• De l’amiante encore détecté dans des produits cosmétiques, dont le talc pour bébé
    https://www.bastamag.net/Amiante-talc-pour-bebe-maquillage-cosmetiques-Johnson-Chanel-L-Oreal-Andev

    Plusieurs milliers de procédures judiciaires sont en cours aux États-Unis, engagées par des femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire après avoir utilisé du talc pouvant contenir de l’amiante. En France les associations dénoncent l’inertie des pouvoirs publics. Le géant américain de produits pharmaceutiques J&J (Johnson & Johnson) a annoncé le retrait des ventes de son talc pour bébé, le « Johnson’s baby powder », six mois après la découverte de traces d’amiante dans plusieurs échantillons, et un (...) #Décrypter

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    #Santé_

  • Les ventes de #Pesticides et de glyphosate ont explosé en France
    https://www.bastamag.net/augmentation-vente-pesticide-glyphosate-fongicide-herbicide-echec-plan-eco

    Une étude pilotée sous l’égide du ministère de la Transition écologique et solidaire révèle une hausse des ventes d’insecticides, fongicides et herbicides depuis 10 ans en France. Un bilan alarmant. Entre 2009 et 2018, les ventes d’insecticides ont été multipliées par 3,5 ! Celles des fongicides ont progressé de 41 %, tandis que celles des herbicides ont augmenté de 23 %. Ces données sont issues d’une étude publiée en mai 2020 par le Commissariat général au développement durable, rattaché au ministère de (...) En bref

    / Pesticides, #Toxiques, #Menaces_sur_la_santé_publique, #Agriculture

  • « Une population fragilisée par les maladies chroniques est plus vulnérable au coronavirus »
    https://www.bastamag.net/epidemie-maladie-chronique-comorbidite-covid-obesite-cardiovasculaire-canc

    Le Covid-19 aurait-il fait bien moins de victimes si les maladies chroniques et les affections longue durée n’étaient pas aussi répandues depuis une décennie ? C’est l’avis du toxicologue André Cicolella, président du Réseau environnement santé, qui invite à s’intéresser bien davantage aux causes environnementales qui nous rendent encore plus vulnérables face aux nouveaux virus. Entretien. Basta ! : En sait-on plus aujourd’hui sur les victimes du Covid ? Des études relativisent le poids des pathologies (...) #Décrypter

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    #Menaces_sur_la_santé_publique

  • L’extrême droite tue encore


    En Allemagne, mais aussi ailleurs en Europe, les crimes racistes font leur retour. Les auteurs de ces actes se sentent encouragés par les nouvelles droites, qui diffusent de façon décomplexée leurs théories sur une « race blanche » prétendument menacée. Enquête sur un phénomène particulièrement inquiétant.

    Le 2 juin dernier, à Kassel, Walter Lübcke a été abattu à bout portant. Ce meurtre d’un membre de la CDU ouvertement pro-migrants, a ébranlé toute la société allemande. Car pour la première fois depuis la chute du régime nazi, un homme politique était assassiné par l’extrême droite. Comme l’a révélé l’enquête, le suspect principal, Stephan E., et son complice présumé, Markus H., appartenaient à la même mouvance. Ce meurtre n’est qu’un exemple parmi d’autres. Dans le collimateur des droites extrêmes, on trouve les migrants, les juifs, les musulmans, les membres de la gauche, les journalistes…

    https://www.youtube.com/watch?v=najaYvIJs5k


    #Walter_Lübcke #Kassel #Allemagne #assassinat #KAGIDA #anti-réfugiés #islamophobie #Lohfelden #valeurs #néo-nazis #extrême_droite #film #documentaire #film_documentaire #haine #cible #Erika_Steinbach #menaces_de_mort #Pegida #criminel_isolé #violence #idéologie #meurtre #NSU #Halit_Yozgat #glorification #anti-sémitisme #antisémitisme #grand_remplacement #Halle #France #Bayonne #Pierre_Serne #Henriette_Reker #Jo_Cox #acte_isolé #loup_solitaire #National_action #AFD #pogrom #incendies #feu #racisme #xénophobie #Combat_18 #terrorisme_de_droite #Blood_and_honor #radicalisation #haine_raciale #Hanau

  • Covid : pour des traitements accessibles à tous, casser les monopoles, socialiser la production
    https://www.bastamag.net/Covid-traitement-vaccin-industrie-pharmaceutique-monopole-brevets-chloroqu

    Les futurs traitements et vaccins contre le coronavirus seront-ils accessibles à tous, dans tous les pays ? Les entreprises pharmaceutiques qui les produiront, avec l’aide financières des pouvoirs publics, seront-elles prêtes à renoncer à leurs profits ? Des solutions existent pour mutualiser ces médicaments, pour le bien de toutes et tous. Sanofi, Novartis, Bayer… Ces #Multinationales pharmaceutiques promettent d’offrir des millions de doses de chloroquine, l’un des traitements à l’étude contre le (...) #Inventer

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    #Santé_

  • L’épandage des #Pesticides à nouveau autorisé au plus près des habitations
    https://www.bastamag.net/Pesticides-detresse-respiratoire-confinement-zone-de-non-traitement-prefet

    Les agriculteurs qui pulvérisent des pesticides ne sont pas confinés. Au contraire. Ils viennent d’obtenir de nouvelles facilités pour s’approcher des habitations. Jusqu’au 30 juin 2020, il sera possible d’épandre des pesticides jusqu’à trois mètres des habitations pour les cultures basses comme les céréales et les légumes, et cinq mètres pour les cultures hautes comme la vigne ou les arbres fruitiers. Et cela sans qu’aucune charte d’engagements – censée garantir une bonne conduite de la part de (...) En bref

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  • #Denis_Salas : « La #justice se trouve confrontée à un phénomène totalement inédit »

    Pour le magistrat et président de l’association française pour l’histoire de la justice, "l’#état_d'urgence_sanitaire" instauré pour deux mois doit nous inciter à réfléchir aux #libertés_individuelles et au maintien du #débat_démocratique.

    La France est officiellement en "état d’urgence sanitaire" pour une durée de deux mois. La loi publiée ce mardi au Journal Officiel encadre notamment le #confinement décidé par le gouvernement mais également un certain nombre de mesures de #restriction_des_libertés. Denis Salas, magistrat, essayiste et président de l’association française pour l’histoire de la justice se penche sur le rôle dévolu à l’institution judiciaire, son rapport au pouvoir politique et s’interroge également sur cette remise en question des libertés individuelles dictée par la nécessité sanitaire.

