fernandes unzählige Deepfake-Pornos kursierten, löste jahrelang wenig Empörung aus. Der große Aufschrei kam erst, als bekannt wurde, dass ihr eigener Partner dahintersteckte.

    Der Fall der Autorin Claudia Wuttke zeigt allerdings, dass selbst ein vertrauter Täter und eine Frau, die öffentlich über das Erlebte spricht, längst keine Garantie für eine Solidaritätswelle sind. Als im Mai 2026 bekannt wurde, dass die Hamburgerin über Jahre hinweg in mutmaßlich 65 Fällen von ihrem damaligen Partner betäubt und vergewaltigt wurde, gab es zwar Aufmerksamkeit, aber keine vergleichbare Welle der Solidarität wie bei Fernandes.
    Kollektive Abstumpfung

    Sind es zu viele Fälle? Sind wir kollektiv abgestumpft? Im Dezember 2024 genügte noch eine Dokumentation des investigativen Rechercheformats STRG-F, um eine breite Debatte über Telegram-Vergewaltigungsnetzwerke auszulösen, in denen Männer sich darüber austauschen, wie sie Frauen betäuben, vergewaltigen und mit den Taten prahlen.

    Ein Gerichtsverfahren Anfang 2026 in München gegen ein Netzwerk von Männern, die Vergewaltigungen über Telegram-Chats organisierten und mit ihnen prahlten, wurde öffentlichen dagegen kaum wahrgenommen. Allein in einer Chatgruppe, in denen Männer Frauen als „Autos“ bezeichneten, die sie mit „Öl“ oder „Sprit“ „volltanken“, also mit Medikamenten betäuben wollten, um die „toten Schweine“ (sedierte Frauen) zu vergewaltigen, waren 4.500 Männer. Die Opfer waren Chinesinnen.

    Es fühlt sich an, als hätten wir als Gesellschaft hingenommen: Männer vergewaltigen halt Frauen. Boys will be boys. Nur ist das nicht zu akzeptieren, denn „die Vergewaltigung ist Bürgerkrieg“, wie Virginie Despentes schreibt. „Sie ist die politische Organisation, durch die ein Geschlecht dem anderen erklärt: Ich habe alle Rechte über dich, ich zwinge dich, dich unterlegen, schuldig und entwürdigt zu fühlen.“ Das ist eine Realität, die wir niemals hinnehmen dürfen.

    #viol #justice #médias

  • « Le débat qui oppose « ouverture » et « fermeture » des frontières est de plus en plus déconnecté du réel »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/30/voila-ce-que-pourrait-etre-une-politique-migratoire-mediterraneenne-organise

