• Dans le sud du Mexique, Tapachula, « ville prison » pour les migrants
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/09/25/dans-le-sud-du-mexique-tapachula-ville-prison-pour-les-migrants_6095986_3210

    Dans le sud du Mexique, Tapachula, « ville prison » pour les migrants. Après un périple dans plusieurs pays latino-américains, les Haïtiens restent souvent bloqués dans cette ville pauvre du Chiapas.
    C’est sur un vieux carton qu’Ernst Cadet, Haïtien de 34 ans, a passé la nuit, juste à côté de la Commission d’aide aux réfugiés (Comar) de Tapachula, ville du Chiapas, dans le sud du Mexique, adossée à la frontière guatémaltèque. « Je suis bloqué ici depuis juin », soupire cet électricien, en débardeur, parti du Brésil dans l’espoir de rejoindre le sol américain. Comme lui, des dizaines de milliers de clandestins voient leur périple stoppé net dans cette petite ville, transformée par les autorités mexicaines en goulot d’étranglement migratoire. Le soleil n’est pas encore levé. Mais une longue file s’est déjà formée devant le grand hangar de la Comar. La plupart sont haïtiens, les autres centraméricains. Tous espèrent un statut de réfugié ou un visa humanitaire leur permettant de traverser le Mexique, sans se faire arrêter par les militaires qui contrôlent les principaux axes routiers, sous peine d’être expulsés au Guatemala. L’anxiété et la frustration se lisent sur les visages. La chaleur est étouffante. « Mon rendez-vous vient d’être déplacé à fin novembre », peste Ernst, qui a dormi sur place dans l’espoir d’accélérer ses démarches. Mais les agents de la Comar sont débordés. « On n’avait jamais vu ça ! », confie Alma Delia Cruz, responsable locale de l’institution gouvernementale. Depuis huit mois, 77 559 demandes d’asile ont été déposées au Mexique, contre 41 223 sur l’ensemble de l’année 2020. Sept sur dix au Chiapas. « Seul un tiers des dossiers a pu être examiné », soupire cette trentenaire épuisée et consternée par « un manque cruel de moyens ». Seuls huit traducteurs de la Comar interrogent les Haïtiens, qui ne parlent pas espagnol.
    Les autorités évaluent entre 30 000 et 40 000 le nombre de migrants à Tapachula. Mais l’organisation de défense des clandestins, Sin Frontera, assure que près du double sont dans cette ville de 350 000 habitants. La moitié serait des Haïtiens. Ils s’agglutinent par centaines autour de la place principale, où la mairie a placé des barrières métalliques pour les empêcher d’y dormir. « Ce cercle infernal d’attente rend fou », soupire Jackner Casimir, à la silhouette longiligne. Ce maçon haïtien de 29 ans est arrivé là en août, avec son épouse, Génésis, et ses deux enfants de 3 et 5 ans. « Personne ne veut nous embaucher. » Le Chiapas est l’Etat le plus pauvre du Mexique, où près d’un habitant sur deux est démuni.La famille Casimir partage avec trois amis un minuscule appartement sans climatisation à la périphérie, loué 4 000 pesos (170 euros) par mois. « Je dors sur le sol », dit Jackner Casimir. Beaucoup d’autres s’entassent dans des hôtels miteux, dont les prix ont décollé. « Sans l’argent que m’envoie mon frère de Floride, on mourrait de faim. » A une rue de là, ils sont plus d’une trentaine à faire la queue devant la succursale de la Banque Azteca, spécialisée dans les transferts de fonds. Tous n’ont qu’une idée en tête : « partir » vers le nord. « Mais pas sans les documents de la Comar », répète Jackner, en rajustant sa casquette rouge effilochée. Il se félicite de ne pas avoir participé, le 28 août, à une caravane de centaines d’Haïtiens qui a été démantelée, quelques kilomètres plus loin, par les agents de l’Institut de la migration (INM), épaulés par l’armée. « Ils les ont chassés comme des bêtes à la matraque, frappant même des hommes avec des enfants dans les bras. » Trois autres caravanes ont subi ensuite le même sort.Pour Irineo Mujica, à la tête de l’ONG Pueblo Sin Fronteras, « le gouvernement a militarisé sa politique migratoire pour faire le sale boulot, d’abord de Trump, puis de Biden ». M. Mujica avait organisé ces caravanes dans l’espoir de les sortir de « cette ville prison ». Aux frontières sud et nord du pays, 28 000 militaires et gardes nationaux ont été déployés ; 147 033 clandestins ont été arrêtés au Mexique, entre le 1er janvier et le 31 août, dont plus de 50 000 au Chiapas, selon l’INM. C’est trois fois plus qu’un an plus tôt.
    Mi-septembre, environ 14 000 migrants, en majorité haïtiens, sont pourtant parvenus à rejoindre Del Rio au Texas, formant cet immense camp improvisé, sous un pont frontalier, qui fait la « une » des journaux américains et mexicains. Comment ont-ils passé les barrages autour de Tapachula ? « Il y a deux types de migrants, répond Brenda Ochoa, directrice de l’organisation de défense des droits de l’homme Fray Matias de Cordova, hébergée dans une maison coloniale du centre-ville. Ceux qui ont les moyens de payer des passeurs de mèche avec les autorités, et les autres qui restent bloqués ici. » Mme Ochoa dénonce « la corruption au sein de l’INM ». Les représentants de l’institution ont refusé de répondre aux questions du Monde.La pression migratoire s’est légèrement relâchée sur Tapachula. Mais des centaines d’Haïtiens et de Centraméricains continuent d’affluer. « On manque de médicaments, s’inquiète Sofia Keller, coordinatrice administrative des services municipaux de santé. Les migrants sont très vulnérables aux maladies intestinales et respiratoires, dont le Covid-19. Sans parler des chocs post-traumatiques après une traversée souvent faite d’extorsions ou de violences sexuelles de la part des mafias. »
    Un peu plus loin, dans un petit parc, l’avocat Luis Villagran aide des clandestins à constituer des recours juridiques. « Nous avons déposé des centaines de plaintes contre le gouvernement, qui retarde illégalement leur procédure et les réprime pour les dissuader d’aller plus loin », dénonce-t-il. Le président de centre gauche, Andres Manuel Lopez Obrador (« AMLO »), préfère le terme « contention », jurant vouloir « protéger les migrants du crime organisé, très présent au nord du pays ». « Des foutaises ! », réagit M. Villagran, qui l’accuse d’« instrumentaliser la vague migratoire pour obtenir des fonds américains ». « AMLO » a appelé Joe Biden à « agir » pour désamorcer la crise. « Rien n’est arrivé ! », insiste le président, en référence aux quatre milliards de dollars promis par son homologue américain pour développer le sud du Mexique et l’Amérique centrale.
    En attendant, les descentes de l’INM ont repris dans des hôtels de Tapachula, selon la presse locale. « Elles finissent par de rapides expulsions au Guatemala sans procédure légale », s’indigne M. Villagran. Sur la place principale, les Haïtiens ne parlent que de ça. Beaucoup sont rivés à leur téléphone portable, qui les relie, sur des groupes WhatsApp et Facebook, à leurs compatriotes bloqués au Texas. Beaucoup s’inquiètent des premières expulsions vers Haïti réalisées par le gouvernement américain. « Pas question pour moi d’être renvoyé là-bas, confie Wisline Merine. La crise a beaucoup empiré avec l’assassinat de notre président, et le tremblement de terre d’août », qui a fait plus de 2 200 morts. Cette couturière quadragénaire avait quitté Port-au-Prince pour le Chili après le séisme ravageur de 2010 (200 000 morts). Mais les autorités chiliennes n’ont pas renouvelé son statut, l’obligeant à partir. « Mon dur voyage, passé par neuf pays, s’arrête ici », confie Wisline, qui espère « vivre légalement au Mexique ». Mais la plupart des autres Haïtiens interviewés veulent continuer. « Rien ne m’empêchera d’aller aux Etats-Unis », assure l’un d’eux, âgé de 26 ans, qui refuse de donner son nom par peur de représailles dans l’obtention, encore hypothétique, de son laissez-passer pour le rêve américain.