    Denis Salas, quel rôle particulier incombe à l’institution judiciaire dans ce contexte de pandémie ?

    L’institution judiciaire tourne actuellement au ralenti. Les tribunaux sont pratiquement à l’arrêt, même si subsistent des audiences en urgence, comme les comparutions immédiates ou certaines audiences en matière civile. En matière de politique pénale, on voit apparaître ce que l’on pourrait appeler une #justice_prophylactique qui cherche à prévenir les risques à travers des notions juridiques nouvelles comme la #mise_en_danger_de_la_vie_d’autrui, #infraction utilisée pour tous ceux qui sortent sans autorisation ou encore des sanctions relatives au marché noir, par exemple pour ceux qui revendent des masques ou des caducées. De nouveaux #délits apparaissent pour violation des règles de confinement avec des peines d’#amende aggravées, voire des peines d’#emprisonnement de six mois en cas de réitération des infractions.

    D’un point de vue philosophique, je dirais que c’est un usage de la #fonction_dissuasive_de_la_peine qui consiste à afficher une volonté répressive mais l’application avec des tribunaux à l’arrêt se situe au second plan.

    Autrement dit, des mesures difficiles à mettre en œuvre ?

    Oui. Les tribunaux étant à l’arrêt, même si certaines urgences sont maintenues, je ne vois pas comment obtenir une application réaliste de ces infractions. Je pense donc que la fonction d’annonce de ces nouvelles infractions est en soi un but recherché par le législateur. On espère que cet affichage va dissuader des personnes de se comporter de manière illicite face au confinement : un moyen pénal d’obtenir la docilité de la population. La dissuasion reste une fonction classique de la peine mais en l’occurrence elle est pleinement utilisée pour obtenir la docilité de la population.

    J’ignore ce que diront les historiens plus tard mais je pense que c’est une forme de criminalité nouvelle en période de pandémie qui apparaît sur fond d’urgence sanitaire.

    La justice a-t-elle déjà été confrontée dans le passé à une situation similaire ?

    Concernant une pandémie, il faut remonter au XIXe siècle, à la grippe espagnole durant la Première Guerre mondiale, mais en France, à des périodes beaucoup plus anciennes, voire au Moyen Âge. La justice se trouve confrontée à un phénomène totalement inédit, ce qui explique les hésitations, les types de réponses qui sont apportées et son fonctionnement même qui peut en être affecté.

    Une justice confrontée néanmoins à un certain nombre de situations d’urgence : comparutions immédiates ou encore situations de violences conjugales ou familiales pour lesquelles les associations ont tiré la sonnette d’alarme.

    Nous verrons quel contentieux va nourrir les comparutions immédiates, sans doute un contentieux lié aux infractions au confinement : attroupements, déplacements abusifs, usage du marché noir pour revendre des masques ou d’autres produits de ce type. C’est un contentieux qui rappelle celui de l’Occupation. En travaillant sur la justice des "années sombres", nous y avions trouvé nombre d’affaires issues de la répression de la Résistance mais beaucoup d’autres de la répression du marché noir, une analogie que l’on retrouve aujourd’hui.

    Concernant les violences conjugales et familiales, les procès en cours d’assises, que ce soient viols ou « féminicides », sont reportés. Ce qui constitue une non-réponse à la situation de fait. Mais certains tribunaux maintiennent des permanences au civil où des Juges aux Affaires familiales (JAF) peuvent décider d’éloigner par exemple un mari violent. Il appartient aux magistrats d’apprécier l’urgence des situations.

    Sur la question de la détention, vous avez co-signé une tribune publiée par le journal Le Monde la semaine dernière.

    Il s’agit d’une question très préoccupante. Des révoltes ont eu lieu dans plusieurs prisons françaises, des mutineries en Italie, notamment à Naples. Dans ce texte commun, nous demandons la réduction des courtes peines par le biais de circulaires de politique pénale prises par la Chancellerie, le juge restant libre de prendre la décision, ou encore l’examen de la sortie en libération conditionnelle des détenus malades ou âgés, afin de réduire la surpopulation carcérale. D’autant que nous avons été condamnés récemment par la Cour Européenne des Droits de l’Homme. La situation s’avère surtout préoccupante dans les maisons d’arrêt, avec le problème de la détention provisoire dont l’on pourrait dépasser exceptionnellement les délais légaux vu l’état d’urgence. Mais n’y a-t-il pas une violation des droits constitutionnels liés aux libertés individuelles si l’on prolonge les détentions provisoires au-delà du délai fixé par la loi ? L’état d’urgence autorise-t-il de telles dérogations qui pourraient porter atteinte gravement aux libertés individuelles ?

    Les dispositions prévues dans le texte sur l’état d’urgence sanitaire publié au Journal Officiel peuvent faire l’objet d’un recours devant le juge administratif.

    On se demandait s’il n’y allait pas y avoir des recours « liberté » pour protester contre le confinement. Or, c’est l’inverse qui s’est produit avec ce recours devant le Conseil d’Etat, formulé par un syndicat de jeunes médecins qui réclamait un durcissement des mesures actuelles et un confinement total. Le juge n’est donc pas sollicité comme un défenseur des libertés mais comme un agent de durcissement des atteintes aux libertés. Et en l’occurrence, le Conseil d’Etat décide de ne pas aller jusqu’à un confinement total mais enjoint le gouvernement à durcir certaines dispositions, relatives à la pratique des activités sportives ou les marchés ouverts. Le Conseil d’Etat considère que c’est l’atteinte à la vie qui est en jeu, atteinte grave et manifeste à la sécurité et à la vie des personnes, article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme.

    En fait, le juge ne se positionne pas par rapport aux libertés classiques d’aller et venir, actuellement très restreintes mais par rapport à une autre liberté fondamentale qui est l’atteinte à la vie. En cette période exceptionnelle, il se positionne non pas comme un agent de contrôle d’activités gouvernementales au nom des libertés en général mais comme un agent de défense de la société.

    La justice avait eu à traiter récemment d’un autre état d’urgence, celui lié à la menace terroriste en novembre 2015.

    Oui et on peut se poser cette question : allons-nous vers un état d’exception permanent ? Car les principales mesures de l’état d’urgence promulgué en 2015 sont depuis inscrites dans le droit commun. Questionnement soulevé par le philosophe italien Giorgio Agamben qui théorise l’état d’exception. Pour lui, nous vivons dans des sociétés confrontées au risque en permanence et la tentation des gouvernements peut être de s’installer dans un régime d’exception permanent afin de neutraliser ces risques. Le principe de précaution devient alors déterminant.

