• Onfray déjeune avec le diable (avec une très petite cuillère ;) – Journal d’un #antifa (parmi d’autres)
    https://gauchedecombat.net/2020/05/17/onfray-dejeune-avec-le-diable-avec-une-tres-petite-cuillere

    Onfray déjeune avec le diable (avec une très petite cuillère ;)
    Ce texte de Michel Onfray est en train de tourner sur les réseaux sociaux. Comme vous le constaterez par vous même, il choisit d’attaquer Marx dans sa judéité, et défend un Proudhon qui, bien qu’antisémite comme c’est de notoriété publique, posséderait les vertus, selon Onfray, d’un être de nature, celles d’un travailleur terrien, réputé plus noble aux yeux du philosophe, puisqu’ attaché quant à lui à de vraies bonnes valeurs, et qui plus est « né catholique »…Quand cela est écrit en opposition à ce bourgeois cosmopolite de Marx, friqué comme le sont tous les juifs, ce cliché éternel, voilà qui est troublant, mais pas vraiment très étonnant quand on connait comme moi la biographie de ce philosophe identitaire rabougri là, et le rapport qu’il entretenait avec son père…

    Il se trouve qu’il choisit de publier ce texte pas vraiment n’importe où, ni pour n’importe qui…

    Thibaut Isabel, qui se présente lui aussi comme philosophe, défenseur du paganisme, est un « collaborateur » de la revue d’extrême-droite qu’est « Éléments », organe historique du GRECE, tous deux bien connus ici, et rédacteur en chef de « Krisis », une revue identitaire tendance « nouvelle droite », euphémisme pudibond d’intellectuels grands bourgeois qui se verraient probablement fort indignés d’être qualifiés d’extrêmes en regard de la vulgarité Lepéniste. Y est omniprésent également Alain de Benoist, qui n’est pas n’importe qui dans le monde des idées… (puantes). Quelqu’un qui a pris la défense de l’Algérie française et de l’OAS ainsi que du régime d’apartheid en Afrique du Sud ne peut pas être foncièrement bon, si vous voyez ce que je veux écrire et qu’il faille vous faire un dessin…

    #Michel_Onfray #antisémitisme #GRECE

  • Dans une interview donnée à un site d’extrême-droite identitaire, Onfray confirme son ancrage dans une « république souverainiste et d’ordre », complotiste et anti-immigré-es. L’ex-libertaire a bien élu domicile dans la vieille extrême-droite française.

    Michel Onfray : « La presse décline parce qu’elle appartient à quelques milliardaires qui utilisent les journaux pour défendre leurs projets populicides » [Interview]
    https://www.breizh-info.com/2020/05/04/142904/michel-onfray-philosophe-presse-france-confinement

    Poser la question de l’immigration a été interdit ou criminalisé pendant des années par les anciens gauchistes de Mai 68 qui, par internationalisme, ont poursuivi leur travail de destruction des nations et des Etats sans se douter qu’ils ne travaillaient pas pour la révolution des peuples et des prolétaires mais pour la révolution de ceux qui aspirent à gouverner les peuples sans l’avis des peuples. Or, il s’agissait moins de la révolution des prolétaires que de la révolution des propriétaires qu’ils étaient devenus entre deux… Or, quand elle n’est pas accompagnée d’une politique d’intégration puis d’assimilation, l’immigration est un outil de sape des nations et de paupérisation généralisée. L’islamo-gauchisme se montre un actif idiot utile du capital. Voire : dasa des extrêmes-droites…

  • Montage AJ+ sur les violences policières et racistes pendant le confinement :
    https://twitter.com/ajplusfrancais/status/1242165467139186689

    ”Rentre dans ton pays”, “ferme ta gueule” : quand des policiers profitent du confinement pour insulter et frapper. Mais pas dans tous les quartiers.

    https://video.twimg.com/amplify_video/1242126849901301772/vid/720x1280/w_9RSrXhqFChXZtB.mp4

    Comme toujours : ne pas lire les commentaires du thread Twitter, toujours aussi déprimants : mélange du racisme décomplexé usuel et de #moraline du moment sur le thème « c’est normal, parce que les gens ne veulent pas comprendre que le virus est dangereux ».

  • La manière de posé une question selon que vous serez faible ou puissant.


    Chez liberation on se demande ;

    Alain Finkielkraut a-t-il appelé à « violer les femmes » lors d’un débat sur LCI ?

    et

    Pourquoi le cri « Allahu akbar » a-t-il été scandé pendant la marche contre l’islamophobie ?

    Alors que libé aurais tout aussi bien pu se demander :

    Pourquoi Alain Finkielkraut a-t-il appelé à violer les femmes lors d’un débat sur LCI ?

    ni

    Est-ce que le cri « Allahu akbar » a-t-il été scandé pendant la marche contre l’islamophobie ?

    Pourtant Finkielkraut a bien fait appel au viol et apologie du viol avec circonstances aggravante de viol par conjoint. Il est donc passible de poursuite pour appel au crime contre un groupe discriminé.
    Mais Libé prend la défense de Finkielkraut qui est plus puissant que les femmes et Mme De Haas réunis.

    Dans la vidéo de 16 secondes intégrée à ce tweet, on entend juste Alain Finkielkraut, phallosophe, dire à Caroline De Haas, militante féministe : « Je dis aux hommes : "Violez les femmes !" D’ailleurs, je viole la mienne tous les soirs. » Le montage de cette vidéo ne permet pas de saisir la dimension « ironique » des propos du philosophe, qu’on comprend en écoutant l’intégralité de la séquence.

    Non seulement c’est un délit d’appeler au crime mais Finkielkraut par sa fonction d’académicien à une portée officiel. Ses propos engagent la république puisque ce délinquant misogyne et raciste est subventionné grassement par nos impôts.

    Pour l’ironie ca ne change rien, la loi ne dit pas que l’ironie autorise les appels au crime.

    Rappel de la loi :

    Seront punis des peines prévues à l’alinéa précédent (un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ) ceux qui, par ces mêmes moyens, auront provoqué à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre ou de leur handicap ou auront provoqué, à l’égard des mêmes personnes, aux discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7 du code pénal.

    #humour #culture_du_viol #violophilie #masculinisme #appel_au_viol #académie_française #sexisme_d'état #phallosophe

    • Oui @martin4 d’où mon tag #sexisme_d'etat
      J’ajoute que le ministère de la culture recrute depuis 10 ans son personnel féminin avec une épreuve scatologique. Or après les signalements ni ce ministère si Sciappa n’ont désapprouvé et même après les révélation de la presse, le ministère ne récuse pas cette politique de recrutement et Sciappa ne répond pas plus. Je sais pas ce qu’en penserait Dreyfus mais je sais que si Libé dénonce d’un coté les féminicides et médiatise la politique de recrutement du ministère de la culture, #en_même_temps Libé trouve super drôle ce que dit Finkielkraut tout en oubliant étrangement de rappeler les limites que la loi pose à la #liberté_d'expression . Pour Finki, le minimum serait qu’après de tels propos, il soit viré de l’académie française.

    • Pour Finkielkraut (et d’autres) je pense qu’il est important de parler de « #Militant_pédophile_d'extrême_droite »

      Sur Finkielkraut et son militantisme pédophile :
      - Sur l’affaire Polanski, il ne cesse de minimiser le caractère enfantin de la victime (il compte les mois « 13 ans et 9 mois », il s’intéresse aux menstruations de la victime, il souligne qu’elle avait un « petit ami » (de son age) avec qui elle avait eu une ou deux relations sexuelles)
      - En 1977 avec Pascal Bruckner, il soutien Tony Duvert qui fait l’apologie de la pédophilie et considère que dès 10 ans un enfant peut avoir des relations sexuelles avec un adulte sans problème.

    • Amusant de constater qu’il y a une page consacrée au « gauchisme » sur Wikipédia.

      Gauchisme — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Gauchisme

      Au milieu des années 1970 des provocations sociétales touchant à la pédophilie ont été lancées mais dans les milieux et cénacles littéraires et mondains, par des auteurs distincts du gauchisme, les écrivains Tony Duvert et Gabriel Matzneff, quasiment au même moment. Le seul gauchiste à leur emboiter directement le pas sera Daniel Cohn-Bendit, même si en 1977 Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut, dans Le Nouveau Désordre amoureux62,63, vont aller jusqu’à déplorer en 1977 la réprobation déclenchée par le livre de Tony Duvert, allant jusqu’à inciter à le lire.

    • Le cas est un peu tendancieux puisqu’il se défend justement d’appeler à violer en mettant en scène sa caricature appelant à violer. Une chose est sûre, le récit par Libé, aussi complaisant soit-il, est déjà gerbant : des mecs du côté du manche défendent le droit de marcher sur les personnes de groupes sociaux minoritaires ou minorisés. Et tous les mecs qui défendent sur Twitter avec des super arguments : « Mais c’est de l’humouuureuh ! »

      Ça n’est pas de l’humour, l’humour étant destiné à faire rire alors que cette énonciation un peu tordue avait pour but de choquer Caroline De Haas (je suis trop loin de mes études de linguistique pour dire de quoi il s’agit mais des énonciations ambiguës ne font pas une blague ni réciproquement, c’est autre chose).

