• Big Bang Eco : le metavers va-t-il changer nos vies ?
    https://video.lefigaro.fr/figaro/video/big-bang-eco-le-metavers-va-t-il-changer-nos-vies

    Tous les poncifs réuni en deux heures de vidéo. Un bon recueil d’idées toutes faites, de wishful thinking et d’auto-congratulation. Heureusement que Dominique Boullier vient porter un peu de regrd critique.

    Big Bang Eco : le metavers va-t-il changer nos vies ?

    Revivez la deuxième journée du Big Bang Eco, l’évènement du Figaro consacré à l’impact de la révolution technologique sur l’économie et notre société, du 27 au 29 juin sur Le Figaro Live. Cette 9e édition est présentée par Guillaume Roquette

    #Metavers #Poncifs

  • Thread by WxNB_ on Thread Reader App – Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1540713805495140352.html

    La semaine prochaine, @meteofrance basculera officiellement vers les normales (références climatiques) 1991-2020, remplaçant ainsi les normales 1981-2010. Dans un contexte de changement climatique, à l’allure où vont les choses, ces normales sont-elles déjà dépassées ? #Thread

    https://twitter.com/WxNB_/status/1540713805495140352

    https://meteofrance.com/actualites-et-dossiers/actualites/climat/de-nouvelles-normales-pour-qualifier-le-climat-en-france

    Pourquoi changer de référence ?

    Les normales climatiques permettent de caractériser le climat sur un lieu donné, pour une période donnée. Il s’agit d’un produit statistique de référence pour l’étude du climat. Les normales ne sont toutefois pas des outils adaptés pour caractériser le changement climatique.

    Le concept de normales climatiques est apparu au cours de la seconde moitié du XIXe siècle et était basé sur le principe que le climat était constant à des échelles décennales à centennales. Or le climat évolue à ces échelles de temps, sous les effets conjugués de sa variabilité naturelle à de multiples échelles temporelles et des activités humaines. De ce fait, les normales 1981-2010 n’étaient plus représentatives du climat actuel. Météo-France a donc entrepris de calculer les nouvelles normales sur la période 1991-2020, conformément aux règles de l’OMM, comme la plupart des services météorologiques dans le monde. Cette opération a conduit à la publication de nouvelles données de référence sur le climat, avec une évolution sensible notamment pour les différents indicateurs liés aux températures. Ces nouvelles normales remplaceront, à partir du 28 juin 2022, celles portant sur la période de référence 1981-2010.

    #météo #climat #changement_climatique

  • Le trafic de meth et ses violences se répandent en Suisse romande François Ruchti/boi
    https://www.rts.ch/info/suisse/11980800-le-trafic-de-meth-et-ses-violences-se-repandent-en-suisse-romande.html

    Pendant de nombreuses années, la consommation de méthamphétamine s’est limitée à quelques rares villes de Suisse romande. Mais la situation a changé et le milieu marginal et violent de la meth se développe. Les cantons de Berne, Fribourg et Vaud sont maintenant touchés par cette drogue.

    Début janvier, la police neuchâteloise perquisitionne une série d’appartements dans le canton, une opération de plus dans le milieu de la méthamphétamine. L’objectif est simple : maintenir la pression sur les trafiquants et freiner le développement du marché de la meth.


    Cette drogue de synthèse, qui ressemble à des morceaux de cristaux, est fumée sur de l’alu ou dans des pipes. Les toxicomanes la décrivent comme dix fois plus puissante et addictive que la cocaïne.

    Pas de deal de rue
    Le sergent Yann Perrot est la personne de référence à Neuchâtel pour cette drogue de synthèse. Cela fait plus de dix ans qu’il travaille contre le marché de la meth. « Le milieu compte plusieurs centaines de toxicomanes à Neuchâtel. A force, je connais presque tous les dealers de la région », confie-t-il dimanche dans Mise au Point.

    Actuellement, le marché de la meth reste marginal en comparaison à d’autres drogues comme la cocaïne et l’héroïne. Mais il est également très différent. « Il n’y a pas de deal de rue. Tous les vendeurs sont consommateurs en Suisse. C’est un trafic peu structuré, mais très violent », détaille Yann Perrot.

    Agressions, violences sexuelles, passages à tabac et coups de feu, le milieu de la meth est très brutal. « On m’a frappé à coups de marteau », explique par exemple un consommateur qui souhaite rester anonyme. « C’est un milieu ultra-violent. Certains consommateurs-dealers deviennent fou avec cette drogue de synthèse. Elle est tellement addictive. » Cette violence est toutefois invisible et rares sont les consommateurs-dealers qui portent plainte.

    Agir rapidement
    Pour le procureur fribourgeois Philippe Barboni, la situation est sous contrôle, mais il faut agir maintenant : « Il ne faut pas laisser se développer cette drogue en Suisse. Il y a un vrai problème de violence et de délinquance lié à ce trafic. Nous sommes face à milieu comme celui du Platzspitz dans les années 90 à Zurich. »

    « La différence est que ce milieu est très discret, ajoute Philippe Barboni. Tout se passe dans des appartements, dans des groupes d’amis, tout est invisible. La violence et la détresse des toxicomanes sont pourtant bien réelles. »

    Neuchâtel et Fribourg ont dédié des policiers pour lutter contre ce problème, alors que d’autres cantons sont plus laxistes. Pourtant, le trafic de meth se répand partout en Suisse et presque aucun canton n’est épargné.

    #drogues #drogue #méthamphétamine #pervitine #captagon #opioides #héroïne #overdose #crystal #mdma #Suisse #violence

  • Avec le métavers, une nouvelle étape dans la difficile lutte contre les agressions sexuelles sur Internet
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2022/06/14/avec-le-metavers-une-nouvelle-etape-dans-la-difficile-lutte-contre-les-agres

    Des cas d’agression sexuelle dans les mondes en réalité virtuelle soulèvent la question de la modération des métavers. Si certains existent depuis longtemps, notamment dans les jeux vidéo, ils n’ont pas pour autant de solution simple.

    Par Lucie Ronfaut

    Elle a également relancé une crainte : celle des agressions, notamment sexuelles, en réalité virtuelle. Andrew Bosworth, directeur technique de Meta, reconnaît lui-même que le harcèlement dans un métavers est « une menace existentielle » pour les ambitions de son entreprise, d’après un mémo confidentiel révélé en novembre par le Financial Times. Il a aussi admis qu’une modération à grande échelle était « pratiquement impossible ».

    « Le choc est le même que dans la vraie vie »

    Ces questions ne sont, pourtant, pas neuves. Les exemples d’agression sexuelle dans des mondes immersifs, qu’il s’agisse ou non d’expériences en réalité virtuelle, sont nombreux. En 2016, une utilisatrice du jeu de tir QuiVR racontait dans un post de blog avoir subi des attouchements à la poitrine par un autre joueur. Et dès 1993, un article du journaliste américain Julian Dibbel, « A Rape in Cyberspace » (« Un viol dans le cyberespace »), décrivait comment un membre d’un « MOO » (Multi-user dimension Object Oriented), une communauté en ligne reposant sur des échanges textuels, avait forcé d’autres joueurs et joueuses à des simulations d’actes sexuels.

    Plus largement, d’après une récente étude de l’institut Ipsos, 41 % des Français (et 81 % des 18-24 ans) ont déjà été victimes de violence en ligne. « En un sens, le harcèlement dans les métavers est motivé par les mêmes facteurs que celui qu’on constate sur d’autres plates-formes : on se sent déconnecté des conséquences de nos actions, explique Katherine Cross, chercheuse américaine en sciences de l’information à l’université de Washington, spécialisée dans le harcèlement en ligne. Mais il existe une différence fondamentale, qui peut rendre cette expérience bien pire : la réalité virtuelle est conçue pour nous faire croire que ce que nous vivons est vrai. »

    Et, au contrôle du contenu produit par les internautes (textes ou images, comme sur un réseau social classique), s’ajoute celui des discussions tenues à l’oral et des comportements physiques. « Dans un métavers, la toxicité prend plein de formes différentes. Il y a le sujet de la voix. Comment repérer une insulte ? Ou si une personne très jeune discute avec d’autres plus âgées ? », détaille Charles Cohen, PDG de Bodyguard, entreprise française spécialisée dans les outils automatiques de modération pour les particuliers et les entreprises. « Et puis, il y a les gestes. Si un avatar en suit un autre, est-ce par jeu, ou s’agit-il de harcèlement ? »

    A défaut de pouvoir contrôler ce genre d’attitudes en direct, la plupart des plates-formes proposent une panoplie d’outils pour améliorer l’expérience des internautes : activer une frontière invisible autour de son corps virtuel, moduler la tessiture de sa voix (si une femme veut se faire passer pour un homme), réduire les autres avatars à des petites boules flottantes… On peut aussi signaler les actions problématiques, comme sur un réseau social, mais encore faut-il avoir enregistré une vidéo à apporter comme preuve.

    L’autre sujet crucial est celui du design. Comment construit-on un univers virtuel qui empêcherait les abus en amont ? Des métavers proposent des avatars sans jambes (évitant ainsi des postures sexuelles), proscrivent certains gestes avec les mains virtuelles (sur la version de base de VRChat, on peut lever son pouce en l’air, mais pas son majeur), prévoient des zones où un avatar devient aussitôt invisible aux yeux des autres, que ce soit pour se protéger ou faire une pause.

    Beaucoup de mondes virtuels choisissent aussi de rappeler leurs règles de manière peu subtile, au travers de posters ou d’avertissements qui s’affichent pendant les temps de chargement. Comme si, en marchant dans la rue, des panneaux nous rappelaient sans cesse qu’il est interdit de gifler autrui.

    La modération est, depuis longtemps, une épine dans le pied des grandes entreprises du Web, accusées de ne pas assez investir pour la sécurité des internautes, et d’avoir conçu des plates-formes impossibles à contrôler. Les métavers, parfois décrits comme notre futur en ligne, pourraient-ils être l’occasion de faire les choses correctement, dès le commencement ? Ou, au contraire, est-on déjà en train de reproduire les erreurs du passé ? « La modération est souvent utilisée comme un pansement pour régler les problèmes structurels des plates-formes, regrette Katherine Cross. On doit construire des métavers qui prennent en compte les abus potentiels dès la première ligne de code. Mais, pour des grosses entreprises comme Meta, malheureusement, la modération restera probablement un sujet auquel on réfléchira après coup. Comme cela a toujours été. »

    #Metavers #Agressions_sexuelles #Modération

  • La métropole comme horizon ? Décidément oui !
    https://metropolitiques.eu/La-metropole-comme-horizon-Decidement-oui.html

    Les #Débats actuels sur la #métropolisation interrogent notamment le rôle de l’expertise dans l’élaboration des #politiques_publiques. Martin Vanier explicite ici sa vision de la métropolisation et revient sur l’articulation entre ses positions de chercheur en sciences sociales et d’expert auprès des collectivités. Dans son article du 26 mai 2022 consacré aux « experts du fait métropolitain », Christophe Parnet critique la pensée, l’action et les interventions d’un ensemble d’universitaires engagés comme Débats

    / #métropole, métropolisation, #collectivités_locales, #expertise, politiques publiques

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_vanier3.pdf

  • Star de YouTube, Léo Grasset est mis en cause par plusieurs femmes | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/230622/star-de-youtube-leo-grasset-est-mis-en-cause-par-plusieurs-femmes

    À la tête d’une chaîne spécialisée de vulgarisation scientifique, le trentenaire est mis en cause par plusieurs vidéastes. L’une d’entre elles l’accuse de viol. Sept autres affirment avoir subi des violences psychologiques, sexuelles, ou avoir constaté un comportement jugé problématique. Questionné, il n’a pas souhaité répondre.

    Sophie Boutboul et Lénaïg Bredoux

    23 juin 2022 à 11h32
    Mise en garde

    Cet article fait état de récits de violences sexuelles et psychologiques.

    « Je suis tellement en colère, je suis tellement meurtrie. » Ces mots, Lisa* a beaucoup hésité à les prononcer publiquement. À la tête d’une chaîne à succès sur YouTube, la jeune femme a soupesé longuement le fait de dénoncer des violences dans son milieu où la réputation fait et défait les carrières et où le cyberharcèlement peut être particulièrement dévastateur.

    Ces dernières années, elle a traversé un « enfer mental », selon les mots du journal intime qu’elle tient consciencieusement. Il y a deux ans, en mars 2020, elle a pensé tout arrêter. Dans une vidéo destinée à sa chaîne, finalement jamais diffusée, on la voit, en larmes, évoquer un « différend avec un autre vidéaste, pas un différend professionnel, quelque chose d’important [...] ». « J’aurais pas dû laisser les choses se faire [...]. Ça a vraiment changé les choses et après ça, j’étais plus tout à fait pareille », dit-elle encore sur cet enregistrement.

    Lors d’entretiens avec Mediapart, devant ses ami·es, dans des messages et des courriels, Lisa, âgée d’une vingtaine d’années, a affirmé avoir subi des violences sexuelles de la part d’une star de la vulgarisation scientifique sur YouTube, Léo Grasset. Au total, Mediapart a recueilli le récit de huit femmes le mettant en cause, à des degrés très divers, dans des relations intimes ou au travail. Aucune plainte n’a à ce jour été déposée.

    Contacté par Mediapart, ce dernier n’a pas souhaité répondre à nos questions. « Nous ne souhaitons pas répondre aux sollicitations de presse, Monsieur Grasset se tenant à disposition de l’autorité judiciaire dans l’hypothèse où celle-ci était saisie de ces allégations », ont indiqué ses avocat·es par courriel (lire notre Boîte noire).

