• Obscénité d’état : La REM persiste dans le mensonge gouvernemental de la Pitié-Salpétrière et continue de diffamer les nassé·es de l’hôpital, bien que tous les faits soient maintenant établis.

    Décidément, il n’y a pas une ou un député·es de LaREM pour relever le niveau (pathétiquement bas) des autres. Ce matin c’est au tour d’Olivia Grégoire, porte parole des député·es En Marche à l’assemblée, de nous affliger dans un entretien minable sur France Inter.

    Nous sommes six jours après les faits, la journaliste lui pose une question sur le couac castanérien de la Salpétrière (bien que ça ne soit pas le sujet de l’entretien dédié à sa responsabilité à la commission des finances).

    Et Olivia Grégoire ose confirmer les grossiers propos que Castaner a lui-même reconnu - à demi-mots certes, et du bout des lèvres - comme étant des gros mensonges.

    https://www.franceinter.fr/emissions/le-7-9/le-7-9-06-mai-2019

    Olivia Grégoire :

    « j’ai beaucoup écouté Thomas Legrand (sic), je pense que [la déclaration de Castaner] est une maladresse ou une erreur de communication, en revanche, pour ce qui est de la Salpétrière, vous m’excuserez, pour avoir regardé les images en détail et en précision, on est sur de la sémantique, c’est important, c’est pas une attaque, c’est une intrusion violente ! [...] »

    Prise en flagrant délit de soutenir le gros gros mensonge de Castaner qui s’est lui-même engouffré dans la chaine de mensonges de la directrice de l’hôpital, du directeur de l’APHP et d’un médecin - par ailleurs conseillé médical pour le GIPN - qui a affirmé que du matériel informatique avait été dégradé et volé ce qui a été confirmé comme entièrement faux par l’hôpital : A l’heure où Olivia Grégoire parle, les nombreuses vidéos qu’elle a soi-disant regardé attentivement et les nombreux témoignages - y compris du personnel de l’hôpital ont permis d’établir que :

    – Ce n’était pas une intrusion violente, les manifestant·es violemment attaqué·es et maltraité·es par les forces de l’ordre cherchaient désespérément un refuge pour se protéger et respirer dans un espace avec moins de gaz lacrymogène.

    – Que la plupart des manifestant·es ne savaient même pas qu’elles et ils entraient dans l’enceinte d’un hôpital.

    – Que la grille n’a pas été forcé mais que le passage était libre, soit que la grille était déjà ouverte ou en tout cas pas bloquée

    – Que les manifestant·es ont été pousuivi·es dans cet espace par la police qui les a matraqué·es, violenté·es et gazé·es à nouveau (personne n’a mentionné que les forces de l’ordre ont tiré des palets lacrymogènes dans l’enceinte de l’hôpital en direction du service de réanimation, ce qui est très moyennement bon pour les malades)

    – Que la passerelle sur laquelle se sont réfugié·es les manifestant·es terrorisées était la seule issue possible pour elles et eux pour échapper aux matraques. Pratiquement aucune et aucun de ces manifestant·es ne savait que cet escalier menait à un service de réanimation.

    – Confirmé par le personnel de l’hôpital : il n’y a eu aucune intrusion, aucune violence, aucun vol ni dégradation de matériel par ces manifestant·es, tout s’est passé dans le calme.

    OG poursuit :

    « j’ai moi-même malheureusement beaucoup fréquenté les services de réanimation, je pense que se réfugier et/ou apporter de la violence et mouvements comme ça dans un hôpital a été problématique et je pense qu’il faut aussi écouter les mots qu’on a entendu, et je les ai entendu avec force "achevez-le" crié sur le CRS à terre, à quelques mètres de la salpé, et je crois qu’on aurait pu se l’éviter, même si le ministre de l’intérieur a parlé trop vite, il l’a dit lui même, je pense qu’un service de réa c’est grave, il faut du calme, il s’agit juste de la vie et de la mort »

    Ici ce qui est très grave, c’est l’amalgame. Il semble que les membres du gouvernement et les responsables LaREM aient été coaché·es sur cette affaire puisque Marc Fesnau, ministre chargé des relations avec le Parlement auprès du premier ministre tient exactement le même langage et cite aussi l’épisode du CRS à achevé alors qu’il était à terre et blessé dans une interview sur sud radio le 3 mai (ainsi que d’autres membres du gouvernements et d’autres député·es LaREM dont il semble qu’elles et ils soient prié·es de prendre leurs directives de communication à la même source).

