• https://www.laquadrature.net/fr/reglement_terro_gafamacron

    Censure antiterroriste : Macron se soumet aux géants du Web pour instaurer une surveillance généralisée
    [...]
    [L]e texte, poussé par la France et l’Allemagne, utilise le prétexte de la lutte contre le terrorisme pour soumettre l’ensemble des hébergeurs (et pas seulement les grandes plateformes) à des obligations extrêmement strictes :
    – retrait en une heure de contenus qualifiés de terroristes par une autorité nationale (en France, ce sera l’OCLCTIC, le service de la police chargé de la cybercriminalité) ;
    – la mise en place d’un « point de contact » disponible 24h/24 et 7j/7 ;
    – l’instauration de « mesures proactives » pour censurer les contenus avant même leur signalement ; si ces mesures sont jugées insatisfaisantes par les États, ces derniers peuvent imposer des mesures spécifiques telles que la surveillance généralisée de tous les contenus.

    D’un point de vue humain, technique et économique, seules les grandes plateformes qui appliquent déjà ces mesures depuis qu’elles collaborent avec les polices européennes seront capables de respecter ces obligations : Google, Facebook et Twitter en tête.
    [...]
    Quand nous avons dit aux ministères que leur texte détruirait l’ensemble du Web décentralisé, ne laissant qu’une poignée de géants en maîtres, on nous a laissé comprendre que, oui, justement, c’était bien le but.

    #lqdn #gafam #europe #macron #merkel

  • Ce n’est pas la fin du monde !
    La phrase du président du Bundestag me fait aussi, très incorrectement, simplement par association d’idées, penser au tube de Zarah Leander « Davon geht die Welt nicht unter » dans le film à succès national-socialiste « Die große Liebe » (1942) : https://www.youtube.com/watch?v=p8D126NPTrU


    (Attendre la dernière minute de la chanson pour la savourer pleinement…)
    Zarah Leander (1907-1981), sublime chanteuse et actrice suédoise, a fait carrière dans l’Allemagne nazie. Contrairement à Marlene Dietrich, elle estimait qu’en tant qu’artiste elle n’avait pas à prendre position politiquement. Stigmatisée par sa compromission passive (cf. le terme allemand de MitläuferIN, celle ou celui qui court avec) avec le régime, elle deviendra cependant, dans les années 1980, une icône LGBT, en raison de de son alto très particulier et du contenu de ses chansons, qui vantaient... l’amour libre et assumé. Il est vrai que tous les systèmes autoritaires ou très régulés et codifiés ont leurs soupapes de sécurité (Norbert Elias) et les nazis ne semblent pas avoir dérogé à la règle.

    #Zarah_Leander

  • #Merkel puissance quatre
    https://www.mediapart.fr/journal/international/240917/merkel-puissance-quatre

    Angela Merkel a réussi son pari en s’assurant, dimanche 24 septembre, un quatrième mandat consécutif à la tête du gouvernement. Elle va devoir s’atteler à de difficiles tractations pour former une coalition dans un Parlement où l’extrême droite est de retour pour la première fois depuis 1945.

    #International #AFD #Allemagne

  • #Merkel remporte son pari
    https://www.mediapart.fr/journal/international/240917/merkel-remporte-son-pari

    Angela Merkel a réussi dimanche son pari en s’assurant un quatrième mandat consécutif à la tête du gouvernement allemand mais va devoir s’atteler à de difficiles tractations pour former une nouvelle coalition dans un Parlement où l’extrême droite est de retour pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

    #International #AFD #Allemagne

  • Pour #Merkel, le temps de la confiance avec les #Etats-Unis est «quasiment révolu»
    http://www.lefigaro.fr/international/2017/05/28/01003-20170528ARTFIG00147-relation-transatlantique-le-temps-de-la-confiance

    « L’époque où nous pouvions entièrement compter les uns sur les autres est quasiment révolue. C’est mon expérience de ces derniers jours », a dit Angela Merkel lors d’un meeting à Munich, dans le Sud de l’Allemagne. « Nous, Européens, devons prendre notre #destin en main », a-t-elle ajouté. « Nous devons nous battre pour notre propre destin », a poursuivi la chef du gouvernement allemand,

    After summits with Trump, Merkel says #Europe must take fate into own hands | Article [AMP] | Reuters
    http://www.reuters.com/article/us-germany-politics-merkel-idUSKBN18O0JK

    (Reuters) - Europe can no longer completely rely on its allies, German Chancellor Angela Merkel said on Sunday, pointing to bruising meetings of G7 wealthy nations and NATO last week.

    [...]

    “I have experienced this in the last few days,” she said. "And that is why I can only say that we Europeans must really take our fate into our own hands - of course in friendship with the United States of America, in friendship with Great Britain and as good neighbors wherever that is possible also with other countries, even with Russia."

  • Video shows Libyan coastguard whipping rescued migrants

    Libyan coastguard officers have been accused of regularly whipping and beating the migrants they rescue, and threatening even to kill them — and the claims are backed up by video footage shown to The Times.

    http://www.thetimes.co.uk/article/video-shows-libyan-coastguard-whipping-rescued-migrants-6d8g2jgz6
    #gardes-frontière #gardes-côtes #asile #migrations #réfugiés #Méditerranée #Libye #vidéo #violence
    via @isskein

  • Angela #Merkel : « Je suis prête à me présenter une nouvelle fois à la Chancellerie »
    http://www.taurillon.org/angela-merkel-je-suis-prete-a-me-presenter-une-nouvelle-fois-a-la

    Alors que le premier tour de la primaire de la droite en France a vu arriver en tête contre toute attente l’ancien premier ministre François Fillon, la Chancelière de la République fédérale d’Allemagne, Angela Merkel, a annoncé sans suspense dimanche 20 novembre qu’elle sera la tête de liste des chrétiens-démocrates CDU/CSU en vue des prochaines législatives de 2017.

