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    Maroc : plus de 70 000 interceptions de migrants en 2025, en baisse de 6 % sur un an
    Par La rédaction Publié le : 07/04/2026
    Les autorités marocaines ont déjoué 73 640 tentatives d’immigration vers l’Union européenne en 2025, contre près de 80 000 en 2024, soit une baisse de 6 % sur un an, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Pour Rabat, cette diminution des interceptions s’explique par un changement de routes des migrants, qui ont délaissé le Maroc suite au durcissement des contrôles, au profit d’autres itinéraires.
    Les autorités marocaines ont publié jeudi 2 avril le bilan de leurs activités liées à l’immigration dans le royaume sur l’ensemble de l’année 2025. Et les chiffres montrent qu’au cours de l’an dernier, 73 640 tentatives d’immigration vers l’Union européenne (UE) ont été déjouées par les forces marocaines. En 2025, 78 685 exilés avaient été interceptés au Maroc alors qu’ils tentaient de rejoindre l’Europe. Ainsi, on constate une baisse de 6 % sur un an. « La baisse marquée des interceptions témoigne d’une réduction progressive des flux irréguliers, reflétant le tarissement constant de la route migratoire transitant par le Maroc », affirme un haut responsable de la direction en charge de la migration et de la surveillance des frontières à l’agence de presse Reuters.
    Changement de routes ? Selon le ministère de l’Intérieur marocain, cette baisse s’explique par le changement de routes des migrants, qui ont délaissé le Maroc suite au durcissement des contrôles, au profit d’autres itinéraires vers les Canaries et certaines zones du sud de la Méditerranée. Pourtant, les îles Canaries ont enregistré une chute significative en 2025 de 62 % des arrivées de migrants dans l’archipel (plus de 17 500 exilés sont arrivés aux Canaries en 2025, contre près de 47 000 en 2024). Ces derniers mois, les exilés sont de moins en moins nombreux à tenter la traversée de l’Atlantique depuis les côtes de l’ouest marocain. Les départs se concentrent désormais depuis le Sénégal et la Mauritanie, et de plus en plus au sud depuis la Gambie et la Guinée.
    En revanche, les débarquements ont bien augmenté de 24 % aux Baléares l’an dernier via la route menant de l’Algérie à ces îles du large de l’Andalousie. Mais dans le même temps, les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla situées au nord du Maroc ont enregistré une hausse de 45 % des arrivées l’an dernier par rapport à l’année 2024 – des territoires dont les tentatives d’immigration se font depuis le sol marocain. Ceuta est même devenue pour les premiers mois en 2026 la première porte d’entrée des migrants en Espagne.
    Et 13 595 migrants ont été secourus, ou interceptés, en mer en 2025 - contre 18 645 en 2024 -, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Par ailleurs, 4 372 migrants en situation irrégulière ont bénéficié de programmes de « retour volontaire » vers leur pays d’origine au cours de l’année dernière. Ces « retours volontaires » illustrent « l’approche humaniste de la gestion migratoire » du Maroc, qui « concilie fermeté et responsabilité », déclare à Reuters le même haut responsable de la direction en charge de la migration et de la surveillance des frontières.
    Mais, « il n’y a rien de moins volontaire, que les ’retours volontaires », avait alerté l’an dernier Jean-Pierre Cassarino, enseignant chercheur au Collège d’Europe en Pologne, évoquant des migrants « acculés » et des « expulsions » qui ne disent pas leur nom. Ces « retours volontaires » s’inscrivent alors dans un « processus de vulnérabilité accrue », avait aussi expliqué Ahlam Chemlali, chercheuse en migration à l’Institut danois pour les études internationales (DIIS), interrogée par l’AFP. La situation des migrants dans les pays de transit, comme le Maroc, est devenue « de plus en plus précaire et dangereuse » et « pour beaucoup, le programme de ’retour volontaire’ est devenu la seule alternative possible ». Depuis 2019, le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez a débloqué plus de 120 millions d’euros à Rabat pour soutenir ce pays de transit dans sa lutte contre l’immigration irrégulière. En parallèle, depuis 2013, l’UE a déboursé plus de 360 millions d’euros - dont 234 millions proviennent du Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union pour l’Afrique, indique une note de l’UE datée de février 2022 - pour aider le Maroc.
    Ainsi, « parmi les voisins de l’UE, le Maroc représente le deuxième portefeuille de coopération en matière de migration », peut-on lire dans le même document européen. En 2022, l’UE affirmait voir en Rabat « un partenaire stratégique et engagé [...] en matière de migration », « loyal et fiable ».

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  • Au Danemark, dans le centre d’Avnstrup, antichambre des expulsions pour les familles sans papiers - InfoMigrants
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    Au Danemark, dans le centre d’Avnstrup, antichambre des expulsions pour les familles sans papiers
    Le Danemark a adopté une politique d’expulsion systématique des étrangers déboutés de l’asile ou ayant perdu leur droit au séjour dans le pays. Les personnes sont poussées à coopérer avec les autorités pour quitter le pays par leurs propres moyens. Celles qui refusent sont envoyées en centre d’expulsion en vue d’un retour négocié ou contraint dans leur pays. Comme dans le centre d’expulsion d’Avnstrup, que la rédaction d’InfoMigrants a pu visiter.
    Pour atteindre le centre d’expulsion d’Avnstrup, à Hvalsø, il faut quitter Copenhague et rouler pendant une cinquantaine de kilomètres vers l’ouest. En avançant sur la route, les zones urbaines se dissipent et les paysages ruraux s’installent. La région est réputée pour la beauté de la forêt de Bidstrup et ses chemins de randonnée.
    C’est au milieu de ces bois que s’élèvent les bâtiments en briques du centre d’expulsion de d’Avnstrup. Cet ancien sanatorium, entré en fonction en 1940, est devenu un centre d’accueil pour demandeurs d’asile dans les années 1990. Géré par la Croix-Rouge, il sert aujourd’hui de centre d’expulsion et est dédié aux familles d’étrangers. Les hommes seuls qui doivent quitter le Danemark sont, eux, hébergés dans le centre de Kærshovedgård (région du Midtjylland), géré par l’administration pénitentiaire. En cette fin mars 2026, 185 personnes sont hébergées à Avnstrup. Une partie sont « dublinées ». Elles sont entrées en Europe par un autre pays que le Danemark et doivent y retourner pour y effectuer leur demande d’asile. Ces « dublinés » ont été identifiés lors de la « phase 1 » de la demande d’asile : le premier examen de la situation.
    D’autres sont envoyés dans le centre durant l’examen de leur demande d’asile - examen appelé « phase 2 ». Généralement ces personnes ont commis un délit et doivent quitter le pays après avoir effectué leur peine. La dernière catégorie d’étrangers vivant dans le centre est celle des personnes à qui l’asile a été refusé en phase finale - la « phase 3 ». Avnstrup compte environ un tiers de résidents pour chacun de ces trois cas de figure.
    Au sein de l’Union européenne (UE), le Danemark est le seul pays à avoir fait le choix d’établir sur son territoire des centres d’expulsions. Après avoir accueilli plusieurs milliers de réfugiés dans les années 1980 et 1990, Copenhague défend désormais une politique très restrictive sur l’immigration. Celle-ci repose notamment sur l’obligation de quitter le territoire danois en cas de réponse négative à la demande d’asile ou de fin du droit au séjour. Cette mission d’expulsion et rapatriement incombe à l’agence danoise des retours (Hjemrejsestyrelsen) créée en 2020 et placée sous l’autorité du ministère de l’Immigration et de l’Intégration.
    En cas de réponse négative à une demande d’asile, les personnes étrangères sont incitées à coopérer avec les autorités pour rentrer dans leur pays par leurs propres moyens. Elles peuvent alors rester dans le centre d’hébergement où elles se trouvent et bénéficier d’une aide financière pour monter un projet dans leur pays. Si elles refusent de coopérer, elles doivent alors quitter leur centre d’hébergement et sont placées dans un centre d’expulsion : Avnstrup ou Kærshovedgård.
    Des solutions de départ sont de nouveau proposées régulièrement aux personnes retenues dans les centres. Si la coopération est impossible, l’issue peut être un départ forcé. Des moments extrêmement difficiles à vivre pour les familles du centre. « Cela arrive quatre à cinq fois par an. Les agents viennent généralement très tôt le matin et emmènent les gens [...] C’est terrible, dans ces moments-là, les murs du centre tremblent », raconte Helle Jørgensen, la responsable du centre d’Avnstrup pour la Croix-Rouge.
    À Avnstrup, les étrangers sont libres de leurs mouvements. Mais ils ont l’obligation de confirmer leur présence deux fois par jour auprès du personnel de l’agence danoise du retour qui possède un bureau dans le centre, explique depuis son bureau Helle Jørgensen. Ils ont la possibilité de quitter le centre durant deux jours, deux fois par mois, à condition d’obtenir une permission spéciale des autorités danoises.
    Même l’accès à la nourriture est différencié selon le statut administratif des personnes. Les demandeurs d’asile en phase 1 de la procédure reçoivent des repas préparés alors que ceux en phase 2 et 3 ont le droit de préparer leur repas. « Normalement, les personnes [en attente de la réponse de leur demande d’asile] reçoivent de l’argent de poche pour cela mais, ici, les personnes déboutées ne peuvent pas posséder d’argent donc les gens commandent en ligne les ingrédients dont ils ont besoin pour cuisiner et cela leur est livré dans le centre », détaille Helle Jørgensen.
    Une rigoureuse distinction qui frôle parfois l’absurde. « Nous avons accueilli récemment 20 femmes auparavant hébergées à Kærshovedgård. Là-bas, elles mangeaient dans une cafétéria des repas qui leur étaient servis. En arrivant ici, l’administration ne voulait pas du tout que leur confort de vie s’améliore. Donc nous recevons deux fois par semaine des repas surgelés pour ces 20 femmes uniquement, alors que le reste des résidents peut cuisiner », rapporte la responsable. « Les conditions [de vie] sont censées être aussi dures que possible, aussi intolérables que possible, c’est le mot que [les responsables] utilisent, pour essayer de pousser les gens à partir. Mais sans franchir la ligne qui consisterait à violer leurs droits », dénonce Eva Singer, du Danish Refugee Council.
    Et cette période de détention dans le centre peut durer des mois, voire des années. Car certains profils sont inexpulsables, faute de relations diplomatiques avec le pays d’origine, d’accord du pays européen de première entrée, de reconnaissance des autorités du pays d’origine. Anna* fait partie des étrangers inexpulsables que les autorités danoises refusent malgré tout de régulariser. Cette Cubaine de 54 ans erre depuis 15 ans dans le système d’asile danois et vit dans le centre d’Avnstrup depuis un an et demi. Puisque les autorités cubaines refusent de la reconnaître, elle ne peut pas être expulsée vers le pays. Mais elle n’est pas libre pour autant, elle est « tolérée » au Danemark et est contrainte de vivre dans le centre d’Avnstrup alors que sa fille et ses trois petits enfants vivent légalement au Danemark. « Je dois pointer auprès des services de l’immigration deux fois par jour. Je ne peux rien faire de ma vie. J’ai perdu ma famille, j’ai perdu le contact avec mes amis. Je suis très angoissée et anxieuse », confie-t-elle à InfoMigrants depuis la chambre d’une amie. Pour les étrangers contraints de vivre dans cet entre-deux, tout est prévu. Le centre possède sa propre école et sa propre crèche. Un café, une clinique, un psychologue et de nombreuses activités sont accessibles aux adultes, tous privés du droit de travailler et de toute aide financière de l’État. Après quelques années, les enfants peuvent également sortir du centre et fréquenter les écoles locales. Devant la petite école du centre, quelques vélos ont été jetés par terre à la hâte. On entend les cris des enfants en récréation depuis l’arrière du bâtiment. Pour la vingtaine d’élèves de l’école et leurs parents, les cartables et les horaires de l’école donnent un semblant de normalité au quotidien, en attendant le départ

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  • Dans la Hongrie d’Orban, farouchement anti-immigration mais dépendante des travailleurs étrangers - InfoMigrants
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    Dans la Hongrie d’Orban, farouchement anti-immigration mais dépendante des travailleurs étrangers
    Par RFI Publié le : 08/04/2026
    Hostile à l’immigration, la Hongrie de Viktor Orban fait pourtant de plus en plus appel à des travailleurs étrangers pour faire tourner son économie. Une présence de plus en plus visible et un équilibre politique délicat qui ont relégué le sujet au second plan dans la campagne des élections législatives du 12 avril 2026.
    Sac isotherme fluo aux couleurs de Wolt ou Foodora sur le dos, les livreurs à vélo ont envahi les rues de Budapest. À l’image des autres grandes villes hongroises, beaucoup sont étrangers, comme ce jeune Bangladais, qui travaille deux ou trois jours par semaine à côté de ses études d’économie. « Franchement, je suis très content », assure-t-il, montrant la batterie de son vélo pour nuancer l’image d’un boulot pénible. « Je me sens en sécurité », ajoute-t-il, en évoquant son expérience en Italie, avant de filer le long du Danube. Si cette présence surprend davantage ici qu’ailleurs, c’est qu’elle contraste avec l’image d’un pays qui a fait de sa ligne anti-immigration l’un des piliers du pouvoir de Viktor Orban.
    Depuis la crise migratoire de 2015, le gouvernement hongrois a construit une politique parmi les plus restrictives d’Europe : barrière à la frontière sud, refus des quotas européens et droit d’asile quasiment réduit à néant, ce qui lui vaut une condamnation par la justice européenne depuis juin 2024 à payer une somme forfaitaire de 200 millions d’euros et à une astreinte d’un million d’euros par jour de retard pour non application de la politique commune de l’Union en matière de protection internationale. Entre-temps, la Commission européenne a activé une procédure permettant de déduire directement l’amende des fonds européens destinés à la Hongrie, faute de paiement. Une fermeté érigée en marqueur par le pouvoir politique, revendiquée, et qui a contribué à la popularité de Viktor Orban dans les urnes.
    Pourtant cette question est aujourd’hui beaucoup moins visible dans le débat politique. À l’approche des élections législatives du 12 avril, la campagne du Premier ministre s’est recentrée sur la guerre en Ukraine et les attaques contre l’opposition. La migration, longtemps au cœur de son discours, est reléguée à l’arrière-plan, comme si le sujet était devenu plus délicat à manier au moment même où le pays dépend davantage de travailleurs étrangers. Car depuis 2022, le gouvernement a été contraint d’ouvrir les portes du pays à une immigration de travail. En effet, avec l’ouverture du marché européen, les professionnels hongrois ont massivement émigré, principalement vers l’Allemagne et l’Autriche, créant une pénurie de main-d’œuvre durable. Et dans un pays proche du plein emploi, avec un taux de chômage autour de 5 %, les entreprises peinent à recruter.
    Sans compter que l’exécutif a voulu faire de l’industrie des batteries pour véhicules électriques la locomotive de son développement économique. Sous la pression du patronat, le recours à des travailleurs étrangers s’est imposé. En quelques années, leur nombre, historiquement faible, a presque doublé. Les permis délivrés à des ressortissants hors Union européenne ont eux été multipliés par près de cinq. Aujourd’hui, ils seraient plus de 100 000, selon les données de l’Office central des statistiques hongrois. Même si leur part reste limitée en comparaison des voisins européens, certains dénoncent le double discours des autorités. « Ils prêchent de l’eau et boivent du vin », résume Tamas Székely, président du syndicat VDSZ, la Fédération des syndicats des travailleurs de la chimie, de l’énergie et des industries diverses.
    Pour répondre à ces besoins, le gouvernement a créé un statut spécifique : celui de « travailleur invité ». Le séjour de ces travailleurs venus pour l’essentiel d’Asie (Philippines, Vietnam en tête), est strictement encadré : accès limité à certains métiers, impossibilité de faire venir leur famille, permis valables deux ans – prolongeables d’un an – et délivrés uniquement par des entreprises partenaires stratégiques du gouvernement ou des agences spécifiquement agréées. Un système qui exclut toute possibilité d’installation et d’intégration. « Chez Samsung, plus de la moitié des salariés sont des travailleurs invités », affirme le syndicaliste Tamas Székely. Une estimation impossible à vérifier de manière indépendante, les entreprises ne publiant pas de données détaillées. À Debrecen, à l’est de la Hongrie, où le groupe chinois CATL construit une gigantesque usine, plusieurs sources évoquent déjà un recours important à des travailleurs étrangers. « Les travailleurs étrangers acceptent tout, y compris de travailler douze heures par jour, et de faire des heures supplémentaires, ce qui en fait aussi un point de comparaison dans les entreprises », explique le syndicaliste.
    L’afflux de ces salariés venus d’ailleurs dans un pays qui n’avait connu qu’une immigration européenne ne s’est pas faite sans frictions. « Certaines entreprises ont résolu la question en séparant les travailleurs hongrois et non hongrois, jusque dans les équipes et les horaires, de sorte qu’ils se rencontraient à peine », indique Tamas Székely, qui évoque des différences culturelles. À Budapest, l’arrivée de nombreux livreurs étrangers a aussi généré des tensions. Pour faciliter la cohabitation, l’association Menedék a ainsi créé une brochure en plusieurs langues, dont l’ourdou ou le bengali, pour expliquer les règles de circulation à vélo. Pour apaiser les tensions et faciliter la cohabitation, l’association Menedek a réalisé une brochure sur les règles de circulation à vélo dans la capitale hongroise.
    Dans les faits, cette main-d’œuvre est souvent tenue à l’écart de la population locale, logée dans des dortoirs ou des foyers à proximité des usines et transportés en bus. « Il y a un aspect très pratique : on regroupe les travailleurs pour réduire les coûts. Mais aussi une volonté de limiter les contacts, les conflits et la visibilité. Parce que dès que les étrangers deviennent visibles, cela devient immédiatement un sujet politique », décrypte Andras Kovacs, président de l’association Menedék, qui vient en aide aux migrants.
    Sara Sos, travailleuse sociale au sein de l’ONG, décrit des salariés « très difficiles d’accès, extrêmement isolés » et qui ne les sollicitent qu’en dernier recours. Certains travailleurs doivent également payer des frais importants aux agences de recrutement pour obtenir ces emplois, frais dont ils s’acquittent une fois le salaire touché. Ils sont aussi une variable d’ajustement quand les commandes ralentissent. Aucune des agences spécialisées sollicitées n’a accepté de répondre à nos questions. « C’est un système très toxique, où tout le monde dépend des autres. L’employeur dépend des agences pour avoir des travailleurs. Le travailleur dépend de l’agence pour avoir un emploi. Et l’agence dépend du travailleur pour gagner de l’argent. Tout le monde a peur de l’autre », constate Andras Kovacs. Le discours politique, lui, n’a pas changé. Si la campagne cible désormais surtout le président ukrainien Volodymyr Zelensky et agite le risque de guerre, le slogan du Fidesz d’Orban continue de clamer : « Stop migration », dans un pays où la présence de travailleurs étrangers n’a jamais été aussi visible. « L’ennemi migratoire vise surtout ceux qui arrivent à la frontière sans papiers, les demandeurs d’asile. Là, il n’y a aucun changement : le système reste très strict », confirme le président de Menedék. Une contradiction assumée, qui repose sur une distinction clairement revendiquée par le gouvernement, comme l’analyse l’économiste Zoltán Pogátsa : d’un côté, les « bons migrants », ceux qui travaillent et répondent aux besoins de l’économie ; de l’autre, les « mauvais », perçus comme un poids pour l’État. Face aux critiques, la ligne est difficile à tenir entre nécessité économique et rejet politique. Depuis 2025, les quotas ont été abaissés et les conditions durcies. Seuls certains pays peuvent désormais envoyer des travailleurs en Hongrie. « Il y a deux ans, le gouvernement a créé ce statut sous la pression économique. Mais en quelques mois, avec les critiques politiques - notamment de l’extrême droite - il a reculé et durci les règles », explique Zoltán Pogátsa.
    Un équilibre politique périlleux, qui confine parfois à l’absurde, relève le syndicaliste VDSZ. Il rappelle cette affaire d’une travailleuse invitée philippine tombée amoureuse qui a eu un enfant avec un Hongrois mais à qui l’administration avait demandé de quitter le pays, selon la réglementation en vigueur. « Pendant ce temps, le gouvernement répète à l’envi que la Hongrie serait le pays le plus favorable aux familles du monde entier ! », ironise le syndicaliste.
    Du côté de l’opposition aussi, le thème de l’immigration reste sensible : si le pro-européen et conservateur Peter Magyar critique l’hypocrisie et l’opacité du système actuel, il se garde bien de toute inflexion sur le sujet. Dans son programme, Peter Magyar réaffirme le maintien d’une politique migratoire stricte. Il assure même vouloir se passer des travailleurs étrangers, en faisant revenir les Hongrois partis trouver des conditions meilleures à l’étranger. « Ce type de propagande permet toujours de gagner des élections et de garder le pouvoir, analyse Tamas Székely. En 2018, ils ont gagné avec la migration. On ne sait jamais exactement qui sera l’ennemi, mais il en faut toujours un. »

