• America’s Salad Bowl Becomes Fertile Ground for Covid-19 - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/01/22/us/coronavirus-arizona-yuma-covid.html

    Because Yuma County produces the lettuce, broccoli and other leafy greens that Americans consume during the cold months, it is known as “America’s salad bowl.” Now it has become a winter hothouse for Covid-19.
    Over the course of the pandemic, the Yuma area has identified coronavirus cases at a higher rate than any other U.S. region. One out of every six residents has come down with the virus.Each winter, the county’s population swells by 100,000 people, to more than 300,000, as field workers descend on the farms and snowbirds from the Midwest pull into R.V. parks. This seasonal ritual brings jobs, local spending and high tax revenue. But this year, the influx has turned deadly.Father Chapa’s parish is weathering the full spectrum of the pandemic’s surge. In Spanish and English, he ministers to Mexican-American families who have been rooted here for generations as well as the seasonal residents, all of them afflicted. The church is handling three times the number of funerals it usually does.
    While coronavirus cases are starting to flatten across the country, the virus is still raging in many border communities. Three of the six metro areas with the highest rates of known cases since the outbreak began are small cities straddling Mexico: Yuma; Eagle Pass, Texas; and El Centro, Calif.
    Seasonal migration, the daily flow of people back and forth and lax measures to contain the virus’s spread have created a combustible constellation. Arizona has seen among the highest increases in newly reported deaths of any state over the past two weeks — and it is not clear when this troubling trend will abate.Halfway between San Diego and Phoenix, but geographically isolated from both, Yuma has only one hospital. Understaffed and overwhelmed with cases, it has been airlifting critically ill patients to other cities. And the fallout from Christmas and New Year festivities is not over.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#mexique#frontiere#circulation#sante#famille#migrationsaisonniere#communauté#texas#arizona#californie

  • Environ 4 500 migrants honduriens se dirigeant vers les Etats-Unis parviennent à entrer au Guatemala
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/01/16/environ-4-500-migrants-honduriens-arrivent-a-entrer-au-guatemala_6066467_321

    Au moins 4 500 migrants honduriens souhaitant se rendre à pied aux Etats-Unis ont réussi à entrer sur le territoire du Guatemala vendredi soir 15 janvier, après avoir forcé un cordon policier à la frontière, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP). L’estimation du nombre de migrants a été donnée par un chef de la police guatémaltèque au poste frontière d’El Florido, à 220 km à l’est de la capitale Guatemala. Les Honduriens ont pris la route à pied vendredi, formant une caravane humaine animée par l’espoir d’entrer aux Etats-Unis et d’y trouver une vie meilleure, malgré les restrictions imposées par le Guatemala et le Mexique sur leur chemin. Beaucoup de migrants veulent croire que le président Joe Biden, qui sera investi mercredi, assouplira la politique migratoire des Etats-Unis, même si Washington les a déjà mis en garde.
    Des migrants se dirigeant, vendredi 15 janvier, vers la frontière avec le Guatemala en route pour les Etats-Unis, défilent dans la municipalité de Santa Rita, dans le département hondurien de Copan.Le gros de la foule est parti de San Pedro Sula, à 180 km au nord de Tegucigalpa, en direction d’Agua Caliente, frontalière avec le Guatemala, un trajet d’environ 260 km, a constaté l’AFP. Un premier contingent de 300 personnes avait déjà pris la route jeudi.
    Un groupe s’est détaché vendredi du gros cortège pour se diriger vers un autre poste-frontière, celui d’El Florido, plus proche, avec l’intention de rejoindre le reste de la caravane une fois entré au Guatemala. Des centaines de policiers guatémaltèques en tenue antiémeute ont pris position aux postes-frontières de la frontière Guatemala-Honduras.La situation économique de nombreux habitants du pays d’Amérique centrale, déjà soumis à la violence des gangs et des narcotrafiquants, s’est encore détériorée avec le passage de deux puissants ouragans en novembre et les conséquences de la pandémie due au coronavirus SARS-CoV-2.
    Les migrants marchent en colonne le long des routes, sac au dos, la plupart le visage couvert d’un masque en raison de la pandémie de Covid-19.
    Le Guatemala impose aux migrants pour traverser la frontière de présenter des documents d’identité en règle et un test PCR négatif. La police guatémaltèque a annoncé avoir refoulé environ 600 migrants de l’avant-garde de la caravane, faute de documents ou de tests.La décision de ne pas aller à l’épreuve de force avec les migrants a été prise après avoir constaté que leur groupe comportait de nombreuses familles avec des mineurs, a expliqué un chef de la police guatémaltèque au poste-frontière d’El Florido, à 220 km à l’est de la capitale Guatemala. De son côté, le gouvernement mexicain a averti qu’il « ne permettra pas l’entrée illégale [sur son territoire] de caravanes de migrants ». Quelque 500 policiers ont été envoyés à la frontière avec le Guatemala.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#honduras#guatemala#mexique#sante#pandemie#economie#violence#politiquemigratoire#test#emigration

  • Production

    Jean Robert

    https://lavoiedujaguar.net/Production

    Don Bartolo habite une masure derrière ma maison. Comme beaucoup d’autres personnes déplacées, c’est un intrus, un « envahisseur » ou un « parachutiste », comme on dit au Mexique. Avec du carton, des bouts de plastique et de la tôle ondulée, il a édifié une cabane dans un terrain au propriétaire absent. S’il a de la chance, un jour il construira en dur et couronnera les murs d’un toit d’amiante-ciment ou de tôle. Derrière sa demeure, il y a un terrain vague que son propriétaire lui permet de cultiver. Don Bartolo y a établi une milpa : un champ de maïs ensemencé juste au début de la saison des pluies afin qu’il puisse donner une récolte sans irrigation. Dans la perspective de l’homme moderne, l’action de Bartolo peut paraître profondément anachronique.

    Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Mexique, comme le reste du « Tiers-Monde », fut envahi par l’idée du développement. La popularité de ce concept doit beaucoup au président Harry Truman, qui en fit l’axe politique de son discours de prise de pouvoir en 1949. Selon Truman, la politique du développement consiste à « appuyer tous les peuples libres dans leurs efforts pour augmenter la production d’aliments, de textiles pour l’habillement et de matériaux de construction de maisons, ainsi que celle de nouvelles forces motrices pour alléger leur effort physique ». Il ajoutait que « la clé du développement est la croissance de la production et la clé de celle-ci, l’application ample et vigoureuse des connaissances scientifiques et techniques ».