    Actualités

    / #Allemagne, #Élections, Merkel, #Démocratie

  • #Internet. Pourquoi Angela #Merkel s’attaque aux #algorithmes de #Facebook, #Google & Cie

    En réclament aux géants d’Internet de dévoiler leurs algorithmes, la chancelière allemande a créé l’événement. Elle n’aura pas ces informations, estime Spiegel Online. Et en vérité, elle cherche bien autre chose.

    http://www.courrierinternational.com/article/internet-pourquoi-angela-merkel-sattaque-aux-algorithmes-de-f

    • Ce qui intéresse Angela Merkel, ce sont les effets secondaires des moteurs de recherche sur le débat public. Les “bulles de filtres”, par exemple, qui font qu’un internaute ne reçoit que des contenus qui corroborent son regard sur le monde.

  • Pour #Merkel, pas question de remettre en cause l’accueil des #réfugiés en #Allemagne
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/07/28/pour-merkel-pas-question-de-remettre-en-cause-l-accueil-des-migrants-en-alle

    La chancelière allemande Angela Merkel a « fermement » rejeté jeudi 28 juillet les appels à remettre en cause l’accueil des migrants dans son pays après deux attentats perpétrés par des réfugiés ces derniers jours.

    Les djihadistes « veulent remettre en cause notre disposition à accueillir des gens en détresse. Nous nous y opposons fermement », a lancé la dirigeante conservatrice lors d’une conférence de presse à Berlin, après avoir écourté ses vacances en vue de défendre sa politique d’accueil, de plus en plus contestée.

  • #Hollande, champion d’Europe de la non-communication politique
    http://fr.myeurop.info/2016/04/20/hollande-champion-d-europe-de-la-non-communication-politique-14518

    Daniel Vigneron

    Après sa prestation télévisée du 14 avril, le président français chute encore dans les #SONDAGES. Sa #communication est manifestement inadaptée car, malgré des difficultés, ses homologues italien et allemand font bien meilleure figure.

    Jeudi dernier sur #France 2, François Hollande a tenté de redresser son indice de popularité à un an de la présidentielle en participant à l’ém lire la suite

    #EUROFOCUS #Allemagne #Espagne #Italie #Royaume-Uni #cote_de_popularité #indice_de_confiance #Merkel #POPULARITE #RFI #show_télévisé

  • Aung San Suu Kyi : What the ’interviewed by Muslim’ BBC Today programme comment can tell us about her views | The Independent
    http://www.independent.co.uk/news/people/aung-san-suu-kyi-muslim-interview-bbc-today-programme-burma-nobel-pea
    L’article sur Aung San Suu Kyi explique la méthode employée également per la chancelière #Merkel pour solidifier sa position.

    Suu Kyi has been struggling to attain power in Burma for the past 28 years. She is vastly popular with her fellow countrymen, more than 90 per cent of whom are Buddhists, like her. But her enemies in the military regime have never stopped trying to blacken her name. Their favourite method was to say that she wasn’t properly Burmese because she had been married to an Englishman, had lived in the West for many years and produced two foreign sons. And by depicting her as foreign, they tried to lump her together with the Muslim minority who are also regarded by many Burmese Buddhists as aliens with no right to remain in the country.

    My hunch is that Suu Kyi feared that if she spoke up for the Rohingya, it would make it easy for her enemies to repeat this argument – and if the Burmese masses fell for it, that could erode her standing and her chances of coming to power. So she has been sitting uncomfortably on the fence for the past five years.

    In such a posture she became a sitting duck for anyone – Muslim journalists to the fore – who wanted to attack her for betraying both her human rights record and her status as a winner of the Nobel Peace Prize. She became hyper-sensitive on the issue.

    Bref : une fois arrivée en position de cheffe il ne faut plus bouger. Il faut agir en tirant les ficelles dans l’obscurité. C’est seulement après avoir éliminé tous ses concurrents qu’il devient possible de prendre ouvertement position par rapport aux questions urgentes.

    #politique #femmes #Aung_San_Suu_Kyi #Angela_Merkel

  • #Allemagne : un triomphe probable de la droite xénophobe n’inquiète pas #Merkel
    https://www.mediapart.fr/journal/international/110316/allemagne-un-triomphe-probable-de-la-droite-xenophobe-n-inquiete-pas-merke

    Des #élections_régionales ont lieu dimanche dans trois grands länder et auront des répercussions nationales importantes. L’AfD, formation anti-européenne devenue ouvertement xénophobe, s’est saisie de la crise des réfugiés. Face aux critiques venues de son propre camp, Angela Merkel se dit décidée à poursuivre sa politique.

    #International #AFD #CDU #europe

  • Union européenne : ceux qui ont écrasé les Grecs ont frayé la voie au FN
    David Pestieau

    Pour comprendre les causes profondes de la percée du Front national, nous devons toucher aux politiques appliquées par les partis traditionnels en France et en Europe. Nous devons aussi voir pourquoi l’Union européenne est responsable de la montée du FN et comment la remise en cause fondamentale de la politique de l’UE est aussi la seule manière de contrer le FN.
    http://ptb.be/sites/default/files/styles/primary_image/public/images/2015/12/11/fn.jpg?itok=GVivjzQM

