#mer_du_nord

  • Migration de transit : #Belgique et #France appellent #Frontex à l’aide

    L’agence aux frontières extérieures pourrait fournir une surveillance aérienne pour identifier les embarcations tentant de traverser la #Manche depuis les côtes françaises.

    Et pourquoi ne pas aider le nord ? Dans le cadre des « #consultations_de_Val_Duchesse » – rencontre entre gouvernements français et belge sur les thématiques sécuritaires –, Sammy Mahdi, le secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, a appuyé la #demande française d’un #renfort de l’agence des frontières extérieures, Frontex, pour surveiller la #côte_d’Opale. En cause : le nombre grandissant de traversées de migrants tentant de rejoindre l’Angleterre par la mer. En à peine deux jours, ce week-end, près de 250 personnes ont ainsi été secourues par les autorités alors qu’elles étaient en difficulté en mer. « Depuis le Brexit, la lutte contre la transmigration n’est pas devenue plus facile », a souligné le secrétaire d’Etat dans un communiqué. « Frontex apporte son aide dans le sud et l’est de l’Europe, mais devrait également le faire dans le nord. »

    Phénomène longtemps marginal, les traversées irrégulières de la Manche par bateau ont commencé à augmenter à partir de fin 2019 et n’ont pas cessé depuis. Un transfert s’expliquant probablement par la sévérité des contrôles des camions, par l’imminence du Brexit – dont le bruit courait qu’il aurait un impact sur la possibilité de franchir la frontière avec des contrôles douaniers systématiques – et peut-être par l’effet dissuasif du drame de l’Essex, lorsque 39 personnes avaient été retrouvées mortes dans un camion frigorifique. Mais aussi… par son taux de réussite. Depuis le début de l’année, la préfecture maritime Manche-mer du Nord a enregistré 1.231 tentatives de traversées impliquant plus de 31.500 personnes (certaines personnes ayant pu être impliquées dans plusieurs traversées). Seules un quart ont été interceptées et ramenées vers les côtes françaises. Et comme le Royaume-Uni a refusé de négocier un volet « réadmission » dans le cadre de l’accord du Brexit (pour remplacer le règlement Dublin), il doit gérer les personnes migrantes une fois débarquées.

    Pour les autorités belges, mais surtout françaises, le défi tient à l’immensité de la zone à surveiller. Alors que les départs avaient jusqu’à récemment lieu depuis les alentours de Calais, le point le plus proche de l’Angleterre, ils se sont dispersés vers le sud à mesure de la hausse des contrôles, allant jusqu’au Touquet, à 70 km de là. Ils sont en revanche toujours rarissimes côté belge. Les petites embarcations restent la norme – Decathlon a annoncé il y a quelques jours suspendre la vente de ses kayaks dans les magasins de Calais et Grande-Synthe, constatant un « détournement de leur usage sportif » –, signe de traversées autonomes. « Mais depuis 2019, avec la montée en puissance de réseaux criminels, voire mafieux, nous voyons des embarcations de plus en plus grandes et de plus en plus chargées, engendrant un effet de saturation ponctuelle. Les embarcations plus robustes, type voiliers ou chalutiers, restent plus anecdotiques », indique la préfecture maritime. Comprendre : les moyens de traversée les plus sûrs sont les plus rares. Or, la Manche est réputée être une autoroute de cargos, très dangereuse pour de petites embarcations la traversant.

    La France a déjà considérablement renforcé les moyens de surveillance et le travail de coordination pour mieux contrôler la côte, soutenue par une enveloppe de 62 millions d’euros promise par le Royaume-Uni. Un cadre opérationnel doit encore être déterminé pour définir l’intervention de Frontex : combien de temps, quels moyens humains, matériels… L’agence indique que la demande concerne du « soutien de surveillance aérienne ».

    « Ce serait la première fois que Frontex s’emploie à stopper les flux sortants au lieu de protéger les frontières extérieures contre les menaces extérieures », souligne le cabinet du secrétaire d’Etat Sammy Mahdi. « Mais si vous regardez les chiffres des départs en 2021, c’est une façon valable de penser. Si ce modèle continue à porter ses fruits avec les arrivées au Royaume-Uni, la transmigration sera difficile à arrêter. »

    https://www.lesoir.be/407906/article/2021-11-22/migration-de-transit-belgique-et-france-appellent-frontex-laide
    #asile #migrations #réfugiés #frontières #aide

    • Frontex deploys Danish surveillance aircraft over northern France

      Frontex has deployed a plane to support French and Belgian authorities trying to spot illegal boat crossing activity, a week after 27 migrants drowned when their dinghy deflated in the Channel, the European Union’s joint frontier force said.

