• À propos de la candidature de #Palantir à la mairie de Clichy | Le Club
    https://blogs.mediapart.fr/thomas-le-bonniec/blog/250226/propos-de-la-candidature-de-palantir-la-mairie-de-clichy

    Billet de blog 25 février 2026
    À propos de la candidature de Palantir à la mairie de Clichy

    Lettre ouverte à l’attention des sections de Clichy du Parti Socialiste, du Parti Communiste, et de Place Publique, suite à la désignation de Julie Martinez comme candidate à la mairie de Clichy.

  • Pour faire fonctionner toute l’IA, le colonialisme, l’impérialisme, l’exploitation, l’esclavage sont indispensables. – La fourmi dans la coquille
    https://lafourmi.media/lire/pour-faire-fonctionner-toute-lia-le-colonialisme-limperialisme-lexploita

    Par leur conception, les I.A. statistiques, qui reposent dans leur immense majorité sur un entraînement nécessitant des millions ou des milliards de données, annotées, classées, filtrées par des travailleurs humains, puis sur un alignement là aussi nécessairement humain, mais aussi sur du matériel et des matières premières exploitant des ouvriers et mineurs dans le monde entier, sont structurellement dépendantes de ces chaînes de sous-traitance qui commence dans les start-ups de l’I.A. et se termine sur les tâcherons philippins, indiens, kényans ou les mineurs et mineuses congolaises, par exemple. C’est absolument inévitable, et il faut arrêter d’imaginer les start-ups comme des lieux de conception numérique détachés de ce colonialisme, qui seraient juste des enclos à développeurs informatiques branchés sur internet concevant des I.A. simplement à travers de complexes lignes de code. Toutes les start-ups dépendent des données, des métaux et des semi-conducteurs, dans une quantité qui ne permet et ne permettra jamais leur production éthique, alors même que nous n’avons pas abordé ici les conséquences sur l’environnement planétaire de cette production.

    On peut alors mettre un mot plus exact pour qualifier ces tâcherons, ces ouvriers, ces mineurs : ils sont des esclaves, modernes certes, mais pas bien différents depuis toujours, issus de pays pauvres, « d’anciennes » colonies, toujours victimes de l’exploitation par ceux qui possèdent les richesses et la puissance.

    #ia #colonialisme #esclavage

  • LibreOffice dénonce le format #OOXML
    https://www.zdnet.fr/actualites/libreoffice-denonce-le-format-ooxml-489936.htm

    (...)

    Ce débat dépasse le cadre de la philosophie du logiciel libre. Les conséquences sur l’intégrité des données sont lourdes. Un exemple frappant concerne la gestion des noms de gènes dans #Excel.

    Pendant des années, le logiciel a #converti #automatiquement des symboles #alphanumériques, comme MARCH1, en #dates (1-Mar). Ce processus a corrompu des bases de données de recherche mondiales.

    Une étude met en lumière l’ampleur du problème :

    – Environ 20% des articles scientifiques examinés contenaient des erreurs liées à l’#auto-formatage d’Excel.
    – Le comité HGNC a dû renommer 27 #gènes_humains pour éviter ces #erreurs de conversion #systématiques.
    #Microsoft a proposé une option pour désactiver cette conversion uniquement en 2023, soit des années après le signalement du problème.

    (...)

    • Je viens de me prendre la tête parce qu’une boite qui travaille pour la région a cette merde de windows forever et surtout son logiciel de messagerie outlook, logiciel qui n’a JAMAIS évolué en plus de 25 ans, obligeant tout les métiers de la chaine de fabrication des emails a se plier à leur code pourri et obsolète. (Et au passage tu te retrouves obligé d’avoir un windows pour tester.)

      Par contre, récupérer toutes les données de santé des français grace à macron c’est fait absolument sans problème, tiens donc.

  • lundi.dev — Un #milliard par #jour pour vérifier l’heure
    https://lundi.dev/newsletter/2026/02/09/2-un-milliard-par-jour-pour-verifier-l-heure

    On ne connaît pas la proportion de ces agents qui tournent sur des #LLMs hébergés par les géants du #numérique, mais je ne peux pas m’empêcher de faire un lien avec le fait que #Google, #Microsoft, #Amazon et #Meta ont dépensé l’année dernière plus de 376 milliards de dollars en #investissements (#capital #expenditure, ou #CapEx).

  • #Microsoft designer proposes a Linux-style dock for Windows
    https://www.omgubuntu.co.uk/2026/01/powertoys-linux-dock-proposal

    Windows 11 remains too rigid for many, leading a Microsoft designer to propose a Linux-style dock via PowerToys to plug the gaps in Windows’ customisation. You’re reading Microsoft designer proposes a Linux-style dock for Windows, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without permission.

    #News #design

  • Les fissures dans la tuyauterie nucléaire font désormais « partie de la vie normale » des réacteurs
    https://reporterre.net/Les-fissures-dans-la-tuyauterie-nucleaire-font-desormais-partie-de-la-vi

    La #corrosion_sous_contrainte (#CSC), #avarie qui avait mis à l’arrêt la moitié du parc #nucléaire en 2022, fera désormais « partie de la vie normale » des #réacteurs #nucléaires. C’est ce qu’a annoncé l’#Autorité de #sûreté nucléaire et de #radioprotection (#ASNR) lors de sa conférence de vœux à la presse, le 27 janvier.

    Le gendarme du nucléaire a également révélé qu’#EDF avait découvert deux nouvelles #microfissures sur la #tuyauterie du réacteur nucléaire #Civaux 1 (Vienne), pourtant déjà réparée.

    Puisqu’il y a des microfissures partout, et que quand on les répare, elles reviennent, et bien on va arrêter de dire que c’est pas bien, et on va donc donner du temps au temps pour ne plus embêter inutilement la sûreté.

    J’aurais bien aimé avoir l’avis de l’#IRSN, mais je crois qu’elle a piscine...

  • Cutting ties with #Big_Tech

    By 2030, the university aims to be digitally independent. And that’s not a pipe dream, say proponents of the plan. ‘We just need to be confident and realise that we’re already partway there.’

    Sometimes the board of directors listens. Sometimes, when enough initiatives come together at the same time, something starts to happen. And before you know it, the UG is a pioneer.

    That’s what happened when digital autonomy became a point of interest. Not only does the UG want to be the first university in the Netherlands to be independent of tech giants such as #Google and #Microsoft, but the board of directors also wants to allocate serious funds in the coming years to achieve this. They’ll cough up half a million in 2027, raising it to 1.5 million by 2030.