      J’ai un peu hésité et puis j’ai fini par rapporter les faits au CSA. Justement, et ça a fini de me convaincre, parce que le CSA ne prend pas les plaintes pour des propos interdits par la loi mais pour tout ce qui passe en-deçà et témoigne d’un manque du respect basique pour les gens et leur intégrité corporelle et mentale dans cette société. Parce que c’est le public qui attribue des fréquences, voire des subventions, donc on peut estimer que le public a droit de regard sur ce genre de salauderie.

      D’autre part j’ai noté ici https://seenthis.net/messages/806932 que Finkielkraut est le premier à se plaindre de gérontophobie quand on s’attaque à sa situation de mâle en fin de carrière et au sommet de son pouvoir (ici de sa capacité de nuisance). Il comprend très bien ce qu’a de toxique la haine pour un groupe... à condition qu’il en fasse partie !

    • Je ne voie pas ce qui pourait faire pensé que Finki ne viol pas sa compagne tous les soirs. C’est plutot inimaginable qu’une femme consente à du sexe avec ce sphincter incontinent. J’en profite pour dire aux femmes de châtrer les hommes et de commencer par Finki, ca le fera surement bien rigoler.

    • Question de budget ? Dans l’émission sur le vieillissement où ils sont entre mâles à se féliciter de leur grande sagesse et que la société (dont la recherche médicale) soit à leur service, ils avouent que leur sexualité est sous perfusion de Viagra.

      Cette sortie ne signifie ni que Finkielkraut viole ni qu’il ne viole pas sa femme, mais bien qu’il s’en fiche et qu’il souhaite garder le privilège de ne pas y réfléchir. Elle m’a fait penser au début de Coïts (Intercourse) d’Andrea Dworkin. Elle raconte que Léon Tolstoï hait le sexe mais que de temps en temps il est submergé par sa libido, qu’il n’imagine pas satisfaire autrement qu’en violant sa femme. Il se vidange dans son corps comme si c’était une chose, sa chose, puis la regarde comme un tas de merde... jusqu’à la prochaine fois. Non, il ne la viole pas tous les soirs mais il la viole et tout le monde s’en fiche à part une poignée de féministes et pro-féministes.

      Tous les mecs de cette émission se sont comportés comme de merdes assises sur leur privilège de blesser les autres. Ce sont des raclures et pas un n’est venu à l’aide de Caroline De Haas qui ne représentait pas que le féminisme mais aussi la simple décence.

    • Lorsqu’il lance à la cantonade "Violez, violez, violez ! Je dis aux hommes : violez. D’ailleurs, je viole ma femme tous les soirs", Alain Finkielkraut sait qu’il s’adresse à une victime de viol. Il sait aussi qu’à l’instant où il prononce - éructe - cette phrase, des dizaines de milliers de victimes de viol le regardent.
      ...
      La parole est « normatrice », elle est un agent actif sur la société. Elle agit sur les mentalités et sur les comportements. Je suis très étonnée depuis mercredi de voir des journalistes m’expliquer que c’était du 2nd degré donc au final, ce n’est pas si grave. Ces personnes travaillent pour des médias. Ils passent leurs journées à écrire et, pour certain.e.s, à parler à la radio ou à la télé.

      Ils n’ont pas conscience de la puissance d’un mot, d’un écrit, d’une parole ?

      Les mots, qu’ils soient prononcés au 1er ou 2ème degré, agissent. Différemment, sans doute. Mais ils agissent quand même. Quand un homme se moque à la télévision d’une militante féministe qui rappelle le nombre de femmes victimes de viol en France, il ne se moque pas seulement d’elle. Il se moque de ses propos. Il se moque du sujet. Il se moque du viol.

      Il légitime au final l’oncle ou le neveu qui expliquera lors d’un prochain repas de famille que franchement, « on parle trop de cette question », que « ça va deux minutes », que « y a pas tant de viols que ça en France ». Et Alain Finkielkraut, volontairement ou pas, participe de fait à verrouiller un peu plus ce secret qu’on essaye, contre vents et marées, de lever.

      https://blogs.mediapart.fr/carolinedehaas/blog/151119/le-viol-alain-finkielkraut-et-le-deni

    • Merci Antonin de citer l’analyse qu’a fait Dworkin de l’hypocrisie sexuelle de Tolstoï (à partir de ses propres écrits et de ceux, plus discrets mais plus émouvants de Sophie Andreievna Tolstoi). COïTS met également en scène d’autres viols iconiques dans les écrits d’écrivains mâles couronnés : Tennessee Williams, Isaac Bashevis Singer, Diego Rivera, James Baldin, Kôbô Abé et beaucoup d’autres. (https://scenesdelavisquotidien.com/2019/03/06/dworkin-aujourdhui-a-propos-de-sa-preface-a-intercourse-coit)

    • « Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne, Danièle Obono, députée de Paris, Uga Bernalicis, députée du Nord et Bénédicte Taurine, députée de l’Ariège du groupe la France insoumise ont saisi aujourd’hui [vendredi] la procureur de la République de Paris sur la base de l’article 40 du code de procédure pénale, pour les propos tenus par l’époux de Sylvie Topaloff le 13 novembre 2019 lors de l’émission La grande confrontation sur LCI », expliquent-ils.

      http://www.leparisien.fr/societe/propos-de-finkielkraut-sur-le-viol-quatre-deputes-lfi-saisissent-le-procu

      Les quatre Insoumises « considèrent que ces propos peuvent constituer un délit aux termes de l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 » portant sur la provocation « à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre ».

    • Je trouve significatif que les hommes de droite - ce qu’est clairement Finkielkraut malgré une réputation acquise à gauche - instrumentalisent aussi cavalièrement les femmes, pas seulement la leur, mais celles de tous leurs auditeurs. Relire Dworkin ("Les Femmes de droite") à propos de la fausse sécurité promise aux femmes par les idéologues conservateurs-trices. « Il était une pomme » en a fait une série de vidéoclips : https://www.youtube.com/watch?v=yPkEd7vd0lI

    • Merci pour « il etait une pomme » @martin4

      Ici une déclaration sur les enfants de 16 ans malléables et influencables :

      « Je trouve lamentable que des adultes s’inclinent aujourd’hui devant une enfant. Je crois que l’écologie mérite mieux, et il est clair qu’une enfant de 16 ans, quel que soit le symptôme dont elle souffre, est évidemment malléable et influençable.

      https://www.ladepeche.fr/2019/09/20/alain-finkielkraut-tire-a-boulets-rouges-sur-greta-thunberg,8427127.php

      et ici une déclaration répété chez pujadas par le même sur les adultes de 13 ans et 9mois

      J’ai rappelé les faits, (...) cette jeune fille, qui avait en l’occurence 13 ans et 9 mois, elle n’était pas impubère, elle avait un petit ami (...)

      Ce qui implique que si une fille est pubère il ne peu plus y avoir de viol. Ca implique aussi que si une fille pubère est consentante un jour pour du sexe avec un garçon ou un homme alors elle est consentante pour toute pratique sexuelle avec n’importe quel homme n’importe quand, n’importe ou. C’est encore plus grave que ce que les analyses en disent. Ce que Finki défend comme idée c’est qu’une fille qui a passé la puberté n’est pas violable, une fille qui as un petit ami non plus... Il pense exactement comme les talibans qu’il prétend combattre.

      En 2009 il ajoutai aussi :

      « C’était une adolescente qui posait dénudée pour Vogue homme. Et Vogue homme n’est pas un journal pédophile.
      C’est quand même une chose à prendre en considération. »

      Sinon je me demande si Finki rigolerais dans le cas ou un antisémite noroire s’amusait à dire « Je dit aux goys, gazez, gazez, gazez les juifs. D’ailleurs je gaze un juifs chaque soirs. » pour se dédouaner d’être antisémite. Mais pas de pbl pour dire de la misogynie pour se défendre d’être misogyne. Ca me rappel mon ancien proprio qui me disait « Je suis pas raciste moi, je loge une négresse au 3eme ! »

      Par rapport à l’ironie et au 2nd degrès. Ce mode de communication exige une connivence entre les parties communicantes. Pour que le second degrés sois compris il faut de la connivence avec la ou les personne·s à qui s’adresse ce discours.

      https://www.youtube.com/watch?v=F9IOU0lB8j8

      Or Finki prétend faire de l’ironie sur le viol avec une victime de viol qui est face à lui, et il sais qu’il est regardé par des milliers de victimes de viol il ne peu donc absolument pas se faire valoir d’une connivence avec ses interlocutrices, les seuls avec qui il pourrait avoir de la connivence ce sont les agresseurs sexuels et leurs complices. Pour que Finki ai le droit à l’ironie, il faudrait qu’il n’ai jamais tenu de propos sexistes par le passé, qu’il n’ai jamais défendu de violeurs et qu’il prouve qu’il n’as jamais violé. Or Finki est un habitué du discours misogyne pro viol. Il a défendu le fait que toute fille qui passe la puberté ne peu plus refusé son consentement (ainsi que toute fille pubère qui a un petit ami ou/et qui a posé nu sur une photo un jour) et enfin vu sa conception du viol (une fois pubère les femmes n’ont plus le choix) il est plus que probable que Mme Topaloff en ai déjà subi de nombreux.