      In a statement, Frontex said the plane, provided by Denmark had landed in Lille, northern France, adding the aircraft was equipped with modern sensors and radar to support land and sea border control.

      The deployment was decided during a meeting on Sunday in Calais between French Interior Minister Gerald Darmanin and some of his European counterparts, an event to which British Interior Minister Priti Patel had been disinvited following a letter from British Prime Minister Boris Johnson letter that angered Paris. (https://www.reuters.com/world/europe/france-says-it-will-not-be-held-hostage-by-british-politics-migration-2021-)

      France and Britain are at loggerheads over post-Brexit trading rules and fishing rights and last week relations soured further after 27 people died trying to cross the Channel.

      “The evolution of the situation in the Channel is a matter of concern. Upon the request from member States, Frontex deployed a plane in France to support them with aerial surveillance in just three days,” Frontex Director Fabrice Leggeri said.

      “We are starting with one plane, but we stand ready to reinforce our support if needed.”

      The aim of the operation on the coastline is to prevent the rising number of sea crossings.

      https://www.reuters.com/world/europe/frontex-deploys-danish-surveillance-aircraft-over-northern-france-2021-12-0

      #Danemark #militarisation_des_frontières

    • Le ministre de l’Intérieur @GDarmanin a annoncé la semaine dernière la mise en service d’un avion de l’agence #Frontex pour surveiller les traversées de migrants dans la Manche.

      Repéré par notre collègue @MickaelGoavec, l’appareil a commencé à survoler la zone aujourd’hui.

      Comment s’y prendre pour pister l’appareil ?
      La photo ci-dessus ne montre pas l’immatriculation.

      En cherchant sur Twitter on tombe sur un autre tweet du ministère @Interieur_Gouv et on devine les chiffres «  ??-080 ».

      En passant cette image dans Bing et en zoomant sur l’avion, on tombe sur plusieurs photos d’un appareil ressemblant fortement à celui évoqué par @GDarmanin.

      On peut alors récolter « l’empreinte » de l’avion :

      Immat. : C-080 de la Royal Danish Air Force
      Code ICAO/HEX : 45F422

      En poursuivant les recherches, on tombe sur cette note diffusée par le ministère des Affaires étrangères danois.

      Elle indique que l’avion a été envoyé par le #Danemark pour contribuer à l’opération Triton de lutte contre l’immigration illégale en Méditerranée en 2017.

      Comme beaucoup d’avions militaires et gouvernementaux, le parcours de vol est masqué sur la plupart des sites comme @flightradar24
      ou @flightaware
      .

      Le site @RadarBox24 montre un parcours partiel mais précise bien que les informations sont « bloquées ».

      Mais certains internautes l’ont déjà repéré avant qu’il n’atterrisse à Lille.

      Et d’autres sites, notamment @ADSBexchange, n’acceptent généralement pas les demandes des particuliers ou des organisations souhaitant masquer leurs avions des sites de tracking.

      On peut donc suivre le parcours de l’appareil de surveillance en direct sur ce site :
      https://globe.adsbexchange.com/?icao=45f422

      On remarque un « motif » de surveillance et une altitude basse, un peu moins de 400m.

      Il semble aussi s’attarder sur les dunes qui entourent les villes de #Dunkerque et #GrandeSynthe, où les migrants ont installé des campements.

      https://twitter.com/RevelateursFTV/status/1466745416045764614

    • Migrants dans la Manche : Frontex a la « possibilité de déployer des personnels au sol »

      Fabrice Leggeri, directeur exécutif de Frontex, a été auditionné ce mercredi 8 décembre devant la commission des affaires étrangères du Sénat. Il est revenu sur la « nouvelle opération » de #surveillance_aérienne dans la Manche, qui a commencé début décembre, ainsi que sur les différentes crises auxquelles fait face l’agence européenne. « On va vivre pour longtemps avec une pression migratoire forte », prévient-il.

