• Des #microplastiques détectés pour la première fois dans le sang d’êtres humains – Libération
    https://www.liberation.fr/environnement/pollution/des-microplastique-detectes-pour-la-premiere-fous-dans-le-sang-detres-hum

    Les scientifiques ont retrouvé des microplastiques dans le sang de 77 % des 22 personnes testées, tous des donneurs anonymes « adultes en bonne #santé ». Ils ont été en mesure de détecter des particules de minimum 0,0007 millimètre. Sur les cinq types de plastiques recherchés, plusieurs étaient parfois présents en même temps dans les veines des testés. La moitié des échantillons contenait notamment du #PET, plastique utilisé pour fabriquer les bouteilles d’#eau, et un tiers contenait du #polyéthylène, qui compose beaucoup d’#emballages.

    Source :
    Discovery and quantification of plastic particle #pollution in human blood - ScienceDirect
    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0160412022001258

    • et dans les poumons
      https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/organe-microplastiques-jusquau-plus-profond-nos-poumons-49511

      mais l’industrie des eaux en bouteilles se défend

      Les micro-particules, du fait de leur toute petite taille (de l’ordre de quelques microns soit 10 fois plus petites que le diamètre d’un cheveu), se retrouvent partout dans notre environnement quotidien, en particulier dans l’air, ce qui rend les analyses extrêmement complexes et nécessite le suivi d’un protocole très rigoureux, harmonisé et scientifiquement valide, pour éviter toute contamination des échantillons en laboratoire et assurer ainsi la fiabilité des résultats, ce qui n’existe absolument pas à ce jour. Il faut donc être très prudent quant aux conclusions des études existantes qui divergent de l’une à l’autre.

  • Sur les traces des « larmes de sirène » qui empoisonnent les mers
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/01/28/a-tarragone-sur-les-traces-des-larmes-de-sirene-qui-empoisonnent-les-mers_61

    Sur les traces des « larmes de sirène » qui empoisonnent les mers
    Par Stéphane Mandard (Tarragone, Espagne)
    Publié aujourd’hui à 05h08, mis à jour à 10h17

    Cette appellation poétique désigne en fait les #granulés #industriels qui servent à la production de la quasi-totalité des articles en #plastique. Plus de 250 000 tonnes de ces petites #billes toxiques sont #relarguées chaque année dans les eaux.

    De mémoire de pêcheurs, on n’a jamais croisé de sirènes dans le port de #Tarragone. Pourtant, régulièrement, la confrérie des surfeurs retrouve des « larmes de sirène » échouées sur les plages de cette ancienne cité antique de Catalogne, dévorée par le plus grand complexe pétrochimique du sud de l’Europe. « Enfant, je jouais avec, je pensais qu’elles étaient un élément du sable », raconte Jordi Oliva. Aujourd’hui, Jordi a 29 ans et, avec son association Good Karma Projects (GKP), cet ingénieur-surfeur en a fait son combat. Car cette appellation poétique recouvre une réalité qui l’est beaucoup moins : ces « larmes », que l’on prendrait facilement pour de petites perles multicolores polies par le sable, désignent de minuscules billes de plastique bourrées de substances toxiques.

    Une #pollution aussi diffuse que méconnue. Ces #microbilles de moins de 5 millimètres de diamètre, semblables à des lentilles, ne sont pas des #résidus de plastique issus de la dégradation de bouteilles ou autres objets à usage plus ou moins unique. Il s’agit des granulés industriels qui servent de matière première à la production de la quasi-totalité des articles en plastique. « Cette fois, les industriels ne peuvent pas rejeter la faute sur les particuliers, sur l’incivisme des consommateurs », commente Xavi Curto, de l’ONG Surfrider, qui soutient l’action de GKP à travers son programme de « défenseurs des côtes ».

    Des #pellets (en catalan et en anglais dans le texte), on en retrouve un peu partout sur les côtes méditerranéennes ou atlantiques. En Europe, selon la Commission européenne, chaque seconde, environ 265 000 de ces billes finissent dans l’océan, « perdues » par l’industrie lors des phases de fabrication, de stockage, de transport, de transformation ou de recyclage avant d’avoir été fondues. Au niveau mondial, on estime à plus de 250 000 tonnes la quantité de granulés relargués chaque année dans les milieux aquatiques.

    La plage de La Pineda, à Vila-Seca, station balnéaire toute proche de Tarragone, en est l’un des hot spots. En novembre 2021, avec une cinquantaine de volontaires, les deux associations ont ramassé environ 800 000 « larmes » (près de 16 kg) en seulement deux heures, soit une concentration de 1 000 granulés au mètre carré. Ce matin calme et ensoleillé de janvier, une partie de la plage en est encore jonchée. Pas de vagues, la planche est restée dans le van. Mais Jordi est venu avec « la machina » : un grand tamis en forme de cylindre, actionné par une manivelle et maintenu à l’oblique au-dessus du sol par des pieds de parasol.