    #Jean_Robert #Mexique #milpa #développement #production #Kant #Goethe #Defoe #Adam_Smith #valeur #Ricardo #rareté #Marx #économie #progrès #destructivité #croissance #Keynes #maïs

  • Le Mexique bannit le maïs OGM et le glyphosate - Sciences et Avenir
    https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/developpement-durable/le-mexique-bannit-le-mais-ogm-et-le-glyphosate_150611

    Le gouvernement mexicain s’est engagé à bannir de son sol en trois ans le #maïs génétiquement modifié ainsi que le très contesté herbicide #glyphosate. Ces décisions sont saluées par les organisations environnementales et décriées par le secteur agro-industriel.

    #ogm #Mexique

  • Fleeing lockdown, Americans are flock to Mexico City - where the coronavirus is surging - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/01/02/world/americas/virus-mexico-visitors.html

    At first, life in lockdown was OK, between working from home, exercising with his roommate, and devouring everything on Netflix.But as the coronavirus pandemic wore endlessly on, Rob George began to find the confinement in his West Hollywood home unbearable.“There were weeks where I just wouldn’t leave my house, just working all day — my mental health was definitely suffering,” said Mr. George, 31, who manages business operations for a technology start-up. So when a Mexican friend said he was traveling to Mexico City in November, Mr. George decided to tag along. Now, he’s calling the Mexican capital home — part of an increasing number of foreigners, mainly Americans, who are heading to Mexico, for a short trip or a longer stay to escape restrictions at home.They are drawn partly by the prospect of bringing a little normalcy to their lives in a place where coronavirus restrictions have been more relaxed than at home, even as cases of Covid-19 shatter records. Some of them are staying, at least for a while, and taking advantage of the six-month tourist visa Americans are granted on arrival.
    But while coming to this country may be a relief for many foreigners, particularly those fleeing colder weather, some Mexicans find the move irresponsible amid a pandemic, especially as the virus overwhelms Mexico City and its hospitals. Others say the problem lies with Mexican authorities, who waited too long to enact strict lockdown measures, making places like Mexico City enticing to outsiders.“If it was less attractive, fewer people would come,” said Xavier Tello, a Mexico City health policy analyst. “But what we’re creating is a vicious cycle, where we’re receiving more people, who are potentially infectious or infected from elsewhere, and they keep mixing with people that are potentially infectious or infected here in Mexico City.”In November, more than half a million Americans came to Mexico — of those, almost 50,000 arrived at Mexico City’s airport, according to official figures, less than half the number of U.S. visitors who arrived in November last year, but a surge from the paltry 4,000 that came in April, when much of Mexico was shut down. Since then, numbers have ticked up steadily: between June and August, U.S. visitors more than doubled.
    It’s unclear how many are tourists and how many are relocating, at least temporarily. Some may be Mexicans who also have American passports, and are visiting family. But walking the streets of Mexico City’s trendier neighborhoods these days, it can sometimes seem like English has become the official language.“A lot of people are either coming down here and visiting to test it out, or have just full-on relocated,” said Cara Araneta, a former New Yorker who has lived on and off in Mexico City for two years, and came back to the capital in June. The surge, however, comes as Mexico City enters a critical phase of the pandemic; hospitals are so stretched that many sick people are staying home as their relatives struggle to buy them oxygen. The U.S. Centers for Disease Control and Prevention advised Americans to avoid all travel to Mexico.
    The capital’s health care system “is basically overwhelmed,” said Mr. Tello, via WhatsApp message. “The worst is yet to come.”In mid-December, authorities escalated Mexico City’s alert system to the highest level — red — which requires an immediate shutdown of all but essential businesses. But the lockdown came weeks after numbers became critical, even by the government’s own figures, leaving stores thronged with Christmas shoppers and restaurants filled with diners.With its leafy streets and quaint cafes, the upscale Mexico City neighborhoods of Roma and Condesa have attracted expatriates escaping sky-high rents in New York or Los Angeles for years. But with an increasing number of young people now working from home, the so-called axis of cool has become even more attractive, even as Mexico City residents confront a public health crisis.
    As in much of the world, the most affluent are often the least affected. In Roma Norte, the contrast has been vivid: On one corner recently, working-class Mexicans lined up to buy oxygen tanks for their relatives, while just blocks away well-off young people queued up for croissants.Mexico City is hardly the only Mexican destination seeing a surge of foreign visitors, particularly Americans, who — with the pandemic raging in the United States — are barred from traveling to many countries. While some Latin American nations have at times shut their borders completely, Mexico has imposed few restrictions: Mexico was the third most visited country in 2020, up from seventh last year, according to the Mexican government, citing preliminary statistics from the World Tourism Organization.
    Much of this travel has been concentrated in the country’s popular beach resorts where coronavirus restrictions can be even more relaxed. Los Cabos had nearly 100,000 Americans arrive in November, while Cancun had 236,000 U.S. visitors, only 18 percent fewer than in 2019. The nearby resort town of Tulum made headlines for hosting an art and music festival in November that saw hundreds of revelers dancing maskless inside underground caves.

    #Covid-19#migrant#migration#mexique#etatsunis#sante#systemesante#tourisme#economie#restrictionsanitaire

  • Première partie : Une déclaration… pour la vie

    EZLN

    https://lavoiedujaguar.net/Premiere-partie-Une-declaration-Pour-la-vie

    Frères, sœurs et compañer@s,

    Durant ces derniers mois, nous avons pris contact entre nous de différentes manières. Nous sommes femmes, lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, travestis, transsexuels, intersexes, queers et autres encore, hommes, groupes, collectifs, associations, organisations, mouvements sociaux, peuples originaires, associations de quartier, communautés et un long et cetera qui nous donne une identité.

    Nos différences et les distances entre nous viennent des terres, des ciels, des montagnes, des vallées, des steppes, des déserts, des océans, des lacs, des rivières, des sources, des lagunes, des races, des cultures, des langues, des histoires, des âges, des géographies, des identités sexuelles ou pas, des racines, des frontières, des formes d’organisation, des classes sociales, des capacités financières, du prestige social, de la popularité, des followers, des likes, des monnaies, des niveaux de scolarité, des manières d’être, des préoccupations, des qualités, des défauts, des pour, des contre, des mais, des cependant, des rivalités, des inimitiés, des conceptions, des argumentations, des contre-argumentations, des débats, des différends, des dénonciations, des accusations, des mépris, des phobies, des philies, des éloges, des rejets, des abus, des applaudissements, des divinités, des démons, des dogmes, des hérésies, des goûts, des dégoûts, des manières d’être, et un long et cetera qui nous rend différents et bien des fois nous oppose. (...)