    « Le débat qui oppose « ouverture » et « fermeture » des frontières est de plus en plus déconnecté du réel »
    Tribune Hakim El Karoui
    Fondateur du Comité d’action pour la Méditerranée
    Après la crise à Ceuta, cet été, l’essayiste Hakim El Karoui note, dans une tribune au « Monde », les incohérences de la politique migratoire en Europe, en s’appuyant sur les données du dernier rapport du Comité d’action pour la Méditerranée, dont il est le fondateur.
    La crise survenue cet été à Ceuta [enclave espagnole située au Maroc], marquée par l’arrivée subite de 72 000 personnes en territoire européen, a ravivé la peur migratoire. Pourtant, le prochain grand tournant de la politique du Vieux Continent en la matière ne sera pas celui que l’on croit. Alors que le débat public porte sur la manière de réduire l’immigration, la principale question qui se posera aux gouvernements européens sera bientôt de savoir comment attirer les travailleurs étrangers, dont leurs économies auront besoin. D’ailleurs, ce basculement a déjà commencé.
    L’Italie en offre sans doute l’illustration la plus spectaculaire. En juin 2022, Giorgia Meloni, à l’époque encore dans l’opposition (elle allait devenir présidente du conseil en octobre), venait soutenir, en Andalousie, la candidate espagnole d’extrême droite de Vox, dénonçant au passage l’« immigration massive » et réclamant des frontières sécurisées. Neuf mois plus tard, à Cutro [en Calabre], après la mort en Méditerranée de 94 personnes, elle justifiait le rétablissement du decreto flussi [décret sur les flux migratoires] par les besoins du « monde productif » italien. Le dispositif devait permettre l’arrivée de 452 000 travailleurs étrangers entre 2023 et 2025, puis de près de 500 000 autres entre 2026 et 2028. Depuis que Mme Meloni est au pouvoir, l’immigration dans la Péninsule a crû de plus de 10 %.
    L’ancien premier ministre hongrois Viktor Orban (de 2010 à 2026) a suivi, avec moins de publicité encore, une trajectoire comparable. Celui qui avait fait de la lutte contre l’immigration l’un des piliers de son pouvoir a largement ouvert son pays aux « travailleurs invités ». Selon Eurostat, le nombre de nouveaux permis de séjour y est passé de 20 751 en 2015 à 87 624 en 2024, soit, rapporté à la population, plus que la moyenne européenne et presque deux fois le niveau français.
    Quant au gouvernement social-démocrate danois, vanté en général par l’extrême droite pour sa « politique migratoire intransigeante et dissuasive », il a délivré en moyenne trois fois plus de permis de séjour que la France en 2024 – 1,43 % de sa population, soit 86 000 nouveaux immigrés (pour une population de 6 millions d’habitants), 50 % de ceux-ci étant issus de pays n’appartenant pas à l’OCDE [Organisation de coopération et de développement économiques]. La seule baisse des flux au Danemark concerne ceux liés à l’asile, qui a été presque supprimé (11 000 réfugiés en 2015, 875 en 2025). Drôle de conception de la social-démocratie !
    On peut se moquer de l’incohérence des dirigeants européens et de leur double discours. Il est plus intéressant de comprendre les raisons de cette politique. Ils font, une fois au pouvoir, ce que leur démographie leur impose. En 2024, le taux de fécondité dans l’Union européenne est tombé à 1,34 enfant par femme. Sans immigration, la population européenne en âge de travailler pourrait diminuer de 20 % d’ici à 2050 (une baisse de 287 millions à 227 millions des 15-64 ans) – avec un recul de 31 % en Italie et de 29 % en Espagne. Les politiques natalistes peuvent atténuer cette tendance, de même que l’augmentation du taux d’activité des femmes et des seniors. La robotisation, quant à elle, supprimera certains besoins de main-d’œuvre. Toutefois, aucune de ces réponses ne suffira.
    Surtout, les pénuries ne touchent plus seulement quelques métiers peu qualifiés, dont on imaginerait facilement l’automatisation. Elles frappent désormais l’ensemble de l’économie. Dans le secteur de la construction, un travailleur sur quatre est étranger en Allemagne et en Espagne ; plus de 15 % des médecins exerçant outre-Rhin et en France ont été formés à l’étranger ; en Italie, 70 % des auxiliaires à domicile sont étrangers. Les besoins concernent également les ingénieurs, les informaticiens, l’hôtellerie, les travailleurs saisonniers et les personnels de santé. La proportion de diplômés parmi les métiers européens en pénurie augmente elle-même. L’immigration de travail n’est donc plus une hypothèse destinée à répondre au vieillissement futur : elle est déjà constitutive du fonctionnement de nos économies.
    De ce point de vue, le débat qui oppose invariablement « ouverture » et « fermeture » des frontières est de plus en plus déconnecté du problème réel. La bonne question n’est pas de décider s’il y aura ou non une immigration de travail (il y en aura), mais plutôt de savoir si elle continuera à se faire dans le désordre ou si nous déciderons enfin de l’organiser, et ce, dans l’intérêt de toutes les parties.
    En effet, une immigration nécessaire n’est pas toujours une immigration réussie. L’Espagne en apporte une démonstration utile. Après la réforme de 2022, le nombre de travailleurs immigrés a progressé dans les secteurs en pénurie, mais plus encore dans ceux où il y avait déjà un surplus de main-d’œuvre. En Italie, la bureaucratie du decreto flussi produit une autre absurdité : en 2025, moins de 8 % des quotas ouverts ont effectivement abouti à l’obtention d’un titre stable. De ce fait, des étrangers sélectionnés pour un emploi stable peuvent se retrouver en situation irrégulière avant même d’avoir pu l’occuper.
    Ceuta, Lampedusa, les naufrages en Méditerranée et les campements improvisés sont les différentes manifestations d’un même échec. Nous avons organisé la fermeture des frontières beaucoup plus sérieusement que les voies permettant de les franchir légalement. Et nous nous étonnons que la mobilité s’organise elle-même, par les passeurs et par le marché noir du travail.
