• Lieux de #pouvoir à Paris, une carte qui dérange (Le Monde diplomatique, février 2019)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2019/02/A/59572

    D’ordinaire, les membres du #microcosme parisien portent en sautoir leur appartenance à l’« #élite ». Ils garnissent avec délice les notices biographiques du Who’s who ou du Bottin mondain, accordent des entretiens à la presse people, paradent dans les soirées. Tout cela est assumé, affiché, public. Mais il aura suffi que les « #gilets_jaunes » déplacent le terrain protestataire de quelques kilomètres vers l’ouest de la capitale pour que tout change. Et que #dirigeants, #possédants et #prescripteurs se sentent physiquement menacés.

    @odilon


  • Cher Le Média, les médias libres te souhaitent la bienvenue
    Reporterre - 13 octobre 2017 / Coordination permanente des médias libres
    https://reporterre.net/Cher-Le-Media-les-medias-libres-te-souhaitent-la-bienvenue

    L’appel à créer un « nouveau média collaboratif, pluraliste, culturel et francophone, humaniste et antiraciste, féministe et pro LGBTI, écologiste et progressif » prépare le lancement de « Le Média », proche de la France insoumise. Les auteurs de cette tribune rappellent que des médias correspondant à ces critères existent déjà partout en France.

    Soutenez les médias citoyens !
    L’information ne devrait pas être une marchandise, mais elle est de plus en plus sous la coupe des pouvoirs financiers et industriels. Pour faire vivre une presse libre, journalistes et citoyen•ne•s doivent inventer d’autres modèles économiques, émancipés de la publicité et des actionnaires.

    Nous nous réjouissons donc d’apprendre que des personnalités des médias, de la culture, du spectacle et de la politique ont la volonté de créer un « nouveau média collaboratif, pluraliste, culturel et francophone, humaniste et antiraciste, féministe et pro LGBTI, écologiste et progressif », comme ils et elles l’expliquent dans une pétition relayée le 25 septembre par une tribune publiée par le très « citoyen » journal le Monde.

    Mais depuis le 6 octobre, cet appel à la réflexion s’est déjà concrétisé avec le Média, dont le lancement prochain est clairement associé au parti la France insoumise.

    Nous nous étonnons toutefois que les signataires de cet appel, et en premier lieu les journalistes, semblent ignorer que des médias « fondamentalement alternatifs », y compris nationaux, en ligne et en accès libre, existent depuis longtemps déjà, regroupés pour certains dans une Coordination permanente des médias libres (CPML) et dans un réseau « Médias citoyens ».

    En effet, nous sommes des dizaines de médias, partout en France, à faire vivre la presse libre au quotidien. Audiovisuels, numériques ou papier. Coopératifs ou associatifs. Locaux, régionaux ou nationaux. Écolos, solidaires, féministes, décroissants ou « progressistes », selon des dosages qui varient en fonction des projets éditoriaux.

    L’horizontalité et la coopération au centre des démarches éditoriales
    Certains sont diffusés en kiosque, d’autres s’appuient sur leur réseau de lecteurs pour la distribution, d’autres encore sont en ligne, le plus souvent en accès gratuit, et vivent des dons de leurs lecteurs et lectrices. Les rares subventions qui nous sont accordées — des miettes par rapport à ce que touchent les « grands » médias — nous aident à boucler des budgets ric-rac. Notre liberté n’est bornée que par le manque de moyens humains et matériels. L’un de nos principaux défis consiste à élargir notre audience, sans campagnes de publicité et quand les revues de presse des médias parisiens nous ignorent royalement.

    Pour faire connaître notre travail au grand public, nous épauler mutuellement, réfléchir ensemble à l’avenir de la presse libre, nous nous réunissons régulièrement. Il y a quelques années, le journal régional le Ravi, basé à Marseille, a organisé les premières rencontres de la « Presse pas pareille », auxquelles ont participé des journaux papier de tout l’Hexagone. Une Coordination permanente des médias libres (CPML) a ensuite été créée, rassemblant des titres de presse écrite, numérique et audiovisuelle.

    Voici un extrait du texte collectif qui présente la CPML :

    Nous désirons lancer une pensée différente de celle des mass médias… Chacun peut nous rejoindre, à la condition qu’il entre dans notre charte éditoriale. Nous ne voulons pas de médias aux idées nauséabondes. Nous savons trop que la fachosphère tente de s’emparer de projets alternatifs. Nous luttons pour la démocratie, et nous aidons tous ceux qui se sentent opprimés, oppressés par l’information des grands médias. Une autre information existe, celle de l’alternative, de l’écologie, de l’éducation populaire, des luttes sociales. »

    En lisant l’appel « Soutenez la création d’un nouveau média citoyen », publié sur change.org et sur le site du Monde, nous voyons donc notre travail, et notre existence même, tout simplement niés. « Quand l’information et la culture sont trop souvent traitées comme des marchandises, quel rôle les citoyen•ne•s peuvent-ils encore jouer pour faire vivre le pluralisme et le débat ? Cette question appelle une réponse qui ne saurait attendre », dit le texte. Étrange démarche que de prétendre apporter une réponse alternative et citoyenne en faisant comme si les réponses alternatives et citoyennes expérimentées depuis des années n’existaient pas. Et comme si la réponse à cette marchandisation forcenée devait être nécessairement pyramidale — créer un nouvel organe central qui comblerait à lui seul ce « manque », au moment où des dizaines de projets alternatifs mettent l’horizontalité et la coopération au centre de leurs démarches éditoriales.