    À 32 ans, Léo Grasset est une figure de la vulgarisation scientifique sur YouTube : sa chaîne « DirtyBiology », créée en 2014, compte plus de 1,3 million d’abonné·es avec des questions aussi diverses que « Comment créer une couleur ? », « Le cancer est-il un organisme vivant ? » , « Pourquoi le PQ est sous-optimal » ou le plaisir féminin. Il est cocréateur de la chaîne Vortex, lancée en 2019 et coproduite par Arte, et l’auteur de plusieurs ouvrages – une BD chez Delcourt, avec son frère Colas, La Grande Aventure du sexe, ou un essai au Seuil, Le Coup de la girafe. Son dernier ouvrage Le Grand Bordel de l’évolution est sorti en novembre chez Flammarion.
    « Il est érigé en tant que Dieu »

    L’histoire de Lisa commence au milieu des années 2010. À l’époque, la vulgarisation sur YouTube est un petit milieu où les liens se tissent rapidement. Léo Grasset est « charismatique » et « sympa », Lisa, qui a à peine 18 ans, « s’entiche » de lui. Ils se parlent souvent – à distance, sur Skype ou Messenger. Il vit à l’étranger. Ils flirtent. Quand ils auraient couché ensemble à l’été 2015, « il est très gentil », se souvient-elle.

    Leur relation est vite chaotique. Léo Grasset aurait pris ses distances puis renoué. Elle suit. « J’avais énormément d’admiration et de respect pour lui et, dans notre milieu, il est érigé en tant que Dieu », selon Lisa.

    Ils se voient de temps en temps, auraient parfois des relations sexuelles. Puis il disparaît de nouveau, sans qu’elle ne sache où, ni avec qui. Parfois, dans des forums de vidéastes, il se moque d’elle, mais, en privé, revient vers elle. « Le truc qui est devenu excessivement malsain, c’est que j’étais retombée dans l’engrenage de l’admiration, de l’emprise », raconte la jeune femme. Ces sentiments contrastés lui auraient provoqué « une espèce de yoyo mental ».

    Fin juillet 2016, ils doivent se retrouver à Paris. Le soir du rendez-vous, comme en attestent les messages qu’ils échangent ce soir-là, il traîne avec des amis. Elle est dépitée. Finalement, « vers 1 h 30 », le jeune homme la rejoint. Il est fortement alcoolisé, d’après plusieurs témoins.

    Elle est « en colère » et elle ne veut plus faire l’amour, affirme-t-elle lors d’un entretien à Mediapart. « Je lui dis plusieurs fois que je n’ai pas envie. » Après des caresses, elle aurait essayé « de se décaler ». Un geste qui aurait provoqué une « espèce de switch dans son regard ».

    La jeune femme décrit ensuite une scène violente. Léo Grasset l’aurait « maintenue avec ses mains autour de son cou », et l’aurait « pénétrée avec des coups très forts ». « J’ai eu excessivement peur », raconte Lisa, en larmes durant tout le récit qu’elle fait à Mediapart.

    « J’ai voulu crier et il n’y avait aucun son qui sortait de ma bouche », dit-elle encore avant de parler d’un « trou noir » et de s’être sentie en « état de choc ». « J’avais vraiment une espèce de dissonance cognitive maximum où je me disais “c’est la personne que j’aime et il vient de se passer ça” », dit encore Lisa. Il serait ensuite parti au petit matin.

    La vidéaste se serait alors frotté le corps sous la douche avec une éponge abrasive. « J’ai dû me laver en tout une vingtaine de fois d’affilée. » Depuis, Lisa ressent de « la honte » – le mot revient sans cesse. Elle a régulièrement des « crises d’angoisse », sa vie amoureuse et sexuelle en a été perturbée.
    Les confidences auprès des proches

    Sa mère a recueilli ses confidences dès l’été 2016, même si le mot « viol » n’est pas prononcé. « Pour moi, à l’époque, un viol, c’est se faire agresser dans la rue par un inconnu. Mais j’ai réalisé tout de suite la gravité de ce que ma fille a décrit », explique-t-elle, émue, à Mediapart. Elle constate « la descente de [sa] fille ». « Dans les semaines et les mois qui ont suivi, elle avait un dégoût de tout. Elle a pris des médicaments, vu des psys », rapporte-t-elle.

    Deux ami·es proches de Lisa ont aussi confirmé à Mediapart avoir reçu les confidences de la vidéaste. Dès 2016 pour Paul : « C’était avant #MeToo, elle n’a pas mis les mots tout de suite. » Mais il a vu la nette dégradation de son état de santé, des « moments de grosse déprime », une perte de confiance en soi, une « crise de panique » un soir de fête chez elle…

    Une comédienne, proche de Lisa, raconte avoir passé une soirée avec Léo Grasset, au Québec, à l’automne 2017. Le sujet de conversation aurait porté sur le « stalking », cette forme de harcèlement dont les femmes sont les premières victimes. Léo aurait alors accusé Lisa : « J’en connais une bonne, moi, de stalkeuse, ta pote […]. » Il aurait ajouté : « Et moi je lui ai bien défoncé les muqueuses. » Questionné sur ce point, le youtubeur n’a pas répondu.
    L’entreprise de décrédibilisation

    Devant plusieurs personnes que nous avons interrogées, ou dans des groupes de discussion, Léo Grasset tient, dès 2016 et à de nombreuses reprises, des propos dégradants au sujet de Lisa. Il fait le récit d’une relation à sens unique et d’une jeune femme très éprise de lui, « hardcore en love », – quand lui parle de « plan cul » –, et il sape peu à peu sa crédibilité. Il la présente comme une « psychobitch » ou une « mytho » et étend le discrédit à la sphère professionnelle.

    Il exploite alors, avec d’autres, les maladresses qui peuvent émailler le lancement de sa chaîne YouTube. À l’époque, elle est jeune, manque d’expérience et tâtonne – comme beaucoup dans cet univers très récent. « Il y avait des défauts mais j’ai corrigé très vite, je voulais apprendre et je faisais tout pour m’améliorer », explique la vidéaste.

    « Tout », peut-être, mais rien n’y fait. La méfiance est instaurée. Elle est manifeste quand Lisa va commencer à évoquer des violences, même de manière implicite. Quand elle tweete, en février 2019, à la suite des révélations sur la Ligue du LOL, elle n’est pas crue par beaucoup. « Je me méfie parce que je pense qu’elle est capable d’instrumentaliser tout ça à son profit », écrit par exemple un vidéaste, pilier du secteur, sur un groupe d’échanges entre youtubeurs consulté par Mediapart.

    Selon un autre document, un deuxième youtubeur raconte avoir été averti en 2018 par un collègue sur un Discord spécialisé que les méthodes de la vidéaste « n’étaient pas scientifiques » ou que Lisa avait fait des « sales coups à d’autres vidéastes ». La participation de Lisa à plusieurs événements est annulée. À un ami, elle écrit en 2016 : « Je sais pas pourquoi ils m’aiment pas à ce point c’est ouf. »

    « Léo porte une énorme responsabilité dans la décrédibilisation de [Lisa]. Il nous l’a présentée systématiquement comme une mythomane, et il a fini par réussir à la faire passer pour une folle incompétente », se souvient l’un des précurseurs sur YouTube dans la vulgarisation scientifique. Longtemps proche de « DirtyBiology », il a rompu le contact depuis qu’il a recueilli le récit de plusieurs femmes.

    Et s’il a parfois pu être critique du travail de Lisa à ses débuts, il regrette aujourd’hui les propos qu’il a tenus : « Depuis, j’ai compris… C’est fou de mesurer combien Léo a réussi à créer une bulle et à l’évincer. On s’est sentis extrêmement coupables d’être tombés là-dedans. »

    Arnaud Gantier, de la chaîne YouTube « Stupid Economics », se souvient lui aussi qu’en 2016, Léo Grasset « se moque régulièrement de [Lisa] avec un langage ordurier et sexiste ». Sous son impulsion, elle devient, dit-il, un « bouc émissaire d’une partie du groupe ». « Très vite, on lui construit une réputation de meuf qui triche, de meuf malhonnête », rappelle la vidéaste Manon Bril. Or la « réputation » sur YouTube est cruciale.

    Alerté à l’époque, Vincent Manilève, auteur d’un livre de référence, YouTube derrière les écrans. Ses artistes, ses héros, ses escrocs (Lemieux, 2018), en est certain : « Cela a ralenti l’ascension de [Lisa]. Elle était exclue de certains milieux. Elle va un jour atteindre 1 million d’abonnés – cela aurait pu être le cas bien avant, car elle aurait dû avoir bien plus de collaborations. » Sur YouTube, les partenariats entre deux chaînes est un moyen important de gagner de nouveaux abonné·es.
    « Si je porte plainte, ma carrière sera foutue »

    Lisa dit qu’elle a été « détruite ». Même si elle a tenu, et que sa chaîne a prospéré, elle a eu des « pensées excessivement sombres ». Pousser la porte d’un commissariat lui a semblé impensable. « À l’époque, je pense que si je porte plainte, ma carrière va être foutue. Au mieux, je vais être considérée comme la fille qui a été violée. Au pire, tous les autres vidéastes vulgarisateurs vont se liguer contre moi », pense-t-elle.

    Avec Léo Grasset, les échanges se sont poursuivis de manière très ponctuelle sur Facebook. Le 19 janvier 2019, il prend l’initiative de lui écrire pour saluer une « vidéo nickel ». Il ajoute : « Je veux profiter de ce message pour m’excuser. [...] J’ai pas été correct avec toi quand on s’est revus en 2016. [...] Bon c’était une période particulièrement bordélique de ma vie, et ça va mieux maintenant, mais ça n’excuse rien. »

    Il revient sur le plan professionnel : « Je mentionnerai pas les trucs merdiques qui ont suivi, les dramas sur YouTube [...] etc. L’idée est vraiment de faire la paix avec tout ça, et de ne plus garder de rancœur ou de froideur particulière. Une neutralité m’irait déjà pas mal. »

    Lisa répond six jours plus tard. Elle propose d’en parler de vive voix. Le rendez-vous a lieu en avril 2019, dans un café parisien. D’après son récit, Léo Grasset se serait excusé, expliquant, à propos de la nuit de juillet 2016, qu’il était « bourré », et parlant d’une « erreur de jeunesse ». Un récit que la jeune femme a fait à plusieurs proches. Le 19 avril 2019, Léo Grasset écrit : « Cette discussion a fait du bien. » Réponse de Lisa : « Oui c’était une bonne chose ! [...] Si tu veux en reparler au besoin, n’hésite pas. »

    Il n’y aura pas de suite.
    « Le consentement dans le cul [...], c’est un jeu »

    Il faudra attendre le printemps 2020 pour qu’une partie des proches de Léo Grasset change de regard sur Lisa : lors du confinement, des femmes du milieu de la vulgarisation, et leurs amis, se confient. Elles se rendent compte que plusieurs d’entre elles ont eu une mauvaise expérience avec « Dirtybiology », qu’elles ont parfois eu des relations avec lui en même temps. Elles revisitent chacune leur histoire, se sentent manipulées et posent des mots sur ce qu’elles estiment avoir subi.

    Même si leurs récits sont différents, plusieurs femmes interrogées ont cru déceler, dans leur expérience, des passerelles avec le récit de Lisa. Marine Périn, « Marinette » sur YouTube et Twitch, rencontre Léo Grasset en 2018. Durant l’été, lors d’un rapport sexuel choisi, elle lui aurait demandé d’arrêter pour retirer sa coupe menstruelle. En vain. À Romain Monté, le vidéaste de la chaîne « Linguisticae », la journaliste écrit en mai 2020 : « À titre perso, je peux te dire qu’il a beaucoup de mal avec la notion de consentement. Par exemple, crier le mot “arrête” ne l’empêche pas du tout de continuer. »

    Selon Marine Périn, Léo Grasset est, dans son esprit, « dans l’idée de sexe brutal mais consenti ». Dans un message du 30 juillet 2018, il lui écrit : « Le consentement dans le cul, pour la plupart des gens, c’est un jeu. Enfin tu joues à le perdre, ton consentement. »

    Le youtubeur souffrirait aussi de « sexomnie ». Il s’agit d’un trouble rare, qui ressemble à du somnambulisme, avec des gestes, parfois brutaux, de nature sexuelle, parfois sans souvenirs au réveil. À Marine Périn, Léo Grasset écrit le 30 juillet 2018 sur Messenger : « Je baise en dormant, des fois. [...] Quand je suis dans cet état-là, j’suis un peu animal. [...] Quand je suis éveillé, je fais vachement attention à l’autre [...], alors que quand je dors, je m’en baleeeeeeeek. »
    Des messages très nombreux

    Six femmes évoquent auprès de Mediapart ce qu’elles qualifient de « violences psychologiques » ou de comportement « toxique » dans le cadre d’une relation intime – de plusieurs années ou quelques mois, selon les cas, et à des degrés divers. Une thématique encore peu connue et rarement évoquée, notamment en France. Dans leurs récits, il ne s’agit pas seulement d’attitudes qui pourraient être banalement désagréables, mais d’un comportement qui se serait répété à plusieurs reprises et qui aurait eu pour conséquences des dommages physiques et psychiques avec de forts retentissements dans leur vie personnelle et professionnelle.

