• Holocene ocean-atmosphere coupling and Mediterranean sensitivity to Atlantic circulation: Lessons from the Late Bronze Age collapse | Science Advances
    https://www.science.org/doi/10.1126/sciadv.aed5439

    Climate variability has profoundly influenced societies in the semiarid Eastern Mediterranean. Proxy records indicate progressive mid-Holocene drying culminating in severe droughts ∼1250 BCE, coincident with the Late Bronze Age collapse (1300 to 900 BCE). Using the EC-Earth3-Tr8K transient Holocene simulation, we reconstruct regional hydroclimate evolution and its underlying mechanisms. The model reproduces a gradual orbitally driven aridification, spatially heterogeneous across the region, with persistent drying in the Levant but enhanced effective moisture in parts of the Balkans and Anatolia due to cooling-induced evapotranspiration decline. Superimposed on this long-term trend are extreme drought events, which arise from the alignment of Atlantic internal variability across centennial to millennial timescales, amplifying drying on an already arid background state. These results provide model-based evidence of how evolving amplitude and phase structure of Atlantic internal variability reshaped Eastern Mediterranean hydroclimate through the mid-to-late Holocene. We demonstrate that oceanic variability can manifest as abrupt regional crises when ecological and societal thresholds are crossed.

    #Climat #Méditerranée #Atlantique

  • Méditerranée : de moins en moins de migrants d’Afrique de l’Ouest arrivent en Italie via la Méditerranée - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71980/mediterranee--de-moins-en-moins-de-migrants-dafrique-de-louest-arriven

    Méditerranée : de moins en moins de migrants d’Afrique de l’Ouest arrivent en Italie via la Méditerranée
    Par Charlotte Boitiaux Publié le : 19/06/2026
    Selon les chiffres du ministère italien de l’Intérieur, les migrants originaires du Mali, de Côte d’Ivoire ou de Guinée représentent moins de 10% des arrivées totales en Italie depuis le début de l’année. À l’inverse, les Bangladais et les Somaliens sont les premières nationalités à fouler le sol italien après la traversée irrégulière de la Méditerranée.
    Entre le 1er janvier et le 18 juin 2026, un peu plus de 13 000 migrants sont arrivés irrégulièrement en Italie, selon les chiffres du ministère italien de l’Intérieur. Parmi eux, peu de ressortissants d’Afrique de l’Ouest : 299 sont Maliens, 214 sont Ivoiriens, 174 sont Guinéens. Loin derrière les Bangladais (3 900 arrivées), les Somaliens (1 400) ou encore les Pakistanais (1 150). Sur un total de 13 000 personnes, ils sont moins de 10% à venir d’Afrique de l’Ouest.
    Et cette tendance n’est pas nouvelle. De moins en moins d’Africains de l’Ouest se rendent en Italie par voie maritime ces dernières années. Toujours selon le ministère italien, ils étaient ainsi 5 000 Maliens à débarquer dans le pays en 2023 puis 1 000 en 2025. On comptait aussi 18 000 Guinéens arrivés en Italie en 2023 contre 3 500 en 2024.
    Les Ivoiriens aussi étaient nombreux à entreprendre la traversée irrégulière ces dernières années avant que leur nombre baisse drastiquement : 5 900 en 2022, 16 000 en 2023 puis quelques centaines en 2024.
    Pourquoi une telle chute des arrivés en Italie de ces ressortissants africains de l’Ouest ? Déjà, précisons que ces chiffres accompagnent une baisse générale des arrivées dans la péninsule ces derniers temps. Si 157 000 exilés avaient débarqué sur le sol italien en 2023, ils n’étaient plus que 66 000 en 2025, soit une chute de presque 60%. En cause : les nombreux accords passés avec les pays de départs, notamment la Tunisie et la Libye - dont les côtes sont situées à moins de 400 km de Lampedusa - pour enrayer les traversées irrégulières de la Méditerranée.
    À l’été 2023, Tunis et Rome ont scellé une alliance visant notamment à empêcher les personnes d’atteindre l’Europe. Un partenariat similaire avait aussi été signé entre l’Union européenne (UE) et la Libye en 2017. Depuis cette date, les gardes-côtes libyens sont chargés des interceptions de canots au large de leurs côtes en route vers les côtes européennes.
    Mais ces accords politiques ne sont pas les seules raisons expliquant la chute des arrivées des Africains de l’Ouest en Italie. Les politiques anti-migrants menées en Tunisie et en Libye ont également poussé les migrants à changer leurs plans, voire à abandonner leur projet de traversée.
    Depuis 2023, la politique migratoire tunisienne rend infernal le quotidien des Subsahariens dans le pays. Le gouvernement tunisien interdit notamment aux sans-papiers de travailler pour les empêcher de financer leur traversée de la Méditerranée. Dans la réalité, ces mesures ont fait sombrer les Subsahariens dans une extrême précarité. De plus, les maltraitances sont légion dans le pays : des milliers de Noirs sont traqués et raflés dans les rues tunisiennes, principalement dans la région de Sfax (centre-est), et envoyés dans le désert près des frontières libyenne ou algérienne. Ces arrestations arbitraires, suivies d’expulsions collectives, illégales au regard du droit international, n’ont jamais cessé. Résultat : de nombreux subsahariens ont renoncé à leur rêve d’Europe et sont rentrés dans leur pays d’origine.
    En Libye, les migrants aussi vivent un « enfer » - notamment quand ils sont interceptés en mer et envoyés dans les geôles libyennes. Le pays est miné par des divisions et la présence d’une multitude de groupes armés et de réseaux de trafiquants en tout genre. Les migrants sont régulièrement détenus de façon arbitraire dans les prisons, parfois clandestines, où ils sont soumis à toutes sortes de violences : coups et brimades, travail forcé, exploitation sexuelle, torture filmée puis envoyée aux familles pour extorquer de l’argent en échange de la libération de leur proche... Au fil des années, InfoMigrants a collecté de nombreux témoignages d’exilés décrivant ces exactions. Nombreux sont donc les exilés qui évitent aujourd’hui « la route libyenne » - prévenus par leurs proches passés par le pays avant eux.
    Et ceux qui sont toujours présent dans le pays tentent de le fuir. Depuis le lancement en 2015 du programme d’aide au « retour volontaire » de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 100 000 migrants en Libye ont regagné leur pays en Afrique - et en Asie.Avec le temps, de plus en plus d’Africains de l’Ouest n’ayant pas abandonné leur rêve d’Europe, ont choisi d’emprunter une autre route : celle des Canaries, en passant par L’Atlantique. Elle présente un double avantage : elle est proche de leur pays d’origine et réputée moins surveillée.Pour l’archipel espagnol, à 700 km de là, ce fut une surprise. Entre 2019 et 2024, les arrivées de migrants ont explosé. Si les Canaries enregistraient 2 600 arrivées en 2019, ce chiffre a grimpé à 46 000 en 2024 - les arrivants étant principalement des exilés en provenance d’Afrique de l’Ouest.
    Là encore, la route des Canaries s’est ensuite tarie. Les chiffres des arrivées ont chuté, conséquence directe d’accords conclus avec le Sénégal, la Mauritanie ou encore le Maroc par l’Union européenne - et l’Espagne.Ces nouveaux obstacles ont forcé les migrants à prendre - à nouveau - de nouvelles routes migratoires : celle des Baléares en l’occurrence. « [Ces accords ont] incité les migrants à se diriger vers l’Algérie, où la surveillance [des côtes] est absente et où, de plus, le trajet est plus court que celui vers les Canaries : ils peuvent être ici en quinze heures et rejoindre l’Union européenne depuis l’Afrique », explique la professeure Margalida Capellà, directrice de l’Observatoire des migrations de l’université des îles Baléares (UIB) et professeure de droit international. En 2025, près de 7 400 personnes sont arrivées sur ce territoire espagnol, contre 5 900 en 2024. Soit une hausse de 24,5%. Les Africains de l’Ouest essaieraient-ils aussi de passer en Europe via l’enclave espagnole de Ceuta ? Difficile de l’affirmer. En tous cas, les arrivées dans ce territoire espagnol situé sur le continent africain ont bondi de 45% en 2025. Et en 2026, la tendance se confirme avec une hausse de 215% - 2 493 personnes sont arrivées à Ceuta entre le 1er janvier et le 15 juin, contre 791 à la même période de 2025.

    #Covid-19#migration#migrant#sante#italie#UE#afriquedelouest#routemigratoire#mediterranee

  • Trenta tonnellate di cocaina: il più grande carico di sempre era diretto al Mediterraneo
    https://irpimedia.irpi.eu/nave-arconian-sequestro-cocaina-mafia-turca

    Una nuova alleanza criminale fra mafia turca e #Narcos olandesi ha a disposizione un’intera flotta di navi da cargo, e ha messo a punto una nuova rotta dai Caraibi all’Europa, passando dal Sierra Leone L’articolo Trenta tonnellate di cocaina: il più grande carico di sempre era diretto al Mediterraneo proviene da IrpiMedia.

    #Mafie #Mondo #Narcotraffico #Paesi_Bassi #Turchia
    https://irpimedia.irpi.eu/public/uploads/2035/07/video-nave-plutus-lancio-cocaina.mp4

  • Plus d’une centaine de migrants secourus en Méditerranée - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71725/plus-dune-centaine-de-migrants-secourus-en-mediterranee

    Au moins 105 migrants ont été secourus au cours de deux opérations de sauvetage menées par des ONG, mercredi 3 juin. Les deux embarcations étaient parties de Libye. Les personnes secourues étaient originaires d’Erythrée, du Soudan ou encore du Bangladesh.
    C’est au cours de deux opérations menées en mer Méditerranée que les 105 exilés ont été secourus mercredi. La première a été menée aux premières heures du jour par l’ONG Open Arms. Cinquante-huit personnes originaires d’Érythrée, du Soudan, de Somalie, d’Égypte et du Bangladesh ont été secourues par l’ONG. Parmi elles figuraient 24 mineurs non accompagnés.
    Les exilés étaient en difficulté à bord d’une embarcation partie il y a plus de 24 heures des côtes libyennes.Selon ANSA, le sauvetage a eu lieu dans la zone de recherche et de sauvetage (SAR) maltaise, et Open Arms a, selon l’organisation, signalé l’incident aux autorités compétentes. Mais n’ayant reçu aucune instruction des autorités maltaises, l’ONG est désormais en contact avec les autorités italiennes et attend la désignation d’un port sûr où les personnes pourront débarquer.Plus tard dans l’après-midi, c’est l’équipe de l’Humanity 1 qui a porté secours à 47 personnes dans un bateau pneumatique. « Lorsque notre navire de secours a atteint la scène, l’un des flotteurs se dégonflait déjà : le bateau risquait de couler avec à son bord 15 bébés, enfants et adolescents », a détaillé l’ONG sur X.Les membres de l’équipage ont dû faire face à une opération de sauvetage compliquée. « C’était angoissant de voir un bateau en détresse, avec un flotteur dégonflé et un moteur en panne, sur une embarcation aussi petite transportant autant de personnes. La présence de tant d’enfants et de bébés à bord rendait la situation encore plus accablante : il y avait beaucoup de cris et de pleurs, même si c’était aussi un bon signe, car cela montrait qu’ils n’étaient pas inconscients ou pire encore », a témoigné Sophie, membre de l’ONG.
    Les opérations de sauvetage sont aussi rendues plus difficiles par la législation européenne. Début 2026, l’Italie a approuvé un projet de loi sur un « blocus maritime » des ONG en mer. Depuis 2023, elle dispose aussi d’une loi pour encadrer les activités des ONG en mer. Cette dernière vise à limiter le nombre de personnes ramenées à terre en restreignant le nombre d’opérations de sauvetage que peuvent mener les organisations humanitaires en Méditerranée. Si les règles ne sont pas respectées, l’Italie peut immobilier les navires d’ONG.
    C’est pour cela que l’ONG Sea-Watch a annoncé ce jeudi la mise en service d’un nouveau navire, l’Aurora 2. « Cette initiative fait suite aux saisies répétées de navires de sauvetage civils par les autorités italiennes », explique l’ONG dans un communiqué. Et d’ajouter : « Sea-Watch pourra rester opérationnelle même lorsqu’un de ses navires est immobilisé. Pendant qu’un navire est bloqué au port, l’autre sera disponible pour mener des missions de sauvetage ».
    Depuis le début de l’année, plus de 1 200 migrants sont morts en Méditerranée en tentant de rejoindre les côtes européennes. Canots surchargés et en mauvais état, distances de traversée rallongées, politique d’interceptions en mer, entraves aux activités des navires de sauvetage... sont autant de facteurs permettant d’expliquer cette hausse des morts en Méditerranée.Les accords conclus ces dernières années entre l’Union européenne et les pays de départ, tels que le Maroc, la Tunisie ou la Libye, pour stopper les canots de migrants, sont aussi régulièrement pointés du doigt. « Les autorités européennes ont créé des forces d’interception de l’autre côté de la rive [méditerranéenne] », expliquait le mois dernier Arnaud Banos, directeur de recherches au CNRS, spécialiste des migrations maritimes, interrogé par InfoMigrants. « Les Tunisiens et les Libyens ne sont pas des marins, ils ne font pas de sauvetage. Or, toute interception en mer comporte des risques. Il est impossible de mener une interception sans avoir recours à la force. (…) Beaucoup d’interceptions entraînent des décès, dont nous n’avons pas toujours connaissance », estimait le chercheur.

