• #Journal du regard : Juillet 2026

    https://liminaire.fr/chronique/journal/article/journal-du-regard-juillet-2026

    https://www.youtube.com/watch?v=KOOq3n0EpDc

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions

    (...) #Journal, #Vidéo, #Architecture, #Art, #Écriture, #Voix, #Sons, #Mémoire, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Regard, #Dérive, #Photographie, #Nature, #Paris, #Été, #Jardin (...)

  • Mise en œuvre d’une cérémonie commémorative dans les écoles et établissements d’enseignement scolaire de l’armistice du 11 novembre, Journée nationale de commémoration de la victoire et de la Paix – Hommage à tous les « Morts pour la France »
    https://www.education.gouv.fr/bo/2026/Hebdo27/MENE2614920C

    C’est pourquoi à compter de la rentrée 2026, une cérémonie commémorative annuelle d’hommage à tous les « Morts pour la France » est instituée dans chaque #école élémentaire, collège et lycée, publics ou privés sous contrat, y compris au sein du réseau de l’enseignement français à l’étranger.

    Cette cérémonie se tient, au choix de l’établissement, dans les quatre jours précédant ou suivant le 11 novembre, date consacrée par la loi comme Journée nationale de commémoration de la victoire et de la Paix et d’hommage à l’ensemble des « Morts pour la France », civils et militaires. Elle concerne l’ensemble des élèves à partir du CM1 et se tient dans l’enceinte de l’établissement.

    La directrice ou le directeur d’école, la cheffe ou le chef d’établissement, est responsable de l’organisation de ce temps commémoratif. Celui-ci s’inscrit dans un travail pédagogique cohérent avec les enseignements et éducations transversales, notamment l’enseignement moral et civique, l’histoire-géographie, l’éducation artistique et culturelle. Il associe activement les élèves et s’appuie, lorsqu’ils existent, sur les éléments mémoriels déjà présents au sein de l’établissement : stèles, plaques commémoratives, dénominations symboliques. À défaut, une réflexion peut être engagée pour développer des supports adaptés, en favorisant les partenariats entre établissements et notamment entre les voies générale et technologique et la voie professionnelle.

    Pour préparer et conduire la cérémonie, la directrice ou le directeur d’école, la cheffe ou le chef d’établissement, peut mobiliser des enseignants et relais d’établissement investis dans les domaines de la #mémoire, de la citoyenneté, de l’éducation artistique et culturelle ainsi que de l’éducation à la #défense. Il peut également solliciter les autres référents et personnes-ressources identifiés aux niveaux académique et départemental, parmi lesquelles le délégué militaire départemental (DMD). Il peut enfin faire appel aux personnels volontaires, notamment aux réservistes opérationnels ou citoyens. À l’initiative de la directrice ou du directeur d’école, de la cheffe ou du chef d’établissement, les associations du monde combattant et les élus locaux, en particulier le correspondant défense de la commune, peuvent être invités à s’associer à cette démarche dans un cadre adapté aux objectifs définis par la communauté éducative.

    Afin d’accompagner les équipes pédagogiques dans l’organisation de cette cérémonie, un guide explicatif est mis à disposition sur Éduscol à compter du 1er septembre 2026.

    Le ministre de l’Éducation nationale,
    Édouard Geffray

    • Je suis dans un collège rep+ et la majorité de mes élèves sont considérés comme issu de l’immigration (le détail a son importance vous verrez)
      Cette année, mes collègues d’histoire ont portés un gros projets sur la réflexion de ce qu’est la mémoire et une des étapes de ce projet était d’écrire des poèmes que les élèves auraient dû lire pendant une cérémonie de commémoration.
      Quel ne fut pas notre surprise quand nous avons appris que nos élèves n’étaient plus invités à prendre part à cette cérémonie
      La raison ?
      L’un des élèves a écrit dans son poème « la paix, la plus belle des étincelles »
      Les autorités ont annoncé que c’était de l’apologie du terrorisme et que donc les élèves ne méritaient pas de lire leur poème en public.

      https://www.threads.com/@trouveredequalite/post/DaU22pXDtgl?xmt=AQG0bcvQ8aWspR4TTLTrwEKouYPIY8ID7F7QpQwZRlt6aQ

  • #Journal du regard : Juin 2026

    https://liminaire.fr/chronique/journal/article/journal-du-regard-juin-2026

    https://www.youtube.com/watch?v=XQBsy2YxmB8

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions

    (...) #Journal, #Vidéo, #Architecture, #Art, #Écriture, #Voix, #Sons, #Mémoire, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Regard, #Dérive, #Photographie, #Nature, #Paris, #Été, #Jardin (...)

  • #Colonialité toxique : dans les paysages radioactifs du #Sahara

    De 1960 à 1966, avant et après l’indépendance de l’#Algérie, l’État français a expérimenté au Sahara dit algérien dix-sept bombes atomiques et autres essais chimiques. Ce sujet a longtemps été #tabou en France, dans la presse, dans les discours politiques aussi bien que dans le cadre académique où enquêtes, témoignages, littérature et recherches sur ce thème ont été invisibilisés. Seul le réseau associatif et militant a soutenu les travaux abordant ce domaine – comme par exemple le livre de Raphaël Granvaud, Areva en Afrique, Une face cachée du nucléaire français3. Brisant frontalement la confidentialité de ces faits – presque trois décennies après l’ouvrage de Gabriele Hecht sur l’histoire nucléaire de la France, Le rayonnement de la France4, plusieurs publications récentes issues du monde anglo-saxon abordent la violence coloniale française illustrée dans ses modalités extrêmes par les expérimentations atomiques.

    C’est le cas du nouveau livre de Samia Henni, Toxicité coloniale. Documenter le paysage radioactif dans le Sahara. Paru d’abord en anglais5, il est associé à une exposition6 qui réverbère d’une autre manière les éléments de preuve de l’usage violent d’un territoire colonisé. L’autrice, architecte, historienne et théoricienne de l’architecture, enseigne actuellement à l’Université McGill de Montréal. Elle donne à penser la colonisation et ses effets dévastateurs sur le très long terme. Son point de départ est l’espace et sa gestion en période de guerre, sa réorganisation ou ce que le langage colonial a souvent appelé sa « mise en valeur ». Sensible aux narrations « cosmétiques » qui masquent les réalités de la domination coloniale, Samia Henni évoque en ce sens les euphémismes utilisés pour dire les faits qui ne sont pas seulement des « essais » nucléaires ou de la « radioactivité », mais bien des bombes atomiques à part entière et une toxicité sans limite produite par la colonisation.