      Entre la France et le Royaume-Uni, la tension reste forte sur la question de l’immigration depuis le naufrage, au large de Calais, d’une embarcation causant la mort de 27 personnes, le 24 novembre dernier. Hier, lors de son audition à la commission des Lois de l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a demandé, une fois de plus, au Royaume-Uni « d’ouvrir une voie légale d’immigration » pour réduire le nombre de traversées illégales entre les deux pays. Ce mercredi, Fabrice Leggeri, le directeur exécutif de Frontex, a détaillé devant les membres de la commission des affaires étrangères du Sénat la « #nouvelle_opération » de surveillance de l’agence européenne de #garde-côtes et #gardes-frontières dans la Manche. « L’#avion de Frontex est arrivé à Lille le 1er décembre et a commencé ses patrouilles [..]. Nous fournissons depuis quelques semaines des #images_satellitaires à la France - la Belgique est intéressée, les Pays Bas aussi - pour détecter quelques jours à l’avance des #préparatifs_de_départs, des activités de #passeurs ou de #trafiquants près de la #côte », indique-t-il.

      « Nous pouvons faire davantage » si des États le souhaitent

      Pour assurer la #surveillance des dizaines de kilomètres de côtes, en France, en Belgique ou même aux Pays-Bas, Fabrice Leggeri garantit que « nous pouvons faire davantage s’il y a un souhait [des pays] d’aller plus loin ». Outre « le #rapatriement et l’#éloignement des #étrangers_en_situation_irrégulière, nous avons la possibilité de déployer des personnels de gardes-frontières au #sol qui pourraient avoir des missions de surveillance en complément et sous la direction des autorités nationales ». Sans oublier le devoir d’information de l’agence si elle observe « des situations de détresse en mer ».

      Interrogé sur la tenue de discussions avec le Royaume-Uni pour pouvoir intervenir sur leur territoire, le directeur de Frontex pointe « un paradoxe. Nous sommes présents physiquement en Albanie, en Serbie, parce qu’il y a un accord entre l’Union Européenne et ces pays-là, mais il n’y en a pas le Royaume-Uni. Pas d’accord post-Brexit pour coopérer avec eux dans la Manche ». Et Fabrice Leggeri d’insister sur sa volonté de travailler « dans un cadre juridique. On ne peut pas faire du bricolage à la carte ».

      « Avoir un cadre juridique clair »

      Sur d’autres frontières, en Biélorussie, Pologne et Lituanie, le patron de Frontex – qui parle de « #menace_hybride, d’une instrumentalisation des migrants comme moyen de pression politique ou géopolitique - rapporte aussi « une incertitude juridique qui me préoccupe au moins autant que la force physique ». Il donne l’exemple d’une loi lituanienne, adoptée à l’été 2021 en réponse à l’afflux de migrants à sa frontière : « Certains disent que cette loi n’est pas conforme à l’ordre juridique de l’Union européenne. […] Il est important pour l’agence d’avoir un cadre juridique clair. Ce n’est pas le cas actuellement ».

      Au total, entre 2 000 et 2 200 personnels de Frontex sont déployés dans l’Union Européenne. Les plus grosses opérations ont, pour le moment, lieu en Grèce (400 personnels), Italie (200), Espagne (200) et en Lituanie (une centaine). L’objectif est d’atteindre les 10 000 agents en 2027. Qui seront les bienvenus, selon Fabrice Leggeri. Car en plus de la lutte contre la criminalité et la prévention des menaces terroristes, « on va vivre pour longtemps avec une #pression_migratoire forte. La démographie l’explique, les déséquilibres économiques aussi, accentués avec la #crise_sanitaire ».

      https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/migrants-dans-la-manche-frontex-a-la-possibilite-de-deployer-des-personn

    • Frontex en action dans la Manche : la Grande-Bretagne, une force d’attraction pour les réfugiés

      Le pilote danois #Michael_Munkner est de retour à la base après cinq heures et demie de vol au-dessus de la Manche.