    #Covid-19#migration#migrant#mediterranee#sante#humanitaire#routemigratoire#tunisie#libye#maroc

  • Espagne : un peu plus de 350 migrants interceptés en trois jours aux Baléares - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71644/espagne--un-peu-plus-de-350-migrants-interceptes-en-trois-jours-aux-ba

    Espagne : un peu plus de 350 migrants interceptés en trois jours aux Baléares
    Par La rédaction Publié le : 01/06/2026
    En trois jours, de vendredi à dimanche, 358 migrants ont été interceptés en mer Méditerranée, à proximité des Baléares espagnoles. La majorité des passagers étaient originaires d’Afrique du Nord. Du vendredi 29 au dimanche 31 mai, 358 migrants sont arrivés aux îles Baléares, en Espagne via la mer Méditerranée, ont indiqué les autorités locales. La majorité des passagers étaient originaires d’Afrique du Nord, mais plusieurs autres venus d’Afrique subsaharienne ont également été identifiés. Chronologiquement, vendredi, 91 personnes ont été localisées dans les eaux des îles Baléares sur six bateaux. Le lendemain, un canot avec cinq personnes à été secouru à 5h40 du matin. Une heure plus tard, les services maritimes et de secours ont localisé 31 autres migrants d’origine subsaharienne non loin de l’île de Cabrera. À 7h30 et 9h30 respectivement, deux nouveaux bateaux transportant au total 30 migrants, soit 15 dans chaque bateau, ont été aperçus au large des côtes de Formentera. Puis, les secours maritimes ont secouru 24 personnes à bord d’un bateau situé à neuf milles au sud de l’île de Cabrera. Dimanche, 177 migrants ont aussi été pris en charge notamment sur les îles de Cabrera, Majorque, Ibiza et Formentera, selon les autorités.
    Selon les données compilées par l’agence de presse espagnole EFE à partir des informations fournies par la délégation gouvernementale des Baléares et le ministère de l’Intérieur, 1 943 migrants sont arrivés aux Baléares depuis le début de l’année à bord de 101 bateaux. Sur l’ensemble de l’année 2025, le chiffre aussi était élevé : 7 321 personnes étaient arrivées aux îles Baléares à bord de 401 embarcations en provenance d’Algérie, soit une augmentation de 24,5 % par rapport à 2024, selon le ministère de l’Intérieur.
    La route des Baléares, depuis les côtes algériennes vers les îles espagnoles, n’est pas nouvelle mais elle s’est considérablement développée ces derniers mois. Elle reste hautement dangereuse. « Il existe un risque élevé de perdre le cap et de se retrouver dans les zones les plus hostiles de la mer Méditerranée », précise l’association espagnole Caminando Fronteras. Aux Baléares, l’été dernier, la présence de migrants dormant dehors aux alentours de la gare maritime a été un électrochoc pour de nombreux citoyens pour qui la situation migratoire s’est imposée dans le quotidien. Avant, la grande majorité des migrants venaient d’Algérie. Désormais, de plus en plus de Subsahariens prennent place dans les embarcations. En 2023, 73 % des personnes arrivant aux Baléares étaient d’origine maghrébine. En 2025, ce pourcentage est descendu à 30 % alors que celui des personnes venant d’autres pays africains a atteint 70 %.
    Selon l’ONG, 1 037 personnes parties d’Algérie vers les Baléares ont perdu la vie en 2025. Elles étaient moitié moins en 2024

    #Covid-19#migration#migrant#espagne#baleares#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mediterranee

  • Secours porté aux migrants : les ONG entravées par les autorités italiennes
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/20/secours-porte-aux-migrants-les-ong-entravees-par-les-autorites-italiennes_66

    Secours porté aux migrants : les ONG entravées par les autorités italiennes
    Par Allan Kaval (Lampedusa [Italie], envoyé spécial)
    Reportage« Migrants en Méditerranée, la mécanique du silence » (3/4). Depuis l’entrée en fonctions de la présidente du conseil italien, Giorgia Meloni, en 2022, les organisations de secours aux migrants ont de plus en plus de difficultés à intervenir. En Italie, un arsenal juridique les contraint. Près des côtes africaines, l’un de leurs équipages a essuyé les tirs de gardes-côtes libyens en août 2025.
    Un voilier vient d’arriver au port de Lampedusa, le Nadir. Ceux qui aperçoivent les cinq lettres sur la coque peuvent y lire une référence à un prénom arabe signifiant « celui qui avertit », ou bien un terme astronomique désignant la position du Soleil à minuit. Soit le point le plus bas où l’on puisse se trouver, l’opposé du zénith. Il fait nuit et le navire vient d’accoster sous la statue de la Madonna di Porto Salvo, la « Vierge du port sûr ». Sainte patronne de Lampedusa, elle domine la rade depuis une éminence partagée avec le quartier général des gardes-côtes. Depuis le début des années 2010, Lampedusa, petite île italienne située à une latitude plus basse que Tunis, est devenue le point d’arrivée de dizaines de milliers d’exilés. Ceux-ci se sont élancés des côtes de Libye ou de Tunisie.
    Le Nadir a accosté. Affrété par l’organisation non gouvernementale (ONG) hambourgeoise ResQship, il rentre d’une mission de sauvetage. Dix-sept enfants, 10 femmes, 65 hommes vont débarquer. Ils sont originaires de Libye, de Palestine, du Soudan, de Somalie, du Pakistan, du Bangladesh, du Nigeria, d’Ethiopie, du Soudan du Sud, d’Egypte et d’Erythrée. En cette soirée de la fin du mois d’avril, après des jours de voyage en mer, partis des environs de Tripoli, ils touchent enfin terre. Quarante-sept d’entre eux ont été sauvés alors qu’ils étaient bloqués sur une plateforme pétrolière abandonnée. Sur le quai se trouvent des employés de l’Organisation internationale pour les migrations, du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, des agents de Frontex, l’agence européenne de gardes-frontières, ainsi que des soignants chargés de contrôles sommaires.
    Les femmes et les enfants sont tenus à part. Après avoir accueilli de nouveaux arrivants en leur adressant un joyeux « salam aleikum », une religieuse belge, tout sourire, tente de réconforter une petite fille dans les bras de sa mère en agitant une peluche. Pour que le père puisse monter dans l’ambulance qui conduira les siens vers le centre de détention de l’île, elle insiste auprès de l’officier de police en civil actuellement en mission sur l’île. Celui-ci, fort en gueule, porte la veste kaki d’une unité militaire et a un cigare allumé aux lèvres. Il crie en direction des hommes déjà débarqués : « Sit down ! Sit down ! Move ! », (« Asseyez-vous ! Asseyez-vous ! Bougez ! »), en claquant parfois des mains.
    Un autre policier, jeune trentenaire en civil, bodybuildé, les oreilles percées de deux anneaux, arpente la scène d’un air sévère. La veille, dans un restaurant du centre, il s’était agacé quand quelqu’un, sur un piano, avait maladroitement joué les notes de Bella Ciao, un chant antifasciste. Un groupe d’hommes en uniforme approche. Sortis de leurs véhicules, ils forment un cordon lâche entre les rescapés – assis sur le sol et à qui certains s’adressent de manière courtoise – et ceux qui, selon le chef, n’ont rien à faire dans la « zone opérationnelle ». Cela comprend les journalistes, à qui l’on intime de ne pas photographier. Aucune base légale n’est invoquée pour justifier cette interdiction. Les bribes d’histoire des arrivants, leurs visages, le tracé des routes empruntées et les épreuves subies, que les rescapés auraient pu dévoiler à travers leur fatigue, ne seront pas vus ou entendus pour le moment. Pas au-delà de la pièce où leur interrogatoire prochain aura lieu. L’équipage du Nadir reste en retrait. Ce voilier de 18 mètres de longueur fait partie de la flotte de 14 bateaux affrétés par des ONG de sauvetage en Méditerranée centrale. Seuls quatre d’entre eux maintiennent une activité régulière, entravée de manière toujours plus sévère depuis l’arrivée au pouvoir de la présidente du conseil italien, Giorgia Meloni, en 2022.
    Après avoir été désignées comme des « facteurs d’attraction » – une allégation que Frontex a fini par reconnaître comme infondée –, les ONG sont désormais accusées de ne pas se coordonner avec les autorités de Tunis et de Tripoli. Car les ports libyens et tunisiens ne sont pas sûrs en raison des exactions commises dans ces deux pays envers les migrants : tortures en vue d’extorsion, esclavage et exploitation sexuelle en Libye ; discours racistes officiels, violences et cas de déplacements forcés mortels dans le désert en Tunisie.
    Le Nadir rentre justement de la zone dévolue aux gardes-côtes libyens, mise en place avec le soutien des Européens en 2018, date qui marque la fin de la coopération un temps fructueuse entre les autorités italiennes et les ONG. Dans ce quadrilatère maritime, leurs équipages ont de plus en plus de mal à opérer. Un tournant a été franchi avec l’attaque à l’arme à feu menée par les forces libyennes, depuis une vedette donnée par l’Italie, contre l’Ocean-Viking, bateau de SOS Méditerranée, en août 2025.
    Faisant face à de tels risques au sud, les ONG sont visées, au nord, par un arsenal juridique efficace mis en place par le gouvernement Meloni. Comme dans plusieurs dizaines de cas, le Nadir a été immobilisé par les autorités à Lampedusa en juin 2025. Elles accusent l’ONG – ce qu’elle conteste – de ne pas avoir prévenu Tunis et Tripoli au cours d’une opération ayant permis le sauvetage de 112 personnes. Depuis 2023, les ONG ont l’obligation de se rendre dans des ports assignés parfois loin au nord. Le 12 avril 2025, avec 17 enfants à bord parmi 71 rescapés, le Life Support, de l’ONG Emergency, a ainsi dû se rendre à un millier de kilomètres de Lampedusa, soit trois jours de navigation supplémentaires, dans le port de La Spezia, dans le nord de l’Italie.
    Il est aussi interdit aux ONG de procéder à plusieurs sauvetages en une même mission. Un projet de législation en cours d’examen pourrait leur refuser l’accès à tous les ports italiens. « Les coûts liés à la politique du gouvernement interviennent dans un contexte de baisse massive des moyens humanitaires. Les missions en Méditerranée sont en péril », déplore Sophie Beau, cofondatrice de SOS Méditerranée. Les ONG estiment cependant assurer le maintien d’une présence civile dans une zone de moins en moins lisible. De fait, entre naufrages fantômes, opacité des accords avec les pays de transit, interceptions potentiellement contraires à la Convention de Genève de 1951 et accusations de crimes contre l’humanité, la Méditerranée devient plus opaque, et la frontière qui la traverse, plus qu’une limite nette, se transforme en une zone grise.
    Aux nouvelles législations voulues par le gouvernement Meloni, les ONG répliquent devant les tribunaux. Quand la justice leur donne raison, l’exécutif de droite radicale y trouve des arguments pour attaquer les juges « rouges », un discours développé lors de la campagne du référendum perdu sur la réforme de la magistrature. Giorgia Meloni a aussi mené une coalition de pays visant à affaiblir, sur le dossier migratoire, la Cour européenne des droits de l’homme. Les politiques migratoires restrictives font partie du programme sur lequel sa majorité a gagné les élections en 2022. De son point de vue, les contre-pouvoirs ne doivent pas les entraver.
    « Sur ce dossier, l’exécutif se présente comme la seule source de légitimité, jugeant de fait l’action des juges comme indésirable, ce qui est porteur de conséquences bien plus vastes pour la démocratie », estime la juriste Vitalba Azzollini, spécialiste des questions migratoires. C’est dans ce contexte qu’en 2025 a éclaté une affaire liée à l’utilisation des services de la compagnie israélienne Paragon Solutions pour espionner les téléphones de l’activiste Luca Casarini, proche du pape François, et du prêtre Mattia Ferrari, engagé pour les droits des migrants. Des journalistes ont aussi été espionnés, notamment au sein de la publication en ligne Fanpage.
    En surplomb du quai où débarquent encore les rescapés du Nadir, et au pied de la statue de la Madonna di Porto Salvo, un groupe de trentenaires observe la scène. L’un explique la mécanique complexe des zones de sauvetage. Une autre s’avance, indignée : « C’est un voyage organisé pour les migrants ! » Ils sont employés par la Croix-Rouge et refusent catégoriquement toute question. Soumis au secret, comme les soignants qui embarquent sur les bateaux des gardes-côtes italiens, ils évoluent dans une île sillonnée par des véhicules de police dont les dimensions semblent démesurées par rapport aux petits immeubles du bourg.
    Dans les rues en damier de cet ancien poste colonial perdu aux confins des continents, des employés de la Croix-Rouge, qui gèrent le centre de détention, peuvent croiser des activistes antifrontières portant des vêtements aux couleurs de la Palestine. Des touristes venus du Nord, déjà en tenue de plage, se trouvent attablés à la terrasse du café favori des policiers de passage. Les travailleurs du port voient circuler des traducteurs ou « médiateurs culturels » officiels, originaires du Moyen-Orient ou d’Afrique de l’Ouest. Eux non plus ne peuvent parler librement. Les activistes et les volontaires des ONG ont, pour leur part, quelques raisons de se croire sous surveillance. Toujours, le soupçon pèse sur les échanges, qui finissent par avoir lieu malgré tout.
    Mais, le soir venu, certains représentants de ces divers mondes – fixés sur l’île en raison de sa position au débouché d’une longue route migratoire, dont les sources mouvantes leur restent souvent inconnues – peuvent se croiser dans les mêmes bars du centre. L’un d’entre eux sert des burgers et des bières artisanales. A cinq minutes en scooter se trouve le centre de détention où les 17 enfants, 10 femmes, 65 hommes arrachés à la mer ont été emmenés, la plupart à bord de minibus aux fauteuils recouverts de films plastiques. La logistique mise en place par la Croix-Rouge prévoit un séjour dans le « hotspot » de Lampedusa inférieur à quarante-huit heures, avant un départ matinal, par ferry, vers la terre ferme. Pour la grande majorité des résidents comme des touristes, leur passage sera resté invisible et silencieux, sans voix ni visages

