• bonjour à toutes et tous,
    y en a-t-il parmi vous qui utilisez archive.is ?
    chez moi, ça marche quand ça veut… régulièrement, je tombe sur des captcha qui s’enchaînent à l’infini – de préférence dans des langues exotiques. Là, ça vient de marcher deux jours, puis, boum, de nouveau captcha.
    Sur la toile, il y a pas mal de monde qui rencontre le même problème, mais personne n’a fourni de solution - ou du moins, je n’en ai pas trouvée.
    Une idée ? ou une alternative ? (c’est quand même bien commode…)

  • The General Theory of Enshittification | Portside
    https://portside.org/2025-07-25/general-theory-enshittification

    Once almost everyone was using the internet, it became possible for businesses in a variety of areas to build up customer bases sustained by strong network effects. And one after another, these businesses have gone through the enshittification cycle.

  • Enquête sur l’accès aux droits sur les relations des usagers avec les services publics : que retenir ? | Défenseur des Droits
    https://www.defenseurdesdroits.fr/enquete-sur-lacces-aux-droits-sur-les-relations-des-usagers-avec-

    • Des difficultés qui s’étendent à toute la population. En 2024, 61% des sondés rencontrent des difficultés, qu’elles soient ponctuelles ou régulières, contre seulement 39% en 2016. Des difficultés qui touchent toute la population, y compris ceux habituellement moins concernés (+ 86 % pour les cadres ou professions intermédiaires, + 75% pour les diplômés de master et plus).

    • Des problèmes encore nombreux qui se résolvent plus rapidement avec un contact humain. Plus de 4 personnes sur 10 déclarent avoir rencontré un problème avec un ou des services publics au cours de ces 5 dernières années. La difficulté la plus souvent citée est celle de contacter quelqu’un pour obtenir des informations ou un rendez-vous.

    • Le renoncement aux droits, une réalité. 23% des usagers sondés déclarent avoir déjà renoncé à un droit au cours des 5 dernières années, avec pour motif principal : la complexité des démarches. L’enquête montre également que l’expérience vécue lors des contacts avec l’administration peut conduire au renoncement. Ce phénomène est particulièrement marqué chez certaines catégories. Par exemple, 50% des personnes qui disent avoir vécu des discriminations venant d’un service public contre 20% de celles déclarant ne pas avoir vécu de discriminations.

    L’enquête Accès aux droits s’intéresse en particulier au rôle du numérique afin d’envisager les effets de la dématérialisation des services publics sur leur accessibilité. En ce sens, les répondants sont interrogés sur les difficultés rencontrées en ligne, un ajout par rapport à l’enquête de 2016, afin de documenter l’impact de la dématérialisation des services publics.

    Il en ressort qu’une part non négligeable de la population n’arrive pas à faire ses démarches administratives en ligne seule :

    L’impact de la dématérialisation

    • Moins d’une personne sur deux parvient à faire ses démarches en ligne, sans aide

    • 36% déclarent avoir besoin d’une aide ponctuelle.

    Des difficultés qui touchent les plus jeunes, comme les plus vieux. Les moins de 34 ans et les plus de 55 ans font majoritairement face à des difficultés sur les démarches en ligne : 51% des 18-34 ans et 53% de 55-79 ans.

    #dématérialisation #démarches_administratives #administrations #services_public #droits #accès_aux_droits #CAF #préfectures #Sécurité_sociale #discrimination #renoncement_aux_droits

  • Extrait de la newsletter de la Mozilla Fundation reçue en début de semaine.

    Le 14 octobre, les gouvernements de l’UE devraient voter pour se prononcer sur « Chat Control », une proposition de surveillance généralisée qui pourrait sérieusement compromettre le chiffrement.1
    Si elle est adoptée, cette loi pourrait transformer Internet tel que nous le connaissons. Imaginez ouvrir WhatsApp, Signal ou iMessage tout en sachant que chaque message privé, chaque photo et chaque fichier pourrait avoir été analysé avant même que vous ne l’envoyiez.

    Nos téléphones et ordinateurs se transformeraient en outils de surveillance. Heureusement, ce futur n’est pas inévitable : certains gouvernements de l’UE y sont opposés tandis que d’autres n’ont pas encore tranché. À quelques jours de ce vote crucial, la pression publique peut faire pencher la balance. C’est là que vous avez un rôle à jouer.

    Les législateurs·trices de l’UE sont sous pression pour conclure un accord qui pourrait ni plus ni moins démanteler le chiffrement. Mais le gouvernement de chaque État membre a son mot à dire et tous ne sont pas d’accord. Certains y sont favorables quand d’autres réfléchissent encore.

    C’est précisément ce qui peut faire de ce moment un tournant décisif. Un accord au Conseil européen le 14 octobre lancerait la phase suivante des négociations, rapprochant cette loi de sa promulgation. Votre voix, votre signature et votre soutien peuvent faire pencher la balance, et ce quel que soit l’endroit en Europe où vous vivez.

    Les pays opposés : Autriche, République tchèque, Estonie, Finlande, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne et Slovénie.

    Les pays indécis : Belgique, Allemagne, Grèce, Italie, Lettonie, Slovaquie et Suède.

    Les pays favorables : Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, France, Hongrie, Irlande, Lituanie, Malte, Portugal, Roumanie et Espagne.

    Il y a cette pétition à signer : https://www.mozillafoundation.org/fr/campaigns/tell-the-eu-dont-break-encryption-with-chat-control

    #chat_control #surveillance #chiffrement #cyber-communications #Internet #merdification (une manifestation de plus de la)

    • Ils nous mènent sans doute à la guerre, mais une fois n’est pas coutume, les allemands bloquent ce projet liberticide.

      Patrick Breyer - Mastodon
      https://digitalcourage.social/@echo_pbreyer/115337976945525419

      La ministre allemande de la Justice : « Le #ChatControl sans motif doit être un tabou dans un État de droit. » La communication privée ne doit pas faire l’objet d’une suspicion généralisée. « L’Allemagne n’approuvera pas de telles propositions au niveau européen. »

    • La Mozilla Foundation me fait savoir dans sa newsletter que :

      Après des mois de pression, de campagne et d’action à travers l’Europe, la proposition de loi « Chat Control » de l’Union européenne a été bloquée, du moins pour l’instant.

      https://www.techradar.com/vpn/vpn-privacy-security/the-vote-on-chat-control-has-been-postponed-but-the-fight-isnt-over-yet-h
      https://www.techradar.com/computing/cyber-security/its-official-germany-will-not-agree-to-chat-control-heres-everything-we-k

    • Est-ce vraiment une arrière garde vouée à la défaite ou est-ce que la "protection des enfants" revendiqué par des adultes qui se foutent de l’enfance marquera des points ?