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  • L’Irlande, cinquième pays de l’UE en termes de nombre de demandes d’asile par habitant - InfoMigrants
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    L’Irlande, cinquième pays de l’UE en termes de nombre de demandes d’asile par habitant
    Par La rédaction Publié le : 08/04/2026
    Avec 2,4 demandes d’asile pour 1 000 habitants, l’Irlande se place en cinquième position des pays de l’Union européenne en nombre de primo-demandeurs par rapport à sa population. La Somalie est la première nationalité, représentant plus d’un demandeur sur six. Même si les chiffres sont en baisse, comme partout en Europe, le gouvernement irlandais envisage pour 2026 des mesures de restriction de l’accueil et d’accélération des procédures. L’Irlande est le cinquième pays de l’Union européenne (UE) en termes de premières demandes d’asile reçues par habitant. Et ce, même si les chiffres de l’asile ont diminué de 30 %, passant de plus de 18 000 demandes reçues en 2024 à près de 13 000 en 2025 - ce qui constitue un retour aux seuils de 2022 / 2023. De nouveaux chiffres publiés fin mars par la Commission européenne montrent en effet que l’Irlande a reçu 2,4 demandeurs d’asile pour 1 000 habitants l’année dernière. Il s’agit du cinquième ratio derrière la Grèce (5,3 pour 1 000) ; Chypre et l’Espagne (2,9 toutes les deux) et le Luxembourg (2,6).
    Ce taux est en baisse : en 2024 avec ses 18 000 demandes reçues, l’Irlande comptait 3,4 demandeurs pour 1 000 habitants, détaille le média irlandais BreakingNews.ie : le pays se plaçait alors au troisième rang européen. Cette diminution s’inscrit dans un contexte plus large : l’Union européenne a connu une baisse générale des demandes d’asile de 27 % en 2025. Le taux moyen est alors passé de 2 à 1,5 demandes pour 1 000 habitants dans l’UE. Parmi les États-membres, seuls la Lettonie, la Lituanie et la Hongrie ont enregistré une légère augmentation du nombre de demandes d’asile.
    Malgré la baisse de la demande d’asile, le gouvernement irlandais compte bien faire entrer en vigueur cette année son nouveau projet de loi sur la protection internationale, qui prévoit un traitement plus rapide des demandes d’asile et des potentiels renvois. Cet important ensemble de réformes présenté fin 2025 prévoit, entre autres, que les demandeurs d’asile salariés reversent entre 10 et 40 % de leur revenu hebdomadaire aux frais d’hébergement - ce qui concernerait environ 7 500 personnes selon le ministre de la Justice, Jim O’Callaghan. Dans le cadre de ce projet de loi également, le gouvernement a durci les règles relatives au regroupement familial pour les réfugiés, en limitant la possibilité de faire venir leurs proches dans le pays. Ceux-ci devront patienter pendant trois ans avant que leur conjoint-e et leurs enfants puissent les rejoindre.
    Si le texte est adopté sans modification par le parlement, cette mesure entrera en vigueur avec le reste de la loi sur la protection internationale à la mi-2026. Une telle proposition gouvernementale « est cruelle » et va « directement à l’encontre de tout ce que nous devrions défendre en tant que pays », a réagi en février le porte-parole du Parti travailliste pour la justice, Alan Kelly.C’est que les conditions de vie des primo-arrivants sont déjà rudes. Fin février, la Haute cour de justice a condamné l’État irlandais à verser 9 500 et 6 000 euros à deux demandeurs d’asile - un Afghan et un Indien - qui avaient attaqué l’État en justice pour avoir été laissés sans abri à leur arrivée dans le pays en 2023, a rapporté l’Irish Times.
    Ces dernières années, en particulier en 2024 lors de la hausse des arrivées, les hommes seuls se sont de plus en plus retrouvés sans solution d’hébergement, le gouvernement mettant en avant la crise du logement et la saturation des centres d’accueil. « Pour aller faire nos besoins, nous devons marcher environ six kilomètres. On va dans une mosquée du centre-ville qui nous accepte », témoignait Sami*, un Afghan rencontré par InfoMigrants dans les rues de Dublin en 2024. « C’est tellement insupportable la vie ici, je suis à bout. Je me sens tout le temps triste ». En janvier 2026, 1 123 nouvelles demandes d’asile sont arrivées en Irlande, selon le dernier rapport mensuel des autorités de protection irlandaises. Soit légèrement plus (3,5%) qu’en janvier 2025. Pas moins d’un quart de ces demandes émanaient de ressortissants somaliens. La Somalie promet ainsi de se maintenir en tête des nationalités qui demandent l’asile dans le pays. Avec 2 015 demandes en 2025, le pays représente au moins un demandeur sur six en Irlande. Les nationalités qui suivent sont le Nigeria (1 910) ; le Pakistan (1 665) ; l’Afghanistan (1 290) et la Géorgie (865).
    Depuis septembre 2025, le gouvernement encourage les retours volontaires vers les pays d’origine, en gonflant l’aide financière dédiée. Les personnes choisissant de rentrer volontairement avant ou après avoir reçu une décision de première instance sur leur demande de protection peuvent désormais recevoir 2 500 euros d’aide par personne, et jusqu’à 10 000 euros maximum par famille.

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  • Nord de la France : des agents britanniques dans un centre d’accueil pour dissuader les migrants de traverser la Manche - InfoMigrants
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    Nord de la France : des agents britanniques dans un centre d’accueil pour dissuader les migrants de traverser la Manche
    Par Clémence Cluzel Publié le : 08/04/2026
    Des agents britanniques interviennent chaque mois depuis cet automne au sein d’un centre d’accueil de migrants près d’Arras, dans le Pas-de-Calais. Un nouveau volet dans le partenariat franco-britannique pour tenter de déconstruire les clichés sur les conditions d’accueil au Royaume-Uni et dissuader les candidats à l’exil de traverser la Manche. Sans forcément de réel succès.
    Depuis cet automne s’opère un nouvel aspect de la coopération franco-britannique pour lutter contre les arrivées de migrants sur les côtes anglaises. Une fois par mois depuis octobre, des agents britanniques se rendent au centre d’accueil et d’examen des situations (CAES) de Croisilles, près d’Arras (Pas-de-Calais) afin d’informer et surtout déconstruire les clichés des migrants désireux de rejoindre le Royaume-Uni. "Les agents viennent à deux pour apporter des informations sur la réalité de l’accueil des migrants en Angleterre. Ils déconstruisent les idées reçues répandues : vous aurez du travail, un logement, des papiers", explique Alain Boulanger, coordinateur du CAES au quotidien La Voix du Nord. "La réalité est que la Grande-Bretagne n’est pas l’Eldorado que s’imaginent les exilés", confirme au même média Claude Picarda, directeur des CAES du département. Leur intervention a également permis de résoudre certaines situations jusque là bloquées, tel que le regroupement familial d’un enfant avec ses parents déjà au Royaume-Uni.
    Ouvert en octobre 2016, le CAES de Croisilles offre une solution de "mise à l’abri", principalement à des hommes seuls, ainsi qu’une aide pour leurs démarches administratives : la demande d’asile - qui concerne entre 5 et 7 % des personnes - ou le retour au pays, une option qui reste rare. "Plus de 90 % des exilés (du CAES) veulent traverser la Manche pour gagner la Grande-Bretagne, qui reste un Eldorado", affirme le coordinateur, cité par La Voix du Nord.
    Ces interventions britanniques, menées en soutien au travail de l’équipe du CAES, visent avant tout à dissuader les migrants de tenter cette traversée dangereuse. Au moins 29 personnes sont mortes en mer en 2025 selon un décompte AFP réalisé à partir de sources officielles.
    "L’idée est aussi de dire aux exilés qu’il existe des voies légales pour se rendre en Grande-Bretagne depuis la France", développe Alain Boulanger, au quotidien local. Et de citer l’accord "un pour un" entré en vigueur le 5 août 2025 : celui-ci prévoit le renvoi en France d’un migrant arrivant au Royaume-Uni par "small boat", en échange de quoi Londres s’engage à accepter un migrant se trouvant en France et exprimant sa volonté de demander l’asile. Mais le dispositif patine : selon le Home Office, entre août 2025 et mars 2026, seuls 377 migrants ont été renvoyés en France et 380 ont été accueillis au Royaume-Uni dans le cadre de cet accord.
    Reste que les interventions des agents britanniques peinent à porter leurs fruits auprès des exilés. "Quand l’objectif final est à 30 km alors qu’on a fait 6 000 km à pied pour venir, il est très difficile de dissuader de traverser la Manche. Certains tentent, échouent, finissent par poser les bagages. Mais ce n’est pas du tout la majorité", rapporte Alain Boulanger au média nordiste. D’autant qu’en face le discours des passeurs est bien différent, tout comme celui des exilés ayant réussi à passer au Royaume-Uni. "On leur dit que continuer signifie potentiellement perdre la vie. Mais notre discours bute sur l’attrait qu’il y a pour ce pays. Certains y ont aussi des intérêts : une famille sur place, un lieu où s’établir, de l’argent qu’ils ont envoyé pour éviter de se faire dépouiller… Ils parlent aussi la langue pour la plupart" indique-t-il encore.
    En 2025, près de 50 000 personnes ont essayé de traverser la Manche pour rejoindre le Royaume-Uni à bord de "small boats", selon des chiffres de la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord. Pour la même période, 6 177 migrants ont été secourus en mer par les forces françaises.
    Depuis son arrivée au pouvoir à l’été 2024, le gouvernement travailliste britannique a fait de l’immigration irrégulière son cheval de bataille. Cela s’est traduit par un durcissement de sa politique migratoire avec l’adoption d’une série de mesures répressives pour lutter contre l’immigration illégale. Parmi elles, la réduction de la protection accordée aux réfugiés, qui seront "forcés de rentrer dans leur pays d’origine dès qu’il sera jugé sûr", avait déclaré la ministre de l’Intérieur Shabanah Mahmood cet hiver. L’accès automatique des demandeurs d’asile aux aides sociales et au regroupement familial a aussi été supprimé, tandis qu’il faudra désormais pouvoir justifier de 20 ans de présence au Royaume-Uni pour pouvoir rester indéfiniment dans le pays. Début mars, le gouvernement britannique a également annoncé cesser d’accorder des visas d’études à certains pays (Afghanistan, Cameroun, Birmanie, Soudan) dénonçant des "abus" commis par ces ressortissants. Près de 60 000 personnes ont été expulsées du pays entre juillet 2024 et janvier 2026, certains par la force et d’autres à travers des “retours volontaires”. C’est 30 % de plus que sur les 19 mois d’avant : en effet, de décembre 2022 à juin 2024, un peu plus de 44 600 étrangers avaient été expulsés.
    Parallèlement, le nombre de réfugiés statutaires à la rue a explosé. Plus de 19 000 réfugiés sont à la rue au Royaume-Uni, selon la BBC se basant sur des données gouvernementales,. C’est cinq fois plus qu’en 2021/2022, où les autorités avaient recensé 3 500 personnes sans-abri. Les organisations d’aide aux migrants du pays pointent "une conséquence directe" de la politique gouvernementale. En 2025 41 472 migrants sont arrivés au Royaume-Uni après une périlleuse traversée de la Manche depuis la France, soit le deuxième nombre le plus élevé après le record de 45 774 arrivées enregistrées en 2022, selon les données du Home Office. L’accord de coopération entre Londres et Paris pour lutter contre les traversées illégales a été prolongé le 31 mars dernier mais uniquement pour deux mois, faute d’avoir pu trouver un partenariat permanent. Le Royaume-Uni exige plus d’interventions en mer des autorités françaises pour empêcher les traversées des "small boats" dans la Manche. Mais Paris se refuse à cette requête, s’appuyant sur le droit international de la mer qui interdit les interventions en mer (au profit des opérations de secours). Les autorités craignent en effet qu’une hausse de ces interpellations n’augmente au contraire la mise en danger de la vie des exilés, ainsi que des forces de l’ordre.
    Londres va fournir un financement de 16,2 millions de livres (18,5 millions d’euros) qui servira à assurer la surveillance des plages au cours des deux prochains mois. Depuis 2023, le Royaume-Uni a versé 540 millions d’euros à la France dans le cadre du traité de Sandhurst, signé en 2018 et prolongé jusqu’en 2023. Celui-ci prévoit le financement par Londres d’une partie des actions menées par la France pour sécuriser les plages françaises. Cet argent sert à financer les patrouilles sur les plages, l’achat de matériel (drones), ou encore la construction (en cours) du futur centre de rétention de 140 places de Dunkerque - situé à Loon-Plage - qui doit ouvrir fin 2026/début 2027.