    Dans la vision d’un état d’exception permanent, il n’existe plus d’infractions, seulement des menaces, plus de délinquants mais des groupes-cibles, les personnes infectées par exemple et des territoires concernés. Il y a là quelque chose d’extrêmement périlleux pour les libertés.

    Il s’agit donc d’un risque important selon vous ?

    Le risque de pérenniser l’exception dans le droit existe parce que l’état d’exception s’étend considérablement pour des raisons légitimes évidemment. Il est limité par le fait que les institutions de contrôle subsistent et par la notion de proportionnalité. Toutes les mesures doivent être proportionnelles par rapport aux exigences sanitaires et des contre feux, des contre-pouvoirs peuvent être soulevés.

    Je voudrais citer l’exemple de la Corée du Sud qui ne pratique pas le confinement mais le dépistage massif et le traçage de la population dépistée, en repérant les cercles de proximité où la personne a pu contaminer ses proches. Le contrôle sanitaire ne porte que sur cette population à risque avec une géolocalisation, une traçabilité, une visibilité de tous ses déplacements, via une plateforme numérique. Cela a représenté un travail très long car il y a 51 millions d’habitants en Corée du Sud. La population vit dans la sécurité, l’activité économique globale continue. Le suivi des personnes confinées est extrêmement pointu et offre en même temps une visibilité à l’ensemble de la population. Quand on va travailler, on sait qui est contaminé, qui ne l’est pas, à proximité. On a donc un modèle alternatif de gestion de l’épidémie, opposé au confinement mais au prix d’une atteinte grave aux libertés individuelles pour une durée indéterminée.

    La lecture de Michel Foucault vous inspire également une réflexion particulière.

    Je suis en train de relire les Anormaux, un cours au Collège de France de 1975. Dans sa première leçon, il oppose deux grands modèles de leçon à l’épidémie : celui de la lèpre, dès le Moyen Âge, où l’on exclut les personnes infectées aux marches de la cité, et celui de la peste, à la fin du Moyen Âge, qui est à l’inverse un modèle d’inclusion. On n’exclut pas les malades des villes, on les garde avec nous, afin d’accumuler un savoir biomédical sur cette population ciblée afin de lutter contre l’épidémie. Cette fresque de Foucault est lumineuse pour expliquer dans quelle mesure nous sommes aujourd’hui dans le modèle de la peste, un modèle presque mondialisé. "La peste, écrit Foucault, c’est le moment où le quadrillage d’une population se fait jusqu’à son point extrême. Où rien des communications dangereuses, des communautés confuses, des contacts interdits, ne peut se produire. Le moment de la peste est celui du quadrillage exhaustif d’une population par un pouvoir politique dont les ramifications atteignent sans arrêt le grain des individus eux-mêmes, leur temps, leur habitat, leur localisation, leur corps. La peste porte aussi le rêve politique d’un pouvoir exhaustif, d’un pouvoir sans obstacle, d’un pouvoir entièrement transparent à son objet, d’un pouvoir qui s’exerce à plein."

    Cette citation explique ce que Foucault appelle la biopolitique. Actuellement, nous assistons à une médicalisation du pouvoir politique et judiciaire, y compris pour la politique pénale avec des savoirs médicaux, statistiques, juridiques, des mesures qui sont prises au nom d’une logique prophylactique afin d’éliminer le danger. Et ce que craint Foucault, c’est que cette biopolitique, cette gestion massive d’une population, au nom de sa santé, crée un pouvoir exorbitant des politiques où le savoir scientifique et le pouvoir politique s’additionnent. Au nom du bien public, bien sûr, mais c’est un pouvoir énorme qui se crée, un pouvoir disciplinaire qui s’étend à l’ensemble de la population.

    La lecture de Foucault, en cette période de pandémie, nous invite à nous interroger, à rester vigilants du point de vue des libertés car ce pouvoir démesuré accordé aux politiques et aux scientifiques sur notre vie quotidienne peut susciter des inquiétudes, même si sur le moment il est nécessaire. Tenons compte des avertissements de Michel Foucault et de son analyse. Il faut absolument que cet état d’urgence sanitaire soit limité dans le temps, contrôlé par le Parlement et le juge et qu’au lieu d’une seule liberté fondamentale, l’atteinte à la vie, l’ensemble des libertés soit considéré comme devant être protégé, que l’on recherche davantage l’adhésion de la population que sa soumission passive. Dans ce contexte d’atteinte massive aux libertés, au nom de l’état de nécessité sanitaire, il faut que le débat démocratique reste vivant.

    https://www.franceculture.fr/droit-justice/denis-salas-la-justice-se-trouve-confrontee-a-un-phenomene-totalement-
    #coronavirus #état_d'urgence #urgence #répression #dissuasion #docilité #criminalité #pandémie #histoire #comparutions_immédiates #marché_noir #tribunaux #prisons #détention #maisons_d’arrêt #détention_provisoire #confinement_total #atteinte_à_la_vie #état_d’exception_permanent #état_d’exception #Agamben #Giorgio_Agamben #principe_de_précaution #menaces #exception #proportionnalité #Corée_du_Sud #traçage #dépistage_massif #cercles_de_proximité #géolocalisation #contrôle_sanitaire #Michel_Foucault #Foucault #lèpre #peste #quadrillage #biopolitique #médicalisation #santé #savoir_scientifique #pouvoir_politique #bien_public #pouvoir_disciplinaire #débat_démocratique

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    Citation pour @etraces :

    Je voudrais citer l’exemple de la Corée du Sud qui ne pratique pas le confinement mais le dépistage massif et le traçage de la population dépistée, en repérant les cercles de proximité où la personne a pu contaminer ses proches. Le contrôle sanitaire ne porte que sur cette population à risque avec une géolocalisation, une traçabilité, une visibilité de tous ses déplacements, via une plateforme numérique. Cela a représenté un travail très long car il y a 51 millions d’habitants en Corée du Sud. La population vit dans la sécurité, l’activité économique globale continue. Le suivi des personnes confinées est extrêmement pointu et offre en même temps une visibilité à l’ensemble de la population. Quand on va travailler, on sait qui est contaminé, qui ne l’est pas, à proximité. On a donc un modèle alternatif de gestion de l’épidémie, opposé au confinement mais au prix d’une atteinte grave aux libertés individuelles pour une durée indéterminée.