    « Saharanisme »

    Faisant écho à cette question, Brahim El Guabli, professeur de pensée et littérature comparées à l’Université Johns Hopkins (USA), explore dans son dernier ouvrage, Desert Imaginations, la représentation des « déserts » à travers une variété de sources littéraires et historiques plurilingues (amazigh, arabe, français, anglais)7. Il montre que dans les productions culturelles majoritaires, les déserts apparaissent comme terra nullius, inhabitée, improductive, inutile et menaçante. La fiction mondialisée d’un désert vide et sans vie a permis de légitimer des projets d’exploitation brutaux et destructifs8. Brahim El Guabli propose d’appeler « saharanisme » ou encore « désertisme » cet imaginaire dominant dont il retrace les origines lointaines et la construction, en particulier dans les écrits politiques et littéraires français du XIXe siècle à aujourd’hui. Il fait de ces notions un outil conceptuel permettant d’approcher à plusieurs niveaux les usages et mésusages du désert, quelles que soient les parties du monde concernées. L’auteur distingue divers secteurs – spirituel, extractif, instrumental, sexuel – où s’exerce le saharanisme. En contrepoint de cette idéologie inhérente aux intérêts coloniaux, Brahim El Guabli montre le rapport intime que des écrivains et artistes autochtones manifestent dans leurs œuvres envers leur environnement, tangible et intangible, humain et non humain, une posture écologique sensible qu’il appelle ecocare ou encore éthique autochtone de la conscience environnementale. Cette attitude m’évoque une maxime touarègue Amaḍal amadal, « la terre est ce qui protège », mise en relation au Sahara avec la nécessité d’être nomade pour ne pas « peser sur le dos de la terre ». Comment une terre confisquée pour être mutilée, blessée, amputée, pourrait-elle continuer à protéger ses enfants ? Telle est la question que se posaient les Touaregs après les interventions violentes menées sur leur sol telles que les explosions atomiques, le creusement des puits de pétrole et des mines d’uranium, ou le réaménagement étrange de l’Afrique saharo-sahélienne en petits territoires enclos sur eux-mêmes, bardés de fils de fer barbelés9.
    La notion de saharanisme parait très utile pour approcher au présent divers types de faits, des plus anodins aux plus dommageables, tous fondés sur une hiérarchisation implicite des savoirs. Par exemple, l’obsession – a priori bienveillante – des organismes de développement ou d’aide qui interviennent en pays nomade pour creuser des puits, comme si le problème en zone aride était l’eau et non la gestion de l’eau. Pourtant, le piétinement animal intense autour des points d’eau, comme le disent bien les intéressés, détruit tous les pâturages alentour. Avec la multiplication des puits, aucune des stratégies nomades pour régénérer la flore ou conserver les plantes fourragères résistant au vent et permettant d’étager la consommation des pâturages ne peut plus s’exercer. Mais rien n’arrête ces politiques sédentaires du territoire couplées à la restriction de la mobilité qui ont finalement conduit à l’incapacité croissante de faire face aux sécheresses – pire, elles les ont aggravées.

    Au sujet des essais nucléaires français au Sahara, les approches des deux ouvrages cités se croisent et se complètent. Comment sortir du secret ? Comment rendre compte de la nuisance impalpable et occultée de ces explosions ? Comment documenter ce programme secret et ses lourdes conséquences, alors que la majorité des archives les concernant sont jusqu’à présent classées « secret-défense » ? Comment rendre audibles les voix des habitants sur la violence mortifère infligée à leurs vies et à leur terre par les gouvernements français et algérien qui ne les ont ni consultés ni avertis ?

    Trouver des voies et des voix pour répondre à ces interrogations fait partie des objectifs clairement énoncés par Samia Henni. Contestant « l’obsession coloniale et néolibérale de la “nouveauté”, la volonté d’être “le premier” à dire ou faire quelque-chose » (p. 37), l’autrice met à la disposition de ses lecteurs et lectrices les informations et les sources dont elle dispose, c’est-à-dire une centaine de documents d’archives (photos, textes) et la reproduction des témoignages de victimes (travailleurs et population d’Algérie, vétérans français) pour servir de socle à de futures recherches.

    Ce livre généreux et militant est fondé sur le partage des documents assemblés en étroite collaboration avec l’Observatoire des armements à Lyon. Il est destiné à « donner corps au silence des archives institutionnelles » et appelle à continuer le travail de mémoire et d’investigation permettant une autre narration des faits et un examen des responsabilités pour, à terme, exiger la décontamination des sites, l’ouverture totale des archives et la perspective de réparations.

    Car ces déflagrations nucléaires, décidées depuis Paris et prolongées en 1962 par les Accords d’Evian avec le gouvernement provisoire d’Algérie, ont eu de multiples répercussions sur les corps, sur l’environnement, sur le bâti, sur les paysages, sur les sols. Le matériel contaminé a été enseveli dans l’urgence au départ du personnel français en 1967, puis déterré par les puissants vents sahariens.

    Temps et espace du désastre atomique

    À partir de documents visuels et d’archives arrachées au secret, Samia Henni retrace les caractéristiques techniques et humaines des deux sites où les explosions ont été menées : d’un côté, Reggane, où furent lancées quatre bombes atmosphériques et de l’autre, In Ekker, émetteur de treize bombes souterraines, certaines échappant au confinement, et cinq expériences supplémentaires de dispersion atmosphérique de plutonium. Elle propose ensuite un corpus visuel composé d’extraits de documentaires et de reportages télévisés, et la reproduction de témoignages des victimes françaises.

    Dans le procédé éditorial choisi, les images impactent efficacement le regard en anticipant le texte. Ainsi, au début de l’introduction, onze photos aux tons jaune-sépia nous plongent dans la matérialité du secret, avec en première page un panneau d’interdiction de prise de vue et de menaces de sanctions contre tout contrevenant, planté sur l’un des sites d’expérimentation. Les images suivantes élargissent la focale, de la localisation des sites à l’emplacement des zones de tirs, du croquis topographique des infrastructures à une manifestation à Accra au Ghana contre ces expériences. Jusqu’à la photo de la « gerboisite », un terme qui conceptualise la matière radioactive anthropogénique produite par les explosions atmosphériques baptisées Gerboises par le pouvoir colonial. Enfin, une image satellite captant les mouvements intercontinentaux de la poussière radioactive du Sahara met immédiatement en évidence la nécessité d’un changement d’échelle pour l’analyse de ces faits.