    #Covid-19#migrant#migrant#france#royaumeuni#politiquemigratoire#sante#droit

  • Fatima, madre in fuga dal #Sudan alla #Libia: «Ho perso metà della famiglia»
    https://irpimedia.irpi.eu/sudan-guerra-profughi-libia

    La sua storia mostra le politiche migratorie che Ue e autorità libiche adottano, sulla pelle dei sudanesi. E racconta, a tre anni dall’inizio della #Guerra in Sudan, come vivono i profughi della peggiore crisi umanitaria attualmente in corso L’articolo Fatima, madre in fuga dal Sudan alla Libia: «Ho perso metà della famiglia» proviene da IrpiMedia.

    #Mondo #Migranti

  • Estados Unidos llega a un acuerdo con la República Democrática del Congo para deportar a migrantes de terceros países

    Los Gobiernos de Estados Unidos y la República Democrática del Congo (RDC) llegaron a un acuerdo para la deportación de migrantes de terceros países desde el país norteamericano, informó este domingo el Ministerio de Comunicación congoleño. Las expulsiones comenzarán este mismo mes de abril, en lo que Kinsasa ha descrito como un “dispositivo de acogida temporal” que será “llevado a cabo respetando la soberanía nacional y las exigencias de la seguridad interior“, y no un “mecanismo de reubicación permanente” ni una “externalización de políticas migratorias”, según ha publicado el Ministerio en su cuenta de la red social X.COMMUNIQUÉ

    La #RDC met en œuvre, dès avril 2026, un dispositif d’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers, dans le cadre d’un partenariat avec les États – Unis.

    Ce mécanisme, sans impact sur le Trésor public, s’inscrit dans le respect de la souveraineté nationale, des… pic.twitter.com/C76RXdkixPKinsasa ha asegurado que el país africano no asumirá la carga financiera de las expulsiones. “La gestión logística y técnica del dispositivo será garantizada por el Gobierno estadounidense a través de estructuras especializadas en los movimientos de personas en todo el mundo, que abordan tanto la migración regular como los desplazamientos forzados”, ha añadido el Ministerio congoleño.Desde su regreso a la Casa Blanca en enero del año pasado, el presidente estadounidense, Donald Trump, ha impulsado las expulsiones exprés y, a tal efecto, ha firmado acuerdos con varios países, entre ellos El Salvador, Esuatini (la antigua Suazilandia), Ghana, Ruanda, Uganda, Sudán del Sur y Guinea Ecuatorial, para la deportación de inmigrantes en suelo estadounidense. Como parte de su campaña de deportaciones masivas y con un gran secretismo, la Administración de Trump presionó a por lo menos 30 gobiernos de África para que aceptaran recibir a migrantes, de acuerdo con una investigación de The New York Times y la información que ha salido a cuentagotas desde esos países.Organizaciones de derechos humanos han pedido a los países africanos que rechacen pactos de expulsión firmados con Estados Unidos y han denunciado que los ya existentes exponen a cientos de personas a riesgos de detención arbitraria, malos tratos y devolución forzada a países donde podrían sufrir persecución o tortura.En medio de la polémica por las deportaciones masivas, que también ha sido criticada por la Unión Africana al criticar a Estados Unidos de externalizar la gestión migratoria a países con menos recursos, la RDC ha defendido que no se prevé ningún traslado automático y que cada caso será examinado de forma individual, conforme a las leyes del país y su seguridad nacional. El Gobierno congoleño ha señalado que tendrá “pleno control” sobre las decisiones relativas a la admisión, condiciones de estancia, retirada de estatus temporal y los mecanismos de retorno.Los migrantes deportados desde Estados Unidos serán trasladados en infraestructuras situadas en la zona metropolitana de Kinsasa, con el objetivo de garantizar un “seguimiento administrativo, de seguridad y humanitario eficaz”, según detalla el comunicado.El acuerdo, cuyas negociaciones adelantó Efe el sábado, coincide con un acercamiento entre ambos países para acabar con el conflicto en las provincias congoleñas orientales entre el Ejército de la RDC y el rebelde Movimiento 23 de Marzo (M23), apoyado por Ruanda. Desde 1998, el este de la RDC está sumido en un conflicto alimentado por numerosas milicias rebeldes y el Ejército, pese a la presencia de la Misión de Estabilización de las Naciones Unidas en la República Democrática del Congo (Monusco).La reanudación de los vuelos de deportación desde Estados Unidos a terceros países se activó después de que el Tribunal Supremo autorizara el pasado junio a Trump a efectuar estas expulsiones, un triunfo para su política de mano dura contra la inmigración. Un informe publicado el pasado febrero por los demócratas que integran el comité de Relaciones Exteriores del Senado de Estados Unidos muestra que Washington ha gastado más de 40 millones de dólares (unos 33,8 millones de euros) en deportar a 300 inmigrantes a terceros países en el último año.

    https://medios.mugak.eu/noticias/733413/noticia
    #Etats-Unis #USA #RDC #République_démocratique_du_Congo #migrations #réfugiés #expulsions #externalisation #pays-tiers #accord

    –—

    ajouté à la métaliste sur les tentatives de différentes pays européens d’#externalisation non seulement des contrôles frontaliers (https://seenthis.net/messages/731749), mais aussi de la #procédure_d'asile dans des #pays_tiers :
    https://seenthis.net/messages/900122

  • État des lieux critique de la politique migratoire belge

    Il m’a été proposé d’analyser le contexte politique dans lequel doivent aujourd’hui s’inscrire les initiatives visant à favoriser l’accueil des personnes exilées en Belgique. Depuis ma position de chercheur en sciences sociales et politique, il ne s’agit évidemment pas d’aborder la souffrance psychique sous l’angle clinique, mais plutôt d’interroger le cadre politico-institutionnel dans lequel cette souffrance prend forme, se prolonge et parfois s’intensifie. Mon point de départ est simple, mais décisif. La précarité – comprise au sens large, et donc notamment psychique — des personnes exilées n’est pas un dommage collatéral des politiques migratoires. Elle en constitue un produit structurel. Elle ne découle pas seulement des trajectoires d’exil, de guerre ou de discrimination, mais également — et c’est mon point ici — des dispositifs administratifs, juridiques et politiques mis en place dans les pays d’accueil.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/04/07/etat-des-lieux-critique-de-la-politique-migrat

    #migration #belgique

  • Plus de 70 migrants portés disparus après un naufrage en mer Méditerranée - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70749/plus-de-70-migrants-portes-disparus-apres-un-naufrage-en-mer-mediterra

    Plus de 70 migrants portés disparus après un naufrage en mer Méditerranée
    Par La rédaction Publié le : 07/04/2026
    Plus de 70 personnes sont portées disparues après le naufrage d’une embarcation de migrants en Méditerranée centrale samedi. Trente-deux exilés ont été secourus par des navires marchands présents à proximité et deux corps ont été récupérés. Les survivants ont débarqué sur l’île italienne de Lampedusa.
    Une embarcation en bois surchargée de migrants s’est retournée samedi 4 avril au large de la Libye, ont indiqué sur X les ONG Mediterranea Saving Humans et Sea-Watch. Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux par Sea-Watch et tournée depuis son avion de surveillance Sea-Bird 2 montre des hommes s’agrippant à la coque du bateau chaviré, à la dérive en pleine mer, et des personnes dans l’eau.
    Trente-deux exilés ont été secourus par deux navires marchands présents dans la zone et deux corps ont été récupérés. Ils ont débarqué dimanche matin sur l’île italienne de Lampedusa.Le canot était parti samedi après-midi de Tajoura, dans le nord de la Libye, avec à son bord environ 105 femmes, hommes et enfants. Ainsi, au moins 71 personnes sont portées disparues dans le naufrage de cette embarcation."Nous partageons la douleur des survivants, de leurs familles et de leurs proches. Ce dernier naufrage n’est pas un tragique accident, mais bien la conséquence des politiques des gouvernements européens qui refusent d’ouvrir des voies d’accès sûres et légales", a écrit Mediterranea Saving Humans.
    Ce nouveau drame intervient quelques jours seulement après une autre tragédie en Méditerranée centrale. Dans la nuit de mardi 31 mars à mercredi 1er avril, 19 corps de migrants ont été retrouvés dans un canot près des côtes italiennes.L’embarcation avait été repérée à la dérive par un avion de reconnaissance italien, mais aucun navire des gardes-côtes libyens ni de navire civil ne se trouvait dans la zone pour intervenir. Il a alors été décidé d’envoyer un navire des gardes-côtes italiens depuis Lampedusa. Cinquante-huit survivants avaient pu être secourus.
    Selon le porte-parole des gardes-côtes, Roberto D’Arrigo, certains migrants pourraient avoir péri durant leur traversée vers Lampedusa, dans des conditions météorologiques particulièrement difficiles, avec des vagues atteignant sept mètres (23 pieds) de haut."Ce ne sont pas des tragédies isolées, mais un schéma de violence aux frontières conçu pour tuer", a accusé dimanche sur X Sea-Watch, en référence à ces deux derniers naufrages.Lampedusa est un point d’arrivée clé pour les migrants traversant la mer Méditerranée depuis l’Afrique du Nord, nombreux étant ceux qui perdent la vie au cours de ce voyage dangereux."La mer Méditerranée est devenue l’axe migratoire le plus meurtrier au monde", déplore au micro de RFI Sophie Beau, directrice générale de SOS Méditerranée, qui avec son navire Ocean Viking porte secours à des embarcations en détresse dans cette zone maritime.
    Depuis janvier en effet, le nombre de décès a explosé en Méditerranée. Entre le 1er janvier et le 31 mars 2026, 831 migrants ont péri en tentant de rejoindre les côtes européennes, contre 415 à la même période de 2025. Un record pour cette période de l’année depuis les premiers relevés de l’Organisation internationale des migrations (OIM) en 2014.Et ce chiffre pourrait être bien plus élevé. De nombreuses embarcations disparaissent en mer sans laisser de traces, ce qu’on appelle des « naufrages invisibles ». Cela a notamment été le cas mi-janvier, lors de la tempête Harry, qui a balayé le bassin méditerranéen et les côtes italiennes et a généré des vagues allant jusqu’à 16 mètres de haut et des rafales de vent atteignant plus de 54 nœuds.
    L’OIM estime que huit bateaux avec 380 personnes à bord ont fait naufrage à cette période en Méditerranée centrale. Les ONG Mediterranea Saving Humans et Refugees in Libya dénombrent, elles, près de 30 embarcations parties de Tunisie. Au total selon les humanitaires, un millier d’exilés ont péri pendant la tempête Harry.

    #Covid-19#migration#migrant#mediterranee#italie#migrationirreguliere#routemigratoire#mortalite#sante

  • « La mer Méditerranée est devenue l’axe migratoire le plus meurtrier au monde », selon l’ONG SOS Méditerranée - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70748/la-mer-mediterranee-est-devenue-laxe-migratoire-le-plus-meurtrier-au-m

    « La mer Méditerranée est devenue l’axe migratoire le plus meurtrier au monde », selon l’ONG SOS Méditerranée
    Par RFI Publié le : 07/04/2026
    Plus de 70 personnes sont portées disparues après le naufrage d’une embarcation en Méditerranée samedi. Deux corps ont été repêchés tandis qu’une trentaine de survivants, en état de choc, ont été ramenés à Lampedusa, en Italie. Pour en parler, Sophie Beau, directrice générale de SOS Méditerranée France, ONG qui porte secours aux migrants en mer, était l’invitée d’Afrique Mid

    #Covid-19#migrant#migration#mediterranee#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite

  • Sendou : 31 migrants arrêtés, le cerveau du réseau activemen... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/sendou-31-migrants-arretes-le-cerveau-du-reseau-activement-recherche_n_4888

    Sendou : 31 migrants arrêtés, le cerveau du réseau activement recherché
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    Une tentative d’émigration irrégulière a été déjouée dans la nuit du 29 mars 2026 sur la plage de Sendou, dans la commune de Bargny. L’opération, menée par le poste de police de Bargny avec l’appui de la Brigade spéciale, a permis l’interpellation de trente et un (31) candidats au départ.Selon des sources sécuritaires, l’intervention fait suite à l’exploitation d’un renseignement criminel faisant état d’un embarquement imminent. Alertés aux environs de minuit, les éléments de la Brigade de recherches ont effectué une descente sur les lieux. À leur arrivée, si une partie du groupe a réussi à prendre la fuite à la faveur de l’obscurité, 31 individus ont pu être appréhendés par les forces de l’ordre.
    Parmi les personnes interpellées figurent 20 Sénégalais, dont un mineur, 10 Gambiens et un ressortissant guinéen. Les premières auditions ont permis de révéler les modalités d’organisation du voyage, ainsi que les sommes versées par les candidats, comprises entre 200 000 et 500 000 FCFA.L’enquête a également mis en lumière une nouvelle stratégie adoptée par les réseaux de passeurs pour contourner la surveillance accrue des Forces de défense et de sécurité (FDS). Ces derniers privilégient désormais des sites de rassemblement multiples, à l’image de la plage de Sendou, pour éviter d’attirer l’attention. Le plan consistait à utiliser des pirogues de fortune pour transporter les migrants vers une embarcation plus grande, stationnée discrètement en haute mer.Les témoignages recueillis indiquent que certains candidats avaient déjà versé une partie du montant exigé, tandis que d’autres devaient régler le reliquat une fois arrivés en Espagne. Dans plusieurs cas, les transactions financières étaient directement organisées par des proches basés à l’étranger. Les investigations se poursuivent activement afin de mettre la main sur l’organisateur principal du réseau, actuellement en fuite

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#gambie#guinee#migrationirreguliere#routemigratoire#bargny#sante

  • Sendou : 31 migrants arrêtés, le cerveau du réseau activemen... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/sendou-31-migrants-arretes-le-cerveau-du-reseau-activement-recherche_n_4888

    Sendou : 31 migrants arrêtés, le cerveau du réseau activement recherché
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    Une tentative d’émigration irrégulière a été déjouée dans la nuit du 29 mars 2026 sur la plage de Sendou, dans la commune de Bargny. L’opération, menée par le poste de police de Bargny avec l’appui de la Brigade spéciale, a permis l’interpellation de trente et un (31) candidats au départ.Selon des sources sécuritaires, l’intervention fait suite à l’exploitation d’un renseignement criminel faisant état d’un embarquement imminent. Alertés aux environs de minuit, les éléments de la Brigade de recherches ont effectué une descente sur les lieux. À leur arrivée, si une partie du groupe a réussi à prendre la fuite à la faveur de l’obscurité, 31 individus ont pu être appréhendés par les forces de l’ordre.
    Parmi les personnes interpellées figurent 20 Sénégalais, dont un mineur, 10 Gambiens et un ressortissant guinéen. Les premières auditions ont permis de révéler les modalités d’organisation du voyage, ainsi que les sommes versées par les candidats, comprises entre 200 000 et 500 000 FCFA.L’enquête a également mis en lumière une nouvelle stratégie adoptée par les réseaux de passeurs pour contourner la surveillance accrue des Forces de défense et de sécurité (FDS). Ces derniers privilégient désormais des sites de rassemblement multiples, à l’image de la plage de Sendou, pour éviter d’attirer l’attention. Le plan consistait à utiliser des pirogues de fortune pour transporter les migrants vers une embarcation plus grande, stationnée discrètement en haute mer.Les témoignages recueillis indiquent que certains candidats avaient déjà versé une partie du montant exigé, tandis que d’autres devaient régler le reliquat une fois arrivés en Espagne. Dans plusieurs cas, les transactions financières étaient directement organisées par des proches basés à l’étranger. Les investigations se poursuivent activement afin de mettre la main sur l’organisateur principal du réseau, actuellement en fuite

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#gambie#guinee#migrationirreguliere#routemigratoire#bargny#sante

  • Sendou : 31 migrants arrêtés, le cerveau du réseau activemen... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/sendou-31-migrants-arretes-le-cerveau-du-reseau-activement-recherche_n_4888

    Sendou : 31 migrants arrêtés, le cerveau du réseau activement recherché
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    Une tentative d’émigration irrégulière a été déjouée dans la nuit du 29 mars 2026 sur la plage de Sendou, dans la commune de Bargny. L’opération, menée par le poste de police de Bargny avec l’appui de la Brigade spéciale, a permis l’interpellation de trente et un (31) candidats au départ.Selon des sources sécuritaires, l’intervention fait suite à l’exploitation d’un renseignement criminel faisant état d’un embarquement imminent. Alertés aux environs de minuit, les éléments de la Brigade de recherches ont effectué une descente sur les lieux. À leur arrivée, si une partie du groupe a réussi à prendre la fuite à la faveur de l’obscurité, 31 individus ont pu être appréhendés par les forces de l’ordre.
    Parmi les personnes interpellées figurent 20 Sénégalais, dont un mineur, 10 Gambiens et un ressortissant guinéen. Les premières auditions ont permis de révéler les modalités d’organisation du voyage, ainsi que les sommes versées par les candidats, comprises entre 200 000 et 500 000 FCFA.L’enquête a également mis en lumière une nouvelle stratégie adoptée par les réseaux de passeurs pour contourner la surveillance accrue des Forces de défense et de sécurité (FDS). Ces derniers privilégient désormais des sites de rassemblement multiples, à l’image de la plage de Sendou, pour éviter d’attirer l’attention. Le plan consistait à utiliser des pirogues de fortune pour transporter les migrants vers une embarcation plus grande, stationnée discrètement en haute mer.Les témoignages recueillis indiquent que certains candidats avaient déjà versé une partie du montant exigé, tandis que d’autres devaient régler le reliquat une fois arrivés en Espagne. Dans plusieurs cas, les transactions financières étaient directement organisées par des proches basés à l’étranger. Les investigations se poursuivent activement afin de mettre la main sur l’organisateur principal du réseau, actuellement en fuite