      Projet Chat Control : « Il faut avancer sans crainte vers le recours au scan des données personnelles pour protéger au mieux les mineurs »
      TRIBUNE
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/10/27/projet-chat-control-il-faut-avancer-sans-crainte-vers-le-recours-au-scan-des

      Dans une tribune au « Monde », un collectif emmené par l’universitaire Jean-Claude Planque et la sénatrice Olivia Richard défend la mise en place d’outils permettant la recherche systématique des contenus pédocriminels. A leurs yeux, un tel dispositif est loin d’être incompatible avec la protection des libertés fondamentales.

      En 2022, plus de 32 millions de signalements de #contenus_pédocriminels venus du monde entier ont été reçus par le Centre national pour les enfants disparus et exploités aux Etats-Unis. En France, ce sont quelque 170 000 rapports de ce type dont l’Office mineurs a été destinataire en 2024, soit une augmentation de 12 000 % en dix ans.

      Ces données présentent un tableau particulièrement sombre des enjeux actuels de la #pédocriminalité, où les auteurs comme les victimes sont de plus en plus jeunes – parfois des nourrissons de quelques mois – et où les actes sont de plus en plus violents et abjects.

      Devant l’ampleur du phénomène et au regard de ses conséquences, l’Union européenne (UE) a, dès 2021, adopté un règlement dérogeant à la directive « vie privée et communications électroniques » [de 2002] afin de permettre aux plateformes, temporairement et sur la base du volontariat, de détecter en ligne et de signaler les contenus issus de l’exploitation sexuelle de mineurs. Depuis quatre ans, leur aide est précieuse pour aider nos enquêteurs à arrêter les pédocriminels en France et en Europe.

      Caractère systématique

      Dans la continuité, la Commission européenne a proposé de mettre en place un cadre permanent permettant de lutter au mieux contre la pédocriminalité en ligne. Pourtant, les différentes instances européennes peinent à s’accorder sur le contenu du texte. C’est en particulier l’instauration du scan chat qui peine à faire l’unanimité parmi les Etats membres.

      De quoi s’agit-il ? L’idée est simple : les plateformes seraient contraintes de scanner le contenu de chaque message, au moment de l’envoi, afin de détecter les contenus pédocriminels et les signaler aux autorités. Si un groupe de pays, parmi lesquels la France, soutient la nécessité d’un tel contrôle, un autre groupe s’y oppose farouchement au nom de prétendus risques d’atteintes aux libertés individuelles.

      Une avancée semblait se profiler, à l’occasion du vote sur cette question lors de la réunion du Conseil de l’UE mi-octobre. Malheureusement, le sujet a été retiré de l’ordre du jour et repoussé à une prochaine session au mois de décembre sans véritable explication. Pourtant, le temps presse car la dérogation permettant aux plateformes de signaler les contenus pédocriminels prendra fin en avril 2026.

      Les opposants à la mise en place de ce scan chat avancent un certain nombre d’arguments. C’est d’abord le caractère systématique du contrôle, rendu possible par le recours à l’intelligence artificielle (IA), qui est critiqué. Mais le principe même de la recherche d’auteurs d’infractions implique un contrôle large. De plus, l’ampleur et la gravité du phénomène pédocriminel justifient le recours aux méthodes de détection les plus performantes.

      La fragilisation du chiffrement est un autre argument évoqué pour rejeter l’utilisation du scan chat. On objectera d’abord que, lorsque le chiffrement « de bout en bout » est proposé en option, les utilisateurs y recourent assez peu… sauf s’ils échangent du contenu illicite [le chiffrement de bout en bout est prévu par défaut sur la majorité des applications de messagerie, et n’est optionnel que dans de rares cas, notamment celui de l’application Telegram]. Techniquement, il suffit d’opérer le contrôle avant le chiffrement, c’est-à-dire avant l’envoi, c’est ce que l’on appelle le client-side scanning [analyse côté client]. C’est cette solution qui a la préférence dans le projet de texte européen.

      Le risque de « faux positifs » est souvent mis en avant. Il est certes réel, dans la mesure où certains échanges, à caractère sexuel, pourraient être identifiés comme pédocriminels alors qu’ils ne concernent que des adultes consentants ; mais il ne doit pas amener pour autant au rejet du scan chat. Il s’agit plutôt d’appeler à une attention particulière portée au calibrage de l’IA et à la mise en place d’un contrôle humain rigoureux.

      Réglementation cadrée

      Enfin, les détracteurs de ce contrôle mettent en avant le risque de prendre prétexte de la protection des mineurs pour mettre en place un système de surveillance généralisée : un gouvernement « autoritaire » pourrait utiliser cette technologie pour cibler des groupes d’individus en fonction de l’orientation sexuelle ou des opinions politiques. Il s’agit là d’un sophisme. En effet, la technologie existe d’ores et déjà et est utilisée par certains régimes à ces fins éminemment contestables.
      Bien au contraire, une réglementation encadrant son utilisation et la réservant à des hypothèses bien déterminées rendrait son utilisation malveillante beaucoup plus complexe. En la matière, il convient de se départir de toute peur fantasmatique, visée politique ou idéologique. Le but recherché n’est pas de « faire de notre monde numérisé un grand panoptique policier » [comme le craignait Rodrigo Arenas, député La France insoumise, dans une tribune au « Monde », en septembre], mais bien de faciliter l’identification des auteurs et les complices des crimes parmi les plus abjects qui soient.
      Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Rodrigo Arenas, député LFI : « Sous l’étendard de la protection des mineurs, l’UE s’apprête à faire un pas décisif vers une société de contrôle »

      Il faut donc avancer sans crainte vers le recours au scan control pour protéger au mieux les mineurs. Il faut bien entendu le faire en adoptant une réglementation parfaitement cadrée permettant d’assurer l’efficacité de ce contrôle tout en préservant nos droits fondamentaux. Il ne faut pas se focaliser sur les risques inhérents à la lutte contre le crime, mais sur les moyens d’éviter leur réalisation tout en gardant à l’esprit la priorité à donner à la protection des mineurs. C’est bien là l’apanage de l’Etat de droit : assurer la sécurité des citoyens en utilisant les outils les plus performants, tout en préservant au maximum les libertés essentielles.