    • @tintin les sources sont multiples, mais je n’ai pas pu vérifier dans le livre écrit par Alain Finkielkraut et Pascal Bruckner (en soit, ces deux noms accolés c’est déjà un film d’horreur) dans « Le Nouveau Désordre amoureux » en 1977 et ré-édité en poche récemment. https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Finkielkraut#La_%C2%AB_pens%C3%A9e_68_%C2%BB,_le_progressisme_et Le lien de Big Grisly https://fr.wikipedia.org/wiki/Gauchisme#Les_provocations_soci%C3%A9tales semble provenir de la même source c’est à dire #Michel_Onfray (personne que je trouve tout autant critiquable que Finkielkraut) dans son livre « L’autre pensée 68 : Contre-histoire de la philosophie ». Onfray écrit :

      https://books.google.fr/books?id=261ODwAAQBAJ&lpg=PT18&dq=Pascal%20Bruckner%2C%20p%C3%A9tition%

      "Loin de l’empire des adultes sur le sexes des enfants, le narrateur tient ce propos dont on peut imaginer qu’il est celui de l’auteur du livre : « Aimer un enfant, c’est lui permettre d’accéder sans heurt, par la voie de l’affection et du savoir, à une émotion, à une sensibilité et à une conscience dont l’amour ne saurait se passer pour rayonner de cette humanité à laquelle nos sociétés lui permettent rarement de parvenir » (75) — nous sommes loin des thèses de #Pascal_Bruckner et #Alain_Finkielkraut qui, dans "Le Nouveau Désordre amoureux" (1977), invitaient à ce que leurs lecteurs s’inspirent des livres du pédophile #Tony_Duvert dont ils déploraient qu’ils « provoquent le scandale : ils devraient susciter des vocations, dessiller les yeux » (au Seuil, page 266). En 1979, dans "Au coin de la rue, l’aventure", les deux compères [Bruckner et Finkielkraut] récidivent en écrivant : « Désirez-vous connître l’intesité des passions impossibles ? Éprenez-vous d’un(e) enfant » (ibid, 91)..."

      Et samedi dernier encore, tranquillement lors de son émission Répliques où il avait invité #Laurent_Dandrieu (de #Valeurs_Actuelles) et #Antoine_Guillot (de #France_Culture) :

      https://archive.org/details/finkielkraut16novembre2019franceculture

      Alain Finkielkraut :
      « On est pédophile lorsqu’on veut, lorsqu’on désire des jeunes filles impubère. Quand elles sont pubères ce n’est plus de la pédophilie, cela peut être condamnable etc. mais à ce moment-là il faut utiliser le vocabulaire qui convient. »

      Laurent Dandrieu :
      « Je pense qu’en fait le seul cas où on pourrait, éventuellement, repousser et rejeter une oeuvre artistique en raison des comportements scandaleux de son auteur, serait le cas où l’oeuvre sert justement à l’auteur pour justifier son comportement scandaleux. Un pédophile qui fairait une oeuvre qui fasse l’apologie de la pédophilie, là effectivement, il y aurait un problème évident à apprécier cette selon des critères purements artistiques. Il me semble absolument évident que dans le cas de Woody Allen on n’est absolument pas dans ce cas de figure là. »

      Alain Finkielkraut :
      « Alors il est vrai que, quand même, nous avons beaucoup changé de contexte parce qu’il y a un auteur qui a fait ça, très admiré dans les années 1970, et peut-être pas tout à fait pour rien, c’était Tony Duvert. Tony Duvert dans "Quand mourut Jonathan" a fait en effet l’apologie de la pédophilie. Mais bon, voilà, c’était... autres temps autres moeurs. »

      Ou encore dans l’ouvrage de #Malka_Marcovich dans son livre « L’autre héritage de 68. La face cachée de la révolution sexuelle » (Albin Michel)

      https://www.letemps.ch/societe/revolution-sexuelle-mai-68-genere-un-tourbillon-dabus

      "D’ailleurs les « nouveaux philosophes reconnaissaient toute la pertinence des livres de Tony Duvert et de son apologie de la sexualité avec les enfants, qui devait selon eux « stimuler, susciter des vocations, dessiller les yeux » (dixit Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut dans Le Nouveau Désordre amoureux)."

    • Concernant la « définition de la pédophilie selon Alain Finkielkraut » on peut noter sa constance depuis au moins 1977 à défendre ce que nous appelons la pédophilie mais lui appelle des « relations sexuelles avec des jeunes filles pubères ».

      Pour moi Alain Finkielkraut procède à une réification des filles puisqu’il réduit celles-ci à un assemblage mécanique, la puberté , il nie la pertinence de la prise en compte de leur développement moral, psychologie, émotionnel, cognitif, intellectuel et social pour définir leur enfance.

      Alain Finkielkraut va ainsi à l’encontre

      – de la définition de l’ONU formalisée dans l’article 1er de "La Convention relative aux droits de l’enfant" :

      « _Au sens de la présente Convention, un enfant s’entend de tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable ._ »

      https://www.unicef.fr/sites/default/files/convention-des-droits-de-lenfant.pdf

      – de la définition légale française https://www.dictionnaire-juridique.com/definition/minorite.php

      "la « minorité ». est le nom donné au statut juridique que la loi attache à la situation juridique de la personne qui, en France, n’a pas atteint l’âge de 18 ans."

      La majorité sexuelle étant acquise à partir de 15 ans : https://www.planning-familial.org/fr/majorite-sexuelle-quelle-majorite-sexuelle-446

      ""Le fait, par un majeur, d’exercer SANS violence, contrainte, menace NI surprise une atteinte sexuelle sur la personne d’un mineur de 15 ans est puni de cinq ans d’emprisonnement et 75 000€ d’amende"

      – Je n’ai pas trouvé de définition claire de l’enfance selon l’Organisation Mondiale de la Santé, mais voici comment l’ OMS définie la petite enfance :
      https://www.who.int/social_determinants/themes/earlychilddevelopment/early_child_dev_ecdkn_fr.pdf

      « Le présent document fait la synthèse des connaissances sur les possibilités d’améliorer la situation relative au développement de la petite enfance (DPE) à l’échelle mondiale. Conformément aux normes politiques inter-
      nationales, nous définissons la petite enfance comme la période allant du développement prénatal jusqu’à l’âge de huit ans. Ce que vivent les enfants durant leurs premières
      années sert de pierre angulaire pour le reste de leur vie. Cela s’explique par le fait que le DPE — dont les aspects physiques, sociaux, émotionnels, du langage et cognitifs — exerce une grande influence sur l’apprentissage de base, la réussite scolaire, la participation économique, la citoyenneté sociale et la santé. »

      On peut donc dire qu’en souhaitant restreindre l’enfance à la période avant la puberté (et donc potentiellement avant 13 ans et 9 mois mais aussi avant 11 ans) et donc la pédophilie aux relations sexuelles avec des enfants impubère, dans la situation actuelle, et compte tenu de ses valeurs sur d’autres sujets : Alain Finkielkraut est bien un militant pédophile d’extrême droite.

      Positions qu’il a exprimer à plusieurs reprises :

      9 octobre 2009 8h20

      « Polanski n’est pas pédophile ! Sa victime, la plaignante, qui a retiré sa plainte, qui n’a jamais voulu de procès public, qui a obtenu réparation n’était pas une fillette, une petite fille, une enfant au moment des faits ! C’était une adolescente qui posait nue, dénudée pour vogue homme ! Et vogue homme n’est pas un journal pédophile ! »

      https://archive.org/details/finkielkrautpolanskipedophilie2009

      Mercredi 13 novembre 2019

      Cette jeune fille qui avait en l’occurrence 13 ans et 9 mois, elle n’était pas impubère, elle avait un petit ami. Elle a eu cette relation avec Polanski, il a été accusée de viol.

      https://archive.org/details/alainfinkielkraut-lagrandeconfrontation-lci

      Samedi 16 novembre 2019

      « On est pédophile lorsqu’on veut, lorsqu’on désire des jeunes filles impubère. Quand elles sont pubères ce n’est plus de la pédophilie, cela peut être condamnable etc. mais à ce moment-là il faut utiliser le vocabulaire qui convient. »

      https://archive.org/details/finkielkraut16novembre2019franceculture

    • « il faut utiliser le vocabulaire qui convient » nous tance l’Académicien. Si les règles de la bienséance ne bâillonnaient pas celles qui partagent un plateau avec cet homme, il se ferait servir des propos inconvenants mais parfaitement justifiés. Car enfin, n’est-il pas obscène que l’Académie française, les grosses pointures du cinéma français et des émissions de grande écoute soient ainsi mobilisées par la défense d’un pleutre ? Polanski n’a rien d’un héros : il a sodomisé à deux reprises une adolescente de 13 ans après l’avoir subornée et droguée avec des Quaaludes. Il a reconnu ces actes et est, depuis, un fugitif de la justice, profitant des pays qui n’ont pas d’entente d’extradition avec les USA. Je trouve obscène qu’on l’ait laissé s’accaparer l’héroïsme d’Émile Zola pour tenter de se laver les mains.

