• Je viens de lire et de relire cet article concernant la météo déglinguée de ces derniers mois. Il y est question de circulation atmosphérique et on y apprend que tout phénomène météo lointain peut avoir des répercussions sur notre petit continent européen.

    GSDM Weather Services — GWO & AAM Subseasonal Diagnostics
    https://gsdmsolutions.com/blog/return-address-rossby-wave-sources

    A stubborn ridge and associated heat wave over Europe, a similar event over the Pacific Northwest, a polar outbreak into Texas — none of them arrive from nowhere. Each is the downstream end of a chain that runs from tropical rainfall, along the jet stream, and rides on the slow swing of the whole atmosphere’s evolution. Here is how to read that chain backwards.

    Traduction en français :
    https://justpaste.it/9nd0j

    #jet_stream #ondes_de_Rossby #météorologie #effet_papillon

  • C3S data powers new global temperature dashboard | Copernicus
    https://climate.copernicus.eu/c3s-data-powers-new-global-temperature-dashboard

    The open data provided by the Copernicus Climate Change Service is behind a powerful global temperature dashboard created by the Climate Brink. The application retrieves C3S temperature data provided by the Climate Pulse Application, and automatically updates a set of interactive charts. The Climate Brink dashboard provides intuitive visualisations of global temperature data, comparisons of global temperatures with the pre-industrial average, projections and predictions. The app also provides near-real time climate stripes and a visualisation, that represents well the shift of global temperatures over time.

    en rapport avec : https://seenthis.net/messages/1156268

    #climatologie #météorologie #data #C3S #ECMWF #dashboard

    Un incontournable pour qui s’intéresse au #climat et plein de liens pour accéder aux données.

  • Coucou peuple de seenthis,
    vous connaissez un site de météo rétroactive ?

    Parce que les sites de météo grand public avance toujours dans le temps et on ne peut jamais savoir quel temps il faisait la veille ou l’année dernière ou le jour de son anniversaire. Bref, existe-t-il un site de météo avec des archives accessibles et pourquoi pas aussi avec les données en pollution de l’air.

    #data #meteo

  • Les #abeilles ne font plus autant le #miel des #apiculteurs
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/01/29/les-abeilles-ne-font-plus-autant-le-miel-des-apiculteurs_6521457_3234.html

    Les abeilles ne font plus autant le miel des apiculteurs
    Confrontée à des pertes massives de colonies et à la difficulté de valoriser les récoltes, la profession se diversifie, notamment en produisant des essaims.

    Par Jean-Michel Normand

    Le dilemme est cruel et de plus en plus prégnant. Avec les effets du changement climatique et l’explosion des mortalités de colonies, il est devenu plus rentable pour les apiculteurs de produire des essaims d’abeilles pour peupler de nouvelles ruches que de produire du miel, une activité consubstantielle à leur métier, mais beaucoup moins rémunératrice. Les estimations réalisées par l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF) pour la saison 2024 sont franchement maussades. Avec tout juste 12 000 tonnes, les récoltes de miel devraient s’inscrire en recul de 40 % sur un an. Il y a trente ans, elles atteignaient 33 000 tonnes. L’UNAF évalue en parallèle que les pertes annuelles de colonies avoisineraient les 30 %, contre moins de 5 % au milieu des années 1990.

    La #France, comptant quelque 1,8 million de ruches, ces déperditions ont contribué à faire bondir le prix des essaims nécessaires au remplacement des colonies défaillantes : il a doublé au cours de la dernière décennie, pour s’établir autour de 180 euros l’unité. Un tarif élevé qui ne permet pas toujours de compenser l’intégralité des pertes. En deux ans, le nombre de ruches installées en France aurait perdu 200 000 unités, selon l’UNAF.

    « Pour compenser le manque de #rentabilité de la #production de miel, beaucoup de professionnels se mettent à se consacrer à l’#élevage de #reines et d’#essaims, ne serait-ce que pour contrebalancer les mortalités de leur propre exploitation. Mais, comme il y a du monde sur ce marché, les prix n’augmentent plus », constate Thomas Boulanger, expert dans la production de reines, installé aux Aix-d’Angillon (Cher). A Icko Apiculture, le principal fournisseur de matériel apicole, les ventes d’essaims ont progressé de 20 % en 2023. « Les clients sont surtout des particuliers. Les professionnels, qui doivent vivre huit mois de l’année sur leur trésorerie, se sont adaptés en réduisant leur cheptel et en diversifiant leurs sources de revenus », confirme Pierre-Alexandre Chenel, le directeur général.

    Bataille sur le prix
    Selon une étude de FranceAgriMer, 30 % des apiculteurs professionnels commercialisent des essaims. « Ce transfert d’activité, note Henri Clément, porte-parole de l’UNAF, est un phénomène assez récent en France, où il n’existe pas de longue tradition d’élevage des reines, mais les apiculteurs ont été contraints de s’organiser. » Figure de l’apiculture française, cet éleveur cévenol pointe les multiples perturbations imputables au « basculement climatique » qui, depuis plusieurs années, désorganise le travail des abeilles. Et la liste est longue.

    Une #météorologie devenue imprévisible avec des #hivers_doux, qui hâtent dangereusement la reprise de ponte de la reine, des gelées tardives, qui réduisent les miellées d’acacia, le produit le plus demandé. Une sécheresse persistante en Provence, qui nuit aux rentrées de miel de lavande – que les Pays de la Loire sont désormais en mesure de produire –, mais aussi une moindre appétence des abeilles pour le colza ou le tournesol imputable aux nouvelles semences agricoles. Sans oublier le recours aux pesticides, le recul des friches mellifères, les effets destructeurs du frelon asiatique et les ravages du varroa, un acarien parasite qui se nourrit de la lymphe des abeilles.

    Quant au prix d’achat du miel au producteur, qui n’a pas de cours officiel, il continue de faire l’objet de controverses en raison de l’ampleur des importations qui le tirent vers le bas. « Les exploitants qui vendent leur production sur les marchés s’en sortent. Mais, pour la commercialisation en vrac, c’est beaucoup plus difficile. Depuis deux ans, les prix se dégradent, car les grossistes imposent leurs conditions », assure M. Clément, qui évalue entre 4,50 et 5 euros le prix de revient moyen de 1 kilo de miel. Un seuil que, selon lui, les montants proposés par les intermédiaires ne permettent pas toujours d’atteindre.