    L’ouvrage restitue la situation géographique précise des deux sites d’expérimentation : Reggane dans la plaine de la Tanezrouft et In Ekker sur le mont Taourirt tan Afalla (littéralement en langue locale « Colline du haut » ou du « nord ») et aussi Taourirt tan Ataram (« Colline de l’ouest ») dans le massif de l’Ahaggar (nom utilisé dans l’ouvrage sous sa forme arabisée, Hoggar). Remarquons que les toponymes mentionnés sont tous amazighs. Ce qui donne une résonance particulière au choix de ces lieux situés à plus de 1000 km d’Alger et révèle une autre invisibilité qui n’est pas manifeste dans l’ouvrage, celle des habitants ancestraux de ces terres, les Imuhagh10, appelés « Touaregs » par les étrangers. L’invention de l’Algérie comme État colonial puis postcolonial les fera dénommer ensuite « Algériens » (comme dans la légende du 3e cahier photo où ils sont appelés « habitants algériens ») ou encore, selon les recensements sur leurs terres d’ancrage à la saison sèche, les assignera à d’autres identités nationales et territoriales : « Libyens », « Maliens », « Nigériens », « Burkinabè ». Les pouvoirs coloniaux ont en effet redessiné la carte de l’Afrique selon leurs intérêts, divisant le pays touareg par cinq frontières et transformant en peuple sans terre les nomades dont les parcours réguliers ont rendu le désert nourricier en préservant ses ressources végétales et hydriques.

    Samia Henni situe son propos dans le cadre national de l’Algérie. Elle montre cependant que le temps et l’espace de la toxicité nucléaire ne sont pas à l’échelle de la géopolitique humaine. Des témoins évoquent la violence monstrueuse des explosions ressentie non seulement à proximité, à Tamanrasset, mais aussi à 600 km à l’est à Djanet et à plus de 1 000 kilomètres au sud-ouest à Gao (p. 42), ou encore au sud-est dans l’Aïr11, englobant l’espace de référence de la mobilité nomade des Touaregs. Et bien au-delà encore.

    La toxicité invisible, impérissable, inquantifiable, irréversible, circule et s’infiltre partout où la diffusent les vents du globe. Elle contamine non seulement les lieux décrétés vides et sans importance par les autorités coloniales puis postcoloniales – notamment les territoires nomades –, mais également les pays et les continents des décideurs de la mise à feu des bombes atomiques. Elle s’étend à la terre entière et restitue, au-delà de l’approche spatialement fragmentée des événements, la perception géographique nomade qui au Sahara relie directement l’Ahaggar (actuelle Algérie), l’Ajjer (entre l’Algérie et la Libye), l’Aïr (actuel Niger), la Tademekkat (entre le Mali et le Burkina Faso) et la Tagaraygarayt (actuel Niger).

    Je rajouterai une information donnée par les Touaregs qui circulent entre l’Ahaggar et l’Aïr. Selon eux, l’abandon en 1967 des sites nucléaires français du côté algérien aurait été suivi par le transfert entre l’Ahaggar et l’Aïr d’une partie des anciens engins de chantier ainsi que du personnel pour mener des opérations de prospection à Madawela dans la vallée de Tin Marsoy. Cette partie du territoire touareg se trouvait rattachée depuis 1960 à l’État du Niger. Les nomades se souviennent des déplacements incessants et extrêmement dérangeants de camions énormes équipés de sondes qui sillonnaient les terres pastorales et creusaient le sol, faisant parfois jaillir de l’eau sans reboucher leurs forages en quittant les lieux.

    Ces travaux de prospection terrestres mais aussi aériens ont abouti à la mise en œuvre de l’exploitation d’un immense gisement d’uranium à Arlit, à environ 15 kilomètres de Madawela, ce dernier site étant laissé inactif, mais gardé par l’armée nigérienne. Comme ce fut le cas du côté algérien dans les années 1950 en pleine période coloniale, deux décennies plus tard, dans un État indépendant, les autorités françaises s’accaparèrent brutalement des terres touarègues de l’Aïr pour créer les infrastructures géantes d’une première mine à ciel ouvert (Arlit), puis d’une mine souterraine (Akokan), et d’une ville qui compte à présent plus de 100 000 habitants, détruisant toutes les ressources pastorales locales et interdisant aux nomades de poursuivre leur vie sur leurs propres terres. C’est à cette période que les contrôles et les détentions arbitraires de civils touaregs s’intensifièrent au nord du Niger, au point de transformer le seul fait d’être enturbanné en délit menant automatiquement à l’arrestation et à la confiscation des marchandises pour les caravaniers.

    Des vies qui ne comptent pas ?

    Comme l’écrit Samia Henni, après les explosions nucléaires des années 1960, les nomades, les oasiens et les citadins de la région de Reggane et de la vallée du Touat ont été directement affectés. Entre 1960 et 2008, la démographie chuta de moitié, passant de 40 000 à quelque 20 000 habitants (p. 93). La description détaillée des chantiers menés pour les opérations nucléaires et l’accueil du personnel à Reggane, Hamoudia et au point zéro des expérimentations – 82 000 m2 de bâtiments, 7000 m2 d’ouvrages souterrains, 100 km de routes, 3 centrales électriques, etc. (p. 96) – donne une idée du gigantisme de ces infrastructures (laboratoires, appareils de mesures, base avancée, ville nouvelle), au prix d’un labeur humain démesuré, diurne autant que nocturne. La recension des constructions techniques du second site dégage la même impression de démesure et de captation sans merci des terres (170 570 hectares) et des ressources locales. Non seulement l’eau et l’air de l’oued Amguel, mais la main d’œuvre autochtone, à laquelle s’ajoutaient sur le site la main d’œuvre importée d’autres régions de l’Ouest africain, ainsi que les militaires, appelés, techniciens et ingénieurs français, soit environ 9000 personnes sur le site au moment des explosions.

    Dans les années 1960, les procédés de décontamination des corps humains et des engins au jet d’eau (p. 114) paraissent dérisoires, irresponsables et même cyniques dans la mesure où l’eau n’a vraisemblablement pas échappé à la pollution. Pas plus les multiples échecs du confinement des bombes dans les galeries souterraines que l’indépendance de l’Algérie en 1962 n’ont empêché la continuation des essais par la France qui a également poursuivi de 1964 à 1966 ses expériences de dispersion du plutonium (nom de code Pollen) en bafouant le Traité d’interdiction des essais nucléaires atmosphériques signé en 1963. Pire, les expériences biologiques conduites lors de la bombe Gerboise blanche auraient concerné non seulement des animaux (dont des cages et cadavres ont été retrouvés abandonnés sur le site), mais aussi des corps humains, morts ou vivants, ou des « cobayes humains » comme le formule Bruno Barillot dans son ouvrage, Essais nucléaires français : l’héritage empoisonné12, cité par Samia Henni (pp. 107-108).

    Un travailleur local, interrogé trois décennies plus tard, rapporte qu’après les déflagrations, « la plupart des gens qui sont tombés malades sont ceux des campements qui habitent la montagne » (p. 156), autrement dit les habitants invisibilisés d’un désert décrété « vide » par les autorités françaises et algériennes. Le photographe et sociologue Bruno Hadjih a documenté le ravage sanitaire et létal (17 décès survenus immédiatement) des habitants du village de Mertoutek et la destruction durable de leur environnement après la bombe non maîtrisée de Béryl en 1962.

