• C’est pas souvent que je poste une offre d’emploi, mais je me suis dit que ça pouvait intéresser des BDistes ici :

    Appel d’offres - Bédéiste
    Regroupement québécois de la danse, le 9 janvier 2019
    https://www.quebecdanse.org/babillard-detail/appel-doffres-bedeiste

    Réalisation d’une bande dessinée sur les spécificités du harcèlement psychologique et sexuel dans le milieu de la danse professionnelle

    #BD #femmes #harcèlement_sexuel #Danse #MeToo #offre_d'emploi


  • #MeToo : Gillette dévoile une publicité sur la masculinité toxique
    https://www.ladn.eu/news-business/actualites-annonceurs/gillette-publicite-masculinite-toxique

    Gillette dévoile sa dernière publicité « We Believe » conçu par l’agence Grey. Un spot d’une minute trente qui encourage les hommes à changer de comportement à la lumière du mouvement #MeToo. La publicité appelle les hommes à lutter contre la masculinité toxique, à s’opposer au harcèlement, à refuser la violence. Un changement de comportement qui inspirera la jeune génération et les hommes de demain.

    Quand la pub s’empare des thèmes de société, c’est toujours à double tranchant. La logique de la pub, c’est de créer les images d’un monde de demain, et de croire que c’est en son pouvoir de le voir advenir. La logique du social, c’est de croire que les mouvements ouvrent les yeux, éclairent et provoquent le changement, que ce soit collectif ou individuel. Est-ce que la bonne conscience de la pub empêche l’émergence de mouvements ? Je pense que cela fait partie du pari des publicitaires : remplacer le chaos de la société par du « nudge ».

    #Publicité #Gillette #Masculinité #Nudge


  • Repose en Paix, 2018
    http://www.radiopanik.org/emissions/pbg/repose-en-paix-2018

    L’année 2018 est enfin terminée, une année pleine d’émotions, de quasi-victoire footballistique, de #Musique, de joie, et de tristesse...

    Au diapason de tous les plus infimes bouleversements culturels (des plus de 35 ans), l’équipe de PBG va donc dans cette émission enterrer en grande pompe 2018, avec un retour sur tout ce qui s’y est fait d’intéressant et de beau, et même plus encore...

    Ce sera donc le jugement définitif. Le verdict final. Les listes sacrées du Bon Goût.

    En gros.

    Bonne écoute !

    Tracklist :

    Khalv ft. Tenesha - Black Noise Anthroprophh - 2029 Zëro - Myself As A Fool Dean Blunt - Beefa Rroxymore - This Is Not what You Think Janelle Monáe - PYNK Chris Corsano & Bill Orcutt - She Punched A hole In The Moon For Me Shygirl - Rude Thomas Bangalter - (...)

    #Bruxelles #Culture #MeToo #Films #TOP_2018 #Mondial #Bruxelles,Musique,Culture,MeToo,Films,TOP_2018,Mondial
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/pbg/repose-en-paix-2018_06015__1.mp3


  • Un an après #Metoo, le monde du travail demeure-t-il une « zone de non droit » en matière de violences sexistes ?
    https://www.bastamag.net/Un-an-apres-Metoo-le-monde-du-travail-demeure-t-il-une-zone-de-non-droit-e

    La lutte contre les violences sexistes et sexuelles semble avoir bien du mal à s’étendre au monde du travail. Avec une femme sur cinq victime de harcèlement sexuel au travail, les entreprises vont-elles rester une « zone de non droit » ? Si les confédérations syndicales se sont emparées du sujet et formulent de nombreuses propositions, les employeurs ne semblent pas pressés de combattre ces violences, d’autant qu’ils sont peu sanctionnés lorsqu’ils les couvrent. Les ordonnances travail prises en 2017 (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Féminisme, #Syndicalisme, #Transformer_le_travail, #Discriminations, #Conditions_de_travail, Droits (...)

    #Droits_fondamentaux


  • Brésil, Espagne, France ou le retour de la banalité du mal
    https://joellepalmieri.wordpress.com/2019/01/11/bresil-espagne-france-ou-le-retour-de-la-banalite-du-mal

    2 janvier 2019. Le nouveau gouvernement brésilien fête son intronisation. Aux côtés de Jair Bolsonaro, le nouveau Président du pays, Damares Alves, 54 ans, ministre de la Femme, de la Famille et des Droits de l’homme – une des deux seules femmes du gouvernement – scande : « Attention, attention. C’est une nouvelle ère au Brésil : les garçons s’habillent … Lire la suite →

    #Humeurs #fascisme #féminisme #masculinisme #militarisation #pauvreté #traditionalisme #violences


    https://0.gravatar.com/avatar/9756ba41fe8333157071419a20733f4a?s=96&d=https%3A%2F%2F0.gravatar.com%2Fa

    • Même le figaro à remarqué que les droits des femmes sont menacés
      http://madame.lefigaro.fr/societe/espagne-les-feministes-menacees-par-le-parti-extreme-droite-Vox-1101

      Après une année de mobilisation massive, le puissant mouvement féministe espagnol subit un sacré revers avec l’émergence du parti d’extrême droite Vox. Ce dernier remet en question les mesures contre les violences faite aux femmes, pourtant cause nationale dans le pays.

      « Ce qu’ils portent, c’est un coup d’arrêt brutal aux avancées des femmes. Nous ne ferons pas un pas en arrière ! », fulminait, mercredi, Ana Maria Pérez del Campo, figure historique du féminisme espagnol. Plusieurs associations féministes ont annoncé une série de mobilisations contre ce parti entré pour la première fois dans un parlement régional après les élections du 2 décembre en Andalousie.
      Des mesures "idéologiques" et "discriminatoires"

      Décisif pour faire investir le candidat du Parti populaire (PP, droite) Juan Manuel Moreno à la tête de la région, Vox lui a posé comme première exigence l’abandon de mesures contre les violences faites aux femmes qu’il juge « idéologiques » et « discriminatoires » envers les hommes. Cette condition, qui a suscité une large indignation, n’a finalement pas été incluse dans l’accord d’investiture conclu entre le PP et Vox.

      Mais pour Maria Silvestre, sociologue de l’université Deusto de Bilbao, Vox a envoyé le message suivant : « Si vous ne votez pas avec moi, on verra clairement que la droite qui veut faire changer les choses, c’est moi », a-t-elle déclaré à l’AFP. Plus globalement, Vox réclame dans son programme national l’exclusion des IVG du système de santé publique, la suppression des quotas paritaires sur les listes électorales et des « organismes féministes radicaux subventionnés », l’allongement des congés maternité et l’augmentation des allocations familiales pour les mères.

      Avant sa remise en cause par Vox, la lutte contre les violences sexistes faisait consensus en Espagne : la loi pionnière contre ce phénomène qui tue, selon les statistiques officielles, environ 50 femmes par an - 47 en 2018 - avait été adoptée en 2004 à l’unanimité par le Parlement. Chaque meurtre de femme par son conjoint ou ex-conjoint est largement couvert dans les médias espagnols et condamné par la classe politique.
      Cause nationale en 2018
      Les Espagnoles dans la rue

      Les Espagnoles dans la rue après l’affaire de « la Meute ». (Madrid, 22 juin 2018.)
      Javier Soriano / AFP

      « Ils ont réussi à faire en sorte que quelque chose qui ne se discutait pas soit à nouveau débattu », observe Silvia Claveria, politologue spécialiste du féminisme à l’université Carlos III de Madrid interrogée par l’AFP. Maria Silvestre abonde : « Toutes les avancées des dernières années, (...) ils les renversent, parce qu’avec quatre affirmations qui sont des mensonges, Vox sait que ça prend, qu’il y a un public pour ça ». Et d’ajouter : « Clairement, je crois que c’est une réaction à l’action, et à l’écho, qu’a eu le mouvement féministe », citant la grève pour l’égalité lors de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, très largement suivie.

      L’année 2018 a en effet vu les Espagnoles se mobiliser massivement pour leurs droits, dans le sillage du mouvement #MeToo, tandis que le socialiste Pedro Sanchez a formé début juin le gouvernement le plus féminin de l’histoire du pays, avec 11 femmes sur 17 ministres. Des dizaines de milliers de femmes sont également sorties dans les rues, indignées par la condamnation, jugée trop clémente, de cinq Sévillans surnommés « la Meute » à neuf ans de prison pour avoir abusé en groupe d’une jeune femme et ce, en filmant leurs actes. Un tribunal a décidé début janvier de les laisser en liberté conditionnelle. Une nouvelle affaire comparée à la « Meute » a éclaté ces derniers jours avec l’arrestation de quatre personnes soupçonnées d’agression sexuelle en groupe sur une jeune femme la nuit du Nouvel An.


