• De la condescendance

    Emmanuel Macron « bouleversé par la justesse » du film Les Misérables


    Le chef de l’État a récemment pu visionner le long-métrage de Ladj Ly, prix du jury à Cannes et représentant de la France aux Oscars. Selon le JDD, il aurait demandé à son gouvernement d’agir pour « améliorer les conditions de vie en banlieue ».

    J’ai pas lu l’article ni cliqué dessus, ca viens du figaro.

    #banlieues #condescendance #misère #charité #ruissellement

  • e-inclusion, numérique éthique et économe, pouvoir d’agir : proposions de 3 priorités pour une politique publique aux municipales 2020 - Coopérations
    http://www.cooperations.infini.fr/spip.php?article11273

    Par Michel Briand

    A quelques mois des municipales 2020 voici une contribution sur les axes qui me semblent prioritaires dans une politique publique.
    – L’inclusion parce que des millions de personnes sont mis en difficulté par une dématérialisation qui en supprimant les emplois d’accueil les excluent de l’accès aux droits sociaux.
    – Un usage éthique, responsable et économe parce que dans un monde dominé par les GAFAM qui pillent nos données personnelles, poussent à la consommation. Il nous faut accompagner l’apprentissage d’un autre numérique.
    – Le pouvoir d’agir, parce qu’encourager l’expression, la transparence, la mise en réseau, la coopération, les communs favorise une transition et la transformations de l’implication dans la vie locale.

    Et ceci dans un changement de posture où les élu.e.s et services « font avec », sont « en attention aux initiatives » , « donnent à voir » dans un souci de développer la coopération ouverte et les communs.

    #Michel_Briand #Communs #Municipalisme #Inclusion_numérique

  • « Revenez demain » : le parcours sans issue des demandeurs d’asile en #Afrique_du_Sud

    Les dossiers de première demande d’asile sont rejetés à 99 %. S’ensuit une interminable errance administrative pour les Africains venus trouver refuge dans la première économie du continent.

    Les yeux embués, Thérèse Walu se rappelle de son dernier dîner en famille, il y a dix-neuf ans, avant l’attaque de son village en République démocratique du Congo (RDC). Après un très long périple de 3 000 km et de plusieurs années, elle est arrivée en Afrique du Sud, où elle attend toujours d’être régularisée.

    « La seule chose que les autorités sud-africaines m’ont donnée est un papier temporaire d’asile », explique Thérèse qui se bat, depuis dix ans, pour obtenir le statut de réfugiée pour elle et ses deux filles. Epuisée par la lenteur de l’administration, la coiffeuse de 41 ans n’a qu’une seule idée en tête : quitter le pays qu’elle a pourtant mis si longtemps à rejoindre.

    « Nous sommes fatiguées. Nous n’aimons plus l’Afrique du Sud, lâche la mère de famille. Ici il n’y a pas d’avenir. » D’autant qu’elle ne se sent plus en sécurité après la dernière vague de violences xénophobes qui a fait au moins 12 morts en septembre.

    Comme elle, des centaines de demandeurs d’asile, dans l’attente de régularisation depuis des années, crient leur colère : depuis octobre, ils campent devant les bureaux du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) dans la capitale sud-africaine, Pretoria. Au Cap (sud-ouest), ils ont organisé la même opération, mais ont été expulsés manu militari fin octobre. A Pretoria, la justice leur a ordonné, mercredi 13 novembre, d’évacuer les lieux sous soixante-douze heures. « Plus d’Afrique du Sud ! On demande nos droits. Afrique du Sud xénophobe ! », dénoncent des manifestants, implorant le HCR de les transférer dans d’autres pays.
    « Pas sincère »

    Retour en 2000. Les soldats congolais attaquent le village de Thérèse, près de Beni, dans l’est de la RDC, que l’armée soupçonnait de soutenir des rebelles. La mère a juste le temps de prendre ses deux plus jeunes filles et de s’enfuir. Aujourd’hui, elle est toujours sans nouvelles de son mari et de ses trois autres enfants.

    Comme des millions d’Africains, Thérèse a choisi de s’établir en Afrique du Sud, la première puissance industrielle du continent qui dispose d’une des législations « les plus progressistes » en matière de réfugiés, selon le HCR.

    Entre 2007 et 2015, plus d’un million de demandeurs d’asile sont officiellement arrivés en Afrique du Sud, l’un des rares pays au monde qui les autorise, théoriquement, à travailler, à accéder à des soins gratuits et à étudier pendant que leur dossier est instruit. « En arrivant ici, j’ai pensé : “Enfin” », se rappelle Esther Kabinga, une Congolaise de 46 ans qui a été violée par des soldats dans son pays. Elle a vite déchanté.

    Pour obtenir des papiers, « ils te donnent un numéro et tu attends toute la journée. A la fin, ils te disent de revenir le lendemain, puis la semaine d’après », se rappelle-t-elle. Au bout de quelques mois, Esther a finalement obtenu des documents provisoires qu’elle doit faire renouveler tous les trois mois. Et le parcours du combattant continue. Car, comme pour la majorité des premiers dossiers, les demandes d’Esther et de Thérèse ont été rejetées. Sans surprise.

    Le taux de refus de ces dossiers initiaux est de 99 %, explique l’avocate des droits humains Jessica Lawrence. Commence alors le très long processus d’appel. « La qualité du processus de décision est choquante », ajoute une de ses collègues, Sharon Elkambaram. Sur plus de 600 000 dossiers traités au cours de la dernière décennie, moins de 10 % ont finalement obtenu le statut de réfugié, selon les autorités. La majorité n’était « pas sincère », se défend le porte-parole du ministère de l’intérieur, Siya Qoza.
    « J’ai honte pour l’Afrique du Sud »

    En dépit du volume de demandes à traiter, l’Afrique du Sud a récemment réduit la capacité d’accueil des centres chargés de gérer les dossiers. « Pourquoi devrait-on augmenter notre capacité quand, globalement, le monde est stable ? », interroge Siya Qoza.

    Au quotidien, les demandeurs d’asile se disent victimes de discriminations. Thérèse affirme que ses filles ont reçu, en fin de terminale, un diplôme différent de celui des autres élèves, à cause de leur statut de demandeuses d’asile, et se seraient vu refuser l’accès à l’université. « Les établissements ont reçu pour instruction de ne pas enregistrer les enfants d’étrangers ou ceux qui n’ont pas de carte d’identité sud-africaine, assure Sharon Elkambaram. La même chose dans les hôpitaux. »

    En octobre, la justice a donné raison à un hôpital public qui avait décidé de ne pas soigner une demandeuse d’asile éthiopienne : elle avait besoin d’urgence d’une dialyse. La justice a argué que la malade, Alem Ereselo, n’était pas sud-africaine. La jeune femme de 36 ans, qui craint d’être persécutée dans son pays pour des raisons politiques, est arrivée en Afrique du Sud en 2010. Elle a contracté cette année une grave infection rénale. « J’ai honte pour l’Afrique du Sud », lâche-t-elle, peinant à s’exprimer après deux semaines d’interruption de traitement. Après neuf ans passés dans ce pays, « je me rends compte qu’en tant que malades et demandeurs d’asile, on est juste des perdants ».

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/11/15/revenez-demain-le-parcours-sans-issue-des-demandeurs-d-asile-en-afrique-du-s
    #asile #migrations #réfugiés

  • Amazon conteste l’attribution à Microsoft d’un gros contrat du Pentagone
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/11/15/amazon-conteste-l-attribution-a-microsoft-d-un-gros-contrat-du-pentagone_601

    Amazon dénonce « une influence politique importante dans ce processus ». Une allusion à l’hostilité publique du président américain envers l’entreprise et son propriétaire, Jeff Bezos, détenteur également du quotidien « Washington Post ». Amazon a contesté jeudi 14 novembre l’attribution par le Pentagone à Microsoft d’un gros contrat de stockage de données en ligne (cloud) de 10 milliards de dollars (9 milliards d’euros), pour lequel le géant du commerce en ligne et leader du marché était considéré comme (...)

    #Google #Microsoft #Amazon #AWS #militarisation #CloudComputing #lutte #JEDI

  • Une #plaque pour commémorer les #victimes de l’#incendie du foyer des #Tattes, à #Genève... 5 ans déjà...

    #Suisse #asile #réfugiés #migrations #mémoire

    Et pour celleux qui ont envie d’en savoir un peu plus, un texte que j’avais écrit quand on a essayé d’expulser une des victimes de l’incendie, #Ayop :
    https://asile.ch/2015/03/27/ayop-se-leve-tot-heureusement

    Sur seenthis avec le tag #incendie_des_tattes :
    https://seenthis.net/tag/incendie_des_tattes

    ping @isskein

  • Stop Amazon et son monde
    https://www.stop-amazon.fr

    Appel pour transformer le Black Friday 2019 en un « Vendredi Noir pour Amazon ». La satisfaction du client, c’est l’obsession affichée de Jeff Bezos patron d’Amazon, le géant du e-commerce aux 180 millions de références. Sa stratégie : le "day one", soit maximiser les cadences de préparation des colis pour livrer en moins d’un jour, moins d’une heure et peut être moins d’une demi-heure grâce à des drones de livraison. Son ambition : créer un écosystème complet avec des maisons connectées, des e-books, de (...)

    #Palantir #Amazon #AWS #robotique #migration #écologie #travail #domination #fiscalité #CloudComputing #conditions #lutte (...)

    ##fiscalité ##surveillance

  • Reconnaissance faciale : « On crée l’accoutumance »
    https://www.arretsurimages.net/emissions/arret-sur-images/reconnaissance-faciale-on-cree-laccoutumance

    La reconnaissance faciale est-elle une innovation extraordinaire, qui va simplifier la vie des consommateurs et des usagers de l’administration, ou au contraire est-elle une redoutable technique liberticide de surveillance de masse ? A moins qu’elle ne soit la dernière ruse des marchands pour nous extorquer les données, ce « pétrole du 21ème siècle ». Sur ce nouvel objet de craintes et de fantasmes, trois invités : Olivier Tesquet, journaliste à Télérama ; Asma Mhalla, chercheuse sur les enjeux (...)

    #Amazon #algorithme #Alicem #CCTV #smartphone #SmartCity #biométrie #migration #vidéo-surveillance #facial #reconnaissance #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR) (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##surveillance ##LaQuadratureduNet ##CNIL
    https://api.arretsurimages.net/api/public/media/20191115/action/show

  • Transcender
    (Update)

    Natalie

    https://lavoiedujaguar.net/Transcender-Update

    Paris, le 7 novembre 2019
    Amis,

    Ce sous-titre (premier pas vers l’auto-évaluation de votre adaptabilité langagière) signale que les développements à venir sont en prolongement de ce qui avait pourtant été annoncé, au « Plancher des vaches IV|II », comme enfin achevé.

    Le sujet étant, comme on le sait, en renouvellement permanent, il se trouve que la lecture, ce jour, de la synthèse du rapport « Le business de l’édification des murs », par Mark Akkerman (synthèse dont je vous recommande vivement la lecture), m’a incitée à me balader dans les sites de quelques-unes des organisations et entreprises mentionnées dans ledit rapport.

    Mark Akkerman : « Un grand nombre des entreprises répertoriées dans les présentes, notamment les grandes sociétés d’armement, font partie de l’EOS (Organisation européenne pour la sécurité), le plus important groupe de pression sur la sécurité des frontières. »

    Ça vous rappelle quelque chose ? (...)

    #langage #symbole #capitalisme #biométrie #La_Vache_qui_rit #libre-service #Schengen #Europe #interaction_digitale #X-Reality #migrants #asile #Paris

  • Sur les #îles grecques... un nouvel #hiver...

    Winter warnings for Europe’s largest refugee camp

    ‘This year it’s worse than ever because so many people came.’

