• « La question de l’origine du SARS-CoV-2 se pose sérieusement » | CNRS Le journal
    https://lejournal.cnrs.fr/articles/la-question-de-lorigine-du-sars-cov-2-se-pose-serieusement

    Près d’un an après que l’on a identifié le coronavirus SARS-CoV-2, les chercheurs n’ont toujours pas déterminé comment il a pu se transmettre à l’espèce humaine. Le virologue Étienne Decroly fait le point sur les différentes hypothèses, dont celle de l’échappement accidentel d’un laboratoire.

    Quelques extraits de ce long entretien avec le virologue Étienne Decroly :

    SARS-CoV-2 ne descend pas de souches humaines connues et n’a acquis que récemment la capacité de sortir de son réservoir animal naturel.
    .../...
    L’étude des mécanismes d’évolution impliqués dans l’émergence de ce virus est essentielle pour élaborer des stratégies thérapeutiques et vaccinales.
    .../...
    Y a-t-il des indices pointant vers d’autres candidats au rôle d’hôte intermédiaire ?
    É. D. : Dans les zoonoses, les hôtes intermédiaires se retrouvent généralement parmi les animaux d’élevage ou sauvages en contact avec les populations. Or, en dépit des recherches de virus dans les espèces animales vendues sur le marché de Wuhan, aucun virus intermédiaire entre RaTG13 et le SARS-CoV-2 n’a pu être identifié à ce jour. Tant que ce virus intermédiaire n’aura pas été identifié et son génome séquencé, la question de l’origine de SARS-CoV-2 restera non résolue. Car en l’absence d’éléments probants concernant le dernier intermédiaire animal avant la contamination humaine, certains auteurs suggèrent que ce virus pourrait avoir franchi la barrière d’espèce à la suite un accident de laboratoire ou être d’origine synthétique.
    .../...
    Tant qu’on n’aura pas trouvé l’hôte intermédiaire, l’hypothèse d’un échappement accidentel ne pourra être écartée par la communauté scientifique.

    Mais au final, c’est la cause accidentelle qui semble privilégiée

    Le mot de la fin :

    Dans mes cours consacrés à l’ingénierie virale, j’ai l’habitude de présenter à des étudiants de Master cet exercice théorique : je leur demande d’imaginer un procédé procurant au virus VIH la capacité d’infecter n’importe quelle cellule de l’organisme (pas seulement les lymphocytes). Ces étudiants sont brillants, et la plupart sont en mesure de me proposer des méthodes efficaces, conduisant à la construction de virus chimériques potentiellement dangereux. Je donne ce cours depuis une dizaine d’années et les étudiants s’attachent exclusivement à l’efficacité de la méthode sans s’interroger une seconde sur les conséquences potentielles de leurs mises en œuvre.

    L’objectif pédagogique que je poursuis est de les sensibiliser à ces problématiques et de leur montrer qu’on peut dans bien des cas construire des systèmes expérimentaux tout aussi efficaces et permettant de mieux contrôler les risques biologiques. il faut intervenir dès la formation, en formant les futurs biologistes à toujours questionner le risque et la pertinence sociétale de leurs travaux, aussi novateurs soient-ils.

    #recherche_médicale #virologie #protocole_expérimental #techno-science #technolâtrie #éthique

    • Très intéressant, notamment après la lecture de La chauve-souris et le capital (La Fabrique, 2020), que je conseille.

      Autre passage :

      S’il est établi que la Covid-19 nous vient de la chauve-souris, pourquoi son origine reste-elle l’objet de controverses ?
      É. D. Aucune épidémie liée à la transmission directe de la chauve-souris à l’homme n’ayant été démontrée à ce jour, on pense que la transmission à l’homme doit plutôt s’effectuer via une espèce hôte intermédiaire dans laquelle les virus peuvent évoluer puis être sélectionnés vers des formes susceptibles d’infecter des cellules humaines. Afin d’identifier cette espèce intermédiaire, on examine habituellement les relations phylogénétiques entre le nouveau virus et ceux provenant d’espèces animales vivant près de la région d’émergence ; c’est cette méthode qui a permis d’établir que la civette a été probablement l’hôte intermédiaire du SARS-CoV au début des années 2000, et le dromadaire celui du MERS-CoV dix ans plus tard. La découverte dans le génome de coronavirus infectant des pangolins d’une courte séquence génétique codant pour le domaine de reconnaissance du récepteur ACE-2, apparenté à celle qui permet à SARS-CoV-2 de pénétrer les cellules humaines, a un temps fait penser qu’on tenait un possible hôte intermédiaire, mais le restant de son génome est trop distant du SARS-CoV-2 pour être un ancêtre direct.

      SARS-CoV-2 aurait ainsi pu résulter de recombinaisons multiples entre différents CoV circulant chez le pangolin et la chauve-souris, ce qui aurait conduit à une adaptation ayant rendu possible la transmission du virus à l’homme. La pandémie de Covid-19 proviendrait secondairement du contact avec l’hôte intermédiaire, éventuellement vendu sur le marché de Wuhan. Cette hypothèse pose cependant de nombreux problèmes. Tout d’abord à cause de la géographie : les échantillons viraux de chauves-souris ont été recueillis dans le Yunnan, à près de 1 500 km du Wuhan où a éclaté la pandémie. Ensuite pour une raison écologique : chauves-souris et pangolins évoluent dans des écosystèmes différents et on se demande à quelle occasion leurs virus auraient pu se recombiner. Et surtout, on note que le taux d’identité entre les séquences de SARS-CoV-2 et celles issues du pangolin n’atteint que 90,3 %, ce qui est bien inférieur aux taux habituellement observés entre les souches infectant l’homme et celles infectant l’hôte intermédiaire. Par exemple, le génome du SARS-CoV et celui de la souche de civette dont il descendait partagent 99 % d’identité.

  • Migrations : l’agence européenne #Frontex mise en cause pour des #refoulements en mer

    Des investigations menées par plusieurs médias dénoncent les pratiques illégales des #gardes-frontières_grecs impliquant parfois l’agence européenne de surveillance des frontières.

    Une enquête de plusieurs médias, dont le magazine allemand Spiegel, affirme que Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières, est impliquée dans plusieurs incidents de refoulement en mer de bateaux de demandeurs d’asile traversant la mer Egée entre la Turquie et la Grèce.

    Les investigations menées « montrent pour la première fois que les responsables de Frontex sont conscients des pratiques illégales des gardes-frontières grecs – et sont en partie impliqués dans les refoulements eux-mêmes », écrit le Spiegel dans un article disponible en ligne samedi 24 octobre.
    Les journalistes assurent avoir documenté six cas survenus depuis avril en mer Egée dans lesquels des équipes de Frontex ont au minimum assisté sans réagir à des refoulements vers la Turquie de bateaux de réfugiés se trouvant dans les eaux grecques, une pratique illégale. Dans un cas, en juin, une vidéo montre un navire de Frontex bloquant un bateau de réfugiés, puis, dans une autre scène enregistrée, passant devant le bateau de réfugiés à grande vitesse avant de quitter les lieux.

    Des dizaines de vidéos, d’images satellites, de récits comparés

    Outre le Spiegel, les recherches ont été menées par un magazine de la chaîne allemande ARD, le collectif de journalistes Lighthouse Reports, la plate-forme d’investigations Bellingcat et la chaîne de télévision japonaise TV Asahi. Les auteurs expliquent avoir comparé des « dizaines » de vidéos, d’images satellites, de récits de témoins oculaires, dont des réfugiés et des employés de Frontex. L’agence européenne de surveillance des frontières a engagé plus de 600 agents en Grèce, une des portes d’entrée de l’Union européenne, ainsi que des bateaux, des drones et des avions, selon l’article.

    Frontex n’a pas commenté les cas précis soulevés par la recherche, explique le Spiegel, mais a déclaré que ses agents étaient liés par un code de conduite en matière de droits de l’homme et respectaient l’interdiction des refoulements. Sans mentionner l’article, Frontex a annoncé vendredi soir sur son compte Twitter avoir été « en contact avec les autorités grecques à propos d’incidents en mer ces derniers mois » et qu’Athènes avait ouvert une « enquête interne ». Frontex agit « dans le respect des droits fondamentaux et de la loi internationale », souligne l’agence sur Twitter.
    Le gouvernement conservateur grec a toujours rejeté les allégations de refoulements illégaux à ses frontières dont font régulièrement état plusieurs organisations non gouvernementales.

    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/10/24/migrations-l-agence-europeenne-frontex-mise-en-cause-pour-des-refoulements-e
    #asile #migrations #réfugiés #frontières #push-backs #refoulements #Mer_Egée #Grèce #Turquie

    ping @isskein @karine4

    • Frontex at Fault : European Border Force Complicit in ‘Illegal’ Pushbacks

      Vessels from the European Border and Coast Guard Agency, Frontex, have been complicit in maritime “pushback” operations to drive away refugees and migrants attempting to enter the European Union via Greek waters, a joint investigation by Bellingcat, Lighthouse Reports, Der Spiegel, ARD and TV Asahi has found.

      Open source data suggests Frontex assets were actively involved in one pushback incident at the Greek-Turkish maritime border in the Aegean Sea, were present at another and have been in the vicinity of four more since March.

      Although Frontex assets were not at the immediate scene of those latter four incidents, the signature of a pushback is distinctive, and would likely have been visible on radar, with visual tools common on such vessels or to the naked eye.

      The Greek Coast Guard (HCG) has long been accused of illegal pushbacks.

      These are described by the European Center for Constitutional and Human Rights (ECCHR), a legal and educational non-profit, as incidents where refugees and migrants are forced back over a border without consideration of individual circumstances and without any possibility to apply for asylum or to put forward arguments against the measures taken.

      In the Aegean Sea, pushbacks generally occur in two ways. The first type is the most common: Dinghies travelling from Turkey to Greece are blocked from landing on Greek soil by the HCG. This could mean either physically blocking the dinghy until it runs out of fuel, or disabling the engine. After the engine no longer works the dinghy can then either be pushed back into Turkish territorial water with waves, or towed if the wind is not favourable.

      The second type of pushback is employed when people have managed to land on Greek soil. In this case they are detained, placed in a liferaft with no means of propulsion, towed into the middle of the Aegean Sea and then abandoned.

      Pushbacks will often result in standoffs between the HCG and Turkish Coast Guard (TCG), both of which will standby, refusing to aid dinghies in distress and carrying out unsafe manoeuvres around them.

      The role of Frontex assets in such incidents, however, has never been recorded before.

      Dana Schmalz, an international law expert at the Max Planck Institute in Heidelberg said the incidents highlighted in this investigation were likely “illegal” and “violate the prohibition of refoulement and maritime law.” The prohibition of refoulement refers to rules banning the forcible return of refugees or asylum seekers and is described by the UN Refugee Agency as a “rule of customary international law.”

      Schmalz added that if Frontex personnel stopped an overcrowded dinghy of the type seen in footage documented during this investigation, they would be obliged to rescue its occupants immediately. “If they don’t do that, even make waves [or] instead drive away and then let the Greeks do the dirty work – then they are involved in the illegal pushback.”

      Despite being presented with numerous examples of the practice, a spokesperson for the Greek Maritime Ministry Greek denied claims of pushbacks, describing allegations of illegal actions relating to the incidents documented in this article as “tendentious.” They added that HCG officers act in compliance with the country’s international obligations.

      Frontex said that the host states it works with have the final say in how operations on its territory or search and rescue zone are carried out. However, it added that Frontex had notified HCG which confirmed an internal inquiry had been launched into each of the reported incidents. Yet Frontex did not say when it notified HCG or when the inquiry had begun.

      On July 24, the director of Frontex, Fabrice Leggeri, told the Committee on Civil Liberties, Justice and Home Affairs (LIBE) at the European Parliament that the agency had observed and recorded just a single incident which may have been a pushback in the Aegean.

      Our investigation — which looked at the presence of Frontex assets in the Aegean Sea and observed their movements over many months — appears to contradict that assertion.

      This was despite the difficulty in tracking many Frontex assets because their transponder information was either not registered, not turned on, or was out of range. As such, we were only able to view a snapshot of Frontex operations.

      Frontex, an agency of the European Union, is tasked with border control of the Schengen Area. Its activities in the Aegean are called Operation Poseidon.
      How we Recorded Pushbacks: Identification of Assets

      There were two main steps to establishing that Frontex had participated in pushback operations. The first was to identify what assets had been deployed in Operation Poseidon. The second was to establish whether these assets had participated in pushback operations.

      The first step was carried out using open sources. These included social media posts, vessel tracking sites and information published by Frontex itself. We were also able to establish the number of personnel and assets present in the operational area thanks to questions asked in the European Parliament.

      According to this response, Operation Poseidon has 185 personnel, one offshore patrol vessel (OPV), eight coastal patrol boats (CPB), one coastal patrol vessel (CPV), four thermal vision vehicles (TVV) and three patrol cars.

      There is also a “Rapid Border Intervention”, which contains additional assets on top of those dedicated to Operation Poseidon. This includes 74 personnel, two CPBs, two CPVs, one helicopter and three TVVs.

      In total we used open sources to identify 22 assets, including vessels, helicopters and planes, which operated in the Aegean during 2020. Although this is more than the total given in the answer to parliamentary questions above, some of these assets were rotating in or out of theater.
      Tracking Assets

      Some assets featured regularly on the open source record. For example, Romanian and Bulgarian vessels regularly transit through the Bosphorus strait, where there is an active ship-spotting community. As such it was possible to identify their operational rotations, including vessels heading to and returning from deployments roughly every three months. However, other assets were more difficult to track, and their presence on the open source record consisted of a single image or video.


      https://twitter.com/YorukIsik/status/1262417193083510784

      In order to track these assets and identify if they had participated in pushbacks, we required far more data than was available on social media. As such, we turned to AIS and transponder data, publicly available information about the location of particular ships or aircraft, available through sites such as Marine Traffic or Flight Radar 24.

      Many of the assets we identified either did not have their information publicly listed, or appeared to only turn on their transponders under certain circumstances, such as when in port. This made them extremely difficult to track. However, some assets did have their transponders on. We began to collect this data, buying additional, more granular data from ship and flight tracking companies on dates when pushbacks had been reported.

      We combined this tracking data with our own database of reported pushbacks, which we obtained through both public reports and information collected by NGOs such as Consolidated Rescue Group (CRG), Monitoring Rescue Cell (MRC) and Alarm Phone, who track these events. These included the coordinates of reported pushback events, frequently sent by the occupants of the dinghies. By overlaying these datasets we identified multiple pushback incidents in which Frontex assets were in the vicinity. Once we had identified these priority incidents we could then examine the specifics of what had happened.
      Incidents

      Using this data we identified six pushback incidents since March in which Frontex assets were either in the vicinity or participated directly. We have separated these into four “proximity incidents,” where Frontex assets were within five kilometers of the incident, and two “confirmed incidents,” where we can be certain that Frontex were present at the site of pushbacks themselves.
      Proximity Incidents

      April 28-29: In an incident we have previously reported, a group of refugees and migrants made landfall on Samos. They claim they were then detained, placed in a life-raft without any means of propulsion and towed into the middle of the Mycale Strait. A surveillance plane overflew the area twice while this pushback took place.

      June 4: Two dinghies were reported to have been pushed back from Northern Lesbos. Portuguese vessel Nortada appears to have been present around 15 kilometers from the first incident and just over one kilometer away from the second.

      June 5: A dinghy was reported to have been pushed back from Northern Lesbos. Portuguese vessel Nortada was approximately two to three kilometers away.

      August 19: A dinghy was reported to have been pushed back from Northern Lesbos. Portuguese vessel Molivos was five kilometers away and appears to have changed course and headed towards the pushback before its transponder either lost signal or was turned off.