    #EZLN #zapatistes #Mexique #Grèce #Allemagne #France #Pays_basque #Autriche #Belgique #Bulgarie #Catalogne #Chypre #Ecosse #Slovaquie #Europe #Angleterre #Irlande #Norvège #Portugal #République_tchèque #Russie #Suisse #Togo #État_espagnol #Italie #Argentine #Brésil #Canada #Chili #Colombie #Equateur #Etats-Unis #Pérou

  • ’The US isn’t an option anymore’: why California’s immigrants are heading back to Mexico | California | The Guardian
    http://www.theguardian.com/us-news/2020/dec/31/california-immigration-mexico-coronavirus-us
    https://i.guim.co.uk/img/media/51b3a5c35c1749fad7ddbfe8878668cb108a6ae6/0_144_5000_3000/master/5000.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    California’s most vulnerable immigrants have faced unprecedented challenges this year, with some weighing whether it’s worth staying in the United States altogether.Ten months of a pandemic that has disproportionately sickened immigrants and devastated some of the industries that rely on immigrant labor, combined with years of anti-immigrant policies by the Trump administration have exacerbated insecurities for undocumented people and immigrants working low-wage jobs across California.
    For immigrants at the bottom of the economic ladder, it’s never been easy in the US, said Luz Gallegos, the executive director of the immigrant advocacy group Training Occupational Development Educating Communities Legal Center (Todec).“But California was also always a place where my family – my parents and grandparents – believed they could build a better life,” said Gallegos who was born into a family of immigrant activists and organizers. “It was always a place with potential.”“There’s been so much fear and trauma – just layers of trauma,” she said. Workers at mega-farms and massive warehouses across California’s Inland Empire and Central Valley– many of whom have continued to toil through the most severe stretches of the pandemic despite coronavirus outbreaks at many facilities – have been coming to Gallegos for advice on what to do when they get sick.
    One family she spoke with recently asked her if there was a community clinic they could go to for Covid treatment, instead of the county hospital. As green card applicants, they were worried that if they sought government healthcare they could be denied permanent residency due to the Trump administration’s so-called “public charge” rule, which allowed the government to deny residency to immigrants who rely on public benefits. Gallegos said she tried to explain that going to a county hospital wouldn’t disqualify them – and moreover, a federal court had recently blocked the rule from being implemented. “I told them, you should think about your health first. You’ll have no use for a green card if you’re not alive,” Gallegos said.
    But they couldn’t stand the uncertainty. So, the grandmother, mom and two young children instead relocated across the southern border. The kids, both US citizens, are still able to cross the border to attend school.“It’s not even that the country is not welcoming any more, it’s just not an option any more,” said Gallegos. “I hear that all the time from people here, and from friends and family in other countries.” Javier Lua Figureo moved back to his home town in Michoacán, Mexico, three years ago, after living and working in California for a dozen years. Since the pandemic hit, several of his friends and family members have followed his lead, he said.“Things aren’t perfect in Mexico,” Figureo said in Spanish. But at least there’s access to healthcare, and some unemployment benefits for those who need it, he added. “In comparison to what it was in the US, the situation for us in Mexico right now is much better.” Although California’s coronavirus case tracking data doesn’t track immigration status, studies and surveys have found that the pandemic has taken a disproportionate toll on the state’s immigrant population. Or, as researchers at UC Berkeley put it: “Even though the virus is blind to people’s citizenship or visa status, immigrants can be especially vulnerable to infection, serious illness, financial hardship, and hateful discrimination.”
    Immigrants are more likely to work on the frontlines of the pandemic, as healthcare workers, grocery store clerks, delivery drivers and farmers, where their chances of contracting the virus are especially high. A third of all physicians are immigrants, and so are at least half the nation’s farm workers. An estimated 75% of farmworkers in California are undocumented immigrants. Even before the Trump administration implemented its anti-immigrant policies, and even before the pandemic hit, non-citizens had less access to healthcare and health insurance, as well as safety net programs like food stamps and unemployment. In May and June, they didn’t get the $2,000 stimulus check that most Americans with a social security number received.A $125m fund to send a one-time cash grant of $500 offered to workers without legal status dried up quickly, and was a drop in the bucket. The state’s governor, Gavin Newsom, vetoed a bill that would have provided low-income immigrants $600 for groceries. “It feels like discrimination,” said Pedro, who is 41 and works at a cauliflower farm in Riverside county, east of Los Angeles. In March, he lost work, and couldn’t make rent. And as California faces a surge in coronavirus cases, he said still doesn’t know what he’d do if he or his wife contracted Covid-19 – they don’t have health insurance, and without legal documents, they don’t feel safe going to the county-run free testing sites. Meanwhile, it unnerves him to see border patrol agents about town. “I’m scared to even go out to buy things for my daughters,” he said, in Purépecha. The Guardian is not using Pedro’s last name to protect him and his undocumented family members.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#mexique#californie#sante#discrimination#systemesante#assurancemaladie#economie#revenu

  • Au Carnet, nous nous mobilisons aussi
    contre le mensonge de la transition écologique !

    ZAD du Carnet

    https://lavoiedujaguar.net/Au-Carnet-nous-nous-mobilisons-aussi-contre-le-mensonge-de-la-transi

    À la ZAD du Carnet, nous avons choisi d’occuper un territoire menacé de disparaître sous le béton. Ce sont 110 hectares sur près de 400, soit environ un quart de l’île que nous défendons, qui sont voués à abriter ce que les grands bousilleurs osent appeler un parc éco-technologique. Nous inscrivons notre lutte dans celle contre le capitalisme vert, car nous ne croyons pas à une transition qui refuse de remettre en cause les dominations qui structurent nos sociétés. Ici, nous essayons de construire une forme d’autonomie et pour nous, construire l’autonomie passe par la réappropriation de notre façon de penser le monde que nous habitons, loin de l’écologie productiviste qu’on nous impose.

    Ça n’échappe plus à grand monde, nous sommes collectivement en train de saccager notre planète. Que nous proposent exactement les pouvoirs en place pour y remédier ? Premièrement, culpabiliser celles et ceux qui consomment soi-disant mal, surtout quand ils et elles sont pauvres. Deuxièmement, trouver une solution technique à nos ennuis, sans questionner notre foi aveugle dans le progrès et dans l’industrie. C’est ce qu’on peut appeler capitalisme vert. Sur le site du Carnet, nous sommes directement concerné·e·s. Le port de Nantes-Saint-Nazaire prévoit d’installer un parc éco-technologique, c’est-à-dire un parc industriel mettant en avant les énergies renouvelables. Le terme est volontairement flou et derrière le mot renouvelable, ce qui se cache, c’est la recherche de nouvelles formes d’énergie à exploiter pour continuer la croissance des besoins. En gardant toujours la mainmise sur la production et la distribution, parce que le contrôle, contrairement au reste du monde, n’est pas en train de s’écrouler. (...)