    Directrice générale de Famille Michaud Apiculteurs, premier acheteur de miel en France, Marie Michaud assure, au contraire, que « c’est l’apiculteur qui fixe les prix », en raison notamment, dit-elle, de l’absence d’obligation de déclarer l’ampleur des récoltes. L’Hexagone « est le pays où le tarif payé au producteur est le plus élevé en Europe », insiste Mme Michaud. Installée à Gan (Pyrénées-Atlantiques), l’entreprise, qui achète en fûts de 300 kilos son miel d’acacia 8,85 euros le kilo aux apiculteurs français et 5,98 euros à leurs homologues hongrois, s’approvisionne principalement en Espagne, en Argentine ou en Ukraine, mais, assure-t-elle, n’importe pas de miel chinois.

    Ce dernier transite souvent par le Portugal, la Belgique ou la Pologne avant de se retrouver sur les étals des grandes surfaces françaises en mettant à profit les ambiguïtés des obligations européennes d’étiquetage. La réglementation devrait se clarifier, à partir de 2026, en imposant l’obligation de faire apparaître sur l’étiquette tous les pays d’origine ainsi que leur pourcentage dans la composition du miel. En revanche, les importations directes de gelée royale venue de Chine ont, d’après les professionnels, largement étouffé la production nationale.

    « Niveau de technicité croissant »
    L’effet de ciseaux entre l’évolution du prix du miel et celui des essaims ne contribue pas seulement à déplacer le centre de gravité du modèle économique des quelque 5 500 exploitants professionnels dont une moitié de pluriactifs. « Le métier est aussi devenu beaucoup plus complexe. Il réclame davantage d’investissement en matériel et, surtout, exige un niveau de technicité croissant », constate Léandre Goydadin, fondateur de la chaîne YouTube « Une saison aux abeilles » et qui a recentré son exploitation sur la production d’essaims.

    Veiller sur leurs « boîtes », comme disent les apiculteurs, n’est pas une sinécure. L’irrégularité des saisons les oblige à nourrir régulièrement les colonies avec du sirop, la menace du varroa leur impose des vérifications régulières et de procéder à un traitement à la fin de l’été, et les attaques de frelons asiatiques les incitent à installer des pièges ou des muselières à l’entrée des ruches, voire à installer des harpes électriques pour les éliminer. « Un nombre grandissant d’exploitants renouvellent la génétique de leurs abeilles en sélectionnant et en remplaçant régulièrement les reines. Autrefois, on ne s’en souciait guère, car il n’était pas aussi indispensable d’anticiper », remarque Xavier Danet, qui dirige les établissements Thomas Apiculture, dans le Loiret.

    Les années 2010 avaient vu le nombre d’apiculteurs – des amateurs, dans leur grande majorité – grimper de 45 000 à plus de 70 000, avec un pic au moment du confinement de 2020. Dans une étude parue en 2023, le ministère de l’agriculture évoquait « une dynamique portée par une population rurale non agricole ou issue de couches urbaines aisées ». L’enthousiasme pour l’apiculture de loisir semble quelque peu retombé. Depuis, on recense autour de 60 000 pratiquants.

    Ce reflux sonne sans doute aussi le glas d’un certain rapport à l’abeille, rustique et insouciant. « L’apiculture de nos grands-pères, qui entretenaient au fond de leur jardin quelques ruches qui donnaient des récoltes régulières, au gré de saisons bien marquées et sans nécessiter une surveillance trop stricte, a disparu corps et biens », constate, avec un brin d’amertume, Thierry Duroselle, président de la Société centrale d’apiculture, l’institution apicole la plus ancienne de France, créée en 1855. Une époque où il était souvent plus rentable de produire de la cire d’abeille que du miel.

    Jean-Michel Normand

  • Heatwaves at both of Earth’s poles alarm climate scientists | Climate crisis | #The_Guardian
    https://www.theguardian.com/environment/2022/mar/20/heatwaves-at-both-of-earth-poles-alarm-climate-scientists

    #Temperatures in #Antarctica reached record levels at the weekend, an astonishing 40C above normal in places.

    At the same time, weather stations near the north pole also showed signs of melting, with some temperatures 30C above normal, hitting levels normally attained far later in the year.

    At this time of year, the Antarctic should be rapidly cooling after its summer, and the Arctic only slowly emerging from its winter, as days lengthen. For both poles to show such heating at once is unprecedented.

    IPCC issues ‘bleakest warning yet’ on impacts of climate breakdown
    Read more
    The rapid rise in temperatures at the poles is a warning of disruption in Earth’s climate systems. Last year, in the first chapter of a comprehensive review of climate science, the Intergovernmental Panel on Climate Change warned of unprecedented warming signals already occurring, resulting in some changes – such as polar melt – that could rapidly become irreversible.

    The danger is twofold: heatwaves at the poles are a strong signal of the damage humanity is wreaking on the climate; and the melting could also trigger further cascading changes that will accelerate climate breakdown.

    • « C’est sidérant » : l’Antarctique touché par une vague de chaleur exceptionnelle
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/03/22/c-est-siderant-l-antarctique-touchee-par-une-vague-de-chaleur-exceptionnelle

      « C’est sidérant, et c’était totalement inconcevable jusqu’à la semaine dernière », réagit Gaétan Heymes, météorologue à Météo-France. Le scientifique, qui a passé un an en Antarctique, compare l’amplitude du phénomène à celle du dôme de chaleur qui avait touché le nord-ouest du continent américain en juin 2021, avec près de 50 °C au Canada. « Cet événement totalement inédit change définitivement ce que nous pensions être possible en matière de climat antarctique », abonde Jonathan Wille, chercheur postdoctorant étudiant la #météorologie polaire à l’Institut des géosciences de l’environnement, à Grenoble.

