• Greek strawberries “made in Bangladesh”

    Up to 10,000 migrant agricultural workers live in makeshift camps in the strawberry fields of Ilia, which produce the “red gold” that generates tens of millions of euros in exports. While the Greek state remains indifferent, the number of workers is expected to increase, as production is projected to skyrocket by 2025, covering approximately 6,200 acres.

    #grèce #migrants #immigration #agriculture #fraises #manolada

    https://wearesolomon.com/mag/on-the-move/greek-strawberries-made-in-bangladesh/?mc_cid=cf88b966bc&mc_eid=3444239cea

  • Covid-19 : passe sanitaire européen, le feu vert définitif
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/09/covid-19-feu-vert-definitif-pour-le-passe-sanitaire-europeen_6083455_3244.ht

    Covid-19 : passe sanitaire européen, le feu vert définitif. Destiné à faciliter les déplacements au sein de l’Union européenne, le certificat sanitaire a été approuvé, mardi, par le Parlement européen. Il doit entrer en vigueur à partir du 1er juillet pour douze mois.L’horizon se dégage pour les voyages au sein de l’Union européenne (UE) cet été, malgré la pandémie de Covid-19. Les députés européens ont donné leur accord définitif, mercredi 9 juin, au certificat Covid numérique, destiné à faciliter les déplacements cet été au sein de l’UE. A charge désormais aux Etats membres de le mettre en place d’ici au 1er juillet, pour une durée de douze mois. Délivré gratuitement par les autorités nationales, ce certificat sera disponible au format numérique ou papier et contiendra un QR code. Le document attestera qu’une personne a été vaccinée contre le Covid-19, qu’elle a passé un test (dont le résultat est négatif) ou qu’elle est immunisée (à la suite d’une infection). Il doit permettre d’éviter de faire des quarantaines dans les pays de destination. Lors d’un vote, mardi, dont le résultat a été dévoilé mercredi, les eurodéputés, dont au moins la moitié sont présents à Strasbourg, tandis que les autres ont voté à distance, ont largement adopté, par 546 voix pour (93 voix contre, 51 abstention), ce système de certificat commun. « Après un temps record de négociations, moins de deux mois, nous avons réussi », s’est félicité l’eurodéputé socialiste espagnol Juan Fernando Lopez Aguilar, rapporteur de ce texte qui, selon lui, « relance la liberté de mouvement des citoyens européens ». « Il est LA réponse européenne permettant de mettre fin au patchwork de règles différentes », s’est réjouie la centriste française Nathalie Colin-Oesterlé. Malgré un large vote favorable, plusieurs eurodéputés ont toutefois émis des réserves quant à la protection des données personnelles. L’eurodéputée écologiste française Michèle Rivasi a estimé qu’il ouvrait « un nouveau risque en manière de traçabilité ». Par ailleurs, « ce certificat n’est pas consolidé par la gratuité des tests [à l’échelle communautaire] (…), il ouvre donc la voie à des risques de discrimination », a regretté la socialiste française Sylvie Guillaume.
    Lors d’un débat, mardi, dans l’hémicycle du Parlement européen, à Strasbourg, le commissaire à la justice, Didier Reynders, a encouragé les Etats à émettre déjà de tels certificats pour éviter un embouteillage dans les procédures au début de l’été. Selon lui, « plus d’un million de citoyens ont déjà reçu ces certificats et beaucoup d’autres suivront dans les semaines et les mois à venir ». Bulgarie, Croatie, République tchèque, Danemark, Allemagne, Grèce, Pologne, Lituanie et Espagne ont commencé à en délivrer. En France, le passe sanitaire est entré en vigueur mercredi.
    Si le texte européen encadrant ce certificat Covid concerne la libre circulation, les Etats membres peuvent utiliser ce document à d’autres fins (festivals, concerts, rencontres sportives…) dans le cadre de leur législation nationale. La Commission européenne a également promis 100 millions d’euros – une somme insuffisante, d’après les eurodéputés favorables à une gratuité – pour l’achat de tests de dépistage contre le Covid-19, qui, s’ils sont pris en charge par la Sécurité sociale en France, peuvent être très coûteux dans certains pays.

    #Covid-19#migrant#migration#UE#sante#passeportsanitaire#vaccination#frontiere#circulation#france#tourisme

  • Covid-19 dans le monde : le Brésil risque une troisième vague, Washington assouplit son avertissement aux voyageurs pour la France
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/08/le-g7-interpelle-pour-partager-des-vaccins-anti-covid-avec-les-pays-pauvres_

    Washington assouplit son avertissement aux voyageurs pour plusieurs pays dont la France
    Les Etats-Unis ont assoupli mardi leur avertissement aux voyageurs qui souhaitent se rendre dans plusieurs pays (dont la France, l’Allemagne, le Canada, ou encore le Japon), évoquant un changement dans la prise en compte du risque lié au Covid-19. Ces pays, qui comme de nombreux autres étaient frappés par une mise en garde maximale (de niveau 4 – « ne pas s’y rendre ») en raison de la crise sanitaire, se sont vu ramener au niveau 3 (« éviter de s’y rendre si possible »), selon le site Internet de la diplomatie américaine, qui doit publier prochainement la liste complète de ces nouveaux avertissements.
    Un responsable du département d’Etat américain a expliqué de tels assouplissements par un « changement méthodologique » dans l’analyse du risque sanitaire pour les voyageurs réalisée par les centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC). De nombreux pays, dont justement la France, l’Allemagne et le Japon, avaient été classés au niveau 4 ces dernières semaines afin d’harmoniser les avertissements aux voyageurs du département d’Etat avec ceux des CDC. Cet assouplissement intervient alors l’Union européenne a tout juste décidé d’autoriser l’entrée aux voyageurs américains vaccinés contre le Covid-19, et qu’elle demande la réciprocité aux Etats-Unis, qui eux interdisent toujours l’arrivée de quiconque n’est ni américain ni résident aux Etats-Unis en provenance de la Zone Schengen.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#UE#france#allemagne#japon#sante#vaccination#risquesanitaire#passeportvaccinal#circulation#frontiere

  • Washington et Mexico en quête de solutions à la crise migratoire
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/06/09/washington-et-mexico-en-quete-de-solutions-a-la-crise-migratoire_6083441_321

    Washington et Mexico en quête de solutions à la crise migratoire
    « Restez chez vous, l’aide est en chemin », a déclaré avec insistance la vice-présidente américaine, Kamala Harris, en s’adressant aux émigrés clandestins lors d’une visite de deux jours au Guatemala et au Mexique qui s’est conclue, mardi 8 juin, par la signature d’un protocole d’accord avec le gouvernement mexicain pour contenir la crise migratoire. Le mémorandum entre les deux pays voisins mise sur le développement régional et la lutte contre la corruption pour tenter d’endiguer les flux record de sans-papiers vers les Etats-Unis.C’est un message « d’espoir » qu’a voulu porter Mme Harris, chargée par le président démocrate, Joe Biden, de l’épineux dossier de l’immigration illégale. En avril, 178 600 clandestins ont été arrêtés à la frontière américaine, soit le plus haut niveau depuis plus de quinze ans ; 82 % d’entre eux venaient du Mexique et du « Triangle nord » de l’Amérique centrale, formé par le Guatemala, le Honduras et le Salvador.
    Dans l’immense patio du palais présidentiel, au centre de Mexico, Mme Harris a assisté, mardi, à la signature de ce protocole d’accord binational en compagnie du président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador (« AMLO »). Après leur tête-à-tête et une réunion avec leurs conseillers respectifs, la vice-présidente, qui réalisait son premier voyage international depuis sa prise de fonctions en janvier, a déclaré vouloir « s’attaquer aux causes profondes de la migration ». Elle a précisé que « presque personne ne veut quitter son pays. Les gens fuient la violence et la misère ». Le mémorandum, que Le Monde s’est procuré, engage les deux pays à « approfondir [leur] coopération au bénéfice du Salvador, du Guatemala et du Honduras », sans préciser les projets visés. Mais Washington s’est engagé à consacrer 4 milliards de dollars à des programmes humanitaires et de développement pour les pays du « Triangle nord ».
    La veille, au Guatemala, Kamala Harris avait mis l’accent sur la « lutte régionale contre le trafic de migrants », après sa rencontre avec le président guatémaltèque, Alejandro Giammattei. Son projet prévoit la création de « groupes spécialisés » binationaux, fondés sur l’échange de renseignements. En janvier, la découverte des corps calcinés de 16 Guatémaltèques, tués par balles dans l’Etat de Tamaulipas (nord-est du Mexique), avait jeté une lumière crue sur le sort des clandestins aux mains des passeurs, souvent liés au crime organisé.« Nos points de vue convergent, s’est félicité, mardi, « AMLO ». L’émigration doit être une option et non plus une obligation. Mme Harris comme M. Biden l’ont compris. » Le 46e président américain a démantelé la plupart des mesures répressives de son prédécesseur, Donald Trump, jugées « inhumaines » envers les sans-papiers. Washington a notamment mis fin, le 1er juin, à un programme qui avait contraint des dizaines de milliers de demandeurs d’asile d’attendre au Mexique que leurs démarches soient traitées par la justice américaine.Le mémorandum offre à « AMLO » l’occasion de relancer son « plan Marshall » pour la région, mis en veilleuse sous le mandat de M. Trump. En tête, le développement de son programme de reforestation qui bénéficie, depuis un an, à 400 000 paysans du sud du Mexique. Il souhaite l’étendre au « Triangle nord » avec l’aide des Etats-Unis. « Nous pourrions ainsi employer 1,3 million de Mexicains et de Centraméricains d’ici à trois ans », a expliqué le président de centre gauche.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Joe Biden multiplie les décrets pour tenter de tourner la page Trump
    Mme Harris ne s’est pas prononcée sur cette proposition. En revanche, elle a martelé sa volonté de « lutter contre la corruption », annonçant la création, au Guatemala, d’une « force binationale » consacrée à ce fléau régional. Plusieurs dirigeants centraméricains ont été qualifiés, en mai, de « fonctionnaires corrompus » par les autorités américaines. Le président hondurien, Juan Orlando Hernandez, a notamment été mis en cause dans le cadre de la condamnation aux Etats-Unis de son frère pour trafic de drogue.Kamala Harris monte à bord d’Air Force Two, à son départ de Mexico, le 8 juin 2021. Le voyage fait partie de la promesse de l’administration Biden de mettre en œuvre une politique d’immigration plus humaine après l’approche intransigeante adoptée par son prédécesseur, Donald Trump.Des chantiers jugés prometteurs par plusieurs organisations mexicaines de défense des migrants, dont Sin Fronteras, qui se sont néanmoins alarmées, dans une lettre adressée lundi à Mme Harris, de « la militarisation des frontières ». Le Mexique, le Guatemala et le Honduras ont accepté, mi-avril, à la demande de Washington, de renforcer leurs dispositifs frontaliers pour bloquer en amont les flux d’illégaux. Dix mille soldats et gardes nationaux sont ainsi déployés dans le sud du Mexique, 1 500 policiers au Guatemala et 7 000 au Honduras. Mme Harris n’a pas commenté, mardi, ces mesures sécuritaires. En revanche, elle a précisé que le maintien de la règle des « expulsions express » n’avait « pas été évoqué » avec les présidents mexicain et guatémaltèque. Cette règle, instaurée par Donald Trump au nom des risques sanitaires liés au Covid-19, entraîne toujours le renvoi de clandestins au Mexique juste après leur arrestation aux Etats-Unis.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#mexique#guatemala#honduras#sante#migrantirrgulier#violence#trafic#frontiere#risquesanitaire#politiquemigratoire

  • Academic freedom in Denmark - open letter, 2 June 2021

    On 1 June, the Danish Parliament adopted a position on ‘Excessive activism in certain research environments’. The position was adopted with a majority of 72 to 24 with all the major parties in favour, the governing Social Democratic Party voting along with the conservative-liberal Venstre party, and parties of the right wing.

    The position states that “The Danish Parliament expects that the university leadership continuously ensures that the self-regulation of scientific practice is working. This means that there should be no standardization of research in order to produce politics disguised as science and that it is not possible to systematically avoid legitimate academic critique.” The position agreed upon in the Danish parliament states that it takes these measures in order to safeguard diversity. However, it is motivated by, and risks resulting in, the exact opposite.

    This position represents the culmination of an intensive lobbying process and political campaign against targeted research environments by a number of politicians and public figures across the political spectrum. This campaign has specifically targeted critical research and teaching, especially in race-, gender-, migration-, and post-colonial studies, areas subjected to attacks. In recent years, politicians have also lashed out against academics working on a much wider range of issues such as climate, biodiversity, immigration, agriculture and inequality, and spanning the entire range of the humanities and the social, technical and natural sciences.

    Similar attacks on academic freedom have taken place in several other European countries over the last year. In a ranking of freedom of research within the European Union, Denmark is already at the bottom (24th out of 28 EU countries in 2017). Academic freedom is under increasing attack. In the political campaigns against specific research communities, individual researchers have been exposed and shamed in public debates. In some cases they have been attacked personally by e-mail, phone or social media.

    These developments are highly troubling. The parliamentary position can be used to advance further attacks and limitations of academic freedom. This could result in more researchers, particularly those in precarious positions, withdrawing from public debate, effectively leading to self-censorship. Researchers might be deterred from doing research in fields that are under significant political scrutiny. This is detrimental both to democracy and to the advancement of knowledge.

    As academic researchers and teachers, we welcome critique, including from elected politicians and public figures from across the political spectrum. Critique is the driving force of the academic community. This is ensured through mechanisms such as external and international peer-review processes; far-reaching accreditation processes; bibliometric analysis and monitoring of publications; employer panels; external examiner panels; quality boards; study boards; external expert panel evaluations in research and education; and not least through extensive and transparent students and peer-evaluations. The quality of both research and teaching is therefore secured and guaranteed at our publicly funded universities in Denmark. Politicians would do well to trust this system. The alternative is - in effect - political censorship of academic freedom.

    The new parliamentary position, and similar attacks on academic freedom, also jeopardise Denmark’s ability to recruit high-level international researchers and students, to develop cooperation with international partners, and the chances of attracting external and international research grants (including from the EU). Academic and intellectual innovation is stifled when researchers are told to stay in line. At a time when universities worldwide are embracing diversity, plurality and democratic forms of knowledge production as key sources of solutions to today’s complex societal challenges, promoting calls to constrain academic freedom is unwise. If we want world-class international research conducted at Danish universities, this political statement moves us further away from this goal.

    The Danish Parliament and especially the Social Democratic government is setting a precedent endangering the freedom of academic research. As researchers, we strongly signal our resistance to such positioning, for the future not only of our universities, but of our society. We therefore call on

    – the Danish Social Democratic Party as governing minority party to reconsider this position
    – the university leadership to continue to support academic staff and stand against these developments
    – researchers and university employees to stand together against this threat against academic freedom, and to support individual researchers and research communities that are exposed to attacks
    – institutions of collective representation, such as trade unions and learned associations to speak up against political misrepresentations of and attacks against academic workers
    – the Danish and international (research) community to defend the integrity of academic knowledge production and its procedures of ensuring quality and room for critical and diverse thinking.

    We invite anyone currently employed in a university or research institution, in Denmark or elsewhere to sign the document. With your signature, you confirm that you are in principle in support of this statement.

    https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSf-RmUIF6b6M8u1ZVPmRfkWAAD1c9__HUKi2ErwIAPx6K1YJA/viewform

    #liberté_académique #Danemark #attaque #sciences_sociales #université #lettre_ouverte #ESR #genre #race #post-colonial #décolonial #migrations

    ping @cede @karine4 @isskein @_kg_

  • Rapport spécial 08/2021 : Soutien de Frontex à la gestion des frontières extérieures : pas assez efficace jusqu´ici

    Dans le cadre de l’#audit objet du présent rapport, nous avons cherché à déterminer si Frontex avait exercé de manière efficace quatre de ses six activités principales afin de contribuer à la mise en oeuvre d’une #gestion_européenne_intégrée_des_frontières, aidant ainsi les États membres à prévenir et détecter l’immigration illégale et la criminalité transfrontalière et à réagir en conséquence. Nous avons également examiné dans quelle mesure Frontex était préparée à remplir le nouveau mandat élargi qui lui a été conféré en 2019.

    Nous sommes parvenus à la conclusion que le soutien apporté par Frontex aux États membres de l’UE/pays associés à l’espace Schengen dans la lutte contre l’immigration illégale et la criminalité transfrontalière n’était pas suffisamment efficace. Nous avons observé que Frontex ne s’était pas pleinement acquittée du mandat qui lui a été confié en 2016, et nous avons mis en évidence plusieurs risques liés à son mandat de 2019.

    Rapport spécial de la Cour des comptes européenne présenté en vertu de l’article 287, paragraphe 4, deuxième alinéa, du TFUE.