    #COvid-19#migrant#migration#sante#mexique#etatsunis#haiti#chili#guatemala#politiquemigratoire#expulsion#migrationirreguliere#pauvrete#vulnerabilite#violence#crise

  • Report: Migration and vulnerability in the pandemic

    The report, which shows significant unmet healthcare needs and deep digital divide in migrant patients during first wave of the pandemic, draws on Doctors of the World’s anonymised service users’ data at the height of the first wave of the pandemic.

    Amongst the key findings of the report:
    The average number of consultations per month dropped drastically from approximately 170 before the pandemic to 50 during the pandemic
    Service Users were much more likely to find themselves in inadequate housing
    Significant barriers to GP registration remained
    Percentage of undocumented service users decreased, while the percentage of asylum seekers increased.
    There was a significant increase in service users reporting ’bad’ or ’very bad’ health.
    The study strongly highlights how vulnerable patients, who should have been amongst the groups receiving enhanced protection and support throughout the pandemic were excluded from or unable to access mainstream healthcare provision.
    In a time when many services (including healthcare) switched to a digital provision due to the pandemic, the research seems to demonstrate that not enough provisions were made to provide an alternative to digital services to people who often experience or suffer from the digital divide.

    The report calls on policy makers and service providers to ensure:

    All migrants, asylum seeker and refugees can access the healthcare services they are entitled to, especially GP registration
    Some face to face provision of services is reinstated and alternatives to accessing online registration are made available
    Providers of initial and contingency (hotel) accommodation for asylum seekers provide information and support to access NHS services
    GP surgeries continue to register new patients throughout the pandemic
    Wifi or data is provided for people living in poverty so that they are not excluded from services as they move online

    Pour télécharger le #rapport:
    https://www.doctorsoftheworld.org.uk/wp-content/uploads/2021/09/Barriers-to-wellbeing-09.21.pdf

    #migrations #pandémie #covid-19 #asile #réfugiés #coronavirus #UK #Angleterre #vulnérabilité

  • The Temporary Hosting of Evacuated Afghans in Third Countries : Responsibility Sharing or Externalisation ?

    In the days after the Taliban took over Kabul, tens of thousands of people tried to escape Afghanistan through emergency airlift evacuations. Many sought passage to the United States (US), having been associated with the American presence in the country. Between the fall of the Afghan government on 15 August and the end of the US withdrawal on 31 August, tens of thousands of Afghans were able to flee the country among the nearly 130,000 people evacuated on US aircraft.

    However, not all of the Afghans landed on US soil. Instead, a range of other countries, with various levels of experience hosting refugees and some with no ties to the conflict in Afghanistan, announced that they would temporarily host evacuated Afghans on behalf of the US. As reported by the US State Department, this list now includes Albania, Bahrain, Canada, Colombia, Costa Rica, Chile, Ecuador, Guyana, India, Kuwait, Mexico, Netherlands, North Macedonia, Poland, Portugal, Qatar, Rwanda, Singapore, Uganda, and the United Arab Emirates. In addition, thousands of other Afghans transited or are still in one of the US military bases in the Middle East or in Europe. Altogether, these agreements represent an novel form of international cooperation: the provision of temporary protection in third states at US request, in the context of the largest emergency evacuation since the Kosovo crisis.

    While the Biden administration has not made explicit why it asked third countries to provide temporary refuge to evacuees, three main factors can explain this decision. First, these deals have bought the US government some time to run security screenings in these countries, before moving evacuees to US soil. While a number of the evacuated Afghans already applied for the Special Immigrant Visa (SIV) or Priority 2 (P-2) programs,[1] the Biden administration initially needed more time to decide on the legal channels for all those who have not completed their application, as well as the at-risk Afghans who are not SIV or P-2 applicants. Lastly, some analysts have pointed that these arrangements with third countries were partly driven by political concerns, with the Administration worried about a public backlash if tens of thousands of Afghans landed on US soil simultaneously and without a thorough security vetting.

    This post sets out what we know about the situation of the Afghans who were evacuated to a third country (outside of a US military base), specifically looking at what living conditions, protection, and legal pathways to the US the evacuees have access to. The post finally discuss whether these agreements between the US and third countries should be understood as a form of responsibility sharing or externalisation of international protection.

    Temporary hosts

    So far, the group of states that have offered temporary protection to evacuated Afghans announced pledges ranging from 450 in Northern Macedonia, 2,000 in Uganda and 5,000 evacuees in Ecuador. But while governments have publicised these targets, there is limited information as to how many Afghans each country has received so far, and how many more people, including family members of evacuees, could be evacuated in the future.

    The nature of the agreements between the US and third countries has also been informal so far, mainly publicised through government press releases or media coverage. There are presently no signs of more detailed arrangements, suggesting they were negotiated hastily, with operational details being worked out after public announcement.

    At operational level, reception conditions for Afghans upon arrival vary from country to country, with evacuees being hosted in reception centres or ad hoc accommodation, including student housing and hotels. In Albania, for instance, the reception capacity for asylum seekers is limited overall but the government decided to open a separate mechanism to host the rescued Afghans.

    The budget and funding for these arrangements are yet to be made public, but the US government is presumably bearing the costs of reception and processing. However, in high-income countries like Canada or where the government is directly coordinating the operation, it remains unclear which state bears the costs for these arrangements.

    Finally, and critically, the duration of the arrangements remains unclear. The agreements for the purpose of transit through US military bases made clear that Afghan evacuees should not spend over 10 days in the third countries, including the United Arab Emirates or Germany. In contrast, the information available on the temporary hosting arrangements with third countries shows that these governments have not set a time limit, simply calling it a temporary mechanism. The Albanian government, for example, already shared that it expected the evacuees to stay for at least one year.

    Unanswered questions and emerging answers

    The procedure for Afghans in these third countries is yet to be clearly outlined, starting with the question of who was (and could be) sent there in the first place. Due to the chaotic situation at Kabul airport before 31 August, it is possible that evacuated Afghans were sent to US bases abroad or third countries more-or-less at random. But it is also likely that people who had already launched a SIV or P-2 application were sent to US military bases to be processed more quickly. Some anecdotal evidence also suggests that the distribution may be based on the occupation of the evacuees in Afghanistan. For instance, the North Macedonian government reported they would host people who previously worked with US-led international forces while the Albanian Prime Minister said they were focusing on Afghans who previously worked for the North Atlantic Treaty Organization.