    Il existe pourtant une autre voie, comme le suggère l’Allemagne. Son accord avec l’Inde va au-delà de l’annonce d’un quota d’entrées puisqu’il a pour objectif de construire une filière. Des dispositifs évaluent les qualifications en amont, facilitent la reconnaissance des diplômes et orientent les travailleurs vers les domaines qui recrutent. Environ 90 000 travailleurs indiens arrivent ainsi chaque année en Allemagne. Leur salaire médian est supérieur de 1 200 euros par mois à celui des travailleurs allemands et leur insertion se concentre sur les secteurs en tension. Les demandes d’asile, elles, ont été divisées par deux depuis 2021. C’est ce passage de la migration subie à la mobilité organisée qui devrait inspirer la politique européenne.
    Néanmoins, il faut aller plus loin, car attirer les médecins, les ingénieurs ou les informaticiens dont nous avons besoin peut résoudre un problème européen, et en aggraver un autre de l’autre côté de la Méditerranée. Les pays d’Afrique du Nord connaissent toujours une croissance démographique positive et peinent souvent à offrir un emploi à leur jeunesse diplômée. Ils n’ont pas pour autant intérêt à financer la formation de médecins ou d’ingénieurs immédiatement recrutés à Paris, à Berlin ou à Milan. La fuite des cerveaux représente déjà une perte considérable. Le rapport du Comité d’action pour la Méditerranée, paru le 1er juillet, estime le seul coût annuel de formation des médecins et ingénieurs expatriés entre 172 millions et 214 millions d’euros pour le Maroc, de 420 millions à 510 millions pour l’Algérie, et autour de 325 millions pour la Tunisie. En Egypte, 120 000 des 220 000 médecins enregistrés auprès de l’ordre exerçaient à l’étranger en 2024.
    Une politique qui consisterait simplement à piller les compétences du Sud ne serait ni juste ni durable. Tôt ou tard, les Etats d’origine chercheraient à retenir leurs diplômés, et l’Europe se retrouverait en concurrence avec le Golfe, les Etats-Unis ou le Canada pour attirer une ressource de plus en plus rare. C’est ici que doivent s’exprimer les « solidarités de fait ». Elles consistent à ne plus traiter séparément les besoins européens de main-d’œuvre et les besoins méditerranéens de formation, mais à construire des mécanismes dans lesquels chacun trouve son compte.
    L’Europe souhaite plus de médecins ? Dans ce cas, qu’elle contribue à en former davantage au Sud, pour les systèmes de santé locaux comme pour les siens. Elle manque d’ingénieurs ? Eh bien, qu’elle investisse, de concert avec les universités marocaines, tunisiennes, égyptiennes ou algériennes, dans des filières qui forment plus d’ingénieurs qu’elle n’en recrute. Les pays du Sud veulent des emplois pour leurs diplômés et des moyens accrus pour leurs universités ? La mobilité peut précisément devenir l’un des instruments de leur financement.
    Lorsqu’un joueur de football professionnel change de club, la fédération internationale organise automatiquement une compensation au profit des structures qui l’ont encadré. Pourquoi ne pas imaginer un mécanisme comparable pour le capital humain ? Un « passeport des talents » retracerait le parcours d’un médecin ou d’un ingénieur et, lorsqu’il serait recruté par une entreprise ou un hôpital européen, une contribution alimenterait l’institution qui l’a formé, avec un seul objectif : permettre au pays d’origine de former davantage.
    On peut y ajouter des échanges « dette contre formation ». Si ne serait-ce que 10 % de certaines créances bilatérales détenues par les grands Etats européens étaient converties en investissements éducatifs, le rapport estime que l’on pourrait financer, au Maroc, la formation de 16 000 ingénieurs supplémentaires. Le mécanisme n’a rien d’utopique : l’Egypte pratique depuis longtemps des conversions de dette avec l’Allemagne et l’Italie, dont une partie finance déjà l’éducation et la formation professionnelle.
    Voilà ce que pourrait être une politique migratoire méditerranéenne : non plus négocier quelques visas contre la surveillance d’une frontière, mais organiser ensemble la formation, le recrutement, la circulation et, lorsque cela est possible, le retour des compétences, dans l’intérêt partagé des pays du Nord et des pays du Sud. Cartographier chaque année les pénuries, métier par métier, territoire par territoire ; former en amont ; apprendre la langue du pays d’accueil ; reconnaître les diplômes ; donner aux étudiants étrangers formés en Europe une voie claire vers les métiers en tension ; permettre la mobilité circulaire ; associer entreprises, universités et Etats à son financement : tout cela serait moins spectaculaire qu’un sommet consacré à la « maîtrise des flux », mais beaucoup plus efficace. Ce serait, en outre, une façon élégante et efficace de retirer aux pays du Sud le levier politique consistant à menacer d’une crise migratoire les pays européens qui sont en désaccord avec eux.
    La construction européenne elle-même n’a pas commencé par une déclaration abstraite d’unité. Elle a commencé par la mise en commun du charbon et de l’acier, c’est-à-dire par la mutualisation d’intérêts suffisamment concrets pour produire de l’interdépendance. Le charbon et l’acier d’aujourd’hui pour l’Europe vieillissante, ce sont la jeunesse et la formation. Dans la Méditerranée du XXIe siècle, le capital humain peut être le fondement d’une « CECA [Communauté européenne du charbon et de l’acier] migratoire », où l’investissement commun dans la jeunesse et la formation permettra d’organiser les mobilités, au bénéfice des deux rives. C’est ainsi que l’on remplacera progressivement l’anarchie des migrations par une mobilité organisée, et que Ceuta cessera d’être l’horizon de la relation entre les deux côtés de la Méditerranée.
    Hakim El Karoui est fondateur du Comité d’action pour la Méditerranée et l’auteur du rapport « La Méditerranée par le travail : un partenariat pour l’avenir », paru le 1er juillet.