    Le gouvernement français est resté inactif sans mener d’étude de suivi après l’explosion, pas plus qu’il n’a proposé de réparation. Par ailleurs, il n’a fourni aucun descriptif technique des décharges toxiques qu’il a laissées au Sahara et qui continuent d’affecter la santé des êtres vivants. Comme si finalement, tout cela n’avait jamais existé et n’avait eu aucune conséquence pour personne. Jusqu’à quand ?

    ’avance à travers les entrailles de la fournaise
    Je les entends
    sécheresse de leur cœur
    Et ils me roulent dans le nuage
    champignon nuée
    brouhaha atomique
    Et ils aboient
    Toi, tu n’existes pas,
    tu n’as jamais existé

    Hawad, Irradiés13

    L’investigation sans fin

    Au final, on comprend à quel point le projet nécessaire de « documenter le paysage radioactif dans le Sahara » comme le propose Samia Henni est un programme collaboratif à long terme. La constitution de « contre-archives » dans ce domaine est une tâche ardue et ouverte qui appelle à d’autres enquêtes pour sortir le désert de l’oubli. Par exemple, comment faire résonner la mémoire et le présent de ceux qui sont effacés de la carte ? Quelles constellations d’expériences et de géographies peuvent être retracées en dehors des cadres restrictifs de la cartographie coloniale ? Comment mettre en dialogue les expériences vécues par les habitants des différents territoires sacrifiés lors des mises à feu nucléaires réalisées par la France, mais aussi par les États-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne et la Chine entre 1945 et 1980 ? Quels sont les formes de survie et de résistance qui ont émergé face à la catastrophe ? Comment faire entendre la voix des écrivains et des artistes qui mobilisent un imaginaire créatif capable de submerger le saharanisme, alors même qu’eux et leurs peuples subissent jusqu’à aujourd’hui la confiscation, la dévastation et la pollution nucléaire ou minière de leurs terres ? Le « Saharanisme expérimental » va en effet de pair avec le « Saharanisme extractif » pour reprendre les concepts de Brahim El Guabli. Quelles relations établir entre d’un côté la manne minérale concentrée au Sahara central sur les territoires nomades (pétrole et gaz en Algérie et Libye, uranium, charbon, or au Niger, or au Mali) et, de l’autre côté, la répression brutale qui touche leurs habitants, privés de leurs droits fonciers, jusqu’à nier et éradiquer leur nom, leur langue, leur mode de vie, leur société et leur histoire ? Le travail d’investigation à venir est immense, il réservera probablement des surprises, autant que l’étude des conséquences, impensées et impensables, de la radioactivité.

    https://www.terrestres.org/2026/06/08/colonialite-toxique-dans-les-paysages-radioactifs-du-sahara
    #radioactivité #colonialisme #pollution #violence_coloniale #territoire_colonialisé #colonisation #euphémismes #radioactivité #vocabulaire #mots #bombes_atomiques #désert #géographie_du_vide #vide #terra_nullius #saharanisme #désertisme #imaginaire #ecocare #conscience_environnementale #Touaregs #nomadisme #aide_au_développement #puits #développement #secret-défense #Accords_d’Evian #paysage #environnement #Reggane #In_Ekker #plutonium #images #secret #gerboisite #Gerboises #France_coloniale #mont_Taourirt_tan_Afalla #Taourirt_tan_Ataram #toponymie #invisibilisation #Imuhagh #violence #Tamanrasset #Ahaggar #Aïr #Madawela #Niger #vallée_de_Tin_Marsoy #Arlit #uranium #mines #Akokan #Arlit #pâturages #vallée_du_Touat #eau #sols #air #décontamination #montagne #destruction #Mertoutek #Béryl #réparation #santé #paysage_radioactif #mémoire #contre-archive #contre-récit #expérience_vécue #territoires_sacrifiés #Saharanisme_expérimental #Saharanisme_extractif #extractivisme

    ping @reka

    –—

    A mettre en lien avec le #film_documentaire #At(h)ome (#athome) :
    https://seenthis.net/messages/819398

    • #Areva en Afrique. Une face cachée du nucléaire français

      L’indépendance énergétique de la France grâce au nucléaire est un mythe : l’uranium qui alimente le nucléaire civil et militaire provient pour une large part du sous-sol africain. Raphaël Granvaud détaille les conditions dans lesquelles la France et Areva se le procurent au meilleur coût, au prix d’ingérences politiques et de conséquences environnementales, sanitaires et sociales catastrophiques pour les populations locales.
      Comme au Niger, fournisseur historique, pourtant en dernière position du classement des pays selon leur indice de développement humain. Dans un contexte international d’intensification de la concurrence sur le continent africain, mondialisation capitaliste oblige, Areva a toujours pu compter sur l’aide active des représentants officiels de l’État français et des réseaux les moins ragoûtants de la Françafrique pour sauvegarder son droit de pillage. L’auteur dévoile enfin les efforts considérables d’Areva pour que les différents éléments de cette réalité et de sa stratégie de dissémination nucléaire ne ternissent pas une image de marque qu’elle voudrait immaculée.

      https://agone.org/livre/arevaenafrique
      #livre

    • TOXICITÉ COLONIALE. DOCUMENTER LE PAYSAGE RADIOACTIF DANS LE SAHARA

      Toxicité coloniale revient sur les programmes nucléaires français menés entre 1960 et 1966 dans le Sahara algérien. Ce programme secret, qui s’est déroulé pendant et après la guerre d’indépendance algérienne (1954-1962), a permis au régime colonial français de mettre à feu quatre bombes atomiques atmosphériques, treize souterraines et de mener d’autres expériences nucléaires dans le désert. Alors que la grande majorité des documents d’archives sont toujours classés secret aujourd’hui, Toxicité coloniale rassemble une variété de sources permettant de documenter l’histoire violente des activités de la France en Algérie. Le livre constitue un corpus de choix à l’intersection de la justice spatiale, sociale et environnementale pour ceux et celles qui s’intéressent à l’architecture, au paysage et aux pratiques d’archivage dans une démarche décoloniale.
      Alors que ces bombes ont eu des conséquences durables pour les populations et les environnements locaux ainsi que pour les vétérans français, le manque de contrôle des explosions, les lacunes de sécurité et l’utilisation des Algériens comme main- d’œuvre sur des chantiers particulièrement dangereux apparaissent comme des faits coloniaux d’une importance majeure.

      https://editions-b42.com/produit/toxicite-coloniale

    • Deserts Are Not Empty

      Colonial and imperial powers have often portrayed arid lands as “empty” spaces ready to be occupied, exploited, extracted, and polluted. Despite the undeniable presence of human and nonhuman lives and forces in desert territories, the “regime of emptiness” has thus inhabited, and is still inhabiting, many imaginaries. Deserts Are Not Empty challenges this colonial tendency, questions its roots and ramifications, and remaps the representations, theories, histories, and stories of arid lands—which comprise approximately one-third of the Earth’s land surface. The volume brings together poems in original languages, conversations with collectives, and essays by scholars and professionals from the fields of architecture, architectural history and theory, curatorial studies, comparative literature, film studies, landscape architecture, and photography. These different approaches and diverse voices draw on a framework of decoloniality to unsettle and unlearn the desert, opening up possibilities to see, think, imagine it otherwise.

      https://www.arch.columbia.edu/books/catalog/998-deserts-are-not-empty

  • Gardez l’actualité dans la Wayback Machine | Internet Archive Blogs
    https://blog.archive.org/2026/06/01/keep-the-news-in-the-wayback-machine

    J’ai signé une lettre ouverte qu’il me semble important de relayer.
    – Parce que notre #mémoire_collective s’altère, il est important de garder des archives d’internet.
    – Parce qu’à un moment où la #désinformation se propage rapidement, où la contextualisation de l’information disparait, où la pression pour l’info au profit des dominants continue de croître, la préservation d’un outil d’#archivage indépendant compte plus que jamais.