  • Hip-Hop Has 99 Problems, But #MeToo Ain’t One | Feminista Jones on Patreon
    https://www.patreon.com/posts/hip-hop-has-99-18756240
    https://c7.patreon.com/https%3A%2F%2Fwww.patreon.com%2F%2Fpost-teaser-image%2F18756240/selector/%23post-teaser

    don’t think Hip-Hop will have it’s so-called #MeToo moment for three main reasons:


    In Hip-Hop, the majority of the victims are be Black/Latinx cis women, and few people care enough about this less-likely-to-be-believed demographic to risk their careers, reputations, and personal safety offering support to those who claim to have been victimized by male artists;

    Hip-Hop art imitates life and there are a lot of violent muthafuckas out there—those outside of Hip-Hop tend to view those of us who embody the culture as wanting and even deserving of whatever treatment we endure, since we’re full aware of the messaging and themes;

    There’s too much money to be made in the objectification of women game, especially in Hip-Hop music. If one or two go down, they’ll all go down, and White people like Lyor Cohen and Jimmy Iovine ain’t having none of that.

    Sexual assault and harassment are heavily reliant upon proximity and access. As expected, then, those within Hip-Hop’s cluster would perpetrate and experience harassment with people they have the most frequent direct contact. In Hip-Hop, that means Black/Latinx women and girls are more susceptible to unwanted advances, harassment, assault, and gender-based punishments as a result of non-compliance with the male-dominated status quo. This isn’t to say others are not vulnerable, because we know for certain they are (as exhibited with Afrika Bambaataa), but the majority of victims of these acts are women and girls and the majority of the predators are men and boys. Since its inception, women have struggled with finding a place in Hip-Hop that doesn’t diminish their authenticity and allows for them to experience the same levels of success as the men. As rapped by Salt-N-Pepa in “Ain’t Nothing But A She Thang”:

    “Got to break my neck just to get my respect
    Go to work and get paid less than a man
    When I’m doin’ the same damn thing that he can
    When I’m aggressive then I’m a bitch
    When I got attitude you call me a witch
    Treat me like a sex-object (that ain’t smooth)
    Underestimate the mind, oh yeah, you’re a fool
    Weaker sex, yeah, right, that’s the joke (ha!)


  • Aïda et l’éternelle faute des femmes

    C’est un prénom d’emprunt qui pourrait bien devenir un symbole. Rapportée par le Maine libre jeudi, l’histoire d’#Aïda a suscité une vague d’indignation jusqu’au secrétariat d’Etat de l’Egalité entre les femmes et les hommes. Victime de violences conjugales régulières, Aïda, 30 ans aujourd’hui, est paraplégique depuis ce soir d’août 2013, lorsque son mari l’a poussée par la fenêtre du deuxième étage. Ce soir-là, les policiers interviennent au domicile du couple pour une altercation entre le compagnon de la jeune femme et l’un de ses amis. Il est conseillé à Aïda de quitter cet appartement, ce qu’elle fait dans la nuit. Elle alerte le Samu social et quelques amis. En vain. Et il est trop tard pour prendre un train et rallier Alençon où elle a de la famille. Alors, faute de solution d’hébergement, elle retourne chez elle.

    Son compagnon la brutalise et finit par la défenestrer. Il écope pour cela de 15 ans de prison. La cour d’assises fixe en outre la provision pour l’indemnisation de la victime à 90 000 euros. Et c’est là que tout se corse : les avocats de la jeune femme saisissent la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (Civi) pour que l’Etat, via le Fonds de garantie des victimes (FGTI), verse cette provision. Mais l’organisme ne propose qu’une indemnisation partielle, estimant qu’Aïda a commis une faute civile en retournant à son domicile. Les conseils de la jeune femme contestent cette décision et en appellent à la Civi. Même réponse : arguant d’un partage de responsabilité, elle propose 67 500 euros en février dernier. Un appel sera examiné en mai. L’outrage ne réside pas tant dans la somme (intégralement réglée à Aïda) que dans l’argumentaire avancé. Interpellé sur Twitter, le fonds de garantie a souligné que « la loi prévoit que la victime qui contribue, par sa faute, à son dommage peut voir son droit à l’indemnisation réduit ». « Par sa faute » ? Cette position n’est pas sans rappeler une question absurde sans cesse renvoyée aux victimes : pourquoi ne pas quitter ce bourreau ? La poser, c’est d’abord faire abstraction des mécanismes à l’œuvre dans l’immense majorité des cas de violences conjugales : emprise psychologique, isolement, perte de confiance en soi, honte…

    C’est surtout culpabiliser une fois de plus la victime d’un processus de domination sexiste profondément ancré qui conduit à banaliser bien des violences dont les femmes sont la cible première. Combien de victimes de viol se voient questionner sur leur attitude ou leur tenue vestimentaire ? En mars 2016, un sondage réalisé par l’Ipsos pour l’association Mémoire traumatique et victimologie montrait qu’il se trouve encore 27 % des Français pour juger qu’une femme victime de viol est en partie responsable de ce qui lui arrive si elle a flirté, s’est montrée séductrice ou a accepté de se rendre chez un inconnu. Depuis, certes, il y a eu #MeToo. Mais le cas d’Aïda prouve que la honte n’a pas forcément changé de camp.


    https://www.liberation.fr/france/2019/01/04/aida-et-l-eternelle-faute-des-femmes_1701105
    #femmes #viol #viols #responsabilité #culpabilisation #domination #violence_sexuelle #sexisme #domination_masculine #tenue_vestimentaire #habits


  • Une Bible des femmes : « Dieu apparaît sous les traits de la Sagesse, féminine, dans certains livres bibliques »
    https://lemediapresse.fr/societe/une-bible-des-femmes-dieu-apparait-sous-les-traits-de-la-sagesse-femin

    Le 24 novembre défilait, le même jour que les Gilets jaunes, le collectif « Nous Toutes » contre les violences faites aux femmes. Un an après l’avènement du mouvement #MeToo. Et s’il est un domaine sur lequel les débats sur le féminisme se penche (trop) peu, c’est celui de la théologie. Afin d’y remédier, Le Média a […]


  • Que répondre à votre beau-frère qui dira à Noël qu’on traverse une « grave crise de la masculinité » ?
    https://www.nouvelobs.com/notre-epoque/20181223.OBS10293/que-repondre-a-votre-beau-frere-qui-dira-a-noel-qu-on-traverse-une-grave-

    Dans son dernier ouvrage, Francis Dupuis-Déri, professeur de science politique, déconstruit le « mythe tenace » qui voudrait que les hommes aillent mal.

    Difficultés scolaires, incapacité à draguer, taux de suicide élevé, impuissance… On l’entend chez des partisans de tous bords et pas seulement depuis #metoo : les hommes iraient mal. La masculinité serait en crise.

    Dans « La crise de la masculinité, autopsie d’un mythe tenace » (éditions du remue-ménage), qui sortira en France le 24 janvier 2019, le québécois Francis Dupuis-Déri déconstruit ce qui n’est pas une crise mais un discours de crise. Une rhétorique antiféministe dont on retrouve trace… dès l’antiquité.

    Le professeur de science politique, qui signe également des ouvrages sur les mouvements sociaux, travaille sur le masculinisme depuis les années 90. « Les femmes sont loin d’avoir atteint l’égalité alors ce discours m’a toujours énervé. » Entretien.

    • @bce_106_6 tu cites un texte qui ne fait qu’ajouter du confusionisme à la confusion de son écriture.

      Concernant l’interview de Francis Dupuy-Deri, chercheur et pro-féministe que j’apprécie particulièrement pour sa rigueur, je ne vois pas bien ce qui t’empêche de réfléchir dans l’analyse étayée qu’il nous offre.

      Ce qui m’a fasciné, en étudiant l’histoire et la diffusion dans l’espace de ce discours, c’est que les hommes sont en crise quel que soit le régime politique, le cadre législatif, le droit de la famille, la situation économique, le cadre culturel voire religieux… On trouve des expressions de crise de la masculinité à peu près partout, sur tous les continents. C’était un étonnement dans ma recherche, de voir que c’était un discours aussi ancien et diffus.