      In these cases, Frontex assets were recorded as being within a certain range, rather than participating directly. Their exact knowledge of what was happening at these distances is difficult to confirm. Operation Poseidon’s mission includes a significant number of tasks requiring surveillance, and its assets are able to use both radar and visual tools, such as low-light or infrared cameras, to observe the environment around them.

      For example, we know that the Molivos is equipped with an FLIR camera similar to this one seen on another Portuguese Frontex vessel. This model is capable of x36 magnification, with low light and infrared cameras.

      The boats that migrants use to make this crossing are very basic, inflatable rubber dinghies several meters long with a single outboard motor. Due to their construction, it is unlikely that these boats would be visible on radar. However, pushbacks don’t just involve a single dinghy. By their definition they must involve at least one other vessel. From images and videos of pushbacks we have reviewed, it is clear that they often involve multiple ships from both the Greek and Turkish coast guards.

      As stated above, ships from both Greece and Turkey will frequently attempt to push the dinghies across the sea border using waves. These vessels manoeuvre in a circular pattern at a relatively high speed close to the dinghy. This manoeuvre is not only dangerous because of the risk of collision, the waves it generates also represent a threat to the overcrowded and often fragile dinghies.

      https://www.youtube.com/watch?v=w8BdEHtBWp4&feature=emb_logo

      As such, although a dinghy itself may not show up on radar, the signature of a pushback would. Multiple large and small vessels from both TCG and HCG, some of which are carrying out unusual manoeuvres in order to create waves, would be very difficult to miss. Indeed you can even see this kind of event from space.

      There’s also the matter of visual range. The same factors that make a pushback visible on radar will also make it visible to the eye or other visual systems such as surveillance cameras. Even at a range of a few kilometers in calm seas and good conditions, a dinghy would likely be visible, although exact details such as the nature of its passengers might not be. The other aspects of pushbacks which we have already described would also certainly be visible.

      The case of the April 28-29 pushback is a good illustration of surveillance assets passing very close to the results of a pushback.
      April 28

      In an incident previously covered by Bellingcat, a group of 22 migrants who landed on Samos were detained by Greek law enforcement. They were then placed on a life raft without any means of propulsion, and towed into the middle of the Mycale Strait by the Greek coast guard. In response to our request for comment at the time, the Greek government denied these people had ever reached Greek territory, despite witness statements, images, and videos showing this had in fact happened.

      As the life raft was floating in the strait, a private sureveillance plane passed over the area twice at 5,000 feet, once at 02:41 AM and once at 03:18 AM. This plane, G-WKTH, belongs to DEA Aviation, which provides aerial surveillance services to Frontex. In a promotional video from Frontex, it is claimed these feeds are live-streamed back to the Frontex HQ in Warsaw

      The plane is reportedly equipped with an MX-15 camera, which has both low-light and infrared sensors. Considering this plane is specifically employed for aerial surveillance, it would be surprising if it did not identify the life raft full of people and, according to one member of this group, the presence of Greek and later Turkish vessels.

      Indeed, the Frontex executive director’s response to the LIBE committee of the European Parliament indicates this may have been the incident Frontex reported as having seen. In this reply a “Serious Incident Report (‘SIR’) was created based on a sighting of an incident by aerial surveillance where people were transferred on a rubber boat from a vessel and later on rescued by Turkish authorities.
      Active incidents

      In two cases on June 8 and August 15, it seems certain that Frontex was aware of pushbacks as they took place. Indeed, on June 8, it appears that a Frontex vessel participated in a pushback, physically blocking a dinghy from reaching Greek territory.

      We will first address the incident on August 15, where a Frontext vessel was present at the scene of a pushback, before examining the June 8, where a Frontex asset appears to have participated in a pushback.
      August 15

      On the morning of August 15 there were reports of a confrontation between the Greek and Turkish coast guards. As well as multiple photos posted to social media by locals, this was also reported as a pushback by CRG, MRC, Alarm Phone and Aegean Boat Report.

      CRG and MRC also posted videos from people on this dinghy, with CRG’s video showing an engine without a starter cord, claiming it had been taken by the Greek Coast Guard. In the videos, the dinghy is surrounded by vessels from both the Greek and Turkish coast guards. We have previously noted that disabling the motor of dinghies is a tactic that has reportedly been used by the Greek Coast Guard.

      Most of the images of this incident are taken from a distance, making identification of the vessels difficult. However, we were also sent an image of this confrontation that is very clear. In this image we can clearly see the presence of MAI1102, a Romanian border forces vessel which had just arrived in theater.

      The metadata of this image is consistent with the date and time of this incident. Indeed, the ships can be seen arrayed in almost exactly the same manner in a video filmed by the people on the boat.

      Although it is not possible to be certain of exactly how far away MAI1102 is from this pushback, we can see that it is certainly within visual range of the confrontation and the dinghy itself.
      June 8

      On the morning of June 8 a pushback was reported to have taken place, again off the north-east coast of Lesbos. The Turkish coast guard reported it rescued 47 migrants after a pushback by the Greek Coast Guard that day. Footage published by Anadolu Agency appeared to show the Romanian Frontex vessel MAI1103 blocking a dinghy.

      We investigated this incident further, obtaining other videos from the TCG, as well as tracking data of vessels that appeared to be in the vicinity at the time, such as the NATO ship, Berlin. Using these sources we were able to reconstruct what happened.

      After initially trying to cross under the cover of darkness, the dinghy was intercepted and physically blocked from proceeding by MAI1103 early in the morning.

      https://www.youtube.com/watch?v=ZoNJXY3pa_U&feature=emb_logo

      We can see the exact time and a set of coordinates in one of the videos we obtained.

      We plotted the coordinates visible on the screen as they changed. It became clear these were not the location of the vessel with the camera, but rather the location of the dinghy and MAI1103.

      We can visually confirm the general location by comparing a panoramic view that is visible in one of the videos against the appearance of the landscape from the coordinates which appear on the camera feed.

      We can now start to build a picture of what happened that morning.

      We can see that the dinghy was extremely close to MAI1103, and is being physically blocked by the ship. Indeed the two vessels are close enough that it appears that personnel on MAI1103 are communicating with people in the dinghy.

      https://www.youtube.com/watch?v=-qD_I--2LPA&feature=emb_logo

      At one point MAI1103 makes a pass close to the dinghy at enough speed to generate waves, a maneuver that previously only HCG and TCG have been seen making. It is especially dangerous due to the overloaded and unseaworthy nature of the dinghies.

      https://www.youtube.com/watch?v=9iUm1_e2R6A&feature=emb_logo

      Eventually HCG vessels arrive and MAI1103 leaves, resulting in a standoff between the TCG and HCG. This lasted several hours and gradually moved to the north-west, observed by the NATO ship Berlin.

      During this period the dinghy was approached at least twice by a rigid-hulled inflatable boat 060 (RHIB) from the HCG.

      https://www.youtube.com/watch?v=5WODSvxnmoc&feature=emb_logo

      In what appears to be the final segment of video taken at about 09:30 AM we see the TCG radar screen, which can be exactly matched with the Turkish coast. This radar screen matches perfectly with the location and heading of the Berlin at this time, as we can see by overlaying a plot of the Berlin’s course with the radar screen.

      As well as matching the movement of vessels to AIS data, we can further verify that these videos are from the same incident by examining the passengers in the dinghy. We can see that in the earliest videos, showing the MAI1103 with the dinghy, there is clearly a person wearing a white hood, alongside someone who appears to be wearing a reddish top. The presence of these passengers helps to verify that all these videos are indeed from the same incident on June 8.

      In the final stage of the pushback at 10:30 AM it is possible to see the Portuguese Frontex vessel Nortada within 5 km with both AIS data and on the TCG radar screen. The Nortada had been in that vicinity since at least 09:11 AM that morning. Although it may not have been able to pick up this dinghy on its radar, it would have certainly been within visual range of the larger ships surrounding it. After the pushback, the Nortada continued its patrol off North Lesbos.

      Conclusion

      Over the course of this investigation we collected a huge amount of information on Frontex activities in the Aegean Sea. Most of Frontex’s assets were impossible to track because their transponder information was either not registered, not turned on, or was out of range. As such, we were only able to view a snapshot of Frontex operations.

      Despite this limited view, we still managed to identify multiple instances in which Frontex was either present at pushbacks, or close enough to be able to understand what was taking place. In at least one incident it appears that a Frontex vessel actively participated in a pushback. It is possible that there are other incidents we have not been able to capture.

      In a statement provided in response to this investigation, Frontex stated that it applies “the highest standards of border control to its operations” and that its officers are bound by a code of conduct that looks to prevent refoulement and to uphold human rights.

      The statement continued that Frontex’s executive director had notified the HGC regarding all reported incidents and that Greek authorities confirmed that an internal inquiry had been launched.

      A spokesperson for the Greek Maritime Ministry said the actions of HCG officers were “carried out in full compliance with the country’s international obligations, in particular the United Nations Convention on the Law of the Sea, the International Convention for the Safety of Life at Sea and the International Convention on Maritime Search and Rescue.”

      The spokesperson added that thousands of migrants had been rescued throughout the refugee crisis of recent years by the HCG, that allegations of illegality were “tendentious” and that the “operation practices of the Greek authorities have never included such [illegal] actions.”

      https://www.bellingcat.com/news/2020/10/23/frontex-at-fault-european-border-force-complicit-in-illegal-pushbacks

      #forensic_architecture #architecture_forensique

    • EU Border Agency Frontex Complicit in Greek Refugee Pushback Campaign

      Greek border guards have been forcing large numbers of refugees back to sea in pushback operations that violate international law. #DER_SPIEGEL and its reporting partners have learned that the European Union is also complicit in the highly controversial practice.

      Jouma al-Badi thought he was safe when he first set foot on European soil on April 28. Together with 21 other refugees, he had been taken in a rubber dinghy from Turkey to the Greek island of Samos. The young Syrian planned to apply for political asylum. He documented his arrival in videos. Local residents also remember the refugees.

      Greek security forces captured the migrants. Under international law, it is their duty to give the new arrivals a hearing and field their applications for asylum. Instead, according to al-Badi, the officers dragged them back out to sea and released them on an inflatable rubber raft. Videos obtained by DER SPIEGEL also show him on the raft.

      For an entire night and a morning, Greek border guards kept pushing the men and women away as their raft floated around in circles. The Turkish coast guard filmed the maneuver.

      An aircraft used by the European border protection agency Frontex also passed over the refugees. The crew of the surveillance plane, with the registration identifier "G-WKTH,” were part of a European Union operation in Greece. The plane twice flew over the Strait of Mykali, where al-Badi and the other migrants were located. According to flight data that has been viewed by DER SPIEGEL, the first flight happened at 2:41 a.m. and the second at 3:18 a.m.

      The plane’s crew has a standard MX-15 camera on board with an infrared sensor and a sensor for poor lighting conditions. Even at night, the sensors are capable of detecting small objects on the water. According to a Frontex promotional video, the camera images are streamed live to Frontex headquarters in Warsaw, Poland. But Frontex didn’t send any help.

      The waves struck the Syrian in the face. He eventually ran out of strength and thought he was going to die.

      The Greek government denies it conducted pushbacks of refugees to Turkey, even though DER SPIEGEL and other media have fully documented several of these operations, known as pushbacks. Greek border guards are growing increasingly ruthless. As in the case of al-Badi, they are now pushing even refugees who have reached the Greek isles back to sea in operations that are illegal under international law.

      Frontex officials have publicly claimed that they know nothing about pushbacks by Greek border guards. The agency has 600 employees deployed in Greece as well as ships, drones and aircraft.

      Together with Lighthouse Reports, Bellingcat, "Report Mainz” — a program on ARD, the German public broadcaster — and Japanese broadcaster TV Asahi, DER SPIEGEL spent several months reporting in the Aegean Sea region. The reporters tracked the positions of Frontex units and compared them with position data from pushbacks recorded by NGOs and migrants. They interviewed witnesses, refugees and Frontex staff. They viewed internal documents and dozens of videos and satellite photos.

      Their research proves for the first time that Frontex officials know about the Greek border guards’ illegal practices – and that the agency itself is at times involved in the pushbacks. Breaking the law has become an everyday occurrence at Europe’s borders, and the EU is allowing it to happen.

      Samira Mohammad could already see Lesbos when the men with the masks arrived. The Syrian woman, who does not want to provide her real name, is 45 years old. That morning of August 15, she was sitting in a rubber dinghy with dozens of other people. She recalls how Greek border guards tried in vain to stop the arrivals and how they steered toward the boat repeatedly and pushed it back toward Turkey multiple times. She says the Turkish coast guard held them off. Locals even have a name for the cynical game: "Greek water polo.”

      Mohammad claims the Greek officials took their gasoline and destroyed the engine. And that masked Greek border guards then boarded the dinghy. Several refugees claim that they forced the migrants to tie the shaky rubber dinghy to a speedboat at gunpoint. The border guards then towed the boat toward Turkey. Videos corroborate the statements made by the refugees, and the destroyed engine is clearly visible.

      Mohammad said she was scared to death during those moments. Her entire family had been onboard, including her pregnant daughter-in-law, who was later hospitalized with severe bleeding.

      The maneuver off the coast of Lesbos lasted hours, and the Turkish Navy didn’t rescue the refugees until noon.

      A Romanian Frontex boat was also on site that morning. The MAI 1102 was located only a few hundred meters away from the refugee boat. The boat can be clearly identified in a photo. A German navy ship on a NATO mission that observed the incident reported it to the German government. It also stated that Frontex people had been present. This is documented in an internal paper that has been obtained by DER SPIEGEL. Nevertheless, this pushback has never been revealed publicly before now.

      On June 8, Frontex officials went one step further, with the MAI 1103, a ship also flying the Romanian flag. It directly blocked a refugee boat. The incident can be seen in several videos recorded by the Turkish coast guard and verified by DER SPIEGEL. It shows officials standing on the deck, where they are obviously communicating with the refugees floating in the water in front of them.

      Later, the MAI 1103 passes the refugees traveling at high speed, with waves beating against the boat. The Romanian officials then withdrew and the Greek coast guard took over the operation.

      "These pushbacks violate the ban on collective expulsions and international maritime law,” says Dana Schmalz, an expert on international law at the Max Planck Institute in Heidelberg. She notes that if Frontex officials stopped a completely overcrowded inflatable boat, they would be required to rescue the people immediately. "If they don’t do that and even make waves instead, only to drive away and let the Greeks do the dirty work, then they are still involved in the illegal pushback,” she says.

      Reporting by DER SPIEGEL and its partners found that a Frontex surveillance plane or Portuguese or Romanian Frontex ships were near at least six pushbacks in the area since April. The number of undetected cases could actually be much higher.

      The vast majority of Frontex vessels patrol the Aegean Sea with their AIS transponders switched off or untraceable in order to prevent giving away their positions. Their presence can only be verified with difficulty through videos and photos.

      When contacted for comment by DER SPIEGEL, Frontex did not deny the individual incidents, instead stating that the officials protected the fundamental rights of migrants and respected their right to non-refoulement. It further stated that the incidents that had been reported were forwarded to the Greek coast guard, which opened an investigation into the matter. The Greek government gave a blanket denial to the allegations, saying that it complies with the law and does not carry out illegal deportations.