    #Covid-19#migrant#migration#mediterranee#crisemigratoire#mobilite#politiquemigratoire

  • Millionenschwere Verluste: Hat die Kassenärztliche Vereinigung Berlin sich mit Immobiliengeschäften verzockt?
    https://www.tagesspiegel.de/berlin/berliner-wirtschaft/risikoreiche-immobiliengeschafte-berlins-kassenarzte-erwartet-zweistell

    My doctor is rich ;-)

    28.8.2026 von Simon Schwarz, Susanna Rump - Die Kassenärztliche Vereinigung Berlin hat ihr Geld wegen der Niedrigzinsen teils risikoreich angelegt. Nicht immer mit Erfolg. Den Spekulationsvorwurf weist der Vorstand dennoch zurück.

    Die Kassenärztliche Vereinigung (KV) Berlin erwartet durch spekulative Immobiliengeschäfte Verluste in Millionenhöhe. Das bestätigte der Vorstand dem Tagesspiegel. Die Verluste würden sich „im niedrigen zweistelligen Millionenbereich“ bewegen.

    Damit ergeht es der Körperschaft wie vielen anderen Kassenärztlichen Vereinigungen in Deutschland, die sich mit Immobiliengeschäften verspekuliert haben sollen. Nach Berichten von NDR, WDR und „Süddeutscher Zeitung“ sollen mehr als 20 Krankenkassen und Kassenärztliche Vereinigungen Hunderte Millionen Euro in zwei Immobilienfonds investiert haben.