      Il faut s’imaginer un instant l’intérieur du continent blanc battu par des vents glacés, à plus de 3 000 mètres d’altitude, où les températures oscillent entre – 50 °C et – 55 °C à cette période de l’année. Le 18 mars, elles ont atteint – 11,5 °C sur la base scientifique franco-italienne Concordia et – 17,7 °C sur la base russe Vostok. De quoi battre très largement (de 15 degrés) les précédents records pour le mois de mars ; mais il s’agit également du maximum jamais enregistré, toutes saisons confondues, à Concordia.

      Sur le littoral, où le climat est plus doux, le thermomètre a grimpé jusqu’à 4,8 °C sur la base française de Dumont-d’Urville, et 5,6 °C à la station australienne Casey, un record également pour le mois de mars. « Toutes ces températures sont dignes du milieu de l’été austral, alors qu’en ce moment, au contraire, le thermomètre chute et qu’on va se diriger vers la nuit polaire », note Gaétan Heymes.

      Au même moment, à l’autre extrémité du globe, l’Arctique a également connu des records de #chaleur, avec des températures supérieures de 30 degrés aux normales de saison, en raison d’une forte dépression qui a pompé l’air chaud provenant du sud. Le pôle Nord se réchauffe en moyenne trois fois plus vite que le reste du monde sous l’effet d’un cercle vicieux appelé « amplification arctique » : en fondant, la glace et la neige, très réfléchissantes, sont remplacées par de l’océan ou de la végétation, plus sombres, qui absorbent davantage les rayons du soleil. Il en découle une hausse des températures de l’air et de l’eau qui, à leur tour, accélèrent la fonte. « Il y a beaucoup moins de boucles de rétroaction en Antarctique, et la tendance des dernières décennies y a plutôt été celle d’un refroidissement dans l’est du continent blanc », rappelle Gaétan Heymes.

      And just to leave this satellite image from today of the atmospheric river spreading clouds over East Antarctica https://t.co/OdAy1Li6sS

      -- JonathanWille (@Dr. Jonathan Wille)
      Comment expliquer alors cette #vague_de_chaleur ? Elle a été entraînée par ce que les #scientifiques appellent une « #rivière_atmosphérique », un étroit corridor chargé en vapeur d’eau qui circule entre 5 000 et 8 000 mètres d’altitude et qui a traversé l’#océan_austral depuis l’Australie, avant de toucher un tiers du continent #antarctique. « La vapeur, un gaz à effet de serre, a augmenté la chaleur au-dessus du continent. Cela a été accentué par la présence d’un dôme de chaleur, un blocage anticyclonique qui a isolé la masse d’air », explique Gaétan Heymes. Les très fortes chaleurs de la mi-mars dans l’ouest de l’#Australie ont « probablement renforcé » la « rivière atmosphérique », ajoute-t-il.

  • Présentation et extraits du livre de Matthieu Gounelle : Un ciel de pierres : Voyage en Atacama, avec des dessins de Frédéric Pajak

    http://liminaire.fr/livre-lecture/article/un-ciel-de-pierres-voyage-en-atacama-de-matthieu-gounelle

    « Le désert de l’Atacama est l’une des régions les plus arides sur Terre. Il abrite la plus ancienne collection de météorites au monde dont certaines sont au sol depuis plus de deux millions d’années. Matthieu Gounel s’y rend régulièrement en expéditions. Il revient dans cet ouvrage sur sa passion, évoque l’histoire de ce lieu au fil du temps, de ses anciens habitants, les Changos, exterminés sans lutter, brisés par la variole et le catholicisme, l’alcoolisme et les mines « où les métaux précieux affleurent de toutes parts, semblant ruisseler comme un fleuve d’abondance sur la terre pâle et sèche. » Et puis les opposants à la dictature de Pinochet dont les os fragmentés, bien qu’invisibles, se dressent à l’horizon comme des pierres sacrées, livides et n’oubliant rien. Et quand on ne les faisait pas disparaître dans le désert, c’est dans la mer qu’on les jetait. Depuis des avions ou des hélicoptères. »(...)

    #Entre_les_lignes / #Écriture, #Poésie, #Récit, #Dessins, #Biographie, #Atacama, #Désert, #Météorites, #Dérive, #Regard, #Sensation, #Voyage

  • Orage en V diluvien sur le Gard le 14 septembre - KERAUNOS Observatoire Français des Tornades et des Orages Violents
    https://www.keraunos.org/actualites/fil-infos/2021/septembre/orage-gard-inondations-nimes-14-septembre-2021-orage-en-v-diluvien

    Un violent orage a stationné sur une portion du département du Gard durant la matinée du 14 septembre. Gros grêlons, rafales de vent parfois supérieures à 100 km/h et surtout pluies diluviennes ont causé des dommages parfois sévères.

    #météorologie #climat #orages

  • Bretagne. Une météorite a survolé la région cette nuit et a terminé sa course dans la Manche
    https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/finistere-une-meteorite-semble-avoir-survole-le-ciel-cette-nuit-37d5fc0

    Webcam située au port d’Arzal

    ​Une météorite a traversé le ciel du Nord-Ouest de la France dans la nuit du dimanche 5 septembre au lundi 6 septembre 2021. Le phénomène a été confirmé par les scientifiques de Vigie Ciel Fripon. Des centaines de témoignages ont afflué sur les réseaux sociaux. Un claquement, un bruit sourd, une lumière dans le ciel ont été entendus et vus, du sud au nord du Finistère et ailleurs en Bretagne mais aussi en Normandie.

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    Thibaut Ponamalé
    @TPonamale
    https://twitter.com/TPonamale/status/1434685888991305730

    Comète Certainement les images les plus spectaculaires de la #météorite de cette nuit que j’ai pu trouver ! Webcam située au port d’Arzal.