    Pas besoin de mode d’emploi mais d’une pelle pour verser le sable dans le tambour et de seaux pour récupérer la récolte. Quelques minutes suffisent à remplir plusieurs bocaux, qui seront montrés plus tard dans les écoles pour sensibiliser les jeunes Catalans à la pollution aux #microplastiques. « Le but, ce n’est pas de nettoyer les plages, prévient Jordi, tee-shirt et masque estampillés Good Karma, mais de mettre les industriels face à leurs responsabilités pour qu’ils stoppent cette pollution. »

    Dans sa « chasse aux pellets », l’ONG a entrepris un travail de fin limier pour remonter à la source. Direction l’immense complexe pétrochimique de Tarragone (1 200 hectares) et ses grandes cheminées rouge et blanc qui fument nuit et jour. Environ 2 millions de tonnes de pellets y sont produites chaque année, selon l’Association des entreprises chimiques de Tarragone (AEQT), soit 60 % de la production nationale. Cela représente 1 000 milliards de « larmes de sirène », de quoi remplir cinq piscines olympiques.

    Première étape, le site du pétrolier Repsol. Le Total espagnol est le premier fabricant de pellets (entre 600 000 et 700 000 tonnes par an, soit 30 % à 35 % de la production du pôle). L’installation est traversée par une rivière rejoignant le fleuve Francoli, qui se jette dans la Méditerranée. Le réseau d’évacuation des eaux pluviales du site débouche dans la rivière. Le conduit est constellé de pellets.

    « Les industriels ne peuvent plus dire que les pellets viennent de cargos qui ont perdu des conteneurs en mer ou d’un camion renversé sur l’autoroute de Barcelone », dit Jordi. Aujourd’hui, la rivière est à sec ; il n’a pas plu depuis un mois et demi. Mais quand l’eau se met à tomber, c’est le déluge : la rivière se transforme en torrent et charrie les granulés jusqu’à la mer. Dow Chemicals, un autre site de production, est, lui, situé en pleine « zone inondable », comme l’indiquent les panneaux de signalisation.

    « Une grave menace pour la biodiversité »
    Le ministère espagnol de la transition écologique estime à 0,5 % la proportion de granulés perdus, principalement pendant les phases de transport. Un chiffre largement sous-estimé selon GKP. Pas moins de 80 000 camions sont nécessaires pour acheminer les 2 millions de tonnes de granulés. Le premier rond-point après le site de Repsol est parsemé de pellets. On en retrouve aussi dans le fossé à la sortie d’une des cinq entreprises de distribution. Le ballet des camions-citernes est quasi permanent. Les granulés sont stockés dans une centaine de silos en aluminium aussi hauts que les montagnes russes du parc d’attractions voisin de PortAventura – les plus hautes d’Europe, atteste l’office du tourisme.

    « A chaque chargement ou déchargement, il y a un risque de perte de pellets », observe Jordi. Certains restent sur le toit du camion, lors des transferts depuis les citernes. Quand ils ne sont pas stockés dans des cuves, les pellets sont entreposés dans des sacs de 25 kg. Plusieurs milliers d’entre eux sont entassés, à l’air libre, sur de simples palettes. « Il arrive qu’ils soient perforés lors de manipulations avec les chariots élévateurs », ajoute Jordi. Quand ce n’est pas la pluie, le mistral, lorsqu’il se réveille, se charge par ailleurs de disséminer les granulés dans la nature.

    Et pas seulement sur les plages de Tarragone. L’équipe de Good Karma en a ramassé dans le parc naturel du delta de l’Ebre. Situé à une heure au sud de Tarragone, classé en zone Natura 2000, il abrite près de quatre cents espèces d’oiseaux dont des flamants roses. Or, « cette pollution représente une grave menace pour la biodiversité », pointe Xavi, biologiste de formation. Les animaux confondent les « larmes » avec des œufs de poisson. Et 100 000 mammifères marins meurent chaque année à cause de l’ingestion de microplastique, rappelle-t-il.

    Mais c’est toute la chaîne alimentaire qui est contaminée. Un risque d’autant plus important que les granulés sont composés de polluants organiques persistants : les industriels ajoutent une multitude d’additifs potentiellement cancérogènes ou perturbateurs endocriniens pour rendre les plastiques plus résistants à la lumière ou à la chaleur.

    La « chasse aux pellets » a mené Good Karma sur les îles Baléares à l’été 2021 : dix jours de navigation avec le voilier de l’association appareillé d’un chalut Manta, un filet artisanal en forme de raie qui permet de collecter les microplastiques à la surface de l’eau. En cet après-midi de janvier, l’équipage navigue au large de Tarragone. La pêche est maigre. Mais, en juin, elle a été prodigieuse sur les plages de Majorque et de Minorque : jusqu’à 6 000 granulés par mètre carré. Pourtant, pas de complexe pétrochimique dans les parages aux Baléares.