    Ce site m’a déjà rendu de beaux services comme par exemple :
    – Vérifier comment lemonde.fr renomme ses articles pour les rendre putaclics
    – Comprendre que l’abandon de la #presse_française face à la concurrence de GAFAM date de 2011 et qu’elle met fin à une opposition acharnée à cette nouvelle concurrence qui se traduisait par la mise en page des sites de la période précédente.

  • Une bibliothèque nationale glisse ses archives dans une fiole d’ADN
    https://actualitte.com/article/131740/insolite/une-bibliotheque-nationale-glisse-ses-archives-dans-une-fiole-d-adn

    La Library of Congress déposera dans l’America250 Time Capsule une fiole d’ADN synthétique contenant des copies numériques de trésors patrimoniaux. Le brouillon de Jefferson, des manuscrits, sons et archives passeront dans une mémoire moléculaire programmée pour 2276, à Philadelphie. Une expérience minuscule par son format, immense par les questions qu’elle adressera aux futurs lecteurs.

    Il y aurait plein de choses à dire sur cette expérience... mais un non-dit qui me semble à la fois curieux et inquiétant : si on transfère la mémoire pour seulement 250 ans dans un matériaux qui n’est ni sensible aux changements climatiques, à des impulsions électromagnétiques (genre bombe atomique), à des destructions volontaires ou involontaires ou à des incendies, des inondations... c’est peut être que l’on s’inquiète de l’avenir du monde civilisé actuel, qu’on redoute les guerres et les bouleversements climatiques. Mais dans ce cas, préserver est-il le plus urgent ? Agir contre les forces de la destructivité est certainement plus efficace. Enfin, j’espère...

    #Bibliothèque #Archives #ADN #Mémoire

  • #Journal du regard : Mai 2026

    https://liminaire.fr/chronique/journal/article/journal-du-regard-mai-2026

    https://www.youtube.com/watch?v=rzOLeO22OI4

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions

    (...) #Journal, #Vidéo, #Architecture, #Art, #Écriture, #Voix, #Sons, #Mémoire, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Regard, #Dérive, #Photographie, #Paysage, #Nature, #Paris, #Printemps, #Forêt (...)

  • Je suis la mer

    En #Suède, dans les années 1940, l’installation d’un #barrage engloutit le village estival d’#Ingá et #Rávdná, nomades samies. Sous les eaux du lac, leur monde disparaît, sacrifié au nom d’un #progrès qui méprise les peuples autant que les #paysages. Mêlant drame écologique et tragédie intime, lutte pour la #mémoire et conflits de générations, #Elin_Anna_Labba signe un #roman saisissant porté par une langue d’une beauté rare, qui donne chair à la #lutte pour la #terre et l’#identité, et marque durablement le coeur et l’esprit. Un premier roman événement, traduit dans plus de dix langues.

    https://editions-rivages.fr/catalogue/je-suis-la-mer-021453
    #livre #sami #peuples_autochtones #barrage_hydroélectrique

  • 25 ans d’errance mémorielle. Lettre ouverte au Président de la République Française par Serge Letchimy

    Monsieur le Président,
    Vingt-cinq ans après la loi Taubira, la France se trouve devant une vérité simple : elle a su nommer le crime, mais elle peine à en tirer toutes les conséquences. La loi du 21 mai 2001 a constitué une rupture majeure : pour la première fois, la République reconnaissait que la traite négrière transatlantique et l’esclavage colonial relevaient du crime contre l’humanité. Elle arrachait cette histoire au folklore militant, au silence, aux marges tropicales de votre récit national. Elle imposait aussi son enseignement, la recherche, la commémoration. C’était considérable. C’était même, pour les descendants de ces victimes, l’abandon par la France de sa vieille et hautaine solitude au monde. Son Histoire nationale, solitaire jusqu’alors dans le théâtre des conquérants, rejoignait enfin les histoires offusquées ; sa mémoire touchait enfin aux autres mémoires blessées.

    INCOHÉRENCE

    Mais une loi peut ouvrir une porte sans que le pays accepte vraiment de la franchir. Depuis 2001, la mémoire de l’esclavage avance en France par à-coups : journées nationales, travaux d’historiens, création d’institutions, Mémorial ACTe, Fondation pour la mémoire de l’esclavage, futur mémorial parisien… Pourtant, ces avancées demeurent insuffisamment reliées à une

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/05/17/25-ans-derrance-memorielle-lettre-ouverte-au-p

    #esclavage #memoire

  • #Journal du regard : Avril 2026

    https://liminaire.fr/chronique/journal/article/journal-du-regard-avril-2026

    https://www.youtube.com/watch?v=2Z9dBCevKX0

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions

    (...) #Journal, #Vidéo, #Architecture, #Art, #Écriture, #Voix, #Sons, #Mémoire, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Regard, #Dérive, #Photographie, #Paysage, #Nature, #Paris, #Printemps, #Jardin (...)

  • Sentieri partigiani

    Il ricordo della #Resistenza non è un monumento immobile, è una salita, impegnativa e tenace, verso ciò che siamo diventati. Non è un capitolo polveroso dei manuali, ma un’esperienza da attraversare, vivere e trasmettere. Un saggio che ripercorre la memoria delle lotte partigiane come un sentiero, sulle orme dei grandi maestri della letteratura, da Meneghello a Pavese e Fenoglio. Per imparare ogni giorno, come cittadini, a non perdere la libertà e il pensiero critico.

    https://www.einaudi.it/catalogo-libri/narrativa-italiana/narrativa-italiana-contemporanea/sentieri-partigiani-paolo-malaguti-9788806269005
    #histoire #WWII #seconde_guerre_mondiale #Italie #antifascisme #partisans #Résistance #mémoire #livre

  • #Journal du regard : Mars 2026

    https://liminaire.fr/chronique/journal/article/journal-du-regard-mars-2026

    https://www.youtube.com/watch?v=fKnTZ2gwD2M

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions

    (...) #Journal, #Vidéo, #Architecture, #Art, #Écriture, #Voix, #Sons, #Mémoire, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Regard, #Dérive, #Photographie, #Paris, #Nice, #Marseille, #Printemps, #Voyage (...)