    Il nous parait donc utile et nécessaire, pour la réussite de ce nouveau projet, d’apporter à ses promoteurs•trices quelques éléments d’information. Puisqu’il est si difficile, lorsque l’on vit et/ou travaille à Paris intra-muros, d’appréhender la réalité du vaste monde qui court au-delà du périphérique, voici un petit inventaire (non exhaustif !) de médias alternatifs nationaux.
    LES MEMBRES DE LA COORDINATION PERMANENTE DES MÉDIAS LIBRES

    Acrimed, observatoire des médias, éditeur de Médiacritique(s) ; Airelles Vidéo, réalisation de documentaires ; Aldudarrak Bideo, réalisation de documentaires ; Aquilenet, association de promotion d’un web libre ; Fédération de l’Audiovisuel Participatif ; Bateau Basta, média en ligne national ; Campagnes solidaires, média papier national ; Cram Cram édition, magazine jeunesse ; Demosphère, agenda citoyen ; Fakir, mensuel papier national ; Fokus21, réalisation de documentaires ; Global Magazine, média en ligne national ; L’âge de Faire, mensuel papier national ; La Canarde Sauvage, satirique papier local ; La Cathode, réalisation de documentaires ; La Feuille de Chou, mensuel papier local ; La Gueule Ouverte, média en ligne ; La Gazette à Gouzy, mensuel papier national ; La Lettre à Lulu, satirique papier nantais ; La Lorgnette.info, média en ligne ; La Maison écologique, magazine papier national ; La Télélibre, télévision nationale ; La Trousse Corrézienne, mensuel papier corrézien ; L’Insatiable, média en ligne national ; Le Bruitagène, radio locale ; Le Crieur de la Villeneuve, mensuel local papier ; Le Lot en Action, mensuel papier lotois ; Le Magazine des autres possibles, mensuel papier nantais ; Le Nouveau Jour J, journal papier lorain ; Le Ravi, mensuel papier de la région Paca ; Le Sans culotte 85, journal papier vendéen ; Le Trou des Combrailles, journal local ; Les pieds dans le PAF, association d’éducation aux médias ; Lutopik, mensuel papier national ; Mediacoop, réalisation de documentaires ; Médias Citoyens, réseau de médias citoyens ; Patatras Mag, magazine jeunesse ; Pierre Merejkowski, pixel libre ; Politis, mensuel papier national ; Primitivi, réalisation de documentaires ; Radical Cinema, média en ligne national ; Radio MNE, radio locale de Mulhouse ; Regard Actu, média en ligne national ; Rencontres médiatiques, association de soutien aux médias libres ; Reporterre, média national en ligne ; Ritimo, réseau d’information ; Rizhome, média en ligne charentais ; Riv’ Nord, réalisation de documentaire ; Rouge Midi, média en ligne national ; SideWays, réalisation de documentaire ; Silence, mensuel papier national ; Sisyphe Vidéo, réalisation de documentaire ; Sciences Critiques, média en ligne national ; Télé Sud-Est, télévision locale ; Transrural initiative, mensuel papier national ; TV Bruits, télévision locale ; Tvnet Citoyenne, télévision locale ; Yannis Youlountas, réalisation de documentaire ; Zelium, journal satirique national.

    #information #médias #CPML #médias_citoyens #pétition


    • @reka Ben oui, je ne comprends pas très bien ta remarque.

      Nina Garcia est géniale. En revanche je ne disqualifierai pas nécessairement le jeu avec les pédales (que Nina Garcia utilise elle-même)(par exemple sur la fin de cet extrait)(mêe si ce n’est pas flagrant) et puis ça dépend quand même pas mal de qui utilise les pédales non ? Quand c’est Fred Frith cela peut être divin. Bruno Chevillon à la contrebasse joue avec une très belle collection de pédales et c’est très beau aussi, non ?

    • euh ! pas d’offense mes amis, je tague pour retrouver les posts quand je me mettrai à écrire sur des sujets que je prépare, et je m’intéresse un peu aux microcosmes et/ou aux attitudes microcosmiques :) là c’était pour retrouver la citation de LL de Mars plus tard, pas plus. Et sinon je suis sur que Nina Garcia est super géniale oui !

    • @reka me sens pas offensé ; vivre dans les trous les moins fréquentés est une fatalité construite, et ce que je peux raconter là pour la bd ( https://www.du9.org/dossier/comment-jai-ecrit-certains-de-mes-livres ouverture du chapitre) est vrai pour la musique. Je trouve quand même le choix de « microcosme », utilisé le plus régulièrement de façon méprisante (dans le même champ rhétorique que « élitiste » pour parler de tout ce qu’on condamne moralement alors que c’est déjà socialement condamné à l’invisibilité), pas très très adroit.

      @philippe_de_jonckheere je suis persuadé qu’on trouve même des chasseurs poètes et des zozos de droite généreux. Mais je ne vais pas en tirer de conclusions générales sur la chasse ou le capitalisme. Quand je dis 20 ans de cassage de burnes, de paresse musicale, de poncifs lancinants, d’inaptitude totale à intégrer le silence au travail, de construction mentale et poétique rock mal planquée sous de l’expérimentation qui n’en est plus depuis longtemps à force de conventions, je suis gentil. C’est plutôt 30 ans. Dès que je vois un type débouler avec sa guitare et ses pédales sur une scène, je n’attends plus de savoir si c’est le petit génie du siècle qui vit perdu dans la meute de ceux qui ont fait de la modernité un simple petit ajustement de lutherie, je change de crèmerie. D’une manière générale, notre champ musical est écrasé par les conventions et c’est devenu assez compliqué d’être surpris, bousculé, par un concert. Je m’emmerde de plus en plus. Faut attendre un peu, traverser un moment de désert sans doute. Pour l’instant, la quasi totalité des prestations vues dans les quatre cinq dernières années est composée par des jeunes musiciens empruntant les voies balisées que leurs aînés ont préparé pour eux et enquillent les murs de bruit en chaussons, le théâtre des hybridations pop qui est aussi calibré que celui de la scène pop elle-même, l’application tranquille des grammaires timbrales inventoriées sur les instruments par papi. Je m’emmerde, donc, un peu. Mais je sais que c’est momentané. Faut juste que je me déplace. Que je trouve où on joue autre chose.