    « Disons que ce n’est pas la priorité numéro un de l’administration, qui ne souhaite pas se mettre à dos l’industrie chimique »

    L’hypothèse de GKP : les pellets ont voyagé depuis Tarragone, à plus de 200 km de l’archipel. Une étude scientifique est en cours avec l’université de Barcelone pour la valider. « Nous avons construit un modèle qui tient compte de la direction du vent et des courants, explique Marta Sugrañes, la biologiste de l’ONG. Il est tout à fait possible, dans certaines conditions météo, que des pellets puissent aller de Tarragone jusqu’aux Baléares. » Les échantillons prélevés lors de l’expédition sont également analysés pour être comparés avec ceux retrouvés à Tarragone. Limite de l’exercice : « Les entreprises refusent de nous fournir leurs granulés. »

    Face au « déni » des industriels et à l’accumulation de « preuves » (photos, vidéos, prélèvements, etc.), Good Karma a décidé de déposer plainte en janvier 2021. Un an après, l’enquête de la police de l’environnement piétine. « Disons que ce n’est pas la priorité numéro un de l’administration, qui ne souhaite pas se mettre à dos l’industrie chimique », souffle une source proche du dossier. Il y a tout juste deux ans, en janvier 2020, une explosion sur une des installations avait causé la mort de trois personnes et une vague de protestations parmi la population. Depuis, l’émotion est retombée. Le complexe pétrochimique nourrit de nombreuses familles : 7 000 emplois directs et indirects.

    60 000 entreprises manipulent des granulés au sein de l’UE
    L’organisation professionnelle rappelle que les entreprises productrices de granulés participent toutes à l’Operation Clean Sweep (OCS) et appliquent à ce titre « les standards les plus élevés pour minimiser les risques de fuite ». Elle se défausse sur les autres maillons de la chaîne : « Il faut désormais que tous les opérateurs (transformateurs, transporteurs, recycleurs…) se joignent à l’initiative pour tendre vers l’objectif “zéro granulé”. »

    OCS est un programme de « bonnes pratiques » proposé aux entreprises volontaires. Il a été lancé par les producteurs de plastique européens en 1991. « Trente ans après, c’est un échec, comme le montre la pollution persistante à Tarragone », juge Xavi, de Surfrider. L’ONG appelle l’Union européenne (UE) à légiférer pour imposer « un système d’obligations avec des contrôles et des sanctions » aux quelque 60 000 entreprises qui manipulent des granulés au sein de l’UE.

    A la Commission, on indique qu’une étude est en cours sur la prévention des pertes de granulés et que des mesures, voire une proposition de loi, pourraient être présentées en fin d’année. A Tarragone, sur la plage de La Pineda, un panneau demande aux touristes de ne « pas déranger les tortues » qui viennent pondre sur le sable… au milieu des pellets. Une photo montre des œufs, si petits qu’ils pourraient être confondus avec des « larmes de sirène ».

    Des obligations pour 5 500 sites industriels en France
    Les côtes françaises ne sont pas épargnées par la pollution aux granulés de plastiques industriels. Depuis le 1er janvier, un décret d’application de la loi antigaspillage vise à obliger tous les sites de production, de manipulation (stockage, transformation) et de transport de granulés à se doter de procédures (et d’équipements à partir de 2023), pour empêcher leur fuite dans la nature. Au ministère de la transition écologique, on estime qu’environ 5 500 sites industriels sont concernés. Concrètement, il s’agit de l’installation de moyens de filtration, de confinement et de récupération des granulés. Il n’est pas prévu de sanctions, mais des inspections sous forme d’audits devraient être réalisées tous les trois ans par des organismes indépendants.

    Stéphane Mandard
    Tarragone, #Espagne

  • La quantité de plastique présente dans les océans réévaluée fortement à la hausse
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/09/10/la-quantite-de-plastique-presente-dans-les-oceans-reevaluee-fortement-a-la-h

    Selon une étude publiée le 9 septembre, il y aurait 24,4 milliards de milliards de particules de microplastiques, d’une taille comprise entre 1 et 5 millimètres, en suspension dans les mers du globe, cinq fois plus que les précédentes estimations.

    Les images emblématiques des tortues saucissonnées dans des débris de bâche ou d’oiseaux nichant au milieu de bouchons de bouteilles en plastique sur une plage ne reflètent qu’une partie du problème de la pollution marine. Car en plus des millions de tonnes d’emballages, restes d’engins de pêche et autres macrodéchets aquatiques, il flotterait dans l’océan mondial cinq fois plus de particules de microplastiques que ce qu’estimait la communauté scientifique jusqu’en 2015. L’étude publiée jeudi 9 septembre dans la revue Microplastics and Nanoplastics, du groupe Nature, ne prétend pas que les quantités, certes gigantesques, de microplastiques présentes dans l’eau aient explosé en quelques années, mais explique que les travaux antérieurs avaient grandement sous-évalué le niveau de pollution.

    Vidéo des déchets dans les canyons méditerranéens - © Ifremer/RAMOGE Explorations 2018.
    https://embed.ifremer.fr/videos/51a15620b265443db25cbc74ae174870

    Selon l’équipe internationale menée par Atsuhiko Isobe, du Centre de recherches océaniques et atmosphériques de l’université de Kyushu (Japon), il y aurait 24,4 trillions (milliards de milliards) de ces particules d’une taille comprise entre 1 et 5 millimètres en suspension dans les océans, et non 5,5 trillions, comme estimé initialement ; ce qui représenterait entre 82 000 et 578 000 tonnes. Les analyses ont détecté en moyenne entre 113 000 et 5,3 millions de pièces de microplastiques au kilomètre carré, soit un poids de 130 grammes à 2,67 kilos.