    Pour télécharger le rapport :
    https://www.eca.europa.eu/Lists/ECADocuments/SR21_08/SR_Frontex_FR.pdf

    Et le communiqué de presse :
    https://www.eca.europa.eu/Lists/ECADocuments/INSR21_08/INSR_Frontex_FR.pdf

    https://www.eca.europa.eu/fr/Pages/DocItem.aspx?did=58564

    #rapport #cour_des_comptes #cour_des_comptes_européenne #Frontex #frontières #migrations #asile #réfugiés #efficacité

    ping @isskein @karine4 @_kg_

    • L’action de Frontex mise en cause par la Cour des comptes européenne

      La Cour des comptes européenne dénonce son manque d’efficacité dans la lutte contre la criminalité transfrontalière et l’immigration illégale. L’agence admet que des « améliorations » sont nécessaires.

      L’agence Frontex, déjà visée par des accusations de refoulements illégaux de migrants, voit son action mise en cause lundi par la Cour des comptes européenne, qui dénonce son manque d’efficacité dans la lutte contre la criminalité transfrontalière et l’immigration illégale. « Notre opinion, basée sur des faits, est que Frontex ne s’acquitte pas de cette tâche de manière efficace actuellement. C’est d’autant plus inquiétant à un moment où elle se voit confier des responsabilités accrues », a déclaré le responsable d’un rapport publié lundi, Leo Brincat.

      L’agence européenne, créée en 2004, a vu son mandat élargi en 2016, pour aider les Etats membres à lutter contre l’immigration illégale et la criminalité transfrontalière. Ce mandat a encore été renforcé en 2019, en prévoyant la mise en place d’un contingent permanent de 10 000 membres d’ici 2027 - alors que ses effectifs n’étaient que de 750 en 2019 - et un budget moyen d’environ 900 millions d’euros par an pour la période 2021-2027. Les auditeurs pointent notamment « des lacunes et des incohérences » dans les systèmes d’échange d’informations entre Frontex et les Etats membres.

      La nécessité d’un « cadre adéquat »

      Ils ont « noté que, bien qu’un cadre fonctionnel pour l’échange d’informations ait été mis en place pour soutenir la lutte contre l’immigration illégale, il ne fonctionnait pas suffisamment bien pour fournir un tableau exact, complet et actualisé de la situation aux frontières extérieures de l’UE ». Et qu’un « cadre adéquat pour l’échange d’informations aux fins de la lutte contre la criminalité transfrontalière n’a pas encore été institué ».

      « Cela affecte la capacité de Frontex et des États membres à surveiller les frontières extérieures et, le cas échéant, à réagir rapidement aux menaces détectées », estiment-ils. « Nous pensons que Frontex a connu trop de changements trop vite », a commenté Léo Brincat, rappelant que la décision de renforcer son mandat avait été prise par les Etats membres.

      L’audit, décidé par la Cour en 2019, ne porte toutefois pas sur les accusations de refoulements de migrants en mer Egée dont fait l’objet Frontex depuis la publication d’une enquête dans plusieurs médias en octobre 2020. Accusée d’être impliquée avec les garde-côtes grecs dans ces agissements illégaux, Frontex est visée par plusieurs enquêtes, notamment de l’Office européen de lutte antifraude, l’Olaf.

      Frontex, dirigée par le Français Fabrice Leggeri, a indiqué dans un communiqué être « consciente que des améliorations sont nécessaires et travaille dur pour rendre l’agence plus forte et encore plus efficace ». « Bon nombre des problèmes soulevés sont liés à des facteurs externes qui échappent au contrôle de l’agence », a affirmé un porte-parole de l’agence, ajoutant que la mise en oeuvre des recommandations du rapport « requiert un effort combiné de Frontex, de la Commission européenne et des autorités nationales ».

      https://www.letemps.ch/monde/laction-frontex-mise-cause-cour-comptes-europeenne

    • Union européenne et immigration : Frontex jugée inefficace pour contrôler les frontières, les ONG dénoncent l’invisibilisation des migrants à Paris

      La Cour des comptes européenne épingle Frontex, dont le budget a été multiplié par 47 en 15 ans, pour son inefficacité contre le crime transfrontalier & l’immigration illégale. L’UE parle migrations à Luxembourg. La France est critiquée pour ses choix politiques qui poussent des migrants à se cacher.

      Des ONG accusaient déjà Frontex de refouler illégalement des migrants hors d’Europe. L’agence de garde-frontières et de garde-côtes est désormais critiquée pour son manque global d’efficacité et c’est la Cour des comptes européenne qui monte au créneau : Selon elle, Frontex n’arrive pas à lutter contre la criminalité transfrontalière et l’immigration illégale, alors que son budget a été multiplié par 47 en quinze ans. A sa création, ce corps de garde-frontières censé aider à sécuriser les frontières extérieures, était dotée de 19 millions d’euros par an, 900 millions d’euros aujourd’hui. Frontex est devenue la plus grosse agence de l’Union européenne, avec de lourdes responsabilités et un budget de 11 milliards d’euros pour la période 2021-2027. Mais l’argent du contribuable européen n’est pas forcément utilisé à bon escient, selon un audit de la Cour des comptes de l’Union européenne. Rapport sévère contre Frontex, analysé par Marie-Pierre Vérot.

      Les frontières extérieures de l’Union, il en sera aussi question lors d’une réunion à Luxembourg. L’occasion pour les ONG et la Défenseure des droits d’alerter sur des choix politiques pour rendre les migrants invisibles. A force de démanteler leurs campements de fortune et faute d’hébergement durable, certains vont se cacher dans des buissons, sous les ponts du périphérique parisien. La question migratoire et les règles aux frontières extérieures des Vingt-Sept seront au cœur d’une réunion des ministres européens de l’Intérieur et de la Justice, aujourd’hui, à Luxembourg. En France, la pandémie, les confinements successifs et les décisions politiques de ces derniers mois ont aggravé la situation des migrants, alerte la Défenseure des droits Claire Hédon. En Ile-de-France, les campements de fortune sont systématiquement évacués, comme fin novembre, à Saint-Denis, où 3 000 personnes dormaient sous des tentes ou à même le sol. La Défenseure des droits, les demandeurs d’asile et les associations sur le terrain dénoncent une invisibilisation de ces exilés. Reportage, à Paris de Théo Sire. Contactée, la préfecture d’Ile-de-France n’a pas répondu à nos sollicitations.

      https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-7-h/journal-de-7h-du-mardi-08-juin-2021

    • La Cour des comptes de l’UE critique quant au rôle, à l’efficacité et à la gestion de Frontex

      L’organisme européen estime que l’Agence de garde-frontières et de garde-côtes ne soutient « pas toujours » les Etats membres dans leur gestion des frontières extérieures.

      Instrument essentiel dans le projet de « pacte global » pour la migration déposé par la Commission européenne en 2020 ainsi que pour ses récents plans de réforme de l’espace Schengen, l’agence Frontex est-elle, actuellement, capable d’exercer ses missions de contrôle des frontières extérieures de l’Union et de lutte contre la migration illégale et la criminalité ? La réponse est négative et, cette fois, elle ne vient pas d’ONG ou de médias mais de l’une des institutions les plus importantes de l’Union, à savoir la Cour des comptes européenne.

      Basée à Luxembourg, cette instance est chargée de contrôler les organisations qui gèrent des fonds de l’UE et publie des recommandations afin d’améliorer leur fonctionnement. Le rapport, publié lundi 7 juin, qu’elle consacre à l’activité de l’Agence de garde-frontières et de garde-côtes ne passera pas inaperçu.

      La Cour estime, en effet, que Frontex ne soutient « pas toujours » les Etats membres dans leur gestion des frontières extérieures, ce qui s’avère « particulièrement préoccupant », étant donné que cette agence établie à Varsovie va voir ses moyens, son budget, et ses tâches enfler considérablement au cours des prochaines années.

      Quant à la lutte contre le crime transfrontalier, autre mission-clé de Frontex, elle occupe une place trop limitée dans ses activités, relève le rapport. On manque, à cet égard, de données sur ses performances et le coût de ses agents. Les décideurs ne sont, dès lors, pas informés correctement. La Cour des comptes relève qu’aucune analyse d’impact n’a précédé la décision de faire de l’agence le premier corps armé de l’Union. Le dernier examen externe de son fonctionnement remonte d’ailleurs à 2015.
      Une action « pas assez efficace »

      C’est ensuite en 2016 et 2019 que ses compétences ont été progressivement élargies et qu’elle est passée d’un rôle de soutien et de coordination aux pays membres à un rôle vraiment opérationnel. Pour cela, l’organisation dirigée par le Français Fabrice Leggeri disposera, d’ici à 2027, d’un contingent de 10 000 agents et d’un budget annuel de quelque 900 millions d’euros.

      Or, aujourd’hui déjà, son action n’est « pas assez efficace », relèvent les auditeurs de la Cour : Frontex ne s’est pas pleinement acquittée de son mandat de 2016 et celui de 2019 présente « plusieurs risques ». Notamment parce que l’agence n’a pas adapté son organisation et accumule trop de lacunes dans l’utilisation des ressources humaines, l’analyse des risques ou la communication entre ses différentes unités.

      Autre critique : l’augmentation exponentielle des ressources décidée « a été approuvée alors que les besoins et l’impact sur les Etats membres n’avaient pas été quantifiés » et qu’en fait l’efficacité de Frontex n’a pas été mesurée depuis l’arrivée massive de migrants en 2015-2016. L’impression que la Commission et le Conseil ont assez largement improvisé l’extension du rôle de l’agence, au plus fort de la crise migratoire déclenchée voici plus de cinq ans, est confirmée par d’autres observations du rapport.

      Tentant de parer au plus pressé pour éviter une nouvelle crise et rassurer l’opinion quant à leur capacité de gérer la question migratoire, les décideurs ont, par exemple, prévu un cadre pour l’échange d’informations, mais, en réalité, il n’offre pas une vision précise de la situation aux frontières extérieures. La réelle surveillance de celles-ci et une réaction rapide à d’éventuelles menaces sont donc improbables. Jusqu’ici, seule la Grèce, en première ligne, a d’ailleurs activé (à quatre reprises) le mécanisme d’intervention rapide de Frontex -d’autres Etats, comme l’Italie, se gardent d’en appeler à cet embryon de force paneuropéenne.
      Statistiques non harmonisées

      L’efficacité du cadre d’échanges fixé est, en outre, entravée par des contraintes juridiques liées à l’exploitation des données. Certaines capitales ne livrent pas des informations suffisamment exhaustives ou qualitatives. Et si d’autres le sont, leur format fait que, pour des raisons techniques, elles restent inaccessibles à d’autres pays. Globalement, les statistiques sur des situations problématiques ne sont, elles, ni harmonisées ni comparables. Quant aux équipements mis en commun pour le contrôle des passages aux frontières, ils ne sont pas toujours interopérables.

      En concluant la cinquantaine de pages de son rapport, la Cour des comptes formule des recommandations qui alimenteront notamment les débats du Parlement européen, où de nombreux élus de gauche et du centre sont d’ores et déjà très remontés contre l’agence. Les eurodéputés ont refusé récemment de donner leur quitus au budget 2019 de l’agence et ils enquêtent toujours sur le rôle présumé de Frontex -qui rejette les accusations- dans des refoulements illégaux de migrants (ou « pushbacks ») dans différents pays de l’Union, à commencer par la Grèce.

      Le rapport n’évoque pas, il faut le noter, cette question du respect des droits fondamentaux. Elle « sortait du cadre de cet audit », indique le Cour, mais sera sans doute étudiée plus tard, dans le cadre d’une analyse sur la politique de l’Union en matière de retour des migrants et de lutte contre les trafics. En 2019, les opérations de retour représentaient 28 % des coûts opérationnels de Frontex.

      Dans l’immédiat, les auditeurs de Luxembourg prônent l’amélioration du cadre européen pour l’échange d’informations et le renforcement du rôle opérationnel de Frontex, avec la définition d’une méthodologie, des exercices en commun et une analyse du coût et de la pertinence des opérations menées. Ou encore une réforme en profondeur de l’organisation interne. « Il n’est pas certain que le contingent permanent [de 10 000 hommes] puisse fonctionner comme prévu », conclut le rapport, dans un sous-entendu lourd de sens. Dans l’immédiat, Frontex se dit cependant « consciente de [ses]lacunes » et prête à appliquer ces « conseils ».

      https://www.lemonde.fr/international/article/2021/06/07/la-cour-des-comptes-de-l-ue-critique-quant-au-role-a-l-efficacite-et-a-la-ge

  • Kamala Harris appelle le Guatemala à s’attaquer aux causes de l’immigration clandestine
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/06/08/kamala-harris-appelle-le-guatemala-a-s-attaquer-aux-causes-de-l-immigration-

    Kamala Harris appelle le Guatemala à s’attaquer aux causes de l’immigration clandestine. « La plupart des gens ne veulent pas quitter leur maison », mais le font parce qu’« ils ne peuvent pas satisfaire leurs besoins fondamentaux », a assuré la vice-présidente des Etats-Unis en visite au Guatemala, lundi.La première tournée internationale de la vice-présidente des Etats-Unis, Kamala Harris, chargée du dossier de l’immigration clandestine, s’inscrit dans le cadre de la promesse du président Joe Biden d’adopter une politique migratoire plus « humaine » que celle de son prédécesseur républicain, Donald Trump.« La plupart des gens ne veulent pas quitter leur maison », mais le font parce qu’« ils ne peuvent pas satisfaire leurs besoins fondamentaux », a assuré, lundi 7 juin, au Guatemala Mme Harris, appelant le pays à collaborer pour s’attaquer aux causes de l’immigration clandestine aux Etats-Unis. « Il est dans notre intérêt collectif que nous travaillions ensemble là où nous pouvons trouver la possibilité de résoudre des problèmes de longue date », a-t-elle déclaré lors d’une table ronde avec le président guatémaltèque, Alejandro Giammattei.
    La vice-présidente des Etats-Unis a souligné le besoin de donner « un sentiment d’espoir » et affirmé que « l’aide est en route » dans une région durement touchée par le Covid-19, la violence et la pauvreté exacerbées en 2020 par le passage de deux ouragans. Or selon elle, « l’espoir n’existe pas en soi. Il doit être associé à des relations de confiance, il doit être associé à des résultats tangibles » afin de « convaincre les gens qu’il y a une raison d’espérer en leur avenir ».Dans un pays où près de 60 % des 17 millions d’habitants vivent dans la pauvreté, M. Giammattei a souligné la « nécessité de construire des murs de prospérité, en particulier dans les départements proches de la frontière avec le Mexique », en créant des emplois.Mme Harris a adressé un message aux candidats au voyage clandestin : « Ne venez pas. Ne venez pas. Les Etats-Unis continueront à appliquer leurs lois et à sécuriser leurs frontières… Si vous venez à notre frontière, vous serez refoulés », a-t-elle dit lors d’une conférence de presse commune.Elle a également annoncé la création d’un groupe de travail conjoint sur la contrebande et la traite des êtres humains, la mise en place d’un programme économique pour les femmes, ainsi qu’un groupe de travail anticorruption destiné à former les procureurs guatémaltèques à retracer l’itinéraire de l’argent de la corruption transnationale. « Nous avons parlé de l’importance de lutter contre la corruption et d’avoir un système judiciaire indépendant », a souligné Mme Harris, annonçant par ailleurs l’envoi par les Etats-Unis de 500 000 doses de vaccins contre le Covid-19 au Guatemala.
    Le nombre de personnes sans papiers arrêtées à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis a atteint en avril son plus haut niveau depuis quinze ans. Parmi ces plus de 178 600 migrants, dont des mineurs arrivés seuls, 82 % venaient du Mexique et du triangle du Nord de l’Amérique centrale – Guatemala, Honduras et Salvador. Mardi, la vice-présidente doit se rendre au Mexique pour rencontrer le président Andres Manuel Lopez Obrador.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#guatemala#honduras#salvador#mexique#sante#pandemie#pauvrete#violence#immigrationclandestine#politiquemigratoire#traite#frontiere

  • Humeur | Stigmatiser les réfugié·es, même pour parler de la loi sur le CO2….

    À court d’argument sur la loi sur le CO2, l’UDC ?

    Dans son clip de campagne pour le 13 juin, l’UDC suisse joue les oracles en prédisant que dans la Suisse du futur, les réfugié·es érythréen·es profiteraient de l’argent de l’aide sociale pour retourner régulièrement en vacances en Erythrée, augmentant les émissions de CO2…

    Quant aux bons et pauvres Suisses, ils seraient contraint·es malgré leur dur labeur de passer leurs congés à la maison, à causes d’impôts exorbitants. Ah, et argument massue : à cause des énergies alternatives, on ne pourra même plus recharger son portable et se chauffer.