    C’était il y a un an, à la veille du Nouvel An, avant les attentats et la crise des réfugiés. Le célèbre économiste #Thomas_Piketty signait une tribune « 2015 : quels chocs pour faire bouger l’Europe ? » [1] où il écrivait : « Le plus triste, dans la crise européenne, est l’entêtement des dirigeants en place à présenter leur politique comme la seule possible, et la crainte que leur inspire toute secousse politique susceptible d’altérer cet heureux équilibre. (…) Alors, quels chocs pourraient permettre de faire bouger les lignes en 2015 ? Il y a, en gros, trois possibilités : une nouvelle crise financière ; un choc politique venant de la gauche ; ou bien un choc politique venant de la droite. Les dirigeants européens actuels devraient avoir l’intelligence de reconnaître que la deuxième possibilité est de loin la meilleure : les mouvements politiques qui prospèrent aujourd’hui à la gauche de la gauche, comme #Podemos en Espagne ou #Syriza en Grèce, sont fondamentalement internationalistes et proeuropéens. Plutôt que de les rejeter, il faudrait au contraire travailler avec eux pour formuler les contours d’une refondation démocratique de l’UE. Faute de quoi, on risque fort de se retrouver avec un choc autrement plus inquiétant, venu de la droite : compte tenu du mode de scrutin, il est tout à fait possible que le FN emporte des régions lors des régionales de décembre 2015. » 

    Un an plus tard, nous connaissons le résultat. L’expérience grecque anti-austérité de gauche a été écrasée avec le diktat du 13 juillet, malgré que le peuple s’était exprimé totalement dans un sens contraire, à la fois lors des élections du 25 janvier et du référendum du 6 juillet. Elle a montré que, dans cette Union européenne, sous la garde de la main de fer de Merkel et des kilos de pactes et de traités qui instituent la politique d’austérité, il n’y a aucune latitude pour plier, ou même adapter prudemment, l’obsession de l’austérité. La volonté des peuples de pouvoir avoir une politique sociale et qui s’attaque aux plus riches pour sortir de la crise a été simplement interdite par l’establishment européen.

    De #Juncker à #Merkel, de Dijsselbloem à Hollande, l’unité a été scellée pour prolonger le calvaire grec en imposant un troisième mémorandum encore plus étouffant. Un diktat qui résonnait aussi comme un gigantesque avertissement aux autres peuples d’Europe : « ne sortez pas des clous, sinon nous allons vous écraser ».

    Et, en dépit de leurs cris effarouchés d’aujourd’hui sur la montée du Front national en France, tous ces dirigeants sont responsables du choc venu de la droite annoncé par Piketty. Car, en bouchant la voie de l’alternative à gauche, ils ont créé les conditions pour que les gens cherchent à l’extrême droite une solution à leur désespoir. Pire : la politique de l’Union européenne a créé les conditions pour le renouveau du Front national, ce parti fasciste du 21e siècle.

    21 avril 2002 - décembre 2015 : qu’ont-ils fait en 13 ans contre l’austérité ?

    Il y a 13 ans, le 21 avril 2002, la France avait déjà vécu un choc : Jean-Marie Le Pen se qualifiait au second tour des élections présidentielles, écartant le candidat du PS Lionel Jospin. Dans les jours qui ont suivi, des centaines de milliers de jeunes sont descendus dans les rues pour faire barrage à l’extrême droite, dans ce qui a été appelé le « nécessaire grand front républicain ». Et le président de droite Chirac a été élu avec un score de 82 %. Beaucoup de promesses ont été faites.

    On allait lutter contre le chômage, les banlieues pourraient sortir de leur misère, on allait s’attaquer à la « fracture sociale »… Mais rien de tout ça n’est venu. La vague d’austérité, de précarisation de l’emploi (le fameux CPE) et de privatisations a déferlé en France comme ailleurs en Europe, soutenue par toutes les grandes familles traditionnelles européennes, libérales, sociales-démocrates et conservatrices.

    En 2007, #Sarkozy s’est hissé au pouvoir en reprenant une grande partie du discours du FN. L’identité nationale, la France garante des valeurs chrétiennes, le nettoyage des banlieues au karcher ont été les leitmotivs de Sarkozy qui s’est vanté, au soir de sa victoire, d’avoir réduit Le Pen père à 8 %. En « oubliant » qu’il avait amplifié, élargi et banalisé le discours du FN, qu’il a contribué à lui faire gagner la bataille des idées, qu’il a œuvré à la « lepénisation des esprits ».

    Mais la démagogie de Sarkozy le « moralisateur du capitalisme » de 2008 s’est écrasée sur la réalité sociale. À l’issue de son mandat, en 2012, le chômage était passé de 8 à 9,4 %, bien plus encore chez les jeunes. Et ce, en ayant retardé l’âge de départ en retraite, supprimé des centaines de milliers d’emplois dans la fonction publique, travaillé main dans la main avec Angela Merkel pour faire aboutir le traité d’austérité européen #TSCG… Le tout, en diminuant les impôts sur les plus riches. Ce qui lui a valu son surnom de « président des riches ».

    Hollande : la « dernière chance » qui déçoit

    Puis est venu #Hollande. Pour faire échec à la montée du Front de gauche en 2012, sa rhétorique a viré toujours plus à gauche. Hollande a été jusqu’à promettre dans sa campagne électorale la révision du Pacte de stabilité. Avec son discours « mon ennemi, c’est la finance », une « dernière chance » a été donnée par beaucoup d’électeurs à la sociale-démocratie pour montrer qu’elle ferait les choses autrement que la droite.