    • Ben c’est dommage mais cet hiver il y a eu une série extraordinaire de concerts aux Instants chavirés :

      https://seenthis.net/messages/560299

      Sans parler de ce concert a printemps, possiblemet l’un des plus beaux jamais écoutés aux Instants :

      http://www.instantschavires.com/barre-phillips-jacques-demierre-urs-leimgrubertoshimaru-nakamura-m

      Mais c’est sûr que les Instants c’est pas la porte à côté pour tout le monde.

      En revanche, de fait, avec le recul, pour ce qui est de la guitare électrique d’utilisation contemporaine et des groupes plus jeunes, tout n’est pas du niveau de Mariachi, loin s’en faut.

    • Voilà qui redouble, en fait, ce que je disais : il faut que je trouve les endroits où je vais rencontrer quelque chose qui me renverse. Qui me surprenne. Et ce ne seront probablement pas les Instants .
      Les Instants , ce sont en quelque sorte mes classiques qui s’y jouent. C’était déjà très largement la salle de référence à l’époque de Tato Royo , une des innombrables expérience de A. Rivière ( http://www.le-terrier.net/albums/tatoroyo/03.htm ) et elle le reste. J’ai acheté mon premier Frith en 82 ou 83, son French Gigs avec Coxhill, et c’était déjà des types importants d’une certaine scène rock, pas vraiment des nouveaux venus.
      Pas grand rapport avec ce qui me manque, là (ni ce qui me fatigue, d’ailleurs)
      Dès que je peux voir un concert de J.L. et de Seiji, oui, j’y vais, évidemment. Et ils me surprennent toujours. Ils n’ont rien perdu, jamais, de leur curiosité ni de leur aptitude à tout refoutre en vrac sur leur table de travail. Dieu les bénisse. Amen.
      Mais là encore, ça n’a rien à voir avec ce que je dis.
      C’est comme si vous me suggeriez d’aller voir ce qui se produit du côté de Metamkine. Ai-je vraiment besoin d’être guidé vers moi ? (et un moi pas tout jeune, ce qui n’est pas très fair play)
      Pour la BD, pas de problème ; en fouillant dans les petits salons, je déniche toujours des trucs ahurissants faits par des jeunes chercheurs de tous horizons, et même s’ils ne représentent qu’un stand sur trente à fournir autre chose que le calibre décoratif de l’École riso-würst strabourgeois ou de l’académie post punk poseuse, hé bien le bruit des autres ne les recouvre pas.
      Pour la musique expé, c’est un peu plus compliqué. Les festivals, c’est l’enfer. Dix heures de merde noise ridiculement ringarde pour enfin entendre, parfois, quelque chose d’inventif écrasé sous le cliquetis des verres de bières et le bavardage des gros cons venus chercher « du son ». C’est un public de glands. Des ambiances de glands.
      Mon manque de temps actuel fait que je dispose d’un peu moins de mobilité pour traquer les lieux. Il me faut des jeunes guide sioux. Je vais trouver.
      Bon.
      En attendant que je revienne vous parler les yeux pleins de larmes de joies de nouvelles découvertes, un peu de Jeune Fille Orrible pour patienter (merci à P. & A., guides sioux pour l’occasion)

      https://www.youtube.com/watch?v=3lykGeJ3Z7M

    • Bah... c’est une question de perception. Pour moi microcosme n’est pas une qualification méprisante mais plutôt l’expression d’un univers « un peu fermé » et parfois _de facto excluant. Sans plus. Juste un constat.

    • @reka « pour moi ». C’est un peu insuffisant, quand même, ce repli idiosyncrasique interprétatif. Tu veux évacuer l’usage ?
      Si je te dis que c’est un terme récurrent injurieux associé de façon systématique par leurs détracteurs aux sphères de la musique, de la poésie contemporaine ou de la bande dessinée expérimentale, je te demande de me croire. Ces sphères me sont familières. La façon dont on les traite également. On peut aussi dire « pour moi, bouboule, c’est pas insultant, c’est un terme affectueux pour parler des gros », ou « les gonzesses, pour moi, c’est pas insultant du tout, c’est cool, j’adore les gonzesses ». Pour moi , c’est la bonne façon de se mettre des paupières aux oreilles.
      D’autre part, ce ne sont pas des univers fermés. Ils sont ouverts. Grands. Vient qui veut. Que quasi personne n’y vienne pose d’autres types de questions, sans aucun rapport avec celle de l’ouverture. Des questions d’usages culturels. La fondation Horne est vide. Elle est à 100 mètres des Uffizi qui sont pleins. Et ? Quelque chose à voir avec la fermeture ? C’est excluant, la fondation Horne ? Quand dans un multiplex tu vois la salle du dernier Besson pleine et celle du dernier Kerrigan vide, t’en conclues que le Multiplex a des salles excluantes ? Pas ouvertes ? Les portes coincent, c’est ça ? Les piles d’Onfray qui se vident et l’exemplaire unique du Meillassoux qui prend la poussière, c’est un problème de collure du livre, on l’ouvre mal le bouquin ? Il est fermé, le livre ? Il faut un code pour l’ouvrir ? Le titre est crypté ? T’es sûr de ça ? Ah non, tiens. Dans tous les cas, le truc populaire, c’est celui qu’on a rendu populaire en chantant son nom partout. Et le truc impopulaire, c’est le truc dont personne ne cause. Dont tout le monde se branle A PRIORI. Pourquoi ? Bin, parce qu’il est excluant, tu penses bien. Magie de l’autovérification.
      Croire excluant les mondes qu’on exclue soi-même en les ayant jugés d’avance inopportuns (pas assez ceci, trop cela - pas assez populaires notamment, oula) est un des tours de cochons les plus communs qu’on joue à ceux que leur goût isole déjà pas mal comme ça. Mais ça ne suffit jamais. Faut payer triplement le prix de ne pas se sentir concerné par les formes statistiques de la création.
      Tu parles d’un problème de perception . J’aimerais bien les donnés de la perception (et pas ceux de l’idée reçue).