    Demnach kamen in vielen Fällen die darüber finanzierten Projekte ins Straucheln, woraufhin ein großer Teil des Kapitals verloren sein dürfte. Die Verluste schätzen Fachleute inzwischen auf 400 Millionen Euro – und sie könnten weiter steigen.

    Auch die KV Berlin gibt an, in einen dieser Fonds namens „Verius“ investiert und zudem umstrittene Schuldscheindarlehen vergeben zu haben. Laut dem Magazin „Wirtschaftswoche“ könnten Krankenkassen und Kassenärztliche Vereinigungen mit letztgenannter Anlageform weitere Millionen in Bauprojekten versenkt haben. Die KV soll demnach unter anderem in Projekte in Duisburg und in München investiert haben, die dann ins Stocken gerieten.

    Auf Nachfrage wollte die KV Berlin zu konkreten Investments keine Stellung nehmen.

    Zugleich verweist deren Vorstand Günter Scherer darauf, mit den Investments der KV insgesamt einen deutlichen Gewinn erzielt zu haben: „Wenn wir unsere Kapitalanlagen insgesamt betrachten, haben wir zuletzt einen mittleren zweistelligen Millionenbetrag an Erträgen erwirtschaftet.“
    Unruhe unter den Kassenärzten

    Dem Vorstand dürfte daran gelegen sein, Ruhe in die aufgeheizte Debatte zu bringen. Immerhin sorgen sich die Kassenärzte schon um schwindende Praxiseinnahmen. Wegen der GKV-Sparreform des Bundes werden sie ab kommenden Jahr für viele Leistungen weniger Honorar erhalten. Die Nachricht, Kassenärztliche Vereinigungen könnten sich verzockt haben, kommt damit zur Unzeit.

    Eigentlich hat eine Kassenärztliche Vereinigung wenig mit Finanzgeschäften zu tun. Sie organisiert die ambulante Versorgung für gesetzlich Versicherte und verteilt die Krankenkassenhonorare an niedergelassene Ärzte und Psychotherapeuten. In Berlin führen diese 2,4 Prozent ihres Umsatzes als Verwaltungskostenabzug an die KV ab. Davon finanziert die KV etwa ihre Mitarbeitenden.

    Wenn wir unsere Kapitalanlagen insgesamt betrachten, haben wir zuletzt einen mittleren zweistelligen Millionenbetrag an Erträgen erwirtschaftet. Günter Scherer, Jurist und Vorstandsmitglied der KV Berlin

    Vom Rest bildet sie Rücklagen, die sie wiederum auch am Kapitalmarkt investiert. Das passierte zuletzt häufiger, denn aufgrund der Niedrigzinsen der vergangenen Jahre haben sich risikoarme Anlageformen wie Festgeld und Staatsanleihen kaum gelohnt.

    Als Körperschaft des öffentlichen Rechts sind der KV beim Anlegen jedoch Grenzen gesetzt. So ist es im vierten Sozialgesetzbuch geregelt. Wenn die KV zum Beispiel ein Schuldscheindarlehen an einen Projektentwickler vergeben will, muss das Darlehen ausreichend abgesichert sein, etwa in Form einer Hypothek auf das Grundstück.

    Doch Krankenkassen und KV sollen nach Recherchen der „Wirtschaftswoche“ als Sicherheit oft nicht den Wert des Grundstücks im aktuellen Zustand angenommen haben, sondern den Wert des Gebäudes, wenn es einmal fertiggebaut ist. Scheitert ein Entwickler oder geht er pleite, dürfte dann viel weniger Geld zurückfließen.
    „Wir haben nicht Casino gespielt“

    Auf Nachfrage teilte die KV Berlin mit, jegliche Investitionen seien nach interner und externer Kontrolle auf die sogenannte SGB-IV-Konformität überprüft worden. „Wir haben nicht Casino gespielt“, so Vorstand Günter Scherer.

