• Un mois pour explorer les archives visionscarto.net août 2025— août 2026

    Je profite de l’été pendant lequel nous somme un peu moins actifs pour proposer un petit voyage quotidien au cœur de la « bibliothèque » de la plateforme collective de visionscarto.net

    Jour 1 :
    Le cri de Blessing Matthew : enquête sur les morts des frontières
    https://www.visionscarto.net/le-cri-de-blessing-matthew-enquete
    #frontières #mourir_aux_frontières #migration #asile

    par Cristina Del Biaggio

    Blessing Matthew venait de franchir la frontière italo-française. Le 7 mai 2018, en tombant dans la Durance, elle aurait hurlé trois fois « Help me ! » sans que les forces de l’ordre présentes sur place ne lui portent secours. Sa sœur nous a confié que Blessing « continuera de hurler » tant que justice ne sera pas faite. La frontière, ce matin-là, a crié.


    La tombe de Blessing Matthew

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    La petite équipe de visioncarto s’agrandit, et nous hébergeons, outre les publications indépendantes de textes et de cartes, de nouveaux projets scientifiques, artistiques et militants :

    Les actes du symposium de cartographie sensible et expérimentale qui s’est déroulé à l’université de Wageningen en septembre 2025
    https://www.visionscarto.net/experimental-mapping-symposium-and-workshop

    L’ensemble de contributions, fruit des recherches menées dans le cadre du projet ERC Embodied Ecologies par le département des sciences sociales de Wageningen aux Pays-Bas,
    Embodied Ecologies project, tablee of contents
    https://www.visionscarto.net/the-embodied-ecologies-project

    Le travail du collectif Reading in Gaza qui documentent les destructions par l’armée israélienne des lieux de lecture et d’écriture dans la bande de Gaza.
    Reading in Gaza : table des matières
    https://www.visionscarto.net/reading-in-gaza-accueil

    L’initiative carto artistique cARTo :
    Voyage en cartes sensibles
    https://www.visionscarto.net/voyage-en-cartes-sensibles

  • Responsability and vulnerability to climate change

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    Commentaire de Damien Deville sur LinkedIn:

    Contrairement à une carte classique, les pays ne sont pas placés en fonction de leur localisation réelle, mais en fonction de deux variables : les #émissions_de_gaz_à_effet_de_serre par habitant (axe horizontal) et la vulnérabilité au changement climatique (axe vertical).

    Les couleurs représentent le #revenu par habitant.

    📈 Les pays les plus riches ont tendance à contribuer beaucoup plus au changement climatique que les pays les plus pauvres, tout en étant moins vulnérables à ses conséquences.

    La définition de l’#injustice.

    Elle permet aussi de réfléchir à la situation de la France : actuellement moins émetteuse que nombre de pays occidentaux, la France reste un pays globalement peu vulnérable au réchauffement climatique.

    https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7474347898009337857

    source:
    Times Comprehensive Atlas of the World


    https://collins.co.uk/products/9780008610111

    #changement_climatique #responsabilité #vulnérabilité #cartographie #visualisation

    ping @reka @fil

  • Ne fais pas cette erreur : pour réussir dans la vie, il ne faut pas « traverser la rue ». L’essentiel, c’est de ne pas craquer.

    Olivier Dussopt, un ancien ministre condamné mais finalement épargné
    https://www.mediapart.fr/journal/france/150426/olivier-dussopt-un-ancien-ministre-condamne-mais-finalement-epargne

    Définitivement condamné pour favoritisme en 2025, Olivier Dussopt a demandé un mois plus tard le relèvement de la sanction prononcée, car il lui était interdit de diriger des entreprises candidatant à des marchés publics. L’ancien ministre a expliqué avoir trop de mal à trouver un emploi. Un tribunal lui a accordé cette faveur.

    #statusmaxxing #merci_arno

  • Marelle | #Police #cursive #libre pour l’enseignement de l’écriture à l’école élémentaire
    https://marelle.forge.apps.education.fr

    Marelle est une police cursive libre pour l’enseignement de l’écriture à l’école élémentaire.La police Marelle est conçue spécifiquement pour l’enseignement de l’écriture cursive à l’école élémentaire, elle a été développée par une équipe d’enseignants et designers spécialisés dans les systèmes d’écriture.

    La police Marelle propose 3 types de variantes  :

    – majuscules bâtons ou cursives
    – avec ou sans lignage Seyes
    – hauteur des ascendantes et descendantes

    Ces variantes peuvent être combinées, pour répondre au mieux aux besoins des enseignants et des élèves.
    Marelle est disponible au téléchargement sous licence libre OFL. Vous pouvez l’utiliser et la diffuser gratuitement.

    #font #typographie

    • Grand #merci !
      C’est très utile pour tous les parents/grand parents/enseignants du francais (avec cédille seulemnt sur les claviers francais, écrit à la main par contre il n’y a pas de problème de codage de caractères) .

      Fable médiatique : Finlande / USA, les écoliers n’apprendront plus à écrire à la main…
      https://seenthis.net/messages/319461

      Je suis POUR l’apprentissage de la calligraphie à l’école. Je suis également pour l’utilisation de tous les outils informatiques à l’école. Il faut par contre faire attention à ne pas détruire/remplacer ses capacités intellectuelles par la confiance dans les robots informatiques.

      voire
      Les chinois oublient comment écrire à cause des SMS
      https://actualitte.com/article/78157/scolarite/les-chinois-oublient-comment-ecrire-a-cause-des-sms

      Inquiétudes gouvernementales

      De son côté, le gouvernement a interrogé les professeurs sur les aptitudes à l’écrit de leurs élèves. 60 % des enseignants ont déclaré avoir noté une baisse des capacités des élèves. Pour faire face au problème, le gouvernement veut les forcer à écrire plus souvent à la main. Une des solutions avancées serait de les obliger à rendre leurs devoirs en version manuscrite. Ce qui aurait aussi l’effet positif de limiter les « copier-coller ».

      Encore cette avant-garde chinoise ;-)

      #Chine #écriture

  • Faites circuler l’info : jeudi matin, on procèdera au déménagement de Seenthis vers une nouvelle machine. On coupera le service sur l’ancien serveur pendant qu’on activera la nouvelle machine, ce qui fait que vous aurez l’impression que Seenthis ne fonctionne pas pendant quelques temps – le temps, en fait, que votre propre ordinateur ait appris que le nom de domaine seenthis.net pointe vers une nouvelle machine (ça devrait prendre, au pire, une heure).

  • On a besoin de testeurs pour préparer le déménagement de #Seenthis sur une nouvelle machine.

    https://seenthis2.zoo-logique.org est à disposition pour permettre à tout un chacun d’effectuer des vérifications que tout fonctionne. Cette phase devrait aussi nous permettre de vérifier la montée en charge du nouvel environnement système et logiciel. Le nouvel environnement sera réinitialisé lors de la mise en production. Ce jour-là, l’ancienne instance sera rendue inaccessible, synchronisée puis éteinte et la nouvelle instance sera accessible dans l’heure qui suivra.

    Évidemment, tout ce que vous posterez sur cette machine de test sera effacé au moment du déménagement définitif, puisqu’on réinstallera sur la nouvelle machine l’état du Seenthis actuel.

  • Je vois bien que tu as été intrigué par cette affiche du film Zombie Fight Club (Chine, 2014), parce que la photo n’est ni une scène ni même un personnage qui apparaîtrait dans le film :

    Et donc je me doute bien que tu as été encore plus intrigué par cette affiche de Reign of Chaos (2022), parce que n’est-ce pas, la dame n’est pas dans ce film-là non plus.

    Bref je vais te sauver ta journée : la photo n’a effectivement rien à voir avec un quelconque film, c’est de la photo de stock que tu peux acheter ici :
    https://www.istockphoto.com/fr/photo/sexy-femme-assassin-series-gm165658514-17519619

    #merci_arno

  • Artistes-auteurs on a pas toustes la même notion de la créativité et de l’autonomie

    Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026
    Amendement n°511 (Sénat)
    https://politique.pappers.fr/amendement/n511-projet-loi-financement-securite-sociale-2026-SNAMD1298491


    L’amendement propose donc de rétablir un collège OGC garantissant un équilibre avec les organisations syndicales et professionnelles, d’assurer la diversité des filières et de maintenir la complémentarité naturelle entre OGC et organisations professionnelles propre aux filières gérées en gestion collective.