      Under Frontex’s statutes, police officers are required to file so-called Serious Incident Reports to document violations of the law. But people familiar with the situation say that fewer and fewer of these reports are getting filed. The sources said the Frontex border guards, who are sent to Greece from all over Europe, frown upon such reports because they cause trouble for the host country.

      https://www.spiegel.de/international/europe/eu-border-agency-frontex-complicit-in-greek-refugee-pushback-campaign-a-4b6c

      –---

      en allemand :
      https://www.spiegel.de/politik/ausland/fluechtlinge-frontex-in-griechenland-in-illegale-pushbacks-verwickelt-a-0000

    • La comparaison grippe covid-19, fin de partie (pris à Drosten)
      https://inf-covid.blogspot.com/2020/10/faux-positifs-ecoles-mortalite-cellules.html

      [...] Les auteurs donnent également un exemple que j’ai trouvé très vivant. On a également évalué, à partir de nombreux ensembles de données, en particulier des USA, [la mortalité] de la grippe durant ces dernières années. […] Depuis le début de la pandémie, il y a des gens qui ont dit : « C’est aussi inoffensif que la grippe ». Et depuis, des chiffres fantaisistes circulent en public. Mais parfois ils ne se réfèrent qu’à un seul pays et parfois à une seule année […] Mais si vous analysez à partir de données aux États-Unis, qui ont un très bon système de déclaration, vous pouvez dire : La grippe a une mortalité par infection de 0,05% sur une période de plusieurs années. Chez nous, c’est un peu moins. Et d’après cette méta-analyse très bien faite, la Covid-19, c’est-à-dire l’infection par le SRAS-2, a une mortalité par infection de 0,8%. C’est 16 fois plus que la grippe. Pour chaque décès de grippe, il y a 16 décès de Covid-19 aux États-Unis . Mais maintenant, la population américaine est plus jeune que l’allemande. En d’autres termes, il faudrait compter avec un taux de mortalité par infection en Allemagne qui, selon cette analyse, approche le 1 %, voire un peu plus […]

      Mais je pense que nous devrions peut-être visualiser cela d’une manière différente, en regardant les taux de mortalité par infection [par âge] [...] dans la tranche d’âge entre 35 et 44 ans, c’est à peu près la même chose qu’avec la grippe. [...] Entre 45 et 54 ans, la mortalité par infection est de 0,2%. Entre 55 et 64 ans, soit les dix dernières années de vie active, 0,7%. Donc, selon la situation de comparaison, je dirais dix fois plus que la grippe. Ou même plus. Dans d’autres pays, ce serait 15 fois plus que la grippe. Les auteurs ont ici fait une comparaison intéressante, ils ont comparé avec les accidents de la route. Et ils disent que c’est un risque environ 200 fois plus élevé que de conduire une voiture pendant un an pour cette tranche d’âge. Donc, si quelqu’un est dans les dix dernières années de sa carrière, il peut conduire pendant un an et la probabilité qu’il ait un accident n’est que d’un deux centième [que celle de mourir de la] Covid-19.

      [...] Dans la tranche d’âge de 65 à 74 ans , où l’on vient de prendre sa retraite et qu’on peut vraiment profiter de la vie, la mortalité par infection est de 2,2 %, soit 30 fois plus qu’avec la grippe. Donc, dans ce groupe d’âge, nous avons 30 décès de Covid-19 pour chaque décès de la grippe. Et les chiffres dans les groupes plus âgés, sont terribles. Pour les 75 à 84 ans, 7,3% et les plus de 85 ans, près d’un sur trois. C’est autant que la variole au Moyen Âge ou certaines flambées d’Ebola en Afrique.

      […] Je pense qu’il est important de garder cela à l’esprit. C’est pourquoi de telles méta-analyses sont faites. Il ne s’agit pas de compter les morts. Il s’agit simplement d’évaluer la situation. Et ce n’est plus une science pure et froide, mais plutôt un message social qui l’accompagne. Une évaluation de la dangerosité du problème que nous avons devant nous avec l’arrivée de l’hiver.

    • A l’issue de cette journée du 22/10, il y a 41 622 nouveaux cas de COVID-19 en France (3e rang dans le classement mondial après les États-Unis et l’Inde qui ont respectivement 57 079 et 54 482 nouveaux cas ce jour).

      1,53 % de la population en France a été contaminé par #SARSCoV2.
      Depuis le début de l’épidémie, 3,4 % des personnes atteintes par la maladie sont décédées.
      Le nombre de cas total atteint désormais le nombre de 999 043.

      Le pays est en train de vivre une catastrophe sanitaire. Mais tant que la presse mainstream parlera en terme de « record », les lignes ne bougeront pas.

      (toujours la même source ; voir plus haut)

    • Notre « Douce France » bat des « records » quotidiennement. D’après LCI (ou un autre organe officiel de propagande), ce serait à cause des autres pays européens qui font rien qu’à sous estimer leurs propres résultats ... Étonnant, non ?

      La France arrive donc au 5e rang mondial pour le nombre total de cas (juste après les États-Unis, l’Inde, le Brésil et la Russie)
      https://www.worldometers.info/coronavirus

      Pour le nombre de cas toujours actifs, nous sommes au 2e rang (juste après les États-Unis). C’est ça l’effet « start-up nation ». We are one ! (Yessss !!!)

      Et en fait, si on réfléchit bien, ce doit être une volonté politique locale qui fait que l’on s’accroche encore au dogme de la « croissance exponentielle ».
      https://www.worldometers.info/coronavirus/country/france

      #cojonesvirus (2e vague)

    • Ils font, au plus haut niveau, ce qui était demandé, dans les coins où on ne leur la fait pas. En effet, c’est le confinement qui a fait des morts, lors du premier round. Oui, le confinement, parce que du fait du confinement, pleins de soins n’ont pas pu être donnés. Et ça a fait pleins de morts. Alors on ne fait plus de confinement. Comme ça, on ne fait plus de soins non plus, mais ça, leur second neurone ne va le comprendre que dans 3 ou 4 semaines, devant le mur de cercueil, pour reprendre une expression passée par ici récemment.

    • #merci

      John Conway’s Game of Life - Einführung in Zellulare Automaten
      https://beltoforion.de/de/game_of_life


      Une simulation en Javascript qui se joue en ligne

      Wegen der Einfachheit des Regelsatzes ist die Implementierung von Game of Life eine beliebte Aufgabe für Programmieranfänger. Der Quellcode des hier verwendeten „Game of Life“-Applets ist in Typescript geschrieben und kann bei GitHub herunter geladen werden. Eine Beschreibung der Implementierung des Game of Life in Python befindet sich in einem anderen Artikel auf dieser Webseite.

      puis ...
      John Conway’s Game of Life
      https://bitstorm.org/gameoflife

      The Simulation

      Golly Game of Life Home Page
      http://golly.sourceforge.net

      Golly - Apps on Google Play
      https://play.google.com/store/apps/details?id=net.sf.golly

      ‎Golly on the App Store
      https://apps.apple.com/us/app/golly/id553184760

      Golly is an open source, cross-platform application for exploring Conway’s Game of Life and many other types of cellular aut

      Python Version von John Conways Game of Life
      https://beltoforion.de/de/unterhaltungsmathematik/game_of_life.php

      import pygame
      import numpy as np

      col_about_to_die = (200, 200, 225)
      col_alive = (255, 255, 215)
      col_background = (10, 10, 40)
      col_grid = (30, 30, 60)

      def update(surface, cur, sz) :
      nxt = np.zeros((cur.shape[0], cur.shape[1]))

      for r, c in np.ndindex(cur.shape) :
      num_alive = np.sum(cur[r-1:r+2, c-1:c+2]) - cur[r, c]

      if cur[r, c] == 1 and num_alive < 2 or num_alive > 3 :
      col = col_about_to_die
      elif (cur[r, c] == 1 and 2 <= num_alive <= 3) or (cur[r, c] == 0 and num_alive == 3) :
      nxt[r, c] = 1
      col = col_alive

      col = col if cur[r, c] == 1 else col_background
      pygame.draw.rect(surface, col, (c*sz, r*sz, sz-1, sz-1))

      return nxt

      def init(dimx, dimy) :
      cells = np.zeros((dimy, dimx))
      pattern = np.array([[0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,1,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0],
      [0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,1,0,1,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0],
      [0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,1,1,0,0,0,0,0,0,1,1,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,1,1,0,0,0],
      [0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,1,0,0,0,1,0,0,0,0,1,1,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,1,1,0,0,0],
      [1,1,0,0,0,0,0,0,0,0,1,0,0,0,0,0,1,0,0,0,1,1,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0],
      [1,1,0,0,0,0,0,0,0,0,1,0,0,0,1,0,1,1,0,0,0,0,1,0,1,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0],
      [0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,1,0,0,0,0,0,1,0,0,0,0,0,0,0,1,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0],
      [0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,1,0,0,0,1,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0],
      [0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,1,1,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0,0]]) ;
      pos = (3,3)
      cells[pos[0]:pos[0]+pattern.shape[0], pos[1]:pos[1]+pattern.shape[1]] = pattern
      return cells

      def main(dimx, dimy, cellsize) :
      pygame.init()
      surface = pygame.display.set_mode((dimx cellsize, dimy cellsize))
      pygame.display.set_caption("John Conway’s Game of Life")

      cells = init(dimx, dimy)

      while True :
      for event in pygame.event.get() :
      if event.type == pygame.QUIT :
      pygame.quit()
      return

      surface.fill(col_grid)
      cells = update(surface, cells, cellsize)
      pygame.display.update()

      if _name_ == « _main_ » :
      main(120, 90, 8)

      John Horton Conway
      https://de.wikipedia.org/wiki/John_Horton_Conway

      John Horton Conway ( 26. Dezember 1937 in Liverpool, Vereinigtes Königreich; † 11. April 2020 in New Brunswick, New Jersey, Vereinigte Staaten) war ein britischer Mathematiker.
      ...
      Nach seinen bedeutendsten Leistungen gefragt, hob er 2013 seine Entdeckung surrealer Zahlen hervor und seinen Beweis des Free Will Theorems in der Quantenmechanik mit Simon Kochen und weniger seine Arbeiten in Gruppentheorie, für die er vor allem bekannt war. Das Free Will Theorem wurde von Conway und Kochen 2004 bewiesen und besagt, dass, falls beim Experimentator Entscheidungsfreiheit (freier Wille, Möglichkeit nicht vorherbestimmten Verhaltens) vorhanden ist, dies (unter schwachen Voraussetzungen) in gewissem Sinne auch für alle Elementarteilchen gilt .

      [quant-ph/0604079v1] The Free Will Theorem
      https://arxiv.org/abs/quant-ph/0604079v1

      John Conway, Simon Kochen

      On the basis of three physical axioms, we prove that if the choice of a particular type of spin 1 experiment is not a function of the information accessible to the experimenters, then its outcome is equally not a function of the information accessible to the particles. We show that this result is robust, and deduce that neither hidden variable theories nor mechanisms of the GRW type for wave function collapse can be made relativistic. We also establish the consistency of our axioms and discuss the philosophical implications.

      http://www.ams.org/notices/200902/rtx090200226p.pdf

      #informatique #simulation #automate_cellulaire #machine_de_Turing #mathématique #physique #logique #philosophie

  • Cinquième partie
    « Le regard et la distance à la porte »

    SCI Galeano

    https://lavoiedujaguar.net/Cinquieme-partie-Le-regard-et-la-distance-a-la-porte

    Supposons qu’il est possible de choisir, par exemple, le regard. Supposons que vous pouvez vous libérer, ne serait-ce qu’un moment, de la tyrannie des réseaux sociaux qui imposent non seulement ce qu’on regarde et ce dont on parle, mais aussi comment regarder et comment parler. Donc, supposons que vous relevez les yeux. Plus haut : de ce qui est local à ce qui est régional ou à ce qui est national ou à ce qui est mondial. Vous regardez ? Oui, un chaos, un fouillis, un désordre. Alors supposons que vous êtes un être humain, enfin, que vous n’êtes pas une application numérique qui, à toute vitesse, regarde, classifie, hiérarchise, juge et sanctionne. Alors vous choisissez ce que vous regardez… et comment regarder. Il se pourrait, c’est une supposition, que regarder et juger ne soient pas la même chose. Ainsi, vous ne faites pas que choisir, vous décidez aussi. Changer la question « ça, c’est mal ou bien ? » en « qu’est-ce que c’est ? ». Bien sûr, la première question conduit à un débat agréable (il y a encore des débats ?). Et ensuite au « ça, c’est mal — ou bien — parce que je le dis ». Ou, peut-être, il y a une discussion sur ce qu’est le bien et le mal, et de là, des arguments et des citations avec notes de bas de page. C’est vrai, vous avez raison, c’est mieux que de recourir à des « likes » et des « pouces en l’air », mais je vous ai proposé de changer de point de départ : choisir la destination de votre regard.

    Par exemple : vous décidez de regarder les musulmans. Vous pouvez choisir, par exemple, entre ceux qui ont perpétré l’attentat contre Charlie Hebdo ou ceux qui marchent maintenant sur les routes de France pour réclamer, exiger, imposer leurs droits. Vu que vous êtes arrivé jusqu’à ces lignes, il est très probable que vous penchiez pour les « sans-papiers ». Bien sûr, vous vous sentez aussi dans l’obligation de déclarer que Macron est un imbécile. (...)

    #Mexique #Chiapas #zapatistes #SupMarcos #Europe #France #sans-papiers #Macron #guerre #migrants #Morelos #mégaprojets #mer #radeau #marimba

  • Italy: UN expert condemns ‘criminalization’ of those saving lives in the Mediterranean

    A UN human rights expert condemned today the criminalization of 11 human rights defenders in Italy, saying their efforts to search for and save lives of migrants and asylum seekers in distress in the Mediterranean should instead be applauded.

    “Carola Rackete, the former captain of the rescue vessel Sea-Watch 3, and the ‘Iuventa 10’ crew members are human rights defenders and not criminals,” said Mary Lawlor, the UN Special Rapporteur on the situation of human rights defenders.

    “I regret that the criminal proceedings against them are still open and they continue to face stigmatization in connection with their human rights work protecting the human rights of migrants and asylum seekers at risk in the Mediterranean Sea.”

    In September 2016, a criminal investigation was opened against some crew members of the Iuventa rescue ship.Charges against them included aiding and abetting in the commission of a crime of illegal immigration, an offence that carries a jail term of between five and 20 years, and a fine of 15,000 euros. On 18 June 2019, a motion for the dismissal of the preliminary criminal investigation against the ‘Iuventa 10’ crew members was filed, but a formal decision is still pending.

    Ms. Rackete was arrested by Italian authorities on 29 June 2019 for docking her rescue ship, with 53 migrants on board, without permission. At the beginning of this year, acting upon appeal, the Italian Supreme Court ruled that she should not have been arrested. Despite this, Ms. Rackete continues to face charges, including aiding and abetting in the commission of a crime of illegal immigration. She risks up to 20 years of imprisonment , and various fines of up to 50,000 euros.

    Since 2014, at least 16,000 migrants have lost their lives in the Mediterranean, according to the IOM’s ’Missing Migrants’ project. “The Italian Government must publicly recognise the important role of human rights defenders in protecting the right to life of migrants and asylum seekers at risk in the Mediterranean and must end the criminalization of those who defend their human rights,” Lawlor said.

    https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26361&LangID=E
    #condamnation #UN #nations_unies #Italie #sauvetage #criminalisation #solidarité #Méditerranée #Mer_Méditerranée #asile #migrations #réfugiés #stigmatisation #Iuventa #Carola_Rakete

    ping @isskein @karine4

  • L’attente
    Dimitris Alexakis - Ou la vie sauvage

    Cinq ans de procédure, de collecte minutieuse de témoignages, de preuves et de mobilisations quotidiennes pour que le lien entre salle d’audience et société ne soit pas rompu mais demeure riche et vivant ; plus de 20 ans de crimes — et une victoire, hier : la condamnation du parti néo-nazi Aube Dorée, à Athènes, reconnu comme une organisation criminelle.

