• FBI Surveillance of Iranians After the Downing of Flight 655 – LobeLog
    https://lobelog.com/fbi-surveillance-of-iranians-after-the-downing-of-flight-655

    One aspect of the Iran Air flight 655 story that has been completely unknown until now is the FBI’s actions immediately after the incident.

    According to formerly secret documents obtained through the Freedom of Information Act, in the days immediately following the downing of an Iran Air flight 655, the FBI conducted an effort it labeled “Winter Campaign,” which included surveillance of Iranians and Iranian groups in the United States, and extended to Muslims abroad.

    [...]

    In addition to monitoring other Iranian groups, the FBI was interested in gathering the opinions of American-based Iranian opposition groups to the downing of Iran Air flight 655.

    The San Diego branch of the Iranian opposition group, Mujahedin-E-Khalq (#MEK), which was formerly listed by the U.S. State Department as a terror organization, is quoted in the document as “applauding” the U.S. Navy’s downing of the Iranian airliner.

    The July 28 San Diego FBI field office communication states:

    The San Diego MEK chapter does not blame the U.S. but rather applauds the event as it serves to “bloody the nose of Iran” and cause greater disharmony between the U.S. and Iran. Either case is seen by them to benefit the MEK cause.

    #etats-unis

  • As tensions rise, moneyed interests pushing for hard line against Iran
    https://www.opensecrets.org/news/2019/05/interests-pushing-for-hard-line-against-iran

    Dozens of government officials, from Congress to the White House, have received financial support from an expansive network of interest groups, political action committees, foreign lobbyists and wealthy donors pushing for the hardest line possible against Iran.

    #Etats-Unis #sionistes #MEK #lobbying #guerre #Iran

  • US government no longer excludes #MEK as leadership option for Iran
    https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2019/03/us-government-no-longer-excludes-mek-alternatives-iran.html

    Over the years, the MEK has paid tens of thousands of dollars in speaking fees to former US officials from both the Republican and Democratic parties. Its sources of funding are a mystery. In the current environment, the group clearly sees an opportunity to find favor among those hoping that sanctions will weaken and destabilize the government in Tehran.

    #lobbying #corruption #corrompus #etats-unis #iran

  • Marruecos desmantela el mayor campamento de migrantes que intentaban llegar a España

    Las autoridades notificaron el desalojo a los migrantes a finales de 2017, que pidieron permanecer durante el invierno

    También han desalojado al centenar de personas del campamento #Meknes y han prendido fuego al de Casablanca

    El empeño de Marruecos por alejar a los migrantes de la frontera española los llevó a la ciudad de Fez en 2015, a 300 kilómetros de Fnideq, junto a Ceuta, la entrada más cercana a Europa

    https://www.eldiario.es/desalambre/Marruecos-desmantela-campamento-migrantes-Espana_0_791271632.html
    #Maroc #destruction #asile #migrations #réfugiés #camps #campement #démantèlement #Fez

  • Critically Endangered Giant Fish on Menu at Luxury Restaurants in Vietnam
    https://www.nationalgeographic.com/animals/2018/07/illegal-giant-fish-cambodia-vietnam-cuisine-delicacy-wildlife-wa

    Hogan is a scientist, not a wildlife trade investigator, but in January 2018 he and National Geographic set out to search for answers to basic questions about the trade: Why are these fish now appearing in restaurants in Vietnam? Where are they coming from? Finding that out is a crucial piece of the puzzle for stopping the trade.

    Monsters have long lived in the Mekong, one of the world’s most biodiverse rivers. Starting in the Tibetan Plateau and meandering through Myanmar, Laos, Thailand, Cambodia, and Vietnam, its 2,600-mile-long, latte-brown vein conceals a fantastical array of nearly a thousand fishes, many found nowhere else. Thanks to the river’s enormity and productivity, about a dozen of them grow to record proportions.

    “These are some of the largest, most extraordinary, and iconic fish in the world,” Hogan said. “They’re big enough to strike even the most experienced fishermen with awe.”

    #poissons_géants #pêche #pêche_illégale #Mékong

  • Comment la #Chine stimule la métamorphose économique du #Laos
    https://www.mediapart.fr/journal/international/020418/comment-la-chine-stimule-la-metamorphose-economique-du-laos

    Des ouvriers chinois au travail sur le chantier d’une nouvelle route entre Vang Vieng et Vientiane. © Laure Siegel Ce pays de vallées, de rivières et de montagnes compte seulement sept millions d’habitants, éparpillés sur un territoire dont la superficie est comparable à celle du Royaume-Uni. Le Laos, successivement sous influence du Siam, l’ancien royaume des voisins thaïlandais, de la France et du Vietnam, vit une profonde métamorphose, stimulée par les investissements chinois.

    #International #mekong #route_de_la_soie

  • L’omniprésident Emmanuel Macron défend le principe selon lequel la richesse des « premiers de cordée » peut sortir la société de la crise. Mais pour l’auteur de cette tribune, la recherche de la richesse économique ne fait en rien le bien commun.


    https://reporterre.net/Premiers-de-cordee-Les-riches-sont-un-fardeau-pour-la-collectivite

    Didier Harpagès est l’auteur de Mourir au travail ? Plutôt crever ! Ce qu’est le travail et ce qu’il pourrait être, qui vient de paraître aux éditions Le Passager clandestin. Il collabore régulièrement à #Reporterre.

    #premiers_de_cordée #macronnite_aiguё

  • LE MÉKONG : #CARTOGRAPHIE POLITIQUE

    Long de près de 5 000 kilomètres, le Mékong traverse six États, tous soucieux de tirer partie de cette ressource majeure pour leurs populations et leurs économies. Quel est l’apport du Mékong à ces six États et comment se partagent-ils le fleuve ? Le Dessous des Cartes se penche cette semaine sur les enjeux qui entourent l’un des plus grands fleuves d’Asie.


    http://ddc.arte.tv/emission/le-mekong-cartographie-politique

    #Mékong #fleuve
    cc @albertocampiphoto

  • #Delta du #Mékong : le triangle des inquiétudes - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2016/02/07/delta-du-mekong-le-triangle-des-inquietudes_1431029

    C’est un enfant du delta des neuf dragons qui raconte la montée des périls. Depuis une cinquantaine d’années, Duong Van Ni sillonne le sud du Mékong. Ce Vietnam méridional où vivent 19 millions d’habitants, ce « bol de #riz » de la planète qui nourrit une quarantaine de pays. Il se souvient, enfant, comme « il était facile d’attraper des serpents, des fruits, des légumes, des poissons. La vie était facile et il n’y avait guère d’inquiétude pour se nourrir. Ce n’est plus le cas aujourd’hui », raconte ce professeur au collège d’environnement et des ressources naturelles de l’université de Can-Tho (1).

