• Une victoire pour le #Metoo syndical

    Une décision de justice sous forme de leçon : Régis Vieceli, ex-secrétaire général d’un syndicat CGT, a été condamné par le Tribunal correctionnel pour procédure abusive. C’est une victoire importante contre les procédures-baillons. Cette victoire juridique doit nous aider dans nos luttes pour stopper le backslash que nous constatons aussi dans nos organisations syndicales.

    Début octobre 2025, nous appelions les forces syndicales à venir soutenir le 16 octobre notre camarade Christine, poursuivie pour diffamation, aux côtés de Philippe Martinez et d’un autre syndicaliste, devant le Tribunal correctionnel de Paris, par Régis Vieceli, ex-secrétaire général du syndicat du nettoiement et des déchets CGT de la Ville de Paris.

    On apprenait quelques jours avant l’audience que Regis Vieceli se désistait de son action, ce qui ne nous a pas empêchées de nous rassembler devant le Tribunal avec nombre de camarades.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/05/09/une-victoire-pour-le-metoo-syndical

    #feminisme

  • Émissions de radio - Femmes de la préhistoire : depuis la nuit des genres | Inrap
    https://www.inrap.fr/femmes-de-la-prehistoire-depuis-la-nuit-des-genres-20591

    On entend souvent dire que le patriarcat s’est développé à partir du Néolithique et de la sédentarisation. En réexaminant les vestiges archéologiques et fossiles dont nous disposons, Anne Augereau pose la question d’une domination masculine qui remonterait plus loin dans le temps au Paléolithique.

    Un défi scientifique face aux mythes contemporains

    Le livre Une préhistoire des femmes de l’archéologue Anne Augereau paraît à un moment où l’intérêt pour nos ancêtres féminines explose, stimulé par les débats actuels sur l’égalité et les mouvements sociaux comme #MeToo. L’enjeu du travail d’Anne Augereau est de substituer aux récits plaisants” (tels que celui d’un âge d’or matriarcal idyllique ou d’une chute brutale lors du Néolithique) un compte rendu rigoureux des connaissances scientifiques.

    Ainsi, elle déconstruit l’idée reçue selon laquelle le patriarcat serait né avec l’agriculture ; au contraire, l’autrice cherche à identifier les racines beaucoup plus anciennes de la domination masculine. En interrogeant les données matérielles sur le temps long, du Paléolithique moyen à la fin du Néolithique, le livre propose de comprendre notre passé pour mieux agir sur le présent, tout en exposant honnêtement les limites d’une discipline privée de sources écrites.

    L’archéologie du genre contre l’invisibilité des femmes

    Pour sortir de l’invisibilité historique de « l’autre moitié de l’humanité », Anne Augereau mobilise l’archéologie du genre, une discipline qui combat les biais androcentrés de la recherche traditionnelle. L’enjeu est de démontrer que l’absence apparente des femmes dans le récit préhistorique résulte souvent de paradigmes biaisés plutôt que d’un manque de données. En s’appuyant sur les nouvelles technologies comme l’ADN ancien, l’analyse des isotopes stables et l’ostéologie, l’autrice rend aux femmes leur matérialité. On étudie ainsi leur alimentation, leur santé, leurs parures et leurs activités pour restituer leurs parcours de vie réels. Ce volet de l’histoire vient combler un “vide abyssal” en montrant que le genre n’est pas une catégorie abstraite mais qu’il s’incarne dans les objets, les vêtements et les traces de labeur laissées sur les os.

    Division du travail et contrôle du corps féminin

    L’ouvrage révèle que les piliers de l’organisation sociale, notamment la division sexuée du travail, existent probablement dès Néandertal. Anne Augereau souligne que cette répartition des tâches n’est pas seulement technique mais qu’elle traduit une hiérarchie d’accès aux moyens de production. Un enjeu crucial concerne le contrôle de la reproduction : l’étude du génome sur 250 000 ans montre que les femmes procréent systématiquement beaucoup plus jeunes que les hommes, suggérant une “immobilisation” sociale précoce par le mariage afin de maximiser la période de fertilité. De plus, la mobilité des individus révèle une tendance à la patrilocalité (les femmes quittant leur groupe d’origine), faisant de la circulation des femmes un levier historique de négociation politique et de domination masculine bien avant la sédentarisation.

    Le monopole des armes et l’origine de la domination

    Enfin, l’autrice s’attaque à la question du pouvoir et de la violence. Elle démontre que le maniement des armes les plus létales, comme l’arc ou la sagaie, est une prérogative masculine quasi universelle durant la préhistoire, conférant aux hommes une position dominante. Augereau réfute vigoureusement les théories sur un prétendu matriarcat primitif ou un culte pacifique de la “Déesse mère”, développés dans les années 1970 entre autres par l’archéologue états-unienne Marija Gimbutas, les jugeant fondées sur des données largement surinterprétées. Si le Néolithique n’invente pas la domination masculine, il l’amplifie par l’accumulation de richesses et l’émergence d’élites, où les femmes de haut rang n’apparaissent souvent qu’en référence aux symboles masculins. En somme, le livre conclut que la domination masculine n’est pas un accident récent mais un système dont les fondements idéologiques et matériels sont ancrés dans le temps profond.