    Il est bien évident que crier "achevez-le" alors qu’il est à terre est inacceptable et condamnable, mais le problème est que cet incident n’a rien à voir avec le mouvement de panique des manifestant·es dans l’enceinte de l’hôpital. L’épisode a lieu bien avant, et est un incident complètement séparé. C’est vraiment une mauvaise fois crasse et bien dégueulasse de la part de La REM de faire croire que les nassé·es de la Salpé aient eu quelque chose à voir avec ça. C’est vraiment du niveau de La Rem en général d’ailleurs : le niveau du caniveau. Aucun·e des manifestant·es n’ont insulté ou menacé les forces de l’ordre dans l’enceinte de l’hôpital (c’est d’ailleurs plutôt le contraire, car on entend sur les vidéo de nombreuses insultes et menaces proférées par les forces de l’ordre envers les manifestant·es).

    C’est troublant d’entendre aussi Marc Fesnau sur Sud Radio le vendredi soit deux jours après les événements, donc à un moment où l’essentiel des faits sont établis. Et en réalité lui, il est même pire qu’Olivia Grégoire parce qu’il travestit complètement les faits et la réalité. Comme ses patrons, c’est mensonges sur mensonges. Et c’est très grave car beaucoup sont tenté de croire qu’en effet "il n’y a pas de violence policière mais seulement du maintien de l’ordre" (répété dans cet entretien) :

    https://www.sudradio.fr/politique/marc-fesneau-ne-rentre-pas-dans-un-hopital-quel-que-soit-le-motif

    – Il prétend que Castaner est arrivé à la Salpé et s’est entretenu avec des personnel de l’hôpital qui avaient vécu cet événement de façon violente. C’est faux, tous les personnels ont témoigné du contraire, ont réaffirmé que tout s’était bien passé et qu’ils ne se sont jamais sentis en danger, que quand ils ont expliqué aux gens sur la passerelle qu’ils ne pouvaient pas les laisser rentrer, ils n’ont pas insisté et se sont laissé·es emmener par la police.

    Marc Fesnau poursuit :

    « Tout ça c’est le produit d’un certain nombre de manifestant qui ont fait de la violence toute la journée contre les forces de l’ordre, produisant ce qu’on a vu parfois, c’est-à-dire des actes de violence, à l’endroit parfois des syndicalistes, parfois à l’endroit des forces de l’ordre [...] et quand vous avez des acteurs aussi violents que ceux là, ça produit cette violence là et ça produit aussi parfois des mouvement de foule, et des gens qui, dans cette violence généralisée, peuvent aller dans tel ou tel établissement : y a quand même quelque chose d’étonnant, et c’est d’une certaine façon une violence à soi-même (sic) que d’entrer, même pour se réfugier dans un hôpital »

    Déjà le mec s’exprime comme un manche, rhétorique médiocre, il s’emmêle complètement les pinceaux en hésitant entre la version officielle qu’on lui demande de répéter comme un perroquet (la violence), et la réalité (mouvement d’une foule paniquée), ce qui montre que finalement, il ne croit pas vraiment lui même à ce qu’il dit : il répète cinq fois le mot « violence » [des manifestant·es] dans la même phrase :)

    Par ailleurs il affirme que les éléments violents ont « attaqué » le cortège syndical, ce qui est faux, c’est établi par les témoignages qui désignent encore une fois la police (à neuf reprises). Il décrit le cortège et les manifestant·es comme une bande de voyous et de voyelles incontrôlables qu’il fallait nécessairement ramener « à la raison » (justifiant la charge et le matraquage).

    « les mouvements de force de l’ordre se font pour réprimer une violence (ça fera donc six fois) qui s’exerce par les manifestants ». Ce n’était pas de la répression, c’était du maintien de l’ordre (quand il y a des violences - sept fois - on rétablit le calme)

    Le reste de l’entretien est de cet acabit, en vrac lui, comme Olivia Grégoire s’enfonce dans le mensonge, n’arrive même pas à se rattraper aux branches. Fesnau précise en fin d’entretien que Martin Hirsh, pourvoyeur du gros mensonge a porté plainte pour intrusion violente et que "donc vous voyez, il n’y a pas de fumée sans feu ect..."

    Ce qui est très grave à mon sens, entre autre chose, c’est que le gouvernement via ses caniches persiste à jeter le discrédit sur les manifestant·es de la Salpé alors qu’elles et ils savent très bien aujourd’hui la vérité, ils savent très bien ce qui s’est passé réellement, qu’aucune de ces personnes n’étaient ni violentes, ni mal intentionnées, ne cherchant légitimement que un refuge alors qu’ils se sentaient menacé·es dans leur intégrité physique, terrorisé à l’idée qu’on leur fasse mal. En somme, que ces gens n’ont absolument rien fait de mal ou de répréhensible.