    Bref, une caricature qui laisse croire que l’UDC se préoccupe des petites gens et surtout des jeunes : outre les votes et positions antisociales et ultralibérales du parti, on leur rappellera, entre autres, que sa vice-présidente, Magdalena Martullo-Blocher, fille du bien-nommé Christoph, figure au top 10 des Suisses les plus fortunés et des 500 plus riches milliardaires du monde. Et qu’Albert Rösti, ex-dirigeant du parti, est président de Swissoil, l’association nationale des négociants en combustibles.

    La plus pure défense de leurs intérêts, donc. Pour faire passer la pilule, rien de plus commode que d’agiter les vieilles rengaines : la haine de l’étranger, ça paie toujours…

    https://asile.ch/2021/06/04/humeur-stigmatiser-les-refugie%c2%b7es-meme-pour-parler-de-la-loi-sur-le-co2

    –—

    Le clip est accessible notamment sur twitter :

    Wir schreiben das Jahr 2030. Neun Jahre nach Corona und nach Annahme des CO2-Gesetzes ist die Schweiz eine andere: Im Bundesrat regiert eine links-grüne Mehrheit. Die SP hat ihren Slogan - für alle statt für wenige – endlich umgesetzt: Jetzt sind alle arm dran.

    https://twitter.com/SVPch/status/1393850224821555201

    #réfugiés #asile #migrations #UDC #Suisse #clip #campagne #loi_sur_le_CO2 #climat #changement_climatique #instrumentalisation #aide_sociale #réfugiés_érythréens

    • Communiqué de l’association Gezana et de l’ASEPE :

      Discrimination des migrant-e-s : Gezana et l’ASEPE dénonce la vidéo de campagne de l’UDC sur la loi CO2

      Dans cette vidéo, publiée le 16 mai 2021 sur Youtube, l’UDC Suisse sous-entend que les réfugié-e-s érythréen-ne-s vivant en Suisse sont à l’aide sociale et qu’ils se rendent en vacances en Érythrée deux fois par année. Dans ce message de propagande aussi discriminatoire qu’infondé, l’UDC essaie de nuire à l’image de la communauté érythréenne. Il fait croire, à tort, sans preuves et sans informations objectives, que les personnes reconnues comme réfugiées profiteraient de l’argent de l’aide sociale pour retourner régulièrement en vacances en Erythrée, augmentant l’émission de CO2.

      Ce genre de propos est complètement infondé et inacceptable. Ni la situation en Erythrée, ni la loi suisse sur l’asile ne permettent de retourner dans le pays sans prendre de risques considérables, notamment l’arrestation immédiate et arbitraire par le gouvernement érythréen ainsi que le risque de perdre le statut de réfugié en Suisse.

      Gezana et l’ASEPE dénoncent fermement ce discours discriminant contre les personnes issues de la migration et plus particulièrement contre la communauté érythréenne en Suisse. Instrumentaliser les réfugié-e-s en choisissant une communauté comme cible à des fins de marketing politique est immoral, malhonnête et inacceptable.

      Cette hostilité sans fondement n’aboutit qu’à des pratiques d’exclusion et ne peut que mettre en péril les programmes d’intégration pour lesquels, nous, les associations et les forces politiques, œuvrons ensemble pour le bien de toutes et tous.

      A travers nos expériences de terrain, nous observons que beaucoup d’Erythréennes et d’Erythréens mettent tous les efforts possibles pour bien s’intégrer en Suisse. Ils suivent des cours de langue, décrochent des apprentissages et sont bien intégrés au niveau professionnel et social. En outre, ils participent au bien-être de la société, ce qui bénéficie donc également d’un point de vue financier à la Suisse. Nous sommes convaincu-e-s que l’immigration des Erythréennes et des Erythréens est un développement économique et social positif pour la Suisse et mettrons tout en œuvre pour rendre notre pays plus fort – ensemble !

      https://drive.google.com/file/d/1ZWif4z_jOUhfcNJbBX3GqnW99HtBtxKm/view

  • Briançonnais : sur la route des migrants, des tas de #vêtements

    https://www.ledauphine.com/societe/2021/05/31/brianconnais-sur-la-route-des-migrants-des-tas-de-vetements

    –-> Cette question avait déjà été soulignée par #Sarah_Bachellerie dans son mémoire de master « Traquer et faire disparaître. La fabrique de l’invisibilité du contrôle migratoire à la frontière franco-italienne du Briançonnais » (2019) :


    (p.82)

    #habits #nature #environnement #écologie #migrations #asile #réfugiés #Montgenèvre #Briançonnais #Briançon #Hautes-Alpes #montagne

  • New cluster exposes loophole in HK quarantine - Asia Times
    https://asiatimes.com/2021/06/new-cluster-exposes-loophole-in-hk-quarantine

    New cluster exposes loophole in HK quarantine. A cluster of three Covid cases break a 42-day streak of zero new untraceable local infections in Hong KongA cluster of three people who were infected with the Alpha variant of Covid-19 has exposed a loophole in the quarantine system for incoming travelers in Hong Kong. On Saturday, a 17-year-old secondary schoolgirl tested positive for the highly infectious N501Y mutant strain that was first detected in the United Kingdom. It was the first time the variant – labeled by the World Health Organisation as Alpha with a scientific name of B.1.1.7 – had been discovered in Hong Kong.However, her sample tested negative to the E484K and L452R strains, which originated in Brazil and India, respectively.The girl, who lives at Shing Yu House, Tin Shing Court, in Tin Shui Wai, developed a fever, runny nose, headache and loss of smell on June 2. She studies at the Queen Elizabeth School Old Students’ Association Tong Kwok Wah Secondary School at Tin Wah Road and attended a tutorial class at an industrial building at Tsun Wen Road, Tuen Mun.

    Citing the results of genome sequencing of the virus, the Centre for Health Protection said the cluster was unrelated to the previously confirmed cases reported in Hong Kong, as well as the recent cases identified in Shenzhen.
    Gilman Siu, an associate professor at the Department of Health Technology, The Hong Kong Polytechnic University, said the 17-year-old girl’s virus sample had at least 10 mutants different from the previously identified UK variant, showing that the transmission could have gone through several generations.Siu said the patients were probably infected by an incoming traveler due to a loophole in Hong Kong’s quarantine system. Siu said the girl’s cycle threshold (CT) value was 18, while her mother’s was between 16 and 19, meaning they both had a large amount of coronavirus in their bodies. He said the cluster was much more infectious than the Indian engineer, who came from Dubai and triggered a virus outbreak in Hong Kong in April.Infectious diseases expert Leung Chi-chiu said there was an urgent need to review Hong Kong’s quarantine system and break the transmission chain as early as possible because many people would soon return to the city for their summer holidays.Leung said if this cluster triggered a large-scale virus outbreak, it would become the fifth-wave epidemic in the city.However Ronald Lam, controller of the Centre for Health Protection, said Hong Kong was among the top places globally in terms of its strict quarantine requirements. He said people in Hong Kong should take the initiative to get vaccinated, otherwise the territory could suffer from outbreaks similar to those in Taiwan and India.
    Tam Yiu-chung, the sole Hong Kong representative in the National People’s Congress standing committee, said the possible “border-reopening” between Hong Kong and the mainland could be delayed by the new cases found in the territory.Tam said if Hong Kong could significantly boost its vaccination rate, it was still hopeful that the border-reopening would be implemented step by step.Presently, people from Hong Kong are required to be quarantined for 14 days when entering the mainland. Under the Return2HK scheme, Hong Kong residents are allowed to return to the special administrative region from the mainland without being isolated.
    Since May 21, Guangzhou has reported a total of 80 Covid-19 cases. The Guangzhou Municipal Health Commission said people leaving the city must show proof of a negative Covid-19 test result within the past two days

    #Covid-19#migrant#migration#hongkong#chine#sante#variant#reouverturefrontiere#circulation#vaccination#quarantaine#retour#isolement

  • How China can safely open its borders as it recovers from the coronavirus pandemic | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/comment/opinion/article/3136055/how-china-can-safely-open-its-borders-it-recovers-coronavirus

    How China can safely open its borders as it recovers from the coronavirus pandemic ? As China moves to reopen its borders with the rest of the world, it faces a difficult choice. So far, the state narrative
    has been focused on the eradication of Covid-19 as a key indicator of legitimacy. In terms of case/fatality ratios relative to its population size, China has been very successful indeed.The problem for China is that most of the world has not adopted a similar approach. Instead, most countries have developed a strategy of simply coping with the virus while trying to minimise the economic and social impact.
    This means that, as China recovers from the pandemic, it will need to reopen its borders not just to trade and travel, but also to the virus. We are seeing a snapshot of this with the current outbreaks in Guangdong. So, how does China balance this equation? How does it open up and keep itself safe at the same time? The first element has to be the creation of a firewall against community transmission. While strategies such as quarantines
    are useful, they are reactive policy instruments. They are what states use when the virus is already present.As China reopens, the need for such instruments should be reduced to a supporting role rather than a core platform. Put simply, China cannot afford to reopen to the world when all travel into China requires 14- or 21-day quarantine.
    The only way this can be avoided is through a robust vaccination programme. China has already made a very strong start
    with its inoculations, but it needs to deepen this across the entire country, especially in the outlying areas where people cross borders without official control and in rural communities where uptake is relatively lower. Vaccinations are essentially just individual firewalls against virus transmission.The more widespread the vaccination take-up rate, the harder incidental transmission becomes. It has the additional protective benefit that, if Chinese people are already vaccinated when they travel overseas, then not only are they safer abroad but, when they return home, they are less likely to be carrying the virus into the local population as well.
    The pre-travel checks can fail or return false positives. There is significantly less risk if travellers are fully vaccinated before arrival in China. A common platform for recognition of vaccinations will be crucial if such conditions are to be met.China seeks recognition of its WeChat-based digital health certificates for overseas travel China seeks recognition of its WeChat-based digital health certificates for overseas travel It is here that vaccine passports
    are emerging as the next major international policy challenge for governments. These are nothing new. In the past, international travellers had to carry a yellow card in their passports to show they were inoculated against yellow fever, cholera, typhus fever, and smallpox. As international travel resumes, a similar document for the Covid-19 virus will be necessary.
    This is one area where China can leverage its standing as a major trading country, as well as one of the largest source countries for international travel, to set the best-practice standard for the rest of the world. This would also help to obviate the need for mandatory quarantine, except for arrivals from high-risk countries.
    The third element necessitates that China increase its vaccine supplies. It is already doing so domestically, with 20 vaccine candidates currently undergoing trials. Now that the vaccines from Sinovac and Sinopharm have World Health Organization approval, there is also a greater capacity to support international efforts.Doing so not only helps affected countries, it also helps to provide greater health security to Chinese people when they travel overseas. As most of Chinese trade and travel activities are focused on the countries along its periphery, these are the logical focus for China’s vaccine diplomacy either multilaterally through the WHO’s Covax Facility
    or bilaterally.
    The final element requires China to move beyond a vaccine-led approach to its global public health leadership. All the public health data across countries shows that social and economic inequalities have the biggest impact on health. Moving forward, China will need to focus on these structural determinants of health in the countries where it provides health aid, to see a bigger impact from its efforts. In doing so, China will not only deliver more effective health aid to those recipient countries but the spillover from such activities will improve global-level resilience to future health threats.It is only by implementing an endgame strategy that incorporates all four elements that China can guarantee its long-term exit from the risks of the pandemic. To do otherwise would only invite greater social and economic risk with a return of the coronavirus, while restricting China’s ability to fully re-engage with the geopolitical economic order as it reopens its borders and lets the world back in.
    Dr Nicholas Thomas coordinates the CLASS One Health research cluster at City University of Hong Kong. He has previously published on Sars, bird flu, health governance, and antimicrobial resistance. Dr Thomas is a Fellow of the Royal Society of Public Health

    #Covid-19#migrant#migration#chine#sante#reouverturefrontiere#variant#passeportvaccinal#vaccination#circulation#diplomatiesanitaire

  • Coronavirus: calls for Hong Kong to tighten rules for returning residents as variant clusters grow over the border | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/hong-kong/health-environment/article/3136318/coronavirus-hong-kong-health-experts-urge-use

    Coronavirus: calls for Hong Kong to tighten rules for returning residents as variant clusters grow over the border. As neighbouring Guangdong struggles to contain a resurgence of cases, talks on reopening the border with Hong Kong take back seat, mainland official admits In Hong Kong, where seven new cases emerged, health experts warn the border crossing scheme for residents presents pandemic risks for the city
    Loopholes identified in travel arrangements and lax enforcement of testing rules for Hongkongers returning home from mainland China could put the city at greater risk amid a continuing Covid-19
    outbreak in neighbouring Guangdong province, medical experts warned on Monday.The warning came as an official source from the mainland told the Post that plans to reopen the border with Hong Kong would be pushed back even further since the Guangdong government had prioritised its efforts to contain the growing outbreak in the province, given the challenge authorities were facing in tackling coronavirus variants and detect asymptomatic cases.The Guangdong government official, who spoke on condition of anonymity, said any progress so far in border-reopening discussions would “definitely be affected”, as provincial authorities were busy containing the spread of clusters in the major cities of Guangzhou and Shenzhen with tighter quarantine and lockdown measures.Four more Covid-19 infections, including one asymptomatic case, were reported in Guangzhou on Sunday, taking the city’s total since May 21 to 98 cases. Mass testing of more than 18 million people, including those screened more than once, has uncovered at least six positive cases over the past three days.The mainland official said the Delta variant that was first reported in India and recently identified in Guangzhou was “something totally different” from the strains previously found in the city, rendering ineffective some previous control efforts, such as asking people to stay at least 1 metre apart from each other.“This is a very different enemy. The variant has a much higher proportion of asymptomatic infections; it is much more infectious, and results in a much higher viral load,” the official said.“Stopping the spread is the top political priority now. Border reopening will only come after this outbreak is brought under control.”

    #Covid-19#migrant#migration#hongkong#chine#sante#variant#cluster#circulation#frontiere#circulation

  • Covid-19 dans le monde : l’Espagne rouvre ses frontières aux touristes vaccinés
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/07/coronavirus-les-plages-espagnoles-rouvertes-aux-touristes-vaccines_6083167_3

    Covid-19 dans le monde : l’Espagne rouvre ses frontières aux touristes vaccinés. Les Européens non vaccinés, qui avaient déjà le droit de venir mais devaient présenter un résultat de test PCR négatif de moins de soixante-douze heures, pourront désormais se contenter d’un test antigénique.
    Bémol de taille : la deuxième destination touristique mondiale est toujours considérée à risque par le Royaume-Uni, qui impose une quarantaine au retour à ses ressortissants… De quoi les dissuader de venir profiter du soleil espagnol.Dans l’espoir de relancer un secteur-clé de son économie, dévasté par la pandémie de Covid-19, l’Espagne rouvre grand ses portes et ses plages aux touristes vaccinés. Depuis lundi 7 juin, les frontières espagnoles s’ouvrent à toutes les personnes vaccinées du monde entier. Autre assouplissement destiné à relancer le tourisme, les Européens non vaccinés, qui avaient déjà le droit de venir mais devaient présenter une PCR (pour polymerase chain reaction ou réaction de polymérisation en chaîne) négative de moins de soixante-douze heures, pourront désormais se contenter d’un test antigénique, beaucoup moins cher.
    « L’Espagne est une destination sûre », a déclaré la ministre de la santé, Carolina Darias, en affirmant que le pays était « en passe de retrouver son leadership touristique mondial » alors qu’il a vu les arrivées s’effondrer de 77 % en 2020 après avoir accueilli 83,5 millions de visiteurs en 2019.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Un autre tourisme est-il possible ?
    Pour les professionnels du secteur, cette journée devrait signer le grand retour des touristes étrangers. José Luis Prieto, président de l’Union des agences de voyages (UNAV), se prend ainsi à croire en une « reprise spectaculaire lundi ». Selon lui, les tour-opérateurs ont constaté « une grande demande d’information ces trois dernières semaines en Grande-Bretagne, en France ou en Allemagne, les trois premiers marchés » pour le secteur touristique espagnol. Très dépendante du tourisme, l’économie espagnole a été en 2020 l’une des économies occidentales les plus durement frappées par la pandémie, avec une chute de 10,8 % de son produit intérieur brut (PIB).
    De la Costa del Sol aux Baléares ou aux Canaries, les hôtels et les restaurants ont rouvert après des mois de fermeture, se refaisant une beauté pour certains, tandis que les compagnies aériennes ont repris les vols pour certaines destinations. L’aéroport de Malaga, le plus important de toute l’Andalousie (sud), a vu atterrir pas moins d’une vingtaine de vols internationaux pour la seule matinée de lundi, en provenance, entre autres, de Berlin, Lille, Francfort, Dublin ou Londres…« Déconvenue » pour la ministre de la santé espagnole, le Royaume-Uni a laissé la semaine dernière l’Espagne sur la liste des pays à risque, exigeant pour ses ressortissants de passer plusieurs tests payants et d’observer une quarantaine – dissuasive – d’au moins cinq jours à leur retour. Depuis le 24 mai, l’Espagne avait pourtant tendu les bras aux touristes britanniques, premier contingent en temps normal (18 millions en 2019), de nouveau autorisés à entrer dans le pays sans même devoir présenter un test PCR. Les ressortissants de quelques autres pays, comme la Chine ou le Japon, sont eux aussi exemptés de toute restriction.
    La ministre du tourisme espagnole, Maria Reyes Maroto, a expliqué vendredi « ne pas comprendre la décision » du Royaume-Uni de ne pas avoir accepté de mettre dans sa « liste verte » certaines régions espagnoles touristiques, comme les Baléares ou les Canaries, où le taux d’incidence est plus bas. Londres ne réexaminera sa décision que dans trois semaines, de précieuses semaines perdues pouvant remettre en cause l’objectif du gouvernement espagnol d’attirer 45 millions de visiteurs cette année. A la fin d’avril, l’Espagne n’avait accueilli que 1,8 million de touristes étrangers, selon des statistiques officielles. Dans ce contexte d’« incertitude », le voyagiste TUI, numéro un mondial du tourisme, a annulé tous ses vols pour l’Espagne jusqu’au 13 juin. A partir de lundi, le pays autorisera aussi de nouveau les bateaux de croisière à accoster dans ses ports. Le croisiériste MSC a annoncé qu’un de ses navires partirait de Barcelone le 26 juin et le port de Valence recevra pour sa part un premier bateau de TUI Cruises le 27.