    Amendement déposé par : M. Jean-Raymond Hugonet
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Raymond_Hugonet#cite_note-:0-1

    M. Jean-Raymond Hugonet créateur de La chanson de Bamboula Face A et B
    https://www.encyclopedisque.fr/disque/31318.html

    « On m’a dit fait saga Bamboula » : c’est l’histoire du gâteau star de la fin des années 80
    https://www.youtube.com/watch?v=Bblw-ykZxUw

    #sénat #artistes-auteurs #caap

  • Les APL gelées en 2026 et même supprimées pour [plus de 300 000] étudiants étrangers ?
    https://demarchesadministratives.fr/actualites/budget-2026-le-gouvernement-veut-geler-les-apl-et-les-suppr

    Le projet de #budget 2026 contient le gel des aides personnalisées au logement et la suppression de ces aides pour certains étudiants étrangers non boursiers.
    Alors que le gouvernement cherche à faire des économies, l’exécutif a notamment ciblé les #APL (aides personnalisées au logement). En effet, le projet de budget pour 2026, présenté ce mardi 14 octobre en conseil des ministres prévoit de geler ces aides pour l’année à venir, à l’instar de plusieurs autres prestations sociales. De plus, il prévoit de supprimer les APL pour certains étudiants étrangers.

    Selon le projet de budget, les aides personnalisées au logement ne feront pas l’objet d’une revalorisation en 2026 pour suivre l’inflation, contrairement aux années précédentes. Cette décision, inscrite dans l’#année_blanche budgétaire, vise à stabiliser le montant d’aides versées. Cette mesure devrait permettre à l’État de réaliser une économie globale de 108 millions d’euros, dont 54 millions d’euros générés par le choix de ne pas indexer ces aides sur l’inflation.​

    Le projet prévoit également de supprimer l’accès aux APL pour les étudiants étrangers non ressortissants de l’Union européenne, de l’Espace économique européen (EEE), ou de la Suisse, lorsque ceux-ci ne bénéficient pas d’une bourse. Seuls les étudiants extra-communautaires boursiers (environ 2 à 3 % des 315 000 étudiants concernés) pourraient continuer d’en bénéficier. La suppression des APL pour les étudiants extra-communautaires non boursiers représente une économie potentielle estimée à 400 millions d’euros pour l’État.

    On nous aurait trumpé ?

    #étudiants_étrangers #droits_sociaux #xénophobie_d'État #merci_PS

    • PLF 2026 : Fage, Union étudiante et Unef opposés à la fin des APL pour les étudiants extracommunautaires non boursiers
      https://www.aefinfo.fr/depeche/739341-plf-2026-fage-union-etudiante-et-unef-opposes-a-la-fin-des-apl-pour-l

      Alors que le PLF 2026 prévoit d’exclure les étudiants extracommunautaires non boursiers des bénéficiaires des APL (aides personnelles au logement), la Fage, l’Union étudiante et l’Unef dénoncent, dans des communiqués distincts, une mesure « raciste » qui risque d’aggraver la précarité de ces étudiants, entre le 15 et le 16 octobre 2025. Les trois organisations étudiantes réclament le « retrait immédiat » de cette mesure. « De nombreuses coupes budgétaires sont prévues sur le dos des étudiants », déplore l’Union étudiante, alors que les crédits « vie étudiante » du programme 231 de la Mires,sont en baisse de 25,6 M€.

      « Non à la suppression des APL pour les étudiants extracommunautaires non boursiers. » La Fage, l’Union étudiante et l’Unef expriment leur ferme opposition à cette mesure qui figure dans le PLF 2026, présenté le 14 octobre 2025 en conseil des ministres.

      S’agissant des étudiants hors UE, le texte budgétaire prévoit de restreindre le bénéfice des APL aux seuls étudiants extracommunautaires boursiers. Ainsi, les étudiants hors UE ne bénéficiant pas de bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux ne pourront plus toucher ces aides au logement.

      « UNE MESURE DANGEREUSE ET INACCEPTABLE » (LA FAGE)

      La Fage juge la « mesure raciste, dangereuse et inacceptable ». Dans un message posté sur LinkedIn au lendemain de la présentation du projet de budget, l’organisation étudiante dénonce une « logique de ciblage », « lourde de conséquences et très dangereuse », qui risque de « dégrader plus encore les conditions de vie d’étudiants qui sont déjà dans des situations de #précarité extrême ». La Fage rappelle que 60 % des étudiants bénéficiaires de ses épiceries solidaires Agoraé sont des étudiants étrangers, « dont 63 % sont non-boursiers » .

      Le syndicat étudiant réclame que « les APL restent accessibles à tous les étudiants, sans discrimination de nationalité » et plaide pour le « retrait immédiat » de la mesure, alors que "le logement représente le premier poste de dépense d’un étudiant" (lire sur AEF info).

      L’UNEF LANCE UNE PÉTITION « POUR EXIGER L’ÉGALITÉ DANS L’ACCÈS DES APL »

      Même opposition exprimée par l’Unef, dans un communiqué diffusé le 16 octobre, qui dénonce « une rupture d’égalité manifeste » et « une attaque raciste ». En voulant supprimer les aides au logement pour les étudiants étrangers non-boursiers, « le gouvernement veut appauvrir encore plus 300 000 étudiantes et étudiants qui font déjà partie des étudiantes et étudiants les plus #précaires », fustige l’organisation étudiante.

      L’Unef pointe aussi la proposition du gouvernement « d’ augmenter à 100 euros la taxe que ces étudiantes et étudiants doivent payer pour demander ou pour renouveler leur visa » .

      Dénonçant « une triple précarité », administrative, pédagogique et financière, subit par ces étudiants extracommunautaires non boursiers, l’Unef appelle « au retrait de ces mesures », jugées « injustes et xénophobes ». L’organisation étudiante, qui a calculé que le coût de la vie pour ces étudiants étrangers, en moyenne de +14 % par rapport au niveau de vie des étudiants français, indique lancer une pétition « pour exiger l’égalité dans l’accès des APL ».

      Pour rappel, les étudiants extracommunautaires non boursiers sont en principe soumis aux droits d’inscription différenciés.

      « PRÈS DE 300 000 ÉTUDIANTS SANS APL », SELON L’UNION ÉTUDIANTE

      L’Union étudiante alerte également sur cette proposition jugée « raciste et qui promeut la #préférence_nationale ». « Ce sont près de 300 000 étudiantes et étudiants qui se retrouveront sans APL », estime le syndicat étudiant, dénonçant « une nouvelle coupe brutale dans l’aide au logement étudiant ». « Exclus du système de bourses, ces étudiants sont très souvent obligés de se salarier. La suppression des APL pour ces étudiants les empêcherait concrètement de subvenir à leurs besoins et de se loger, accentuant les situations de #sans-abrisme étudiant », alerte l’Union étudiante, dans un communiqué diffusé le 14 octobre.

      DES « COUPES BUDGÉTAIRES SUR LE DOS DES ÉTUDIANTS »

      Au-delà de cette mesure, l’organisation étudiante se dit opposée à ce PLF qui « ne fait que prolonger la logique de restriction des dépenses publiques, au détriment des services essentiels et de la jeunesse », selon l’Union étudiante.

      Pour rappel, s’agissant de la Mires, le PLF 2026 prévoit 31,47 Md€ de crédits de paiement, soit +566 M€ comparé à la loi de finances 2025. Mais les crédits « vie étudiante » du programme 231, qui s’élèvent à 3,2 Md€ en CP, sont en baisse de 25,6 M€.

      « Malgré cette hausse, ce sont de nombreuses coupes budgétaires qui sont prévues sur le dos des étudiants ! », dénonce encore le syndicat. « Les allègements pour les entreprises et les niches fiscales, comme le Crédit Impôt Recherche (CIR), sont reconduits, tandis que les aides sociales stagnent », déplore l’organisation qui y voit « un choix clair : subventionner la recherche privée au détriment de la recherche publique, sans transparence ni contrôle ».