    #ZAD #territoire #occupation #Nantes-Saint-Nazaire #transition_écologique #capitalisme_vert #parc_éco-technologique #désastre_environnemental #Mexique #Tehuantepec #EDF #éco-pollueurs

  • Le droit d’asile à l’épreuve de l’externalisation des politiques migratoires

    Le traitement des #demandes_d’asile s’opère de plus en plus en #périphérie et même en dehors des territoires européens. #Hotspots, missions de l’#Ofpra en #Afrique, #accord_UE-Turquie : telles sont quelques-unes des formes que prend la volonté de mise à distance des demandeurs d’asile et réfugiés qui caractérise la politique de l’Union européenne depuis deux décennies.

    Pour rendre compte de ce processus d’#externalisation, les auteur·es de ce nouvel opus de la collection « Penser l’immigration autrement » sont partis d’exemples concrets pour proposer une analyse critique de ces nouvelles pratiques ainsi que de leurs conséquences sur les migrants et le droit d’asile. Ce volume prolonge la journée d’étude organisée par le #Gisti et l’Institut de recherche en droit international et européen (Iredies) de la Sorbonne, le 18 janvier 2019, sur ce thème.

    Sommaire :

    Introduction
    I. Les logiques de l’externalisation

    – Externalisation de l’asile : concept, évolution, mécanismes, Claire Rodier

    - La #réinstallation des réfugiés, aspects historiques et contemporains, Marion Tissier-Raffin

    – Accueil des Syriens : une « stratification de procédures résultant de décisions chaotiques », entretien avec Jean-Jacques Brot

    - #Dublin, un mécanisme d’externalisation intra-européenne, Ségolène Barbou des Places

    II. Les lieux de l’externalisation

    - L’accord Union européenne - Turquie, un modèle ? Claudia Charles

    – La #Libye, arrière-cour de l’Europe, entretien avec Jérôme Tubiana

    - L’#Italie aux avant-postes, entretien avec Sara Prestianni

    - Le cas archétypique du #Niger, Pascaline Chappart

    #Etats-Unis- #Mexique : même obsession, mêmes conséquences, María Dolores París Pombo

    III. Les effets induits de l’externalisation

    – Une externalisation invisible : les #camps, Laurence Dubin

    - #Relocalisation depuis la #Grèce : l’illusion de la solidarité, Estelle d’Halluin et Émilie Lenain

    - Table ronde : l’asile hors les murs ? L’Ofpra au service de l’externalisation

    https://www.gisti.org/publication_pres.php?id_article=5383
    #procédures_d'asile #asile #migrations #réfugiés #rapport #USA

    ping @karine4 @isskein @rhoumour @_kg_

  • Migrant Camp On Mexico’s Border Limits the Spread of COVID-19 | Best Countries | US News
    https://www.usnews.com/news/best-countries/articles/2020-12-17/migrant-camp-on-mexicos-border-limits-the-spread-of-covid-19
    https://www.usnews.com/dims4/USNEWS/4d28547/2147483647/crop/4050x2700%2B0%2B0/resize/1200x1200%3E/quality/85/?url=http%3A%2F%2Fmedia.beam.usnews.com%2F70%2Ff7%2Fbdcb53814e85a09a2845bee5

    Throughout the pandemic, between 600 and 2,000 asylum-seekers from across Latin America have lived at the camp at any given time, as they await their court dates in the United States. Some have been there for more than a year under the Migrant Protection Protocols (MPP), a program that began sending asylum-seekers to dangerous Mexican border cities in January 2019 to await their court dates. Others were told to wait their turn on a so-called metering list that limits the number of cases U.S. border officials hear each day.During the pandemic, the U.S. pushed back court dates for asylum-seekers in MPP and began turning back almost all border crossers, citing an obscure public health rule. It seemed inevitable that the squalid tent camp, often smelling of urine and crawling with mosquitoes, would become a petri dish for the coronavirus. But it wasn’t until June, three months after Mexico’s first case, that a migrant at the camp tested positive.
    Now, in December, as cities along the Texas border and across the U.S. report surging cases, the Matamoros tent camp has – seemingly miraculously – avoided the devastation predicted in the early days of the pandemic, with only a few dozen mild cases reported since June. Meanwhile, the border state of Tamaulipas – where Matamoros is located – has reported more than 37,000 cases. Aid workers and health officials working in the Matamoros tent camp say early preparations, listening to the community, and adapting to their needs were some of the keys to their success.
    Global Response Management (GRM), an international NGO that works in conflict zones, first set up shop in Matamoros in September 2019. When news of the pandemic reached the camp in March, doctors and coordinators started to prepare for the new threat.They took stock of the challenges: unsanitary conditions, close living quarters, distrust in authorities and overall poor health literacy. Full adherence to social distancing and isolation measures was going to be difficult given the living conditions and limited resources of the migrants there, according to Sam Bishop, GRM project manager in Matamoros.So they started making their plans accordingly.
    GRM prepared isolation areas, stocked the clinic with ventilators and other necessary equipment, and ramped up testing. It began building a 20-bed pop-up clinic to treat patients. Workers also started handing out Vitamin D tablets and masks, knowing the migrants themselves wouldn’t have the resources to buy them.When the staff at GRM did all they could to medically prepare for potential cases, they turned to educating the population about COVID, the risks, and how to keep themselves safe. It was a tough task for a group of people who are “naturally mistrustful,” according to Bishop.
    The migrants at the Matamoros tent camp have fled gang violence, political persecution and humanitarian crises in their home countries. They’ve traveled thousands of miles through jungles and deserts to try to reach safety. But under the administration of U.S. President Donald Trump, legal avenues to asylum have been cut off.
    Before the Remain in Mexico policy, most would have been released to sponsors in the U.S. while their asylum cases were ongoing. Instead, they have been shunned to Mexico, where they are vulnerable targets to extortion, kidnapping and sexual violence by criminal groups. The migrants sent back started a camp at the port of entry in Matamoros, thinking it would give them some protection from violence and that Mexican and U.S. authorities couldn’t ignore them if they are camped out at the door. Even before the pandemic, attempts by Mexican authorities to relocate migrants caused an uproar in the camp and most refused to leave.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#mexique#sante#education#camp#asile#pandemie

  • Convocation à la Cinquième Assemblée nationale
    du Congrès national indigène

    CNI, EZLN

    https://lavoiedujaguar.net/Convocation-a-la-Cinquieme-Assemblee-nationale-du-Congres-national-i