    Second, it remains to be seen what status Afghans will enjoy in these third countries, and the implications for their rights, including reception conditions and freedom of movement. Albania, for instance, reported that it would grant evacuees temporary protection status, Kosovo announced they would get a one-year residence permit and North Macedonia provided them with a three-month visa.

    Third, there is limited information as to what will happen to evacuees after screenings in these third countries and how this procedure differs in nature and duration from a screening in the US or at a US military base abroad. It remains unclear, for example, how many of the evacuees in these third countries could benefit from the humanitarian parole scheme announced for 50,000 Afghans on 23 August, that allows access to the US on a temporary humanitarian residence permit. Other legal pathways to the US could be offered to these groups, but it remains to be seen what they would be and how long it would take for these options to materialize.

    The third country agreements seem to leave open the possibility that some Afghans could be granted a form of local integration in the host state as refugees or beneficiaries of other forms of international protection. While there has been little indication of such development in the third countries so far, 90 Afghans staying in a US base in Germany have applied for asylum there in the past week.

    Ultimately, one of the most pressing questions is what will happen to those evacuees who are ‘screened out’ by the US. The government insists that Afghans who do not pass the security vetting will not be allowed into the US, or may be deported if security concerns arise after their arrival on US soil. However, officials have not specified where these people will be sent.

    Of course, the US and third states are bound by the principle of non-refoulement, which prohibits the return of any person to a real risk of torture or other ill treatment at the hands of the Taliban. Some Afghans in third states may receive offers of local integration or an alternative resettlement country, though where they are rejected by the US on security grounds, it is difficult to imagine that any other country would want to assume this responsibility.

    Responsibility sharing or externalisation?

    The rapid emergence of these temporary protection agreements could be a sign of a new responsibility sharing mechanism for refugees, but it could also constitute another form of externalisation designed to prevent Afghan refugees from accessing US territory and protection. Given that these arrangements grew out of an emergency situation and were primarily agreed upon broad principles, their operationalization in the next few weeks should provide a definitive answer to this question.

    Responsibility sharing, on the one hand, is a principle of international refugee law emerging from the preamble to the 1951 Refugee Convention, which provides in part:

    the grant of asylum may place unduly heavy burdens on certain countries, and that a satisfactory solution of a problem of which the United Nations has recognized the international scope and nature cannot therefore be achieved without international co-operation

    The principle does not form part of the substantive obligations of the Convention, though a UNHCR expert roundtable on the principle recommends that cooperation must ‘enhance refugee protection and prospects for durable solutions’ and ‘must be in line with international refugee and human rights law’. The Global Compact on Refugees, a non-binding agreement passed by the United Nations General Assembly in 2018, has ‘more equitable sharing of the burden and responsibility for hosting and supporting the world’s refugees’ as its primary objective.

    Thus, one reading of the third country arrangements for Afghan refugees is as a new form of responsibility sharing, with a varied range of states, often with no prior links to Afghanistan, stepping up to host evacuees as a sign of international solidarity. This might neatly fit into what Durieux labels the ‘rescue paradigm’ as the provision of a safe haven by a collective of states. Many of these countries are from the Global South, with some like Colombia and Uganda already hosting very large refugee populations despite widely underfunded humanitarian and development responses. But even though these arrangements were born to a sense of global responsibility, it remains to be seen how the US will have to show its appreciation and payback.

    On the other hand, externalisation describes migration control policies carried out by high-income states outside their borders. Crisp previously defined externalisation as ‘measures taken by states in locations beyond their territorial borders to obstruct, deter or otherwise avert the arrival of refugees.’ UNHCR recently referred to ‘measures preventing asylum-seekers from entering safe territory and claiming international protection, or transfers of asylum-seekers and refugees to other countries without sufficient safeguards.’ While the term ‘externalisation’ does not appear in international refugee law, it has developed into an umbrella concept encompassing migration control measures intended to deter asylum seekers and refugees either extraterritorially or with extraterritorial effects.

    Another reading of these arrangements could then place them alongside existing externalisation efforts. Thus, rather than providing evacuees admission into its territory, the US government is using its diplomatic clout to delegate responsibility for Afghans to partner states. This is likely to raise serious challenges as without guarantees that evacuated Afghans will receive protection in the US, they could enter a form of legal limbo, with no status in the third country nor the US, and no possibility to return home.

    Conclusions

    It is too early to say whether the current US-led temporary protection arrangements for Afghan evacuees in third countries should be considered responsibility sharing, externalisation or even a third policy approach. What is clear is that the US government is still figuring out how these arrangements will be implemented. Ultimately, they will be assessed based on their impact on the rights of Afghans in need of protection, including their reception conditions and freedom of movement in third countries, the duration of their temporary hosting, the scale of admission to the US, and the provision of solutions for those who are not granted passage to the US.

    Many thanks to Camille Le Coz for her invaluable help in drafting this piece.

    [1] The SIV program grants those who worked with the American government of the International Security Assistance Force (ISAF) or a successor mission in Afghanistan legal status in the US. On August 2, the US government also announced a broader category, the Priority-2 refugee status, opened to a broader category of applicants such as Afghans who do not qualify for SIV but still worked for the US government or ISAF, Afghans who worked for a US-funded program, and Afghans who were employed by a US-based media organization or non-governmental organization.

    https://rli.blogs.sas.ac.uk/2021/09/15/the-temporary-hosting-of-evacuated-afghans-in-third-countries-responsibility-sharing-or-externalisation/#es_form_f1-n1

    #externalisation #asile #migrations #réfugiés #réfugiés_afghans #transit #pays_de_transit #Afghanistan #évacuation #réinstallation #responsabilité

    –—

    ajouté à la métaliste des pays qui ont accepté d’accueillir des #réfugiés_afghans sur demande des #Etats-Unis (#USA) et dans l’attente d’une #réinstallation (qui n’arrivera jamais ?)
    https://seenthis.net/messages/928551

  • La #numérisation du #contrôle_migratoire européen

    Le contrôle migratoire européen repose aujourd’hui sur la collecte, la sauvegarde et le partage d’#informations_biométriques_numérisées par les polices et consulats des États membres. Du premier fichier dit #SIS (#Système_d’informations_Schengen) issu du rapprochement des polices dans les années 1980 contre la criminalité transfrontalière à l’#Entry_Exit_System qui ambitionne d’enregistrer l’ensemble des voyageurs vers l’Europe à partir de 2022, ces #bases_de_données dessinent un #contrôle_à_distance, en amont dès le pays de départ et en aval au sein même de l’espace Schengen, souvent déconnecté de tout franchissement frontalier. Un tel #contrôle_numérisé nourrit une #industrie de la surveillance et de la #sécurité en pleine expansion. Ce phénomène peut être rapproché de la mise en carte d’antan tout en se singularisant par un #contrôle_individualisé dans un fantasme de #surveillance_généralisée de l’ensemble des #mobilités contemporaines.

    https://ehne.fr/fr/encyclopedie/th%C3%A9matiques/les-migrations-en-europe/surveillance-et-contr%C3%B4le-des-migrations/la-num%C3%A9risation-du-contr%C3%B4le-migratoire-europ%C3%A9en

    #surveillance #frontières #migrations #réfugiés #asile #biométrie #données #privatisation #complexe_militaro-industriel

    ping @isskein @karine4 @etraces

  • Australia signs deal with Nauru to keep asylum seeker detention centre open indefinitely

    Australia will continue its policy of offshore processing of asylum seekers indefinitely, with the home affairs minister signing a new agreement with Nauru to maintain “an enduring form” of offshore processing on the island state.Since 2012 – in the second iteration of the policy – all asylum seekers who arrive in Australia by boat seeking protection have faced mandatory indefinite detention and processing offshore.