    #Covid-19#migration#migrant#UE#mediterranee#humanitaire#italie#hotspot#sante#droit#routemigratoire

  • Morts en Méditerranée : un phénomène qui persiste dans la plus grande indifférence
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/18/morts-en-mediterranee-un-phenomene-qui-persiste-dans-la-plus-grande-indiffer

    Morts en Méditerranée : un phénomène qui persiste dans la plus grande indifférence
    Par Allan Kaval (Lampedusa, envoyé spécial)
    Le premier trimestre 2026 a été l’un des plus meurtriers depuis 2014 pour les migrants partis de Tunisie et de Libye en direction de l’Europe, avec 765 morts recensées par l’Organisation internationale pour les migrations. Le dispositif européen dans la zone est désormais davantage destiné à contenir le déplacement des personnes qu’à sauver des vies.
    A la jumelle, une forme minuscule apparaît, presque à la verticale sous l’avion, 1 000 pieds plus bas, dans la Méditerranée. Le petit bimoteur la dépasse, puis pivote sur son axe et décrit bientôt, en s’approchant de la surface de l’eau, une spirale dont cette apparition flottant dans le bleu étale serait le centre de gravité. Mais avant de descendre à 500 pieds, l’évidence, glaçante, est déjà là. « OK, c’est le corps d’un homme », lâche Lucrezia Frabetti, 31 ans, infirmière et employée italienne de l’organisation non gouvernementale de secours en mer SOS Méditerranée, qui fait voler cet avion baptisé Albatross.
    Le bimoteur continue de tourner autour du cadavre, flottant quelque part entre la Libye et l’île italienne de Lampedusa, poussée calcaire de la plaque africaine et fragment lointain de l’Europe depuis sa colonisation par les Bourbons de Naples, au XIXe siècle. Lucrezia Frabetti et son pilote suisse, Fabio Zgraggen, 40 ans, qui gagne sa vie comme instructeur de parapente et rentre à peine de Patagonie où il faisait le guide, ne peuvent désormais que se taire. Le zoom de l’appareil avec lequel l’infirmière a documenté cette mort au visage invisible révèle qu’étaient posés, sur son dos et sur sa jambe droite, deux oiseaux marins, passagers éphémères de sa dérive.
    Dans la cabine, on se recueille un moment pour un anonyme, un homme qui compte parmi les dizaines de milliers de personnes, venues majoritairement d’Afrique subsaharienne et d’Asie du Sud, à avoir perdu la vie en tentant de traverser la Méditerranée depuis la Libye ou la Tunisie au cours de la décennie écoulée. Depuis 2014, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a recensé 26 734 morts sur cette route. Le bilan d’une guerre, sachant que l’agence onusienne insiste sur le caractère très restrictif de cette estimation. Le véritable nombre de vies effacées ne sera jamais connu.
    En 2014, alors dans l’opposition, Giorgia Meloni appelait à couler les bateaux employés par les migrants. Cheffe du gouvernement italien depuis 2022, la présidente du conseil de droite radicale, représentante d’une famille politique issue du fascisme, a mis les questions migratoires au cœur de son programme intérieur et diplomatique, et s’est félicitée, en avril, devant le Parlement, de la diminution du nombre de personnes migrantes ayant abordé les côtes italiennes. Le chiffre des arrivées est passé de 157 651 en 2023 à 66 316 en 2025, d’après le ministère de l’intérieur italien, notamment du fait d’accords opaques avec le gouvernement tunisien et des dirigeants libyens, connus de part et d’autre pour leur responsabilité dans de graves exactions contre les migrants. Le gouvernement ne tient par ailleurs aucun compte, dans le bilan de ses politiques migratoires, de la persistante présence de la mort en Méditerranée centrale, une présence à laquelle le débat public est devenu largement indifférent.
    C’est donc dans le silence des autorités et de l’opinion qu’en 2026, des cadavres continuent de s’échouer ponctuellement sur les côtes italiennes. Au cours du mois de février, 15 corps ont ainsi été rejetés sur les rivages tyrrhéniens de Calabre, à Trapani et à Marsala, en Sicile, ainsi que sur la petite île volcanique de Pantelleria, prisée des touristes fortunés. En janvier, une vingtaine de corps avaient été retrouvés en Libye et en Italie, l’ONG Save the Children ayant par ailleurs déclaré que des sœurs jumelles âgées de 1 an avaient disparu au large avant le sauvetage des survivants de l’embarcation où se trouvait leur mère. Les apparitions de corps anonymes sur les plages sont parfois la trace de « naufrages fantômes », dont l’ampleur n’est évaluée que de manière parcellaire.
    Rien que pour les trois premiers mois de l’année 2026, 765 morts ont été recensées par l’OIM sur cette route. Un chiffre forcément en deçà du nombre réel, selon l’agence, qui a déclaré que les premiers mois de 2026 avaient été parmi les plus meurtriers depuis 2014, notamment du fait du cyclone Harry, qui s’est abattu sur la Méditerranée centrale fin janvier avec une intensité exceptionnelle, liée aux effets du réchauffement climatique. La législature qui a porté Giorgia Meloni au pouvoir a aussi été marquée par le naufrage survenu à proximité de Cutro, en Calabre, en 2023, provoquant la mort d’au moins 94 personnes, dont 34 enfants. Les passagers du bateau, un voilier de plaisance parti de Turquie, étaient près de 200, majoritairement afghans. Un procès est en cours à Crotone depuis le mois de janvier, les autorités étant accusées de négligence ayant provoqué la mort.
    De loin en loin, les navires des ONG de sauvetage en mer, déployés pour faire face à cette situation de mort de masse, mais visés par les politiques hostiles du gouvernement italien, continuent de relever la présence de corps flottants et, contrairement aux autorités qui patrouillent dans la zone, en rendent compte. Faute de pouvoir les recueillir. « Les morts sont devenus un aspect oublié de la politique migratoire que mène le gouvernement italien avec ses partenaires », explique Lam Magok, activiste originaire du Soudan du Sud, auprès de Refugees in Libya, une association transnationale de défense des droits des personnes migrantes organisée par des exilés. Il est impossible de déterminer le nombre d’absents cherchés en vain par des proches qui resteront sans réponse et sans deuil.
    L’Albatross continue de tourner autour de l’anonyme. Personne ne viendra chercher son corps, qui restera sans sépulture. L’homme est mort vêtu d’un pantalon clair, d’un blouson sombre recouvrant maintenant l’arrière de son crâne. Son visage est tourné vers le fond de la mer, où tant de restes humains reposent, abandonnés après le passage des poissons. Après des semaines de mauvais temps, ce matin-là, les bateaux de pêche sont d’ailleurs nombreux. « Il arrive que les cadavres soient entourés d’une pellicule flottante de fluides adipeux qui suinte dans l’eau de mer après quelque temps dans l’eau. Parfois, des tortues marines tournent autour », raconte, visiblement affecté, Fabio Zgraggen, engagé dans l’observation aérienne au-dessus de cette zone depuis 2013 avec son organisation l’Humanitarian Pilots Initiative.
    A l’époque, la marine militaire italienne menait l’opération « Mare nostrum », une mission de sauvetage qui a permis de secourir près de 150 000 personnes, débarquées en Italie. Elle avait notamment été mise en œuvre après un naufrage en 2013, au large de Lampedusa, d’une embarcation où se trouvaient des réfugiés érythréens et somaliens, au cours duquel 368 personnes avaient perdu la vie. « C’était un autre monde. L’opinion était mobilisée. Les ONG et les autorités coopéraient pour sauver des vies », se souvient le pilote, qui garde un œil à l’horizon, à la recherche de tout signe pouvant révéler la présence d’une embarcation en détresse.
    La clôture de « Mare nostrum » en 2014 a marqué l’abandon de la logique du « plus jamais ça » qui avait brièvement prévalu. Les missions ultérieures et le dispositif européen en Méditerranée centrale auraient désormais pour but non de sauver des personnes, mais de contenir leur déplacement. Elles sont désormais menées de concert avec la Tunisie de l’autocrate Kaïs Saïed et avec des dirigeants libyens liés aux milieux miliciens et criminels qui dominent le pays, des acteurs avec lesquels Giorgia Meloni a intensifié ses rapports avec la bénédiction de Bruxelles. Malgré la persistance des morts en mer, la question n’est plus perçue comme une crise, mais comme un phénomène ordinaire qui n’appellerait aucune réaction ni mission de secours pouvant conduire au transfert d’exilés, fuyant l’Afrique du Nord vers le continent européen. Interrogée sur la question, une source diplomatique européenne a répondu qu’elle n’avait « aucune réponse à donner » au sujet des « migrants ».
    La mer est vide tout autour du mort. L’Albatross décrit un dernier tour au-dessus du cadavre et le laisse dans son sillage pour filer vers les côtes libyennes, où une embarcation transportant des migrants pourrait être en difficulté. L’objectif serait d’alerter certains des bateaux de sauvetage en mer des ONG présentes dans la zone pour qu’ils puissent les secourir. Au voisinage de Malte, totalement démissionnaire en matière d’opérations de secours, on entend sur la radio du bimoteur de SOS Méditerranée les échanges entre la tour de contrôle de l’aéroport de La Valette et des pilotes de la compagnie low cost Ryanair en approche, le ventre chargé de touristes venus trouver le soleil du Sud. Quant à l’homme mort en mer, son corps restera abandonné aux flots, bien que sa position ait été communiquée. Reste de lui une photographie prise par Lucrezia Frabetti. Publiée sur le compte X de SOS Méditerranée, elle aura été vue, au 30 avril, par 4 287 utilisateurs