    Nous, peuples, nations, tribus et quartiers originaires qui constituons le Congrès national indigène, le Conseil indigène de gouvernement et l’Armée zapatiste de libération nationale, alors que nous nous confrontons à la maladie de notre Mère Terre qui s’est traduite en une grave pandémie frappant la vie et l’économie de nos communautés et le monde entier, nous nous faisons entendre dans la voix des peuples originaires qui crient depuis les géographies où ils luttent et résistent contre la guerre capitaliste visant à l’appropriation des territoires indigènes et paysans par d’agressives politiques d’extraction d’un bout à l’autre de la géographie nationale, par des mégaprojets de mort appelés Couloir interocéanique dans les États d’Oaxaca et de Veracruz, Projet intégral Morelos dans les États de Morelos, Puebla et Tlaxcala, Train maya dans les États du sud-est du Mexique ou Aéroport international de Mexico dans le centre du pays, par la mise en œuvre d’un ensemble de politiques et de mécanismes pour la continuation du « libre commerce » subordonné aux États-Unis et au Canada, pour contenir la migration et pour empêcher ou affaiblir l’organisation et la résistance de nos peuples en supplantant les autorités traditionnelles et en réalisant des simulacres de consultation indigène.

    Il s’agit de politiques et de mégaprojets impulsés par le gouvernement néolibéral de la Quatrième Transformation au service des grands capitaux mondiaux contre l’organisation autonome de nos peuples (...)

    #Mexique #peuples_originaires #EZLN #convocation #résistance #mégaprojets #militarisation

  • La Grande Transformation (XI)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/La-Grande-Transformation-XI

    Aperçus critiques sur le livre de Karl Polanyi
    La Grande Transformation
    (à suivre)

    Notre vision du monde étant le fruit d’un mode de vie, une cosmovision n’est évidente que pour ceux qui appartiennent à une même civilisation. L’opposition entre culture et nature est-elle en passe de devenir une vision du monde partagée par tous ceux qui vivent dans une civilisation marchande ou bien est-elle toujours une idéologie que l’avant-garde intellectuelle s’efforce de propager, avec les résultats remarquables que nous connaissons ? Nous pouvons constater qu’une telle cosmovision s’étend comme une tache d’huile en suivant le mouvement de pénétration du marché. Il y aurait d’un côté l’humain, le monde de la culture, de l’esprit, de la pensée et de l’être et, de l’autre, la nature, l’apparence, l’absence de pensée, tout ce qui n’est pas humain. Cet univers réduit au paraître s’oppose à l’être, l’être serait en quelque sorte l’envers du décor. Non seulement l’apparence occulte l’être (l’esprit, la pensée) mais rend l’être (l’esprit, la pensée) inaccessible. Je dirai que l’apparence (ce que nous appelons la nature) est seulement l’apparence de la pensée, en fait la pensée comme aliénation de la pensée. La nature n’est pas opposée à la culture, elle est toute notre culture. On dit en général que la nature est toute la réalité, je dirai que la nature est toute notre réalité, ou bien encore que l’aliénation est toute notre réalité. (...)

    #Karl_Polanyi #civilisation #cosmovision #échange #marché #aliénation #économie #État #religion #Mésoamérique #Quetzalcóatl #Mexique

  • La spiritualité wixárika à notre époque

    Eduardo Guzmán Chávez

    https://lavoiedujaguar.net/La-spiritualite-wixarika-a-notre-epoque

    Le peuple wixárika vient de très loin dans le temps. Les chercheurs travaillent sur les archives coloniales des missionnaires qui les ont rencontrés au XVIIe siècle et sauvegardent les témoignages onomatopéiques qui rôdent dans la parole wixárika pour décrire un peuple qui, pendant la conquête de la Sierra Madre occidentale, n’était pas remarquable par sa force politique ou sa puissance militaire à côté des Coras et des Tepehuanos voisins, mais qui se distinguait déjà à l’époque comme un bastion spirituel d’une lignée lointaine.

    Leur conquête par les Espagnols a été relativement facile et a imprimé certains traits catholiques que les Wixaritari ou Huicholes ont su honorer sans que cela perturbe la résonance originelle de leur propre cosmovision.

    De nos jours, si nous avions la chance d’assister à la célébration catholique du chemin de croix pendant la Semaine sainte dans l’une des communautés nucléaires, nous serions frappés de constater une profondeur et une dévotion dignes du christianisme primitif.

    Mais le peuple wixárika vient de bien plus loin dans le temps. C’est un lieu commun, quand on parle d’eux, de leur attribuer la qualité supérieure d’être l’une des cultures indigènes les plus pures du monde. (...)

    #Mexique #Huichol #spiritualité #cosmovision #fidélité #solaire #calendrier #pèlerinage #guérisseurs #sagesse #mégaprojets #déforestation

  • In these West Virginia and California agricultural towns, farmers and ranchers are battling the pandemic and big industry - Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/graphics/2020/road-to-recovery/farmers-ranchers-coronavirus-food-california-west-virginia

    In these two American breadbasket communities, small farmers and ranchers have been left to improvise as their markets swivel and contract. In its early months considered an urban problem, the coronavirus has been especially brutal in rural agricultural communities, where farmworkers were slow to get personal protective equipment and effective safety protocols.
    In both Salinas and Moorefield, the coronavirus has contributed layers of complexity to an already backbreaking professional path. Several years of historically poor planting conditions and retaliatory tariffs under the Trump administration have cut off potential for agricultural exports and left farmers with few reserves before the pandemic began to hopscotch across the country.
    For Mary Jo Keller, 90, Moorefield has always been home, where she and her family make a dwindling living from dairy cows. Not far away, Rick Woodworth raises cattle on Flying W Farms — he owns them from birth to slaughter, growing all his own feed, a refutation of modern industrial agricultural models epitomized by Pilgrim’s. “We have not participated with Pilgrim’s Pride or been involved with them in any way, shape or form,” he says. “I’m a Type A personality clear off the chart: I want to be in control of my destiny, not be on a contract to produce for Pilgrim’s. We’ve chosen to go our own way and take our own risks.” More than half of all agricultural sales in the state are poultry and eggs, a market dominated by large-scale, vertically integrated facilities owned by multinational food companies. They depend on tight margins, a constant supply of new workers and government support that prioritizes increased line speed and efficiency. Cattle ranchers in the area are rare these days, dairy farmers all but extinct. What these small operators lack in economies of scale they gain in autonomy and open space.
    In Salinas, the small independent farmers have few choices: sell to restaurants and at farmers markets, or at a reduced price to wholesalers. Most of Salinas’s organic growers sell their products to a single distributor: Coke Farm, an organic grower/shipper in nearby San Juan Bautista.
    Celsa Ortega, Rigoberto Bucio and Javier Zamora each have taken a new route to independence. Immigrants from Mexico, all three began as workers on large farms, going through programs with the Agriculture and Land-Based Training Association (ALBA), a nonprofit that trains limited-resource and aspiring organic farmers and then equips them with land. Ortega farms only an acre, Bucio farms 12 and Zamora a little over 100 — small farmers battling the “get big or get out” ethos that has taken root in agriculture since the 1970s.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#mexique#californie#sante#travailleurmigrant#agriculture#economie#minorite#inegalite