    Contamination généralisée

    Les auteurs ont analysé, calibré et synthétisé les données brutes tirées de 8 218 échantillons, dont les prélèvements ont eu lieu un peu partout autour du globe et qui sont destinés à nourrir une base de données publique. Cependant, ils soulignent que, dans leur maillage des océans, il manque des éléments en provenance de l’océan Indien occidental et de la mer de Chine méridionale, alors que « l’Asie du Sud, du Sud-Est et la Chine génèrent environ 68 % de tous les déchets plastiques mal gérés dans le monde ».

    Des eaux côtières jusque dans les abysses en haute mer, la contamination est généralisée – même si la connaissance de ces grands fonds est limitée par la difficulté à y mener des recherches. Citant des études récentes, la publication relève notamment que des micro-organismes qui se développent à la surface d’éléments immergés (navires, digues…), incorporés à des agrégats marins et des matières fécales, « permettent aux microplastiques plus légers que l’eau de mer de se déposer dans l’océan abyssal ». Les échantillons prélevés pour l’étude proviennent majoritairement des eaux proches de la surface.

    Les auteurs estiment que leur révision de l’importance de la contamination est prudente, d’autant plus qu’elle exclut les fibres synthétiques. Leur prise en compte donnerait des constats encore plus marqués, mais elles sont trop difficiles à caractériser de façon homogène à grande échelle.

    « Les fibres synthétiques – qui sont en grande majorité transportées dans l’atmosphère – peuvent se confondre avec des éléments naturels comme des végétaux. Elles restent un mystère pour nous… Sauf les bleues ou oranges qui proviennent des “dolly ropes”, des sortes de chevelure de polymères que les pêcheurs d’Europe du Nord attachent à leurs chaluts de fond [pour protéger leurs filets] », précise François Galgani, l’un des coauteurs de la publication.

    « Vraies décharges »

    Cet expert reconnu de l’Institut français pour l’exploitation des mers (Ifremer) travaille aussi sur le devenir des macrodéchets en mer, « dont 95 % se retrouvent au fond des océans, explique-t-il. On y trouve de vraies décharges ». Son travail consiste notamment à enregistrer des images en profondeur afin de documenter la pollution. Comme ce film impressionnant tourné en Méditerranée par 2 200 mètres de fond, à 8 kilomètres devant la Côte d’Azur, montrant seaux, pots de yaourt et objets divers accumulés au fond de l’eau.

    Le chercheur est aussi référent de la Commission européenne et participe à l’élaboration d’un traité international sur les microplastiques et les déchets aquatiques dont les Etats discutent depuis 2016, dans le cadre de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement (UNEA).

    Actuellement, les scientifiques ne connaissent pas précisément la trajectoire des plastiques et microplastiques dans l’océan. Mesurer leur teneur dans l’univers marin est un exercice ardu. L’échantillonnage avec les filets spécifiques utilisés par les scientifiques, dont le contenu est ensuite décompté sous des microscopes, risque non seulement de faire manquer des fibres, mais aussi des microplastiques de plus petite taille. Plusieurs évaluations récentes viennent ainsi d’être révisées. « Nous n’observons pas d’augmentation nette d’une année sur l’autre près des pays qui émettent ces pollutions, mais celles-ci se renouvellent et nous constatons que les plus anciennes se trouvent repoussées vers les pôles où elles augmentent fortement », résume François Galgani. Plusieurs études ont en effet rapporté des concentrations autour d’îles éloignées, au-dessus du cercle polaire arctique, dans l’Antarctique, l’océan Indien…

    « Les scientifiques évoquent désormais le cycle du plastique de la même manière qu’ils parlent du cycle de l’eau », explique Jean-François Ghiglione, directeur de recherche au CNRS (Laboratoire d’océanographie microbienne-Sorbonne Université), qui a coordonné la mission Microplastiques de la Fondation Tara Océan de 2019, sur l’étude des déchets plastiques charriés par les fleuves européens vers les mers et les océans. Ses résultats ont curieusement montré que seule une petite fraction des tonnages déversés chaque année par les rivières – dont 10 % se présentent sous forme de microplastiques – était effectivement détectée dans l’océan.