    • Dans le miroir obscur de la pandémie. L’état d’exception de la pandémie semble avoir accompli, au moins en partie, le rêve du capitalisme

      Je parlais avec un ami qui habite à Bergame, ville au Nord de l’Italie où j’ai vécu et étudié et qui est aujourd’hui l’une des plus affectées par l’épidémie du Coronavirus. Celui-là m’a décrit la situation comme « un épisode infini de Black Mirror ». Effectivement, il est difficile d’écarter la sensation que nous vivons une dystopie, comme celles qui sont représentées dans tant de séries du genre. Ce n’est pas un hasard si Black Mirror, peut-être la plus célèbre parmi ces séries, comporte le mot « miroir » dans son titre. Ses épisodes ne représentent pas un monde lointain – une époque distante, des galaxies éloignées, des univers parallèles – mais un futur proche de datation incertaine. À la fois étranges et familières, ses intrigues nous laissent imaginer à quoi mènerait le renforcement de tendances déjà présentes dans notre quotidien. Ce que nous vivons en ce moment peut être appréhendé de la même manière, la modification de nos habitudes semblant annoncer un futur déjà là. Que peut-on comprendre du monde où nous vivons à partir de cet « épisode infini » ? Les moments exceptionnels ou de crise peuvent aider à porter un regard critique sur ce que chacun considère comme « normal ». J’ai proposé ailleurs qu’on se regarde dans le « miroir de la terreur » pour mieux comprendre la société du capitalisme tardif qui avait engendré les formes nouvelles de terrorisme[1]. De façon analogue, je crois pertinent de réfléchir aux temps présents à partir de l’image en train de se former sur le miroir obscur de la pandémie.

      La situation nous invite à penser sur plusieurs plans : l’organisation politique, la reproduction économique, le rapport à la nature ou les usages de la science. Je veux problématiser ici seulement l’idée de « distanciation sociale », rapidement acceptée en tant que norme autour du globe, entraînant la progressive interdiction des rencontres et la normalisation d’une vie quotidienne menée en confinement. La situation pandémique repose sur une contradiction qu’il faut souligner. La rapide expansion de la maladie résulte des flux globaux qui ont unifié les populations à l’échelle planétaire. De la pandémie naît le paradoxe d’une population globale unifiée en un statut égal de confinement. Il y a, en somme, un isolement concret des individus dans un monde entièrement connecté. Ce paradoxe n’est pas un paradoxe exclusif de la pandémie, mais un paradoxe que la pandémie a mené à l’extrême, le rendant par là visible. En réalité, la dialectique entre séparation et unification (de ce qui est séparé) est à la base du développement du capitalisme occidental ayant unifié le globe.

      Guy Debord avait déjà remarqué cette contradiction structurante lorsqu’il a essayé de comprendre la phase « spectaculaire » du capitalisme, qui s’annonçait au siècle dernier. Ce qu’il a appelé la « Société du Spectacle » était une forme sociale basée sur le principe de la séparation. Ce qui a été souvent décrit comme une société de communication des masses pouvait être compris à l’inverse comme une société où la faculté de communiquer était massivement perdue. La communication au sens fort était l’apanage de la vie en communauté, un langage commun engendré par une existence en commun. Ce qui arrivait aux sociétés du capitalisme avancé était précisément le contraire. L’expansion dans l’espace – grandes villes, banlieues écartées, circulation économique globale – et la rationalisation du travail, à partir de l’hyperspécialisation des tâches individuelles, ont signifié l’éloignement concret entre les personnes et la perte de l’entendement commun, facteur amplifié par le monopole de l’Etat sur l’organisation de la vie collective. La disparition progressive de la communauté et de ses formes de communication était la condition préalable au surgissement des médias de masse – lesquels étaient le contraire des moyens de communication, puisqu’ils étaient fondés sur l’isolement réel croissant. Les millions de spectateurs prostrés devant des appareils télé, en consommant les mêmes images sans pouvoir s’en parler, restaient une figuration assez claire du fait que le spectacle, comme l’a écrit Debord, « réunit le séparé, mais il le réunit en tant que séparé » (§29). Certains croient que cette critique serait devenue désuète grâce à l’avènement de l’internet et des technologies qui en découlent. Au lieu de spectateurs prostrés devant les appareils télé d’hier, on aurait aujourd’hui des spectateurs « actifs », qui s’échangent des messages, produisent et diffusent leurs propres contenus. Mais la vérité est que rien dans le dernier demi-siècle n’a mis en question la séparation fondamentale sous-jacente au développement même des technologies de communication. La scène très habituelle d’amis autour d’une table de restaurant, qui au lieu de se parler regardent les écrans de ses propres portables, devrait suffire pour démontrer cette vérité. De nos jours, le séparé est réuni comme séparé là même où il occupe le même espace physique.

      Ce qui nous a été dérobé en ce moment de pandémie a été la possibilité de cohabiter l’espace physique. Dans les conditions présentes, l’interdiction des rencontres et l’obligation du confinement semblent plus aisément acceptables pour la population mondiale que ne l’auraient été l’interdiction ou une panne de l’internet ou des réseaux sociaux. Ironiquement, la « distanciation sociale » est maintenant revendiquée pour le sauvetage d’une société qui a toujours été fondée sur la distanciation. Le seul endroit de rencontre existant dans une société productrice de marchandise est, en vérité, le marché – c’est là que les marchandises entraînent par la main ses producteurs et consommateurs et c’est pour son compte que les hommes se rencontrent. C’est l’absence de ces rencontres, maintenant interdites, qui étonne tout le monde – la fermeture des espaces de travail et de consommation. Mais le capitalisme, qui était un rapport social médiatisé par des choses, s’est dédoublé dans un rapport social médiatisé par des images. Et il est désormais possible d’être dans un lieu sans y être. Il est possible de travailler (jusqu’à un certain degré) et consommer (sans limite) sans qu’on ait besoin de sortir de chez soi. Tout peut être à la portée de la main (ou plutôt du doigt qui touche l’écran), on peut tout avoir sans sortir de chez nous – la promesse du bonheur offert par le marché et réitéré par chaque publicité n’était-elle déjà la promesse d’une vie en confinement ?