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#sante#tourisme#economie#circulation#passeportvaccinal#vaccination#tauxincidence

  • Maroc : réouverture des frontières aériennes à partir du 15 juin
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/06/07/maroc-reouverture-des-frontieres-aeriennes-a-partir-du-15-juin_6083177_3212.

    Maroc : réouverture des frontières aériennes à partir du 15 juin. Après des mois de suspension en raison de la pandémie de Covid-19, deux listes de pays ont été établies avec des règles différentes d’accès au royaume.
    Le Maroc a annoncé dimanche 6 juin la réouverture « progressive » des frontières aériennes à partir du 15 juin, après des mois de suspension avec une cinquantaine de pays, en raison de la pandémie de coronavirus.
    Deux listes de pays ont été établies avec des règles différentes d’accès : la liste A comprend « tous les pays ayant des indicateurs positifs », dont ceux de l’Union européenne, tandis que la liste B concerne 74 pays avec « une propagation des variants ou l’absence de statistiques précises sur la situation épidémiologique », parmi lesquels l’Inde, l’Algérie, l’Argentine ou l’Afrique du Sud, selon un communiqué du ministère des affaires étrangères.
    Les voyageurs arrivant de pays de la liste A, qu’ils soient Marocains ou pas, doivent avoir un certificat de vaccination et/ou un résultat négatif d’un test PCR de moins de 48 heures. Ceux en provenance des pays figurant sur la liste B doivent avoir des autorisations exceptionnelles, un test PCR négatif de moins de 48 heures et se soumettre à un isolement sanitaire de 10 jours une fois sur place. Les deux listes seront actualisées « régulièrement au moins deux fois par mois selon le besoin », selon le communiqué.
    Ces derniers jours, le royaume a assoupli plusieurs restrictions liées au Covid-19 : mise en place d’un passe vaccinal permettant de voyager à l’étranger, de se déplacer sans restrictions au niveau national et au-delà du couvre-feu nocturne passé de 20 heures à 23 heures ou encore ouverture plus tardive des restaurants.Les autorités ont également autorisé la reprise des prières collectives. Les cinémas et les théâtres, tout comme les piscines publiques, ont à nouveau rouvert après près de quinze mois de fermeture.
    Le pays a recensé officiellement 521 426 cas de contamination, dont 9 178 décès depuis le début de la pandémie. Plus de 9 millions de personnes ont été vaccinées, dont 5,8 millions avec deux injections, selon le dernier bilan.
    Par ailleurs, les Marocains résidents à l’étranger pourront à partir du 15 juin rentrer au Maroc par voie maritime, depuis les ports de Sète en France et de Gênes en Italie, avec un test PCR négatif à l’embarquement et un autre réalisé à bord.

    #covid-19#migrant#migration#maroc#sante#diaspora#retour#circulation#reouverturefrontiere#vaccination#passeportvaccinal

  • RÉUSSIR L’ACCUEIL ET L’INTÉGRATION DES RÉFUGIÉS EN FRANCE

    À un an des présidentielles, #JRS France a publié un rapport « Bien accueillir les réfugiés et mieux les intégrer », avec le soutien de l’Association Nationale des Villes et Territoire Accueillants, les projets collectifs de Science Po, le Cnam et l’Icam. Nous proposons une série de recommandations aux pouvoirs publics sur l’accès effectif des demandeurs d’asile au marché du travail et aux formations.

    https://www.jrsfrance.org/reussir-laccueil-et-lintegration-des-refugies-en-france

    Pour télécharger le #rapport :
    https://www.jrsfrance.org/wp-content/uploads/2021/04/Rapport-JRS-France-Bien-accueillir-les-re%CC%81fugie%CC%81s-et-mieux-les-

    #JRS_France #intégration #travail #emploi #insertion_professionnelle #France #réfugiés #asile #migrations #formation #langue #cours_de_langue #enseignement_supérieur #compétences #apprentissage #accès_au_travail #dignité #Directive_Accueil #recommandations #formation_professionnelle

    via @karine4
    ping @isskein

    • Conférence de presse de présentation du rapport :
      https://www.facebook.com/jrs.france/videos/2984853098507693
      14.04.2021

      Je transcris ici les propos de #Thierry_Tuot, conseiller d’Etat, qui prends la parole en son nom et pas en celui de l’institution qu’il représente :

      A partir de la minute 21’26

      « Tout démontre que nous ne tirons aucun profit d’une sorte d’#agressivité, #dureté ou #harcèlement contre les demandeurs d’asile et que la #bienveillance facilite ultérieurement aussi bien l’application du droit lorsqu’il s’agit de reconduire les gens à la frontière que la bonne intégration. Cette espèce de sas d’agressivité et de harcèlement, de retard, de difficultés que nous imposons n’est profitable à personne. Evidemment pas à eux, mais pas à nous non plus. Quand quelqu’un a risqué sa vie pour traverser l’Afrique ou l’Asie, la Méditerannée et a échappé aux passeurs, à la mer et à la misère, qu’il soit ou non demandeur d’asile bien-fondé, ça n’est pas le #harcèlement_administratif qui va le dissuader de venir.
      Contrairement à ce qu’on nous disait il y a 10, 20 ou 40 ans, non, nous ne sommes toujours pas submergés, non, le Grand Remplacement n’a pas lieu, non, nous ne sommes pas plus pauvres parce qu’il y a plus d’immigrés. Je vous invite à relire les déclarations innombrables qui, depuis les années 70, nous expliquent que nous allons disparaître, que notre civilisation va s’effondrer, que notre modèle de vie va disparaître parce que nous avons renoncer à notre identité, à l’assimilation, à l’intégration. C’est exactement le contraire qui se passe.
      Il faut méditer l’exemple allemand. (...) Tout le monde disait en 2015 que la ’vague d’immigrés’ qu’Angela Merkel a accepté avec beaucoup de légèreté allait submerger l’Allemagne. (...) Comme elle le disait, ils pouvaient s’en sortir et il s’en sont sortis. Je constate d’ailleurs que, au fur et à mesure des élections, les partis les plus extrémistes et hostiles aux étrangers sont en déclin depuis qu’une politique d’intégration a été conduite en Allemagne. (...)
      Aujourd’hui la priorité reste toujours la même : nous devons, quand quelqu’un franchit la frontière, d’abord être bienveillant, parce que c’est la meilleure façon de pouvoir ensuite entretenir avec la relation que le droit commande. Il est inutile de vouloir sans cesse changer les règles. La seule question est de savoir ce que nous voulons. Nous avons souscrit les engagements internationaux - la Convention de Genève -, il faut les appliquer. Ceux qui ne relèvent pas de la Convention de Genève, il est légitime que nous mettions fin à leur séjour. Il faut le faire avec lucidité. Je rappelle que sur les 500’000 immigrés que les Allemands ont accueillis et qui n’avaient aucun droit de se considérer comme réfugiés, avec une politique extrêmement ferme de reconduite à la frontière, car en Allemagne on assigne les gens à résidence et si les personnes s’éloignent des camps dans lesquels on les héberge, soigne et protège ne peuvent pas toucher d’aide sociale... L’Allemagne a réussi à expulser 22’000 demandeurs. Les autres vont rester. Les proportions sont les mêmes chez nous. Et il n’y a pas de solution sauf à devenir une dictature sanguinaire qui, elle-même, aurait du mal à procéder aux expulsions. Il faut affronter cela avec #réalisme. Et le réalisme national, européen, c’est qu’une politique d’intégration bien conduite est moins coûteuse qu’une politique de prétendue reconduite à la frontière qui ne s’exécute pas et que, même dans cette perspective-là, avoir bien accueilli les gens dès le début, traité rapidement leur demande et mis fin à leur séjour dans des conditions de qualité, nous coûterait 10 fois moins cher et serait sans doute plus efficace que la politique crispée qui est la nôtre.
      Nous sommes un grand pays puissant et prospère, nous ne sommes pas menacés par les flux migratoires, c’est à nous de les maîtriser, les orienter et les traiter avec dignité. »

      #dissuasion #efficacité #inefficacité

  • Danish lawmakers approve plan to locate asylum center abroad

    Danish lawmakers voted Thursday in favor of Denmark establishing a refugee reception center in a third country that is likely to be in Africa, a move that could be a first step toward moving the country’s asylum screening process outside of Europe.

    Legislation approved on a 70-24 vote with no abstentions and 85 lawmakers absent authorizes the Danish government to, when a deal in in place, transfer asylum-seekers “to the third country in question for the purpose of substantive processing of asylum applications and any subsequent protection in compliance with Denmark’s international obligations.”

    The United Nations high commissioner for refugees, the European Union and and several international organizations have criticized the plan, saying it would undermine international cooperation and lacks details on how human rights would be protected.

    Immigration Minister Mattias Tesfaye has said the Danish government needed a legal framework for a new asylum system before details could be presented. The center-right opposition has been backing the Social Democratic minority government and voted in favor of the law approved Thursday.

    “This is insane, this is absurd,” Michala C. Bendixen, a spokesperson for advocacy and legal aid organization Refugees Welcome, told The Associated Press. “What it’s all about is that Denmark wants to get rid of refugees. The plan is to scare people away from seeking asylum in Denmark.”

    The European Union’s executive commission expressed concern about the vote and its implications, saying that any move to outsource asylum claims is not compatible with the laws of the 27-nation bloc. Denmark is an EU member.

    “External processing of asylum claims raises fundamental questions about both the access to asylum procedures and effective access to protection. It is not possible under existing EU rules,” European Commission spokesperson Adalbert Jahnz said.

    He said such an approach was not part of the commission’s proposals for reforming the EU’s asylum system, which was overwhelmed by the arrival into Europe of more than 1 million people in 2015, many of them from Syria.

    The Social Democrats have for a few years floated the idea of basing a refugee refugee center abroad. In January, Prime Minister Mette Frederiksen reiterated an election campaign vision of having “zero asylum-seekers.”

    The Social Democrats argue their approach would prevent people from attempting the dangerous journey across the Mediterranean Sea to reach Europe and undermine migrant traffickers who exploit desperate asylum-seekers. Since 2014, more than 20,000 migrants and refugees have died while trying to cross the sea.

    When people realize they will be sent out of Europe, “they will stop going to Denmark, and that will mean that they will stop putting themselves in a dangerous situation on the Mediterranean Sea and they will stop wasting a lot of money paying like they pay to these smugglers,” Rasmus Stoklund, a Social Democratic lawmaker and member of Parliament’s Immigration and Integration Committee, told The Associated Press.

    Bendixen of Refugees Welcome said the government’s argument is “nonsense” because asylum-seekers still would have to get to Denmark. Under the government’s plan, they would not be able to apply directly at a reception center outside the country since that only can be done at a Danish border. Instead, those who reach Denmark would be sent to a third country while their applications are processed.

    In April, the Danish government said it had signed a memorandum of understanding with Rwanda. The government has kept a low profile with the memorandum, which is not legally binding and sets the framework for future negotiations and cooperation between the two countries.

    Danish daily newspaper Jyllands-Posten reported that Denmark also has been in dialogue with Tunisia, Ethiopia and Egypt.

    Tesfaye has promised lawmakers that any agreement with another country will be presented to parliament before the government can “adopt a model or send someone to a reception center,” legislator Mads Fuglede of the opposition Liberal Party told Jyllands-Posten.

    The immigration stance of the Social Democratic government resembles the positions that right-wing nationalists took when mass migration to Europe peaked in 2015. Denmark recently made headlines for declaring parts of Syria “safe” and revoking the residency permits of some Syrian refugees.

    In 2016, the Social Democrats supported a law that allowed Danish authorities to seize jewelry and other assets from refugees to help finance their housing and other services. Human rights groups denounced the law, proposed by the center-right government leading Denmark at the time, though in practice it has been implemented only a handful of times.

    The Social Democrats also voted to put rejected asylum-seekers and foreigners convicted of crimes on a tiny island that formerly housed facilities for researching contagious animal diseases. That plan was eventually dropped.

    https://apnews.com/article/united-nations-africa-europe-migration-government-and-politics-a199bb4b99906

    #Danemark #asile #migrations #réfugiés #Afrique
    #offshore_asylum_processing
    –—
    voir métaliste sur l’#externalisation de la #procédure_d'asile dans des #pays_tiers :
    https://seenthis.net/messages/900122

    ping @isskein @karine4 @rhoumour @_kg_

    • #Priti_Patel ’opens talks with Denmark to open new centre in AFRICA to process asylum seekers who want to come to UK’

      - Priti Patel is working on legislation which could see migrants processed offshore
      - UK is in talks with Denmark to open immigration processing centre in #Rwanda
      - Plans form part of effort by the Home Office to curb soaring migrant numbers
      - In total, more than 5,300 asylum seekers have arrived in the UK so far this year

      The Home Secretary is working on laws which could see migrants sent to an offshore immigration centre, a report has revealed.

      The legislation would allow the country to build a processing centre of this kind for the first time as the total number of migrants arriving in the UK this year has reached 5,300.

      Priti Patel is in discussions with Denmark to share an immigration centre in Africa and is also set to unveil plans to crackdown on people smugglers.

      According to the Times, the plans will form part of the Nationality and Borders Bill and will see asylum seekers processed outside the UK in a bid to stop migrants making the dangerous journey across the English Channel.

      Denmark is said to be considering a site in Rwanda where two Danish ministers visited last month to sign off a memorandum on asylum and migration, according to the newspaper.

      A government source told The Times: ’The prime minister and home secretary are determined to look at anything that will make a difference on Channel crossings.’

      The Home Office has also studied the Australian system which bans the arrival of migrants travelling by sea and sends them to offshore immigration centres in neighbouring countries such as Papa New Guineau.

      Boris Johnson is reportedly unhappy with the growing number of Channel crossings facilitated by people-smugglers, and allegedly blasted Miss Patel for her mismanagement.

      Miss Patel is bringing forward new laws to try to crackdown on the journeys but ministers are apparently frustrated that Border Force officials are failing to enforce the existing rules.

      In total 5,300 asylum seekers have arrived in the UK this year so far despite Priti Patel’s announcement of an immigration crackdown in March.

      It also follows an agreement with the French authorities to crack down and effectively stop migrant crossings by last spring.

      Just last month, more than 1,600 arrived across the Channel - double last year’s total for May - and 500 were brought in over the final four days of last month alone.

      At present, most of the migrants who arrive in Kent are initially housed at a former army barracks in Folkestone which was set on fire in a riot over conditions in January amid a coronavirus outbreak.

      Asylum seekers are free to come and go from the camp, and adults have an initial interview before being sent to accommodation centres across Britain, paid for by UK taxpayers and provided by private contractors.

      The migrants are given £37.75 per week for essentials like food, clothes and toiletries while they wait for a decision on their asylum application. Kent County Council normally takes unaccompanied children into its care.

      Mrs Patel has vowed to make illegal immigration across the Channel ’unviable’ - but numbers are continuing to soar, and Dover’s Conservative MP Natalie Elphicke has called for ’urgent action’ to stop the crossings.

      Earlier this month, Denmark ratcheted up its tough anti-immigration laws by adopting new legislation enabling it to open asylum centres outside Europe where applicants would be sent to live.

      The latest move by Prime Minister Mette Frederiksen’s Social Democratic anti-immigration government is aimed at deterring migrants from coming to Denmark at all.

      Asylum seekers would now have to submit an application in person at the Danish border and then be flown to an asylum centre outside Europe while their application is being processed.