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1434685777364099073/pu/vid/1146x626/avwzUlCt24OsyHLv.mp4?tag=12

  • La fureur du temps - Enquête au cœur du #changement_climatique

    Avec le #réchauffement_global, bien des épisodes de #pluie, de #sécheresse ou de #tempête échappent aux schémas qui nous étaient familiers. Le #dérèglement_climatique que nous avons provoqué ne peut cependant pas être tenu pour responsable de tous les événements météorologiques. Pour faire le lien entre #climat et #météorologie, et ne pas laisser ce débat aux seules mains des politiques et des groupes de pression, qui sèment la confusion depuis des années, la physicienne #Friederike_Otto a développé, avec une équipe de confrères, la science de l’attribution d’#événements_extrêmes, une méthode révolutionnaire grâce à laquelle il est maintenant possible de déterminer si le changement climatique est en jeu dans un phénomène météorologique extrême. Ce nouveau champ d’investigation, en agissant en temps réel, permet de mettre au jour les relations de cause à effet pour accélérer les transformations sociétales et, enfin, frapper là où ça fait mal, en attaquant les entreprises qui ont joué l’inaction face au changement climatique. Disposer des preuves scientifiques de ces manifestations au moment le plus important et à l’endroit où l’on en a le plus besoin est crucial pour réduire les risques et construire des #systèmes_résilients, en particulier dans les régions les plus vulnérables, où le changement climatique majore les #menaces subies par ceux qui ont le moins profité de l’amélioration des conditions de vie d’une société carburant aux énergies fossiles.


    https://www.lisez.com/livre-grand-format/la-fureur-du-temps-enquete-au-coeur-du-changement-climatique/9791030103113
    #livre #résilience

  • Quiberon. Soleil : un halo lumineux observé depuis la Grande plage - Quiberon - LeTelegramme.fr
    https://www.letelegramme.fr/morbihan/quiberon/quiberon-soleil-un-halo-lumineux-observe-depuis-la-grande-plage-11-07-2

    Étrange phénomène, ce mercredi, vers 16 h, sur la Grande plage de Quiberon (56). Les personnes présentes ont pu observer un halo lumineux autour du soleil. Il s’agit, en réalité, d’un groupe de photométéores apparaissant dans certaines conditions dans le ciel autour du soleil, parfois de la lune, et parfois autour de sources de lumière suffisamment puissantes comme certains lampadaires. Ce phénomène est visible sous forme d’anneaux, d’arcs, de colonnes ou de foyer lumineux et il est engendré par la réfraction de la lumière, par des anneaux de glace en suspension dans l’atmosphère dans certains nuages.

    #météore

  • Des infos (très) techniques sur la situation météo exceptionnelle pour cette fin du mois de juin. Je vous rassure, je comprends pas tout, moi non plus.

    Canicule exceptionnelle pour cette dernière semaine de juin - KERAUNOS, Observatoire Français des Tornades et Orages Violents
    http://www.keraunos.org/actualites/fil-infos/2019/juin/canicule-juin-2019-chaleur-records-masse-d-air-france

    La situation météorologique évolue dès le 23 juin, vers un temps très chaud et très anticyclonique. Un thalweg Atlantique va en effet arriver par l’ouest mais va s’isoler en cut-off sur l’Atlantique. Il favorisera la remontée d’une masse d’air très chaud dès la fin du week-end et en début de semaine. Cette goutte froide va pivoter sur l’Atlantique toute la semaine, s’enfonçant encore un peu plus au sud en milieu de semaine, ce qui aura pour effet un renforcement de la dorsale anticyclonique à l’avant et une advection d’air chaud elle aussi renforcée.
    Les valeurs de géopotentiels vont devenir très élevées sur la France atteignant 600 dam. En d’autres termes, il faudra monter à 6000 m d’altitude pour trouver le niveau de pression 500 hPa (la valeur dite normale étant de 5500 m) ...

    Cut off : connu aussi sous le nom de « cut-off low », se dit d’une dépression froide (pas d’origine tropicale donc) déplacée en direction des tropiques et qui peut donc s’isoler, hors des grands courants d’ouest dans lesquels elle se trouvait à l’origine.
    http://www.meteoavi.com/uploads/lexique.htm

    Advection : L’advection est le transport d’une quantité (scalaire ou vectorielle) d’un élément donné (tel que la chaleur, l’énergie interne, un élément chimique, des charges électriques) par le mouvement (et donc la vitesse) du milieu environnant.
    C’est une notion courante en mécanique des fluides car toutes les caractéristiques d’une particule fluide sont advectées lors de son déplacement au sein de l’écoulement. Dans l’équation de Navier-Stokes, l’advection du vecteur vitesse apparaît dans le terme d’inertie, qui correspond à l’advection de la quantité de mouvement.
    En météorologie et en océanographie, l’advection se réfère surtout au transport horizontal de certaines propriétés par les fluides considérés, dont le transport par le vent ou les courants : advection de vapeur d’eau, de chaleur, de salinité, etc.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Advection

    Géopotentiel : Le terme géopotentiel est utilisé en géophysique et en particulier dans l’une de ses disciplines la météorologie.
    Le géopotentiel est un terme qui désigne le potentiel gravitationnel en un point autour de la Terre et à une altitude donnée. En effet, la constante de gravité varie avec la distance au centre de la Terre et selon certaines variations locales de masse. En plus, ce terme inclut l’effet de la force centrifuge causé par la rotation de la planète.
    La hauteur du géopotentiel désigne l’altitude à laquelle on atteint un potentiel égal de gravité. Il s’agit donc d’une hauteur normalisée de la gravité.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9opotentiel

    #météorologie #canicule

  • Impact cosmique majeur il y a 12 800 ans
    Les preuves géologiques et paléontologiques découvertes dans le sud du Chili appuient la théorie selon laquelle un impact cosmique majeur s’est produit il y a environ 12 800 ans.

    Lorsque James Kennett, professeur émérite de géologie à l’Université de Santa Barbara, et ses collègues ont entrepris il y a plusieurs années d’examiner les signes d’un impact cosmique majeur survenu vers la fin du Pléistocène, ils ignoraient l’ampleur de l’effet climatique projeté.

    « C’est beaucoup plus extrême que ce que je pensais quand j’ai commencé ce travail », a noté Kennett. « Plus le travail a été fait, plus il semble être extrême. »

    Il parle de l’hypothèse du « Younger Dryas Impact », qui postule qu’une comète fragmentée s’est écrasée sur la Terre il y a près de 12 800 ans, provoquant des changements climatiques rapides, des extinctions de mégafaune, une diminution soudaine de la population humaine et des changements culturels ainsi que des incendies de forêt étendus. L’hypothèse suggère un mécanisme possible de déclenchement des changements brusques du climat à cette époque, en particulier un refroidissement rapide de l’hémisphère Nord, appelé Younger Dryas , au milieu d’une tendance générale au réchauffement naturel et à la fonte des inlandsis, mise en évidence par des changements dans les fossiles. et record de sédiments.