    Or Hollande n’a pas touché à une virgule du Pacte de stabilité et a appliqué les programmes d’austérité européens, reprenant à Sarkozy son rôle dans le duo avec Merkel. Fin 2014, le Premier ministre Manuel Valls confirmait l’objectif de 50 milliards d’euros d’économies à réaliser « en trois ans ». « Tous les acteurs publics sont concernés, » a-t-il déclaré. De cette manière, Hollande continuait la politique antisociale de Nicolas Sarkozy, tout en continuant à transférer de nouveaux cadeaux fiscaux aux plus grandes entreprises.
    Hollande a même fait rentrer au gouvernement, comme ministre de l’Économie, un haut représentant de la finance (celle qu’il prétendait pourtant combattre) : Emmanuel Macron, ex-banquier d’affaires chez Rothschild & cie. Celui-ci a fait passer la fameuse loi Macron, qui prévoit d’élargir le travail du dimanche, le travail de nuit, facilite les licenciements, affaiblit considérablement les syndicats, prépare la privatisation des transports… La loi s’est aussi attaquée aux petits indépendants (grandes surfaces ouvertes le dimanche, fin des protections pour les taxis, coiffeurs…). Ceux du CAC-40 (les 40 plus grandes sociétés de la Bourse de Paris) et le MEDEF (la FEB française) ont applaudi des deux mains les mesures du gouvernement Valls. Résultat : le chômage a passé la barre des 10 %[2] et les inégalités ont continué à exploser. Il y a ainsi eu plus de 700 000 chômeurs supplémentaires en trois ans.

    Entre une droite qui court après l’extrême droite et une sociale-démocratie qui se dit de gauche, mais mène une politique de droite, tous les ingrédients sont là pour créer une confusion politique totale. D’abord par une désaffection politique majeure des classes populaires : 50 % n’ont pas voté le 6 décembre, dont 59 % des ouvriers, 65 % des moins de 25 ans et 66 % des inactifs. Ensuite, le FN apparaît, pour beaucoup de ceux qui vont quand même voter, comme la seule alternative qui brise le consensus austéritaire des deux grands partis traditionnels. Cependant, l’analyse doit être plus profonde si on veut aller à la racine des causes du succès du FN.

    Le mépris du peuple et la démocratie bafouée

    Autre date clé de l’histoire politique française : le 29 mai 2005. Ce soir-là, les résultats du référendum sur la Constitution européenne s’affichent sur les écrans de télévision : 55 % des Français rejettent un traité qui coule dans le marbre l’austérité néo-libérale. Pourtant, la presque totalité des grands partis traditionnels et une grande partie des médias ont milité pour le « oui ». Les commentaires d’après référendum affichent le mépris d’une élite politique envers un peuple qui « n’a pas compris ». Cela ne provoque aucune remise en cause de la politique de l’Union européenne (la Constitution étant aussi rejetée aux Pays-Bas quatre jours plus tard). Au contraire, deux ans plus tard, le texte à peine modifié revient sous le nom de « Traité de Lisbonne » et est adopté sans débat ni référendum. Une gifle aux millions de Français qui avaient fait entendre leur voix en 2005.

    Le cas français n’est d’ailleurs pas unique en Europe. Ainsi, en Irlande, le gouvernement va même faire revoter le peuple trois fois jusqu’au moment où il répond « correctement » à la question posée.

    Et en Grèce, le référendum convoqué le 6 juillet dernier sur les mesures imposées par la Troika européenne est sans appel : 61 % des Grecs votent contre. Pourtant, bien que, selon la Constitution grecque, le résultat d’un référendum ait la même valeur qu’une loi adoptée par le Parlement, le Parlement grec se voit obligé, le mercredi 15 juillet, d’accepter l’essentiel de ces mesures sous la menace du diktat de l’Union européenne de Merkel, Hollande et consorts.

    Tout cela témoigne de l’autoritarisme d’une Union européenne qui écarte les votes démocratiques qui ne l’arrangent pas, qui prend des décisions essentielles au sein d’organes non élus, comme la Banque centrale européenne ou l’Eurogroupe. La colère latente gronde dans toute l’Europe contre cette Union européenne de l’entre-soi, où la Table ronde des Industriels (regroupant les grandes multinationales) et Business Europe décident en réalité des axes essentiels de la politique. Et, en France, contre les privilégiés du CAC-40, comme les milliardaires Liliane Bettencourt et Bernard Arnault.

    Comment ne pas s’étonner, devant cette hypocrisie, qu’une partie de la population ne suive pas les appels à défendre les Hollande et Sarkozy de ce monde et tombe dans les griffes d’une Marine Le Pen qui prétend, elle, incarner le peuple ?

    Comme l’écrit The Guardian ce 9 décembre : « La dynamique commune (en Europe) apparaît comme l’interaction de l’insécurité financière et du détachement des élites gouvernementales de leur population. De Paris à Varsovie, les politiciens du centre technocratique professionnel sont perçus comme une caste à part avec ses privilèges, isolée de l’anxiété provoquée dans leur électorat par les turbulences économiques et les changements démographiques. »[3]

    La concurrence de l’Union européenne entre les travailleurs, substrat du poison raciste

    Deux autres éléments essentiels de la politique de l’Union européenne alimentent le substrat du Front national : la concurrence entre travailleurs érigée en principe cardinal et la politique de guerre et de conquête des grandes puissances européennes.

    En dépit des déclarations, l’Union européenne n’est pas dans son essence un projet coopératif entre les peuples. Au contraire : les politiques économiques des traités européens visent à mettre en concurrence les pays de l’Union entre eux dans une spirale vers le bas.
    Des tableaux socio-économiques comparatifs sont établis pour inciter voire obliger les États à s’en prendre aux « coûts salariaux » trop élevés (avec, du coup, une baisse du pouvoir d’achat), contre « les rigidités du marché du travail » (lisez ultra-flexibilisation et précarisation du travail), contre « l’intervention des États et le non-respect des principes de concurrence » (lisez libéralisation et privatisation des services publics). Durant des mois, les Allemands ont été montés contre « les Grecs paresseux » qui « profitent de l’Union ». Les Belges, Français et Néerlandais ont eux été sommés de rattraper la locomotive allemande en bloquant leurs salaires et en introduisant leurs « mini-jobs ».