      L’état d’exception de la pandémie semble alors avoir réalisé, au moins en partie, le rêve du capitalisme. Dans le cas où l’épisode dystopique que nous vivons en ce moment se révèle un « épisode infini », il serait aisé d’imaginer une population totalement habituée aux rapports virtuels, au confinement nourri par Netflix et les services de livraison. Les voyages seraient interdits, restreints aux flux des marchandises, fruit d’un secteur productif majoritairement automatisé. Le spectacle, qui depuis longtemps s’efforçait de détruire la rue, d’abolir la rencontre et de faire disparaître tous les espaces de dialogue – pour anéantir les alternatives à la pseudo-communication spectaculaire – aurait finalement atteint son but. L’espace réel, délaissé par les êtres humains confinés et obligés de s’enfuir dans la virtualité, n’appartiendrait plus qu’aux marchandises. La circulation humaine, « sous-produit de la circulation des marchandises », serait finalement devenue superflue, et le monde en entier livré aux « marchandises et leurs passions » (Debord, §168 et §66).

      Ceci n’est qu’un exercice d’imagination – un scénario improbable pour l’instant. Il est aisé d’anticiper pourtant que dans l’avenir nous assisterons à une augmentation du contrôle des flux globaux et de la circulation de personnes sous des prétextes sanitaires, avec une progressive normalisation des procédés d’exception actuels (de façon analogue à ce que nous avons connu pour le terrorisme après le 11 septembre 2001). De toute façon, faire des pronostics dans un contexte tellement incertain est toujours hasardeux. Mais le moment demande de la réflexion et penser à ce qu’on connaît est ce qu’on peut faire de mieux. Ce que nous ressentons comme le moins problématique en ce moment est sans doute ce qui exige précisément d’être problématisé. Reste à espérer que la distanciation sociale se convertisse en distanciation ou « effet de distanciation » (Verfremdungseffekt) dans le sens attribué par Brecht – celui de rupture avec la représentation autonomisée de la société du spectacle et ses illusions (dont la plus grande de toutes : celle de l’économie capitaliste, reproduction insensée et incessante de valeur abstraite en dépit de la vie). Une distanciation par rapport à cette forme de société : une occasion nécessaire pour repenser de manière critique les séparations qui la fondent, et les limites imposées par le capitalisme à la vie quotidienne.

      Mars 2020.

      #Gabriel_Zacarias est MCF à l’Université de Campinas au Brésil.

      http://www.palim-psao.fr/2020/04/dans-le-miroir-obscur-de-la-pandemie.l-etat-d-exception-de-la-pandemie-se

  • Coronavirus : « Pourquoi demander à la population de rester à la maison si on met à la rue les personnes vulnérables »
    https://www.bastamag.net/coronavirus-covid19-logement-mesures-APL-requisition-moratoire-expulsions-

    Les expulsions de #Logement et les coupures d’énergie reprendront ce 1er avril pour les personnes qui ont des difficultés à payer leurs échéances. Alors que la crise sanitaire liée au Covid-19 s’intensifie, l’association Droit au logement demande des mesures d’urgence au gouvernement, qui vient d’en prendre pour les entreprises. Des mobilisations sont prévues le 28 mars. Voici leur appel. « Tandis que l’épidémie de coronavirus gagne du terrain, il doit être instauré des mesures d’urgence pour le logement, (...) ça bouge !

    / Logement, #Luttes_sociales, Santé , Menaces sur la #Santé_publique

    #ça_bouge_ ! #Menaces_sur_la_santé_publique

  • La fureur du temps - Enquête au cœur du #changement_climatique

    Avec le #réchauffement_global, bien des épisodes de #pluie, de #sécheresse ou de #tempête échappent aux schémas qui nous étaient familiers. Le #dérèglement_climatique que nous avons provoqué ne peut cependant pas être tenu pour responsable de tous les événements météorologiques. Pour faire le lien entre #climat et #météorologie, et ne pas laisser ce débat aux seules mains des politiques et des groupes de pression, qui sèment la confusion depuis des années, la physicienne #Friederike_Otto a développé, avec une équipe de confrères, la science de l’attribution d’#événements_extrêmes, une méthode révolutionnaire grâce à laquelle il est maintenant possible de déterminer si le changement climatique est en jeu dans un phénomène météorologique extrême. Ce nouveau champ d’investigation, en agissant en temps réel, permet de mettre au jour les relations de cause à effet pour accélérer les transformations sociétales et, enfin, frapper là où ça fait mal, en attaquant les entreprises qui ont joué l’inaction face au changement climatique. Disposer des preuves scientifiques de ces manifestations au moment le plus important et à l’endroit où l’on en a le plus besoin est crucial pour réduire les risques et construire des #systèmes_résilients, en particulier dans les régions les plus vulnérables, où le changement climatique majore les #menaces subies par ceux qui ont le moins profité de l’amélioration des conditions de vie d’une société carburant aux énergies fossiles.


    https://www.lisez.com/livre-grand-format/la-fureur-du-temps-enquete-au-coeur-du-changement-climatique/9791030103113
    #livre #résilience

  • « L’abolition de l’esclavage n’a pas mis fin à l’écologie coloniale »
    https://www.bastamag.net/Chlordecone-Antilles-Ecologie-Malcom-Ferdinand-Racisme-Colonialisme-Haiti

    Pendant des décennies, l’insecticide chlordécone a intoxiqué la quasi-totalité de la population antillaise. Pour Malcom Ferdinand, philosophe et ingénieur martiniquais, ce scandale sanitaire est le symptôme d’une relation à la Terre qui demeure enracinée dans l’esclavage et la colonisation. Entretien. Basta ! : La commission d’enquête parlementaire sur le scandale du chlordécone, cet insecticide utilisé pendant des décennies aux Antilles, a remis fin novembre un rapport accablant pour l’État français et (...) #Résister

    / #Menaces_sur_la_santé_publique, #Entretiens, A la une, #Toxiques, #Pesticides, #Discriminations, (...)