    Apports fluviaux sous-estimés

    Plusieurs millions de tonnes par an déversées côté terre, comparées à des centaines de milliers de tonnes flottant en mer : où pouvaient bien se cacher les « puits de plastique » expliquant ce déséquilibre ? Différentes hypothèses ont été débattues : est-ce que les microplastiques revenaient s’échouer sur les côtes ? Est-ce qu’il se produisait une sédimentation sur le fond ? Une biodégradation ? Une fragmentation en nanoparticules ? Etaient-ils ingérés ?
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Pour mieux sonder les océans, il nous faudrait des véhicules autonomes, des bouées, des balises… »

    « De nouveaux articles ont montré que les petits microplastiques de 25 micromètres à 1 millimètre, comprenant notamment les fibres textiles, pouvaient représenter la même masse que ceux mesurant entre 1 et 5 millimètres. D’autre part, nous nous sommes rendu compte que les chiffres sur l’apport par les fleuves étaient erronés d’un facteur 10 à 100 », confie Jean-François Ghiglione. Ces constats ont fait l’objet d’une publication dans Science, le 2 juillet, avec, notamment, le Centre de formation et de recherche de l’université de Perpignan.

    Moins de particules venues des cours d’eau, flottant nettement plus dans l’#océan que ce que l’on pensait auparavant, « une part d’ombre est résolue », annonce le chercheur. Devant la complexité du sujet, des recherches supplémentaires sont nécessaires, mais une conclusion s’impose : les #plastiques ne disparaissent pas par magie

    .

  • Les #pneus de #voiture, premiers pollueurs des eaux par le #plastique

    Une vaste campagne de mesure effectuée en Californie prouve que les débris de pneus contribuent près de 300 fois plus à la pollution par les #microplastiques que les vêtements ou les produits cosmétiques.

    « Bannir les pailles, les cotons-tiges ou préférer la gourde en aluminium à la vilaine bouteille en PET : les propositions pour lutter contre la pollution par les plastiques ne manquent pas. Mais la plus efficace ne concernerait pas des objets de consommation courante, mais… nos voitures.

    Une étude menée en Californie conclut en effet que la source numéro un de la pollution aux microplastiques – les débris de plastique de diamètre inférieur à 5 millimètres – dans la baie de San Francisco serait l’usure des pneus, raconte le quotidien Los Angeles Times.

    Ces résultats sont le fruit d’une vaste campagne scientifique de trois ans menés par le San Francisco Estuary Institute et l’ONG 5 Gyres Institute dont le but était de dresser l’inventaire le plus complet possible des plastiques retrouvés dans les eaux de la baie autour de laquelle vivent plus de 7 millions de personnes.

    Les scientifiques ont effectué des prélèvements dans quelque 400 points de collecte répartis dans les eaux de la baie mais aussi dans les sédiments, les poissons et les évacuations d’eaux usées ainsi que les déversoirs d’orage. A l’aide de pinces, de microscopes et de spectromètres, ils ont patiemment analysé leur composition afin d’en déterminer l’origine.

    D’après leurs résultats publiés dans un rapport, les pluies lessivent plus de 7 milliards de débris de microplastiques chaque année, la plupart sous forme de fibres de pneus de voiture qui arrivent dans la mer par les déversoirs de précipitations. Les pneus contribueraient ainsi environ 300 fois plus à la pollution totale de la région par les microplastiques que les suspects usuels tels que les vêtements en fibres synthétiques, les microbilles des produits cosmétiques et autres débris engloutis dans les siphons ménagers. »


    http://www.eauxglacees.com/Les-pneus-de-voiture-premiers
    #pollution #pollution_de_l'eau #eau #micro-plastique #microplastique #industrie_automobile

  • #Greenpeace dénonce les fausses solutions alternatives au #plastique - rts.ch - Environnement
    https://www.rts.ch/info/sciences-tech/environnement/10750602-greenpeace-denonce-les-fausses-solutions-alternatives-au-plastique-.htm

    « Les produits à usage unique, quels qu’ils soient, renforcent la culture du jetable, à laquelle nous devons les immenses montagnes de #déchets qui polluent l’#environnement », écrit Greenpeace dans son rapport intitulé « Throwing Away the Future », publié mardi. Chaque minute, l’équivalent d’un chargement de camion rempli de plastique se déverse dans les océans, créant ensuite des #microplastiques.

    Les #emballages en #carton ou en #papier proposés par l’#industrie ne font que « remplacer un #gaspillage par un autre », poursuit l’ONG, ce qui conduit à l’exploitation et à la dégradation des #arbres, une logique qui participe au changement climatique. Parmi d’autres exemples, « les pailles en papier annoncées en 2018 par #McDonald's sont trop épaisses pour être recyclées. »

    Quant aux #bioplastiques, « ils ne se décomposent pas du tout ou beaucoup trop lentement » dans des conditions naturelles.

    Greenpeace accuse plus généralement des grands groupes commerciaux de continuer à ignorer la voie durable. « Il n’y aura pas de véritable changement tant qu’ils n’auront pas mis un terme à la croissance de la quantité de plastique utilisée », explique dans le rapport Graham Forbes, chef de projet mondial pour la section étasunienne.

    Le texte pointe également l’inefficacité du #recyclage. « Plus de 90% du plastique produit globalement n’a jamais été recyclé ». Outre un taux de collecte extrêmement bas, le système dit de recyclage chimique ne fait que décomposer en composant de base les déchets plastiques, « en utilisant beaucoup d’#énergie et de produits chimiques ».