      If the application is approved and the person is granted refugee status, he or she would be given the right to live in the host country, but not in Denmark.

      The bill sailed through parliament, supported by a majority including the far-right, despite opposition from some left-wing parties.

      The European Commission said the Danish plan violates existing EU asylum rules.

      https://www.dailymail.co.uk/news/article-9731203/Priti-Patel-opens-talks-open-new-centre-AFRICA-process-asylum-seekers.h
      #UK #Angleterre

    • Home Office proposals due on sending asylum seekers abroad

      Legislation expected next week that could open way to moving asylum seekers offshore while claims pending

      The home secretary, Priti Patel, will publish proposed legislation next week that will open the door to sending asylum seekers overseas as they await the outcome of their application for protection in the UK.

      Ministers published the New Plan for Immigration in March, which included proposals to amend sections 77 and 78 of the Nationality, Immigration and Asylum Act 2002 so that it would be possible to move asylum seekers from the UK while their asylum claim or an appeal is pending.

      Home Office sources confirmed that the legislation was expected to be published next week, but sought to play down reports that the government was in talks with Denmark over sharing a centre in Africa.

      “We’re not opening talks with Denmark over the sharing of a centre,” a source told the Guardian. “Governments talk to other governments who are pursuing similar policy aims to see how they are getting on. It’s not a regular dialogue, it was a slightly long phone call [with the Danish government] to see what they were doing. We’ve both got a similar issue and believe a similar policy solution is one of the answers. But it’s a bit premature.”

      The Danish parliament voted on 3 June in favour of a proposal to process asylum seekers outside Europe, potentially the first step in setting up a refugee screening centre in a third country, most likely in Africa.

      No deals with third countries have yet been signed, however, and no negotiations are under way, although the Danish government has agreed a memorandum of understanding with Rwanda setting a framework for future talks, and is reportedly in contact with Tunisia, Ethiopia and Egypt.

      The plan, backed by 70 MPs, with 24 voting against, drew strong criticism from human rights groups, the UN and the European Commission, which said it would undermine international cooperation and lacked guarantees on human rights protection.

      The suggestion that the UK is seeking to emulate Denmark’s offshoring policy is the latest in a long line of reports on asylum proposals the Home Office is said to be considering. Ascension Island, disused ferries and abandoned oil rigs have all been mooted in leaked reports as potential destinations for people seeking asylum in the UK.

      Rossella Pagliuchi-Lor, the UN refugee agency’s representative to the UK, said the agency had no information on reports of a collaboration between Denmark and the UK but added she was “extremely concerned” and urged the UK to “refrain from externalising its asylum obligations”.

      “These cannot be outsourced or transferred without effective safeguards in place, both in law and practice,” she said. “As we have seen in several contexts, externalisation often results in the forced transfers of people to other countries with inadequate protection safeguards and resources, and therefore risks a breach of international refugee and human rights obligations.”

      https://www.theguardian.com/uk-news/2021/jun/28/home-office-proposals-due-on-sending-asylum-seekers-abroad

  • A ne pas oublier...

    „I thank #Greece for being our European #shield

    Dixit #Ursula_von_der_Leyen, March 2020.

    Phrase complète:

    Those who seek to test Europe’s unity will be disappointed. We will hold the line and our unity will prevail. Now is the time for concerted action and cool heads and acting based on our values. Turkey is not an enemy and people are not just means to reach a goal. We would all do well to remember both in the days to come. I thank Greece for being our European #ασπίδα [English: #shield] in these times.

    Source:
    https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/statement_20_380

    voir aussi:
    https://seenthis.net/messages/830355

    #bouclier #internal_externalization #Grèce #asile #migrations #frontières #EU #UE #Union_européenne #réfugiés #von_der_Leyen

    ping @isskein @karine4

    • –-> 05.06.2021 :

      Link here of the speech [in Greek, google translation OK] of #Margaritis_Schinas in Komotini yesterday.
      Among other things: ’Evros, thrace, are now the symbol of the “European shield”...

      https://twitter.com/lk2015r/status/1401198056603856896

      –—

      Σχοινάς : Σύμβολο της “ευρωπαϊκής ασπίδας” ο Έβρος και η Θράκη

      Ο αντιπρόεδρος της Ευρωπαϊκής Επιτροπής, Μαργαρίτης Σχοινάς, πραγματοποίησε χθες βράδυ ομιλία σε εκδήλωση στο Αρχαιολογικό Μουσείο Κομοτηνής, με τη συμμετοχή εκπροσώπων των τοπικών φορέων.

      Ο κ.Σχοινάς, που συνεχίζει σήμερα την διήμερη περιοδεία του στην Θράκη και χθες επισκέφθηκε το νομό Έβρου, συνοδευόμενος από τον Περιφερειάρχη Ανατολικής Μακεδονίας και Θράκης Χρήστο Μέτιο, τόνισε ότι :

      “Η Θράκη της ισότητας είναι πρότυπο κοινής συμβίωσης χριστιανών και μουσουλμάνων, για όλη την Ευρώπη, διαπολιτισμικής και διαθρησκευτικής συνεργασίας, πολιτικής και κοινωνικής αντιπροσώπευσης στη δημόσια ζωή”, υπογράμμισε ο αντιπρόεδρος της Ευρωπαϊκής Επιτροπής, Μαργαρίτης Σχοινάς.

      “Η Θράκη είναι η καρδιά του πολιτικού, δημοκρατικού και κοινωνικού, κοινού ευρωπαϊκού στοιχείου, καθρεφτίζει το σπουδαίο πολυπολιτισμικό μας ψηφιδωτό, αλλά και την σπουδαιότητα των κοινωνικών μας κατακτήσεων, τον ευρωπαϊκό τρόπο ζωής που αποτελείται από ένα μοναδικό πλαίσιο αρχών και αξιών που μόνο εδώ, στην Ευρώπη, μπορεί κάποιος να τις βρει συγκεντρωμένες, όλες μαζί.”, είπε ο κ. Σχοινάς και συνέχισε : “Ο ευρωπαϊκός τρόπος ζωής είναι οι κατακτήσεις που πετύχαμε όλοι μαζί οι Ευρωπαίοι διαχρονικά για να δημιουργήσουμε το αρτιότερο πολιτικό σύστημα, το πιο σύγχρονο δημοκρατικό πλαίσιο που γνώρισε ποτέ ο κόσμος και που η Ελλάδα έκανε κτήμα της τα τελευταία 40 χρόνια της ένταξης της στην Ενωμένη Ευρώπη, που περήφανα γιορτάζουμε φέτος όλοι οι Έλληνες μαζί”.

      Η Θράκη στην καρδιά του Ευρωπαϊκού Τρόπου Ζωής
      Όπως σημείωσε, ο ευρωπαϊκός τρόπος ζωής περιλαμβάνει την ασφάλεια, τη δημόσια υγεία, το μεταναστευτικό, την εκπαίδευση, τις δεξιότητες, την ενσωμάτωση, τον Πολιτισμό, τον διαθρησκευτικό διάλογο και την συνύπαρξη, την ανεκτικότητα στο διαφορετικό και την καταπολέμηση του ρατσισμού, της μισαλλοδοξίας, του αντισημιτισμού ή κάθε άλλης μορφής θρησκευτικού εξτρεμισμού – που δεν ταιριάζουν με την ποικιλόμορφη ευρωπαϊκή μας ταυτότητα, τις αξίες, τις ευκαιρίες, την κινητικότητα, τον σεβασμό στην ιστορική μας ταυτότητα αλλά και τα ανθρώπινα δικαιώματα.

      “Τα τελευταία σαράντα χρόνια αποτελούν τη μακρύτερη περίοδο ειρήνης, δημοκρατίας και ευημερίας που γνώρισαν οι Έλληνες, κάθε θρησκεύματος, κάθε φύλου, κάθε καταγωγής ή κοινωνικής τάξης”, τόνισε και για τη Θράκη σημείωσε πως αν και βρίσκεται στα σύνορα της Ευρώπης, “είναι η καρδιά της Ευρώπης, ζωτική της περιφέρεια και φάρος ελπίδας για πολλές άλλες περιοχές με συναφή χαρακτηριστικά. Η Θράκη είναι στη καρδιά του ευρωπαϊκού τρόπου ζωής και χάρις στα ευρωπαϊκά εργαλεία για την εκπαίδευση, την ενσωμάτωση, την συνεργασία, την κινητικότητα, την πολιτιστική δημιουργία είναι σήμερα υπόδειγμα ισονομίας και ισοπολιτείας”.

      Ανέφερε πως από την αρχή της θητείας της η νέα Ευρωπαϊκή Επιτροπή εργάζεται σκληρά για να εμπλουτίσει το κεκτημένο της Ευρώπης που δημιουργεί ευκαιρίες για όλους. Κάνει χρήση πρωτοβουλιών, όπως το νέο Θεματολόγιο για τις δεξιότητες, που κατατέθηκε το καλοκαίρι, και μέσω αυτού θέλουμε να βοηθήσει όλους τους Eυρωπαίους πολίτες να προετοιμαστούν για την επανάσταση δεξιοτήτων που θα φέρει η πράσινη και ψηφιακή εποχή.

      Προγράμματα που προωθεί η Κομισιόν στην Ανατολική Μακεδονία – Θράκη
      Αυτό θα γίνει, μεταξύ άλλων, και μέσω του προγράμματος Erasmus του οποίου διπλασίασε τους πόρους και μιας νέας οικογένειας υποστηρικτικών μέσων, τον Ενιαίο Ευρωπαϊκό Χώρο Εκπαίδευσης, που φιλοδοξεί να συγκροτήσουμε μαζί με τα κράτη μέλη, ως ένα εξαιρετικό οικοσύστημα μάθησης και αριστείας, προσβάσιμο και ανοιχτό σε όλους, που θα διευκολύνει την κινητικότητα στην εκπαίδευση, την κατάρτιση, τις επαγγελματικές συνεργασίες, την κοινωνική ένταξη και ενσωμάτωση.

      Παρέθεσε αναλυτικά στοιχεία, σύμφωνα με τα οποία :

      Περισσότερες από 2.500 υποτροφίες κινητικότητας έχουν χορηγηθεί μέσω του Δημοκρίτειου Πανεπιστημίου Θράκης (ΔΠΘ), του Διεθνούς Πανεπιστημίου και του ΤΕΙ Καβάλας σε φοιτητές, διδακτικό προσωπικό και εργαζόμενους σε προγράμματα στην Ελλάδα, την Γαλλία, την Γερμανία, την Ισπανία, την Ιταλία, την Κύπρο, την Πολωνία, την Ρουμανία, την Τσεχία, την Βουλγαρία, την Τουρκία.
      Το Δημοκρίτειο Πανεπιστήμιο συμμετέχει στα προγράμματα Καινοτομίας και Έξυπνης Εξειδίκευσης για τα οποία σκοπεύουμε να εκδώσουμε σχετική έκθεση το ερχόμενο καλοκαίρι.
      Η Ελλάδα, κυρίως στα προγράμματα του Ορίζοντα 2020, έχει να επιδείξει μια ακόμη ιστορία επιτυχίας μιας και είναι στην πρώτη δεκάδα απορροφητικότητας με 1,62 δισ. ευρώ στους 27 συν το Ηνωμένο Βασίλειο.

      Η Ανατολική Μακεδονία και Θράκη συμμετέχει μέσω του ΔΠΘ, των ΟΤΑ αλλά και ιδιωτών και τη νέα προγραμματική περίοδο, με το διευρυμένο πρόγραμμα Ορίζοντας Ευρώπη όπου θα υπάρχουν ακόμη μεγαλύτερες δυνατότητες για την χρηματοδότηση της Καινοτομίας και της Έρευνας με περισσότερα κονδύλια για όλη την χώρα αλλά και την δική σας περιφέρεια. Μέχρι στιγμής η Ανατολική Μακεδονία και Θράκη έχει προσελκύσει κεφάλαια 6,4 εκατ. ευρώ που είμαι σίγουρος ότι θα πολλαπλασιαστούν.
      Συστατικό κομμάτι της πολιτικής μας που απαντά στην ενίσχυση των δεξιοτήτων και της εκπαίδευσης καλύπτουμε με το Σχέδιο Δράσης για την Ψηφιακή Εκπαίδευση, που εγκρίναμε τον περασμένο Σεπτέμβριο, και μπορεί να υποστηρίξει την χώρα στην ανάπτυξη των ψηφιακών δεξιοτήτων και υποδομών.

      Με τα άλματα που έχει κάνει η χώρα τους τελευταίους μήνες στην ψηφιοποίηση και την αποτελεσματικότητα των υπηρεσιών μπορεί να εκμεταλλευτεί πλήρως τα νέα αυτά ευρωπαϊκά εργαλεία για τη χορήγηση βασικών – αλλά και πιο εξειδικευμένων – ψηφιακών δεξιοτήτων στους συμπολίτες μας. Για να επιτύχουμε μια πραγματική ψηφιακή επανάσταση δεν αρκεί να επενδύσουμε μόνο σε τεχνολογίες και υποδομές, αλλά – πρωτίστως – σε ανθρώπους. Όλους τους ανθρώπους, χωρίς αποκλεισμούς, ενδιάμεσους και ημέτερους.
      Εκτός από την ψηφιακή μετάβαση, την ασφάλεια και το μεταναστευτικό που αποτελούν δομικά συστατικά του δικού του χαρτοφυλακίου, ο κ. Σχοινάς είπε ότι η Πράσινη Συμφωνία αποτελεί μια εξίσου σπουδαία προτεραιότητα που παρέμεινε ψηλά στη ατζέντα παρά το ηλεκτρικό σοκ που επέφερε η πρωτοφανής πανδημία που χτύπησε την ανθρωπότητα. Επίσης, μέσα από την ενίσχυση του μοναδικού φυσικού κάλους της Θράκης μπορούν να προκύψουν επιπλέον ευκαιρίες παράλληλα με την προστασία της βιοποικιλότητας για την οποία έχουμε ήδη συγχρηματοδοτήσει 42,8 εκατομμύρια ευρώ από το πρόγραμμα LIFE.Σε λίγο καιρό, πιθανότατα εντός του Ιουνίου θα ανοίξει και για νέες συμμετοχές-ανοιχτές και σε προτάσεις που αφορούν την ενέργεια. Μέσα από συνέργειες με τα συναφή εκπαιδευτικά ιδρύματα του ΔΠΘ που παράγουν σπουδαίο ερευνητικό έργο, αλλά και ΣΔΙΤ, με την δική μας χρηματοδότηση μπορεί να δοθεί περαιτέρω έμφαση σε δράσεις για τον αγροτοδιατροφικό κλάδο, την έξυπνη και αειφόρο γεωργία και δασοκομία, το θαλάσσιο και παράκτιο περιβάλλον, τη βιοοικονομία, τα ποτάμια και τους υδροφόρους ορίζοντες της περιοχής.

      Μέσω του προγράμματος αγροτικής ανάπτυξης έχουμε ήδη στηρίξει 586.000 αγρότες και γεωργικές επιχειρήσεις, 29.000 νέους ενώ 25.000 αγρότες έχουν καταρτιστεί ή επιμορφωθεί. Το 9,8% των εγκεκριμένων προγραμμάτων και το 10,9% των συνολικών πληρωμών αφορούν την Ανατολική Μακεδονία και Θράκη. Ενώ έχουμε φροντίσει να προστατεύσουμε δεκάδες τοπικά προϊόντα της πατρίδας μας πολλά από τα οποία δικά σας όπως το Ούζο Θράκης, κρασιά από τους αμπελώνες όλων των νομών της περιφέρειας, τον Ίσμαρο την Δράμα, ελιές από την Θάσο, τις περίφημες πατάτες και τα φασόλια Νευροκοπίου και άλλα πολλά που προσθέτουν σημαντικά οφέλη στην τοπική παραγωγή και οικονομία. Για την περίοδο 2021-2027, η Ελλάδα θα επωφεληθεί από συνολική κατανομή της 19,4 δισεκατομμυρίων ευρώ που έχουμε αποφασίσει για την Κοινή Γεωργική Παραγωγή στην Ευρώπη και ήδη δουλεύουμε ως Ευρωπαϊκή Επιτροπή στενά με τις εθνικές αρχές για την κατάρτιση και την έγκριση της νέας περιόδου.