    • Pour les pédosexuels académiciens on retrouve D’Ormesson chez les supporters de Matzneff

      Ainsi Jean d’Ormesson pouffe, dans « le Point », en 1993 :
      "« Notre ami Gabriel parle un joli français. A voir le nombre des enfants qui sont pendus à ses basques, on se dit que rien n’est perdu pour notre langue bien-aimée. »"

      https://www.nouvelobs.com/bibliobs/20191226.OBS22783/gabriel-matzneff-ce-paria-tres-aime-qui-fait-l-apologie-de-la-pedophilie.
      le nouvel obs qui fait comme si le magazine avait été précurseur dans la dénonciation, se plaçant avant Denise Bombardier et ne fait aucune autocritique, comme si le nouvel obs n’avait jamais publié de contenu pro-pedoviol.

      Il n’y a guère que Guy Sitbon, dans « le Nouvel Obs », pour dénoncer, en 1990, le « mépris » de Matzneff « pour les enfants qu’il baise », et menacer : « Que Gab ne tombe pas un jour sur un père. Qu’il ne tombe pas sur un homme. » La même année, Josyane Savigneau prend la défense de l’auteur de « Mes amours décomposés » : « Matzneff ne viole personne, ne force aucune de ces jeunes femmes à partager sa vie amoureuse. » Et la critique s’offusque des accusations portées contre l’écrivain par Denise Bombardier dans l’émission « Apostrophes », quelques semaines plus tôt. Sur le plateau, l’essayiste canadienne a asséné :
      "« Monsieur Matzneff nous raconte qu’il sodomise des petites filles de 14 ans, 15 ans ; que ces petites sont folles de lui. […] On sait que les vieux messieurs attirent les petits enfants avec des bonbons, M. Matzneff, lui, les attire avec sa réputation. »"

      Elle ajoute qu’en France « la littérature sert d’alibi à ce genre de confidences ». En somme, peu importe les actes, pourvu que l’écrivain ait du style. Et du style, Gabriel Matzneff, avec ses costumes Arnys et son usage de mots rares, se targue d’en avoir.

      Je me demande si Finki ne fait pas partie des soutiens de Matzneff

  • Lettre ouverte à #Emmanuel_Macron
    http://reformeraujourdhui.blogspot.com/2018/09/lettre-ouverte-emmanuel-macron.html

    Dans la tradition littéraire des pamphlets et de la satire politique, le philosophe et essayiste français #Michel_Onfray réagit à la nomination de #Philippe_Besson, ami du couple Macron, au poste de consul de France à Los Angeles. Cette affaire ainsi que d’autres abordées également dans cette lettre, révèle une nouvelle fois la dérive des institutions de la 5ème République et de la constitution du 4 octobre 1958, à caractère monarchique, qui accordent trop de pouvoir au président de la République et qu’Emmanuel Macron aime à amplifier un peu plus chaque jour... Votre Altesse,Votre Excellence,Votre Sérénité,Mon cher #Manu,Mon #roy, La presse a rapporté il y a peu que tu avais nommé un gueux pour représenter la nation à Los Angeles. Il aurait pour seul titre de noblesse diplomatique, disent les mauvaises (...)

  • Michel Onfray ou le mal qu’Internet peut faire à l’intellectuel

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-vie-numerique/michel-onfray-ou-le-mal-quinternet-peut-faire-lintellectuel

    Internet est peut-être aussi en train de donner une forme à la vie intellectuelle. Mais ça ne va pas sans accident, et là, l’accident semble avoir eu lieu. L’ironie de l’Histoire, c’est que Michel Onfray a été un critique farouche des Nouveaux Philosophes, pour le fond de leur pensée et la forme caricaturale que la télévision lui a donné. 40 ans après, lui-même semble subir le médium qui transporte sa pensée. Il y a une certaine cruauté à regarder cette vidéo. Car Internet recèle depuis quelques années nombre de Youtubeurs (parmi lesquels Usul ou Osons Causer, mais il y en a d’autres) qui mettent en ligne des vidéos exigeantes, critiques, et qui politiquement ne sont pas loin de ce que défend Michel Onfray. Mais leur maîtrise de la grammaire numérique, la distance qu’ils instaurent avec leur propos (qui passe par le ton, l’humour), la réflexivité sur les conditions de réception de leur propos (qui n’ont rien à voir avec la manière dont un livre est lu, dont est regardé une émission de télévision), les prémunissent contre ce qui fait l’inquiétante étrangeté de la vidéo de Michel Onfray : l’impression d’une caricature qui, au final, dessert une cause qui a sa noblesse.

    #michel_onfray #radio #audio #france_culture #macron #complotisme #internet #intelectuel

  • Michel Onfray se rapproche de l’extrême droite, sous le patronage de Proudhon | Lignes de force
    https://lignesdeforce.wordpress.com/2017/04/25/michel-onfray-se-rapproche-de-lextreme-droite-sous-le-patro

    Le pauvre Michel Onfray poursuit sa pitoyable dégringolade et se rapproche de la vieille « Nouvelle droite » intellectuelle d’Alain de Benoist. Non seulement il préface un livre de Thibault Isabel, mais il participe en chair et en os à un colloque organisé par les revues Éléments pour une civilisation européenne et Krisis, les deux organes de cette mouvance d’extrême droite.

    La stratégie de pêche à la ligne pratiquée depuis longtemps par Alain de Benoist, via les revues en question, se révèle une fois de plus payante. Après avoir attiré récemment Bernard Langlois, cofondateur de la revue Politis, de Benoist peut se flatter d’une belle prise médiatique, que la mise en page ci-dessous indique assez : ça n’est pas vers l’affiche du colloque que se tournent les regards quasi égrillards des deux « penseurs » d’extrême droite, mais vers Michel Onfray.

    Quant au grand ancêtre qui fournit le prétexte de cette répugnante fraternisation intellectuelle, il serait vain de lui reprocher aujourd’hui de tirer Onfray encore plus bas qu’il n’était. Ce sont pourtant bien les ambiguïtés de sa théorie qui autorisent tant d’ordures de droite ou d’extrême droite à se réclamer de lui.

    Onfray, lui, définitivement enfermé dans sa folie omnisciente et omnipotente, est certainement persuadé non seulement d’avoir raison à propos de #Proudhon – comme du reste – mais de ce que sa parole magique éclairera tous les esprits et résoudra toutes les contradictions…

    Encore quelques années (ou mois ?) et notre cynique rédigera des rapports pour la présidente du Front national et/ou de la République.

    #Michel_Onfray #Alain_de_Benoist

  • http://lmsi.net/Proposition-de-loi-pour-l

    Sa suffisance et ses poses philosophantes sont une insulte ostensible à toute la corporation des philosophes ; son catéchisme antireligieux est une insulte à ce que la libre-pensée a produit de meilleur ; son anticalotinisme crétin, son hédonisme benêt et son aristocratisme puant sont une insulte à Épicure, à Lucrèce, à Spinoza, à Nietzsche, à Deleuze, à Bourdieu et à tous les grands auteurs dont il se réclame et qu’il ne fait que trahir, salir et détourner à son profit.

  • Paraître à la télé comme on va au bordel : le conseil « philosophique » de #Michel_Onfray.