    • @l_l_de_mars Je présume que le A. de P.&A. est par ailleurs un très bon éditeur de choses graphiquement très subtiles et auquel cas, nous avons le même guide sioux.

      En revanche dans votre argumentation, il y a un truc que je ne capte pas bien. Parmi les concerts de cet hiver aux Instants , il y avait notamment JLG et Seijiro Murayama (certes avec Olivier Benoît, qui a eu toutes les peines du monde à trouver sa place entre les deux autres lascars) et ce n’était pas le plus beau de la série à vrai dire (JL impérial, Seijiro en deça, et OB pas hyper avec les deux autres). Le duo Agnel/Minton était renversant (moins avec Audrey Chan, nettement moins d’ailleurs). Alors certes Minton n’est pas exactement un perdreau de l’année, il n’empêche sa musique évolue avec lui, elle reste, notamment de par certaines limitations avec l’âge, d’autant plus aventureuses, reposant moins sur la prouesse et davantage sur la capacité de créer dans l’instant. Van Rohe et Turner, bah là effectivement sont plus tout jeunes surtout Van Rohe, mais là aussi, ils ont joué une musique que par définition ils n’avaient jamais joué avant. Donc toutes ces personnes jouant déjà dans les années 80 ou 90 n’ont plus la capacité de vous étonner ?

      Ou c’est un truc de relève attendue ? (et qui ne vient pas) (ce que je peux comprendre, pour ma part quand je m’aventure aux concerts plus amplifiés des Instants, c’est très rare que j’y trouve mon content)

      Ou alors c’est encore un autre truc que je ne comprends pas et auquel vous n’êtes pas sommé de répondre non plus hein ?

    • @philippe_de_jonckheere je fais court, mais on aura l’occasion d’en parler j’imagine.
      Les exemple dont vous me parlez - notamment Sophie Agnel dont l’agitation théatrale au dessus de son pauvre piano me fatigue très également pour ce qu’elle représente d’un mode de jeu daté, vain, surexpressif, où on a une seconde de travail timbral pour une heure de cours de kung fu, forme d’improvisation qui n’a jamais su vraiment se démarquer des tics de contrastes et d’appuis de la musique savante française des années 60 - ou le piano de Van Hove que j’ai bien du mal a extraire du jazz duquel il vient et qui ne connait, lui aussi, devant tant de jeu que si peu le timbre - tout ça appartient à un territoire de l’invention musicale qui, dans le meilleur des cas, rejoue ses parties avec plus ou moins de bonheur, et dans le pire, se fige dans ses habitudes et se fossilise. Je suis pas client de tout ça. Ça m’emmerde. Toute une panoplie d’attitudes devant la musique a abandonné quelque chose de l’inconnu à découvrir et tricote. Notamment devant la musique bruitiste qui se perd dans le mur du son alors qu’il y a encore tant de choses à chercher avec elle, ou la musique instrumentale quand elle poursuit cette espèce d’anecdotisme du jeu, de l’expression etc.
      Oui, j’attends une relève, mais une relève musicale (donc pas exclusivement liée à des questions d’âge, d’embranchements générationnels, puisque de très jeunes gens jouent de la musique de vieux et que des gens comme JL, effectivement, cherchent encore d’autres trucs - bon, c’est pas non plus un dinosaure, faut pas déconner, c’est pas parce que je me sens courbattu qu’il faut abuser de généralités).
      Ce n’est pas parce que ce fil a commencé sur des problèmes de lutherie que c’est le paradigme général, évidemment, ce n’est qu’une entrée (donc, la question de l’amplification ou pas, peu m’importe) : c’est en tant qu’un dispositif instrumental précis - guitare électique et pédales - a fini par composer un habitus sonore que s’est constitué devant nous, pas à pas, une construction académique qui s’ignore. Mais il y en a d’autres, tout aussi mortifères pour la création - la boucle qui joue l’hypnose depuis les années 80 et me pose de sérieux problèmes poitiques, le drone qui prend la relève hypnotique et me pose de très égaux problèmes politiques, a fortiori parce qu’ils réactivent l’increvable momie phénoménologiste etc - auxquelles il faut ajouter un problème général d’entrée en musique de toute une génération de gens prenant le train en marche. Il n’y a aucun sens à enfiler un costume de guerrier quand on n’est en guerre contre rien de précis ou quand plus personne ne se souvient de la guerre pour laquelle ce costume fut taillé. En d’autres termes, on rencontre en musique le même problèmes que dans les arts plastiques où un gros défaut de culture finit par produire des situations de création aux causes médiées ou historiquement inexistantes.
      Merde, je me rends compte qu’il faudrait encore quelques heures pour causer de ça et je suis censé écrire le texte pour Pré Carré 10...

    • notamment Sophie Agnel dont l’agitation théatrale au dessus de son pauvre piano me fatigue très également pour ce qu’elle représente d’un mode de jeu daté, vain, surexpressif, où on a une seconde de travail timbral pour une heure de cours de kung fu, forme d’improvisation qui n’a jamais su vraiment se démarquer des tics de contrastes et d’appuis de la musique savante française des années 60

      Grosse carricature là, vous qui avez le trait tellement subtil, pas cette fois.

      Pour le reste, oui, on en recause, peut-être cet été.

    • https://www.youtube.com/watch?v=iWr6vJW5IYM

      #caricature

      il n’y a pas une seconde là dedans qui soit autre chose qu’une caricature grossière de l’idée puérile qu’on se fait de l’impro depuis trente ans
      C’est précisément le genre de trucs que je ne veux plus JAMAIS revoir, et peu importe qui joue. Je trouvais ça à chier quand c’était Nush dans les années 90, je vais pas trouver ça bon aujourd’hui.