      Une part certaine des auteurs, majeurs comme mineurs, de violences sur des enfants a été victime de ce type de fait, et tous ont eu une activité pédocriminelle en ligne. C’est donc en protégeant les enfants d’aujourd’hui que nous éviterons qu’ils deviennent les agresseurs des enfants de demain. La mise en place de la recherche systématique des contenus pédocriminels n’est pas un prétexte à une surveillance généralisée, mais bien une nécessité absolue.

      Jean-Michel Arnaud, sénateur (Union centriste) des Hautes-Alpes, membre de la commission des lois, de la commission des affaires européennes et de la délégation aux droits des femmes ; Annick Billon, sénatrice (Union centriste) de Vendée, membre de la commission de la culture et vice-présidente de la délégation aux droits des femmes ; Laure Darcos, sénatrice (Les Indépendants - République et Territoires) de l’Essonne, vice-présidente de la commission de la culture, vice-présidente de la délégation aux droits des femmes ; Lauriane Josende, sénatrice (Les Républicains) des Pyrénées-Orientales, membre de la commission des lois et de la délégation aux droits des femmes ; Jean-Claude Planque, docteur en droit privé et sciences criminelles, est maître de conférences à l’université de Lille et ancien codirecteur de l’Institut de criminologie de Lille ; Olivia Richard est sénatrice des Français établis hors de France (Union centriste), membre de la Commission des lois et de la délégation aux droits des femmes ; Dominique Vérien, sénatrice (Union centriste) de l’Yonne, membre de la Commission des lois et présidente de la délégation aux droits des femmes

    • Le risque, c’est le détournement de finalité. Avec toutes nos données privées qui finissent avalées par des organisations peu scrupuleuses et régurgitées pour autre chose que la protection des enfants, comme par exemple, pour déterminer quelle source a alimenté quel journaliste, pour ne citer que le plus trivial, mais malgré tout assez parlant.

    • End of “Chat Control”: EU Parliament Stops Mass Surveillance in Voting Thriller – Paving the Way for Genuine Child Protection!

      https://www.patrick-breyer.de/en/end-of-chat-control-eu-parliament-stops-mass-surveillance-in-voting-t

      Les bonnes nouvelles se faisaient rares ces derniers temps.

      The controversial mass surveillance of private messages in Europe is coming to an end. After the European Parliament had already rejected the indiscriminate and blanket Chat Control by US tech companies on 13 March, conservative forces attempted a democratically highly questionable maneuver yesterday to force a repeat vote to extend the law anyway.

      However, in a true voting thriller today, the Parliament finally pulled the plug on this surveillance mania: With a razor-thin majority of just a single vote, the Parliament first rejected the automated assessment of unknown private photos and chat texts as “suspicious” or “unsuspicious”. In the subsequent final vote, the amended remaining proposal clearly failed to reach a majority.

      This means: As of 4 April, the EU derogation will expire for good. US corporations like Meta, Google, and Microsoft must stop the indiscriminate scanning of the private chats of European citizens. The digital privacy of correspondence is restored!

  • Synology Reverses Policy Banning Third-Party HDDs After NAS sales plummet
    https://www.guru3d.com/story/synology-reverses-policy-banning-thirdparty-hdds-after-nas-sales-plummet

    Synology has backtracked on one of its most unpopular decisions in years. After seeing NAS sales plummet in 2025, the company has decided to lift restrictions that forced users to buy its own Synology hard drives. The policy, introduced earlier this year, made third-party HDDs from brands like Seagate and WD practically unusable in newer models such as the DS925+, DS1825+, and DS425+. That change didn’t go over well. Users immediately criticised Synology for trying to lock them into buying its much more expensive drives. Many simply refused to upgrade, and reviewers called out the move as greedy and shortsighted. According to some reports, sales of Synology’s 2025 NAS models dropped sharply in the months after the restriction was introduced.

    Now, with the release of DSM 7.3, Synology has quietly walked the policy back. Third-party hard drives and 2.5-inch SATA SSDs can once again be used without triggering warning messages or reduced functionality. Drives from Seagate, WD, and others will work exactly as they did before—complete with full monitoring, alerts, and storage features.

    #merdification #enshitification ratée

  • Parti en randonnée, Fred Ramsdell, l’un des lauréats du prix Nobel de médecine 2025, est injoignable
    https://www.franceinfo.fr/monde/prix-nobel/parti-en-randonnee-l-un-des-laureats-du-prix-nobel-de-medecine-2025-est-i

    (...)

    La chercheuse Mary Brunkow, qui travaille à l’Institute for Systems Biology de Seattle, un organisme indépendant de recherche, a de son côté expliqué avoir ignoré l’appel. « Mon téléphone a sonné, j’ai vu un numéro suédois s’afficher et je me suis dit que c’était sûrement un spam donc j’ai éteint mon téléphone et je me suis rendormie », a-t-elle raconté à la fondation Nobel.

    #emmerdification #enshitification #merdification

  • L’intelligence artificielle au cœur d’une guerre des sources : un administrateur Wikipédia des Pyrénées-Orientales témoigne
    https://madeinperpignan.com/pyrenees-orientales-coulisses-wikipedia-intelligence-artificielle-g

    La fiabilité est en effet une question centrale de l’intelligence artificielle. Un nouveau type de site internet vient d’arriver dans la sphère de la désinformation. Il s’agit de sites intégralement produits par IA qui fabriquent des articles à la chaîne sans intervention humaine. Leur seul but : monétiser la fréquentation. On trouve des sites pour amateurs de voitures qui inventent littéralement des véhicules. Presque tous les loisirs sont concernés.
    Un site d’information catalan avec des villages qui n’existent pas

    Les Pyrénées-Orientales sont également touchées. Depuis son rachat il y a quelques mois, le site d’information « Le Journal Catalan » piège par exemple les touristes avec de faux articles générés automatiquement. On y présente des villages imaginaires, des lacs qui n’existent pas, une histoire locale fictive, à l’image de ces fausses « gravures préhistoriques interdites » dans une grotte de Tautavel… Le tout illustré par des visuels générés par IA sans rapport avec la réalité. Chat GPT lui-même se fait avoir à l’occasion, puisqu’il pioche dans ce média pour certaines réponses. L’IA qui se source dans l’IA aboutit à une consanguinité de la désinformation.