      Il est commandant de l’avion « #Côte_d'Opale » dans le cadre de l’opération européenne Frontex. Depuis le naufrage d’un radeau qui a tué 27 demandeurs d’asile le mois dernier, il surveille la zone :

      « Je ne peux pas entrer dans le détail de ce que nous avons vu exactement, mais nous avons pris quelques photos que nous pouvons vous montrer des différents camps que nous surveillons en particulier à Calais et Dunkerque. Nous surveillons les camps pour voir, ce qu’ils font, s’ils se préparent à partir, et aussi bien sûr les plages pour voir s’il y a des départs. »

      L’agence Frontex a organisé des vols au-dessus de la zone à la demande de la France. La mission est censée durer jusqu’à la fin de l’année.

      Si les agents ont admis que des discussions sur le renouvellement de leur mandat étaient en cours, certains doutent de l’efficacité des mesures prises pour dissuader les personnes désespérées d’effectuer la traversée de la Manche.

      « Je pense que les gens tenteront la traversée. S’ils sont suffisamment désespérés, ils iront, quoi qu’il arrive. J’espère simplement que nous pourrons être là pour aider à éviter les pertes de vies humaines » explique Michael Munkner, le commandant du détachement Frontex pour la Manche.

      Elyaas Ehsas est un réfugié afghan. Il est d’accord pour dire que les exilés continueront de chercher à traverser par tous les moyens pour se rendre au Royaume-Uni, malgré les obstacles.

      « S’ils avaient une chance de rester dans leur pays d’origine, ils resteraient. Imaginez comme ça... quelqu’un dans votre pays vous prend tout, que feriez-vous ? »

      Elyaas a quitté l’Afghanistan il y a 6 ans. Après avoir vu sa demande d’asile rejetée par la Suède, il avait aussi pensé à faire la traversée de la Manche :

      « Une des raisons pour lesquelles les gens traversent et prennent beaucoup de risques, c’est à cause de l’accord de Dublin, ils se disent si je vais au Royaume-Uni, il n’y a pas de règlement de Dublin au Royaume-Uni à cause du Brexit. Le Royaume-Uni a quitté l’Union européenne, et donc il n’y a pas d’empreintes digitales. Au moins, ils peuvent rester là-bas pendant un certain temps et se reconstruire une nouvelle vie. »

      Le règlement de Dublin part du principe que les réfugiés bénéficient du même niveau de protection dans tous les États membres de l’UE, et qu’ils doivent demander l’asile dans le pays d’arrivée.

      Les 27 ont reconnu les limites du dispositif et promis de créer un nouveau système de gouvernance migratoire.

      Le mois dernier, Elyaas a pu faire une nouvelle demande d’asile, cette fois-ci en France. Mais son histoire n’est pas encore terminée. Il dit que si les autorités françaises rejettent sa demande, il poursuivra son voyage quelles qu’en soient les conséquences.

      https://fr.euronews.com/2021/12/17/frontex-en-action-dans-la-manche-la-grande-bretagne-une-force-d-attract

  • Sea_Terra

    Die SeaTerra GmbH hat über mehr als 20 Jahre internationale Erfahrung im Bereich der Kampfmittelsondierung, Räumung und Sprengung zu Wasser und zu Land. Wir setzen für unsere Arbeit hochpräzise und empfindliche Sensorik in Kombination mit modernen Positionierungssystemen ein, die weltweit einzigartig sind. Die SeaTerra verfügt über Sondier- und Räumschiffe und eigene Unterwasserrobotik (#ROV).

    Kampfmittelsondierung und Kampfmittelräumung ist Vertrauenssache. Rund 60 Mitarbeiter aus unterschiedlichsten Disziplinen und Fachrichtungen von Geophysik, über Geologe, Sedimentologen, Feuerwerker, Taucher, Ingenieure bis Archäologen jeden Tag die hohen/höchsten/strengsten Ansprüche, die unsere Kunden und wir uns selbst gesetzt haben.