    #Covid-19#migration#migrant#mediterranee#sante#mortalite#migrationirreguliere#routemigratoire#humanitaire

  • Mer Méditerranée : l’Ocean Viking porte secours à 131 migrants, dont une personne décédée - InfoMigrants
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    Mer Méditerranée : l’Ocean Viking porte secours à 131 migrants, dont une personne décédée
    Par La rédaction Publié le : 13/05/2026
    Le navire de sauvetage de SOS Méditerranée a porté assistance à 131 migrants lors de deux opérations de sauvetage au large des côtes libyennes, mardi et mercredi. Dans une des embarcations se trouvait une personne « inconsciente », selon l’ONG qui n’est pas parvenue à la réanimer. Ces derniers jours, deux autres ONG ont secouru plus de 200 exilés en détresse dans la même zone maritime.
    L’Ocean Viking a secouru mercredi 13 mai 56 migrants d’une « embarcation surchargée en fibre de verre, en détresse dans la zone de recherche et de sauvetage (SAR zone) libyenne », a indiqué sur le réseau social X SOS Méditerranée, qui affrète le navire humanitaire.
    « Une des personnes secourues était inconsciente et ne respirait pas », a ajouté l’ONG. Malgré une prise en charge rapide, l’équipe médicale n’est pas parvenue à la réanimer. Selon les témoignages de survivants, la personne décédée aurait subi des violences en Libye et « aurait perdu connaissance plusieurs heures avant le sauvetage ».
    D’autres rescapés souffraient par ailleurs d’hypothermie.
    La veille, mardi, l’Ocean Viking avait déjà porté assistance à 75 exilés après avoir été alerté du cas de ce canot en difficultés en mer par le Seabird, l’avion de repérage de l’ONG allemande Sea-Watch.
    « Après avoir passé cinq jours et quatre nuits en mer, beaucoup souffrent de déshydratation », avait précisé SOS Méditerranée après le sauvetage.
    Au cours de la même période, le Sea Watch 5 de l’ONG éponyme, a également pris en charge 166 exilés lors de trois opérations de sauvetage. La dernière, celle de lundi, a été émaillée de violences.
    Alors que le navire humanitaire venait de secourir 90 personnes en mer Méditerranée, Sea-Watch affirme avoir été visée par des tirs de la part de gardes-côtes libyens. « Par radio, la milice a ordonné au Sea Watch 5 de mettre le cap sur la Libye. Lorsque l’équipage a refusé, les assaillants ont menacé d’aborder le navire », détaille Sea-Watch qui dit avoir réagi en envoyant un message de détresse et en informant les autorités italiennes et allemandes de la situation. L’équipage explique avoir ensuite été poursuivi par plusieurs bateaux libyens. Ce week-end aussi, une autre ONG a sillonné la Méditerranée centrale. Samedi et dimanche, le Sea-Eye 5 a porté secourt à 72 personnes lors de deux opérations au large des côtes libyennes. « Plusieurs rescapés ont nécessité des soins médicaux et une évacuation par hélicoptère a été demandée pour une femme enceinte », rapporte Sea-Eye.
    Depuis le début de l’année, plus de 1 200 migrants sont morts en Méditerranée en tentant de rejoindre les côtes européennes. Un chiffre jamais enregistré aussi tôt dans l’année depuis les premiers recensements de l’Organisation internationale des migrations (OIM) en 2014. Canots surchargés et en mauvais état, distances de traversée rallongées, politique d’interceptions en mer, entraves aux activités des navires de sauvetage... sont autant de facteurs permettant d’expliquer cette hausse des morts en Méditerranée.
    Les accords conclus ces dernières années entre l’Union européenne et les pays de départ, tels que le Maroc, la Tunisie ou la Libye, pour stopper les canots de migrants, sont aussi régulièrement pointés du doigt. « Les autorités européennes ont créé des forces d’interception de l’autre côté de la rive [méditerranéenne] », expliquait le mois dernier Arnaud Banos, directeur de recherches au CNRS, spécialiste des migrations maritimes, interrogé par InfoMigrants. « Les Tunisiens et les Libyens ne sont pas des marins, ils ne font pas de sauvetage. Or, toute interception en mer comporte des risques. Il est impossible de mener une interception sans avoir recours à la force. (…) Beaucoup d’interceptions entraînent des décès, dont nous n’avons pas toujours connaissance », estimait le chercheur

    #Covid-19#migration#migrant#routemigratoire#mediterranee#libye#SAR#humanitaire#migrationirreguliere#sante

  • Méditerranée : un navire humanitaire dénonce des tirs et des menaces des forces libyennes dans les eaux internationales
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/13/mediterranee-un-navire-humanitaire-denonce-des-tirs-et-des-menaces-des-force

    Méditerranée : un navire humanitaire dénonce des tirs et des menaces des forces libyennes dans les eaux internationales
    Mardi, un bateau de l’ONG Sea-Watch a été visé par des tirs provenant de Lybie alors qu’il venait en aide à 90 personnes fuyant ce pays d’Afrique. Les embarcations libyennes impliquées ont été fournies à Tripoli par l’Union européenne et l’Italie.
    Par Allan Kaval (Rome, correspondant)
    Publié hier à 06h09, modifié hier à 15h16
    Mardi 12 mai, le navire de sauvetage en mer de l’Organisation non gouvernementale allemande (ONG) Sea-Watch faisait route vers l’Italie, quand celle-ci a subi une nouvelle action violente de la part d’éléments des gardes-côtes libyens, soutenus par Bruxelles. Après des tirs à proximité du vaisseau, qui venait d’embarquer 90 personnes fuyant la Libye pour tenter de rejoindre l’Europe, les forces libyennes ont menacé de l’arraisonner, d’après les témoignages des humanitaires, afin de ramener de force en Libye l’équipage et les rescapés, dont des ressortissants du Bangladesh et d’Egypte. Le navire se trouvait alors dans les eaux internationales.
    Les bateaux impliqués dans l’incident ont été fournis aux forces libyennes par l’Union européenne (UE) et l’Italie. Rome a investi massivement dans sa relation avec les pouvoirs en place en Libye pour retenir sur le continent africain les migrants susceptibles de vouloir trouver refuge en Europe, via l’Italie.Si la Commission européenne a déclaré, mardi, qu’elle prendrait langue avec ses « interlocuteurs » au sujet de l’incident rapporté, l’attaque de lundi n’a cependant fait l’objet d’aucun commentaire à Rome, où se trouvait, jeudi 7 mai, le premier ministre du gouvernement de Tripoli, Abdel Hamid Dbeibah. Au-delà de la question migratoire, la Libye est un partenaire important en matière de fourniture d’hydrocarbures, dans le contexte énergétique imposé par la guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran.
    Ces derniers mois – parmi les plus meurtriers depuis 2014 dans la zone, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) –, une nette montée en puissance des gardes-côtes libyens a été observée. Leur mission consiste à intercepter les embarcations mises à la mer par des passeurs et à en arrêter les occupants.
    Les migrants sont ramenés dans la zone de non-droit qu’ils ont quittée au péril de leur vie et qui reste dominée par des milices et la criminalité organisée. Ils y sont victimes d’abus systématiques, notamment des actes de torture, d’extorsion, et s’exposent au risque d’être exploités sexuellement ou réduits en esclavage. Ces violations, abondamment documentées depuis le début des années 2010, se poursuivent alors que les relations entre l’UE, l’Italie et les autorités libyennes s’intensifient.
    « Nous avons entendu des tirs sans sommation, à une vingtaine de mètres de nous, depuis un hors-bord arrivé à grande vitesse. D’abord, un coup, puis une rafale d’arme automatique… Il était un peu après 11 heures », explique Eliora Henzler, cheffe de mission à bord du Sea-Watch 5. Le bateau fait désormais route vers Brindisi, dans le sud de l’Italie, à trois jours de navigation.L’arsenal de mesures mises en œuvre par le gouvernement dominé par la droite radicale de Giorgia Meloni pour entraver l’action des ONG de sauvetage en mer consiste à assigner à leurs navires des ports éloignés des zones de sauvetage. Cette procédure pèse sur leurs finances en raison du coût du carburant et limite leur présence au large de la Libye, offrant toute latitude aux forces libyennes.
    « A la radio, les Libyens nous ont intimé de couper le moteur et de mettre le cap sur Tripoli, où, nous ont-ils dit, nous allions être jugés », raconte Eliora Henzler, qui explique également que l’équipage a pu être conseillé par les autorités allemandes. L’attaque a aussi été signalée aux autorités italiennes. Après les tirs, les ordres donnés et les menaces d’abordage – lancées alors que la confrontation avait lieu en dehors des eaux territoriales libyennes –, les deux vaisseaux se sont retirés.
    Des images enregistrées par l’équipage ont permis de déterminer la provenance d’un bateau utilisé par les forces libyennes. Comme l’a démontré le journaliste spécialisé de Radio Radicale, Sergio Scandura, qui assure une veille de référence sur la Méditerranée centrale, l’incident implique un hors-bord de fabrication italienne, sorti des chantiers sardes Novamarine. Rome et l’UE ont fourni, en décembre, quatre navires de ce modèle à l’administration générale pour la sécurité côtière, une organisation basée dans l’ouest de la Libye qui compte parmi les divers groupes chargés d’intercepter les embarcations de migrants grâce au soutien matériel européen.
    En août 2025, un ancien navire de la douane italienne, livré aux Libyens, avait été utilisé par des hommes armés pour attaquer l’Ocean-Viking, navire de l’ONG de sauvetage française SOS Méditerranée. Le bateau avait été ciblé par des tirs directs, ce qui a conduit à des poursuites judiciaires en France et en Italie. A la même période, le Sea-Watch 5 avait déjà essuyé des tirs d’hommes armés libyens se trouvant à bord d’un autre navire de classe Corrubia fourni par l’Italie.
    Dès le 4 mai, Berlin a annoncé qu’il faisait passer le niveau d’alerte à 2 sur une échelle de 3 à l’intention des navires battant pavillon allemand, dans la zone bordant les eaux libyennes. Interrogé sur la position italienne concernant les menaces et les tirs subis lundi par un navire humanitaire européen, visé par des acteurs soutenus par Rome et Bruxelles, le ministère des affaires étrangères italien a renvoyé vers la présidence du Conseil, qui a elle-même renvoyé vers le ministère des affaires étrangères et le ministère de l’intérieur. « Nous ne commentons pas », a répondu ce dernier.