      #démystification

    • Je voie pas l’interet de ce texte ni son rapport avec ce que dit Dupui-deri. Je retrouve seulement la réthorique des anarchistes misogynes classiques ; néo-féminisme, défini comme « Les filles contre les garçons… Le but est toujours de diviser, exciter des haines, désespérer. »
      #manarchisme #anarcouilles

    • Je vous trouve bien mesurées, Mesdames !

      À la lecture des commentaires de @bce_106_6, je croirais être à la table du #beauf_officiel de ST dans la version « sympathique » à la cause des femmes… En tous cas, ce pourrait être ses arguments.

      com1 : c’est tellement évident que ça vaut pas la peine d’être mentionné et encore moins diffusé -> version « soft » de l’invisibilisation

      com2 : assimilation implicite (?) à du bullshit avéré (disclaimer : je n’ai pas suivi le lien, n’y étant pas vraiment invité par la fin du com)

      J’avais hésité au premier, le deuxième m’a convaincu.

    • Je suis d’accord @simplicissimus mais j’essaye de plus m’énérvé pour mon propre bien. J’ai bien remarqué la haine que @bce_106_6 porte aux femmes, pour lui toute femme est une bourgeoise qui ne devrait vivre que pour flatter une paire de couilles d’ouvrier. Ca fait longtemps que je le sais, je me souviens encore des saloperies qu’il écrivait pendant metoo allant jusqu’a relayé et soutenir les propos de Zemmour.
      edit - j’ai cru qu’ @elihanah était un conte alternatif de @bce_106_6 mais c’est manifestement une seenthicienne qui écrit pour son plaisir de faire une blague sexiste et agiste assimilant les femmes et les enfants et de légitimé la violence masculine contre ces deux groupes de personnes et peut être défendre son droit à elle en tant qu’adulte de battre et humilier des enfants.

    • Tout de suite l’anathème, les insultes, à propos des sujets dont vous vous réservez l’exclusivité. Je voudrais être méchant, je dirais du parfait bhl.

      @mad meg, merci de citer mes propos approuvant zemmour. je te met au défis de le faire. (Je comprends pas que tu mettes une majuscule au nom de ce type).
      Au fait, pourquoi as tu laissé tomber l’écriture inclusive ?
      Intéressant ta recherche stalinienne sur les liens que tu me prêtes avec elihanah. Ça rappelle je suis partout.

      @Simplicissimus si tu peux être plus clair dans ce que tu écris, ce serait bien. La générosité de ton anti-racisme sélectif est poignante.

    • @simplicissimus, je ne suis plus depuis longtemps la logorrhée haineuse du masculiniste et couilliste @bce_106_6 qui continue de se répandre sur seenthis.
      Comme @mad_meg mes réactions parfois virulentes m’affectent plus que les #pro_viol que j’attaque et qui disposent du soutien tacite de 90% de la population, bref, je me protège.

      J’ignorais même l’existence de l’infect post que tu cites @mad_meg et je te remercie de ne pas l’avoir laissé passer et de dénoncer ici ces propos pitoyables de #culture_du_viol.

      Remettre en cause et nager à contre courant prend beaucoup d’énergie et je me demande si cela sert à grand chose quand on voit que machin bce continue de véhiculer sa haine sur @seenthis sans être plus bloqué que cela.

    • Que répondre à votre beau-frère qui dira à Noël qu’on traverse une « grave crise de la masculinité » ?

      instinctivement j’ai failli répondre qu’il aille se faire couper les couilles. Ensuite j’ai étoilé le billet de @simplicissimus pas pour Francis Dupuis-Déri que je ne lis pas et encore moins pour le nouvelobs mais pour le fil de discussion et pour @bce_106_6 que je ne suis plus et que je bloque parfois quand il clic à répétition. Maintenant que j’ai répondu @seenthis me signalera la suite. Donc je désétoile. @monolecte hésite entre « ta gueule ! » et « dégage ! », moi je dirai juste " va te faire enculer ! "
      au réveillon de Noël c’est pas mon beauf qui a dérapé mais mon frangin. C’est le seul que j’ai avec trois sœurs et c’est lui l’aîné.
      c’est parti en couilles à la fin du repas après une réflexion de ma fille (ils bossent tous les deux à St Nazaire aux chantiers de l’Atlantique) s’en prendre sa défense (elle est assez grande pour ça et pour raconter des conneries aussi) je ne supporte pas mon frangin quand il aboie et il aboie fort ce con ! Comme tout le monde fermait sa gueule et qu’il continuait de gueuler je lui ai dit qu’on étaient pas sourd et que c’était pas la peine de brailler comme ça. Ma fille s’est mise à chialer (c’est son défaut) et mon frangin s’est tiré. Ensuite on me raconte qu’il est dans une mauvaise passe. Divorce, plus de dialogue avec ses deux filles ... s’il leur gueule dessus comme ça, elles risquent pas de l’écouter. Pauvre chéri va ! et il a de la chance que j’ai arrêté de picoler parce que sinon je lui rentrais dans le lard malgré ses 100 kg et son mètre 98. Connard !

    • J’ai une amie qui ne va plus depuis longtemps au repas de Noël chez sa mère. Au courant des violences que sa fille a subit de son ex compagnon, il est invité cependant à chaque Noël avec sa nouvelle copine. Il faut dire que la mère a élevé ses enfants en les frappant régulièrement et qu’elle doit trouver logique de valoriser tout agresseur. Ses frères tentent aussi ce soir là de poursuivre leur œuvre de destruction envers leur sœur. Par exemple en se moquant de son féminisme à table devant ses neveux et nièces, c’est sa fille qui lui raconte dépitée. Elle avait en effet osé demander à la notaire qui gère la succession de leur père de respecter l’ordre des naissances comme la loi l’exige et non pas l’ordre des sexes, les frères étant bien entendus cités avant les sœurs.
      Depuis quinze ans le soir de Noël comme tous les autres jours de l’année, cette femme a choisit de ne pas se retrouver à la table de ses agresseurs·e.

    • Désolé, il me semblait avoir été assez clair, mais je veux bien reformuler.

      Com1 : que dit-il d’autre que c’est un non sujet, ce n’est pas la peine d’en parler ?

      Com2 : Tu mentionnes « en passant », pardon en « cadeau », un autre billet sur internet pour dire que, décidément, on trouve bien des conneries sur la toile. Le procédé, classique en rhétorique, a un nom : l’assimilation.

      Le billet propose un argumentaire bien construit à opposer à un éventuel discours de #crise_de_la_masculinité.
      (1) À l’évidence, il touche une corde asses sensible chez toi pour te pousser à réagir en le déclarant sans intérêt.
      (2) Au moins l’un des éléments du discours du beauf’ n’est apparemment pas étranger à ta façon de voir, ce qui te fait assimiler l’ensemble de l’argumentaire à des conneries.
      (3) en bonus, on a droit à la prétérition : «  je voudrais être méchant, je dirais du parfait BHL »

    • Ça me rappelle dans Books une brève sur les femmes désormais mieux payées que les hommes (dans une ville des États-Unis entre 30 et 35 ans - ailleurs tout allait très bien !). Comment tout conspire à nous faire pleurnicher sur une classe de personnes qui est toujours en situation de pouvoir en cassant le thermomètre, en le mettant à un endroit où il ne nous informera de rien, etc.

      À part ça, André, c’est moche. Je ne sais pas comment tu supportes d’être le troll de Seenthis, celui qui arrive avec une remarque bête sur une page où des personnes échangent des arguments honnêtes et fins, celui qui n’a jamais appris rien à personne, celui qui rajoute toujours préjugés, confusion et tout ce que le militantisme de gauche a de plus moche et triste. Heureusement, il y a autre chose que ça à gauche.

    • Que répondre à notre beau-frère qui affirme, tout en découpant la bûche de Noël, que l’« on traverse une grave crise de la masculinité, depuis #metoo » ?
      Lui offrir où au moins qu’il lise La crise de la masculinité de Francis Dupuis-Déri
      https://www.hobo-diffusion.com/catalogue/1876/la-crise-de-la-masculinite-observatoire-de-l-antifeminisme
      Et aussi coïts d’Andrea Dworkin à paraître en février prochain aux éditions Syllepse
      https://www.syllepse.net/coits-_r_62_i_755.html
      https://tradfem.wordpress.com/2018/12/29/coits-avant-propos
      source : @tradfem

    • simplicimus, bloquer mon profil, et ensuite m’insulter en écrivant que je suis front national, rassemblement national, c’est petit, et bête.
      => J’ai modifié mon profil, ce qui me permet de te répondre. Surprise !