    There are currently about 108 people held by Australia on Nauru as part of its offshore processing regime. Most have been there more than eight years. About 125 people are still held in Papua New Guinea. No one has been sent offshore since 2014.

    However, Nauru is Australia’s only remaining offshore detention centre.PNG’s Manus Island centre was forced to shut down after it was found to be unconstitutional by the PNG supreme court in 2016. Australia was forced to compensate those who had been illegally detained there, and they were forcibly moved out, mostly to Port Moresby.

    But the Nauru detention facility will remain indefinitely.

    In a statement on Friday, home affairs minister #Karen_Andrews said a new #memorandum_of_understanding with Nauru was a “significant step forwards” for both countries.

    “Australia’s strong and successful border protection policies under #Operation_Sovereign_Borders remain and there is zero chance of settlement in Australia for anyone who arrives illegally by boat,” she said.“Anyone who attempts an illegal maritime journey to Australia will be turned back, or taken to Nauru for processing. They will never settle in Australia.”Nauru president, #Lionel_Aingimea, said the new agreement created an “enduring form” of offshore processing.

    “This takes the regional processing to a new milestone.

    “It is enduring in nature, as such the mechanisms are ready to deal with illegal migrants immediately upon their arrival in Nauru from Australia.”Australia’s offshore processing policy and practices have been consistently criticised by the United Nations, human rights groups, and by refugees themselves.

    The UN has said Australia’s system violates the convention against tortureand the international criminal court’s prosecutor said indefinite detention offshore was “cruel, inhuman or degrading treatment” and unlawful under international law.

    At least 12 people have died in the camps, including being murdered by guards, through medical neglect and by suicide. Psychiatrists sent to work in the camps have described the conditions as “inherently toxic” and akin to “torture”.In 2016, the Nauru files, published by the Guardian, exposed the Nauru detention centre’s own internal reports of systemic violence, rape, sexual abuse, self-harm and child abuse in offshore detention.

    The decision to extend offshore processing indefinitely has been met with opprobrium from those who were detained there, and refugee advocates who say it is deliberately damaging to those held.

    Myo Win, a human rights activist and Rohingyan refugee from Myanmar, who was formerly detained on Nauru and released in March 2021, said those who remain held within Australia’s regime on Nauru “are just so tired, separated from family, having politics played with their lives, it just makes me so upset”.

    “I am out now and I still cannot live my life on a bridging visa and in lockdown, but it is 10 times better than Nauru. They should not be extending anything, they should be stopping offshore processing now. I am really worried about everyone on Nauru right now, they need to be released.

    ”Jana Favero from the Asylum Seeker Resource Centre said the new memorandum of understanding only extended a “failed system”.“An ‘enduring regional processing capability’ in Nauru means: enduring suffering, enduring family separation, enduring uncertainty, enduring harm and Australia’s enduring shame.

    “The #Morrison government must give the men, women and children impacted by the brutality of #offshore processing a safe and permanent home. Prolonging the failure of #offshore_processing on Nauru and #PNG is not only wrong and inhumane but dangerous.”

    https://www.theguardian.com/australia-news/2021/sep/24/australia-signs-deal-with-nauru-to-keep-asylum-seeker-detention-centre-

    #Australie #Pacific_solution #asile #migrations #réfugiés #Nauru #externalisation #île #détention #emprisonnement

  • Coronavirus: South Korea reports record daily cases; Nepal resumes visas on arrival for vaccinated tourists | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/asia/article/3150076/coronavirus-south-korea-reports-record-daily-cases-nepal-resumes-visas

    Nepal resumes visas on arrival for vaccinated tourists.
    Nepal has restarted visas on arrival for vaccinated tourists as South Asian nations attempt to revive tourism businesses devastated after 18 months of the pandemic. A near travel shutdown has been in place in India, Bangladesh, Nepal, Bhutan and Sri Lanka for more than a year as successive waves of coronavirus took a deadly toll. Nepal reopened to tourists and scrapped quarantine requirements for vaccinated foreigners on Thursday and its neighbours are expected to quickly follow as they seek to bolster linchpin industries in their economies.“The resumption of on-arrival visas is aimed at reopening the tourism sector which is one of the mainstays of Nepal’s economy,” said Tourism Ministry spokesman Tara Nath Adhikari.
    Indians blast ‘racist’ UK quarantine decision for vaccinated travellers
    21 Sep 2021. All visitors must still take a pandemic test on arrival and unvaccinated travellers have to quarantine for 10 days. The decision came just as monsoon clouds cleared for the autumn trekking season, and many are hopeful it will help drive up the arrivals.“So many have lost jobs and livelihoods. This decision is crucial for all of us and we are hopeful that at least some visitors will return,” said Nabin Trital of the Trekking Agencies Association of Nepal.Neighbouring India is soon to announce that it will give away 500,000 free tourist visas as it also starts to reopen after more than a year, officials said.The country had more than 12.5 million tourists in 2019 but lost hundreds of millions of dollars after the shutters came down in March last year.New Delhi is negotiating with international airlines to get scheduled flights resumed from main markets in North America and Europe, the officials said.Bhutan recently let in its first foreign tourist, an American who spent three weeks in quarantine.Vaccinated tourists began entering Sri Lanka in July, without having to quarantine if they test negative for Covid-19 on arrival.South Asia is highly dependent on tourism, which accounted for some 47 million jobs in 2019, according to the World Travel and Tourism Council.But the pandemic left beaches and mountains deserted, from Everest to the Indian Ocean, and the fall in tourism played a major role in recessions seen by most of the countries last year.