    Controversée dès le moment où elle a été proposée, cette hypothèse continue encore à être contestée par ceux qui préfèrent attribuer le renversement final du Pléistocène à des causes terrestres. Mais Kennett et ses fidèles piliers de l’hypothèse d’impact du Younger Dryas Boundary (YDB) ont récemment reçu un élan important : la découverte d’un très jeune cratère d’impact de 31 km de large sous la calotte glaciaire du Groenland. ils croient peut-être être l’un des nombreux fragments de comètes qui ont touché la Terre au début du Younger Dryas .

    Maintenant, dans un article publié dans la revue Nature Scientific Reports, Kennett et ses collègues, dirigés par le paléontologue chilien Mario Pino, présentent une nouvelle preuve d’un impact cosmique, cette fois très au sud de l’équateur, qui conduirait probablement à la combustion de biomasse, au changement climatique et extinctions de mégafaunales il y a près de 13 000 ans.

    « Nous avons identifié la couche YDB aux hautes latitudes de l’hémisphère sud, à près de 41 degrés au sud, près de la pointe de l’Amérique du Sud », a déclaré Kennett. Il s’agit d’une extension majeure de l’événement de la BDY. "La grande majorité des preuves à ce jour, at-il ajouté, a été retrouvée dans l’hémisphère Nord.

    Selon Kennett, cette découverte a débuté il y a plusieurs années lorsqu’un groupe de scientifiques chiliens étudiant les couches de sédiments d’un site paléontologique et archéologique du Quaternaire bien connu, Pilauco Bajo, a reconnu les changements connus pour être associés à un événement d’impact de la YDB. Ils comprenaient une couche de « tapis noir », vieille de 12 800 ans, qui coïncidait avec la disparition des fossiles de mégafaune du Pléistocène sud-américain, un changement brusque de la végétation régionale et une disparition des artefacts humains.

    « Parce que la séquence de ces événements ressemblait à ce qui avait déjà été décrit dans les documents de YDB pour l’Amérique du Nord et l’Europe de l’Ouest, le groupe a décidé d’analyser les mandataires liés aux impacts à la recherche de la couche YDB », a déclaré Kennett. Cela a donné la présence de sphérules microscopiques interprétées comme ayant été formées par fusion en raison des températures extrêmement élevées associées aux chocs. La couche contenant ces sphérules présente également des concentrations maximales en platine et en or, et des particules de fer natif que l’on trouve rarement dans la nature.

    « Parmi les sphérules les plus importantes figurent celles qui sont riches en chrome », a expliqué Kennett. Les sphérules du site Pilauco contiennent un taux inhabituel de chrome, élément non présent dans les sphérules à impact YDB de l’hémisphère Nord, mais en Amérique du Sud. « Il se trouve que les roches volcaniques du sud des Andes peuvent être riches en chrome, et ces roches ont fourni une source locale pour ce chrome », a-t-il ajouté. « Ainsi, les objets cométaires doivent avoir également frappé l’Amérique du Sud. »

    Kennett a noté que d’autres éléments de preuve, qui concordaient avec la documentation antérieure et actuelle de la région par les scientifiques chiliens, indiquaient une « très grande perturbation de l’environnement à environ 40 degrés de latitude sud ». Celles-ci comprenaient un événement de combustion de la biomasse important mis en évidence, entre autres, par du micro-charbon de bois et des signes de combustion dans des échantillons de pollen prélevés au niveau de la couche d’impact. « C’est de loin le plus grand événement de brûlure dans cette région que nous voyons dans cet enregistrement qui s’étend sur des milliers d’années », a déclaré Kennett. De plus, a-t-il poursuivi, l’incendie coïncidait avec le moment des principaux incendies liés à la BDY en Amérique du Nord et en Europe occidentale.

    Les couches sédimentaires de Pilauco contiennent un précieux récit de pollen et de graines qui montrent un changement de caractère de la végétation régionale, preuve d’un climat en mutation. Cependant, contrairement à l’hémisphère Nord, où les conditions sont devenues plus froides et plus humides au début du Dryas plus jeune, l’inverse s’est produit dans l’hémisphère Sud.

    « Les assemblages de plantes indiquent que la végétation est passée de conditions humides et froides à Pilauco à des conditions chaudes et sèches », a déclaré Kennett. Selon lui, les ceintures climatiques zonales atmosphériques se sont déplacées « comme une bascule », avec un mécanisme synergique, apportant le réchauffement de la planète.

    dans l’hémisphère nord alors même que l’hémisphère Nord a connu un refroidissement et une expansion de la glace de mer. Selon Kennett, la rapidité - dans quelques années - du changement climatique est mieux attribuée aux changements des systèmes atmosphériques liés aux impacts, plutôt qu’aux processus océaniques plus lents.

    Entre-temps, l’impact avec ses principaux effets sur l’environnement, y compris le brûlage, aurait contribué à l’extinction de la mégafaune locale du Pléistocène sud-américain - y compris des paresseux géants, des chats à dents de sabre, des mammouths et des gomphotheres semblables à des éléphants - ainsi que la fin de la culture semblable à la culture Clovis dans le nord, at-il ajouté. La quantité d’os, d’artefacts et de champignons associés à la mégafaune qui étaient relativement abondants dans le sol du site de Pilauco a décliné précipitamment au niveau de la couche d’impact, indiquant une perturbation locale majeure.

    La distance de ce site YDB récemment identifié - à environ 6 000 kilomètres du site bien étudié le plus proche d’Amérique du Sud - et sa corrélation avec les nombreux sites de l’hémisphère Nord « étend considérablement l’ampleur de l’impact de la YDB », a déclaré Kennett. Les preuves sédimentaires et paléo-végétatives recueillies sur le site de Pilauco sont conformes aux précédentes études séparées menées par des scientifiques chiliens, qui indiquent une brûlure généralisée et des changements climatiques soudains dans la région aux alentours du début de la YDB. Cette nouvelle étude renforce encore l’hypothèse selon laquelle un impact cosmique aurait déclenché les conditions atmosphériques et océaniques du Dryas plus jeune, a-t-il déclaré.