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#gambie#guinee#migrationirreguliere#routemigratoire#bargny#sante

  • Le Mexique durcit le ton contre l’administration Trump pour ses ressortissants morts dans les prisons de l’ICE
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/03/le-mexique-durcit-le-ton-contre-l-administration-trump-pour-ses-ressortissan

    Le Mexique durcit le ton contre l’administration Trump pour ses ressortissants morts dans les prisons de l’ICE
    Par Mathieu Tourliere (Mexico, correspondance)
    Pour le gouvernement du Mexique, la mort de José Ramos, survenue le 25 mars dans sa cellule du centre de détention de la police américaine de l’immigration (ICE) d’Adelanto, en Californie, est celle de trop. Originaire de la ville de Silao, dans l’Etat du Guanajuato, José Ramos résidait depuis vingt-huit ans à Los Angeles, où il travaillait dans une blanchisserie industrielle et était père de deux enfants, citoyens des Etats-Unis.
    Cet homme, « très travailleur et très responsable », selon son épouse, Antonia Tova, est devenu le quatorzième ressortissant mexicain décédé dans un centre de détention migratoire depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, en janvier 2025. Neuf jours plus tôt, le Mexique apprenait avec effarement la mort de Royer Perez, 18 ans, originaire de l’Etat du Chiapas, dans le centre de détention de l’ICE à Glades, en Floride. Cinq jours après le décès de José Ramos, l’ICE s’est fendu d’un communiqué insistant sur le fait que l’homme de 52 ans, arrêté puis transféré dans le centre d’Adelanto en février, était un « étranger illégal » qui avait été « condamné pour possession d’une substance interdite et vol » en août 2025. Selon les autorités migratoires, il souffrait de diabète, hyperlipidémie et hypertension, et « recevait une attention médicale constante durant son incarcération ». L’explication n’a pas convaincu de l’autre côté de la frontière : le 30 mars, Vanessa Calva, la directrice de la protection consulaire du Mexique aux Etats-Unis, a reproché à l’ICE de n’avoir toujours pas informé le gouvernement du Mexique sur les causes de la mort de José Ramos, assurant que son cas « n’est pas un fait isolé mais le reflet d’une tendance alarmante et inacceptable ».
    La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a durci le ton lors de sa conférence de presse du 30 mars, annonçant « plusieurs actions pour protester contre la nouvelle mort d’un Mexicain », la quatrième survenue depuis janvier 2025 à Adelanto, l’une des plus grandes prisons pour migrants des Etats-Unis. D’une capacité de 1 940 places, elle se trouve dans le désert de Mojave, et l’ICE la sous-traite à l’entreprise Geo Group. Le gouvernement du Mexique a fait savoir qu’il présenterait une plainte à la Commission interaméricaine des droits humains (CIDH) – une branche de l’Organisation des Etats américains – pour dénoncer les mauvais traitements réservés aux immigrants détenus. Il apportera aussi son soutien, via un amicus curiae (« ami de la cour », un système qui permet à des personnes morales, Etats ou entreprises, de déposer des argumentaires pour éclairer les juges américains), à un procès collectif intenté par des organisations de Los Angeles contre l’ICE et les conditions « inhumaines et illégales » à Adelanto.
    La politique anti-immigration menée par l’administration Trump affecte en premier lieu les quelque 39 millions de Mexicains qui résident aux Etats-Unis, dont environ 4 millions sans papiers, selon des estimations du Pew Research Center. Selon le gouvernement mexicain, depuis le début du second mandat de Donald Trump, les autorités migratoires ont arrêté 177 192 citoyens mexicains, et, au 26 mars, 13 722 ressortissants étaient détenus dans des centres de l’ICE. Jusqu’au décès de José Ramos, Mexico s’était contenté de déplorer les morts, d’exiger des enquêtes approfondies et d’envoyer des notes diplomatiques à Washington, alors que le réseau des 50 consulats mexicains aux Etats-Unis assurait le suivi des décès au cas par cas.
    « Il y avait une forte réticence à les condamner publiquement, que j’attribue à une crainte de provoquer une réaction furibonde de Donald Trump, ainsi qu’à l’intention de ne pas faire de vagues avant la fin de la renégociation du traité de libre-échange avec les Etats-Unis et le Canada », analyse Martha Barcena, ambassadrice du Mexique aux Etats-Unis de 2018 à 2021. Selon la diplomate, la réaction du gouvernement mexicain, bien que tardive, est bienvenue ; elle considère cependant que le recours à la CIDH a surtout une portée « médiatique et dirigée vers l’opinion publique du Mexique », car Washington n’est pas signataire de la Convention interaméricaine des droits humains et ne reconnaît donc pas l’autorité de la commission. Celle-ci ne pourra émettre qu’une opinion consultative « que le gouvernement de Trump ignorera », anticipe-t-elle.
    Le soutien du gouvernement du Mexique au recours collectif contre l’ICE est une bonne nouvelle pour les organisations qui prétendent, par la voie légale, obliger l’administration Trump à améliorer les conditions de détention à Adelanto. « Nous espérons que cela aidera à visibiliser ce qui se passe derrière les murs », commente Alvaro Huerta, avocat au Centre légal de défense des migrants. Le document du recours collectif, présenté en janvier, dénonce l’insalubrité des installations d’Adelanto, qui fait pulluler les maladies – il signale une épidémie de varicelle –, alors que les détenus souffrants sont livrés à leur sort pendant plusieurs jours. Au fil des 65 pages, on découvre que les prisonniers sont entassés à huit dans des cellules froides, étroites et sales, dont les murs sont couverts de moisissure, sous la vigilance continue d’agents armés. Ils sont également soumis à des mesures punitives ou à l’isolement s’ils protestent.
    Alvaro Huerta explique que l’ICE a envoyé en urgence des centaines de personnes à Adelanto après les raids contre les migrants lancés par l’administration Trump en Californie, en juin 2025. Assez rapidement, l’organisation pour laquelle il travaille a reçu des appels de parents de personnes incarcérées, qui s’alarmaient du manque d’attention médicale ou que leurs proches dormaient à même le sol, sans vêtements de rechange. « Nous avons recueilli des témoignages qui décrivaient des conditions horribles au niveau de la nourriture ou de l’accès à l’eau potable, déplore-t-il. La surveillance médicale est défectueuse, surtout dans des cas d’urgence, et les détenus y sont traités encore plus mal qu’en prison. »

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#mexique#migrationirreguliere#ICE#expulsion#politiquemigratoire#droit#sante

  • Naufrage en Méditerranée : plus de 70 personnes sont mortes ou portées disparues
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/05/naufrage-en-mediterranee-plus-de-70-personnes-sont-mortes-ou-portees-disparu

    Naufrage en Méditerranée : plus de 70 personnes sont mortes ou portées disparues
    Le Monde avec AFP
    Plus de 70 personnes sont portées disparues en Méditerranée centrale, dimanche 5 avril, à la suite du naufrage d’une embarcation de migrants qui a fait au moins deux morts, ont annoncé les ONG Mediterranea Saving Humans et Sea-Watch. Trente-deux personnes ont pour l’instant été secourues. L’embarcation « en bois » était partie samedi après-midi de Libye avec à son bord 105 femmes, hommes et enfants, selon Mediterranea Saving Humans. « Tragique naufrage de Pâques. Trente-deux survivants, deux corps repêchés, plus de 70 personnes portées disparues », a écrit l’ONG sur X.
    Elle a précisé que le bateau avait chaviré dans une zone de recherche et de sauvetage contrôlée par les autorités libyennes. Selon Sea-Watch, les survivants ont été secourus par deux navires marchands et débarqués, dimanche matin, sur l’île italienne de Lampedusa.
    Une vidéo, publiée sur X par l’ONG et visiblement tournée de l’avion de surveillance Sea-Bird 2, montre des hommes s’agrippant à la coque du bateau chaviré, à la dérive en pleine mer, puis approché par un navire marchand. « Nous partageons la douleur des survivants, de leurs familles et de leurs proches. Ce dernier naufrage n’est pas un tragique accident, mais bien la conséquence des politiques des gouvernements européens qui refusent d’ouvrir des voies d’accès sûres et légales », a écrit Mediterranea Saving Humans.
    Lampedusa est un point d’arrivée important pour les migrants traversant la Méditerranée à partir de l’Afrique du Nord. Nombreux sont ceux qui périssent en tentant cette traversée périlleuse.
    Depuis le début de l’année 2026, 683 migrants sont morts ou ont été portés disparus en Méditerranée centrale, selon l’Organisation internationale pour les migrations. D’après le ministère de l’intérieur italien, 6 175 personnes sont arrivées sur les côtes italiennes au cours de la même période, selon les derniers chiffres datant du 3 avril.

    #Covid-19#migration#migrant#lampedusa#italie#mediterranee#routemigratoire#sante#mortalite#migrationirreguliere

  • People dead and missing along migration routes to Europe from 2014 to 2024

    The map shows the locations (latitude and longitude) where 2880 incidents caused the death and disappearance of 36693 people from January 2014 to December 2024.
    The size of the circle indicates how many people died and are missing in each incident. By clicking on the icons you can see the date of the incident, the exact number of people involved and cause of death.
    The four different colours identify the four main migration routes to Europe:

    - Western African Atlantic Route (red);
    - Western Mediterranean Route (green)
    - Central Mediterranean Route (orange);
    - Eastern Mediterranean Route (blue).

    https://medium.com/peopleonthemove/people-dead-and-missing-along-migration-routes-to-europe-from-2014-to-2024-d
    #visualisation #cartographie #cartes #frontières #migrations #morts_aux_frontières #border_deaths #Silvia_Costantini #infographie
    ping @reka @fil

  • #Calais, une médecine de l’exil

    L’heure est aux frontières. Quel #accompagnement_médical pour les exilés qui tentent leur traversée ? Comment soigner une population mobile et déracinée ? Quelle est la portée de l’#acte_de_soin dans une société qui laisse ces étrangers à la marge ?
    Cet ouvrage s’intéresse aux #professionnels_de_santé dans leur relation avec des patients exilés. A travers les #consultations_médicales et paramédicales se déploient divers enjeux : la violence de la frontière sur les #corps, l’adaptation des pratiques face aux contraintes imposées par les politiques sécuritaires, la #résistance et la #désillusion des soignants, l’invention d’une nouvelle forme de médecine. Ce point de vue est original dans la mesure où il est peu exploré étant donné la discrétion des soignants et il est l’occasion d’entrouvrir la porte d’un service peu connu, qu’est la #permanence_d’accès_aux_soins_de_santé (#PASS).

    https://www.puv-editions.fr/ouvrage/calais-une-medecine-de-lexil
    #santé #médecine #soins #exil #migrations #frontières #violence #livre #Chloé_Tisserand

  • Niente ninna per l’uomo ne’
    https://www.youtube.com/watch?v=GpEP8lA_ffU

    Ninna nanna per i bambini
    per gli uccelli e per i pinguini
    ninna nanna a tutti quei fiori
    che fanno le rime con cuori ed amori
    ninna alle pecorelle
    alle giraffe ed alle gazzelle
    ninna nanna per le farfalle
    per chi vive sotto le stelle
    ninna nanna alle tartarughe
    alle lumache e alle coccinelle
    che si posano sulla pelle
    e ci portano la fortuna
    ma la bimba ha la pelle scura
    la coccinella si mette paura
    niente ninna alla bimba mia
    niente ninna né fantasia
    che la ninna non è per tutti
    niente ninna bambina mia
    la mia bimba ha la pelle scura
    e la ninna si mette paura

    Oi ni oi ne niente ninna per l’uomo ne’
    i ni oi ne niente ninna per me e per te
    oi ni oi ne niente ninna per l’uomo ne’
    oi ni oi na solo ninna per l’uomo bia’

    Niente ninna per il barcone
    che non ha una destinazione
    niente ninna ai cadaveri in mare
    anche i pesci dovranno mangiare
    niente ninna alla nonna amelia
    che dondolando sopra la sedia
    raccontava del nonno ch’è morto
    prima di entrare nel mitico porto
    niente ninna alla gente che accoglie
    un bambino un fratello una moglie
    niente ninna alla gente che salva
    una donna aggrappata alle doglie
    niente ninna a chi vive a #Riace
    niente nobel per la pace
    niente ninna a chi dà una mano
    niente ninna per Mimmo Lucano

    https://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=60775&lang=fr
    #migrations #Mimmo_Lucano #Domenico_Lucano #résistance #accueil #enfants #ninna_nanna #berceuse #chanson #musique

  • Migranti, così l’Italia incoraggia il rimpatrio «volontario»

    L’Italia finanzia programmi anche nei paesi di transito per favorire il ritorno in patria dei migranti. Spesso, però, chi accetta lo fa solo per salvarsi dalla detenzione, rinunciando ad altre possibilità.

    Sono più semplici da effettuare, meno burocratici e più presentabili all’opinione pubblica rispetto alle espulsioni forzate. Convengono allo Stato, perché il viaggio avviene su voli di linea e senza scorta. E convengono alle persone interessate, che possono rientrare nel proprio paese d’origine senza coercizione e potendo beneficiare in alcuni casi di un supporto, anche economico, alla reintegrazione. O almeno, così dovrebbe essere.

    I numeri parlano chiaro: l’Italia sta puntando sempre più sui cosiddetti “rimpatri volontari”. Secondo i dati del ministero dell’Interno, nel 2025 «sono stati 1.313 gli extracomunitari irregolari allontanatisi volontariamente in esecuzione di un provvedimento di espulsione» (rimpatri “ottemperanti”) e 675 quelli che l’hanno fatto beneficiando di «specifici progetti di assistenza e reintegrazione all’estero» (rimpatri “volontari assistiti”), con un aumento del 66,4 per cento per i primi e del 133 per cento per i secondi rispetto al 2024.

    Lo scorso marzo, la maggioranza in commissione Affari costituzionali al Senato ha proposto un emendamento al decreto Sicurezza per istituire incentivi economici a favore degli avvocati i cui assistiti accettano il rimpatrio volontario.
    Quale alternativa?

    «In Italia, il rimpatrio volontario è stato introdotto in maniera strutturale nel 2011, ma con numeri bassi e rivolto principalmente a cittadini stranieri con regolare permesso di soggiorno che sceglievano di tornare in patria – spiega a lavialiberaEleonora Celoria, avvocata e ricercatrice presso l’istituto indipendente Fieri (Forum internazionale ed europeo di ricerche sull’immigrazione) –. Negli ultimi due anni, invece, questa misura ha avuto un forte impulso, rivolta soprattutto ai migranti in situazione irregolare, e qui emergono le contraddizioni rispetto alla reale volontarietà. Se la persona è già destinataria di un ordine di espulsione, la proposta del rimpatrio volontario rischia di essere un ricatto: ’Parti da solo e non useremo misure coercitive’».

    A maggior ragione se questa possibilità viene presentata a chi si trova rinchiuso nei Centri di permanenza per il rimpatrio (Cpr): «Frequentandoli da avvocata, mi è capitato spesso di incontrare assistiti ai quali la polizia ha proposto il rimpatrio volontario come alternativa a quello coattivo, che significa essere svegliati alle 4 di notte, portati in aeroporto e caricati su un volo charter. A Torino c’è un ispettore che si occupa solo del coordinamento di questi rimpatri, che fatico a chiamare volontari».

    Teresa Florio, operatrice del centralino Sos Cpr, racconta a lavialibera di aver ricevuto negli ultimi anni numerose segnalazioni di questo tipo: «Spesso sono persone disperate che accettano perché non ce la fanno più a stare nel Cpr, non perché desiderino veramente tornare nel paese d’origine. Ricordo il caso di una persona con gravissimi problemi d’asma: non potendo tenere medicinali con sé e non essendoci un campanello in cella, durante le crisi non aveva altro modo per ricevere assistenza se non sbattere piedi e mani contro la porta blindata. Ha firmato per il rimpatrio volontario perché era allo stremo. Altre persone, una volta tornate in patria, ci hanno detto di non aver ricevuto i contributi promessi».
    Il ruolo dell’Oim

    Dal 2024, tutti i rimpatri volontari assistiti dall’Italia sono gestiti dall’Organizzazione internazionale per le migrazioni (Oim), che si è aggiudicata un bando da 15 milioni di euro dal Fondo asilo, migrazione e integrazione (Fami), gestito dal ministero dell’Interno con risorse europee, per accompagnare entro il 2029 un numero di 4.950 cittadini stranieri a tornare nel paese d’origine.