      On ne fait pas son petit castaner comme on veut.
      castaner, lui, il a ses flics pour cogner celles et ceux qui le dérange.
      Toi, tu as toujours la même méthode, simpliste, bloquer, insulter, insinuer . . .

      Tu es dépassé par les événements, comme beaucoup en ce moment chez les Bourgeois.
      C’est ton problème de #beauf_officiel, qui n’a trouvé, pour exister, que de reproduire à la chaîne des articles sur le web, où l’on ne rencontre que rarement les mots capitalisme, violence institutionnel, collaboration par omission, enfumage . . . . .

      Intéressante ta recherche stalinienne sur les liens que tu me prêtes avec elihanah.
      Ça rappelle je suis partout.

    • mad meg, mon profil étant débloqué, je peux me permettre, humblement de te demander une seconde fois de citer mes propos approuvant zemmour.
      (Je comprends pas que tu mettes une majuscule au nom de ce type).

      Si je suis un troll de base, tu en est la reine quand le sujet concerne un tant soit peu le féminisme, que tu dessers, sauf peut être dans certains milieux assez peu représentatif de la société dans laquelle nous sommes, hélas.

      Quand à la grave question du nouvel OS : Que répondre à votre beau-frère qui dira à Noël qu’on traverse une « grave crise de la masculinité »
      Le papier ne refuse pas l’encre, ça remplit les colonnes a peu de frais, et ça permet de briller aux ternes. Dans quel monde vivez vous ?


  • En 2018, les femmes toujours plus méprisées par la presse française
    https://www.liberation.fr/france/2018/12/20/en-2018-les-femmes-toujours-plus-snobees-par-la-presse-francaise_1698962

    Testostérones à tous les étages : cette année encore, les femmes peinent à se faire une place dans nos journaux, si on en croit le baromètre 2018 des personnalités les plus médiatisées publié mercredi. Selon l’étude, réalisée par la plateforme Pressedd, les femmes ont été encore moins visibles dans la presse française en 2018 qu’en 2017. Seules 15,3% d’entre elles figurent dans la liste des 1 000 personnalités ayant eu la plus forte exposition médiatique cette année (contre 16,9% en 2017).

    C’est le deuxième plus mauvais score en six ans, souligne Pressedd qui a analysé les 1 500 premiers titres de presse française (presse quotidienne nationale et régionale, presse magazine, presse hebdomadaire régionale, professionnelle et spécialisée) et 1 500 sites d’informations. En 2013, les femmes représentaient 19,2% des personnalités médiatisées.
    Une plus grande visibilité des sportifs (masculins)

    Un paradoxe, alors que les « questions de parité, de représentativité et de mobilisation contre la violence faite aux femmes semblent occuper une place centrale dans le débat public », dans le sillage du mouvement #MeToo, relève l’étude. Une possible clé d’explication de cette visibilité des femmes en baisse : la plus grande visibilité des joueurs masculins de l’équipe de France de football, qui trustent le classement.

    Mondial oblige, la catégorie sport est en effet la plus représentée (près de la moitié des personnalités les plus médiatisées sont des sportifs), et est composée de 6% de femmes seulement. Viennent ensuite les personnalités politiques (28%), qui monopolisent le trio de tête, 100% masculin (Emmanuel Macron, Donald Trump et Edouard Philippe).
    Femmes issues de l’entreprise quasi absentes

    Il faut remonter à la douzième place pour trouver la première femme de la liste, la chancelière Angela Merkel, suivie de Marine Le Pen (14e place) et Theresa May (18e place). Quatre autres femmes figurent dans le top 50 : les ministres Agnès Buzyn, Elisabeth Borne et Nicole Belloubet puis la maire de Paris Anne Hidalgo. Uniquement des personnalités issues de la sphère politique, les plus visibles : plus de la moitié des 50 premières personnalités féminines du classement ont des responsabilités politiques. Des femmes pas vraiment porteuses d’actualités positives : « La visibilité des dix premières femmes les plus représentées dans la presse française est directement associée à des difficultés politiques diverses et autres controverses », pointe le document.

    Au total, les femmes enregistrent 13% des citations seulement. La presse écrite est un peu moins inégalitaire : les femmes représentent 22% des personnalités citées en une des journaux. Les membres féminines du gouvernement sont également plus disertes, puisque 14 femmes membres de l’exécutif totalisent près d’un tiers des citations. Les femmes issues du monde de l’entreprise, en revanche, sont quasiment absentes : cette catégorie ne compte que 4% de femmes citées, avec par exemple la présidente du syndicat agricole FNSEA Christiane Lambert, 242e du classement.

    #sexisme #invisibilisation #femmes


  • Au Canada une affaire de viols dans le show business vise #Gilbert_Rozon et l’aspect judiciaire suit son cours. Ces jours ci, la cour après avoir entendu une vingtaine de plaignantes devait décider desquelles étaient crédibles. Gros débat autour d’un système clairement défaillant puisque seul UN témoignage a été retenu :

    « Le fardeau de la preuve est le même qu’on soit victime d’une agression sexuelle, d’un meurtre ou d’un vol qualifié.C’est à nous de faire une preuve hors de tout doute raisonnable que l’infraction alléguée a été commise parce qu’il y a une présomption d’innocence de base », résume Me Lemieux. Il arrive donc que le procureur, bien qu’il croie la victime, en arrive à la conclusion que la preuve au dossier ne permet pas une démonstration hors de tout doute raisonnable ou que les faits relèvent plutôt du harcèlement sexuel, du droit civil ou d’inconduite sexuelle.

    Agressions sexuelles : le décalage persiste
    Améli Pineda, Le Devoir, le 15 décembre 2018
    https://www.ledevoir.com/societe/543670/agressions-sexuelles-le-decalage-persiste

    On n’a pas tant progressé que ça en 40 ans :

    1976 : Le viol existe t-il ? | Archive INA
    https://seenthis.net/messages/743118

    #viol #metoo #agression_sexuelle #Québec #justice #injustice #culture_du_viol

    • C’est quand même un dilemme général, limite philosophique, enfin qui touche au cœur même de principe des droits : la présomption d’innocence, à la base de beaucoup de systèmes judiciaires. Donc ça veut dire quoi, que ce soit pour un viol ou pour un autre crime, il faudrait remettre en cause le principe de la présomption d’innocence ? Et donc on serait accusé et reconnu coupable par défaut, et ça serait à l’accusé⋅e de prouver qu’ille n’a pas volé, violé, tué ?

      C’est hyper compliqué quand même. À la fois je suis totalement convaincu du fait qu’il n’y a presque pas de fausses accusations de viol (ça arrive, comme pour tout ya des exceptions, mais très minoritaire), et à la fois, je ne vois absolument pas comment on peut être pour que toute personne accusée soit coupable par défaut sans aucune preuve tangible et que c’est à elle de prouver le contraire.

      Et sinon ça dépendrait des crimes ? Pour les viols yorait culpabilité par défaut, et pour les autres crimes yorait présomption d’innocence ? Mais comment ça peut être justifié réellement, dans une loi, au niveau juridique, une différence de traitement aussi inverse ?

    • Désolé, non, je ne crois pas que ce soit une question philosophique, mais juridique. Ici c’est au niveau de l’instruction que l’affaire est bloquée, elle ne va même pas au tribunal. Je ne suis pas un expert, mais je sais qu’il existe plusieurs façons de « juger ».

      Exemple : 14 femmes l’accusent de viol, les faits s’étant déroulés pendant des années, avec des façons de faire semblables, mais l’instruction examine chaque fait indépendamment des 13 autres.

      Autre exemple : au delà de la preuve formelle, il y a aussi l’intime conviction d’un jury par exemple, réservée à d’autres types d’affaires. Il faudrait peut-être que le viol passe à ce type de procédure.

      Il y a des dysfonctionnements de la justice ici (débattus dans la presse ici, mais est-ce que ça ira plus loin ?), mais la question est aussi de savoir si ces dysfonctionnements ne sont pas fait pour protéger les mecs...