    With winter approaching, aid workers and refugee advocates on Lesvos are worried: there doesn’t appear to be a plan in place to prepare Moria – Europe’s largest refugee camp – for the rain, cold weather, and potential snow that winter will bring.

    The road leading to Moria runs along the shoreline on the Greek island of Lesvos, passing fish restaurants and a rocky beach. On sunny days, the water sparkles and dances in the 20-kilometer stretch of the Aegean Sea separating the island from the Turkish coast. But in the winter, the weather is often grey, a strong wind blows off the water, and the temperature in bitingly cold.

    Moria was built to house around 3,000 people and was already over capacity in May this year, holding around 4,500. Then, starting in July, the number of people crossing the Aegean from Turkey to Greece spiked, compared to the past three years, and the population of asylum seekers and migrants on the Greek islands exploded. Following a recent visit, the Council of Europe’s Commissioner for Human Rights, Dunja Mijatovic, called the situation on the islands “explosive”.

    By the beginning of October, when TNH visited, around 13,500 people were living in Moria – the highest number ever, up to that point – and conditions were like “hell on Earth”, according to Salam Aldeen, an aid worker who has been on Lesvos since 2015 and runs an NGO called Team Humanity.

    Every year, when summer comes, the weather gets better and the number of people crossing the Aegean increases. But this year, more people have crossed than at any time since the EU and Turkey signed an agreement, known as the EU-Turkey deal, in March 2016 to curb migration from Turkey to Greece.

    So far this year, more than 47,000 people have landed on the Greek islands compared to around 32,500 all of last year – led by Afghans, accounting for nearly 40 percent of arrivals, and Syrians, around 25 percent. Even though numbers are up, they are still a far cry from the more than one million people who crossed the Aegean between the beginning of 2015 and early 2016.

    “People are going to die. It’s going to happen. You have 10,000 people in tents.”

    In Moria, the first home in Europe for many of the people who arrive to Greece, there’s a chronic shortage of toilets and showers; the quality of the food is terrible; people sleep rough outside or in cramped, flimsy tents; bed bugs, lice, scabies, and other vermin thrive in the unsanitary environment; raw sewage flows into tents; people’s mental health suffers; fights break out; there are suicide attempts, including among children; domestic violence increases; small sparks lead to fires; people have died.

    “Every year it’s like this,” Aldeen said. “[But] this year it’s worse than ever because so many people came.”

    The lack of preparation for winter is unfortunately nothing new, according to Sophie McCann an advocacy manager for medical charity Médecins Sans Frontières. “It is incredible how the Greek authorities have... completely failed to put in place any kind of system [to] manage it properly,” McCann said. “Winter is not a surprise to anyone.”

    The severe overcrowding this year will likely only make the situation in Moria even more miserable and dangerous than it has been in the past. “People are going to die,” Aldeen said. “It’s going to happen. You have 10,000 people in tents.”
    ‘A policy-made humanitarian crisis’

    Moria has been overcrowded and plagued by problems since the signing of the EU-Turkey, which requires Greece to hold people on the islands until their asylum claims can be processed – something that can take as long as two years.

    Read more → Briefing: How will Greece new asylum law affect refugees?

    “It’s very predictable what is happening,” said Efi Latsoudi, from the NGO Refugee Support Aegean, referring to the overcrowding and terrible conditions this year.

    RSA released a report in June calling the situation on the islands “a policy-made humanitarian crisis” stemming from “the status quo put in place by the EU-Turkey [deal]”. The report predicted that Greece’s migration reception system “would not manage to absorb a sudden and significant increase in refugee arrivals”, which is exactly what happened this summer.

    “It’s very predictable what is happening.”

    According to the report, Greek authorities have failed to adopt a comprehensive and proactive strategy for dealing with the reality of ongoing migration across the Aegean. Bureaucratic deficiencies, political expediency, a lack of financial transparency and the broader EU priority of reducing migration have also contributed to the “structural failure” of Greece’s migration reception system, it says.

    As a result, Moria today looks more like a chaotic settlement on the edge of a war zone than an organised reception centre in a European country that has received almost $2.5 billion in funding from the EU since 2015 to support its response to migration.
    Tents a luxury for new arrivals

    Inside the barbed wire fences of the official camp, people are housed in trailer-like containers, each one holding four or five families. Outside, there is a sea of tents filling up the olive groves surrounding the camp. The more permanent tents are basic wooden structures covered in tarps bearing the logos of various organisations – the UN’s refugee agency, European Humanitarian Aid, the Greek Red Cross.

    Newer arrivals have been given small, brightly coloured camping tents as temporary shelters that aren’t waterproof or winterised. These are scattered, seemingly at random, between the olive trees, and even these appear to be a luxury for the newly arrived.

    Most of the asylum seekers TNH spoke to said they spent days or weeks sleeping outside before they were given a tent.

    Large mounds of blue and black garbage bags are piled up along the main arteries of Moria. The air stinks of the garbage and is thickened by cooking smoke laced with plastic. Portable toilets with thin streams of liquid trickling out from under them line the edge of one road.

    Hundreds of children wander around in small clusters. A mother hunches over her small daughter, picking lice from her hair. Other women squat on their heels and plunge their arms into basins of soapy water, washing clothes. Hundreds of clothes lines criss-cross between trees and blankets, and clothing is draped over fences and tree branches to dry. A tangle of electrical wires from a makeshift grid runs haywire between the tents. A faulty connection or errant spark could lead to a blaze.

    Drainage ditches and small berms have been dug in preparation for rain.

    There are people everywhere: carrying fishing poles that they take to the sea to catch extra food; bending to pray between the trees; resting in their tents; collecting dry tree branches to build cooking fires; baking bread in homemade clay ovens dug into the dirt; jostling and whittling away time in the hours-long food line; wandering off on their own for a moment’s respite.
    ‘Little by little, I’ll die’

    “Staying in this place is making us crazy,” said Hussain, a 15-year-old Afghan asylum seeker. An amateur guitarist in Afghanistan, he was threatened by the Taliban for his music playing and fled with his family, but was separated from them while crossing the border from Iran to Turkey. “The situation [in Moria] is not good,” he said. “Every[body has] stress here. They want to leave… because it is not a good place for a child, for anyone.”

    “The situation here is hard,” said Mohammad, an Iraqi asylum seeker who has been in the camp with his pregnant wife since the end of July. “It’s harder than it is in Iraq.”

    “[My wife] is going to have a baby. Is she going to have it here?” Mohammad continued. “Where will [the baby] live? When they child comes, it’s one day old and we’re going to keep it in a tent? This isn’t possible. But if you return to Iraq, what will happen?”

    “If I go back to Iraq, I’ll die.” Mohammad said, answering his own question. “[But] if I stay here I’ll die… Right now, I won’t die. But little by little, I’ll die.”
    More arrivals than relocations

    People have been dying in Moria almost since the camp began operating. In November 2016, a 66-year-old woman and her six-year-old granddaughter were killed when a cooking gas container exploded, setting a section of the camp ablaze. In January 2017, three people died in one week due to cold weather. And in January this year, another man died during a cold snap.

    At the end of September, shortly before TNH’s visit, a toddler playing in a cardboard box was run over by a garbage truck outside of Moria. A few days later a fire broke out killing a woman and sparking angry protests over the dismal living conditions.

    Greece’s centre-right government, which took office in July, responded to the deaths and protests in Moria by overhauling the country’s asylum system to accelerate the processing of applications, cutting out a number of protections along the way, promising to return more people to Turkey under the terms of the EU-Turkey deal and pledging to rapidly decongest the islands by moving 20,000 people to the mainland by the end of the year.

    As of 12 November, just over 8,000 people have been transported from the islands to the mainland by the Greek government since the fire. Over the same period of time, nearly 11,000 people arrived by sea, and the population of Moria has continued to grow, reaching around 15,000.

    With winter rapidly approaching, the situation on the islands is only growing more desperate, and there’s no end in sight.

    Transfers to the mainland won’t be able to solve the problem, according to Latsoudi from RSA. There simply aren’t enough reception spaces to accommodate all of the people who need to be moved, and the ones that do exist are often in remote areas, lack facilities, and will also be hit by harsh winter weather.

    “[The] mainland is totally unprepared to receive people,” Latsoudi said. “It’s not a real solution… The problems are still there [in Moria] and other problems are created all over Greece.”

    https://www.thenewhumanitarian.org/news-feature/2019/11/14/Greece-Moria-winter-refugees
    #migrations #camps_de_réfugiés #réfugiés #asile #Grèce #île #Lesbos #Moria #froid

  • La manière de posé une question selon que vous serez faible ou puissant.


    Chez liberation on se demande ;

    Alain Finkielkraut a-t-il appelé à « violer les femmes » lors d’un débat sur LCI ?

    et

    Pourquoi le cri « Allahu akbar » a-t-il été scandé pendant la marche contre l’islamophobie ?

    Alors que libé aurais tout aussi bien pu se demander :

    Pourquoi Alain Finkielkraut a-t-il appelé à violer les femmes lors d’un débat sur LCI ?

    ni

    Est-ce que le cri « Allahu akbar » a-t-il été scandé pendant la marche contre l’islamophobie ?

    Pourtant Finkielkraut a bien fait appel au viol et apologie du viol avec circonstances aggravante de viol par conjoint. Il est donc passible de poursuite pour appel au crime contre un groupe discriminé.
    Mais Libé prend la défense de Finkielkraut qui est plus puissant que les femmes et Mme De Haas réunis.

    Dans la vidéo de 16 secondes intégrée à ce tweet, on entend juste Alain Finkielkraut, phallosophe, dire à Caroline De Haas, militante féministe : « Je dis aux hommes : "Violez les femmes !" D’ailleurs, je viole la mienne tous les soirs. » Le montage de cette vidéo ne permet pas de saisir la dimension « ironique » des propos du philosophe, qu’on comprend en écoutant l’intégralité de la séquence.

    Non seulement c’est un délit d’appeler au crime mais Finkielkraut par sa fonction d’académicien à une portée officiel. Ses propos engagent la république puisque ce délinquant misogyne et raciste est subventionné grassement par nos impôts.

    Pour l’ironie ca ne change rien, la loi ne dit pas que l’ironie autorise les appels au crime.

    Rappel de la loi :

    Seront punis des peines prévues à l’alinéa précédent (un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ) ceux qui, par ces mêmes moyens, auront provoqué à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre ou de leur handicap ou auront provoqué, à l’égard des mêmes personnes, aux discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7 du code pénal.

    #humour #culture_du_viol #violophilie #masculinisme #appel_au_viol #académie_française #sexisme_d'état #phallosophe

    • Oui @martin4 d’où mon tag #sexisme_d'etat
      J’ajoute que le ministère de la culture recrute depuis 10 ans son personnel féminin avec une épreuve scatologique. Or après les signalements ni ce ministère si Sciappa n’ont désapprouvé et même après les révélation de la presse, le ministère ne récuse pas cette politique de recrutement et Sciappa ne répond pas plus. Je sais pas ce qu’en penserait Dreyfus mais je sais que si Libé dénonce d’un coté les féminicides et médiatise la politique de recrutement du ministère de la culture, #en_même_temps Libé trouve super drôle ce que dit Finkielkraut tout en oubliant étrangement de rappeler les limites que la loi pose à la #liberté_d'expression . Pour Finki, le minimum serait qu’après de tels propos, il soit viré de l’académie française.

    • Pour Finkielkraut (et d’autres) je pense qu’il est important de parler de « #Militant_pédophile_d'extrême_droite »

      Sur Finkielkraut et son militantisme pédophile :
      - Sur l’affaire Polanski, il ne cesse de minimiser le caractère enfantin de la victime (il compte les mois « 13 ans et 9 mois », il s’intéresse aux menstruations de la victime, il souligne qu’elle avait un « petit ami » (de son age) avec qui elle avait eu une ou deux relations sexuelles)
      - En 1977 avec Pascal Bruckner, il soutien Tony Duvert qui fait l’apologie de la pédophilie et considère que dès 10 ans un enfant peut avoir des relations sexuelles avec un adulte sans problème.