    #Covid-19#migration#migrant#mediterranee#humanitaire#sante#droit#libye#italie

  • Dans l’est de la Libye, 17 corps et 7 survivants retrouvés par le Croissant rouge dans une embarcation - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71163/dans-lest-de-la-libye-17-corps-et-7-survivants-retrouves-par-le-croiss

    Dans l’est de la Libye, 17 corps et 7 survivants retrouvés par le Croissant rouge dans une embarcation
    Par La rédaction Publié le : 30/04/2026
    Le Croissant rouge libyen a annoncé mercredi que 17 corps de migrants avaient été retrouvés dans une embarcation en détresse au large de l’est de la Libye, au terme de huit jours de recherche. Sept survivants ont par ailleurs pu être secourus. C’est un nouveau drame au large des côtes de l’est de la Libye. Mercredi 29 avril, le Croissant rouge libyen a indiqué avoir retrouvé les corps de 17 personnes dans une embarcation en détresse. L’organisation humanitaire a précisé dans un communiqué que cette macabre découverte avait eu lieu au terme de huit jours de recherche. Par ailleurs, sept survivants ont également pu être secourus. Le Croissant rouge n’a pas donné de détails sur l’identité ou la nationalité de ces personnes mais a dit avoir fourni une assistance humanitaire aux rescapés « dans le cadre du projet de partenariat avec le Haut-Commissariat pour les réfugiés », laissant entendre qu’il s’agissait de migrants. « Par la suite, les équipes de secours et de transfert des dépouilles du Croissant-Rouge de Tobrouk, accompagnées des forces navales, des gardes-côtes et de la sécurité côtière relevant du commandement général, se sont mobilisées pour soutenir le bateau en pleine mer, dans une opération qui a duré plus de huit heures de travail continu dans des conditions difficiles », a-t-il ajouté.
    Cette opération fait suite à plusieurs autres similaires ces derniers jours. Lundi 27 avril, le procureur général de Libye a annoncé que 38 personnes avaient perdu la vie dans le naufrage d’une embarcation partie de la ville de Tobrouk, dans l’est de la Libye. Les victimes étaient de nationalités égyptienne, éthiopienne et soudanaise.
    Selon le Croissant rouge libyen de Tobrouk, interrogé par InfoMigrants, le naufrage évoqué est celui de l’embarcation partie de Libye le 15 avril dernier avec 42 personnes à son bord. Depuis le 18 avril, le Croissant rouge a retrouvé 16 corps de migrants près de Tobrouk et quatre survivants en mer. En début de semaine, l’organisation estimait encore à 32 le nombre de disparus. L’annonce du procureur permet de déterminer que ces personnes sont, elles aussi, mortes dans le naufrage. Selon le communiqué du procureur, de vastes investigations ont été lancées dans la région de Tobrouk pour identifier les membres du réseau à l’origine de cette tentative de traversée de la Méditerranée sur un bateau vétuste et inadapté à une telle navigation. « Les autorités ont également saisi 300 000 dinars libyens qui seraient le produit de ces activités criminelles, et ont mis au jour des flux financiers illicites transitant par des structures financières non agréées », a rapporté, de son côté, le média en ligne Middle East Monitor.
    Depuis 2011 et la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye est devenue un pays de transit pour des milliers de migrants subsahariens qui cherchent à fuir la violence et la pauvreté dans leur pays, et à trouver une vie meilleure en Europe. Aujourd’hui, plusieurs routes migratoires partent de Libye vers l’Europe. À l’ouest, depuis la région de Tripoli, les embarcations tentent de rejoindre l’île italienne de Lampedusa. Tandis qu’à l’est, depuis la région de Tobrouk, les migrants cherchent à atteindre les îles du sud de la Grèce : Gavdos ou la Crète. En 2025, trois fois plus de migrants sont arrivés en Crète par cette route qu’en 2024.
    Le sort des migrants qui survivent à la traversée mais ne parviennent pas à atteindre leur but est dramatique. Depuis le début de l’année 2026, plus de 4 200 personnes ont été interceptées en mer et ramenées de force en Libye, selon les chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). En 2025, plus de 26 000 migrants avaient été arrêtés en Méditerranée centrale par les forces libyennes et renvoyés dans le pays, selon les chiffres de l’OIM. Un nombre en constante augmentation : ils étaient plus de 21 000 en 2024, et 17 000 en 2023.
    Pour les personnes ramenées dans le pays, le calvaire se poursuit car, en Libye, les migrants sont détenus de façon arbitraire dans des prisons, parfois clandestines, où ils sont soumis à toutes sortes de violences : coups et brimades, travail forcé, exploitation sexuelle...
    Dans un récent rapport, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme a souligné que les migrants, dont des mineurs, continuaient d’être victimes de « violations systématiques et généralisées des droits humains » en Libye.

    #Covid-19#migration#migrant#libye#mediterranee#tobrouk#mortalite#routemigratoire#migrationirreguliere

  • Le visionscarto du jour :

    Agriculture et biodiversité dans les Balkans occidentaux : cartographier pour discuter

    https://www.visionscarto.net/balkans-agriculture-et-biodiversite

    par Orianne Crouteix

    Agronome et géographe, Orianne Crouteix a eu la très bonne idée de nous confier cette belle contribution qui montre comment on peut utiliser les cartes comme base pour discuter des futurs possibles, avec ces exemples agricoles et paysagers dans les Balkans occidentaux. Avec au passage une petite interrogation de représentation cartographique d’une certaine frontière ...

    #agricolture #biodiversité #langages #Europe_méridionale #Méditerranée #Balkans #cartographie #changement_climatique

  • Plus de 70 migrants portés disparus après un naufrage en mer Méditerranée - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70749/plus-de-70-migrants-portes-disparus-apres-un-naufrage-en-mer-mediterra

    Plus de 70 migrants portés disparus après un naufrage en mer Méditerranée
    Par La rédaction Publié le : 07/04/2026
    Plus de 70 personnes sont portées disparues après le naufrage d’une embarcation de migrants en Méditerranée centrale samedi. Trente-deux exilés ont été secourus par des navires marchands présents à proximité et deux corps ont été récupérés. Les survivants ont débarqué sur l’île italienne de Lampedusa.
    Une embarcation en bois surchargée de migrants s’est retournée samedi 4 avril au large de la Libye, ont indiqué sur X les ONG Mediterranea Saving Humans et Sea-Watch. Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux par Sea-Watch et tournée depuis son avion de surveillance Sea-Bird 2 montre des hommes s’agrippant à la coque du bateau chaviré, à la dérive en pleine mer, et des personnes dans l’eau.
    Trente-deux exilés ont été secourus par deux navires marchands présents dans la zone et deux corps ont été récupérés. Ils ont débarqué dimanche matin sur l’île italienne de Lampedusa.Le canot était parti samedi après-midi de Tajoura, dans le nord de la Libye, avec à son bord environ 105 femmes, hommes et enfants. Ainsi, au moins 71 personnes sont portées disparues dans le naufrage de cette embarcation."Nous partageons la douleur des survivants, de leurs familles et de leurs proches. Ce dernier naufrage n’est pas un tragique accident, mais bien la conséquence des politiques des gouvernements européens qui refusent d’ouvrir des voies d’accès sûres et légales", a écrit Mediterranea Saving Humans.
    Ce nouveau drame intervient quelques jours seulement après une autre tragédie en Méditerranée centrale. Dans la nuit de mardi 31 mars à mercredi 1er avril, 19 corps de migrants ont été retrouvés dans un canot près des côtes italiennes.L’embarcation avait été repérée à la dérive par un avion de reconnaissance italien, mais aucun navire des gardes-côtes libyens ni de navire civil ne se trouvait dans la zone pour intervenir. Il a alors été décidé d’envoyer un navire des gardes-côtes italiens depuis Lampedusa. Cinquante-huit survivants avaient pu être secourus.
    Selon le porte-parole des gardes-côtes, Roberto D’Arrigo, certains migrants pourraient avoir péri durant leur traversée vers Lampedusa, dans des conditions météorologiques particulièrement difficiles, avec des vagues atteignant sept mètres (23 pieds) de haut."Ce ne sont pas des tragédies isolées, mais un schéma de violence aux frontières conçu pour tuer", a accusé dimanche sur X Sea-Watch, en référence à ces deux derniers naufrages.Lampedusa est un point d’arrivée clé pour les migrants traversant la mer Méditerranée depuis l’Afrique du Nord, nombreux étant ceux qui perdent la vie au cours de ce voyage dangereux."La mer Méditerranée est devenue l’axe migratoire le plus meurtrier au monde", déplore au micro de RFI Sophie Beau, directrice générale de SOS Méditerranée, qui avec son navire Ocean Viking porte secours à des embarcations en détresse dans cette zone maritime.
    Depuis janvier en effet, le nombre de décès a explosé en Méditerranée. Entre le 1er janvier et le 31 mars 2026, 831 migrants ont péri en tentant de rejoindre les côtes européennes, contre 415 à la même période de 2025. Un record pour cette période de l’année depuis les premiers relevés de l’Organisation internationale des migrations (OIM) en 2014.Et ce chiffre pourrait être bien plus élevé. De nombreuses embarcations disparaissent en mer sans laisser de traces, ce qu’on appelle des « naufrages invisibles ». Cela a notamment été le cas mi-janvier, lors de la tempête Harry, qui a balayé le bassin méditerranéen et les côtes italiennes et a généré des vagues allant jusqu’à 16 mètres de haut et des rafales de vent atteignant plus de 54 nœuds.
    L’OIM estime que huit bateaux avec 380 personnes à bord ont fait naufrage à cette période en Méditerranée centrale. Les ONG Mediterranea Saving Humans et Refugees in Libya dénombrent, elles, près de 30 embarcations parties de Tunisie. Au total selon les humanitaires, un millier d’exilés ont péri pendant la tempête Harry.

    #Covid-19#migration#migrant#mediterranee#italie#migrationirreguliere#routemigratoire#mortalite#sante

  • « La mer Méditerranée est devenue l’axe migratoire le plus meurtrier au monde », selon l’ONG SOS Méditerranée - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70748/la-mer-mediterranee-est-devenue-laxe-migratoire-le-plus-meurtrier-au-m

    « La mer Méditerranée est devenue l’axe migratoire le plus meurtrier au monde », selon l’ONG SOS Méditerranée
    Par RFI Publié le : 07/04/2026
    Plus de 70 personnes sont portées disparues après le naufrage d’une embarcation en Méditerranée samedi. Deux corps ont été repêchés tandis qu’une trentaine de survivants, en état de choc, ont été ramenés à Lampedusa, en Italie. Pour en parler, Sophie Beau, directrice générale de SOS Méditerranée France, ONG qui porte secours aux migrants en mer, était l’invitée d’Afrique Mid

    #Covid-19#migrant#migration#mediterranee#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite

  • Naufrage en Méditerranée : plus de 70 personnes sont mortes ou portées disparues
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/05/naufrage-en-mediterranee-plus-de-70-personnes-sont-mortes-ou-portees-disparu

    Naufrage en Méditerranée : plus de 70 personnes sont mortes ou portées disparues
    Le Monde avec AFP
    Plus de 70 personnes sont portées disparues en Méditerranée centrale, dimanche 5 avril, à la suite du naufrage d’une embarcation de migrants qui a fait au moins deux morts, ont annoncé les ONG Mediterranea Saving Humans et Sea-Watch. Trente-deux personnes ont pour l’instant été secourues. L’embarcation « en bois » était partie samedi après-midi de Libye avec à son bord 105 femmes, hommes et enfants, selon Mediterranea Saving Humans. « Tragique naufrage de Pâques. Trente-deux survivants, deux corps repêchés, plus de 70 personnes portées disparues », a écrit l’ONG sur X.
    Elle a précisé que le bateau avait chaviré dans une zone de recherche et de sauvetage contrôlée par les autorités libyennes. Selon Sea-Watch, les survivants ont été secourus par deux navires marchands et débarqués, dimanche matin, sur l’île italienne de Lampedusa.
    Une vidéo, publiée sur X par l’ONG et visiblement tournée de l’avion de surveillance Sea-Bird 2, montre des hommes s’agrippant à la coque du bateau chaviré, à la dérive en pleine mer, puis approché par un navire marchand. « Nous partageons la douleur des survivants, de leurs familles et de leurs proches. Ce dernier naufrage n’est pas un tragique accident, mais bien la conséquence des politiques des gouvernements européens qui refusent d’ouvrir des voies d’accès sûres et légales », a écrit Mediterranea Saving Humans.
    Lampedusa est un point d’arrivée important pour les migrants traversant la Méditerranée à partir de l’Afrique du Nord. Nombreux sont ceux qui périssent en tentant cette traversée périlleuse.
    Depuis le début de l’année 2026, 683 migrants sont morts ou ont été portés disparus en Méditerranée centrale, selon l’Organisation internationale pour les migrations. D’après le ministère de l’intérieur italien, 6 175 personnes sont arrivées sur les côtes italiennes au cours de la même période, selon les derniers chiffres datant du 3 avril.