    Je me branche sur #France-culture. Erreur estivale parmi d’autres.
    Je tombe sur l’impayable Michel Onfray, hôte quasi-permanent de la chaîne, expliquant pourquoi il a décidé, après mûre réflexion, de participer aux émissions de télévision auxquelles il est invité, y compris les pires.

    http://lignesdeforce.wordpress.com/2016/08/06/paraitre-a-la-tele-comme-on-va-au-bordel-le-conseil-philoso
    http://lignesdeforce.wordpress.com/2016/08/07/michel-onfray-et-les-races

  • Onfray et les « dictateurs laïcs » - Libération
    http://www.liberation.fr/politiques/2015/09/14/onfray-et-les-dictateurs-laics_1382555

    Lors de sa dernière conférence, vendredi au Mémorial de Caen, #Michel_Onfray s’est attaché à démontrer pourquoi le « 7 janvier est notre 11 septembre ». Il a renvoyé dos à dos deux « barbaries », celle d’Al-Qaeda et celle de l’Occident (et des Américains en particulier). Selon lui, nous vivons « un choc des civilisations » voulu par Ben Laden et validé par Bush. L’Occident judéo-chrétien, « la civilisation qui s’effondre, la nôtre », étant voué à subir des attaques incessantes de l’islam radical, d’une « civilisation en pleine forme ». « Les soldats américains meurent pour un salaire alors qu’en face, il y a une armée de gens prêts à mourir pour des idées », a-t-il déclaré. Pour éviter « cette forme de "petite guerre" théorisée par Clausewitz », il a appelé à se « désengager de toutes ces guerres contre des gens qui ne nous ont rien fait ». « Si nous voulons la paix, plutôt que de croire qu’il y a des bons et des méchants, il nous faudrait reprendre la diplomatie, les échanges, les discussions ». Après avoir fustigé BHL, l’accusant « d’être à l’origine de la destruction d’un pays, d’un peuple, de la Libye », il a fait l’éloge de la figure des « dictateurs laïcs » au Moyen-Orient. Se gardant bien de citer Al-Assad, il a jugé qu’ils permettaient d’équilibrer « les forces et les terreurs » et qu’il faudrait travailler avec les « moins méchants ».

  • Document : pour #Michel_Onfray, #Marine_Le_Pen est « libertaire » | Confusionnisme.info
    http://confusionnisme.info/2015/09/06/document-pour-michel-onfray-marine-le-pen-est-libertaire

    En pleine crise migratoire et en plein retour en force du souverainisme dont nous essayons sur ce site de cerner les contours, il est bon de rappeler ce que disait Michel Onfray, pseudo-libertaire il y a un an sur RTS (Radio-Télévision suisse) le 27 août 2014, à propos des souverainistes et du souverainisme :

    « ces gens-là ils sont majoritaires dans la population et minoritaires dans leur représentation. Et je pense que quand on s’aliène, quand on se vend, quand on renonce à sa souveraineté nationale au profit d’une souveraineté européenne, et bien effectivement, on renonce à la liberté, on n’aime pas la liberté quand on demande à Bruxelles de décider de notre ligne politique. […] Ceux qui veulent recouvrer la liberté, je les appelle des « libertaires », donc ça va chez nous en France de Marine Le Pen à Mélenchon en passant par l’aile gauche du parti socialiste et l’aile gauche de l’UMP, ça fait beaucoup de monde en France. »

    Interrogé sur la xénophobie de certains partis souverainistes comme en Suisse celui de l’Union démocratique du Cente, à la question de savoir si le rejet des étrangers était un risque à courir, Onfray a répondu :

    « considérer que la totalité des flux d’immigration du monde ne peuvent pas se trouver concentrés dans les pays d’Europe, ce n’est pas ne pas aimer les étrangers. On peut simplement vouloir protéger un pays ou une Europe, qui elle est impliquée dans une mondialisation, et ça peut être une façon de défendre son économie et son peuple. Je ne pense pas que ce soit une occasion de ne pas aimer les étrangers que de défendre son peuple en disant que nos ouvriers puissent travailler, que les familles puissent avoir de l’argent parce qu’il y aura un travail, etc. Ce n’est pas détester les étrangers, ça. »

    Pauvre philosophe, qui ignore que la majorité des migrations se font dans un sens Sud-Sud et pas Nord-Sud ! Merci au lecteur qui nous a déterré cette perle, démontrant encore s’il en était besoin que Michel Onfray n’a rien d’un libertaire, mot dont il ne semble même plus comprendre le sens réel.

  • « #Michel_Onfray, philosophe de la normalité opprimée »
    http://hyperbate.fr/castagne/2015/07/29/michel-onfray-philosophe-de-la-normalite-opprimee

    Onfray est devenu un philosophe pour retraités qui s’ennuient après le journal télévisé de Jean-Pierre Pernaut et avant celui du soir. C’est son créneau.

    (...)

    Comme tout réactionnaire de deux-mille-quinze, il fustige l’héritage post-soixante-huitard, dont il est, avec bien d’autres « résistants » à cet épisode de l’histoire politique et intellectuelle du pays, un bénéficiaire et un produit. C’est assez banal, mais il se distingue de ses confrères philosophes médiatiques1 par une méthode qui consiste, sous le masque du cours d’histoire des idées, à réduire des pensées complexes à quelques traits choisis (de préférence ceux qui nous semblent aujourd’hui ridicules ou excessifs), à des attaques ad hominem, à des anecdotes croustillantes, le tout emballé dans un storytelling à la louche, généralement anachronique et ignorant, où tous les pires procédés rhétoriques sont employés : si-ce-n’est-toi-c’est-donc-ton-frère, y’a-pas-de-fumée-sans-feu, qui-vole-un-œuf-vole-un-bœuf, etc.

    (...)

    Onfray nous explique que la norme doit être l’homme blanc hétérosexuel, et que ne pas donner suffisamment de place à cette norme, c’est faire du mal à la vraie gauche !

    (...)

    Le réquisitoire fait par Onfray est malhonnête et augmente l’ignorance de l’auditeur tout en lui faisant croire qu’on l’instruit.

    Et de façon concomitante, dans le @mdiplo d’août : « Michel Onfray ou l’amour de l’ordre » (mais y a un #paywall)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/PIEILLER/53220

    A en croire l’auteur, le dernier ouvrage de Michel Onfray serait à la fois son premier livre et son grand œuvre ; sa pensée y aurait enfin trouvé à s’accomplir pleinement. Cette philosophie « solaire » a séduit en se présentant comme un rationalisme joyeux, en opposition à tous les conformismes. Or, au nom de cette opposition, « Cosmos » renoue avec un discours qui exalte l’irrationnel et la tradition.

    Via @lirographe

    • Au motif que Dassault et Séguéla sont des hommes blancs hétéros, on a tendance à considérer que l’homme blanc hétéro a du pouvoir. Mais nombre d’hommes blancs hétéros sont aussi chômeurs ou précaires, endettés, sous-éduqués, sans capital social, exploités dans leurs quelques emplois précaires, bref malheureux, et tout blanc, mâle et hétéro qu’ils soient, Dassault, Séguéla ou Antoine De Caunes ne les représentent aucunement. Pas la même classe sociale, pas la même culture, pas le même monde. Le gouffre entre les deux populations est bien plus important qu’entre un blanc pauvre et un noir pauvre.

      Et le soucis c’est que ces gens là, la gauche n’a plus rien à leur proposer. Aujourd’hui, la gauche leur dis « désolé messieurs, mais vous n’êtes plus assez à plaindre, on préfère garder notre énergie pour ceux qui sont vraiment à plaindre : les femmes et les minorités. Merci de votre visite, veuillez refermer la porte derrière vous. Ah au fait : si vous êtes pas content de la réponse, EN PLUS ça fait de vous un raciste doublé d’un misogyne. Au revoir. »

      Voir le commentaire que Marcel a laissé le 31 juillet 2015 à 2h45.

    • Encore un extrait intéressant du commentaire de Marcel :

      Aux États-Unis on viens de voir la même chose, au travers d’un domaine un peu inattendu : le jeu vidéo. Ça a pris le nom de « Gamergate » – ah les américains et leurs gates… Pour la faire courte : à la suite d’un N-ème drama à la con sur internet (une histoire d’accusation de coucheries contre une couverture favorable d’un jeu dans la presse spécialisée), la presse vidéoludique américaine, très ancrée gauche culturelle justement, s’est mise à accuser le milieu gamer d’être une bande de réacs’ misogynes doublés d’une bande d’enfants gâtés. Ceux-ci en ont été indignés, parce que le milieu gamer s’est au contraire toujours considéré comme de gauche, progressiste… c’est un milieu traditionnellement ouvert aux droits des homos, antiraciste etc. – même si c’est vrai que c’est un milieu excessivement masculin qui sent un peu la chambre d’ado mâle qui se néglige…
      S’en est suivi une escalade des accusations et une fâcherie générale… que la droite et l’extrême droite américaine se sont empressés de récupérer ! Les gamers, boudés voire bannis par leur propre famille politique, sont allés se réfugier dans les bras des libertariens républicains qui les ont accueilli à bras ouverts, certains white supremacists essayant même de tirer leur épingle du jeu.

      Je pense qu’on assiste réellement à la même chose en France avec la gauche culturelle. Je pense qu’Onfray a raison là-dessus. Je pense qu’en se concentrant quasi-exclusivement sur les minorités, les communautés et les questions de genre, la gauche a abandonné des populations qui ont toujours besoin d’elle parce qu’ils ne sont pas si bien lotis qu’il n’y paraît, et qu’au contraire même, la gauche est désormais devenue leur principal tourmenteur, en affichant vis-à-vis d’eux un mépris qui confine d’ailleurs parfois au mépris de classe (« ha ces andouilles de beaufs sexistes, ils ont jamais fait de sociologie et ils parlent, qu’ils sont pitoyables… » – ben oui ils ont pas fait de sociologie parce qu’ils se sont arrêtés au CAP, ces gosses de pauvres issus de régions sinistrées) et une floppée d’injure permanente (« racistes », « sexistes », « misogynes », « réacs »…).