    Il progetto, intitolato Ri.vol.are in re.te, prevede un percorso di «counseling» individuale volto a verificare che la scelta sia «libera, informata e presa in assenza di qualsiasi tipo di coercizione» e definire un «piano di reintegrazione». In caso di assenso dell’interessato e delle autorità competenti, si procede al rimpatrio e all’erogazione di un contributo economico: 615 euro per le «prime necessità» e 2.000 euro (più altri 1000 per eventuali familiari a carico) in «beni e servizi per la realizzazione di progetti di reintegrazione».

    Segue poi la fase di monitoraggio post-rimpatrio, della durata di almeno sei mesi, durante i quali gli operatori Oim nel paese d’origine verificano che il reinserimento vada a buon fine. Stando ai dati comunicati a lavialibera da Oim Italia, da gennaio 2024 a marzo 2026, 1.197 migranti sono rientrati nel proprio paese attraverso il progetto. Altri 900 percorsi circa sono stati avviati ma non completati perché sono ancora in fase di esecuzione, la persona interessata ha cambiato idea o le autorità competenti non hanno dato il via libera.

    L’organizzazione ha fatto sapere di non avere dati su quanti dei percorsi completati abbiano riguardato persone oggetto di ordini di espulsione, «perché non è un’informazione che viene raccolta come elemento rilevante nell’ambito del programma», che «si basa sulla decisione volontaria della persona di fare ritorno nel proprio paese, indipendentemente dalla sua posizione amministrativa o dall’eventuale esistenza di provvedimenti di allontanamento».

    Il manuale operativo del programma cita esplicitamente tra i potenziali beneficiari «i destinatari di un provvedimento di espulsione amministrativa», come anche «i richiedenti asilo trattenuti nei Cpr», ma Oim assicura che «nessuno dei migranti assistiti nel ritorno con il progetto di in corso di attuazione ha richiesto di accedere al programma da un Cpr».

    Il 42 per cento dei percorsi attivati, sempre secondo i dati forniti dall’organizzazione, ha riguardato persone con «vulnerabilità gravi»: «problemi sanitari, fragilità psicologiche o psichiatriche, marginalità socio-economica, vittime di violenza domestica o di tratta». In questi casi, «la presa in carico può includere il coinvolgimento della rete territoriale, visite mediche specialistiche, l’attivazione di servizi sanitari o sociali o un accompagnamento più stretto» prima, durante e dopo la partenza.

    «Alcune testimonianze che abbiamo raccolto raccontano che la valutazione delle possibilità di tornare in sicurezza, anche alla luce delle vulnerabilità, è un po’ approssimativa e che la fase della reintegrazione è spesso inefficace, tra assenza di supporto logistico e fondi mai consegnati», puntualizza Celoria. I rimpatri “volontari”, poi, non sono monitorati da un’autorità indipendente, come il Garante dei detenuti fa invece per le espulsioni forzate, e non prevedono assistenza legale.

    Così, il rischio è che i cittadini stranieri irregolari che accettano questa opzione rinuncino senza saperlo ad altre strade garantite dalla legge, come il ricorso contro il provvedimento di espulsione. «Il rimpatrio volontario può senz’altro essere una soluzione preferibile a quello forzato, a patto però che sia scelto nella piena consapevolezza del percorso e delle alternative – conclude Celoria –. Spesso, però, non è così».
    L’esternalizzazione dei rimpatri

    L’Italia non si limita a organizzare rimpatri “volontari” dal proprio territorio. Da quasi dieci anni, in linea con quanto fanno altri Stati europei, il governo finanzia anche programmi dedicati nei paesi di transito. Stando all’elenco degli accordi stipulati dalla Farnesina, negli ultimi dieci anni il ministero ha versato quasi 90 milioni di euro, quasi tutti in favore dell’Oim, per iniziative che comprendono l’esecuzione di rimpatri volontari assistiti da Libia, Tunisia, Niger, Costa d’Avorio, Sudan, Libano, Siria, Giordania e Iraq.

    Nell’aprile del 2025, da ultimo, il ministero degli Esteri e quello dell’Interno hanno annunciato l’avvio di una nuova iniziativa di questo tipo: altri 20 milioni di euro per permettere a 3.300 migranti vulnerabili presenti in Algeria, Libia e Tunisia di tornare nel proprio paese d’origine «in modo sostenibile ed efficace», sempre con la collaborazione dell’Oim.

    Anche in questo caso, le condizioni in cui si trovano le persone a cui viene proposto il ritorno sollevano dubbi rispetto alla reale volontarietà della scelta, come spiega a lavialibera l’avvocata Adelaide Massimi dell’Associazione per gli studi giuridici sull’immigrazione (Asgi), tra le realtà promotrici della campagna Voluntary humanitarian refusal contro «l’uso strumentale dei rimpatri volontari assistiti dai paesi di transito»: «In Libia e Tunisia, questa soluzione viene spesso proposta a chi si trova nei centri di detenzione per migranti, dove sono documentate continue violazioni dei diritti e dove le persone rimangono finché non riescono a pagare il riscatto o vengono vendute come forza lavoro. Le stesse Nazioni Unite hanno più volte sottolineato che, laddove non ci sono alternative o l’unica è la detenzione indeterminata, non si può parlare di rimpatrio volontario, ma si tratta di espulsioni mascherate».

    Lo raccontano bene le parole di Saikou Tunkara, giovane gambiano che nel 2017 ha beneficiato di un programma di ritorno “volontario” dalla Libia, dove era detenuto in una delle prigioni per migranti: «Non è che ci abbiano costretto con la forza, ma la scelta era tornare a casa o morire in prigione. I libici ce lo dicevano chiaramente», ha raccontato alla ricercatrice Viola Castellano per Allegra Lab.

    Non solo: molti di questi progetti si rivolgono specificamente a soggetti considerati vulnerabili, come donne, minori, vittime di tratta e persone con particolari esigenze mediche, che avrebbero quindi diritto a chiedere protezione, ma non possono – salvo rari casi presi in carico dalle organizzazioni internazionali – perché né la Libia né la Tunisia offrono un sistema d’asilo funzionante.

    «Gli operatori dovrebbero valutare attentamente i rischi legati al rimpatrio, ma le testimonianze che abbiamo raccolto ci dicono che questa verifica è molto blanda – continua Massimi –. Così, chi torna rischia di finire nelle stesse situazioni di violenza, persecuzione e sfruttamento da cui era fuggito».
    Le critiche dell’Onu

    Il 30 aprile 2025, i relatori speciali Onu sul traffico di esseri umani, sui diritti umani dei migranti e il gruppo di lavoro sulla detenzione arbitraria hanno inviato una lettera al governo italiano esprimendo «preoccupazione» rispetto alle «accuse di gravi violazioni dei diritti umani» legate ai programmi di rimpatrio volontario implementati dall’Oim in Libia con il sostegno di Roma.

    «Donne, minori, vittime di tratta e persone con vulnerabilità mediche sono state rimpatriate direttamente dai centri di detenzione libici in assenza di adeguate misure di salvaguardia o garanzie procedurali, il che può costituire una violazione dell’obbligo di non punibilità, di garantire assistenza, protezione e accesso alla giustizia, del principio di non refoulement e del divieto di espulsioni collettive», si legge nel documento.

    La stessa Oim afferma, nel report sull’andamento del programma in Libia relativo al periodo febbraio-luglio 2024, che il 57 per cento dei rimpatriati “volontari” si trovava in un centro di detenzione. Tra loro anche vittime di tratta, minori e persone con vulnerabilità mediche. «In assenza di alternative alla detenzione indeterminata, i migranti, i rifugiati e i richiedenti asilo potrebbero essere costretti ad accettare il rimpatrio laddove rischiano di essere esposti alle stesse condizioni di insicurezza da cui sono fuggiti – prosegue la lettera degli esperti Onu –. L’assenza di assistenza adeguata rende improbabile che i beneficiari siano stati in grado di fornire consenso libero e informato».

    Il 21 luglio scorso, il governo italiano ha risposto affermando «la natura interamente volontaria della procedura di rimpatrio», che «rispetta pienamente i diritti dell’individuo» e ha «effetti positivi sul beneficiario». Nessuna replica nel merito all’obiezione dell’assenza di alternative. Lo scorso 25 ottobre, la maggioranza alla Camera ha inoltre approvato una mozione che dichiara il sostegno dell’Italia alla realizzazione in Libia di «70 centri di accoglienza in aree prossime ad aeroporti da dove poter effettuare i rimpatri».
    Rimpatriati e abbandonati

    Le critiche degli esperti Onu riguardano anche ciò che succede dopo il ritorno: i programmi promettono un «supporto alla reintegrazione» che comprende sovvenzioni per iniziare un’attività lavorativa, ma il contributo, si legge nella lettera, «è limitato e non tiene conto del contesto specifico» e «non è chiaro in che modo l’assistenza contribuirebbe a garantire salari equi, condizioni di lavoro sicure e l’accesso ai servizi essenziali».

    Diverse testimonianze parlano addirittura di contributi economici mai corrisposti, oppure solo in parte: «Ci hanno promesso tante cose che poi non abbiamo mai visto – ha raccontato ancora Saikou Tunkara –. In ogni caso, il poco che danno non permette di iniziare un’attività, per cui molti hanno fallito, altri si sono rimessi in viaggio».

    «Mi hanno dato 14mila naira (8 euro) e poi altri 80mila (50 euro) su una carta bancomat», ha raccontato H., donna nigeriana vittima di sfruttamento sessuale anche lei passata per la detenzione e le violenze in Libia prima di accettare il rimpatrio. «Una volta arrivata – si legge nella testimonianza raccolta dai promotori della campagna Voluntary humanitarian refusal – ho dovuto chiedere i soldi per strada per dare da mangiare alle mie figlie. Dopo diversi mesi ho ricevuto altri soldi, ma la situazione in Nigeria è insostenibile. Ora sono malata, non posso accedere a cure gratuite, non ho abbastanza per pagarmele né per mandare le mie figlie a scuola, e i continui ricoveri non mi permettono di lavorare con regolarità. Qui non vedo nessun futuro per me e per le mie bambine».

    https://lavialibera.it/it-schede-2644-migranti_come_ti_vendo_il_rimpatrio_volontario

    #migrations #sans-papiers #Italie #renvois #expulsions #retours_volontaires #IOM #OIM #chiffres #statistiques #réintégration #alternative (well...) #CPR #rétention #détention_administrative #Fondo_asilo_migrazione_e_integrazione (#Fami) #externalisation #budget #coût

  • Stanze segrete per trattenere i migranti. La mappa esclusiva dei «#luoghi_idonei»

    Negli ultimi tre anni 2.500 cittadini stranieri, prima di essere rimpatriati, sono stati trattenuti dalla polizia nei cosiddetti «luoghi idonei», di cui nessuno vuole parlare. Ecco in quali città si trovano e cosa succede all’interno

    Una persona va in questura per rinnovare il permesso di soggiorno, ma dall’ufficio le dicono che ci sono problemi con i documenti. D’un tratto diventa irregolare sul suolo italiano, un clandestino o una clandestina da rimpatriare. Inizia così quella che i burocrati definiscono “detenzione amministrativa”: seppure non abbia commesso alcun crimine, quella persona viene privata della libertà personale, spesso senza opportune tutele.

    Gli agenti la portano in una stanza, dove passerà dalle 24 alle 144 ore in attesa di essere imbarcata su un aereo diretto al suo paese d’origine. Nel frattempo, non può lasciare l’edificio e, in alcune strutture, le viene tolto il telefono e può solo chiamare i parenti più stretti e l’avvocato.

    Questi posti si chiamano luoghi idonei ed esistono dal 2018. Ogni anno ci finiscono dentro centinaia di uomini e donne, almeno 2.445 nel triennio 2023-2025. Spazi a cui al momento possono accedere solo i garanti, invisibili a tutti gli altri e dei quali nessuno ha voglia di parlare; non esiste neppure un elenco che ne indichi la posizione o numeri che spieghino quanto e come siano utilizzati. Per ricostruire dove si trovano e, soprattutto, per capire cosa succede al loro interno, lavialibera li ha mappati in esclusiva, ottenendo i dati su trattenimenti e rimpatri.

    Cosa sono e come funzionano i luoghi idonei

    I luoghi idonei sono comparsi per la prima volta nel 2018, quando l’allora ministro dell’Interno Matteo Salvini ha firmato il decreto Sicurezza che modificava il Testo unico sull’immigrazione del 1998. In particolare, all’articolo 4 della norma per la prima volta si fa riferimento a «strutture diverse e idonee nella disponibilità dell’autorità di pubblica sicurezza», da utilizzare «nel caso in cui non ci sia disponibilità di posti» nei Centri di permanenza per il rimpatrio (Cpr).

    Chi non è in grado di mostrare agli agenti di polizia un valido documento di soggiorno è trattenuto in questura e accompagnato in queste stanze: entro 48 ore il giudice di pace deve indicare il giorno dell’udienza di convalida e, se autorizza la permanenza, il trattenimento si prolunga fino alla data dell’effettivo allontanamento. Per quest’ultimo passaggio possono essere necessarie altre 48 ore. Martina Stefanile è un’avvocata di Napoli specializzata in diritto dell’immigrazione. Negli ultimi anni ha seguito i procedimenti di espulsione e trattenimento di alcuni cittadini stranieri che da un momento all’altro sono stati privati della libertà senza opportune tutele.

    A lavialibera ha spiegato come funziona il meccanismo: «Le casistiche sono disparate. È successo che la persona si sia presentata all’ufficio della questura per rinnovare il permesso di soggiorno o per chiedere asilo, e che sia stata raggiunta da un provvedimento espulsivo e trattenimento per mero errore». A quel punto, spesso senza che il cittadino straniero abbia possibilità di fare ricorso, la questura chiede al giudice di pace di autorizzare il trattenimento in «locali idonei nella disponibilità dell’autorità di pubblica sicurezza».

    «Possiamo dire che il giudice autorizzi a occhi chiusi – continua Stefanile – nel senso che non conosce questi locali, non sa nemmeno dove si trovino. Questo viola le normative europee, secondo cui il confinamento può avvenire solo in luoghi determinati». Le regole che gli agenti seguono nel trattamento sono decise dalle singole questure, che dovrebbero tener conto delle norme nazionali e comunitarie che tutelano la dignità umana. In pratica, però, questi regolamenti non sono resi pubblici, ufficialmente per «questioni di sicurezza». Secondo quanto stabilito dal ministero dell’Interno, gli standard da applicare sono quelli dei Cpr, già oggetto di numerose polemiche.

    Per Federica Borlizzi, avvocata e operatrice legale della Coalizione italiana libertà e diritti civili (Cild), «nei locali idonei le criticità dei Cpr rischiano di essere ancora maggiori, perché alla fragilità della base normativa si sommano minore trasparenza, minore controllo dall’esterno e il pericolo concreto che in luoghi più invisibili e meno regolati diritti già debolmente garantiti nei Cpr come salute, informazione, difesa, comunicazioni con l’esterno, condizioni materiali dignitose, risultino ancora più compressi».

    La persona trattenuta rimane in questura con gli indumenti che indossava al momento del fermo. I documenti ed eventuali oggetti personali come cellulari, zaini e orologi devono essere consegnati ai poliziotti, che li restituiranno solo all’uscita.

    Alcune questure permettono l’utilizzo del telefono, altre concedono di chiamare solo pochi contatti, come l’avvocato e i propri cari. Le condizioni di detenzione amministrativa lasciano a desiderare e in molti casi i luoghi idonei sono tutt’altro che tali. Addirittura in 11 città le persone sono trattenute nelle camere di sicurezza, spazi che in teoria sarebbero destinati a chi è in stato di fermo o di arresto, e solo in via eccezionale utilizzate per i trattenimenti.

    A Milano la situazione è critica: non c’è la doccia, le coperte non vengono lavate e mancano i cuscini. «Non è compatibile con uno Stato di diritto privare della libertà persone che non hanno commesso reati, ma si trovano in violazione di regole amministrative su ingresso e soggiorno – dice Borlizzi –, ed è ancora meno compatibile farlo in luoghi la cui collocazione e i cui standard restano opachi». Poi, il giudice di pace convalida o meno il trattenimento.