    Le delta du Mékong est l’une des régions au monde les plus menacées par le #réchauffement_climatique. D’ici à 2050, la température devrait augmenter de 3 à 5° celsius et l’eau monter d’un mètre à l’horizon 2100, engloutissant une bonne part des 40 000 kilomètres carrés des neuf bras du Mékong selon la Commission du fleuve.

    #agriculture_intensive #pression_démographique | #érosion #barrage | #santé #eau #salinisation

  • The Mekong river: stories from the heart of the climate crisis | Environment | The Guardian

    http://www.theguardian.com/environment/ng-interactive/2015/nov/26/the-mekong-river-stories-from-the-heart-of-the-climate-crisis-interacti

    The fate of 70 million people rests on what happens to the Mekong river. With world leaders meeting in Paris next week for crucial UN climate talks, John Vidal journeys down south-east Asia’s vast waterway - a place that encapsulates some of the dilemmas they must solve. He meets people struggling to deal with the impacts of climate change as well as the ecological havoc created by giant dams, deforestation, coastal erosion and fast-growing cities

    #eau #rivière #mékong

  • Quelques jours avant les attentats, Hasna Ait Boulahcen cherchait du travail - L’Obs
    http://tempsreel.nouvelobs.com/attentats-terroristes-a-paris/20151120.OBS9942/quelques-jours-avant-les-attentats-hasna-ait-boulahcen-cherchai

    Inscrite à #Pôle_Emploi, la jeune femme avait été contactée par une association de réinsertion. Elle insistait pour obtenir le poste proposé.

    Elle lui avait semblé désespérée, elle voulait absolument ce #travail. La directrice d’une association de réinsertion, à Aulnay-Sous-Bois, a eu deux discussions téléphoniques avec #Hasna_Ait_Boulahcen fin octobre. C’était quelques jours avant les #attentats de Paris, et l’assaut final rue de la République à Saint-Denis, pendant lequel la jeune femme a été tuée.

    Fatou, qui ne souhaite pas donner son vrai nom, « pour ne pas nuire au travail de terrain de son association », cherchait alors un candidat à former pour un #job dans la #restauration, à partir du 3 novembre. « L’agence Pôle Emploi d’Aulnay-Sous-Bois m’avait le 29 octobre transmis plusieurs CV dont les profils correspondaient ». Parmi ces documents, celui « bien rempli » d’Hasna Ait Boulahcen, 26 ans, qui était assidue à ses rendez-vous Pôle Emploi.

    La jeune femme « présentait de nombreuses expériences dans la restauration rapide, elle avait déjà travaillé dans la région parisienne, chez KFC et à la Brioche Dorée notamment ». Quand Fatou l’a jointe le lundi 2 novembre en fin de journée, elle lui a expliqué qu’elle voulait « la faire venir pour un #entretien_d’embauche, Hasna Aït Boulahcen m’a répondu : ’Je suis à un anniversaire à Clichy. Est-ce que vous pouvez me rappeler plus tard ?’ ».

    Elle insistait pour travailler

    Du coup, Fatou a examiné les autres CV, « je suis passée à autre chose ». Mais quelques jours plus tard, Hasna a insisté :

    Au téléphone, elle semblait déterminée, elle voulait cet #emploi. Elle m’a demandé très poliment pourquoi je n’avais pas donné suite, en répétant que c’était important pour elle, elle avait vraiment besoin décrocher cette #formation pour travailler". 

    La jeune femme proche du djihadiste belge Abdelhamid Abaaoud, commanditaire présumé des attentats de Paris, a même ajouté : "En plus, c’est juste à côté de chez ma mère", laquelle vit rue Edgar Degas, à Aulnay-Sous-Bois. En réalité, l’association privilégie les jeunes en rupture professionnelle : "Pour nous, elle n’était pas prioritaire parmi les #candidats en demande de réinsertion".

    Après ce deuxième contact, Fatou a jeté le CV, et oublié Hasna. Jusqu’au mercredi 18 novembre, où elle a vu partout à la télé s’afficher le nom d’Hasna Ait Boulahcen collé à celui des terroristes, auteurs des attentats du 13 novembre. Fatou en pleure : 

    Elle n’avait apparemment pas du tout le profil de quelqu’un qui veut mourir. Je me sens coupable, je n’arrête pas de me dire que si je l’avais recrutée, son destin aurait peut-être été différent." 

    Elle en était donc, comme tant d’autres, à briguer une formation dans un domaine dont elle avait fait l’#expérience, ces services à la personnes de la restauration. Sa trajectoire (maltraitance, famille d’accueil) a été documentée par les média au moyen de divers témoignages. Par exemple
    http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/21/hasna-ait-boulahcen-entre-vodka-et-niqab_4814800_4809495.html
    La panne de « l’#intégration » est patente. La fascination/haine pour l’intégration et la réussite (celle des terrasses, de l’#individualisme cool) est ce qui parait le plus décisif dans l’adhésion à cette communauté imaginaire. La même buveuse de vodka (...) avait, nous dit-on, envisagé d’intégrer l’armée française. #mektoub

    • Assaut de Saint-Denis : la famille d’Hasna Aït Boulahcen porte plainte contre X, Le Monde, Police.
      http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2016/01/20/la-famille-d-hasna-ait-boulahcen-porte-plainte-contre-x_4850465_4809495.html