  • Quand Pierre Joxe se relie au « Journal » de son ami Matthieu Galey - Page 1 | Mediapart

    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/280217/quand-pierre-joxe-se-relie-au-journal-de-son-ami-matthieu-galey?onglet=ful

    Dans la vie, il faut savoir se taire ; c’est le motus vivendi. » Cette simple phrase résume la complexité de Matthieu Galey (1934-1986). Ce critique littéraire et dramatique précoce, dont la prose fit les beaux jours de L’Express, fut un écrivain sans œuvre, sinon ce Journal tenu dans le plus grand secret, entre 1953 – il avait 19 ans – et le 23 février 1986 – date même de sa mort, à 51 ans, victime de la maladie de Charcot.

    Le jour, M. Galey se pliait aux mondanités des cocktails et autres lieux où l’on se vide de soi sans se remplir des autres. Chroniqueur de talent, M. Galey, en bon mercenaire de la presse, écrivait la prose ironico-littéraire attendue par son employeur, avec sa dose de méchanceté, son once de vérité, son doigt de cynisme et sa pincée de franchise, mais sans plus ! Il rendait une copie industrielle d’excellente facture.

    La nuit venue, Matthieu s’employait à noircir, artisanalement, des pages que personnes ne lirait. Pas de gants, aucune précaution, foin des prudences nécessaires pour continuer de frayer dans les milieux de la direction de l’esprit, qui grouillent de petits ego écorchés se froissant au premier mot de travers.

    #entre-soi #parisianisme #microcosme


    • Ouch...

      Elle les dégomme tous, un à un, sans passion ni méchanceté, simplement en décrivant ce qu’elle a vu d’eux, ce qu’ils sont. Courtisans, lâches, repus de médiocrité. C’est un livre extrêmement cruel, non pas dans son style mais dans la nullité et la bêtise crasse qu’il met à nu chez ces puissants qui tiennent le « débat public ».

    • « Le Monde libre, c’était en fait le “Monde #Free”, du nom de l’entreprise de télécoms discount grâce à laquelle l’ogre avait bâti toute la fortune profuse qui lui permettait de racheter la presse nationale. (...)

      L’ogre [#Xavier_Niel] ne se faisait du reste pas prier pour fanfaronner à ce sujet, assurant que depuis que ses associés et lui avaient pris la tête du groupe Le Monde, il n’avait pas à attendre une demi-journée avant d’être reçu à l’Élysée. »

    • Vérité des luttes à Paris, erreurs au-delà ?

      Lettre ouverte à Henri Maler d’Acrimed
      http://blog.europa-museum.org/post/2016/11/04/Verite-des-luttes-a-Paris-erreurs-au-dela

      Cher Henri Maler,

      Nous ne nous sommes croisés qu’une fois je crois. C’était lors d’une des premières réunions d’Acrimed à laquelle j’avais accompagné Pierre Rimbert et Patrick Champagne.

      Je vous écris aujourd’hui au sujet de la recension que vous avez consacrée au livre qui défraie la chronique (parisienne) : « Le monde libre »

      Je trouve en effet assez croquignolesque que vous validiez la thèse que tous les médias colportent en contre-bande en s’appuyant sur cet essai, selon laquelle l’involution du Nouvel Observateur, aujourd’hui l’Obs, daterait de ces dernières années. Vous la comparez à celle subie par Libération, que vous situez sous la direction de Laurent Joffrin.

      À Acrimed, vous êtes pourtant bien placé pour savoir, l’ayant, comme d’autres et souvent les mêmes, longuement documenté en son temps, que la messe est dite depuis bien longtemps au sujet de Libération et du Nouvel Observateur, accompagnateurs idéologiques zélés de la conversion de la « gauche de gouvernement » au néolibéralisme. Depuis bien longtemps, c’est à dire à peu près au moment où l’auteure du livre entrait au Nouvel Observateur.

      À cette époque, je crois aussi me souvenir de l’analyse selon laquelle le surinvestissement dans la « culture » et le façadisme radical-chic étaient bien faits, dans ces journaux, pour accomplir cette mission historique. L’auteure semble pourtant déplorer que « l’équilibre » entre sociale-démocratie néolibéralisée et « radicalité » (les « deux gauches » paraît-il), établi selon elle par Jean Daniel (sans trop s’intéresser à sa fonction idéologique de blanchiment du néo-conservatisme), soit désormais rompu. Et semble affirmer qu’elle a connu un journal « de gauche ». Du point de vue d’Acrimed, cela devrait quand même apparaître un tantinet révisionniste... Ce serait comme dire que le PS a commencé sa mutation au moment où il l’achevait... Et que donc il faudrait revenir à 2012 et non à 1995 ou 1983... Sans compter que l’analyse de Pinto sur le "journalisme philosophique" concluait de façon très précoce aux effets structurellement néfastes de la fusion du journalisme et de l’EHESS, exactement ce que l’auteure présente avec nostalgie comme ce qui a fait la grandeur de son ex-journal...

      En fait, je me demande si vous ne jetez pas aux pieds de ce livre tout le capital accumulé de critique des médias, dans un objectif politique à courte vue : en finir avec le PS. Or ce PS-là est mort, et d’ailleurs les rats quittent le navire. Comme le champ politique a horreur du vide, la vraie question est : sous quelle forme va-t-il ressusciter, et quels griots demi-savant nous empêcheront de le reconnaître ? Vous nous aideriez grandement si vous rappeliez « de quoi le Nouvel Oservateur fut le nom », donc ce principe de porte-tournante entre l’Université et le Journalisme, que l’émoi et moi et moi actuel contribue à dissimuler, avec votre renfort. Cela éviterait que ceux qui faisaient le serment, il y a quelques mois, de « ne plus jamais voter PS », ne votent pour son futur équivalent structurel sans s’en apercevoir, lui permettant de parachever son œuvre (comme en Grèce). Ou puissent faire semblant de ne pas s’en apercevoir.

    • Tout à fait, c’est la suite de la lettre à Maler : sur le site De la gentrification des villes à la gentrification des luttes.