    La géographie de la terreur répandue par Aube Dorée pendant les « années de crise » se confond presque avec celle de votre quartier. Cette rue est celle au bout de laquelle ils s’étaient mis à quatre contre un immigré pakistanais, à coups de chaînes. Ce tunnel au-dessous de la station Attikí est celui où un des leurs avait poignardé un jeune homme à la peau sombre. Le jeune homme s’était effondré contre le carrelage et avait lancé un cri, quelqu’un avait filmé la scène de loin sur son portable, à l’autre bout du tunnel un homme en uniforme était demeuré immobile.
    Cette place — où se trouve une des aires de jeux préférées de ta fille — était « leur place ».

    https://oulaviesauvage.blog/2020/10/08/lattente

    #Grèce #procès #aube_dorée #antifascisme #extrême_droite #mafia #athènes #jailgoldendawn #terreur #victoire

    • ... il est 11 heures 22, c’est le 454e jour du procès, tu ne penses plus à rien, l’imminence du verdict et l’angoisse annihilent provisoirement tout ce que tu peux conserver de souvenirs de cette lutte et de cette histoire-là — 5 ans de procès, de collecte minutieuse de témoignages, de preuves et de mobilisations quotidiennes pour que le lien entre salle d’audience et société ne soit pas rompu mais demeure riche et vivant ; plus de 20 ans de crimes, d’opérations commando contre migrants et opposants, de terreur, de malversations mafieuses, d’impunité largement imputable au parti aujourd’hui au pouvoir et de collusion entre néo-nazis et services, commissariats de quartier, dirigeants politiques, journalistes — ta mémoire est comme paralysée, seul compte l’instant d’après, qui n’est pas encore là.

    • Le verdict final (incarcération immédiate de la presque totalité des prévenus, appel suspensif pour 12 d’entre eux seulement, notamment au motif du "jeune âge") est tombé hier après quelques journées d’audiences tumultueuses, qui ont notamment vu la procureure, représentante de l’État selon le droit pénal grec (calqué sur le droit français) réclamer pour tous les prévenus (à l’exception de l’assassin de Pavlos Fyssas, condamné à perpétuité) la liberté jusqu’au jugement d’appel. La partie civile du mouvement antifasciste, qui représentait lors de ce procès les pêcheurs égyptiens, a publiquement accusé (hors tribunal) la procureure de collusion avec le parti néonazi ; la question centrale de l’implication de membres et secteurs de l’appareil d’État dans le soutien à Aube Dorée a ainsi été portée à jour à un moment crucial. Le pari pouvait sembler risqué mais était parfaitement cohérent avec la démarche suivie depuis le début par ce collectif d’avocats : faire constamment le lien entre salle d’audience et mouvement politique, tribunal et société. La présidente du tribunal a le lendemain choisi de suivre sur ce point la partie civile - plutôt que les avocats d’Aube Dorée qui réclamaient des mesures disciplinaires contre les avocats des victimes (et en particulier contre Thanasis Kampagiannis). La procureure a été sommée de revoir sa copie, de revenir sur sa réclamation initiale et, en fait, sur les mensonges flagrants que ses réclamations contenaient. C’est une victoire réaffirmée, après le premier jugement du 7 octobre reconnaissant Aube Dorée comme une organisation criminelle. L’aboutissement d’une stratégie de long cours débutée au milieu des années 90 à l’initiative du mouvement antifasciste, stratégie qui a en partie constitué à porter systématiquement plainte contre les auteurs de violences du parti néonazi grec (lequel, prenant là pour modèle le parti nazi lui-même, a développé en parallèle à sa présence parlementaire des groupes chargés de semer la terreur dans les rues). Le processus ne s’est pas achevé hier (un des dirigeants de l’organisation est notamment en fuite, en tous cas "introuvable", malgré le "dispositif policier exceptionnel" que les autorités grecques sont censées avoir déployé depuis des jours...), les audiences reprendront pour l’appel, mais une victoire a été obtenue, à la fois juridique, politique et symbolique. La presse aux ordres paraissait hier soir sidérée, sonnée presque.

      “How Do You Fight the Devil With a Lawyer ?” (Max Romeo)

  • Ce qui est frappant quand on connaît le Caucase, c’est l’inanité des intervenants dans les médias passant leur vie à dire que l’Azerbaïdjan musulman fait la guerre aux Arméniens chrétiens. La religion est là-bas un élément culturel certes, mais pas national ou identitaire. Ils ne sont pas la guerre à cause de la religion. Mais..
    https://www.arretsurimages.net/articles/libe-supprime-un-article-sur-lextreme-droite-et-larmenie
    et pour voir le niveau faible de certains, qui ressortent des idées moisies et répètent des informations qui ont été démontées depuis longtemps, je vous donne VA (oh surprise)
    https://www.youtube.com/watch?v=6pjGkV6eYZA

    #azerbaïdjan #NKAO #caucase #extreme_droite

    • Pour rajouter au problème : en France il y a une communauté d’origine arménienne bien intégrée, notamment à l’Université. Mais très peu d’Azerbaïdjanais. Le milieu universitaire est suffisamment sain pour que les opinions soient éclairées, chaque individu est responsable de ses propos, est professionnel, il n’y a pas de problème de « propagande ». Cependant il y a un risque de déséquilibre dans le cas où on veut débattre d’un conflit concernant l’Arménie. Ainsi on arrive à des situations un peu bancales comme ici à l’Inalco pour le festival Transcaucasie :

      Matinée de l’Observatoire des Etats post-soviétiques (équipe CREE) : point d’actualité sur le Haut-Karabagh.
      Taline Ter Minassian (Inalco), Tigrane Yégavian (journaliste), Taline Papazian (Chargée de cours à Aix en Provence), Vahé Ter Minassian (journaliste, envoyé spécial sur le terrain), Jean-Robert Raviot (Professeur Paris Ouest Nanterre), Julien Zarifian (Université de Cergy) et Jean Radvanyi (Professeur émérite à l’Inalco).

      http://www.inalco.fr/actualite/festival-transcaucases-2-27-novembre-2020

      Alors OK, ils sont sérieux, objectifs et obligés de l’être. MM. Radvanyi et Raviot ne sont pas des perdreaux de l’année heureusement, ça un équilibre un peu le panel. Mais imaginez qu’il y ait un débat sur le conflit (au hasard) israélo-palestinien avec 5 intervenants d’origine palestinienne sur 7. Pas top. Je serai un anti-arménien forcené (comme si ma patrie était engagé dans un conflit avec eux, par exemple...), je serai dans un fauteuil pour déligitimer la démarche.

      #soyez_crédibles_les_gars #haut_karabakh #arménie #azerbaïdjan

  • La décision de la Cour de justice de l’UE sur les données de connexion pourrait bouleverser les méthodes d’enquête policière et judiciaire
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/10/07/la-decision-de-la-cour-de-justice-de-l-ue-sur-les-donnees-de-connexion-pourr

    La Cour de Luxembourg a rendu un arrêt très attendu, mardi, qui s’oppose à la collecte généralisée des données de télécommunications auprès des opérateurs de téléphonie et des fournisseurs d’accès à Internet.

    C’est une décision technique sur un sujet longtemps resté sous les radars, mais que guettaient particulièrement les acteurs de la lutte contre le terrorisme, et plus largement l’ensemble des milieux policiers, judiciaires et le monde du renseignement. L’arrêt qu’a rendu, mardi 6 octobre, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) en matière de conservation des données personnelles pourrait s’avérer un sérieux coup de boutoir dans la façon dont sont actuellement mises en œuvre les enquêtes administratives et judiciaires, en France comme en Europe.

    Dans cette décision rendue publique après quatre ans de contentieux, la Cour de Luxembourg a en effet confirmé qu’elle s’opposait à « la transmission ou à la conservation généralisée et indifférenciée des données » relatives au trafic et à la localisation des citoyens européens « à des fins de lutte contre les infractions en général ou de sauvegarde de la sécurité nationale ». En clair, elle s’oppose à la coopération telle qu’elle s’effectue aujourd’hui entre services enquêteurs et opérateurs de téléphonie (fixe ou mobile), fournisseurs d’accès à Internet ou hébergeurs (de type Facebook ou réseaux sociaux).

    Jusqu’à présent, des sociétés privées comme Orange, Bouygues ou encore Free ont l’obligation légale de conserver – pendant un an en France – les données de connexion Internet ou téléphoniques de leurs clients « pour les besoins de la recherche, de la constatation et de la poursuite des infractions pénales », selon le code des postes et des communications électroniques. Cette obligation concerne les données relatives à l’identité, la date, l’heure ou la localisation des communications, mais pas leur contenu. Avec l’arrêt de la CJUE, cette contrainte pourrait être allégée, supprimée dans certains cas, ou considérablement encadrée.

    Prudence sur l’interprétation
    En pratique, aujourd’hui, les données de connexions permettent aux autorités judiciaires et aux services de renseignement de lancer la quasi-intégralité de leurs investigations. Ce qui est parfois résumé par l’expression « faire les fadettes », c’est-à-dire obtenir la liste des communications détaillées d’un individu. Ainsi, si une personne est soupçonnée de velléités djihadistes, les enquêteurs peuvent très vite tirer les fils de son « environnement » pour entamer d’éventuelles surveillances ou procéder à des interpellations. La démarche est la même pour des affaires ordinaires de vol, de stupéfiants, de violences ou de disparition inquiétante.

    #paywall

    • Comment traduire donc, concrètement, la décision de la CJUE sans mettre en péril toute l’architecture des méthodes d’enquêtes actuelles ? C’est tout le nœud du sujet.

      L’argumentation de la CJUE, longue de 85 pages, est ardue. Tellement, que les praticiens sollicités mardi par Le Monde se montraient tous très prudents quant à son interprétation. « Nous prenons acte de cette décision qui est en cours d’examen » , se borne-t-on à indiquer au ministère de la justice. Même tonalité du côté du ministère de l’intérieur où, comme ailleurs, on renvoie la balle au Conseil d’Etat, à qui incombera la transposition en droit français de cette décision.

      L’exercice s’annonce acrobatique pour la plus haute juridiction administrative. La décision de la CJUE apparaît en effet comme un savant compromis entre souci affiché de renforcer les libertés publiques et nécessités opérationnelles des services enquêteurs. Même les militants de La Quadrature du Net, l’association française la plus en pointe en matière de défense des libertés sur Internet – dont plusieurs recours ont nourri l’arrêt de la Cour de Luxembourg –, admettaient, mardi, dans un communiqué, le besoin d’une « longue et minutieuse analyse » pour mesurer toutes les conséquences de ce texte.

      Justifier d’une menace « réelle »

      Au-delà de son opposition générale à la transmission ou à la conservation généralisée des données, la CJUE a en effet laissé la porte ouverte à un certain nombre de dérogations. Notamment en cas de « menace grave pour la sécurité nationale » : une formulation qui intègre le risque terroriste. Dans le même temps, la CJUE a assorti cette dérogation de précautions strictes. Pour permettre la conservation ou l’accès aux données des opérateurs, les autorités devront justifier d’une menace « réelle, et actuelle ou prévisible » . Une gageure dans certaines situations.

      Pour tout le reste de la délinquance, qui se traduit aujourd’hui par des réquisitions quotidiennes de la part des services de police ou de justice aux opérateurs de téléphonie, la CJUE a décidé également de limiter la conservation ou la transmission des données aux cas de « criminalité grave » ou de « menaces graves contre la sécurité publique » . Ces données devront, en outre, être restreintes à des zones « géographiques » ou des « catégories de personnes » pour une période définie. Le tout, sans être « discriminatoires ». Sous-entendu, sans cibler plus particulièrement certains territoires ou groupes ethniques.

      Enfin, que ce soit en matière de renseignement ou d’affaires judiciaires, la Cour de Luxembourg entend que les nouvelles restrictions qu’elle édicte fassent l’objet d’un contrôle « effectif » , soit par une « entité administrative indépendante » , soit par une « juridiction » . En France, cela pourrait se traduire, en matière de renseignement, par un renforcement des pouvoirs de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement. Pour les enquêtes judiciaires, en revanche, un nouveau système serait à inventer, avec éventuellement l’intervention d’un juge des libertés en amont de toute réquisition aux opérateurs.

      « Matériellement irréaliste »

      La CJUE introduit également une disposition qui fait d’ores et déjà planer une certaine incertitude sur nombre de procédures : à terme, la justice devra « écarter » toutes les « informations » , ou les « éléments de preuve » obtenus dans le cadre juridique actuel de conservation généralisée, si les « personnes soupçonnées d’acte de criminalité » ne sont pas « en mesure de commenter efficacement » ces éléments. En clair, la pertinence des preuves recueillies pourra être contestée en justice.

      Quelle stratégie l’exécutif adoptera-t-il face à cette décision qui va à l’encontre de tous ses argumentaires déployés auprès de la Cour de Luxembourg depuis quatre ans ? L’arrêt s’inscrit en effet dans un intense plaidoyer développé à tous les niveaux de l’Etat, depuis fin 2016, date d’un précédent arrêt – dit « Tele2 » – qui avait déjà jugé que les Etats membres ne pouvaient pas imposer aux opérateurs de téléphonie ou fournisseurs d’accès à Internet une « obligation généralisée et indifférenciée » de conservation des données. Mais la France, aux côtés d’autres pays, défendait l’idée que la sécurité nationale « reste de la seule responsabilité de chaque Etat membre ».

      Parmi les principaux visages de cette ligne française, se trouvait notamment le procureur général près la Cour de cassation et ancien procureur de Paris François Molins, qui a eu à gérer l’essentiel de la vague d’attentats terroristes de 2015 à 2018. Alors qu’il s’exprime rarement en public sur le sujet, il n’avait pas mâché ses mots lors d’une intervention à la Fondation Robert Schuman, en avril 2019 : « La décision Tele2 (…) est fondée sur un raisonnement qui, s’il est juridiquement compréhensible, est matériellement irréaliste » , avait-il notamment déclaré dans une critique à peine voilée de la CJUE.

      Mais l’argumentaire français a été définitivement rejeté, mardi, par la Cour de Luxembourg, en s’appuyant notamment sur une directive européenne de 2002, dite « vie privée et communications électroniques » . Selon la CJUE, celle-ci « ne permet pas que la dérogation à l’obligation de principe de garantir la confidentialité des communications électroniques et des données afférentes (…) devienne la règle » . La Cour a aussi fait valoir la cohérence nécessaire, selon elle, avec la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

      Détection de menace par algorithme

      Nombre de spécialistes de tous bords, fonctionnaires comme militants des libertés publiques, s’interrogent sur d’autres effets plus paradoxaux, à moyen terme, de l’arrêt de la CJUE. En particulier l’encouragement contenu dans cette décision à développer des méthodes d’enquête – certes encadrées – de plus en plus tournées vers la captation en temps réel, le « prédictif » , et de facto relevant pour beaucoup du domaine du renseignement. Notamment grâce à l’utilisation d’une méthode contestée qui doit faire l’objet, en France, d’un débat parlementaire en 2021 : la détection de menace par algorithme.

      Un modèle à l’allemande, où les autorités se sont déjà conformées à l’arrêt de la CJUE. En contrepartie, beaucoup d’investigations ne peuvent voir le jour sans l’échange de renseignements avec des partenaires étrangers, en particulier les Etats-Unis, qui s’appuient sur les puissants moyens de l’Agence nationale de la sécurité (NSA).

      Dans les états-majors et les cabinets ministériels, mardi, les réactions hésitaient sur la réponse à apporter aux injonctions de la juridiction européenne : faire profil bas et adapter au minimum la législation actuelle sans mot dire, ou au contraire politiser l’affaire alors que la lutte contre les trafics de stupéfiants et la petite délinquance est aujourd’hui un des axes forts du gouvernement ? En raison de la forte insécurité juridique qu’introduit la décision de la CJUE, le Conseil d’Etat pourrait, quoi qu’il arrive, statuer rapidement. « D’ici quelques mois » , d’après une source sécuritaire.

      #sécurité #données_de_connexion #surveillance #renseignement #police_prédictive #justice

    • #merci !
      sujet à suivre

      il me semble que la voie que va retenir le gouvernement sera de faire profil bas et de refiler le truc à la CNCTR, ce qui n’est pas vraiment rassurant, celle-ci ne brillant pas par sa défense effrénée des libertés individuelles face à la soif de renseignements des organes

  • Monthly Report BVMN August 2020

    The #Border_Violence_Monitoring_Network (#BVMN) published 34 cases of illegal pushbacks during August, documenting the experience of 692 people whose rights were violated at the European Union’s external border. Volunteers in the field recorded a variety of cruel and abusive acts by officers, representing at least ten different national authorities. This report summarises the data and narrative testimony shared by people-on-the-move, highlighting the depth of violence being carried out in the service of European borders.