  • Espionnage des journalistes mexicains : le marché très rentable de la cybersurveillance
    07/12/2020
    Par Cécile Schilis-Gallego, Forbidden Stories et Cellule investigation de Radio France
    https://www.franceculture.fr/medias/espionnage-des-journalistes-mexicains-le-marche-tres-rentable-de-la-cy

    (...) Un attrait pour la technologie israélienne

    Selon un haut responsable de la DEA, l’agence américaine anti-drogue, une vingtaine de sociétés privées de logiciels espions ont vendu leurs logiciels à plusieurs services de police fédéraux et d’État mexicains.

    Les technologies israéliennes ont particulièrement bonne réputation auprès des responsables mexicains.

    Le Mexique a d’ailleurs longtemps été l’un des plus gros clients de NSO Group. Après un premier contrat mitigé avec le secrétariat à la Défense nationale, l’entreprise israélienne s’implante définitivement sur le marché en 2014 en signant un contrat de 32 millions de dollars avec le bureau du procureur général. Dans les mails du concurrent italien Hacking Team, qui ont été massivement piratés et diffusés en 2015, on lit au détour de quelques phrases la montée en puissance de NSO à l’époque. Les vendeurs italiens ont alors pour objectif de « déboulonner le mythe NSO » auprès des clients mexicains qui s’enthousiasment pour cette technologie qui promet un accès total aux téléphones ciblés.

    Sur ce marché, NSO s’est imposé comme leader. « Nous sommes comme un fantôme, se vantait le cofondateur Omri Lavie en 2013. Nous sommes totalement transparents pour la cible, et nous ne laissons aucune trace. » Mais l’entreprise se rend compte après quelques années que ce n’est pas tout à fait vrai. « Les SMS sont très visibles et laissent derrière eux beaucoup de traces qui ont été utilisées à maintes reprises par des enquêteurs pour confirmer un ciblage NSO », explique Claudio Guarnieri. Un « défaut » corrigé en 2019. On apprend que l’entreprise israélienne utilise désormais une faille de l’application WhatsApp. Aujourd’hui, plus aucune action de l’utilisateur n’est nécessaire grâce à des redirections presque invisibles du trafic internet. Une fois l’attaque réussie, le client peut tout voir du téléphone ciblé. (...)

    #espionnage #Israel

  • A New Way Forward: Strengthening the Protection Landscape in Mexico — Refugees International
    https://www.refugeesinternational.org/reports/2020/11/9/a-new-way-forward-strengthening-the-protection-landscape-in-m

    This increase has placed a significant strain on Mexico’s protection system, particularly as funding, staffing, and institutional capacity for this system is inadequate to respond to such high numbers of claims. With a Biden administration starting in January of 2021, there may be new opportunities for both countries to work together on migration reform. Of course, the United Sates must change its current draconian asylum policies, but regardless of the election outcome and subsequent U.S. policies, it is Mexico’s best interest to strengthen its asylum system to respond to the increasing number of asylum claims, as people will continue to seek asylum under any circumstances.
    The COVID-19 pandemic has also created challenges for asylum seekers looking to access international protection. Although the COMAR continued to accept asylum applications during the COVID-19 pandemic, restrictions on movement severely limited those with international protection concerns from accessing the Mexican asylum system because they could not travel. Now, a new challenge is on the horizon: as borders reopen, more people may seek to cross into Mexico in large numbers to seek asylum or safe transit through the country. Examples of this are already occurring: in September 2020, a caravan of thousands of people set out from San Pedro Sula with the intention of reaching the United States. Although the caravan was mostly halted in Guatemala, Mexican officials were eager to clamp down on the movement of people to and through the country—particularly considering U.S. pressure and the pandemic.
    COMAR budget cuts, xenophobia, U.S. measures that have compounded Mexican migration challenges, and a likely increase in migration flows in the coming year all create formidable obstacles to progress. But none of these obstacles should stand in the way of a range of improvements that the Mexican government can implement to address the gaps in protection and provide a fair and humane asylum process that upholds the rights of the forcibly displaced.

    #Covid-19#migrant#migration#mexique#etatsunis##asile#sante#politiquemigratoire#vulnérabilite#personnedeplacee#droit#protection

  • Pour la vie et contre l’argent
    Le CNI-CIG et l’EZLN appellent à la solidarité
    avec le Front des peuples en défense de la terre et de l’eau
    des États de Morelos, Puebla et Tlaxcala

    CNI, EZLN

    https://lavoiedujaguar.net/Pour-la-vie-et-contre-l-argent-Le-CNI-CIG-et-l-EZLN-appellent-a-la-s

    Nous, Congrès national indigène - Conseil indigène de gouvernement et l’EZLN, dénonçons la lâche expulsion des compañeros du campement en résistance de San Pedro Apatlaco, dans l’État de Morelos, perpétrée par la Garde nationale au petit matin du 23 novembre pour reprendre illégalement la construction du conduit qui transporte l’eau de la rivière Cuautla à la centrale thermoélectrique de Huexca.

    Avec quel cynisme le gouvernement néolibéral qui prétend diriger ce pays obéit à ses patrons qui sont le grand capital, avec quel cynisme les forces armées, sous les ordres du contremaître, violente les peuples pour livrer l’eau de la rivière Cuautla, volée aux villages paysans d’Ayala, aux entreprises qui bénéficient du Projet intégral Morelos, comme Elecnor et Enagasa, à qui il a accordé la concession du gazoduc ; Bonatti et Abengoa, constructeurs du gazoduc et de la centrale thermoélectrique de Huexca ; et ceux qui bénéficieront de la consommation de gaz, comme Saint-Gobain, Nissan, Burlington, Continental et Gas Natural del Noreste.

    Avec le Projet intégral Morelos, les forces armées et le gouvernement néolibéral, utilisant des survols militaires, avancent dans la répression et l’imposition de l’infrastructure énergétique, s’appuyant sur la destruction et la dépossession du territoire des peuples indigènes (...)