    « C’est une preuve supplémentaire que le début du climat du Dryas plus jeune est un événement mondial extrême, avec des conséquences majeures sur la vie animale et la vie humaine de l’époque », a déclaré Kennett. « Et cette section Pilauco est conforme à cela. »

    Sedimentary record from Patagonia, southern Chile supports cosmic-impact triggering of biomass burning, climate change, and megafaunal extinctions at 12.8 ka | Scientific Reports
    https://www.nature.com/articles/s41598-018-38089-y

    #Préhistoire #12800BP #Météorite #Climat

    Mario Pino, Ana M. Abarzúa, Giselle Astorga, Alejandra Martel-Cea, Nathalie Cossio-Montecinos, R. Ximena Navarro, Maria Paz Lira, Rafael Labarca, Malcolm A. LeCompte, Victor Adedeji, Christopher R. Moore, Ted E. Bunch, Charles Mooney, Wendy S. Wolbach, Allen West, James P. Kennett. Sedimentary record from Patagonia, southern Chile supports cosmic-impact triggering of biomass burning, climate change, and megafaunal extinctions at 12.8 ka. Scientific Reports, 2019 ; 9 (1) DOI : 10.1038/s41598-018-38089-y

  • Une énorme explosion de #météorite détectée par la Nasa en décembre
    https://www.francetvinfo.fr/sciences/espace/une-enorme-explosion-de-meteorite-detectee-par-la-nasa-en-decembre_3238

    La météorite a explosé 25,6 km au-dessus de la surface terrestre et a dégagé une énergie de 173 kilotonnes, soit 40% celle de 2013. L’événement a été détecté par les satellites militaires de l’US Air Force.

  • Raspoutitsa
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Raspoutitsa


    Dimanche le 22 juin 1941 les généraux de Hitler lancent l’opération Barbarossa , l’invasion militaire de l’Union soviétique. Le jour suivant mon grand-père rentre du travail au ministère de l’Aviation à #Wilhelmstraße et déclare : La guerre est perdue. Désormais l’enjeu est de survivre.

    Pourtant
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Barbarossa#L'attaque_initiale

    Cette attaque commence sans déclaration de guerre à 3 h 30 (par 2770 avions ) et vise 66 aérodromes soviétiques. Elle a des résultats désastreux pour l’Armée rouge, puisqu’elle donne à la Luftwaffe la maîtrise absolue du ciel soviétique pendant plusieurs semaines.

    Ce qui m’a toujours étonné c’est l’aveuglement des états-majors alors que la folie de l’opération était évidente pour chacun maîtrisant les opérations mathématiques de base. La météo russe avait déjà fait échouer Napoléon 130 ans auparavant. Pourtant l’empereur avait arrangé des coalitions avec la majorité des pays d’Europe contrairement à l’Allemagne nazie qui était en guerre contre la quasi totalité de ses voisins.

    The Treachery of the Climate : How German Meteorological Errors and the Rasputitsa Helped Defeat Hitler‘s Army at Moscow
    https://www.tcc.fl.edu/media/divisions/library/citation-guide/turabianx2fchicago/Turabian-Sample-2012-Footnotes_ADA.pdf


    A German infantryman walks toward the body of a killed Soviet soldier and a burning BT-7 light tank in the southern Soviet Union in in 1941, during the early days of Operation Barbarossa.

    ... on June 22, 1941, Hitler ordered his armies to mount Operation Barbarossa, a mammoth invasion of the Soviet Union:thelast major power incontinental Europe capable of resisting the Nazis.
    ...
    Hitler blamed his generals for the failure of Operations Barbarossa and Typhoon and immediately sacked several dozen top commanders, but the Führer and his meteorologists bore the greater responsibility for the German defeat. More than any other factor, however, it was the Rasputitsa that halted the Moscow Blitzkrieg in its tracks and sabotaged the Germans‘ resupply effort. As Guderian observed that fateful fall, ―We have seriously underestimated the Russians, the extent of the country and the treachery of the climate. This is the revenge of reality.― By impeding the Nazi plan to decisively defeat the Red army before the onset of winter, the Russian Rasputitsap layed a critical role in the Nazis‘ ultimate defeat.

    The Crucial Role of the Operational Artist : A Case Study of Operation Barbarossa
    https://apps.dtic.mil/dtic/tr/fulltext/u2/1039919.pdf

    Operation Barbarossa helps one to understand that tactical success cannot prevent strategic failure if the responsible military leader, the operational artist, is not able to exercise operational art as the crucial bridge between tactical actions and the overall policy aim. The analysis of the planning and the execution phases of Operation Barbarossa is therefore relevant because it reveals the crucial function of the operational artist at the intersection of political aims and military actions and thereby calls for a new emphasis within today’s doctrinal understanding of operational art.

    Effects of Climate on Combat in European Russia
    http://www.allworldwars.com/Effects-of-Climate-on-Combat-in-European-Russia.html

    This study was prepared by a committee of former German generals and general staff officers under the supervision of the Historical Division, EUCOM. The material, based on the personal experiences of the principal author and his associates, was written largely from memory, with some assistance from diaries, earlier studies, and documents. All the German officers involved had extensive experience on the Eastern Front during the period 1941-45. The principal author, for example [Raus], commanded in succession a panzer division, a panzer army, and an army group.

    #histoire #guerre #climat #météorologie

    • Martin van Creveld (cité dans ta dernière référence) pense que Barbarossa était perdue avant même l’attaque. Spécialiste de logistique, il constate l’impossibilité absolue de rassembler les approvisionnements nécessaires et le blocage de l’offensive avant même la raspoutitsa.