    As a network comprised of grassroots organisations active in Greece and the Western Balkans, this report was produced via a joint-effort between Are You Syrious, Mobile Info Team, No Name Kitchen, Rigardu, Josoor, InfoKolpa, Escuela con Alma, Centre for Peace Studies, Mare Liberum, Collective Aid and Fresh Response

    The report analyses among other things:

    - Czech presence in North Macedonian pushbacks
    - Unrest in the #Una-Sana Canton of Bosnia-Herzegovina
    - Continued Greek Maritime Pushbacks
    - Analyzing a summer of Italian pushbacks

    Special focus is given to the Greek context where in the Evros region, field partners collected several testimonies in August which referenced third-country-nationals facilitating pushbacks across the Evros/Meric River on behalf of Greek authorities. Three reports conducted by members of the Border Violence Monitoring Network allude to this practice and anecdotal evidence from the field reinforces these accounts.

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    The Border Violence Monitoring Network (BVMN) published 34 cases of illegal pushbacks during August, documenting the experience of 692 people whose rights were violated at the European Union’s external border. Volunteers in the field recorded a variety of cruel and abusive acts by officers, representing at least ten different national authorities. This report summarises the data and narrative testimonies shared by peo-ple-on-the-move, highlighting the depth of violence being carried out in the service of European borders.Special focus is given to the Greek context where testimonies in the Evros allude to the trend of Greek au-thorities using third country nationals to facilitate pushbacks across the Evros/Meric River in the last two months. Reports collected by members of the Border Violence Monitoring Network allude to this practice and anecdotal evidence from the field reinforces these accounts. Further analysis covers the way in which Czech forces have been referenced in testimonies collected from push-backs from North Macedonia to Greece in the last month. Returns from Italy to Bosnia also continue to be legitimized by the Italian state and an analysis of recent reports from these returns is included, as well as an update written by volunteers on the ground in Trieste.In this report, BVMN also discusses several cases of pushbacks across the Aegean sea where the Greek au-thorities continue to use worrying methods to force transit ships back into Turkish waters via life raphs. New developments in both Bosnia’s Una-Sana Canton and Serbia’s #Vojvodina region are also noted, showing the situation on the ground and in the legal realm respectively, as it relates to pushbacks.

    https://www.borderviolence.eu/balkan-region-report-august-2020

    #rapport #push-backs #refoulements #asile #migrations #réfugiés #Italie #Grèce #Mer_Egée #Una #Sana #Bosnie #Bosnie_Herzégovine #Macédoine_du_Nord #frontières #Balkans #route_des_Balkans #Serbie

    ping @karine4 @isskein

    • Policajci iz Virovitice prijavljuju šefa: ‘Ilegalno tjera migrante, tuče se pijan, zataškava obiteljsko nasilje’

      ‘Da bi dobili veću plaću, njegovi miljenici tjeraju migrante iz BiH u Hrvatsku, kako bi ih zatim mogli deportirati’, tvrde naši sugovornici...

      Ovo je naš zapovjednik Andrej Hegediš, kaže jedan od četvorice pripadnika Interventne policije u Policijskoj upravi virovitičko-podravskoj, pokazujući na video-snimku Border Violence Monitoringa, nevladine organizacije koja se zalaže za zaštitu prava migranata. Na tajno snimljenom videu, vide se pripadnici hrvatske policije kako, prema tvrdnjama Border Violence Monitoringa, u šumi kraj Lohova, unutar teritorije Bosne i Hercegove, protjeruju skupinu migranata prema Bihaću.

      Ta snimka prikazana je na više televizija kao jedan od dokaza nehumanog postupanja hrvatske policije prema migrantima, zbog čega su na račun Zagreba stigla i ozbiljna upozorenje iz Bruxellesa. Hrvatski MUP odbacio je takve tvrdnje kao neutemeljene.
      Tvrdnje koje zvuče upravo nevjerojatno

      No, ono što su, vezano uz migrante, Telegramu ispričali pripadnici virovitičke Interventne policije koji su sudjelovali na osiguranju državne granice, zvuči upravo nevjerojatno: “Hrvatska je policija, tvrde naši sugovornici, u nekoliko navrata ulazila na teritorij susjedne BiH da bi odatle potjerala migrante u Hrvatsku, a onda ih deportirala!”

      Zašto bi to radili? Razlog je, kažu virovitički interventni policajci, više nego prozaičan: “boravak na terenu financijski je unosan. Na taj način mjesečno mogu zaraditi nekoliko tisuća kuna više, pa treba dokazati da se na granici nešto radi”, tvrde naši sugovornici. “Tako se migrante prvo iz BiH potjera u Hrvatsku, a zatim natrag. Deportiranje se, naravno, dokumentira video snimkama, kako bi se dokazala nužnost pojačanih policijskih ophodnju iz granicu”, dodaju.
      Iz MUP-a su potvrdili anonimnu predstavku

      Četvorica pripadnika interventne policije s kojima je Telegram razgovarao ovih dana, stoje iza predstavke upućene MUP-u u kojoj iznose brojne optužbe na račun Andreja Hegediša, zapovjednika virovitičke Interventne policije. Iz MUP-a su 3. rujna Telegramu potvrdili da su primili anonimnu predstavku.

      ”Potvrđujemo zaprimanje anonimnih podnesaka te Služba za unutarnju kontrolu u suradnji s policijskim službenicima Ravnateljstva policije i Policijske uprave, sukladno Zakonu o policiji i Pravilniku o načinu rada i postupanja po pritužbama te radu Povjerenstava za rad po pritužbama, provjerava njihovu utemeljenost”, stoji u odgovoru Telegramu.
      Šef policije se napio pa nasrnuo na kolegu

      ”Također vas obavještavamo kako je, nakon provjere navoda iz ranijeg podneska, načelnik Policijske uprave virovitičko-podravske pokrenuo disciplinski postupak pred Odjelom prvostupanjskog disciplinskog sudovanja Službe disciplinskog sudovanja u Osijeku zbog sumnje u počinjene teže povrede službene dužnosti iz čl. 96. stavak 1. točke 7. Zakona o policiji. Navedeni postupak je u tijeku”, napisali su iz MUP-a.

      Kad je riječ o potonjem, radi se o slučaju o kojem je prvi pisao Telegram i koji je do tada javnosti bio nepoznat. Naime, 20. prosinca prošle godine, na božićnom domjenku za čelne ljude Policijske uprave virovitičko-podravske, zapovjednik Interventne jedinice policije, Andrej Hegediš, fizički je nasrnuo na svog kolegu, načelnika Policijske postaje Pitomača, Renata Greguraša. Ali, načelnik virovitičke Policijske uprave, Siniša Knežević, koji je sve to vidio, disciplinski je postupak protiv Hegediša pokrenuo tek tri mjeseca nakon događaja.
      Odlasci u McDonald’s i zubaru u Zagreb

      Dvojica od četvorice Telegramovih sugovornika, bivših i aktivnih pripadnika Interventne policije, kažu da su također bili žrtve Hegediševih nasrtaja i pokušaja fizičkog napada. Neki od njih zbog toga su tražili premještaj. U predstavci koju je Telegram imao prilike vidjeti, navode se i druge pritužbe na njegov rad, a zbog čega je unutarnja kontrola MUP-a prošloga tjedna dva dana provela u Virovitici. No, kako neslužbeno doznajemo, njihov izvještaj ne bi trebao zabrinuti Hegediša. Štoviše, kaže jedan od naših izvora, sada se pokušava istražiti tko su autori anonimne predstavke.

      Jedna od optužbi na koju su se interventni policajci žalili odnosi se, kako tvrde, na zapovjednikovo korištenje službenog automobila u posve privatne svrhe, kao što je odlazak zubaru u Zagreb ili u restoran McDonald’s u Sisak. ”Ako postoji volja, lako je istražiti kako si je zapovjednik Interventne obračunavao prekovremeni rad i u vrijeme kada je već četiri sata bio u Mađarskoj, na privatnom putu prema zračnoj luci u Budimpešti. Treba samo pročešljati popis prekovremenih sati i usporediti to s vremenom kada je napustio granični prijelaz, pa će sve biti jasno. No, bojimo se da u policiji, zbog politike ‘ne talasaj’, za to nitko nema volje”, kažu sugovornici Telegrama iz interventne policije u Virovitici.

      ‘Natjerao me da ostavim ministra i vozim njega’

      Upravo je nevjerojatan podatak kojeg su nam iznijeli, kada je kažu, jedan njihov kolega, morao napustiti osiguranje štićene osobe i uputiti se u Slatinu, gdje zapovjednik Hegediš živi, da bi ga prevezao u bazu, u Viroviticu. Radilo se o osiguranju i obilasku kuće tadašnjeg potpredsjednika Vlade i ministra poljoprivrede, Tomislava Tolušića, kao i nekoliko zgrada u kojima bi znao odsjedati kada dolazi u Viroviticu. Hegediš se na to nije osvrtao, kažu Telegramovi sugovornici, već je policajcu naredio da prekine posao na osiguranju štićene osobe i preveze ga u Viroviticu.

      Detaljno su opisali i navodno samovolju svog zapovjednika Hegediša, zbog čega je nekoliko policajaca zatražilo premještaj. Nabrajaju imena svojih kolega koji su zbog mobinga napustili Interventnu policiju. ”Dok se njegovim poslušnicima i miljenicima sve tolerira, drugima se traži dlaka u jajetu i protiv njih se, i zbog najmanje sitnice, pokreću stegovni postupci”, kažu.
      ‘Miljenici mu pomagali u selidbi, usred radnog vremena’

      Opisuju slučaj, u kojem je nekoliko interventnih policajaca, u radnom vremenu, svom zapovjedniku pomagalo kada je iz jedne kuće selio u drugu. Akciju preseljenja, kažu, vodio je J. J.. No, naročito su ogorčeni na svog kolegu D. S., kojem je Hegediš, kažu, pomogao u zataškavanju obiteljskog nasilja i nedoličnog ponašanja, kada se na području između Kutjeva i Orahovice, u alkoholiziranom stanju, nasilnički ponašao prema supruzi, zaustavio automobil u šumi, ostavio je i otišao.

      Njegova supruga tada je, tvrde, zvala Operativno komunikacijski centar (OKC) u virovitičkoj Policijskoj upravi, prijavila slučaj obiteljskog nasilja, a postupak su proveli policajci iz Orahovice. No, slučaj je zataškan, tvrde sugovornici Telegrama, tako što je Hegediš zatražio da se u tom slučaju ne postupa. Sve, kažu, mogu potvrditi tada dežurni u OKC D. Č. i dežurni u jedinici u Virovitici M. V.. Imena svih osoba čije inicijale navodimo poznata su redakciji.

      ”Našem zapovjedniku unatoč svemu ništa se ne događa i bojimo se da ni dolazak unutarnje kontrole MUP-a neće ništa promijeniti”, kažu sugovornici Telegrama. Zatražili smo i komentar zapovjednika Hegediša, ali nije odgovorio na našu poruku. Kada je Telegram pisao o njegovu fizičkom nasrtaju na načelnika Policijske postaje u Pitomači, također ništa nije htio komentirati. Samo je rekao da kao policijski službenik ne smije javno istupati.

      https://www.telegram.hr/politika-kriminal/policajci-iz-virovitice-prijavljuju-sefa-ilegalno-tjera-migrante-tuce-se-pi

      #Andrej_Hegedis

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      Commentaire reçu via la mailing-list Inicijativa Dobrodosli, mail du 29.09.2020

      Telegram, on the other hand, published the testimony of intervention police officers in Virovitica, who identified their chief #Andrej_Hegediš as one of the police officers on a BVMN video about an illegal expulsion published in December 2018. They also claimed that refugees and other migrants were expelled from BiH to Croatia and back. The Ministry of the Interior confirmed to Telegram that it had received an anonymous complaint, and Virovitica police officers accused Hegediš of other violations of police powers, including violence against police officers.

    • Bosnie-Herzégovine : les migrants pris en #otages du mille-feuille institutionnel

      La complexité du système institutionnel bosnien ne joue pas en faveur des réfugiés. Le 30 septembre dernier, les autorités du canton d’#Una-Sava et celles de la municipalité de #Bihać ont pris la décision unilatérale d’évacuer le #camp de #Bira, à la grande surprise du ministère de la Sécurité intérieure. Depuis, tout le monde se refile la patate chaude : que faire de ces centaines de personnes qui dorment tous les soirs dans les rues ?
      Le ton monte entre les représentants du canton d’Una-Sava et ceux de l’État central de Bosnie-Herzégovine. « Ils vont devoir utiliser les infrastructures qui sont à leur disposition, dans leur intérêt et dans celui des habitants du canton d’Una-Sana », a sèchement expliqué Selmo Cikotić, le ministre de la Sécurité intérieur, qui réagissait aux propos de Mustafa Ružnić, le président du canton d’Una-Sana, et à ceux du maire de Bihać, Šuhret Fazlić. Ces derniers avaient déclaré qu’ils ne permettraient pas le retour des migrants à Bira, le centre d’hébergement de Bihać vidé par les autorités cantonales le 30 septembre dernier. Suite à l’intervention de la police, certains exilés avaient été laissés libres de se diriger vers la frontière croate, d’autres avaient été conduits dans le camp de #Lipa, situé à une trentaine de kilomètres de Bihać, et ceux qui voulaient revenir vers Sarajevo avaient été autorisés à acheter des tickets de bus pour la capitale. Le camp de Lipa étant déjà plein, les migrants avaient ensuite été laissés dans les rues, sans aucun abris.

      Selon Selmo Cikotić, différentes mesures ont été prises pour fermer définitivement les camps de Bira à Bihać et de #Miral à #Velika_Kladuša. Le ministre peine donc à comprendre le refus des élus locaux de ne pas autoriser le retour temporaire des migrants. « Le plan du ministère de la Sécurité intérieure était en accord avec les institutions internationales et les différentes structures bosniennes », assure-t-il. « Nous avions tout organisé en accord avec la présidence, avec les instances internationales, les lois bosniennes, le conseil municipal de Velika Kladuša, les autorités cantonales et les représentants de l’Union européenne (UE). Le volte-face des autorités cantonales est donc pour moi très surprenant. Le camp de Bira devait de toute façon être fermé d’ici trois à quatre semaines, sans porter préjudice aux migrants ni aux habitants du canton. Je ne comprends pas pourquoi le Premier ministre du canton et le maire de Bihać ont précipité les choses. »

      « Cela fait trois ans que la municipalité est abandonnée à son sort », s’emporte Šuhret Fazlić. « C’est terminé, aucun migrant ne reviendra à Bira et nous appliquerons cette décision par tous les moyens à notre disposition. Je ne fais pas comme s’il n’y avait pas de migrants dans notre région, je dis juste qu’il n’y en aura plus à Bira. Nous avons assuré à ces gens un toit dans le camp de Lipa ». Selon le maire de Bihać, ce centre n’est pas encore plein, mais « la crise de l’accueil des migrants a mis à jour absolument tout ce qui ne fonctionne pas au sein de l’État bosnien ».L’évacuation du camp de Bira a en tout cas provoqué de nombreuses réactions. L’ambassade des États-Unis en Bosnie-Herzégovine, l’Organisation Internationale des Migrations (OIM), les Nations-Unies et Amnesty International sont unanimes : le camp de Bira ne peut être laissé vide, tant que des migrants dorment dans les rues. Dans un communiqué daté du 1er octobre, l’UE a jugé « inacceptable » la décision du canton et de la mairie de Bihać de transférer par la force les migrants vers le camp de Lipa. « L’UE a sans cesse répété que Lipa ne pouvait être qu’une solution temporaire, pendant la pandémie de coronavirus, et que ce centre ne remplissait pas les conditions nécessaires à l’accueil de réfugiés et de migrants, en particulier avec l’arrivée de l’hiver. Jamais Lipa n’a été agréé comme un centre d’accueil », précise le communiqué. Selon Šuhret Fazlić, l’UE menace de sanctions pénales la mairie de Bihać et les autorités du canton d’#Una-Sava.