    Notre regard change, et puisque tout peut être faux, nous passons de l’art du doute à la mécanique du soupçon. Comme l’explique l’essayiste canadienne Naomi Klein, il est tentant d’utiliser la notion de fake news à la manière d’un Trump, en qualifiant de « fait par IA » ce qui dérange nos convictions, au lieu de chercher la vérité.

  • La vraie galère des voitures électriques reste la recharge selon les conducteurs
    https://rouleur-electrique.fr/recharge-electrique-pourquoi-les-prix-restent-un-mystere-pour-les

    L’été 2025 révèle une fois de plus les défis de la mobilité électrique lors des grands départs en vacances. Alors que la France compte désormais plus de 170 000 points de recharge ouverts au public, un problème persiste et agace particulièrement les utilisateurs : l’incompréhension totale face aux tarifs pratiqués. Une récente étude menée par Monta auprès de 1 307 conducteurs européens entre avril et mai 2025 pointe du doigt cette problématique qui dépasse même les préoccupations techniques.

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 41 % des automobilistes considèrent le manque de lisibilité des prix comme leur principal obstacle, devançant largement les pannes de bornes ou leur indisponibilité. Cette situation interroge sur la maturité réelle du marché de la recharge publique.

    #merdification #French_Bullshit #Macronie

  • Un bébé meurt après avoir été manipulé par un enfant de 6 ans dans un hôpital pédiatrique lillois
    https://www.ouest-france.fr/hauts-de-france/lille-59000/un-bebe-meurt-apres-avoir-ete-manipule-par-un-enfant-de-6-ans-dans-un-h

    Vendredi 11 juillet, un nourrisson est décédé après avoir été manipulé par un enfant de six ans, à la maternité Jeanne de Flandre, au CHU de Lille (Nord). Une enquête a été ouverte, a confirmé ce mercredi le parquet.

    Est-ce que tu te souviens, il y a quelques années, quand on te disait que la fermeture des petites maternités, c’était pour améliorer le service rendu, parce que tu comprends, les petites maternités, elles favorisent la mortalité infantile, alors qu’en concentrant les moyens sur de plus grosses maternités, ça permet de rendre un meilleur service - c’est pour ton bien.

    10 ans après, y-a plus personne pour surveiller les bébés, dans les grosses maternités, et en fait, ce fait divers malheureux et représentatif de rien de particulier, ne fait que te rappeler que les derniers articles sur la natalité en France te démontrent que oui, c’était indispensable de fermer les maternités, parce que désormais, les jeunes adultes, ils ne veulent plus faire de gamins, et qu’il fallait bien concentrer les moyens, parce que la mortalité infantile ne cesse d’augmenter et qu’il y avait donc bien un besoin d’anticipation.

    Oui, j’inverse les causalités. Enfin peut-être. Ou pas. Tout le monde s’en contrefout. Parce qu’on parle déjà de l’autre film d’horreur, diffusé en mondovision sur tiktok ou TF1 : le gamin exécuté par le gang mexicain de Saint Denis ou des quartiers nord de Marseille. Puis le burkini du tribunal administratif de Nice. Puis « et si on supprimait une semaine de congé contre espèce sonnante et trébuchante, tu pourrais gagner 25% de plus le mois de ton sacrifice tu te rends compte, oui, ce serait bien pour l’économie, oui, faut travailler plus pour gagner plus, mais bon, peut-être que quand même faudrait pouvoir s’occuper de ses enfants, et bon la santé mentale » ; la télé patronale est en forme, elle a oublié de parler de l’histoire des congés payés.

    • Ça n’a sûrement rien à voir avec ce que tu viens de dire parce que, ici, chez les « gauchisses », on glose sur tout et sur rien mais je le poste quand même : c’est extrait d’un récent article de Télérama signé Olivier Pascal Mousellard et ça a pour thème : Mais qu’est donc le ouèbe devenu ?

      Depuis le typographe, toutes les améliorations dans la communication à distance des êtres humains par la technologie se sont faites pour le meilleur et pour le pire, montrait, il y a quarante ans, Neil Postman, dans Se distraire à en mourir, soulignant que, quoi qu’on fasse, « la forme sous laquelle les idées sont exprimées affecte la nature de ces idées ». Et parfois, elle les dégrade. Postman pensait à la télé, mais le Web n’échappe pas à la règle. Quand on fait défiler les souvenirs, la magie des premiers temps, le tournant Google (1998), l’explosion de la bulle Internet (2000), le tsunami Facebook (2004), la révolution Twitter (2006), l’invasion TikTok (2016) ou la déferlante IA avec ChatGPT (2022), quelques rides se creusent sur le front soucieux des « Pères fondateurs » du Web. Bien sûr, ce dernier offre des outils extraordinaires, comme l’encyclopédie participative Wikipédia (2001), et rendu notre quotidien tellement plus facile. N’empêche : ces pionniers se demandent si, en offrant aussi rapidement leur invention au monde, ils n’ont pas ouvert la boîte de Pandore. « On peut gloser à l’infini sur ses avantages et ses inconvénients pour l’humanité, note Cailliau. J’ai au moins acquis une certitude en trente et un an : les lois et les normes du monde numérique ne peuvent pas être transférées telles quelles dans le monde réel. Il faut des garde-fous pour les empêcher de nuire, de provoquer trop de dégâts dans la société. Ça s’appelle la régulation. »

      .../...