    • Amusant de constater qu’il y a une page consacrée au « gauchisme » sur Wikipédia.

      Gauchisme — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Gauchisme

      Au milieu des années 1970 des provocations sociétales touchant à la pédophilie ont été lancées mais dans les milieux et cénacles littéraires et mondains, par des auteurs distincts du gauchisme, les écrivains Tony Duvert et Gabriel Matzneff, quasiment au même moment. Le seul gauchiste à leur emboiter directement le pas sera Daniel Cohn-Bendit, même si en 1977 Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut, dans Le Nouveau Désordre amoureux62,63, vont aller jusqu’à déplorer en 1977 la réprobation déclenchée par le livre de Tony Duvert, allant jusqu’à inciter à le lire.

    • Le cas est un peu tendancieux puisqu’il se défend justement d’appeler à violer en mettant en scène sa caricature appelant à violer. Une chose est sûre, le récit par Libé, aussi complaisant soit-il, est déjà gerbant : des mecs du côté du manche défendent le droit de marcher sur les personnes de groupes sociaux minoritaires ou minorisés. Et tous les mecs qui défendent sur Twitter avec des super arguments : « Mais c’est de l’humouuureuh ! »

      Ça n’est pas de l’humour, l’humour étant destiné à faire rire alors que cette énonciation un peu tordue avait pour but de choquer Caroline De Haas (je suis trop loin de mes études de linguistique pour dire de quoi il s’agit mais des énonciations ambiguës ne font pas une blague ni réciproquement, c’est autre chose).

      J’ai un peu hésité et puis j’ai fini par rapporter les faits au CSA. Justement, et ça a fini de me convaincre, parce que le CSA ne prend pas les plaintes pour des propos interdits par la loi mais pour tout ce qui passe en-deçà et témoigne d’un manque du respect basique pour les gens et leur intégrité corporelle et mentale dans cette société. Parce que c’est le public qui attribue des fréquences, voire des subventions, donc on peut estimer que le public a droit de regard sur ce genre de salauderie.

      D’autre part j’ai noté ici https://seenthis.net/messages/806932 que Finkielkraut est le premier à se plaindre de gérontophobie quand on s’attaque à sa situation de mâle en fin de carrière et au sommet de son pouvoir (ici de sa capacité de nuisance). Il comprend très bien ce qu’a de toxique la haine pour un groupe... à condition qu’il en fasse partie !

    • Je ne voie pas ce qui pourait faire pensé que Finki ne viol pas sa compagne tous les soirs. C’est plutot inimaginable qu’une femme consente à du sexe avec ce sphincter incontinent. J’en profite pour dire aux femmes de châtrer les hommes et de commencer par Finki, ca le fera surement bien rigoler.

    • Question de budget ? Dans l’émission sur le vieillissement où ils sont entre mâles à se féliciter de leur grande sagesse et que la société (dont la recherche médicale) soit à leur service, ils avouent que leur sexualité est sous perfusion de Viagra.

      Cette sortie ne signifie ni que Finkielkraut viole ni qu’il ne viole pas sa femme, mais bien qu’il s’en fiche et qu’il souhaite garder le privilège de ne pas y réfléchir. Elle m’a fait penser au début de Coïts (Intercourse) d’Andrea Dworkin. Elle raconte que Léon Tolstoï hait le sexe mais que de temps en temps il est submergé par sa libido, qu’il n’imagine pas satisfaire autrement qu’en violant sa femme. Il se vidange dans son corps comme si c’était une chose, sa chose, puis la regarde comme un tas de merde... jusqu’à la prochaine fois. Non, il ne la viole pas tous les soirs mais il la viole et tout le monde s’en fiche à part une poignée de féministes et pro-féministes.

      Tous les mecs de cette émission se sont comportés comme de merdes assises sur leur privilège de blesser les autres. Ce sont des raclures et pas un n’est venu à l’aide de Caroline De Haas qui ne représentait pas que le féminisme mais aussi la simple décence.

    • Lorsqu’il lance à la cantonade "Violez, violez, violez ! Je dis aux hommes : violez. D’ailleurs, je viole ma femme tous les soirs", Alain Finkielkraut sait qu’il s’adresse à une victime de viol. Il sait aussi qu’à l’instant où il prononce - éructe - cette phrase, des dizaines de milliers de victimes de viol le regardent.
      ...
      La parole est « normatrice », elle est un agent actif sur la société. Elle agit sur les mentalités et sur les comportements. Je suis très étonnée depuis mercredi de voir des journalistes m’expliquer que c’était du 2nd degré donc au final, ce n’est pas si grave. Ces personnes travaillent pour des médias. Ils passent leurs journées à écrire et, pour certain.e.s, à parler à la radio ou à la télé.

      Ils n’ont pas conscience de la puissance d’un mot, d’un écrit, d’une parole ?

      Les mots, qu’ils soient prononcés au 1er ou 2ème degré, agissent. Différemment, sans doute. Mais ils agissent quand même. Quand un homme se moque à la télévision d’une militante féministe qui rappelle le nombre de femmes victimes de viol en France, il ne se moque pas seulement d’elle. Il se moque de ses propos. Il se moque du sujet. Il se moque du viol.

      Il légitime au final l’oncle ou le neveu qui expliquera lors d’un prochain repas de famille que franchement, « on parle trop de cette question », que « ça va deux minutes », que « y a pas tant de viols que ça en France ». Et Alain Finkielkraut, volontairement ou pas, participe de fait à verrouiller un peu plus ce secret qu’on essaye, contre vents et marées, de lever.

      https://blogs.mediapart.fr/carolinedehaas/blog/151119/le-viol-alain-finkielkraut-et-le-deni

    • Merci Antonin de citer l’analyse qu’a fait Dworkin de l’hypocrisie sexuelle de Tolstoï (à partir de ses propres écrits et de ceux, plus discrets mais plus émouvants de Sophie Andreievna Tolstoi). COïTS met également en scène d’autres viols iconiques dans les écrits d’écrivains mâles couronnés : Tennessee Williams, Isaac Bashevis Singer, Diego Rivera, James Baldin, Kôbô Abé et beaucoup d’autres. (https://scenesdelavisquotidien.com/2019/03/06/dworkin-aujourdhui-a-propos-de-sa-preface-a-intercourse-coit)

    • « Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne, Danièle Obono, députée de Paris, Uga Bernalicis, députée du Nord et Bénédicte Taurine, députée de l’Ariège du groupe la France insoumise ont saisi aujourd’hui [vendredi] la procureur de la République de Paris sur la base de l’article 40 du code de procédure pénale, pour les propos tenus par l’époux de Sylvie Topaloff le 13 novembre 2019 lors de l’émission La grande confrontation sur LCI », expliquent-ils.

      http://www.leparisien.fr/societe/propos-de-finkielkraut-sur-le-viol-quatre-deputes-lfi-saisissent-le-procu

      Les quatre Insoumises « considèrent que ces propos peuvent constituer un délit aux termes de l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 » portant sur la provocation « à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre ».

    • Je trouve significatif que les hommes de droite - ce qu’est clairement Finkielkraut malgré une réputation acquise à gauche - instrumentalisent aussi cavalièrement les femmes, pas seulement la leur, mais celles de tous leurs auditeurs. Relire Dworkin ("Les Femmes de droite") à propos de la fausse sécurité promise aux femmes par les idéologues conservateurs-trices. « Il était une pomme » en a fait une série de vidéoclips : https://www.youtube.com/watch?v=yPkEd7vd0lI

    • Merci pour « il etait une pomme » @martin4

      Ici une déclaration sur les enfants de 16 ans malléables et influencables :

      « Je trouve lamentable que des adultes s’inclinent aujourd’hui devant une enfant. Je crois que l’écologie mérite mieux, et il est clair qu’une enfant de 16 ans, quel que soit le symptôme dont elle souffre, est évidemment malléable et influençable.

      https://www.ladepeche.fr/2019/09/20/alain-finkielkraut-tire-a-boulets-rouges-sur-greta-thunberg,8427127.php

      et ici une déclaration répété chez pujadas par le même sur les adultes de 13 ans et 9mois

      J’ai rappelé les faits, (...) cette jeune fille, qui avait en l’occurence 13 ans et 9 mois, elle n’était pas impubère, elle avait un petit ami (...)

      Ce qui implique que si une fille est pubère il ne peu plus y avoir de viol. Ca implique aussi que si une fille pubère est consentante un jour pour du sexe avec un garçon ou un homme alors elle est consentante pour toute pratique sexuelle avec n’importe quel homme n’importe quand, n’importe ou. C’est encore plus grave que ce que les analyses en disent. Ce que Finki défend comme idée c’est qu’une fille qui a passé la puberté n’est pas violable, une fille qui as un petit ami non plus... Il pense exactement comme les talibans qu’il prétend combattre.

      En 2009 il ajoutai aussi :

      « C’était une adolescente qui posait dénudée pour Vogue homme. Et Vogue homme n’est pas un journal pédophile.
      C’est quand même une chose à prendre en considération. »

      Sinon je me demande si Finki rigolerais dans le cas ou un antisémite noroire s’amusait à dire « Je dit aux goys, gazez, gazez, gazez les juifs. D’ailleurs je gaze un juifs chaque soirs. » pour se dédouaner d’être antisémite. Mais pas de pbl pour dire de la misogynie pour se défendre d’être misogyne. Ca me rappel mon ancien proprio qui me disait « Je suis pas raciste moi, je loge une négresse au 3eme ! »

      Par rapport à l’ironie et au 2nd degrès. Ce mode de communication exige une connivence entre les parties communicantes. Pour que le second degrés sois compris il faut de la connivence avec la ou les personne·s à qui s’adresse ce discours.

      https://www.youtube.com/watch?v=F9IOU0lB8j8

      Or Finki prétend faire de l’ironie sur le viol avec une victime de viol qui est face à lui, et il sais qu’il est regardé par des milliers de victimes de viol il ne peu donc absolument pas se faire valoir d’une connivence avec ses interlocutrices, les seuls avec qui il pourrait avoir de la connivence ce sont les agresseurs sexuels et leurs complices. Pour que Finki ai le droit à l’ironie, il faudrait qu’il n’ai jamais tenu de propos sexistes par le passé, qu’il n’ai jamais défendu de violeurs et qu’il prouve qu’il n’as jamais violé. Or Finki est un habitué du discours misogyne pro viol. Il a défendu le fait que toute fille qui passe la puberté ne peu plus refusé son consentement (ainsi que toute fille pubère qui a un petit ami ou/et qui a posé nu sur une photo un jour) et enfin vu sa conception du viol (une fois pubère les femmes n’ont plus le choix) il est plus que probable que Mme Topaloff en ai déjà subi de nombreux.

  • Autre mot pour désigner toute personnes en mobilité...
    #chercheur_de_refuge / #chercheurs_de_refuge... mot prononcé ici par #Damien_Carême, maire de Grande-Synthe :

    J’ai adressé au Premier Ministre, il y a quelques semaines, une lettre explicite évoquant très précisément la question des chercheurs de refuge présents sur la ville de Grande-Synthe, et plus largement, le Dunkerquois.

    https://www.damiencareme.fr/archives/4116

    Un terme qui avait aussi été utilisé par Edwy Plenel, me semblait-il, mais je ne trouve aucune référence...

    #réfugiés #migrations #mots #terminologie #vocabulaire
    ping @sinehebdo @karine4

  • Les faux-débats de la reconnaissance faciale
    http://imagesociale.fr/7958

    Un article récent du New York Times illustre la dérive du journalisme technologique, devenu instigateur de paniques morales. Intitulé « Comment les photos de vos enfants servent la société de surveillance », il se présente comme une fable de la faillite des utopies libertaires du web 2.0, confrontées à la froide rationalité du capitalisme de prédation et des derniers développements de l’intelligence artificielle. Qu’en en juge. L’histoire s’ouvre avec une mère de famille découvrant les photos de ses (...)