      #critique_de_la_gauche #stratégie_politique

    • #renversionite
      Voire ici pour la notion http://www.radiorageuses.net/spip.php?article434

      Par rapport au gamegate et au résumé qu’en fait le Marcel que tu cite @la_taupe
      Je ne comprend pas comment on peut dire que le milieu des jeux vidéos est un milieu de gauche ou un milieu progressiste. que les joueurs se soient fantasmé à travers Hollywood comme des nerds boutonneux et frustré sexuellement c’est une chose mais c’est un fantasme. Avec le gamegate on peu voire le véritable visage de ces gameurs, #nice_guy et malade du #male_entitlement #droit_aquis_lésé

    • merci @mad_meg, j’avais pas trop le courage de répondre...

      @la_taupe : je suis d’accord avec le commentaire de @mad_meg, donc, et j’ajouterais simplement que le fait de ne pas avoir tous les privilèges mais seulement une partie n’empêche pas d’exercer, consciemment ou non, une domination sur celles et ceux qui n’en ont pas
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Intersectionnalit%C3%A9

      #le_sanglot_de_l'homme_blanc

    • Ce que l’homme blanc doit comprendre, c’est que la gauche ne l’a pas volontairement abandonné (quoique...). Il n’est que la victime collatérale de l’abandon du concept de #lutte_des_classes par la #gauche_gouvernementale. De cette façon, seuls les représentants des #minorités capitalisto_compatibles - idées d’égalité des chances au détriment de l’égalité de traitement, par exemple - sont susceptibles d’être défendus. Bien sûr la réalité de la domination veut que les dominations de genre, de couleurs, d’orientations sexuelles, etc. double la domination de classe, cependant lutter contre les premières n’a de sens qu’au sein de la lutte contre cette dernière.

    • @intempestive @mad_meg merci pour cette discussion et les concepts auxquels vous me renvoyez ; en résumé je suis pour l’union des luttes contre toutes les différentes formes d’asservissement, d’exploitation ou de domination, ce qui renvoie à l’idée d’intersectionnalité. Mais pour moi c’est une erreur de situer l’exploité-e ou l’oppressé-e à partir de sa couleur, de son sexe, ou de ses orientations sexuelles. Ce qui me fait penser à Peau noire, masques blancs de Frantz Fanon, livre que je n’ai pas lu mais que j’entends souvent cité.

      Concernant Onfray, je ne suis pas sûr qu’il soit homophobe , raciste ou contre les minorités , je ne suis pas sûr non plus qu’il soit sexiste ou mysogine , mais c’est vrai qu’il utilise des formules plutôt ambigües qui laissent place à une mauvaise interprétation par les minorités opprimées. Mais parcontre la sensibilité politique d’Onfray me questionne, son adhésion au #libertarianisme et le faite qu’il n’adhère pas au concept de #lutte_des_classes. Et là je rejoins et adhère entièrement à ce que dit @cazueladepolo dans son commentaire.

    • Bien d’accord que la lutte des classes est la question centrale, et que son abandon par la gauche de gouvernement est ce qui fait qu’elle a abandonné une politique de gauche précisément. En revanche, je ne considère pas les luttes des minorités (femmes, non-Blanc⋅hes, handis, etc.) comme secondaires : elles ont permis (ou elles devraient permettre) à la lutte de classes de se décentrer d’un faux universalisme.

    • @intempestive il y a une chose qui me gêne dans la lutte des classes, c’est qu’il s’agit de la lutte des travailleurs contre les patrons. Dans cette configuration, où mettre la solidarité des travailleurs avec les exclus de la société, les chômeurs par exemple ? (pourquoi les syndicats de gauche n’ont de solidarité qu’avec le travailleur-exploité, mais jamais avec ceux privés d’emploi ?). Et comme autre exemple, que penser du salarié-actionnaire (Daniel Mermet en avait fait quelques émissions à ce sujet) ?

      Bien sûr la lutte des minorités opprimées n’est pas secondaire. Mais ce qui manque est de pouvoir unir ces luttes au-delà des particularités et des frontières... qu’elles puissent se rencontrer (converger) comme en Espagne sur la place de la Puerta Del Sol, ou à travers des assemblées.

      Pour l’instant je trouve la lutte des différentes catégories opprimées, réduites à des secteurs et à des particularités. En un sens certaines structures participent directement à créer cette division, comme les syndicats (ou probablement aussi la gauche d’aujourd’hui, dans le sens de ce que dit Onfray).

    • Ah mais c’est là où on n’a pas la même conception alors : la lutte des classes est bien plus large que la lutte des travailleurs contre les patrons, c’est la lutte entre les classes privilégiées et les classes défavorisées. Donc cela englobe bien toutes les formes d’oppression.

      Sur Wikipedia tu as cette définition :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Lutte_des_classes

      On trouve les notions de classes et de lutte des classes employées dans des contextes historiques très variés :

      – lutte entre les esclaves et les maîtres dans les sociétés esclavagistes ou métèques et esclaves des sociétés antiques,
      – lutte entre plèbe et propriétaires terriens, illustrée par les Gracques,
      – lutte entre le Tiers état et la noblesse à la veille de la Révolution française,
      – lutte entre les salariés et leurs employeurs dans la société capitaliste moderne,
      – lutte entre hommes et femmes dans les sociétés patriarcales, où l’exploitation domestique est le nerf de la hiérarchie sociale6,
      – castes en Inde,
      – séparation entre colons et indigènes dans les colonies,
      – dichotomie marquée entre pays du Nord et pays du Sud,
      – ségrégations raciales et/ou socio-culturelles dans les métropoles,
      – lettrés-fonctionnaires dans la Chine ancienne, mais aussi lettrés contre l’Empereur si besoin selon les recommandations de Lao Tseu, - etc.

    • bien vu et merci pour le lien @intempestive.
      Du coup, dans ton commentaire un peu plus haut, quand tu dis :

      En revanche, je ne considère pas les luttes des minorités (femmes, non-Blanc⋅hes, handis, etc.) comme secondaires : elles ont permis (ou elles devraient permettre) à la lutte de classes de se décentrer d’un faux universalisme.

      tu pensais à « se décentrer » de quoi ? (de quel faux universalisme ?)

    • Je parle du faux universalisme de l’homme blanc, justement. Pour parler concrètement, « Prolétaires de tous les pays, qui lave vos chaussettes ? », c’est un slogan féministe qui a visé précisément à faire prendre conscience de cela : que la femme était (est encore très largement) la prolétaire de l’homme, que ce dernier soit riche ou pauvre. Et cet exemple se décline pour toutes les formes d’oppression : une femme noire lesbienne pauvre n’a pas les mêmes intérêts ni la même façon de lutter qu’un homme blanc hétéro tout aussi pauvre. Ca ne signifie pas que la lutte de ce dernier n’est pas légitime, mais qu’elle doit prendre en considération des oppressions qu’il ne subit pas.

      Chacun⋅e de nous a des privilèges à traquer. Rien que le fait de vivre au Nord, d’avoir des routes, des magasins approvisionnés, un système de santé, un ordinateur personnel, etc., tout cela s’appuie notamment sur la domination du Sud, l’exploitation humaine, territoriale, minière, des richesses du Sud. De le prendre en compte ne fragmente pas la lutte, mais impose au contraire de la rendre globale. Les luttes des minorités (qui sont d’ailleurs bien souvent numériquement des majorités) sont là pour dire : attention, ce que vous défendez ce n’est pas forcément le bien commun, mais votre bien commun, qui ne fait pas du tout avancer les choses de notre côté et au contraire vous entérinez d’autres formes de domination qui nous concernent nous. Ca demande de retravailler une perspective qu’on pensait « neutre » et qui était très biaisée, et de réfléchir à des transformations plus générales.

      Si jamais tu parles anglais, une féministe noire expliquait cela de façon imagée dans cette vidéo, à travers une explication de l’intersectionnalité par la pizza (avec toutes les limites qu’a la comparaison...) :

      https://www.youtube.com/watch?v=FgK3NFvGp58

    • On m’a dit que cela se passait toujours ainsi, les « universités populaires », et si c’est vrai, je comprends mieux la dérive de Michel Onfray : tout show-man est amené à devenir ce que son public projette sur lui.

      Je ne sais pas comment c’est à l’@universite_populaire de Toulouse, mais à Bordeaux, c’est vraiment une initiative qui vient d’en bas, qui est… pas anti-universitaire mais complètement à côté, et qui est vraiment lié au grand courant de l’éducation populaire et tous ses merveilleux outils plus horizontaux que les conférences (qui ne sont qu’une petite partie du programme par chez nous).