    D’après ces récits, Léo Grasset, qui n’a pas souhaité répondre, serait coutumier de relations virtuelles très intenses, passant par l’envoi de très nombreux messages sur une courte période. Ce que les Anglo-Saxons appellent le « love bombing », c’est-à-dire le bombardement d’amour, qui peut créer une « dépendance affective très forte », et « submerger d’émotion » celui ou celle qui les reçoit, indiquent les travaux de Gwénola Sueur et Pierre-Guillaume Prigent, spécialistes des violences conjugales.

    « On se voit très peu. Mais on se parle 24 heures sur 24, c’est une relation omniprésente », explique ainsi Marine Périn, qui l’a fréquenté en 2018. Jeanne*, une youtubeuse aux centaines de milliers d’abonné·es, raconte ses échanges la même année : « C’était très pernicieux : il y avait des fois où il ne me répondait pas pendant une semaine et ensuite une dizaine de messages en une heure… C’était toujours à son bon vouloir à lui. J’avais l’impression que j’étais à sa disposition. » La relation ne dure que quelques mois. Jeanne pense avoir été « un peu protégée » par son « statut sur YouTube ».

    « Pendant deux mois et demi, c’était non stop », dit aussi Chloé, 27 ans, comédienne, qui a gardé un mauvais souvenir de sa « relation virtuelle » en 2019. « J’ai eu l’impression d’être un peu un objet qu’il ne considère pas. Ça a été psychologiquement compliqué. » Après une nuit passée avec Chloé, Léo Grasset aurait disparu, selon son récit. « Dans ma situation psychologique fragile de l’époque, je me suis beaucoup dit que c’était de ma faute. »
    Des femmes parlent d’une « emprise »

    Surtout, ces relations très intenses, du moins virtuellement, se doublent, d’après les récits recueillis, de sentiments pour ces femmes de « chauds froids » incessants, où, aux périodes de forte intensité succèdent des moments, parfois longs, durant lesquels leur correspondant « disparaît ». Elles racontent des rendez-vous tant espérés, finalement annulés, des soirées programmées, repoussées. Un vécu qui peut « semer la confusion », avec des « injonctions contradictoires » et le sentiment de vivre des choses « qui ne sont pas rationnelles » – ce qu’on appelle parfois le « gas lighting », selon Gwénola Sueur et Pierre-Guillaume Prigent.

    Plusieurs femmes parlent d’une forme « d’emprise » qui s’instaure. Et qui les laisse parfois en « état de choc ».

    En 2019, Léo Grasset et Émilie*, une jeune femme passionnée par la vidéo, se parlent « pendant des journées, des soirées, tous les jours, tout le temps ». « Il est extrêmement charismatique, très drôle, très gentil, très attentionné. C’est un peu l’homme parfait », résume Émilie. C’est en rencontrant un ami de Léo Grasset qu’elle apprend que l’histoire d’amour qu’elle croit vivre est illusoire. « J’ai été dans un état de choc », affirme-t-elle, en raison de « la situation d’emprise » dans laquelle elle se serait trouvée. Son ami Corentin confirme son « état de choc immense » : « Elle tremblait de partout, elle regardait dans le vide. Son corps ne bougeait presque plus. »

    Jusque-là, seule la façon dont Léo Grasset avait parlé de deux de ses ex devant elles l’avait un peu alarmée. Il les aurait présentées comme « folles » (dont Lisa). À un ami, Léo écrit que, sur YouTube, « toutes les meufs mignonnes ou bonnes même, hop, elles sont niquées de la tête [...] / ou en dépression à cause de moi ».
    Manon Bril, « kidnappée émotionnellement »

    Parmi celles-ci figure une autre vidéaste à succès : Manon Bril. Docteure en histoire, elle anime sa chaîne de vulgarisation sur YouTube, « C’est une autre histoire ».

    Elle rencontre Léo Grasset fin 2015, à l’époque où elle se lance sur YouTube : « J’ai 5 000 abonnés, il en a 300 000. Il est super intéressant, je flashe sur lui. » Leur relation va durer plusieurs années. Laquelle est souvent à distance (il vit la plupart du temps à l’étranger), instable (« des hauts et des bas » constants), implicite (leur couple n’est jamais tout à fait officiel), souvent numérique (des échanges de messages).

    Ils bossent parfois ensemble, il contribue à sa notoriété montante. « Il me donne plein de conseils, il me valorise dans mon travail. Il m’intègre dans une communauté. » Mais dans la vie personnelle, « il m’a mise dans une insécurité émotionnelle énorme », dit Manon.

    Elle perd confiance en elle, elle devient « jalouse ». Elle fait très vite partie du groupe de vidéastes hostiles à Lisa. En le fréquentant simultanément, les deux femmes se sont trouvées « en concurrence » auprès de Léo Grasset pendant quelques mois. Depuis, elles se sont parlé des heures durant, se soutiennent l’une l’autre. Elles pleurent parfois en s’écoutant. Manon, surtout. « On s’est tellement haïes, enfin surtout moi. Dans cette horreur, nous vivons aujourd’hui une vraie expérience de sororité. »

    Fin 2017, Léo Grasset met fin à sa relation avec Manon Bril. « Et c’est parti pour deux ans d’une rupture continue », selon la vidéaste. Elle raconte qu’elle va mal. Sa mère tombe gravement malade. Et lui réapparaît au moment où elle est si vulnérable ; il est présent auprès d’elle mais s’éloigne « à chaque fois que ça devenait un peu trop ». « Il m’a kidnappée émotionnellement », dit-elle.

    La jeune femme s’enfonce. À l’automne 2018, elle est en dépression. Elle consomme des anxiolytiques et des antidépresseurs. Elle prend du poids, elle a des « trous de mémoire », elle pleure « tous les jours », elle fait du psoriasis, se bloque le dos... Elle voit Léo Grasset de temps en temps, puis il disparaît à nouveau.

    En janvier 2018, le youtubeur écrit : « Ça me dévaste de voir l’impact de notre relation sur ta santé. » En mars, elle écrit : « Toute l’année a été comme ça, t’as soufflé le chaud et le froid en permanence. »

    Charles Villa, journaliste à « Brut », se souvient d’une « Manon dévastée » et d’une soirée ensemble où il l’avait raccompagnée chez elle car « elle était terrorisée à l’idée qu’il puisse monter à Paris et l’attendre sur son palier ». « Manon, c’est une boule de joie, de soleil, d’énergie incroyable. Au fur et à mesure des années, j’ai vu la lumière qui s’éteignait », raconte son amie et collègue Lucie. Longtemps, elle a pensé qu’elle assistait à une histoire impossible entre deux êtres pas « prêts l’un pour l’autre ». Aujourd’hui, elle estime qu’il « ne lui a pas juste brisé le cœur, il l’a détruite. »

    Manon Bril finit par couper toute communication avec Léo Grasset en avril 2020. Peu avant, elle a découvert l’infidélité. Peu après, elle a recueilli les paroles de plusieurs femmes, dont Marine Périn et Lisa. « C’est la sidération », dit Manon Bril.
    « Un comportement très collant » à la rupture

    Diane* n’est pas youtubeuse, mais évolue elle aussi dans le monde des sciences. Fin 2017, elle met fin volontairement à la relation à distance dans laquelle elle s’est lancée avec Léo Grasset quelques mois plus tôt. À la rupture, elle décrit « un comportement très collant, à base d’appels, de messages » et parfois de cadeaux, qui devient « anxiogène ». « Il peut être très drôle, il a une belle rhétorique. Mais quand ça va pas, c’est un mec malaisant », affirme-t-elle.

    Le 3 avril 2018, après de nombreux messages, Diane décide d’éclaircir sa position : « Je visualise mal un futur ensemble. [...] du coup, aujourd’hui, je peux pas assurer toute cette communication de pti sms toute la journée, etc. J’aimerais bien qu’on essaye d’arrêter de se parler, au moins histoire de voir ce qu’on ressent. » Les messages ne s’arrêtent pas. Cinq jours plus tard, elle insiste : « Ce que je t’avais dit à propos de tous les messages, ça tient toujours. » Puis : « Je reste sur mon idée de plus se parler pendant un temps. »

    Mi et fin avril de la même année, il lui reproche ses esquives et c’est elle qui aurait un « problème ». Sur Messenger, il écrit : « Si ta réaction à un mec qui essaie de pas perdre le contact cool avec toi [...] c’est d’agir comme si tu n’étais pas capable de te mettre à sa place ou de le repousser encore plus fort, c’est que t’as ptêtre un vrai problème. »

    Il essaie de l’appeler. « C’était souvent ça, je rejetais l’appel sur le téléphone, puis sur Facebook, puis j’avais un message : “Pourquoi tu réponds pas ?” Après je culpabilisais », précise-t-elle, en faisant défiler l’historique de son téléphone.

    Elle se retrouve alors à lui dire « pardon ». Il finit par s’excuser également. Trois semaines après, il prend un Airbnb non loin du village de ses parents, où elle habite. Elle lui écrit pourtant : « J’me sens mal que ça implique que tu descendes ici. »

    Anne-Cécile, son amie d’enfance, prétend que Diane « se sentait épiée ». Viviane Lalande, de la chaîne YouTube « Scilabus », se souvient également de cette période : « [Diane] me disait qu’elle n’en pouvait plus, qu’il ne comprenait pas le “non”. Elle avait cette peur d’être observée. »

    Ce comportement pourrait s’apparenter à du « stalking » (le fait de traquer une personne post-séparation), selon les spécialistes des violences dans le couple Gwénola Sueur et Pierre-Guillaume Prigent – qui ne s’expriment pas sur ce cas précis.
    Au travail : « Espèce de sac à foutre »

    Mediapart a aussi recueilli le récit d’une youtubeuse qui s’est plainte de Léo Grasset dans un cadre strictement professionnel. Archéologue de formation, Clothilde Chamussy anime « Passé sauvage », une chaîne de vulgarisation autour de l’archéologie, de l’anthropologie et de l’histoire, à laquelle 120 000 personnes sont abonnées. Elle rencontre Léo Grasset en 2016, l’année du lancement de sa propre chaîne. Il compte déjà 400 000 abonné·es et « fait beaucoup de choses pour mettre en avant [son] travail ». Mais il instaure aussi, d’après son récit, un climat très sexualisé.

    En février 2017, lors d’un festival, à Nice, alors qu’elle se penche pour ranger ses affaires, il aurait lancé : « Je te toucherais bien les fesses, mais on n’est pas assez amis. » Quelques minutes après, écrit-elle dans un récit transmis à l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT) en 2021, il lui aurait proposé : « Ça te dirait du sexe d’après-midi ? » En mai 2017, lors d’une soirée à l’Aquarium Ciné-Café à Lyon, « cette nuit je me glisserai entre vous deux, ok ? », aurait-il suggéré à Clothilde Chamussy et à son compagnon. « J’avais trouvé ça extrêmement déplacé », se souvient ce dernier.

    En septembre 2018, Clothilde est embauchée pour travailler sur la web-série Le Vortex dont Léo Grasset est l’un des cofondateurs. D’après elle, Léo Grasset l’aurait insultée à deux reprises, alors qu’ils étaient seuls dans une pièce : « Espèce de sac à foutre », puis « espèce de gros sac à foutre », aurait-il lancé. Il se serait excusé le soir, sur le ton de la rigolade.

    Clothilde Chamussy, qui a appelé plusieurs fois son compagnon, « choquée », se serait tout de suite confiée à Viviane Lalande, de la chaîne YouTube « Scilabus », présente lors du tournage. « Ça a profondément blessé et choqué Clothilde », dit sa collègue. Les deux femmes se souviennent d’un climat « macho ». « Léo avait eu l’idée du Vortex : la hiérarchie, c’était lui en mâle alpha », indique Viviane. Clothilde déplore, elle, l’« ambiance hyper-viriliste ».

    Pierre Kerner, maître de conférences et youtubeur, faisait des relectures sur le Vortex et a aussi été confident de Clothilde : « Viviane et Clothilde m’ont rapporté que l’ambiance était particulièrement sexiste sur le tournage et que Léo avait eu des propos déplacés. »

    Un des producteurs du Vortex, Ronan Letoqueux, plus connu sous le nom de RealMyop sur YouTube, affirme n’avoir aucun souvenir d’insultes sur le tournage. « Je ne dis pas que ça n’a pas existé, mais je ne me souviens pas qu’on m’en ait parlé. » Le youtubeur se remémore en revanche une ambiance sexualisée amenée par Léo Grasset : « Il est un peu lourd, mais toujours sous couvert d’humour. C’est à la fois des jeux de mots intelligemment construits et en même temps c’est désagréable, voire inadmissible. »

    Le producteur, qui accueillait le tournage dans sa maison de Fougères (Ille-et-Vilaine), affirme qu’il y avait un « manque de prévention ». « En 2021, j’ai fait la formation anti-harcèlement du CNC qui n’existait pas à l’époque. Aujourd’hui, on a des protocoles qui existent, des chartes qu’on fait signer en début de tournage. C’est toujours plus difficile quand on n’a pas les règles en tête de fixer les limites. » Ronan Letoqueux précise que c’était « le premier et le dernier » tournage qu’il a fait avec Léo Grasset.

    Au nom d’Arte, Lama Serhan affirme aussi n’avoir jamais été informée « pendant le tournage ». Et si la chaîne a cessé de collaborer avec Léo Grasset c’est, dit-elle, en raison de « son comportement non professionnel (rendu des scripts au-delà du temps imparti, dénigrement d’Arte dans des interviews) ».