    De ce point de vue mesdames et messieurs responsables ou ministres de LaRem, vous êtes vraiment bien cradoc. Vous leur devez les excuses de la République, cette république que vous êtes en train de pervertir en nous faisant croire que vous « assurer l’exercice de l’état de droit ».

    Gouverner par le mensonge n’est pas tout à fait « l’exercice de l’état de droit ».

    En plus

    Je n’ai pas parlé des étudiants qui habitaient dans la résidence et qui ont été aussi poursuivis et matraqués sans raisons. Nous y reviendrons.

    Je n’ai pas parlé des témoignages des gardés à vue de la Salpé qui ont subi beaucoup de violences, d’insultes et noté de nombreuses irrégularités au cours de leurs 30 heures passés en GAV. Nous y reviedrons aussi.

    #castaner #macron #violences_policières #mensonge_d_état #psychopathie_d_etat

    • Je pense qu’il faut absolument considérer qu’il ne s’agit pas du tout d’énoncer ce qu’on pense être une vérité. La notion de vrai ou de faux des faits, dans le cadre du discours politico-médiatique, n’a pas grand intérêt. Le principe, ici, c’est d’exprimer un marqueur d’attachement à un camp, pas à la véracité de ce qui est dit. Je m’en fous de ce savoir si c’est vrai : j’affirme que j’appartiens au camp qui défend cette position et c’est tout ce qu’on attend de moi.

      C’est le principe des foutaises de Trump : plus c’est gros, plus « ça passe », parce qu’en fait l’idée n’est pas l’énoncé du vrai ou du faux du fait, mais d’avoir une position (effet « dog whistle ») que les gens vont soutenir, dans le seul but d’afficher son attachement à son camp. Le fait que ce soit factuellement faux, de façon plus ou moins évidente, introduit un aspect « clivant » qui renforce cet aspect : si on s’accordait en gros sur la réalité des faits, il n’y aurait plus de marqueur d’attachement à telle ou telle version ; si je marque mon attachement à une version particulièrement contestable, là la « fidélité » à mon camp devient d’autant plus visible.

      Je pense que ça a toujours été le cas, y compris à gauche et très à gauche, mais ça fait plus de trente ans que j’en bouffe dans mes discussions de famille : tu peux dire ce que tu veux, au bout d’un moment on arrive où les faits sont résumés par : « oui mais de toute façon quand même ça se fait pas… », avec immédiatement l’énoncé de son attachement aux valeurs de l’ordre, le respect des flics, de la hiérarchie, de la bonté généreuse de l’État français à l’égards des indigènes basanés, etc.

      Ce qui m’a frappé, c’est la déclaration de Précresse, qui a explicité très exactement ce « oui mais quand même ça se fait pas… » :

      https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/pitie-salpetriere-le-ministre-de-l-interieur-a-un-peu-surreagi-mais-il-

      « Qu’est-ce qui justifie une intrusion dans un hôpital public ? s’interroge Valérie Pécresse. Peu importe l’intention ! Qu’est-ce qu’on en sait ? Qu’est-ce qu’on sait des dégradations qu’ils auraient pu commettre s’ils avaient pu rentrer dans ce service de réanimation ? Franchement, je suis désolée, je suis dans le parti de l’ordre et vous ne m’en ferez pas dévier. » "L’hôpital, c’est un sanctuaire, et il doit être respecté par les manifestants", conclut Valérie Pécresse.

      Difficile de mieux résumer l’énoncé systématique du populisme de droite : « peu importe », de toute façon je n’énonce cette fadaise que pour proclamer mon attachement au parti de l’ordre…


  • Nantes Révoltée signale sur FB

    « INTRUSION DANS UN HÔPITAL » : DÉMONTAGE D’UNE INTOX

    Encore un témoignage utile à verser au débats et aux preuves pour dénoncer les violences policières et le gros mensonge d’état sur l’affaire de la Salpé.

    – « On était faits comme des rats » : témoignages. -

    Ce 1er mai, la répression a été d’une sauvagerie inouïe. Pour justifier les attaques inqualifiables contre la liberté de manifester commises à Paris, le gouvernement monte une intox extrêmement grave. Et tous les médias suivent.

    C’est Castaner qui lance la première salve dès l’après-midi. Selon le ministre de l’intérieur, l’hôpital de la #Pitié_Salpétrière aurait été « attaqué » par des dizaines de militants d’ultragauche « black blocs ». Pour faire monter l’intox au maximum, il se rend sur place, accompagné de journalistes. BFM enchaîne, et parle d’une « intrusion de casseurs », d’un « hôpital pris pour cible »

    On évoque ensuite des « chaînes cassées » par « des gilets jaunes et des gens masqués » qui auraient « tenté de pénétrer dans le service de réanimation ». Le directeur des hôpitaux de Paris, proche de Macron, reprend le mensonge : une « intrusion violente » dans un « service de réanimation ». Même chose pour la ministre de la santé qui se dit « très choquée ».