      Le virage fatal s’est sans doute produit en 2006 et 2007, avec l’invention du smartphone, l’apparition des réseaux sociaux et la montée en puissance du modèle publicitaire fondé sur l’extraction des données personnelles. Objectif des plateformes : nous attirer dans la boucle, nous rendre addicts et ne plus nous lâcher avant d’avoir pompé un maximum d’infos monnayables. Les choses auraient-elles pu se passer autrement ? demande-t-on à Ben Segal en passant devant une relique : l’ordinateur NeXT, construit par un certain Steve Jobs, fraîchement viré d’Apple, que Tim a convaincu le Cern d’acheter pour y installer le premier serveur Web au monde. « Nous étions tellement innocents, soupire Segal. Techniquement, on était au top. C’est dans la protection des valeurs du Web que nous avons péché, en oubliant, par exemple, de mettre au point un système de cryptage à la source des données des utilisateurs, qui aurait peut-être empêché les gouvernements d’espionner leurs citoyens — confer Snowden — et les Gafam, de piller nos informations. »
      Les « Pères fondateurs » auraient tort de se flageller : ils ont pensé comme des chercheurs, pas comme des rapaces — qui pourrait leur en vouloir ? « Au début des années 1990, l’Internet était encore uniquement réservé à l’utilisation dans le monde académique, où il n’y avait pas d’abus de sécurité et de confidentialité, rappelle Cailliau. Notre but était que n’importe quel chercheur puisse consulter les pages d’un collègue à distance, à 2 heures du matin, sans le déranger : le vol des données personnelles n’était pas vraiment un souci dans ce milieu fermé. » On ne changera pas la préhistoire. Mais avec l’IA, un nouveau virage vient de surgir sous nos yeux, encore plus difficile, peut-être, à négocier. Et beaucoup envisagent déjà la sortie de route si rien n’est fait pour tempérer l’appétit des « prédateurs » — si bien raconté par Guliano da Empoli 4 —, tous ces jeunes patrons de la tech qui promettaient paix, amour et subversion, et qui rejoignent l’un après l’autre Trump, le camp de la haine et de la réaction.

      https://archive.ph/OEIBH#selection-1211.217-1273.164

      Un beau cas d’école à propos de la #merdification des choses

      Et je me souviens bien de cette « pédagogie gouvernementale » à propos des petites maternités et autres services de soins hospitaliers juste après le Covid, comme si les soignant·es n’avaient pas pris assez cher ...

  • L’IA Copilot dévoile vos mots de passe sous Windows 10 et 11, il suffit de lui demander
    https://www.phonandroid.com/lia-copilot-devoile-vos-mot-de-passe-sous-windows-10-et-11-il-suffit-de

    Que vous le vouliez ou non, l’intelligence artificielle Copilot fait désormais partie intégrante de Windows 10 et Windows 11. Force est de constater que Microsoft met le paquet sur son IA en y ajoutant régulièrement de nouvelles fonctionnalités et en l’intégrant partout où elle peut avoir une utilité. Rien ne vous oblige à vous en servir bien sûr, mais même dans ce cas, Copilot continue d’exister sur votre ordinateur et d’autres personnes peuvent l’exploiter à des fins malveillantes.

    C’est ce qu’on découvert les experts en cybersécurité de chez Pen Test Partners. Ils se sont notamment penchés sur la récente intégration de Copilot dans Sharepoint, la solution de gestion de fichiers de Microsoft généralement utilisée en entreprise. L’IA y prend la forme d’un agent conversationnel, concrètement une fenêtre de chat dans laquelle vous pouvez lui poser des questions et formuler des requêtes. Sauf que certaines sont particulièrement dangereuses.
    Les pirates peuvent utiliser l’IA Copilot pour accéder à vos mots de passe

    Les spécialistes ont d’abord repéré un fichier appelé Passwords.txt dans le Sharepoint d’une entreprise. Comme son nom l’indique, il comprend de nombreux mots de passe. Quand on essaye d’ouvrir le document, Sharepoint fait son travail en interdisant l’accès quelle que soit la méthode utilisée. C’est là que Copilot entre en jeu. Un expert demande simplement à l’IA de lui donner le contenu du fichier en expliquant qu’il ne peut pas le voir, et l’agent s’exécute immédiatement.

    Il semble donc qu’il y ait un problème avec la gestion des permissions d’accès. Le PC les respectent, mais Copilot s’en fiche. En attendant que Microsoft fasse quelque chose à ce sujet, le plus simple est de paramétrer les fichiers les plus sensibles pour que vous soyez le seul à pouvoir y accéder. Une solution plus radicale consiste à désinstaller complètement l’IA Copilot de Windows. Outre les manipulations nécessaires par forcément à la portée de tous, cela vous prive de tous autres les avantages de l’IA. Pas l’idéal donc.

  • Is Google making search worse to sell more ads? [20 février 2025]
    https://journalrecord.com/2025/02/20/is-google-making-search-worse-to-sell-more-ads

    The study’s findings suggest this deterioration in quality began after a significant organizational change in June 2020, when Google CEO Sundar Pichai decided to combine the leadership of both Search and Ads divisions, departments that had previously maintained strict separation, similar to the editorial and advertising divisions of traditional media organizations.

    […]

    The recent court documents showed that Google’s internal testing demonstrated that significantly worse search results would not harm their business operations. This apparent immunity to quality concerns stems from the company’s dominant market position, which the recent federal court ruling addressed.

    Since Google doesn’t have any real competition, it can make the best information hard to find, forcing users to stay on Google for longer and interact with more ads,” Papadimitriou said. “This is dangerous for consumers, most of whom think the best results appear first.

    The strategy appears to be working from a business perspective. The study suggests that poor organic search results actually benefit Google’s bottom line in two ways: they make paid advertisements more valuable to users seeking accurate information, and they force users to refine their searches multiple times, exposing them to more advertising in the process.

  • Ces jours-ci je me fais du mal.

    J’installe et configure un poste équipé de Windows 11. Il faut aussi que j’installe une licence Office. A l’instant, alors que je m’absentais 30 secondes, et que j’attendais qu’un gros répertoire « Windows.old » soit effacé, le poste a rebooté. 5 minutes avant, il m’avait proposé de redémarrer, parce qu’il avait installé une mise à jour et j’ai demandé d’attendre. Et donc, je me suis absenté, il a décidé de rebooter de lui même. Il est plus fort que moi de toute façon, et il me le montre. Il fait ce que je lui demande de ne pas faire. Parce qu’il a raison, lui.

    Ma tension monte.

    Il faut que j’achète des licences d’occasion. Que je constate que pour télécharger le DVD, il faut que je me connecte avec mon compte Microsoft. Enfin avec le compte du client. Je ne le connais pas. Je ne sais pas s’il en a un. Et s’il en a un, il ne va pas être capable de se rappeler son mot de passe. Et de son 2FA. Etc.

    Idem pour le logiciel de traitement des PDF. Il faut le racheter. Ou retrouver le compte, et constater que le nombre d’activation est dépassé, etc.

    Dans l’écosystème privatif, tu es en permanence à devoir racheter ce que tu as déjà acheté, et qui fonctionnait très bien, jusqu’à ce que la carte mère de ton PC crame, et que donc, tous les dits logiciels considèrent que tu es en train de ne plus respecter les conditions d’utilisation.

    Le logiciel privatif est une purge.