    #Google #Mitsubishi #SenseTime #Tencent #Amazon #Flickr #algorithme #biométrie #facial #législation #reconnaissance (...)

    ##oubli

  • ‘I am like a prisoner again’ – Glasgow’s destitute Eritreans

    Some nights Ariam gets lucky. A friend lets him sleep on a couch or curled up in the corner of a bedroom floor.

    But most evenings he just walks. With a bag slung over his slight, mid-30s frame, the Eritrean traverses Glasgow’s crepuscular streets, shoulders pulled tight against the elements.

    Ariam, not his real name, walks because he has no place to go.

    “I do not sleep on the street. It is too cold. I just walk around all night,” he says when we meet in a Glasgow cafe. It is around midday and Ariam looks tired. Stubble cloaks his thin face. He speaks clear English in a low monotone, as if his batteries are drained.

    “I’ve stayed in every part of Glasgow. Here, there, everywhere. That’s the way I live,” he tells me.

    The Ferret met the Eritrean refugees in this report in Glasgow in 2016. Two years on, most are still living the same precarious existence today, outside the immigration system with no access to work or housing, and with no prospect of returning to a homeland where they would face prison – or worse – for desertion.

    Ariam did not always live like this. Like so many Eritreans he spent years in compulsory military service with no prospect of an end. Eritrean president Isaias Afwerki’s one-party state is one of the world’s most oppressive regimes, according to Human Rights Watch.

    I’ve stayed in every part of Glasgow. Here, there, everywhere. That’s the way I live.
    Ariam

    One day, while guarding Eritrea’s western border, Ariam managed to escape into Sudan. From there, often on foot, he reached Libya. A precarious £1,000 ride on an inflatable dingy with 27 others took him across the Mediterranean Sea to Italy.

    Eventually he arrived in Dover. That was 2006.

    Once in the UK, Ariam was granted discretionary leave to remain, on humanitarian grounds. He moved to Glasgow shortly afterwards, and got a job at a warehouse and a flat in the East End.

    Life thousands of miles away from home was not easy but it was better than living in constant fear in Eritrea.

    In October 2015, Ariam reapplied to the Home Office for leave to remain. He had no reason to be worried. The system was cumbersome but he had been through it numerous times. However, this time his application was turned down. He was not entitled to work – or to draw any benefits.

    “I paid my taxes. Now they were telling me I couldn’t work, and they wouldn’t support me,” he says. “I risked my life to come to this country and now they abandoned me.”

    As he talks he takes a clear plastic envelope from his jacket pocket. Methodically he thumbs through the sheaf of documents inside; there are neatly ordered tax returns, Barclays bank statements, pages headed with the Home Office’s fussy shield of the Royal Arms crest. Among the paraphernalia of governance is a photocopied pamphlet: ‘Food Clothing Shelter Information Advice for Destitute Asylum Seekers’.

    After we have finished our coffees, Ariam and another Eritrean, Mike, take me to the East End, where they often sleep on the floor of an apartment complex that they lived in before their access to benefits was cut. The Barras slips past our taxi window. Then Celtic Park. “Paradise” declares a huge banner wrapped around the stadium. We keep driving. Five minutes later we arrive at a utilitarian block of flats clad in pebbledash. The building is perhaps only fifteen years old but already showing signs of age.

    “Here we are,” Ariam smiles. We are standing outside a janitor’s cupboard on the ground floor of the flats. Mike unfurls a mattress clandestinely stored inside. When the superintendent is away they sometimes sleep on the stairwell floor, in front of a plate glass window looking out onto a biscuit factory.

    Eritreans were the leading recipients of destitution grants from Scottish charity Refugee Survival Trust in 2015 and 2016. Destitute Eritreans in Scotland have received almost 300 survival grants over since 2014. Many of these were in and around Glasgow.

    Those The Ferret spoke to told a similar story. Having survived one of the most brutal regimes on the planet, many are barred from employment or benefits and forced to sleep in night shelters, on floors, or even in parks.

    “We are trapped here,” Ariam says as we walk back towards the city. “It is like we are prisoners of war here.”
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    People have been fleeing Eritrea for Britain since the 1980s. For decades, the vast majority were granted asylum. But that changed in 2015 when the Home Office – then headed by Theresa May, who had pledged to radically reduce immigration – decided that Eritrea was no longer unsafe for refugees to return to.

    That year, Eritreans accounted for the largest group applying for asylum in the UK, with more than 3,700 applicants. But almost overnight the number of successful applications plummeted.

    In the first quarter of 2015 just under three-quarters of Eritrean applicants were approved. That figure fell to 34 per cent in the following three months.

    The Home Office was eventually forced to change its policy, and in 2016 – the last full year on record – the number of successful Eritrean asylum claims rose significantly.

    But there are still Eritreans in the UK who have found themselves living outside the system, with no formal status or right to accommodation or employment, trapped in what the British Government has called “a hostile environment” for immigrants.

    There is no evidence that Eritreans avoiding military service in Eritrea are thinking ‘I won’t go to the UK to avoid sleeping rough on the streets of Glasgow’.
    Simon Cox, immigration lawyer

    “The logic of the hostile environment policy is we hold these people hostage to deter others from coming. There is no evidence that this works,” says Simon Cox, a migration lawyer for the Open Society Justice Initiative.

    “There is no evidence that Eritreans avoiding military service in Eritrea are thinking ‘I won’t go to the UK to avoid sleeping rough on the streets of Glasgow’.”

    SNP MP Stuart McDonald says the Home Office has used a policy of “enforced destitution in order to try and make someone leave the UK” that is “barbaric and utterly inappropriate”.

    “It is a scandal these people are being forced to sleep in parks and bus shelters,” McDonald told the Ferret.

    The Home Office does not deport people back to Eritrea, such is the brutality of Isaias Afwerki’s one-party state.

    Afwerki led the Eritrean People’s Liberation Front in a 30-year-long secessionist war with Ethiopia that culminated in independence, in 1993. Since then the president has overseen an increasingly brutal surveillance state.

    Eritreans as young as 13 or 14 are forced into sawa – indefinite national service – from which many never leave.

    Extrajudicial killings, torture, rape, and forced labour take place “on a scope and scale seldom witnessed elsewhere”, according to a damning 2015 United Nations report. Afwerki oversees “ruthless repression” and “pervasive state control”.

    No one knows for sure how many people live in Eritrea. Some put the population at three million. Others six. This disparity attests to the scale of migration in recent decades.

    A 2015 UN report found that Eritreans who fled the country illegally are regarded as “traitors” and frequently imprisoned if they return. “[They] are systematically ill-treated to the point of torture,” the UN said.

    The Home Office used to recognise the barbarity of the Eritrean regime. In 2008, six Eritreans athletes at the World Cross Country Championship in Edinburgh lodged claims for political asylum. All were granted. One of the runners, Tsegai Tewelde, went on to compete for Britain in the 2016 Olympics.

    But the British Government’s position on Eritrea abruptly changed not long after a high level diplomatic meeting in the Eritrean capital, Asmara. In December 2014, senior Eritrean government officials received a UK delegation led by James Sharp, the Foreign Office’s director of migration, and Rob Jones, the Home Office’s head of asylum and family policy.

    Soon afterwards, Theresa May’s Home Office radically changed its guidance on Eritrea. The scale of human rights abuse in Eritrea was less severe than previously thought, Home Office officials said. Forced military service was no longer indefinite; those who left the country illegally faced no consequences as long as they signed a ‘letter of apology’ and paid a ‘diaspora tax’ on money earned abroad. This controversial new assessment was based on a ‘flawed’ Danish report.

    Britain’s official guidance on Eritean was only junked when judges ruled that returning Eritreans faced serious harm. Subsequent internal documents revealed that the UK government downplayed the risk of human rights abuses in Eritrea to reduce asylum seeker numbers – despite doubts from its own experts.

    McDonald said that the Home Office’s “treatment of Eritrean asylum seekers has been disgraceful – clinging on to clearly unreliable country evidence that returns to Eritrea could be made safely, even when the international consensus and overwhelming evidence was to the opposite effect.

    “There can be little doubt that a good number among the 300 Eritreans forced to rely on survival grants were refused while the old guidance was in place and the Home Office should be looking again at their cases.”

    Even though the Home Office’s country guidance has been amended , the bureaucratic hurdles can prove insurmountable for Eritreans on the streets. There are so many meetings to attend, forms to fill in correctly, documents to present.

    “Once you become homeless it becomes almost impossible. You can’t keep your paper. The idea of keeping an appointment goes out the window,” says Simon Cox.

    This labyrinthine process has been cited as one reason for the unprecedented increase in homeless refugees in Scotland in recent years. In 2014-15, the Refugee Survival Trust gave out 336 grants. Last year it was more than 1,000 for the first time.

    “The amount that we spend on grants has increased by 586 per cent in just three years and we are concerned about how long we will be able to meet this soaring demand to meet the most basic needs of the most vulnerable people in our society,” says Zoë Holliday, a co-ordinator with the Refugee Survival Trust.

    More than half of those receiving grants were either submitting a fresh asylum claim or further submissions to support an existing claim. At this stage of the asylum process most refugees have no access to government support.

    “There is a huge need for reform of the asylum system so that fewer individuals and families fall through the many gaps in the system and find themselves destitute. There is also a need for more support to be available for those who do find themselves in this situation, because it is simply unacceptable that so many people find themselves reliant on small emergency grants from a small charity like ours, which is in turn reliant on small donations from individuals and foundations,” says Holliday.

    Owen Fenn, manager of Govan Community Project, a community-based organisation that works with migrants in Glasgow, says the Home Office’s “agenda continues to punish the most vulnerable in our society”.

    “People then either have to sign up to return to a country where they will probably be killed, sleep on the streets and survive on foodbanks, or start working in a black economy where they are at risk of abuse and, if caught, criminalisation,” Fenn added.

    A Home Office spokesperson said: “Failed asylum seekers or those who have departed from the asylum process who can return to their country of origin should do so.

    “The Home Office has no obligation and does not provide support for failed asylum seekers, unless there is a genuine obstacle to their departure.”

    David has never seen his only son, Esrom. The child, who will be twelve at his next birthday, lives with David’s wife in the Eritrean capital Asmara. It is a city David, not his real name fears he will never see again.

    When Esrom was born, David was living in a refugee camp in Ethiopia. He had deserted his post as an Eritrean border guard. “I left with two friends,” David recalls. “We knew the place, where the minefields were.” The three men snuck away quietly, avoiding the snipers that guard the border, before crossing at a river.

    On the other side of the border the men were picked by a rebel group fighting the Ethiopian government. One of his companions was the son of a former government minister who was arrested in a vicious 2001 crackdown and never seen again.

    After four days, the deserters were handed over to Ethiopian authorities who placed them in a refugee camp. From there David joined the familiar route for Eritrean exiles; through Sudan, on to Libya and then across the Mediterranean.

    “I was not mentally fit to join the army,” David says. It’s a surprising thing to hear; he is tall, and well-built and speaks with a quiet confidence. But after 15 years in National Service, earning as little as £2 a month, he had to escape.

    Most of those who escape Eritrea are deserters. Many are not as lucky as David.

    Then they were caught and brought back. The whole night they were beaten. All you could hear was their screams.
    David

    In 2016, a convoy of military trucks travelled through the capital, Asmara. A busload of National Service conscripts made a run for it. They were shot down in cold blood. Twenty-nine were killed or injured.

    David knows first hand the brutality of life in Eritrea. Scars line his face. “They beat me with sticks,” he tells me.