      L’Union étudiante revendique :

      « Un revenu d’autonomie à hauteur du seuil de pauvreté ;
      le maintien des APL pour toutes et tous et l’augmentation de leurs montants ;
      la gratuité réelle de l’enseignement supérieur, pour tous les étudiants sans distinction ni sociale ni géographique ;
      le retrait du crédit impôt recherche et une augmentation et réorientation des dépenses fiscales vers la recherche publique ;
      l’abrogation des réformes des retraites et le financement des services publics par une fiscalité de justice sociale. »

    • L’Agence France Police publie un article qu’il faut regarder. Ils y ont documenté la prolifération commerciale de site et infos qui racontent pour générer de la connexion n’importe quoi sur la protection sociale à ceux qui en dépendent . Ces trucs contribuent au brouillage de tout repère dans le maquis bureaucratique et constamment changeant des droits collectifs.

      Quant à la mesure prise, priver plus de 300 000 étrangers d’APL, elle repose sur une ruse. Puisqu’il ne serait ni constitutionnel ni conforme au droit européen d’exclure les étrangers, et pas même les étrangers non ressortissants de pays hors U.E en général, on vire les non boursiers, sachant qu’il est difficile et rare pour les étrangers d’en obtenir une.

      « Non, la CAF ne va pas cesser de verser des aides aux personnes nées à l’étranger à partir de 2026 ». On subordonne « exceptionellement » l’accès à un droit social (APL) au bénéfice d’un autre droit social (bourse). On étend la préférence nationale réelle à défaut de la rendre à la fois formelle et réelle. L’intention y est. Nul doute qu’on cherchera d’autres moyens de la mettre en oeuvre.

      Non, la CAF ne va pas cesser de verser des aides aux personnes nées à l’étranger à partir de 2026
      https://factuel.afp.com/doc.afp.com.78PH7ZQ#:~:text=Dans%20un%20contexte%20de%20recherche,à%20c.

      edit

      Cette mesure « peut créer des milliers et des milliers de situations dramatiques », alerte Manuel Domergue, rappelant que les systèmes de bourse ne sont pas les mêmes à l’étranger et que seulement « 2% à 3% des 315 000 étudiants étrangers extra-communautaires » sont boursiers.

      [Manuel Domergue, Fondation pour le logement des défavorisés] calcule grossièrement que refuser entre 100 et 150 euros d’aides mensuelles à 300 000 à 310 000 étudiants pourrait induire des économies d’environ 400 millions d’euros.

      Les crédits alloués à l’aide à l’accès au logement, qui comprend les APL, seront de 16,1 milliards d’euros en 2026, en baisse de 600 millions d’euros par rapport à l’année précédente.

      https://perma.cc/B59X-RAYX

      edit sur la « préférence nationale déguisée » un historique https://seenthis.net/messages/1141480

    • Non à la suppression des APL pour les étudiant·es étranger·es ! Pétition
      https://www.change.org/p/non-à-la-suppression-des-apl-pour-les-étudiant-es-étranger-es

      Entre 100 et 250 € de moins par mois pour les étudiant·es étranger·es et des difficultés d’accès au logement démultipliées : voilà ce que contient le projet de budget 2026 présenté par le gouvernement Lecornu.

      L’article 67 du projet de loi de finances propose, sans justification ni étude d’impact, d’exclure des Aides personnalisées au logement (APL) la quasi-totalité des étudiant·es étranger·es extra-européen·nes. Cette nouvelle mesure discriminatoire instaure parmi les étudiant·es une véritable préférence nationale dans l’aide au logement.

    • « Nous partageons cette fierté française d’accueillir les étudiants du monde entier, a rétorqué le ministre de la ville et du logement, Vincent Jeanbrun. En accompagnant les boursiers qui ont de faibles ressources, mais pas nécessairement le riche étudiant texan. » Cet exemple-là n’est toutefois pas le plus parlant. Les quelque 266 000 étudiants extracommunautaires sont en effet originaires pour moitié d’Afrique, à 22 % d’Asie et d’Océanie et seulement à 8 % du continent américain.

      Surtout, très peu d’étudiants hors Union européenne (UE) bénéficient d’une bourse versée par les centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (Crous). Ce qui s’explique par des conditions restrictives : avoir une carte de séjour ou un statut de réfugié reconnu par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, tout en étant domicilié en France depuis au moins deux ans et en attestant d’un foyer fiscal de rattachement. Pour s’inscrire à l’université, ils doivent en outre payer, depuis 2019, des frais d’inscription quinze à seize fois supérieurs.

      « La majorité des étudiants étrangers non communautaires viennent de pays très pauvres. L’étudiant texan, c’est un épouvantail. Et cette restriction des aides au logement n’est rien d’autre qu’une forme de #préférence_nationale  », affirme Manuel Domergue, le directeur des études de la Fondation pour le logement. L’extrême droite s’est pour sa part félicitée de voir le débat se déplacer sur son terrain de prédilection. « Les Français apprennent ainsi que les étudiants étrangers bénéficiaient des APL. Il faut soulever tous les capots », a réagi l’eurodéputée (Reconquête !) Sarah Knafo, sur X.

      [...]

      Ce tour de vis pourrait n’être qu’une première étape. Le député macroniste d’Eure-et-Loire Guillaume Kasbarian, ancien ministre chargé du logement, propose d’aller « un cran plus loin », en supprimant les APL pour tous les étudiants étrangers hors de l’espace européen, boursiers ou non.

      https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/11/21/budget-avec-l-eventualite-de-la-suppression-de-leurs-apl-un-saut-dans-l-inco

  • Aujourd’hui s’ouvre un nouveau chapitre de Basta ! avec un site dédié tout beau tout neuf pour son « Portail des médias indépendants » : https://portail.basta.media (y a un peu de @b_b dedans notamment)

    Et bref, je suis content d’y trouver de bon matin de chouettes articles mis en avant.

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    Je me suis attardé par exemple sur https://madeinperpignan.com/naturopathie-imposture-scientifique-pyrenees-orientales

    « Naturopathie, l’imposture scientifique » : cet ouvrage [de Margot Brunet] qui dénonce les pseudo-thérapies mentionne les Pyrénées-Orientales

    Et également sur https://lepoing.net/le-developpement-personnel-ce-renoncement-a-changer-le-monde-entretien-avec

    Le développement personnel, ce renoncement à changer le monde : entretien avec Damien Karbovnik

    Les deux articles ont un certain rapport entre eux, dans le sens où on s’engouffre plus facilement dans ces mondes face au peu d’écoute, de temps, de moyens humains des milieux médicaux notamment, à la perte de sens au travail également.

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    Au moins, pendant ce temps, je ne râlais pas après une n-ième mascarade du PS...

  • Cancer : pourquoi la France fait partie des pays les plus touchés au monde
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/10/10/cancer-pourquoi-la-france-fait-partie-des-pays-les-plus-touches-au-monde_664

    In fine, les cancers sont la première cause de mortalité en France (27 %), suivis des maladies cardio-neurovasculaires (21,4 %), c’est-à-dire l’infarctus du myocarde, l’AVC et l’insuffisance cardiaque.

    #paywall_merci !

    • Cancer : pourquoi la France fait partie des pays les plus touchés au monde
      https://archive.ph/2025.10.10-151949/https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/10/10/cancer-pourquoi-la-france-fait-partie-des-pays-les-plus-touches-au-monde_664

      On comprend bien que le système de dépistage des cancers est nécessairement plus performant en France que dans des pays à faible revenu ne disposant pas de systèmes de santé aussi solides ; ce qui explique au moins en partie une incidence plus élevée. Mais la comparaison ne tient pas avec les autres pays à haut revenu.

      En effet, au niveau européen, la France fait plutôt figure de mauvaise élève du dépistage.

      […]

      Quelle est la part de l’environnement ?