    L’ONG appelle à l’instauration d’un modèle durable. « Ce dont le monde a besoin, ce sont des objectifs concrets de réduction de la #consommation de plastiques et des investissements substantiels dans un système réutilisable. »

    • Sur les traces en plastique de Magellan

      Le plastique c’est fantastique dit la chanson, et le caoutchouc super doux. Mais ce chimiste anonyme qui connaît bien « la chose » dit aussi que ce matériau symbole de modernité n’aurait jamais dû sortir des laboratoires ! Et pourtant, il en est sorti, et bien sorti, telle une créature du docteur Frankenstein hyper cool car tellement pratique… Il sert pour tout, modelé par l’humain à l’infini. Il s’est répandu partout jusqu’aux confins des mondes terrestres et sous-marins. Et voilà qu’à son tour, c’est lui qui modèle l’humain de ses effets environnementaux et désormais sanitaires.

      L’installation graphique et photographique proposée par la Fondation Pacifique et l’association Oceaneye raconte une petite partie de cette histoire cauchemardesque qui ne fait que commencer, la colonisation du monde par le plastique, et éclaire l’ambivalence de notre relation avec ce matériau devenu indispensable dans notre vie de tous les jours. Sous l’oeil du photographe genevois Fred Merz, qu’ils sont étonnants, ces fragments magnifiés de microplastiques, dans leur foisonnement de formes et de couleurs chatoyantes. N’appartiendraient-ils pas au monde végétal ? Animal ? Minéral ?

      Non, ils sont bel et bien des débris plastiques, trouvés dans quasiment chacun des 208 échantillons d’eau de mer collectés par le voilier Fleur de Passion et analysés par les biologistes d’Oceaneye dans le cadre de The Ocean Mapping Expedition, tour du monde de 4 ans et demi dans le sillage de Magellan, d’avril 2015 à septembre 2019.

      Si bien que 500 ans après la première circumnavigation, force est de constater que la plastique du monde a cédé la place à un monde de plastique. L’idée d’une planète Terre que l’on pourrait modeler selon notre bon vouloir et en toute impunité s’efface devant la réalité d’une pollution - plastique - à grande échelle. Avec quelles conséquences environnementales, voire sanitaires ?

      https://www.theatreorangerie.ch/index.php/hors-scene/expositions/157-sur-les-traces-en-plastique-de-magellan

      #art_et_politique

  • #Pollution : « Par l’air, les #microplastiques peuvent se déplacer partout sur la planète » - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/societe/pollution-par-l-air-les-microplastiques-peuvent-se-deplacer-partout-sur-l

    Les microplastiques sont-ils les nouveaux envahisseurs ? Alors qu’une nouvelle étude publiée mercredi dans la revue Sciences Advances montre que les régions les plus reculées et protégées de la pollution, comme l’#Arctique ou le sommet des #Alpes, sont atteintes par cette pollution, c’est le chemin pris par ces microparticules qui inquiète encore plus la communauté scientifique.

    Ces recherches révèlent une route surprenante pour ces minuscules particules : elles sont transportées en altitude par l’#air et retombent sous forme de neige ou de pluie. Et ce n’est pas vraiment une bonne nouvelle pour la planète.

  • L’#OMS veut plus d’études sur les dangers des #microplastiques pour la santé - #Science - RFI
    http://www.rfi.fr/science/20190822-oms-microplastiques-eau-sante

    Les microplastiques dans l’#eau potable n’entraînent pas encore de risque pour la #santé d’après les recherches actuelles. L’organisation mondiale pour la santé (#OMS) se veut rassurante sur le sujet dans un rapport publié ce jeudi 22 août, mais souhaite surtout plus de recherches à ce sujet.

    Les microplastiques, inoffensifs dans l’eau que nous buvons, selon l’OMS | Euronews
    https://fr.euronews.com/2019/08/22/les-microplastiques-inoffensifs-dans-l-eau-que-nous-buvons-selon-l-oms

    Selon un rapport de l’ONG WWF du mois de juin, qui s’appuie sur une étude d’une université australienne, un individu moyen pourrait ingérer jusqu’à 5 grammes de plastique chaque semaine, c’est le poids d’une carte de crédit.

    WWF comme l’OMS alertent sur les dangers à venir : si le plastique augmente dans l’#environnement au rythme actuel, les microplastiques pourraient être terribles pour les écosystèmes aquatiques d’ici un siècle, ce qui ne devrait pas être sans conséquence sur notre santé.

    Rien n’est dit sur les Microplastiques dans l’air que nous respirons. Selon une étude parue en 2018 :

    Airborne microplastics : Consequences to human health ? - ScienceDirect
    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0269749117307686

    Highlights

    • Microplastics have been detected in atmospheric fallout.

    • Synthetic fibers have already been detected in human lung biopsies.

    • Low toxicity particles can induce disease in susceptible individuals.

    • Microplastics may cause disease by dust overload, oxidative stress and translocation.

    • Injury or death may occur as a result of chronic exposure to airborne microplastics.