    • À propos de lutte de classe on a trop oublié que la contestation pratique de l’hégémonie dans le Mouvement ouvrier (institué) de l’adulte mâle #qualifié a été le fait dès les 60’ de jeunes prolos, de femmes ouvrières et d’immigrés (y compris immigrés de l’intérieur, « nationaux », comme le montrait l’exemple italien), tous considérés comme non qualifiés. Il ne s’agissait pas tant de se présenter en victime sollicitant attention que d’affirmer un pouvoir.

      ici :

      nulle égalité, un supposé sachant administrant un (son) discours, à rebours de tout autre acte que sa capacité à capter l’auditoire. Le contraire de l’émancipation.

    • @colporteur d’où le fait pour certaines UP (ici en tout cas) de minimiser les conférences (sans les supprimer complètement non plus), en s’inscrivant au maximum dans le vrai courant d’éducation populaire, et tous ses outils qui ont été créés au fil des années : ateliers, débats mouvants, conférences gesticulées, grodébats, arpentages (vraiment bluffant), etc.

      Sid et Hugo racontent ça dans leur conférence qui fait l’histoire de l’UP : dans les tous premiers temps, après une conférence ardue un ouvrier leur a dit « c’est sûrement très intéressant, mais tu sais les savoirs, c’est pas pour moi ». Et ça a tout cassé. Ils ont alors tout revu autrement, petit à petit.

      http://upbordeaux.fr/Les-savoirs

      Du coup on a créé une université populaire. L’université populaire c’est l’université idéale,non ? Le savoir pour tous et gratuit. De la philosophie, de l’histoire, de la sociologie, le tout accessible à tous et en débattant.

      Sauf qu’on avait pas tout le monde et surtout pas les classes populaires dans notre université. Et puis la diffusion des savoirs d’accord mais pourquoi faire ?

      Nous on a arrêté de croire que le savoir était émancipateur par nature. Des fois il sert précisément à l’inverse. Il sert à faire taire, à déposséder, à dominer. C’est pas par hasard que certains pensent qu’ils ne savent rien, que réfléchir c’est pas pour eux. Ceux qui se pensent crétins, idiots ou cancres. Ceux qu’on écoute jamais, ceux qui sont invisibles, ceux qui sont racontés, ceux qui sont expliqués. Les illégitimes.

      Depuis on fait autrement tout en continuant à se poser plein de questions.

      Si vous avez l’occasion de les rencontrer et de voir leur conf…
      https://www.youtube.com/watch?v=PAmgXW0cIyU

    • Bon, un extrait:

      « Vu de l’étranger, on se demande bien quels sont les besoins de certains secteurs de la société française qui sont assouvis tous les ans à nouveau avec les produits de ce “philosophe” dans toutes les formes médiatiques, produits qui pullulent du reste d’erreurs factuelles », notait l’historienne allemande Ingrid Gastler dans une tribune énumérant les « pillages et les déformations » concernant Simone de Beauvoir dans le tome 9 de la Contre-histoire de la philosophie[6]. La question est pertinente.

      Qu’est-ce les succès phénoménaux des livres d’Onfray nous disent de la société française ? S’ils sont le nom de quelque chose, c’est sans doute du fossé de défiance qui ne cesse de se creuser entre « les élites » et « le peuple », fossé qui recouvre largement celui qui sépare Paris de la province. Deux vieux clivages dont Onfray sait jouer à merveille, en se revendiquant du peuple et de province, contre « la grande bourgeoisie parisienne » qu’il ne cesse de pourfendre. Sa dénonciation porte d’autant plus qu’elle se propose de dévoiler des ressorts cachés de la domination. Onfray se fait ainsi redresseur de torts, rendant hommage à des auteurs méconnus qu’il présente comme injustement ostracisés.

      À la manière de ces théories du complot mettant en doute « les vérités officielles », Onfray dénonce, depuis le succès (80 000 exemplaires) de son Antimanuel de philosophie (Bréal, 2001), une hypothétique occultation d’un pan entier de la tradition philosophique occidentale, celle du matérialisme, par l’Université française. De diatribes en diatribes contre « les fonctionnaires de la philosophie » et « l’ordre universitaire et ses principes policiers », il a ainsi construit sa contre-philosophie.

      Mais pour que cette dernière soit possible, ne faut-il pas qu’une philosophie existe ? « Sans l’Université, qu’elle reconstruit à l’aune de ses fantasmes, la contre-philosophie n’existerait pas ; elle est en effet, à sa façon, un rouage, du moins un effet d’une topographie institutionnelle », observe Jean-François Kervégan, professeur à l’université Paris 1 qui souligne la place sans équivalent au monde de la philosophie dans le système scolaire français[7]. De l’enseignement obligatoire de la discipline en classe de terminale en sacro-sainte agrégation, la France a fait, depuis la IIIe République, de la philosophie sa religion laïque. « Là où d’autres ont des gourous et des astrologues, nous avons des philosophes », poursuit Kervégan. C’est de ce fond géologique très français que le volcan Onfray tire son magma.

      En conclusion de sa thèse, Onfray vantait « le philosophe artiste », tout à la fois « expérimentateur [qui] ne cesse de mettre en pratique de nouvelles possibilités de vie puisque tout est permis », « destructeur [qui] sait se faire cruel à l’égard des idoles, des idéaux, des phantasmes », mais aussi « éducateur [qui] synthétise dans son souffle les qualités du conducteur capable de sélection, de discipline, d’estimation critique [et qui] parce que maître, est législateur, démiurge immanent, rêveur dyonisiaque ». Ces lignes datent de 1986.

      Presque trente ans plus tard, on peut donner crédit à son auteur d’avoir mis en pratique ce programme. Il n’appartient qu’à « l’expérimentateur » de tirer le bilan de ses possibilités de vie. Le « destructeur » a démontré tant sa fureur iconoclaste que son absence de rigueur. L’« éducateur » use de ses indéniables talents de pédagogue dans ses universités populaires. Reste que l’on s’inquiète de ce que pourrait donner une éruption du « législateur, démiurge immanent »."

  • Où va Michel Onfray ?

    Depuis longtemps maintenant, Michel Onfray s’est spécialisé dans l’anticommunisme et l’antisyndicalisme. Après avoir raillé « les vieilles scies militantes d’hier et d’avant-hier : cosmopolitisme des citoyens du monde, fraternité universelle, abolition des classes et des races, disparition du travail et du salariat, suppression du capitalisme, pulvérisation de toutes les aliénations, égalitarisme radical », il lance en 2008 une grande campagne nationale de diffamation à l’encontre de Guy Môquet, absurdités historiques à la clé. Le créateur de l’Université populaire de Caen se consacre ensuite au dénigrement médiatique du candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle. Ce dernier, parce qu’il défend la figure de Robespierre, est dépeint comme l’incarnation contemporaine du totalitarisme – voter pour lui, c’est voter pour la réinstallation de la guillotine en place de Grève. Ainsi, faisant siennes sans barguigner les thèses de l’historiographie néolibérale, le philosophe, qui se réclamait parfois de l’antilibéralisme (de moins en moins souvent il est vrai), vire sa cuti pour entonner les refrains d’une plate philosophie des droits de l’homme empruntée à Bernard Henri-Lévy. Dans la foulée, il affirme sur le plateau d’un journal télévisé que Chavez a truqué sa réélection au moyen de machines électroniques (alors que même la Fondation Carter valide les résultats).

    Mais ces harangues douces aux oreilles de la droite n’étaient qu’un premier pas. Après tout, un philosophe qui fait si continûment profession de nietzschéisme a-t-il grand-chose d’autre à offrir à la gauche que des absurdités comme « Marx a contribué à nous faire penser de manière binaire : les méchants riches contre les bons pauvres » ? Or, si l’on observe sa trajectoire récente, Michel Onfray donne à voir ce qu’il faut bien appeler une radicalisation.

    La première étape s’opère sous le signe de son ralliement halluciné à Albert Camus. L’essai L’ordre libertaire, la vie philosophique d’Albert Camus, dithyrambe officiel, sert de prétexte au philosophe normand pour cracher sur Sartre, coupable – entre autres – d’avoir été compagnon de route du Parti communiste. Onfray pousse si loin sa vénération pour le « philosophe pour classes terminales » qu’il s’active à faire débarquer l’historien Benjamin Stora du projet d’une « Expo Camus » conduit par la municipalité d’Aix-en-Provence et les héritiers de l’auteur de La Peste. Cette éviction ne doit rien au hasard : Stora n’était pas dans la ligne pro-Algérie française du maire Maryse Joissains-Masini, membre de la Droite populaire et proche des milieux d’extrême droite sur ces thématiques. Albert Camus, partisan comme eux de l’assimilation, s’était en effet distingué par une franche hostilité à l’indépendance et à la décolonisation de l’Algérie, point auquel ses héritiers semblent tenir. Aussi Onfray se voit-il un temps comme l’ordonnateur rêvé d’une grand-messe exaltant « la pensée de midi » et une Algérie préservée du FLN. Si cette collaboration n’aura finalement pas lieu, cela n’a pas empêché Onfray de se répandre, dans les média, pour défendre une conception très camusienne de la question algérienne. Au point que le numéro deux du Front National, Bruno Gollsnisch, s’est fendu d’une note sur son blog pour féliciter Onfray de défendre une vision compatible avec la sienne selon laquelle « la France n’a pas à rougir de son œuvre civilisatrice en Algérie » !