    #Covid-19#migrant#migration#nepal#inde#bouthan#asiedusud#sante#tourisme#frontiere#circulation#vaccination

  • England’s Covid travel rules spark outrage around the world | Coronavirus | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2021/sep/23/englands-covid-travel-rules-spark-outrage-around-the-world
    https://i.guim.co.uk/img/media/63f5a3be4108753290c582388b2d34975d4490c7/0_9_3959_2377/master/3959.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    England’s Covid travel rules spark outrage around the world
    England’s Covid travel rules and refusal to recognise vaccines administered across huge swaths of the world have sparked outrage and bewilderment across Latin America, Africa and south Asia, with critics denouncing what they called an illogical and discriminatory policy.The transport secretary, Grant Shapps, described England’s rules, unveiled last Friday, as “a new simplified system for international travel”. “The purpose is to make it easier for people to travel,” Shapps said.But in many parts of the world there is anger and frustration at the government’s decision to recognise only vaccinations given in a select group of countries. Under the new rules, travellers fully vaccinated with Oxford/AstraZeneca, Pfizer/BioNTech, Moderna or Janssen shots in the US, Australia, New Zealand, South Korea or an EU country will be considered “fully vaccinated” and exempt from quarantine when they arrive in England from an amber list country.
    But people who have been fully vaccinated with the same vaccines in Africa or Latin America, as well as other countries including India, will be considered “not fully vaccinated” and forced to quarantine for 10 days on arrival from an amber list country. In Europe, there is frustration at Britain’s refusal to accept as “fully vaccinated” people who have had Covid and then a single dose of a two-dose shot. Such people are considered fully vaccinated in most EU countries and are able to travel freely around the bloc with an EU digital Covid certificate.
    To visit the UK, however, they must quarantine for 10 days, with UK government guidelines currently requiring people vaccinated with a two-dose vaccine such as Moderna or Pfizer to have had both doses “even if you have recently recovered from Covid-19 and have natural immunity”.Britain did relax its rules on Wednesday to allow quarantine-free travel by people from Europe who have had doses of two different vaccines. Hundreds of thousands on the continent received mix-and-match shots after the use of AstraZeneca was restricted to older age groups over rare blood clot concerns. But amid mounting anger abroad at what many view as discriminatory treatment, the Indian politician Shashi Tharoor announced on Monday that he was pulling out of a series of appearances in England to protest the “offensive” decision to ask fully vaccinated Indians to quarantine.“There isn’t a single person I have spoken to who isn’t angry about this. People are perplexed,” said one exasperated Latin American diplomat.“How can a Pfizer or Moderna or AstraZeneca vaccine that is administered [in Latin America] not be sufficient for someone to be allowed in? I just don’t see how this can be acceptable. I simply cannot get my head around it,” they added. “I cannot explain what is behind this – I just know that it is very, very, very unfair.”A west African diplomat condemned the restrictions as “discriminatory”. “[But] it’s not even the discrimination that concerns me the most, it’s the message it sends out,” they added.
    “All around the world we’re struggling with vaccine hesitancy. There’s all sorts of fake news. When you say, ‘We are not going to accept the vaccine from Africa’, you lend credence to these kinds of theories. It’s only going to create a situation where it allows the pandemic to be prolonged.”
    Ifeanyi Nsofor, a doctor and chief executive of a public health consultancy in Nigeria, said: “The UK is one of the largest funders of the Covax facility and now the UK is saying that the same vaccines they have sent, will now not be considered. It’s sad, it’s wrong, it’s discriminatory.”
    The Moonsamys reunited in Oakland after a year of socially distanced gatherings.
    The new travel rules came as a severe blow to families who have spent many months separated from their England-based loved ones because of the pandemic. André Siqueira, a tropical diseases specialist from Rio de Janeiro, said he was desperate to see his four-year-old son who lives in London for the first time in a year. But the new rules made it almost impossible for him to travel to England – despite having been fully vaccinated in red-listed Brazil – since he would have to spend 10 days in an amber list country before spending another 10 days quarantining in England after he arrived. “Does the world do this for any other vaccines? Does the UK say we’re not going to recognise your polio vaccines from Pakistan? No. We accept that your vaccines are safely administered. If we’re worried that there are variants that are resistant to the vaccines, that’s happening all over the world. But the Delta variant is in 100 countries of the world and the vaccines do work against Delta.”
    Rees said she hoped the decision would be reconsidered. “I’m not worried that this is cast in stone but I think it’s something that really must be discussed. Not least because if the world starts closing borders to what looks like poorer countries, what does that mean for inequality? For refugees? We can’t close our borders, we must trust the vaccines and we must trust the governments that are administering the vaccines.”
    Asked to explain why vaccines administered in certain countries were acceptable but in others not, a government spokesperson said in a statement: “Our top priority remains protecting public health, and reopening travel in a safe and sustainable way, which is why vaccine certification from all countries must meet the minimum criteria taking into account public health and wider considerations.”
    The statement did not make clear what those wider considerations were.
    In response to international upset at the restrictions, the UK has pledged to work with some countries to recognise their vaccine passports. On Wednesday, the UK high commission in Kenya released a joint statement with the Kenya health ministry, saying the UK recognised vaccines administered in the east African country. The joint statement recognised there had been “significant public concern about the issue of vaccine certification” but added, “establishing a system to mutually recognise each other’s vaccine passport programme for travel takes time, particularly in an unprecedented pandemic”.

    #Covid-19#migrant#migration#grandebretagne#sante#frontiere#circulation#restrictionsanitaire#vaccination#quarantaine#passepoortvaccinal

  • Dans les hôpitaux d’Idlib, en Syrie, des médecins débordés par la pandémie de Covid-19 et des patients désespérés
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/09/23/syrie-les-hopitaux-d-idlib-sont-debordes-par-la-flambee-des-cas-de-covid-19_