    Aujourd’hui, Clothilde hésite à porter plainte. D’après Marilyn Baldeck, la directrice générale de l’AVFT,« des injures sexistes et des propos à connotation sexuelle qui sont répétés » ont eu « des conséquences » – la vidéaste se serait isolée professionnellement pendant quelques mois.

    Le 18 octobre 2019 se déroule le dernier échange de Clothilde Chamussy et Léo Grasset sur Instagram. Il réagit à l’une de ses photos sur laquelle on la voit avec une serviette nouée sur la tête : « From meuf avec un giga décolleté to meuf avec un turban de dingue real quick ». Clothilde répond par un message vocal : « Salut [...] peux-tu s’il te plaît arrêter tes remarques sur mon physique ou tes insinuations sexuelles quand on se voit ? C’est arrivé plusieurs fois. Ça me prend la tête, parfois ça me blesse. »

    Il répond directement par écrit : « oulaaaa ok » puis « j’avoue que c’est la 4eme dimension comme ressenti, y a aucune intention de te sexualiser [...] mais de relever le côté comique du changement de ta situation avec le changement de ta tronche. Déjà j’explique ma blague ce qui est désagréable, mais en plus du jamais vu dans mes relations sociales d’avoir un tabou total sur le physique de mes potes ». Ce à quoi Clothilde répond : « Mais je suis pas certaine qu’on soit potes. Tu me parles comme de la merde trop souvent. »
    Des youtubeurs en soutien

    Au fil des années, plusieurs youtubeurs (qui ont souvent des centaines de milliers d’abonné·es) ont été les confidents de Manon, Émilie, Lisa, Marine ou Clothilde. Certains avaient détecté que des choses n’allaient pas, vu des « signaux d’alerte », d’autres sont tombés des nues. Aujourd’hui, ceux qui ont répondu à Mediapart veulent « soutenir les filles ».

    Arnaud Gantier, de la chaîne « Stupid Economics », contacte l’association AVFT en 2020 pour savoir comment les épauler. Au début, il remarque uniquement « le panel de blagues déplacées de Léo ». Puis il recueille au fil des années les confidences, même partielles, de Manon et de Clothilde.

    Théo, de la chaîne « Balade Mentale » (650 000 abonné·es), a connu Léo Grasset début 2018. Ils ont été « assez proches ». Il voyait bien « qu’il avait plein d’aventures et s’en vantait », mais rien de plus. Mi-2020, Théo coupe progressivement les ponts notamment après avoir reçu les confidences de deux de ses amies (Manon Bril et Émilie).

    Fin 2021, il accepte de revoir Léo Grasset – le petit monde de la vulgarisation sur YouTube est alors informé de certaines accusations pesant sur l’animateur de « DirtyBiology ». « Je l’ai revu parce que j’avais besoin de comprendre, mais il a évité le sujet, il a fait comme s’il n’y avait rien de spécial à dire, j’ai fini par lui demander s’il avait envie de s’expliquer, il m’a dit que tout n’était que rumeurs. » Selon Théo, son interlocuteur se serait même interrogé devant lui : « Franchement, quand je vois comment on me traite aujourd’hui, des fois, j’en viens à me demander si je n’ai pas violé Manon ou [Lisa]. » Théo est resté « estomaqué » par ces propos qu’il a rapportés à plusieurs de nos sources. Léo Grasset n’a pas répondu sur ce point.

    « Choqué » par les confidences de Manon Bril, Romain Monté, de la chaîne « Linguisticae », raconte avoir « confronté » Léo Grasset sur Messenger en avril 2020. « Franchement, Leo wtf aussi ton comportement avec les meufs non ? », écrit Romain. Réponse : « J’ai clairement des torts hein. [...] Y’a un peu de slut-shaming [stigmatisation du comportement sexuel de certaines femmes – ndlr] là dedans effectivement, un peu de vraie merde que j’ai faite ici et là et du story telling. »

    Léo Grasset plaide l’indifférence aux rumeurs : « Bah tu sais les infos comme ça, ça circule comme un feu de paille, 3 maillons de la chaîne plus loin j’aurais harcelé une meuf et 5 j’aurais agressé sexuellement ^^ . »

    Des « rumeurs » dont il aurait eu connaissance dès 2019. Vled et Thomas de la chaîne « La Tronche en biais » ont reçu un mail envoyé par un abonné, le 25 octobre 2019, qui fait état de « rumeurs d’agressions sexuelles », sans « aucune preuve de ça à l’heure actuelle ». L’abonné prévient pour éviter qu’un « scandale entache » toute la communauté de la vulgarisation scientifique. À l’époque, Thomas pense que « cela ne repose sur rien de concret » et transfère le message à Léo Grasset. Aujourd’hui, avec Vled, ils tiennent à « soutenir les filles ».

    Sophie Boutboul et Lénaïg Bredoux

  • Meta dévoile ses prototypes futuristes de casques de réalité virtuelle | Les Echos
    https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/meta-devoile-ses-prototypes-futuristes-de-casques-de-realite-virtuelle-1414

    Le groupe de Menlo Park a présenté une série de casques de réalité virtuelle (VR) sur lesquels travaillent ses ingénieurs. Chacun doit résoudre un problème précis pour avoir, à terme, un affichage impossible à distinguer de la réalité.

    #vr #réalité_virtuelle #mark_zuckerberg #meta #business #finance #reality_labs #test_de_turing #virtuel #casque_vr #casque_de_réalité_virtuelle #présentation #butterscotch #3d #résolution #quest_2 #écran #half_dome #starbust #holocake #mirror_lake #batterie #project_cambria #cambria #prototype #recherche_et_développement #rnd

  • Mark Zuckerberg dévoile plein de prototypes de casques VR pour piéger votre cerveau - Numerama
    https://www.numerama.com/tech/1010412-mark-zuckerberg-devoile-plein-de-prototypes-de-casques-vr-pour-pie

    Lors d’une table ronde avec plusieurs journalistes, Mark Zuckerberg et d’autres représentants de Meta ont présenté plusieurs prototypes de casques de réalité virtuelle. L’entreprise a plusieurs idées pour rendre son « métaverse » aussi réaliste que le vrai monde.

    #vr #réalité_virtuelle #mark_zuckerberg #meta #quest_2 #casque_vr #casque_de_réalité_virtuelle #présentation #butterscotch #3d #luminosité #écran #hololake_2 #prototype #cambria

  • Pédocriminalité : le #MeToo des enfants placés
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2022/pedocriminalite-le-metoo-des-enfants-places-VCsxVd39SMqRu_v3WYmbJg

    On aimerait aujourd’hui mettre la lumière sur l’histoire d’une femme qui se bat dans l’indifférence générale depuis des années. Negwe tente de relancer le hashtag Me Too ASE pour dénoncer les viols et violences commises au sein de l’aide sociale à…

    #Enfance #Pédocriminalité

  • #MeTooThéâtre- Publico
    https://www.librairie-publico.com/spip.php?article3401

    « Réunies par notre colère et l’injustice structurelle de notre environnement professionnel, nous avons décidé de prendre la parole pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes que nous subissons de manière systémique et avons lancé le #MeTooThéâtre sur les réseaux. Une déferlante de (...) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • Estacions i intercanviadors - albertguillaumes.cat
    http://estacions.albertguillaumes.cat


    #transport #Métro #3D #plan

    París

    El metro de París té els intercanviadors més laberíntics d’Europa.

    Gairebé tota la xarxa de metro va ser construïda abans de la Segona Guerra Mundial. Les estacions inaugurades a principis de segle, comptaven amb transbordaments bastant senzills, mitjanant passadissos bidireccionals. A partir de 1920 es van començar a instal·lar portillons automatiques en algunes estacions. Els portillons són portes que bloquegen l’accés a les andanes quan un tren entra a l’estació i es tornen a obrir un cop el tren surt, amb l’objectiu que no hi hagi flux de passatgers entrant a les andanes i poder permetre un embarcament més ràpid. Per poder limitar l’entrada a les andanes, però no la sortida, es van començar a construir passadissos unidireccionals. Arribats a aquest punt, moltes estacions es comencen a convertir en complexos laberints subterranis.

    A partir dels anys setanta es va començar a perfilar el que seria la xarxa del RER (els trens de rodalies), que va comportar la construcció o una remodelació d’estacions.

    Aprofitant que separació entre estacions de metro contígues és baixa i la densitat d’estacions és brutal, en alguns casos es va aprofitar per ubicar les estacions de RER entre dues estacions de metro i connectant-les entre dues estacions. El cas més extrem és que les estacions de St-Augustin, St-Lazare, Haussmann-St-Lazare, Havre-Caumartin, Auber i Opéra estan unides sota terra.

    L’estació típica del metro de París consta d’un vestíbul al nivell -1 i de dues andanes laterals al nivell -2. Les terminals construides entre 1900 i la Primera Guerra Mundial solien tenir un bucle (com encara ho tenen molts tramvies europeus), de manera que era habitual que les estacions terminals tinguessin una nau amb les vies d’arribada i una altra nau amb les vies de sortida.

  • #MeToo politique : mettons fin à l’impunité et à l’omerta
    https://www.blast-info.fr/emissions/2022/metoo-politique-mettons-fin-a-limpunite-et-a-lomerta-erLlupyLQsmiLatmE37q

    Il aura fallu 4 ans, 4 ans après le début du mouvement #Metoo en octobre 2017, pour que le milieu politique soit touché. Une preuve supplémentaire, s’il en fallait encore, de l’omerta immense qui y règne. Si le mouvement #Metoo politique commence en…

    #Damien_Abad #Darmanin #Nicolas_Hulot
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-metoo-politique-mettons-fin-a-limpunite-et-a-lome

  • #MeToo politique : mettons fin à l’impunité et à l’omerta
    https://www.blast-info.fr/articles/2022/metoo-politique-mettons-fin-a-limpunite-et-a-lomerta-erLlupyLQsmiLatmE37q

    Il aura fallu 4 ans, 4 ans après le début du mouvement #Metoo en octobre 2017, pour que le milieu politique soit touché. Une preuve supplémentaire, s’il en fallait encore, de l’omerta immense qui y règne. Si le mouvement #Metoo politique commence en…

    #Damien_Abad #Darmanin #Nicolas_Hulot
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-metoo-politique-mettons-fin-a-limpunite-et-a-lome

  • Johnny Depp sort vainqueur de son procès en diffamation contre Amber Heard | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/020622/johnny-depp-sort-vainqueur-de-son-proces-en-diffamation-contre-amber-heard

    « Une tactique destinée à bâillonner les victimes ? »

    « C’est très inquiétant, pour le futur du mouvement #MeToo, que la diffamation puisse être utilisée comme une tactique destinée à bâillonner les victimes », explique Jamie Abrams à Mediapart. « La question, poursuit-elle, est de savoir quel impact aura ce procès sur la serveuse du café du coin ou l’étudiante à l’université qui envisagent de dénoncer leurs agresseurs mais n’auraient pas les moyens financiers de faire face à d’éventuelles poursuites judiciaires. »

    Selon les estimations de Time’s Up, l’une des principales organisations du mouvement #MeToo, qui soutient financièrement les victimes de harcèlement sexuel sur leur lieu de travail, sur les 193 affaires portées par l’organisation, 33 ont déjà donné lieu à des poursuites en diffamation.

    Le risque que le procès Heard vs Depp « fasse jurisprudence » n’est par conséquent pas négligeable, estime Jamie Abrams. D’autant que d’autres grands procès médiatiques du même genre s’apprêtent à avoir lieu aux États-Unis, dans l’affaire de pédocriminalité liée au financier new-yorkais Jeffrey Epstein par exemple, mais aussi dans deux affaires d’agressions sexuelles présumées visant l’ancien président Donald Trump.

    Pour la professeure de droit Jamie Abrams, le recours à la diffamation par les présumés agresseurs apparaît pourtant à première vue voué à l’échec. Contrairement à la France, grâce entre autres à la protection constitutionnelle qui garantit la libre expression, il est difficile de remporter de telles affaires de diffamation aux États-Unis. « Pour remporter son procès, il faudrait que Johnny Depp prouve trois choses : que les affirmations avancées par son ex-femme dans le Washington Post sont fausses, qu’il y avait une intention précise de nuire de façon malicieuse mais aussi qu’il y a un lien de cause à effet entre la publication de la tribune et le préjudice subi. »

    Seuls les jurés, sept citoyens, auront l’autorité de trancher. À Londres, dans la précédente affaire de diffamation, la décision était revenue à un seul juge professionnel.

    Mais à la barre, à Fairfax, quelle que soit l’issue du procès, Johnny Depp a déjà changé le récit et gagné le cœur d’Internet. Malgré la dizaine d’incidents graves de violence décrits par Amber Heard (des gifles, des bousculades, des cheveux arrachés, des étranglements, etc.), presque une quinzaine d’incidents au total répartis sur un peu plus de quatre ans, y compris des accusations de viol, l’acteur a régulièrement fait rire le public, installé non loin des sept jurés.