      La petite-bourgeoisie altermondialiste piaffe, ouvrons un peu les portes comme après 68, faisons une « nouvelle société » (alter-société ?). Bon sang, mais c’est bien sûr ! et il est exact que le licenciement de notre auteure, qui tenait tant bien que mal cette position susceptible de renouer avec la fonction historique du Nouvel Obs (associer la petite-bourgeoisie intellectuelle à la grande Marche vers le capitalisme sauvage), démontre l’avarice de ce parti, qui vient avec l’âge, incapable de s’ouvrir au sang neuf, et répondant à la fin de ses privilèges annoncée par la matraque et la course à l’euro-fascisme... Mais rien n’est perdu pour cette perspective radieuse, sauf renversement de table qui ne viendra donc pas d’une « gauche de gauche » mais peut-être, à défaut, d’une « droite de gauche » !

      ...

      Quand Acrimed publie un texte de propagande

      La conclusion vint... d’Acrimed qui publia sans la moindre vergogne, un texte de propagande pure écrit par une nouvelle salariée, sans doute sous la dictée, à la gloire du petit patron marseillais appuyé par les bureaucrates-demi-savants de l’EHESS, du Collège de France et de l’INRA (toute ressemblance avec la formule qui fit le succès du Nouvel Observateur et la défaite des travailleurs...)

      Acrimed qui raillait autrefois le journalisme de service et les reportages à la gloire de Meissier où le photographe fournissait le sandwich... Oui, oui. En d’autres temps, mais aussi s’il s’était agi d’un autre milieu social, et encore plus si cela s’était produit à Paris (vérité à Paris, erreur au-delà...), on aurait peut-être eu un « démontage de texte », tant tout cerveau « critique » en état de marche, sans avoir besoin de connaître un seul mot de l’histoire et par une lecture purement interne, est sidéré de la grossièreté des ficelles d’une telle propagande, émanant d’un éditeur qui se pique de philosophie et de sciences sociales !

      À partir de là, on pouvait commencer à craindre les conséquences du vieillissement des structures indépendantes, nées au tournant de 1995. Blanchir, comme vous le faites, les 15 dernières années du Nouvel Observateur, c’est un peu effacer sa propre histoire... Oublier le modus operandi au profit de l’opus operatum, ne conserver que la mélodie à défaut des paroles, permettant à la prochaine génération de sophistes d’y couler ses vers de résistance mirlitonne... Vous pouvez bien alors, parler de « mécanismes » !

      La conclusion est toujours la même : « revenir aux luttes »... mais aux luttes de classes et aux luttes du travail. Et dès qu’une classe (je parle de la votre bien évidemment, qu’on pourrait appeler peut-être « la gauche Lieu-dit ») prétend se faire porte-parole (en le déniant bien évidemment), ou monopolise la parole (car un média, et acrimed est un média, c’est cela), d’une autre, on peut s’attendre à ce que le PS renaisse de ses cendres paré des atours patiemment tissés à partir des luttes sociales (des autres) par des opposants qui étaient quand même plus proches de lui que de l’humanité souffrante...

    • je ne tagues pas, en même temps je suis abonné à lettre de @lundimatin ,donc facile de retrouver cette chronique que je lirai peut-être ! Je me suis arrêté à :

      Lorsqu’elle est interviewée sur France Inter à propos de son licenciement, elle reste calme et didactique comme s’il lui fallait éviter à tout prix les vagues et se limiter à l’exposé des faits, certes regrettables

       ??? il y a encore de l’impertinence sur #France_Inter ? Je n’écoutes plus cette #radio depuis un bail, au moins depuis que propulsé par Sarkozy, Philippe Val a rayé le plancher de la maison ronde.

    • @Marielle Bon, la boite à lettre du blog de Lordon sur le Diplo ne passe plus, mes réponses à tes commentaires ont été censurées... Vite : je pense qu’il faut se méfier des gens qui depuis Nuit Debout passent en même temps sur les médias autrefois off et sur les médias mainstream. Le premier fut je crois le conseiller de El Khomri qui quitta le navire en perdition. Après on a l’inénarrable Laurence De Cock. Maintenant Lancelin (La-bas trouve que c’est une bonne nouvelle qu’elle ait eu le Renaudot, relégitimant les prix littéraires au passage, alors que c’était écrit dans la presse que c’était une blague entre amis organisée par les « concurrents » de l’Obs). Faudrait surtout que ça s’arrête tout de suite là, l’entre-soi parisien autour du Lieu-Dit, qui fait son casting. Je dis ça je dis rien. Mais il nous faut un intellectuel collectif, au service du plus grand nombre sans démagogie, pas des gens bien en place pour qui le monde est un spectacle et qui vit dans trois arrondissements. C’est la reproduction assurée de la structure là... Donc un conseil Jedi, pas la foire aux narcissiques...


  • La querelle des intellectuels ou la droitisation des esprits
    http://www.regards.fr/qui-veut-la-peau-de-roger-martelli/article/la-querelle-des-intellectuels-ou

    "Des intellectuels à la dérive ?", titre Le Monde sur deux pages consacrées à la responsabilité des intellectuels face à la montée du Front national. Michel Onfray, dont le ressentiment ne cesse de croître, s’en prend à son tour au « politiquement correct », qui lui permet de fustiger, en vrac, la « fausse gauche », les journalistes, les « intellectuels de cour » et la « classe politique », autant de notions dont on sait depuis longtemps que certaines ne brillent pas par leur tropisme de gauche. Laurent Bouvet, l’homme de « l’insécurité culturelle » défend Onfray, (...) Source : regards.fr


  • La fin des #médias indépendants : le grand tournant
    http://www.franceinter.fr/emission-l-instant-m-la-fin-des-medias-independants-le-grand-tournant
    http://rf.proxycast.org/1069104167814963201/13938-03.09.2015-ITEMA_20789383-0.mp3

    Radio Nova, racheté par un banquier ? Question de jours. Le Parisien aux mains de LVMH ? Question de semaines. BFM TV et RMC avalé par un géant de la téléphonie ? Signé depuis cet été. Au moment où je vous parle, le milliardaire Vincent Bolloré, prend la présidence du conseil de surveillance de Canal+, dont il a mis à genou les programmes et l’organigramme. C’est son droit d’actionnaire majoritaire. Nous vivons, cette année, un tournant majeur dans l’histoire des médias français. L’information et le divertissement plus que jamais inféodés aux puissants. La part de voix des indépendants réduite quasi à néant.