  • Il racconto delle stragi nei quadri di #Gaetano_Porcasi

    In #via_d'Amelio la prima mostra di un progetto che può essere itinerante

    Sessantuno opere. Sessantuno opere per raccontare un pezzo di storia d’Italia, quello delle stragi che hanno segnato il Paese, condizionato democrazie e segnato profondamente le vite di tante famiglie. La pittura è quella di Gaetano Porcasi, da sempre impegnato in questo percorso artistico informativo nel mondo dell’antimafia.

    In occasione del trentatreesimo anniversario della strage di via d’Amelio ha risposto positivamente alla proposta di Salvatore Borsellino di realizzare quello che è stato un vero e proprio percorso visivo che va oltre la fotografia e che è stato esposto in via d’Amelio dal 17 al 20 luglio.
    «Per controbattere ai depistaggi istituzionali della Commissione parlamentare antimafia e di questo governo, che vorrebbe riscrivere la storia, ho voluto mettere insieme tutte le stragi che hanno insanguinato il Paese - ha detto nei giorni scorsi Salvatore Borsellino - Stragi che fanno parte di un unico percorso eversivo che ha attraversato la storia fino ad arrivare all’attuale sistema di potere che ci governa. Da Portella della Ginestra in poi, ognuna viene rappresentata attraverso un quadro con i nomi e l’eta delle vittime».

    Porcasi, con uno stile inconfondibile, ha da sempre realizzato dipinti di impegno civile.

    Borsellino lo descrive come «il pittore della memoria e della resistenza civile».

    Ed ha ragione. In questi giorni i tanti che si sono recati in via d’Amelio non hanno potuto non attraversare la mostra.

    Un pannello dopo l’altro non si può essere indifferenti di fronte a quanto avvenuto nel corso della nostra storia e la spinta non è solo ad interrogarsi, ma a divenire parte attiva verso una nuova coscienza.

    Ora che la prima mostra è stata ultimata l’obiettivo è quello di farla divenire itinerante e magari diffonderla nelle scuole, accompagnata dalla nuova pubblicazione «#Paolo_Borsellino e l’Agenda Rossa - La scia di sangue delle stragi in Italia. Mafia, eversione nera, servizi deviati e poteri infedeli», curata da Salvatore Borsellino e che ha anche la postfazione di Saverio Lodato.

    Parlando del pittore Porcasi, Borsellino scrive: «La sua arte non è solo bellezza: è denuncia, è memoria viva, è un atto d’amore verso chi ha sacrificato la propria vita per la giustizia e la verità. Con ogni tela Porcasi racconta la nostra storia più dolorosa: stragi, depistaggi, silenzi. Ma lo fa con dignità e coraggio, restituendo volto e voce a chi non c’è più. Le sue opere non decorano: parlano. Educano. Resistono. Grazie, Gaetano, per questa preziosa testimonianza».

    https://www.antimafiaduemila.com/home/mafie-news/254-focus/105783-il-racconto-delle-stragi-nei-quadri-di-gaetano-porcasi.html
    #art #mafia #anti-mafia #peinture #exposition #mémoire #histoire

  • Beni confiscati. La cascina della ’ndrangheta vive nel nome di Bruno Caccia
    https://lavialibera.it/it-schede-2607-beni_confiscati_la_cascina_della_ndrangheta_vive_nel_nome

    Alle porte di San Sebastiano da Po, a una trentina di chilometri da Torino, si trova Cascina Caccia, un bene confiscato alla criminalità organizzata divenuto presidio dell’antimafia sociale. La struttura è appartenuta a una delle più note famiglie di ’ndrangheta del Piemonte – i Belfiore – e per anni ha rappresentato uno dei simboli del potere mafioso che negli anni Ottanta e Novanta si è arricchito con il traffico di droga, l’usura, i sequestri di persona, le scommesse clandestine e il gioco illegale. Guida ai beni confiscati alle mafie Oggi la cascina porta il nome del procuratore capo di Torino Bruno Caccia – ucciso a Torino il 26 giugno 1983 su ordine di Domenico Belfiore, giudicato il mandante dell’omicidio e per questo condannato all’ergastolo nel 1993 – e di sua moglie Carla (...)

    #DIAMO_LINFA_AL_BENE

  • Heures indues : de Mars à Juin 2025

    https://www.youtube.com/watch?v=70BKZx2iN_4?si=58S1VSlA5na5Srt7

    Une courte séquence filmée à quatre, en famile, tous les mois. L’ensemble de ces scènes du quotidien mises bout à bout, publié un an après, dessine notre portrait en creux.

    (...) #Journal, #Vidéo, #Architecture, #Art, #Famille, #Sons, #Mémoire, #Paysage, #Ville, #Heures_indues, #Regard, #Dérive, #Paris, #Marseille, #Nice, (...) ❞

  • #Journal du regard : Février 2026

    https://liminaire.fr/chronique/journal/article/journal-du-regard-fevrier-2026

    https://www.youtube.com/watch?v=35GqNZC5AUQ

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions

    (...) #Journal, #Vidéo, #Architecture, #Art, #Écriture, #Voix, #Sons, #Mémoire, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Regard, #Dérive, #Photographie, #Paris, #Hiver, #Nuit (...)

  • Lecture d’un extrait du livre « Nietzsche au piano » de Frédéric Pajak, paru aux Éditions Libretto, en 2026.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/nietzsche-au-piano-de-frederic-pajak

    Frédéric Pajak explore la relation fusionnelle et tourmentée de Friedrich Nietzsche avec la musique. Le philosophe la considérait comme l’essence même de sa pensée. Nietzsche s’est perçu toute sa vie comme un compositeur, s’adonnant au piano et à la création d’œuvres souvent jugées maladroites par ses pairs. Le texte retrace son amitié passionnée puis sa rupture fracassante avec Richard Wagner, un déchirement né de divergences esthétiques et idéologiques profondes. Le philosophe a fini par rejeter le romantisme allemand au profit d’une musique « méditerranéenne », plus solaire et légère. À travers ce prisme, la vie de Nietzsche apparaît comme une quête de rédemption esthétique face à la solitude et à la maladie. Cette biographie illustrée démontre finalement que, pour lui, chaque phrase écrite possédait sa propre rythmique symphonique.