    #Covid-19#migration#migrant#lampedusa#italie#mediterranee#routemigratoire#sante#mortalite#migrationirreguliere

  • Tunisie : 19 corps de migrants récupérés en mer Méditerranée, une vingtaine de disparus - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70695/tunisie--19-corps-de-migrants-recuperes-en-mer-mediterranee-une-vingta

    Tunisie : 19 corps de migrants récupérés en mer Méditerranée, une vingtaine de disparus
    Par Leslie Carretero Publié le : 01/04/2026
    Un naufrage au large de la Tunisie a causé la mort d’au moins 19 migrants le week-end dernier. Seize personnes ont pu être secourues par les gardes-côtes tunisiens, mais une vingtaine d’exilés sont portés disparus. Cette année, le nombre de décès en Méditerranée, sur la route vers l’Europe, a explosé.Samedi 28 mars, une embarcation chargée d’environ 60 migrants a coulé seulement quelques minutes après son départ de Sfax, une ville portuaire du centre-est de la Tunisie, a appris InfoMigrants. Ce jour-là, les conditions météorologiques en mer s’avéraient très mauvaises en raison d’une tempête.
    Les autorités tunisiennes, alertées par Alarm Phone, la plateforme d’aide aux migrants en mer, « sont parvenues à secourir 16 migrants irréguliers et à repêcher 19 corps, tous de nationalités d’Afrique subsaharienne, à 11 milles du port de Sfax [environ 17 km, ndlr] », indique à InfoMigrants Houcem Jebabli, porte-parole de la Garde nationale.Une vingtaine de personnes à bord de ce même canot sont portées disparues, selon Alarm Phone.À l’été 2023, l’Union européenne (UE) a signé un accord avec la Tunisie, qui prévoit que Tunis empêche les migrants de prendre la mer pour rejoindre Lampedusa, distante de 130 km. En échange, l’UE s’est engagée à verser 260 millions d’euros d’aides à la Tunisie, destinés à équiper et former les gardes-côtes à l’interception des embarcations de migrants mais aussi à soutenir le développement économique et l’emploi dans le pays. À la suite de cet accord conclu entre la Tunisie et l’UE, les arrivées de migrants ont chuté d’environ 60 % en un an.
    En 2024, sous l’impulsion de l’Italie, la Tunisie a aussi créé sa SAR zone (zone de recherche et de sauvetage). Jusqu’à présent, la Tunisie ne disposait pas de sa propre zone de recherche et de sauvetage en mer. Lorsque des canots d’exilés quittaient les côtes de Sfax et s’éloignaient des eaux territoriales de la Tunisie, ils se retrouvaient dans des eaux internationales, sous responsabilité libyenne ou maltaise le plus souvent. La création de cette nouvelle SAR zone a pour but de « sauver davantage de vies », selon Tunis, et aussi d’intercepter davantage de migrants qui tentent la traversée depuis Sfax pour rejoindre Lampedusa. Mais depuis deux ans, les ONG accusent régulièrement les Tunisiens de ne jamais prendre les appels de détresse.
    Et cette année, le nombre de morts en Méditerranée explose. Entre le 1er janvier et le 31 mars 2026, 831 migrants ont péri en tentant de rejoindre l’Europe, contre 415 à la même période de 2025. Un record pour cette période de l’année depuis les premiers relevés de l’Organisation internationale des migrations (OIM) en 2014.Mais ce chiffre pourrait être bien plus élevé. Lors de la tempête Harry qui a balayé le bassin méditerranéen et les côtes italiennes du 19 au 21 janvier dernier, plusieurs embarcations ont disparu en mer. Les ONG Mediterranea Saving Humans (MSH) et Refugees in Libya ont dénombré près de 30 canots partis de Tunisie durant cette période. Au total selon les humanitaires, un millier d’exilés ont péri pendant cette tempête - l’OIM avait quant à elle estimé que huit bateaux avec 380 personnes à bord, avaient fait naufrage à cette période en Méditerranée centrale.
    « Plus on met la pression pour empêcher les départs, plus on crée des conditions idéales pour les passeurs. Ils peuvent imposer des départs hasardeux, voire désastreux aux migrants », qui n’hésitent plus à partir y compris par mauvais temps en hiver, avait expliqué début mars à l’AFP Arnaud Banos, chercheur au CNRS, spécialiste des migrations maritimes.Les accords, notamment de l’Italie avec la Tunisie et la Libye afin qu’ils retiennent les migrants en transit vers l’Europe, ont également conduit les filières de passeurs à s’éloigner des villes de départ habituelles, de Tripoli vers Misrata en Libye, ou remonter vers le nord de la Tunisie à Bizerte pour rejoindre la Sardaigne, selon le chercheur. « Les traversées s’allongent, sont très exposées au vent avec des courants très forts. Les passages sont certes moins contrôlés, mais les embarcations aussi moins visibles des secours », avait ajouté Arnaud Banos

    #Covid-19#migrant#migration#tunisie#mediterranee#routemigratoire#sante#mortalite#migrationirreguliere#libye

  • Italie : 19 migrants retrouvés morts dans un canot au large de Lampedusa - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70689/italie--19-migrants-retrouves-morts-dans-un-canot-au-large-de-lampedus

    Italie : 19 migrants retrouvés morts dans un canot au large de Lampedusa
    Par La rédaction Publié le : 01/04/2026
    Dix-neuf corps de migrants ont été retrouvés dans la nuit de mardi à mercredi dans un canot à une centaine de kilomètres de Lampedusa. Sept personnes, dont deux jeunes enfants, ont pu être secourues par les gardes-côtes italiens, et pris en charge sur l’île italienne.
    Nouvelle découverte macabre au large de l’île italienne de Lampedusa. Dans la nuit de mardi 31 mars à mercredi 1er avril, 19 corps de migrants ont été retrouvés dans un canot près des côtes italiennes.
    Vers 3 heures du matin, une opération de sauvetage est menée par les gardes-côtes italiens à environ 85 milles (135 km) de l’île, entre l’Italie et la Libye, selon l’agence de presse Ansa. La vedette des gardes-côtes a secouru sept personnes, dont deux jeunes enfants, et a récupéré les 19 cadavres dans la zone de recherche et de sauvetage libyenne (SAR zone).Les sept rescapés, dont deux jeunes enfants, souffraient d’"hypothermie et d’intoxication aux fumées d’hydocarbures" et sont soignées, a indiqué à l’AFP le maire de Lampedusa, Filippo Mannino. « Tous [les autres] seraient morts d’hypothermie », a écrit l’agence, qui fait état de vents violents, de pluie et de températures de 10 degrés Celsius dans la zone.Lampedusa est un point d’arrivée clé pour les migrants traversant la mer Méditerranée depuis l’Afrique du Nord, nombreux étant ceux qui perdent la vie au cours de ce voyage dangereux.Le week-end dernier, un autre drame s’est déroulé dans cette zone maritime. Un canot d’environ 60 migrants subsahariens a coulé seulement quelques minutes après son départ de Sfax, une ville du centre-est de la Tunisie connue pour être un lieu de départ des exilés vers l’île italienne de Lampedusa.Seize personnes ont été secourues mais 19 cadavres ont été récupérés en mer et une vingtaine de migrants sont portés disparus.
    Et cette année, le nombre de morts en Méditerranée explose. Entre le 1er janvier et le 31 mars 2026, 831 migrants ont péri en tentant de rejoindre l’Europe, contre 415 à la même période de 2025. Un record pour cette période de l’année depuis les premiers relevés de l’Organisation internationale des migrations (OIM) en 2014.Et ce chiffre pourrait être bien plus élevé. Lors de la tempête Harry qui a balayé le bassin méditerranéen et les côtes italiennes du 19 au 21 janvier, plusieurs embarcations ont disparu en mer. L’ONU estime que huit bateaux avec 380 personnes à bord ont fait naufrage en Méditerranée centrale. Mais les ONG Mediterranea Saving Humans (MSH) et Refugees in Libya ont dénombré près de 30 embarcations parties de Tunisie durant cette période. Au total selon les humanitaires, un millier d’exilés ont péri pendant la tempête Harry.
    « Plus on met la pression pour empêcher les départs, plus on crée des conditions idéales pour les passeurs. Ils peuvent imposer des départs hasardeux, voire désastreux aux migrants », qui n’hésitent plus à partir y compris par mauvais temps en hiver, avait expliqué début mars à l’AFP Arnaud Banos, chercheur au CNRS, spécialiste des migrations maritimes

    #Covid-19#migrant#migration#italie#lampedusa#mortalite#sante#routemigratoire#migrationirreguliere#mediterranee

  • Mer Égée : 19 migrants, dont un bébé, meurent noyés au large de la Turquie - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70676/mer-egee--19-migrants-dont-un-bebe-meurent-noyes-au-large-de-la-turqui

    Mer Égée : 19 migrants, dont un bébé, meurent noyés au large de la Turquie
    Par La rédaction Publié le : 01/04/2026
    Dix-neuf migrants afghans, dont un bébé, sont morts mercredi matin dans le naufrage de leur embarcation en mer Égée au large de Bodrum, dans le sud-ouest de la Turquie, ont annoncé les gardes-côtes turcs. Dix-huit corps ont été récupérés par les autorités et une personne est décédée après son arrivée à l’hôpital.Les autorités turques ont récupéré, mercredi 1er avril dans la matinée, 18 corps de migrants, dont celui d’un bébé, en mer Égée, au large de Bodrum dans le sud-ouest du pays, selon un communiqué de la garde-côtière. Vingt-et-une personnes ont par ailleurs pu être secourues lors de cette opération. Mais l’une d’elles est décédée après son arrivée à l’hôpital, portant le bilan à 19 exilés morts dans ce naufrage.Selon le gouverneur de la province, Idris Akbiyik, cité par l’agence de presse officielle Anadolu, « tous les passagers de l’embarcation étaient de nationalité afghane ».
    D’après les gardes-côtes, l’embarcation pneumatique, qui transportait « un grand nombre de migrants irréguliers », a refusé de s’arrêter « malgré les avertissements visuels et sonores émis » et a « continué sa fuite à grande vitesse ». « En raison des conditions météorologiques et maritimes difficiles, [le canot] a pris l’eau et a coulé », affirme le communiqué.Mercredi matin, les recherches se poursuivaient pour retrouver une personne disparue.La station balnéaire très courue de Bodrum est située à proximité de plusieurs îles grecques, parmi lesquelles Kos, un des points d’entrée dans l’Union européenne (UE) en mer Égée. Moins de cinq kilomètres séparent Kos de la Turquie.
    Les naufrages sont fréquents lors de ces traversées périlleuses vers les îles grecques, notamment en raison de collisions avec des navires des autorités grecques ou turques. Le 9 mars, une collision entre un bateau des gardes-côtes turcs et une embarcation de migrants a causé la mort d’au moins 14 exilés au large des côtes de Finike, dans la province d’Antalya au sud-ouest de la Turquie