    Torture was frequent in the jail he was held in after an earlier, unsuccessful, escape attempt. “One night four people managed to run from the prison. They escaped for two weeks. Then they were caught and brought back. The whole night they were beaten. All you could hear was their screams.”

    Now in his 40s, David has lived in Glasgow for almost a decade. We meet across the street from the African Caribbean Centre on Osborne Street. The community venue closed in 2016 with unpaid debts totalling over £60,000.

    David and his Eritrean friends look wistfully across at the padlocked doors, chewing tobacco and sharing cigarettes. “We went there every day. Now we have nowhere to go,” he says.

    The rest of the group nod. “We used to spend all day there,” says another. Often they would meet other Africans in the centre who would give them a roof for the night. Now many spend their days in public libraries, seeking solace from the cold before the long night arrives and the night shelters open.

    David sleeps on a friend’s floor some nights; others he spends in a homeless shelter in Glasgow that he has to leave by 8am. His clothes are washed by an Eritrean friend whose asylum application is being processed.

    “We get nothing from the government. We live on the charity organisations for our daily meal,” he says.

    “You don’t say “next week I will do this”, you just live day-to-day. You are always depending on someone else.”

    David came to the UK because he had family here. “I thought it would be better.” Has it been, I ask? He shakes his head. “No.”

    The Eritrean diaspora is now spread right across the world. Glasgow has one of the largest communities in the UK, with an estimated 500 Eritreans dispersed across the city.

    “Eritreans keep a low profile in case the Eritrean government comes after them,” says Teklom Gebreindrias, a graduate of Glasgow Caledonian University who was granted asylum in the UK after escaping Eritrea in 2007.

    The Home Office has said that many Eritrean asylum applicants are bogus, made by other African nationals posing as Eritrean. But in a response to a Freedom of Information submitted by The Ferret, the Home Office said that data on so-called ‘nationality disputes’ is not collated and cannot be accessed without a manual investigation of all asylum cases.

    Another Eritrean, who we will call Moses, has given up appealing. He shows me an ID card. It looks very official, with the Westminster portcullis embossed beside his grainy photograph. Typed on the back in bold font is “FORBIDDEN FROM TAKING EMPLOYMENT”.

    Moses is thirty, tall and thin with piercing eyes. He absconded from the Eritrean army and arrived in the UK almost a decade ago. “I came here as a young man, now look at me.” His foot taps an impatient beat on the floor. He juggles a baseball cap between his broad hands. He grew up dreaming of becoming a mechanic. Now he spends his days killing time.

    “We are in a productive age but because we cannot work we are idle in this country. It affects your mental wellbeing.” His voice is rasping, and angry. “I used to be a normal person, but now I have depression. It is not easy to live for ten years without any support.”

    Moses has slept rough in Queen’s Park on Glasgow’s Southside. “People just stare at you but they do nothing.”

    For Moses the dream of a new life in the UK – a dream he risked sniper fire for, almost drowned in the Mediterranean Sea for, spent countless nights locked up in Home Office detention centres for – is dead.

    “I don’t want to stay in this country. It has ruined my life. There is nothing worse. We were living a miserable life in Eritrea. Now we are living a miserable life here.”

    https://theferret.scot/glasgows-destitute-eritreans

    #réfugiés #réfugiés_érythréens #Erythrée #Ecosse #UK #asile #migrations #déboutés

  • Department of Education criticised for secretly sharing children’s data

    Information commissioner acts after complaint that data is used for immigration enforcement.
    The UK’s privacy regulator has criticised the Department for Education (DfE) for secretly sharing children’s personal data with the Home Office, triggering fears it could be used for immigration enforcement as part of the government’s hostile environment policy.

    Acting on a complaint by the campaigning organisation, Against Borders for Children (ABC), the Information Commissioner’s Office (ICO) ruled that the DfE had failed to comply fully with its data protection obligations and may face further regulatory action.

    Pupil data is routinely collected by schools, according to the human rights organisation Liberty, representing the complainant, but teachers and parents were unaware in this case that the children’s information could be shared with immigration enforcement and result in their families being deported.

    In a letter to Liberty, seen by the Guardian, the ICO says its investigations team is now considering whether to take further action against the DfE for “wide ranging and serious concerns” highlighted in this case and in response to further concerns raised by “a number of other sources”.

    The ICO only upheld part of the complaint, but its letter said concerns raised had “highlighted deficiencies in the processing of pupil personal data by the DfE”, adding: “Our view is that the DfE is failing to comply fully with its data protection obligations, primarily in the areas of transparency and accountability, where there are far reaching issues, impacting a huge number of individuals in a variety of ways.”

    According to Liberty, the complaint arose out of events which followed the signing of a memorandum of understanding in June 2015, by which the DfE agreed to pass the personal details of up to 1,500 school children to the Home Office each month as part of a policy to create a hostile environment for migrants.

    Parents and campaigners became concerned the following year when the DfE asked schools to start collecting data on children’s nationality and country of birth. This resulted in a mass boycott by families who were worried it might be used for immigration enforcement.

    Following legal action brought in April 2018 by ABC, again represented by Liberty, the DfE announced it would no longer ask schools to collect nationality and country of birth data but, according to Liberty, the DfE’s actions left many parents afraid to send their children to school.

    Liberty lawyer Lara ten Caten said: “Data sharing is just one part of the government’s discredited hostile environment which has left people too afraid to do things like send their children to school, report crime or seek medical help. It’s time to redesign our immigration system so it respects people’s rights and treats everyone with dignity.”

    Liberty called on the DfE to delete children’s nationality and country of birth data that had been collected and urged all political parties to make manifesto commitments to introduce a data firewall which separated public services from immigration enforcement.

    The ABC’s Kojo Kyerewaa said: “The ICO decision has shown that the DfE cannot be trusted with children’s personal data. Without public debate or clear notification, schools have been covertly incorporated as part of Home Office immigration enforcement. These checks have put vulnerable children in further danger as parents are taken away via immigration detention and forced removals.”

    The DfE, unable to respond because of general election purdah constraints, referred to answers to earlier parliamentary questions, which said the department collected data on the nationality and country of birth of pupils via the school census between autumn 2016 and summer 2018.

    “The Home Office can only request information from the Department for Education for immigration enforcement purposes in circumstances where they have clear evidence a child may be at risk or there is evidence of illegal activity, including illegal immigration,” it said.

    An ICO spokesperson said: “As a non-departmental government body, the ICO has to consider its responsibilities during the pre-election period. Our regulatory work continues as usual but we will not be commenting publicly on every issue raised during the general election. We will, however, be closely monitoring how personal data is being used during political campaigning and making sure that all parties and campaigns are aware of their responsibilities under data protection and direct marketing laws.”

    https://www.theguardian.com/education/2019/nov/12/department-of-education-criticised-for-secretly-sharing-childrens-data

    #école #enfants #enfance #surveillance #données #migrations #réfugiés #asile #sans-papiers #renvois #expulsions
    ping @etraces

  • Ruling allowing Serco to evict asylum seekers sets ‘dangerous precedent’

    Campaigners are warning that a “dangerous precedent” has been set by a “brutal” ruling from Scotland’s highest court that evicting asylum seekers by changing their locks is lawful.

    The judgement means an estimated 150 people in Glasgow can now be evicted. The Inner House of the Court of Session rejected an appeal by Govan Law Centre and upheld an earlier court verdict in favour of the multinational housing provider, Serco.

    Most of those affected have had their pleas for asylum refused and have no right to public funds. They now face street homelessness even though they may working on appeals to Home Office decisions to deport them. Serco claimed it could now evict up to 20 people per week.

    Lawyers, including those from the Scottish Human Rights Commission, said they had “serious” concerns that the judgement meant the rights of vulnerable people living in Scotland would be breached.

    The court found that because Serco is a private organisation, it does not have to meet human rights obligations. The company lost its Home Office contract to house asylum seekers in Glasgow to the Mears Group in September.

    If the court had found in Govan Law Centre’s favour, Serco would have been forced to get a court order before making each eviction, giving asylum seekers greater protection. The company has previously sought court orders in some cases.

    At a press conference held by Govan Law Centre, which was representing clients in the case, those living in Serco accommodation and facing eviction spoke about their fears of ending up on the streets in the depths of winter.

    Campaigners said they had deep concerns for clients and were frustrated that many of those facing eviction are still fighting appeals. People can spend years in the asylum system, falling in and out of destitution and their right to accommodation, before their right to protection is recognised.

    Lorna Walker, instructing solicitor for Govan Law Centre, said: “To lose your home and become street homeless, especially when you have no right to public funds, is one of the worst things that could happen to a human being.

    “It is our position that without a court of law the outcome can be catastrophic. We are deeply concerned that it is held that the human rights act does not extend far enough to protect this most vulnerable group of people from being evicted.”

    Khadija Anwar, from Kenya, spoke of her shock and confusion following the decision. She and her husband, Muhammad, from Pakistan, are facing eviction from their Serco flat after having their case refused. Now in their seventies, they have been destitute for five months, relying on support from Positive Action in Housing, food banks and other charities.

    “Both of us are very tired,” she said. “I am struggling with arthritis and vertigo and my husband has heart problems, dementia problems. It’s very difficult.”

    She added: “Already I can’t bear this cold, even inside the house. How can they do this? Do they think we can stay out on the street in this cold? I’m so worried about my husband, my loving husband. This is not the stage where we can leave [the UK] without each other.”

    Robina Qureshi, chief executive of Positive Action on Housing, said: “What the court has done is legally institute a form of housing apartheid in Glasgow where one section of our community have their housing and human rights upheld, yet another can be dragged from their homes and on to the streets without recourse to public funds, to work or any form of support.

    “What does an eviction without due process look like? Where are the police, where are the sheriffs officers? Serco and other private housing companies now have carte blanche. They have the freedom to do this. What we have seen that people are enduring destitution for years and finally getting leave to remain.

    “But the fight does not stop here. And we are ready for it.”

    Positive Action on Housing is hoping to find additional capacity in its rooms for refugees programme, where volunteer hosts offer someone a bed. But Qureshi acknowledged it was not a perfect set-up, claiming people should be able to build their lives without the support of charity.

    Currently the only other option is the Glasgow Night Shelter for Destitute Asylum Seekers, which has space for about 20 men but is often full. The Glasgow Winter Shelter will not open until December.

    Govan Law Centre is currently consulting with clients. But it may appeal to the UK Supreme Court, while the Scottish Human Rights Commission, which intervened in the case, confirmed it is also considering further legal action.

    Judith Robertson, chair of the commission, said: “We have serious concerns about the implications of this ruling, both for the people directly affected and for the protection of human rights more broadly.

    “The court’s finding that Serco is not acting as a public authority in this context, and therefore is not bound by human rights legal obligations, has profound consequences for how people’s rights are protected when public services are delivered by private providers.

    “Governments should not be able to divest themselves of their human rights obligations by outsourcing the provision of public services.”

    Fiona McPhail, Shelter Scotland’s principle solicitor, agreed the decision was “deeply concerning”. She added: “It’s the state that has the statutory obligation to accommodate asylum seekers. If by privatising those services, the state can avoid its obligations under human rights law, this sets a dangerous precedent.”

    Glasgow City Council has recently made cuts of over £3m to existing homeless services. Shelter Scotland is taking the council to court for failing to meet its duty to accommodate homeless people.

    https://theferret.scot/serco-judgement-evictions-glasgow-lock-change
    #SDF #sans-abrisme #sans-abri #Ecosse #asile #migrations #réfugiés #UK #privatisation #serco #hébergement #logement

    • Lock change evictions ruled lawful

      Refugee Survival Trust fears a humanitarian crisis on Glasgow’s streets, as lock change evictions of asylum seekers approved by Court of Session.

      A humanitarian catastrophe created by the UK Home Office and Serco, its former housing contractor, will force hundreds of vulnerable asylum seekers onto the streets of #Glasgow, warns the Refugee Survival Trust.