      La famille d’Hasna Aït Boulahcen, cousine du djihadiste Abdelhamid Abaaoud, morte lors de l’assaut du RAID à Saint-Denis le 18 novembre 2015, entend prouver son statut de « victime de terrorisme ». L’avocat de la famille, Me Fabien Ndoumou, a porté plainte contre X le 13 janvier avec constitution de partie civile auprès du juge anti-terroriste Christophe Tessier.
      Selon M. Ndoumou, interrogé par FranceTV info, « Hasna Aït Boulahcen est morte à la suite d’un attentat terroriste, comme les autres victimes du Bataclan. Elle n’est ni une terroriste ni une complice. Elle a donc le statut de victime. Elle n’a jamais joué un rôle actif dans cette affaire. Elle n’a jamais eu de contact avec la Syrie. »
      Aide matérielle
      L’enquête sur les attentats du 13 novembre, qui ont fait 130 morts dans la région parisienne, a montré l’implication d’Hasna Aït Boulahcen. Les policiers ont pu établir avec certitude que la jeune femme, qui affichait sur sa page Facebook son soutien à l’Etat islamique, savait que son cousin, Abdelhamid Abaaoud, était l’auteur des attentats du 13, et qu’il en préparait d’autres visant un centre commercial de la Défense et dans un commissariat.
      Lire aussi : Hasna Aït Boulahcen, entre vodka et niqab
      A plusieurs reprises, Hasna Aït Boulahcen a également fourni une aide matérielle au djihadiste de l’Etat islamique. Elle a notamment reçu une somme d’argent pour lui acheter des vêtements dans sa cavale. C’est également elle qui lui a trouvé un logement à Saint-Denis, par l’intermédiaire du logeur Jawad Bendaoud, et qui est allée le chercher en voiture à Aubervilliers pour le ramener dans sa nouvelle planque, rue du Corbillon. C’est là que tous deux ont été tués dans l’assaut donné par le RAID le 18 novembre.
      Morte asphyxiée dans l’appartement de Saint-Denis
      A la suite de l’assaut de Saint-Denis, il a été établi qu’Hasna Aït Boulahcen n’avait pas été abattue par la police, mais qu’elle est morte asphyxiée, sans doute à cause de l’explosion de la ceinture du kamikaze Chakib Akrouh, un Belgo-Marocain de 25 ans, qui se trouvait avec les deux cousins dans l’appartement.
      Selon l’avocat de la famille d’Hasna Aït Boulahcen, la jeune femme était sous l’influence d’Abdelhamid Abaaoud et n’aurait jamais voulu mourir en martyre. « Il lui a dit : “Si tu ne viens pas je vais tuer les membres de ta famille et les enfants de tes amis” », explique l’avocat. Selon des sons amateurs consultés par Le Monde, Hasna Aït Boulahcen a effectivement demandé à deux reprises à pouvoir sortir du bâtiment.
      Difficile, au regard des éléments de l’enquête qui accablent la jeune femme, de dire si la plainte, qui est aussi une manière pour la famille d’avoir accès au dossier, sera recevable. Le parquet quant à lui n’a pas encore eu la confirmation que la plainte a été déposée.

    • Abdelhamid Abaaoud lui affirme aussi qu’il n’est pas entré seul sur le territoire français : « on est rentré sans documents officiels », et avec lui « il y a des Syriens, des Irakiens, des Français, des Allemands, des Anglais ». « Il me dit qu’ils sont rentrés à 90, et qu’ils sont un peu partout en Île-de-France ».

      là tu peux sortir ton aman, aman (à manne, à manne) rébétike #brrr #aïe_aïe_aïe

    • Ouais, enfin le baratin du type pour impressionner des gens qu’il oblige plus ou moins à le servir, c’est pas du très crédible. 90 cela devient pas discret, surtout avec leur manie de la com en clair et leur manque de logistique hexagonnale.
      Et puis si c’était vrai, ils auraient probablement déjà tapé à nouveau (état d’urgence ou pas).
      De plus, la nana qui a prévenu les keufs ayant pas déposé sous X (son nom est dans la procédure, donc semi publique), et n’étant pas une balance impliqué et repentie (ce qui aurait pu lui permetre d’avoir droit à une nouvelle identité), faut quelle elle aussi intérêt à grossir le trait pour obtenir une protection qui lui fait actuellement totalement défaut.
      Suite à sa sortie publique, ils disent qu’il lui ont filé de la caillasse, pour le reste...

    • La situation est la suivante : nous sommes face à deux fondamentalismes – le fondamentalisme économique des gouvernements - de droite, de gauche, d’extrême droite ou d’extrême gauche, il n’y a dans tout le spectre politique que des partisans de l’économie, du calcul, du travail, de la mesure, de la comptabilité et de l’ingénierie sociale – et le fondamentalisme idéologique des tenants du Califat. L’un pas plus que l’autre n’est prêt à discuter le moindre de ses articles de foi, alors même que leurs religions sont également défuntes, ne survivant qu’à force de volontarisme, de massacres absurdes, de crises sans fin, d’acharnement thérapeutique. Il entre un fanatisme évident dans le fait de répondre à la crise du néo-libéralisme par un déchaînement de celui-ci. Si peu sont prêts à mourir pour l’économie, nul, en Occident, n’a jamais eu de scrupule à tuer, ou à laisser mourir, en son nom. Chaque jour de la vie en France en atteste suffisamment. L’effet de sidération qu’ont produit les attaques de vendredi tiennent au reste justement à leur caractère spectaculairement anti-économique : y a-t-il acte plus énigmatique, plus inexplicable pour le calculateur rationnel qui tente de maximiser son utilité et sa satisfaction, que cette bande de gars qui dézinguent à tout va des vies humaines pour finalement se donner la mort – du pur capital humain, culturel, social, accumulé patiemment, par des efforts quotidiens, parvenu à l’âge de sa productivité maximale et sacrifié pour rien, dirait l’économiste, atterré. Qu’ont-ils gagné là ? N’ont-ils pas tout perdu, sans raison valable ? Ceux qui parlent dans ce cas du « mystère du terrorisme » négligent de préciser que ce mystère n’existe en tant que tel que du point de vue de l’économie. Ils ne voient pas que cela est fait exprès : la jouissance du suicidaire qui tire dans la foule est justement de réduire l’arrogante créature économique occidentale au rang de rat, enjambant ses semblables gémissants pour survivre, de faire éclater la supériorité de sa fausse transcendance face à la misérable immanence du struggle for life. S’il y a là une attaque contre un certain bonheur, elle réside autant dans le massacre que dans le réflexe, après le carnage, de défendre ce bonheur – car un bonheur qui doit se défendre ne tarde jamais à devenir un mensonge.

      Puissent les attentats de vendredi, et ceux qui ne manqueront pas de suivre au vu de l’engrenage que les gouvernants ont délibérément choisi d’enclencher, nous rendre plus vrais et moins distraits, plus profonds et moins hypocrites, plus sérieux et plus communistes.

    • À propos du dessin de Johan Sfarr :

      On ne sait trop pourquoi, mais les massacres revendiqués par l’EI semblent avoir la vertu de déclencher, en réponse, des accès de confusion extrêmes, et chez beaucoup de rares crises d’hypocrisie. Comme si le règne effectif de l’hypocrisie en presque tous domaines dans les sociétés occidentales ne pouvait se défendre que par un surcroît de la même drogue - ce qui ne peut mener, à terme, qu’à une fatale overdose. Ainsi, on ne peut attribuer à un défaut d’information le fait qu’un dessinateur à la mode ait réagi aux attentats d’une bulle disant : « Les gens qui sont morts ce soir étaient dehors pour vivre, boire, chanter. Ils ne savaient pas qu’on leur avait déclaré la guerre. » À l’heure des réseaux sociaux, il faut être singulièrement ivre pour prétendre ignorer que les forces armées françaises sont projetés sur une bonne demi-douzaine de théâtres d’opérations extérieures, et que certaines interventions, notamment au Mali, en Syrie, en Irak ou encore en Afghanistan, ont passablement échauffé certains esprits bombardés. Nous ne mentionnons pas ici la militarisation du maintien de l’ordre, les morts de manifestants à coups de grenades offensives et autres éborgnés par des flashballs – que resterait-il du confort du dessinateur s’il s’avisait que tout gouvernement mène fondamentalement une guerre continue pour le contrôle de sa population ? Et que resterait-il de sa désinvolture revendiquée s’il s’avisait que son « champagne », sa « joie » et ses « baisers » sont quelque peu situés sociologiquement, culturellement, éthiquement – en un mot : que sa « liberté » est celle des vainqueurs.