  • @raspa
    Une fille confronte une de ses anciennes relations à son comportement de l’époque, dans la foulée de #MeToo : remarques négatives, coups de pression pour coucher ensemble... et revient sur sa propre incapacité à dire non à l’époque, où elle avait 18 ans et peu d’expérience.
    Fort intéressant, avec exemple d’un gars pas le pire, mais qui rentre bien dans les critères de #BalanceTonPorc, et qui peu à peu évolue (lentement) : à écouter !
    https://www.arteradio.com/son/61660257/retrouve_ton_porc


  • Je n’ai pas dit non une seule fois – Binge Audio
    https://www.binge.audio/je-nai-pas-dit-non-une-seule-fois

    C’est l’histoire d’une jeune femme, Loulou Robert. A l’âge de 18 ans, alors qu’elle venait de commencer le mannequinat, elle a eu des relations sexuelles avec un photographe de mode, lors d’une séance de photo de nu ; elle accepte ensuite de revoir cet homme plusieurs fois.

    Et aussi

    Stupéfiant !
    Le nu après #MeToo
    https://www.france.tv/france-2/stupefiant/stupefiant-saison-3/814089-le-nu-apres-metoo.html

    #mannequinat #viol


  • Feeling rapey hearing the lyrics...

    "We used to play the song ’Baby It’s Cold Outside,’ but you’re the Christmas Executive Officer at Star 102 and you told us it’s no longer appropriate," Anderson wrote Tuesday. “I gotta be honest, I didn’t understand why the lyrics were so bad ... Until I read them.”

    “Baby It’s Cold Outside” lyrics raise concerns: Cleveland radio station Star 102 stops playing popular Christmas song after listeners voice concerns about meaning in the “Me Too” era - CBS News

    Intéressante... prise de conscience (...)

    https://www.cbsnews.com/news/cleveland-radio-station-stops-playing-baby-its-cold-outside-after-listeners

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=268&v=7MFJ7ie_yGU

    Radio station stops playing “Baby It’s Cold Outside” after listeners voice concerns about lyrics in #MeToo era

    Criticism of the lyrics in “Baby It’s Cold Outside” actually has been building for several years. Some Twitter users called out the “date-rapey” undertones of the song in 2013, and a number of publications have run articles questioning the song’s meaning.

    I know “Baby it’s cold outside” is from another era but hearing it in 2013, the lyrics feel really date-rapey. Uncomfortable stuff.
    — Emily (@elusiveemily) January 1, 2013

    2013: The Year We All Independently Realized How Creepy And Rapey The Lyrics To “Baby, It’s Cold Outside” Are
    — len damico (@lendamico) December 11, 2013

    #harcèlement_sexuel #culture_du_viol #cinéma


  • El escándalo sexista que golpea Islandia, el país con mayor igualdad de género | Mi dinero | Cinco Días
    https://cincodias.elpais.com/cincodias/2018/12/02/midinero/1543742796_772029.html

    Des politiciens islandais (d’opposition) piégés dans un bar en train de se moquer grassement de #MeToo (entre autres gracieusetés). Enorme scandale. Pas trouvé grand chose en français (où l’on a d’autres chats à fouetter en ce moment).

    slandia es el país con mayor igualdad de género del mundo. Pero esta semana, el país se ha visto sumido en un sórdido escándalo político que sugiere que un sexismo flagrante en el interior del Parlamento.

    Un exprimer ministro y varios otros legisladores fueron captados en una grabación usando lenguaje morboso, grosero y cargado sexualmente para describir a sus compañeras.

    Sigmundur David Gunnlaugsson, un legislador de la oposición que fue primer ministro hasta que fue expulsado por supuestamente esconder la riqueza de su familia de las autoridades fiscales, destacaba entre las personas grabadas en un bar frente al Parlamento en Reikiavik la tarde del 20 de noviembre. Estaba en compañía de un exministro de Asuntos Exteriores, Gunnar Bragi Sveinsson, entre otros.

    La grabación, que fue realizada por un comensal en el bar, incluye a legisladores del recientemente formado Partido de Centro y el Partido del Pueblo. Se puede escuchar cómo el grupo se burla del movimiento #MeToo y compara a un exmiembro del Parlamento con discapacidad con «un animal.»

    Los vídeos, que rápidamente se hicieron virales en Islandia, provocaron una condena generalizada en todo el país. Durante la celebración de los 100 años de la independencia de Dinamarca este sábado se ha realizado una marcha de protesta contra los legisladores que protagonizaron el escándalo.

    El episodio es un golpe aleccionador para una nación que ha trabajado duro pa

    #sexisme #machisme


  • Carlos Ghosn met sous tension le G20 qui s’ouvre en Argentine
    Donald Trump en garde à vue pour dix jours de plus au Japon.

    A l’issue de longs débats, les « gilets jaunes » adoptent la loi contre les violences éducatives ordinaires
    L’assemblé : l’exécutif fait pari du dialogue.

    CIWF ET L214 relèvent la cruauté des journalistes.
    Ce que #metoo a changé pour les conditions d’élevage des poissons

    Soupçons d’espionnage pour la Corée du Nord : Benoît Quennedey face à l’enfer russe
    Euro de handball : coup de froid d’entrée pour les Bleues mises en examen pour trahison

    Knickers, outils controversé de « soft power » d’Emmanuel Macron
    Le conseil présidentiel pour l’Afrique, le boeuf aux proportions gigantesques qui fascine Internet

    « Implants files » : Michael Cohen reconnaît avoir menti au Congrès
    Enquête russe : quel rôle ont joué les lobbys.

    Au moins 150 tonnes d’aliments pour bétail contaminé par un moyen de paiement instantané, alternative à Visa ou MasterCard
    L’Europe passe à un OGM interdit.

    #de_la_dyslexie_créative


  • Des théologiennes lancent à Genève « Une Bible des femmes » Joëlle Rebetez et Linn Levy - 29 Novembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/culture/livres/10029113-des-theologiennes-lancent-a-geneve-une-bible-des-femmes-.html

    Une vingtaine de théologiennes francophones, protestantes et catholiques, publient « Une Bible des femmes ». Lancé à Genève, le projet propose de relire les textes bibliques à la lumière des avancées féministes.

    « Une Bible des femmes » a vu le jour sous l’impulsion d’Elisabeth Parmentier et de Lauriane Savoy, deux chercheuses de la Faculté de théologie de l’Université de Genève.


    Rejointes par des spécialistes de toute la francophonie, ces théologiennes féministes ont décidé de relire les textes bibliques controversés « avec perspicacité et rébellion ». Un projet qui fait écho à un ouvrage rédigé en 1898, « A Woman’s Bible », oeuvre fondatrice de la lecture féministe de la Bible.

    « Au départ, nous voulions simplement traduire cette »’Woman’s Bible" sortie à la fin du 19e siècle", raconte à la RTS Lauriane Savoy. « Et en la relisant, nous nous sommes dits que tant de découvertes et de progrès ont été faits dans la lecture des textes bibliques au 20e siècle qu’il était dommage de ne faire que traduire. Nous avions plein de nouvelles choses à dire pour aller contre les préjugés largement répandus. »

    Se remettre dans le contexte de l’époque
    Car pour beaucoup, les textes bibliques légitiment l’asservissement des femmes et sont incompatibles avec des valeurs féministes. A l’image du verset « épouses, soyez soumises à votre époux ».

    « Si on lit ce verset sans s’intéresser au contexte, on ne peut pas faire dire au texte autre chose que ce qu’on lit », explique Lauriane Savoy. « Mais il faut essayer de se remettre dans le contexte de l’époque, dans cet ordre patriarcal très fort. En examinant le texte et les versets précédents et suivants, nous y avons vu que cette exhortation est suivie d’une autre, demandant aux hommes d’aimer leur femme, soit une sacrée avancée à cette époque-là. »

    Les traits féminins de Dieu
    Au fil des pages, le lecteur retrouve des figures de femme fatale, de mère intrépide, ainsi que les visages féminins de Dieu. « Il existe par exemple des livres qui parlent de la Sagesse, figure féminine, ou la très belle métaphore de Dieu telle une poule qui ramène ses poussins autour d’elle », rappelle l’assistante-doctorante de l’Université de Genève.

    Les 21 théologiennes protestantes et catholiques abordent ainsi la Bible à travers différentes thématiques, telles que la séduction, la maternité, la stérilité ou la violence basée sur le genre.