    #Covid-19#migration#migrant#turquie#grece#routemigratoire#migrationirreguliere#santemortalite#mediterranee

  • Drame en Méditerranée : vingt-deux personnes sont mortes après six jours d’errance de leur embarcation pneumatique
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/03/28/drame-en-mediterranee-vingt-deux-personnes-sont-mortes-apres-six-jours-d-err

    Drame en Méditerranée : vingt-deux personnes sont mortes après six jours d’errance de leur embarcation pneumatique
    Le Monde avec AFP
    Les survivants d’une meurtrière traversée illégale de la mer Méditerranée ont témoigné aux garde-côtes grecs, jeudi 26 mars, de la mort de 22 personnes sur la même embarcation. Si 26 personnes, dont une femme et un mineur, ont pu être secourues, les corps des autres passagers ont été jetés à l’eau sur ordre d’un passeur.
    C’est un bateau de l’agence européenne des frontières Frontex qui est intervenue, jeudi, au large de l’île grecque de Crète, selon un bref communiqué des garde-côtes grecs, diffusé vendredi soir. L’embarcation se trouvait alors à 53 milles nautiques au sud de Ierapetra, ville du sud de la Crète.
    Deux des survivants ont été transportés à l’hôpital d’Héraklion, chef-lieu de la Crète, selon la même source. Les garde-côtes ont ultérieurement précisé à l’Agence France-Presse (AFP) qu’il s’agissait de 21 Bangladais, d’un Tchadien et de quatre Sud-Soudanais, parmi lesquels la femme et le mineur.S’appuyant sur les déclarations des survivants, les garde-côtes grecs ont précisé que l’embarcation avait quitté le 21 mars la région de Tobrouk, ville portuaire de l’est de la Libye, à destination de la Grèce, porte d’entrée de nombreux migrants en quête d’asile dans l’Union européenne. « Au cours du trajet, les passagers ont perdu leur orientation et sont restés en mer pendant six jours sans eau ni nourriture », poursuit le communiqué. Ces 48 personnes ont en outre subi « des conditions météorologiques défavorables » qui, ajoutées au manque de vivres et d’eau douce, ont « entraîné la mort par épuisement » des passagers, a expliqué un porte-parole des garde-côtes contacté par l’Agence France-Presse. « Les corps de ces personnes mortes ont été jetés à la mer sur ordre de l’un des deux passeurs qui ont été arrêtés, selon les témoignages des rescapés », a-t-il ajouté. Il s’agit de deux hommes de 19 et 22 ans, de nationalité sud-soudanaise. Ils sont poursuivis notamment « pour entrée illégale dans le pays » et « homicides par négligence ». Le nombre de migrants morts en tentant de rejoindre l’Union européenne a plus que doublé au cours des deux premiers mois de 2026 comparé à l’année dernière, a affirmé à la mi-mars Frontex. « Le coût humain » n’a « cessé d’augmenter », selon l’agence européenne.

    #Covid-19#migrant#migration#mediterranee#grece#libye#routemigratoire#mortalite#sante#migrationirreguliere

  • Fabrice Leggeri, ex-directeur de Frontex et eurodéputé RN, visé par une enquête pour complicité de crimes contre l’humanité
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/03/24/fabrice-leggeri-ex-directeur-de-frontex-et-eurodepute-rn-vise-par-une-enquet

    La Ligue des droits de l’homme (LDH) et l’association de défense des #migrants Utopia 56 ont obtenu satisfaction après plus deux ans. Un juge d’instruction sera bientôt saisi pour enquêter sur l’eurodéputé RN Fabrice Leggeri, ancien directeur de #Frontex, soupçonné de complicité de crimes contre l’humanité et de torture, a déclaré mardi 24 mars à l’Agence France-Presse (AFP) une source judiciaire.

    Plus qu’à croiser les doigts pour que ce soit pas une procédure Nestlé Contrex.

    #Méditerranée

  • La #traque des migrants subsahariens

    Depuis 2023, le nombre d’#interceptions au large des côtes tunisiennes a beaucoup augmenté, alors que l’Europe sous-traite au pays la lutte contre l’immigration illégale. En parallèle, les discours xénophobes de #Kaïs_Saïed alimentent les violences en tout genre envers les migrants subsahariens.

    Depuis la signature d’un #accord de #coopération entre l’#Union_européenne et la Tunisie en juillet 2023, Tunis est devenu l’un des principaux sous-traitants de la lutte contre l’immigration illégale vers l’Europe, en tout cas l’un des plus efficaces à en juger par les #chiffres (depuis que le partenariat a été mis en place, les arrivées illégales en Italie ont été divisées par 25). En échange de #fonds européens bienvenus en période de crise économique, la Tunisie a ainsi drastiquement augmenté le nombre d’interceptions d’embarcations en mer, provoquant de nombreux drames, et organisé une traque aux migrants subsahariens en situation irrégulière. Si elle est le résultat de la dépendance de l’État tunisien aux financements européens, cette politique est par ailleurs alimentée par des discours xénophobes, racistes et complotistes tenus par Kaïs Saïed , à l’image de celui du 21 février 2023 dans lequel le président tunisien parlait de “hordes de migrants clandestins” et évoquait l’existence d’un “plan criminel pour changer la composition du paysage démographique en Tunisie”.

    Des personnes migrantes exposées aux #violences_policières et aux trafics

    Face aux #arrestations qui se sont multipliées depuis le début des négociations avec l’Union européenne, de nombreux migrants subsahariens ont trouvé refuge dans des #campements au nord de #Sfax, sous les oliveraies, où ils seraient aujourd’hui entre 20 000 et 30 000. Mais là encore ils sont exposés aux actions policières, comme en témoignent les démantèlements des camps d’#El_Amra et de #Jebeniana au printemps 2025, ainsi qu’aux trafics en tout genre. Car la fermeture de la voie maritime et le tarissement de la source de revenus qu’elle générait pour certains fonctionnaires corrompus et autres passeurs ont provoqué la reconversion d’une partie de ces acteurs vers d’autres activités pour tenter de continuer à tirer profit de la situation des migrants subsahariens. S’est ainsi développée toute une économie autour du #kidnapping, certaines personnes étant enlevées puis conduites à la frontière libyenne ou algérienne avant d’y être vendues ou abandonnées en plein #désert. Elles doivent ensuite faire appel à leur famille que l’on rançonne, ou bien payer très cher des taxis criminels pour pouvoir regagner Sfax.

    Comment s’articulent le partenariat entre la Tunisie et l’Union européenne, les discours racistes de Kaïs Saïed et les violences exercées à l’encontre des migrants subsahariens ? Comment ces politiques migratoires ont peu à peu créé un secteur d’activité économique informel profitant à toute une série d’acteurs, dont certains fonctionnaires ? Quelle est la situation des migrants subsahariens aujourd’hui en Tunisie ?

    Bloqués en Tunisie dans une situation de grande précarité du fait du durcissement des politiques migratoires tunisiennes et européennes, de nombreux migrants subsahariens trouvent un emploi dans le secteur agricole. Généralement sous-payés et travaillant sans aucun cadre légal, ils sont pourtant indispensables aux exploitants avec lesquels ils tissent souvent des liens, bien que leur relation soit profondément inégale.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/cultures-monde/la-traque-des-migrants-subsahariens-1012753
    #Tunisie #violence #Méditerranée #migrations #réfugiés #xénophobie #externalisation #abandon #rançons #exploitation #travail #agriculture #migrants_sub-sahariens

  • Méditerranée : hausse inquiétante de "naufrages invisibles”... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Afrique/mediterranee-hausse-inquietante-de-naufrages-invisibles-de-migrants_n_48682

    Méditerranée : hausse inquiétante de "naufrages invisibles” de migrants
    Des corps retrouvés en mer, des embarcations portées disparues et des familles sans nouvelles. En Méditerranée, les disparitions de migrants se multiplient dans ce que les organisations humanitaires appellent désormais des « naufrages invisibles ». Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le début de l’année 2026 est le plus meurtrier jamais enregistré sur cette route migratoire. Plus de 600 morts ou disparus ont été recensés en janvier et février, un chiffre déjà alarmant mais probablement largement sous-estimé.
    En cause : un manque croissant d’informations. Les ONG dénoncent une réduction de la transparence de la part de plusieurs autorités, notamment en Italie, à Malte et en Tunisie, concernant les opérations de sauvetage et les naufrages. Cette situation complique fortement le travail de documentation. Faute de données fiables, de nombreux cas restent impossibles à vérifier. L’OIM a même dû créer une nouvelle catégorie pour recenser les disparitions non confirmées.
    Le phénomène s’est accentué après le passage du cyclone Harry en janvier, qui a frappé la région avec de fortes intempéries. Selon plusieurs organisations, des centaines de migrants partis des côtes tunisiennes auraient disparu en mer à cette période. Dans les semaines suivantes, des corps ont été retrouvés sur les côtes italiennes et libyennes, sans qu’un bilan précis ne puisse être établi.
    Les experts évoquent une “stratégie du silence”, accusant certaines autorités de limiter la diffusion d’informations sur ces drames. Une opacité qui empêche les médias et les ONG de confirmer les faits et de mesurer l’ampleur réelle de la crise. Pour les familles des disparus, l’incertitude est particulièrement douloureuse. Sans confirmation officielle, elles restent dans l’attente, sans savoir si leurs proches sont en vie ou morts. Dans un contexte de restrictions budgétaires et de pressions politiques sur les organisations humanitaires, la surveillance de cette route migratoire devient de plus en plus difficile. Résultat : une partie croissante des drames en Méditerranée se déroule aujourd’hui hors des radars, transformant cette crise migratoire en tragédie silencieuse

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#mediterranee#morbidité#mortalite#disparition#routemigratoire#OIM

  • «Identificate i corpi»: l’appello per dare un nome ai migranti uccisi dal ciclone Harry
    https://lavialibera.it/it-schede-2598-corpi_migranti_ciclone_harry_appello_identificare_dare_no

    "Vi supplico, per favore: identificate i corpi che state trovando. Fate qualcosa per i nostri fratelli e sorelle scomparsi". A parlare, in un video rivolto al governo italiano e condiviso dalla pagina Instagram Refugees in Libya, è Ibrahim Semeka, giovane della Sierra Leone. Si trova a Sfax, città portuale tunisina da cui, il 18 gennaio scorso, suo fratello e sua sorella, di 19 e 24 anni, si sono imbarcati per poi sparire. Visualizza questo post su Instagram Un post condiviso da Refugees in Libya (@refugeesinlibya) Con tutta probabilità sono tra le vittime dell’altra catastrofe causata dal passaggio del ciclone Harry, quella meno raccontata: oltre a (...)