    • À propos de la rengaine « et nous qu’on est libre et que même c’est ça qu’ils veulent attaquer chez nous » :

      Toute cette affaire de « liberté », que l’on trouve moulinée depuis trois jours à longueur de tweets, d’articles et de discours, sonne d’ailleurs bien faux. Cela sonne comme une grossière façon de se jeter des fleurs. D’abord parce que nous ne serons pas les premiers ici à défendre l’antique thèse que la liberté commence par le fait de ne pas redouter la mort, et qu’en la matière il semble que les assaillants de vendredi dernier soient un peu plus affranchis que « nous ». Ensuite, parce que la liberté dont chacun dispose sur le marché sexuel, professionnel, culturel ou simplement social est si strictement encadrée par la féroce concurrence qui y règne que cette liberté mériterait plutôt le nom de « terrible servitude ». Enfin parce que la liberté du « je fais ce que je veux avec mes cheveux/ avec mon cul / avec ma bite / avec ma langue, etc. » a quand même tout, le lendemain matin, une fois dégrisé, d’une parfaite dérision. L’adage bourgeois qui, du Moyen-Âge jusqu’à Michelet, n’a pas cessé de claironner que « l’air de la ville émancipe » (Stadtluft macht frei) est frappé de la même péremption qu’à peu près tout ce que la bourgeoisie a inventé : le travail non plus ne rend plus libre, et depuis bien longtemps. À l’épreuve, l’air de la métropole rend plutôt seul, connecté, déprimé, misérable, narcissique, sociable, compétitif, dur, opportuniste, baiseur, baisé, bref : tout ce que l’on veut, mais pas libre.

    • La petite-bourgeoisie cognitivo-communicationnelle, l’éclate, la drague, le salariat branché, l’hédonisme du trentenaire cool, n’arriveront pas à se faire passer pour « notre mode de vie », « nos valeurs », ni même pour « la culture ». C’est une certaine forme de vie, comme il y en a tant d’autres dans cette époque, dans ce pays, et qui ne suscite pas que de la tendresse. L’instrumentalisation des attentats par certains propagandistes afin d’assurer l’hégémonie morale de cette forme de vie-là ne peut que contribuer à la rendre haïssable.

      Les ascètes de @lundimatin, épris de vérité pratique, ne sont pas des petits bourgeois, ne vendent pas leur temps à un patron ou à un client, ne vont pas au troquet, ne boivent pas, ne vont pas au concert, y compris dans des salles marchandes. mais il savent revenir à leur théorie moralisatrice, celle du bloom par exemple.

    • Confusion (très foucaldienne, en l’occurence) entre « style de vie » et « forme de vie »...

      L’opposition entre « fondamentalisme économique » et « fondamentalisme idéologique » ou le soi-disant « caractère spectaculairement anti-économique » des attaques du 13 novembre tombent notamment dans ce travers.

      Il y a des styles de vie produisant du ressentiment ou du rejet réciproques, mais ils sont distillés à partir d’une forme de vie partagée, en cours de décomposition mais non dépassée, de part et d’autre.

    • je sais pas, le spectacle du refus de l’économie, il est bien là, en grand (quel soit par ailleurs la comptabilité avec la banque, la vente de pétrole, la rétribution des affidés dans les territoires de Daech), logé dans l’absence de critique en acte de l’économie.

      « Style de vie » c’est la saisie par l’esthétique (et le marketing) et il s’agit de les distinguer/différencier, si la forme de vie est partagée, ce ne peut être qu’aux deux sens de ce terme que Rancière s’obstine à mettre en rapport, le partage comme ce qui est commun, et le partage comme division.

      Ce qui est détestable dans ce texte publié par Lundi matin, c’est le #moralisme, l’injonction à un #devoir-être dont s’émancipe par avance l’énonciateur.

      Il en était de même avec la critique du garantisme en matière juridique, qui dû bien être mis en pratique lorsque la DCRI intervint, et du garantisme en matière salariale, dont ricanent à loisir des rentiers et des enfants de rentiers comme le peuvent aussi ceux qui jouissent des miettes (RSA, APL et CMU) concédées par l’État du capital, comportements qui loin de servir de sol à une politisation sont décrits comme de la débrouille, de la ruse. Des qualités personnelles (individuelles) et amicales (communautaire), de l’alternativisme où toute conflictualité est évacuée.

      En l’occurrence, ce discours moral contre les intégrés béats de la conso de loisir (et oui, leurs moeurs peuvent susciter l’hostilité, d’abord, on est plus chez nous à Paris, même par interstices, devenues fort rares, et toujours plus révocables, c’est d’un brutalité inouïe, le fric règne en maître par le bais de comportement massifs , pas seulement du fait d’une élite) n’aurait pas pu être tenu si le projet d’#attentat_massacre au stade n’avait pas échoué.

      Ambiance #mortifère. Tout ferait fasciser... La dictature de l’ordre public ne nous tombe pas seulement dessus d’en haut, elle est aussi désirée (réduire l’incertitude et le danger, déléguer, disposer d’hommes forts qui fassent exception à nos faiblesses). Et d’autre part, la glorification de la mort comme vérité et comme salut. On va voir comment, après les attaques meurtrières, l’assaut donné à Saint Denis va conforter la voie de la sortie de l’impuissance par la surpuissance assassine. On a encore rien vu.

      On peut accuser la gauche, ou la France, il y a matière. Mais dans ces évènements terribles, c’est plus encore qu’hier la faillite de l’émancipation, d’une perspective révolutionnaire qui est démontrée. Qu’avons nous fait de et avec le soulèvement de 2005, par exemple ?

    • Daesh, lundi matin...
      http://lemoinebleu.blogspot.fr/2015/11/daesh-lundi-matin.html

      Tu veux gerber un bon coup ?
      C’est là [url de "la guerre véritable].
      On en parlera pas plus, nous. Autre chose à foutre. Et puis on craindrait d’être grossier, de s’en prendre - de manière extrêmement non-chirurgicale - autant au style littérairement inimitable qu’aux habitudes annexes (habitus) pluri-séculaires de ces gens-là. On risquerait alors par trop de donner dans l’intime et, du coup, dans l’injuste. Un peu à la manière de ces fusilleurs fascistes, au fond, dont ils-et-elles célèbrent, dedans leur texte infâme, la « liberté anti-économique, affranchie de la peur de mourir »...
      Qu’ils crèvent, donc, et jusqu’au dernier : jusqu’à ce dernier des derniers formé par eux collectivement, en tant que très-débile et très-prophétophile organisme.
      Et que crèvent avec eux TOUS LES CURÉS du monde.