      En conclusion de cette partie (le chapitre 5), il ajoute, en plus, que de toutes façons, c’était perdu stratégiquement, mais qu’Hitler n’avait pas vraiment d’autre choix…

      Supplying War : Logistics from Wallenstein to Patton – 2nd edition | European history : general interest | Cambridge University Press
      https://www.cambridge.org/fr/academic/subjects/history/european-history-general-interest/supplying-war-logistics-wallenstein-patton-2nd-edition

      Why did Napoleon succeed in 1805 but fail in 1812? Could the European half of World War II have been ended in 1944? These are only two of the many questions that form the subject-matter of this meticulously researched, lively book. Drawing on a very wide range of sources, van Creveld examines the specifics of war: namely, those formidable problems of movement and supply, transportation and administration, so often mentioned - but rarely explored - by the vast majority of books on military history. In doing so he casts his net far and wide, from Gustavus Adolphus to Rommel, from Marlborough to Patton, subjecting the operations of each to a thorough analysis from an unusual point of view. In this edition with a new introduction, van Creveld revisits his now-classic text, and comments in a new afterword on the role of logistics in high-tech, modern warfare.

      Un immense classique ! À lire !

    • Merci pour vos commentaires. Je m’intéresse surtout à la question « que pouvaient savoir et comprendre les Allemands des événements qui se développaient autour d’eux ».

      Les nazis s’inspiraient des succès militaires du 19ème siècle. Pendant 100 ans les armées prusses gagnaient systématiquement toutes les guerres et construitsaient l’unité nationale à travers ses victoires. Les nazis voyaient la défaite de 1918 comme un lapsus historique et envisagaient d’unifier l’Europe avec les moyens du 19ème siècle à savoir les batailles militaires.

      Pour les conservateurs parmi les Allemands cette perspective était complètement plausible. Ils ne comprenaient pas que l’ére des guerres « productives » était terminée et désormais chaque nouvelle guerre entre grandes puissances devait systématiquement finir en hécatombe sans rentabilité selon les critères anciens. Mao Tse-Toung et Ho Chi Minh ont montré que c’est pareil pour les grandes puissance quand ils s’engagent dans les guerres asymmétrques.

      Je ne suis pas sûr si Hitler avait comme unique choix l’attaque de l’Union soviétique déjà en 1941. Il aurait pu attendre un moment plus propice et en préparant le terrain. Mai c’est une question sans importance par ce que de toute manière ses décisions ne suivaient aucune règle apart celles imposées par sa volonté fanatique d’en finir avec les juifs.

      Cette guerre ne suivait aucune règle et aucun plan traditionnel et le début de l’opération Barbarossa aurait dû pousser chaque militaire intelligent à tirer la même conclusion que mon grand-père. Pourtant les Stauffenberg et Beck continuaient encore pendant deux ans à soutenir la guerre nazie et leur politique d’extermination des Unternmensch .

      Alors que savaient les Allemands même s’ils ignoraient forcément des détails et ne comprenaient pas la signification de chaque événement ? J’ai des éléments qui me font penser qu’ils savaient tout. Ils savaint surtout qu’on assassinait les habitants civils de régions entières, de préférence quand il s’agissait de juifs dépourvus de la solidarité de leurs compatriotes.

      Alors quels options avaient les Allemands et 1941, que pouvaient-ils faire ? Bien sûr il était impossible pour eux d’arrêter la machine de guerre et d’oppression, mais il restait à chacun le choix de prendre quelques petits risques et de s’entraider, de saboter le système en suivant strictement toutes ses règles et de ne rien contribuer au mal sauf sous contrainte directe.

      C’est honteux mais beaucoup d’Allemands soutenaient le régime activement et de plein gré. Les nazis c’étaient les voisin et les membres de la famille. On était ou criminel sois-même ou entouré de criminels dont les crimes étaient perçus comme des actes de bravoure chevaleresque. Ceci nous semble peu cempréhensible aujourd’hui, mais il est possible de convaincre tout un peuple à se ruer sur ses voisin pour les voler, torturer et assassiner.

      La même chose est en train de se passer là, dans cette seconde, à bien des endroits dans le monde. A nous de combattre les forces qui y poussent les peuples.

    • Pour la résistance de certains Allemands à Hitler et l’apathie des généraux allemands (et de la population), j’avais lu le bouquin de Joachim Fest, La résistance allemande à Hitler publié chez Perrin.

      Concernant le lancement de Barbarossa, Hitler voulait absolument attaquer l’URSS (l’élimination des Juifs n’était pas le premier objectif, loin de là) par idéologie ( Lebensraum (doctrine de l’espace vital), Slaves considérés comme des sous-hommes, rejet absolu du communisme), nécessité économique (blé ukrainien, pétrole caucasien) et pensait n’en faire qu’une bouchée, comme pour la France. D’ailleurs, les pertes soviétiques initiales n’ont pu que confirmer cette impression dans un premier temps et pouvait laisser penser à un effondrement du régime soviétique qui n’a finalement pas eu lieu. Enfin, le renseignement militaire allemand s’est complètement planté sur son évaluation des forces soviétiques (147 divisions le 5 août 1941 avant de se rendre compte qu’il y en avait 580 le 31 décembre).

  • La chanteuse américaine Lana Del Rey annule un concert en Israël - Le Point - Publié le 31/08/2018 à 21:52 | AFP
    http://www.lepoint.fr/culture/la-chanteuse-americaine-lana-del-rey-annule-un-concert-en-israel-31-08-2018-

    © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP / Theo Wargo

    La chanteuse américaine Lana Del Rey a annoncé vendredi l’annulation d’un concert prévu en Israël, la justifiant par le fait qu’elle n’avait pas eu le temps d’organiser, dans le même temps, un concert en « Palestine ».

    La venue prochaine en Israël de la jeune femme avait donné lieu à une campagne pro-palestinienne pour l’annulation de sa performance.

    « C’est important pour moi de chanter à la fois en Palestine et en Israël et traiter tous mes fans de la même façon », a déclaré sur son compte Twitter l’artiste de 33 ans, connue pour sa pop baroque mélancolique.

    « Malheureusement, il n’a pas été possible d’aligner les deux visites par manque de temps, et donc je reporte ma performance au Meteor Festival à un moment où je pourrais planifier des visites à la fois pour mes fans israéliens et palestiniens », a-t-elle ajouté.

    La chanteuse avait initialement indiqué qu’elle participerait au festival, qui doit se tenir en septembre dans le nord d’Israël.

    « La musique est universelle et devrait être utilisée pour unir les gens », avait dit la chanteuse le 19 août sur Twitter.

    Réagissant à l’annulation du concert, Meteor Festival a indiqué, da façon ironique : « nous apprécions vraiment la façon dont elle a utilisé Meteor pour s’attirer l’attention de la presse ».