    Ressources documentaires

    Une préhistoire des femmes, Anne Augereau (La Découverte, 2026)

    Femmes néolithiques : le genre dans les premières sociétés agricoles, Anne Augereau (CNRS Editions, 2021)

    Anne Augereau, archéologue à l’Inrap : Les femmes préhistoriques n’étaient pas des working women (Sciences Humaines, 2025)

    Heide Goettner-Abendroth et la pseudo-science des « Recherches matriarcales modernes » (Anne Augereau, Christophe Darmangeat, Jean-Loïc Le Quellec et Marilou Nordez, Blog : La Hutte des classes, 2026)

    Les références musicales

    Le générique du début : Bicep, Glue

    Le générique de fin : Kick et Flûte, Mésange rouge

  • « La suite du mouvement #MeToo sera insurrectionnelle ou ne sera pas »
    https://ricochets.cc/La-suite-du-mouvement-MeToo-sera-insurrectionnelle-ou-ne-sera-pas-9123.htm

    Elle a été la première à déposer plainte contre Philippe Caubère, en 2018. Une procédure classée sans suite. Mais depuis, l’affaire a pris une tout autre dimension : le comédien est mis en examen pour viols et proxénétisme et son avocat l’est pour altération de preuves. Entretien avec Solveig Halloin. #Les_Articles

  • Patrick Bruel visé par au moins deux nouvelles plaintes pour violences sexuelles, la dernière étant de Daniela Elstner, actuelle directrice générale d’Unifrance
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/03/18/patrick-bruel-vise-par-au-moins-deux-nouvelles-plaintes-pour-violences-sexue

    Huit femmes témoignent auprès de « Mediapart » du comportement du chanteur entre 1992 et 2019, l’une d’elles ayant été mineure au moment de l’agression sexuelle qu’elle dénonce. Deux ont porté plainte, l’une pour viol, l’autre pour tentative de viol. Patrick Bruel affirme n’avoir « jamais rien imposé à quiconque ».

    Le chanteur et acteur Patrick Bruel est visé par au moins deux plaintes, l’une pour agression sexuelle et tentative de viol et l’autre pour viol, déposées respectivement la semaine dernière à Paris et en 2024 à Saint-Malo. L’artiste nie les faits.

    La plainte déposée à Paris et l’enquête ouverte à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) ont été révélées mercredi par Mediapart et confirmées à l’Agence France-Presse (AFP) de sources proches du dossier et par le parquet de Saint-Malo.

    Le site d’information rapporte, par ailleurs, les accusations de six autres femmes pour violences sexuelles. Patrick Bruel assure à l’AFP, par la voix de son avocat, Christophe Ingrain, n’avoir « jamais cherché à contraindre quiconque à un acte sexuel ». Le chanteur « affirme n’avoir jamais outrepassé un refus, jamais forcé à un geste ou un rapport sexuel », a poursuivi M. Ingrain.

    La plainte la plus récente a été déposée jeudi 12 mars auprès du parquet de Paris par Daniela Elstner, actuelle directrice générale d’Unifrance, a confirmé une source proche du dossier. D’après Mediapart, Daniela Elstner dénonce une agression sexuelle et une tentative de viol lors du festival du Film français d’Acapulco (Mexique) en novembre 1997. Elle était alors assistante d’Unifrance, organisme chargé de promouvoir le cinéma français à l’étranger.
    Ouverture d’une enquête préliminaire

    Pourquoi porter plainte la semaine dernière ? « Sa démarche est aujourd’hui moins une volonté de condamnation judiciaire qu’un besoin de libération, pour elle, et pour toutes les autres », a expliqué son avocate, Jade Dousselin, sollicitée par l’AFP. Daniela Elstner « est venue me voir une première fois en 2019, afin d’évoquer, dans le cadre de l’institution dont elle avait la charge, le sujet émergeant du #MeToo en France », a-t-elle relaté. « Au moment d’appréhender ensemble le nécessaire et complexe équilibre entre la libération de la parole et le respect de la présomption d’innocence, elle m’a raconté, avec énormément d’émotion, son histoire personnelle. »

    Une autre plainte a été déposée le 30 septembre 2024 auprès du parquet de Saint-Malo, a confirmé à l’AFP une seconde source proche du dossier. La femme accuse Patrick Bruel d’un viol en octobre 2012, en marge du festival du Film britannique de Dinard, dont Patrick Bruel présidait le jury, selon la même source.

    D’après le site d’investigation, cette plainte a débouché sur l’ouverture d’une enquête préliminaire pour viol. M. Bruel n’a pas encore été entendu par les enquêteurs, a précisé la source proche.