    Initially, there were just blogs and opinion pieces by UG data experts such as Oskar Gstrein and Titus Stahl. But after Donald Trump’s re-election, statements by Mark Zuckerberg, and the behaviour of Elon Musk, the discussion gained momentum. Suddenly, everyone saw the danger of depending on tech tycoons who care very little about ethics and a lot about money.
    Momentum

    In an open letter, the board of directors was called upon to draw up a plan for the UG’s digital independence. It was drafted by various data experts, including Gstrein and Stahl, together with organisations such as the Young Academy and the UG’s Open Science Community. But it was also signed by at least 391 other staff members and more than a hundred others.

    But a memo was also sent out with suggestions on how to tackle the problem. The initiatives received support from all sides within the university. ‘It was a broad group’, says Gstrein. ‘Marjolein Nieboer from the University Library and chief privacy officer Jan Willem Oordt also joined. They all came to the board at around the same time. There was real momentum.’

    The calls were wholeheartedly supported by rector magnificus Jacquelien Scherpen. And now there is a roadmap – drawn up after workshop afternoons and discussions with staff members – that should ensure that by 2030, the UG will have separated itself from Google, Microsoft, #Meta, and #Amazon.

    Privacy risk

    The first issue: sensitive data – information about students, staff, and research data – is often stored by large American companies. This poses a privacy risk, because the American government can demand access to it. Therefore, alternatives to Google Workspace, with email, a calendar, online meeting options, and storage, must be considered.

    The second issue: when digital systems are replaced, digital autonomy must be explicitly included in the terms and conditions. ‘Or’, says Gstrein, ‘when the term for which agreements have been made expires.’ Take Brightspace, for example, which replaced BlackBoard just a few years ago. ‘It runs on Amazon’, says Nolda Tipping-Griffioen, director of the Centre for Information Technology (CIT). ‘But we’re now in talks about whether they can change that, so that it is hosted in Europe, for example.’

    Another example is the plagiarism scanner Ouriginal, for which the contract expires next year. It used to be Swedish, but was bought by the American company Turnitin. ‘That means we send all our students’ essays to that company’, says Stahl. ‘That’s really awful.’

    The third issue: more experiments need to be launched in which employees can use alternatives. ‘Look, Google is a very large project’, says Stahl. ‘But there are also many small initiatives throughout the university. We can learn from each other and then, if something works, scale it up.’

    Pilots

    One of these pilots started back in September, when the UG became the first Dutch university to purchase a thousand licences for Mistral’s LeChat, the European answer to ChatGPT. The licences sold like hot cakes.

    There is also a project by SURF, the cooperative in which approximately a hundred Dutch educational institutions collaborate in the field of ICT. Following a successful internal pilot, SURF is now also experimenting externally with Nextcloud, an open-source platform similar to Google Drive, where people can store data, collaborate, and synchronise between different devices.

    For now, this is happening on a small scale – there are fifty licences. One of the participants, professor Rafael Wittek, decided to make the switch to Nextcloud with his colleagues in a research consortium. ‘Different universities work with different platforms’, he explains. ‘We use Google, but Utrecht, for example, works with Teams. That always causes problems with access.’ This could be the solution.

    But even more important to Wittek is digital autonomy, even if that means that some functionalities may not run as smoothly as they do now with Google. ‘We want to contribute to awareness’, he says. ‘We have to make a start. And it’s fantastic that Nextcloud gives you such precise control.’

    Basic foundation

    And there is more. Much more. A Digital Autonomy Fair at the House of Connections on the Grote Markt aims to bring initiatives together and provide a place where interested parties can go with their questions. ‘Many tools are already available via your own workspace’, says Babette Knauer with the University Library. ‘In addition, there are also tools for open source bibliographic management, alternative social media channels, or transcription tools offered by the Digital Competence Centre. The basic foundation is already there, and no one is aware of it.’

    The fair will therefore focus primarily on community building. ‘We hope that these people can inspire others to get started with this, too’, she says.

    In addition to stands where staff members who have already made the switch share their experiences, there will also be flash lectures. ‘In these, someone from the CIT talks about Linux workstations, the University Library explains Mastodon as an alternative to X, and Sebastiaan Mathôt from Behavioural and Social Sciences has written an open-source programme for setting up experiments.’
    Work to be done

    The pessimistic view some people have on the subject is unnecessary, Stahl emphasises. ‘They think that Big Tech is so big that we could never compete with them. But that’s not true! We also need to be a little confident and say: you know, we’re already partway there. We just need to bring it all together.’

    Nevertheless, Tipping-Griffioen emphasises that there is still much work to be done. Nextcloud still lacks many applications that Google does offer. However, there are few people who can build them.

    ‘As a society, we have been moving towards Microsoft Azure for so long that young people coming out of education today do not necessarily have the skills to start programming themselves’, she says. And that means we need to adapt our education systems to change that.

    Ecosystem

    But in the meantime, serious thought is being given to this. The German Centre for Digital Sovereignty, for example, offers a sovereign workplace based on Nextcloud. ‘This is becoming something of a European standard. So if someone here is trained to programme with it, you have a growing ecosystem of people who can work with it’, she says.

    This ambition could take shape through collaborations with vocational education and the Hanze University of Applied Sciences Groningen within the University of the North. ‘We are also trying to connect it to Nij Begun’, she says – the earthquake recovery programme intended to strengthen the prosperity of Groningen and north Drenthe.

    But she believes it’s possible. Slowly perhaps, but the beginning is there. ‘You know, I’ve already heard from a number of people that you can’t even migrate Google Drive en masse to a digital autonomous platform. Everyone has to do it themselves, because they put a kind of funnel on it, a throttle. There are all kinds of built-in features that give me the impression that we’re already in a trap that I want to get out of as quickly as possible. And I can’t stand that!’

    Want to know more about the available options? Visit the Digital Autonomy Fair at the House of Connections on 3 February, starting at 1.45 p.m.

    https://ukrant.nl/magazine/we-can-do-without-them-how-the-ug-is-cutting-ties-with-big-tech
    #université #Pays-Bas #indépendance #résistance #GAFAM

    –—

    ajouté à la métaliste sur les institutions et municipalités qui claquent les portes à #Microsoft :

    https://seenthis.net/messages/1143366

  • Microsoft Gave FBI BitLocker Encryption Keys, Exposing Privacy Flaw
    https://www.forbes.com/sites/thomasbrewster/2026/01/22/microsoft-gave-fbi-keys-to-unlock-bitlocker-encrypted-data

    The tech giant said it receives around 20 requests for BitLocker keys a year and will provide them to governments in response to valid court orders. But companies like Apple and Meta set up their systems so such a privacy violation isn’t possible.

    #lol

    Ceux qui ont besoin d’explications, n’hésitez pas à poser la question en commentaire, y-a jamais de mauvaises questions.