      Un problème financier ?

      Reste que les désaccords persistent entre les autorités locales et le ministère de la Sécurité intérieure, alors que tous sont sous pression pour trouver rapidement une solution. « Il faut aménager le camp de Lipa », souhaite Šuhret Fazlić. « L’électricité vient d’un groupe électrogène, il faudrait 200 000 euros pour que le camp soit raccordé au réseau. L’eau est puisée dans une source, et provient en partie de notre réseau. Il faudrait 140 000 euros pour avoir assez d’eau, les canalisations existent déjà. Avec un peu moins de 350 000, on pourrait donc assurer les approvisionnements en eau et en électricité. Je ne vois pas pourquoi cela ne serait pas faisable. »

      La municipalité a donné cinq hectares de terre pour construire le camp et a pris en charge, avec l’aide du canton, une partie des frais de fonctionnement, ce que l’UE avait demandé. L’argent de l’État bosnien se fait en revanche attendre, car le Conseil des ministres n’a toujours pris aucune décision en ce qui concerne la fermeture du camp de Bira et l’ouverture de celui de Lipa. Deux millions et demi d’euros prévus pour l’accueil des migrants n’ont donc pas pu être débloqués. Selmo Cikotić estime ainsi que le problème n’est pas financier mais politique.

      Reste que pour l’instant, pas un euro n’a été débloqué pour le financement du camp de Lipa. « La présidence avait décidé de verser 2,5 millions d’euros, mais le Conseil des ministres n’a toujours pas pris la décision d’agréer Lipa comme un centre d’accueil, ni celle de fermer Bira. Je ne sais même pas s’il existe un consensus sur ces questions », s’agace le maire de Bihać.

      La société privée Bira, propriétaire du hangar où ont séjourné les migrants, n’a pas répondu aux questions de Radio Slobodna Evropa sur leur éventuel retour. « Nous ne sommes pas en capacité de vous répondre car le président du conseil d’administration n’est actuellement pas en état d’assurer ses obligations professionnelles. Pour toute précision, adressez-vous à l’OIM », a-t-elle répondu. Le principal actionnaire de Bira a également refusé de fournir des précisions sur la durée du contrat de location du hangar.


      https://www.courrierdesbalkans.fr/Bosnie-Herzegovine-migrants-otages-mille-feuille-institutionnel-b

      #Bihac #Velika_Kladusa

    • Croatian police accused of ’sickening’ assaults on migrants on Balkans trail

      Testimony from asylum seekers alleging brutal border pushbacks, including sexual abuse, adds to calls for EU to investigate

      People on the Balkans migrant trail have allegedly been whipped, robbed and, in one case, sexually abused by members of the Croatian police.

      The Danish Refugee Council (DRC) has documented a series of brutal pushbacks on the Bosnia-Croatian border involving dozens of asylum seekers between 12 and 16 October.

      The Guardian has obtained photographs and medical reports that support the accounts, described by aid workers as “sickening” and “shocking”.

      “The testimonies collected from victims of pushbacks are horrifying,’’ said Charlotte Slente, DRC secretary general. “More than 75 persons in one week have all independently reported inhumane treatment, savage beatings and even sexual abuse.’’

      According to migrants’ accounts, the pushbacks occurred in Croatian territory over the border from Velika Kladuša in Bosnia, close to Šiljkovača – a tented forest settlement of around 700 refugees and migrants.

      “All of the persons interviewed by DRC bore visible injuries from beatings (bruises and cuts), as a result of alleged Croatian police violence,” reads the DRC report. “According to the statements provided by interviewed victims (with visible evidence of their injuries), pushbacks included brutal and extremely violent behaviour, degrading treatment, and theft and destruction of personal belongings.” One of the testimonies includes a report of serious sexual abuse.

      On 12 October, five Afghans, including two minors, crossed the Croatian border near the #Šturlić settlement. On the same day, near Novo Selo, an uniformed police officer stopped them and then called two more officers. One of the migrants ran, and the other four were detained at a police station. Two days later they were taken to court, where they say they were to “appear as witnesses in the case launched against the fifth member of the group – the one who escaped”, who had been accused of violent behaviour towards police.

      The asylum seekers told the DRC that the original officers then took them “to some unknown location, where they were put in a van in the charge of 10 armed people, dressed in black and with full face balaclavas, army boots and with flashlights on their foreheads”. Their money was taken, their belongings torched and they were ordered to strip to their underwear. The migrants allege that they were forced to lie face down on the ground.

      “One man in black was standing on the victim’s hands, preventing any movements,” reads the report. “Legs were also restrained. Once the person was hampered, the beating started. They were punched, kicked, whipped and beaten.” Medical reports confirm that migrants’ injuries are consistent with the use of a whip.

      One migrant, MK, says at this point he was sexually assaulted by a man using a branch.

      Mustafa Hodžić, a doctor in Velika Kladuša, examined the man. “The patient had wounds all over the back of his body, on his back and legs. I can confirm the signs of clear sexual violence … I have never seen anything like it. Even if it isn’t the first time as a doctor [that] I have seen signs of sexual violence on migrants, which, according the asylum seekers’ accounts, were perpetrated on Croatian territory by Croatian officials dressed in black uniforms.”

      One Pakistani migrant told of being intercepted with two others near Croatia’s Blata railway station. The police allegedly ordered them to strip naked before loading them into a van and taking them to a sort of garage, where five other migrants were waiting to be sent back to Bosnia. Awaiting their arrival were men dressed in black.

      “They started to beat us with batons, and the third one took his mobile phone and took a selfie with us without clothes,” the Pakistani man said. “The first four of us were on the ground, and we lay next to each other, naked and beaten, and the other four were ordered to lie on us, like when trees are stacked, so we lay motionless for 20 minutes. The last one was a minor. He was from the other group; I saw when the police officer ask him where he was from. He tried to say that he is a minor. He was beaten a lot, and when it was his turn to take off his clothes, he was beaten even more.”

      One man added: “A minor from the second group fainted after many blows. His friends took him in their arms, and one of the police officers ordered them to lay him down on the ground. Then they started hitting them with batons. Before the deportation, police told us: ‘We don’t care where you are from or if you will return to Bosnia or to your country, but you will not go to Croatia. Now you have all your arms and legs because we were careful how we hit you. Next time it will be worse’.’’

      Small groups of asylum seekers attempt to cross from Bosnia into Croatia nightly on the migrant trail into western Europe. The EU’s longest internal border, it is patrolled by police armed with truncheons, pistols and night vision goggles. Aid workers, doctors, border guards and UN officials have documented systematic abuse and violence perpetrated along the border stretch for several years.

      Last May, the Guardian documented a case of more than 30 migrants who were allegedly robbed and had their heads spray painted with red crosses by Croatian officers.

      The UNHCR has asked the Croatian government to set up an independent assessment of the border situation.

      The details of the latest pushback are in a report that the DRC has shared with the European commission, which has yet to investigate.

      ‘’The Croatian government and the European commission must act to put a stop to the systematic use of violence,” said Slente. ‘’Treating human beings like this, inflicting severe pain and causing unnecessary suffering, irrespective of their migratory status, cannot and should not be accepted by any European country, or by any EU institution. There is an urgent need to ensure that independent border monitoring mechanisms are in place to prevent these abuses.”

      Croatian police and the ministry of the interior have not responded to requests for comment.

      In June, the Guardian revealed EU officials were accused of an “outrageous cover-up” for withholding evidence of the Croatian government’s failure to supervise border forces. Internal emails showed Brussels officials were fearful of full disclosure of Croatia’s lack of commitment to a monitoring mechanism that EU ministers had agreed to fund.

      In January, a commission official warned a colleague that Croatia’s failure to use money earmarked two years ago for border police “will for sure be seen as a scandal”.

      The recent accusations come as the commission presented its final report on the grant, in which Croatia asserted that the co-financing project had “helped make the implementation of activities of border surveillance more conscientious and of higher quality, with emphasis on the respect of migrants’ rights guaranteed under international, European and national legislation”.

      Regarding allegations of abuse, Croatian authorities stated: “Every single [piece of] information and every single complaint was inspected in the process called internal control. We did not establish that the police officers committed any criminal or disciplinary offence in any of the cases.”

      Clare Daly, an Irish MEP, is among those who have raised concerns in Brussels. “The blood of these people, so horrifically mistreated on the Croatian border, is on the hands of the European commission. They have enabled this violation of fundamental rights by ignoring the facts presented to them by NGOs and MEPs that all was not well. They turned a blind eye time and again, and now these horrible events have occurred again, even worse than before.”

      She added: “The last time such behaviour occurred, the commission rewarded Croatia with an extra grant even bigger than the first one, and said they were happy with how the funds had been spent … when is someone going to be held accountable for these crimes against humanity?”

      https://www.theguardian.com/global-development/2020/oct/21/croatian-police-accused-of-sickening-assaults-on-migrants-on-balkans-tr

      –----

      See the report of Border Violence Monitoring Network (October 21) with photos and videos:
      Croatian authorities leading choreographed violence near #Cetingrad

      In the last fourteen days, BVMN-member No Name Kitchen have collected testimonies alluding to a spike in pushback violence in the Cetingrad area of the Croatian border with Bosnia-Herzegovina. The veracity of these testimonies is further supplemented with reports from local people and media outlets. The characteristics of this trend in violence have been complex and coordinated assaults by Croatian police, consisting of repetitive baton strikes, lashing and kicking. These tactics leave an indelible mark on returned transit groups, visible in the extensive bruising and lacerations across the legs, torso and upper body of people subject to such violence. First hand testimony of recent pushbacks are examined here, alongside pictures and videos from the HR/BiH border which reveal the deterioration in border violence seen in the last fortnight.


      https://www.borderviolence.eu/15983-2

      https://www.youtube.com/watch?v=C6JnnUfpulA&feature=emb_logo

      #Novo_Selo #Sturlic

  • Face à la remontée du #virus, une tribune du Parisien dénonce le #confinement - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2020/10/04/trib-o04.html

    Les signataires défendent en réalité un programme politique et économique bien défini. Ils représentent les milieux politiques et économiques dominants qui s’opposent à toute limitation de l’activité économique après le déconfinement. Les seules conséquences dont se préoccupe la tribune sont des effets négatifs directs ou indirects du confinement. Ceux-ci ne sont jamais contrebalancés par l’examen objectif de ses effets positifs en terme de décès et de cas graves évités.

    Bien sûr, La tribune n’envisage jamais un confinement où travailleurs et petits entrepreneurs recevraient les aides nécessaires à survivre sans dégâts financiers le temps de la pandémie, limitant ainsi les pires conséquences de la pandémie.

    A travers son titre, « Covid-19 : nous ne voulons plus être gouvernés par la peur », cette tribune est un appel à mener campagne, non pour informer et assurer la sécurité de la population, mais pour la rassurer en lui mentant effrontément sur les risques qu’on lui fait courir.

    Évidemment se pose la question de ce qui se passera lorsqu’elle s’apercevra qu’on l’a trompée. De ce point de vue, les considérations politiques au cœur de cette tribune sont particulièrement sinistres et antidémocratiques : « Par ailleurs, si la guerre peut parfois justifier un état d’urgence et des restrictions exceptionnelles de l’Etat de droit et des libertés publiques qui fondent la démocratie et la République, ce n’est pas le cas d’une épidémie. »

    • Les premiers signataires
      Jean-François Toussaint, professeur de physiologie à l’Université de Paris ; Laurent Mucchielli, sociologue, directeur de recherche au CNRS ; Bernard Bégaud, professeur de pharmacologie à l’Université de Bordeaux ; Gilles Bœuf, professeur de biologie à Paris-Sorbonne Université ; Pierre-Henri Gouyon, professeur de biologie au Muséum national d’histoire naturelle ; Jean Roudier, professeur de rhumatologie à l’Université d’Aix-Marseille ; Louis Fouché, médecin, anesthésiste-réanimateur à l’Hôpital de la Conception ; Olivier de Soyres, médecin, réanimateur à la clinique des Cèdres ; Christophe Lançon, professeur de psychiatrie à l’Université d’Aix-Marseille ; Laurent Toubiana, épidémiologiste à l’Inserm ; Mylène Weill, biologiste, directrice de recherche au CNRS ; Anne Atlan, généticienne des populations et sociologue, directrice de recherche au CNRS ; Bernard Swynghedauw, biologiste, directeur de recherche émérite à l’Inserm ; Marc-André Selosse, professeur de microbiologie au Muséum national d’histoire naturelle ; Jean-Louis Thillier, médecin, immunopathologiste ; Jean-François Lesgards, biochimiste, chercheur au CNRS ; Alexandra Menant, biologiste, chercheuse au CNRS ; André Comte-Sponville, philosophe ; François Gastaud, chirurgien orthopédiste à Strasbourg ; Éric Desmons, professeur de droit public à l’Université Sorbonne Paris Nord ; Dominique Andolfatto, professeur de science politique à l’Université de Bourgogne Franche-Comté ; Charalambos Apostolidis, professeur de droit public à l’Université de Bourgogne-Franche-Comté ; Nicolas Sembel, professeur de sociologie à l’Université d’Aix-Marseille ; Dominique Crozat, professeur de géographie à l’Université de Montpellier ; Marnix Dressen-Vagne, professeur de sociologie à l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines ; Thomas Hippler, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Caen-Normandie ; Nicolas Leblond, maître de conférences en droit à l’Université Polytechnique Hauts-de-France ; Dominique Labbé, politiste, enseignant émérite à l’Université de Grenoble-Alpes ; Arnaud Rey, chercheur en psychologie au CNRS ; Mathias Delori, politiste, chercheur au CNRS ; Jacques Tassin, écologue, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) ; Sylvie Gourlet-Fleury, écologue, chercheuse au Cirad ; Emmanuelle Sultan, docteur en océanographie physique, ingénieure de recherche au Muséum national d’histoire naturelle ; Christophe Leroy, biologiste, docteur en biologie moléculaire et cellulaire ; Bernard Dugué, docteur en pharmacologie, docteur en philosophie

      #merdeux

  • Angela Merkel est à 72 % de satisfaction dans la population allemande en âge de voter.


    https://twitter.com/lucdebarochez/status/1311746620552286208

    Commentaire de #François_Gemenne :

    On avait pourtant dit il y a cinq ans que l’accueil des réfugiés syriens était une erreur politique majeure, qui signerait la fin de la carrière d’#Angela_Merkel...

    https://twitter.com/Gemenne/status/1311909831088001024
    #réfugiés #sondage #popularité #Merkel #accueil #sondage #réfugiés_syriens #wir_schaffen_das #Allemagne #migrations (https://fr.wikipedia.org/wiki/Wir_schaffen_das)

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  • Overlapping crises in Lebanon fuel a new migration to Cyprus

    Driven by increasingly desperate economic circumstances and security concerns in the wake of last month’s Beirut port explosion, a growing number of people are boarding smugglers’ boats in Lebanon’s northern city of Tripoli bound for Cyprus, an EU member state around 160 kilometres away by sea.

    The uptick was thrown into sharp relief on 14 September when a boat packed with 37 people was found adrift off the coast of Lebanon and rescued by the marine task force of UNIFIL, a UN peacekeeping mission that has operated in the country since 1978. At least six people from the boat died, including two children, and six are missing at sea.

    Between the start of July and 14 September, at least 21 boats left Lebanon for Cyprus, according to statistics provided by the UN’s refugee agency, UNHCR. This compares to 17 in the whole of 2019. The majority of this year’s trips have happened since 29 August.