    #violences_masculines

  • Le Collectif #MeTooThéâtre censuré aux Molières : Communiqué

    Le Collectif #MeTooThéâtre avait été invité par la cérémonie des Molières pour alerter sur les violences sexistes et sexuelles au théâtre. Cependant, la délégation des Molières a censuré notre texte et nous a demandé d’en réécrire un pour convenir à la cérémonie et répondre à leur cahier des charges. La prise en considération des victimes et la dénonciation des violences sexistes et sexuelles est politique. Personne ne nous dictera le ton ni le contenu de notre parole. C’est pour cette raison que nous avons décidé de ne pas être présentes aux Molières. Nous militons pour la liberté d’expression des victimes et leur prise en considération. Nous faisons le choix de diffuser notre discours censuré et nous appelons à un rassemblement le lundi 30 mai à 19h30 devant les Folies Bergères pour manifester contre le bâillonnement des militantes féministes et pour une meilleure prise en charge des victimes de violences sexistes et sexuelles dans le théâtre.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/05/30/le-collectif-metootheatre-censure-aux-molieres

    #féminisme #théatre

  • Appel urgent pour des vivres et des médicaments de la part de Syriens piégés d’Evros

    Επείγουσα έκκληση για τρόφιμα και φάρμακα από τους εγκλωβισμένους Σύρους του Έβρου

    26.05.2022, 23:56
    –-> le groupe est piégé depuis le dimanche 22.05.2022

    Δύο μητέρες και ένας ανάπηρος πρόσφυγας με ακρωτηριασμένο πόδι περιγράφουν σε βίντεο την απελπιστική κατάσταση στην οποία βρίσκονται.

    Απεγνωσμένη έκκληση για επείγουσα βοήθεια απευθύνουν οι 94 Σύροι που βρίσκονται εγκλωβισμένοι σε νησίδα του Έβρου στο Διδυμότειχο, κοντά στο χωριό Πύθιο, από την Κυριακή, καθώς έχουν ελλείψεις σε τρόφιμα, νερό, φάρμακα και γάλα για τα μωρά.

    Δύο μητέρες και ένας ανάπηρος πρόσφυγας με ακρωτηριασμένο πόδι περιγράφουν σε βίντεο την απελπιστική κατάσταση στην οποία βρίσκονται, ενώ σε κοινό μήνυμα οι πρόσφυγες ζητούν τη βοήθεια των αρχών και του κόσμου.

    « Είμαστε μια ομάδα Σύρων σε απομονωμένη νησίδα μεταξύ Ελλάδας και Τουρκίας και ζητάμε βοήθεια. Τα 26 παιδιά μας και οι περισσότερες από 60 γυναίκες και ανάπηροι κινδυνεύουν διότι δεν έχουμε καθαρό νερό ούτε τρόφιμα, ούτε γάλα για τα μωρά, ενώ πολλά παιδιά έχουν τραυματιστεί και χρειάζονται το συντομότερο ιατρική βοήθεια. Ζητάμε από τις ελληνικές αρχές και τον κόσμο να μας στείλουν φαγητό, νερό και ιατροφαρμακευτικό υλικό, όπως και να μας βοηθήσουν να μετακινηθούμε και να βρεθούμε υπό την προστασία της Ελλάδας », λένε μέσω της « Εφ.Συν. ».

    https://www.youtube.com/watch?v=qPq13eJT-aQ&feature=emb_logo

    « Από τα τριάντα παιδιά που έχουμε, δέκα μόνο είναι καλά. Μέχρι αύριο θα πεθάνουν χωρίς νερό και φαΐ. Κανείς δεν μας ακούει ούτε κομάντος ούτε Ηνωμένα Έθνη ούτε κανένας. Ζητάμε βοήθεια. Είμαστε εγκλωβισμένοι εδώ χωρίς νερό και φαΐ. Η κόρη μου είναι έξι μηνών της δίνω νερό από το ποτάμι για να σταματήσει το κλάμα. Τρώμε το χώμα και τα φύλλα των δέντρων. Σας παρακαλώ να μας βοηθήσετε όσο γρήγορα γίνεται γιατί θα πεθάνουν τα παιδιά. »

    Η Εισαγγελία Ορεστιάδας έχει διατάξει από την Τετάρτη τις αρχές να προχωρήσουν σε κατεπείγουσα επιχείρηση εντοπισμού και διάσωσης, το ίδιο και το Ευρωπαϊκό Δικαστήριο για τα Δικαιώματα του Ανθρώπου που έκανε δεκτή μέσα σε λίγες ώρες την αίτηση ασφαλιστικών μέτρων που κατέθεσαν οι πρόσφυγες μέσω των οργανώσεων Ελληνικό Συμβούλιο για τους Πρόσφυγες και HumanRights360.

    https://www.youtube.com/watch?v=b-0xaqO2Svk&feature=emb_logo

    « Μας φέρανε οι διακινητές εδώ και μας άφησαν. Εγώ έχω ακρωτηριασμένο πόδι, έχει και φλεγμονή και προχωράει χρειάζομαι βοήθεια άμεσα παρακαλώ πολύ ».

    Ωστόσο, η ΕΛ.ΑΣ. αδιαφορεί προκλητικά για τις εντολές των δικαστικών αρχών, με τις αστυνομικές πηγές να παρέχουν αντικρουόμενες πληροφορίες που συνιστούν εμπαιγμό. Στην « Εφ.Συν. » οι πηγές της αστυνομίας ισχυρίζονταν το βράδυ της Πέμπτης ότι δεν υπάρχει καμία κινητοποίηση, επιβεβαιώνοντας ότι η ΕΛ.ΑΣ. δεν εκτελεί τις εντολές της Εισαγγελίας Ορεστιάδας και του Ευρωπαϊκού Δικαστηρίου, ενώ στις δύο οργανώσεις ισχυρίζονταν ότι τους ψάχνουν αλλά δεν τους βρίσκουν, παρόλο που διαθέτουν από την Τρίτη το γεωγραφικό στίγμα τους.

    https://www.youtube.com/watch?v=sEtqxqS4ZBY&feature=emb_logo

    « Είμαστε Σύροι, μας φέρανε οι διακινητές στην ελληνική πλευρά, βρισκόμαστε σε νησίδα, μαζί μας μικρά παιδιά, γυναίκες, άρρωστοι και ανάπηροι. Δεν έχουμε ούτε νερό ούτε φαΐ ούτε πάμπερς. Υπάρχουν και πολλοί τραυματισμένοι. Ζητάμε την υποστήριξή σας, ζητάμε, σας παρακαλώ, να μας σώσετε. Κοιτάξτε το κορίτσι πρήστηκε το μάτι του... κοιτάξτε τα παιδιά έχουν αρρωστήσει όλοι. Κοιτάξτε βρέχει πάνω μας και κάτω από μας είναι λάσπη. Σας παρακαλώ να μας βοηθήσετε, είμαστε εδώ περίπου δέκα μέρες. »

    Την ώρα που η αστυνομία κάνει ότι δεν γνωρίζει τίποτα, βίντεο που τράβηξαν από τη νησίδα οι πρόσφυγες το πρωί της Πέμπτης δείχνει στην απέναντι ελληνική όχθη του Έβρου οχήματα του στρατού και ένστολους στρατιωτικούς να τους ρωτούν στα αγγλικά πόσοι είναι και από πού. Άλλο βίντεο από τη νησίδα το μεσημέρι της Τετάρτης δείχνει μαυροντυμένους άντρες στην ελληνική όχθη να προειδοποιούν τους πρόσφυγες να γυρίσουν στην Τουρκία.

    –—

    Traduction

    Deux mères et un réfugié handicapé à la jambe mutilée décrivent en vidéo leur situation désespérée.

    Les 94 Syriens pris au piège sur un îlot d’Evros à Didymoteicho, près du village de Pythio, appellent à l’aide d’urgence depuis dimanche, car ils manquent de nourriture, d’eau, de médicaments et de lait pour bébés.

    https://www.youtube.com/watch?v=qPq13eJT-aQ

    Deux mères et un réfugié handicapé à la jambe mutilée décrivent en vidéo la situation désespérée dans laquelle ils se trouvent, tandis que dans un message commun les réfugiés demandent de l’aide aux autorités et à la population.

    "Nous sommes un groupe de Syriens sur une île isolée entre la Grèce et la Turquie et nous demandons de l’aide. Nos 26 enfants et plus de 60 femmes et handicapés sont en danger parce que nous n’avons pas d’eau potable, pas de nourriture, pas de lait pour les bébés, et de nombreux enfants sont blessés et ont besoin de soins médicaux immédiats. « Nous demandons aux autorités grecques et au peuple de nous envoyer de la nourriture, de l’eau et des fournitures médicales, ainsi que de nous aider à nous déplacer et à être sous la protection de la Grèce », disent-ils via Ef.Syn.

    "Sur les trente enfants que nous avons, seuls dix vont bien. D’ici demain, ils mourront sans eau ni nourriture. Personne ne nous écoute, ni le commandement, ni les Nations Unies, ni personne. Nous demandons de l’aide. Nous sommes piégés ici sans eau ni nourriture. Ma fille de six mois me donne de l’eau de la rivière pour arrêter de pleurer. Nous mangeons la terre et les feuilles des arbres. « S’il vous plaît, aidez-nous dès que possible car les enfants vont mourir. »

    Le parquet d’Orestiada a ordonné depuis mercredi aux autorités de procéder à une opération urgente de recherche et de sauvetage, ainsi que la Cour européenne des droits de l’homme, qui a accepté en quelques heures la demande de mesures conservatoires déposée par les réfugiés par l’intermédiaire du Conseil grec pour la Réfugiés et Humanrights360.

    https://www.youtube.com/watch?v=b-0xaqO2Svk&t=1s

    « Les trafiquants nous ont amenés ici et nous ont laissés. J’ai une jambe amputée, elle a aussi une inflammation et ça progresse, j’ai besoin d’aide immédiatement, s’il vous plaît ».

    Cependant, EL.AS (la police hellénique) fait preuve d’une indifférence exorbitante aux injonctions des autorités judiciaires, les sources policières fournissant des informations contradictoires qui sont une sorte de moquerie raillerie. Dans « Ef.Syn. » Des sources policières ont affirmé jeudi soir qu’il n’y avait pas eu de mobilisation, confirmant que EL.AS. n’exécute pas les ordres du parquet d’Orestiada et de la Cour de justice des Communautés européennes, alors qu’aux deux organisations, ils prétendent ne pas pouvoir localiser les réfugiés, bien qu’ils aient leur emplacement géographique précis depuis mardi.

    https://www.youtube.com/watch?v=sEtqxqS4ZBY

    "Nous sommes syriens, les trafiquants nous ont amenés du côté grec, nous sommes sur une île, avec nous des petits enfants, des femmes, des malades et des handicapés. Nous n’avons ni eau, ni nourriture, ni couches. Il y a aussi de nombreux blessés. Nous demandons votre soutien, nous demandons, s’il vous plaît, de nous sauver. Regarde la fille dont l’oeil était enflé... regarde les enfants ils sont tous malades. Regardez, il pleut sur nous et en dessous de nous, il y a de la boue. « S’il vous plaît, aidez-nous, nous sommes ici depuis une dizaine de jours. »

    Alors que la police fait semblant de ne rien savoir, une vidéo prise par les réfugiés de l’îlot jeudi matin montre des véhicules de l’armée et des soldats en uniforme sur la rive grecque opposée d’Evros leur demandant en anglais combien ils sont et d’où ils viennent. Une autre vidéo de l’îlot mercredi après-midi montre des hommes en noir sur la côte grecque sommant les réfugiés de retourner en Turquie.

    https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/345609_epeigoysa-ekklisi-gia-trofima-kai-farmaka-apo-toys-egklobismenoys-syroy

    #limbe #zone_frontalière #île #Evros #asile #migrations #réfugiés #frontières #fleuve_Evros #Turquie #Grèce #Thrace #îlots

    –-

    ajouté à la métaliste sur #métaliste sur des #réfugiés abandonnés sur des #îlots dans la région de l’#Evros, #frontière_terrestre entre la #Grèce et la #Turquie :
    https://seenthis.net/messages/953343

    • Εντολή διάσωσης για τους 94 εγκλωβισμένους πρόσφυγες στον Έβρο
      La #CEDH ordonne le sauvetage des 94 réfugiés piégés à Evros
      25.05.2022, 21:59

      Το Ευρωπαϊκό Δικαστήριο για τα Δικαιώματα του Ανθρώπου έκανε δεκτά τα ασφαλιστικά μέτρα που είχαν καταθέσει η HumanRights360 και το Ελληνικό Συμβούλιο για τους Πρόσφυγες.

      Εντολή διάσωσης για τους 94 Σύρους που είναι εγκλωβισμένοι σε νησίδα του Έβρου από την Κυριακή δίνει το Ευρωπαϊκό Δικαστήριο για τα Δικαιώματα του Ανθρώπου (ΕΔΔΑ), κάνοντας δεκτό με διαδικασία εξπρές, μέσα σε λίγες ώρες, το αίτημα ασφαλιστικών μέτρων που είχαν καταθέσει, το μεσημέρι της Τετάρτης, οι οργανώσεις HumanRights360 και Ελληνικό Συμβούλιο για τους Πρόσφυγες.

      Την ώρα που οι ελληνικές αρχές ισχυρίζονταν ότι δεν έβρισκαν τους πρόσφυγες, μαυροντυμένοι άνδρες στην ελληνική όχθη του Έβρου απέναντι απ’ τη νησίδα φώναζαν το απόγευμα στους πρόσφυγες να γυρίσουν στην Τουρκία.

      « Σας το λέμε για τελευταία φορά. Γυρίστε πίσω στην Τουρκία » ακούγεται ένας από τους άντρες να φωνάζει στα αγγλικά.

      https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=TnC_P8ErQUc&feature=emb_logo

      Οι πρόσφυγες έστειλαν επαναλαμβανόμενα επείγοντα μηνύματα για διάσωση, σημειώνοντας ότι υπάρχει ανάμεσά τους τραυματίας, ενώ ένας πρόσφυγας αγνοείται από τη στιγμή που πήγε να φέρει νερό από το ποτάμι το μεσημέρι της Τετάρτης και έκτοτε χάθηκαν τα ίχνη του.