    • Ah bon, MS collabore avec la FBI ? Est-ce qu’Apple fouille ton iCloud pour des images prétendument pédo-pornogaphiques ? Est-ce que le pâpe est catholique ? Est-ce qu’IBM.a aidé les SS à gérer les juifs ? Est-ce qu’Amazon a fourn des serveurs virtuels aux assassins de Tsahal ?
      Faut pas trop te poser des questions si tu ne veux pas finir dans une camisole de force.
       ;-)

      #Microsoft #wtf

    • Allez, j’explique :
      1. On peut demander à chiffrer son disque local, pour qu’en cas de vol, les données soient illisibles.
      2. Windows propose de le faire sur toutes les éditions désormais, sans supplément financier.
      3. A l’initialisation, il faut définir une clef de chiffrage, et cette clef est transmise à l’utilisateur, charge à l’utilisateur de la conserver précieusement, pour le cas échéant pouvoir déchiffrer le disque, s’il est nécessaire, pour une raison quelconque de remplacer la carte mère, ou mettre le disque dans une autre machine.
      4. Cette clef de chiffrage est stockée sur la carte mère, dans un composant spécial, désigné sous l’acronyme TPM. Sans TPM, il est nécessaire de taper la clef de chiffrage à chaque démarrage de la machine.

      On s’en doutait, mais donc, on apprend très officiellement que la fonctionnalité de chiffrage du disque fournie par Microsoft dans Windows envoie la clef de chiffrage aux serveurs de Microsoft. Et donc, Microsoft peut la transmettre aux services de sécurité des États.

      Sur Linux, la clef de chiffrage n’est pas transmise, au moment de chiffrer le disque. Il y a forcément d’autres moyens de déchiffrer le disque, mais pas en demandant simplement à l’éditeur de fournir la clef.

      Et sur Windows aussi, d’ailleurs, mais il faut utiliser une autre méthode que celle proposée par Microsoft.

  • First .NET 10 Servicing Update Now Available in #Ubuntu_24.04_LTS
    https://www.omgubuntu.co.uk/2026/01/dotnet-10-0-1-update-ubuntu-24-04-lts

    Looking to run .NET 10 on Noble Numbat? The .NET 10.0.1 update is now available for Ubuntu 24.04 LTS. Latest SDK and runtime improvements – an apt command away. You’re reading First .NET 10 Servicing Update Now Available in Ubuntu 24.04 LTS, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without permission.

    #News #App_Updates #dotnet #Microsoft

  • Nucléaire : une start-up en redressement judiciaire malgré de fortes subventions publiques
    https://reporterre.net/Nucleaire-une-start-up-en-redressement-judiciaire-malgre-de-fortes-subve

    Encore un projet de petit #réacteur #modulaire (#SMR) en difficulté. Mercredi 7 janvier aura lieu une audience concernant le redressement judiciaire de Naarea au Tribunal des affaires économiques de Nanterre. Y sera abordée l’offre de reprise de la plus grande #start-up française du #nucléaire par le groupe #Eneris (Pologne, Luxembourg).

    #Naarea (Nuclear Abundant Affordable Resourceful Energy for All) est une start-up française fondée en 2020, spécialisée dans le développement de #micro-réacteurs nucléaires de quatrième génération à sels fondus et neutrons rapides. En 2023, elle avait été lauréate de l’appel à projets « Réacteurs nucléaires innovants » du plan d’investissements France 2030, ce qui lui avait permis de bénéficier de 10 millions d’euros de financements publics.

    Doit y avoir un souci, je ne vois dans tout l’article que le mot « million ». Y sont où les centaines de milliards pour le futur du monde ?

    Y-z-ont qu’à dire qu’ils vont faire de l’IA.

  • Comment l’#IA dévore la planète

    L’incroyable essor de l’intelligence artificielle, technologie particulièrement vorace en énergie, en eau et en terres rares, interroge à l’heure où les géants du secteur sont lancés dans une course au gigantisme.

    Derrière les réponses presque magiques de ChatGPT, les vidéos imaginaires sans limites de Sora ou les images synthétiques bluffantes de Grok ou Gemini, l’intelligence artificielle (IA) a une empreinte bien réelle sur le monde. Dans une industrie du numérique énergivore, cette technologie se distingue par l’intensité de la puissance de calcul qu’elle nécessite pour chaque requête. Cela se reflète dans l’explosion inédite des investissements des géants de l’IA dans les data centers : 620 milliards de dollars (529 milliards d’euros) en 2026, selon la banque Morgan Stanley, soit déjà près de quatre fois plus qu’en 2023.
    Cette course au gigantisme – Meta a ainsi un projet de data center grand comme la moitié de l’île de Manhattan et puissant comme cinq réacteurs nucléaires – a de nombreux impacts tout au long de la chaîne de valeur de l’IA.
    Cette absorption de ressources fait craindre des pénuries ou des conflits d’usage locaux avec d’autres besoins essentiels tels que l’agriculture, l’électrification des transports ou de l’industrie. L’IA doit-elle donc être développée à tout prix ? Il convient de la piloter « avec sobriété », en choisissant « le juste niveau de technologie au service d’un besoin réel », met en garde l’Agence de la transition écologique (Ademe) dans une étude publiée début novembre. Et le 8 décembre, plus de 230 ONG ont demandé un moratoire sur la construction de nouveaux centres de données aux Etats-Unis.

    Pour évaluer l’impact sur la planète de ces cartes,des chercheurs ont démantelé et broyé l’une des plus utilisées au monde, la Nvidia A100. Ils y ont trouvé plus d’une vingtaine de métaux différents, dont des terres rares.

    L’essor de l’IA donne un coup de fouet à l’industrie des semi-conducteurs, qui pourrait doubler en cinq ans. Le marché des GPU et autres puces destinées à l’IA domine la croissance et devrait dépasser les 280 milliards de dollars d’ici à 2029.

    Or, ce secteur est gourmand en eau, énergie, métaux et produits chimiques. Et ce alors que, pour augmenter la puissance de calcul, les éléments de base doivent être de plus en plus petits, et donc de plus en plus purs, ce qui nécessite l’utilisation de toujours plus de produits toxiques.

    Dans les usines du taïwanais TSMC, plus important industriel du secteur, la production d’un seul « wafer » de 12 pouces, où sont gravées les puces, requiert plus de 7 000 litres d’eau. Le groupe – qui indique recycler 88 % de l’eau qu’il utilise – en fabrique l’équivalent de 16 millions par an.

    Artificialisation des sols
    L’expansion de l’IA nourrit une croissance inédite des dépenses dans les data centers : les géants du secteur, d’OpenAI à Meta, en passant par Google, Amazon ou Microsoft, vont investir 470 milliards de dollars dans ces infrastructures en 2025 et même 620 milliards en 2026, selon la banque Morgan Stanley. Soit près de quatre fois plus qu’en 2023.