    D’autre part, avec la directive sur les travailleurs détachés de l’Union européenne, les travailleurs de la construction et du transport routier ici ont vu des travailleurs polonais, roumains et bulgares venir travailler sur les chantiers pour des salaires de misère, sans aucune obligation de leurs patrons de verser des salaires et d’accorder des protections sociales et des conditions de travail égales à celles des travailleurs résidents ici.

    En posant le tabou qu’on ne peut pas toucher au 1 % le plus riche et en organisant la concurrence, l’Union européenne alimente le substrat sur lequel le poison du racisme et de la division peut se propager.

    Immigration et réfugiés : toujours plus de guerres et de murs

    La politique étrangère de grandes puissances européennes comme la France est aussi à remettre en cause. Elle crée toutes les conditions pour alimenter le racisme.

    D’une part, les guerres menées par les États-Unis, mais aussi par la France, provoquent « à retardement » la venue de centaines de milliers de réfugiés en Europe (voir notre article « Les réfugiés syriens, irakiens ou afghans sont le miroir à retardement de nos guerres » https://lc.cx/4wTZ). Mais l’immigration est aussi provoquée par d’autres décisions de l’Union européenne, comme, par exemple, les politiques climatiques décidées à la #COP21 à Paris.

    Le refus obstiné d’avoir un programme réellement ambitieux pour le climat, le refus d’adopter comme objectif une limite maximale d’1,5°C pour le réchauffement et celui de ne pas financer à hauteur suffisante les programmes de soutien au Sud (surtout en matière de transfert de technologies) pour réaliser la transition aux énergies renouvelables est aussi à la base de la venue de dizaines de milliers de réfugiés climatiques aujourd’hui, et surtout demain.

    D’autre part, l’Union européenne construit des murs toujours plus hauts autour, mais aussi à l’intérieur de l’Europe, comme en Hongrie, Slovénie et même en Autriche, validant en réalité les programmes de l’extrême droite qui désignent l’immigré comme l’ennemi intérieur. Au lieu d’intégrer les populations qui fuient les conséquences des politiques de « nos » gouvernements dans leur pays, les réfugiés sont mis en quarantaine de la société. Dans des camps fermés, voire même dans une « jungle » comme à #Calais, où les autorités françaises laissent pourrir une situation inhumaine, au lieu d’offrir un accueil décent à ceux qui fuient une misère indescriptible. Ainsi sont créées les conditions pour des tensions grandissantes avec les habitants voisins.

    La politique actuelle de l’Union européenne crée toutes les conditions pour le nationalisme

    Comme nous l’avions écrit dans Comment osent-ils ? La crise, l’#euro et le grand hold-up (de #Peter_Mertens), la continuation de la politique actuelle de l’Union européenne ne peut mener qu’à l’autoritarisme (comme on l’a vu en Grèce) ou au nationalisme (comme on le voit aujourd’hui en France). Et nous assistons aujourd’hui aux deux.
    Aussi, on ne peut combattre le nationalisme du Front national de Le Pen en défendant l’autoritarisme de l’Union européenne et en ne s’en prenant pas aux racines de sa politique.

    Car, si l’on interdit, comme l’Union européenne le fait, des politiques qui touchent les privilèges des plus riches, il ne reste qu’à s’en prendre aux plus faibles. Il n’y a pas de troisième voie. S’il n’y a jamais d’argent pour des nouveaux logements publics, on crée la base pour que ceux d’en bas se battent entre eux pour ceux qui existent. Si l’on coupe dans les budgets de l’enseignement, des services publics et de la vie associative, on crée toutes les conditions pour le repli sur soi et les tensions d’aujourd’hui et de demain.

    Remettre en cause la politique antisociale, antidémocratique et guerrière de l’Union européenne est une condition indispensable pour la reconquête des classes populaires.

    Une autre est évidemment de dévoiler la nature profonde du Front national derrière sa démagogie sociale. Et on ne peut le faire que si on rejette réellement le néo-libéralisme, qui se cache aussi dans le programme FN.

    Le FN : remplacer l’austérité made in Union européenne par une austérité made in France

    Car, en effet, le FN reprend en paroles des termes propres aux traditions de gauche. Il critique la mainmise des multinationales sur l’économie, les taxes qui étranglent citoyens et petits entrepreneurs, l’Europe qui impose l’#austérité à la France...

    Mais, si l’on examine les mesures proposées dans le programme du FN, autant le vague domine le volet social, autant il est précis quand il s’agit de l’immigration. Pour tout ce qui concerne l’emploi et la réindustrialisation de la France, il n’y a que des formules, aucune proposition concrète (et même, il veut réduire le nombre de fonctionnaires, ce qui est loin d’être une mesure créatrice d’emploi).

    Par contre, le thème omniprésent est ce que le FN appelle la « priorité nationale ». Celle-ci implique que les citoyens de nationalité française auraient plus droit que les autres à la sécurité sociale et aux services publics, ainsi qu’à l’emploi. Le piège est que, contrairement à l’image que cela veut renvoyer, cette mesure est avant tout une manière de favoriser l’austérité : plutôt que de pointer le manque d’emploi, de logement, de places en crèche, etc., le FN veut en priver une partie de la population, et donc justifier la #pénurie. C’est d’autant plus le cas que le FN est très dur vis-à-vis des chômeurs et allocataires sociaux, et compte s’en prendre durement à ceux-ci, Français ou non. D’une part, il fait donc semblant de protéger les « pauvres » français contre les autres, mais, d’autre part, il compte bien traiter tous les défavorisés comme des « parasites » - à l’instar d’un #Bart_De_Wever. Ainsi, dans plusieurs villes dirigées par le FN, les tarifs de cantine scolaire ont explosé pour les familles précaires et les subventions ont diminué – quand elles n’ont pas disparu – pour les associations d’aide aux personnes les plus pauvres.