    #Néo-colonialisme

  • Malgré Lubrizol, le gouvernement prône un « laisser-faire » en matière de prévention des accidents industriels
    https://www.bastamag.net/Seveso-Lubrizol-Rouen-accidents-industriels-pollution-environnement-AZF

    « Simplifier et accélérer les installations industrielles » : tel est le crédo d’un rapport remis au gouvernement par un député de sa majorité. Un décret en préparation prévoit un nouvel abaissement des obligations environnementales. A Rouen, la mobilisation se poursuit. « Nous allons aider à nettoyer, à compenser l’impact de l’incendie », a assuré Eric Schnur, le patron de Lubrizol aux États-Unis, qui s’est rendu à Rouen ce samedi 5 octobre. Avant d’ajouter : « Nous n’allons pas attendre que le processus (...) #Résister

    / #Menaces_sur_la_santé_publique, Pollutions , #Conditions_de_travail, A la une

    #Pollutions_

  • Dispersion d’hydrocarbures et d’amiante à Rouen : « Le préfet ne peut ignorer ces données élémentaires ! »
    https://www.bastamag.net/Lubrizol-Rouen-Seveso-incendie-Pollutions-amiante-cancerogenes-pompiers-ha

    Des pompiers probablement exposés aux fibres d’amiante, des agents municipaux envoyés sans protection à proximité du site, des écoles nettoyées sans les moyens adéquats... De nombreux témoins pointent une désorganisation totale suite à l’incendie de l’usine Lubrizol. Le feu est maintenant éteint. Les 250 pompiers qui sont allés au front se souviendront cependant longtemps de l’incendie qui s’est déclenché dans la nuit du 25 au 26 septembre dans l’usine chimique Lubrizol de Rouen, en Seine maritime. (...) #Décrypter

    / A la une, #Menaces_sur_la_santé_publique, Pollutions , #Toxiques

    #Pollutions_

  • Turkey warns of new migrant wave in Europe

    Turkey will open its borders with Europe if a safe zone in Syria fails to actualize, Turkish President Recep Tayyip Erdoğan has said, blaming the international community, especially the European Union, for not providing enough support and financial assistance for Syrian refugees.

    “We have received people running away from barrel bombs with open arms. We did not open our borders to just 200 refugees like some countries in the West did. Today, these countries thank us. It is an honor to us even though they provided zero support to us,” Erdoğan said Sept. 5 in a speech at an event of his ruling Justice and Development Party (AKP) in Ankara.

    Turkey’s plan is to establish a safe zone where Syrian refugees and asylum seekers will live in more humanitarian conditions in houses to be built by Turkey and with the financial and logistic assistance of other countries, rather than tents or container cities, the president said.

    He added that necessary talks to establish such a safe zone were conducted with many countries, including the U.S., Russia, Germany and the U.K.

    But if the process stalls, Turkey will have to “open its borders,” the president said.

    The amount of money Turkey spent on Syrian refugees has already surpassed $40 billion, the president said.

    Financial assistance coming from the international community does not go into Turkey’s national coffers, but is used by organizations such as the Disaster and Emergency Management Authority (AFAD) and the Turkish Red Crescent (Kızılay), he added.

    “Up until now, about 3 billion euros were sent [to Turkey] for support. But our [spending] is on a much different level. They did not keep their promises, but we will continue to take these steps whether they provide support or not.”

    Erdoğan was referring to a 2016 deal in which the EU agreed to provide Turkey a financial aid package of 6 billion euros for the care of Syrian refugees in the country. The Turkish government says there is a delay in the delivery of this assistance.

    Some 350,000 Syrian refugees have returned to their homeland, to regions where Turkey has provided security, Erdoğan stressed.

    “But we do not find this enough,” he added.

    “We will be relieved as Turkey if such a thing comes to life,” he said. “This is a very good offer.”

    Turkey’s offer, however, did not receive an affirmative response, but efforts regarding this will continue, Erdoğan said.

    “This journey can take us to different places. If [the process] does not go on anymore, we will have to open our borders,” he stressed.

    “If you are going to provide support, then do it. If not, we will put up with this at some point. Are we going to be the only ones bearing with this burden?” Erdoğan said.

    The president also pointed to the possible migration flock from Syria’s Idlib, saying Turkey faces a threat on this issue.

    “We are trying to ensure security in Idlib, with close cooperation with Russia, for [Syrians] to live in their own homes. On the other hand, we are taking steps to make the Syrian lands, between the east of River Euphrates and the Iraqi border, more secure,” he said.

    “Turkey aims to reach an agreement with the U.S. regarding this. But our past experiences push us to act on the safe side” he added.

    Turkey cannot stay silent when facing such a migration flow, Erdoğan stressed.

    “We are determined to de facto start the safe zone establishment in the east of Euphrates, until the final week of September,” he said. He added that the ideal way to establish the safe zone is to do it with U.S. but if this does not happen, “Turkey has its own plans.”

    “If such a ground is not established and our preparations are completed, we will undertake this on our own,” he said.

    Meanwhile, a third joint flight was made with two Turkish and two U.S. helicopters within the scope of first phase implementations of the safe zone in the east of Euphrates in Syria, the Defense Ministry said on Sept. 5.

    http://www.hurriyetdailynews.com/turkey-warns-of-new-migrant-wave-in-europe-146321
    #Turquie #chantage #UE #EU #menaces #Erdogan #migrations #réfugiés #ouverture_des_frontières #aide_financière #frontières
    ping @isskein @mobileborders @reka

  • Des donneurs de plasma et de plaquettes sont-ils mis en danger par des particules cancérigènes ?
    https://www.bastamag.net/don-de-sang-plaquettes-plasma-particules-cancerigenes-Haemonetics-lanceurs

    Donner son plasma ou ses plaquettes, pour les grands brûlés ou pour des personnes atteintes d’un cancer : un geste à la fois solidaire, altruiste... et dangereux ? Selon une enquête menée par Basta ! et la cellule investigation de Radio France, les machines de prélèvement fabriquées par la société Haemonetics ont une fâcheuse tendance à relâcher des particules potentiellement toxiques. Le problème, identifié de longue date par l’entreprise comme par les autorités sanitaires françaises, a été pendant (...) #Décrypter

    / #Enquêtes, Santé , #Multinationales, Menaces sur la #Santé_publique, A la une

    #Menaces_sur_la_santé_publique

  • Particules « noires » dans le sang : comment les autorités sanitaires ont détourné le regard
    https://www.bastamag.net/don-de-sang-plaquettes-plasma-particules-noires-Haemonetics-ministere-de-l

    Donner son plasma ou ses plaquettes, pour les grands brûlés ou pour des personnes atteintes d’un cancer : un geste à la fois solidaire, altruiste... et dangereux ? Selon une enquête menée par Basta ! et la cellule investigation de Radio France, les machines de prélèvement fabriquées par la société Haemonetics ont une fâcheuse tendance à relâcher des particules potentiellement toxiques. Le problème, connu de l’entreprise comme par les autorités sanitaires françaises, n’a longtemps pas été pris au sérieux. (...) #Décrypter

    / #Enquêtes, #Multinationales, Santé , Menaces sur la #Santé_publique

    #Menaces_sur_la_santé_publique

  • I dieci comandamenti - Pane nostro - 18/11/2018 - video - RaiPlay
    https://www.raiplay.it/video/2018/11/I-Dieci-Comandamenti-Pane-nostro-96445708-8e60-4c80-a309-c81b4f885f15.html