  • La « merdification », ce processus inexorable de dégradation de la qualité des services sur les plateformes numériques
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/04/23/la-merdification-ce-processus-inexorable-de-degradation-de-la-qualite-des-se

    DÉBATS
    VIE PRIVÉE
    La « merdification », ce processus inexorable de dégradation de la qualité des services sur les plateformes numériques
    Bien sûr, le pourrissement des services existe au-delà des plateformes du Web. Mais il est si systémique dans ce secteur que le mot inventé par le journaliste canadien Cory Doctorow a tout de suite fait mouche sur les réseaux sociaux.
    Par Marion Dupont
    Publié aujourd’hui à 08h00
    Temps de Lecture 3 min.

    Histoire d’une notion. A une époque qui semble désormais lointaine, aucun résultat « sponsorisé » n’apparaissait en tête de liste lors d’une recherche sur Google. Il était possible de trouver rapidement un utilisateur ou un contenu précis sur Instagram, grâce à un astucieux système de hashtags. Les vidéos mises en ligne sur YouTube n’étaient précédées ou interrompues par aucune publicité. N’importe quel abonné Netflix pouvait donner le mot de passe de son compte à ses proches, et visionner un film en même temps qu’eux. Mieux : un internaute utilisant un comparateur de vols comme Skyscanner pouvait réserver un trajet en avion sans voir le prix augmenter de façon aléatoire à chaque étape de la réservation.
    Lire aussi | Des mouchards cachés dans vos applications pour smartphones

    Si cette dégradation de la qualité des services fournis par les plateformes numériques est longtemps restée sous les radars médiatiques, tout utilisateur en a fait l’expérience. Il ne manquait qu’un mot pour désigner ce processus apparemment inexorable de « pourrissement » des plateformes.
    Lors de vacances en famille, alors qu’il bataille contre des publicités et des trackers (ces petits logiciels incorporés dans des applications mobiles) pour trouver l’adresse d’un restaurant sur le site TripAdvisor, l’activiste et journaliste canadien Cory Doctorow a l’idée d’un néologisme : « enshittification » en anglais, souvent traduit en français par « merdification » ou « emmerdification ». Partagée dans un post sur Twitter en 2022, la notion rencontre un succès immédiat auprès des utilisateurs anglophones, qui voient dans sa formulation un brin grossière matière à exprimer leur propre frustration.
    « J’ai passé la plus grande partie de ma vie professionnelle à élaborer des mots, des blagues, des analogies et des stratégies pour attirer l’attention du grand public sur les effets des politiques du numérique », explique Cory Doctorow, ravi de voir ses efforts enfin récompensés. Sous ses airs frustes, le terme permet de saisir intuitivement les effets d’un phénomène à la fois nouveau et complexe.

    Coût économique et démocratique
    Car si la dégradation de la qualité d’un service n’est pas l’apanage des plateformes du numérique, « le caractère systémique de ce phénomène dans le secteur des plateformes et l’aisance avec laquelle elles peuvent s’y livrer rendent le terme “merdification” intéressant et pertinent », note Mathilde Abel, postdoctorante au Centre de recherche en économie et statistique de l’Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique.

    Les plateformes numériques sont en effet des entreprises particulières. D’abord, parce qu’elles sont spécialistes du matching, c’est-à-dire de la mise en relation entre des offres et des demandes à (plus ou moins) grande échelle : par exemple, entre un chauffeur de VTC et une personne ayant besoin d’une course ; entre un vidéaste et un spectateur ; entre un acheteur et un vendeur. « Ce sont des professionnels des effets de réseau – c’est-à-dire de la capacité à attirer des publics très différents et de les rendre interdépendants », précise l’économiste.

    Ces plateformes présentent aussi la spécificité d’avoir à disposition, notamment grâce aux données de leurs utilisateurs, de nombreux outils permettant de mesurer les conséquences de la dégradation de leur service sur leurs marges. Résultat, « ces entreprises exercent leur monopole de façon très spécifique, parce qu’elles sont capables de jouer sur des niveaux de prix avec leurs concurrents, mais aussi sur des niveaux de prix croisés entre leurs différents marchés, explique Mathilde Abel. La capacité des plateformes à faire de la discrimination par les prix et à dégrader leur service a toujours fait partie intégrante de leur modèle économique ».
    D’où une trajectoire similaire, que Cory Doctorow résume en trois étapes dans un livre à paraître en juillet, Enshittification (Macmillan Publishers). A leur naissance, les jeunes plateformes ont besoin d’attirer des utilisateurs et cherchent donc à se rendre particulièrement utiles à leurs yeux, quitte à proposer un service à perte. Puis, elles cherchent à attirer des entreprises clientes (vendeurs, publicitaires ou médias) et orientent donc le fonctionnement de la plateforme en leur faveur, aux dépens des utilisateurs. Enfin, une fois la dépendance des uns et des autres à la plateforme acquise, divers mécanismes sont utilisés pour permettre de rediriger la valeur produite non plus vers les utilisateurs ou les entreprises clientes, mais vers la plateforme elle-même et ses actionnaires.

    Un constat nuancé par Mathilde Abel, qui rappelle que si la « merdification » est indéniablement un mouvement inhérent aux plateformes, la dégradation des services n’est pas exercée de manière uniforme partout. « Ces différences ne sont pas seulement liées à des questions de rationalité économique : elles résultent de choix de gouvernance à l’échelle de l’entreprise, portant sur la façon dont la plateforme exerce son pouvoir de marché », explique l’économiste.

    Reste que, selon Cory Doctorow, la position dominante des grands acteurs du numérique a un coût économique et démocratique considérable. « Lorsque des entreprises détiennent de tels monopoles, argumente l’activiste, elles deviennent remarquablement insensibles à tout mécanisme de responsabilisation : les consommateurs ne peuvent pas protester contre leurs pratiques en achetant les produits des concurrents, et les gouvernements se retrouvent démunis pour protéger leurs citoyens contre cette extorsion. » Avec la « merdification », la critique du capitalisme de plateforme aurait-elle enfin trouvé un levier de mobilisation ?

    Marion Dupont

    #Cory_Doctorow #Emmerdification

  • Improving online advertising through product and infrastructure
    https://blog.mozilla.org/en/mozilla/improving-online-advertising

    As Mark shared in his blog, Mozilla is going to be more active in digital advertising. Our hypothesis is that we need to simultaneously work on public policy, standards, products and infrastructure. Today, I want to take a moment to dive into the details of the “product” and “infrastructure” elements. I will share our emerging thoughts on how this will come to life across our existing products (like Firefox), and across the industry (through the work of our recent acquisition, Anonym, which is building an alternative infrastructure for the advertising industry).