      This follows a ruling by the Court of Session, which found Serco’s controversial ‘lock change’ eviction policy to be lawful. This ruling will see people who are fleeing war and persecution evicted from their homes and forced onto the city’s streets into destitution.

      Cath McGee, Destitute Asylum Seeker Service Manager at the Refugee Survival Trust said, “We’ve been hearing from asylum seekers living under enormous stress who have told us that they are terrified of losing the roof over their head in the harsh winter months. We now fear a humanitarian crisis on Glasgow’s streets involving hundreds of already vulnerable people who have no other means to support themselves as they cannot work or claim benefits.”

      “These people have nowhere else to go. They are not permitted to access homeless services so throwing them out of their homes onto the streets will place them at enormous risk. They have fled war and persecution and are seeking asylum in Scotland. Now they will be forced to fight for their daily survival.”

      “With their basic right to shelter taken from them they won’t have a postal address to collect important letters related to their asylum case. Nor will they be in a position to seek legal advice or gather new evidence to support a fresh asylum claim to help them stay in the UK.”

      Scots housing law prevents Scottish families from being evicted without a court order. The Refugee Survival Trust, a charity that leads the Destitute Asylum Seeker Service in Glasgow and provides practical support including small emergency cash grants to asylum seekers facing destitution, says this should apply to everyone in Scotland, regardless of their immigration status.
      “Vulnerable people seeking asylum should be afforded the same housing rights as Scottish families. We should not tolerate a system that treats people seeking international protection in this brutal way,” said Ms McGee.

      In September 2019, the #Mears_Group took over the contract to provide housing to asylum seekers in Glasgow. The Group is yet to give a formal undertaking that it won’t force asylum seekers into homelessness and destitution.

      “We’re calling on the Mears Group to make a public commitment that they won’t pursue lock change evictions to forcibly remove vulnerable people seeking asylum here in Scotland from their homes,” added Ms McGee.

      https://www.rst.org.uk/archives/3232

    • Disappointing decision on Serco lock changes

      Today the Court of Session found in favour of Serco in a test case for asylum seeker lock changes.

      Our Principal Solicitor Fiona McPhail commented:

      “This decision is deeply disappointing news for all those directly affected.

      “We now face a situation where around 300 people will be at risk of summary eviction, with no right to homeless assistance or no right to work to earn their own income to cover rent, meaning there is a high risk they will end up on the streets of Glasgow.

      “Our clients are continuing to progress their asylum claims and cannot return to their country of origin.

      “The finding that Serco is not a public authority and therefore does not need to comply with the Human Rights Act or the Equality Act is deeply concerning. It’s the state that has the statutory obligation to accommodate asylum seekers - if by privatising those services, the state can avoid its obligations under human rights and equalities law, this sets a dangerous precedent.

      Gordon MacRae, Assistant Director for Communications and Policy, Shelter Scotland said:

      “At Shelter Scotland we think there are both moral and legal cases to be heard. It is morally repugnant to force anyone out of their home with nowhere for them to go. Public bodies must not stand by while people face winter on the streets.

      “Shelter Scotland exist to protect everyone’s housing rights no matter their circumstances. We will continue to do what we can protect those whose rights are denied. “

      Fiona McPhail added:

      “The Court appears to have placed some emphasis on the type of case it was- and the fact that it was not a judicial review. Hopefully the solicitors in this case will reflect on these observations, as judicial review proceedings were raised by another party and have been put on hold whilst this case has been taken as the lead case.”

      https://scotland.shelter.org.uk/news/november_2019/disappointing_decision_on_serco_lock_changes

  • Le #Bangladesh veut-il noyer ses #réfugiés_rohingyas ?

    Confronté à la présence sur son territoire d’un million de réfugiés musulmans chassés de Birmanie par les crimes massifs de l’armée et des milices bouddhistes, Dacca envisage d’en transférer 100 000 sur une île prison, dans le golfe du Bengale, menacée d’inondation par la mousson. Ce projet vient relancer les interrogations sur le rôle controversé de l’Organisation des Nations unies en #Birmanie.
    Dans les semaines qui viennent, le gouvernement du Bangladesh pourrait transférer plusieurs milliers de réfugiés rohingyas, chassés de Birmanie entre 2012 et 2017, dans une #île du #golfe_du_Bengale menacée de submersion et tenue pour « inhabitable » par les ONG locales. Préparé depuis des mois par le ministère de la gestion des catastrophes et des secours et par la Commission d’aide et de rapatriement des réfugiés, ce #transfert, qui devrait dans un premier temps concerner 350 familles – soit près de 1 500 personnes – puis s’étendre à 7 000 personnes, devrait par la suite être imposé à près de 100 000 réfugiés.

    Selon les agences des Nations unies – Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) et Organisation internationale pour les migrations (OIM) –, plus de 950 000 s’entassent aujourd’hui au Bangladesh dans plusieurs camps de la région de #Cox’s_Bazar, près de la frontière birmane. Près de 710 000 membres de cette minorité musulmane de Birmanie, ostracisée par le gouvernement de #Naypidaw, sont arrivés depuis août 2017, victimes du #nettoyage_ethnique déclenché par l’armée avec l’appui des milices villageoises bouddhistes.

    Les #baraquements sur #pilotis déjà construits par le gouvernement bangladais sur l’#île de #Bhasan_Char, à une heure de bateau de la terre ferme la plus proche, dans le #delta_du_Meghna, sont destinés à héberger plus de 92 000 personnes. En principe, les réfugiés désignés pour ce premier transfert doivent être volontaires.

    C’est en tout cas ce que les autorités du Bangladesh ont indiqué aux agences des Nations unies en charge des réfugiés rohingyas. Mais l’ONG régionale Fortify Rights, qui a interrogé, dans trois camps de réfugiés différents, quatorze personnes dont les noms figurent sur la liste des premiers transférables, a constaté qu’en réalité, aucune d’entre elles n’avait été consultée.

    « Dans notre camp, a déclaré aux enquêteurs de Fortify Rights l’un des délégués non élus des réfugiés chargé des relations avec l’administration locale, aucune famille n’accepte d’être transférée dans cette île. Les gens ont peur d’aller vivre là-bas. Ils disent que c’est une île flottante. » « Île qui flotte », c’est d’ailleurs ce que signifie Bhasan Char dans la langue locale.

    Les réfractaires n’ont pas tort. Apparue seulement depuis une vingtaine d’années, cette île, constituée d’alluvions du #Meghna, qui réunit les eaux du Gange et du Brahmapoutre, émerge à peine des eaux. Partiellement couverte de forêt, elle est restée inhabitée depuis son apparition en raison de sa vulnérabilité à la mousson et aux cyclones, fréquents dans cette région de la mi-avril à début novembre. Cyclones d’autant plus redoutés et destructeurs que l’altitude moyenne du Bangladesh ne dépasse pas 12 mètres. Selon les travaux des hydrologues locaux, la moitié du pays serait d’ailleurs submergée si le niveau des eaux montait seulement d’un mètre.

    « Ce projet est inhumain, a confié aux journalistes du Bangla Tribune, un officier de la marine du Bangladesh stationné dans l’île, dont l’accès est interdit par l’armée. Même la marée haute submerge aujourd’hui une partie de l’île. En novembre1970, le cyclone Bhola n’a fait aucun survivant sur l’île voisine de Nijhum Dwip. Et Bhasan Char est encore plus bas sur l’eau que Nijhum Dwip. » « Un grand nombre de questions demeurent sans réponses, observait, après une visite sur place en janvier dernier, la psychologue coréenne Yanghee Lee, rapporteure spéciale de l’ONU pour la situation des droits de l’homme en Birmanie. Mais la question principale demeure de savoir si cette île est véritablement habitable. »

    « Chaque année, pendant la mousson, ont confié aux enquêteurs de Human Rights Watch les habitants de l’île voisine de Hatiya, une partie de Bhasan Char est érodée par l’eau. Nous n’osons même pas y mettre les pieds. Comment des milliers de Rohingyas pourraient-ils y vivre ? » Par ailleurs, la navigation dans les parages de l’île est jugée si dangereuse, par temps incertain, que les pêcheurs du delta hésitent à s’y aventurer. Les reporters d’un journal local ont dû attendre six jours avant que la météo devienne favorable et qu’un volontaire accepte de les embarquer.

    À toutes ces objections des ONG, d’une partie de la presse locale et de plusieurs agences des Nations unies, le gouvernement bangladais répond que rien n’a été négligé. Une digue, haute de près de trois mètres et longue de 13 km, a été érigée autour de l’enclave de 6,7 km² affectée à l’hébergement des Rohingyas. Chacune des 120 unités de logement du complexe comprend douze bâtiments sur pilotis, une mare et un abri en béton destiné à héberger 23 familles en cas de cyclone et à recevoir les réserves de produits alimentaires. Conçus, selon les architectes, pour résister à des vents de 260 km/h, les abris pourront aussi être utilisés comme salles de classe, centres communautaires et dispensaires.

    Construit en parpaings, chaque bâtiment d’habitation contient, sous un toit de tôle métallique, seize chambres de 3,5 m sur 4 m, huit W.-C., deux douches et deux cuisines collectives. Destinées à héberger des familles de quatre personnes, les chambres s’ouvrent sur une coursive par une porte et une fenêtre à barreaux. Un réseau de collecte de l’eau de pluie, des panneaux solaires et des générateurs de biogaz sont également prévus. Des postes de police assureront la sécurité et 120 caméras de surveillance seront installées par la marine.

    Compte tenu des conditions de navigation très difficiles dans l’estuaire de la Meghna et du statut militarisé de l’île, la liberté de mouvement des réfugiés comme leur aptitude à assurer leur subsistance seront réduites à néant. « Bhasan Char sera l’équivalent d’une prison », estimait en mars dernier Brad Adams, directeur pour l’Asie de Human Rights Watch.
    Aung San Suu Kyi n’a pas soulevé un sourcil

    Aucun hôpital n’est prévu sur l’île. En cas d’urgence, les malades ou les blessés devront être transférés vers l’hôpital de l’île de Hatiya, à une heure de bateau lorsque le temps le permet. Faute de production locale, la quasi-totalité de l’alimentation devra être acheminée depuis le continent. La densité de population de ce complexe dont les blocs, disposés sur un plan orthogonal, sont séparés par d’étroites allées rectilignes, dépassera, lorsqu’il sera totalement occupé, 65 000 habitants au kilomètre carré, soit six fois celle du cœur de New York.

    On le voit, ce « paradis pour les Rohingyas », selon le principal architecte du projet, Ahmed Mukta, qui partage son activité entre Dacca et Londres, tient davantage du cauchemar concentrationnaire submersible que du tremplin vers une nouvelle vie pour les réfugiés birmans du Bangladesh. Ce n’est pourtant pas faute de temps et de réflexion sur la nature et la gestion du complexe. L’idée de transférer les réfugiés birmans sur Bhasan Char circulait depuis 2015 parmi les responsables birmans. À ce moment, leur nombre ne dépassait pas 250 000.

    Alimentés depuis 1990 par un chapelet de flambées de haine anti-musulmanes que le pouvoir birman tolérait quand il ne les allumait pas lui-même, plusieurs camps s’étaient créés dans la région de Cox’s Bazar pour accueillir les réfugiés chassés par la terreur ou contraints à l’exil par leur statut spécial. Musulmans dans un pays en écrasante majorité bouddhiste, les Rohingyas se sentent depuis toujours, selon l’ONU, « privés de leurs droits politiques, marginalisés économiquement et discriminés au motif de leur origine ethnique ».