    "L’articolo 4 della Costituzione riconosce a tutti i cittadini il diritto al lavoro. Fino a che punto però è lecito accettare ogni condizione pur di lavorare? Si può vivere se quello che ci viene offerto è avvelenato? «Pane nostro» è un viaggio nel lavoro che non lascia scelta. Augusta, Priolo, Melilli sono il simbolo del ricatto occupazionale. In questo tratto di costa a due passi da Siracusa patrimonio UNESCO, si trova il più grande insediamento petrolchimico d’Europa, promessa di benessere e progresso. La storia purtroppo è andata diversamente. Oggi questa lingua di terra è tra le più inquinate d’Europa. Mutazioni genetiche nei pesci, malformazioni neonatali e cancro sono lo scenario di morte di questo pezzo di Sicilia contaminato. Tra denunce inascoltate e assenza delle istituzioni, pochi sono quelli che riescono a far sentire la propria voce. Don Palmiro Prisutto è una di queste. In assenza di un registro tumori è lui che da anni aggiorna la triste lista dei morti di cancro."

    #italie #pollution #Méditerranée #Sicile #Mercure #Pétrochimie

  • « Pays tiers sûr », le statut que Donald Trump veut imposer à l’Amérique centrale
    https://www.france24.com/fr/20190726-guatemala-donald-trump-pays-tiers-migration

    Ce statut obligerait le gouvernement guatémaltèque à traiter les demandes d’asile et à accueillir les migrants transitant par ce pays d’Amérique centrale pour se rendre aux États-Unis. Le locataire de la Maison Blanche, lui, insiste, quitte à user de #menaces envers le Guatemala pour parvenir à ses fins.

    #etats-unis

  • Suisse : Des entreprises recourent contre l’interdiction de douze pesticides ats/oang - 19 Juillet 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/suisse/10582894-des-entreprises-recourent-contre-l-interdiction-de-douze-pesticides.htm

    Huit fabricants et distributeurs de pesticides ont fait recours contre l’interdiction de douze pesticides contenant du chlorpyrifos et chlorpyrifos-méthyl en Suisse. Ces procédures sont dénoncées vendredi par des ONG.

    Ces entreprises contestent une décision prise par l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG), à propos de ces produits qui peuvent notamment endommager le cerveau des jeunes enfants (lire encadré.)

    Elles ont déposé une plainte auprès du Tribunal administratif fédéral (TAF), selon Greenpeace et le WWF. Contacté par l’ats, le tribunal confirme qu’il y a effectivement « huit recours pendants contre la décision de l’OFAG du 28 mai 2019 ».

    Trois entreprises opposées à l’interdiction
    Selon les deux ONG, trois des recourants « demandent un délai pour liquider les stocks », mais acceptent le principe de l’interdiction. #dow_chemical #agroSciences, #syngenta et #sintagro, en revanche, sont opposées à l’interdiction". « Une fois de plus, les fabricants de pesticides font passer le profit avant la santé des humains et des animaux », déplorent-elles.

    La décision prise en mai dernier par l’OFAG concerne au total 26 produits. Neuf retraits étaient immédiats, tandis que trois produits pouvaient être encore vendus pendant 12 mois.

    Douze pesticides jugés dangereux interdits en Suisse
    https://www.rts.ch/info/suisse/10502124-douze-pesticides-juges-dangereux-interdits-en-suisse.html

    Mis sur le marché dans les années 1960, chlorpyrifos et chlorpyrifos-méthyl comptent parmi les traitements les plus utilisés. Ils ont servi à pulvériser des pommes de terre, des légumes, des baies et des raisins. « En Suisse, les substances actives ont été libérées dans l’environnement à raison de 10’000 à 15’000 kg/an au cours des cinq dernières années », selon Greenpeace et le WWF, qui saluent ces retraits.

    Les décisions de l’OFAG ne satisfont toutefois pas les deux ONG. Le délai de 12 mois accordé à trois pesticides est jugé « inutile et incompréhensible ».

    En outre, « même après cette interdiction, des dizaines de pesticides hautement toxiques et comparables restent disponibles librement pour l’agriculture, la sylviculture, l’horticulture et les services d’entretien », explique Philippe Schenkel, de Greenpeace. Les deux ONG appellent donc à une interdiction cohérente de ces pesticides.

    #Suisse #chlorpyrifos #chlorpyrifos-méthyl #pesticides #profits #insecticide #pesticides #agriculture #santé #pollution #environnement #alimentation #pesticide #quelle_agriculture_pour_demain_ #perturbateurs_endocriniens #toxiques #menaces_sur_la_santé_publique #agrobusiness

  • #Yémen : l’Arabie préservée dans un futur rapport de l’#ONU, selon des diplomates - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1178643/yemen-larabie-preservee-dans-un-futur-rapport-de-lonu-diplomates.html

    La coalition [de #mercenaires et autres #milices financés par l’#Arabie_saoudite et les #eau] avait été mise en 2016 sur la liste des Etats et organisations violant les #droits des #enfants, avant d’en être retirée à la suite de #menaces saoudiennes de couper des fonds à l’ONU. Elle avait été placée l’année suivante dans une sous-section créée pour les pays et organisations faisant des efforts pour éviter des morts d’enfants. Elle y avait été maintenue en 2018, ce qui, selon des diplomates, devrait être à nouveau le cas cette année, sur recommandation de l’émissaire onusienne pour les droits des enfants dans les conflits , Virginia Gamba, malgré la mort d’une quarantaine d’enfants en août dernier dans le bombardement d’un bus. L’Arabie saoudite avait ensuite reconnu une erreur de ciblage.

    Heureusement que l’émissaire de l’ONU n’est pas contre les droits des enfants.

    #honte #sans_vergogne

  • Le mouvement des Coquelicots, un « lobby heureux » pour un monde débarrassé des #Pesticides
    https://www.bastamag.net/appel-mouvement-coquelicots-interdiction-pesticides-glyphosate-agriculture

    Pour eux, c’en est fini des appels sans lendemains et des rassemblements sans autres horizon qu’une indignation symbolique. Comme des dizaines de milliers d’autres, Anne, Christian, Emmanuelle, Nathan, ou Pauline, veulent en finir avec les pesticides qui, lentement, distillent leur poison, des paysans retraités jusqu’aux générations futures. Des Alpes-Maritimes au Finistère, ils se sont fédérés au sein du mouvement des Coquelicots. Partout, ils et elles sèment pour l’avenir. « Un lobby heureux qui (...)