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Histoire, #Temps, #Ville, #Mémoire (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_nietzsche_au_piano_frederic_pajak.mp4

    https://www.editionslibretto.fr/catalogue/nietzsche-au-piano

  • Patrick Chamoiseau : Les trois voix du Chateau Dubuc

    Le Château Dubuc est un haut lieu mémoriel de notre fondation collective. Nos ancêtres partagés y ont mené durant des siècles une lutte antagoniste et solidaire. Cette habitation sucrière fut l’une des plus puissantes de la côte atlantique. On y produisit du sucre, du tafia, de l’indigo ; on y exploita des terres défrichées au prix de la « désapparition » de nos ancêtres Kalinago ; on y fit travailler des centaines d’Africains, puis leurs descendants, réduits en esclavage et aux aliénations. Les archives attestent de pratiques de contrebande et d’un commerce négrier clandestin qui reliait cet endroit aux réseaux atlantiques. La prospérité du site fut brève, sa chute rapide au XVIIIᵉ siècle- mais son empreinte demeure.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/02/15/patrick-chamoiseau-les-trois-voix-du-chateau-d

    #histoire #memoire

  • “It Was Normal”: Environmental Contamination in the Collective Memory of the Inhabitants of #Szopienice

    This paper presents the findings of research aimed at verifying Peter H. Kahn Jr.’s thesis on environmental generational amnesia. It was conducted in 2022 in a local community affected by environmental contamination. The settlement in Szopienice contained a non-ferrous metals plant, which operated for several decades and had negative impacts on the surrounding area. The consequences were particularly severe for local children, who suffered from lead poisoning. To verify Kahn’s thesis, the researchers conducted 17 in-depth interviews with the inhabitants of Szopienice. During analysis of the interviews, the authors were mainly interested in the strategies the interviewees used to reduce the cognitive dissonance between the state of environmental contamination in Szopienice, as they remember it, and today’s knowledge of the magnitude of environmental contamination. The theoretical framework for this analysis was the study of collective memory, with particular emphasis on exploring the concept of normality and with reference to the concepts of #Alfred_Schütz.

    https://polish-sociological-review.eu/-It-Was-Normal-nEnvironmental-Contamination-in-the-Collec

    #Pologne #pollution #mines #mémoire #contamination #mémoire_collective #amnésie #plomb #dissonance_cognitive #normalité
    ping @reka

  • #Journal du regard : Janvier 2026

    https://liminaire.fr/chronique/journal/article/journal-du-regard-janvier-2026

    https://www.youtube.com/watch?v=f__4HgDhW4w

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions

    (...) #Journal, #Vidéo, #Architecture, #Art, #Écriture, #Voix, #Sons, #Mémoire, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Regard, #Dérive, #Photographie, #Paris, #Hiver, #Neige (...)

  • https://afriquexxi.info/Les-engages-de-La-Reunion-grands-oublies-de-l-histoire-coloniale*

    *Les engagés de La Réunion, grands oubliés de l’histoire coloniale

    Reportage · Au musée Stella Matutina, une exposition est consacrée aux travailleurs contraints, dès l’abolition de l’esclavage, à la mise en sucre de Bourbon à la sueur de leur front et dans des conditions serviles. Le devoir de mémoire commence à peine dans cette île de l’océan Indien, notamment sous l’impulsion des descendants.

    Eva Sauphie, 30 janvier 2026

    À La Réunion, toute la population ou presque est liée à l’histoire du sucre et à celle de « l’engagisme ». Ce système a succédé à l’esclavage à la suite de l’abolition en 1848. Sous la pression des planteurs, qui ont alors besoin de remplacer les esclaves, l’administration française recrute sur la base d’un contrat d’engagement une main-d’œuvre bon marché qu’elle fait travailler dans les plantations de canne à sucre et dans les usines sucrières. Juridiquement libres, mais en fait contraints de s’engager, ces travailleurs viennent majoritairement du sud de l’Inde (118 000 déplacés indiens), notamment des cinq comptoirs français (Yanaon, Karikal, Pondichéry, Chandernagor, Mahé), mais aussi de ports sous domination britannique (Calcutta, Madras). Une convention est signée entre ces deux empires vers 1860 pour réglementer le code de l’engagisme. D’autres forçats du sucre sont recrutés en Afrique de l’Est, qui fournit le deuxième contingent de l’île (entre 34 000 et 37 000 engagés), à Madagascar, aux Comores, en Chine et au Vietnam. Au total, l’engagisme a concerné pas moins de 164 000 étrangers à Bourbon, l’ancien nom de l’île.

    Néanmoins, ce pan de l’histoire coloniale est longtemps resté enfoui dans les archives départementales de l’île. L’exposition Les engagés du sucre, présentée au musée Stella Matutina jusqu’au 4 avril 2027, sort ce passé des oubliettes. Sur les bas flancs de Piton Saint-Leu, sur la côte ouest de La Réunion, vient s’étirer cette ancienne usine sucrière construite en 1858 au beau milieu de la savane et des champs. Vers 1860, c’est ici que débarquèrent 196 engagés, des Indiens pour la plupart. Des cases d’habitations jonchant le littoral sont encore visibles aujourd’hui, en contrebas, vers la Pointe au Sel. Elles ont été construites sur les quelque 500 hectares de terres rachetés en 1869 par Jean Dussac, un médecin français. Une importante population d’origine indienne vit toujours sur place, non loin de la maison de l’ancien propriétaire devenue depuis le Fonds régional d’art contemporain (Frac Réunion).

    (...)

    #Colonisation #Esclavage #Inde #Réunion #Mémoire #Mozambique

  • Lecture d’un extrait du livre « On ne verra pas les fleurs le long de la route » d’Eric Pessan, paru aux Éditions Aux forges de Vulcain, en 2026.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/on-ne-verra-pas-les-fleurs-le-long-de-la-route-d-eric-pessan

    Un couple roule de nuit dans un paysage ravagé par les incendies, sans certitude d’arriver quelque part. Dans un monde où écrire et lire deviennent suspects, l’amour et la poésie restent des gestes de résistance fragiles mais essentiels. Le roman, parsemé d’un millier de fragments de livres inséré à l’intérieur des pages, à la manière du roman-collage de Yak Rivais, Les Demoiselles d’A. ou du centon Les mille et une phrases, d’Éric Simon, mêle errance et réflexion sur la catastrophe écologique et l’effondrement culturel. Une forme de révolte créative face à l’effacement programmé. Une mémoire de secours, une bibliothèque secrète protégée des menaces extérieures qui rappelle « tout ce que la littérature peut nous offrir. Tout ce qu’elle mettait en partage. Les communautés d’affinités qu’elle engendrait. »

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Histoire, #Temps, #Ville, #Mémoire (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_on_ne_verra_pas_les_fleurs_le_long_de_la_route_eric_pessan.mp4

    https://auxforgesdevulcain.fr/a/eric-pessan/on-ne-verra-pas-les-fleurs-le-long-de-la-route

  • « Comme si mes ancêtres me parlaient depuis l’océan » : au Sénégal, les Afro-Américains en « pèlerinage »
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/01/27/comme-si-mes-ancetres-me-parlaient-depuis-l-ocean-au-senegal-les-afro-americ