    SeaTerra GmbH verfügt über eine eigene Entwicklungsabteilung, die stetig neue Verfahren und Technologien ermöglicht, um im Rahmen von Kundenprojekten effizient und kostengünstig ans Ziel zu gelangen.

    https://seaterra.de

    #dépollution #Allemagne #GEKA #explosifs #WWI #WWII #première_guerre_mondiale #deuxième_guerre_mondiale #seconde_guerre_mondiale #déminage #bombes #dépollution_pyrotechnique #explosifs

    –-> vu dans le film documentaire

    #Déchets de guerre : des explosifs enfouis en héritage

    À chaque fois que des projets de construction de grande envergure (parcs éoliens, pose de câbles ou approfondissement de voies navigables) sont prévus dans les mers, les canaux ou les embouchures européens, Dieter Guldin et son équipe entrent en jeu. La raison est simple : plus d’un million et demi de tonnes de #matériel_militaire datant des guerres mondiales repose au fond de la #mer_du_Nord et de la #mer_Baltique.

    https://www.arte.tv/fr/videos/093707-011-A/arte-regards-dechets-de-guerre-des-explosifs-enfouis-en-heritage
    #guerre #mers

  • #Pays-Bas. Des centaines de #conteneurs à la dérive dans la #mer_du_Nord

    En raison de vents violents, le #MSC_Zoe, un immense #porte-conteneurs, a perdu une partie de son chargement. Une trentaine de conteneurs, sur les 270 qui sont passés par-dessus bord, se sont échoués sur des îles du nord des Pays-Bas. La presse néerlandaise craint une “catastrophe” pour ces territoires.

    https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/pays-bas-des-centaines-de-conteneurs-la-derive-dans-la-mer-du
    #transport_maritime
    ping @simplicissimus @reka

  • Mer du Nord : le chantier faramineux du démantèlement des puits de pétrole le monde - Eric Albert - 31 Novembre 2017

    Après 40 ans d’exploitation des hydrocarbures, il faut démonter les plates-formes offshore. Un défi logistique, écologique et financier titanesque.
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/11/30/mer-du-nord-le-chantier-faramineux-du-demantelement-des-puits-de-petrole_522

    Quand l’énorme monstre de ferraille est arrivé au port anglais d’Hartlepool en mai 2017, Paul Corr, de la société Able UK, en charge de sa destruction, a été le premier à monter à bord. Le décor qui l’attendait sur la plate-forme pétrolière Brent Delta l’a profondément marqué. « Tout était resté en place : les gilets de sauvetage, les vêtements personnels, les photos de famille accrochées aux murs… Dans la cabine du capitaine, il y avait une tasse de café à moitié bue. C’était une vision fantomatique. »

    La plate-forme pétrolière, grande comme London Eye, la grande roue de Londres, et pesant l’équivalent de 2 000 bus, était demeurée exactement en l’état. Quelques mois plus tôt, 160 employés y travaillaient encore, mettant un point final à quatre décennies d’extraction de gaz et de pétrole.

    Le décor d’un vieux James Bond
    Aujourd’hui, une cinquantaine d’ouvriers démontent Brent Delta, morceau par morceau. Les panneaux informatiques poussiéreux de la salle de contrôle sont encore là, comme le décor d’un James Bond des années 1970 laissé à l’abandon. Fin novembre, quelques ouvriers se sont harnachés sur un côté de la plate-forme et ont découpé au chalumeau les dernières poutres qui soutenaient l’héliport et ses étages inférieurs : un pan entier – plusieurs milliers de tonnes d’acier – est venu s’écraser au sol. Plus de 97 % de la structure seront recyclés, souligne Neil Etherington, d’Able UK. En majorité, il s’agit d’acier vendu en vrac.

    La gigantesque structure d’acier est un symbole. En 1976, le champ de pétrole et de gaz de Brent, au large des côtes britanniques, qui a donné son nom au fameux « baril de Brent », a marqué le début de l’exploitation des hydrocarbures en mer du Nord. Aujourd’hui, les réserves, côté britannique, ont été exploitées aux quatre cinquièmes. Le gisement de Brent est presque vide. Delta est l’une des quatre plates-formes qui y avaient été installées et doivent donc être ramenées sur terre…….

    La suite de l’article est payante, mais le principal est dit.