    Dans les hôpitaux d’Idlib, en Syrie, des médecins débordés par la pandémie de Covid-19 et des patients désespérés. La poussée épidémique survient alors que les bombardements de l’armée ont repris. Le système de santé, qui ne tenait déjà plus qu’à un fil, s’effondre.
    Dans l’unité anti-Covid de l’hôpital de campagne de Kafr Takharim, dans la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, le personnel soignant est au bord de l’épuisement. « Parfois, je suis désespéré face au manque de moyens pour faire face à l’épidémie », confie au téléphone, la voix éteinte, le docteur Ahmad Saado, mercredi 22 septembre. Depuis deux mois, le Syrien de 29 ans, huit autres docteurs et vingt infirmiers se relaient jour et nuit pour accueillir et prendre en charge un flux continu de malades du Covid-19. Après avoir été relativement épargnée par les précédentes vagues épidémiques, la poche rebelle d’Idlib connaît depuis l’été une flambée de cas de contamination, alimentée par la forte contagiosité du variant Delta.Le système de santé ne tenait déjà plus qu’à un fil dans l’enclave surpeuplée, théâtre de combats meurtriers entre les forces loyales au président Bachar Al-Assad, soutenues par la Russie, et l’insurrection armée, appuyée par la Turquie. La moitié des hôpitaux et des centres de soins ont été endommagés, systématiquement ciblés par le régime syrien et l’aviation russe. Une grande partie du personnel soignant s’est jointe au flot de réfugiés. En dépit de la trêve décrétée en mars 2020 entre Ankara et Moscou, les 4 millions d’habitants de l’enclave (dont 2,5 millions de déplacés) vivent sous la perfusion de l’aide internationale, qui arrive au compte-gouttes par la frontière turque. Les autorités locales, sous le contrôle du groupe djihadiste Hayat Tahrir Al-Cham (HTS), peinent à répondre à la crise économique qui sévit à Idlib, comme dans le reste du pays.
    Les structures anti-Covid mises en place depuis le printemps 2020 par les soignants syriens, avec le soutien à distance d’ONG étrangères et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ne suffisent plus. Le 21 septembre, les provinces d’Idlib et d’Alep ont enregistré 1 312 cas de Covid-19 et 8 morts. Les experts jugent les chiffres officiels sous-estimés. Avec quelque 2 470 tests effectués ce jour-là, le taux de positivité s’établit à plus de 50 %. Les mesures prises par le « gouvernement de salut national » emmené par HTS – report de la rentrée scolaire, fermeture des marchés – sont insuffisantes aux yeux des soignants. Le syndicat des médecins d’Idlib a alerté cette semaine sur la catastrophe sanitaire en cours : à défaut d’une aide d’urgence internationale, il a estimé que le système de santé s’effondrera. A Kafr Takharim, les 10 lits dotés de respirateurs de l’unité de soins intensifs et les 25 lits du centre d’isolement, installés avec le soutien de l’Association médicale des expatriés syriens (SEMA) basée en France, sont déjà tous occupés, en permanence. « Plus de cent malades se présentent chaque jour. On envoie des malades ailleurs dans l’attente qu’un lit se libère. On a reçu une fois un malade de Ariha, une ville à 55 kilomètres d’ici. Du fait du manque d’hôpitaux dans la province, les malades sont pris en charge quand ils sont déjà dans un état très critique. Et on manque de médicaments et d’oxygène pour les prendre en charge », déplore le docteur Saado, qui dénombre entre un à trois morts par jour dans sa structure.« Le taux d’occupation de la plupart des structures de santé dépasse 100 %. Dans la province d’Idlib, il n’y a que six hôpitaux dotés d’unités de soins intensifs et une quinzaine de centres d’isolement. Il y en avait trente-deux en 2020, la moitié a fermé par manque de financement. Les hôpitaux manquent de tout, et surtout d’oxygène. L’OMS a du mal à trouver de nouveaux financements », explique le docteur Nasser Mhawish de l’Assistance coordination unit (ACU), une ONG basée en Turquie.Or, le pic épidémique pourrait ne pas être encore atteint. Du fait de la forte transmissibilité du variant Delta, toutes les classes d’âge sont touchées, dont de nombreux enfants. Le nombre de morts grimpe en flèche – 34 ont été répertoriés dimanche.
    Situation alarmante dans les camps de déplacés. La campagne de vaccination marque le pas. Seuls 2,5 % de la population ont été vaccinés, selon l’OMS. Quelques centaines de milliers de doses de vaccins AstraZeneca et Sinovac ont été livrées dans la province d’Idlib, dans le cadre de l’initiative Covax. « Les équipes de vaccination sont confrontées à l’hésitation de la population et à des antivax actifs. Certains arguent des effets secondaires de l’AstraZeneca, d’autres du manque de recul sur les vaccins ou de leur inefficacité face au variant Delta », indique le docteur Mhawaish. Les mesures de distanciation sociale et le port du masque sont peu respectés par la population. Un confinement est inenvisageable pour une majorité d’entre eux, obligés de travailler pour assurer leur subsistance.
    La situation est encore plus alarmante dans les camps de déplacés, où le nombre de cas commence à exploser. « C’est impossible pour les gens dans les camps de respecter les mesures de distanciation sociale et les gestes d’hygiène, par manque d’eau. Il y a une extrême pauvreté, les gens sont laissés à l’abandon et se fichent pas mal de mourir du Covid-19 ou d’autre chose. Ils sont désespérés », décrit Farid, le photojournaliste. Tous craignent une nouvelle vague de déplacement massif. Les médias du régime de Damas annoncent une nouvelle offensive pour reprendre le dernier bastion rebelle après la rencontre prévue le 29 septembre entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et ses homologues russe et iranien, Vladimir Poutine et Ebrahim Raïssi. Depuis plusieurs semaines, les bombardements de l’artillerie syrienne et de l’aviation russe ont repris le long de la ligne de front, entraînant un nouveau flot de réfugiés du djébel Al-Zawiya vers les camps proches de la frontière turque.

    #Covid-19#migrant#migration#syrie#turquie#sante#personnedeplacee#camp#crise#pauvrete#violence#vulnerabilite

  • Land Grabbing and Migration in a Changing Climate: Comparative Perspec
    https://www.routledge.com/Land-Grabbing-and-Migration-in-a-Changing-Climate-Comparative-Perspectives/Vigil/p/book/9781032044262

    This book provides a theoretical and empirical examination of the links between environmental change, land grabbing and migration, drawing on research conducted in Senegal and Cambodia.

    #accaparements #terres #environnement #climat #migrations #Sénégal #Cambodge #livre

  • Covid-19 : au Royaume-Uni, le business très rentable des tests PCR pour les voyageurs
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/09/23/covid-19-au-royaume-uni-le-business-tres-rentable-des-tests-pcr-pour-les-voy

    Covid-19 : au Royaume-Uni, le business très rentable des tests PCR pour les voyageurs. Chez les Français du Royaume-Uni, c’est devenu l’une des questions les plus récurrentes : « Connais-tu un fournisseur de tests PCR pas trop cher ? » Depuis le début de la pandémie de Covid-19, les voyageurs venant de l’étranger et qui arrivent en Angleterre (les règles sont différentes en Ecosse, au Pays de Galles et en Irlande du Nord) sont contraints de se plier à des tests PCR payants et à effectuer uniquement auprès d’une liste de laboratoires agréés. Face à cette clientèle captive, les entreprises ont élaboré une politique de prix exorbitants, qui, les premiers temps, atteignaient facilement 200 livres sterling le test (un peu plus de 230 euros), avant de devenir plus raisonnables ces derniers mois. Sachant qu’il fallait à l’origine réaliser des tests PCR obligatoires au deuxième et au huitième jours après l’arrivée sur le territoire britannique – plus un test non obligatoire le cinquième jour afin de pouvoir sortir de sa quarantaine –, le « budget test » d’une famille de quatre personnes qui souhaitait partir en vacances hors du Royaume-Uni pouvait allègrement dépasser le millier d’euros.Dans ces conditions, chacun s’échange conseils et bonnes adresses. Les noms des laboratoires efficaces et pas trop onéreux circulent activement. Un nouveau secteur semble émerger : la liste des fournisseurs officiels, initialement très resserrée, comprend désormais 435 entreprises. Comme s’il s’agissait de sociétés de plomberie, leurs noms sont parfois incongrus afin d’arriver en tête du classement alphabétique : la liste débute à «  ! + 0091 Aasha Testing » et se termine à « ZoomDoc Health ».
    Réduction sensible des bénéfices
    Longtemps, les prix n’étaient guère transparents et il fallait se renseigner pour chaque fournisseur. Au cours des dernières semaines, le gouvernement a amélioré les choses, rassemblant les prix sur un même site. Ceux-ci vont d’un inexplicable 675 livres (786 euros) le test – avec l’envoi à domicile d’un membre du corps médical pour le réaliser – à un très raisonnable 7,45 livres (8,70 euros), à condition de se rendre à un laboratoire à l’aéroport d’Heathrow. La grande majorité des tests sont à faire soi-même à domicile puis à renvoyer au laboratoire par la poste, moyennant une cinquantaine d’euros. A compter de « fin octobre », les voyageurs vaccinés en provenance d’un pays de la « liste verte » pourront se limiter à un seul test antigénique au deuxième jour de leur retour. La politique du gouvernement britannique sur les tests a toujours été claire : en cas de symptômes, ceux-ci sont gratuits. En revanche, il n’y a aucune raison que les frais découlant des séjours à l’étranger, qui relèvent de convenance personnelle, soient pris en charge par l’Etat.
    L’industrie, née de cette politique, risque de voir ses juteux bénéfices se réduire sensiblement. Le 17 septembre, les autorités ont annoncé qu’à compter de « fin octobre », les voyageurs vaccinés en provenance d’un pays de la « liste verte » pourraient se limiter à un seul test antigénique au deuxième jour suivant leur retour, ce qui devrait nettement limiter les coûts. Il ne restera comme clientèle captive seulement ceux qui viennent des pays de la « liste rouge », jugés dangereux. Ils devront respecter une quarantaine et se soumettre aux tests PCR.