    Il n’existe pas de recensement mondial du nombre de kilomètres carrés aujourd’hui occupés par les data centers. Mais, aux Etats-Unis, les montants investis dans la construction de ces infrastructures sont sur le point de dépasser ceux des bureaux traditionnels.

    Et d’immenses chantiers ont été lancés : Stargate, d’OpenAI, situé dans la petite ville d’Abilene, au Texas, comptera huit bâtiments sur une zone de près de 4,5 kilomètres carrés – plus vaste que Central Park à New York. Le patron de Meta, Mark Zuckerberg, a annoncé que le méga data center Hyperion, prévu en Louisiane, pourrait couvrir l’équivalent d’« une partie importante de la superficie de Manhattan ».

    En France, le gouvernement a annoncé avoir identifié 35 sites « favorables » à l’installation de centres de données pour un total de 12 km² – soit 1 680 terrains de foot.

    Consommation d’électricité
    Cette course au gigantisme s’illustre par leur puissance électrique exponentielle. Les plus gros sites en construction prévoient désormais d’égaler ou de dépasser une capacité électrique de 1 gigawatt (GW). Soit environ l’équivalent de la puissance d’un réacteur nucléaire.
    Et les objectifs sont encore plus démesurés : xAI sera « le premier à mettre en fonctionnement 10 GW, 100 GW, 1 TW [térawatt]… », a affirmé sur X Elon Musk, en septembre.

    L’augmentation de la puissance installée des data centers devrait en conséquence faire bondir leur consommation électrique annuelle liée à leur utilisation. Celle-ci pourrait tripler d’ici à 2030.

    Pour le moment, l’électricité alimentant les data centers ne représente qu’environ 1,5 % de la consommation mondiale, selon l’AIE. Mais aux Etats-Unis, cette part pourrait passer de 4,4 % à entre 7 % et 12 % en 2028, selon le ministère de l’énergie américain. En Europe, les data centers pourraient peser 7,5 % de la consommation électrique d’ici à 2035, contre 2,5 % aujourd’hui, selon le Shift Project, le cercle de réflexion présidé par Jean-Marc Jancovici.

    Consommation d’eau
    L’IA n’est pas seulement vorace en énergie, elle est aussi insatiable en eau. En 2023, les prélèvements associés aux centres de données auraient déjà dépassé les 5 000 milliards de litres, selon les calculs de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Soit l’équivalent de toute l’eau potable puisée en France en une année.

    Une partie de cette eau est recyclée, c’est pourquoi la part réellement consommée – notamment en raison de l’évaporation – représente environ 560 milliards de litres.

    A l’avenir, l’AIE s’attend à ce que la consommation d’eau associée aux centres de données soit multipliée par deux d’ici à 2030, pour atteindre environ 1 200 milliards de litres par an.
    Les conséquences d’un même prélèvement sur les nappes et les rivières varient selon les territoires. A titre d’exemple, 14 % de l’eau utilisée par Google viennent de zones à risque « élevé » de pénurie, selon les documents de l’entreprise.

    Emissions de CO2
    Aujourd’hui, l’électricité des data centers provient pour plus de la moitié d’énergie carbonée.

    La croissance des émissions de gaz à effet de serre des data centers devrait doubler, voire tripler, selon les scénarios établis par le Shift Project.

    Les data centers, dont une partie sert à l’IA, émettent plus de gaz à effet de serre que la France : 369 millions de tonnes en équivalent CO₂, en 2024, selon le ministère de la transition écologique.

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/12/26/comment-l-ia-devore-la-planete_6659449_3234.html
    #AI #visualisation #statistiques #extractivisme #eau #énergie #terres_rares #ChatGPT #Sora #Gemini #Grok #empreinte #puissance_de_calcul #data_centers #centres_de_données #investissements #Meta #ressources #conflits #pénurie #extractivisme #mines #cartes_graphiques #GPU #graphics_processing_unit #serveurs #impact #Nvidia_A100 #métaux #semi-conducteurs #puces #produits_chimiques #toxicité #TSMC #wafer #artificialisation_des_sols #OpenAI #Google #Amazon #Microsoft #chiffres #statistiques #Stargate #Abilene #Texas #Hyperion #France #CO2 #gaz_à_effet_de_serre #infographie

  • Border Report Live : Environmentalist decries miles of planned border buoys, new border wall

    A South #Texas environmentalist who studies water quality in the #Rio_Grande says waterborne barriers and new border wall will hurt #wildlife and the river’s flow.

    Elsa Hull, a member of the #No_Border_Wall_Coalition, owns borderlands on the Rio Grande in #San_Ygnacio, in Zapata County. In the latest episode of Border Report Live, Hull discusses a recent study she participated in to inspect border buoys that the State of Texas put in 2023 in #Eagle_Pass and what effect they are having on the river now.

    Hull says last week they collected sediment and water samples from the 1,000-foot-long string of border buoys that were put by Texas’ Operation Lone Star border security initiative in the Rio Grande in Eagle Pass.

    They also are testing for micro plastics because the buoys are plastic and they want to know if particles are breaking apart and traveling in the river.

    The study comes as the federal government recently announced that dozens of miles of new border wall, as well as waterborne barrier and advanced technology will soon go up on the South Texas border in Laredo and Del Rio.

    DHS calls it “Smart Wall” and says it is necessary for national security.

    The new contracts announced Thursday include a total of 56 miles of new border wall to be built in Laredo and 66 miles of waterborne barrier to be put in the Rio Grande there.

    Hull also says she will not allow federal officials onto her land, which currently is in the path where new border wall is to be built.

    https://www.borderreport.com/border-report-live/border-report-live-environmentalist-decries-miles-of-planned-border-buoys-new-border-wall/amp
    #frontières #murs #USA #Etats-Unis #Mexique #migrations #réfugiés #nature #eau #environnement #rivière #micro-plastique

    –-

    ajouté à la métaliste sur le lien entre la construction de barrières frontalières et les impacts sur l’environnement/nature...
    https://seenthis.net/messages/515608

  • Microsoft Scales Back AI Goals Because Almost Nobody Is Using Copilot

    Microsoft has cut its sales targets for its agentic AI software after struggling to find buyers interested in using it. In some cases, targets have been slashed by up to 50%, suggesting Microsoft overestimated the potential of its new AI tools. Indeed, compared with ChatGPT and Google’s Gemini, Copilot is falling behind, raising concerns about Microsoft’s substantial AI investment.

    https://tech.yahoo.com/ai/copilot/articles/microsoft-scales-back-ai-goals-144521568.html

    https://media.zenfs.com/en/extreme_tech_articles_222/cfa4a73b8d8204787de386786b93f660#jpg

    #bulle_ia #ia #Intelligence_artificielle #Bulle_spéculative #microsoft

  • En #Afrique, des « #petites_mains » du numérique toujours aussi précaires à l’heure du boom de l’#IA

    Il y a quelques années, les « #travailleurs_du_clic » africains sortaient de l’ombre, révélant l’envers du décor des entreprises du numérique. Depuis, l’#IA_générative a explosé, rendant ces travailleurs d’autant plus indispensables et le secteur encore plus attractif. Mais la réalité de ce travail reste marquée par la #précarité.