    «Il verbale rilasciato – prosegue Stefanile – viene compilato mettendo una crocetta sulla casella “autorizzo” o “non autorizzo”, senza alcuna valutazione di tipo oggettivo o soggettivo che verifichi l’idoneità della permanenza in questi locali». Dai tempi del covid, i giudici di pace hanno la possibilità di completare la procedura direttamente online e, tra le altre cose, non è prevista una visita medica che accerti le condizioni di salute della persona trattenuta, come invece avviene nei Cpr. Visti i tempi stretti per completare il rimpatrio, la questura accelera la pratica acquistando il biglietto aereo (che poi verrà rimborsato dalla prefettura), e lo intesta alla persona da espellere. In tal modo, dal momento del primo trattenimento al rimpatrio il cittadino straniero potrebbe rimanere nelle mani dello Stato all’incirca sei giorni.
    La mappa dei luoghi idonei

    Fino al 2023 (ma i dati si riferiscono al 2022) nella Relazione curata dal garante delle persone private della libertà personale, Mauro Palma, è stato possibile consultare il censimento di queste stanze. Dal documento si evince che 36 questure avevano dichiarato di disporre di locali idonei adibiti al trattenimento dei cittadini stranieri nella fase di esecuzione dell’espulsione, mentre 15 avevano riferito di utilizzare per lo stesso scopo le camere di sicurezza.

    L’ex garante Mauro Palma: «Parlare di “luoghi idonei” lascia passare il messaggio che è accettabile trattenere delle persone, in modo opaco e invisibile all’opinione pubblica, senza controllo effettivo sulle garanzie per i loro diritti»

    Già all’epoca il garante aveva espresso molte perplessità su queste stanze: «Pur considerando positivamente il ricorso a forme di trattenimento più brevi, e al netto delle numerose criticità che tali ambienti allestiti all’interno delle questure presentano in termini di condizioni materiali, assenza di servizi, garanzie e controlli esterni, questa propensione per l’accelerazione dei rimpatri forzati non deve essere sottovalutata».

    Il paragrafo si concludeva con una nota amara: «Procedure più rapide di allontanamento hanno l’effetto di amplificare la portata dell’agire coercitivo aumentandone la potenza traumatica e afflittiva sulla persona». Terminato il mandato di Palma, la pubblicazione è stata interrotta. A lavialibera, un componente del collegio dell’attuale garante nazionale, Mario Serio, ha spiegato che «a breve sarà pubblicata la relazione al parlamento 2023/2024 contenente anche i dati relativi al funzionamento delle strutture diverse e idonee». Dati che nel 2026 arrivano già vecchi. Per conoscere ciò che ancora non è pubblico, abbiamo mandato una serie di accessi civici alle questure, scoprendo che a fine 2025 sono 50 quelle che gestiscono luoghi idonei, mentre 10 utilizzano le camere di sicurezza.

    A Milano esistono entrambi in aggiunta al Cpr. Inoltre, negli ultimi tre anni il numero delle persone trattenute si è moltiplicato: 309 nel 2023, 906 nel 2024 e 1.225 nei primi dieci mesi del 2025. Nell’ultimo triennio, le tre città che hanno più ricorso a queste modalità di trattenimento risultano essere Milano (765), Brescia (235) e Napoli (231). In altre province, i locali ci sono ma non sono mai stati utilizzati. Anche la provenienza dei cittadini stranieri è variegata, con 46 paesi censiti tra cui tre europei: Francia, Grecia e Romania. Meno precisi sono, invece, i dati ottenuti sui rimpatri effettuati direttamente dai locali idonei. Negli ultimi tre anni, 1.685 persone sono state imbarcate su voli diretti in paesi extra Ue, mentre 75 sono state trasferite nei Cpr o espulse. Per quanto riguarda le dimensioni delle stanze e i regolamenti interni, alcuni uffici hanno risposto alle nostre domande, mentre altri hanno preferito non rilasciare dichiarazioni, spiegando che si tratta di documenti legati a questioni di sicurezza e che quindi non possono essere divulgati.

    Per capire cosa avviene davvero nei luoghi idonei non resta quindi che affidarsi alle uniche due ispezioni del garante, che a marzo e luglio 2025 ha visitato quelli di Milano e Livorno, rendendo poi disponibili le relazioni un anno e mezzo dopo. Incrociando i contenuti del documento e i dati ottenuti da lavialibera, emerge che nel capoluogo lombardo le strutture sono malridotte. Nella città toscana, i locali idonei sono entrati in funzione due anni fa: nel 2024 sono state trattenute 7 persone, 28 nel 2025. Delle 108 richieste di accesso civico inviate, in 13 casi le istituzioni non hanno risposto né alla prima istanza né al sollecito. Non abbiamo ottenuto informazioni su Ancona, Ascoli Piceno, Bari, Belluno, Caltanissetta, Caserta, Grosseto, Messina, Piacenza, Rovigo, Salerno, Torino e Trieste. Oltre alle questure, i luoghi idonei sono presenti anche negli aeroporti: nel momento in cui scriviamo è in corso il riesame dell’istanza per ottenere i dati che il ministero dell’Interno non ha ancora fornito.

    Cosa succede nei luoghi idonei?

    La legge sui luoghi idonei entrata in vigore otto anni fa era talmente generica nella sua formulazione che nel 2020 il garante Palma aveva chiesto che fossero specificati tempi e modi di utilizzo, vista la vaghezza della definizione di “idoneo”. «La legge non definisce in modo sufficientemente preciso quali luoghi possano essere usati, con quali requisiti materiali, organizzativi e di tutela, lasciando un margine molto ampio all’amministrazione di pubblica sicurezza. Questa indeterminatezza comporta delle evidenti tensioni con l’articolo 13 della Costituzione», spiega l’avvocata Borlizzi.

    All’epoca il dicastero guidato da Luciana Lamorgese (governi Conte II e Draghi) aveva recepito alcune raccomandazioni del garante e definito regole più chiare, senza però arrivare alla pubblicazione di una mappa. Era stato comunque stabilito che i locali fossero «un surrogato dei Cpr» e che quindi all’interno dovessero valere gli stessi diritti: la tutela della salute, la custodia degli affetti personali, il servizio mensa, i colloqui con gli avvocati e con gli assistenti socio-psicologici, la corrispondenza epistolare o telefonica, la compilazione dei registri delle entrate e degli eventi critici. In realtà, dalle poche informazioni in nostro possesso, i comportamenti delle questure possono essere discrezionali.

    Alcune questure hanno chiesto dei fondi al governo per ristrutturare gli edifici e potere ospitare cittadini stranieri in attesa di rimpatrio. In particolare, consultando i documenti sullo stato di avanzamento del Fondo asilo migrazione integrazione (Fami) presentato a maggio 2025, nel periodo 20212027 il Ministero e la polizia hanno proposto due tipi di progetto: il primo, da 10 milioni di euro, prevede la ristrutturazione degli spazi all’interno delle questure; il secondo, da 1,5 milioni, riguarda invece gli aeroporti.

    Ma se per i cantieri nelle questure la fase progettuale sta andando avanti, per i lavori negli aeroporti i finanziamenti sono ancora da confermare. In ogni caso, nell’aggiornamento della valutazione intermedia del Fondo si legge che il numero delle «presenze irregolari sul territorio italiano» è in aumento e non ci sono abbastanza luoghi idonei dove trattenere le persone prima del rimpatrio forzato. La soluzione prospettata è chiara: costruire nuovi centri. Dove? A Foggia, Taranto, Isernia, Mantova, Reggio Emilia, Vicenza e La Spezia.
    Braccio di ferro per avere trasparenza sui luoghi idonei

    Sulla carta, i diritti che devono essere rispettati nei Cpr e nei luoghi idonei sono equiparati, ma rimangono da chiarire almeno due grandi coni d’ombra: la salute e l’accesso all’interno dei locali. Il 6 giugno 2025, dopo una richiesta formulata da Asgi, il presidente della sezione Immigrazione presso il giudice di pace di Napoli ha dichiarato «di non aver mai effettuato controlli o accessi ispettivi presso le strutture utilizzate come luoghi idonei, di non possedere verbali di accesso relativi alle visite ispettive svolte e di ritenere tale compito estraneo alle proprie competenze, attribuendolo invece all’Ufficio prevenzione generale e soccorso».

    Una risposta simile è arrivata qualche giorno dopo dall’Ufficio di prevenzione dell’Asl Napoli 1 Centro: «Per il trattenimento nelle strutture idonee non è previsto nessun tipo di intervento da parte della Asl se non su eventuale richiesta della questura». Infine, c’è la questione dell’accesso da parte di soggetti terzi. A Bergamo, dove, secondo i dati raccolti da lavialibera, tra il 2023 e il 2025 sono stati trattenuti 28 cittadini, una recente sentenza cautelare del Tar ha annullato il provvedimento della prefettura, che aveva negato ad Asgi l’accesso ai locali idonei per «esigenze di sicurezza, privacy e logistica».

    Una motivazione che si è scontrata con la posizione degli avvocati Asgi, secondo cui «l’idoneità di una struttura al trattenimento presuppone anche la sua apertura al controllo esterno, condizione indispensabile per garantire trasparenza, dignità e rispetto dei diritti umani». Ed è proprio per questo che anche la società civile ha il diritto a entrare in questi spazi. Non resta quindi che attendere la decisione di merito per capire quali persone, associazioni, enti sono legittimati a vigilare su questi luoghi di privazione della libertà.

    https://lavialibera.it/it-schede-2635-trattenimento_dei_migranti_nei_luoghi_idonei_la_mappa_esc
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    • Il buco nero dei “luoghi idonei alla detenzione”

      Stanze di detenzione di cui nessuno parla. Sono all’interno delle questure, liberalizzate dal decreto Salvini. Usate per le persone che vanno a chiedere il permesso di soggiorno, ora sono diventate una terra di nessuno fuori da ogni forma di controllo. In Italia ci sono luoghi di detenzione più invisibili delle carceri e dei centri di permanenza per i rimpatri (Cpr). Sono i cosiddetti luoghi idonei presso le questure e le zone di transito aeroportuali. Qui i cittadini stranieri in attesa di esecuzione del rimpatrio vengono trattenuti per ore, se non per giorni, in un contesto normativo grigio, dove non esistono tutele e monitoraggio. Se le carceri italiane sono un buco nero della democrazia e i Cpr dei lager di stato, i luoghi idonei presso le questure e le zone di transito aeroportuali sono aree di detenzione amministrativa discrezionale che per la legge è come se non esistessero, ma a cui il governo sta facendo sempre più ricorso.

      Nel 2018 in Italia è entrato in vigore il cosiddetto “Decreto Salvini”. La legge, sbandierata come argine al boom degli sbarchi, è intervenuta tra le altre cose sul tema della detenzione amministrativa degli stranieri in attesa di rimpatrio, prevedendo che essa potesse avvenire non più solo nei Cpr, ma anche in “strutture diverse e idonee nella disponibilità dell’Autorità di pubblica sicurezza”, nel caso in cui negli stessi Cpr non ci fosse più posto.

      È con questa formula molto generica che in Italia è stata inaugurata la stagione dei luoghi idonei presso le questure. Succede che persone che si trovano sul territorio italiano da anni vengano convocate in questura per informazioni relative al rinnovo del permesso di soggiorno e si ritrovino invece sbattuti in una cella e poi, nel peggiore dei casi, imbarcati su un volo verso il loro paese di origine.

      Hassan è arrivato in Italia da ormai oltre dieci anni. Ha ottenuto un permesso di soggiorno per protezione speciale, in patria subiva discriminazioni per una malattia da cui è affetto. In Italia si è costruito una vita e ha lavorato con contratti regolari. Il governo Meloni nel 2023 ha cancellato la tipologia del suo permesso di soggiorno, che intanto gli è pure scaduto. Qualche tempo fa la questura di Milano gli ha detto di presentarsi negli uffici con il passaporto, senza dargli ulteriori dettagli.

      “Mi hanno fatto aspettare in sala d’attesa, poi sono arrivati gli agenti che mi hanno sequestrato il permesso scaduto, la mia carta d’identità italiana e il mio passaporto e mi hanno messo in una cella dicendo che entro poche ore mi avrebbero rimpatriato”, racconta. “Non avrei mai pensato di poter ricevere un trattamento simile, dopo aver vissuto e lavorato per anni in Italia”. La prassi prevede che le persone straniere trattenute nei locali della questura possano rimanerci per un massimo di 96 ore, durante le quali deve avvenire la convalida del rimpatrio del Giudice di pace. Il problema è che non esiste una legge a disciplinare questa restrizione della libertà personale. Che dunque si trasforma in una forma di detenzione grigia e arbitraria, fuori da ogni forma di controllo e in violazione di quelli che, normalmente, sarebbero i diritti dei detenuti.

      Hassan è stato diverse ore nella cella della questura. “Mi hanno sequestrato il cellulare, mi hanno dato un pantalone sporchissimo e usato da altre persone, io non avevo niente con me perché ero andato in questura pensando di restarci pochi minuti”, racconta. “C’era un materassino molto sottile su cui dormire, mentre per andare in bagno dovevi chiedere il permesso agli agenti che ti accompagnavano. Lì dovevi stare con la porta aperta, sotto sorveglianza. La mia privacy è stata violate”. Alla fine il Giudice di pace non ha convalidato l’espulsione e Hassan è uscito dalla questura da uomo libero.

      Anche Adem, 31 anni, ha passato qualcosa di simile. Arrivato in Italia da bambino, dopo un lungo periodo di regolarità non ha più ricevuto risposta per il rinnovo del permesso di soggiorno, che intanto è scaduto. Lo scorso luglio lo hanno fermato per un controllo in strada ed è stato portato in questura. “Avevano già il biglietto pronto per mandarmi in Marocco, era mezzogiorno e l’aereo partiva alle 18”, spiega. “Mi hanno lasciato per sette ore in una cella, mi hanno tolto tutto lasciandomi in mutande senza neanche una coperta e ritirandomi il cellulare”.

      L’ambiente era una sorta di discarica: “Era sporchissimo, i muri cadevano in terra, il bagno era tutto nero. Mi hanno dato da mangiare del riso ma dentro c’erano le larve. Chissà da quanti giorni era lì”. Adem è affetto da una malattia cardiaca, ha provato a spiegarlo agli agenti e a un certo punto ha finto un malore. Quando è stato portato in ospedale gli esami hanno confermato la sua sindrome e una volta in questura è stato liberato per le sue condizioni di salute. “Ho messo in scena un malore perché era l’unico modo per andare in ospedale e dimostrare che sono un soggetto fragile”, spiega.

      Come sottolinea in un report l’Associazione per gli Studi Giuridici sull’Immigrazione (Asgi), “nessun protocollo è in essere con il servizio sanitario nazionale e i trattenuti non vengono sottoposti ad alcuna visita di idoneità prima di accedere alla struttura; questo perché, sostiene la questura, non vi è alcuna prescrizione di legge in tal senso”. Ma non è l’unica mancanza. Sempre l’Asgi denuncia che durante la detenzione “il diritto di presentare reclami al Garante, il diritto di corrispondenza con l’esterno e perfino il diritto a un pasto caldo sono di fatto condizionati alla disponibilità dell’operatore di turno”.

      Raccontare i luoghi idonei presso le questure non è facile, perché il loro monitoraggio è di fatto precluso. Abbiamo fatto richiesta alla prefettura di Milano per potervi fare visita, ma non abbiamo ricevuto risposta. Anche l’Asgi aveva ricevuto il rigetto al sopralluogo dalla questura di Milano, che poi è stato effettuato nel 2022 grazie al ricorso al Tar. Le richieste di un elenco dei luoghi idonei presso le questure italiane non ha mai avuto seguito e oggi non si sa quante siano e dove siano, né quante persone ci siano passate. Incrociando le varie testimonianze, solo a Milano le presenze sarebbero decine ogni mese.

      In una serie di visite effettuate tra il 2020 e il 2021 ai luoghi idonei di Bologna, Parma e Trieste, il Garante dei diritti dei detenuti ha evidenziato numerose criticità sia dal punto di vista strutturale, chiedendo interventi di adeguamento e ristrutturazione, sia riguardo i diritti di base delle persone straniere recluse, come la comunicazione con familiari e avvocati e l’accesso alle informazioni sul loro status. L’Onu ha lamentato un’assenza di tracciabilità dei luoghi idonei e condizioni detentive che rischiano di tramutarsi in una violazione dell’articolo 17 della Convenzione internazionale per la protezione di tutte le persone dalle sparizioni forzate, che vieta la detenzione segreta.

      I luoghi idonei presso le questure sono zone grigie di detenzione, di cui si sa molto poco. “Negli ultimi tempi è incrementata la loro funzione. Con il nostro sportello stiamo entrando in contatto con sempre più persone coinvolte”, denuncia Cesare Mariani, volontario dello sportello legale Naga. “Molti dei rimpatri ci risultano poco legittimati. Persone che avrebbero diritto a rimanere in Italia o perlomeno a ricorrere contro il provvedimento di espulsione rimanendo sul territorio, da un momento all’altro vengono invece rispedite nel loro paese di origine”.