    #Covid-19#migrant#migration#grandebretagne#sante#test#economie#industrie#listeverte#listerouge#quarantaine

  • Le mondial 2022 au Qatar et les travailleurs migrants

    Entretien avec Hiba Zayadin

    [Avec l’achèvement cet été de l’UEFA Euro 2020 et de la CONMEBOL Copa America, les matches de qualification pour la Coupe du monde de la FIFA – qui se tiendra au Qatar de novembre à décembre 2022 – doivent reprendre ce mois de septembre 2021. Dans une plus large mesure que les tournois précédents, la Coupe du Monde du Qatar a été marquée par les controverses. Outre les nombreux rapports sur les intrigues et la corruption qui accompagnent généralement la sélection du pays hôte, les droits et le traitement des travailleurs migrants du secteur de la construction ont également occupé une place importante. Mouin Rabbani, rédacteur en chef de Quick Thoughts et co-rédacteur en chef de Jadaliyya, s’est entretenue avec Hiba Zayadin, chercheuse sur le Golfe à Human Rights Watch, pour mieux comprendre les enjeux de cette affaire. Réd. Jadaliyya].

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/09/23/le-mondial-2022-au-qatar-et-les-travailleurs-migrants

    #international #qatar #migration

  • Nurses bear brunt of Philippines Covid shambles - Asia Times
    https://asiatimes.com/2021/09/nurses-bear-brunt-of-philippines-covid-shambles

    Nurses bear brunt of Philippines Covid shambles
    Understaffed, underpaid and overworked to the point of exhaustion, staff battle on to care for virus victims. Exhausted nurses in the Philippines are struggling to care for patients as colleagues contract Covid-19 or quit a profession that was dangerously understaffed even before the pandemic.
    The country is enduring a record rise in infections, fuelled by the Delta variant, with the health department reporting a nursing shortfall of more than 100,000 – forcing those left to work long hours for little pay on often precarious short-term contracts.“They are tired and burned out,” nursing director Lourdes Banaga, at a private hospital south of Manila, said.
    “At the start of the pandemic we had almost 200 nurses. By September that will reduce to 63.”Official figures show 75,000 nurses are working in public and private Philippine hospitals but roughly 109,000 more are needed.
    The pandemic has exacerbated a lack of nurses, said Maristela Abenojar, president of Filipino Nurses United – a situation she describes as “ironic” in one of the world’s biggest exporters of healthcare workers. Chronic understaffing is down to inadequate salaries, she said.An entry-level nurse in a public hospital can earn 33,575 pesos ($670) per month, official data show.But Abenojar said most were on short-term contracts, earning 22,000 pesos with no benefits such as hazard pay. Those in the private sector were making as little as 8,000 pesos.And many have had enough. About 40 percent of private hospital nurses have resigned since the start of the pandemic, according to the Private Hospitals Association of the Philippines.
    More than 5,000 nurses have been given the green light to go abroad this year after a Covid-19 ban was replaced with a cap to ensure enough nurses were available in the Philippines.
    It hasn’t worked.“We can’t get additional nurses, we can’t compel them to apply,” said Jose Rene de Grano of the private hospitals association.
    ‘We feel exhausted’In recent weeks, health workers have protested over unpaid benefits, including a coronavirus special risk allowance. Abenojar said many were still waiting.President Rodrigo Duterte has asked for patience while the government tries to come up with the money.“We don’t feel cared for,” said Melbert Reyes of the Philippine Nurses Association.
    Many hospitals boosted their bed capacity after a virus surge earlier this year threatened to overwhelm them.Official data show coronavirus ward and ICU bed occupancy rates at more than 70 percent nationwide as daily cases often exceed 20,000, fuelled by the hyper-contagious Delta variant.A public hospital in Binan city, near Manila, turned a car park into a ward. “Many of our nurses are sick and in quarantine,” medical director Melbril Alonte said.
    “We feel exhausted… but we always keep in mind that we have to help our people because… no one else will.”But due to the nursing shortfall, some facilities such as the Lipa Medix Medical Center have had to slash their bed capacity and extend nurses’ shifts.Nurse Trixia Bautista said she works up to 15 hours per shift looking after mostly severe Covid-19 patients at a public referral hospital in the capital.At times, she has cared for as many as 30 patients on her own after nurses on her ward quit or got sick.
    But there are plenty of qualified nurses in the Philippines, said Abenojar of Filipino Nurses United.She estimated 200,000 to 250,000 were not working in the sector.Many healthcare workers enter the profession to try to secure better-paid jobs abroad, but the shortage is not due to overseas migration.
    “It’s because nurses have left the profession,” said Yasmin Ortiga, assistant professor of sociology at Singapore Management University, pointing to the dearth of stable jobs and dismal wages. A proliferation of nursing programs led to an oversupply, with many unable to get a permanent position in a local hospital – necessary to work abroad – and subsequently a drop in enrolments. Ortiga said: “People realised that if I am unable to leave the country it’s really not worth being a nurse at home.”

    #Covid-19#migrant#migration#sante#philippines#infirmière#personnelmedical#emigration#migrationqualifiee#care

  • Coronavirus : Australia plans Christmas border reopening | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/asia/southeast-asia/article/3149646/coronavirus-australia-plans-christmas-border-reopening

    Coronavirus: Australia plans Christmas border reopening;
    plans to open its international border by Christmas at the latest, unwinding one of the world’s strictest controls on overseas travel since the pandemic began.Australians will be able to travel abroad, with no restrictions on the destination, once the vaccination rate in their respective home state hits 80 per cent, Tourism Minister Dan Tehan said at a National Press Club of Australia event on Wednesday. “People will be able to freely travel outside Australia with no restrictions” under the national plan governing the country’s emergence from Covid-19, Tehan said. Australians would still be subject to rules governing the countries they visit. The government is exploring opening travel bubbles with several countries to reduce quarantine time, and hopes home quarantine will be operational before Christmas, Tehan said. Meanwhile, hundreds took to the steps of a Melbourne war memorial on Wednesday in a third day of protest
    against mandatory Covid-19 vaccinations for the construction sector.