      Toute la population est involontairement exposée à d’autres substances actives, par le biais de l’environnement et de l’alimentation. Pollution atmosphérique, additifs et résidus de pesticides dans la chaîne alimentaire, plastifiants (phtalates, bisphénols), dioxines, polluants organiques persistants (PFAS, PCB, PBDE…), etc. : cette multi-exposition de basse intensité est suspectée d’être à l’origine d’une part substantielle des cancers non attribués à des facteurs de risques connus. Mais les données sont lacunaires et les risques souvent impossibles à chiffrer. « De grandes agglomérations, comme la région parisienne, ou encore de nombreux bassins industriels ne sont pas couverts par des registres de cancer, remarque la toxicologue Francelyne Marano (université Paris Cité). Or ce sont des données cruciales si l’on veut estimer le rôle de l’environnement dans la progression de ces maladies. »

      La hausse rapide de certains cancers est néanmoins fortement suspectée d’être liée à l’environnement. « Quand on voit la hausse alarmante du cancer du pancréas, et que les principaux facteurs de risque connus, en particulier le tabac, ne permettent pas d’expliquer cette tendance, une ou des causes environnementales sont plus que probables », dit Mme Marano. Au cours des trente dernières années, selon Santé publique France, le nombre de cas a quadruplé chez les hommes et quintuplé chez les femmes, les deux tiers de ces hausses n’étant pas explicables par le vieillissement ou l’accroissement de la population.

      La Conférence nationale des unions régionales des professionnels de santé a récemment alerté sur un lien possible avec le #cadmium. Ce métal lourd, classé cancérogène, est présent dans les engrais phosphatés importés du Maroc très utilisés en France. L’imprégnation des Français est, de ce fait, notoirement forte (trois fois celle des Américains, deux fois celle des Italiens). Selon les données du CIRC, la France est le quatrième pays le plus touché au monde, même en tenant compte de l’âge de sa population. En 2024, des chercheurs français ont ouvert une piste de recherche en montrant une association statistique entre #pesticides épandus localement et risque de contracter la maladie.

      Les pesticides – dont la France est l’une des plus fortes utilisatrices au monde – sont, par ailleurs, une cause établie de lymphomes et de cancer de la prostate chez les professionnels exposés, mais aussi de certains cancers pédiatriques chez les populations riveraines d’exploitations. En population générale, les preuves sont limitées, mais des travaux menés en France et publiés en 2018 ont montré un risque diminué de lymphomes (− 75 %) et de cancer du sein post-ménopausal (− 34 %) chez les plus gros consommateurs d’aliments #bio, par rapport à ceux qui ne consomment que des produits issus de l’agriculture conventionnelle. L’hypothèse des auteurs était une responsabilité des résidus de pesticides de synthèse dans l’alimentation. Les données disponibles ne permettent cependant pas de faire de cette imprégnation une particularité française.

    • En effet, au niveau européen, la France fait plutôt figure de mauvaise élève du dépistage. Selon les données publiées par l’Organisation européenne du cancer en 2024, la France se situe en dessous de la moyenne européenne pour les trois principaux programmes mis en place. Le taux de participation au dépistage du cancer du sein est de 46 % en France contre 54 % en Europe, et de 62 % contre 69 % concernant le cancer du col de l’utérus. L’écart est particulièrement marqué pour le cancer colorectal, avec un taux de participation de 29 % en France contre 44 % en moyenne en Europe. Alors, comment interpréter la place singulière qu’occupe la France dans le nombre de cancers affectant sa population ?

      Que disent précisément les données ?
      Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé basée à Lyon, travaille également sur le fardeau du cancer dans le monde et produit le Globocan, une base de données en ligne. Pour ce dernier, la France est classée à la neuvième place des pays ayant la plus grande incidence de cancers, derrière un trio de tête constitué par l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Danemark. « Ces résultats ne sont pas nécessairement surprenants compte tenu de nos différences dans les sources de données et les méthodes utilisées, et soulignent l’importance de soutenir les efforts locaux de surveillance du cancer », estime Lisa Force, maîtresse de conférences en sciences des mesures de santé à l’IHME.
      La France a la particularité d’être l’un des derniers pays européens à ne pas disposer de registre national. Le décompte des cas de cancers est confié à Francim, un réseau regroupant une trentaine de registres locaux et deux registres pédiatriques nationaux. Au total, les nouveaux cas de cancer ne sont ainsi comptabilisés que pour 24 % de la population française. Pour le reste, des mathématiciens sont chargés de faire des estimations, ce qui ouvre la voie à des différences d’interprétation et de méthode.
      Par ailleurs, le travail des registres recoupe plusieurs sources, avec lesquelles chacun doit nouer des conventions de transfert de données. Ce travail de fourmi prend du temps. En 2025, la plupart des registres sont à jour sur les données réelles observées en 2022. Mais les dernières données officielles dont on dispose, publiées par Santé publique France en juillet 2023, sont les nouveaux cas observés jusqu’en 2018, à partir desquels des extrapolations ont été faites jusqu’en 2023. En 2027, Francim espère publier sa prochaine étude d’incidence des cancers basée sur les chiffres de 1985 à 2022.
      « Cela fait longtemps que l’on discute de la qualité des données en France, souligne Isabelle Soerjomataram, cheffe adjointe de la branche surveillance du cancer au CIRC. La vérité est probablement entre la valeur du GBD et celle de Globocan, avec la France dans le top 10 de l’incidence mondiale. » Une loi promulguée le 30 juin prévoit la mise en place d’un registre national, confiée à l’Institut national du cancer. Mais l’instabilité politique a repoussé la publication du décret d’application, initialement prévue en septembre.

      #données_chiffrées (fiabilité des) #santé_publique (défaillance des politiques de)

      #cancers (incidence des) #pollutions #pesticides #phytosanitaires #intrants #cadmium #agro-industrie

    • pour info le plugin de navigateur bypass paywalls permet d’accéder aux articles du Monde (entre autres médias). Je sais pas si c’est safe de mettre le lien ici, mais sachez qu’on peut le trouver sur gitflic.ru (oui c’est en russe... mais le code est open-source)

  • The Drugs Are Coming From Inside the Military Base - An interview with Seth Harp
    https://jacobin.com/2025/09/drug-trafficking-military-power-crime

    Si vous coyez encore que les interventions militaires états-uniennes sont autre chose que les coups d’un cartel du crime, lisez cet article. Il n’y a pas de secret. Il suffit de quitter le domaine du journal de vingt heure pour s’en rendre compte.

    11.9.2025 by Branko Marcetic - Seth Harp’s best-selling The Fort Bragg Cartel exposes the degree to which America’s drug trade and attendant violent crime are connected to its foreign wars. It’s a timely read as Donald Trump uses both to justify radical new expansions of military power.

    There are important books, and there are popular books. Sadly the two don’t often overlap. Seth Harp’s The Fort Bragg Cartel: Drug Trafficking and Murder in the Special Forces, an exposé of the criminality and violence carried out by returning Special Forces personnel in American communities, is a rare exception. The book rocketed onto the New York Times bestseller list and is now set to be turned into an HBO series.

    Its splash seems almost tailor-made for this moment. Harp’s book is making waves just as Donald Trump uses a supposed crackdown on violent crime and drug trafficking as a pretext to illegally deploy the military on American streets and expand US warmaking in radical new ways. Jacobin’s Branko Marcetic spoke to Harp, an investigative journalist and military veteran, about the evolution of US military interventions, the lesser-known ways they blow back on American soil, and new details about his reporting that didn’t make it into the book. The interview has been edited for length and clarity.

    Branko Marcetic

    How would you describe the popular image of the Special Forces operator as it’s been given to the public, and how does that contrast with what you found over the course of your reporting?

    Seth Harp

    What the public thinks of as special operators is largely shaped by TV shows and movies that portray these guys as action heroes. I just watched an episode of a show called The Terminal List, and it’s pretty typical in the way that it portrays these long-haired badasses who are rugged and tough antiheroes out there fighting terrorists. The reality around the Special Forces is a lot more complex.