      #heideggeriens_de_gauche #philosophes

    • Ajoutons à cette crapulerie générale, la lâcheté spécifique de leurs précautions liminaires (allez-y voir, c’est ailleurs sur le même site) : « Nous aussi, COMME TOUT LE MONDE, vendredi 13 nous avons craint pour des proches, passé des coups de téléphone, etc ». Autrement dit : « nous aussi, étions susceptibles de fréquenter ces décadents méritant de crever pour n’avoir comme seuls horizons existentiels misérables que la bibine en terrasse ou le rock n roll... ». Faudrait savoir, poto ! Bref, comment vouloir gagner sur les deux tableaux. D’ailleurs, craignant sans doute la fureur de quelques individus étranges, suite à la publication de cette très objective saloperie, nos chevaliers du nihil s’équipent fissa d’autres précautions périphériques : « certains de nos amis (les fameux » à nos amis...") s’énerveront peut-être de nos remarques, etc « ... Tu m’étonnes. Nous pensons juste qu’il y a là-dedans la volonté toute pragmatique de jouer, une fois de plus, les Monsieur-Plus de la radicalité. Si l’esstrème-gôche, avec le NPA et toussa, dit que les massacrés de vendredi, eh ben c’est la faute à l’impérialisme, etc, alors et ben eux y diront que les massacrés, et ben, en vrai, y méritaient de l’être à cause de leur médiocrité d’enchaînés salariés soumis au spectacle. Car ça tient à ce genre de détail, la gloire théorique dans ce milieu-là. Ce sont les mêmes qui débarquaient sur les plages aux mois de Juillet-Août, voilà quelque temps, avec des banderoles guillerettes proclamant, à l’adresse du prolo ensablé, sous le soleil exactement : » Vous allez mourir, et toutes vos misérables vacances n’y changeront rien ".

    • "Toute cette affaire de « liberté », que l’on trouve moulinée depuis trois jours à longueur de tweets, d’articles et de discours, sonne d’ailleurs bien faux. Cela sonne comme une grossière façon de se jeter des fleurs."

      C’est vrai pour cette idée de "ils ont voulu s’attaquer à notre mode de vie", mais c’est vrai aussi pour "ce n’est pas ça qui va me faire renoncer à boire des coups". Les gens qui retournent boire des coups ne le font pas par courage, pas plus que les gens qui, au lendemain d’un attentat à Bagdad, retournent faire des courses. On continue de vivre, c’est tout...

    • Le GUÈRE VÉRITABLE ou : la pathétique quête de Monsieur Plus
      http://horslesclous.blogspot.fr/2015/11/le-guere-veritable-ou-la-pathetique.html

      Il y a d’un côté des poseurs de bombes (dont Monsieur Plus n’est pas) et de l’autre côté, des poseurs de l’ultra-gauche que seule, la posture – qui se voudrait l’étalon de la radicalité – intéresse, et là... Monsieur Plus apparaît !
      Entre les deux, tout le monde en prend pour son grade, dans un même vomi au sein duquel chacun est prié de se reconnaître, qu’on soit aux commandes des Rafale au-dessus des zones de guerre, caissière au supermarché, prolo à l’usine, étudiant en psycho, pute au bois de Vincennes, patron du CAC 40, adepte des ballons de rouge au bistrot ou du ballon de foot au stade ; le tout au milieu des morceaux de chair « United Colors of Benetton » des morts de tous genres, tous âges, toutes races et de toutes classes sociales, explosés façon puzzle, par ceux, qui – EUX – à n’en pas douter, ont fait preuve d’un véritable sens de la fête et du discernement...
      Le problème de Monsieur Plus, c’est qu’à force de vouloir – à défaut d’être le dernier des Mohicans – être le dernier néo-situationniste, il en perd l’essentiel, à savoir : la simple intelligence des situations. Il compare l’incomparable, selon la même vieille grille de lecture rouillée depuis 1914, qui ne lui sert plus, aujourd’hui, qu’à le protéger du monde, duquel il se retire volontiers pour distribuer, depuis quelque base de repli (pardon ! quelque haut lieu de la réflexion pré-insurrectionnelle), les bons et les mauvais points. Les mauvais points étant les « accès de confusion extrême » et « chez beaucoup, les rares crises d’hypocrisie » qui ont suivi le massacre du 13 novembre dernier.
      Il convient de relever que ces enfoirés mondains, de putains-d’enculés-de-leur-race-de-mort (qu’ils méritaient donc...) n’étaient pas – un vendredi soir – à la mosquée pour prier, à la maison en train de préparer les makrouds de Shabbat, ou de bouffer le vénéré pouascaille hebdomadaire, mais des salauds qui, au stade (il fut pourtant une époque où Monsieur Plus adorait les hooligans...), au bar (merde ! fait chier, Debord était alcolo ! Mais ça fait rien, les djeuns, ils le savent pas...), ou en train de draguer des salopes – forcément (sauf la mère, la soeur et la femme voilée de ces sympathiques djihadistes)...
      De ce merdier – sans nom (bien que celui de religion vienne spontanément à l’esprit de Lilith, qui doit, sans doute, être en plein délire) – il convient donc de traquer l’hypocrisie.
      Lilith ne s’attardera pas sur le fait que Monsieur Plus estime que cette jeunesse issue de l’immigration, en France ou en Belgique, a de bonnes raison de se sentir (puisqu’elle n’y vit pas) « bombardée » au Mali, en Syrie, en Irak, ou encore, en Afghanistan, et d’en être « passablement échauffée » (mystérieuse puissance de la sensation, légitimée – ici – par les habituels détracteurs – à juste titre – du foutu sentiment d’insécurité), là où elle n’a cure de la guerre sociale menée contre ses parents, prisonniers de guerre économique, contre celles et ceux qui luttent dans leurs usines, leurs quartiers ou dans les ZAD (liste non exhaustive), sur le territoire où elle a eu le grand malheur de voir le jour et de vivre quand – il faut bien le reconnaître – le territoire libéré de l’État Islamique serait de nature à lui assurer un plein épanouissement...
      Non, en revanche, Lilith s’interroge sur le point de savoir s’il n’y aurait pas une certaine hypocrisie à – ici-bas – proscrire l’alcool, la débauche, refuser même de connaître l’amour avant le mariage, et à se faire sauter le caisson – pourquoi ? Pour baiser 70 vierges et se prendre une murge de tous les diables, une fois arrivé au paradis. Monsieur Plus appelle ça : « ne pas redouter la mort » et être « plus affranchis que nous ». Monsieur Plus serait-il devenu boubourse, au point de ne pas voir la différence entre ne pas craindre de risquer sa vie pour une vie meilleure – sur Terre – et signer une pitoyable assurance-Mort avec l’au-delà ?