    Des thèmes qui ont trouvé une résonance particulière avec l’apparition du mouvement #MeToo. « Nous nous sommes alors dits que c’était précisément notre but de parler de l’existence des femmes aujourd’hui, et de montrer qu’il peut y avoir des liens avec les textes bibliques et les problématiques des femmes d’autrefois », précise Elisabeth Parmentier.

    « Un joli début de succès »
    Paru à la rentrée, le livre connaît « un joli début de succès », selon son éditeur. « Nous avons dû réimprimer des exemplaires tout récemment et nous espérons que cela continuera ainsi », indique au 19h30 Matthieu Mégevand, directeur de la maison d’édition protestante Labor et Fides.

    Un succès grâce aux lectrices, ainsi qu’aux lecteurs masculins, espèrent les auteures. Celles-ci ont d’ailleurs ressenti le besoin de le préciser dès le début de l’ouvrage : « Lecteurs hommes, ne fermez pas ce livre en haussant les épaules, nous avons tout autant pensé à vous. »
    Tamara Muncanovic

    #Femmes #Bible #religion #marketing


  • Interview « Ce qui était autrefois un râteau est aujourd’hui un délit… », estime Éric Dupond-Moretti

    http://lavdn.lavoixdunord.fr/495779/article/2018-11-26/ce-qui-etait-autrefois-un-rateau-est-aujourd-hui-un-delit-estime-

    — Vous attendiez-vous à tant de réactions ?

    « Oui. Georges Tron n’a pas eu de chance : son affaire a commencé en pleine affaire DSK à New York, et son procès se tient en plein phénomène #Metoo, #Balancetonporc… »

    [...]

    –- De la même manière que d’autres, naguère, avec la parole de l’enfant ?

    « Exactement ! Et on a vu ce que cela a donné. Et comment il a fallu se battre aux côtés d’innocents, devant la cour d’assises. »

    (les extraits de son bouquin sont aussi particulièrement gratinés)

    Cf. le fil de @mad_meg sur l’affaire d’Outreau, où s’était illustré Dupond-Moretti, et en particulier la vidéo avec Gwénola Sueur et Pierre-Guillaume Prigent qui font entre autres la généalogie de la constitution des assos masculinistes en France et l’histoire de leur lobbying dans les lieux de pouvoir, en particulier dans la magistrature :

    https://seenthis.net/messages/738233

    #Dupond-Lajoie-Moretti #backlash #réaction #on_sen_fout_on_va_gagner


  • http://www.etatdexception.net/un-an-apres-metoo-bilan-et-perspectives

    Il y a exactement un an, l’actrice étatsunienne Alyssa Milano reprenait une phrase lancée par l’activiste new-yorkaise Tarana Burke en 2006 et invitait les femmes à partager sur Twitter leurs témoignages sur la violence sexuelle qu’elles avaient subie. La réponse fut massive et elle donna naissance au mouvement #MeToo. En France, la journaliste Sandra Muller proposa quant à elle le hashtag #BalanceTonPorc, repris plus de 200 000 fois en quelques jours sur les réseaux sociaux.

    #féminisme


  • Dans la Manche, un réfugié acquitté d’un viol car il n’avait pas « les codes culturels »
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/11/23/01016-20181123ARTFIG00310-acquitte-d-un-viol-car-il-n-avait-pas-les-codes-c

    C’est un verdict qui choque, embrase les réseaux sociaux et agite les politiques. Le 21 novembre, la cour d’assises de la Manche a acquitté un jeune réfugié d’origine bangladaise du viol d’une lycéenne de 15 ans à Saint-Lô, dans la Manche, fin 2015. Ce dernier a en revanche été condamné à deux ans de prison avec sursis assortis d’une mise à l’épreuve pour l’agression sexuelle d’une autre jeune fille mineure, à quelques semaines d’intervalle, dans son logement au foyer des jeunes travailleurs de Saint-Lô. Le parquet peut encore faire appel de cette décision.

    Au procès, l’avocate de la défense a invoqué des difficultés d’interprétation de son client qui « n’avait pas les codes culturels » pour prendre conscience qu’il imposait une relation par crainte ou par surprise, selon un article de La Manche libre qui relate l’affaire.



    Le journal évoque aussi le témoignage du capitaine de police de la sûreté départementale de Saint-Lô devant la cour. « Lors de l’audition de l’accusé en garde à vue, il a dû placer un brigadier entre l’interprète et le mis en cause car ce dernier tentait de lui peloter les cuisses. Selon lui, l’accusé “considère les femmes françaises comme des p****, il a un comportement de prédateur” », rapporte l’article.

    Quant aux experts, ils auraient décrit le réfugié comme « narcissique et égocentré » et empreint de la culture masculine de son pays d’origine où « les femmes sont reléguées au statut d’objet sexuel ».

    L’avocat de la plaignante qui affirme avoir subi un viol confirme l’exactitude de ce compte rendu. Mais non sans y apporter des précisions non négligeables. « L’origine de l’accusé n’a pas été un élément déterminant mais un élément parmi d’autres. Les débats ont tourné autour de la notion de consentement. Les jurés ont estimé que l’auteur n’avait pas pris conscience de l’absence de consentement de la victime au moment des faits, précise-t-il au Figaro. Après le verdict, le président de la cour d’assises a dit à ma cliente qu’on la croyait mais que la cour a considéré que les faits n’étaient pas suffisamment établis pour constituer l’infraction ».

    Selon le Code pénal, l’existence de la violence, contrainte, menace ou surprise sont nécessaires pour caractériser le viol. Or l’adolescente aurait exprimé par oral son refus mais, « en état de sidération », ne se serait pas opposée à l’acte. Dans un premier temps, sa plainte avait été classée sans suite. L’enquête a été rouverte lorsqu’une deuxième jeune fille a signalé une agression sexuelle. « Il aurait fallu d’autres investigations dès le début. Son dossier n’a pas été traité comme il aurait dû l’être », pointe son avocat.

    Reste que l’affaire a pris des airs de scandale à la veille de la marche du 24 novembre contre les violences sexistes et sexuelles, portée par le mot d’ordre « Nous toutes ». « Allons-nous laisser admettre qu’il existe une culture qui permet aux hommes de violer les femmes ? » s’est indignée la députée LR Valérie Boyer dans une lettre adressée au premier ministre. « Un migrant viole deux mineures et ressort libre, le tribunal considérant les “codes culturels” du criminel comme circonstance atténuante. Laxisme criminel d’une justice qui n’en a que le nom. Le silence des féministes toujours aussi assourdissant ! », s’est insurgé sur Twitter Nicolas Bay, député européen du Rassemblement national. « Hallucinant », a également réagi Muriel Salmona, de l’association Mémoire traumatique : « Les femmes sont reléguées au statut d’objet sexuel mais ce n’est pas grave c’est juste culturel. »

    l’adolescente aurait exprimé par oral son refus mais, « en état de sidération », ne se serait pas opposée à l’acte. Dans un premier temps, sa plainte avait été classée sans suite. L’enquête a été rouverte lorsqu’une deuxième jeune fille a signalé une agression sexuelle. « Il aurait fallu d’autres investigations dès le début.


    EXPRIMER SON REFU A L’ORAL C’EST S’OPPOSE A L’ACTE ! On en est encore à punir les filles et femmes qui ont survécu au viol qu’on leur a infligé.

    #violophilie #culture_du_viol #fraternité #viol

    • Procès pour viol sur mineure dans la Manche : une enquête mal menée ?
      https://www.lamanchelibre.fr/actualite-619701-proces-pour-viol-sur-mineure-dans-la-manche-une-enque

      Mardi 20 novembre 2018 s’est déroulé devant la cour d’assises de la Manche à Coutances le deuxième jour du procès d’un jeune homme accusé de viol et d’agression sexuelle sur deux mineures. Les policiers ayant mené l’enquête ont été auditionnés.

      Mardi 20 novembre 2018 s’est tenu devant la cour d’assises de la Manche à Coutances le deuxième jour du procès d’un jeune homme accusé de viol et d’agression sexuelle sur deux lycéennes.

      Les 29 septembre et 10 décembre 2015, le mis en cause a entraîné deux jeunes filles de 15 et 16 ans dans son logement au Foyer des Jeunes Travailleurs de Saint-Lô. Il est accusé d’avoir agressé sexuellement l’une d’entre elles qui a réussi à prendre la fuite et d’avoir violé l’autre. Il maintient que les deux étaient consentantes. Il encourt quinze ans de prison.
      Des manques dans l’enquête  ?