    #merdification

  • Pourquoi vous voyez de plus en plus de merde sur vos écrans, par Thierry Marot.
    https://www.facebook.com/thierryjacquesmarot/posts/pfbid02p9Azgpbp1p3G61iSyfvEJpcYV1Yhej9kCe3q94cyHUhCkWEuF6F4aTLHZpKZPc1ql?_

    J’ai fait de la modération sur Internet de 2011 à 2024, et je vais vous expliquer pourquoi vous voyez de plus en plus de merde sur vos écrans.
    Définition de la merde en question : racisme, antisémitisme, homophobie, propos poujadistes, haine du différent, mépris de la tolérance, Andrew Tate, Donald Trump, Cyril Hanouna, retraité macroniste qui crache sur les fonctionnaires. De la merde. Partout, tout le temps, omniprésente, à jet continu. Comment en est-on arrivé à ce déferlement ?
    La raison s’appelle : le coût par clic.
    Kesskecé le coût par clic ?
    Il faut d’abord savoir que Internet vit, principalement, de publicité. Les deux pipelines qui vont vivre les sites sont soit les abonnements, soit la publicité, mais la pub est loin, loin devant. Pas de publicités = pas de sites internet, c’est résumé à la hache mais pas faux pour autant.
    Et si on a le malheur de ne pas avoir d’abblock, la publicité sur internet, c’est, comment dire.
    Violent.
    Vraiment violent.
    En terme d’agression perpétuelle et permanente. Regardez Youtube sans bloqueur de pubs et c’est des putain de tunnels pour des couches et des bagnoles et des conneries, toutes les 10 minutes. L’enfer. Youtube vit de ça, donc Google vit de ça, Facebook et Instagram vivent de ça, quant à Tik Tok c’est littéralement un média de publicités déguisées. Internet vit grâce à la publicité.
    D’où : le coût par clic.
    “montant payé par un annonceur à un moteur de recherche ou un éditeur de site pour un clic amenant un visiteur depuis le lien d’une publicité (texte, image, vidéo…) vers le site de l’annonceur” (Wikipédia)
    Plus des gens cliquent sur un site, plus l’annonceur gagne de l’argent. Et le site aussi quand l’annonceur lui en redonne. Il faut donc faire revenir les gens. Le plus possible, le plus souvent possible.
    “Fidéliser”.
    Et pour fidéliser, il faut : “Créer de l’engagement”.
    Vous commencez à comprendre.
    Pas de l’engagement de raison et de réflexion, la publicité a horreur de ça. On va engager les pulsions et les affects, et jouer sur les plus primaires et primitifs possibles, et c’est pour cette raison, celle-là précisément, qu’on est inondés de merde sur Internet 247365.
    Parce que cette merde, raciste, antisémite, excluante, inégalitaire, etc. tape dans les pulsions et les affects, et donc par la grâce du coût par clic, rapporte de l’argent. Et donc, plus il y a de la merde sur Internet plus ça rapporte d’argent.
    Oui c’est aussi simple que ça.
    Alors oui, de temps en temps les annonceurs interpellés par des assos et des militants retirent leurs billes de sites qui abusent, Valeurs Actuelles, Twitter etc. Il faudra d’ailleurs un jour se pencher sur les sites réactionnaires financés à perte par des milliardaires pour propager des idées néofacistes et poujadistes (spoiler : ils sont tous déficitaires), mais en attendant, ce qui crée de l’engagement de contenu, c’est ce qui fait réagir, et ce qui fait le plus réagir ce sont les idées de merde, et les publicitaires ne font pas de politique. En en faisant de fait. Puisque c’est à cause d’eux que le modèle économique d’internet est…ce qu’il est.
    It’s not a bug.
    It’s a feature.
    Et nous allons donc voir et subit de plus en plus de merde sur Internet dans les années à venir, parce que les idées d’extrême-droite rapportent beaucoup d’argent, et les notres…pas.
    Capitalism, baby.

  • Et si on laissait réellement à des IA les rênes d’un site ?
    https://threadreaderapp.com/thread/1649163855375769613?refresh=1713511502