      Ανάμεσα στους εγκλωβισμένους πρόσφυγες, βρίσκονται 30 ανήλικα παιδιά, μεταξύ των οποίων και ασυνόδευτοι ανήλικοι, τα οποία εμφανίζονται σε βίντεο να κλαίνε, όπως επίσης ηλικιωμένοι, ένα άτομο με αναπηρία και ένα άτομο με σοβαρή αλλεργία στο πρόσωπο.

      https://www.youtube.com/watch?v=ahZN-sl8NQU&feature=emb_logo

      Το Δικαστήριο δίνει εντολή στην κυβέρνηση να εξασφαλίσει τροφή, νερό, ιατροφαρμακευτική περίθαλψη και πρόσβαση στη διαδικασία ασύλου για τους 94 πρόσφυγες και να ενημερώσει το δικαστήριο για το πού βρίσκονται μέχρι τις 2 Ιουνίου.

      –—

      La Cour européenne des droits de l’homme a accepté la demande de mesures conservatoires déposée par HumanRights360 et le Conseil grec pour les réfugiés (Greek Council for Refugees – GCR).

      La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a rendu une ordonnance de sauvetage pour les 94 Syriens piégés sur l’île d’Evros depuis dimanche, acceptant en procédure express, en quelques heures, la demande de mesures conservatoires qu’avaient déposée, à midi ce mercredi, HumanRights360 et GCR.

      Au moment où les autorités grecques continuent à affirmer qu’elles ne pouvaient pas localiser les réfugiés, des hommes en noir sur la rive grecque de l’Evros en face de l’îlot ont crié aux réfugiés dans l’après-midi de retourner en Turquie.

      "Nous vous le disons pour la dernière fois. « Retournez en Turquie », a crié l’un des hommes en anglais.

      Les réfugiés ont envoyé des appels aux secours urgents répétés, signalant qu’il y avait parmi les blessés, tandis qu’un réfugié est porté disparu depuis qu’il est allé chercher de l’eau à la rivière mercredi après-midi ; depuis, aucune trace de lui.

      Parmi les réfugiés pris au piège figurent 30 enfants, dont des mineurs non accompagnés, que l’on voit dans des vidéos en train de pleurer, ainsi que des personnes âgées, une personne handicapée et une personne souffrant d’une grave allergie faciale.

      Le tribunal a ordonné au gouvernement de fournir de la nourriture, de l’eau, des soins médicaux et l’accès au processus d’asile pour les 94 réfugiés et d’informer le tribunal de leur sort avant le 2 juin.

      https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/345449_entoli-diasosis-gia-toys-94-egklobismenoys-prosfyges-ston-ebro

    • O στρατός εντόπισε αλλά δεν διέσωσε τους εγκλωβισμένους Σύρους στον Έβρο
      L’armée a localisé mais n’a pas secouru les Syriens piégés à Evros
      26.05.2022, 15:48

      Λίγες ώρες μετά την εντολή του Ευρωπαϊκού Δικαστηρίου για τα Ανθρώπινα Δικαιώματα στην κυβέρνηση να διασώσει τους Σύρους πρόσφυγες που είναι εγκλωβισμένοι από την Κυριακή σε νησίδα του Έβρου, το πρωί της Τετάρτης εμφανίστηκαν στην ελληνική όχθη απέναντι από τη νησίδα οχήματα του στρατού και ένστολοι στρατιωτικοί που ρωτούσαν τους πρόσφυγες πόσοι και από πού είναι. Ενώ στη συνέχεια αναπτύχθηκαν περισσότερες δυνάμεις του στρατού.

      Στο βίντεο από το πρωί της Τετάρτης, που δημοσιοποιεί η « Εφ.Συν. », ακούγονται οι πρόσφυγες να ενημερώνουν τους ένστολους στρατιώτες ότι έχουν ενημερώσει για την κατάσταση τις οργανώσεις Ελληνικό Συμβούλιο για τους Πρόσφυγες και HumanRights360 και ότι περιμένουν την αστυνομία να τους διασώσει. « Πόσοι είστε ; », ρωτά ο ένστολος και στη συνέχεια ρωτά την καταγωγή τους. Η πρόσφυγας απαντά ότι είναι 94 άτομα, όλοι από τη Συρία.

      Παραμένουν άγνωστες οι διαθέσεις και οι εντολές του στρατού. Σε ερώτηση της « Εφ.Συν. » σε πηγές του στρατού δεν υπήρξε απάντηση ενώ η ΕΜΑΚ δηλώνει άγνοια για το θέμα και σημειώνει ότι δεν έχει πάρει εντολή εντοπισμού, αν και από την Τετάρτη η εισαγγελία Ορεστιάδας έδωσε κατεπείγουσα εντολή στις ελληνικές αρχές να προχωρήσουν σε επιχείρηση εντοπισμού και διάσωσης των προσφύγων.

      https://www.youtube.com/watch?v=ahZN-sl8NQU&feature=emb_logo

      Μέχρι χθες το βράδυ η ΕΛ.ΑΣ. ενημέρωνε τις οργανώσεις HumanRights360 και Ελληνικό Συμβούλιο για τους Πρόσφυγες ότι δεν έχει βρει τους πρόσφυγες, παρόλο που διέθετε από την Τρίτη το γεωγραφικό τους στίγμα και ενώ χθες το μεσημέρι πετούσαν drone πάνω από τη νησίδα και στην ελληνική όχθη είχαν εμφανιστεί μαυροντυμένοι άντρες που προειδοποιούσαν τους πρόσφυγες να γυρίσουν στην Τουρκία, όπως δείχνει το βίντεο που δημοσιοποίησε η « Εφ.Συν. ».

      https://www.youtube.com/watch?v=TnC_P8ErQUc&feature=emb_logo

      Σύμφωνα με πληροφορίες των δύο οργανώσεων, που κατέθεσαν εκ μέρους των προσφύγων κατεπείγον αίτημα στις ελληνικές αρχές για τη διάσωσή τους την Τρίτη, και χθες υπέβαλαν αίτημα ασφαλιστικών μέτρων στο Ευρωπαϊκό Δικαστήριο για τα Δικαιώματα του Ανθρώπου, το οποίο εγκρίθηκε με κατεπείγουσα διαδικασία μέσα σε λίγες ώρες, ανάμεσα στους εγκλωβισμένους πρόσφυγες, βρίσκονται 30 ανήλικα παιδιά, μεταξύ των οποίων και ασυνόδευτοι ανήλικοι, τα οποία εμφανίζονται σε βίντεο να κλαίνε, όπως επίσης ηλικιωμένοι, ένα άτομο με αναπηρία και ένα άτομο με σοβαρή αλλεργία στο πρόσωπο, ενώ ένας πρόσφυγας αγνοείται από τη στιγμή που πήγε να φέρει νερό από το ποτάμι το μεσημέρι της Τετάρτης.

      https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/345538_o-stratos-entopise-alla-den-diesose-toys-egklobismenoys-syroys-ston-ebr

    • « Τελευταία προειδοποίηση : Γυρίστε στην Τουρκία »
      « Dernier avertissement envoyé par les autorités grecques : retournez en Turquie ! »
      25.05.2022, 19:31

      Οι ελληνικές αρχές αρνούνται διάσωση και άσυλο σε οικογένειες Σύρων που έχουν εγκλωβιστεί σε νησίδα του Έβρου. Ανάμεσα στους πρόσφυγες, βρίσκονται 30 ανήλικα παιδιά, μεταξύ των οποίων και ασυνόδευτοι ανήλικοι.

      Άνδρες με μαύρα ρούχα καταγράφονται σε βίντεο στην ελληνική όχθη του Έβρου, το απόγευμα της Τετάρτης, να αρνούνται να προχωρήσουν σε διάσωση Σύρων προσφύγων που βρίσκονται εγκλωβισμένοι σε νησίδα του ποταμού από την Κυριακή και τους προειδοποιούν σε αυστηρό ύφος να επιστρέψουν στην Τουρκία, ενώ πάνω από τη νησίδα πετούν drone.

      « Σας το λέμε για τελευταία φορά. Γυρίστε πίσω στην Τουρκία » ακούγεται ένας από τους άντρες να φωνάζει στα αγγλικά στους πρόσφυγες, οι οποίοι τους ενημερώνουν ότι έχουν ζητήσει άσυλο μέσω των οργανώσεων HumanRights360 και Ελληνικό Συμβούλιο για τους Πρόσφυγες.

      https://www.youtube.com/watch?v=ahZN-sl8NQU&feature=emb_logo

      Οι πρόσφυγες στέλνουν επαναλαμβανόμενα επείγοντα μηνύματα για διάσωση, σημειώνοντας ότι υπάρχει ανάμεσά τους τραυματίας, ενώ ένας πρόσφυγας αγνοείται από τη στιγμή που πήγε να φέρει νερό από το ποτάμι το μεσημέρι της Τετάρτης και έκτοτε χάθηκαν τα ίχνη του. Ανάμεσα στους πρόσφυγες, βρίσκονται 30 ανήλικα παιδιά, μεταξύ των οποίων και ασυνόδευτοι ανήλικοι, τα οποία εμφανίζονται σε βίντεο να κλαίνε, όπως επίσης ηλικιωμένοι, ένα άτομο με αναπηρία και ένα άτομο με σοβαρή αλλεργία στο πρόσωπο.

      https://www.youtube.com/watch?v=TnC_P8ErQUc&feature=emb_logo

      Την ώρα που οι μαυροντυμένοι άντρες στα ελληνικά σύνορα απειλούν τους πρόσφυγες να γυρίσουν στην Τουρκία, αρνούμενοι να διασώσουν ανθρώπους που είναι εκτεθειμένοι σε κίνδυνο όπως και να τους επιτρέψουν να ζητήσουν άσυλο, και ενώ τα drone συνεχίζουν να πετούν πάνω τους, η ΕΛ.ΑΣ. ισχυρίζεται ότι δεν μπορεί να βρει τους πρόσφυγες και ότι δεν υπάρχει καμία εξέλιξη σχετικά με το κατεπείγον αίτημα εντοπισμού και διάσωσης που είχαν υποβάλει από την Τρίτη το απόγευμα οι δύο οργανώσεις.

      Σύμφωνα με όσα καταγγέλλουν στην « Εφ.Συν. » οι δύο οργανώσεις, ενημερώθηκαν την Τρίτη για την παρουσία των προσφύγων στη νησίδα από την Κυριακή. Οι οργανώσεις απηύθυναν με ηλεκτρονικό μήνυμα κατεπείγουσα έκκληση στις Αστυνομικές Διευθύνσεις Αλεξανδρούπολης, Ορεστιάδας, Προστασίας Συνόρων, όπως επίσης στη Frontex και στον αριθμό Έκτακτης Ανάγκης 112 του υπουργείου Πολιτικής Προστασίας, αναφέροντας λεπτομερώς την κατάσταση, παραθέτοντας το γεωγραφικό στίγμα των προσφύγων και αναλυτικά τα στοιχεία των προσφύγων που τις εξουσιοδοτούν να ενημερώσουν εκ μέρους τους τις ελληνικές αρχές ότι επιθυμούν να ζητήσουν άσυλο και ότι κινδυνεύουν από την παραμονή τους στη νησίδα ή από τυχόν επαναπροώθησή τους στην Τουρκία.

      Γραπτή απάντηση υπήρξε μόνο από τη Frontex, η οποία ενημέρωσε τις οργανώσεις ότι έχει ενημερώσει με τη σειρά της τις ελληνικές αρχές για την κατάσταση.

      Σε τηλεφωνική επικοινωνία της ΕΛ.ΑΣ. με τις δύο οργανώσεις, η αστυνομία ισχυρίζεται μέχρι και αργά το απόγευμα της Τετάρτης ότι δεν έχει εντοπίσει τους πρόσφυγες.

      Σύμφωνα με πληροφορίες της « Εφ.Συν. », οι δύο οργανώσεις ετοιμάζονται να υποβάλουν αίτηση ασφαλιστικών μέτρων στο Ευρωπαϊκό Δικαστήριο για τα Δικαιώματα του Ανθρώπου ενώ έχουν ενημερώσει αναλυτικά για τις εξελίξεις την Εισαγγελία Ορεστιάδας.

      –—

      traduction :

      Les autorités grecques refusent de secourir et permettre l’accès à l’asile aux familles syriennes piégées sur une île d’Evros. Parmi les réfugiés figurent 30 enfants mineurs, dont des mineurs non accompagnés.

      Des hommes en noir sont filmés sur les côtes grecques d’Evros mercredi après-midi, refusant de secourir des réfugiés syriens piégés sur une île fluviale depuis dimanche et les avertissant de manière brutale de retourner en Turquie, tandis qu’un drone vole au-dessus de l’îlot.

      "Nous vous le disons pour la dernière fois. « Retournez en Turquie », a été entendu crier en anglais l’un des hommes aux réfugiés, après que ces derniers les ont signalés qu’ils avaient demandé l’asile via HumanRights360 et le Greek Council for Refugees.

      Les réfugiés envoient des messages urgents répétés pour les secours, notant qu’il y a des blessés parmi eux, tandis qu’un réfugié est porté disparu depuis qu’il est allé chercher de l’eau à la rivière mercredi après-midi et depuis, ses traces ont disparu. Parmi les réfugiés figurent 30 enfants, dont des mineurs non accompagnés, que l’on voit dans des vidéos en train de pleurer, ainsi que des personnes âgées, une personne handicapée et une personne souffrant d’une grave allergie faciale.