    L’#immigré comme cible est un moyen d’épargner les #banquiers et grands patrons qui ont profité de la crise pour s’enrichir. Le FN reprend ainsi de nombreuses propositions propres à la droite ultralibérale : on parle d’« alléger le coût du travail », de diminuer le pouvoir des #syndicats, de réduire le nombre de logements sociaux, d’offrir des cadeaux fiscaux aux entrepreneurs, etc. Et, quand il semble vouloir s’en prendre aux grandes entreprises, « les 50 plus fortes capitalisations boursières, fleurons des entreprises françaises, devront affecter 15 % de leur résultat net en réserve spéciale de réindustrialisation », c’est en réalité pour la forme, car le programme stipule bien que ce sera « sans incidence sur leur rentabilité » et que les sommes seront « restituées » au terme d’une période de 5 ans.

    Malgré des déclarations qui semblent anti-système, le programme du FN est une version nationaliste du libéralisme. Le discours sur « la France d’abord » vise à rallier les travailleurs et petits indépendants français derrière un programme qui servira le 1 %... français.
    C’est d’ailleurs dans cette optique que des responsables FN ont mené récemment une opération de séduction vis-à-vis du monde patronal. Ainsi, #Christophe_Boudot, tête de liste FN en Auvergne-Rhône Alpes, s’est félicité d’une rencontre avec #Jean_Dominique_Senard, président du groupe Michelin, et a déclaré fièrement que « le FN est l’ami de l’entreprise ».

    En ce qui concerne la fiscalité, l’#ISF, l’impôt sur la fortune, doit passer à la trappe pour le parti de Marine Le Pen qui veut le « fusionner » avec la taxe foncière. Pas étonnant quand on sait que la famille Le Pen est elle-même soumise à l’ISF. La famille tient sa fortune de l’héritage du magnat du béton Hubert Lambert, que Jean-Marie Le Pen a touché en 1985. Les membres de la famille continuent de bénéficier de ce patrimoine à travers de sociétés civiles immobilières. Comme l’a écrit #Jean_Marie_Le_Pen dans la brochure « Droite et démocratie économique » : « Mieux vaut hériter de bons chromosomes conduisant à la richesse, plutôt que de faibles chromosomes qui vous font perdre le magot légué. » 

    Finalement, le FN ne peut se présenter comme anti-système que parce qu’il trompe sur la nature du système. Il pointe du doigt les immigrés, l’Europe et les pays étrangers. Mais c’est bien l’élite économique française qui a contribué à la construction de cette Europe, ce sont les grands patrons français qui exercent un lobbying acharné pour des traités #ultralibéraux qui précarisent les travailleurs, menacent la sécurité sociale et donnent tout le pouvoir aux multinationales. Mais le 1 % des plus riches Français, c’est le grand absent des discours du FN, ce 1 % qui s’enrichit notamment par l’exploitation des travailleurs sans-papiers, dont certaines entreprises bien françaises, comme le géant de la construction Vinci.

    C’est là que se situe la grande ligne de fracture : entre une élite économique qui s’enrichit toujours plus et la majorité de la population qui craint toujours plus pour son avenir. Et, dans cette situation, le #FN n’offre qu’un discours qui divise les gens. Et propose en réalité, à la place d’une austérité made in Union européenne, une austérité made in France.

    Contre l’Europe de la concurrence et de l’inégalité et contre le FN

    Nous savons qu’en ces temps de crise, des gens peuvent devenir de plus en plus aigris. Beaucoup voient que le monde ne tourne pas rond, ce qui peut produire le meilleur, dans la recherche d’alternatives, ou le pire, avec des solutions nationalistes et simplistes.
    La gauche authentique doit pouvoir transformer positivement cette colère. Pas en cherchant un consensus avec ceux, dans l’Union européenne, qui ont frayé la voie au FN, mais, au contraire, en osant désigner les responsables de la crise sociale dans laquelle l’Union européenne s’enfonce depuis sept ans : le 1 % le plus riche. Celui des Arnault, Bettencourt et Albert Frère de ce monde.
    La gauche ne doit pas s’unir pour se mettre à la remorque de politiques de droite, comme le fait le #PS d’#Hollande et #Valls, mais bien pour avoir une vraie politique de gauche, qui combatte pied à pied la politique actuelle de l’Union européenne.

    « La concurrence et la chasse au profit sur le libre marché sont la base de l’Union européenne. Elles sont gravées dans les textes de base de l’Union. Elles pourrissent et étouffent tout, écrivions Peter Mertens et moi-même en 2011 dans Comment osent-ils ?. Nous ne devons pas rhabiller de neuf cette construction de la concurrence ni donner une nouvelle couche de peinture aux déséquilibres. Nous avons besoin d’autres fondations. La coopération et la solidarité doivent remplacer la concurrence et l’inégalité. Cela suppose une tout autre Europe. »

    Ces mots nous semblent plus actuels que jamais. Dans cette #Union_européenne, il n’y a pas place pour une politique basée sur la coopération, la solidarité, les investissements équilibrés et le développement régional. Si une Europe répondant aux besoins des gens doit grandir, elle ne peut le faire qu’en remettant en cause les fondements de l’Union européenne. Autrement, soit l’Union s’enfoncera dans l’autoritarisme croissant, soit toute l’Union éclatera et les tensions nationalistes du début du 20e siècle referont leur entrée dans ce jeune 21e siècle. 

    Comme l’écrivait Antonio Gramsci : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres. » Faisons en sorte, ensemble, que les monstres soient arrêtés à temps pour aider à construire un nouveau monde.
     
    [1] Tribune Libération 29 décembre http://www.liberation.fr/futurs/2014/12/29/2015-quels-chocs-pour-faire-bouger-l-europe_1171435
    [2] Le 3 décembre dernier, on apprenait que le chômage atteignait son plus haut niveau depuis 1997, avec plus de 10 % de la population active concernée.
    [3] As Le Pen rises Europe’s liberal dream is disappearing in front of our eyes, Rafel Behr, The #Guardian 9 decembre.