  • #Microplastiques : l’UE fait un grand pas vers l’interdiction
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/microplastiques-l-ue-fait-un-grand-pas-vers-l-interdiction-806259.html


    Minuscules polymères synthétiques et non biodégradables, les microplastiques s’accumulent dans les sols et dans les eaux, de surface comme souterraines.
    Crédits : DR

    Une proposition de loi présentée par l’Agence européenne des produits chimiques vise à interdire l’ajout de ces minuscules polymères à divers produits.

    Moins visibles mais plus nocifs que les emballages, les microplastiques pourraient bientôt faire l’objet de mesures radicales de l’Union européenne. À la fin de la semaine dernière, l’Agence européenne des produits chimiques (European chemicals agency, Echa) a, en effet, déposé une proposition de loi visant à interdire progressivement l’ajout aux produits cosmétiques, aux peintures, aux détergents, ainsi qu’à certains produits agricoles, médicaux, de construction, de 90% des microplastiques aujourd’hui utilisés. L’interdiction serait intégrée à REACH, l’ensemble législatif de l’UE sur les produits chimiques. L’objectif est d’ainsi éviter 400.000 tonnes de pollution plastique en 20 ans.

  • On a trouvé des #microplastiques jusque dans le corps des #moustiques !
    https://www.consoglobe.com/microplastiques-moustiques-contamination-chaine-alimentaire-cg

    Comment est-ce possible concrètement ? Grâce à leurs travaux, les scientifiques ont découvert que ces petits incestes [sic] ingèrent, dès le stade de larve, des microparticules de plastiques présentes dans l’eau des rivières où ils se développent. Ils grandissent, deviennent des #insectes volants, tout en gardant le plastique présent dans leur organisme.

    En laboratoire, les résultats sont sans appel : les microparticules de plastiques données aux larves se retrouvent, en plus petites quantités, dans les intestins et les reins des moustiques adultes. Leurs prédateurs qui se nourrissent d’insectes volants – on pense ici aux libellules, aux oiseaux et aux chauves-souris – seront donc contaminés à leur tour.

  • Plastic fibres found in tap water around the world, study reveals | Environment | The Guardian
    https://www.theguardian.com/environment/2017/sep/06/plastic-fibres-found-tap-water-around-world-study-reveals?CMP=share_btn

    Microplastic contamination has been found in tap water in countries around the world, leading to calls from scientists for urgent research on the implications for health.

    Scores of tap water samples from more than a dozen nations were analysed by scientists for an investigation by Orb Media, who shared the findings with the Guardian. Overall, 83% of the samples were contaminated with plastic fibres.

    The US had the highest contamination rate, at 94%, with plastic fibres found in tap water sampled at sites including Congress buildings, the US Environmental Protection Agency’s headquarters, and Trump Tower in New York. Lebanon and India had the next highest rates.

    European nations including the UK, Germany and France had the lowest contamination rate, but this was still 72%. The average number of fibres found in each 500ml sample ranged from 4.8 in the US to 1.9 in Europe.

    The new analyses indicate the ubiquitous extent of microplastic contamination in the global environment. Previous work has been largely focused on plastic pollution in the oceans, which suggests people are eating microplastics via contaminated seafood.

    #plastique #eau #pollution #It_has_begun

    • Une étude alerte sur les fibres #plastiques contenues dans l’#eau du #robinet
      http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/partout-dans-le-monde-l-eau-du-robinet-est-contaminee-par-des-fibres-de

      Le plastique est partout, même dans l’eau du robinet. Une étude réalisée par des scientifiques à l’initiative du site Orb media (en anglais), assure que partout dans le monde, l’eau potable est contaminée par des #microplastiques, et ce dans des quantités qui varient d’un pays à l’autre.

      Selon The Guardian, qui se fait l’écho de ce travail, mercredi 6 septembre, « les scientifiques appellent à ce que la recherche se penche sur les implications de cette présence de plastique pour la #santé ». Jusqu’alors, les scientifiques étudiaient particulièrement les quantités de plastique se trouvant dans l’#océan et susceptibles d’être ingérées par l’homme à travers le #poisson et les fruits de #mer

      Or, les résultats sont inquiétants : sur tous les échantillons d’eau du robinet, prélevés dans 12 pays, 83% d’entre eux contenaient des fibres de plastique. 

      Les #Etats-Unis sont les plus contaminés

      L’Europe s’en sort plutôt mieux que le reste du monde. « Les pays européens, dont le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France ont le taux le plus bas, lequel s’élève tout de même à 72% », explique The Guardian. « Le nombre moyen de fibres de plastique trouvées dans chaque échantillon de 500 ml d’eau du robinet s’élèvent à 4,8 aux Etats-Unis, contre 1,9 en Europe », poursuit le quotidien.

      Aux Etats-Unis, les auteurs de l’étude ont en effet retrouvé des fibres de plastique dans 94% des échantillons analysés. « Des échantillons prélevés dans des endroits tels que le Congrès, les bureaux de l’agence de protection de l’environnement et la Trump Tower, à New Yorker », poursuit The Guardian. En Indonésie, ce niveau s’élève à 76,2%, 79,2% en Equateur, 80,8% an Ouganda, 82,4% en Inde et 93,8% au #Liban, selon Orb media.