      Le premier sait qu’il n’a qu’une vie et que ce sera – ici et maintenant – ou jamais. Lui seul fait oeuvre de liberté en ne craignant pas la mort. Le second agit, au contraire, au service du « divin » et vit dans la crainte des représailles de son dieu s’il s’écarte du « droit chemin ». Il n’y a donc aucune liberté à respecter des principes édictés et à faire exactement ce à quoi on est destiné.

      Curieuse sincérité de l’engagement politique (tout de même !) de celui qui exige en retour, non seulement une contrepartie garantie, mais encore, que celle-ci soit l’exacte antinomie – pour l’éternité – des préceptes et des prêches qu’il aura dispensés – durant les quelques années qu’aura duré sa vie. De ce marché « gagnant-gagnant », Monsieur Plus, quant à lui, décèle un « caractère spectaculairement anti-économique », l’enjeu en terme de plus-value lui ayant totalement échappé.
      C’est ainsi que dans son impitoyable guerre véritable à l’hypocrisie ambiante, il valide donc toutes les traîtrises et autres promesses non tenues. Le voilà fin prêt à devenir chef de parti et à mener une brillante carrière politique. Ses disciples sont désormais prévenus : qu’ils ne viennent pas se plaindre – après – d’avoir été trompés sur la qualité d’un ennemi de la marchandise... Car, au terme de ce « second éditorial », Monsieur Plus s’est dit qu’il était temps de se définir ainsi et de glisser le mot de « communiste », avant que certains lecteurs(trices) ne soient tentés de déduire de ce texte, qu’il lui préfèrerait, peut-être, celui de « fasciste ».
      Mais si les religieux nous promettent le paradis, à quoi ressemblerait le « communisme » de Monsieur Plus ? À lire sa prose, il y a peu de chance qu’on y serait « joyeux », « libertin », « décomplexé », « athée », « festif », qu’on boirait du « champagne », qu’on se retrouverait au « bistrot », qu’on aimerait ou pratiquerait des jeux de balles, qu’on irait au « concert », qu’on jouerait ou écouterait « du rock ». Tout ceci n’étant que du « divertissement », auquel Tartuffe/Monsieur Plus ne s’adonne JAMAIS, et que le « communisme » proscrirait, cela va sans dire.
      Alors, c’est pourquoi les cacahouètes que, dans sa grande mansuétude, Monsieur Plus nous jette pour nourrir nos esprits défaillants, Lilith leur trouve un sale goût de rance, quand elles ne lui sont pas carrément restées coincées en travers de la gorge !

      #heideggeriendegauche #mektoub

    • Un post qui fait suite à « Le GUÈRE VÉRITABLE ou : la pathétique quête de Monsieur Plus »

      Ce texte de lundi matin se trompe sur tout. ça pourrait, aux yeux d’une âme charitable, le rendre touchant.
      Sans revenir sur tous les points – trop nombreux et qui forment au final un fatras, soyons honnête, plus qu’indigeste :

      1°. Les attentats seraient d’abord une réaction à la politique étrangère de la France ? C’est ce que sous-entend « À l’heure des réseaux sociaux, il faut être singulièrement ivre pour prétendre ignorer que les forces armées françaises sont projetés sur une bonne demi-douzaine de théâtres d’opérations extérieures, et que certaines interventions, notamment au Mali, en Syrie, en Irak ou encore en Afghanistan, ont passablement échauffé certains esprits bombardés. » Déjà c’est fascinant de tenter d’expliquer (justifier ?) le fondamentalisme religieux islamiste comme une réaction à l’impérialisme occidental. Les auteurs de lundi matin seraient-ils aussi cons que Julien Salingue ? Mais bon, c’est vrai qu’il est plus facile de branler du concept que d’ouvrir des livres d’histoire. Et l’anti-impérialisme primaire n’est pas la chasse gardée des staliniens, ni des trotskystes.

      Je rappellerais juste qu’en 2003, l’Etat français n’a pas participé à l’intervention de la coalition occidentale menée par les États-Unis contre Saddam Hussein. Que malgré les appels de l’ASL et des rebelles syriens, la France n’a rien fait en Syrie (malgré une tentative en 2013 à laquelle se sont opposés les Etats-Unis) dans les premières années du conflit. C’est pas le boucher Assad qui dirait le contraire (250 000 morts en 4 ans). Même au Mali, l’intervention militaire s’est faite sur demande des autorités maliennes, quand le risque était imminent de voir le pays tomber aux mains des tarés de Boko Haram (qui sont, au passage, davantage un produit des années GIA en Algérie, que celui d’un ressentiment à l’égard de "l’impérialisme islamophobe" occidental)). Il ne s’agit pas d’exonérer l’Etat français mais de considérer la complexité d’une situation qui dépasse, de loin, la seule question de l’interventionnisme occidental (antagonismes sociaux, conflits d’intérêts entre Etats de la région, etc. (Et puis que dire, de la guerre dans laquelle sont engagés les Kurdes contre Daesh ? Les Kurdes sont-ils aussi d’ »arrogantes créatures économiques occidentales » ?). Si le merdier qu’a engendré l’intervention américaine en 2003 a favorisé l’émergence de Daesh, il faut aussi rappeler aux philosophes du lundi matin que Daesh est la fusion d’Al Quaida (qui est apparu en Afghanistan avec l’invasion soviétique) et de hauts dignitaires du parti baasiste de Sadam Hussein. Reprendre les arguments des terroristes pour expliquer/justifier leurs actes c’est comme de croire les Nazis quand ils disent que c’est de la faute aux Juifs. Pour finir, il y a, semble-t-il un réflexe ethnocentré à analyser la situation moyen-orientale du point de vue du seul Occident et de sa seule responsabilité. J’invite les communistes du lundi matin à écouter davantage les communistes irakiens, syriens, iraniens. Ça ne peut pas leur faire de mal.

      2°. « il semble que les assaillants de vendredi dernier soient un peu plus affranchis que « nous » ». Persuadés qu’ils sont d’aller au paradis, d’obéir à Dieu et espérer se taper 72 vierges, les bouchers du 13 novembre seraient donc « plus affranchis » ? Les auteurs du lundi matin n’ont peut-être pas tort : c’est mieux que de ne croire en rien.

      3°. « parce que la liberté dont chacun dispose sur le marché sexuel, professionnel, culturel ou simplement social est si strictement encadrée par la féroce concurrence qui y règne que cette liberté mériterait plutôt le nom de « terrible servitude » ». Entre la « terrible servitude » occidentale et la « terrible servitude » d’une république islamique, j’avoue préféré la première, inch’ Allah.