    Origine de l’article : http://ptb.be/articles/union-europeenne-ceux-qui-ont-ecrase-les-grecs-ont-fraye-la-voie-au-fn

  • In refugee crisis, Angela #Merkel stands tall
    http://www.thearabweekly.com/?id=2742

    The debate over the wisdom of opening the door so wide in Sep­tember has rekindled speculation about the future of Merkel. Can she survive the refugee crisis and run, and win, a fourth term? The next federal elections are scheduled for September 2017 and Merkel said in August — before the refugee flood rose to unprecedented levels — that she intended to run.

    However, there is renewed spec­ulation that Merkel has an eye on a post that would enhance her global stature: secretary-general of the United Nations.

    In February, a group of prominent women from academia formed the Campaign to Elect a Woman UN Secretary-General, pointing out that there have been eight men to hold the job since the world body was established 70 years ago. It’s high time for a woman, the group argues.

    Merkel is on the group’s list of po­tential candidates, alongside such figures as International Monetary Fund boss Christine Lagarde, for­mer Irish President Mary Robinson, former Danish Prime Minister Helle Thorning-Schmidt and Federica Mogherini, the EU foreign policy chief. Before the campaign listed its candidates alphabetically, Mer­kel topped the list. Her stand on the refugee crisis has won applause from many UN members.

  • Angela Merkel critiquée face à l’afflux de migrants en Allemagne

    Gilbert Casasus, professeur d’études européennes à l’UNIFR. L’Allemagne a enregistré au mois d’octobre 181’166 migrants comptant demander l’asile, un nouveau record portant le total, depuis le début de l’année, à 758’000 personnes. Cet afflux massif de réfugiés suscite des critiques de plus en plus vives à l’égard de la chancelière Angela Merkel et sa politique d’ouverture.

    http://ht.ly/UkfWE

    #Allemagne #réfugiés #asile #Merkel #Angela_Merkel

  • Tsipras met la Grèce en ordre de marche pour l’austérité [#éditorial des bulletins d’entreprise Lutte Ouvrière du mardi 22 septembre 2015]
    http://www.lutte-ouvriere.org/notre-actualite/editoriaux/article/tsipras-met-la-grece-en-ordre-de

    Avec plus de 35 % des suffrages exprimés, Syriza a remporté les législatives grecques. Tsipras est donc élu pour la seconde fois. Mais la vague d’espoir soulevée par la victoire de #Syriza en janvier dernier a laissé la place à beaucoup de désillusions.

    L’#abstention de 44 %, un record en Grèce, en témoigne. Et comment ne pas comprendre ceux qui ont boudé les urnes quand leur vote de juin dernier -61 % contre le programme d’#austérité- a été piétiné et utilisé pour faire la politique contraire ? Quoi d’étonnant qu’ils n’aient pas eu envie de choisir quand les deux grands partis présentaient le même programme d’austérité ?

    Cette #désillusion est aussi présente parmi ceux qui ont voté Syriza. Ils savent bien qu’une nouvelle cure d’austérité les attend. Tout ce qu’ils espèrent désormais, c’est qu’elle soit un peu moins dure avec Syriza qu’elle ne l’aurait été avec la droite.

    Aux yeux de cette fraction de l’électorat populaire, Tsipras apparaît cependant toujours comme celui le plus à même de les protéger. Et même s’il a capitulé face aux grandes puissances, ils lui sont reconnaissants d’avoir essayé de s’y opposer.

    Mais pour tous ceux qui ne se résignent pas, en Grèce comme ici, il faut tirer les leçons de l’échec de Tsipras.

    Tsipras a certes été le premier dirigeant grec à contester le sort imposé à son pays par les créanciers, il a même été le seul représentant des pays pauvres d’Europe à le faire. Et si on peut lui reconnaître du courage politique et comprendre que certains parmi les classes pauvres de Grèce en soient fiers, il faut regarder les choses en face.

    Que reste-t-il du Tsipras qui promettait d’arrêter l’austérité mortelle pour les classes exploitées de Grèce ? Que reste-t-il de celui qui voulait forcer les créanciers à relâcher leur emprise pour donner la priorité aux plus pauvres, aux travailleurs, aux retraités les plus modestes ? Une certaine image et beaucoup de paroles creuses. Car aujourd’hui Tsipras est la courroie de transmission de la purge ordonnée par l’Union européenne (#UE) et le #FMI. Il s’est engagé à baisser les retraites, à augmenter la TVA. Il va augmenter les impôts pesant sur les paysans, couper dans les dépenses publiques et privatiser tout ce qui peut encore l’être. Le tout, sous la tutelle de l’Union européenne.

    Alors, comment en est-on arrivé là ? Comment Tsipras s’est-il battu ? Avec quelle politique, quels objectifs et quels moyens ? Tsipras n’a jamais visé la remise en cause de l’ordre capitaliste. Il n’a jamais contesté le remboursement de la dette grecque dans laquelle les classes populaires ne sont pour rien. Et, preuve qu’il ne voulait pas s’en prendre aux intérêts de la bourgeoisie, il n’a même pas mené la lutte dans son propre pays pour faire payer un tant soit peu la bourgeoisie grecque.

    Son objectif, modeste, était d’obtenir un peu de marge de manœuvre de façon à pouvoir prendre quelques mesures qui auraient soulagé les plus pauvres. Il a bataillé auprès des créanciers. Il a bataillé dans les sommets européens et dans les cabinets ministériels. Il s’est servi du suffrage populaire et des élections pour peser dans les négociations. Rien n’y a fait !