    #MIGRAZIONI_●_GENERAZIONI

  • Près de 170 migrants ont été secourus en mer Méditerranée - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70009/pres-de-170-migrants-ont-ete-secourus-en-mer-mediterranee

    Près de 170 migrants ont été secourus en mer Méditerranée
    Par La rédaction Publié le : 24/02/2026
    Près de 170 personnes ont été secourues lundi 23 février par les ONG Sea-Watch et SOS Méditerranée suite à plusieurs opérations de sauvetage. Elles ont été assistées par l’avion de reconnaissance Albatross.La première opération de secours a été menée par l’Ocean Viking durant la nuit du dimanche au lundi 23 février, en Méditerranée centrale. C’est l’organisation Alarm Phone qui a communiqué les coordonnées GPS d’une embarcation de migrants en détresse au navire de l’ONG française SOS Méditerranée. Ainsi, 97 personnes, dont 14 mineures, ont pu être secourues. « Beaucoup étaient déshydratées et deux d’entre elles ont nécessité une intervention médicale », a précisé SOS Méditerranée. Les exilés se trouvaient à bord d’une embarcation en bois et avait quitté la côte libyenne, depuis la ville de Zouara, deux jours plus tôt.
    La seconde opération de l’Ocean Viking a eu lieu quelques heures plus tard, alors que le navire faisait route vers Livourne, le port sûr désigné par les autorités italiennes, situé à plus de trois jours de navigation. Cette fois-ci, c’est l’avion de reconnaissance Albatross qui a sonné l’alerte après avoir repéré une embarcation en détresse dans la zone SAR [search and rescue] maltaise. Cinquante personnes ont pu être secourues lors de cette opération, portant à 147 le nombre de migrants sur le pont de l’Ocean Viking. L’Albatross a ensuite repéré une seconde embarcation. C’est le voilier Aurora, de l’ONG Sea-Watch qui a répondu à cet appel, secourant ainsi 22 personnes, « dont une dans un état critique nécessitant une évacuation médicale », a précisé l’ONG. Menée avec Humanitarian Pilots Initiative (HPI) depuis décembre 2025, la mission de surveillance aérienne Albatross permet de repérer plus facilement les embarcations en détresse et d’alerter rapidement les autorités, les navires civils de sauvetage et les garde-côtes.
    La Méditerranée centrale reste la route migratoire la plus meurtrière au monde. Depuis 2014, date des premiers recensements de l’agence onusienne, plus de 34 000 exilés ont péri dans cette zone maritime.
    Et depuis le début de l’année, au moins 606 migrants sont morts en Méditerranée alors qu’ils cherchaient à rejoindre les côtes européennes, selon l’Organisation internationale des migrations (OIM). Ce chiffre n’avait jamais été atteint aussi tôt dans l’année depuis 2014.
    En 2025 à la même période, l’OIM avait comptabilisé 247 décès dans cette zone maritime, et 266 en 2024. Même à la même période de 2016, année la plus mortelle en Méditerranée (avec plus de 5 000 morts sur l’ensemble de l’année), l’organisation avait recensé 418 migrants morts.Selon des ONG, le bilan depuis le début de l’année pourrait même atteindre le nombre de 1 000 exilés disparus, notamment à cause de la tempête Harry. L’ONG italienne Mediterranea Saving Humans évoque que cela pourrait être « la plus grande tragédie de ces dernières années le long des routes de la Méditerranée centrale ».

    #Covid-19#migration#migrant#mediterranee#humanitaire#routemigratoire#migrationirreguliere#sante

  • Dans l’ouest de la Libye, sept corps de migrants, dont ceux de trois enfants, retrouvés sur une plage - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69980/dans-louest-de-la-libye-sept-corps-de-migrants-dont-ceux-de-trois-enfa

    Dans l’ouest de la Libye, sept corps de migrants, dont ceux de trois enfants, retrouvés sur une plage
    Par La rédaction Publié le : 23/02/2026
    Le Croissant rouge libyen a indiqué dimanche avoir retrouvé les corps de sept migrants, dont trois enfants, sur une plage à l’est de Tripoli. Ces derniers jours, plusieurs corps sans vie ont également été découverts en mer par des ONG. Il pourrait s’agir de victimes des naufrages provoqués par la tempête Harry, qui a touché la Méditerranée en janvier. Les corps de sept migrants ont été retrouvés sur une plage de Qasr Al-Akhyar, à quelque 70 km à l’est de Tripoli, a indiqué à l’AFP le Croissant rouge libyen dimanche 22 février.
    Dans un communiqué, l’organisation a précisé que ses bénévoles avaient retrouvé les corps sur la plage. Elle n’a pas donné de détails sur les circonstances de leur noyade et n’avait pas signalé, ces derniers jours, un quelconque naufrage dans la zone. De nombreuses embarcations partent en mer Méditerranée en passant sous les radars des autorités libyennes. Quand elles sombrent en mer, elles ne sont donc pas répertoriées. Mais, ces derniers jours, des ONG et des médias ont indiqué avoir retrouvé dans l’eau des corps sans vie de migrants. Pour SOS Méditerranée France, ces dépouilles pourraient être « celles de personnes disparues lorsque la tempête Harry a frappé la région en janvier ».
    L’ONG italienne Mediterranea Saving Humans (MSH) et Refugees in Libya (qui documente la vie des migrants en Libye mais aussi en Tunisie) estiment qu’un millier de migrants sont morts lors du passage de la violente tempête Harry, qui a balayé le bassin méditerranéen et les côtes italiennes du 19 au 21 janvier. Harry a généré des vagues allant jusqu’à 16 mètres de haut et des rafales de vent atteignant plus de 54 nœuds, dévastant plusieurs zones côtières de Sicile, de Sardaigne et de Calabre. Dans ce contexte, les canots précaires et surchargés des migrants n’avaient quasiment aucune chance de survie.
    Dans un premier temps, les gardes-côtes italiens avaient avancé le nombre de 380 personnes disparues, à bord de huit embarcations parties de Sfax, ville du centre-est de la Tunisie connue pour être un lieu de départ. Mais au fil des jours, de nouvelles informations ont dessiné « les contours de la plus grande tragédie de ces dernières années le long des routes de la Méditerranée centrale », avait indiqué Laura Marmorale, présidente de MSH dans un communiqué publié lundi 2 février. Située à environ 300 km des côtes italiennes, la Libye est l’un des principaux points de départ en Afrique du nord pour les migrants, en majorité provenant d’Afrique subsaharienne mais aussi d’Asie et du Moyen-Orient, qui tentent la traversée de la Méditerranée au péril de leur vie.
    Plus de 2 100 migrants en situation irrégulière sont morts ou ont disparu en tentant de traverser la Méditerranée pour rejoindre l’Europe en 2025, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies. Cette même année, plus de 26 000 migrants ont été interceptés en mer et ramenés de force en Libye pour y être détenus.
    Début février 2026, 53 personnes sont mortes dans le naufrage d’un canot pneumatique au large de Zouara. L’embarcation transportait 55 personnes et était partie de la ville de Zaouïa, le 5 février. Ce nouveau naufrage porte à au moins 484 le nombre de migrants signalés morts ou disparus sur la route migratoire de la Méditerranée centrale en 2026, selon l’OIM.
    Pour mieux intercepter les embarcations de migrants qui quittent les côtes libyennes, l’Union européenne (UE) va financer l’ouverture d’un centre de coordination de sauvetage maritime (MRCC) à Benghazi, dans l’est de la Libye. Sur le même modèle que l’accord signé avec Tripoli, les autorités de l’est libyen seront chargées d’intercepter les migrants en Méditerranée avant qu’ils n’atteignent les rives européennes. Et ce, alors que ce gouvernement n’est pas reconnu par l’UE. Mais « comme nous l’avons maintes fois affirmé, la Commission européenne est déterminée à travailler et à coopérer avec tous les acteurs clés en Libye pour relever les défis communs, notamment la gestion des migrations », avait déclaré fin janvier à InfoMigrants un porte-parole de la Commission européenne.

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    La période janvier-février 2026 est la plus meurtrière en Méditerranée depuis 2014
    Par La rédaction Publié le : 18/02/2026
    Entre le 1er janvier et le 18 février, au moins 547 migrants sont morts en Méditerranée alors qu’ils cherchaient à rejoindre les côtes européennes, selon l’Organisation internationale des migrations (OIM). Un tel chiffre n’avait jamais été atteint aussi tôt dans l’année, depuis le début des statistiques de l’agence onusienne en 2014.L’année 2026 sera-t-elle la plus meurtrière sur la route migratoire de la Méditerranée ? Le début de l’année bat déjà des records. Entre le 1er janvier et le 18 février 2026, 547 migrants sont morts en Méditerranée en tentant de rejoindre les côtes européennes, selon les données de l’Organisation internationale des migrations (OIM).
    Ce chiffre n’avait jamais été atteint aussi tôt dans l’année depuis 2014 et le début des recensements de l’agence onusienne. En 2025 à la même période, l’OIM avait comptabilisé 247 décès dans cette zone maritime, et 266 en 2024. Même à la même période de 2016, année la plus mortelle en Méditerranée (avec plus de 5 000 morts sur l’ensemble de l’année), l’organisation avait recensé 418 migrants morts.Et le chiffre de 547 morts enregistré en 2026 par l’OIM pourrait être bien plus élevé. Lors de la tempête Harry qui a balayé le bassin méditerranéen et les côtes italiennes du 19 au 21 janvier, plusieurs embarcations ont disparu en mer. L’ONU estime que huit bateaux avec 380 personnes à bord ont fait naufrage en Méditerranée centrale.
    Mais les ONG Mediterranea Saving Humans (MSH) et Refugees in Libya ont dénombré près de 30 embarcations parties de Tunisie durant cette période. Au total selon les humanitaires, un millier d’exilés ont péri pendant la tempête Harry.
    Pour établir leur chiffre de 1 000 disparus, les deux ONG se sont basées sur des témoignages recueillis auprès de proches de disparus, et de migrants en Tunisie qui devaient prendre place sur des canots, mais qui n’ont pas pu le faire faute d’argent pour payer le passage. Il pourrait s’agir de « la plus grande tragédie de ces dernières années le long des routes de la Méditerranée centrale », avait déploré Laura Marmorale, présidente de l’ONG italienne Mediterranea Saving Humans (MSH) dans un communiqué publié lundi 2 février.
    Entre le 30 janvier et le 3 février, deux navires humanitaires ont retrouvé trois corps en mer dans la zone de recherche et de sauvetage (SAR zone). Ces dépouilles pourraient être celles de migrants disparus lors de la tempête Harry.L’OIM reconnaît auprès d’InfoMigrants que son bilan de 2026 est une « estimation minimale ». L’agence suit une méthodologie bien précise pour établir ses chiffres. « Les incidents en mer sont enregistrés dans notre base de données quand les informations indiquant que des personnes ont perdu la vie sont suffisantes et que nous sommes certains à 100 % », précise un porte-parole. « Nous ne sommes pas parvenus à confirmer avec certitude le millier de morts » avancé par les ONG lors de la tempête Harry.
    Les ONG craignent par ailleurs que les nouvelles lois italiennes ne compliquent davantage leurs opérations de sauvetage. La semaine dernière, le Conseil des ministres italien a approuvé un projet de loi durcissant les règles sur l’immigration. Parmi elles, instaurer un « blocus maritime » pour empêcher les ONG en mer Méditerranée d’amener un trop grand nombre de migrants en Italie.
    Concrètement, cela signifie que « sur décision du Conseil des ministres, l’accès aux eaux territoriales peut être interdit aux navires [d’ONG] qui constituent une menace pour la sécurité nationale pour une durée maximale de 30 jours, renouvelable jusqu’à six mois », précise le journal La Repubblica.
    Les navires humanitaires qui forceraient le blocus et ne respecteraient pas l’ordre d’arrêt s’exposent à des amendes pouvant atteindre 50 000 euros. « En cas de violations répétées de l’interdiction, le navire sera d’abord saisi, puis confisqué. Les migrants à bord, considérés comme demandeurs d’asile, pourront être transférés vers des pays tiers sûrs avec lesquels l’Italie a conclu des accords, notamment l’Albanie, afin d’y régulariser leur situation », continue le journal italien.
    SOS Humanity, Sea-Watch, Mediterranea Saving Humans et Médecins sans frontières (MSF), ont déclaré que ce projet de loi n’avait pas pour but de réguler les flux migratoires, « mais de cibler et de bloquer les navires humanitaires, ce qui aura pour conséquence d’augmenter le nombre de personnes qui perdent la vie en mer ».

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