    Ce n’était pas la panacée, mais Joyce (les personnes désignées par un prénom ont souhaité rester anonymes) se souvient presque avec nostalgie de ses débuts sur #Remotasks, en 2018. « Il suffisait de créer un compte pour commencer à gagner de l’argent immédiatement, sans aucune restriction ni processus de vérification. » Depuis son ordinateur, elle enchaîne alors les #microtâches d’#annotation de #données : vérifier des images, organiser des informations destinées à entraîner des systèmes d’intelligence artificielle. De quoi s’assurer un #revenu d’appoint pour la jeune Kényane fraîchement diplômée.

    Mais les choses se sont compliquées. En 2024, de nombreux travailleurs kényans, comme Joyce, ont vu leur accès à Remotasks soudainement coupé, explique-t-elle. La maison mère #Scale_AI évoque, elle, des fermetures de comptes pour non-respect de ses règles internes. Surtout, selon la jeune femme, le volume de travail n’a plus rien à voir. « Avant, nous pouvions gagner un revenu décent car le boulot était continu. Aujourd’hui, les tâches sont moins nombreuses, à court terme et peu durables », constate Joyce. Faute de missions, elle se forme à la transcription pour diversifier ses sources de revenus.

    Ces deux dernières années, Oluwaseun, au Nigeria, a travaillé pour plusieurs acteurs du secteur, parmi lesquels #Appen et #Mindrift. Elle participe à l’#entraînement des modèles d’IA, du #contrôle_qualité des réponses générées par les #LLM à l’annotation de données texte, image ou audio. Si la jeune femme ne se plaint pas de sa situation, elle concède que « la #rémunération n’est jamais assez élevée pour dépendre d’une seule plateforme. En Afrique, il faut plusieurs jobs », d’autant que « la concurrence s’est clairement intensifiée sur ces plateformes ».

    Doit-on y voir le signe d’un remplacement rapide de ces petites mains du numérique par des systèmes automatisés, alors qu’elles opèrent pour le compte d’entreprises comme #Meta, #OpenAI, #Microsoft ou #Google ? Le sociologue Antonio Casilli balaie immédiatement cette idée. Depuis bientôt dix ans, il dirige le groupe de recherche DIPLab (Digital Platform Labor), qui a enquêté sur les travailleurs du clic dans une trentaine de pays. Pour lui, l’idée d’un « remplacement » du travail humain par les machines est un « mensonge idéologique », utilisé pour faire accepter une dégradation des #conditions_de_travail.

    D’après les données collectées par son équipe, le volume de microtâches ne diminue pas : au contraire, « plus le marché de l’intelligence artificielle générative grandit, plus on a besoin de réentraîner les #modèles », donc plus il faut de #travail_humain. Le boom de l’IA ne signe donc en rien la fin de ces travailleurs de l’ombre... pas plus qu’il ne signifie une amélioration de leurs conditions de travail.

    « Une forme d’#esclavage_moderne joliment emballée »

    L’histoire du « #digital_labor africain » s’inscrit dans celle, plus globale, du « digital labor », concept désignant des formes de #travail_numérique largement invisibilisées et caractérisées par une forte précarité.

    Dès les années 2000, et surtout au cours des années 2010, des pays comme l’Égypte, le Kenya, le Nigeria ou l’Afrique du Sud deviennent des hubs de #sous-traitance pour les grandes compagnies du numérique. Ce modèle repose sur des tâches fragmentées, rémunérées à la pièce et distribuées via des plateformes de microtravail comme Remotasks, #Amazon_Mechanical_Turk ou #Clickworker, ainsi que par des entreprises sous-traitantes comme #Appen ou #Samasource. Bien que précaire, cette économie facile d’accès – une connexion internet suffit – attire des milliers de jeunes hautement diplômés dans des pays du Sud où le chômage est élevé.

    Mais ce modèle, loin d’être inédit, a déjà largement montré ses limites, parfois de façon retentissante. Au Kenya, à partir de 2023, des employés de la société #Sama (anciennement Samasource), prestataire notamment de Meta et d’OpenAI, ont intenté une action collective pour dénoncer des conditions de travail indignes, des #salaires faibles et irréguliers et l’insuffisance de soutien psychologique. Chargés de « nettoyer » #Facebook, certains avaient développé des #troubles_psychologiques après avoir été exposés quotidiennement à des contenus extrêmes. « Nous traitions des vidéos de corps mutilés, de suicides en direct, d’abus sur des enfants, de discours haineux », rapporte Sonia Kgomo, ancienne modératrice chez Sama.

    Embauchée en pleine pandémie de Covid-19, la Sud-Africaine avait cru avoir décroché une opportunité en or, « un job à l’étranger pour un grand nom de la tech ». « Mais une fois sur place, j’ai compris que ce n’était pas le rêve américain : c’était une forme d’esclavage moderne joliment emballée », explique celle qui a été licenciée en 2023 comme près de 200 autres, après avoir, selon elle, tenté de s’organiser collectivement avec ses collègues. L’entreprise parle elle de restructuration.

    Aujourd’hui, Sama indique avoir mis fin à la #modération_de_contenus pour Meta et s’est recentrée sur les #annotateurs de données, chargés d’entraîner des systèmes d’IA. Edward, qui travaille toujours sur le site de Nairobi, décrit un « travail très caché ». « On étiquette des images de rues, des vidéos, mais aussi des photos médicales avec des plaies ouvertes… Certaines tâches restent éprouvantes, explique-t-il. On nous répète que nous sommes payés au-dessus du marché, mais ce n’est pas un salaire qui permet de vivre : même en travaillant huit heures par jour, il faut avoir un deuxième boulot. »

    À la précarité des salaires s’ajoute celle des contrats. « Un ami a eu un contrat de cinq jours. D’autres signent pour un mois, juste le temps d’absorber le pic d’activité du #Black_Friday ou des #fêtes de fin d’année », poursuit Edward. Il décrit aussi une pression constante avec des tâches qui arrivent « en continu », et des objectifs de performances : « Si vous n’atteignez pas les objectifs fixés, vous n’avez pas les #primes et votre salaire est raboté. Il faut travailler comme un fou pour espérer toucher le montant annoncé. » Quant au #soutien_psychologique, il confirme qu’il y a davantage de « coachs bien-être », mais la méfiance semble de mise à l’égard de ces employés, plutôt vus comme « les oreilles de l’entreprise ». Contactée, la société Sama n’a pas répondu à nos questions.