    Il faut que les travailleurs sachent que la bourgeoisie et les dirigeants européens sont impitoyables. Ils ne feront aucune concession, ils n’admettront une remise en cause de l’austérité que contraints et forcés par une révolte sociale. La solution est dans le camp des exploités eux-mêmes, dans leur capacité à se battre et à agir d’en bas en usant de toute leur force sociale. Dans le passé, c’est cette lutte de classe qui a réussi à repousser le mur de l’argent. Ce sera la même chose à l’avenir.

    Il faut se méfier comme de la peste de tous ceux qui, en Grèce comme ici, prétendent faire le bien des travailleurs sans être prêts à combattre les intérêts de la bourgeoisie et sans expliquer que la #classe_ouvrière n’obtiendra rien sans se battre.

    Tsipras fait partie de ces faux-amis de la classe ouvrière. Et que sa victoire ait été accueillie favorablement par tous les dirigeants européens le montre assez. Depuis que Tsipras s’est soumis à leur diktat, il est passé du rang de bête noire de l’Europe à celui d’homme politique « responsable » et « crédible ». Avec ces élections, tous les dirigeants, de #Hollande à #Merkel, misent sur Tsipras et sa capacité à « stabiliser » le pays, c’est-à-dire à imposer cette énième cure d’austérité.

    Eh bien, espérons qu’ils se trompent ! Espérons que le monde du travail ne se laissera pas faire. Espérons que les travailleurs victimes du #chômage et de l’abaissement de leur niveau de vie, les retraités qui vont subir la baisse de leur pension, les paysans qui vont voir leurs taxes doubler, réagiront.

    #Lutte_Ouvrière

  • #Allemagne : pourquoi Angela ##Merkel est-elle si généreuse envers les #réfugiés ?
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/allemagne-pourquoi-angela-merkel-est-elle-si-genereuse-envers-les-refugies

    Angela Merkel, comme à son habitude, a suivi ce mouvement spontané de sa population. C’est, chez elle, une stratégie courante. En 2011, elle avait ainsi réagi à l’explosion de Fukushima en engageant une sortie rapide de son pays du nucléaire, faisant ainsi oublier qu’en octobre 2010, elle avait fait adopter une loi pour prolonger la durée de vie des réacteurs nucléaires. Dans le cas des réfugiés, l’attitude d’Angela Merkel a donc été la même. Et l’on a pu alors voir soudain la presse allemande la plus conservatrice, celle qui se laissait aller volontiers à la xénophobie, appeler au soutien aux réfugiés. Le mouvement d’opinion s’est amplifié et Angela Merkel s’est montrée parfaitement en phase avec lui.

    [...]

    A ces considérations politiques s’est ajouté, évidemment un élément économique. La situation démographique allemande est alarmante et le pays a besoin d’habitants. On voit que la reprise de la consommation allemande, si elle est réelle, demeure faible au regard de la situation de l’emploi et des augmentations de salaires consenties. L’Allemagne a clairement besoin d’un apport massif de population jeune et prompte à consommer. Ces 800.000 migrants sont donc une bénédiction pour l’économie allemande. D’autant que 46 % des employeurs allemands ont des difficultés à recruter.

    Dans le plan décidé dimanche soir, le gouvernement fédéral a donc décidé de faciliter l’accès des #migrants au marché du travail. Le délai au-delà duquel ils pourront faire de l’intérim a été avancé de quatre à trois mois. Les équipes des agences pour l’emploi seront renforcés pour proposer des emplois ou des formations aux migrants. Mais il n’est pas certain que cette question soit centrale dans la décision d’Angela Merkel d’ouvrir les frontières allemandes. En effet, la majorité des migrants ne pourront pas immédiatement combler les manques de main d’œuvre qui existent aujourd’hui et qui concernent majoritairement de la main d’œuvre qualifiée (plus de la moitié des raisons de la difficulté d’embauche selon une étude de Manpower). En revanche, Angela Merkel est, depuis longtemps, favorable à une politique d’immigration plus active pour préparer l’avenir, car la crise démographique commencera réellement en 2025. Cette crise pourrait permettre de favoriser une plus grande ouverture qui deviendra nécessaire.

  • Austria and Germany about to go back to normal border system. Last week both Austria and Germany suspended the usual border check and let all migrants/refugees from Hungary go to either of countries.

    ir - Austrija un Vācija plāno pakāpeniski ierobežot migrantu ieplūšanu valstī
    http://www.irir.lv/2015/9/7/austrija-un-vacija-plano-pakapeniski-ierobezot-migrantu-ieplusanu-valsti

    strija, arī Vācija plāno pakāpeniski atcelt īpašo robežšķērsošanas procedūru, kas ļauj tūkstošiem migrantu tagad iekļūt šajās valstīs no Ungārijas, vēsta BBC.

    Atvieglotu robežšķērsošanas procedūru dēļ pagājušās nedēļas beigās Austrijas robežu šķērsoja tūkstošiem migrantu, kuri varēja vai nu palikt Austrijā, vai doties tālāk uz Vāciju.

    „Mēs palīdzējām vairāk nekā 12 tūkstošiem cilvēku grūtā situācijā. Tagad mums jāsāk pakāpeniska izeja no šīs ārkārtas situācijas un jāsāk darboties normālā režīmā," teikts Austrijas kanclera Vernera Faimena paziņojumā.

    #Master2016 #Austria #Germany #Hungary #Orban #Refugees #Merkel

  • Angela Merkel tells sobbing asylum seeker why she cannot stay in Germany | World news | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2015/jul/16/angela-merkel-comforts-teenage-palestinian-asylum-seeker-germany?CMP=sh

    Rarely has Angela Merkel been so directly confronted with the consequences of her own politics. But an emotional encounter with a young Palestinian left her momentarily speechless and unable to adequately explain to the girl why she was going to be deported.