    Le projet s’était apparemment endormi au fond d’un tiroir lorsqu’en août 2017, après la véritable campagne de nettoyage ethnique déclenchée par Tatmadaw (l’armée birmane) et ses milices, près de 740 000 Rohingyas ont fui précipitamment l’État de Rakhine, (autrefois appelé Arakan) où ils vivaient pour se réfugier de l’autre côté de la frontière, au Bangladesh, auprès de leurs frères, exilés parfois depuis plus de vingt-cinq ans. En quelques jours, le nombre de Rohingyas dans le district de Cox’s Bazar a atteint un million de personnes et le camp de réfugiés de Kutupalong est devenu le plus peuplé de la planète.

    Nourrie par divers trafics, par le prosélytisme des émissaires islamistes, par la présence de gangs criminels et par l’activisme des agents de l’Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA) à la recherche de recrues pour combattre l’armée birmane, une insécurité, rapidement jugée incontrôlable par les autorités locales, s’est installée dans la région. Insécurité qui a contribué à aggraver les tensions entre les réfugiés et la population locale qui reproche aux Rohingyas de voler les petits boulots – employés de restaurant, livreurs, conducteurs de pousse-pousse – en soudoyant les policiers et en acceptant des salaires inférieurs, alors qu’ils ne sont officiellement pas autorisés à travailler.

    Cette situation est d’autant plus inacceptable pour le gouvernement de Dacca que Cox’s Bazar et sa plage de 120 km constituent l’une des rares attractions touristiques du pays.

    Pour mettre un terme à ce chaos, le gouvernement de Dacca a d’abord compté sur une campagne de retours volontaires et ordonnés des Rohingyas en Birmanie. Il y a un an, 2 200 d’entre eux avaient ainsi été placés sur une liste de rapatriement. Tentative vaine : faute d’obtenir des garanties de sécurité et de liberté du gouvernement birman, aucun réfugié n’a accepté de rentrer. Le même refus a été opposé aux autorités en août dernier lorsqu’une deuxième liste de 3 500 réfugiés a été proposée. Selon les chiffres fournis par le gouvernement birman lui-même, 31 réfugiés seulement sont rentrés du Bangladesh entre mai 2018 et mai 2019.

    Les conditions, le plus souvent atroces, dans lesquelles les Rohingyas ont été contraints de fuir en août 2017 et ce qu’ils soupçonnent de ce qui les attendrait au retour expliquent largement ces refus. Selon le rapport de la Mission d’établissement des faits de l’ONU remis au Conseil des droits de l’homme le 8 août 2019 [on peut le lire ici], les Rohingyas ont été victimes, un an plus tôt, de multiples « crimes de droit international, y compris des crimes de génocide, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre ».

    Selon ce document, « la responsabilité de l’État [birman – ndlr] est engagée au regard de l’interdiction des crimes de génocide et des crimes contre l’humanité, ainsi que d’autres violations du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire ».

    Le rapport précise que « la mission a établi une liste confidentielle de personnes soupçonnées d’avoir participé à des crimes de droit international, y compris des crimes de génocide, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, dans les États de Rakhine, kachin et shan depuis 2011. Cette liste […] contient plus d’une centaine de noms, parmi lesquels ceux de membres et de commandants de la Tatmadaw, de la police, de la police des frontières et des autres forces de sécurité, y compris de fonctionnaires de l’administration pénitentiaire, ainsi que les noms de représentants des autorités civiles, au niveau des districts, des États et du pays, de personnes privées et de membres de groupes armés non étatiques. […] La liste mentionne aussi un grand nombre d’entités avec lesquelles les auteurs présumés de violations étaient liés, notamment certaines unités des forces de sécurité, des groupes armés non étatiques et des entreprises ».

    On comprend dans ces conditions que, rien n’ayant changé depuis cet été sanglant en Birmanie où Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix 1991, n’a pas levé un sourcil devant ces crimes, les Rohingyas préfèrent l’incertain chaos de leur statut de réfugiés à la certitude d’un retour à la terreur. Et refusent le rapatriement. Ce qui a conduit, début 2018, la première ministre bangladaise Sheikh Hasina à sortir de son tiroir le projet de transfert, en sommeil depuis 2015, pour le mettre en œuvre « en priorité ».

    Près de 300 millions de dollars ont été investis par Dacca dans ce projet, destiné dans un premier temps à réduire la population des camps où la situation est la plus tendue. Selon le représentant du gouvernement à Cox’s Bazar, Kamal Hossain, les opérations de transfert pourraient commencer « fin novembre ou début décembre ».

    Au cours d’une récente réunion à Dacca entre des représentants du ministère des affaires étrangères du Bangladesh et des responsables des Nations unies, les officiels bangladais auraient « conseillé » à leurs interlocuteurs d’inclure Bhasan Char dans le plan de financement de l’ONU pour 2020, sans quoi le gouvernement de Dacca pourrait ne pas approuver ce plan. Les responsables des Nations unies à Dacca ont refusé de confirmer ou démentir, mais plusieurs d’entre eux, s’exprimant officieusement, ont indiqué qu’ils étaient soumis « à une forte pression pour endosser le projet de Bhasan Char ».

    Interrogé sur la possibilité d’organiser le transfert des réfugiés sans l’aval des Nations unies, le ministre bangladais des affaires étrangères Abul Kalam Abdul Momen a répondu : « Oui, c’est possible, nous pouvons le faire. » La première ministre, de son côté, a été plus prudente. En octobre, elle se contentait de répéter que son administration ne prendrait sa décision qu’après avoir consulté les Nations unies et les autres partenaires internationaux du Bangladesh.

    L’un de ces partenaires, dont l’aide en matière d’assistance humanitaire est précieuse pour Dacca, vient de donner son avis. Lors d’une intervention fin octobre à la Chambre des représentants, Alice G. Wells, secrétaire adjointe du bureau de l’Asie du Sud et du Centre au Département d’État, a demandé au gouvernement du Bangladesh d’ajourner tout transfert de réfugiés vers Bhasan Char jusqu’à ce qu’un groupe d’experts indépendants détermine si c’est un lieu approprié. Washington ayant versé depuis août 2017 669 millions de dollars d’aide à Dacca, on peut imaginer que cette suggestion sera entendue.
    Les « défaillances systémiques » de l’ONU

    Les Nations unies sont pour l’instant discrètes sur ce dossier. On sait seulement qu’une délégation doit se rendre sur l’île les jours prochains. Il est vrai que face à ce qui s’est passé ces dernières années en Birmanie, et surtout face à la question des Rohingyas, la position de l’ONU n’a pas toujours été claire et son action a longtemps manqué de lucidité et d’efficacité. C’est le moins qu’on puisse dire.

    Certes l’actuel secrétaire général, António Guterres, a réagi rapidement et vigoureusement au sanglant nettoyage ethnique qui venait de commencer en Birmanie en adressant dès le 2 septembre 2017 une lettre au Conseil de sécurité dans laquelle il demandait un « effort concerté » pour empêcher l’escalade de la crise dans l’État de Rakhine, d’où 400 000 Rohingyas avaient déjà fui pour échapper aux atrocités.

    Mais il n’a pu obtenir de réaction rapide et efficace du Conseil. Il a fallu discuter deux semaines pour obtenir une réunion et 38 jours de plus pour obtenir une déclaration officielle de pure forme. Quant à obtenir l’envoi sur place d’une équipe d’observateurs de l’ONU en mesure de constater et dénoncer l’usage de la violence, il en était moins question que jamais : la Birmanie s’y opposait et son allié et protecteur chinois, membre du Conseil et détenteur du droit de veto, soutenait la position du gouvernement birman. Et personne, pour des raisons diverses, ne voulait s’en prendre à Pékin sur ce terrain.

    En l’occurrence, l’indifférence des États membres, peu mobilisés par le massacre de Rohingyas, venait s’ajouter aux divisions et différences de vues qui caractérisaient la bureaucratie de l’ONU dans cette affaire. Divergences qui expliquaient largement l’indifférence et la passivité de l’organisation depuis la campagne anti-Rohingyas de 2012 jusqu’au nettoyage ethnique sanglant de 2017.

    Incarnation de cette indifférence et de cette passivité, c’est-à-dire de la priorité que le système des Nations unies en Birmanie accordait aux considérations politiques et économiques sur la sécurité et les besoins humanitaires des Rohingyas, Renata Lok-Dessallien, la représentante de l’ONU en Birmanie depuis 2014, a quitté ses fonctions en octobre 2017, discrètement appelée par New York à d’autres fonctions, en dépit des réticences du gouvernement birman. Mais il était clair, à l’intérieur de l’organisation, qu’elle n’était pas la seule responsable de cette dérive désastreuse.

    Dans un rapport de 36 pages, commandé début 2018 par le secrétaire général et remis en mai dernier, l’économiste et diplomate guatémaltèque Gert Rosenthal, chargé de réaliser un diagnostic de l’action de l’ONU en Birmanie entre 2010 et 2018, constate qu’en effet, l’organisation n’a pas été à son meilleur pendant les années qui ont précédé le nettoyage ethnique d’août 2017 au cours duquel 7 000 Rohingyas au moins ont été tués, plus de 700 000 contraints à l’exil, des centaines de milliers d’autres chassés de leurs villages incendiés et enfermés dans des camps, le tout dans un climat de violence et de haine extrême [le rapport – en anglais – peut être lu ici].

    Selon Gert Rosenthal, qui constate des « défaillances systémiques » au sein de l’ONU, nombre d’agents des Nations unies ont été influencés ou déroutés par l’attitude de Aung San Suu Kyi, icône du combat pour la démocratie devenue, après les élections de 2015, l’alliée, l’otage et la caution des militaires et du clergé bouddhiste. C’est-à-dire la complice, par son silence, des crimes commis en 2017. Mais l’auteur du rapport pointe surtout la difficulté, pour les agences de l’ONU sur place, à choisir entre deux stratégies.

    L’une est la « diplomatie tranquille » qui vise à préserver dans la durée la présence et l’action, même limitée, de l’organisation au prix d’une certaine discrétion sur les obligations humanitaires et les droits de l’homme. L’autre est le « plaidoyer sans concession » qui entend faire respecter les obligations internationales par le pays hôte et implique éventuellement l’usage de mesures « intrusives », telles que des sanctions ou la menace de fermer l’accès du pays aux marchés internationaux, aux investissements et au tourisme.

    À première vue, entre ces deux options, le secrétaire général de l’ONU a fait son choix. Après une visite à Cox’s Bazar, en juillet 2018, il affirmait qu’à ses yeux, « les Rohingyas ont toujours été l’un des peuples, sinon le peuple le plus discriminé du monde, sans la moindre reconnaissance de ses droits les plus élémentaires, à commencer par le droit à la citoyenneté dans son propre pays, le Myanmar [la Birmanie] ».

    Il reste à vérifier aujourd’hui si, face à la menace brandie par Dacca de transférer jusqu’à 100 000 réfugiés rohingyas sur une île concentrationnaire et submersible, les Nations unies, c’est-à-dire le système onusien, mais aussi les États membres, choisiront le « plaidoyer sans concession » ou la « diplomatie tranquille ».

    https://www.mediapart.fr/journal/international/131119/le-bangladesh-veut-il-noyer-ses-refugies-rohingyas?onglet=full

    #réfugiés #asile #migrations #rohingyas #Bangladesh #camps_de_réfugiés

    ping @reka

  • Border Agents Can’t Search Smartphones And Laptops Without ‘Reasonable Suspicion,’ Court Rules
    https://www.forbes.com/sites/lisettevoytko/2019/11/12/border-agents-cant-search-smartphones-and-laptops-without-reasonable-suspici

    A Boston federal court ruled Tuesday that U.S. federal agents can’t conduct “suspicionless” searches of international travelers’ smartphones and laptops at the border and other ports of entry, a decision hailed by the American Civil Liberties Union (ACLU) as a “major victory for privacy rights.” In a 48-page decision, U.S. district judge Denise Casper ruled that border officials need justifiable reasons to search a person’s electronic devices, which should be balanced against the privacy interests (...)