    The Special Forces has a specific role. Army Special Forces has a niche role that it grew out of in the Vietnam era, which was to train foreign armies to go into countries where the United States has perceived national security interests and create proxy forces to serve those interests. They’re trainers. They meet with local forces in a country like Afghanistan, for example, and their job is to create a force that’s capable of standing on its own. So a lot of the things that they do are hooking these guys up with weapons, getting them money supplies, training them how to fight, and then also leading them in battle.

    Branko Marcetic

    A lot of them end up with regret about what they’ve done, despite their image as heroes, and that leads to these personal dysfunctions that you cover in detail.

    Seth Harp

    Yeah, Sebastian Junger wrote a book some years ago, Tribe, in which he writes about hunter-gatherer groups that participate in tribal warfare, many of whom kill people and are exposed to gruesome violence in places like Papua New Guinea or the Amazon. His point was that in these environments, there is no such thing as Post-Traumatic Stress Disorder (PTSD). It’s not to be found.

    He contrasts that with the experience of fighting in the modern military of a massive nation-state like the US, that’s capitalist and is alienated and atomized, where there’s a divergence between elite interests and the people. His basic hypothesis, which I find interesting, is that it’s because of the lack of integration of the reasons for fighting a war that causes people to suffer and grapple with their consciences afterward. It’s because they’re fighting for alienated interests, and they’re not fighting for their tribe.

    Navy SEALs call each other brothers, but they’re not brothers in the sense that hunter-gatherers are literally brothers and cousins fighting. I think that has a lot to do with it, compounded by the fact that most veterans think that the wars in Iraq and Afghanistan were not worth fighting. The absence of a legitimate goal that the violence is in service of is what drives the epidemic of PTSD and moral injury that’s observable in the Special Forces.

    Branko Marcetic

    We’re in the middle of a political crisis right now in which the military’s role is being radically expanded, including into US domestic life, all on the basis of fighting crime and drugs, and drugs being a national security threat. Yet it seems like so much of the blowback from these Special Forces operations is that the damaged soldiers end up carrying out crime and violence at home as well as getting involved in the drug trade.

    How much of the domestic drug trade can be attributed to the US military? And when it comes to the crime and violence committed by special operators in their communities, to what extent can we say these are exceptions?

    Seth Harp

    I don’t think that you could say that they’re just bad apples or isolated cases, because there’s so many of them.

    My book mainly focuses on a pair of special operators who were found murdered in Fort Bragg in 2020, Timothy Dumas and Billy LaVigne. They died in 2020, and the investigation into their deaths lasted three years. In the years since then, there have been many more cases coming out of Fort Bragg that I don’t have such close detail on but am still tracking.

    Todd Michael Fulkerson, a Green Beret who was trained at Bragg, was convicted earlier this year of trafficking narcotics with the Sinaloa cartel up through the Arizona border and bringing drugs into Ohio. Another guy, Jorge Esteban Garcia, who was the top career counselor at Fort Bragg for twenty years — his job was to mentor and coach retiring soldiers on their career prospects — was literally recruiting for a cartel and was convicted of trafficking methamphetamine and supporting a violent extremist organization. And then a group of soldiers in the 44th Medical Brigade at Fort Bragg — all these soldiers are at Fort Bragg — were convicted of trafficking massive amounts of ketamine from Cameroon in West Africa to the US through the mail system.

    Those three cases are just in the last eighteen months or so and just in one military base. When you look at these cases closely, you see how many times these things get covered up, and how rare it is to actually be fully adjudicated through the criminal justice system to the point where you have a conviction. I’m only talking about cases where these soldiers were convicted. Many more cases get quietly buried and never come to light.

    As for what proportion of the drugs in the United States are being brought by members of the military, I think that’s impossible to quantify for a variety of reasons. But what you can say is that you can look at every single region of the world that’s a massive drug production center — which there really are not that many of them — and in every case, you can see that US military intervention preceded the country’s becoming a narco state, not the other way around.

    You’re talking about Mexico, Colombia, also Peru and Bolivia to some extent, El Salvador, Honduras, Nicaragua, and Afghanistan as well as what’s now called Myanmar. Those countries account for the lion’s share of all drugs produced in the world, and all have a long history of US military and intelligence intervention that predates their becoming narco states.

    Branko Marcetic

    A lot of the military recklessness and violence you describe in the book and the justifications for it reminds me of what’s happening in Gaza. We know there are US war planners out there who want to make Gaza and its brazen disregard for the laws and norms of war the new normal, not just for Israel but for US military operators too. Is there a worry that the extreme violence you describe being carried out by Special Forces in the book doesn’t remain just one dark part of the US military machine but the way everyone starts to operate?

    Seth Harp

    Things are in flux now like never before. It’s hard to predict. In the first two years of Israel’s onslaught on Gaza, one thing that became clear is that the Israel Defense Forces (IDF) actually makes the US military look pretty good by comparison. And it’s not a neat comparison because, for example, the US killed hundreds of thousands of people in Iraq, possibly as many as a million, certainly more than have been killed in Gaza.

    Nevertheless — and this is not meant, and no one who read my book would confuse this for an apology — the US military, in waging war in Iraq, did conduct itself by a certain type of legality. They were, by and large, following legal processes where the war had been authorized by Congress, signed off by the president. And then from there on down, you had enemy fighters that were designated combatants that could be legally killed. There were concerted efforts to train troops to minimize civilian casualties.

    In the unit I served in, in Iraq, when a soldier killed civilians unjustifiably — which happened right in front of me — other soldiers in the unit reported that they were not happy about it, and, in fact, tried to get the soldier in trouble. He never was [held accountable], but it still speaks to a certain intention to abide by the laws of war.

    The IDF doesn’t care about any of that. They’re just total murderers and terrorists who will kill anybody that moves: kill children, kill women, sport killings. We’ve seen the worst horrors that anyone’s ever seen in living memory, committed by the IDF. The question that I am most preoccupied by in this regard is whether the US will follow the Israelis down that path and act in the same way.

    Certainly, the strike on a Venezuelan boat the other day suggests that it’s possible we’ll move in that direction, because they haven’t made public their intelligence showing that these were cartel members. Even if they were cartel members, they’re not combatants in war, so striking them is totally outside the laws of war. And they’re just doing that openly. That’s similar to the Israelis in that respect. I’m really concerned that our country could follow that same model and become even more like the IDF.

    Branko Marcetic

    You write about the Joint Special Operations Command (JSOC). It was created almost as an end run around the measures taken in the 1970s to rein in the CIA. And then you combine that with the fact that, even as US officials say there will be no boots on the ground in places like Ukraine, as you report, there have been Special Forces deployed to the country.

    Are we sleepwalking into this becoming the new version of boots on the ground, where US troops are being deployed, only at a small scale and without public knowledge?

    Seth Harp

    Certainly. I think that’s a concern. One thing to keep in mind is that JSOC is a highly adaptable organization, and you see them become a very different iteration of themselves in successive armed conflicts. So they went into the Iraq War as a very niche organization that existed to hunt down former regime officials and look for those weapons of mass destruction, which turned out not to exist. But over the course of the war, JSOC evolved into a much larger and bloodier organization with a much larger and broader target set; by 2007, 2008, they were just liquidating anyone who had any connections at all to the insurgency.

    I use the phrase “death squad” to describe JSOC operations in Iraq. A similar model was then ported over to the war in Afghanistan when President [Barack] Obama came into office; again, Delta Force and JSOC functioned as a kind of death squad in Afghanistan, where they’re dedicated to daily assassination missions.

    It slowed down, because Afghanistan was a very different type of war in terms of its terrain, the composition of the enemy, and the population size relative to Iraq. So it evolved there, and the tempo of operations is lower. And then in West Africa and all across North Africa, JSOC is a very different kind of organization. Less is known about what they’re doing there. Certainly there are kinetic, lethal missions that they’re engaged in there. But it’s not entirely clear to me what JSOC operations there consist of. I know that they’re doing a lot of patrols, a lot of surveillance, and occasional strikes, particularly in Somalia.

    They also are very active in Libya, but it’s hard to know exactly what they’re up to there. Same story with Ukraine. We know that they’re there. We know that they’re doing operations. And we also see lots of sabotage and assassinations taking place inside Russian borders: generals getting killed by car bombs, factories blowing up, weapons depots catching fire. To what extent are active-duty US troops responsible for carrying out those operations versus working through Ukrainian proxies? Harder to say. There’s a lag time on this stuff because it takes years to come out.