      Σχετικά με την Περιφέρεια Ανατολικής Μακεδονίας και Θράκης είπε ότι διαθέτει ένα μοναδικό σύνολο ιδιαιτεροτήτων που μπορούν να συνδράμουν ουσιαστικά στην εξέλιξη και τον εκσυγχρονισμό της περιοχής, όπως :

      Η μεταποιητική της παράδοση από την ιστορική μεταξουργία στο Σουφλί.
      Η γεωστρατηγική και οικονομική σημασία των ενεργειακών δικτύων που τέμνουν την περιοχή αλλά και οι προοπτικές των λιμανιών της Αλεξανδρούπολης και της Καβάλας – με την δεδομένη στήριξη της Ευρώπης – μπορούν να εκτοξεύσουν τον παραγωγικό ιστό όχι μόνο της Περιφέρειας αλλά της ευρύτερης περιοχής εντός και εκτός συνόρων. Όλα αυτά μαζί με τον δυναμισμό των επιχειρήσεων που έχουν ήδη επενδύσει στην περιοχή κι έχουν δημιουργήσει σημαντικές παραγωγικές δομές, με τα πανεπιστημιακά ιδρύματα και τα εργαστήρια που τονώνονται συνεχώς με το δυναμισμό των νέων που σπουδάζουν και δημιουργούν εδώ.

      Η Ευρώπη αποδεδειγμένα βρίσκεται στο πλευρό της περιφέρειας, των δήμων και των επιχειρήσεων της περιοχής και σχεδόν 460 εκατομμύρια ευρώ κατευθύνθηκαν στην Ανατολική Μακεδονία και Θράκη την περίοδο 2014-2020 από τα Ευρωπαϊκά Διαρθρωτικά Ταμεία και αλλάζουν τη φυσιογνωμία του τόπου.

      άλλαξε ουσιαστικά τις ζωές μας, την πορεία του κόσμου, όπως τον γνωρίζαμε, οδήγησε σε τομές στην ευρωπαϊκή πολιτική που ποτέ ξανά δεν τολμήσαμε και τόνισε πως “στην τωρινή δύσκολη συγκυρία ίσως τη κρισιμότερη σε βάθος γενεών, χτίζουμε το κοινό μας μέλλον σε τέσσερα κρίσιμα ευρωπαϊκά εργοτάξια”.

      Στην Υγεία. Στην πρώτη γραμμή της μάχης μεα ασφαλή και προσβάσιμα σε όλους ακόμη και εκτός Ευρώπης μιας και η ΕΕ είναι η μοναδική έως σήμερα που εξάγει σχεδόν τον ίδιο αριθμό εμβολίων που έχει εξασφαλισμένα ήδη έως το 2023 για τους πολίτες της και στον υπόλοιπο κόσμο.

      Με τη νέα Ευρωπαϊκή Ένωση Υγείας που το εν εξελίξει εμβολιαστικό πρόγραμμα – το μεγαλύτερο στην ιστορία της ανθρωπότητας με εμβόλιθα μας θωρακίσει στις υγειονομικές προκλήσεις του αύριο, αλλά και την επέκταση της κοινής προμήθειας σε θεραπευτικά σκευάσματα κατά του COVID-19 που ήδη εγκρίναμε πριν λίγες εβδομάδες. Από τον ευρωπαϊκό προϋπολογισμό σήμερα υποστηρίζουμε κινητές μονάδες υγείας, τα εμβολιαστικά κέντρα, τα διαγνωστικά testcenters.

      Στο σημείο αυτό έκανε ειδική αναφορά στο Πανεπιστημιακό Νοσοκομείο Αλεξανδρούπολης που επισκέφθηκε το μεσημέρι και υπογράμμισε : “Όλα τα νοσοκομεία της περιφέρειας και ιδιαίτερα το Πανεπιστημιακό της Αλεξανδρούπολης που επισκέφτηκα νωρίτερα ως το κέντρο αναφοράς για την πανδημία έχουν ενισχυθεί σημαντικά από τις έκτακτες ενισχύσεις ενώ είναι το μοναδικό δημόσιο νοσοκομείο στη Βόρεια Ελλάδα (περίπου 3,1 εκατομμύρια πολίτες) με δυνατότητες ενδοαγγειακής θεραπείας, με αποτέλεσμα τη περίθαλψη ασθενών από όλους τους νομούς της Μακεδονίας και της Θράκης χάρις στη διαχρονική του χρηματοδότηση από τα εργαλεία της Ευρωπαϊκής Επιτροπής”.

      Μίλησε για το Πιστοποιητικό Κινητικότητας, το χαρακτήρισε “ένα νέο πακέτο για την ασφαλή επανέναρξη των μετακινήσεων, στο οποίο η Ελλάδα και ο πρωθυπουργός της πρωτοστάτησαν” και συμπλήρωσε : “Δεν πρόκειται μόνο για ένα πιστοποιητικό εμβολιασμού, αλλά ένα κλειδί ασφαλείας για την επάνοδο στην κανονικότητα, τον τουρισμό και την κινητικότητα. Την προηγούμενη εβδομάδα εγκαινιάσαμε μαζί με τον πρωθυπουργό και τον Σαρλ Μισέλ, τον πρόεδρο του Ευρωπαϊκού Συμβουλίου, και τον αρμόδιο υπουργό την ελληνική του έκδοση στο Υπουργείο Ψηφιακής Διακυβέρνησης στην Αθήνα. Ένα κλειδί ασφαλείας για την δημόσια υγεία αλλά και τις μετακινήσεις και τον τουρισμό. Μάλιστα, όταν συνήθως η νομοθετική διαδικασία στην ευρωπαϊκή γραφειοκρατία ολοκληρώνεται περίπου σε 2 χρόνια, το συγκεκριμένο fasttrack πιστοποιητικό – χωρίς εκπτώσεις στα προσωπικά δεδομένα – το ολοκληρώσαμε μόλις σε 2 μήνες”.

      Στη θωράκιση της οικονομίας με ιστορικά νέα εργαλεία και αποφάσεις. Μαθαίνοντας από τα λάθη της προηγούμενης κρίσης, αναστείλαμε τους δημοσιονομικούς περιορισμούς του Συμφώνου Σταθερότητας για τρία χρόνια, δίνοντας στα κράτη μέλη πλήρη ευελιξία να στηρίξουν τις οικονομίες τους όσο χρειάζονται μέχρι να γυρίσουν στα προ-κρίσης επίπεδα.
      Δημιουργήσαμε σε χρόνο ρεκόρ ένα νέο χρηματοδοτικό εργαλείο αξίας 100 δισ. ευρώ για την στήριξη της απασχόλησης (SURE) το οποίο παρέχει στην Ελλάδα άνω των 5 δισ. ευρώ μέσω του προγράμματος Συν-Εργασία. Η Ευρωπαϊκή Κεντρική Τράπεζα ενίσχυσε τις προσπάθειες των χωρών μας με τεράστιο πρόγραμμα αγορών ομολόγων αξίας 1.8 τρισ. ευρώ, μειώνοντας το κόστος δανεισμού σε ιστορικά χαμηλά επίπεδα για περιπτώσεις όπως η Ελλάδα.

      Ως έκτακτα μέτρα για την στήριξη της τοπικής αγοράς στην Περιφέρεια έχουν ήδη επιλεγεί 10000 επιχειρήσεις με συνολικό στόχο τις 25000 και στις οποίες επενδύουμε 65 εκατομμύρια από τους διαθέσιμους πόρους του Ευρωπαϊκού Ταμείου Περιφερειακής Ανάπτυξης. Για την αντιμετώπιση των κοινωνικοοικονομικών συνεπειών της κρίσης από την πανδημία και για την παροχή στήριξης στις πληγείσες μικρομεσαίες επιχειρήσεις. Επίσης, ενισχύουμε 41 επενδυτικά Project καινοτομίας, με σχεδόν 58 εκατομμύρια για δράσεις κοινωνικής ενσωμάτωσης και περίπου 6 εκατομμύρια για την στήριξη της απασχόλησης.

      Και πάνω απ’ όλα, δημιουργήσαμε το εμβληματικό και χωρίς προηγούμενο Σχέδιο Ανάκαμψης με τα 750 δισ. ευρώ του κοινού δανεισμού, που μαζί με το πολυετές δημοσιονομικό πλαίσιο για την περίοδο 2021-2027, δημιουργεί ένα υπερόπλο σχεδόν 2 τρισ. ευρώ για την οικονομική ανάκαμψη, πολλαπλάσιο του Πακέτου Μάρσαλ σε πραγματικούς όρους.

      Αναλογικά με το μέγεθος της οικονομίας της, η Ελλάδα θα είναι η 4η πιο ευνοημένη χώρα, λαμβάνοντας πάνω από 60 δισ. ευρώ σε επιδοτήσεις, ποσό που αντιστοιχεί στο ένα τρίτο του προ-κρίσης εθνικού προϊόντος μας.

      Εδώ και πάλι η Ελλάδα βγήκε μπροστά με παρρησία, καταθέτοντας δεύτερη σε όλη την Ευρώπη το Εθνικό της Σχέδιο Ανάκαμψης και Ανθεκτικότητας « Ελλάδα 2.0 » για την αξιοποίηση αυτών των κονδυλιών.

      Όπως προδίδει η ονομασία του, το Σχέδιο αποτελεί μια ιστορική ευκαιρία για την δημιουργία μίας νέας Ελλάδας : σύγχρονης, εξωστρεφούς, και έτοιμης να ανταποκριθεί όχι μόνο στις τρέχουσες επιπτώσεις της πανδημίας αλλά και στις παγκόσμιες επαναστάσεις που είναι ήδη εδώ όπως η Πράσινη Συμφωνία και η Ψηφιακή Μετάβαση που προανέφερα, που πλέον και ο πιο δύσπιστος καταλαβαίνει ότι η Ελλάδα έχει κάνει άλματα.

      Με λίγα λόγια, ένα σχέδιο Ελληνικό, Made in EU Greece, που γράψαμε εμείς, όχι άλλοι για μας και που αφορά κάθε Ελληνίδα και Έλληνα. Να είστε σίγουροι ότι προβάλλει μια Ελληνική, με περισσότερη Ευρώπη, δεκαετία. Το ελληνικό σχέδιο θα είναι από τα πρώτα που θα εγκριθούν τις επόμενες ημέρες με έναν ιδιαίτερο πολιτικό ευρωπαϊκό συμβολισμό.

      Σύμβολο της “ευρωπαϊκής ασπίδας” ο Εβρος
      Στη Μετανάστευση. “Εδώ επιτρέψτε μου έναν ιδιαίτερο προσωπικό τόνο, μιας και λίγες μέρες πριν μπει ο κορονοϊός στη ζωή μας, η Ελλάδα υπερασπιζόταν τα ευρωπαϊκά σύνορα με την ιστορική, εμβληματική παρουσία της ευρωπαϊκής ηγεσίας στο πλευρό του πρωθυπουργού στον Έβρο. Που σήμερα, Ευρωπαίοι συνοριοφύλακες και ακτοφύλακες δεν προστατεύουν μόνο τα κοινά μας σύνορα αλλά και γίνονται ανάχωμα στην εργαλειοποίηση κάθε είδους σκοπιμότητας εκμετάλλευση αθώων συνανθρώπων μας. Ποτέ ξανά φίλες και φίλοι, δεν έχει συστρατευτεί σύσσωμη η ευρωπαϊκή ηγεσία στον ίδιο τόπο, στο μέτωπο της κρίσης.

      Ο Έβρος, η Θράκη αποτελεί πλέον το σύμβολο της « ευρωπαϊκής ασπίδας », την καρδιά της ευρωπαϊκής άμυνας απέναντι σε κάθε επίδοξο και αστάθμητο παράγοντα. Στην περιοχή του Έβρου, η Frontex συνεργάζεται με τα τοπικά κέντρα συντονισμού της Ελληνικής Αστυνομίας στην Ορεστιάδα και την Αλεξανδρούπολη, όπου πραγματοποιείται η καθημερινή διοίκηση και ο έλεγχος των επιχειρησιακών δραστηριοτήτων. Η περιοχή φιλοξενεί σήμερα τη μεγαλύτερη εγκατάσταση προστασίας χερσαίων συνόρων στην Ευρώπη και περιλαμβάνει και τις τρεις κύριες κατηγορίες προσωπικού του Frontex, δηλαδή : Με αξιωματικούς του μόνιμου σώματος του Frontex, παρουσία δυνάμεων από άλλα κράτη μέλη με μακροπρόθεσμο σχεδιασμό αλλά και ορισμένου βραχυπρόθεσμου χρονικού πλαισίου ανάπτυξης. Οπως είπε, ξεκίνησε την περιοδεία του στη Θράκη από τα σύνορα στον Εβρο, όπου η Frontex αναπτύσσει δυνάμεις με οχήματα, φορτηγά με θερμικές κάμερες, σκοπούς με συνοδεία σκύλων και ειδικούς σε θέματα επιχειρησιακά.
      “Η πρόταση μας για ένα νέο « Σύμφωνο Αλληλεγγύης » για την μετανάστευση και το άσυλο που βρίσκεται ήδη στη διαπραγμάτευση ανάμεσα στα κράτη μέλη στο Συμβούλιο Υπουργών, προτείνει δίκαιο καταμερισμό των βαρών και των ευθυνών, αναβαθμίζει την Ευρώπη ως έναν προορισμό ασύλου αλλά μόνο για αυτούς που αποδεδειγμένα έχουν ανάγκη”, σημείωσε και πρόσθεσε : “Με το Σύμφωνο, στόχος μας είναι να δημιουργήσουμε μια εντελώς νέα αρχιτεκτονική, βασισμένη στη συνολική προσέγγιση του μεταναστευτικού. Επαναλαμβάνω : η αλληλεγγύη και ο επιμερισμός των βαρών θα γίνει ο κανόνας. Μέσα από ένα κυκλικό σύστημα όπου τα επιμέρους στοιχεία του Συμφώνου συνδέονται λειτουργικά : διαδικασίες διαλογής, συνόρων, ασύλου, επιστροφών, αλληλεγγύης – όλα μαζί, αδιάρρηκτα.

      Γυρνάμε σελίδα σε ένα σύστημα που δεν δούλεψε, που δεν περιποιεί τιμή στην Ευρώπη. Αλλάζουμε το υπόδειγμα, διασφαλίζοντας ότι οι προκλήσεις της μετανάστευσης αντιμετωπίζονται συνολικά και διεξοδικά – εντός και εκτός της Ένωσης. Σήμερα, έχουμε για πρώτη φορά μετά από χρόνια την ευκαιρία μίας ανθεκτικής, ενιαίας, συνεκτικής μεταναστευτικής πολιτικής. Μια ευκαιρία που δεν πρέπει να χαθεί”.

      Στη γεωπολιτική της Ευρώπης. “Ας ξεκινήσουμε με μια απλή παραδοχή : παρ’ όλες τις ατέλειες, τις ελλείψεις, τα όποια λάθη μας, αυτός ο σύγχρονος κόσμος πάει καλύτερα χάρις και στην Ευρώπη”, είπε και συνέχισε : “Να παραδεχτούμε υπερήφανα ότι μας αναγνωρίζει ο υπόλοιπος κόσμος, ότι η Ευρώπη είναι πάντα συνεπής στην υπεράσπιση ενός πολυμερούς, βασισμένου σε κανόνες δικαίου κόσμου. Είμαστε οι μεγαλύτεροι δωρητές αναπτυξιακής βοήθειας στον αναπτυσσόμενο κόσμο οι μεγαλύτεροι εξαγωγείς και χορηγοί εμβολίων, πρωταγωνιστές στη μάχη κατά της κλιματικής αλλαγής, πρότυπο δημοκρατικών και κοινωνικών δικαιωμάτων, υπερασπιστές της ειρήνης και δημοκρατίας παντού στον κόσμο. Η Ευρώπη έχει πολλά ατού για να μείνει αμέτοχη. Την μεγαλύτερη εσωτερική αγορά και το δεύτερο νόμισμα στον κόσμο, το μοντέλο της οικονομίας της αγοράς με ανοικτές αγορές αλλά και συστήματα υγείας και πρόνοιας για όλους, την προστασία των προσωπικών δεδομένων και των ανθρώπινων δικαιωμάτων”.
      Από την “ευρωπαϊκή αθωότητα” στην “ευρωπαϊκή ωριμότητα”
      Ο κ. Σχοινάς επισήμανε ότι η κρίση του COVID επιτάχυνε την πολιτική μετάβαση μας από την περίοδο “ευρωπαϊκής αθωότητας » σε εκείνη της « ευρωπαϊκής ωριμότητας », ίσως το τέλος μιας εποχής όπου η Ευρωπαϊκή Ένωση εθεωρείτο παίκτης αποκλειστικά « ήπιας δύναμης » στην γεωστρατηγική σκακιέρα.