    #ICE #CBP #smartphone #écoutes #surveillance #migration #ACLU

  • Le business sécuritaire d’Amazon
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/11/13/le-business-securitaire-d-amazon_6019004_3234.html

    Le géant de l’e-commerce est devenu un acteur majeur et controversé du secteur de la défense et de la sécurité, grâce à sa filiale d’hébergement de données ou ses visiophones connectés. Cette expérience a été, pour nous, rien de moins qu’une transformation. » Sur scène, devant 10 000 personnes conviées à un événement organisé par Amazon pour ses clients appartenant au secteur public, à Washington, en juin 2018, Sean Roche ne tarit pas d’éloges sur les bienfaits des services d’hébergement de données en ligne (le (...)

    #Palantir #Google #Microsoft #Ring #IBM #Amazon #GoogleCloud #AWS #algorithme #CCTV #Neighbors #Rekognition #sonnette #éthique #biométrie #militarisation #vidéo-surveillance #facial #reconnaissance #CloudComputing #Maven #BigData #surveillance (...)

    ##voisinage ##CIA ##drone

  • Réforme de l’accès aux #soins des #étrangers : des mesures fondées sur un rapport sans substance

    38 cas de fraude sur plus de 300.000 bénéficiaires de l’#AME

    Une note d’actualité de La Cimade nous rappelle que les dérives pointées par le gouvernement n’existe tout simplement pas

    https://www.lacimade.org/reforme-de-lacces-aux-soins-des-etrangers-des-mesures-fondees-sur-un-rappo

    #migration #France #réfugiés #asile #PUMa #santé

  • 08.11.2019, décès d’un réfugié syrien à la frontière entre la Slovénie et l’Italie

    L’8 novembre un ragazzo siriano di vent’anni è stato ritrovato senza vita nei boschi della Slovenia. Come tanti prima di lui, come tanti dopo di lui, provava ad attraversare la frontiera, percorrendo una rotta che non è mai stata chiusa, nonostante l’accordo con il presidente turco Recep Tayyip Erdoğan costato all’Unione europea sei miliardi di euro nel 2016 e malgrado la costruzione del muro tra Ungheria e Serbia voluto dal premier ungherese Viktor Orbán nel 2015. Il ragazzo siriano aveva vent’anni e voleva raggiungere i suoi due fratelli, emigrati anni prima in Germania. Si è perso nei boschi, in autunno, per sfuggire ai controlli della polizia slovena e croata lungo i sentieri che attraversano il confine.

    Lo stesso giorno trentacinque persone sono state fermate nella stessa zona, tra Croazia e Bosnia, e rimandate indietro in quella che si è trasformata nella frontiera orientale dell’Europa, proprio nelle stesse ore in cui in tutti i paesi del vecchio mondo si celebrava il trentesimo anniversario della caduta del muro di Berlino. “Non si è trattato di una fatalità”, afferma Gianfranco Schiavone del Consorzio italiano di solidarietà (Ics) di Trieste, membro dell’Associazione studi giuridici sull’immigrazione (Asgi). “Ma è la manifestazione di una situazione drammatica che riguarda migliaia di profughi lungo la rotta dei Balcani. Quella morte si aggiunge ad altre avvenute negli ultimi anni lungo questa rotta”, continua Schiavone, secondo cui gli arrivi in Italia dalla rotta dei Balcani sono bassi, ma costanti.

    https://www.internazionale.it/reportage/annalisa-camilli/2019/11/12/trieste-frontiera-muro
    #décès #mort #migrations #asile #réfugiés #frontières_sud-alpine #Slovénie #Italie #frontières

    Ajouté à cette métaliste sur les morts à la frontière sud-alpine :
    https://seenthis.net/messages/758646

  • La Cour suprême américaine prête à mettre fin aux rêves des #Dreamers ?

    La justice américaine doit décider si le gouvernement Trump peut supprimer un programme gouvernemental qui protège 700 000 jeunes immigrés entrés illégalement aux États-Unis alors qu’ils étaient enfants.

    https://www.courrierinternational.com/article/justice-la-cour-supreme-americaine-prete-mettre-fin-aux-reves
    #terminologie #migrations #mots #vocabulaire #réfugiés #asile

    Un nouveau mot, @sinehebdo : #Dreamers !

  • Denmark starts border checks at crossings to Sweden

    Danish police on Tuesday began performing border checks at the country’s crossings with Sweden, moves that followed a series of shootings and explosions around Copenhagen that Danish authorities say were carried out by people crossing the waterway between the Scandinavian neighbors.

    The checks were conducted on trains and vehicles crossing the Oresund Bridge over the narrow waterway that separates Copenhagen, Denmark’s largest city, and Malmo, Sweden’s third-largest city. Checks were also carried out at ferry ports.

    Police spokesman Jens Jespersen told The Associated Press that officers at the Oresund Bridge vehicle checkpoint had “a particular focus on cross-border crime involving explosives, weapons and drugs.” He also said authorities were stopping cars to have “a peak at who is inside.”

    “It gives us a pretty good picture of who is coming over,” he said.

    For years, Danes and Swedes have been able to cross without needing a passport. Now a passport is needed for Swedes entering Denmark — at least for the next six months.

    That requirement and the checkpoints come after violence that includes 13 explosions in Copenhagen since February, as well as a shooting in June that killed two Swedish citizens.

    The spiraling violence is believed to be gang related, stemming from disputes over drugs, money, protection and retaliation. An estimated 200 people in Malmo belong to about a dozen gangs.

    On Saturday, a shooting in Malmo killed a 15-year-old boy and critically wounded another. Police said the teenagers who were shot were well-known to authorities in Malmo and officials vowed to crack down even further on organized crime. No one has been arrested.

    Lilian Gustavsson, a 67-year-old Swedish woman who was about to embark on the train to Malmo from Copenhagen’s international airport, said she understood why the Danes were carrying out the checks.

    “I believe this will mean a little travel delay for everyone,” she said. “I fear we might get stuck, but better that than having criminals crossing.”

    As part of Monday’s checks, all vehicles coming from Sweden on the Orseund Bridge were led to a rest area on the Danish side. They then went through a large white tent where officers checked the driver, passengers and the car. Police scanned vehicle license plates, Jespersen said, “so if a (vehicle) is known in the system, we can pull it aside.”

    During the roughly four-hour check Monday, no one was pulled aside, he said. He declined to give details as to when police would carry out further checks but said “a good guess would be two or three times a week.”

    https://apnews.com/45659f17ec2e44eb8160ec4efeb10c21
    #fermeture_des_frontières #contrôles_frontaliers #Schengen (fin de -) #frontières #Danemark #Suède #migrations #asile #réfugiés

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  • Dalla Libia «libero» contrabbando di petrolio delle milizie verso l’Ue

    Prima puntata sulle esportazioni illegali di petrolio dalla Libia: giro di affari di 750 milioni. Tripoli ridimensiona il peso delle «intese segrete» con Malta sui respingimenti dei migranti.

    Un patto segreto tra Malta e Libia grazie al quale le forze armate maltesi si coordinerebbero con la guardia costiera libica per intercettare i migranti e respingerli in Libia. Paese che «sulla base delle attuali condizioni non può essere considerato un porto sicuro», ha ribadito la portavoce della Commissione europea, Mina Andreeva.

    La Valletta non smentisce il negoziato. Tripoli prova a ridimensionare, parlando semmai di «cooperazione trasparente» e tirando in ballo anche «Italia e gli altri Paesi Ue».

    Un nuovo caso, mentre vanno emergendo altre indicibili intese: esseri umani da tenere in catene, in cambio della libera circolazione del petrolio di contrabbando. Il giornale Times of Malta ha pubblicato alcune foto che mostrerebbero alcuni incontri riservati in vista di un accordo di «mutua cooperazione» siglato tra l’esercito de LaValletta e la cosiddetta Guardia costiera libica, con il funzionario governativo Neville Gafà, accusato in precedenza di comportamenti illeciti e controversi, tra cui, ricorda il giornale maltese, legami con un leader delle milizie libiche che gestisce estorsioni e centri di detenzione non ufficiali.

    «Abbiamo raggiunto – ha detto al quotidiano una fonte maltese – quello che potreste chiamare un’intesa con i libici: quando c’è una nave diretta verso le nostre acque, le forze armate maltesi si coordinano con i libici che la prendono e la riportano in Libia prima che entri nelle nostre acque e diventi nostra responsabilità», ha dichiarato una fonte a Times of Malta.

    Ma i misteri libici non si fermano al traffico di persone. Il capo della #Noc, la compagnia nazionale petrolifera di Tripoli, continua a denunciare il furto di idrocarburi. Mustafa Sanalla, ha ripetutamente stimato in almeno 750 milioni di euro annuali il valore dei prodotti petroliferi trafugati ed esportati illegalmente all’estero. Furti che avvengono alla luce del sole. Solo nei dodici mesi tra giugno 2015 e 2016 sarebbero arrivati in Italia e poi immessi in Paesi come la Spagna oltre 82 milioni di chili di gasolio di contrabbando, per un valore d’acquisto pari a circa 27 milioni di euro, a fronte di un valore industriale di mercato pari a oltre 50 milioni. Solo la punta dell’iceberg, grazie al gioco delle tre scimmiette praticato dai governi Ue che hanno abbandonato il mare lasciando campo libero ai trafficanti di esseri umani che hanno allargato il giro d’affari trasformandosi anche nella principale multinazionale del contrabbando.

    Il principale centro di approvigionamento è la ’#Azzawiya_Oil_Refinery_Company', la più grande raffineria statale controllata dalla Noc. A impedire i furti di petrolio dovrebbe pensarci la divisione di Zawyah della #Petroleum_facility_guard (#Pfg). Ma l’esercito privato incaricato di vigilare risponde agli ordini del clan guidato dai fratelli #Koshlaf, i veri datori di lavoro di #Abdurhaman_al-Milad, quel #Bija che nel maggio del 2017 era in Italia durante quella che egli stesso ha definito «lunga trattativa» e che nonostante i provvedimenti Onu, con le accuse di essere uno dei boss del traffico di esseri umani, è stato riconfermato alla guida dei guardacoste di Zawyah.

    Nei giorni scorsi Euronews ha pubblicato, senza riceverne alcuna smentita, la notizia secondo cui sarebbero 236 i vascelli cisterna a disposizione dei ladri di gasolio. Un vero intrigo internazionale: a settembre il governo maltese ha chiesto a Mosca di non porre il veto alla richiesta di sanzioni proposte dal Consiglio di sicurezza Onu per bloccare ovunque nel mondo i beni dei membri dell’organizzazione di maltesi, libici e italiani indagati nel 2017 nell’operazione “#Dirty_Oil” della procura di Catania. Tra questi alcuni mediatori considerati vicini al più potente clan mafioso della Sicilia orientale: la famiglia #Santapaola-Ercolano.

    https://www.avvenire.it/attualita/pagine/affari-accordi-e-migranti-ma-la-libia-non-sicura
    #Libye #exportation #pétrole #milices #UE #EU #contrebande #raffinerie #mafia

    ping @albertocampiphoto

  • Un partisan de #Joumblatt participant aux manifestations anti gouvernementales (gouvernement dont fait partie Joumblatt), a été tué à Khaldé à la sortie de Beyrouth vers le Sud-Liban

    L’homme blessé à Khaldé est décédé
    https://libnanews.com/lhomme-blesse-a-khalde-est-decede

    Abou Fakher qui se trouvait avec sa femme et son fils au niveau de la route bloquée à Khaldé, a vu une voiture aux vitres fumées tentant de passer au niveau de la route bloquée. Il a tenté d’arrêter la voiture en hurlant, un homme en tenue militaire est descendu de la voiture, a tiré deux balles, dont une aurait touché Abou Fakher au niveau du crâne.