    [Actualisation du 09/12/2025 : Sama conteste ce tableau. L’entreprise, qui affirme ne plus réaliser de travail lié à des contenus violents, met en avant un dispositif de soutien aux salariés comprenant une assurance santé incluant la prise en charge de la #santé_mentale, l’accès à des séances de conseil individuel 24 h/24, ainsi que des espaces de bien-être dans ses bureaux (espaces d’allaitement, salles de méditation et de prière).

    Sama souligne également que ses annotateurs de données sont employés à temps plein, avec des « #salaires_vitaux » (#living_wages) calculés selon une méthodologie internationale « en fonction des régions ». La société assure que, contrairement à certains concurrents recourant à des travailleurs de plateforme, son modèle repose sur des contrats de travail à temps plein avec un salaire de base garanti et des avantages sociaux. Enfin, selon l’entreprise, « plus de 90% » des employés atteignent leurs objectifs de #performance dans les horaires de travail, et, quoi qu’il en soit, tous bénéficient d’un salaire de base garanti.]

    Plus de tâches, plus de #concurrence

    Et malgré les scandales, le secteur séduit toujours plus. Si les chiffres précis manquent, certaines recherches ont avancé des estimations allant jusqu’à 160 millions de microtravailleurs numériques dans le monde. Ce qui est certain, selon Antonio Casilli, c’est que les effectifs augmentent à chaque nouvelle estimation. « Il y a plus de tâches, mais pas pour tout le monde et pas tout le temps », résume le chercheur, qui décrit un mécanisme structurel : les entreprises attirent volontairement plus de travailleurs que nécessaire afin de maintenir une forte concurrence pour chaque microtâche, ce qui tire les rémunérations vers le bas. Elles entretiennent ainsi une alternance de périodes creuses et de pics d’activité.

    Une enquête d’Africa Uncensored, réalisée dans le cadre d’un projet du Pulitzer Center, évoque des campagnes massives de recrutement trompeuses, avec les mêmes offres publiées des dizaines de fois, sans réelle assurance de travail derrière. Objectif : gonfler artificiellement le vivier de travailleurs pour montrer leur potentiel d’évolution et ainsi remporter des contrats avec les grosses entreprises de la tech. Une tactique connue sous le nom de « #labour_hedging ».

    « Au Kenya, il y a des cohortes de jeunes diplômés sans emploi. Les entreprises le savent très bien, observe Edward. Si vous ne voulez pas accepter les conditions, quelqu’un d’autre le fera. »

    Avec l’essor effréné de l’IA générative, un nouveau vocabulaire s’est imposé. Les annonces pour des postes d’« #AI_trainer », « #AI_evaluator » ou d’« #AI_tutor » se multiplient. Le signe d’une montée en gamme dans un marché particulièrement dynamique ? Pas vraiment, selon Antonio Casilli : « Même si certains projets sont plus complexes, pour les harmoniser et les faire réaliser à des masses de personnes, il faut les standardiser, les fragmenter. »

    Oluwaseun, qui se présente comme « AI trainer », s’est tournée vers Mindrift, qui lui semblait plus attractive au niveau des tarifs. Après un flux de tâches relativement régulier, la manne s’est pourtant soudain tarie. « J’ai été écartée du projet pour lequel j’avais initialement postulé, alors que la qualité de mon travail était bonne, témoigne la Nigériane. J’ai abordé ce sujet lors d’un appel avec eux, mais j’ai finalement été remerciée et, depuis, je n’ai été affectée à aucun nouveau projet. »

    Certaines pratiques la heurtent particulièrement : « Parfois, une seule tâche peut prendre sept à huit heures à accomplir, et vous n’êtes rémunéré que si le travail est accepté. Si la moindre petite erreur est détectée, la tâche entière peut être rejetée, ce qui signifie que vous ne recevez aucune #rémunération pour toutes ces heures de travail. » Sollicitée, Mindrift n’a pas répondu à nos questions.

    Comme d’autres personnes interrogées, elle souligne que les travailleurs africains sont souvent moins payés que leurs homologues en Europe ou en Amérique du Nord pour des tâches comparables. Des enquêtes récentes sur des #plateformes_d’annotation mettent effectivement en évidence des écarts de rémunération liés au pays de résidence, tandis que d’autres travaux, consacrés cette fois à des « #data_workers » basés aux États-Unis, montrent que la précarité ne s’arrête pas aux frontières du Sud global : une partie des travailleurs de l’IA dans les pays du Nord cumulent eux aussi bas salaires, contrats instables et protections sociales limitées.

    Les métiers créatifs pris dans l’orbite de l’IA

    Dans des segments plus « créatifs » du numérique, comme le #graphisme ou la #rédaction_de_contenu, la concurrence dopée par l’IA se fait également sentir. Au Togo, Smiley Graphic – c’est son nom professionnel – passe quelques heures par semaine sur la plateforme de microtâches #Upwork où il propose de petits services de graphiste : logos, retouches, déclinaisons graphiques facturées 5 ou 10 euros. Il n’en tire pas plus de 50 euros par mois, mais complète ainsi ses revenus issus d’un emploi stable et de missions freelance plus exigeantes.

    Chaque jour, il constate combien l’IA bouleverse le marché : « Les prix ont baissé. Des gens qui n’y connaissent rien se forment avec des vidéos YouTube et cassent les tarifs sur les plateformes. » Des prestations autrefois facturées l’équivalent de 7 000 à 10 000 francs CFA sont désormais proposées à 2 000 ou 3 000 francs CFA, avance-t-il. Une partie des demandes qu’il reçoit consiste d’ailleurs à reprendre des logos générés par l’IA mais pas forcément à la hauteur. « Je refuse, c’est plus propre et plus simple de repartir de zéro. » Pour tenter de se démarquer, il se forme depuis six mois au motion design, qu’il juge « moins concurrencé par l’IA » pour le moment.

    Un phénomène qui n’a rien d’étonnant, pour Antonio Casilli : « Comme les grands modèles de langage génératifs se nourrissent de productions créatives, eux aussi ont été aspirés dans l’orbite de l’intelligence artificielle et désormais travaillent pour elle. » Autrement dit, les #designers, #illustrateurs ou #rédacteurs ne sont plus seulement concurrencés par l’IA : leur travail alimente directement les modèles qui, ensuite, renforcent cette concurrence.