    L’article de Mediapart « fabrique un personnage et un système qui n’ont jamais existé », a encore estimé l’avocat du chanteur. « Sur une large partie des faits dont il serait question » dans l’article, « la justice s’est déjà prononcée », a rappelé M. Ingrain, faisant référence à deux enquêtes ouvertes après les accusations de deux masseuses et classées sans suite en décembre 2020.

    « En 2019, cinq femmes travaillant comme masseuses dans des spas de luxe, dans cinq villes différentes, l’avaient accusé de violences sexuelles, en relatant des faits similaires », rappelle Mediapart. Quatre avaient saisi la justice, laquelle avait aussi été la destinataire d’un signalement des autorités suisses. En décembre 2020, la procédure avait été classée, « en l’absence d’éléments permettant de caractériser une infraction pénale ».

  • The one thing everyone gets wrong about #feminism | Feminism | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2026/mar/15/feminism-isnt-dead-rebecca-solnit
    https://i.guim.co.uk/img/media/42c6af46d62b5938a1345bbd85134318364a3b14/0_0_5137_4110/master/5137.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&precrop=40:

    The eager obituary writers tended to announce that #MeToo had failed whenever further incidents of high-profile sexual abuse were reported (though the very fact they were reported and in some cases successfully prosecuted may have been a result of these shifts). The single most important impact of #MeToo, I believe, is akin to what many environmental victories look like: nothing, in the absolute best sense of that word. Success for many environmental campaigns is the river that was not dammed or polluted, the forest that was not cut down, the species that did not go extinct, the oil wells that were not dug, the coal that was not burned. Unfortunately, these results are invisible if you don’t know why the river is flowing freely, the birds are singing or the meadow near your home wasn’t paved over.

  • Eric Fassin, sociologue : « L’affaire Epstein raconte le pouvoir absolu d’hommes qui, en affichant leurs transgressions, s’affirment au-dessus des lois »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/03/13/eric-fassin-sociologue-l-affaire-epstein-raconte-le-pouvoir-absolu-d-hommes-

    En 1991, dans le roman American Psycho [1991, en français chez Robert Laffont], le nom de Trump est mentionné à trente reprises. Ce milliardaire obsède le narrateur, Patrick Bateman, archétype de Wall Street. La fiction de Bret Easton Ellis est la satire d’un cercle de jeunes hommes obnubilés par les signes de la réussite matérielle, des cartes de visite sophistiquées aux marques de vêtements de luxe, garantie de succès social : ils sont prêts à tout pour une table dans les restaurants à la mode où dîne Donald Trump. Le Graal, c’est d’être invité à ses fêtes. De travail il n’est jamais question ; leurs emplois du temps sont aussi vides que leurs vies.

    Etre riche, c’est fréquenter un cénacle de gens riches où « tout le monde a un corps parfait ». La jalousie le dispute à l’admiration : ce qui est désirable, c’est d’être envié. Ce club est défini par l’entre-soi. Faut-il le préciser ? Il s’agit d’#hommes_blancs. Ils affichent leur mépris des pauvres, des Noirs et des #femmes. Pour Bateman, elles ne sont pas seulement les objets sexuels de scénarios pornographiques. Le récit enchaîne tortures et massacres à la tronçonneuse. Sa violence gratuite se déchaîne aussi contre un homosexuel et son chien, un SDF noir, un enfant. Le tradeur est un serial killer.

    (...) Afficher ses transgressions, c’est s’affirmer au-dessus des lois.

    Or, #MeToo oppose au pouvoir absolu de ces hommes la politique féministe, soit la contestation de l’omnipotence. Woody Allen et Jack Lang s’en inquiètent, comme leur ami Epstein qui défend Dominique Strauss-Kahn, accusé de tentative de viol. D’ailleurs, « tellement de mecs pris dans #MeToo se tournent vers moi ! », constate Epstein. Et d’ironiser : lui-même ne fait plus si mauvaise figure…

    Pourtant, c’est bien la vague #MeToo qui provoque sa chute. En réaction, le cercle d’un pouvoir masculin se referme contre la politique féministe. Voilà qui éclaire, au-delà des élites, l’avènement du trumpisme ; c’est aujourd’hui Patrick Bateman qui est au pouvoir, ou du moins son héros.

    https://archive.ph/Zq2u7

    #omnipotence #féminisme

  • On peut rappeler qu’Éric Dupond-Moretti a été un des principaux acteurs de la criminalisation du soutien à la Palestine. Dès octobre 2020 notamment, il envoie une directive pour continuer à réprimer BDS malgré le camouflet de l’arrêt Baldassi de la CEDH qui condamnait la France.

    À propos de l’arrêt Baldassi :
    https://revuedlf.com/droit-penal/larret-baldassi-de-la-cedh-linterdiction-francaise-dappeler-au-boycott-des

    La circulaire de Dupond-Moretti pour continuer à réprimer BDS :
    https://www.actu-juridique.fr/app/uploads/2020/11/Depeche-relative-au-boycott-des-produits-israeliens.pdf

    Quant à la circulaire du 10 octobre 2023, elle aura permis de faire poursuivre et condamner très largement au motif de l’apologie de terrorisme, bien au-delà des soutiens explicites aux attaques du Hamas.
    https://www.justice.gouv.fr/sites/default/files/2023-10/JUSD2327199C.pdf

    • Il faut aussi rappeler l’engagement de Dupond-Moretti contre le mouvement MeToo :
      https://www.radiofrance.fr/franceinter/eric-dupond-moretti-l-anti-metoo-5763942

      L’avocat, devenu Garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti est connu pour la somme des acquittements qu’il a obtenu, son tempérament volcanique, son verbe haut. Mais aussi pour ses prises de positions, régulières, sans ambiguïté, contre le mouvement #MeToo. Comme l’ont relevé plusieurs responsables féministes et des journalistes, comme Ellen Salvi ou Marine Turchi, l’avocat pénaliste, a en effet tenu à plusieurs reprises des propos très critiques envers les associations féministes, s’érigeant en grand défenseur de la présomption d’innocence, farouchement opposé aux tribunaux su_r les plateaux télé"_ et les réseaux sociaux.

  • Tu nuis à la cause #WOKE. Une mise au point impertinente - broché - Sandrine Rousseau - Achat Livre | fnac
    https://www.fnac.com/a22481277/Sandrine-Rousseau-Tu-nuis-a-la-cause

    Résumé

    Tu nuis à la cause. Toi la féministe arrogante, avec tes poils sous les bras et tes propos clivants, personne n’a envie de t’écouter. #MeToo, #MeToo, vous n’avez que ça à la bouche. Ils nuisent à la cause, les écologistes aux tee-shirts usés qui manifestent contre les bassines. Les bassines c’est la rentabilité, qu’est-ce qu’ils y connaissent, eux, à la rentabilité ? Elle nuit à la cause, la mère de cet enfant tué par des policiers lors d’un contrôle d’identité et qui sourit, quelques jours plus tard, à la tête d’une manifestation en hommage à son fils. Ils nuisent à leur cause, ceux qui ont tagué l’Arc de Triomphe, avec leurs gilets. Eux aussi, ces étudiants, ils nuisent à leur cause en bloquant quelques heures l’entrée d’une grande école pour clamer leur solidarité au peuple palestinien. Ils nuisent à leur cause, ces ultramarins qui déboulonnent les statues des esclavagistes ou des colons. Ils nuisent à leur cause, ces jeunes, ces chercheurs qui bloquent les tarmacs et les périphériques ou jettent de la soupe sur la vitre d’un tableau. Trop d’excès, personne n’écoute. Et ces associations de défense des animaux qui filment en toute illégalité des abattoirs ? Déconstruction, vous ne savez dire que ça. Tonton explique comment il éteint la télé « direct » quand il entend les représentants de ces causes. Il est à un repas de famille, il a bu un verre et prend la tablée complète à témoin. Lui, il est le premier féministe, il est écologiste aussi, et puis antiraciste. Et il l’a été bien avant tout le monde ! Il a aidé cette stagiaire, l’an dernier, qui se faisait embêter par son collègue. Il a dit au collègue d’arrêter. Alors ça suffit. Il n’a pas de leçon à recevoir de sales connes.

    *

    Sandrine Rousseau remet le monde à l’endroit dans ce plaidoyer rassembleur en faveur de l’impertinence politique. Parce que nous n’avons plus le temps pour la politesse face à un impératif : gagner face au fascisme.

    Caractéristiques
    Voir tout

    Date de parution

    05/03/2026

    Editeur

    La Meute

    Collection

    Permis De Deconstruire

    Nombre de pages

    112

  • MeToo Industrie : « Dénoncer, c’est devenir une menace »
    https://www.off-investigation.fr/metoo-industrie-denoncer-est-devenir-une-menace

    MeToo Industrie : « Dénoncer, c’est devenir une menace » | Photomontage Off Investigation (Crédits : Karen Arnold ; Mohamed Mahmoud Hassan ; Pline) Huit ans après l’explosion de #MeToo dans le cinéma, le secteur industriel reste largement absent du débat public sur les violences sexistes et sexuelles. Depuis mars 2024, le compte Instagram « MeToo Industrie » tente de briser le silence dans un secteur où la peur de perdre son emploi règne en maître. « J’ai travaillé pendant un an et demi comme intérimaire dans une entreprise de la Défense, près de Tours. Un collègue montrait des photos de son sexe […]Lire la suite : MeToo Industrie : « Dénoncer, c’est devenir une menace (...)

    #Société #A

  • Le laborieux MeToo du monde agricole
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2026/01/29/le-laborieux-metoo-du-monde-agricole_6664555_4500055.html

    SFondatrice du compte #metooagricole en 2023, Laura Chalendard fait partie des rares agricultrices à dénoncer les violences sexistes et sexuelles dans une profession qui tarde à s’emparer du sujet. Le plan d’action pour renforcer la place des femmes dans le secteur, attendu avant le Salon de l’agriculture qui ouvrira à Paris le 21 février, ne devrait ainsi pas en faire mention.

    https://archive.ph/YvVse
    (dsl, ma correspondante abonnée ne l’est plus, donc paywall ou gogole, semble-t-il)

    #femmes #VSS #agriculture

  • Quand le traumatisme devient un fait politique
    https://ricochets.cc/Quand-le-traumatisme-devient-un-fait-politique-8989.html

    Longtemps cantonné aux domaines militaire et psychiatrique, le psychotraumatisme est désormais une notion davantage mise en avant. Documentaires, films, séries, bandes dessinées, … les œuvres qui traitent de ce thème ne manquent pas. Ainsi, la série Des vivants (France TV, 2025) aborde la reconstruction et la mémoire traumatique de survivants des attentats du Bataclan en 2015. Le roman La vraie vie d’Adeline Dieudonné (Ed. de l’iconoclaste, 2018) explore quant à lui les réactions de protagonistes exposés à des événements traumatiques et à un environnement familial toxique. Si les traumatismes des vétérans de guerre sont une thématique abondamment illustrée – le film Da 5 Bloods de Spike Lee (2020) – le grand public a, sous l’impulsion de mouvements comme #MeToo, pris conscience que le psychotraumatisme (...)

    #Les_Articles

  • Après la révolution #MeToo, la contre-révolution masculiniste ? | 28 minutes | ARTE - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=78yfI7MNs9g

    Ce lundi 29 décembre, nous recevons Michelle Perrot, historienne, professeure émérite à l’université Paris-Diderot et David Dufresne, écrivain et journaliste.

    En 1968, Michelle Perrot a 40 ans lorsque la jeunesse française se soulève et qu’émerge le Mouvement de libération des femmes (MLF), qui va contribuer à sortir les femmes de l’ombre. C’est ce que l’historienne s’évertue à faire dans ses ouvrages notamment “Les femmes ou les silences de l’histoire” (1998) ou encore “La place des femmes, une difficile conquête de l’espace public” (2020).

    David Dufresne est journaliste, notamment connu pour son travail sur les violences policières pendant le mouvement des “gilets jaunes”. Il est aussi le petit-fils de Françoise d’Eaubonne, pionnière de l’écoféminisme et cofondatrice du MLF, à laquelle il consacre un ouvrage, “Remember Fessenheim” (éditions Grasset).

    Le combat féministe est-il dans une impasse ? Le mouvement #MeToo subit depuis quelque temps les assauts d’une contre-révolution masculiniste, sans doute pas majoritaire mais spectaculaire par ses outrances. La réélection de Donald Trump, le 5 novembre 2024, a prouvé que la virilité décomplexée est à nouveau un argument électoral. Alors, après la révolution #MeToo, assiste-t-on à la contre-révolution masculiniste ?

    Puis, Théophile Cossa nous explique comment fonctionnent les pastilles d’hydratation, carton de pharmacie, censées réhydrater le corps, notamment en cas de gueule de bois. Alix Van Pée s’intéresse au retour de la musique classique dans les albums contemporains à commencer par “Lux” de Rosalía, réalisé avec un orchestre philharmonique.

    Puis, retrouvez Dérive des continents de Benoît Forgeard !

    00:00 Sommaire
    03:24 : Elle a remis les femmes dans la marche de l’Histoire
    08:50 : Après la révolution #MeToo, le retour de bâton masculiniste ?
    16:30 : Expos, littérature, politique : la revanche des femmes ?
    24:54 : L’écoféminisme de Françoise d’Eaubonne, c’est de la dynamite !
    39:49 : Vraiment révolutionnaire, la prise de la pastille ?
    42:17 : Quand la pop trouve l’inspiration dans la musique classique

  • 3 questions à : Céline Piques, l’industrie pornographique, les conséquences pour les victimes et les moyens pour mettre fin à l’impunité

    Céline Piques est engagée à Osez le Féminisme ! depuis plus de 10 ans : membre du Conseil d’administration depuis 2014, membre du Bureau et porte-parole depuis 2017, successivement trésorière et présidente, elle fut de tous les combats de l’association : lutte contre les violences masculines #METOO, défense de la loi abolitionniste de 2016, lutte contre les stéréotypes sexistes et pour une éducation sexuelle féministe, lutte contre la pornocriminalité, lutte contre les inégalités salariales et la précarité des mères.

    Elle est, par ailleurs, autrice d’un essai féministe « Déviriliser le monde » et consultante en égalité femmes-hommes. Céline Piques était précédemment économiste, ayant travaillé 15 ans dans le secteur bancaire, après un diplôme d’ingénieur Centrale-Supélec et un double master en mathématiques et économie.

    Céline Piques est membre du Haut Conseil à l’Egalité depuis 2022, et fut lors de son premier mandat, présidente de la Commission Violences et rapportrice du rapport « Pornocriminalité : mettons fin à l’impunité de l’industrie pornographique ».

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/12/31/3-questions-a-celine-piques-lindustrie-pornogr

    #feminisme #pornographie

  • Rouvrir les bordels : La nouvelle lubie racoleuse de l’extrême droite mérite-t-elle un tel buzz ?

    Toujours aussi anti-féministe et conservateur, le RN nous fait part de sa dernière trouvaille : rouvrir les bordels, sous une forme pseudo-moderne de « coopératives ».

    Institutionnaliser la violence et la domination masculine, voilà qui est moderne en effet ! En 2025, à l’ère post-#MeToo, imaginer que l’on puisse organiser des lieux où l’on paie pour disposer du corps des femmes pour du sexe est une simple aberration.

    Rouvrir les bordels reviendrait à encadrer la vente des femmes, en premier les plus précaires d’entre elles, à leur offrir la violence et l’exploitation comme seule alternative pour survivre. Cela reviendrait à décriminaliser les proxénètes rebaptisés “gérants”, à légitimer les clients prostitueurs toujours plus nombreux et violents et à livrer les mineur·es aux pédocriminels.

    L’achat d’actes sexuels est interdit en France, depuis l’adoption de la loi de 2016, et des programmes de sortie de prostitution sont proposés aux personnes qui le souhaitent.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/12/07/le-regard-des-francais-sur-la-prostitution/#comment-70636

    #feminisme #prostitution #extremedroite

  • Dark romance et culture du féminicide - La Vie des idées
    https://laviedesidees.fr/Dark-romance-et-culture-du-feminicide

    par Ivan Jablonka , le 25 novembre

    femmes , violence , sexisme , fiction

    La « dark romance » met en scène des héroïnes captives qui tombent amoureuses d’hommes ultra-violents. Ce genre littéraire, produit et consommé par des jeunes femmes, est-il le reflet de #MeToo ou l’allié du masculinisme ?

    #Dark_romance #Romance #Culture #féminicide

  • La dark romance, un succès qui interroge les féministes | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/rachel-silvera/dark-romance-un-succes-interroge-feministes/00116587

    Le 21 Novembre 2025
    7 min
    Rachel Silvera Maîtresse de conférences à l’université Paris-Nanterre

    Captive, L’As de cœur, Sexy Devil… un nouveau genre littéraire sous l’étiquette de « dark romance », mettant en scène des relations toxiques, connaît un succès fulgurant. C’est un phénomène social qui divise et inquiète.

    Dans le sillage de Cinquante nuances de Grey, entre romance et littérature érotique, ces livres explorent des relations amoureuses sous un angle sombre et ambigu. Des dynamiques de pouvoir, des relations obsessionnelles et bien souvent violentes et taboues, sont mises en scène autour d’une héroïne confrontée à un homme violent, torturé, dominateur ou affectivement dépendant. Autre caractéristique de ce genre littéraire : ces romans sont écrits par une majorité de femmes.

    Son succès date des années 2020, grâce aux réseaux sociaux comme TikTok et son #BookTok. Les plateformes gratuites comme Wattpad ou AO3 rendent lectures et écritures gratuites et accessibles à tous et surtout toutes, avec des dizaines de milliers de romans disponibles. Les saga comme 365 jours de Blanka Lipinska ou Captive de Sarah Rivens dépassent les 7 millions de lectrices.
    La newsletter d’Alternatives Économiques
    Chaque dimanche à 17h, notre décryptage de l’actualité de la semaine
    Adresse email
    En vous inscrivant vous acceptez les conditions d’utilisation et la politique de confidentialité d’Alternatives économiques.

    Citons également la « dark romantasy », qui démarre avec le succès de la saga Twilight dans les années 2000 et met en scène des jeunes femmes (le plus souvent) avec cette fois-ci des créatures fantastiques – vampires, loups-garous ou « faes » (créatures féeriques proches des elfes) – qui reprennent les traits du héros romantique traditionnel (beau, riche, fort mais aussi jaloux et parfois violent). Ces histoires d’amour sont brutales, les personnages moralement ambigus et des scènes de sexe explicites y figurent le plus souvent. Obsessions, possessivité, abus y sont la norme.
    Culture du viol…

    Enfin, forme encore plus insidieuse voire dangereuse, le manga japonais Yaoi, pourtant créé par des femmes et lues par des lycéennes en France comme au Japon, illustre des relations homoérotiques masculines dominatrices, où l’un des personnages exerce son pouvoir sur l’autre, et défend des fantasmes de sexe contraint, voire de viol.

    Il y a tout juste un an, Anne-Cécile Mailfert a consacré une chronique sur France inter à ce thème. Elle dénonçait les stéréotypes profondément enracinés dans notre imaginaire collectif :

    « Comme le montre l’essai Désirer la violence de Chloé Thibaud, nous vivons dans une culture où la violence est érotisée, romantisée. Ces fictions exploitent ce terrain fertile en glorifiant des figures masculines toxiques et en suggérant que, comme dans La Belle et la Bête, l’amour pourrait “sauver” des relations abusives. »

    Or, les conséquences de ces lectures ne sont pas anodines, selon elle, pour preuve : 15 % des filles de 15 à 18 ans subissent des violences dans leurs relations amoureuses. « Ces chiffres ne sont pas des abstractions, ils reflètent la confusion entre conflit et violence, jalousie et passion, amour et dépendance qu’entretiennent ces livres », poursuivait l’écrivaine et présidente de la Fondation des femmes.

    Le risque est la normalisation des relations toxiques, où manipulation et violence seraient des preuves d’amour

    Du point de vue des jeunes lectrices, le risque est effectivement la normalisation des relations toxiques, où manipulation et violence seraient des preuves d’amour. Selon la psychologue Johanna Rozenblum, on en viendrait à préférer une relation toxique plutôt que de ne rien vivre du tout.

    Ce qui choque également, selon la doctorante Marine Lambolez dans The Conversation, « c’est que les abus sont explicites et revendiqués. (…) Dans une société dite « post-#MeToo », il n’est plus crédible pour un homme de jouer l’innocent. (…) La dark romance choisit alors de faire de ses héros des hommes conscients de leur violence ».
    … ou renversement des dynamiques de pouvoir ?

    Mais cette analyse fait débat. Tout d’abord, sur le profil de ces lectrices : le journal Libération note que selon des libraires intérrogé·es, les lectrices de Captive, titre emblématique, achètent aussi les ouvrages de Mona Chollet sur l’émancipation des femmes. Plus que jamais, à l’occasion de ces lectures, la question du consentement et du non-consentement est évoquée.

    L’universitaire en sciences de l’information et de la communication Magali Bigey explique dans The Conversation que les lectrices de ces romans sont très prescriptrices, en publiant des milliers de vidéos sur leurs analyses émotionnelles des personnages via les réseaux sociaux. Et selon elle, « contrairement à l’idée selon laquelle ces romans encourageraient la violence, beaucoup de lectrices y voient une zone « safe » pour explorer des émotions fortes tout en gardant le contrôle ».

    La dark romance permettrait d’explorer d’autres dynamiques de pouvoir et de soumission, tout en restant dans un cadre fictionnel. Elle compare ainsi ce genre littéraire à un film d’horreur ou à un thriller, où l’on recherche des sensations fortes, de peur et de suspense, mais qui s’arrêterait une fois le livre fermé. Toujours selon Magali Bigey, des enquêtes auprès de lycéennes montrent une mise à distance face aux rapports de domination et de violences présents dans ces romans, un moyen d’en prendre conscience.

    Certaines sociologues considèrent que la dark romance pourrait même être une remise en cause des dynamiques patriarcales

    Certaines sociologues considèrent que la dark romance pourrait même être une remise en cause des dynamiques patriarcales. Notamment dans la dark romantasy, les « monstres charmants » ont en réalité besoin de l’héroïne pour survivre, tant par son amour que par ses faveurs sexuelles. Marine Lambolez cite ainsi l’exemple d’un « fae » qui doit donner du plaisir à la femme aimée à chaque pleine lune, sinon ses pouvoirs disparaissent. La plupart du temps, l’héroïne finit par guérir son bourreau et par prendre le contrôle sur la relation, malgré la violence initiale.

    « Ces violences renvoient à une réalité sociale, celle d’une société encore très violente à l’égard des femmes. On ne peut pas reprocher aux autrices d’écrire sur ce qu’elles connaissent et subissent au quotidien. Il me semble qu’aborder les violences sexistes et sexuelles dans les dark romances est effectivement une forme de réappropriation, une manière de traiter un fait de société en montrant qu’il est souvent possible de s’en relever et de dépasser un statut de victime, analyse Océane Ghanem, l’une des principales autrices de dark romance, qui précise toutefois : J’exclus de mon propos les livres qui idéalisent ou banalisent le viol. »

    La défense de ce genre littéraire s’appuie aussi sur l’esprit critique de ces adolescentes, tout à fait capables de distinguer fantasme, romance et réalité. Elles sont pleinement conscientes de ce qu’est le consentement. Par exemple, l’une des lycéennes interrogées par Magali Bigey évoque la dark romance comme un curseur : « Si mon mec commence à se comporter comme le héros, j’arrête net ».

    Mais encore faut-il pour cela un accompagnement critique de ces ados (filles et garçons) sur tous les enjeux complexes de la sexualité et du consentement, que ce soit en famille ou à l’école. Et rappelons que les programmes d’éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité (Evars) obligatoires au collège et au lycée depuis la rentrée 2025, connaissent un début difficile, du fait de fortes oppositions et de moindres moyens financiers attribués aux associations comme le Planning familial.
    Rachel Silvera

    #Dark_romance #Romance #Magali_Bigey

  • #MeTooPolice : à Bobigny, un viol filmé commis par deux policiers en plein tribunal
    https://contre-attaque.net/2025/10/31/metoopolice-a-bobigny-un-viol-filme-commis-par-deux-policiers-en-ple

    Le 19 juin dernier, Disclose en partenariat avec L’œil du 20h de France 2 révélait le résultat d’un an d’enquête des journalistes Leïla Miñano, Sarah Benichou et Sophie Boutboul sur les violences sexuelles commises par les forces de l’ordre. Résultat : elles avaient recensé au moins 429 victimes, et 215 agresseurs. Précision d’importance, il ne s’agit là bien sûr que des affaires pour lesquelles les victimes ont porté plainte.

  • Violences de genre dans les arts et la culture : de la nécessité de mobiliser la recherche internationale
    https://theconversation.com/violences-de-genre-dans-les-arts-et-la-culture-de-la-necessite-de-m

    Le mouvement #MeToo a mis en lumière les violences de genre à l’œuvre dans les arts et dans la culture. Mais leur identification et leur explication restent peu explorées par la recherche – si ce n’est par le biais de l’analyse des représentations. Faisant suite à notre enquête pionnière sur ces violences dans le secteur de l’opéra français, l’ouvrage « Gender-based Violence in Arts and Culture. Perspectives on Education and Work » vise justement à combler cette lacune.

  • A Bobigny, deux policiers en garde à vue à la suite de la plainte pour viols d’une jeune femme
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/10/30/a-bobigny-deux-policiers-en-garde-a-vue-a-la-suite-de-la-plainte-pour-viols-

    Les deux fonctionnaires soupçonnés de viols sur une femme qui était déférée au tribunal de Bobigny ont été suspendus.

    Le dépôt de Bobigny est l’antichambre d’un des tribunaux les plus importants de France, le deuxième après Paris. Situé au sous-sol du palais de justice, il est réputé perclus de problèmes (d’organisation, d’effectifs, de vétusté, etc.) mais doit bénéficier des prochains travaux d’extension du palais de #justice, qui prévoit l’aménagement d’un nouveau dépôt.

    Dans un autre département de région parisienne, la Seine-et-Marne, un policier devrait être jugé au premier semestre 2026 pour #viols sur une femme au sein même d’un commissariat. La plaignante est une femme de nationalité angolaise, sans papiers, qui avait dénoncé avoir été violée, à deux reprises, par un gardien de la paix en 2023, au commissariat de Pontault-Combault. Cette dernière affaire avait été révélée par le journal Libération dans une série intitulée #MeToo_Police. Selon le quotidien, la femme qui accuse le policier de viols était allée porter plainte pour violences conjugales.

    #police #palais neuf et #cul_de_basse_fosse

  • #metoo syndical : une victoire à Paris

    Je prends la parole au nom de Resyfem, réseau syndicaliste féministe. Nous sommes des syndicalistes de différentes OS qui luttons contre les violences sexistes et sexuelles commises dans nos orga et qui empêchent les femmes de militer dans les syndicats.

    Nous apportons tout notre soutien syndicalo-féministe à notre camarade Christine, qui devait être jugée à partir d’aujourd’hui pour diffamation.

    Ce procès en diffamation intenté par Régis Viceili était une première dans l’histoire de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles au sein des syndicats : une procédure-bâillon qui visait à faire taire, et à punir celles qui ont parlé, celles qui dénoncent haut et fort les violences patriarcales.

    Avec ce type de procès, les hommes qui commettent des violences sexistes se font passer pour les victimes !

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/10/06/metoo-syndical-un-proces-historique-contre-la-parole-de-femmes-syndicalistes-2/#comment-69920

    #feminisme

  • Motard percuté par la police sur l’A4 : les agents identifiés et auditionnés, une nouvelle plainte déposée - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/faits-divers/motard-percute-par-la-police-sur-la4-les-agents-identifies-et-auditionnes

    Après une première plainte déposée à l’IGPN pour tentative de meurtre, les agents ont été identifiés et auditionnés. L’avocat du motard, percuté à hauteur de Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), dénonce « un traitement de faveur » et a déposé une nouvelle plainte.

    Vous avez peut-être vu la vidéo (elle figure dans l’article). Bon conducteur, semble-t-il, le motard percuté à la fois par la voiture et par un coup porté par l’un de ses passagers a eu beaucoup de chance.
    Arié Alimi décrit une manoeuvre usuelle du procureur destinée à laisser le temps aux policiers mis en cause de se concerter à propos d’un entrainement au parechocage (?), malencontreusement filmé et rendu public.

    edit ils se savent aussi autorisés à déglinguer les dotations (bagnole). la rigueur ne les atteint pas.

    #police #justice #impunité_policière #tentative_de_meurtre