    #Inventer

    / Quelle agriculture pour demain ?, Pesticides, #Reportages, Santé , A la une, #Alimentation_et_agriculture_biologique, Menaces sur la santé (...)

    #Quelle_agriculture_pour_demain_ ? #Santé_ #Menaces_sur_la_santé_publique

  • Les urgentistes dénoncent de nouvelles fermetures de lits dans les hôpitaux cet été
    https://www.bastamag.net/Hopitaux-urgentistes-urgences-greve-fermeture-de-lits-sante-Buzyn

    « On ne va pas s’arrêter cet été. On est aussi déterminés qu’on est désespérés par l’attitude du gouvernement. » Dans les services des urgences, le mouvement de grève continue. A l’appel du collectif Inter-urgences, à l’origine de la mobilisation démarrée en mars dans les hôpitaux parisiens, et de syndicats (Sud-Santé, la CGT, FO), plusieurs centaines de soignants se sont retrouvés, ce 2 juillet à Paris, pour une nouvelle manifestation nationale. Ils y ont affiché une volonté de poursuivre leur grève pour des (...)

    En bref

    / #Luttes_sociales, #Menaces_sur_la_santé_publique, #Conditions_de_travail, Santé , Services (...)

    #Santé_ #Services_publics

  • Conflit aux urgences : « Nous ne nous arrêterons que lorsque nous aurons obtenu ce que nous voulons »
    https://www.bastamag.net/Urgences-greve-hopital-CHU-urgentistes-soignants-Agnes-Buzyn-sante-mouveme

    Parti de la base, des aides-soignants et des infirmières, le mouvement des urgences n’a cessé de s’étendre depuis trois mois, avec près de 120 services concernés. En réponse à l’indifférence du gouvernement, la contestation s’est aussi durcie. Les enjeux du bras de fer engagé par les soignants face à un ministère de la #Santé_apathique sont cruciaux : être en mesure soigner celles et ceux qui en ont besoin dans de bonnes conditions, sortir de l’épuisement et d’un sous-effectif permanent, pouvoir de nouveau (...)

    #Résister

    / A la une, #Politique, #Luttes_sociales, #Menaces_sur_la_santé_publique, #Reportages, #Conditions_de_travail, Santé , Services (...)

    #Services_publics

  • #Rokhaya_Diallo : « On peut être raciste en pensant faire un compliment »

    Le racisme est construit par l’Histoire et se perpétue par les stéréotypes et le fonctionnement de l’Etat, affirme la militante antiraciste française Rokhaya Diallo, en Suisse pour la Journée internationale pour l’élimination de la #discrimination_raciale.

    « De nombreuses personnes ne sont pas mal intentionnées quand elles profèrent une assertion raciste. Par exemple, on peut avoir l’impression de faire en compliment en disant à une personne noire qu’elle parle bien français », explique Rokhaya Diallo au micro de La Matinale jeudi. « Il n’y a pas forcément une #intentionnalité dans le racisme, qui n’est pas l’apanage de l’extrême droite ou de personnes malveillantes. »

    Journaliste, écrivaine, chroniqueuse et réalisatrice, Rokhaya Diallo est régulièrement au centre de polémiques dans l’Hexagone pour ses prises de positions antiracistes et féministes. « L’#espace_public français compte peu de personnes de couleur qui s’expriment dans l’espace public sur les questions de racisme. Je ne suis pas non plus représentative du milieu social ouvrier dont je suis issue. Le fait que je suis une #femme me vaut, en plus des insultes habituelles, des #menaces de #viol. En tout point, je suis la tête qui dépasse. »

    Racisme « atmosphérique »

    Née à Paris de parents immigrés sénégalais, élevée dans un milieu multiculturel, Rokhaya Diallo affirme avoir découvert le racisme assez tard dans sa vie. « Le racisme ’atmostphérique’ est le recours aux #stéréotypes les plus récurrents sur les personnes d’une certaine origine, qui cantonne ces personnes à certaines qualités », définit-elle.

    Par exemple, présupposer que les Asiatiques sont bons en sciences ou que les Noirs sont doués pour les sports n’est premièrement pas une réalité - « moi-même, je ne cours pas vite », s’amuse-t-elle -, et deuxièmement, cela permet d’autres préjugés de type « en revanche, les Blancs sont plus intelligents ou meilleurs pour ceci ou cela. »

    « Les #conditions_sociales existent, évidemment, pour expliquer diverses compétences, par exemple l’endurance des marathoniens d’Afrique de l’Est qui ont vécu entouré de montagnes. Mais une population ne doit pas être réduite à cela », souligne Rokhaya Diallo. « Laisser à l’individu sa capacité à exprimer ses talents propres est beaucoup plus pertinent. »

    Un fruit de l’Histoire toujours vivace

    Pour la militante, le racisme est avant tout le fruit de l’Histoire qui a généré les divisions dans le monde. « Au moment de justifier par exemple le recours à l’esclavage, on a utilisé les sciences ou la Bible afin de créer des préjugés permettant ces pratiques. »

    Et nombre de préjugés sont toujours vigoureux aujourd’hui, relève-t-elle, évoquant l’insulte de « singe » qui a qualifié l’ex-ministre de la Justice française Christine Taubira, les jets de bananes à l’encontre de joueurs de football comme Mario Balotelli ou Kalidou Koulibaly, ou encore les contrôles au faciès statistiquement beaucoup plus nombreux sur les jeunes hommes d’origine maghrébine.

    « La police est une institution de la République, or il n’y a pour l’heure pas de politique institutionnelle pour mettre fin au #contrôle_au_faciès. A minima, il s’agit là de complicité dans l’inaction », estime Rokhaya Diallo, qui dénonce la persistance d’un « #racisme_d'Etat ».

    Pour une politique volontariste

    Car déclarer l’#égalité dans la loi ne suffit pas à combattre le racisme, tout comme elle ne suffit pas à éradiquer les #violences faites aux femmes ou les discriminations sur le genre ou l’orientation sexuelle. « L’Etat doit mener une #politique_volontariste afin de faire reculer le racisme dans les institutions. »

    Entendue jusqu’au siège des Nations unies à New York l’an dernier pour porter sa lutte contre le racisme, Rokhaya Diallo sera l’invitée jeudi soir du Club 44 à La Chaux-de-Fonds, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.

    https://www.rts.ch/info/monde/10306627-rokhaya-diallo-on-peut-etre-raciste-en-pensant-faire-un-compliment-.htm
    #racisme #racisme_anti-blanc #discriminations #intersectionnalité