    Des travailleurs qui commencent à faire entendre leur voix

    « Les grandes entreprises technologiques ne peuvent pas construire l’avenir sur une main-d’œuvre jetable, souligne dans un communiqué Christy Hoffman, secrétaire générale d’UNI Global Union, qui a publié fin septembre une étude sur les travailleurs de l’ombre de l’IA. Il est temps de tenir les titans de la Silicon Valley responsables des conditions dans leurs chaînes d’approvisionnement en IA. Les travailleurs de l’approvisionnement en données doivent être libres de s’organiser et de négocier pour rendre ces systèmes plus sûrs et plus équitables pour tout le monde. »

    Après son licenciement, Sonia Kgomo a choisi de se consacrer à plein temps à l’organisation des salariés de la tech, au sein d’#African_Tech_Workers_Rising, un projet soutenu par le syndicat kényan Communications Workers Union of Kenya et par la fédération internationale Uni Global Union. « En 2021, quand je suis arrivée, les travailleurs des plateformes ne parlaient pas du tout. Il y avait énormément de peur. On signait des accords de confidentialité qu’on ne comprenait pas vraiment, présentés comme des menaces. Alors on intégrait le fait que c’était normal de se taire comme on travaillait pour un service de renseignement, se souvient-elle. Aujourd’hui, on commence à avoir des travailleurs qui peuvent parler, certains rejoignent des #syndicats, et quelques sous-traitants – pas tous – acceptent la présence syndicale. Donc on est encore loin du compte, mais il y a des avancées. »

    Face au défaut d’encadrement juridique, la #Data_Labelers_Association, basée à Nairobi, doit dévoiler prochainement un #code_de_conduite à destination des plateformes d’annotation de données pour améliorer les conditions de travail.

    Pour le sociologue Antonio Casilli, le modèle des #sweatshops_numériques, ces ateliers de misère où les ordinateurs ont juste remplacé les machines à coudre, a encore de beaux jours devant lui. « Ces entreprises sont constamment en train de chercher des pays dans lesquels elles peuvent continuer à exploiter les travailleurs et à les payer très peu cher. Quand la situation s’est compliquée pour certaines d’entre elles au Kenya, elles sont parties en Ouganda ou au Ghana, ou encore au Bangladesh. » Une analyse partagée par Sonia Kgomo, qui appelle à « un mouvement de travailleurs du numérique à l’échelle du continent ».

    En attendant, ces travailleurs de l’ombre continuent de s’adapter. Malgré ses mésaventures récentes, Oluwaseun suit des cours d’annotation de données dans le but d’obtenir un emploi stable et mieux rémunéré auprès d’un grand acteur du secteur, comme « #xAI, l’entreprise d’Elon Musk », glisse-t-elle.

    https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251206-en-afrique-des-petites-mains-du-num%C3%A9rique-toujours-aussi-pr%C3%A9c
    #AI #intelligence_artificielle #travail

  • Press release: Chemical pollution driving men’s health crisis – stronger EU action needed | Health and Environment Alliance
    https://www.env-health.org/press-release-chemical-pollution-driving-mens-health-crisis-stronger-eu-

    A new report (executive summary and preface also available in DE, ES, FR, IT, NL and PL) commissioned by the Health and Environment Alliance (HEAL) warns that chemical pollution is fuelling a growing men’s health crisis in Europe. Prostate and testicular #cancers and infertility are on the rise. Mounting evidence links these trends to exposure to #phthalates, #PFAS, #pesticides and microplastics with widespread contamination across all age groups. Alarmingly exposure to these chemicals even before conception is associated with disorders in male offspring.

    #microplastiques

  • MOBILITAZIONE PER ANAN – #prisoners_for_palestine E SCANDALO ELBIT – #europol E #sorveglianza DI MASSA@0
    https://radioblackout.org/podcast/mobilitazione-per-anan-prisoners-for-palestine-e-scandalo-elbit-europ

    Estratti dalla puntata di lunedì 17 novembre 2025 di #bello_come_una_prigione_che_brucia MOBILITAZIONE IN SOLIDARIETÀ CON #Anan_Yaeesh Grazie al contributo di un compagno riprendiamo alcuni aggiornamenti sulla situazione del prigioniero palestinese Anan Yaeesh, detenuto attualmente nel carcere di Melfi e sotto processo su mandato dello Stato Sionista. Mentre l’apparato sanzionatorio italiano […]

    #anan_mansour_Ali #Israele #microsoft #Palestine_action #repressione
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2025/11/BCUPCB_ananCLEAN.mp3

  • Vers des #collectivités libres

    Les collectivités et administrations diverses sont-elles définitivement soumises aux desiderata de #Microsoft ? Une dynamique s’enclenche pour basculer vers le libre, avec à la clé une #souveraineté retrouvée, de substantielles économies et un #impact_écologique largement amoindri.

    Pour des collectivités ou des administrations, la facturation des mises à jour de sécurité de Windows peut avoir des conséquences économiques lourdes. Microsoft, en effet, n’y va pas avec le dos de la souris : la firme entend les faire payer 53 euros par poste la première année, tout en prévenant que le prix doublerait à chaque année supplémentaire. Étudions un cas au hasard : prenons une petite ville… disons en Isère… au pif, #Echirolles. Cette municipalité de 38 000 habitants, située au sud de Grenoble, s’appuie sur un parc d’environ 1 500 ordinateurs. Mettre à jour toutes ses machines lui coûterait environ 80 000 euros la première année – sans compter les bouzins trop anciens pour supporter #Windows_11 et qu’il faudrait donc renouveler. Les prix doublant année après année, elle aura déboursé plus d’un demi-million d’euros au bout de trois ans, uniquement pour ces mises à jour. Juste parce que des petits génies du service commercial de Microsoft ont eu l’idée de faire payer ce qui était gratuit jusque-là.

    Panique sur l’Hôtel de ville échirollois ? Au contraire, calme olympien ! « Nous ne paierons aucune mise à jour », nous certifie, voix paisible, presque amusée, le directeur de la stratégie et de la culture numériques de la commune, Nicolas Vivant. Avouons-le maintenant, nous n’avons pas du tout choisi Échirolles par hasard : c’est l’une des communes françaises les plus en pointe dans le passage à #Linux et au #logiciel_libre. Une transition démarrée en 2021 avec l’adoption, à l’unanimité du conseil municipal, du schéma directeur « Échirolles numérique libre », établissant une ligne directrice jusqu’aux prochaines municipales de 2026.