      “Η Ελλάδα και σε αυτό το σημείο έχει αποδείξει ότι μπορεί να διαδραματίσει ρόλο πρωταγωνιστικό. Οι σθεναρές ελληνικές τοποθετήσεις στα ζητήματα που αφορούν την Ανατολική Μεσόγειο, η εποικοδομητική στάση στα Βαλκάνια, ο άξονας Φιλίας στον Κόλπο και το εύρος των δεσμών της στον Εύξεινο Πόντο και τον Καύκασο. Η επιμονή της στο κράτος δικαίου και το διεθνές κεκτημένο και η ενεργή ανάμειξη της χώρας στα στρατηγικής σημασίας ερωτήματα στα οποία καλείται να δώσει απάντηση η Ευρώπη, την καθιστούν σημαντική φωνή το επόμενο διάστημα. Αυτή η 70χρονη πορεία μας θυμίζει και κάτι άλλο : οι ευρωπαϊκές επιτυχίες έρχονται μόνο όταν τολμάμε, σπάνια όταν συμβιβαζόμαστε. Η τόλμη πάντα τέμνει τις εξελίξεις, οι συμβιβασμοί στον χαμηλότερο κοινό παρονομαστή συνήθως μετακυλούν τα προβλήματα. Η ενιαία εσωτερική αγορά, η γέννηση της ΟΝΕ και του ευρώ, το Σένγκεν και η Frontex, η δημιουργία του ESM, τα εμβόλια και το Ταμείο Ανάπτυξης, η Ευρωπαϊκή Πολιτική Προστασία και η κλιματικά ουδέτερη και ψηφιακά ώριμη Ευρώπη μας δείχνουν τον αυτονόητο δρόμο”, τόνισε.

      Στην αρχή της ομιλίας του ο αντιπρόεδρος της Κομισιόν μίλησε για τη Θράκη στη διαδρομή των αιώνων. Η Θράκη ήταν αδελφή της Ευρώπης κατά την ελληνική μυθολογία, έδωσε το όνομα της στη περιοχή που φιλοξένησε τον προστάτη των Θρακών, ‘Αρη, και μοιράζεται πολλούς κοινούς ηγεμόνες με τις γειτονικές περιοχές της Μακεδονίας, είπε. Η ευρύτερη περιοχή από τον Στρυμόνα στον Νέστο και από το Παγγαίο στην οροσειρά της Ροδόπης ως την Δαδιά και τον Έβρο, την χερσαία είσοδο της Ενωμένης Ευρώπης αναβλύζουν το σπουδαίο πέρασμα από την αρχαία Ελλάδα στην Ρωμαϊκή εποχή του πολυμήχανου Σπάρτακου και μετέπειτα στο Βυζάντιο με τις πολλές δυναστείες που είχαν την καταγωγή τους από τον τόπο αυτό.

      Εποχές που γέννησαν τις αρχές και τις αξίες της ίδιας της Ευρώπης και του σύγχρονου δυτικού πολιτισμού. Στις περιοχές αυτές που ενέπνευσαν τις αναζητήσεις του Λευκίππου, του Δημόκριτου που μίλησε για τους διαφορετικούς κόσμους στο σύμπαν και τον Πρωταγόρα, όλοι τους παιδιά των Αβδήρων. Την Ρωμαϊκή Εγνατία, τις τραγωδίες που αντήχησαν στα αρχαία θέατρα των Φιλίππων και της Μαρώνειας. Τον Απόστολο Παύλο που δίδαξε στις περιοχές αυτές, την Αγία Λυδία που βαφτίστηκε ως η πρώτη χριστιανή στην Ευρώπη, αλλά και την οθωμανική περίοδο που συνέθεσε στο αρχιτεκτονικό και μνημειακό τοπίο της περιοχής όπως το περιγράφει στις αναφορές του ο σπουδαίος χρονικογράφος Εβλιγιά Τσελεμπί, το εμβληματικό τέμενος του Διδυμοτείχου για παράδειγμα και αλλά πολλά στην περιοχή.

      Ανθρωποι των επιστημών και του πνεύματος όπως ο Καραθεοδωρής, ο Βιζυηνός ή ευεργέτες όπως ο Μαρασλής και ο Ευγενίδης που συνέβαλαν τα μέγιστα στην Ελλάδα, την Οθωμανική Αυτοκρατορία αλλά και την δύση και την ευρύτερη περιοχή της Μεσογείου συμβάλλοντας στην εξέλιξη και άλλων λαών ή περιοχών.

      Πριν την ομιλία ο κ. Σχοινάς συναντήθηκε με τον Περιφερειάρχη Ανατολικής Μακεδονίας και Θράκης Χρήστο Μέτιο, ο οποίος τον συνοδεύει σε όλη την διήμερη περιοδεία του στην Θράκη.

      https://www.evros-news.gr/2021/06/05/%cf%83%cf%87%ce%bf%ce%b9%ce%bd%ce%ac%cf%82-%cf%83%cf%8d%ce%bc%ce%b2%ce%bf

  • Covid-19 : comment le variant indien a débarqué au Brésil – Réalités Biomédicales
    https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2021/06/02/covid-19-comment-le-variant-indien-a-debarque-au-bresil

    Publié le 02 juin 2021 par Marc Gozlan
    Covid-19 : comment le variant indien a débarqué au Brésil. L’histoire commence le 27 mars 2021. Le navire « MV Shanddong SA Zhi » quitte la Malaisie pour un long voyage qui doit l’amener à São Luís (État du Maranhão) au Brésil. Signalons au passage que São Luis est la seule capitale d’État du Brésil qui n’ait pas été fondée par les Portugais et dont le nom est d’origine française.Durant son périple, le navire accoste le 21 avril à Le Cap en Afrique du Sud. Les 24 membres d’équipage arrivent au Brésil le 14 mai. Parmi eux, un Indien âgé de 54 ans présente depuis dix jours des symptômes respiratoires évocateurs de Covid-19. Le diagnostic d’infection par le SARS-CoV-2 est rapidement confirmé. Le patient est hospitalisé en réanimation dans un hôpital privé de São Luís. Les prélèvements respiratoires du cas index sont envoyés à l’Institut Evandro Chagas (IEC) à Belém dans l’État du Pará.
    Sur les 24 membres d’équipage, 15 se révèlent positifs pour le SARS-CoV-2, dont trois sont symptomatiques. Tous sont placés en isolement et font l’objet d’une surveillance médicale. Six échantillons biologiques, positifs au test RT-PCR pour le SARS-CoV-2, sont envoyés pour séquençage génomique. Celui-ci permet d’identifier le virus comme appartenant au lignage B.1.617, dit « indien ».Ce virus appartient plus précisément au lignage B.1.617.2, lié à la reprise de l’épidémie en Inde où il a été repéré pour la première fois en octobre 2020. Ce variant a nouvellement été dénommé « Delta » par l’Organisation mondiale de la santé. L’OMS vient en effet de renommer les variants du SARS-CoV-2 avec des lettres grecques. L’idée est d’avoir des noms « faciles à prononcer et à retenir », tout en évitant les appellations « stigmatisantes et discriminatoires ».
    On regroupe en fait trois lignages différents (B.1.617.1, B.1.617.2 et B.1.617.3) sous le nom générique de variants dits « indiens ». B.1.617.2 est devenu Delta et B.1.617.1 Kappa. Le variant B.1.617.3 n’a pas été renommé. Seul le variant Delta (B.1.617.2) est aujourd’hui considéré comme préoccupant, les deux autres ayant été rétrogradés au rang de variants d’intérêt, a annoncé mardi l’OMS.Le variant Delta (B.1.617.2) présente de façon significative une moindre sensibilité aux anticorps neutralisants, développés par des patients Covid-19 convalescents ou produits après vaccination. Il échappe également partiellement à certains anticorps monoclonaux à visée thérapeutique. À ce jour, ce variant « indien » a été rapporté dans au moins 51 pays.(...)
    Comme le soulignent Mirleide Cordeiro dos Santos et ses collègues virologistes de l’Institut Evandro Chagas, il s’agit de la première détection au Brésil du variant B.1.617.2, autrement dit du lignage « Delta ». Selon eux, leur rapport est une « alerte à la diffusion de ce variant en Amérique du Sud ».Selon ces scientifiques brésiliens, qui ont rapporté le 27 mai 2021 leurs résultats sur le site virological.com, la découverte de ces cas d’importation montre « la nécessité d’une surveillance continue des voyageurs afin d’être en mesure de pouvoir détecter la propagation en temps réel des nouveaux variants du SARS-CoV-2 », porteurs de mutations pouvant les rendre plus transmissibles ou pathogènes, ou encore susceptibles d’échapper au système immunitaire.

    #Covid-19#migrant#migration#bresil#inde#variant#sante#circulation#frontiere

  • Covid-19 dans le monde : l’Algérie rouvre partiellement ses frontières après quinze mois de fermeture
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/02/covid-19-dans-le-monde-l-algerie-rouvre-partiellement-ses-frontieres-apres-q

    L’Algérie a partiellement rouvert mardi ses frontières, avec la reprise d’une liaison aérienne entre Alger et Paris, après plus d’un an de fermeture en raison de la pandémie causée par le coronavirus. Un Airbus A330 de la compagnie nationale Air Algérie a atterri mardi vers 17 h 30 (heure en France) à l’aéroport d’Alger Houari-Boumédiène, avec à son bord 299 passagers, en provenance de Paris-Orly. Le même appareil avait effectué dans la matinée un premier vol à destination d’Orly, avec une soixantaine de passagers.
    Sitôt après avoir débarqué sur le tarmac à Alger, les passagers ont été transférés dans des cars garés à la sortie de l’aéroport pour être ensuite conduits dans un hôtel de Zeralda, une localité côtière à l’ouest de la capitale, où ils seront confinés pendant cinq jours, selon des images diffusées par des chaînes de télévision privées.Le gouvernement avait annoncé la semaine dernière une reprise progressive, à partir du 1er juin, des vols d’Air Algérie en direction de quatre pays : France, Espagne, Tunisie et Turquie. Cette réouverture limitée s’accompagne de conditions draconiennes : isolement obligatoire de cinq jours dans un des hôtels sélectionnés par les autorités et frais de confinement et de dépistage à l’arrivée à la charge des visiteurs. Les frontières terrestres et maritimes restent, quant à elles, fermées pour le moment.

    #Covid-19#migrant#migration#algerie#france#espagne#tunisie#turquie#sante#reouverturefrontiere#circulation#restrictionsanitaire#isolement#test#confinement

  • Huge border influx brings fears of grim summer for migrant deaths - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/national-security/summer-migrant-deaths-southern-border/2021/06/03/a03d7bb8-c3a6-11eb-8c34-f8095f2dc445_story.html

    Huge border influx brings fears of grim summer for migrant deaths
    A March image from the Brooks County Sheriff’s Office in Texas shows human skeletal remains.
    A sharp increase in the number of people crossing into the United States through remote desert areas along the U.S.-Mexico border has officials and rights advocates worried that this summer will be especially lethal, with the potential for a spike in migrant deaths.Much of the Biden administration’s border response in recent months has centered on caring for the unaccompanied minors who have arrived in record numbers, along with parents traveling with children. Those groups do not typically attempt to evade capture, and they usually seek out U.S. agents after crossing the border to request humanitarian protection.
    Adult migrants continue to be the largest share of border crossers, however, and smuggling guides often send them through rugged desert and mountain areas where deaths from exposure rise with extreme heat. U.S. agents took more than 111,000 single adult migrants into custody in April, the highest total in more than a decade, and the number increased again in May, according to preliminary enforcement data.
    “It’s going to be a brutal summer,” said Don White, a sheriff’s deputy in rural Brooks County, Tex., where hundreds of migrants have died over the past decade attempting to skirt a Border Patrol highway checkpoint by walking miles through the brush.
    White said the county has recovered 34 bodies and human remains this year on the vast cattle ranches where migrants often become lost and dehydrated in 100-degree heat and harsh terrain. “I’ve never seen so many people coming through,” White said. “It’s just crazy right now.”In southern Arizona, more migrants have been traveling north along treacherous routes typically used by drug smugglers and other hardened crossers, putting them in greater peril, U.S. Customs and Border Protection officials say. The agency is on pace to make more than 10,000 rescues during fiscal 2021, twice the number recorded in 2019 and 2020, CBP data shows.
    Advertisement“Many of our rescues are now pushing up to the mountain regions, which used to be exclusively narcotics traffic,” said Michael Montgomery, the head of CBP’s Air and Marine Operations, at a recent border safety event to discourage migrants from attempting the journey.
    “Now we’re seeing more mixed traffic, people traveling at night, stumbling over rocks, falling over cliffs,” Montgomery said. “There is no soft place to fall in the mountains.”CBP will have a helicopter rescue team with a paramedic on standby in Arizona for the summer, he said.Border officials acknowledge that the increase in single adult migrants is partly driven by higher numbers of repeat or “recidivist” crossers attempting the journey. Since March 2020, authorities have relied upon Title 42 of the U.S. health code to quickly return most adult migrants to Mexico.
    The Biden administration has kept the Trump-era policy in place, describing Title 42 as an essential tool to prevent the spread of the novel coronavirus in detention cells and border communities hit hard by the pandemic. But the turn-back approach has essentially removed the threat of criminal penalties or jail time, and smugglers are capitalizing by sending migrants to try again and again.Those who successfully evade capture along the border also face lower risk of arrest once they arrive at their U.S. destinations. Arrests by U.S. Immigration and Customs Enforcement have dropped to the lowest levels on record in recent months under the Biden administration, the latest figures show.
    Then there are the border crossers that agents are unable to interdict. In recent months, CBP officials have reported more than 1,000 “got away” incidents per day in which agents detect an illegal crossing without making an arrest. The expanded use of technology and sensors along the border has made it easier for CBP to know when someone enters, but officials say they don’t have enough agents to manage the volume of people arriving in recent months.White, the sheriff’s deputy, said he sees fewer U.S. agents patrolling the ranch roads and dirt tracks through Brooks County. “Border Patrol hasn’t been in the brush as much due to processing the turn-ins,” he said, referring to the families and children who surrender to agents after crossing the Rio Grande to start the asylum-seeking process.That means agents won’t be able to find as many migrants in distress, White said. “My guys will be carrying extra IV bags this summer for the ones we may find,” he said.CBP does not maintain a single, centralized tally of exposure deaths and human remains recovered, because the majority of forensic services are handled by county sheriffs and coroners in border districts.The Pima County medical examiner’s office, which is responsible for most of southern Arizona, encountered 220 remains last year, the highest in a decade. “2021 looks like it will be pretty significant as well,” Greg Hess, the county medical examiner, said in an interview. “We tend to have a bell curve over the hotter months.”
    Dangerous crossings have also increased in California, where smugglers are sending migrants through rugged mountains between the Imperial Valley and San Diego, authorities say.CBP officials have urged migrants to keep cellphone batteries charged and to try calling 911 if they become lost. The agency has placed rescue beacons and placards in Spanish and Mandarin along crossing routes, with instructions and GPS coordinates for migrants in distress who need help.“It places a great burden on CBP to respond to remote, treacherous areas to rescue migrants placed in this perilous situation,” said Salvador Zamora, a retired Border Patrol official and former spokesman for the agency. “We have to launch massive search-and-rescue efforts, and when someone is in a deteriorating state, you’re racing against the clock to reach that location and provide lifesaving measures.”
    (...)
    The Trump administration added hundreds of miles of steel border barriers in the Arizona desert to deter crossings, but officials say the barriers have made little difference in terms of where they are encountering bodies or human remains.Between 1990 and 2020, the remains of at least 3,356 migrants were recovered in southern Arizona, according to a report published in April by the University of Arizona’s Binational Migration Institute. Daniel Martinez, a sociologist who is one the report’s lead authors, said the intensification of enforcement by the Border Patrol in Arizona has “increased the lethality of migration.”CBP strategies that redirect migrants to more remote areas are intentionally seeking to deter crossings by increasing “the rate of death and suffering along the border,” Martinez said in an interview.
    CBP declined an interview request, but officials highlight their extensive rescue efforts to deflect criticism that U.S. border infrastructure is designed to be deadly.Martinez noted that there has been a marked increase in rescues and recovery operations in the mountains north of the Lukeville, Ariz., area, one the border segments where the Trump administration added long stretches of 30-foot-barriers. Smugglers wielding demolition tools and power saws have been cutting through at particularly high rates along that span, according to agents, requiring frequent repairs.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#mexique#sante#frontiere#morbidité#letalite#enfermement#retention#controle#politiquemigratoire