    En mars, c’est au site proche de l’extrême droite nationaliste israélienne Dreuz.info que notre hédoniste en chef accorde une interview complaisante où il claironne que « le versant solaire de la Méditerranée se manifeste sur les plages de Tel-Aviv ».

    De fait, difficile de ne pas voir que le discours onfrayen résonne maintenant très favorablement aux oreilles de l’extrême droite. Ainsi, les attaques récurrentes du philosophe contre la religion musulmane et les musulmans lui valent désormais la sympathie des groupuscules satellites du FN comme Riposte laïque. Célèbres pour avoir organisé les « apéros saucisson-pinard », les membres de cette secte raciste se posent la question sur leur site  : « Michel Onfray serait-il une taupe de Riposte laïque ? ». Il faut dire qu’en plus de propos d’une rare violence contre l’islam, on trouve dans la bouche du « révolté » autoproclamé des sorties pour le moins flatteuses vis-à-vis de la présidente du Front national : « Si la gauche était moins conne, elle aurait le discours de Marine Le Pen sur la laïcité » ; « Marine Le Pen a raison ! ».

    Notons que cette focalisation sur la laïcité (utilisée avant tout contre l’Islam) correspond très exactement à l’approche de la droite « décomplexée » (celle d’un Jean-François Copé). Il s’agit de rallumer sans cesse la torche de la question religieuse pour faire écran au drame économique. Comme si les périls du monde actuel se résumaient, comme sous la Troisième République, à l’emprise des Églises et aux querelles de libre-penseurs ! Alors que la planète et des peuples entiers agonisent sous le boisseau d’un système économique affolé, Onfray, Copé et Le Pen pointent de concert les vrais problèmes : le Coran !

    Le 24 mai dernier a marqué l’ultime étape (jusqu’ici) de la triste route de Michel Onfray vers l’extrême droite. Invité pour la énième fois d’un plateau de télévision, le laudateur de Camus, en roue libre, s’est déchaîné contre la religion musulmane (violente et sanguinaire), déclarant voir l’islam comme une menace. Reprenant mot pour mot les arguments des idéologues de la haine antimusulmans, Onfray, devant un Jean-Jacques Bourdin conquis, outrepassa même la violence des diatribes d’une Marine Le Pen... Au moment de commenter le suicide de l’historien d’extrême droite Dominique Venner (païen antireligieux et nietzschéen vitaliste), Onfray lâche ces mots sibyllins : « N’est pas samouraï qui veut ». Une référence élogieuse à Mishima, autre suicidé de l’ultra-droite nationaliste. À croire que, dans l’esprit de Michel Onfray, l’ultime samouraï dans « l’Europe décadente », c’est lui.

    Ce qui l’a conduit, le 15 novembre dernier, à prophétiser, pour « dans cinquante ans », une « Europe islamisée. »

    Elias Duparc

  • Article bizarre de Onfray qui commence par une longue diatribe habituelle de fustigation des musulmans, mais qui se termine par un mea culpa : « Les régimes islamiques ne menacent l’Occident que depuis que l’Occident les menace »

    Mercredi 7 janvier 2015, notre 11 Septembre
    Michel Onfray, Le Point, le 10 janvier 2015
    http://www.lepoint.fr/politique/onfray-mercredi-7-janvier-2015-notre-11-septembre-10-01-2015-1895400_20.php

    #Charlie_Hebdo #Michel_Onfray #islamophobie #guerre

    • Merci. Il me semble que sur le site du Point il manque quelques paragraphes, les seuls qui me paraissaient intéressants d’ailleurs :

      « Peut-on penser un peu l’événement et se défaire un tant soit peu de l’émotion, du pathos, du compassionnel qui ne mange pas de paix et dans lequel communient les tenants de l’unité nationale ? Il ne suffit pas de crier à la barbarie des tireurs du commando et d’affirmer que ces barbares attaquent notre civilisation pour se croire quittes !

      Le matin même, aux informations de 7.00, j’apprenais que la France avait dépêché un sous marin nucléaire sur les côtes est de la Méditerranée, non loin de la Syrie. Nous sommes en guerre. Et cette guerre a été déclarée après le 11 septembre par le clan des Bush. Hormis l’épisode à saluer de Chirac refusant d’y aller, de Mitterrand à Hollande en passant par Sarkozy, nous avons bombardé des pays musulmans qui ne nous menaçaient pas directement : Irak, Afghanistan, Lybie, Mali, aujourd’hui l’Etat Islamique, et ce en faisant un nombre considérable de victimes musulmanes depuis des années. Voit-on où je veux en venir ?

      Précisons. A qui peut-on faire croire qu’hier le régime des Talibans en Afghanistan, celui de Saddam Hussein en Irak ou de Kadhafi en Lybie, aujourd’hui celui des salafistes au Mali ou du califat de l’Etat Islamique menaçaient réellement la France avant que nous ne prenions l’initiative de les attaquer ? Que maintenant, depuis que nous avons pris l’initiative de les bombarder, ils ripostent, c’est, si l’on me permet cette mauvaise formule, de bonne guerre !

      Mais l’on confond la cause et la conséquence : les régimes islamique de la planète ne menacent concrètement l’Occident que depuis que l’Occident les menace. Et nous ne les menaçons que depuis que ces régimes aux sous-sols intéressants pour le consumérisme occidental ou aux territoires stratégiquement utiles pour le contrôle de la planète, manifestent leur volonté d’être souverains chez eux. Ils veulent vendre leur pétrole ou les produits de leurs sous-sols à leur prix et autoriser leurs bases à leurs seuls amis, ce qui est parfaitement légitime, le principe de la souveraineté des pays ne souffrant aucune exception.

      Si les droits de l’homme étaient la véritable raison des attaques françaises aux côtés, comme par hasard, des Etats-Unis, pourquoi n’attaquerions nous pas les pays qui violent les droits de l’homme et le droit international ? Pourquoi ne pas bombarder la Chine ? Cuba ? L’Arabie Saoudite ? L’Iran ? Le Pakistan ? Le Qatar ? Ou même les Etats-Unis qui exécutent à tour de bras ? Il suffit de lire le rapport d’Amnesty International pour choisir ses cibles, elles ne manquent pas…

      Les politiques qui n’ont d’idées qu’en fonction de leurs élections ou de leurs réélections n’ont pas pensé la guerre. Ils regardent les crédits de la défense et ils coupent pour faire des économies, mais ils n’ont aucune théorie en rapport avec le nouvel état des lieux. La géostratégie est le cadet de leur souci.

      L’existence de l’URSS légitimait, disons-le ainsi, l’armement nucléaire pour l’équilibre des terreurs. »

  • Camus et Tourgueniev : une pensée par figures
    http://diffractions.info/2014-02-10-camus-et-tourgueniev-une-pensee-par-figures

     Camus et les figures. Camus note dans ses Carnets qu’« on ne pense que par images. Si tu veux être philosophe, écris des romans. » Dans Le Mythe de Sisyphe, il...

    #centenaire_Albert_Camus #philosophie #politique #Albert_Camus #anarchie #anarchisme #Ivan_Tourgeniev #Michel_Onfray #révolte

  • « Un petit garçon ramené du Cambodge »
    http://lmsi.net/Un-petit-garcon-ramene-du-Cambodge

    « Oui, dans les années 60 il y avait une télévision d’Etat qui était aux ordres de De Gaulle, mais il y avait ’Les Perses’ d’Eschyle à 20h30. Aujourd’hui le pouvoir est diffus, on a l’impression qu’il y a la liberté, il y a les syndicats les machins etcétéra etcétéra, et qu’est-ce que vous avez à 20h30 ? Un transexuel qui s’est fait opérer, qui vient d’épouser un petit garçon qu’il a ramené du Cambodge, et avec lequel il veut un enfant qui leur permettrait de faire hériter quelqu’un qui est mort et dont le sperme a été congelé. Est-ce que c’est mieux ?. »

    D’un autre côté, on savait déjà depuis un moment qu’au mieux, Onfray est un gros #réactionnaire

  • Zemmour & Naulleau 02/12/2011 : Bernard-Henri Lévy et Michel Onfray

    http://www.youtube.com/watch?v=Ye2BRKDnwZE&feature=colike

    00:00 - BHL : « l’idiot utile » des islamistes ?
    Bernard-Henri Lévy, écrivain, romancier, philosophe, essayiste, metteur en scène, acteur, cinéaste et éditorialiste français

    35:40 - Michel Onfray : le philosophe militant
    Michel Onfray, philosophe

    #Zemmour_&_Naulleau, #Eric_Zemmour, #Eric_Naulleau, #Bernard-Henri_Lévy, #Michel_Onfray