    Overall, more than 52,000 asylum seekers and migrants have crossed the Mediterranean so far this year, and compared to Libya, Tunisia, and Turkey – where most of these boat journeys originate – departures from Lebanon are still low. But given the deteriorating situation in the county and the sudden increase in numbers, the attempted crossings represent a significant new trend.

    Fishermen at the harbour in the Tripoli suburb of Al Mina told The New Humanitarian that groups of would-be migrants have been leaving in recent weeks on fishing vessels to the small island of Rankin off the coast, under the pretense of going for a day’s swimming outing. They then wait on the island to be picked up and taken onward, normally to Cyprus.

    Lebanese politicians have periodically used the threat of a wave of refugees heading for Europe to coax more funds from international donors. Former foreign minister Gebran Bassil told French President Emmanuel Macron after the 4 August port explosion that “those whom we welcome generously, may take the escape route towards you in the event of the disintegration of Lebanon.”

    The vast majority of those trying to reach Cyprus – many hope to continue on to Germany or other countries in mainland Europe – have been Syrian refugees, whose situation in Lebanon was precarious long before its descent into full-on financial and political meltdown over the past year.

    Syrians are still the largest group, but as the coronavirus pandemic has exacerbated the multiple crises facing Lebanon – the country recorded a record 1,006 COVID-19 cases on 20 September, precipitating calls for a new lockdown – Lebanese residents of Tripoli told The New Humanitarian that an increasing number of Lebanese citizens are attempting, or considering, the sea route.

    “How many people are thinking about it? All of us, without exception,” Mohammed al-Jindi, a 32-year-old father of two who manages a mobile phone shop in Tripoli, said of people he knows in the city.

    The Lebanese lira, officially pegged to the dollar at a rate of about 1,500, has lost 80 percent of its value over the past year. Prices of many basic goods have skyrocketed, and more than half of the population is now estimated to be living in poverty. The port explosion – which destroyed some 15,000 metric tonnes of wheat and displaced as many as 300,000 families, at least temporarily – has compounded fears about worsening poverty and food insecurity.

    Adding to the uncertainty, it has been nearly a year since the outbreak of a protest movement calling for the ouster of Lebanon’s long-ruling political class, blamed for much of the country’s dysfunction, including the port explosion. The economic and political turbulence has led to fears about insecurity, wielded as a threat by some political parties. These fears were underscored by violent clashes in Beirut’s suburbs that left two dead at the end of August.

    “In desperate situations, whether in search of safety, protection, or basic survival, people will move, whatever the danger,” Mireille Girard, UNHCR representative in Lebanon, said in a statement following the 14 September incident. “Addressing the reasons of these desperate journeys and the swift collective rescue of people distressed at sea are key.”
    ‘It’s the only choice’

    Al-Jindi is planning to take the sea route himself and bring his family later. But so far he has been unable to scrape together the approximately $1,000 required by smugglers – the ones he has contacted insist on being paid in scarce US dollars, not Lebanese lira. The currency crisis means al-Jindi’s monthly salary of 900,000 Lebanese lira, previously worth $600, is now worth only around $120.

    The port explosion in Beirut added insecurity to al-Jindi’s list of worries. He lives in the neighbourhood of Bab al Tabbaneh – which has sporadically clashed for years with the adjacent neighborhood of Jabal Mohsen – and fears a return of the conflict.

    “I don’t want to let my children live the same experiences… the sound of explosions, the sound of shooting,” al-Jindi said. After the port explosion, he added, “1,000 percent, now I have a greater desire to leave.”

    Paying for a smuggler’s services is beyond the reach of many Lebanese. But members of the country’s shrinking middle class, frustrated with a lack of opportunities, are also contemplating the Mediterranean journey.

    “I don’t want to let my children live the same experiences… the sound of explosions, the sound of shooting.”

    Educated young people are more likely to apply for emigration through legal routes.

    According to Lebanese research firm Information International, about 66,800 Lebanese emigrated in 2019, an increase from the previous year. The firm also reported a 36 percent increase in departures from the Beirut airport after the explosion.

    But with COVID-19 travel restrictions and the general trend of tightening borders around the world, some Lebanese are also turning to the sea.

    Unable to find steady work since he graduated from university with a degree in IT two years ago, 22-year-old Mohammed Ahmad had applied for a visa to Canada, without success, before deciding to take his chances on the sea route. Before the port explosion, Ahmad had already struck a deal with a purported smuggler to take him to Cyprus and then Greece for 10 million Lebanese lira (the equivalent of around $1,200 at the black exchange market rate). The explosion has only strengthened his resolve.

    “Before, you could think, ‘Maybe the dollar will go down, maybe the situation will get better,’” said Ahmad. “Now, you can’t think that way. We know how the situation is.”

    Mustapha Masri, 21, a fourth-year accounting student at Lebanese University, said he hadn’t planned on leaving Lebanon, “but year after year the situation got worse.” Like Ahmad, Masri first tried emigrating legally, but without success.

    A few months ago, acquaintances referred him to a smuggler. He began selling his belongings to raise the funds for the trip, beginning with his laptop, which he traded for a cheaper one. Even his parents were willing to sell valuables to help him, Masri said.

    “In the beginning, they were against it, but after Australia and Germany denied me, they agreed,” Masri said. “It’s the only choice.”

    Increasing movement

    The past two months have shown a significant uptick in crossings.

    According to UNHCR statistics, in all of 2019, only eight boats from Lebanon arrived in Cyprus, seven were intercepted by Lebanese authorities before getting to the open sea, and two went missing at sea.

    In 2020, three boats are known to have left Lebanon for Cyprus in July, followed by 16 in the weeks between 29 August and 9 September, said UNHCR spokeswoman Lisa Abou Khaled. Eight of those boats were confirmed to have reached Cyprus and another two were reported to have arrived but could not be verified, she said. Another five were intercepted by Lebanese authorities and four were pushed back by Cypriot authorities before they reached the island and returned to Lebanon.

    “From our conversations with the individuals, we understand that the majority tried to leave Lebanon because of their dire socio-economic situation and struggle to survive, and that a couple of families left because of the impact of the blast,” Abou Khaled said.

    The pushbacks by Cypriot authorities have raised concerns among refugee rights advocates, who allege that Cyprus is violating the principle of non-refoulement, which states that refugees and asylum seekers should not be forcibly returned to a country where they might face persecution.

    Loizos Michael, spokesman for the Cypriot Ministry of Interior, said of the arriving migrants: “At this point we can only confirm the increase in boats arriving in Cyprus…The Cypriot government is in close cooperation with the Lebanese authorities and within this framework are trying to respond to the issue.”

    In 2002, Lebanon and Cyprus signed a bilateral agreement to cooperate in combating organised crime, including illegal immigration and human trafficking.

    Peter Stano, a spokesman for the European Union, said that the EU Commission takes allegations of pushbacks “very seriously”, adding, “It is essential… that fundamental rights, and EU law more broadly, is fully respected.”
    Worth the risk?

    The sea route to Cyprus is often deadly, as the 14 September incident underscored. To increase their earnings, smugglers pack small vessels beyond their capacity. More than 70 people have died or gone missing in 2020 on the Eastern Mediterranean sea route – which includes boats bound for Cyprus and Greece – up from 59 all of last year.

    Those who TNH spoke to who were contemplating the crossing said they were aware of the dangers but they still considered it worth the risk to attempt the journey.

    “I don’t believe all the talk that life there is like paradise.”

    “There are a lot of people who have gone and arrived, so I don’t want to think from the perspective that I might not arrive,” said Ahmad, the 22-year-old IT graduate. He was sanguine too about what he might find if he makes it to Europe. “I don’t believe all the talk that life there is like paradise and so on, but I’ll go and see,” he said.

    But the plans of both Ahmad and Masri hit a glitch.

    The two young men – who do not know each other – had been expecting to travel last month. Both had paid a percentage of the agreed-upon fee to the purported smuggler as a deposit, the equivalent of about $100. In both cases, soon after they paid, the smuggler disappeared. When they tried contacting him, they found his line had been disconnected.

    Still, they haven’t given up.

    “If I found someone else, I would go – 100 percent,” Masri said. “Anything is better than here.”

    https://www.thenewhumanitarian.org/news-feature/2020/09/21/Lebanon-Cyprus-Beirut-security-economy-migration

    #Chypre #Liban #migrations #asile #réfugiés #routes_migratoires #itinéraires_migratoires #migrants_libanais #réfugiés_libanais #Méditerranée #mer_Méditerranée

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  • Profanation d’un monument historique de la #Macronie : Un CV de #Lallement bien documenté. Le préfet de police de la ville de Paris est un fusible qui supporte sans surchauffe les très fortes intensités.

    Didier Lallement, le préfet de police qui se prend pour un Maréchal | Désarmons-les !
    https://desarmons.net/2020/04/29/didier-lallement-le-prefet-de-police-qui-se-prend-pour-un-marechal

    « Le type fait des pieds et des mains pour incarner l’ordre et la précision, et, quand il l’ouvre, c’est pour tirer de travers »
    Le type en question, c’est Didier Lallement, préfet de police de Paris depuis mars 2019. Et l’auteur de cette petite phrase (Le Canard enchainé, 8/04/20) n’est autre que le Premier ministre Édouard Philippe. À l’origine, la fameuse sortie de Lallement, le 3 avril, devant les caméras de télé à propos des personnes en réanimation pour cause de covid-19 : « Ceux qui sont aujourd’hui hospitalisés, ceux qu’on trouve dans les réanimations, ce sont ceux qui, au début du confinement, ne l’ont pas respecté, c’est très simple, il y a une corrélation très simple. »

    D’autres hauts fonctionnaires du même grade se seraient faits limoger pour moins que ça. Un préfet de police est programmé pour griller comme un vulgaire fusible au moindre court-circuit avec l’exécutif. Lui, c’est même « un vrai paratonnerre » (Le Monde, 23/02/20). Après cette saillie, il garde toute la confiance du trio Macron-Philippe-Castaner. Le président a tenu à faire le savoir : c’est lui qui a demandé au préfet, le jour même, de s’excuser platement (« Je regrette d’avoir tenu ces propos, je comprends les réactions qu’ils suscitent et je présente mes excuses »). À vrai dire, ce petit manège du préfet gaffeur recadré par le grand sage (bad cop / good cop) n’est qu’une diversion. Monsieur le préfet joue son rôle à la perfection. Ses écarts de langage font partie du scénario. Le paratonnerre n’a pas encore fait son temps…

    Dans la préfectorale, on apprend avant toute chose à faire acte d’allégeance. La compétence première n’est pas la soumission mais l’obséquiosité — savant mélange de servilité et de bassesse —, tout en sachant avilir et humilier ses propres subordonnés, comme le ferait un monarque face à ses sujets.

    #violences_policières #répression #droit_de_manifester #méritocratie #pétainisme

  • Funérailles interdites : le pouvoir à la botte de l’industrie néerlandaise

    La sentence est tombée, irrévocable. Les Funérailles de la pêche artisanale, co-organisées par BLOOM, LIFE, la Plateforme de la Petite Pêche et Pleine Mer et qui devaient réunir de nombreux pêcheurs et citoyens pour dénoncer le baptême du chalutier géant SCOMBRUS de 81 mètres, ont été interdites par arrêté préfectoral.

    https://www.bloomassociation.org/funerailles-interdites

    https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/a-concarneau-pecheurs-et-associations-se-mobilisent-contre-l-arrivee-d-un

    #société #environnement #biodiversité #pêche #pillage_ressources #mer #europe

  • Il y a quelques temps que je voulais mettre cet #arbre_remarquable ici, ben le v’là :


    https://expansive.info/Voir-la-Prevalaye-menacee-2393

    La Prévalaye est un #espace_naturel en bordure de #Rennes, menacé par les aménagements urbains de la Métropole (bétonnisation, arbres et haies coupés) et par le projet d’extension du centre d’entraînement du club de football de Rennes (destruction de 8ha de terres cultivables).

    C’est vrai que les terrains de foot ça manque grave ! je vais rester confiné parce que si je sors et que je croise un footeux, je lui fait bouffer son short.

  • #François_Gemenne sur l’#appel_d'air : Ils ne vont pas venir pour une douche à Calais...

    3 minutes pour déconstruire magistralement une #idée_reçue...

    François Gemenne : « Je suis frappé de voir comment toute une série de concepts qui étaient réservées à l’#extrême_droite il y a quelques années encore, c’est le cas de l’appel d’air sont désormais passés dans le langage courant parfaitement acceptés dans le débat public, utilisés tant par la gauche que par la droite, et qu’on va, de surcroit, mener des politiques qui vont s’appuyer sur ces concepts. Et c’est absolument faux !
    L’idée de l’appel d’air c’est de dire que si on accueille des gens dans des conditions décentes, ça va les attirer, ça va faire venir davantage de gens. Or, pourquoi est-ce que ces gens migrent au départ ? Pourquoi est-ce qu’ils vont choisir d’abandonner leurs familles, leurs villages, de prendre tous les risques, de dépenser des milliers d’euro aux passeurs ? Parce qu’ils en ont absolument besoin pour sauver leur vie, pour nourrir leur famille, ou simplement pour accomplir le projet d’une vie meilleure. Ils ne vont pas venir pour une douche à Calais ou pour quelques centaines d’euro d’allocations familiales. Cela n’a aucun sens. Et très souvent ils ne savent pas avant de venir quelles sont les aides auxquelles ils auront droit et d’ailleurs beaucoup n’y prétendent même pas parce qu’ils ne savent pas qu’ils y ont droit. Et donc, vraiment, il y a ici quelque chose de complètement absurde que d’imaginer que les migrants viennent pour les conditions de réception dans le pays. Ce n’est pas ça du tout qui détermine le choix du pays de destination : ça va être la présence de membres de leur famille, d’anciens liens coloniaux, la langue qu’on y parle, l’état du marché du travail, mais pas du tout le niveau des aides disponibles pour les migrants. »

    Journaliste : "Le contre-argument utilisé : Allemagne, 2015, Angela Merkel ouvre les frontières, permet aux migrants de venir parce qu’il y a une crise énorme, et ils viennent. Et là du coup l’Allemagne est débordée...

    François Gemenne : "En réalité c’est un argument qui est assez fallacieux pour deux raisons. D’abord, en fait, parce que ça s’est assez bien passé, au final. Quand on fait le bilan 5 ans après, il est largement positif....

    Journaliste : Avec une poussée de l’extrême droite en Allemagne...

    François Gemenne : « Avec une poussée d’extrême droite en Allemagne, mais enfin soyons sérieux ! On a en France l’extrême droite à 30 ou 35% avec des frontières fermées et une politique complètement hostile aux migrants et aux demandeurs d’asile, en Allemagne ils ont une extrême droite à 10 ou 15% avec une politique bien plus généreuse. Qui sommes nous pour dire ’Ah, regardez en Allemagne, il y a un problème d’extrême droite !’
    Donc, d’une part ça s’est plutôt bien passé. Et d’autre part, les gens croient souvent que c’est la décision de Angela Merkel d’ouvrir les frontières qui a fait venir les réfugiés syriens en Allemagne. En réalité, c’est l’inverse : les réfugiés étaient déjà là et c’est Angela Merkel qui ouvre les frontières quelque part pour accompagner ce mouvement et donc c’est l’arrivée de réfugiés qui la décide à poser un geste humanitaire fort et à ne pas les renvoyer, mais ce n’est pas l’inverse. Au fond, la temporalité des événements... On imagine qu’il y a un lien de cause à effet entre l’ouverture des frontières et l’arrivée des réfugiés, alors qu’en réalité c’est tout l’inverse. »

    https://twitter.com/_alairlibre/status/1308104092745707521
    #frontières #ouverture_des_frontières #asile #migrations #réfugiés #ressources_pédagogiques #vidéo #Merkel #Angela_Merkel #Wir_schaffen_das

    ping @_kg_ @karine4 @isskein @reka

  • La #Suisse découvre son « #colonialisme_sans_colonies »

    Les mouvements de contestation contre le racisme « #Black_Lives_Matter », nés aux États-Unis, essaiment en Suisse avec une vigueur surprenante. Pourquoi ?