    Logiciels libres et services publics

    Comme son nom l’indique, ce document acte notamment la volonté de s’orienter vers du logiciel libre. Moins, d’ailleurs, par souci économique que pour être en cohérence avec les #valeurs défendues par le conseil municipal de cette mairie historiquement communiste. « C’est sûr que si on veut être cohérents, il vaut mieux éviter de donner notre argent à une multinationale américaine », s’amuse Nicolas Vivant. Le document adopté observe : « Travail collaboratif au service de toutes et tous, transparence, une recherche de profit qui, quand elle existe, n’est que secondaire et orientée vers la réussite d’un projet commun… Les valeurs liées aux logiciels libres sont proches de celles du service public ». En outre, ces logiciels « sont et seront l’une des garanties de notre souveraineté numérique et d’une utilisation raisonnée des ressources informatiques ». Quatre ans plus tard, la manœuvre de Microsoft rend malgré elle hommage à la clairvoyance de ces élu·es… La volonté politique étant clairement établie, il restait à la traduire en actes. Basculer du jour au lendemain sur du libre, un particulier peut le faire, pas une collectivité. « On a commencé par travailler sur tout ce qui était invisible par les utilisateurs, par exemple tout ce qui est serveurs de fichiers, précise Nicolas Vivant. Que ces serveurs tournent avec Windows ou Linux, tout le monde s’en fout, pourvu que les fichiers soient accessibles et permettent de travailler en équipe. » La messagerie, l’intranet, la visioconférence… Toute l’infrastructure fonctionne désormais grâce à des logiciels libres.

    « J’ai une visibilité »

    Les choses deviennent un peu plus sensibles lorsqu’il s’agit de toucher aux ordinateurs des agents. Il y a souvent des peurs qu’il faut lever, un certain confort à utiliser des logiciels qu’on connaît déjà. Ce n’est pas pour rien que Microsoft biberonne la planète avec ses logiciels, allant jusqu’à les offrir à l’Éducation nationale ou à des organismes de formation. « On est sur une démarche de migration qui est lente, progressive, pragmatique », indique Nicolas Vivant, l’idée générale étant de basculer d’abord tous les logiciels sur du libre, afin qu’au final, le passage de Windows à Linux soit totalement indolore. Le changement du système d’exploitation est donc la dernière étape du processus. 6 % des postes ont déjà franchi la ligne, avec l’objectif de multiplier ce chiffre par trois dans les deux prochaines années.

    Le chemin vers la liberté est long, mais porte rapidement ses fruits : sur un budget informatique d’un million d’euros, l’utilisation massive de logiciels libres permet déjà à Échirolles d’économiser environ 350 000 euros par an ! « Et j’ai une visibilité sur le budget des années à venir, car je ne suis pas à la merci des décisions de Microsoft », ajoute Nicolas Vivant.
Pour Bertrand Maes, adjoint en charge du numérique à la mairie de Lyon, elle aussi engagée dans une migration vers le libre, ces économies ne doivent pas constituer une fin en soi. « Le temps de faire la bascule, on a décidé de ne pas lésiner sur l’accompagnement des agents. Car si le changement se fait mal, que les agents se sentent mal accompagnés, ça peut vite générer de la grogne et inciter les politiques suivants à revenir en arrière. »
    La roue de la croissance infinie…

    Dans cette municipalité dirigée par un maire EELV, « deux des grands axes que nous nous sommes fixés en matière de numérique sont la sobriété et la souveraineté. La façon de cocher ces deux cases, c’est d’aller vers du logiciel libre », exprime Bertrand Maes. Car le libre, et in fine Linux, permet aussi d’allonger considérablement la durée de vie des ordinateurs. Windows réclame en effet de plus en plus d’espace et de puissance, et finit par saturer la machine. Linux est nettement plus sobre. « Derrière Microsoft, il y a aussi les fournisseurs de processeurs, de cartes graphiques, les Intel, Invidia, etc, qui ont besoin d’énormes capacités d’investissements, donc de vendre beaucoup de puces et de processeurs. Ils poussent à faire des logiciels plus gourmands », et c’est la roue de la croissance infinie et de la catastrophe environnementale qui continue de tourner, observe Bertrand Maes.

    Cette roue qui mènera immanquablement à Windows 12, lequel sera certainement encore plus gourmand que son prédécesseur. L’arrivée de l’intelligence artificielle pourrait marquer un nouveau bond des capacités requises et donc rendre encore plus d’ordinateurs obsolètes… Selon l’élu lyonnais, on se trouve donc « à un moment où les choix des collectivités vont être particulièrement engageants. Par exemple au moment de renouveler du matériel : est-ce qu’il faut dès maintenant prévoir des ordinateurs très puissants qui pourront peut-être supporter Windows 12, ou rompre avec cette logique du toujours plus ? »

    https://lagedefaire-lejournal.fr/vers-des-collectivites-libres
    #collectivités_territoriales

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    ajouté à la Métaliste sur les institutions et municipalités qui claquent les portes à #Microsoft :
    https://seenthis.net/messages/1143366

  • Casino utilise l’arrondi en caisse pour financer des écoles privées hors contrat proches de la droite conservatrice | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1762250797-casino-arrondi-caisse-financer-ecoles-privees-hors-contrat-e

    Fondé en 2012 par Éric Mestrallet, proche du catholique d’extrême droite vendéen Philippe de Villiers, le réseau Espérance banlieues se présente comme étant un « acteur complémentaire de l’Éducation nationale » œuvrant pour « l’équité scolaire et culturelle ». Derrière cette façade consensuelle se dissimule un projet éducatif plus idéologique faisant réagir certaines associations.

    #arrondi #micro-don

  • International Criminal Court to ditch #Microsoft_Office for European #open_source alternative

    The court will move its internal work environment to #Open_Desk, a German-developed open source software

    The International Criminal Court (ICC) will switch its internal work environment away from Microsoft Office to Open Desk, a European open source alternative, the institution confirmed to Euractiv.

    German newspaper Handelsblatt first reported on the plans. The switch comes amid rising concerns about public bodies being reliant on US tech companies to run their services, which have stepped up sharply since the start of US President Donald Trump’s second administration.

    For the ICC, such concerns are not abstract: Trump has repeatedly lashed out at the court and slapped sanctions on its chief prosecutor, Karim Khan.

    Earlier this year, the AP also reported that Microsoft had cancelled Khan’s email account, a claim the company denies.

    “We value our relationship with the ICC as a customer and are convinced that nothing impedes our ability to continue providing services to the ICC in the future,” a Microsoft spokesperson told Euractiv.

    Open Desk is developed by the German Centre for Digital Sovereignty of the Public Administration (Zendis), a publicly owned company.

    Zendis is part of an EU-level organisation that four EU countries founded on Tuesday with the aim of building sovereign digital infrastructure.

    https://www.euractiv.com/news/international-criminal-court-to-ditch-microsoft-office-for-european-open-s

    #CPI #arrêt #abandon #Microsoft #dégafamisation #logiciels_libres #alternative

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    ajouté à la métaliste les institutions et municipalités qui claquent les portes à #Microsoft :
    https://seenthis.net/messages/1143366