    #merdification

    Il y a quelques semaines, j’ai voulu tenter une expérience.
    Et si on laissait réellement à des IA les rênes d’un site ? J’ai donc créé un network de sites gérés à 100% par des IA (#chatGPT notamment), totalement autonomes… Le network Generation !
    Thread explicatif ⤵️⤵️ Image
    2 sites, l’un qui est un site de news technologiques, et l’autre est un site de recettes de cuisines. Les 2 fonctionnent aujourd’hui sans aucune intervention humaine, et crées du contenus « original », en choisissant leurs sujets. Image
    Le 2nd d’abord, cuisine-generation.fr/un site de cuisine, qui crées de nouvelles recettes originales chaque jour, ainsi que les photos (qui n’existent donc pas non plus) – déjà 380 recettes, inventées ! Image
    Cuisine Generation - La cuisine générée, pour vous !
    Une touche fruitée Les plats en sauce
    https://www.cuisine-generation.fr/un
    Géré par 4 chefs (qui n’existent pas donc) eux-mêmes inventés par des IA.
    Allez vous trouver l’anagramme derrière les noms ? ImageImageImageImage
    Des recettes de saison, toujours originales et personnalisées par les "chefs génératifs" ImageImageImageImage
    De belles recettes, qui donnent envie !
    Je n’ai pas encore fait de recettes du site mais si jamais vous êtes tentés, n’hésitez pas à faire un retour et une comparaison avec l’image créée par l’IA ! ImageImageImageImage
    Chaque « chef » met sa touche de personnalité, anecdotes, avec humour ! ImageImageImageImage
    Le 2nd site, tech-generation.fr Tech Generation est un site de news tech, avec déjà plus de 750 articles. Le constat est que la majorité des news tech sont à 80% des reprises de sites américains, et reformulés… (je ne critique pas du tout c’est même essentiel) Image
    Tech Generation - La technologie générée autrement
    https://www.tech-generation.fr
    On retrouve ici aussi 2 « journalistes génératifs » avec chacun leur style ImageImage
    Les sources sont toujours indiquées, les articles sont des résumées et des reformulations avec « la patte » de chaque journaliste (humoristique, enquête…) ImageImageImageImage
    Premier test de turing réussi, le site est « validé » pour fonctionner dans google news (après ça vaut ce que ça vaut comme vérification...) Image
    Non seulement les traductions sont bonnes, et contextualisés, mais ce ne sont pas juste des traductions mais bien une réécriture dans un cadre précis (ordre, taille du texte, style…) Exemple avec cet article, avec un texte bien travaillé tech-generation.fr/2023/04/11/eto… ImageImage
    Étoile explosive : Cas A, la nébuleuse qui en met plein la vue ! - Tech Generation
    « Espace, la dernière frontière… » Comme le dit si bien la citation célèbre de Star Trek, l’espace est un territoire infini, recelant de mystères et de découvertes en tous genres. Aujourd’hui, nous al…
    https://www.tech-generation.fr/2023/04/11/etoile-explosive-cas-a-la-nebuleuse-qui-en-met-plein-la-vue
    L’IA (#ChatGPT) est connectée à différents flux RSS, et décide seules des sujets à garder en regardant ce qui est déjà publiée, pour éviter les doublons, et sous contraintes. Ensuite chaque article à réécrire est donnée à un des journalistes, avec son style.
    Bien entendu avec peu de publicités, les visites sont encore faibles et le référencement aussi (même s augmente assez rapidement vu le contenu généré), mais il faut imaginer qu’avec un budget marketing très limité on peut bumper ce type de sites facilement. Et être bien référencé ImageImage
    A noter, à aucun moment le fait que ces sites soient « générés » n’est pas vraiment caché, les mentions légales (écrites par GPT aussi) explicitent bien le directeur de publication notamment ^^ ImageImage
    Alors à quoi s’attendre ? De nombreux journaux commencent déjà à utiliser la partie image, en faisant attention
    L’IA bouscule et inquiète le monde de l’image
    Des médias et des entreprises commencent à utiliser des clichés produits avec les logiciels d’intelligence artificielle Midjourney ou Dall-E 2. Des photographes et des illustrateurs estiment leurs dro…
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/04/11/l-ia-bouscule-et-inquiete-le-monde-de-l-image_6169004_3234.html
    Cela fait des années que des journaux utilisent déjà des IA pour rédiger, (quelques articles sur CNET qui s’est fait attraper)
    engadget.com/cnet-gets-caug…

    futurism.com/leaked-message…

    CNET has used an AI to write financial explainers nearly 75 times since November
    Turns out CNET has been using AI to write financial explainers and only mumblecoughed that it was doing so.
    https://www.engadget.com/cnet-gets-caught-playing-ai-mad-libs-with-its-financial-news-coverage-0010
    Leaked Messages Show How CNET’s Parent Company Really Sees AI-Generated Content
    Leaked messages from CNET’s parent company, Red Ventures, show deep concern about a potential consequence of AI-generated content.
    https://futurism.com/leaked-messages-cnet-red-ventures-ai
    Inside CNET’s AI-powered SEO money machine
    CNET employees are wondering : what’s AI and what’s not ?
    https://www.theverge.com/2023/1/19/23562966/cnet-ai-written-stories-red-ventures-seo-marketing
    Certaines entreprises vont même plus loin et pense pouvoir se passer de certains métiers
    Mon avis est différent, c’est plutôt un complément pour accélérer les travail
    Cette entreprise veut remplacer ses graphistes et rédacteurs externes par l’IA générative
    L’entreprise chinoise BlueFocus, spécialisée dans le marketing, veut remplacer certains collaborateurs externes par l’IA générative.
    https://siecledigital.fr/2023/04/14/bluefocus-ia-generative
    On peut conclure par une citation de mon IA sur le site tech generation, qui ne semble pas savoir que ce qu’elle est en train de faire est exactement ce qu’elle prédit.
    On ne peut pas faire sans les IA à l’avenir, à nous de les intégrer dans nos processus. Image

    • • •

  • Did SEO experts ruin the internet or did Google? - The Verge
    https://www.theverge.com/features/23931789/seo-search-engine-optimization-experts-google-results

    As the public begins to believe Google isn’t as useful anymore, what happens to the cottage industry of search engine optimization experts who struck content oil and smeared it all over the web? Well, they find a new way to get rich and keep the party going.

    #SEO #référencement #merdification #enshitification

  • The ‘#Enshittification’ of TikTok | WIRED
    https://www.wired.com/story/tiktok-platforms-cory-doctorow

    HERE IS HOW platforms die: First, they are good to their users; then they abuse their users to make things better for their business customers; finally, they abuse those business customers to claw back all the value for themselves. Then, they die.

    I call this enshittification, and it is a seemingly inevitable consequence arising from the combination of the ease of changing how a platform allocates value, combined with the nature of a “two-sided market,” where a platform sits between buyers and sellers, hold each hostage to the other, raking off an ever-larger share of the value that passes between them.

    (La merdisation ?)

  • De la merdification des choses
    https://ploum.net/2023-06-15-merdification.html

    Le principe de la merdification est simple  : maintenant que les utilisateurs sont captifs, que les concurrents ont quasiment disparu, que les business indépendants ont été acculés à la faillite ou rachetés, on peut exploiter l’utilisateur jusqu’au trognon.

    Certains groupes d’investisseurs se sont spécialisés dans ces techniques. Cory Doctorow les regroupe sous le terme «  Private Equity  » (PE). Leur job  ? À partir d’un business existant, extraire un maximum d’argent en un minimum de temps, disons entre deux et cinq ans.

    Comment  ?

    Premièrement, en augmentant les tarifs et en supprimant les programmes gratuits. Les utilisateurs sont habitués, migrer vers un autre service est difficile, la plupart vont payer. Surtout si cette hausse est progressive. L’objectif n’est pas d’avoir de nouveaux utilisateurs, mais bien de faire cracher ceux qui sont déjà là. On va donc leur pourrir la vie au maximum : tarifs volontairement complexes et changeant, rebranding absurdes pour justifier de nouveaux tarifs, blocage de certaines fonctionnalités, problèmes techniques empêchant la migration vers un autre service, etc.

    En second lieu, on va bien entendu stopper tout investissement dans l’infrastructure ou le produit. Un maximum d’employés vont être licenciés pour ne garder que l’équipage minimal, si possible sous-payé. Le support devient injoignable ou complètement incompétent, la qualité du produit se dégrade tout à fait.

    Bref, c’est la merdification.