    Tiens j’avais oublié cette citasse :

    « Nous occupons la presse, nous sommes à la radio, nous sommes partout dans les journaux ! » (Pierre Gattaz, président du Medef, Europe 1, 17 novembre 2013)

    http://www.monde-diplomatique.fr/2013/12/A/49917


  • France Culture remercie Colette Fellous et Sophie Nauleau
    http://www.telerama.fr/radio/france-culture-remercie-colette-fellous,127591.php

    L’une des voix emblématiques de #France_Culture ne viendra plus bercer les oreilles des auditeurs à la rentrée : Colette Fellous, 65 ans, ne fera pas partie de la nouvelle grille. Productrice à Radio France depuis 1980, elle a animé Les Nuits magnétiques de 1990 à 1999 et présente Carnet nomade, chaque samedi à 20h. Autant de voyages radiophoniques portés par son charisme  : « Je voulais faire de la radio comme on écrit, comme on rêve, comme on invente, comme on compose… », confiait la romancière l’année dernière à Télérama.

    Après le départ d’Alain Veinstein, animateur et producteur de l’émission littéraire Du jour au lendemain jusqu’en juin 2014, la direction pousse ainsi vers la sortie un autre pilier de la station. Après lui avoir reproché de fournir une émission « trop littéraire », son directeur Olivier Poivre d’Arvoir lui aurait toutefois proposé de réfléchir à une longue série d’été pour l’été 2016.

    Les amoureux des mots ne retrouverons pas non plus l’émission Ça rime à quoi produite par Sophie Nauleau, qui était à l’antenne depuis 2008. Le seul rendez-vous de #poésie à #Radio_France disparait lui aussi de l’antenne. « Olivier Poivre d’Arvor m’a dit que l’émission ne générait pas assez de #podcasts, rapporte Sophie Nauleau, dépitée. Et il estime que d’autres sujets méritent d’être davantage mis en avant, comme la photographie ». La productrice ne décolère pas : « C’est cavalier, et sans argument qui tienne la route ». D’une façon générale et pour des raisons d’économie, il semble que le nombre de producteurs doive diminuer sur France Culture.

    • La poésie, ça ne fait pas partie du cahier des charges de Culture, quelle que soit l’#audience ?!

      Sinon je n’avais pas vu la charge d’Acrimed contre Fellous la semaine dernière :

      Les éditocrates n’ont pas le monopole des échanges circulaires des invitations et/ou des gratifications. Le microcosme médiatico-culturel compte aussi ses spécialistes en la matière. Parmi eux, une virtuose méconnue, exemple exemplaire de cette pratique consistant à privatiser l’antenne du service public pour ses intérêts propres et ceux de ses amis : Colette Fellous, animatrice sur France Culture de « Carnet nomade », qu’elle devrait rebaptiser « Carnet d’adresses ».

      http://www.acrimed.org/article4683.html

    • Emission littéraire dézinguée par Acrimed, supprimée par France Culture - Arrêt sur images
      http://www.arretsurimages.net/breves/2015-06-06/Emission-litteraire-dezinguee-par-Acrimed-supprimee-par-France-Cultu

      Jointe par @si, Colette Fellous ne décolère pas contre l’article d’Acrimed : « Je suis choquée et dégoûtée par ce torchon. Evidemment j’ai invité Garcin, car j’ai aimé son livre. Haenel, je le connais depuis longtemps. J’aime suivre le parcours des écrivains, c’était aussi le principe de mon émission. Les gens de ma collection, je ne les ai jamais invités pour des livres que je publiais ». Et Fellous de nous raconter son entretien avec le directeur de France Culture, Olivier Poivre d’Arvor : « J’ai lu cet article le matin, et j’avais rendez-vous avec Olivier Poivre d’Arvor. Il m’a dit qu’ils étaient obligés de faire des économies, que ce n’est pas un problème de fond, même si,mon émission était parfois trop littéraire, un peu trop entre soi. Et il m’a dit qu’il y avait un truc qui circulait sur internet. J’ai bondi et il a reconnu que c’était effectivement malfaisant. Je ne sais pas qui est derrière cet article mais je crois que je vais porter plainte pour préjudice moral si ça a joué dans la décision ».



  • Au bonheur des riches - France Culture
    http://www.franceculture.fr/partenariat-au-bonheur-des-riches

    Au bonheur des riches

    Mardi 1er octobre à 22h35 sur France 2
    Un documentaire Infrarouge

     
     http://www.dailymotion.com/video/x1557tn_au-bonheur-des-riches-1-2-voyage-en-grande-fortune_tv

     
    Nous sommes riches…foutrement riches… tous mes amis le sont, on est riches et c’est bon !
    Depuis plus de 20 ans, Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon ont mis en oeuvre avec rigueur toutes les méthodes d’observation et d’analyse pour décrire une classe sociale jamais autant observée que celle des milieux populaires : celle des plus grandes fortunes françaises. Avec le réalisateur Antoine Roux, ils ont filmé quatre familles au plus haut de la pyramide sociale qui mettent en oeuvre toutes les stratégies nécessaires pour maintenir et conforter leur place dominante.

    http://www.dailymotion.com/video/x155819_au-bonheur-des-riches-2-2-les-riches-et-nous_tv

    Un film inédit en deux parties réalisé par Antoine Roux
    Ecrit en collaboration avec Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon
    Avec la voix de François Morel
    Une production Yami 2
    Produit par Amélie Juan
    Avec la participation de France Télévisions et du Centre national du cinéma et de l’image animée