    When I was reporting in Iraq, I was not tracking entirely what Delta Force was doing, because they’re so secretive and it’s very hard to penetrate the organization to get operational details on what they’re doing. But we should keep a close eye on their actions. And in Gaza, we know that Delta Force has a permanent liaison cell in Tel Aviv and that there’s always Delta Force personnel in Israel collaborating with the IDF. They’re also doing stuff in Yemen. So it’s something to keep an eye on. But again, this is an adaptable organization that can morph and change right in front of your eyes and become something totally different from what it was a few years ago.

    Branko Marcetic

    Shortly after your book was published, you were tipped off about, and got your hands on, an unpublished autobiography written by William LaVigne, one of the central characters of your book: a Delta Force operator who comes back from Afghanistan and ends up getting involved in drug trafficking and kills his own friend. I’m curious what you found in his memoir.

    Seth Harp

    The first time I read it, I was keenly attuned to whether I’d gotten anything wrong. In reality, it was so much heavier than I knew. The stuff that LaVigne admits is really jaw-dropping. He talks not only about Delta Force operations and combat but also about his criminal activities in North Carolina. There’s a lot of information there that I think would be relevant to the investigation into his death as well, to assign responsibility for his murder and the murder of Timothy Dumas.

    I quote sources in the book who say that LaVigne was working for a cartel and was trafficking drugs at a high level. That was something that was pretty hard to pin down. But he straight up admits it in the book, and he goes on at length detailing his work for this cartel, and he says that it started right after he got kicked off of Delta Force, after his sixth felony arrest. He didn’t get kicked off after he murdered his friend. He remained on active duty. But after a number of subsequent arrests, they had finally had enough.

    That just destroyed him, because he lived for his career, and he was totally obsessed with being a Delta Force operator. It was his whole identity. When he lost that, he went completely off the deep end, and his drug problem became really extreme. He talks about meeting low-level dealers, then meeting the people above them. He’s just gradually ascending this world, because everyone knows who he is and what he’s done, and they all are keen to make use of his skills.

    He talks about becoming linked up with some of the biggest drug traffickers in North Carolina, representatives of Mexican organizations that were there who wanted more of his knowledge and skills, not only in terms of beating up and threatening people who owed them money and accompanying them as bodyguards and teaching them how to do security, but also training them on how surveillance works. Because as a Delta Force operator, he really knew about operational security and what’s secure and what’s not, the capabilities and limitations of law enforcement.

    He was training these guys. He even talks about doing international drug runs down to Central America and using high-altitude parachute jumping to smuggle drug packages into the United States, which is, I think, the modus operandi of high-level Special Forces guys who turn to drug trafficking. With large loads of cocaine, it’s a really effective way to get around customs inspections.

    Branko Marcetic

    What did he write about the things he did when he was posted overseas?

    Seth Harp

    The most detailed accounts of Delta Force operations I’ve ever read come from this memoir. Years back, a guy, a reporter named Sean Naylor, wrote a great book about JSOC called Relentless Strike. And that was the most granular account of how JSOC operates I have ever read. Because you have to keep in mind: there’s a total information vacuum around this organization, despite its centrality to the US government and the war effort.

    But Billy Lavigne’s is a much more inside look at exactly how, on a tactical step-by-step level, they carry out an assassination of, let’s say, a guy in a moving car or a guy in a fortified compound surrounded by thousands of fighters. One of the most incredible scenes in his memoir, which is surprisingly well written, is when he talks about a raid that took place in 2015, in Syria, which targeted an ISIS commander named Abu Sayyaf. This guy was surrounded by thousands of ISIS fighters in a village that was completely occupied by ISIS. To read his account of how they went in surgically — I mean, relatively surgically, they probably killed a hundred people that day. But the way that he describes exactly how they carried out this operation and didn’t lose any of their own forces, their precision and planning is really incredible.

    They wait for weeks for the right opportunity to strike on a night when there’s clear weather. No moon is an important factor for them, because then they can operate in total darkness, without any clouds obscuring their own surveillance drones. What they’re constantly doing is minimizing risk, controlling contingencies, and then moving in and, in a very methodical way, wiping out everyone that’s on their target list while maintaining a secure perimeter that’s constantly under attack. It’s jaw-dropping, to see that from the inside.

    His role was a dog handler, by the way. I never realized the extent to which the unit uses dogs. They use dogs on every single operation. It’s something that’s not really represented in film and TV depictions. One significant thing that he acknowledges: his dog dragged him this unarmed prisoner they had torn up, and he describes swiping the guys hair out of his face, because he had long hair. And when he saw that it was not Abu Sayyaf, the target person that they were trying to abduct, he just shot him at point blank. Just blew his brains out right there. So the way he casually described killing prisoners confirmed what I wrote in the book about how these raids tend to be total massacres. In all of the raids that Lavigne describes, there are no male survivors.

    Branko Marcetic

    Is the military-related drug trafficking today on a different scale compared to, say, the 1980s, when we know there was some cooperation with drug-running while the United States was supporting the contras?

    Seth Harp

    I would say that US complicity in the international drug trade was never as substantial as it was in the war in Afghanistan, or as out in the open. No bones about it, really. Gary Webb did great reporting on how the contra rebels of Nicaragua, which had covert US backing, were being tacitly allowed to traffic cocaine into the United States through Mexico. But as bad as the crack epidemic was in the US, which this fueled, it’s nothing compared to the heroin crisis that we saw in the United States in 2010.

    The drug problem in the US has gotten way worse than it was in the 1980s, and most of that heroin came from Afghanistan, although the DEA has covered up that fact. But it’s true all over the world: Europe and Australia all had heroin crises around this time that were driven by an incredibly abundant supply and high potency of heroin, virtually all of which came from Afghanistan. Virtually all of it was being produced by warlords, police chiefs, top client state officials — all with the open backing of the US military, and many of whom were secretly on the CIA’s payroll.

    So the US created Afghanistan as a narco state, and protected and armed it for twenty years as it pumped heroin into the veins of the entire world. And the lack of reckoning around that is truly awe-inspiring, as is the degree of elite omertà around this massive global crime that the whole of the US government committed, which had such disastrous consequences for us as a country and for the whole world.

    Branko Marcetic

    Yet right now, we see the military being deployed as a way to counteract the drug trade, despite it being known even within the US government that the military is a major cause of it.

    Seth Harp

    It makes little sense. Venezuela is not even a major drug-producing country. They’re just counting on Americans’ ignorance to think, “Well, it’s in South America. It must be a narco state.” But that’s actually not the case. Venezuela doesn’t have terrain that’s well-suited for growing coca. It grows in Colombia, Bolivia, and Peru, which neighbor Venezuela.

    This example of the strike on this boat really augurs poorly for the future. And the lies are not as good, not as sophisticated as they used to be. They are just filming their own war crimes and the secretary of state posts them on Twitter.

    By the way, I read the Jacobin piece on [retired CENTCOM commander] General Michael Kurilla. I have his whole resume. I know everything that he’s done in his career. We were talking before about how people within these institutions see themselves as actors operating ethically within a legal framework. That is a limiting factor on the severity of the war crimes that they’ll commit.

    But a really negative trend around Trump being president is that, the longer he is in office — we saw this during his first term, and I have no reason to believe that it’s not happening again — those types of people tend to get out of the military because they don’t like the lack of seriousness and professionalism from people like Trump and some of his top surrogates. The more centrist and sober-minded in the military, there’s less and less of them, and the people who are the most sycophantic, the most willing to flatter Trump’s prejudices and instincts toward violence as well as the people around him that are carrying water for Israel — they’re the ones who are rising through the military hierarchy.

    Kurilla was one of them: someone who perceived in the ambient environment right now that it’s Israel that will get him the next accolade that he’s after in his military career. Totally absent is any capacity for reflection, humanity, sense of justice, or wisdom — anything you want to see in a high-ranking general or statesman. It’s really worrisome to see those people rising in the military hierarchy.