      Quello che non funziona nei locali idonei è soprattutto l’isolamento totale, che rende molto difficile riuscire a dimostrare il proprio diritto a restare. E si crea anche un cortocircuito istituzionale. “I provvedimenti nel caso di domanda di protezione internazionale arrivano su parere della commissione territoriale e su esecuzione della questura, che sono a loro volta organi soggetti al ministero dell’Interno”, sottolinea Mariani, che chiosa: “Questi attori agiscono su chiare indicazioni politiche, non c’è volontà di tutela”.

      https://ristretti.org/il-buco-nero-dei-luoghi-idonei-alla-detenzione

    • I “locali idonei” al trattenimento dei cittadini stranieri: le criticità del dettato normativo, i rilievi mossi dalle autorità di garanzia e i dati raccolti da ASGI

      Sull’introduzione della fattispecie relativa ai ‘locali idonei’ per il trattenimento dei cittadini stranieri in attesa della convalida dell’accompagnamento immediato alla frontiera

      Il D.L. 113/2018 convertito in L. 132/2018 ha ampliato la tipologia dei luoghi di privazione della libertà destinati alla detenzione amministrativa dei cittadini stranieri in attesa della convalida dell’accompagnamento immediato alla frontiera. Con la modifica del c. 5-bis dell’art. 13 del D.Lgs. 286/1998 (Testo Unico Immigrazione, TUI) è stata infatti introdotta la possibilità per il giudice di pace, su richiesta del Questore, di disporre il trattenimento dei cittadini stranieri sopracitati presso “strutture idonee nella disponibilità dell’Autorità di pubblica sicurezza” nel caso di indisponibilità di posti nei Centri di Permanenza per il Rimpatrio (CPR). Inoltre, qualora anche dopo l’udienza di convalida permanga l’indisponibilità di posti nelle sopracitate strutture di cui all’art. 14 del D.Lgs. 286/1998, è possibile disporre il trattenimento dei cittadini stranieri in “locali idonei presso l’ufficio di frontiera interessato, sino all’esecuzione dell’effettivo allontanamento e comunque non oltre le quarantotto ore successive all’udienza di convalida”. L’articolato in questione non veniva abrogato né ulteriormente integrato dal legislatore con il D.L. 130/2020 convertito con modifiche in L. 173/2020, il quale invece conferma l’ampliamento della tipologia dei luoghi di privazione della libertà destinati al trattenimento dei cittadini stranieri in attesa di convalida del rimpatrio coatto, limitandosi unicamente a specificare che ai trattenuti si applicano le disposizioni di cui al secondo comma dell’art. 14 del medesimo D.Lgs: in tali luoghi di detenzione devono essere dunque garantiti adeguati standard igienico-sanitari e abitativi, informazioni relative allo status giuridico, assistenza, rispetto della dignità della persona e libertà di corrispondenza anche telefonica con l’esterno.

      Le criticità del dettato normativo e i rilievi mossi dal Garante nazionale dei diritti delle persone private delle libertà personale e dal Comitato ONU di controllo sull’attuazione della Convenzione internazionale per la protezione di tutte le persone dalle sparizioni forzate

      La norma in oggetto è stata ampiamente criticata[1] da ASGI per via della sua indeterminatezza e per i rilevanti profili di illegittimità costituzionale che ne conseguono, non essendo specificate le modalità del trattenimento e il relativo criterio di idoneità di tali luoghi, la cui valutazione è dunque demandata esclusivamente alla discrezionalità delle autorità di pubblica sicurezza.

      Lo stesso Garante nazionale[2] dei diritti delle persone private della libertà personale accoglieva con preoccupazione la novella normativa, rilevando la criticità dell’assenza di un elenco completo di locali individuati come “idonei” e la mancata determinazione dei criteri oggettivi di idoneità a valenza nazionale, ed evidenziando il conseguente rischio che tali strutture possano sfuggire al controllo preventivo, e dunque all’esercizio delle prerogative di competenza, della stessa autorità nazionale di garanzia. La perdurante sussistenza dei due sopracitati profili di criticità, nonostante gli input in merito ai criteri utili a guidare il vaglio di idoneità forniti dal Garante nell’ambito della interlocuzione avvenuta con il Ministero dell’Interno, veniva nuovamente evidenziata da parte dell’autorità nazionale di garanzia nel parere[3] sul D.L. 130/2020 inviato il 5 novembre 2020 al Parlamento nell’ambito dell’iter di conversione dell’atto governativo.

      In ultimo, ma non meno significativamente, anche il Comitato ONU di controllo sull’attuazione della Convenzione internazionale per la protezione di tutte le persone dalle sparizioni forzate, nelle sue osservazioni conclusive[4] sul rapporto presentato dall’Italia ai sensi dell’articolo 29 della Convenzione del 10 maggio 2019, esprimeva preoccupazione per la mancata pubblicazione dell’elenco dei luoghi “idonei”, che impedisce di fatto al Garante di visitare gli stessi, e per la possibilità che le condizioni di detenzione in tali ambienti potrebbero non essere conformi all’articolo 17 della Convenzione. Il Comitato concludeva raccomandando al governo italiano di pubblicare immediatamente il sopracitato elenco, di garantire l’accesso da parte del Garante nazionale a tali locali, e di ottemperare a quanto disposto dall’articolo 17 della Convenzione[5].

      Le istanze di accesso civico generalizzato presentate da ASGI, le risposte e i dati restituiti dalle Questure e dai valichi di frontiera interrogati

      I dati relativi ai trattenimenti avvenuti dall’entrata in vigore della norma in esame presso i luoghi “idonei” diversi dai CPR e i locali “idonei” presso gli uffici di frontiera non sono stati resi noti dalle amministrazioni competenti. Per questo, ASGI, nell’ambito del progetto In Limine, ha provveduto a sollecitare queste ultime alla pubblicazione di tali informazioni, inviando il 21 luglio 2020 alcune istanze di accesso civico alle autorità interessate in merito al numero di trattenimenti eseguiti, alle strutture individuate e utilizzate a tal fine, alle modalità attuative e condizioni di trattenimento, con indicazione dei criteri di idoneità e della autorità competente alla verifica dell’adeguatezza dei luoghi, alle modalità attuative o protocolli per lo svolgimento di attività di informativa nei confronti dei cittadini stranieri, e alle modalità di svolgimento dei colloqui con i difensori legali.

      Per quanto riguarda le Questure, tutti gli uffici interrogati[6] hanno risposto all’istanza, fornendo, tuttavia, solo parziale riscontro alle richieste avanzate da ASGI, sulla scorta della non ostensibilità di alcune informazioni e di alcuni dati al fine di salvaguardare l’ordine pubblico e per la prevenzione e la repressione della criminalità. Dai dati forniti dagli uffici sopracitati, si rileva tuttavia che presso tutte le Questure interrogate, con l’eccezione di Roma[7], sono già utilizzati i locali ‘idonei’ per il trattenimento dei cittadini stranieri in attesa di convalida dell’accompagnamento immediato in frontiera. Con riferimento al numero di trattenimenti eseguiti, solo alcune delle Questure hanno fornito i dati richiesti, da cui emerge che dal 1 gennaio 2019 al luglio 2020 le stesse hanno trattenuto, nei locali “idonei” individuati (sui quali, come si vedrà di seguito, non hanno fornito ulteriori informazioni), un totale di 393 cittadini stranieri in attesa di convalida del rimpatrio coatto[8]. Pur non avendo tutti gli uffici interrogati fornito i dati relativi alle nazionalità dei trattenuti, si può in ogni caso rilevare che la nazionalità maggiormente interessata da tali trattenimenti risulta essere quella marocchina, seguita, a stretto giro, da quella albanese, e da quella tunisina. Le altre nazionalità coinvolte, seppur in maniera più esigua di quelle appena citate, sono: Moldavia, Senegal, Nigeria, Cina, Palestina, Pakistan, Ghana, Perù, Bosnia, Egitto, Serbia, Ucraina, Bangladesh, Brasile, Colombia, Kosovo, Macedonia, Georgia, India, e Romania.

      Con riferimento ai modi e ai tempi con cui vengono fornite informazioni ai cittadini circa i propri diritti e in particolare al diritto di difesa, all’accesso alla procedura di asilo e ai contatti con il mondo esterno, viene esercitata un’ampia discrezionalità dell’autorità amministrativa nell’individuazione delle sopracitate modalità, come evidenziato dalle risposte fornite dalle Questure interrogate dalle quali emerge un quadro di prassi variegate. Relativamente all’implementazione di attività di informativa ai cittadini stranieri soggetti a trattenimento circa i propri diritti, i tempi del trattenimento, le modalità del rimpatrio, l’accesso al diritto di difesa e alla procedura di richiesta protezione internazionale, a seconda della Questura coinvolta si fa unicamente riferimento all’utilizzo di scheda informativa multilingue per la partenza volontaria, al foglio notizie (che non ha alcun contenuto informativo), o – nel caso di Bologna – ad una scheda informativa relativa al trattenimento ex art. 13 c. 5bis D.Lgs. 286/1998. Nessuno degli uffici interessati sembrerebbe prevedere in ogni caso l’assistenza linguistica, che è riconosciuta, al contrario, unicamente da parte di alcune Questure[9] sulla base di una valutazione caso per caso. Inoltre, tali documenti, la cui compilazione è tra l’altro rimessa al cittadino straniero trattenuto, non fanno alcun riferimento al diritto di accedere alla richiesta di protezione internazionale e, in ogni caso, non assolvono autonomamente ad alcuna funzione informativa. Anche con riferimento alle risposte fornite dagli uffici interrogati in merito allo svolgimento dei colloqui con i difensori legali delle persone soggette a trattenimento ai sensi dell’art. 13 c. 5 bis del D.Lgs. 286/1998, ai luoghi predisposti per tale finalità e alle modalità di comunicazione con gli avvocati e con il mondo esterno, si evidenzia la mancata descrizione delle procedure attuate e dei luoghi individuati al fine di garantire il diritto dei cittadini trattenuti a conferire con i propri difensori e a comunicare con il mondo esterno, essendosi, le Questure interessate, limitate a confermare di garantire il diritto dei cittadini stranieri trattenuti di avere colloqui riservati con i propri difensori e di contattare i propri familiari, anche al fine di recuperare i propri effetti personali.

      In ultimo, con riferimento alle risposte pervenute – e nonostante i solleciti in tal senso dello stesso Garante nazionale dei diritti delle persone private della libertà e dal Comitato ONU sopracitato che hanno invitato le autorità a determinare e rendere noti i criteri oggettivi di idoneità delle strutture con uniforme valenza su tutto il territorio nazionale e alla pubblicazione dell’elenco completo dei locali individuati all’esito del giudizio di idoneità – nessuna delle Questure interrogate ha fornito informazioni relativamente alle strutture[10] e ai luoghi ‘idonei’ individuati e alle modalità di attuazione della privazione della libertà personale[11], comunicando l’esclusione del diritto di accesso alle informazioni e i documenti riguardanti l’organizzazione ed il funzionamento dei servizi di polizia e le strutture strettamente strumentali alla tutela dell’ordine pubblico, ai sensi dell’art. 8 c. 5 del DPR 352/1992. Anche con riguardo ai criteri utilizzati al fine di determinare l’idoneità dei luoghi di trattenimento, tutti gli Uffici coinvolti si sono limitati[12] a fare genericamente riferimento all’interlocuzione avvenuta tra il Ministero dell’Interno e il Garante nazionale e all’indicazione da parte di quest’ultimo di alcuni criteri utili a guidare il vaglio di idoneità, sulla base degli standard europei e internazionali elaborati in materia. Non è chiaro, dunque, se a tale interlocuzione, resa già nota dallo stesso Garante e chiaramente propedeutica alla determinazione e pubblicazione, da parte dell’autorità preposta, dei criteri oggettivi di idoneità delle sopracitate strutture con uniforme valenza su tutto il territorio nazionale, siano seguiti gli auspicati atti amministrativi a valenza nazionale.

      Per quanto riguarda invece i valichi di frontiera interessati, a dicembre 2020 il Responsabile della prevenzione della corruzione e della trasparenza del Ministero dell’Interno confermava quanto già comunicato dai valichi di frontiera di Roma-Fiumicino e Milano-Malpensa nel gennaio 2020 in merito alla mancata realizzazione di tali locali la cui progettazione sembrerebbe essere ancora in fase preliminare[13], con la conseguenza che presso tali valichi di frontiera non sono ad oggi ancora state disposte le misure di trattenimento in esame.

      Al termine di questo riepilogo sul trattenimento in “locali idonei”, evidenziante da un lato le lacune del dettato normativo[14] rilevate dalle autorità di garanzie (il Garante nazionale ed il Comitato ONU) e dall’altro le ombre nell’implementazione evidenziate dai dati raccolti da ASGI tramite le istanze di accesso civico, emerge chiaramente la necessità di un monitoraggio delle modalità, dei luoghi, dei tempi, delle condizioni e dei termini applicativi di implementazione di tale forma di detenzione sui generis al fine di verificare che l’indeterminatezza della norma, che sfugge alla riserva assoluta di legge prevista dall’art. 13 Cost., determini la creazione di aree prive di tutela effettiva ed esposte, quindi, al rischio di arbitri e abusi.

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      [1]https://www.asgi.it/wp-content/uploads/2018/10/2018_10_25_scheda_ASGI_art_2_3_4_DL_Immigrazione_113.pdf; https://www.asgi.it/wp-content/uploads/2018/10/ASGI_DL_113_15102018_manifestioni_illegittimita_costituzione.pdf

      [2] https://www.garantenazionaleprivatiliberta.it/gnpl/resources/cms/documents/17ebd9f9895605d7cdd5d2db12c79aa4.pdf

      [3] https://www.garantenazionaleprivatiliberta.it/gnpl/resources/cms/documents/a4b7703edaea321d90b273c116f1eafd.pdf

      [4] https://tbinternet.ohchr.org/_layouts/15/treatybodyexternal/Download.aspx?symbolno=CED%2fC%2fITA%2fCO%2f1&Lang=en

      [5] Giova rammentare che tale articolo, al suo terzo comma, richiede che ogni Stato contraente assicuri che siano compilati e conservati registri ufficiali relativi alle persone private della libertà, che saranno prontamente messi a disposizione su richiesta da parte di qualunque autorità giudiziaria o altra autorità o istituzione competente autorizzata a ciò dalle legge nazionale o sovranazionale, e che le informazioni contenute in tali documenti debbano comprendere, come minimo, inter alia, la indicazione del luogo di privazione della libertà e l’autorità di esso responsabile.

      [6] Questura di Bergamo, Questura di Milano, Questura di Bologna, Questura di Brescia, Questura di Parma e Questura di Roma.

      [7] Fa eccezione la Questura di Roma che, al 3 agosto 2020, dichiarava di aver continuato a disporre i trattenimenti unicamente presso i CPR presenti sul territorio nazionale non avendo ancora individuato/realizzato dei luoghi ‘idonei’ e non usufruendo di strutture diverse ed idonee nella disponibilità dell’autorità di pubblica sicurezza.

      [8] Di cui 91 trattenuti dalla Questura di Bergamo (79 nel 2019 e 12 nel 2020), 179 dalla Questura di Brescia e 50 dalla Questura di Parma.

      [9] Questure di Milano, Brescia e Parma.

      [10] Solo la Questura di Bergamo riferisce di disporre di camere per il trattenimento di cittadini fermati, utilizzate per la permanenza di cittadini stranieri in fase di esecuzione dell’espulsione ai sensi dell’art. 13 c. 5 bis del D.Lgs. 286/1998 e comunica la non ostensibilità dei documenti relativi alle strutture di polizia, essendo esclusi dal diritto di accesso ai sensi dell’art. 24 c. 6 lett. c) e art. 3 c. 1 lett. d) del decreto del Ministero dell’Interno del 10 maggio 1994 n. 415.

      [11] La Questura di Bergamo si limita ad aggiungere, genericamente, in merito alle modalità di attuazione della privazione della libertà personale, che quest’ultima avviene nel rispetto delle previsioni di legge e con la convalida dell’autorità giudiziaria.

      [12] Ancora una volta ad eccezione della Questura di Bergamo che, sul punto, integra genericamente quanto già riferito dalle altre Questure, riferendo che i criteri utilizzati al fine di determinare l’idoneità dei luoghi di trattenimento sono quelli specifici della normativa di settore, sottoposta ai controlli degli uffici preposti.

      [13] Il valico di Roma-Fiumicino a gennaio 2020 ha inviato gli atti relativi alla progettazione di tali locali, senza fornire informazioni in merito alle tempistiche previste per la realizzazione degli stessi. Dalla documentazione inoltrata in merito alla progettualità per l’individuazione dell’area e la realizzazione dei locali idonei si evince che le autorità stanno predisponendo una vera e propria area di detenzione temporanea presso il varco 1 dell’aeroporto di Roma Fiumicino nell’ottica di un grave ampliamento e decentramento dei luoghi di privazione della libertà personale. Il valico di Milano-Malpensa ha invece comunicato che sono ancora in corso le attività tecniche preliminari per l’individuazione dei suddetti locali che dovrebbero essere realizzati entro la metà del 2022.