    La case Infrarouge invite les téléspectateurs à réagir et commenter les documentaires en direct sur twitter via le hashtag #infrarouge

    #riches
    #pouvoir
    #argent
    #entre-soi
    #microcosme


  • [IHab068] ISZ -#Miguel_Isaza (#netlabel #Impulsive_Habitat), en écoute & téléchargement sur
    http://www.impulsivehabitat.com/releases/ihab068.htm

    An exploration of the microscopic soundscape. Sonic matter captured in natural environments in Llanogrande, Antioquia (Colombia) was processed in order to extract and manipulate different elements to a micro scale rearranging them into a composition which builds new emotional environments. Insect sounds, bird chanting, hydrophone recordings and rain activity were isolated, processed and reassembled preserving the essence of the original captures, but creating a variation of scale and space for the listener.

    #audio #phonographie #microcosme #paysage_sonore #Colombie

    • Et toujours chez Impulsive Habitat, dont je ne me lasse pas, [IHab066] Huayra Tata de #Juan_Manuel_Castrillo
      http://www.impulsivehabitat.com/releases/ihab066.htm

      Huayra Tata (Father of Wind in Aymara or Quechua language) is the name of the god that, according to the myth, is in charge of provoking winds, blizzards and hurricanes in northwest Argentina, Bolivia and Peru. Inhabits mountains, abysses, peaks and hills of Andean high plateau. Place that abandons to show his power to his wife Pacha Mama (goddess that engenders). This is a collage of diverse sounds recorded in the Crack of Humahuaca (Jujuyprovince, Argentina). In this place you can amaze by quietness and even get to know the silence, but when the air put itself in movement Huayra Tata is manifesting and with him …the sounds.

      #vents #Andes #mythes


  • Les Inrocks - Documentaire « Fashion ! » sur Arte : la mode la mode la mode
    http://www.lesinrocks.com/2012/10/20/medias/documentaire-fashion-sur-arte-la-mode-la-mode-la-mode-11315032

    Le premier volet, Golden Eighties, produit d’emblée un effet sidérant de voyage dans le temps, comme si le style pop et grandiloquent de l’époque oscillait, rétrospectivement, entre le cauchemar (les vestes épaulées XXL !) et la joie (la fantaisie théâtrale qui régnait alors sur les podiums). Exhumant les premiers pas de quatre créateurs – Jean Paul Gaultier, Claude Montana, Thierry Mugler, Azzedine Alaïa -, Olivier Nicklaus restitue les visages de la nouvelle direction que prend alors la mode, jusque-là dominée par les grands maîtres Yves Saint Laurent et Hubert de Givenchy. La mode s’émancipe enfin de ses codes engoncés et bourgeois. Paris s’impose comme la capitale d’un hédonisme joyeux : on assiste à la naissance de “looks”, quelle que soit la forme qu’ils prennent – l’exubérance de Gaultier, l’architecture froide de Montana, le “body conscious” de Mugler ou l’élégance haute couture d’Alaïa. Tous redessinent un territoire du style foisonnant.

    Avec la crise protéiforme de la fin des années 80 – guerres, sida, chômage… – s’annonce la fin de l’insouciance. Une nouvelle génération (de Japonais et de Belges surtout) donne à voir sa conception sombre, austère et cérébrale du présent. La vague Antifashion (très beau second volet) fait souffler un vent radical sur la création : l’heure est à la déconstruction, aux vêtements trop grands et mal finis, à la mode arte povera. Les paillettes disparaissent. De Yohji Yamamoto à Rei Kawakubo, d’Ann Demeulemeester à Martin Margiela, d’Helmut Lang à Jil Sander, de Raf Simons à Hussein Chalayan et jusqu’à Rick Owens, le dernier des Mohicans de l’antifashion, une insolente famille d’inventeurs indépendants s’affirme avec l’éclat de la noirceur grunge dans ces années 90. Si certains d’entre eux tentent encore aujourd’hui de résister aux effets de podium faciles, conférant à leur geste créatif le statut d’un manifeste esthétique, beaucoup eurent du mal à s’adapter aux contraintes des années 2000.

    La mode a cédé le pas au luxe : pour exister, un créateur doit désormais intégrer son travail au coeur d’une stratégie globale, où comptent surtout les images publicitaires et la rentabilité de produits dérivés (parfums, sacs, etc.). La logique des grands groupes (LVMH, PPR) a contaminé le système de la mode, où prospèrent souvent les plus malins et expérimentés, comme Marc Jacobs ou Karl Lagerfeld. Même les plus audacieux (Galliano, McQueen, Lacroix…) ou les plus cyniques (Tom Ford) ont mal résisté au business tout-puissant d’un luxe qui n’a aucune pitié pour le moindre faux pas. Si certains stylistes, comme Nicolas Ghesquière, adaptent leur créativité aux normes imposées, tout reste fragile. Un aveu que Claude Montana faisait déjà au milieu des années 80, au moment où tout le monde le célébrait, avant de le laisser sombrer.

    (Re)voir les deux premiers volets, diffusés hier soir :
    http://www.arte.tv/fr/6984522.html

    #mode

    • Je suis tombée sur le volet consacré à l’antifashion. Bien aimé l’approche même si je ne pouvais m’empêcher de me marrer en écoutant le commentaire. À chaque modiste qui sortait un peu du sérail (récup, lignes japonisantes, refus du froufrou) le commentaire disait que le monde de la mode avait été choqué. Je ne pouvais m’empêcher de penser que dans leur #microcosme, ils avaient quand même vite fait d’être choqués et qu’en fait de révolution, tout le monde continuait tout de même d’utiliser des gamines anorexiques en taille 0.

      La question est : pourquoi l’univers de la mode rejette-t-il si systématiquement la diversité des #femmes, leur chair, leur réalité ?