      Le capitaine de police de la sûreté départementale de Saint-Lô qui a enquêté sur la plainte de la première victime est celui qui a fait le lien entre cette affaire et la plainte pour viol de la deuxième victime qui avait été classée sans suite. Il révèle à la cour que lors de l’audition de l’accusé en garde à vue, il a dû placer un brigadier entre l’interprète et le mis en cause car ce dernier tentait de lui peloter les cuisses. Selon lui, l’accusé, « considère les femmes françaises comme des p****, il a un comportement de prédateur. »

      Interrogé sur la raison du délai de quatre mois entre la première plainte et la mise en examen de l’accusé, le policier admet qu’il y a eu des carences dans les enquêtes. Il ajoute que parfois, une affaire se révèle par la multiplicité des faits.

      Le brigadier-chef qui a entendu la plainte de la deuxième plaignante est tellement embarrassé à la barre qu’il fait un malaise. Après avoir repris ses esprits lors d’une suspension de séance, il admet que les propos de la victime retranscrits dans le procès-verbal étaient des réponses à des questions fermées et que cela pouvait modifier l’impression générale. Selon lui, l’absence de consentement n’était pas exprimée ce qui a justifié le classement sans suite.

      Le président déplore un dossier où « on est un peu orphelin d’un certain nombre de diligences ». Il cite l’absence de confrontation, l’absence de perquisition et de saisie du téléphone et de l’ordinateur de l’accusé et une levée de garde à vue après seulement 39 minutes d’audition.
      « Des objets sexuels »

      Les experts qui ont examiné l’accusé s’accordent tous pour le décrire comme narcissique et égocentré et que dans la culture masculine du Bangladesh, son pays d’origine, « les femmes sont reléguées au statut d’objet sexuel ».

      L’avocat général requiert six ans de prison. Le verdict devrait tomber mercredi dans la journée.


  • Du viol à la prison en passant par la prostitution : COUPABLES D’ETRE VICTIMES | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/11/22/du-viol-a-la-prison-en-passant-par-la-prostitution-coup

    Une des tendances que nous avons trouvées à Washington, c’est que, alors que les arrestations de garçons ont diminué durant la dernière décennie, les arrestations de filles ont augmenté de 87%. Nous avons trouvé aussi que les filles étaient arrêtées et entraient dans le système carcéral bien plus jeunes que les garçons, et surtout pour des délits beaucoup moins graves, comme de s’être enfuies de chez elles, ou de manquer l’école. Souvent, la police et le système légal ont une attitude sexiste envers les filles et se comportent avec elles de façon paternaliste. Par exemple, notre système considère comme normal que les garçons se battent à l’école – mais si des filles se battent, alors la police intervient beaucoup plus souvent. De plus, les forces de l’ordre et les juges justifient l’arrestation ou la détention des filles comme un moyen de les protéger et de les garder en sûreté, alors que nous savons que la détention entraîne en fait davantage de dommages et de traumas pour elles.

    FS : Sur la base de ces données, vous notez aussi que les filles noires sont 30 fois plus souvent arrêtées par la police que les filles blanches et que les garçons. Pouvez-vous nous parler de ce biais raciste et comment il commence dès l’école ? Quels sont les délits pour lesquels ces filles sont le plus souvent arrêtées ? Ces infractions sont-elles des réponses à des traumas antérieurs ?

    YV : Ces données viennent de notre rapport intitulé « Derrière les murs : un regard sur les filles dans le système de la justice des mineurs ». Ce que nous avons trouvé est que les filles noires sont criminalisées pour des comportements normaux pour des adolescentes et pour lesquels les adolescents blancs ne sont pas punis. La réalité est que cette combinaison de racisme et de sexisme a un impact déterminant sur l’entrée des filles noires dans le système judiciaire, et la façon dont elles y sont traitées. Des recherches ont montré que les filles noires sont vues par les adultes comme moins innocentes, ayant moins besoin de protection, et plus informées sur la sexualité que leurs camarades blancs du même âge. Malheureusement, ces attitudes racistes amènent souvent les filles noires à être traitées plus sévèrement que des adolescents qui commettent des actes similaires.

    Nous savons aussi, suite à d’autres recherches, que la vaste majorité des filles en prison ont subi antérieurement des violences physiques et sexuelles. Quand vous considérez ces données, de pair avec les chefs d’accusation les plus fréquents contre elles, il devient clair que les filles, et en particulier les filles de couleur, sont criminalisées à cause des abus qu’elles ont subis. Nous appelons ça « le pipe-line des violences à la prison ». A l’échelon national, les délits les plus fréquents pour les filles sont le fait de fuguer, de manquer l’école (de ne pas y aller ou d’arriver en retard) – et la prostitution. Nous travaillons pour éduquer les forces de l’ordre et les juges pour qu’ils comprennent cette dynamique afin qu’ils puissent voir ces filles pour ce qu’elles sont, au-delà des délits qui leur sont reprochés, et leur offrir des services et du soutien, au lieu de les arrêter et de les emprisonner.

    FS : Vous parlez d’un « pipe-line » qui mène directement ces filles des violences sexuelles qu’elles subissent à la prostitution, puis à la prison. Pouvez-vous expliquer plus précisément ce que ça signifie ? Vous citez ce chiffre : en Oregon, 93% des filles emprisonnées ont été victimes de violences sexuelles. Typiquement, comment une fille passe-t-elle des violences sexuelles à la prostitution ?

    YV : Les violences sexuelles sont très répandues aux Etats-Unis, avec 1 fille sur 4 qui subit une forme de violence sexuelle avant l’âge de 18 ans. Cependant, à cause des barrières économiques et sociales, beaucoup des filles qui sont victimes de ces violences ne peuvent avoir accès aux services dont elles ont besoin pour se reconstruire. En conséquence, ces filles doivent prendre leur propre sécurité en main et trouver des mécanismes qui leur permettent de gérer le trauma qu’elles ont subi. Ces stratégies incluent le fait de fuguer pour échapper à la violence qu’elles vivent à la maison, et de se soigner avec des médicaments ou de l’alcool. Malheureusement, trop souvent, notre système punit ces filles qui utilisent ces méthodes bricolées d’auto-préservation et de résilience, et elles sont criminalisées pour s’être enfuies de chez elles, pour avoir consommé des drogues ou de l’alcool, et emprisonnées dans un système carcéral brutal où elles sont re-traumatisées et même parfois sont la cible de nouvelles violences. Nous savons qu’avoir subi des violences sexuelles est un facteur de risque et maximise l’exposition à l’exploitation sexuelle, et dans la plupart des états des Etats-Unis, des filles très jeunes sont arrêtées pour prostitution, même si elles sont légalement trop jeunes pour consentir à n’importe quelle activité sexuelle. C’est comme ça que les filles sont aspirées dans le pipe-line violences sexuelles/prison.

    FS : Vous dites : « à Washington DC, les filles ne disparaissent pas, on les fait disparaître ». Pouvez-vous expliquer ?

    YV : L’année dernière, à Washington DC, on a constaté un nombre alarmant de filles qui ont été signalées comme disparues dans leur communauté. Pratiquement, toutes ces adolescentes étaient noires ou latinos et toutes étaient très jeunes. Notre communauté a essayé de comprendre les facteurs qui ont causé cette augmentation des disparitions des filles de couleur et ce que nous avons trouvé est que beaucoup de ces filles ont été trafiquées, kidnappées, victimes de violences chez elles ou de négligences graves. Nous avons essayé de mettre en évidence que nos filles n’étaient pas simplement manquantes mais que notre société était complice de ce qui a causé leur disparition. Par exemple, en ne s’occupant pas de la demande des clients pour l’achat de sexe qui alimente le trafic prostitutionnel des filles de couleur dans notre ville, ce qui fait qu’on les kidnappe et qu’on les trafique pour satisfaire cette demande. Ne fournir aucune aide aux filles qui sont victimes d’agressions sexuelles chez elles signifie qu’elles sont obligées de se protéger en fuguant. C’est notre façon de dire que nous avons tous une responsabilité collective dans la protection de nos filles et que c’est notre devoir de promouvoir une culture qui les valorise et garantisse leur sécurité.