    L’élément déclencheur a été une vidéo dévoilant la violence extrême d’un officier de police blanc ayant entraîné la mort de l’Afro-Américain George Floyd à la fin du mois de mai dans la ville de Minneapolis, aux États-Unis. Cette vidéo a été relayée sur les réseaux sociaux du monde entier et, à la mi-juin, des milliers de personnes – essentiellement des jeunes – sont descendues dans les rues, y compris dans les villes suisses, pour manifester contre le racisme. Sous le slogan « Black Lives Matter », les manifestations se sont déroulées la plupart du temps de manière pacifique et ont été tolérées par les autorités, moyennant le respect des restrictions en vigueur dans l’espace public pour endiguer le coronavirus.

    La vague de contestation déclenchée en Suisse par un événement international n’est pas étonnante en tant que telle. Ce qui est exceptionnel, c’est plutôt la manière dont le racisme ordinaire vis-à-vis des gens de couleur noire y est devenu un sujet d’actualité brûlant, alors que la Suisse n’a jamais été une puissance coloniale active, ni un pays dans lequel l’autorité publique s’exprime de manière manifestement discriminatoire contre les personnes n’ayant pas la peau blanche.

    « La Suisse n’est pas un îlot à l’abri des problèmes »

    « Il me semble que la génération des jeunes prend de plus en plus conscience que la Suisse n’est, sur ces questions, pas un îlot à l’abri des problèmes », relève l’historien Bernhard C. Schär. « C’est étonnant en réalité, ajoute-t-il, car ces sujets ne sont toujours guère abordés à l’école. » Bernhard C. Schär mène des recherches à l’EPF de Zurich et fait partie d’un groupe d’historiens qui s’efforcent de promouvoir une relecture critique de l’#histoire de la #Suisse_mondialisée.

    Cette vision souvent refoulée de la Suisse trouve toujours plus de résonance. Notamment parce qu’elle tient compte de la réalité : 40 % des personnes vivant en Suisse sont issues de l’immigration. Et 70 % des employés des entreprises suisses travaillent à l’étranger. « L’histoire de la Suisse ne se déroule pas, et ne s’est jamais déroulée, uniquement en Suisse et en Europe. » C’est la raison pour laquelle de moins en moins de personnes se reconnaîtraient dans un récit qui se concentrerait uniquement sur la Suisse dans ses frontières. L’approche plus ouverte du passé de la Suisse fait que l’on tombe automatiquement sur des traces de colonialisme et de #racisme.

    Les Suisses s’en rendent compte aussi dans leur vie quotidienne. D’après un rapport du Service national de lutte contre le racisme, 59 % d’entre eux considèrent le racisme comme un problème important, et 36 % des personnes issues de l’immigration vivant en Suisse ont subi des discriminations au cours des années analysées (entre 2013 et 2018), principalement dans un contexte professionnel ou lors de la recherche d’un emploi.

    À cela s’ajoute le fait que pour les jeunes Suisses, il est aujourd’hui normal d’avoir des camarades d’une autre couleur de peau. Et la « génération YouTube » approfondit aussi le sujet du racisme grâce aux médias sociaux. Les clips d’animateurs de télévision noirs américains comme Trevor Noah, né en Afrique du Sud d’un père suisse immigré, trouvent également un public en Suisse. Cela stimule le besoin de s’emparer de la brutale agression raciste ayant eu lieu aux États-Unis pour s’interroger sur la situation en Suisse, d’autant plus que le pays compte également des cas de violences policières. En 2018, par exemple, un homme noir est décédé à Lausanne d’un arrêt respiratoire après que des policiers l’ont plaqué au sol.

    Des #monuments contestés

    En Suisse, un grand nombre de monuments historiques sont susceptibles d’attiser les colères antiracistes. Par exemple, les statues érigées en l’honneur de pionniers de l’économie ou de scientifiques suisses dont les implications dans la pratique coloniale de l’exploitation ont longtemps été niées. Comme le négociant neuchâtelois #David_de_Pury, qui fit fortune à la cour portugaise au XVIIIe siècle notamment grâce au #trafic_d’esclaves et qui légua ses biens à la ville de #Neuchâtel où il a sa statue en bronze. Après les manifestations « Black Lives Matter », des militants antiracistes ont barbouillée celle-ci de peinture rouge sang et lancé une pétition pour qu’elle soit déboulonnée.

    Longtemps larvée, la controverse autour du brillant glaciologue Louis Agassiz, qui développa au XIXe siècle une théorie raciste avec laquelle les États-Unis légitimèrent la discrimination de leur population noire, a repris de l’ampleur. En Suisse, un sommet montagneux porte le nom du savant à la frontière entre les cantons de Berne et du Valais. Un comité emmené par l’historien Hans Fässler demande depuis 15 ans qu’il soit rebaptisé. Les trois communes concernées s’y opposent toutefois fermement.

    Des accusations sont également portées contre la figure d’Alfred Escher, pionnier de l’économie zurichois. Sa famille, largement ramifiée, possédait des plantations à Cuba, où travaillaient des esclaves. Et même Henri Dunant, qui fonda le Comité international de la Croix-Rouge, s’était livré avant cela à des activités coloniales. À Sétif, en Algérie, il avait fondé une société financière pour un producteur de céréales genevois, apprend-on dans l’ouvrage « Postkoloniale Schweiz » (La Suisse post-coloniale, non traduit), publié par des historiennes suisses.

    Ce même ouvrage montre que si de riches entrepreneurs profitèrent du « colonialisme sans colonies » de la Suisse, ce fut aussi le cas de citoyens des classes moyenne et inférieure de la société. Par exemple, les mercenaires qui se sont battus dans les colonies françaises au sein de la Légion étrangère. Vu sous cet angle, l’héritage de la contribution suisse au colonialisme, longtemps nié, devient un sujet allant bien au-delà de l’éventuel déboulonnage des statues.

    Alimenté par les mouvements de protestation, le débat sur la manière dont un racisme structurel d’État impacte la vie des Noirs aujourd’hui en Suisse est plus récent. La majorité des personnes qui s’expriment publiquement indiquent que le profilage racial – soit les contrôles au faciès et les soupçons de la police et des autorités fondés sur la couleur de la peau et des cheveux – fait partie de leur quotidien. Un rapport de l’ONU reproche à la Suisse d’en faire trop peu contre le profilage racial.

    L’artiste Mbene Mwambene, originaire du Malawi et vivant à Berne, dit que le racisme qu’il rencontre en Suisse est, contrairement aux États-Unis, plutôt « caché » et traversé par des stéréotypes contradictoires. D’une part, relate-t-il, on attend de lui qu’en tant qu’Africain, il sache très bien danser. D’autre part, il est souvent arrêté et fouillé pour vérifier qu’il ne détient pas de drogue.

    Les autorités policières suisses contestent avoir recours au profilage racial. Avant d’entrer en fonction, les policiers suivent en Suisse une formation de base de deux ans pendant laquelle ils sont confrontés aux questions des jugements de valeur et du respect des droits humains. Les contrôles au faciès sont un thème systématiquement abordé dans la formation des policiers, confirme par exemple le chef de la police saint-galloise Fredy Fässler (PS).

    Les intellectuels de couleur vivant en Suisse ont clairement contribué à la montée en puissance des débats sur le racisme en Suisse. Ils se sont fédérés et ont mis en avant des personnalités qui parviennent à faire entrer dans le débat public la réalité du racisme qu’elles subissent au quotidien. Des docteures en sciences comme l’anthropologue afro-suisse Serena Dankwa sont régulièrement interviewées par les médias publics. Un point central de l’argumentation de cette dernière trouve toujours plus d’écho : elle invite à reconnaître enfin le lien entre l’ancienne vision coloniale raciste de l’Afrique, toujours répandue y compris en Suisse, et les discriminations systématiques d’aujourd’hui, qui touchent toutes les personnes de couleur.

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    David De Pury (1709–1786)

    L’ascension économique du Neuchâtelois David De Pury se fit au Portugal, où il se livra tout d’abord au commerce de diamants avec le Brésil avant de prendre part à la traite des esclaves à grande échelle. La compagnie de transport « Pernambuco e Paraiba », dont il était actionnaire, déporta entre 1761 et 1786 plus de 42 ?000 Africains capturés. En 1762, David De Pury fut appelé à la cour du roi du Portugal. Il légua son immense fortune à la ville de Neuchâtel. Celle-ci s’en servit pour construire les bâtiments qui lui confèrent aujourd’hui son caractère particulier.
    Louis Agassiz (1807–1873)

    Au début de sa carrière, le Fribourgeois Jean Louis Rodolphe Agassiz se consacra à l’étude des glaciers et des fossiles de poissons. Après son déménagement aux États-Unis (en 1846), il devient un professeur très en vue à l’université de Harvard. Ce qui pose problème, ce sont les théories racistes que Louis Agassiz développa et promut aux États-Unis. S’étant donné pour mission de prouver scientifiquement l’infériorité des esclaves noirs, il les décrivait comme une « race corrompue et dégénérée ». Il devint un défenseur véhément et influent de la ségrégation raciale.
    Alfred Escher (1819–1882)

    Le zurichois Alfred Escher, leader économique, pionnier du chemin de fer, fondateur du Crédit Suisse et politicien, eut une influence inégalée sur le développement de la Suisse au XIXe siècle (il est ici portraituré en tant que président du Conseil national en 1849). De son vivant déjà, sa famille fut accusée de profiter de l’esclavage. Les choses se sont clarifiées avec la publication de recherches historiques en 2017 : la famille Escher possédait une plantation de café à Cuba, où des esclaves surveillés par des chiens travaillaient 14 heures par jour.

    https://www.revue.ch/fr/editions/2020/05/detail/news/detail/News/la-suisse-decouvre-son-colonialisme-sans-colonies
    #colonialisme #colonisation #résistance #mémoire #Louis_Agassiz #Alfred_Escher #Cuba #esclavage #plantations #Henri_Dunant #Sétif #Algérie #mercenaires #Légion_étrangère #Brésil #diamants #Pernambuco_e_Paraiba #Crédit_Suisse #café

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    Ajouté à la méaliste sur la Suisse coloniale :
    https://seenthis.net/messages/868109

    ping @cede

  • Contre le Covid-19, en Indonésie, des gangsters appelés en renfort par la police
    https://www.courrierinternational.com/article/partenariat-contre-le-covid-19-en-indonesie-des-gangsters-app

    Alors que le maire de Jakarta vient de durcir à nouveau les règlements sanitaires pour lutter contre la propagation du Covid-19 dans la capitale indonésienne, la police nationale envisage de recruter des bandes de gangsters pour veiller à ce que les citoyens fassent preuve de plus de discipline.

    “À chaque changement du chef de la police nationale, le nouveau candidat fait la promesse d’opérations contre les gangsters. Mais voilà qu’aujourd’hui la police, plutôt que de poursuivre les bandes de voyous, propose de les recruter pour faire appliquer les règles en vigueur contre le Covid-19. Une idée brillante suggérée par le chef adjoint de la police, le commissaire Gatot Eddy Pramono”, ironise Koran Tempo.

    Mais la population aurait tort de s’inquiéter. Le recours à ces gangsters, principalement sur les marchés, sera surveillé par l’armée et la police, et effectué de manière “humaniste”, a précisé l’adjoint du chargé de gestion de la pandémie et de la relance économique.

    #police #paywall

  • Grèce-Turquie : différends frontaliers en mer Égée
    https://visionscarto.net/mer-egee-differends-frontaliers

    Titre : Grèce-Turquie : différends frontaliers en mer Égée. Mots-clés : #Grèce #Turquie #frontières #espace_Schengen #mer_Égée Sources : Andrew Wilson, « The Aegean Question », Adelphi Papers, n° 155, Londres, 1979 ; Jean Touscoz, Atlas Géostratégique, Larousse, Paris, 1988. Apparition(s) : Atlas du Monde diplomatique 2003. Auteur : Philippe Rekacewicz Date de création : 2002 Grèce-Turquie : différends frontaliers en mer Égée. Ph. R., (...) #Collection_cartographique

  • A Political Philosopher on Why Democrats Should Think Differently About Merit | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/news/q-and-a/a-political-philosopher-on-why-democrats-should-think-differently-about-m

    Looming above America’s present struggles over injustice and inequality is the sense that certain self-mythologies are beginning to evaporate. When Barack Obama was in the White House, he often studded his speeches with a favorite pop lyric, “You can make it if you try.” He mentioned it more than a hundred and forty times, even though the facts of declining social mobility rendered that image less and less convincing. In various studies, no more than eight per cent of Americans who are born into the bottom fifth of U.S. households, as measured by income, ever reach the top fifth; more than a third stay at the bottom.

    That analysis of Obama’s language is just one of the startling facts in the latest book by the political philosopher Michael Sandel, who has spent decades scrutinizing the tenets of Western liberalism, including beliefs about justice, markets, and, now, meritocracy. In “The Tyranny of Merit: What’s Become of the Common Good?,” Sandel examines how the notion of “meritocracy,” a word coined in 1958 by Michael Young, a left-leaning British sociologist, was torqued into an American shibboleth. Over time, Sandel argues, it fed a “toxic brew of hubris and resentment.” He writes, “It flattered the winners and insulted the losers. By 2016, its time was up. The arrival of Brexit and Trump, and the rise of hyper-nationalist, anti-immigrant parties in Europe, announced the failure of the project.” In the final months of Sandel’s writing, he found that the pandemic underscored the political problems he was describing. “The question now is what an alternative political project might look like,” he wrote. Among his prescriptions, he favors some popular liberal proposals, such as introducing a tax on financial transactions, but also some provocative suggestions, such as creating a lottery system for élite college admissions.

    In the early days of the pandemic, we often heard the reassuring slogan “We are all in this together.” We heard it from politicians, advertisers, celebrities. The slogan was all around us. It was inspiring in a way because it reminded us of our shared vulnerability in the face of the virus. But I think many people felt that the slogan rang hollow, even in the early weeks, because we knew, and felt, and sensed that we were not truly all in this together. It soon became clear that some of us would ride out the pandemic working from home, relatively removed from the risks, while others—including those whose work enabled the rest of us to work from home—had little choice but to expose themselves to the risks that come from working in stores, and in warehouses, and delivering goods. So it quickly became clear that we were not all in this together.

    I should first explain what I mean by “meritocratic hubris.” It’s the tendency of those who land on top to believe that their success is their own doing, the measure of their merit, and, by implication, that those who struggle, those who were left behind, must deserve their fate as well. It’s the tendency to forget our indebtedness to family, teachers, community, country, and the times in which we live as conditions for the success that we enjoy. The more we believe that our success is our own doing, the harder it is to see ourselves in other people’s shoes, the harder it is to feel a sense of mutual responsibility for the fate of our fellow-citizens, including those who aren’t flourishing in the new economy.

    In the book, you detail some practical proposals that you’d like to see introduced to confront these problems. But, in the short term, what would you like to see Joe Biden do in the next couple of months, to give life to those ideas, that you think might help?

    I would urge Biden to play out an instinct that he has already voiced when he speaks about the “dignity of work.” What the rhetoric of rising has missed is the lost dignity of work that a great many people spend their lives engaged in. Not only in terms of stagnant wages, but also in terms of social recognition. Honor. At the heart of the resentment of many working people is the sense that the work they do isn’t respected in the way it once was. Not only the economy but also the culture has left them behind. If he should be elected, as I hope he will be, he should put the dignity of work at the center of his Presidency, which could make life better for everyone, not only the well credentialled. That could be the starting point for moving beyond the tyranny of merit, toward a politics of the common good.

    #Inégalités #Mérite #Mépris_social #Nouvelle_domesticité