    #Mexique #EZLN #peuples_originaires #Puebla #Morelos #Tlaxcala #Popocatepetl #mégaprojet #gazoduc #résistance #solidarité

  • 37e anniversaire de l’EZLN – « Compas zapatistes et du Congrès national indigène (CNI) : Bienvenue en Europe ! »

    HALTE A LA GUERRE CONTRE LES ZAPATISTES !
    NON AUX MEGAPROJETS ET AU PLAN INTEGRAL MORELOS !
    VIVE LES LUTTES CONTRE LES FEMINICIDES !
    LIBERTE POUR LES PRISONNIER.E.S EN LUTTE ET POUR FIDENCIO ALDAMA PEREZ !
    VIVE LA LUTTE DE LA COMMUNAUTE OTOMI DANS LA VILLE DE MEXICO !
    COMPAS ZAPATISTES ET DU CNI : BIENVENUE EN EUROPE !

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/11/26/37e-anniversaire-de-lezln-compas-zapatistes-et-du-congr

    #international #mexique #zapatiste

  • EZLN : trente-sept ans de dignité et d’autonomie

    Raúl Zibechi

    https://lavoiedujaguar.net/EZLN-trente-sept-ans-de-dignite-et-d-autonomie

    En ces temps féroces, il y a peu à célébrer. Tandis que l’obscurité du système devient routinière, lorsque ceux d’en haut nous dépossèdent par la mort et la violence, les lumières d’en bas brillent de tout leur éclat, déchirant la nuit, illuminant les chemins et les pentes. Le trente-septième anniversaire de l’Armée zapatiste de libération nationale est certainement la lumière la plus puissante du firmament latino-américain.

    L’EZLN fête son trente-septième anniversaire en faisant face à l’une des plus grandes offensives militaires depuis longtemps, encouragée par le gouvernement progressiste d’Andrés Manuel López Obrador, par le gouvernement du Chiapas et plusieurs municipalités de ce État, qui ont lancé une guerre d’usure contre les territoires autonomes, pour dépouiller et détruire l’EZLN et ses bases de soutien.

    Mais que célébrons-nous dans les faits ? La continuité et la persévérance d’un mouvement révolutionnaire différent de tout ce qui l’a précédé, quelque chose que nous devons considérer dans toute sa transcendance. Non seulement ils n’ont pas capitulé, ne se sont pas vendus et n’ont pas trahi, mais ils n’ont pas répété le schéma avant-gardiste qui, en transformant leurs dirigeants en nouvelles élites, reproduit la culture dominante. (...)

    #Raúl_Zibechi #Mexique #EZLN #zapatistes #autonomie #dignité #persévérance #Chili #Argentine #Colombie #Pérou

  • Manifeste du collectif Stop EDF Mexique

    https://lavoiedujaguar.net/Manifeste-du-collectif-Stop-EDF-Mexique

    L’Isthme compte aujourd’hui plus de 1 800 éoliennes installées pour la plupart par des firmes étrangères. Une grande partie de la population locale, en particulier indigène, est en lutte depuis plusieurs décennies contre l’installation de ces parcs.

    En effet, ces parcs éoliens industriels sont d’abord à l’origine de nombreuses dégradations environnementales : pollutions des eaux et des terres arables dues au ruissellement de l’huile des turbines, circulation des eaux souterraines perturbées par les fondations en béton, massacre d’oiseaux migrateurs et des chauves-souris qui régulent la population de moustiques ce qui favorise la propagation de la dengue dans la région, etc.

    Mais l’installation des parcs a surtout des conséquences sociales graves, en contribuant à la désintégration du tissu social istmeño et à la violation des droits humains : ces projets portés par des multinationales comme EDF reposent sur la privatisation illégale de terres communales, dépossédant ainsi les peuples autochtones de l’Isthme de leurs usages traditionnels et de leurs territoires. Ils divisent la population, favorisent les conflits locaux et les violences contre les opposant·e·s aux projets. (...)

    #Mexique #EDF #Oaxaca #éoliennes_industrielles #peuples_originaires #manifeste #solidarité

  • A El Paso, ville calme et bien tenue, les hôpitaux débordent de malades du Covid-19
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/11/13/a-el-paso-ville-calme-et-bien-tenue-les-hopitaux-debordent-de-malades-du-cov

    Dans le centre, les restaurants sont fermés, les salons de beauté aussi et, en périphérie, les trois centres commerciaux sont devenus inaccessibles. Mais dans le quartier populaire de Chihuahuita, en bordure du Mexique, la règle est floue. Sur Stanton, la rue commerçante qui se termine par un poste frontière, Yong tient un magasin de vêtements, couvertures, couettes, draps et tapis, sur la devanture duquel elle a inscrit en lettres rouges : « Masques en soldes. » Le confinement ? Elle feint d’abord de ne jamais en avoir entendu parler. « Je parle mal l’anglais », se justifie la sexagénaire d’origine coréenne, qui s’exprime avec difficulté. La conversation continue et l’on finit par comprendre qu’elle a bien connaissance du « shutdown », mais pas pour elle : « Regardez : je suis essentielle, puisque je vends des masques. »
    Yong, 65, est d’origine coréenne, le 11 novembre. Elle possède un commerce de vêtements et vend des masques de protection pour le virus. Elle a trois employés et s’inquiète que son commerce soit obligé de fermer à cause des réglementations de lutte contre la propagation du Covid-19.
    Yong, 65, est d’origine coréenne, le 11 novembre. Elle possède un commerce de vêtements et vend des masques de protection pour le virus. Elle a trois employés et s’inquiète que son commerce soit obligé de fermer à cause des réglementations de lutte contre la propagation du Covid-19.
    Et d’ailleurs, dit-elle, « je ne suis pas la seule à être ouverte ». Autour de sa boutique, en effet, la plupart des commerces sont encore en activité. Seuls les duty free ont baissé leurs rideaux de fer, mais depuis longtemps pour certains. « Beaucoup d’entre eux avaient déjà fermé avant le confinement, explique Hugo, qui tient une minuscule échoppe de vêtements. Plus personne n’a le droit de venir du Mexique depuis le mois de mars, à part les Américains qui font des allers-retours entre les pays. »

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#texas#frontiere#mexique#sante#cluster#circulation

  • La Grande Transformation (VIII)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/La-Grande-Transformation-VIII

    Aperçus critiques sur le livre de Karl Polanyi
    La Grande Transformation
    (à suivre)

    La pénétration du marché dans la société soulève, nous dit Karl Polanyi, deux questions importantes : celle concernant la place de l’homme et celle de la terre. « Il fallait faire entrer l’homme et la nature dans l’orbite du marché. » Ce qui signifie que le travailleur (et son travail) ainsi que la terre doivent obéir à la loi de l’offre et de la demande sur laquelle repose le marché. Une telle conception de l’homme et de la terre ne peut avoir que des conséquences catastrophiques : « La fiction marchandise ne tenait aucun compte du fait qu’abandonner le destin du sol et des hommes équivaudrait à les anéantir » (p. 194). Je suis bien d’accord avec ce point de vue qui peut nous paraître prémonitoire alors qu’il n’était, hélas, qu’un constat, un constat qui préfigure un devenir. Seulement l’expérience mexicaine m’amène à penser que « l’homme et la nature » ou que « le destin du sol et des hommes » ne sont pas deux destins séparés et emportés par le même mouvement, mais bien un seul et même destin. C’est une erreur de séparer l’homme et la nature (ou culture et nature).