    • La plate-forme pétrolière Brent Delta est démontée morceau par morceau. Les règles sont claires depuis la signature en 1992 de la Convention pour la protection du milieu marin de l’Atlantique du Nord-Est : à la fin de la période d’exploitation, l’industrie pétrolière ne doit rien laisser dans la mer. Des dérogations sont possibles mais elles sont strictement encadrées. Malgré la loi, l’industrie pétrolière rechigne à tout nettoyer. Les énormes colonnes de béton qui soutenaient la plate-forme sont toujours en place, dépassant au-dessus de la crête des vagues. Impossible de les ramener à terre ! D’autant plus que le défi de fond pour la mer du Nord est financier : 56 milliards de livres (62 milliards d’euros) pour tout nettoyer d’ici à 2050. Face à l’ardoise, l’État britannique est obligé de compenser. Il accorde des rabais fiscaux qui peuvent couvrir jusqu’à 75 % des coûts et s’élèvent en moyenne à 45 %. En 2016, pour la première fois de l’histoire du Royaume-Uni, les rentrées fiscales de la mer du Nord, déjà fortement réduites par la chute du prix du pétrole, ont été annulées par les crédits d’impôt du démantèlement. Cela risque de devenir la norme. Et contrairement à la Norvège, le Royaume-Uni n’a jamais constitué de fonds souverain, malgré les 330 milliards de livres (370 milliards d’euros) d’impôts versés par l’industrie depuis les années 1970. En deux générations, l’argent des hydrocarbures s’est évaporé.*

      Il y a 20 ou 30 ans c’était plus simple pour les industriels. On fermait une usine et on laissait les débris dans une friche dédiée aux générations futures. En cas de pollution avérée, c’était l’État qui payait. Aujourd’hui les pétroliers de la mer du Nord vont dire qu’ils n’ont plus d’argent et l’État, qui ne percevra plus les recettes sur toutes les activités dépendant du pétrole, sera au bord de la faillite. Nous avons mis la mer du Nord au pillage, nous mettons toute la planète au pillage, nous laissons aux générations futures un champ de ruines. Comme écrivait Thomas More en 1516 à propos de l’or et l’argent, « La nature, cette excellente mère, les a enfouis à de grandes profondeurs, comme des productions inutiles et vaines, tandis qu’elle expose à découvert l’air, l’eau, la terre et tout ce qu’il y a de bon et de réellement utile. » En 1892 Mendeleïev, l’inventeur de la classification périodique des éléments, présentait cet avis au tsar : « Le pétrole est trop précieux pour être brûlé. Il faut l’utiliser comme matière première de la synthèse chimique » . Ce sont des points de vue éclairés que la société thermo-industrielle a été incapable d’écouter. Tant pis pour elle, tant pis pour tous ceux d’entre nous qui croient que notre niveau de vie n’est pas négociable !
      http://biosphere.blog.lemonde.fr/2017/12/08/le-petrole-etait-trop-precieux-pour-etre-brule

    • Dans cet article, Il apparait que le thatcherisme n’a été que le gaspillage de 330 milliards de livres et qu’après le début de la fin du pétrole et du gaz, la balance commerciale britannique s’est effondrée.

      Il est certain que l’Angleterre donnera l’indépendance à l’Ecosse, à charge pour elle (et ses contribuables de nettoyer le merdier.

      #pétrole #mer_du_nord #pollution #angleterre #écosse #thatcher #Atlantique #Thomas_More #générations_futures #Brent Delta #Royaume-Uni #pillage #ferraille #merdier

  • Avec le rachat de #Maersk_Oil & Gas, #Total se renforce en mer du Nord
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/08/21/total-se-renforce-en-mer-du-nord-en-acquerant-le-danois-maersk-oil-gas_51747

    C’est la plus grosse opération de Total depuis sa fusion avec Elf en 1999. Et la plus importante en mer du Nord depuis le mariage des norvégiens Statoil et Norsk Hydro en 2006. La compagnie pétrolière française a annoncé, lundi 21 août, l’acquisition pour 7,45 milliards de dollars (6,3 milliards d’euros) du Danois Maersk Oil & Gas, filiale du numéro un mondial du transport maritime A. P. Moller-Maersk.

    « L’opération s’est faite assez rapidement. Nous avons montré que nous étions très déterminés. Et elle s’est faite à un prix raisonnable situé entre 50 dollars et 55 dollars le baril », indique au Monde le PDG de Total, Patrick Pouyanné.