      Parmi les réfugiés figurent 30 enfants mineurs, dont des mineurs non accompagnés.

      A l’heure où des hommes en noir à la frontière grecque menacent les réfugiés d’un retour en Turquie, refusabt de secourir les personnes à risque ainsi que de leur permettre de demander l’asile, et alors que les drones continuent de les survoler, la police hellénique. affirme qu’il ne peut pas trouver les réfugiés et qu’il n’y a pas de nouveau développement concernant la demande urgente de recherche et de sauvetage qui avait été soumise par les deux organisations depuis mardi après-midi.

      D’après ce que les deux organisations ont dénoncé à "Ef.Syn : Les deux organisations ont été informées mardi de la présence de réfugiés sur l’île à partir de dimanche. Les organisations ont envoyé un e-mail urgent aux services de police d’Alexandroupolis, d’Orestiada, de la protection des frontières, ainsi qu’à Frontex et au numéro d’urgence 112 du ministère de la Protection civile, décrivant en détail la situation et mentionnant les coordonnées géographiques précis du groupe. Ils ont par ailleurs signifié aux autorités grecques que les réfugiés syriens souhaitent demander l’asile et que la prolongation de leur séjour forcée sur l’île et leur expulsion vers la Turquie met leur santé et leur vie en danger.

      Il n’y a eu qu’une réponse écrite de Frontex, qui a informé les organisations qu’elle avait à son tour informé les autorités grecques de la situation.

      Dans une communication téléphonique d’EL.AS (police hellénique) avec les deux organisations, la police affirme qu’elle n’avait pas pu localiser les réfugiés jusqu’à mercredi en fin d’après-midi.

      Selon les informations d’Ef.Syn., les deux organisations se préparent à soumettre une demande de mesures conservatoires à la Cour européenne des droits de l’homme, alors qu’elles ont informé en détail le bureau du procureur d’Orestiada du cours de cette affaire.

      https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/345441_teleytaia-proeidopoiisi-gyriste-stin-toyrkia

    • 30.05.2022, 09:44 Εβρος : επαναπροώθηση χωρίς όρια και προσχήματα
      Evros : #refoulements sans limites au vu et au su de tous

      Από το Ευρωπαϊκό Δικαστηρίο για τα Δικαιώματα του Ανθρώπου υπήρχε εντολή προς την ελληνική κυβέρνηση να τους παρασχεθούν αξιοπρεπείς συνθήκες διαβίωσης και πρόσβαση στη διαδικασία ασύλου.

      Μήνυμα ότι η αστυνομία, με την εμφανή κάλυψη και τις οδηγίες της κυβέρνησης, μπορεί να δρα τελείως ανεξέλεγκτα στον Εβρο, χωρίς να υπολογίζει τις δικαστικές εντολές και χωρίς να τηρεί ούτε τα ελάχιστα προσχήματα νομιμότητας, δίνει η ΕΛ.ΑΣ., με την επαναπροώθηση των 94 προσφύγων που είχαν εγκλωβιστεί πριν από μία εβδομάδα σε νησίδα του Εβρου στο Διδυμότειχο, κοντά στο χωριό Πύθειο.

      Σύμφωνα με πληροφορίες από την πλευρά των προσφύγων, αργά το βράδυ της Πέμπτης προς Παρασκευή έφτασε στη νησίδα μεγάλος αριθμός κομάντο με καλυμμένα πρόσωπα, συνοδευόμενοι από αραβόφωνους που μετέφραζαν τις εντολές τους, συνέλαβαν τους πρόσφυγες χρησιμοποιώντας βία, τους αφαίρεσαν προσωπικά αντικείμενα και τους μετέφεραν στην ελληνική όχθη, από όπου στη συνέχεια τους επαναπροώθησαν στην Τουρκία.

      Κι αυτό ενώ από την περασμένη Τετάρτη υπήρχε κατεπείγουσα εντολή του Ευρωπαϊκού Δικαστηρίου για τα Δικαιώματα του Ανθρώπου προς την ελληνική κυβέρνηση να μην απομακρυνθούν οι πρόσφυγες από την Ελλάδα αλλά να τους παρασχεθούν αξιοπρεπείς συνθήκες διαβίωσης και πρόσβαση στη διαδικασία ασύλου.

      Η « Εφ.Συν. » έχει δημοσιοποιήσει δύο βίντεο τραβηγμένα από τους πρόσφυγες την Τρίτη και την Τετάρτη, που δείχνουν στην ελληνική όχθη το πρώτο μαυροντυμένους άντρες να προειδοποιούν τους πρόσφυγες να γυρίσουν στην Τουρκία και το δεύτερο ένστολους στρατιώτες δίπλα σε στρατιωτικό όχημα να τους ρωτούν πόσοι είναι και από πού κατάγονται.

      Παρ’ όλα αυτά, αστυνομικές πηγές απαντούσαν σε δημοσιογράφους και στις οργανώσεις Ελληνικό Συμβούλιο για τους Πρόσφυγες και HumanRights360, που εκπροσωπούσαν νομικά τους πρόσφυγες, άλλοτε ότι δεν υπάρχει κινητοποίηση για εντοπισμό και άλλοτε ότι δεν μπορούν να τους εντοπίσουν, παρότι διέθεταν το γεωγραφικό τους στίγμα.

      Το εξωφρενικό είναι ότι η Γενική Περιφερειακή Αστυνομική Διεύθυνση Μακεδονίας και Θράκης έβγαλε ανακοίνωση την Παρασκευή, μετά την επαναπροώθηση, όπου ισχυριζόταν ότι « πραγματοποιούνται έρευνες για τον εντοπισμό ατόμων, που σύμφωνα με αναφορές φέρονται να βρίσκονται σε νησίδα εντός της κοίτης του ποταμού Έβρου πλησίον της περιοχής Πυθίου Διδυμοτείχου, με αρνητικό μέχρι στιγμής αποτέλεσμα. Οι έρευνες θα συνεχιστούν και κάθε νεότερη εξέλιξη θα γνωστοποιηθεί ».

      –-

      traduction :

      La Cour européenne des droits de l’homme a demandé au gouvernement grec d’offrir aux 94 syriens bloqués depuis dimanche 22 mai à un îlot d’Evros des conditions de vie décentes et l’accès à l’asile.

      Le message que la police, sous la couverture évidente et les instructions du gouvernement, peut agir de manière totalement incontrôlable à Evros, sans tenir compte le moindre du monde de ordonnances du tribunal et sans observer le moindre prétexte de légalité, a été donné par la police hellénique, avec le refoulement de 94 réfugiés piégés depuis une semaine sur l’îlot d’Evros à Didymoteicho, près du village de Pythio.

      Selon les réfugiés, dans la nuit de jeudi à vendredi, un grand nombre de commandos au visage masqué sont arrivés sur l’îlot, accompagnés d’arabophones traduisant leurs ordres ; ils ont violemment arrêtés les réfugiés, emportant leurs effets personnels et ils les ont transportés vers la rive grecque, d’où ils les ont ensuite été refoulés vers la Turquie.

      Ce énième refoulement a eu lieu tandis que depuis mercredi dernier, la Cour européenne des droits de l’homme a ordonné au gouvernement grec de ne pas expulser de Grèce les réfugiés, mais de leur fournir des conditions de vie décentes et l’accès au processus d’asile.

      Le "Ef.Syn." a publié deux vidéos prises par les réfugiés mardi et mercredi, dont le premier montre sur la côte grecque des hommes en noir sommant les réfugiés de retourner en Turquie et le deuxième des soldats grecs en uniforme à côté d’un véhicule militaire leur demandant combien ils sont et d’où ils viennent.

      Néanmoins, des sources policières ont répondu aux journalistes et au Conseil hellénique des réfugiés (Greek Council for Refugees) et Human Rights360, qui représentaient légalement les réfugiés, tantôt qu’il n’y avait pas eu de mobilisation pour les localiser et tantôt qu’ils n’arrivaient pas les localiser, malgré le fait qu’ils avaient à leur disposition leur situation géographique précise.

      Il est plus que scandaleux le fait que la Direction générale de la police régionale de Macédoine et Thrace ait publié une déclaration vendredi, après le refoulement, affirmant que "des enquêtes sont en cours pour localiser des personnes qui se trouveraient sur une île dans le lit de la rivière près de la rivière Evros près de la zone » Pythiou Didymoteicho, sans résultat jusqu’à présent. Les investigations se poursuivront et tout nouveau développement sera communiqué".

      https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/345968_ebros-epanaproothisi-horis-oria-kai-proshimata

    • NEW ECHR DECISION INSTRUCTING GREECE TO SAVE SYRIAN REFUGEES AT THE EVROS REGION – We call on the Greek government to comply and save their lives

      26/5/2022

      HumanRights360 and the Greek Council for Refugees representing 94 refugees from Syria, who are stranded on an islet in Evros, submitted on Wednesday 24.05.2022 to the European Court of Human Rights an urgent request for interim measures to ensure that the people have immediate humanitarian and medical assistance and that they will fall under the reception and identification procedures provided by law.

      Just a few hours later, the ECHR granted the interim measures, ordering the Greek government not to remove the 94 refugees from the Greek territory, and to offer them access to food, water and adequate medical treatment. With the same ruling, the ECHR is also asking the Greek government to provide to the Court official information on the whereabouts of the refugees, on whether the refugees have been able to submit an asylum application and if they indeed submitted one, and on whether they received legal assistance throughout this process.

      The refugees are still on the Evros islet in deplorable conditions. Among them are at least 30 children, including unaccompanied children, a disabled man, women, and elderly people. They are now suffering additional health problems and injuries after days of exposure to the conditions on the islet.

      This case comes after a series of similar ECHR decisions[i] and following the recent application lodged by HumanRights360 and the Greek Council for Refugees for the 30 Syrian refugees, for whom interim measures were granted by the ECHR in March 2022[ii].

      We call on the Greek government to comply immediately with the ECHR decision of 24.05.2022 and rescue immediately the 94 Syrian refugees from the Evros islet, as their situation is particularly vulnerable and their lives and health are in imminent danger.

      https://www.gcr.gr/en/news/press-releases-announcements/item/1974-new-echr-decision-instructing-greece-to-save-syrian-refugees-at-the-evros-r

    • The European Court for Human Rights (ECtHR) grants interim measures for 5th group of Syrian refugees stranded on an islet in the Evros river

      Over the past three weeks, the Greek Council for Refugees (GCR) has represented the Syrian refugees, including 44 children, before the ECtHR, by filing 5 applications for interim measures (R 39), requesting for the Syrian refugees to be granted humanitarian assistance and access to the asylum procedure.

      The Court granted the requested interim measures for all cases and ordered the Greek government not to remove the refugees from the country’s territory and to provide them with food, water and proper medical care. The ECtHR also requested to be informed by the Greek government, amongst others, on whether the Syrian refugees have submitted an asylum application and whether they have access to the asylum procedure and to legal assistance.

      Two of these five groups of refugees have been collected by the Greek authorities, two other groups of Syrian refugees complain they have been pushed back to Turkey. The last group has been on the islet since the day before yesterday and comprises of refugees who were previously pushed back to Turkey while their request for interim measures was pending before the ECtHR, alongside a new group of 12 Syrian refugees who were granted interim measures yesterday.

      In particular:

      In the K.M.I. case, our communication with the refugees, amongst them 9 children and a woman in need of haemodialysis who allegedly died on the islet, was lost on 20/4 while the application for interim measures before the ECtHR was pending. The Greek authorities’ response to the GCR’s intervention was that they had not located them. A few days later, on 24/4, most of the refugees re-entered Greece together with other Syrian refugees and were found themselves again stranded on an islet. GCR once more sent an intervention to the Greek authorities requesting their rescue and compliance with the ECtHR ruling.

      The refugees complain that, both on 20/4 and on 25/4, they were pushed back to Turkey. As per their complaint, the second pushback also took place while the ECtHR had already granted interim measures to them, yet nevertheless, the Greek authorities arrested them, transferred them to a closed space in Neo Chimonio, Orestiada, and a few hours later pushed them back to Turkey.

      The refugees also complain that during the two push back operations by the Greek authorities they were stripped naked and were subjected to violence, even the women, while two of the men were afterwards treated for injuries in a hospital in Turkey. As concerns the woman who allegedly died on the islet before the first pushback, the refugees describe that, due to lack of medical care, she developed swelling all over her body and died shortly afterwards. As we have been informed, the Head of the Orestiada Public Prosecutor’s Office intends to start a preliminary investigation.

      In the A.D. case, our communication with the refugees, who were stranded for days on an islet, amongst whom 17 children, was lost on 14/4 and since then they were missing until yesterday. The Greek authorities’ response to GCR’s intervention was that they had not located them. Yesterday, most of the refugees, alongside another 12 Syrians, re-entered Greece and found themselves again stranded on an islet in the Evros river.

      The refugees complain that on 14/4 and while their request for interim measures was pending before the ECtHR, they were subjected by the Greek authorities to a pushback operation to Turkey. GCR informed the Greek authorities (and the ECtHR) of their re-entrapment on an islet, requested their rescue and compliance with the Court’s decision. In our communication with them, the refugees complain that on 28-4-2022, around 7:30 to 8:00 pm, Greeks in military uniform appeared, urging them to leave the islet. The refugees sent to us a video showing two military vehicles on the opposite shore and also photos of the children, amongst whom a girl with a respiratory problem receiving oxygen from a device. They also told us that the life of a 1-month-old baby is at risk without access to food. As for the other children, they are constantly crying, as they have been bitten by insects (see photo). Also, it is cold and their strength is failing them.