    Bref, le tableau est apocalyptique. Les manifestants seraient en fait de véritables barbares assoiffés de sang, venus spécialement pour vandaliser un lieu de soin et attaquer des patients. Qui peut y croire ? En dehors de macronistes radicalisés et de médias fanatisés : personne.

    Voici en quelques témoignages, la réalité des faits :

    – Un témoin raconte : « J’ai vu ces manifestants à l’entrée de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière qui voulaient se réfugier parce qu’une colonne de CRS arrivait par le haut du boulevard [...] puis la commissaire a repéré ces gens à l’entrée, elle a ordonné à ses policiers de rentrer et de les dégager. »

    – Un médic confirme : « Je suis street medic, j’y étais à ce moment là. Beaucoup de gens se sont réfugiés dans l’enceinte de l’hôpital pour fuir un gazage de masse et une charge de CRS qui a eu lieu dans l’allée de l’hôpital. »

    – Sur facebook, une manifestante, Naty Ta, explique en détail : « Oui, il a été demandé aux vigiles d’ouvrir la grille pour qu’on puisse s’abriter des canons d’eau et des gaz. Ils n’ont pas voulu nous ouvrir, on était fait comme des rats. Les gars qui ont forcés la chaîne […] ont permis que l’on puisse s’abriter. Y’avait rien de notre côté juste nous quelques retraités, quelques jeunes NON cagoulés. 10 minutes après, les CRS sont rentrés dans l’enceinte de l’hôpital pour nous gazer et nous matraquer ... à l’intérieur de l’hôpital ! Je me suis bien fait traiter de « salope, dégage » par un CRS. Pour quelle raison ? Parce que on s’est juste ABRITÉS des gaz. en tout cas merci aux infirmiers de nous avoir aidés avec les gouttes pour les yeux ! »

    – Un quatrième témoignage corrobore : « un groupe de manifestant poursuivi par une brigade à moto se réfugient dans la Pitié. Ils ont pénétré dans le bâtiment mais jamais dans la réa. »

    En résumé : tous les témoignages concordent. Des manifestants paniqués, pourchassés par une police ultra-violente se sont réfugiés dans la cour de l’hôpital. Ils ont été traqués et frappés jusque dans la cour, mais il n’y a évidemment pas eu d’intrusion dans les services de soin.

    Pour rappel, le gouvernement Macron lançait l’an dernier une immense attaque contre les hôpitaux, et le système de santé publique. Les soignants tiraient la sonnette d’alarme, sans être écoutés. Aujourd’hui, le même gouvernement monte de toute pièce une affaire « d’intrusion » dans un hôpital pour justifier sa violence inouïe. Ceux qui saccagent les hôpitaux publics inventent des « violences » contre un lieu de soin. Abject.

    Mais le mensonge est vraiment trop gros pour être avalé.

    Source : https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/photos/a.336512019718311/2189433117759516/?type=3&__xts__%5B0%5D=68.ARDwje9g6z-TJnghn6iszNB9BnKswPCCbYUgpoCWq1uKbbkq

    #violence_policière #mensonge_d_état #castaner #salpé


    • Fil, pas vraiment, mais au moins un coup de gazeuse au passage quand même, comme on le voit à la fin de cette bonne reconstitution vidéo du Monde, pas très loin de l’escalier en question, toujours dans l’enceinte de l’hôpital, quand les gens se font sortir :

      https://www.youtube.com/watch?v=ES2Cm8xoY1k

      et puis cf. aussi cette autre vidéo côté entrée de l’hôpital, à une centaine de mètres à peu près au même moment, les flics balancent des lacrymos depuis l’intérieur de l’enceinte de l’autre côté de la grande barrière d’entrée (fermée évidemment), le vent rabat les gaz vers les bâtiments et les manifestants renvoient quelques palets (puis trop choupi tentent d’éteindre un début d’incendie à coups de bouteille 50cl, limite au sérum phy, à travers les barreaux) :

      https://twitter.com/LabasOfficiel/status/1124008323207127040

      On pourrait ainsi dire aussi que c’est une forme de contribution à la destruction de l’hôpital public.

      Question lacrymo le grand truc en ce moment c’est le nassage-gazage... Infernal. Un gradé arguait je ne sais plus où que non non non c’était des coïncidences, un défaut de coordination dans le feu de l’action... Depuis, le foutage de gueule est encore monté d’un cran, à tel point je me demande même pourquoi ils prennent la peine de se justifier.