    Une pétition du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), qui lutte contre l’occupation des territoires palestiniens, avait appelé la chanteuse à annuler son concert en Israël, en affirmant que sa musique allait servir à occulter « les flagrantes violations des droits de l’Homme » israéliennes.

    La pétition a recueilli plus de 14.500 signatures.

    #BDS

  • Switch from #meteor to #graphql: Secrets of Hassle-Free Migration Process
    https://hackernoon.com/switch-from-meteor-to-graphql-secrets-of-hassle-free-migration-process-3

    The reason I have decided to write this article is that at the moment our team is migrating a complex app from Meteor to GraphQL. Before describing why we are doing this, I want to briefly tell about the concept of this project.The project we are working on is a work order management app — a complex system that connects on-demand service providers (that offer such services as dumpster rental, sewage treatment, landscape and equipment management, etc.) with companies of different sizes.The platform helps companies to manage work orders, keep track of all documentation, automate invoice processing and eliminate paperwork. The app consists of 3 products that can be customized to the company needsWork order website for companies, where they can create and track work requests, assign suppliers, (...)

    #meteor-to-graphql #hassle-free-migration #graphql-migration

  • Diamonds in Sudan meteorite ’are remnants of lost planet’ | Science | The Guardian
    https://www.theguardian.com/science/2018/apr/17/diamonds-in-sudan-meteorite-are-remnants-of-lost-planet

    Diamonds found in a meteorite that exploded over the Nubian desert in Sudan a decade ago were formed deep inside a “lost planet” that once circled the sun in the early solar system, scientists say.

    Microscopic analyses of the meteorite’s tiny diamonds revealed they contain compounds that are produced under intense pressure, suggesting the diamonds formed far beneath the surface of a planet.

    In this case, the mysterious world was calculated to be somewhere between Mercury and Mars in size.
    […]
    The #Almahata_Sitta #meteorite was the first to be tracked by telescopes as it sped towards Earth and exploded over the Nubian desert in 2008. The event prompted a recovery effort by the University of Khartoum, which gathered 480 pieces of the meteorite amounting to 4kg of battered material.

  • A startling new discovery could destroy all those global-warming do...
    https://diasp.eu/p/6997219

    A startling new discovery could destroy all those global-warming doomsday forecasts

    Source: Investors Business Daily by staff

    “Scientists just discovered a massive, heretofore unknown, source of nitrogen. Why does this matter? Because it could dramatically change those dire global warming forecasts that everybody claims are based on ‘settled science.’ The researchers, whose findings were published in the prestigious journal Science, say they’ve determined that the idea that the only source of nitrogen for plant life came from the air is wrong. There are vast storehouses in the planet’s bedrock that plants also feed on. This is potentially huge news, since what it means is that there is a vastly larger supply of nitrogen than previously believed. University of California at Davis (...)

    • Présentation de la publication à l’UCDavis, contenu repris dans l’article cité.

      https://www.ucdavis.edu/news/new-source-global-nitrogen-discovered

      L’article (résumé) de Science

      Convergent evidence for widespread rock nitrogen sources in Earth’s surface environment | Science
      http://science.sciencemag.org/content/360/6384/58.full

      $Freed from a rocky embrace*
      Nitrogen availability is a central controller of terrestrial plant growth and, thereby, of the carbon cycle and global climate change. It has been widely assumed that the atmosphere is the main source of terrestrial nitrogen input. Surprisingly, Houlton et al. now show that bedrock is just as large a nitrogen source across major sectors of the global terrestrial environment. They used three diverse and largely independent assessments of the nitrogen mobility and reactivity of rocks in the surface environment. These approaches yielded convergent estimates pointing to the equal importance of the atmosphere and bedrock as nitrogen sources.

      Science, this issue p. 58

      Abstract
      Nitrogen availability is a pivotal control on terrestrial carbon sequestration and global climate change. Historical and contemporary views assume that nitrogen enters Earth’s land-surface ecosystems from the atmosphere. Here we demonstrate that bedrock is a nitrogen source that rivals atmospheric nitrogen inputs across major sectors of the global terrestrial environment. Evidence drawn from the planet’s nitrogen balance, geochemical proxies, and our spatial weathering model reveal that ~19 to 31 teragrams of nitrogen are mobilized from near-surface rocks annually. About 11 to 18 teragrams of this nitrogen are chemically weathered in situ, thereby increasing the unmanaged (preindustrial) terrestrial nitrogen balance from 8 to 26%. These findings provide a global perspective to reconcile Earth’s nitrogen budget, with implications for nutrient-driven controls over the terrestrial carbon sink.

      #séquestration #météorisation #weathering

  • « Ex Libris » : #Frederick_Wiseman et la poésie de la réalité
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/011117/ex-libris-frederick-wiseman-et-la-poesie-de-la-realite

    Frederick Wiseman filme la grande bibliothèque new-yorkaise dans #Ex_Libris : the New York Public Library, en salle ce mercredi 1er novembre. Loin de tout savoir livresque, loin de la poussière des archives et des grimoires, le documentariste américain explore et salue la puissance démocratique d’un lieu multiple voué à diffuser la lettre aux quatre vents.

    #Culture-Idées #Anthony_Marx #Elvis_Costello #Météore_Films #Patti_Smith #Richard_Dawkins

  • US forecast models have been pretty terrible during Hurricane Irma | Ars Technica
    https://arstechnica.com/science/2017/09/us-forecast-models-have-been-pretty-terrible-during-hurricane-irma

    We have written a fair amount at Ars recently about the superiority of the European forecast model, suggesting to readers that they focus on the ensemble runs of this system to get a good handle on track forecasts for Hurricane Irma. Then we checked out some of the preliminary data on model performance during this major hurricane, and it was truly eye-opening.

    #prévisions #météorologie #Etats-Unis

    • Grand vainqueur, l’ECMWF (European Centre for Medium-Range Weather Forecasts).

      An independent expert on global forecast models, Ryan Maue, said the #NOAA office responsible for developing US computer models, the National Centers For Environmental Prediction, is understaffed and has less funding than the European forecasting center, which is based in the United Kingdom. America, he said, is getting what it pays for.