      Plastic fibres found in tap water around the world, study reveals | Environment | The Guardian
      https://www.theguardian.com/environment/2017/sep/06/plastic-fibres-found-tap-water-around-world-study-reveals

      https://www.theguardian.com/environment/2017/sep/06/plastic-fibres-found-tap-water-around-world-study-reveals

      How microplastics end up in drinking water is for now a mystery, but the atmosphere is one obvious source, with fibres shed by the everyday wear and tear of clothes and carpets. Tumble dryers are another potential source, with almost 80% of US households having dryers that usually vent to the open air.

      “We really think that the lakes [and other water bodies] can be contaminated by cumulative atmospheric inputs,” said Johnny Gasperi, at the University Paris-Est Créteil, who did the Paris studies. “What we observed in Paris tends to demonstrate that a huge amount of fibres are present in atmospheric fallout.”

      Plastic fibres may also be flushed into water systems, with a recent study finding that each cycle of a washing machine could release 700,000 fibres into the environment. Rains could also sweep up microplastic pollution, which could explain why the household wells used in Indonesia were found to be contaminated.

      In Beirut, Lebanon, the water supply comes from natural springs but 94% of the samples were contaminated. “This research only scratches the surface, but it seems to be a very itchy one,” said Hussam Hawwa, at the environmental consultancy Difaf, which collected samples for Orb.

      Current standard water treatment systems do not filter out all of the microplastics, Mahon said: “There is nowhere really where you can say these are being trapped 100%. In terms of fibres, the diameter is 10 microns across and it would be very unusual to find that level of filtration in our drinking water systems.”

      Bottled water may not provide a microplastic-free alternative to tapwater, as the they were also found in a few samples of commercial bottled water tested in the US for Orb.

  • #Pollution : des #microplastiques découverts dans les #sels de table - Sciencesetavenir.fr
    https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/pollution/pollution-des-microplastiques-decouverts-dans-les-sels-de-table_113

    Mais une équipe de chercheurs malaisiens de l’université Putra Malaysia a voulu aller un cran plus loin. Elle s’est demandé à quel point les différents sels vendus dans le commerce à travers le monde contenaient ces polluants, en scrutant 17 marques issues de 8 pays. La réponse publiée dans la revue Scientific Reports fait froid dans le dos : pratiquement tous ! Seule une marque y échappe. Cocorico, elle est française. Sinon, pas trop de raison de pavoiser : les cinq autres marques françaises étudiées en contiennent. Malheureusement, Ali Karami, premier auteur de l’étude, n’a pas le droit de révéler de quelle marque il s’agit. Tout juste peut-il préciser que ce sel est emballé dans du verre et non du plastique, sans que la nature du contenant ait d’ailleurs une quelconque incidence sur cette pollution.

  • #Microplastiques en #Méditerranée : une bombe écologique à retardement
    http://www.actu-environnement.com/ae/news/bruno-dumontet-expedition-med-microplastiques-dechets-mediterran

    AE : 290 milliards de micro-déchets plastiques flottants dérivent sur le bassin nord-occidental méditerranéen, selon les données recueillies lors des campagnes en 2010 et 2011. Fin février dernier, l’expédition MED a dévoilé les premiers résultats des campagnes 2012 et 2013 en mer Ligure. Quels sont-ils ?

    Bruno Dumontet : Les campagnes scientifiques ont été menées sous la coordination de l’Observatoire océanologique de Villefranche-sur-Mer (06) en mer Liguro Provençale, sur les côtes françaises et italiennes. Nous sommes partis en mer durant six semaines au cours de l’été 2012 et de l’été 2013. Il était plus intéressant, pour nous scientifiques, de rester de manière régulière dans cette zone pour valider nos protocoles d’étude sur les déchets plastiques marins. Il s’agit de prélèvements réalisés en surface de plastiques microscopiques, de taille de 0,3 à 5 mm, et de diverses compositions : filaments, polystyrène, films minces en plastique. La majorité des plastiques retrouvés en mer proviennent de la fragmentation des emballages, charriés par les courants. L’université de Lorient, partenaire de l’expédition, a identifié l’origine des familles des plastiques collectés telles que le polyéthylène (PE) ou le polypropylène (PP). On trouve également des micro-billes de plastique, dans les produits cosmétiques d’épilation ou de gommage, qui ne sont pas retenues dans les stations d’épuration et qui, en fin de parcours, se retrouvent à la mer.

    Selon nos premières estimations, la quantité moyenne est entre 13.000 et 300.000 débris plastiques flottants par km2 en mer de Ligure. Leur concentration excède par endroits celle retrouvée dans le gyre du Pacifique : une nappe de déchets plastiques trois à quatre fois plus grande que la France ! Nous restons dans les mêmes proportions que les particules de plastiques collectées en 2010 et 2011 en Méditerranée nord-occidentale. Cela confirme les résultats précédents. D’où l’intérêt de croiser ces données sur plusieurs années pour aboutir à une moyenne de collecte relativement fiable sur ce bassin.

    #pollution #le_plastique_c'est_dramatique