      4°. « Si l’on voulait être plus cruel, et puiser dans un héritage plus indiscutable encore, il faudrait plutôt dire que les attaques de vendredi – contre un stade, des bistrots, une salle de concert – sont une offensive sanglante, et sans charité, contre le divertissement. Là, c’est carrément Pascal que l’on retrouverait dans le camp des « terroristes ». » Je croyais la race du pro-situ éteinte. J’ignorais en fait que le pro-situ était devenu djihadiste, suivant les gerbes de l’illuminé voyériste.

      5°. Enfin, je dirais aux écrivaillons du lundi matin que les formes-de-vie qu’ils proposent sont tout aussi mortifères et artificielles, si ce n’est plus, que celles qu’ils exècrent. Le programme du lundi matin fait autant rêver que la promesse d’un week end en kolkhoze. On trouvera toujours plus de vie dans n’importe quel bistrot embourgeoisé (même tenu par des hipsters !) que dans leur « communisme vécu ». C’est la triste réalité qu’ils se refusent à voir. Comme disait ma grand mère, y a pas plus falso que des gauchistes qui reprochent à tout bout de champs à la réalité d’être falso.

  • Behind the Scenes: How the US and Iran Reached Their Landmark Deal | The Nation
    http://www.thenation.com/article/behind-the-scenes-how-the-us-and-iran-reached-their-landmark-deal

    For months before the Lausanne framework was adopted, Western diplomats had been linking the lifting of sanctions with the resolution of the issue the United States and its negotiating partners had called “possible military dimensions,” or PMD—the demand that #Iran account for two sets of intelligence documents purporting to demonstrate Iranian nuclear-weapons-related research and development. But one set of documents had originated in #Israel, and the other had been submitted by the Mujahedin-e Khalq (#MEK), the cult-like Iranian terror group that had been known to act as a client for Israel. The authenticity of both sets of documents was extremely doubtful, as indicated by a number of anomalies in the papers, especially the fact that the most important documents purported to show Iranian efforts to integrate a nuclear weapon into a missile that Iran had already abandoned.

    Iran had not only rejected the linkage between its response to those documents and the lifting of sanctions; it also refused to accept the phrase “possible military dimensions,” which the IAEA had coined in 2008. Instead, the final document refers to “clarification of past and present outstanding issues.”

    The US and European negotiators had treated resolution of this issue as a potential bargaining chip that could be used on other issues, according to the Iranian official I met on June 29. “They would say if you reduce this, reduce that, we will get a resolution of the PMD,” the official told me. But he said Iran had never agreed to any linkage requiring that it must wait for an official IAEA assessment on PMD before getting sanctions lifted. The Lausanne framework included language that Iran would carry out “an agreed set of measures” on the PMD issue, but those measures remained to be negotiated.

  • Le barrage Nam Theun 2 d’EDF, l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire sur le Mékong ?
    http://multinationales.org/Le-barrage-Nam-Theun-2-d-EDF-l-exemple-de-ce-qu-il-ne-faut-pas-fair

    Il y a exactement dix ans, la Banque mondiale, l’Agence française de développement et d’autres institutions financières débloquaient des millions d’euros pour financer un grand barrage au #Laos, sur un affluent du Mékong. L’entreprise majoritaire dans le consortium n’était autre qu’EDF, laquelle n’a cessé de présenter ce projet comme un modèle de « durabilité ». Pour les associations internationales et locales qui l’ont examiné, il s’agit bien plutôt d’un exemple de barrage destructeur, conçu pour exporter de (...)

    Actualités

    / Laos, #EDF, #Énergie, #Grands_barrages, #impact_social, #impact_sur_l'environnement, #institutions_financières_internationales, #Greenwashing, #communautés_locales, durabilité, International (...)

    #durabilité #International_Rivers
    « http://www.internationalrivers.org/resources/8694 »
    « http://www.climatecentral.org/news/tropical-dams-methane-18019 »
    « https://www.flickr.com/photos/axelrd/7593745298

    Flickr
     »

  • “As India launches an $18 billion plan to spread the information revolution to its provinces, the problems it faces are a holdover from the past - electricity shortages, badly planned, jam-packed cities, and monkeys.”

    http://in.reuters.com/article/2015/04/01/india-digital-idINKBN0MS5EP20150401

    #India #monkeys #Internet_resilience

    http://s3.reutersmedia.net/resources/r/?m=02&d=20150401&t=2&i=1037255180&w=&fh=&fw=&ll=644&pl=429&r=LYNXMP

  • Pour une géopolitique critique des frontières
    http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/010415/pour-une-geopolitique-critique-des-frontieres

    Pour une géopolitique critique des frontières

    A l’issue du 7e Festival de Géopolitique qui s’est achevé à Grenoble, Anne-Laure #Amilhat Szary et Sarah #Mekdjian, enseignantes-chercheuses en #géographie sociale et politique à l’université Grenoble Alpes, s’alarment : « Il y a urgence politique à sortir d’une approche nationaliste de l’Etat et des #frontières ».

    « A quoi servent les frontières ? » Telle était la question posée par le 7e Festival de Géopolitique, organisé par l’Ecole de Management de Grenoble du 12 au 15 mars 2015. Des chercheur.se.s, le maire de Grenoble, Eric Piolle, des journalises reconnu.e.s, spécialistes de géopolitique, mais aussi un Directeur régional des douanes et un membre de la Marine nationale, délégué au rayonnement et à l’image de la marine en Méditerranée, étaient invités à y participer. Ce festival, inscrit dans l’offre de formation continue des enseignants du secondaire de l’Académie de Grenoble, connaît un succès croissant auprès d’un large public désireux de comprendre les rapports de force géopolitiques contemporains.

    Si nous pouvons nous réjouir de l’existence d’un tel événement à destination du plus grand nombre, nos inquiétudes sont réelles quant à ses fondements idéologiques, qui, au-delà du cadre même du festival, soulèvent des questions sur le champ scientifique de la #géopolitique en France.

  • Mossad contradicted Netanyahu on Iran nuclear programme
    http://www.aljazeera.com/news/2015/02/leaks-netanyahu-misled-iran-nuclear-programme-guardian-iran-nuclear-speec

    Less than a month after Prime Minister Benjamin Netanyahu’s 2012 warning to the UN General Assembly that Iran was 70 per cent of the way to completing its “plans to build a nuclear weapon”, Israel’s intelligence service believed that Iran was “not performing the activity necessary to produce weapons”.

    Al-Jazeera compte divulguer des télégrammes du Mossad
    Les documents incluraient l’évaluation des renseignements israéliens sur le programme nucléaire de l’Iran
    http://fr.timesofisrael.com/al-jazeera-compte-divulguer-des-telegrammes-du-mossad

    Certains de ces dossiers seront publiés par al-Jazeera en collaboration avec le journal britannique The Guardian.