  • « Cette vaccination était attendue depuis longtemps » : dans les îles grecques, les premiers migrants reçoivent le vaccin anti-Covid - InfoMigrants
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    « Cette vaccination était attendue depuis longtemps » : dans les îles grecques, les premiers migrants reçoivent le vaccin anti-Covid
    Par Charlotte Boitiaux Publié le : 03/06/2021
    La campagne de vaccination contre le coronavirus débute ce jeudi dans les îles grecques de Samos, Lesbos et Chios. Les migrants pourront bénéficier d’une seule injection grâce au vaccin Johnson & Johnson. Seuls 15 % de la population migrante souhaitent, pour l’heure se faire vacciner. La faute à un manque de communication de la part des autorités grecques, déplore MSF.
    La campagne de vaccination contre le Covid-19 a commencé jeudi 3 juin dans les camps de migrants des îles grecques de Lesbos, Samos et Chios, en face de la Turquie, a annoncé mercredi 2 juin le responsable du ministère des Migrations, Manos Logothetis.Les premières vaccinations se feront dans le camp de Mavrovouni, aussi appelé Moria 2.0, sur l’île de Lesbos, dans le camp de Vial, à Chios, et dans le camp de Vathy, à Samos. C’est Eody, la structure grecque de santé publique (dépendante du ministère de la Santé) qui sera en charge de la campagne. « Il devrait y avoir 50 vaccinations par jour, chaque jeudi et vendredi », détaille Dora Vangi, chargée de communication pour Médecins sans frontières (MSF) en Grèce. « La vaccination s’étalera sur plusieurs semaines jusqu’à ce que tout le monde soit vacciné. »"La vaccination se réalisera avec le sérum de Johnson & Johnson avec un personnel spécialement envoyé d’Athènes", a également précisé Manos Logothetis dans une interview accordée à l’agence de presse grecque ANA."Le choix de Johnson & Johnson est judicieux. C’est un vaccin qui ne nécessite qu’une seule dose, c’est un bon choix pour une population qui est souvent sur la route, qui se déplace beaucoup", a ajouté Dora Vangi de MSF.Selon Manos Logothetis, seuls 15 % des demandeurs d’asile se sont portés volontaires pour se faire vacciner. « Si on estime que 30 % des migrants ont moins de 18 ans et que 30 % encore a déjà été malade, la route vers l’immunité des demandeurs d’asile en vaccinant tous ceux qui ont besoin de se faire vacciner sera courte et nous réussirons », a cependant tenu à rassurer Manos Logothetis.Selon Stephan Oberreit, chef de mission pour MSF actuellement à Lesbos, la réticence de la population réfugiée à se faire vacciner s’explique par un manque de communication en amont. « Cette vaccination était attendue depuis longtemps [...] Mais le gouvernement n’a pas suffisamment informé sur les enjeux et sur l’importance du vaccin. Que ce soit pour le Covid ou la rougeole, il faut, dans toute campagne de vaccination, faire un travail de promotion de santé. Et ce travail là n’a pas été suffisamment fait. Ce qui pourrait expliqué qu’il y ait si peu de volontaires », dit-il à InfoMigrants.
    Les conditions de vie et le manque d’hygiène dans les structures où les exilés doivent séjourner le temps que leur demande d’asile soit étudiée continuent d’être régulièrement décriés par les défenseurs des droits humains.Au mois de mai, des migrants avaient refusé de se faire vacciner pour protester contre leurs conditions de vie alors qu’une trentaine de personnes avaient été testées positives au Covid dans le camp de Mavrovouni, à Lesbos.Mais tout au long de la pandémie causée par le coronavirus, ce sont surtout les restrictions dans les déplacements et l’enfermement des demandeurs d’asile qui ont été dénoncés par les ONG.
    Alors que la population grecque a été déconfinée à plusieurs reprises depuis mars 2019, les migrants ne l’ont jamais été vraiment. Ils ne sont autorisés qu’à sortir au compte-gouttes, quelques heures par semaine et après avoir obtenu le feu vert de la direction du camp.L’accès aux humanitaires dans les camps et la scolarisation des enfants réfugiés ont aussi été rendus difficiles dans ce contexte.

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  • A Paris, l’hôpital Robert-Debré veut « réparer » les mineurs isolés
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/06/04/a-paris-l-hopital-robert-debre-veut-reparer-les-mineurs-isoles_6082766_3224.

    A Paris, l’hôpital Robert-Debré veut « réparer » les mineurs isolés
    Par Juliette Bénézit et Zineb Dryef
    Alors que le nombre de mineurs isolés, souvent étrangers, ne cesse de croître dans la capitale, ce centre pédiatrique du 19e arrondissement développe une stratégie de suivi et d’aide pour tenter de les soustraire à l’emprise des réseaux de drogue et de prostitution.Il y a d’abord eu le premier. A l’été 2016. Un tout petit. Overdose. Et un deuxième, un troisième… Puis ils se sont mis à affluer par dizaines aux urgences de l’hôpital parisien Robert-Debré, le plus grand centre pédiatrique d’Ile-de-France. Des étrangers de moins de 18 ans, venus seuls en France et désignés par l’administration sous l’acronyme MNA, « mineur non accompagné », ramassés dans les quartiers alentour par des pompiers, inconscients ou blessés. Luigi Titomanlio, le responsable des urgences, se souvient de leur état à leur arrivée : « poly-intoxiqués », « comateux » et parfois « très agressifs ».
    Confrontés à cette situation, les urgentistes sollicitent l’aide de leurs collègues pédopsychiatres. Leur chef, le professeur Richard Delorme, décide alors de laisser carte blanche, en interne, à l’équipe spécialisée en addictologie pour les enfants et les adolescents. « Il a fallu imaginer une nouvelle façon de les prendre en charge », raconte la psychiatre Emmanuelle Peyret, chef de cette unité. Celle-ci découvre « des enfants rendus à l’état sauvage, qui se défoncent pour supporter l’insupportable » et n’ont plus confiance en personne.
    Un éducateur, François-Henry Guillot, est mobilisé, ainsi qu’une interne en pédiatrie, Marie Parreillet. Avec la docteure Peyret, ils deviennent les principaux interlocuteurs de ces quelque 200 patients, âgés de 9 à 18 ans – parfois davantage. « Ils se déclarent mineurs, on les prend en charge comme des mineurs, rappelle Marie Parreillet. Notre mission, c’est de réparer ces enfants, pas de trancher sur leur âge. »
    Ce travail de longue haleine, qui confine parfois à la mission impossible, les confronte aux réalités du monde des MNA. Mi-mars, l’un d’eux a perdu connaissance en pleine rue ; il avait avalé six comprimés de Lyrica, un puissant antidouleur. D’après ses papiers, il avait 15 ans. M. Guillot lui en donne quatre de moins. « Il était tout petit », décrit-il. Dans un accès de violence, il a dû être attaché. Il a refusé de parler aux soignants avant d’admettre, du bout des lèvres, habiter « chez un mec à La Chapelle ».
    En décembre 2020, un autre jeune, confié à l’aide sociale à l’enfance (ASE) des Yvelines, avait lui aussi été transporté aux urgences de Robert-Debré. Son corps était couvert de plaies à vif, et d’autres, plus anciennes. Ce soir-là, François-Henry Guillot lui a rendu visite dans sa chambre. « Il suçait son pouce en regardant Gulli », se souvient l’éducateur. Puis il a fugué. Personne n’a retrouvé sa trace.
    Lina, Algérienne, a 15 ans. Orientée vers cet hôpital par l’association France terre d’asile après avoir été renvoyée d’un foyer, cette ado toute menue a été signalée comme victime potentielle d’un réseau de prostitution. La première fois que nous la rencontrons, au mois de février, elle parle de se soigner et de retourner à l’école. Mais, deux semaines plus tard, quand elle revient à l’hôpital, elle présente des traces de scarification sur les avant-bras et des brûlures de cigarettes sur les mains.
    La semaine suivante, la voici de nouveau à Robert-Debré, les cheveux lissés, le visage maquillé, mais de mauvaise humeur. Ses jambes tremblent, elle triture les cordelettes de sa doudoune. Les deux soignants s’inquiètent : elle semble en manque. Depuis quelques semaines pourtant, elle paraissait sevrée du Rivotril, un antiépileptique qui, consommé à hautes doses, désinhibe ces jeunes.« J’en reprends parce que je n’arrive plus à dormir », commence-t-elle. Mais, si elle en a, cela suppose qu’elle est retournée en acheter à la sauvette du côté de Barbès. « Pourquoi tu ne prends pas ton Lyrica ? », l’interrogent les soignants.Pour ces jeunes dépendants, l’une des méthodes de sevrage proposée est de leur prescrire du Lyrica en réduisant les doses au fur et à mesure. « L’idée est de se substituer à leur dealeur et de les ramener petit à petit vers le droit commun », détaille la docteure Peyret. Certains tentent bien d’arracher aux soignants des ordonnances pour du Rivotril, mais leur réponse est ferme : c’est non. Car la priorité est précisément de les faire décrocher définitivement de ce produit, plus dangereux que le Lyrica.Lina, malgré son ordonnance, n’a pas réussi à obtenir son anxiolytique : « La pharmacienne ne veut pas m’en vendre ! » Les soignants ont vérifié auprès de la pharmacienne en question : le produit était en rupture de stock. Une catastrophe pour ces ados qui pourraient être tentés de s’en procurer dans la rue. Ce jour-là, il a fallu plus d’une heure pour convaincre Lina de ne pas retourner à Barbès.
    A Robert-Debré, les consultations s’enchaînent. Hicham, d’origine algérienne, vient ici depuis septembre 2020, lui aussi pour une surconsommation de médicaments. Il est logé par l’ASE dans un hôtel du 17e arrondissement. « Tu te sens triste ? », lui demande François-Henry Guillot. « Comment vous le savez ? », répond en souriant l’adolescent. D’après les médecins, ces patients très particuliers sont tous atteints de stress post-traumatique sévère, lié à l’exil et à leur vie dans la rue.
    « Créer une alliance »
    Quand il est appelé dans leurs chambres par les urgentistes pour tenter d’établir un dialogue, l’éducateur répète les mêmes gestes : baisser la lumière, se présenter, parler à voix basse, en utilisant Google Translate pour parvenir à communiquer avec eux et surtout s’agenouiller. « Je ne dois pas être en surplomb, même physiquement. » Il insiste : « On les regarde comme des enfants victimes, pas comme des délinquants. Et ce n’est pas une posture naïve : c’est le seul moyen de les garder. » Car tous ces soins sont dispensés en ambulatoire : le jeune, une fois sorti des urgences, n’est pas hospitalisé, mais il a des rendez-vous réguliers avec l’« addicto ».
    Pour les faire revenir, les soignants improvisent beaucoup. Avant le Covid-19, il leur arrivait de les emmener boire un café ou un thé en face de l’hôpital. « Même ceux qui finissent leurs joints dans la salle d’attente, on ne les vire pas. On leur demande de fumer dehors », décrit Marie Parreillet. Une fois, François-Henry Guillot a offert un pot de sauce pimentée à Yedo, un petit Ivoirien qui jugeait la cuisine française trop fade. « C’était un moyen de le faire parler de ce qu’il mangeait là-bas, donc de sa vie. » Et Yedo a parlé. « On sort du cadre, c’est évident, mais l’approche classique ne fonctionne pas avec eux », poursuit François-Henry Guillot.L’enjeu : réussir à « créer une alliance » et à faire de ce lieu un espace de répit. Ainsi, ils reviendront et se livreront peu à peu. Tout cela, les équipes de l’unité « addicto » l’ont appris sur le tas, puis en échangeant avec les acteurs institutionnels qui aiguillent ces jeunes vers elles : la protection judiciaire de la jeunesse, le secteur éducatif auprès des mineurs non accompagnés, la section des mineurs du parquet de Paris et les associations de terrain (Hors la rue, CASP, France terre d’asile…).Depuis deux ans, tous les quinze jours, tous se retrouvent à la mairie du 18e arrondissement pour des réunions consacrées aux « mineurs en errance ». Une convention, signée le 13 janvier, a consacré ce partenariat de la Ville avec l’hôpital. « L’idée est de rendre nos outils reproductibles dans les hôpitaux de l’AP-HP [Assistance publique-Hôpitaux de Paris] confrontés aux mêmes difficultés », précise François-Henry Guillot.L’une des principales est celle des fugues depuis les urgences. Trois ans après, tout le service parle encore de ce gamin de 13 ans qui s’est extubé avant de s’enfuir, pieds nus et en pyjama. Quand ils disparaissent ainsi, l’hôpital informe systématiquement le parquet, car il y a suspicion de traite des êtres humains. Ils en sont convaincus : ces mineurs sont pris dans des réseaux de trafic de drogue et/ou de prostitution. « A 13 ans, on ne deale pas de sa propre initiative, explique François-Henry Guillot. A 13 ans, on n’a pas de relations sexuelles avec un majeur qui vous héberge par hasard. Il y a des regards et des silences qui ne trompent pas. Et il y a ce qu’ils finissent par raconter. »L’un des outils mis en place par l’équipe, « la procédure d’urgence vitale sanitaire », est né du cas d’un garçon de 14 ans qui, après s’être enfui des urgences orthopédiques, est revenu deux jours après avec la jambe hypertrophiée et une forte fièvre. Les médecins lui ont dit que sans une opération et une hospitalisation d’au moins trois jours il risquait de perdre sa jambe, voire de mourir. Dans sa chambre, il s’impatientait, fumait cigarette sur cigarette : pas le temps de rester là, trop de choses à faire. « Et il est parti, poursuit M. Guillot. Ça a sidéré tout le monde. C’est là qu’on a pensé à l’alerte sanitaire avec la Mairie de Paris, les associations et le parquet. » Désormais, quand un patient fugue ainsi, une alerte est diffusée dans tous les hôpitaux, commissariats et associations parisiennes. L’ado qui risquait de perdre sa jambe a été récupéré à temps par la police et opéré avec succès.
    (...)Même si l’activité est difficile, chronophage et intense – les jeunes appellent à toute heure, ne reviennent pas ou se trompent de jour de rendez-vous –, ces soignants ne feraient rien d’autre au monde. Ils sont très heureux de la nouvelle vie d’Omar, d’Iyad, qui entame un CAP cuisine, de la petite Lina, presque sevrée au Lyrica et qui a compris qu’il lui fallait quitter Paris. Et de celle de tous les autres. Ils disent : « Ces gamins sont notre avenir. »

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  • Les Européens vaccinés pourront entrer en France à partir du 9 juin sans test PCR, il restera exigé pour les Britanniques et les Américains
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/06/04/les-europeens-vaccines-pourront-entrer-en-france-a-partir-du-9-juin-sans-tes

    Les Européens vaccinés pourront entrer en France à partir du 9 juin sans test PCR, il restera exigé pour les Britanniques et les Américains. A partir de cette date, les flux de voyageurs entre la France et les pays étrangers seront rouverts selon des modalités qui varient en fonction de la situation sanitaire des pays, classés selon un code couleur.
    Les Européens vaccinés contre le Covid-19 pourront entrer en France sans test PCR à partir du 9 juin, tandis qu’une preuve de test négatif (PCR ou antigénique) sera toujours exigée pour les voyageurs en provenance du Royaume-Uni et des Etats-Unis notamment, qu’ils soient vaccinés ou non, selon un document publié vendredi 4 juin par le gouvernement.
    A partir du 9 juin, les flux de voyageurs entre la France et les pays étrangers seront rouverts selon des modalités qui varient en fonction de la situation sanitaire des pays classés par couleur (vert, orange et rouge) et de la vaccination, selon un document baptisé « Stratégie de réouverture des frontières ».
    Pour les pays classés en vert (espace européen, Australie, Corée du Sud, Israël, Japon, Liban, Nouvelle-Zélande, Singapour), aucun motif impérieux n’est exigé et un test PCR ou antigénique de moins de soixante-douze est demandé aux seules personnes non vaccinées. Sont considérés comme vaccinés ceux qui ont effectué une vaccination complète depuis au moins quatorze jours à la date du voyage (et quatre semaines pour le vaccin Johnson & Johnson).
    Pour les pays classés en rouge (Afrique du Sud, Argentine, Bahreïn, Bangladesh, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Inde, Népal, Pakistan, Sri Lanka, Suriname, Turquie, Uruguay), un motif impérieux reste nécessaire pour venir en France, des tests PCR ou antigéniques sont exigés que l’on soit vacciné ou non et une quarantaine de sept à dix jours est imposée à l’arrivée sur le sol français.
    Pour les pays classés en orange, comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne, un test PCR ou antigénique est exigé si le voyageur est vacciné, sans quoi il lui faut un motif impérieux, un test négatif et se placer à l’isolement pendant sept jours.

    #Covid-19#migrant#migration#france#UE#sante#passeportvaccinal#reouverturefrontiere#motifimperieux#vaccination#test#quarantaine#circulation

  • Rapport : appel à la protection des migrants en Méditerranée centrale

    « Si tu tombes dans la mer, c’est fini pour toi. »

    En 2020, Asma*, une jeune femme enceinte originaire du Burkina Faso, a emprunté la périlleuse route de la Méditerranée de la Libye vers l’Europe, dans l’espoir de trouver un refuge pour sa famille. Elle a non seulement accouché dans des conditions dangereuses à bord d’un bateau, mais son voyage s’est également terminé en tragédie lorsque son partenaire a été projeté par-dessus bord par une vague lors d’une tempête.

    Il s’est noyé en mer sous ses yeux et ceux d’autres passagers, incapables de faire quoi que ce soit pour le sauver.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/06/03/rapport-appel-a-la-protection-des-migrants-en-mediterra

    #migration