    Tatsächlich scheint der bei der Senatsgesundheitsverwaltung angesiedelte „Prüfdienst der Sozialversicherung“ diese Einschätzung mindestens zeitweilig geteilt zu haben. Nach Tagesspiegel-Informationen hatte dieser in einem Bericht von 2022 festgehalten, dass sämtliche Hypotheken von Schuldscheindarlehen der KV Berlin auf eine „erstrangige Besicherung“ hingewiesen hätten, eine Absicherung für den Fall, dass Schulden nicht bezahlt werden.

    Ein Sprecher der Gesundheitsverwaltung bestätigte auf Nachfrage allerdings nur, dass der Prüfdienst in den Jahren 2021 und 2022 eine Regelprüfung durchgeführt habe. „Da die Finanzanlagen kein Schwerpunktthema der seinerzeitigen Regelprüfung waren, wurden seitens des Prüfdienstes keine spezifischen Einschätzungen zu den getätigten Anlagen abgegeben.“

    KV beruhigt niedergelassene Ärzte

    „Die zu erwartenden Verluste ärgern uns. Das will ich gar nicht kleinreden“, sagte Scherer. „Nur handelt es sich entgegen mancher Medienberichte nicht um angeblich verzockte Versichertengelder. Sondern es handelt sich um unser eigenes Betriebsvermögen.“

    Die KV habe eine ausreichende Risikovorsorge getroffen und dazu Geld beiseitegelegt. „Kein Arzt in Berlin wird durch die erwarteten Verluste belastet. Die 2,4 Prozent Verwaltungskostenumlage werden dadurch nicht steigen“, sagte Scherer.

    Und selbst wenn die KV alle Verluste in einem Haushaltsjahr abschreiben müsste – wonach es nicht aussehe –, würde dies nicht die Gewinn- und Verlustrechnung belasten. Laut KV weist der bislang noch nicht veröffentlichte Jahresabschluss 2024 einen Überschuss aus.

    #médecins #iatrocratie #finance #spéculation

  • « Ça devient orchestré » : le lobbying des laboratoires pour peser sur la Haute autorité de santé
    https://reporterre.net/Ca-devient-orchestre-le-lobbying-des-labos-pour-peser-sur-la-Haute-autor

    Pour la première fois, le président de la Haute autorité de santé a dénoncé publiquement les pressions grandissantes de l’#industrie_pharmaceutique dans l’évaluation des #médicaments. Les patients servent même parfois de relais aux laboratoires.

    Se plaindre directement auprès du président de la République, tenter de débaucher un expert indépendant, financer des associations de patients désespérés… Tous les moyens sont bons pour peser sur les décisions stratégiques de la Haute autorité de santé (#HAS).

    Les scientifiques de la plus haute instance de santé en France rendent de précieux avis sur l’efficacité des médicaments. Ils sont déterminants pour que l’État décide ensuite de les rembourser ou non, à quel taux, et se base dessus pour négocier leurs prix avec les laboratoires… Qui ont donc tout intérêt à obtenir de bonnes notes de la part de la HAS.

    • https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/attal-applaudi-melenchon-fache-et-le-pen-a-cote-ce-qu-il-faut-retenir

      Sept candidats ont participé au premier débat de campagne organisé par le Medef à Roland-Garros. Et tous n’ont pas réussi l’exercice.

      Belle litote pour nous signifier que le principe salvateur incontournable pour l’avenir de ce pays était de s’attirer les bonnes grâces du #MEDEF ...

      C’est le cas du candidat LFI, venu pour dire « leurs quatre vérités aux patrons ». Jean-Luc Mélenchon n’a guère semblé à chercher à convaincre un public qui lui est majoritairement hostile. Bien au contraire. Interrogé sur « les réformes concrètes » à mettre en place pour faciliter la réindustrialisation, l’Insoumis en chef a assumé un désaccord total avec les entrepreneurs en estimant que la France faisait partie des « 15 % de pays où c’est le plus facile de faire des affaires. » Mais c’est sur la question des salaires que la discussion s’est nettement grippée entre l’ancien parlementaire et ses interlocuteurs. « Il faut les augmenter, il faut augmenter le SMIC », a-t-il exhorté, déclenchant immédiatement un rire général dans l’assemblée. « Si vous n’augmentez pas les salaires, vous n’en rigolerez pas longtemps, parce que vous aurez la récession. (...) Vous rirez jaune, si vous ne partagez pas davantage », a-t-il tonné. Sans s’attirer davantage de sympathie pour la suite.