    Ils « offrent un aperçu sur les relations opérationnelles dans le royaume sombre et hautement politisé de l’espionnage mondial », explique al-Jazeera sur son site web.

    La chaîne d’informations indique que seule une partie des documents serait publiée, et « gardera [le reste] dans le cadre de futures publications – pour ceux qui ont besoin d’être contextualisés », et « des centaines ne seront pas révélés ».

    Parmi les documents publiés, la chaîne d’informations a indiqué qu’elle publierait les échanges entre le Mossad et leurs collègues sud-africains qui révèlent la « véritable évaluation [du Mossad] au sujet du programme nucléaire iranien ».

    Ces dossiers prouveraient, que contrairement aux déclarations des politiciens israéliens qui affirment que l’Iran pourra développer la bombe atomique d’ici un an, le Mossad ne croit pas que Téhéran travaille à l’obtention de l’arme nucléaire.

    Al-Jazeera n’a pas donné plus de précision sur les documents au sujet du Mossad, notamment sur leur date. Le site a, plus tard, retiré la mention sur l’évaluation du Mossad.

    Le rapport du Mossad semblerait concorder avec un article du New York Times de 2012 qui citait un ancien responsable des renseignements américains qui affirmait que les renseignements israéliens étaient d’accord avec l’évaluation américaine selon laquelle le programme sur les armes nucléaires iraniens « n’avait pas repris ».

    • Le NCRI alias #MEK (très promptement relayé par les MSM) appelé à la rescousse,
      http://www.dailykos.com/story/2015/02/25/1366697/-BREAKING-Amateur-hour-at-the-Pro-war-media-Latest-allegations-against-Ira

      In the wake of the embarrassing new revelations that the top Israeli intelligence agency is contradicting Bibi Netanyahu on his alarmist Iran intelligence, the well known liars, the “dissident” group NCRI (aka MEK), has jumped into damage control action and has released a suspiciously timed report that claims Iran has a new secret site. Countless media outlets including of course #Faux_News, have jumped on this as well.

      Here’s a Fox video segment about it.

      But it’s a total #fabrication. The image included in the NCRI report is actually a product shot from the Iranian safe company.

    • Long March of the Yellow Jackets: How a One-Time Terrorist Group Prevailed on Capitol Hill - The Intercept
      https://firstlook.org/theintercept/2015/02/26/long-march-yellow

      AT A SENATE Foreign Relations Committee hearing on Iran’s nuclear program in October 2013, more than a dozen men and women in yellow rain jackets sat in the gallery seats of the wood-paneled room, a bright presence amid the standard-issue dark suits of Washington. It wasn’t raining.

      They were supporters of the Iranian exile opposition group the Mojahedin-e Khalq, often referred to as the #MEK, but known to most Iranians as the Mojahedin. Activists distribute all manner of yellow paraphernalia at the group’s demonstrations: hats, banners, flags, inflatable rubber clapper sticks, and, most of all, the jackets. The yellow jackets — often emblazoned with portraits of the group’s two co-leaders, Massoud and Maryam Rajavi — have become its calling card.

      During the hearing, the powerful then-Foreign Relations Chairman Bob Menendez, a Democrat from New Jersey, spoke out for the Mojahedin. About an hour and a half into the proceedings, Menendez issued an explicit threat to Undersecretary of State Wendy Sherman over attacks against the group’s members in Iraq.

  • Guess who credits the #Mossad with producing the ’laptop documents?’
    http://www.middleeasteye.net/columns/guess-who-credits-mossad-producing-laptop-documents-1536671309

    ...a surprising source: a popular Israeli account, celebrating the successes of the Mossad’s covert operations. “Mossad: The Greatest Missions of the Israeli Secret Service,” first published in Hebrew in 2010, and then published in English in 2012, was Israel’s best-selling book for months in 2010. But not only does it acknowledge that it was indeed the #MEK that delivered the documents, it also suggests that at least some of the documents came from the Mossad.

  • Israeli state water company loses #Portugal deal and faces global protests | BDSmovement.net
    http://www.bdsmovement.net/2014/mekorot-loses-portugal-deal-11985

    Lisbon’s water company EPAL has announced that it terminated a technology exchange deal with Israeli state water company #Mekorot following protests over Mekorot’s role in Israel’s ‘water #apartheid ’ over Palestinians.

    Portuguese MPs and campaign groups had argued that the deal amounted to support for Mekorot’s role in the theft of Palestinian water.

    #Israël #vol #eau #Palestine #bds

  • Resolving Nuclear Arms Claims Hinges on Iran’s Demand for Documents - Inter Press Service
    http://www.ipsnews.net/2014/03/resolving-nuclear-arms-claims-hinges-irans-demand-documents

    The past unwillingness of the Obama administration to entertain the possibility that the documents provided by the #MEK were fabricated or to allow #Iran the opportunity to prove that through close analysis of the documents, and the IAEA’s continued commitment to the weaponisation information it has published suggest that the issue of past claims will be just as contentious as the technical issues to be negotiated, if not more so.

    #AIEA

  • IPS – Indictment of Iran for ’94 Terror Bombing Relied on MEK | Inter Press Service
    http://www.ipsnews.net/2013/08/indictment-of-iran-for-94-terror-bombing-relied-on-mek

    Argentine prosecutor Alberto Nisman based his 2006 warrant for the arrest of top Iranian officials in the bombing of a Jewish community centre in Buenos Aires in 1994 on the claims of representatives of the armed Iranian opposition Mujahedin E Khalq (MEK), the full text of the document reveals.

    The central piece of evidence cited in Nisman’s original 900-page arrest warrant against seven senior Iranian leaders is an alleged Aug. 14, 1993 meeting of top Iranian leaders, including both Supreme Leader Ali Khamenei and then president Hashemi Rafsanjani, at which Nisman claims the official decision was made to go ahead with the planning of the bombing of the Argentine Israelite Mutual Association (AMIA).

    But the document, recently available in English for the first time, shows that his only sources for the claim were representatives of the MEK or People’s Mujahideen of Iran. The MEK has an unsavoury history of terrorist bombings against civilian targets in Iran, as well as of serving as an Iraq-based mercenary army for Saddam Hussein’s forces during the Iran-Iraq War.

    #Gareth_porter #iran #MEK

  • #Hydroélectricité : Inquiétude des #pécheurs du #Mékong à cause de la construction de barrages au #Laos.

    Six pays, de la #Chine à sa source au #Vietnam à son embouchure, profitent des richesses du Mékong. Mais aujourd’hui, les projets hydroélectriques menacent faune et flore, et à terme, le mode de vie des habitants. La pêche, ressource essentielle, est la première menacée.

    http://geopolis.francetvinfo.fr/le-mekong-menace-par-les-barrages-20489