    #impérialisme #drogues #mafia #USA #delta_force

    • peut pas faire mieux "« Pukhtu », de DOA : une hallucinante galerie de « mecs perdus » en Afghanistan
      Un thriller qui dépeint le chaos d’un monde en proie à de multiples conflits. S’il prise l’ombre, son auteur excelle à mettre au jour ses zones grises."

    • #merci !

      Pukhtu : Primo
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Pukhtu_%3A_Primo
      Aus États Unis il y a plein de livres et films qui célèbrent le survivant badass qui se bat avec les dealers de la CIA et des autres organisations plus ou moins scretes. Les problème est tellement évident que je suis étonné à chaque fois quand des gens qui ne profitent pas de ce commerce et mettent à défendre les USA.

      Enfin le président actuel a l’air d’étre sorti du Parrain de Puzo/Coppola ...

      Pukhtu : Primo est un roman policier de l’écrivain français DOA publié en 2015. Il constitue la première partie du diptyque Pukhtu qui s’inscrit lui-même dans le Cycle clandestin. Ce roman a obtenu le prix Mystère de la critique 2016.

  • Meyers Konversations-Lexikon
    https://de.m.wikipedia.org/wiki/Meyers_Konversations-Lexikon

    Prachtausgabe der 8. Auflage (1936–1942)

    Le fascisme et surtout sa variation allemande le nazisme sont l’expression de la bêtise et de l’inculture totale. Elles constituent la base des actes inhumains de ses adeptes.

    Pourtant les nazis ont entrepris de prouver leur supériorité intellectuelle au monde entier, bien entendu après l’avoir conquis en éliminant toute pensée (et persomne) inférieure ou juive. La huitième édition de Meyers Konversations-Lexikon constitue l’essence de la rencontre entre l’esprit encyclopédique et la pensée nazie. C’est un monument de l’ignomie.

    Pourquoi s’intéresser à cette collection infâme ? C’est un outil parfait pour identifier les crypto-fascistes. Prenez leurs affirmations et comparez les avec la défintion du monde nazie. Vous en ferez tomber des masques.

    A consulter sur place
    https://stabikat.de/Search/Results?lookfor=Meyers+Lexikon+1942&type=AllFields

    A consulter en ligne ?
    Je n’ai pas pu identifier de version en ligne.

    8. Auflage (1936–1942)

    Die 8. Auflage von „Meyers Lexikon“ (1936–1942), in völlig neuer Bearbeitung und Bebilderung vorgelegt vom Bibliographischen Institut Leipzig, sollte eigentlich in zehn Bänden bis 1942 sowie einem Registerband und einem Atlas erscheinen – also in zwölf Bänden insgesamt. Es wurde eine braune Standard- sowie eine beige-weiße Prachtausgabe herausgegeben. Der Inhalt unterlag, wie die Lexikonersteller bald bemerkten, der Zensur des NS-Staates durch die eigentlich private PPK-Zensurstelle der NSDAP, mit der der Inhalt vor der Veröffentlichung abgestimmt werden musste. Partiell erstellte diese Parteiamtliche Prüfungskommission selbst Inhalte ganzer Lemmata, das Resultat war demzufolge sehr stark tendenziös und nationalsozialistisch ausgerichtet. So musste beispielsweise bei einer Person angeführt werden, ob sie – nach NS-Diktion – „jüdisch“ war. Dies betraf nicht nur Personenartikel, sondern auch die Literatur zum Lemma. Personen, die von den Nationalsozialisten als „Feinde“ angesehen wurden – wie der bedeutende Schriftsteller und Nazigegner Thomas Mann –, fanden gegenüber früher nur in verkürzter und inhaltlich verzerrter Form Erwähnung. Wegen solcher substantiellen Eingriffe wird diese Ausgabe auch als „Brauner Meyer“ oder „Nazi-Meyer“ bezeichnet. Die 8. Auflage war ein ökonomischer Misserfolg. Daher wurde die Produktion nach dem Erscheinen des 9. Bandes 1942 abbrechend mit dem Artikel Soxhlet eingestellt. Der Atlasband war schon früher erschienen. Der 9. Band wurde in der Schweiz wegen der ideologischen Färbung des Artikels Schweiz 1942 verboten. Er enthielt „unsachliche und zum Teil gehässige Stellen“. Das Buch wurde bei der Schweizer Verlagsauslieferung des Bibliographischen Instituts beschlagnahmt und anhand der Käuferdatei des Verlages von den Käufern eingezogen.[11] Deswegen erlaubte das RMVP 1942 sogar die Herstellung einer weltanschaulich neutraleren Fassung. Mit deren Herstellung wurde noch während des Krieges angefangen.[12] Für den Verlag rentierte sich das Konversationslexikon wirtschaftlich nicht mehr. Nach Ende des Zweiten Weltkriegs war den Alliierten der NS-Hintergrund der 8. Auflage bewusst. Daher gab es Vorbehalte gegen das Bibliographische Institut. Während in Leipzig in der Sowjetischen Besatzungszone das Bibliographische Institut seit 1948 verstaatlicht war und in der DDR ab 1961 Meyers Neues Lexikon herausbrachte, wurde die Aktiengesellschaft Bibliographisches Institut AG in der Bundesrepublik Deutschland im Jahr 1953 in Mannheim neu gegründet.

    #nazis #encyclopédie #meyers_lexikon_1936-1942 #science #idéologie

  • L’AI pourrit mon internet avec des textes-phantôme : Wisewand, ChatGPT, Jasper et Copy.ai
    https://lequelchoisir.eu/wisewand-face-a-la-concurrence-quel-outil-dia-domine-vraiment-le-seo-e

    Les spécialiste SEO sont formels : Les moteurs d’intelligence artificielle composent une quantité illimitée de textes á propos de n’importe quel sujet dans un temps record qui font plaisir á.leurs camarades chez les entreprises d’indexation de l’internet.

    Problème : tout ce petit monde n’a pas d’âme et leurs textes ne contiennent qu’un ersatz de vécu et de véritable connaissance.

    Pire, ils ajoutent le mensonge à l’imprécision et manque d’authenticité de Wikipefia. Tout ce qui compte pour eux et leurs commanditaires humains est la quantité de mots imitant l’expressson humaine afin de gaver les spiders et base de donnés des gérants du #big_data.

    Les machines se parlent entre elles en échangeant leurs délires. Quel gâchis. Je retourne aux listes et indexes maintenus par des êtres humains qui ne sont pas contaminés par l’IA. #Merci @seenthis , tu es une barricade humaine contre le tsunami des bots. On ne l’imaginait pas lors du lancement du Vilain Petit Canard des réseaux sociaux.

    #intelligence_artificielle #réseaux_sociaux #SEO #

  • EDF : le spectre de la corrosion refait surface à la centrale nucléaire de Civaux
    https://www.latribune.fr/climat/energie-environnement/edf-le-spectre-de-la-corrosion-resurgit-a-la-centrale-nucleaire-de-civaux-


    La centrale nucléaire de Civaux, dans la Vienne, est la plus puissante et la plus récente du parc atomique tricolore, après l’EPR de Flamanville, dans la Manche.
    STEPHANE MAHE

    Selon nos informations, deux nouvelles indications de corrosion sous contrainte sont apparues sur le réacteur 2 de la centrale de Civaux, dans la Vienne. Le phénomène a été constaté sur des tuyauteries ayant déjà fait l’objet de réparations.

    « Personne ne peut dire, ni affirmer qu’on n’en trouvera pas de nouveaux [problèmes de corrosion, NDLR]. » Il « ne faut pas baisser la garde », notamment parce que « les réparations ont été faites à l’identique ». C’est le message qu’avait fait passer Bernard Doroszczuk, alors encore président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) lors de sa dernière audition devant l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), en mai 2024.