  • Robin Andersen, Chris Hedges – Documenting the U.S. Media’s Complicity in the Genocide of Gaza

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12682828

    https://www.youtube.com/watch?v=xIrIhjl6_Js


    2026-08-27 — 45 min.

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    https://braveneweurope.com/geopolitics/robin-andersen-chris-hedges-documenting-the-u-s-medias-complicity-in — 2026-08-27

    Robin Anderson, the author of “The Complicit Lens,” documents how the Western media in the United States and Europe amplifies Israeli lies about the genocide in Gaza and discredits the reporting by our Palestinian colleagues, especially in #Gaza. This complicity includes repeating Israeli fabrications that routinely blame Palestinian resistance groups for attacks on their own hospitals, schools, and universities. It includes allowing Israel to smear Palestinian journalists as members of Hamas. It includes giving credibility to Israeli fabrications about beheaded babies, babies cooked in ovens, secret command tunnels under Palestinian hospitals and schools, Palestinian journalists who direct rocket attacks on Israel, and the supposed widespread sexual assault against Israelis by Palestinians on October 7th.

    [...]

  • Causerie populaire à la Louvière (Belgique)- OCL
    http://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4765

    Parce que l’exploitation ne connaît pas de frontière, à l’invitation de nos camarades belges, nous vous proposons de nous retrouver à partir de 15 heures, le samedi 16 septembre 2026, à La Louvière. Nous y échangerons et débattrons de la réalité du travail aujourd’hui, mais aussi des (…) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • Airbus : Une grève exemplaire en Espagne !- Communistes libertaires - CGT
    http://www.communisteslibertairescgt.org/Airbus-Une-greve-exemplaire-en-Espagne.html

    Nous reprenons ci dessous un article tiré du bulletin CGT Airbus Marignane de juillet : La grève à Airbus Espagne a démarré le 1er juillet dans le plus gros site espagnol, à Getafe. Ce site regroupe environ 9 000 travailleurs. Jeudi 16 juillet, 4 000 grévistes déterminés, avec pancartes et (…) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • Festival LuNa : bientôt la 2e édition !- Info Libertaire
    https://www.infolibertaire.net/festival-luna-bientot-la-2e-edition

    Luttes environnementales et Naturalisme au Cinéma, c’est ce que propose pour la deuxième fois le Festival LuNa, du 9 au 14 septembre à Dijon, Vénarey-les-Laumes et Clamecy, et toujours entièrement à prix libre. Après une première édition en septembre 2025 qui... Lire la suite @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • Journal collectif des détenus dans les centres fermés de Merksplas et Bruges- Info Libertaire
    https://www.infolibertaire.net/journal-collectif-des-detenus-dans-les-centres-fermes-de-merksplas-e

    Depuis différents centres fermés, des détenus s’organisent pour relayer collectivement des messages qu’ils appellent à diffuser le plus possible ! MERKSPLAS : Ce 19/08/2026, une personne détenue faisait passer ce message : “Aujourd’hui les gens enfermés au centre fermé de... Lire la suite @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • Répression syndicale : Bodet, l’heure de la solidarité a sonné !- Alternative Libertaire
    https://www.unioncommunistelibertaire.org/?Repression-syndicale-Bodet-l-heure-de-la-solidarite-a-so

    Depuis plusieurs mois, Flo, délégué syndical SUD Industrie, est la cible d’attaques de la part de la direction de son entreprise, Bodet Time & Sport, basée à Trémentines (49). Il faut croire que ne pas avoir la langue dans sa poche et faire son boulot de représentant du personnel, çà irrite les (…) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo