• L’analyste supérieur et la rue
    _Traduction du billet d’opinion de Raul Zibechi, El analista de arriba y la calle, paru dans la Jordana, le 20 octobre 2019 : https://www.jornada.com.mx/2019/10/20/opinion/022a1mun_
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/17170067519

    Flickr

    Les peuples et les classes populaires, femmes et hommes d’en-bas, sont en train de gagner les rues du monde entier. À Barcelone et à Hong Kong, à Paris et à Quito, et dans un long etcétéra impossible à couvrir en quelques lignes. À mon avis, ce seul fait est déjà une occasion à célébrer, pour la joie de ceux qui veulent la fin du capitalisme, car cela ne se reproduira pas sans confrontation et sans luttes de rue, entre autres formes de combats similaires.

    La réorganisation puissante des dispositifs répressifs les a rendus presque invulnérables, à tel point que des débordements similaires à ceux que nous avons vus au cours des périodes précédentes (je me souviens toujours du légendaire Cordobazo(1) de 1969, lorsque des travailleurs et des étudiants avaient vaincu la police du régime militaire dans la rue), sont de plus en plus rares. C’est pourquoi les manifestations de rue sont si importantes, en tant qu’école et en tant qu’horizon.

    Il est vrai, d’un autre côté, qu’avec des marches et des actions directes, qu’il n’est pas possible de dépasser le système, il manque au moins deux axes centraux : une crise systémique profonde, telle que celle enregistrée en Europe à la fin de la guerre de 1914 -1918, et une organisation puissante des peuples, non seulement pour faire face à la crise, mais bien plus spécifiquement pour construire les autres mondes appelés à se développer pendant que nous déshydratons l’hydre capitaliste.

    Les populations organisées et les militants célèbrent les petites victoires, la multiplication des caracoles au Chiapas ou le ralentissement du paquetazo(2) du FMI en Équateur. Nous sommes émus par ces milliers de personnes qui ont gratté les pierres, littéralement jusqu’au sang, afin d’ériger des barricades avec des pavés et des morceaux de bâtiments à Quito. Nous sommes indignés de la répression qui a fait une douzaine de morts et 1 300 blessés.

    Nous célébrons les avancées. « Des assemblées populaires autonomes ont été créées à Loja et à Azuay. Des espaces organisationnels depuis la base sont créés pour renforcer le pouvoir populaire, poursuivre le processus et articuler des plans et des actions », nous dit un militant contre l’exploitation minière dans le sud. Soulignant, de manière très particulière, que les 12 jours de combats ont été la première expérience vécue par toute une génération, car ils ne pensaient pas prendre le palais [c-à-d le pouvoir - ndlt], mais continuer le combat.

    D’autres compas(3) apprécient a transcendance de l’émergence d’une nouvelle génération de militants et dirigeants autochtones et populaires, ainsi que l’importance de la prééminence massive des femmes. En parallèle, ils sont touchés par les étudiants qui mettent en place des centres de collecte, des abris et des cuisines communautaires, « intégrant ainsi une lutte champ-ville ».

    Ce sont ces questions stratégiques qui devraient nous concerner, car l’avenir en dépend, et non si l’action favorise l’une ou l’autre puissance mondiale, tel ou tel homme politique qui veut atteindre ou revenir au pouvoir.

    C’est pourquoi nous sommes outrés, du moins celui qui écrit ici, lorsque l’analyste supérieur se limité, depuis son bureau, à censurer les représentants, qu’ils soient de la Confédération Nationale des Indigènes de l’Équateur (Conaie), du peuple Mapuche ou de l’EZLN, parce que ceux-ci n’ont pas fait ce qu’ils jugent approprié ou nécessaire.

    Les peuples ne sont pas guidés par les dirigeants, comme aime à le pense l’analyste supérieur, car il se moque de demander et, surtout, d’écouter, la raison du commun des mortels. S’il le faisait, il découvrirait une logique propre, différente de celle du politicien universitaire ou professionnel, car elle répond à des besoins spécifiques qui ne passent pas par l’académie et la littérature spécialisée.

    Sincèrement, ça me semble insignifiant, pour le dire gentiment, si notre lutte bénéficie à la Chine, à la Russie ou aux États-Unis. Ce sont trois puissances impériales qui sont prêtes à massacrer des populations, pour continuer à accumuler pouvoir et capital.

    Cela me semble également sans importance si une lutte d’en bas, avec toute sa douleur et son sang, finit par profiter à tel ou tel candidat à la présidentielle. Ce n’est pas le chemin des peuples. Tout ce qui renforce le rôle et l’organisation de ceux qui se trouvent en bas est très positif, au-delà de conséquences qui ne peuvent jamais être mesurées à priori .

    Il fut un temps où l’analyste supérieur faisait systématiquement partie du système. Au cours des dernières décennies, en particulier depuis la chute du socialisme réel et les déroutes des révolutions centraméricaines, une multitude d’analystes ont émergé, affirmant qu’ils étaient de gauche mais ils ne se salissent pas les mains ni n’engagent leurs corps sur les barricades. Ils n’écoutent même pas les gens.

    Ils se sentent porteurs de la vérité, alors qu’ils ne devraient n’être que des émetteurs de pensées et d’actions collectives. Il ne peut y avoir d’analyses valables qui mésestiment les peuples. Ce fut et sera toujours une attitude de droite, un rouage du système.

    Il n’y a pas d’équivalence entre le fait que certains célèbrent les morts et que d’autres utilisent les corps martyrisés comme des escaliers, matériels ou des symboliques. « Nous ne voulons pas être vos escaliers », disent les peuples Aymara aux politiciens corrompus. Seules servent les analyses nées de l’engagement, non pas sur ceux d’en bas, mais avec ceux d’en bas et à gauche.

    (1) Sorte de mai 68 argentin, le Cordobazo est un important mouvement de protestation populaire qui a eu lieu en Argentine le 29 mai 1969, à Córdoba, une des principales villes industrielles du pays. Ce soulèvement populaire a été à l’origine de la chute du gouvernement dictatorial du général Juan Carlos Onganía, qui finit par être remplacé en juin 1970 par le général Levingston. +> https://fr.wikipedia.org/wiki/Cordobazo

    (2) le « paquetazo » est un ensemble de mesures économiques d’austérité prises par le gouvernement équatorien, drastiques, utilisées en période de crise capitaliste. +> http://dndf.org/?p=18063

    (3) compas : diminutif pour « compañeros, compañeras », compagnes et compagnons. Chez les zapatistes, El Sup’ et le sous-commandant Moises ajoutent parfois « y compañer@s », pour intégrer toutes les autres variantes...

    #mexique #mexico #rébellion #révoltes #soulèvements_polpulaires

  • La police mexicaine, attaquée à l’arme lourde, obligée de relâcher le fils de Joaquin « El Chapo » Guzman
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/10/18/mexique-violents-affrontements-et-arrestation-possible-d-un-des-fils-d-el-ch

    Un homme, présenté comme étant Ovidio Guzman Lopez, a d’abord été interpellé par une patrouille d’une trentaine de policiers après une attaque contre une patrouille de la garde nationale dans la ville de Culiacan, dans l’Etat du Sinaloa. Mais après à peine quelques heures, les autorités l’ont relâché pour, selon le secrétaire d’Etat à la sécurité et la protection des citoyens, Alfonso Durazo, « protéger » la population de Culiacan :

    « La décision a été prise de quitter les lieux sans Guzman, pour éviter plus de violence dans la zone et s’assurer que le calme revienne dans la ville. »

    L’autre raison qui a poussé les policiers à relâcher le suspect est le fait qu’ils ont rapidement été encerclés par des dizaines d’hommes masqués et munis d’armes lourdes.

    #Mexique #narcos #El_Chapo #état_failli #corruption

  • Entretien avec Miguel Peralta, prisonnier anarchiste
    d’Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca

    https://lavoiedujaguar.net/Entretien-avec-Miguel-Peralta-prisonnier-anarchiste-d-Eloxochitlan-d

    Histoire des luttes de son village, assemblée communautaire, infiltration des partis politiques, répression, solidarité internationale, liens entre mouvement libertaire et mouvement indigène... Dans cet entretien, Miguel Peralta revient sur cette histoire collective.

    Dans l’État d’Oaxaca, il y a approximativement plus de cinq cents municipalités, la majorité autochtones et qui sont réparties en huit régions. C’est très caractéristique d’Oaxaca cette question, parce que la majorité des gens parlent une langue autochtone, mais aussi parce que depuis très longtemps ces municipalités sont régies par un système qui s’appelle us et coutumes, plus de la moitié sont régies par ce système dont le nom a été modifié il y a tout juste quelques années de cela, il y a cinq ans, pour le remplacer par celui de système normatif interne, qui veut dire qu’on suppose que les municipalités ont leur propre autonomie dans laquelle elles se régissent par ce système, et où elles élisent leurs autorités, tant leurs autorités municipales que toutes les charges qui sont liées à cette organisation politique. Mais c’est de cette manière aussi que l’État a une forme d’ingérence à Oaxaca, parce que, au final, les municipalités sont régies par les us et coutumes, les élections se font par une assemblée et c’est en assemblée que sont pris les accords pour élire leurs autorités, mais quand elles élisent leur représentant ou leurs différents représentants, elles envoient leurs documents au bureau du « Système normatif interne » (...)

    #Mexique #Oaxaca #peuples_originaires #anarchisme #Flores_Magón #assemblée_communautaire #autonomie #territoire #communauté #répression #solidarité

  • Le Jour des morts... Offrande et calaveras

    https://lavoiedujaguar.net/Le-Jour-des-morts-Offrande-et-calaveras

    L’Association pour l’estampe et l’art populaire a le plaisir de vous inviter
    à l’exposition « Le Jour des morts... à Paris ! Offrande et calaveras ».

    Exposition ouverte tous les jours
    du 31 octobre au 10 novembre 2019
    de 15 à 20 heures
    au 49 bis, rue des Cascades
    Paris XXe (métro Jourdain)

    Vernissage le jeudi 31 octobre à partir de 18 heures

    Depuis 2001, ce sera la dix-huitième année consécutive que l’Association pour l’estampe et l’art populaire fête les morts à la manière mexicaine, il y aura une offrande ainsi que des gravures satiriques. Comme chaque année, le soir du vernissage, vous pourrez goûter la soupe mexicaine et boire à la santé des trépassés.

    #Mexique #Paris #Jour_des_morts #calaveras #estampe #exposition

  • Suite mexicaine (VI)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Suite-mexicaine-VI

    La guerre sociale au Mexique
    Deuxième partie : les résistances
    En el corazón de la montaña

    Durant le mois d’août de l’année 2019, je me suis rendu à Tlapa, ville de l’État du Guerrero qui se trouve au cœur de la montagne tlapanèque. Le Centre des droits humains Tlachinollan fêtait son vingt-cinquième anniversaire. Pendant un quart de siècle, le Centre Tlachinollan a inlassablement défendu la population victime des abus commis par les forces de l’État, armée ou police. J’ai connu son directeur, Abel Barrera, il y a vingt ans, en 1999. Depuis je m’efforce de le rencontrer au moins une fois tous les ans par sympathie.

    C’est un long voyage, presque initiatique, dans l’État du Guerrero où se mêlent dans un réseau inextricable des forces et des courants contraires : les séquelles d’une guérilla qui a connu une forte présence et une forte activité dans les années 1970 avec Lucio Cabañas et le Partido de los Pobres (Parti des pauvres), mais qui est loin d’être réduite au silence, dans le jeu de massacre auquel se livre sans aucune retenue le pouvoir (...)

    #Mexique #Guerrero #Ayotzinapa #Lucio_Cabañas #Genaro_Vázquez #guérilla #armée #narcotrafic #État

  • ’Them and Us / Ellos Y Nosotros’: Border wall comes to Mass MoCA | The Berkshire Eagle | Pittsfield Breaking News, Sports, Weather, Traffic
    https://www.berkshireeagle.com/stories/them-and-us-ellos-y-nosotros-border-wall-comes-to-mass-moca,581005

    Them and Us / Ellos Y Nosotros’: Border wall comes to Mass MoCA
    Artist recreates wall to give viewers feeling of crossing the border
    Posted Thursday, August 1, 2019 6:06 am
    By Jennifer Huberdeau, The Berkshire Eagle

    NORTH ADAMS — For the majority of Americans, the building of a permanent wall along the U.S.-Mexico border is still an abstract concept. But in many places, such as San Diego and Tijuana, Mexico, the wall is a long-standing reality.

    There, the San Ysidro Port of Entry, the largest land border crossing between the two communities, is part of everyday life for residents and commuters on both sides of the wall. It is this wall that Marcos Ramirez, the artist known as ERRE (a nod to the rolled `r’ of Spanish) is bringing to the Massachusetts Museum of Contemporary Art as part of his exhibition, “Them and Us / Ellos Y Nosotros,” opening Saturday.

    And it is through “Of Fence,” his sculptural recreation of the weathered, metal barricade of San Ysidro that museum-goers will have to pass through to see the rest of his show.

    The exhibition, in Building B6, is meant to simulate crossing the border. Viewers who cross through the wall will find themselves confronted with the same questions people entering the U.S. are asked. The difference will be that the questions won’t be asked directly to those entering the show. Instead, they will be displayed in vinyl letters on the windows and door leading into the gallery.

    #états-unis #mexique #murs #frontières #trump #migrations

  • Suite mexicaine (V)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Suite-mexicaine-V

    La guerre sociale au Mexique
    Deuxième partie : les résistances
    À la recherche des personnes disparues

    Cette résistance à la toute-puissance de l’argent peut prendre une forme organisée et, dans le domaine de l’organisation, celle des zapatistes est exemplaire à la fois par sa cohésion, sa souplesse et son étendue. À l’extrême Sud-Est du pays, les zapatistes protègent, entretiennent et nourrissent un feu, celui d’une résistance obstinée face aux malheurs des temps. Ils témoignent. Ils sont les derniers Mohicans qui, à la nuit tombée, allument un feu de camp, un bivouac, et ce bivouac se voit au loin. C’est un bivouac dans les hurlements de la guerre à outrance. Les zapatistes sont nos sentinelles dans la nuit. Des sentinelles dans notre nuit.

    J’ai apprécié à sa juste valeur la réponse zapatiste à la menace représentée par les ambitions des entreprises capitalistes et leurs visées expansionnistes. La réponse des zapatistes est stratégique, ils ne se sont pas laissé prendre au dépourvu, ils se sont renforcés. Leur lucidité, au sein d’une société civile molle, ballottée entre promesses et mensonges, force l’admiration. Une nouvelle fois, les zapatistes ont su contourner l’obstacle et l’état de siège dans lequel le gouvernement pensait les contenir. (...)

    #Mexique #guerre #cartels #López_Obrador #armée #zapatistes #résistance #assassinats #disparitions #silence #complicité #État #féminicide #femmes

  • L’autonomie zapatiste avance et nous interpelle

    Jérôme Baschet

    https://lavoiedujaguar.net/L-autonomie-zapatiste-avance-et-nous-interpelle

    Au Chiapas, le mois d’août a apporté une nouvelle réjouissante qui devrait susciter l’intérêt de toutes celles et ceux qu’atterrent l’emballement productiviste et sa spirale destructrice. Dans un contexte pourtant difficile, marqué par la nécessité de défendre leurs territoires face aux mégaprojets très offensifs du nouveau gouvernement mexicain, les zapatistes ont annoncé d’importantes avancées dans la construction de leurs instances d’autogouvernement, ainsi qu’une nouvelle phase d’échanges et d’interactions avec d’autres luttes, au Mexique et ailleurs.

    Quatre nouvelles communes autonomes viennent s’ajouter aux vingt-sept qui existaient depuis 1994 et sept nouveaux caracoles, avec leurs « conseils de bon gouvernement » respectifs, s’ajoutent aux cinq déjà créés en 2003. Tout en invitant à participer à la construction de ces nouveaux caracoles (selon des modalités qui seront précisés ultérieurement), le même communiqué, signé par le sous-commandant Moisés, porte-parole de l’EZLN, annonce une impressionnante salve de rencontres, nationales et internationales (...)

    #Mexique #Chiapas #EZLN #zapatistes #autonomie #autogouvernement #peuples_originaires #avancées #rencontres #territoires #femmes #arts #sciences #cinéma #Samir_Flores #López_Obrador #gilets_jaunes

  • Soleils Noirs, la terreur au Mexique - Les coulisses d’un film dont on ne revient pas indemne.
    https://urbania.ca/article/soleils-noirs-la-terreur-au-mexique

    Ciudad Juárez collectionne les surnoms glauques : « Capitale du meurtre », « La ville qui tue les femmes », « Capitale mondiale du crime », pour ne nommer que ceux-là. Mais cette ville du nord du Mexique n’est malheureusement pas le seul théâtre des disparitions, assassinats et kidnapping qui gangrènent le pays depuis des années. Cette semaine le documentaire Soleils noirs prend l’affiche, une enquête troublante sur le sujet qui donne une voix trop souvent refusée aux victimes. Le réalisateur, Julien Élie, revient sur la genèse de ce film explorant cette région devenue « une véritable fosse commune ».

    Urbania.ca
    #féminicide #Ciudad_Juárez #Mexique

  • US Testing Autonomous Border-Patrol Drones

    #Planck_Aerosystems gets funding to try its small rotorcraft in operational environments over the next three to six months.

    The Customs and Border Protection agency is getting ready to test autonomous drones that can provide situational awareness for agents working between ports of entry.

    The agency has been working with colleagues at Homeland Security’s Science and Technology Directorate Silicon Valley Innovation Program to build and test prototypes of Planck Aerosystems’ autonomous #small_unmanned_aircraft_systems, or #sUAS. The agencies announced a fourth round of funding Thursday, granting Planck $200,000 to test its #prototype in operational environments over the next three to six months.

    “Planck’s system capability enables a sUAS to launch from and land on the bed of a moving vehicle, in addition to providing fully autonomous navigation coupled with a securing mechanism, advanced computer vision capabilities and customized communications interfaces,” according to the announcement from S&T. “Through a combination of integrated technologies, including full-motion video, automatic target detection and geolocation, Planck seeks to provide CBP agents with a portable, ruggedized detection system that provides real-time situational awareness in the field.”

    The Silicon Valley Innovation Program uses the department’s other transaction authority to foster development of technologies that can be applied directly to agency missions. As part of the incremental funding structure, the program offers individual projects up to $800,000 across four phases, beginning with $50,000 to $200,000 awarded to develop a proof-of-concept demo.

    If the demo is successful, S&T can opt to continue the project with an award of between $50,000 and $200,000 for phase two, which consists of building a pilot-ready prototype within three to six months. Phases three and four—with the same funding and time ranges—provide for testing the prototype through a pilot and in various operational scenarios, respectively.

    Planck Aerosystems’ project was awarded full funding for the fourth phase to begin testing its systems in live environments.

    “S&T is looking for technologies to enhance the efficacy of CBP patrols while simultaneously increasing the safety of patrolling agents,” said Melissa Oh, managing director of the Silicon Valley Innovation Program. “We look forward to the ways Planck will further refine its technology in support of this homeland security mission.”

    https://cdn.defenseone.com/b/defenseone/interstitial.html?v=9.4.0&rf=https%3A%2F%2Fwww.defenseone.com%2Ftech

    #drones #drones_autonomes #militarisation_des_frontières #USA #Etats-Unis #Mexique #frontières #asile #migrations #réfugiés #complexe_militaro-industriel #business #surveillance #contrôles_frontaliers

  • Autre élément de la politique d’#externalisation des #frontières « made in USA ».
    Après le #Mexique : https://seenthis.net/messages/793063

    Le #Venezuela...

    EEUU aportará otros 120 millones de dólares en ayudas para hacer frente a la crisis migratoria venezolana

    EEUU aportará otros 120 millones de dólares en ayudas para hacer frente a la crisis migratoria venezolana

    Las autoridades de Estados Unidos aportarán 120 millones de dólares adicionales en asistencia humanitaria para ayudar a Latinoamérica a hacer frente al flujo de migrantes procedentes de Venezuela, según ha informado este miércoles el Departamento de Estado. Más de 4 millones de venezolanos salieron de su país en los últimos años huyendo de la crisis política y la escasez generalizada de alimentos y medicamentos. El subsecretario de Estado, John Sullivan, y el jefe de la Agencia de Es ...

    Leer más: https://www.europapress.es/internacional/noticia-eeuu-aportara-otros-120-millones-dolares-ayudas-hacer-frente-cri

    (c) 2019 Europa Press. Está expresamente prohibida la redistribución y la redifusión de este contenido sin su previo y expreso consentimiento.

    https://www.europapress.es/internacional/noticia-eeuu-aportara-otros-120-millones-dolares-ayudas-hacer-frente-cri

    #USA #Etats-Unis #asile #migrations #réfugiés

  • « Montrez la photo de mon corps » : des lycéens américains s’engagent contre les armes à feu
    https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2019/09/03/montrez-la-photo-de-mon-corps-des-lyceens-americains-s-engagent-contre-les-a

    Après les fusillades perpétrées en août, le mouvement #mylastshot, lancé par des étudiantes de Columbine, a connu un regain d’intérêt. Son objectif : choquer l’opinion avec des clichés montrant la réalité de ces meurtres pour provoquer un sursaut.
    […]
    Début 2019, face aux atermoiements des élus américains, Kaylee Tyner, 17 ans, et d’autres étudiantes du lycée de Columbine, dans le Colorado, hantées par la fusillade survenue vingt ans plus tôt, ont décidé de s’engager à leur tour pour réclamer un encadrement des ventes d’armes. En février, elles ont lancé une campagne autour d’un mot-clé #mylastshot (« ma dernière photo »), accompagnés d’un compte Twitter, d’une page Facebook, d’un compte Instagram et d’un site Web.

    L’idée de ces jeunes filles, nées avec les réseaux sociaux, est simple : il faut choquer l’opinion, en diffusant des images dures, et provoquer un sursaut. Elles appellent à se procurer un autocollant, à le mettre sur son permis de conduire ou sur la coque de son téléphone, sur cet lequel est écrit : « Au cas où je mourrais dans une fusillade, s’il vous plaît, publiez la photo de mon corps. #mylastshot  »

    « Le progrès ne se fait pas par la censure », écrivent ces étudiants, accusant les médias, d’occulter la réalité des fusillades, par respect pour les familles et pour le public. Cette réalité, « ce sont des fragments d’os, des blessures par balle mesurant 3 pouces [7,62 cm], des uniformes ensanglantés ».

    • Dans une vidéo, les étudiantes de Columbine rappellent qu’une photo peut provoquer un électrochoc dans l’opinion publique, que le cliché du corps massacré d’Emmett Till, en 1955, a été l’un des principaux événements à l’origine de la création du mouvement des droits civiques, qui a abouti à l’abolition de la ségrégation raciale. La diffusion du cliché de David Jackson a bouleversé l’Amérique et fait prendre conscience de la brutalité et de l’horreur du racisme aux Etats-Unis.

      (attention, images dures)
      https://www.youtube.com/watch?v=4V6ffUUEvaM

    • Au #Mexique, l’habitude est de montrer des photos très très très dure. Je me rappelle d’un double portait d’un jeune père de famille et son visage écorché (littéralement : sans peau) côte à côte en Une lorsque je suis arrivée, c’était horrible. C’était le premier corps trouvé après la disparition des 43 de #Ayotzinapa. Pour autant j’ai pas l’impression que ça ait baissé le nombre de #meurtres...

  • Border Patrol, Israel’s Elbit Put Reservation Under Surveillance
    https://theintercept.com/2019/08/25/border-patrol-israel-elbit-surveillance

    Fueled by the growing demonization of migrants, as well as ongoing fears of foreign terrorism, the U.S. borderlands have become laboratories for new systems of enforcement and control. Firsthand reporting, interviews, and a review of documents for this story provide a window into the high-tech surveillance apparatus CBP is building in the name of deterring illicit migration — and highlight how these same systems often end up targeting other marginalized populations as well as political dissidents.

    #surveillance #frontières #laboratoire #États-Unis #Israël #peuples_premiers

  • Suite mexicaine (IV)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Suite-mexicaine-IV

    La guerre sociale au Mexique
    Deuxième partie : les comuneros d’Unión Hidalgo partent en guerre contre EDF

    À Unión Hidalgo, dans l’isthme de Tehuantepec, ce sont les anciens comuneros, parfois accompagnés de leurs petites-filles, qui s’immiscent dans une consultation publique concernant la rente par l’entreprise française EDF de plus de 4 000 hectares de terres communales pour y construire des éoliennes. Les petits propriétaires, qui se sont emparés des terres et qui espèrent recevoir sous forme de rente un prix à leur vilénie, ainsi que les autorités municipales, fédérales et nationales cherchent par tous les moyens à faire taire ces anciens qui perturbent leur jeu souverain de larrons en foire. Ces anciens comuneros représentent, dans ces temps de l’individualisme, de l’argent et du goût pour le profit, la conscience morale d’un autre temps (ou d’un autre monde ?), quand ce qui était important et comptait réellement était la vie sociale elle-même, la sociabilité de chacun, le rapport à l’autre. Cette résistance à ce qui est trop souvent perçu comme la loi inéluctable du progrès a une longue histoire et cette histoire est celle de la lutte de la société contre ce qui lui est contraire, c’est l’histoire de la société attaquée dans ce qu’elle a d’essentiel : la vie en commun, qui s’est construite autour d’un bien commun, qui comprend la terre, l’eau, l’air, les ressources de l’environnement, c’est le territoire. (...)

    #Mexique #Oaxaca #EDF #éoliennes_industrielles #peuples_originaires #biens_communaux #propriétaires #communalisme

  • The U.S. Border Patrol and an Israeli Military Contractor Are Putting a Native American Reservation Under “Persistent Surveillance”
    https://theintercept.com/2019/08/25/border-patrol-israel-elbit-surveillance

    On the southwestern end of the Tohono O’odham Nation’s reservation, roughly 1 mile from a barbed-wire barricade marking Arizona’s border with the Mexican state of Sonora, Ofelia Rivas leads me to the base of a hill overlooking her home. A U.S. Border Patrol truck is parked roughly 200 yards upslope. A small black mast mounted with cameras and sensors is positioned on a trailer hitched to the truck. For Rivas, the Border Patrol’s monitoring of the reservation has been a grim aspect of everyday (...)

    #Elbit #CBP #CCTV #vidéo-surveillance #exportation #sécuritaire #surveillance #frontières

  • The Disappeared report

    The #Disappeared_report series is collaborative project between two Tucson-based organizations, La Coalicion de Derechos Humanos and No More Deaths. Between Derechos Humanos’ 20 years of community work, including the 24-hour Missing Migrant Crisis Line, and No More Deaths’ 12 years of humanitarian aid in the Arizona backcountry, we have witnessed and listened to thousands of stories of border crossings throughout Southern Arizona. Our research goals are transformative: to expose and combat those US government policing tactics that cause the crisis of death and mass disappearance in the borderlands.


    http://www.thedisappearedreport.org
    #rapport #vidéo #asile #migrations #réfugiés #frontières #désert #Mexique #USA #mort #Arizona #chasse_à_l'homme #dispersion #mourir_aux_frontières #prevention_through_deterrence #desparecidos #violence #hélicoptères #crise_humanitaire

    #vidéos:

    Partie 1: the chase
    https://www.youtube.com/watch?v=J7Ux__uVfNA

    partie 2: interference with humanitarian aid
    https://www.youtube.com/watch?v=dnmOOnRALfI

    ping @isskein

  • Et nous avons brisé l’encerclement

    EZLN, SCI Moisés

    https://lavoiedujaguar.net/Et-nous-avons-brise-l-encerclement

    Communiqué du Comité clandestin révolutionnaire indigène
    Commandement général de l’Armée zapatiste de libération nationale

    Voici notre parole, la même qu’hier, qu’aujourd’hui et que demain car c’est une parole de résistance et de rébellion.

    En octobre 2016, il y a presque trois ans, lors de leur vingtième anniversaire, les peuples frères organisés dans le Congrès national indigène, main dans la main avec l’EZLN, se sont engagés à passer à l’offensive dans la défense du territoire et de la terre-mère. Poursuivis par les forces du mauvais gouvernement, les caciques, les entreprises étrangères, les criminels et les lois, comptant les morts, les agressions et les moqueries, nous, les peuples originaires, les gardiens de la terre, avons décidé de passer à l’offensive et d’étendre notre parole et notre action de résistance et de rébellion.

    Avec la formation du Conseil indigène de gouvernement (CIG) et la désignation de sa porte-parole, Marichuy, le Congrès national indigène (CNI) s’est donné pour tâche d’apporter, aux frères et sœurs de la campagne et de la ville, la parole d’alerte et d’organisation. L’EZLN est aussi passée à l’offensive dans sa lutte de la parole, de l’idée et de l’organisation. (...)

    #Mexique #peuples_originaires #Chiapas #EZLN #zapatistes #Samir_Flores #résistance #rébellion #offensive #organisation #expansion

  • Suite mexicaine (III)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Suite-mexicaine-III

    La guerre sociale au Mexique
    Première partie : un survol de la question

    La guerre sociale apparaît comme une constance de la vie mexicaine, elle n’est pas la « révolution qui vient », elle est un acharnement : acharnement à défendre ce qui a été construit dans l’ombre, acharnement à reconstruire une vie sociale entre les uns et les autres. Cette vie sociale qui s’est construite dans les marges de la civilisation de l’argent se trouve menacée par l’irrésistible ascension de la civilisation de l’argent. Ce mouvement irrépressible de la domination est en passe de coloniser les derniers noyaux, les derniers bastions, de la vie communale, d’une vie sociale autonome reposant sur la réciprocité et non sur la séparation entre ceux qui auraient la pensée dans sa fonction sociale (les capitalistes) et ceux qui en seraient dépossédés — vaste histoire de l’humanité à laquelle j’ai consacré par ailleurs quelques notes brouillonnes.

    Cette extension de la civilisation de l’argent, qui est la forme qu’a pu prendre le mouvement de la domination à son apogée, a pris des proportions énormes, à tel point qu’elle a suscité des réactions et des guerres à caractère religieux avec le fondamentalisme musulman ; pourtant la religion des clercs est déjà l’expression d’une pensée séparée, un moment de l’aliénation, et, en ce sens, facilement récupérable, quand elle ne se présente pas comme l’avant-garde du mouvement de la domination et de la séparation. (...)

    #Mexique #domination #aliénation #capitalisme #Taibo_II #États-Unis #banques #dette #FMI #Banque_mondiale #Chiapas #Oaxaca #résistance

  • Halfway round the world by plane: Africa’s new migration route

    Migrants using traditional routes from Africa to Europe often fail to reach their destinations. Smugglers now offer new options, such as taking migrants to faraway countries by plane.
    In early July, Mexico’s authorities reported that the number of African migrants in the country had tripled. According to government figures, around 1,900 migrants, most of them from crisis-ridden countries like Cameroon and the Democratic Republic of Congo, are now in Mexico. Their destination? The United States of America.
    The journey by plane of some of these migrants began halfway across the world in Uganda. In a garden bar in the Ugandan capital #Kampala sits a 23-year-old Eritrean man who could soon be one of them. For security reasons, he does not want to give his name. He fled the brutal military service in Eritrea last September. According to human rights organizations, military service in Eritrea can mean years of forced labor. “I do not believe that anything will change in Eritrea soon; on the contrary,” he said. Many young Eritreans see their futures overseas.


    https://www.dw.com/en/halfway-round-the-world-by-plane-africas-new-migration-route/a-49868809
    #Afrique #détour #détours #asile #migrations #réfugiés #routes_migratoires #itinéraires_migratoires #USA #Mexique #Etats-Unis #fermeture_des_frontières #Erythrée #Corne_de_l'Afrique #Ouganda #route_pacifique
    via @isskein
    ping @reka

    • Africa: At U.S.-Mexico Border, Africans Join Diversifying Migrant Community

      It took Julia and her two daughters five years to get from Kassai, in the Democratic Republic of Congo, to a cot on the floor of a migrant shelter in Laredo, Texas, on a Sunday night in August 2019.

      First, it was four years in Angola. She saved money, she says, by working as a hairdresser.

      They flew to Ecuador. Took a bus and boat to Colombia. They spent 14 days crossing through Panama’s Darien Gap, lost part of the time in the dense jungle. Three weeks in Panama, then three more in Costa Rica while Julia recuperated from an illness. Then Nicaragua. Honduras. Guatemala.

      Finally, after a month of waiting in Acuña, on the U.S.-Mexico border, they stuck their feet in the sandy dirt along the southern bank of the Rio Grande. They were alone, and didn’t know how to swim.

      “We prayed first, then we got into the water,” Julia recalled. “My daughter was crying.”

      “‘Mom, I can’t…’” Julia remembers her pleading in chest-high water.

      Halfway across, she says, U.S. soldiers — possibly border agents — shouted to them: “‘Come, give us your hands.’“

      “I did,” Julia recalls, “and they took us out.”

      More families from afar

      Historically, the majority of people caught crossing into the southwest U.S. without authorization were single Mexican adults. In fiscal 2009, Mexicans accounted for 91.63% of border apprehensions, according to U.S. Customs and Border Protection data.

      But demographics of migrants and asylum-seekers crossing into the U.S. from Mexico are shifting in two significant ways: In the last decade, nationals of El Salvador, Guatemala and Honduras began migrating in greater numbers. In the same period, the number of Mexicans dropped.

      Then, in the last year, families became the top source of Southwest border migration. The Border Patrol apprehended 432,838 adults and children traveling in family units from October 2018 through July 2019, a 456% increase over the same period the previous fiscal year.

      To the surprise of longtime border agents, while the overwhelming majority of these families continue to be from Mexico and the Northern Triangle countries of Central America, a small but growing proportion are from countries outside the Americas, nearly twice as much as two years ago.

      By the end of July this year, CBP data shows the agency had apprehended 63,470 people from countries other than those four, making up 8.35% of total apprehensions. In fiscal 2017, they were 4.3% of the total apprehended population.

      CBP does not release the breakdown of where detained migrants come from until after the end of the fiscal year in September. But anecdotes and preliminary data show an increasingly diverse group of migrants and asylum-seekers, including more than 1,600 African nationals from 36 countries, apprehended in one border sector alone.

      They are unprecedented numbers.

      Allen Vowell, an acting deputy patrol agent in charge with the U.S. Border Patrol in Eagle Pass, Texas, said the recent demographic changes are unlike any he has seen in two decades of working on the border.

      “I would say until this year, Africans — personally I’ve probably only seen a handful in over 20 years,” Vowell said.

      From Oct. 1, 2018, to Aug. 22, 2019, Del Rio sector agents apprehended 51,394 people, including 1,681 nationals of African countries. They are largely, like Julia, originally from the Democratic Republic of Congo, Angola or Cameroon, according to sector officials.

      The arrival of sub-Saharan nationals — often Congolese, according to Del Rio Sector officials — posed new challenges. A lot of border agents are bilingual in English and Spanish. But when apprehending a group that primarily spoke French and Portuguese, the agents had to scramble for interpreters.

      While many migrants from the Northern Triangle have relatives in the U.S. as a point of contact or a destination, those from Africa are less likely to have those relationships.

      That means they are more likely to stay in migrant shelters in the U.S. or in Mexico for longer, waiting to figure out their next steps until their immigration court hearing.

      There is the political tumult in Venezuela, leading to the exodus of millions of people scattered throughout the region.

      The end of the “wet foot dry foot” policy with Cuba that allowed migrants who reached the shores of Florida to remain, Cubans who want to leave the island for the U.S. to take a more circuitous route.

      And then, to the surprise of Border Patrol agents, there arrived the large groups of sub-Saharan Africans, crossing through the Del Rio sector in Texas.

      The migrant trail goes beyond Africa.

      Ten years ago, CBP detained 99 Indians on the Southwest border. In 2018, it was 8,997.

      Similarly, Bangladeshi migrants didn’t figure into the top 20 countries among those apprehended at the border a decade ago. In 2019, there were 1,198.

      This week, a Bangladeshi man living in Mexico pleaded guilty to human smuggling charges.

      There are also the regional conflicts and tensions in Latin America and the Caribbean that are leading to a bigger number of migrants within the hemisphere arriving at the U.S-Mexico border, like Venezuela and Nicaragua. Haitians and Cubans continue to take the more circuitous route through Central America and up to the U.S., rather than travel by boat to Florida, where they risk being stopped by the U.S. Coast Guard before setting foot on land.

      Son’s death sends family on a dangerous journey

      Julia says she got tunnel vision after her teenage son was killed in DRC, en route to school one day in 2014 for reasons she still does not know or understand.

      She only knows that she received a call from the morgue. A truck dropped his body off there.

      He was 17. His name was George.

      She can’t go back to DRC, she says. It’s just not safe.

      “There, while you sleep, the thieves will come through the roof. They demand money, and if you don’t have money, they’ll rape your daughter,” she said.

      “When he died in 2014, I made up my mind that I would not stay.”

      They want to get to Buffalo, New York. They don’t have family in the U.S., Julia says, but some people they met on the road were headed there. Word was, there was work, at least.

      She had an immigration court hearing scheduled for the first week of August. She was still at the San Antonio shelter, two days before.

      They didn’t now how far from Texas it was, or how cold New York gets in winter. They weren’t worried about those things now. They just needed the bus fare to get there, and they had nothing left. No money. No phone.

      Ketsia, now 15, speaks Spanish, English and Italian with ease. Jemima, 9, is the best French speaker in the family. They didn’t fight while they’ve been on the road for the last five months, from Ecuador to San Antonio. Not much, at least, they giggle.

      “She’s strong. Very strong,” Ketsia says of her mother, in Spanish. “I saw a lot of women who left their kids behind in the jungle. She’s courageous. This path we’re on, isn’t for everyone. If you’re not strong, it’s very difficult.”

      “My dream is to arrive there, to New York. To get a job. To put the girls in school,” Julia responds.

      “I suffered a lot already,” she says, something she repeats without going into more detail. She has a tendency to stare off, lose herself in thought when the conversation nears the darker parts of their family history.

      “I don’t want my children to go through the same,” she says. “We suffered a lot. I don’t want that anymore for my children.”

      The shelter where they stayed does not track migrants after they’ve left, and for privacy and safety reasons, shelters do not share whether individuals are staying with them.

      Attempts by VOA to locate Julia, Ketsia and Jemima in the weeks following the interview were unsuccessful.

      https://allafrica.com/stories/201909020140.html

    • El naufragio de un grupo de africanos en Chiapas revela una nueva ruta migratoria por el Pacífico

      El accidente de una lancha en Tonalá deja un muerto y varios desaparecidos. Ante la presión policial en el sur de México, grupos de cameruneses optan por usar vías marítimas para llegar a EE UU.

      Tirado en la playa, entre el pasto y la orilla. La foto del cuerpo de Emmanuel Cheo Ngu, camerunés de 39 años, fallecido este viernes tras el naufragio de su embarcación en Ignacio Allende, municipio de Tonalá, ha vuelto a revivir las peores imágenes de la crisis migratoria que se vive en el sur de México. La nueva política migratoria puesta en marcha por Andrés Manuel López Obrador tras el chantaje de Estados Unidos, ha obligado a los nuevos grupos de migrantes atrapados en Tapachula, Chiapas, a buscar nuevas y peligrosas rutas en su intento de llegar a la frontera norte.

      A las 7.00 de la mañana, según pescadores de la zona, una embarcación con personas procedentes de Camerún comenzó a tambalearse hasta que todos cayeron al agua, de acuerdo a la investigación judicial. El portal AlertaChiapas y activistas en la zona consultados por este medio, afirmaron que el bote salió desde la costa de Guatemala o desde el sur del Estado de Chiapas, ya en México, con destino Oaxaca. Cuando llegaron los Grupos de Rescate consiguieron socorrer a 8 personas, 7 hombres y una mujer, que fueron trasladados al Hospital General de Tonalá. El cuerpo de Cheo Ngu fue encontrado tirado cerca de la orilla. Hasta el momento hay varias personas desaparecidas.

      La ruta por vía marítima que une la frontera de Guatemala con el istmo de Tehuantepec, en Oaxaca, es una opción cada vez más frecuente ante el aumento de detenciones y deportaciones por parte de la recién creada Guardia Nacional. Tradicionalmente los migrantes han utilizado las rutas terrestres, pero los traficantes de personas cada vez recurren más a esta ruta poco vigilada, más barata y con menos riesgos a ser detenido. Por una cantidad que oscila entre los 400 y 800 dólares —para los cubanos puede ser el doble— esta ruta permite a los centroamericanos avanzar desde Guatemala a Salina Cruz o Huatulco, en Oaxaca.

      Aunque la mayoría de los migrantes en México son de origen centroamericano, el flujo de personas procedentes de Camerún, República Democrática del Congo o Eritrea, ha ido en aumento. Los africanos se encuentran en un ‘limbo legal’ ya que no pueden ser repatriados y actualmente tienen la negativa del gobierno federal para recibir los trámites de salida para continuar su trayecto hacia Estados Unidos. En los últimos dos meses cientos de ellos permanecen varados en Tapachula (Chiapas). Algunos en la Estación Migratoria Siglo XXI, y otros en la calle, donde han mantenido protestas y enfrentamientos contra la policía y la Guardia Nacional por la situación que viven y la falta de respuestas.

      Luis García Villagran es activista por los derechos humanos en Tapachula. En llamada telefónica y aparentemente afectado, confirma que su versión dista mucho de la de las autoridades. “Hay una embarcación que sí ha llegado a su destino (Oaxaca) y que ni se ha nombrado, pero en la accidentada iban más personas de las que dice el informe oficial. Sé con seguridad que hay más personas desaparecidas. No solo hemos perdido a nuestro hermano Emmanuel”, zanja Villagran.

      https://elpais.com/internacional/2019/10/12/actualidad/1570833110_016901.html

  • Énergie renouvelable et génocide
    Électricité de France dans l’isthme de Tehuantepec

    Josefa Sánchez Contreras

    https://lavoiedujaguar.net/Energie-renouvelable-et-genocide-Electricite-de-France-dans-l-isthme

    Face au changement climatique, l’énergie éolienne est perçue dans le monde comme une mesure écologique et alternative. En d’autres termes, ce qui était censé être une transition écologique a, de fait, ouvert la brèche à tout un marché de crédits-carbone.

    La crise environnementale, quasi incontrôlable, que nous connaissons annonce non seulement la catastrophe vers laquelle nous allons, mais elle reste aussi accrochée au colonialisme structurel qui domine dans les pays du « premier monde » à l’égard des pays du troisième monde, ou des pays dits « émergents ». C’est le cas des investissements de l’entreprise EDF, dont l’État français est actionnaire majoritaire, qui ont entraîné une violence génocidaire contre le peuple binnizá (zapotèque).

    Ce génocide, comme l’a dénommé Alexander Dunlap (Université d’Oslo), s’explique à partir d’un ensemble « structurel » où entrent en jeu les relations politiques, sociales et culturelles sur deux niveaux, au plan international et au plan local. Concrètement, je fais référence à la forme sous laquelle se déploie le capital français dans l’isthme de Tehuantepec, intensifiant ainsi une économie du crime qui trouve son reflet dans les assassinats, produits des conflits entre caciques locaux. À ce sujet, on peut affirmer de manière catégorique que le capital français fait bien partie de la violence structurelle qui s’exerce actuellement contre les peuples de l’Isthme. (...)

    #Mexique #Oaxaca #EDF #éoliennes_industrielles #peuples_indiens #génocide #capitalisme_vert

  • L’attraction mexicaine

    Joani Hocquenghem

    https://lavoiedujaguar.net/L-attraction-mexicaine

    L’attraction mexicaine, l’incroyable Mexique, l’envers de la conquête : l’hospitalité hallucinée de l’empereur Moctezuma attribuant à l’émigrant le rang d’un dieu, elle n’apparaît pas à l’école.

    Cependant que Cortès et ses successeurs ratiboisent rapidement les Indes occidentales — on a quatorze ans et c’est le programme d’histoire au lycée —, en classe de français, le nouveau monde apparaît sur la route où Montaigne méditatif chemine vers Rouen, sous la forme d’un groupe de sauvages qui vont voir le roi Charles IX — ces émigrants-ci sont des échantillons exotiques, des roitelets de la France antarctique, comme on a appelé l’Amazonie. Montaigne note fiévreusement leur premier interview, leurs impressions de voyage, ce que nous leur inspirons, ce qu’ils nous inspirent : « ... quelqu’un en demanda leur avis, et voulut savoir d’eux ce qu’ils y avaient trouvé de plus admirable, ils répondirent trois choses, d’où j’ai perdu la troisième et en suis bien marri ; mais j’en ai encore deux en mémoire... »

    La première était que les Suisses de la garde, grands et forts, obéissent à un roi enfant au lieu qu’on choisisse entre eux le souverain, et la deuxième qu’il y ait chez nous des gens « gorgés de toutes sortes de commodités » sans que leurs « moitiés » (ainsi nomment-ils leur semblables) qui mendient à leur porte « ne les prissent à la gorge ou missent le feu à leurs maisons ». (...)

    #Mexique #Montaigne #Hugo #1968 #Artaud #Álvarez_Bravo #Diego_Rivera #Trotski #André_Breton #Godard #Clastres #Lowry #Traven #Chiapas #zapatisme

  • WhatsApp, faille que vaille
    https://www.liberation.fr/futurs/2019/08/01/whatsapp-faille-que-vaille_1743216

    Fake news, contrôle des données, cyberguerre... Retour sur la face sombre de nos vies numériques. Aujourd’hui, Facebook dépassé par un logiciel espion. Sur votre téléphone intelligent, ouvrez l’application WhatsApp. La messagerie qui appartient à Facebook revendiquant un milliard et demi d’utilisateurs dans le monde, il y a de fortes chances que vous l’ayez installée. Commencez une nouvelle conversation et observez ce message : « Les messages envoyés dans cette discussion et les appels sont désormais (...)

    #NSO #NSA #WhatsApp #Facebook #malware #Pegasus #smartphone #écoutes #exportation #activisme #sécuritaire #hacking #surveillance #journalisme #Amnesty (...)

    ##CitizenLab

  • Suite mexicaine (II)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Suite-mexicaine-II

    « La quatrième transformation »
    Réflexions sur les choix du nouveau gouvernement mexicain

    L’arrivée au pouvoir d’Andrés Manuel López Obrador en décembre 2018 marque incontestablement un changement important concernant le devenir du Mexique. Jusqu’alors l’activité marchande (dite encore activité capitaliste) s’était imposée de force au Mexique, violentant la population avec une extrême brutalité. Elle était soutenue dans ses exactions par un pouvoir complice et corrompu jusqu’à la moelle. Le nouveau chef d’État ne propose pas un adoucissement des mœurs, l’activité capitaliste restera toujours aussi brutale, mais un arrangement, un arrangement entre l’activité de spoliation et d’enrichissement des transnationales marchandes et la population, l’État étant celui qui négocie ces arrangements entre les puissances du Nord et les débilités mexicaines : qu’une partie de la richesse tirée du pays revienne aux Mexicains dans leur ensemble, fin de la corruption. Et les hommes d’affaires ont tout de suite compris où se trouvaient leur intérêt et que la fin de la corruption promise par Andrés Manuel López Obrador pouvait signifier plus d’argent pour eux. (...)

    #Mexique #gouvernement #AMLO #cartels #capitalisme #stratégie #mégaprojets #zapatistes #peuples_indiens #débâcle #Guerrero #Oaxaca

  • America’s Forgotten History of Illegal Deportations

    In the late 1920s and early 1930s, the country carried out a wave of unconstitutional raids that affected as many as 1.8 million people. Is it on the verge of doing so again?

    It was a time of economic struggle, racial resentment and increasing xenophobia. Installed in the White House was a president who had never before held elected office. A moderately successful businessman, he promised American jobs for Americans—and made good on that promise by slashing immigration by nearly 90 percent.

    He wore his hair parted down the middle, rather than elaborately piled on top, and his name was Herbert Hoover, not Donald Trump. But in the late 1920s and early 1930s, under the president’s watch, a wave of illegal and unconstitutional raids and deportations would alter the lives of as many as 1.8 million men, women and children—a threat that would seem to loom just as large in 2017 as it did back in 1929.

    What became colloquially known as the “Mexican repatriation” efforts of 1929 to 1936 are a shameful and profoundly illustrative chapter in American history, yet they remain largely unknown—despite their broad and devastating impact. So much so that today, a different president is edging towards similar solutions, with none of the hesitation or concern that basic consciousness would seem to require.

    Indeed, in the last several weeks, President Trump ordered the Department of Homeland Security to greatly increase not only the scope of potential deportees, but the speed at which they are being sent out of the country—a bid at “stabilization” borne of many of the same nationalist anxieties that plagued his predecessor nearly a century ago.
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    In his address to a joint session of Congress last week, the president painted a dark portrait of America’s immigrant population: “As we speak tonight,” he intoned, “we are removing gang members, drug dealers and criminals that threaten our communities and prey on our very innocent citizens.” It was the same foreboding message that Trump has espoused since he announced his candidacy, and yet there remains very little evidence to support it.

    Several weeks ago, Trump’s White House circulated a draft executive order aimed at “protecting U.S. jobs,” one that would shut America’s doors to immigrants most likely to require public assistance (including reduced school lunches) as well as tightly control who is able to enter the American workforce. It was very nearly Hoover’s rallying cry—American jobs for Americans—heard once again.

    In his speech on Tuesday, the president repeated this plan:

    Protecting our workers also means reforming our system of legal immigration. The current, outdated system depresses wages for our poorest workers and puts great pressure on taxpayers. Nations around the world, like Canada, Australia and many others, have a merit-based immigration system. It’s a basic principle that those seeking to enter a country ought to be able to support themselves financially. Yet in America we do not enforce this rule, straining the very public resources that our poorest citizens rely upon.

    Back in Hoover’s era, as America hung on the precipice of economic calamity—the Great Depression—the president was under enormous pressure to offer a solution for increasing unemployment, and to devise an emergency plan for the strained social safety net. Though he understood the pressing need to aid a crashing economy, Hoover resisted federal intervention, instead preferring a patchwork of piecemeal solutions, including the targeting of outsiders.

    According to former California State Senator Joseph Dunn, who in 2004 began an investigation into the Hoover-era deportations, “the Republicans decided the way they were going to create jobs was by getting rid of anyone with a Mexican-sounding name.”

    “Getting rid of” America’s Mexican population was a random, brutal effort. “For participating cities and counties, they would go through public employee rolls and look for Mexican-sounding names and then go and arrest and deport those people,” said Dunn. “And then there was a job opening!”

    “We weren’t rounding up people who were Canadian,” he added. “It was an absolutely racially-motivated program to create jobs by getting rid of people.”

    Why, specifically, men and women of Mexican heritage? Professor Francisco Balderrama, whose book, A Decade of Betrayal: Mexican Repatriation in the 1930s is the most definitive chronicle of the period (and, not coincidentally, one of the only ones), explained: “Mexican immigration was very recent. It goes back to that saying: Last hired, first fired. The attitude of many industrialists and agriculturalists was reflected in larger cities: A Mexican is a Mexican.” And that included even those citizens of Mexicans descent who were born in the U.S. “That is sort of key in understanding the psychic of the nation,” said Balderrama.

    The so-called repatriation effort was, in large part, a misnomer, given the fact that as many as sixty percent of those sent to “home” Mexico were U.S. citizens: American-born children of Mexican-descent who had never before traveled south of the border. (Dunn noted, “I don’t know how you can repatriate someone to a country they’ve not been born or raised in.”)

    “Individuals who left at 5, 6 and 7 years old found themselves in Mexico dealing with process of socialization, of learning the language, but they maintained an American identity,” said Balderrama. “And still had the dream to come back to ‘my country.’”

    The raids, as detailed in Balderrama’s chronicle, were vicious. With national concerns over the supposed burden that outsiders were putting on social welfare agencies, authorities targeted those Mexicans utilizing public resources. “In Los Angeles,” explained Balderrama, “they had orderlies who gathered people [in the hospitals] and put them in stretchers on trucks and left them at the border.”

    The efforts were equally chaotic. “The first raid in Los Angeles was in 1931—they surrounded La Placita Park near downtown L.A.,” Dunn recalled. “It was a heavily Latino area. They, literally, on a Sunday afternoon, rounded everyone up in park that day, took them to train station and put them on a train that they had leased. These people were taken to Central Mexico to minimize their chances of crossing the border and coming back to the U.S.”

    Dunn continued, “It was not like there was a master committee mapping out blocks. It was more fly-by-the-seat-of-the-pants. As in, Here’s a park where Mexicans go, okay let’s go there.”

    Mexicans in the United States—and Americans of Mexican descent—had little understanding of what was happening, and what their rights were. Elena Herrada, one of the founders of the oral history project, “Los Repatriados: Exiles from the Promised Land,” is the grandchild of Mexican-Americans who were targeted in the raids. Her grandparents, she recalled, lived in a “mostly Mexican neighborhood” in Detroit, known as Court Town.

    “It was the welfare officials who were doing it. A worker came to the door,” Herrada said. “My father remembered his father being asked by the worker, Where are you from?”

    “My dad was really puzzled,” she said. “Because his father didn’t want to say ‘Mexico’. My father was confused because he had always been a proud Mexican.”

    The family, Herrada recounted, was “de-patriated” to Mexico.

    “My grandfather didn’t have work at the time, and they were forcing them to leave. There was no gun put to his to head, but [they said he] wouldn’t be eligible to receive assistance—and he would starve.”

    “Many people didn’t believe they had a choice,” Herrada explained, “so they didn’t resist. My family didn’t believe they had a choice.”

    Herrada’s father and uncle would spend two years in Mexico before his parents were able to bring him back to the United States—after her grandfather, a veteran of the U.S. Army, returned to the country and once again found work.

    If American deportees made it back to America, according to Dunn, it was often because a friend or family member back in the States managed to obtain a copy of their birth certificate, proof of citizenship. And if they weren’t U.S. citizens, by the onset of World War II and the departure of much of the able-bodied workforce to the front, Mexican labor was back in demand: bodies were needed for low-paying agricultural work, and the xenophobia subsided under the auspices of the Bracero Program (a bilateral agreement between the U.S. and Mexico, the program brought Mexican workers to the states for short-term labor).

    But some never made it back to America. “We are who we are because of what people did in that moment,” said Herrada.

    Each state handled the raids differently—sometimes federal agents were involved, sometimes it was social workers and local law enforcement who targeted people for removal. Hoover’s precise role in directing the deportation efforts is unclear, but, according to Professor Kevin Johnson, Dean of the UC Davis School of Law, and a specialist in public interest law and Chicano studies, “There was a lot of correspondence between the different levels of government, and there was logistical support.” This support included reimbursing states for the chartering of busses and trains to transport people to Mexico.

    Deportations took place across the country: Los Angeles had the largest concentration of Mexicans and Mexican-born Americans, but communities in Detroit were also targeted in large number. “America’s most industrial city was in many ways the promise of the age in terms of economic prosperity,” according to Balderrama, and because of this, its Mexicans and citizens of Mexicans-descent were not exempt from deportation. “The archival evidence points to a full map, across the nation,” said Balderrama. There were deportations in states as far flung as Alaska, Alabama and Mississippi.

    And yet, confirming the precise number of people who were deported during this era is difficult, said Balderrama. “Both governments”—Mexico and the United States—“weren’t very interested in keeping records about what happened. It was a problem and they wanted to get rid of it. That’s why the numbers are very difficult.”

    Dunn, however, spent nearly three years doing archival research, enlisting his state senate staff to comb through federal, state and local records in a bid to reconcile California’s tortured legacy. He feels confident in his citation of 1.8 million people deported. “That number came out of several documents we got from the federal government,” he told me.

    Beyond the travesty inflicted upon hundreds of thousands of U.S. citizens, the Mexican deportations of the 1920s and 1930s are also shocking—and at this moment, particularly enlightening—for the illegalities visited upon non-citizens. Trump is unlikely to willfully deport American citizens, but he appears perilously close to replicating many of the mistakes Hoover did as it concerned the undocumented. And given the number of mixed-status families in the U.S.—as of 2015, 16.6 million Americans lived in residences with at least one undocumented immigrant—these deportations will affect citizens and non-citizens alike.

    Johnson said that in hindsight, it is clear Hoover’s deportations were a violation of “several constitutional rights,” including the Fourteenth Amendment’s due process clause and the Fourth Amendment, which prohibits unreasonable search and seizure.

    “Now it’s very clear that some of those provisions apply to immigrants in the U.S. The Supreme Court has made very clear that as long as you’re in the U.S., you have a right to due process and hearing. That doesn’t mean you can’t be removed,” said Johnson. “But you have the ability to retain counsel.”

    Johnson said that many immigrants—especially those who have been here for any extended amount of time, may have “deep community ties—to citizens, churches, employers.” The longer someone is in the U.S., he explained, “the more of those ties you have, and the deeper your rights are.”

    He pointed out that this legal reality, “is an issue right now because the White House is making efforts to expedite and expand deportations. But it means no hearing, no judicial review; it could be ready as a summary deportation.”

    Further, the expedited deportations can now occur beyond one hundred miles of the U.S.-Mexico border, and can target people who have been here for as many as two years. “Imagine what can happen in two years,” said Johnson. “All kinds of relief you might be eligible for, but you might not even have a hearing. The reason you have hearings is to try and avoid mistakes: If you don’t … you are probably going to have some mistakes tolerated and accepted.”

    Perhaps more than anything, the humanitarian cost of the Hoover-era deportations are the specter that looms largest over Trump’s immigration policy of today. Given the burden mass deportations would have placed on the federal bureaucracy, Hoover’s administration outsourced the raids, targeting and deportation to local and state officials—persons not particularly well versed in constitutional law, nor the sensitivities surrounding deportation.

    Trump appears ready to do the same: while the administration has directed the hiring of 10,000 new Immigration and Customs Enforcement (ICE) officials to oversee the dramatic increase in deportations, the administration has also revived the controversial 287(g) program, which recruits local law enforcement and sheriff’s deputies to assist in deportations.

    “It’s frightening and terrifying,” said Johnson. “We have a recent history—one not limited to the 1930s—of law enforcement engaging in excess in the name of law enforcement.”

    “I may be suspicious of ICE officials and how they apply the law,” he added, “but I do think they are trained to enforce the laws. And it’s the job of state and local police to enforce criminal laws—they don’t have the training, expertise or sensitivity to enforce accurate immigration decisions.”

    And yet it’s unclear if federal agents are the ones who intend on showing any particular restraint, given the new guidelines. According to the New York Times, ICE agents have already been targeting church shelters, airports and other areas where immigrants are known to convene.

    Two officials in Washington said that the shift [in policy]— and the new enthusiasm that has come with it — seems to have encouraged pro-Trump political comments and banter that struck the officials as brazen or gung-ho, like remarks about their jobs becoming “fun.” Those who take less of a hard line on unauthorized immigrants feel silenced, the officials said.

    Brazen behavior by those tasked with deportations, Johnson said, “is opening the door to the kinds of excesses that happened ... across the nation during the Depression—when state and local law enforcement made mistakes and rounded up brown people as their way of general relief reduction. I understand why immigrant communities are very frightened about what could happen.”

    In the meantime, only a limited number of Americans seem to even be aware of the gross mistakes their country made in the name of security. While still a state senator, Dunn successfully sponsored the Apology Act, an official mea culpa from the state of California to its Mexican residents—it passed in 2006. He also led efforts to have a memorial erected in La Placita park, the site of the first raids on L.A.’s Mexican community, where it now stands in memoriam.

    And yet, when Dunn took his apology proposal to members of the U.S. Congress, no one was interested. “They would say, ‘Immigration is really volatile right now. We’re gonna look like we’re only fighting for Latinos.’ We couldn’t convince anyone to pick it up.”

    As for all the records and material unearthed during his research? Dunn said, “Those documents are still sitting in my garage. Nobody really wanted them.”

    Those whose families were affected by the deportations—in some cases forever changed—appear no more eager to delve into the sins of the past. “They never talked about it,” said Herrada, “there was a lot of shame associated with it … They didn’t know why they got deported. They didn’t know what they did to bring that on. The only thing they knew was that they were Mexicans—and this only happened to Mexicans.”

    She added, “My grandfather still didn’t want to say he was deported. And my father, on his deathbed, said to me, You know, I never liked that word. He was really angry that I had used it.”

    https://www.theatlantic.com/politics/archive/2017/03/americas-brutal-forgotten-history-of-illegal-deportations/517971
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