    L’idée que nous nous faisons de l’homme et de son environnement, du territoire et de la terre, est une seule et même idée et nous ne pouvons pas séparer l’idée que nous nous faisons de l’homme de celle de la terre. Concevoir l’homme comme individu consiste, dans le même mouvement, à privatiser la terre. Ces deux visions de la réalité sont dépendantes l’une de l’autre pour ne former qu’une seule cosmovision qui consiste à percevoir la réalité comme « nature » c’est-à-dire comme réalité non spirituelle, comme une réalité vidée de sa spiritualité. (...)

    #Karl_Polanyi #nature #société #marché #Mexique

  • Nachos au fromage
    https://cuisine-libre.fr/nachos-au-fromage

    Nachos au #Cheddar fondu pour l’apéro à la mexicaine : vos invités s’en lécheront les doigts ! Couper la tomate en petits dés. Émincer l’oignon. Couper le piment en rondelles. Dans une casserole, préparer une sauce au cheddar en faisant fondre le fromage dans un fond de lait. Disposer les nachos dans le plat de service. Couvrir de sauce cheddar. Parsemer d’oignon frais, de tomates et piment. Servir aussitôt et déguster avec les doigts : vos invités n’en feront qu’une bouchée en se léchant les doigts … Cheddar, #Raclettes_et fondues, #Tortilla, #Mexique / #Sans viande, #Végétarien, #Sans œuf, #Four

  • Quatrième partie
    « Souvenir de ce qui viendra »

    SCI Galeano

    https://lavoiedujaguar.net/Quatrieme-partie-Souvenir-de-ce-qui-viendra

    C’est il y a 35 octobres.

    Le vieil Antonio regarde le feu résister à la pluie. Sous son chapeau de paille ruisselant il allume à un tison sa cigarette roulée dans une feuille de maïs. Le feu tient bon, parfois en se cachant sous les bûches ; le vent l’aide et de son souffle avive les braises qui rougeoient de fureur.

    C’est le camp nommé Watapil, dans ce qu’on appelle la Sierra Cruz de Plata, qui se dresse entre les bras humides des rivières Jataté et Perlas. C’est l’année 1985 et octobre reçoit le groupe avec une tempête, qui présage de leurs jours à venir. Le haut amandier (qui donnera son nom à cette montagne dans la langue insurgée) observe avec compassion à son pied cette petite, toute petite, insignifiante poignée de femmes et d’hommes. Visages émaciés, peaux sèches, regards brillants (la fièvre peut-être, l’entêtement, la peur, le délire, la faim, le manque de sommeil), vêtements bruns et noirs déchirés, bottes déformées par les lianes qui s’efforcent de maintenir en place les semelles.

    Avec ses mots posés, lents, à peine perceptibles dans le bruit de la tempête, le vieil Antonio leur parle comme s’il s’adressait à lui-même :

    « Pour la couleur de la terre le Donneur d’ordres viendra à nouveau imposer sa parole dure, son JE meurtrier de la raison, sa corruption déguisée en aumône.

    Le jour viendra où la mort revêtira ses vêtements les plus cruels. Ses pas décorés d’engrenages et de grincements, la machine qui rend les chemins malades mentira en disant qu’elle apporte la prospérité alors qu’elle sème la destruction. Qui s’oppose à ce bruit qui terrifie plantes et animaux sera assassiné dans sa vie et dans sa mémoire. Dans l’une par le plomb, dans l’autre par le mensonge. Ainsi la nuit sera plus longue. La douleur sera plus prolongée. La mort sera plus meurtrière. (...)

    #Mexique #SupGaleano #zapatistes #préparatifs #voyage

    • Sur un autre plus loin, on pouvait lire : « Pourquoi pleurer quand il y a déjà trop d’eau salée », et il y avait une suite : « Ce bateau a été fabriqué par la Commission maritime de la commune autonome rebelle zapatiste “On nous reproche de mettre un nom très long aux MAREZ et aux Caracoles, mais ça nous est égal”, du Conseil de bon gouvernement “Aussi”. Produit périssable. Date de caducité : ça dépend. Nos embarcations ne sombrent pas, elles périment, ce n’est pas la même chose. Embauche de fabricants de canoës et de musiciens dans le CRAREZ (la marimba et la sono ne sont pas inclus — parce que si jamais ils coulent, on ne les remplace pas —, mais on se donne à fond pour chanter… enfin, plus ou moins. Ça dépend, quoi). Ce canoë est uniquement coté sur les marchés de la résistance. La suite sur le prochain canoë… » (bien sûr, il fallait faire le tour du canoë et des parois intérieures pour lire le « nom » en entier ; oui, vous avez raison, ça va prendre tellement de temps au sous-marin ennemi de transmettre le nom complet du navire à couler que, quand il aura fini, le navire aura déjà abordé les côtes européennes).

      […]

      « De toute façon, il n’y aura pas de place pour les femmes non plus », a argumenté le Sup « au bord de la crise de nerf ».

      Elle : « Ah, c’est que nous, nous n’allons pas en bateau. Nous allons en avion, pour ne pas vomir. Enfin, un peu quand même, mais moins. »

      Sup : « Et qui vous a dit que vous, ce serait en avion ? »

      Elle : « Nous. »

      Sup : « Mais d’où vous avez sorti toutes ces paroles que tu me dis ? »

      Elle : « C’est que Esperanza est arrivée à la réunion de comme les femmes que nous sommes et nous a informées que nous allons toutes mourir misérablement si nous allons avec ces maudits hommes. Alors nous y avons réfléchi en assemblée et nous sommes arrivées à l’accord que nous n’avons pas peur et que nous sommes très disposées et déterminées à ce que les hommes meurent misérablement et nous pas.

      #lol