    Un an plus tard, cet avertissement sonne comme un mauvais présage. En effet, selon nos informations, les équipes d’EDF pourraient, de nouveau, faire face à un problème de corrosion sous contrainte sur le réacteur 2 de la centrale de Civaux (Vienne) au niveau de tronçons de tuyauteries et, plus particulièrement, des « coudes ayant déjà été changés », selon une source proche du dossier. Il s’agirait « d’amorçage de corrosion sous contrainte », c’est-à-dire « du début du phénomène ». « La question d’un arrêt technique prolongé se pose », rapporte cette même source. Et ce, alors que le deuxième réacteur de Civaux, d’une puissance de 1 450 mégawatts (MW), est à l’arrêt depuis le 5 avril, dans le cadre d’une opération de maintenance programmée pour une visite partielle et le rechargement du combustible.

    #paywall

    • suite de l’article :

      Deux indications confirmées et une expertise en cours

      Contactée par la rédaction, l’Autorité de sûreté #nucléaire et de radioprotection (ASNR) confirme la présence de « deux indications de corrosion sous contrainte ». Cela signifie que les fissures identifiées laissent penser à de la corrosion sous contrainte. Des analyses actuellement réalisées par l’exploitant doivent permettre de confirmer la nature de ces indications. EDF indique, pour sa part, qu’une « expertise est en cours sur des tuyauteries, conformément au programme de contrôles 2025 définis dans la stratégie de traitement de la corrosion sous contrainte ». L’électricien ajoute ne pas disposer « à ce stade des résultats ».

      Contrairement à ce que l’on pourrait croire, un phénomène de corrosion sous contrainte, ou CSC dans le jargon, ne correspond pas à l’apparition de rouille, mais à de minuscules fissures sur une partie de la tuyauterie. EDF y a été confronté, pour la première fois, fin 2021, en découvrant des fissures sur le réacteur 1 de #Civaux, la centrale française la plus récente et la plus puissante du parc atomique, après l’EPR de Flamanville (Manche).

      Première réparation à l’automne 2022

      À l’époque, l’électricien observe ces fissures sur la surface de la tuyauterie de circuits auxiliaires, connectés directement au circuit primaire principal, qui entoure le réacteur et dans lequel circule une eau à 320 degrés. Il est ici question de tuyaux tortueux. Ces derniers ne sont pas rectilignes, mais cheminent, avec des tronçons verticaux, horizontaux et des coudes. La taille des fissures varie alors d’une centaine de microns à quelque 5 millimètres.

      C’est au printemps 2022 que des premiers contrôles et investigations ont été menés sur Civaux 2, considéré comme prioritaire en raison du design de ses tuyauteries, également tortueuses. La présence de corrosion sous contrainte a par la suite été confirmée, conduisant à des réparations durant l’automne. Plus généralement, 2022 fut une année noire pour l’électricien tricolore, celui-ci ayant pris la décision de mettre à l’arrêt de nombreux réacteurs, entraînant une importante baisse de la production nucléaire et des pertes records pour le groupe.

      Quid de la vitesse de propagation ?

      Le fait de voir réapparaître des indices de corrosion sous contrainte sur le réacteur numéro 2 de Civaux montre que « le phénomène s’amorce rapidement, le temps de deux cycles de production », pointe un bon connaisseur du secteur. Selon lui, « l’estimation de la vitesse de propagation des fissures sera fondamentale ». Une des pistes actuellement à l’étude pour retarder le phénomène de propagation repose sur la réduction de l’oxygénation dans les tuyauteries. Le gendarme du nucléaire a d’ailleurs demandé à EDF de réfléchir à la manière dont l’électricien pourrait réduire le taux d’oxygène au cas par cas, c’est-à-dire selon les réacteurs ou selon les types de réacteurs.

      Fin mai, l’Autorité de sûreté affirmait encore que la corrosion sous contrainte était un « phénomène complexe multifactoriel », dont « on ne connaîtra probablement jamais la totalité du rôle de chacun des phénomènes en détail », concédait Julien Collet, directeur général adjoint de l’ASNR, en marge de la présentation du rapport annuel de l’autorité devant les parlementaires. L’une des causes avérées est la géométrie des tuyauteries, plus complexe sur les réacteurs les plus récents (les paliers de 1 450 mégawatts et de 1 300 mégawatts), mais d’autres facteurs entrent en jeu.

      Civaux 2 sélectionné pour produire du tritium

      « Pour autant, nous avons aujourd’hui une compréhension qui est suffisante pour pouvoir gérer et prévenir correctement le risque associé », précise Julien Collet. « EDF nous a soumis une proposition de programme de suivi et de contrôles en service avec quelles zones à contrôler, quels types de contrôles et quelle périodicité des contrôles pour être capable de détecter à temps une dégradation des tuyauteries », ajoutait-il.

      L’unité 2 de la centrale de Civaux est censée redémarrer au début de l’été. C’est sur ce réacteur que doivent être menées les premières expérimentations de production de #tritium, un gaz rare indispensable à la fabrication des #armes_atomiques. Dans cette optique, des éléments en lithium ont été introduits sur certains combustibles pendant les opérations de maintenance. EDF n’a pas indiqué à quelle date précise le réacteur pourrait, de nouveau, être connecté au réseau électrique.

  • « T’es malade ? Sois responsable, arrête ! » – Libération
    https://www.liberation.fr/societe/sante/tes-malade-sois-responsable-arrete-20250608_MTCYUHKBQNA7HBMQ2XJNRA5UJU
    https://www.liberation.fr/resizer/V16meCwOz7XpK65zG_ozy_R2IAA=/1200x630/filters:format(jpg):quality(70)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/SGHNDA2HBVA5BFXLAZ2M5YTGC4.jpg

    Agnès Giannotti rappela que la hausse des IJ est liée au vieillissement d’une population qu’on maintient au travail des années supplémentaires, aux difficultés d’accès aux soins - quand il faut aujourd’hui des semaines voire des mois de plus qu’il y a dix ans pour obtenir une IRM, une consultation chirurgicale, une intervention et la rééducation nécessaire, la prise en charge d’une lésion orthopédique en accident de travail pouvant durer une année au lieu de quatre mois auparavant ; quand il faut des mois pour qu’un patient en arrêt puisse bénéficier d’une visite de préreprise en médecine du travail, même constat. Elle n’a pas pointé devant la ministre la responsabilité d’un gouvernement et d’un président qui, malgré les promesses faites en campagne électorale, n’a rien mis en place pour améliorer la qualité de l’air en lieu clos alors que se poursuit, sous le radar, une pandémie aggravant dans le monde entier le nombre de personnes handicapées par le covid long.

  • Je me culture avec les interwebz : bumbaclot (ou bumboclaat)
    https://www.dictionary.com/e/slang/bumbaclot

    Bumbaclot is Jamaican slang equivalent to “douchebag” or “motherfucker,” often used as an interjection to express disgust or dismay. It’s also spelled bumboclaat or bomboclaat, among other spellings.

    It’s an insulting vulgarity that literally refers to either menstrual pads or toilet paper.

    […]

    Today, like many four-letter words (think fuck), bumbaclot can be a noun (what a bumbaclot), modifier (this bumbaclot store), verb (don’t you bumbaclot me), or exclamation (Bumbaclot! I fucked up my hand). When used with a possessive adjective (my bumbaclot), it means roughly “I’m fucked,” as in you’r probably a target of violence. Bumbaclot can also refer to your partner cheating on you. The term bumbaclot rude boy taken together basically means a Rasta wanker.

    #merci_arno

  • Je me culture avec les interwebz : Élopement
    https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lopement

    Un élopement[1],[2],[3] ou elopement[4] désigne un mariage intimiste, réalisé de manière discrète, pouvant être directement suivi d’un voyage de noces ou être célébré durant un voyage mais ne donnant pas lieu à un grand rassemblement. Le terme était à l’origine utilisé dans le monde anglo-saxon pour définir un mariage conduit de façon clandestine, impliquant généralement la fugue d’un couple amoureux, dans l’intention de se marier.

    #merci_arno

    • Nous aussi. Sinon on aurait dû inviter les 2000 personnes avec lesquelles madame est très vaguement apparentée, deux équipes de télévision, une grue pour la caméra, une troupe de 100 danseurs de dabké, des joueurs de derbeké, la pyrotechnie digne d’un lancer de missiles du Hezbollah, et un sosie officiel du chef de l’armée. Mine de rien ça aurait des frais, un mariage libanais.