      On Friday 29/4/2022, the ECtHR also granted interim measures (S.S. case) for the group of the 12 Syrian refugees, amongst whom 3 children, who are also stranded on the same islet.

      It should be noted that the refugees, even from the groups that were rescued, complain that in the past they had been subjected to violent and informal return (pushback) to Turkey by the Greek authorities.

      GCR calls on the Greek authorities to urgently and immediately comply with the ECtHR’s decisions, before their health is put at even greater risk and before we end up mourning more victims.

      Since the start of the year, GCR has sent 28 interventions to the Greek authorities for the cases of more than 350 refugees, at least 65 who were children, from Syria, Turkey, Afghanistan and Iraq, who entered Greece from the Evros region seeking international protection. In 12 of these interventions, the Greek authorities responded positively on locating them and providing them access to the procedures provided by law. In the rest of the cases, the Greek authorities either did not reply or replied that they had not been able to locate them. In at least 5 of these cases, which concerned refugees from Turkey and Syria, our organisation was informed that the refugees were informally and forcibly returned by the Greek authorities to Turkey, without being given the opportunity to submit an asylum application.

      https://www.gcr.gr/en/news/press-releases-announcements/item/1962-the-european-court-for-human-rights-ecthr-grants-interim-measures-for-5th-g

  • La métropole comme horizon
    https://metropolitiques.eu/La-metropole-comme-horizon.html

    En dépit de nombreuses critiques académiques et militantes, la #métropolisation continue de constituer le cadre des réformes territoriales successives. Christophe Parnet montre comment les discours et analyses des experts du fait métropolitain contribuent à circonscrire le champ des possibles en matière d’aménagement de l’espace. Il est peut-être moins nécessaire de se répéter entre nous que la #métropole est notre avenir – ce qui est vrai – que de prêter une attention politique et idéologique majeure au #Terrains

    / métropole, #expertise, #réforme_territoriale, #Lyon, #Marseille, #Aix-en-Provence, métropolisation

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_parnet.pdf

  • #MeToo‌ : "Homme violent" ou "homme de son temps", un musée de Barcelone débat du rapport aux femmes de Pablo Picasso
    https://www.francetvinfo.fr/culture/arts-expos/pablo-picasso/metoo-homme-violent-ou-homme-de-son-temps-un-musee-de-barcelone-debat-d

    Oh le bel article que voilà : on évoque un « débat », mais les citations de l’article sont à sens unique. Pour le fond, on te dit que « l’image » de Picasso est « écornée par le mouvement #MeToo », avec cette tournure qui prend soin d’écrire « dépeint » pour ne pas se mouiller :

    Le peintre est souvent dépeint, depuis quelques années, comme un homme qui fut misogyne, agressif, pervers ou encore violent.

    Pour situer les accusations, on évoque aussi « un podcast » :

    Dans un podcast écouté par plus de 250 000 personnes en France, Picasso est décrit comme un homme violent jaloux et pervers.

    Bref hashtag MeToo, « des féministes » et « un podcast », toutes sources parfaitement anonymes, de manière assez transparente on devrait comprendre que les accusations contre Picasso reposent sur des bases pas bien sérieuses (ça sent la meute anonyme de la cancel culture de l’internet).

    À l’inverse, pour défendre le maître, on te sort de la vraie citation sourcée, avec des titres universitaires et de l’affichage d’expertise :

    Androula Michael, maîtresse de conférences en art contemporain chez Université de Picardie Jules Verne, était présente à ce séminaire : « Picasso était bien sûr quelqu’un d’égocentrique, qui n’était peut-être pas un homme exemplaire en tant qu’époux ou en tant que père, estime-t-elle. Cependant, nous n’avons pas de preuve pour l’accuser, le condamner. »

    Pour Androula Michael, les critiques à l’encontre de Pablo Picasso tombent même parfois dans l’erreur de l’anachronisme. Elle prend l’exemple du tableau « La femme qui pleure », datant de 1937 : « Il ne s’agit pas d’une femme qui subit des violences. Il faut connaître le contexte de 1937, avec la guerre civile. »

    […]

    Le directeur ajoute : « Que Picasso ait été violent avec les femmes, je n’y crois pas. Qu’il ait été un homme de son temps, du 18ème siècle, andalou, sans doute très séducteur, ça va de soi. »

    (Personnellement, j’ignorais que Picasso était un homme du 18e siècle, mais passons, c’est juste que personne ne relit jamais vos médias.)

    Et donc, malgré ces citations à sens unique, on conclura sur cet appel à débattre (au lieu de faire de la cancel culture anonyme de l’internet ?) :

    débattre des sujets qui fâchent, en multipliant les points de vue.

  • Crypto Company Turns Games It Doesn’t Own into NFTs, Quickly Deletes Them
    https://www.vice.com/en/article/n7nxxb/crypto-company-turns-games-it-doesnt-own-into-nfts-quickly-deletes-them

    As recently as last week, the Retro Arcade Collection was dubbed a set of NFTs meant for “preserving abandonware games on [the blockchain].” In practice, that meant playable demos for games like Blizzard’s Blackthorne and Remedy’s Death Rally had been embedded into NFTs without any authorization by those games’ rights holders. A week later, following inquiries from Waypoint, the NFTs were removed after “some NFTs got reported.”

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #nft #jeton_non_fongible #cryptoactifs #retro_arcade_collection #préservation #droit_d_auteur #blizzard #jeu_vidéo_blackthorne #remedy #jeu_vidéo_death_rally #abandonware #piratage #rashin_mansoor #metagravity_studio #jeu_vidéo_total_carnage #dmca #copyright #david_hoppe #gamma_law #droit #jeu_vidéo_alan_wake #epic_games #tim_sweeney #zachary_strebeck #nightdive_studios #jeu_vidéo_powerslave #jeu_vidéo_larry_kuperman #jeu_vidéo_edge_of_chaos #jeu_vidéo_warcraft

  • #metoo : la Cour de cassation donne droit aux accusatrices de Pierre Joxe et Eric Brion
    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2022/05/11/metoo-la-cour-de-cassation-donne-droit-aux-accusatrices-de-pierre-joxe-et-er

    Dans deux arrêts rendus mercredi 11 mai, les relaxes d’Alexandra Besson et Sandra Muller, initialement condamnées pour diffamation, ont été définitivement confirmées.

    Près de cinq ans après la vague #metoo qui avait conduit à une libération de la parole de victimes de harcèlement, d’agressions sexuelles et même de viols, la Cour de cassation a tranché, mercredi 11 mai, le cas de deux affaires emblématiques.
    La première chambre civile a rejeté les pourvois que Pierre Joxe et Eric Brion avaient formés contre les arrêts de la cour d’appel de Paris relaxant de l’accusation de diffamation leurs dénonciatrices respectives, Alexandra Besson et Sandra Muller.
    Dans ces dossiers, la justice était appelée à établir une conciliation particulièrement délicate entre le respect de deux principes que tout oppose : le droit pour une victime d’exposer son cas et de contribuer ainsi à un débat d’intérêt général sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et le droit pour toute personne de ne pas être diffamée publiquement sans preuve.

    Dans son infinie prudence sur une matière aussi inflammable dans l’opinion, la Cour de cassation a choisi de ne pas faire de communiqué mercredi. Une façon de dire qu’elle s’est prononcée sur deux cas particuliers et qu’il ne faut sans doute pas en tirer hâtivement des conclusions sur ce que pourrait être sa position sur d’autres affaires présentant des similitudes. Il n’empêche, elle apporte une réponse là où les juges avaient semblé sans boussole.

    « Le bénéfice de la bonne foi » reconnu
    Il faut se replonger dans le contexte d’octobre 2017, alors que l’affaire Harvey Weinstein, accusé de multiples agressions sexuelles et de viols, avait provoqué un séisme aux Etats-Unis. Le 13 octobre, la journaliste Sandra Muller poste sur son compte Twitter un message pour inciter les femmes à dénoncer les personnes qui les auraient harcelées dans un cadre professionnel et crée le mot-dièse #balancetonporc. Joignant les actes à la parole, elle publie un second tweet quelques heures plus tard : « Tu as des gros seins. Tu es mon type de femme. Je vais te faire jouir toute la nuit. Eric Brion ex-patron de Equidia. » Le hashtag #balancetonporc est lancé, et rencontrera un immense succès sur les réseaux sociaux.

    En septembre 2019, le tribunal de Paris condamnait Mme Muller pour diffamation à verser 15 000 euros de dommages et intérêts à M. Brion à la suite de la plainte de ce dernier. L’ancien patron de la chaîne Equida avait reconnu avoir tenu des « propos déplacés » lors d’une soirée arrosée à Cannes (Alpes-Maritimes) en 2012. Mais il avait précisé s’être excusé dès le lendemain. Il a d’ailleurs publié un livre, en 2020, pour expliquer la « mort sociale » que lui a valu le déchaînement des réseaux sociaux contre le « premier porc » du versant français de la vague #metoo.
    Pourtant la cour d’appel de Paris, sur la base des mêmes faits, a jugé le 31 mars 2021 que si les propos tenus par Sandra Muller constituent bien une diffamation, elle devait bénéficier de l’excuse de la bonne foi car ils s’inscrivent « dans un débat d’intérêt général sur la libération de la parole des femmes ». Cette notion de débat d’intérêt général a été introduite par la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme pour protéger le principe de liberté d’expression même si l’honneur d’une personne est mis en cause.

    La première chambre civile, présidée par Pascal Chauvin, a pris soin de rappeler mercredi que les juges sont censés examiner si l’auteur des propos diffamatoires s’est « exprimé dans un but légitime, était dénué d’animosité personnelle, s’est appuyé sur une enquête sérieuse et a conservé prudence et mesure dans l’expression ». La Cour de cassation souligne dans son arrêt que la cour d’appel a considéré « à bon droit, que les propos incriminés reposaient sur une base factuelle suffisante et demeuraient mesurés, de sorte que le bénéfice de la bonne foi devait être reconnu à Mme Muller ».

    « Base factuelle suffisante »
    L’affaire concernant Pierre Joxe est de nature différente, puisque c’est d’une infraction pénale, en l’occurrence une agression sexuelle, dont Alexandra Besson l’accusait, et il a toujours nié les faits.
    La fille de l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy Eric Besson a publié sur son blog en octobre 2017 le récit d’une agression subie sept ans plus tôt, à l’âge de 20 ans, lors d’une soirée à l’Opéra Bastille. Elle raconte un « vieux monsieur », assis dans le fauteuil voisin, qui avait exercé d’insistantes pressions sur ses cuisses et remontant à son entrejambe, jusqu’à ce qu’elle plante ses ongles dans la main baladeuse. Elle ne nomme pas son agresseur, mais donne suffisamment d’éléments pour qu’il soit rapidement identifié par L’Express.
    En première instance, là aussi, le tribunal de Paris condamne la jeune femme pour diffamation à 1 euro symbolique de dommages et intérêts. Les erreurs factuelles de son récit – elle mentionnait par exemple un entracte qui n’a pas existé – avaient convaincu le tribunal de « l’insuffisance de base factuelle » donnée au propos, ce qui écartait l’excuse de « bonne foi ».

    La cour d’appel de Paris avait donné tort à Pierre Joxe, le déboutant de sa plainte le 14 avril 2021, et aux juges du premier degré. Les juges d’appel ont estimé en effet que les erreurs de Mme Besson, qu’elle a ­reconnues à l’audience, « ne sont pas de nature à discréditer l’ensemble de ses propos, dès lors qu’elle les exprime plus de sept ans et demi après les faits, cette durée faisant également obstacle à la ­recherche de témoins directs ».
    L’arrêt de mercredi, signé du même président, M. Chauvin, donne raison à la cour d’appel qui avait estimé que « si les propos litigieux portaient atteinte à l’honneur ou à la considération de M. Joxe, ils s’inscrivaient dans un débat d’intérêt général consécutif à la libération de la parole des femmes à la suite de l’affaire Weinstein ».
    Quant au débat sur la question des preuves matérielles, la Cour de cassation préfère retenir le fait que « Mme Besson avait confié avoir subi une agression à plusieurs personnes de son entourage, à savoir ses parents, son compagnon et un ami, que son compagnon et sa mère avaient contribué à la dissuader de déposer plainte ». Une « base factuelle suffisante » qui permet de retenir la bonne foi.

    D’autres batailles judiciaires à venir
    Ces deux arrêts prennent le contre-pied de l’avocate générale qui avait conclu à la cassation lors de l’audience du 5 avril. Sur la question de la « bonne foi », Blandine Mallet-Bricout avait proposé que la Cour de cassation insiste « sur la nécessité de démontrer, pour bénéficier de cette exception, une base factuelle suffisante, c’est-à-dire des éléments de preuve permettant de caractériser la vraisemblance des faits rapportés ». Il s’agissait selon l’avocate générale de préserver l’équilibre entre « la liberté fondamentale d’expression » et la protection des droits des citoyens « notamment au travers de l’action en diffamation ». Ce qui prouve que le débat n’est peut-être pas définitivement clos.
    D’autres batailles judiciaires sont à venir sur ce terrain. Notamment un procès en appel pour Coline Berry-Rojtman, condamnée le 14 avril en première instance pour avoir accusé son ex-belle-mère Jeane Manson et son père Richard Berry d’agressions sexuelles quand elle était mineure. Par ailleurs, plusieurs plaintes en diffamation ont été déposées par Patrick Poivre d’Arvor contre ses accusatrices.