    « Comme si mes ancêtres me parlaient depuis l’océan » : au Sénégal, les Afro-Américains en « pèlerinage »
    L’île de Gorée, « symbole de la traite négrière » selon l’Unesco, accueille près de 100 000 personnes par an. Parmi elles, le nombre de touristes américains, à la recherche de leurs origines, est en hausse.
    Par Jules Crétois (Dakar, correspondance)
    « Mes ancêtres ont sans doute été ici ! » IShowSpeed, Darren Jason Watkins Jr. de son vrai nom, star des réseaux sociaux avec 50 millions d’abonnés sur YouTube, est habitué aux cabrioles et aux défis sportifs. Mais à la Maison des esclaves de Gorée, au Sénégal, à une demi-heure de Dakar en bateau, il fait comme tout le monde : il suit le guide.L’influenceur américain, en tournée africaine depuis fin décembre 2025, découvre, ce 20 janvier, les cellules dans lesquelles s’entassaient, au XVIIIe siècle, enfants, femmes et hommes, les fers qui les entravaient et la fameuse porte dite du « voyage sans retour », une petite ouverture dans la bâtisse sur l’océan, que les esclaves empruntaient pour ne jamais revenir.
    Il n’est pas du tout certain que les ancêtres de IShowSpeed soient passés par Gorée. Si les guides locaux assurent que le lieu a occupé une place centrale dans la traite, son importance réelle est discutée. « La Maison des esclaves n’a joué qu’un rôle mineur dans la traite des Noirs », lit-on sur le site de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage. La plupart des 12 à 17 millions de personnes déplacées de l’Afrique vers les Amériques, entre le XVIe et le XIXe siècle, partaient des actuels Angola, Bénin et Ghana. Mais personne ne nie le poids symbolique du site sénégalais.
    Entrée au Patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture en 1978, Gorée est décrite par l’institution comme une « île mémoire », une « terre de pèlerinage pour toute la diaspora africaine » et revêt, pour la « conscience universelle », le « symbole de la traite négrière ». L’endroit où se fait la reconnaissance du crime. Le pape Jean-Paul II l’a visité en 1992, le président Barack Obama et sa famille en 2013.
    « Les Afro-Américains sont les plus émus lors de la visite. Beaucoup pleurent. La plupart ne déjeunent pas après le passage par la Maison… Pour eux, ça n’est pas une visite, c’est comme un pèlerinage », raconte Assane Camara, organisateur de tours avec l’agence Revina, qui cible particulièrement les Américains. « On les voit serrer les poings, d’autres commentent en live la visite sur les réseaux sociaux. Moi, j’ai peur qu’ils tapent les visiteurs blancs », abonde Oumar Sidibe, guide anglophone sur l’île depuis deux ans.
    Originaire de l’Etat américain de Géorgie, Jeanette Mitchell est venue plusieurs fois à Gorée depuis les années 2010. « La première fois, c’était comme si mes ancêtres me parlaient depuis l’océan…, se souvient la quadragénaire. L’esclavage, c’est toute notre histoire. Il fallait voir, il fallait sentir, mettre des images sur tout cela… » Depuis, elle accompagne des petits groupes d’Afro-Américains désireux, eux aussi, de faire le voyage. « Je vois bien, dit-elle, que pour les Sénégalais, cette histoire est importante, mais pas aussi fondamentale que pour nous. »
    Depuis plusieurs années, environ 100 000 personnes visitent annuellement la Maison des esclaves. La plupart d’entre eux sont des scolaires venus de tout le Sénégal. Mais « les Afro-Américains sont de plus en plus nombreux. C’est la grosse tendance. On en reçoit plusieurs chaque semaine », souligne Kaba Laye, employé à la Maison des esclaves. L’Agence sénégalaise de promotion touristique ne dispose pas de chiffres précis, mais confirme : « Ça augmente. »
    « Cette hausse est aussi concomitante avec le recours aux tests ADN, qui indiquent souvent aux Afro-Américains une part d’origines ouest-africaines », remarque Maceo Thomas, venu des Etats-Unis et installé au Sénégal après plusieurs voyages. « Un sentiment de connexion presque mystique traverse beaucoup de voyageurs », observe-t-il.
    Dans son livre Le Message (Autrement, 2025), le célèbre auteur noir américain Ta-Nehisi Coates raconte avoir été, lui aussi, « submergé par les pensées et les émotions » au Sénégal. « Devant Gorée, j’étais un pèlerin qui accomplissait un voyage ancestral. Je revenais à l’origine du temps, pas à ma naissance, mais à la naissance du monde moderne », écrit-il. « Nous avons droit à ce souvenir, nous avons le droit de choisir le rocher de Gorée, de le sacraliser, de verser des larmes devant lui, de pleurer ce qu’il représente (…). Gorée est le nom d’un site que mon peuple a déclaré sacré. »
    Sur le bateau qui relie Dakar à l’île, l’excitation et l’émotion des visiteurs des Etats-Unis les distinguent. Leur curiosité aussi. « Venir au Sénégal, c’est aller à Gorée, mais c’est aussi se connecter avec un tout », explique Jeanette Mitchell. « Un tout dont nous venons, mais qui s’est transformé ou perdu avec la traversée de l’océan », continue-t-elle, citant la découverte des tissus anciens comme le bogolan, le ceebu jën (plat à base de riz et de poisson) ou encore les différentes manières de se tresser pour les femmes.
    Gorée n’est pas le seul site mémoriel de la traite atlantique. En Gambie, la petite île de Kunta Kinteh, baptisée d’après le nom du héros du roman Racines (1976), de l’Américain Alex Haley, avec son fortin, témoigne de la place du fleuve Gambie dans le commerce des esclaves. Les autorités béninoises investissent, elles, dans le site de Ouidah, ville côtière et important point de commerce et d’embarquement d’esclaves. Le parcours mémoriel proposé aux visiteurs s’ouvre sur l’ancienne place des ventes aux enchères et se termine par la Porte du non-retour, un mémorial commémorant la déportation des esclaves. Un musée dédié à l’histoire de la traite est en construction.
    « Il faut être honnête, les Béninois travaillent mieux sur leur destination. Nous, on a tendance à considérer que l’existence du site de Gorée suffit, et qui veut vient », confie, sous couvert d’anonymat, un fonctionnaire sénégalais. « Nous travaillons sur une politique pour cibler cette population spécifique. Il y a des rencontres avec des partenaires, comme le Harlem Tourism Board [office de tourisme du quartier Harlem de New York] pour des voyages “retour aux sources” », se défend une source à l’Agence sénégalaise de promotion touristique. « La visite de IShowSpeed, ajoute-t-elle, a été un excellent coup de pub. »

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#esclavage#memoire#benin#traite#sante