    Elle permettra au groupe tricolore d’accroître ses réserves prouvées et probables de 1 milliard de barils, s’ajoutant aux 11,5 milliards actuels, et de porter sa production à 3 millions de barils (équivalent pétrole) par jour à la fin de la décennie. « Entre 2014 et 2020, la production de Total sera passée de 2,1 millions à 3 millions de barils par jour », ajoute-t-il.
    […]
    Alors que la production d’or noir décline en mer du Nord depuis le pic de 2000, l’intégration des activités de Maersk fera passer le groupe français de la troisième à la deuxième place dans la région, derrière Statoil.
    […]
    Autre avantage pour une entreprise très exposée aux aléas géopolitiques, selon M. Pouyanné : « Cette opération équilibre nos risques. Il y a un mois, je signais avec l’Iran, aujourd’hui avec le danois Maersk, dont 85 % du portefeuille se trouvent dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques [OCDE] et 80 % en mer du Nord. » En juin 2016, il avait déjà signé un contrat majeur avec le Qatar.

  • Sperm Whales Found Dead In Germany, Stomachs FULL Of Plastic And Car Parts

    In January, 29 sperm whales were found stranded on shores around the North Sea, an area that is too shallow for the marine wildlife. Only recently were details of the animals’ necropsy released. However, scientists were deeply disturbed by what they found in the animals’ stomachs.


    http://www.trueactivist.com/sperm-whales-found-dead-in-germany-stomachs-full-of-plastic-and-car-pa
    #plastique #baleines #pollution #déchets #Mer_du_nord
    via @reka

  • Une forêt sous-marine de 10 000 ans en Mer du Nord
    Divers discover underwater forest off Norfolk coast
    http://www.bbc.com/news/uk-england-norfolk-30944708

    A submerged prehistoric forest, discovered 200 metres off the Norfolk Coast, is about 10,000 years old, according to geologists.

    Discovered by divers, the forest is part of a prehistoric Doggerland which once spread all the way to Germany.

    The forest was discovered by volunteer Sea Search diver Dawn Watson, who came across “an enormous wave of black stuff”.

    It was only later she realised it was the remains of a forest of “probably oak trees” that had been knocked flat.

    Doggerland was home to hunter gatherers and would have consisted of a landscape of salt marshes, spits, hills and estuaries.

  • Offshore turbines get approval of seals | Climate News Network

    http://www.climatenewsnetwork.net/2014/07/offshore-turbines-get-approval-of-seals

    By Tim Radford

    Researchers tracking the movements of seals in the North Sea reveal that “artificial reefs” created by wind farms and pipelines are becoming attractive as foraging grounds on fishing expeditions.

    LONDON, 25 July, 2014 − Environmental campaigners and countryside conservators aren’t the only fans of those great arrays of turbines, generating renewable energy from the winds at sea. Grey and harbour seals in the North Sea are beginning to show a preference for offshore wind farms as well.

    Deborah Russell, research fellow at the University of St Andrews, Scotland, and colleagues tracked the movements of both the harbour seal (Phoca vitulina) and the grey seal (Halichoerus grypus).

    #climat #énergie_renouvelable

  • Mer du Nord, Energie, Publicité

    Trouvé cette carte-pub dans le Scanorama de décembre 2013-janvier 2014 (c’est le journal qu’on trouve à bord des vols de la SAS - Scandinavian Airlines).

    https://dl.dropbox.com/s/7liz6esw5gji5up/pub-carte.jpg

    Les Gazoducs Mer du Nord - continent(s). Usage de la carte pour la pub, effet graphique assez réussi, et document convaincant, non ?

    #cartographie #publicité #marketing #énergie #gaz #mer_du_nord #visualisation #images #manipulation

  • La bataille du Rhin d’acier | Vincent Doumayrou
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/01/DOUMAYROU/47165

    Autour des ports rivaux d’Anvers et Rotterdam, la concurrence se mue en lutte régionale pour l’offre d’infrastructures de transport. Et dégénère parfois en incident diplomatique entre la #Belgique et les #Pays-Bas… / Belgique, #Europe, Pays-Bas, Commerce international, Droit international, #Eau, (...) / Belgique, Europe, Pays-Bas, Commerce international, Droit international, Eau, Relations internationales, #Transports, #Diplomatie, #Environnement, Mer du Nord - 2012/01

    #Commerce_international #Droit_international #Relations_internationales #Mer_du_Nord #2012/01