      [14] https://www.asgi.it/wp-content/uploads/2018/10/2018_10_25_scheda_ASGI_art_2_3_4_DL_Immigrazione_113.pdf; https://www.asgi.it/wp-content/uploads/2018/10/ASGI_DL_113_15102018_manifestioni_illegittimita_costituzione.pdf

      Foto di Lucia Gennari tratta dal rapporto di Migreurop Rinchiusi ed esclusi: La detenzione informale e illegittima in Spagna, Grecia, Italia e Germania

      https://www.asgi.it/inlimine/i-locali-idonei-al-trattenimento-dei-cittadini-stranieri-le-criticita-del-detta

    • L’altra detenzione amministrativa: i misteriosi “luoghi idonei”

      Squarci di informazione sulla detenzione amministrativa si sono potuti cogliere nel corso di quest’anno, il c.d. “grande pubblico” è stato raggiunto da parole come C.P.R. (Centri di Permanenza per il Rimpatrio), vere e proprie carceri esclusivamente per persone straniere. Luoghi di detenzione dove i migranti perdono la libertà per questioni connesse al loro permesso di soggiorno: detenzione amministrativa per l’appunto. Una vera e propria contraddizione in termini.

      Si è parlato di CPR per le condizioni inumane in cui sono costrette a vivere le persone migranti, private in buona sostanza di ogni diritto fondamentale e costituzionalmente sancito, dalla salute alla comunicazione ad esempio e, soprattutto, spogliate della dignità umana. Il Governo Meloni con il Decreto – Legge n. 124/2023 ha ampliato il termine massimo di permanenza fino ad addirittura diciotto mesi e con l’intendimento di costruire un CPR in ogni Regione. Persone (esclusivamente straniere, è doveroso ribadirlo) che il nostro Stato riduce a fantasmi in attesa di un’espulsione che una volta su due nemmeno avviene. Ed è in fase di costruzione un CPR anche in Albania, sempre su volere del nostro Governo in collaborazione con il suo omologo albanese. Si potrebbe affermare, rimanendo perversamente coerenti con i blackout terminologici, che esportare la detenzione amministrativa è la nuova frontiera.

      Ma i trattenimenti delle persone straniere non avvengono esclusivamente nei CPR ma, altresì, nei “luoghi idonei”. Ovvero?

      Il D.L. 113/2018 – il famigerato primo “Decreto Salvini” – convertito nella L. 132/2018 ha ampliato la tipologia dei luoghi di privazione della libertà destinati alla detenzione amministrativa delle persone straniere in attesa della convalida dell’accompagnamento immediato alla frontiera.

      La modifica dell’art 13 del Testo Unico dell’Immigrazione ha così introdotto la possibilità per i Giudice di Pace, su richiesta del Questore, di disporre il trattenimento dei cittadini stranieri sopracitati presso “strutture idonee nella disponibilità dell’Autorità di pubblica sicurezza” nel caso di indisponibilità di posti nei CPR. Inoltre, qualora anche dopo l’udienza di convalida permanga l’indisponibilità di posti nelle sopracitate strutture (ndr: i CPR) di cui all’art. 14 del D.Lgs. 286/1998 (ndr: il Testo Unico dell’Immigrazione), è possibile disporre il trattenimento dei cittadini stranieri in “locali idonei presso l’ufficio di frontiera interessato, sino all’esecuzione dell’effettivo allontanamento e comunque non oltre le quarantotto ore successive all’udienza di convalida”

      In altri termini, questi luoghi “idonei” destinati al trattenimento dei cittadini stranieri in procinto di essere espulsi sono sussidiari ai CPR, disponibili presso le Questure e diffusi sul territorio nazionale. Luoghi di privazione della libertà personale, ancor più sconosciuti dei CPR e non conoscibili perché non è dato avere nemmeno un elenco degli stessi da parte della Pubblica Amministrazione.

      Le persone trattenute (sempre e solo straniere) possono rimanere in piccole stanze collocate in Questura sotto stretta sorveglianza per un massimo di novantasei ore, al termine delle quali possono essere liberate o rimpatriate, il tutto passa da un’udienza di convalida tenuta da un Giudice di Pace rigorosamente da remoto. I cellulari vengono sequestrati, quindi, la persona trattenuta una volta in Questura non ha modo di comunicare con l’esterno se non per concessione della Questura stessa.

      Non esiste una legge che disciplini le modalità di questo tipo di restrizione della libertà personale.

      Negli ultimi mesi questi casi di trattenimenti in “luoghi idonei” sono in aumento (ndr: chi scrive ha appreso di un forte incremento nella Questura di Milano). Tuttavia, le informazioni al riguardo sono pressoché inesistenti. Nebbia fitta insomma.

      Quello che si sa è che abbiamo delle persone, spesso residenti in Italia da anni, che si recano in Questura per ottenere, ad esempio, informazioni sullo stato della propria richiesta di permesso di soggiorno o di rinnovo dello stesso che poi si trovano letteralmente detenute, impossibilitate o quasi ad avere contatti con l’esterno per contattare il proprio difensore o i famigliari, sottoposte ad un’udienza che dura pochi minuti con un Giudice “da remoto” e poi imbarcate su un aereo.

      E spesso ci si reca in Questura su un appuntamento dato dagli stessi organi di polizia, appuntamento, questo, atteso, a volte, anni, con la speranza di uscire da quei locali con un permesso di soggiorno. E, invece, in luogo del rilascio dell’agognato titolo di soggiorno il buio della detenzione e dell’espulsione, quasi senza possibilità di difendersi e, ancor prima, di capire quello che sta succedendo.

      Perché tutto questo? Una risposta la si può trovare nel c.d. “decreto Cutro” (il decreto-legge emanato dal Governo Meloni il 10 marzo 2023) e l’abrogazione del comma 2 dell’art. 12 del D.P.R. 394/1999, con la conseguente soppressione del meccanismo di intimazione a lasciare il territorio nazionale entro il termine di quindici giorni, previsto in occasione della notifica allo straniero del rifiuto/revoca del permesso di soggiorno.

      E, pertanto, volendo citare la Circolare del Ministero dell’Interno n. 400/B dell’1.6.2023 “In tale prospettiva codesti Uffici, contestualmente alla notifica del rifiuto del permesso di soggiorno, contenente l’avviso di cui al comma 1 della norma citata, valuteranno l’adozione dell’espulsione di cui all’art. 13 del Testo Unico, previa verifica della sussistenza dei presupposti”.

      Ormai per un cittadino straniero è preferibile recarsi in Questura munito di passaporto, dichiarazione di ospitalità, contratto di lavoro o dichiarazione di disponibilità all’assunzione per il futuro per sperare che il suo trattenimento non venga convalidato avendo dimostrato il suo radicamento in questo paese. Altrimenti, ormai rimpatriato nel paese d’origine, dovrà sperare di trovare un avvocato che si opponga al suo decreto di espulsione.

      Ormai, volendo citare l’avvocato Maurizio Veglio, si può affermare che “La semplice osservazione dei luoghi di trattenimento amministrativo, di fatto e di diritto, dei non cittadini – in Italia come nel mondo – consente di affermare che quello che si consuma al loro interno è un rito di separazione su base etnica. Il trattenimento degli stranieri è un poderoso strumento di propaganda a disposizione del governo di turno, che l’attuale riforma (ndr: il Decreto Cutro) porta alla sua massima espansione.”

      Definiti “luoghi idonei” ma, in realtà, sono luoghi dove si celebra il rito della segregazione nel silenzio dell’opinione pubblica. Come per i CPR occorre impegnarsi per fare luce su queste zone d’ombra dei diritti totalmente sconosciute per porre fine all’ennesima guerra in corso, quella ai migranti.

      https://transform-italia.it/laltra-detenzione-amministrativa-i-misteriosi-luoghi-idonei

  • Trenta interventi del “118” in 28 giorni al #Centro_di_permanenza_per_il_rimpatrio di Torino

    È accaduto nel febbraio di quest’anno, a riprova della tensione che si registra in Corso Brunelleschi. Nei primi dodici mesi dalla riapertura del #Cpr (marzo 2025) si registrano 215 interventi. Intanto l’ente gestore, #Sanitalia, alle prese con difficoltà gestionali, finalizza due operazioni immobiliari in Piemonte. Dallo spazio di coworking Toolbox di Torino alla seconda casa di risposo più grande d’Italia, che si trova ad Asti, per un totale di quasi 30mila metri quadrati

    Trenta chiamate al “118” in 28 giorni dal Centro di permanenza per il rimpatrio di Torino. Mai così tante da quando la struttura ha riaperto a fine marzo 2025. I dati comunicati dalla centrale operativa della Croce rossa ad Altreconomia raccontano della crescente tensione che si registra in Corso Brunelleschi, culminata a inizio marzo di quest’anno con una persona trasferita in ospedale in “codice rosso” -probabilmente per overdose- e poi rimasta intubata per diversi giorni. Intanto l’ente gestore Cooperativa Sanitalia, mentre fa conti con i problemi all’interno del Cpr, è pronta a finalizzare la seconda operazione milionaria nel giro di pochi mesi con l’acquisizione degli oltre diecimila metri quadrati dello spazio di coworking torinese Toolbox.

    Abbiamo così chiesto tramite accesso civico ad Azienda Zero, ente di governance del sistema sanitario regionale, quante chiamate al “118” fossero partite dal Cpr negli ultimi dodici mesi. Solo a febbraio, come detto, sono state 30: un picco rispetto alle quattro di gennaio e alle 12 del dicembre 2025. Una su tre è stata classificata, guardando alla patologia che ha motivato la chiamata, come “traumatica” e sul totale 22 sono chiamate classificate con “codice verde” e cinque “giallo”.

    Dati che confermano quanto abbiamo già raccontato rispetto alla crescente tensione nella struttura. Sanitalia è infatti alle prese con diversi cambiamenti di gestione: non solo c’è stato un “giro di vite” tra medici e infermieri operativi all’interno del Cpr –il cui responsabile è un chirurgo plastico– ma soprattutto da qualche settimana il direttore è stato sospeso. A inizio gennaio 2026 è stato denunciato da uno dei “trattenuti” che lo ha accusato di averlo aggredito e insultato.

    Le difficoltà per Sanitalia insomma non mancano e non sembrano rientrate nel mese di marzo. Oltre all’intervento d’urgenza dell’ambulanza per un “codice rosso”, anche la situazione all’interno continua a essere molto tesa. La consigliera regionale del Piemonte Alice Ravinale (Alleanza verdi e sinistra) e la vicepresidente del consiglio comunale di Torino Ludovica Cioria (Partito democratico) dopo un sopralluogo avvenuto il 26 marzo hanno denunciato, oltre alla mancanza addirittura della carta igienica, gravi lacune a livello sanitario.

    “Circa due persone su tre che fanno uso di psicofarmaci o sonniferi e continuano gli atti anticonservativi -hanno spiegato- molte delle persone hanno situazione di disagio psichico e di sofferenza dovuta a pregresse patologie o a incidenti registrati nel Cpr”. Tra i casi più eclatanti segnalati quello di un giovane di origine tunisina costretto all’uso di busto metallico dopo la frattura di due vertebre a causa di una caduta dal tetto della struttura.

    I dati ottenuti da Altreconomia da Azienda Zero, però, possono aiutare anche ad allargare lo sguardo per fare un bilancio sui primi dodici mesi di riapertura del Cpr. In totale sono state 215 le chiamate al “118” in 359 giorni di attività di cui il 71% in codice verde, il 21% giallo, il 7% bianco e l’1% rosso. Tra le patologie più ricorrenti alla base degli interventi degli operatori sanitari ci sono quella traumatica (73), psichiatrica (45) e poi un generico “altre patologie” (36) seguito da gastroenterologia (15) e poi ben 11 per problematiche cardiocircolatorie.

    Tante o poche chiamate? L’unico metro di paragone disponibile sono i dati contenuti nella relazione del Garante comunale per le persone private della libertà personale del 2023 con i dati riferiti agli anni precedenti. Nel 2022, anno in cui a marzo la Coalizione italiana libertà e diritti civili denunciava 12 atti di autolesionismo al giorno, le chiamate sono state 192 di cui il 67% in codice verde mentre nel 2021 –l’anno della morte di Moussa Balde- il totale era di 201 con il 42% di codici verdi. Nei dodici mesi appena passati, quindi, si registra un dato totale leggermente più alto di interventi del “118” (215) a dimostrazione della sofferenza costante nel Cpr di Torino. Anche durante la gestione targata Sanitalia che, intanto, all’esterno continua a firmare contratti.

    È in via di definizione quello per l’acquisto del coworking Toolbox che si trova nel quartiere Crocetta. Aperto nel 2010 all’interno di un complesso storico del Novecento -da circa diecimila metri quadrati- in via Agostino da Montefeltro 2 di proprietà della famiglia Milanese, oggi conta più di di 750 membri tra freelance, professionisti, start-up e aziende innovative con oltre 150 attività diverse e 300 eventi l’anno.

    Di fronte al notaio Alberto Vadalà, il 29 gennaio 2026 Simone Fabiano, il rappresentante legale della Cooperativa Sanitalia, ha registrato la società Toolbox coworking Srl che ha come socio anche la Antares investments holding Srl (qui abbiamo raccontato l’articolata composizione tra cooperativa e società). “All’esito dell’operazione -si legge nella comunicazione inviata dalla società ad Altreconomia– le attuali attività di Toolbox e le relative risorse umane non saranno modificate e proseguirà l’attuale operatività dell’aziende così come l’attuale destinazione dell’immobile”. Il valore dell’operazione non è ancora noto.

    Quel che si sa, invece, è che a fine novembre 2025 Sanitalia ha concluso per 7,5 milioni di euro l’acquisto della Casa di riposo “Maina”, la seconda più grande d’Italia (capienza di 380 posti) dopo il Pio Albergo Trivulzio di Milano. Chiusa a dicembre 2022, la vendita del complesso da oltre 19mila metri quadrati era stata affidata dal marzo 2023 a tre commissari nominati dal Tribunale di Asti (Luca Geninatti Satè, Roberto Frascinelli e Alberto Abbate) che per tre volte avevano provato a mettere all’asta il complesso. Tutte erano andate deserte fini all’ultima del 21 novembre. Sanitalia Health Care se l’è aggiudicata dopo l’intermediazione dalla J-invest Spa, società con sede a Bologna specializzata nell’acquisto di crediti deteriorati, come quello del Maina, che lo avrebbe poi rivenduto al gruppo della sanità privata torinese.

    “Da astigiani chiediamo chiarezza sul destino di un edificio che costituisce un pezzo di storia della città: che cosa diventerà? In che tempi? Nessuno ha ancora risposto”, sottolinea il consigliere comunale del Partito democratico Michele Miravalle. Si sa solo che la stessa Sanitalia ha presentato un ricorso contro il Tribunale amministrativo regionale del Piemonte contestando il prezzo di vendita e allungando di fatto i tempi di recupero del complesso da 19mila metri quadrati. “La sanità regionale sulla carta al ‘Maina’ ha ancora 120 posti letto convenzionati ma ci sono però ancora i debiti milionari passati da ripianare. L’assessorato alla Sanità dovrebbe essere il primo a voler conoscere le intenzioni dell’acquirente. Ma ad oggi, non è stato fatto nessun incontro istituzionale tra l’acquirente e gli enti locali: in questa vicenda ci sono più domande che risposte”.

    https://altreconomia.it/trenta-interventi-del-118-in-28-giorni-al-centro-di-permanenza-per-il-r

    #santé #CPR #Turin #migrations #réfugiés #asile #détresse #détention_administrative #rétention

  • Migreurop : Notre histoire

    Le réseau Migreurop trouve son origine au début des années 2000 dans un contexte marqué par le durcissement des politiques migratoires européennes. La frontière franco-britannique en constitue l’un des points de départ emblématiques avec le camp de Sangatte, symbole d’une Europe qui organise l’exclusion des personnes étrangères à grande échelle. C’est dans ce contexte que, lors du Forum social européen de Florence 2002, un séminaire consacré à « l’Europe des camps » réunit militant·e·s et chercheur·se·s désireux de partager analyses et expériences. De cette rencontre naît informellement le réseau Migreurop, officiellement constitué en association en 2005.


    Aujourd’hui, il rassemble une centaine d’associations, des militant·e·s et des chercheur·se·s issus de 18 pays d’Europe, d’Afrique subsaharienne, du Maghreb et du Proche-Orient, avec pour objectif de décrypter, documenter et dénoncer les conséquences des politiques migratoires européennes sur les droits des personnes exilées. Depuis 20 ans, le réseau a permis de tisser des liens entre les sociétés civiles des différents pays situés le long des routes migratoires, luttant ensemble contre les politiques européennes mortifères, pour le respect des droits et la #liberté_de_circulation pour tous et toutes.

    20 ans de lutte contre les politiques migratoires assassines

    En 2025, le réseau Migreurop a fêté ses 20 ans d’existence. A cette occasion, un film documentaire*, réalisé par Romain Kosellek, a été produit retraçant l’histoire de Migreurop.

    https://player.vimeo.com/video/1162221765?h=34e157e0f7
    https://migreurop.org/article3547.html
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