    FS : Vous dites que « la réalité, c’est qu’il y a des hommes qui veulent acheter du sexe avec des enfants ». Pensez-vous que cette catégorie d’hommes est plus nombreuse que la plupart des gens le réalisent – et que le problème des enfants exploités et violés dans la prostitution est sous-estimé et négligé ?

    YF : L’exploitation sexuelle des enfants est impulsée presque entièrement par la demande masculine. Nous pensons certainement que le nombre de ces hommes est plus élevé que les gens ne l’imaginent – même si cela ne concerne pas tous les hommes. Ici à Washington DC, nous connaissons des filles ou des garçons trafiqués qui n’ont que 10 ou 11 ans, et qui nous sont référés par les services sociaux de notre ville. Courtney’s House, un programme pour les enfants trafiqués dirigé par des survivant-es du trafic d’enfants, prend en charge des victimes de 11 à 24 ans. Presque tous les enfants concernés sont noirs et latinos, et il n’y a pas actuellement dans ce programme de survivant-es du trafic au-dessus de 14 ans. Alors, même si tous les hommes ne se comportent pas ainsi, la minorité d’hommes qui achètent du sexe avec des enfants cause des dommages considérables.

    FS : Vous citez l’exemple de Latesha Clay, une jeune victime du trafic d’enfants. Deux acheteurs de sexe qui s’étaient rendus dans un hôtel pour avoir des rapports sexuels avec elle ont été braqués par ses proxénètes – et elle a été condamnée à 9 ans de prison pour ça. Cyntoia Brown, une autre jeune mineure victime de trafic, est incarcérée jusqu’à l’âge de 67 ans pour avoir tué le « client » qui avait payé pour avoir des rapports sexuels avec elle et qui la brutalisait. Pouvez-vous commenter sur ces affaires, et sur la façon dont le système judiciaire traite comme des criminelles ces jeunes victimes de violences masculines ?

    YV : Les cas de Cyntoia Brown et de Latesha Clay sont tristement banals. Ces deux jeunes femmes sont des cas typiques du pipe-line qui mène les filles des abus sexuels qu’elles subissent à la prison. Toutes les deux ont été punies parce qu’elles étaient victimes au lieu d’être vues et traitées comme des survivantes de violences et d’exploitation sexuelle. Nous disons souvent que c’est ce que #metoo doit faire pour les filles pauvres aux Etats-Unis, parce qu’au lieu de reconnaître leur victimisation, notre système punit ces jeunes femmes et ne dénonce pas la responsabilité de leurs agresseurs. Cette injustice doit cesser. Nous devons reconnaître notre échec collectif à protéger des filles comme Cyntoia de l’exploitation sexuelle, et que c’est cette incapacité sociétale à les protéger qui les a forcées à prendre en main elles-mêmes leur sécurité et leur protection.

    #racisme #sexisme #misogynoir #viol #prostitution #pedoviol #prison


  • Google and Facebook Ended Mandatory Arbitration for Sexual Harassment Claims. Will Workers Outside the Tech Industry Benefit ?
    https://theintercept.com/2018/11/21/google-sexual-harassment-arbitration

    Employment activists have railed against mandatory arbitration for decades, to little avail. But the #MeToo movement put a spotlight on the downsides of mandatory arbitration of sexual harassment and assault claims, and technology companies have begun responding. Seven days after the November 1 walkout of 20,000 Google workers across the globe, outraged over a New York Times investigation of the company’s lenient treatment of sexual harassers, Google issued a stunning response. CEO Sundar (...)

    #Google #Facebook #Uber #harcèlement #procès #viol


  • Cyberviolences Conjugales - PDF
    https://www.centre-hubertine-auclert.fr/sites/default/files/documents/rapport_cyberviolences_conjugales_web.pdf

    Le numérique et ses usages sont au cœur d’un mouvement de transformation profonde de la société. Il offre un formidable espace et outil d’émancipation pour les femmes comme pour les hommes : il sert de support à de nouveaux modes de mobilisation et d’expression et il est source d’une extraordinaire créativité.

    Il constitue aussi un espace de travail, et un puissant outil pour défendre les droits des femmes et dénoncer les violences sexistes – comme on l’a vu avec l’ampleur du mouvement #MeToo.

    Cependant, (...)

    #smartphone #harcèlement #viol


  • Le 24 novembre, grande marche nationale pour dire stop aux violences sexistes et sexuelles
    https://www.bastamag.net/Le-24-novembre-grande-marche-nationale-pour-dire-stop-aux-violences-sexist

    Partant du constat qu’aucune mobilisation de terrain d’ampleur n’avait vu le jour en France à la suite des mouvements #MeToo ou #BalanceTonPorc, un collectif d’associations féministes, de citoyennes et de personnalités ont décidé d’organiser, une « déferlante féministe contre les violences sexistes et sexuelles ». A l’image de ce qui a pu se passer en Espagne, en Argentine ou encore au Chili, les membres du collectif #NousToutes espèrent voir des milliers de femmes défiler dans les rues le samedi 24 (...)

    ça bouge !

    / #Féminisme, #Inégalités, #Justice, #Droits_fondamentaux

    #ça_bouge_ !

    • Des fois tu te dis que la récupération du grand capital n’a ni limites, ni frontières …

      Depuis le 25 novembre 2017, 32 associations et startups, 400 000 citoyen.nes, la Fondation Kering, Facebook et la Région Île-de-France ont travaillé ensemble avec Make.org pour élaborer le premier plan d’actions de la société civile contre les violences faites aux femmes.

      Je ne sais plus si je dois déprimer ou pas. Bientôt Carrefour et La lessive Z vont organiser des manifs pour l’émancipation des femmes. Mais là, facebook, mais non, c’est le lieu privilégié de harcèlement des collégiennes et des féministes sans qu’ils ne bougent jamais et là ils veulent se redorer le blason.

      #association_de_malfaiteurs
      #boycott_facebook


  • Gender, Race and Power – AI Now Institute
    https://medium.com/@AINowInstitute/gender-race-and-power-5da81dc14b1b

    Over the past year, the AI Now Institute has been examining many of these political and historical intersections through our multi-year research program focused on gender, race, and power in AI. We will shortly publish a report and an academic paper with the first phase of research findings. In light of recent events, we wanted to provide a preview of some of our work as a contribution to the emerging movement and the discussion around it.

    (...)

    some of the things we’ve been reading of late:

    – Sara Ahmed, On Being Included: Racism and Diversity in Institutional Life.
    – Barriers to Equality in Academia: Women in Computer Science at MIT.
    – Joy Buolamwini, Amazon’s Symptoms of FML — Failed Machine Learning — Echo the Gender Pay Gap and Policing Concerns.
    – Catherine D’Ignazio and Lauren Klein, Data Feminism.
    – Mar Hicks, How to Kill Your Tech Industry.
    – Os Keyes, The Misgendering Machines: Trans/HCI Implications of Automatic Gender Recognition.
    – Susan Leavy, Gender Bias in Artificial Intelligence: The Need for Diversity and Gender Theory in Machine Learning.
    – Shaka McGlotten, Black Data, in No Tea No Shade: New Writings in Black Queer Studies.
    – Vidisha Mishra and Madhulika Srikumar, Predatory Data: Gender Bias in Artificial Intelligence, in Digital Debates — CyFy Journal 2017.
    – Joy Rankin, Tech-Bro Culture Was Written in the Code.
    – The Invisible Worker #1: The Platform Worker.

    (cf. l’article pour les liens)

    #data_feminism #AI #discrimination #sexisme #racism

    • Une amie me répond :

      Même si j’ai du mal à me sentir mal pour des cadres surpayés de chez Google, c’est vrai que les discriminations qu’il.elle.s subissent sont le reflet de celle dénoncées par #metoo, #BlackLivesMatter ... Je trouve juste dommage qu’il ne propose pas vraiment de solution et/ou de « way forward ».

      Parce que oui bien sur, qui est dans la pièce quand on design l’IA est important mais il a été prouvé de multiple fois que c’est loin d’être suffisant. Comme souvent, on dit qu’il y a un problème d’éthique et qu’il faut se poser les bonnes questions pour y répondre et on s’arrête là comme si ça suffisait. Comme si on avait le temps d’y réfléchir et que le problème ne se poserait que dans le futur alors qu’en fait ça fait déjà plusieurs années que des gens travaillent sans se poser les questions en se disant quelqu’un finira par y répondre.