    #Covid-19#migrant#migration#australie#sante#pandemie#frontiere#bulledevoyage#vaccination

  • Le soutien psychosocial aide les migrants de retour au Ghana à reconstruire leur vie | The Storyteller
    https://storyteller.iom.int/fr/stories/le-soutien-psychosocial-aide-les-migrants-de-retour-au-ghana-recons

    Le soutien psychosocial aide les migrants de retour au Ghana à reconstruire leur vie.
    Après cinq années passées en Libye, le retour de Dotse au Ghana ne s’est pas passé comme il l’espérait - un premier combat contre des problèmes de santé mentale.« Il m’a fallu beaucoup d’efforts pour panser mes plaies à mon retour. J’étais désorienté à mon arrivée et je ne me souviens de rien de ce qui s’est passé », dit-il. Un autre migrant de retour, Lincoln, a été confronté à des obstacles similaires. « Je me suis senti abandonné ».
    Aujourd’hui, les choses sont différentes pour les deux hommes, qui font partie des plus de 1 800 migrants de retour que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a aidés à rentrer volontairement au Ghana depuis 2017 dans le cadre de l’Initiative conjointe UE-OIM pour la protection et la réintégration des migrants, financée par le Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique.Certains migrants font l’expérience de la stigmatisation, de l’exploitation, de la violence et de la vie dans des conditions inhumaines lorsqu’ils voyagent, en particulier lorsqu’ils utilisent des moyens irréguliers, mais la décision de rentrer chez soi n’est pas facile à prendre. Les attentes sont élevées, et la pression peut mettre à rue épreuve leur santé mentale, entravant leur bonne réintégration dans leurs communautés.« Lorsque l’OIM a appelé, cela m’a donné l’assurance psychologique que, oui, il y a un certain soutien », confie Lincoln. Dotse est lui aussi reconnaissant de l’aide apportée par l’OIM pour répondre à sa détresse. « Grâce au soutien psychosocial, je suis une meilleure personne et je me sens en bien meilleure santé et plus heureux ».
    L’OIM suit les migrants à leur retour au Ghana et les guide dans leur réintégration. Un plan complet pour les migrants de retour englobe les besoins économiques, sociaux et psychosociaux, et peut également inclure l’identification d’activités génératrices de revenus, le logement, l’éducation ou la formation pour développer des compétences commerciales et autres. A ce jour, plus de 800 migrants de retour ont bénéficié de cette approche innovante et globale.« L’OIM reconnaît l’importance de la santé mentale des migrants de retour pour assurer une réintégration réussie et durable dans leur communauté d’origine », déclare Pooja Bhalla, chargée de projet de l’OIM pour l’initiative conjointe UE-OIM.
    « Pour gérer efficacement le processus complexe de réintégration, y compris la dimension psychosociale, l’OIM a élaboré les instructions permanentes pour le retour et la réintégration, en collaboration avec le gouvernement ghanéen », explique Mme Bhalla. Les instructions ont été lancées en septembre 2020 afin de garantir une approche cohérente de la gestion des retours au Ghana puis de la réintégration des migrants. Depuis, plus de 80 acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux de la migration ont été formés à travers le Ghana. Les influenceurs communautaires sont également un canal pour informer sur la nécessité du bien-être psychosocial des migrants de retour.
    Robert Ketor est l’assistant psychosocial et psychologue clinicien de l’OIM qui offre des services de soutien psychosocial, y compris un suivi virtuel. Avec l’épidémie de COVID-19, une grande partie du soutien psychosocial de l’OIM aux migrants de retour a été dispensé par visioconférence et par téléphone.Après de nombreuses séances de thérapie virtuelles, Robert a récemment rencontré Dotse pour la première fois depuis son arrivée à l’aéroport international de Kotoka à Accra.« Quand je me souviens de l’état dans lequel il est arrivé au Ghana, et que je le regarde maintenant, je dirais qu’il y a eu une grande amélioration de sa santé générale et surtout de sa santé mentale. »Pour certains migrants de retour, la thérapie de groupe, les discussions de groupe ou les activités psychosociales collectives sont des premières étapes importantes, et pour d’autres, les séances individuelles sont une meilleure option. L’OIM organise également des formations sur les premiers secours psychologiques pour les acteurs de la migration et les membres de la communauté afin qu’ils puissent fournir une première assistance psychologique de base.

    #Covid-19#migrant#migration#ghana#OIM#sante#santementale#psychosocial#retour#reintegration#therapievirtuelle#assistancepsychologique

  • L’épidémie de Covid-19, « une crise jamais vue dans toute l’histoire » de la Nouvelle-Calédonie
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/09/22/covid-19-la-nouvelle-caledonie-traverse-une-crise-jamais-vue-dans-toute-son-

    L’épidémie de Covid-19, « une crise jamais vue dans toute l’histoire » de la Nouvelle-Calédonie. Au total, 49 personnes sont mortes du Covid-19 depuis la découverte des premiers cas autochtones, le 6 septembre. Confinement et couvre-feu sont en vigueur jusqu’au 4 octobre. Jusqu’à présent épargnée par l’épidémie de Covid-19 grâce à sa stratégie « zéro Covid », la Nouvelle-Calédonie a enregistré 16 morts en vingt-quatre heures, ont annoncé les autorités locales mercredi 22 septembre, soit le bilan le plus lourd depuis le début de l’épidémie, au début de septembre. Ce territoire français du Pacifique Sud « traverse une crise jamais vue dans toute son histoire », a alerté Gilbert Tyuienon, un des porte-parole du gouvernement local. Au total, 49 personnes sont mortes du Covid-19 depuis la découverte des premiers cas autochtones, le 6 septembre. Seize sont mortes mardi, le double du nombre de victimes enregistrées la veille. Cinquante-deux personnes sont en réanimation et 323 hospitalisées en unités Covid alors que le pic épidémique n’est pas atteint, explique la direction des affaires sanitaires.
    Selon l’hôpital local, le pays entre dans la phase la plus dure de l’épidémie et elle pourrait durer longtemps malgré les mesures prises pour casser les chaînes de transmission, comme le confinement et le couvre-feu en vigueur jusqu’au 4 octobre. Les Calédoniens souffrent en effet de nombreux facteurs de comorbidités : 67 % des adultes sont obèses et le nombre de diabétiques est estimé à 10 %. Ces problèmes de santé concernent majoritairement la population océanienne, qui affiche aussi le plus de défiance envers la vaccination.Dans une conférence de presse retransmise en direct sur les radios et chaînes de télévision, Vaimu’a Muliava, membre du gouvernement d’origine wallisienne, a supplié sa communauté de se faire vacciner au plus vite : « L’heure est grave (…). On vous en supplie. Si vous ne croyez pas la parole politique, croyez en la parole du médecin qui vous soigne tous les jours ! », a lancé M. Muliava. Lors de cette même conférence de presse, Gilbert Tyuienon a demandé aux Calédoniens de devenir « des combattants antivirus » dans cette « guerre sanitaire inédite » : « Le couvre-feu, nous ne l’avons pas connu depuis les Evénements [1984-1988], autant de morts, en si peu de jours, on a jamais connu, des Calédoniens bloqués à l’extérieur, à part pendant la seconde guerre mondiale, non plus », a rappelé le porte-parole du gouvernement.

    #Covid-19#migrant#migration#nouvellecaledonie#oceanie#sante#comorbidite#circulation#retour#guerresanitaire

  • Des milliers de migrants haïtiens sont bloqués dans le nord de la Colombie
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/09/20/des-milliers-de-migrants-haitiens-sont-bloques-dans-le-nord-de-la-colombie_6

    Des milliers de migrants haïtiens sont bloqués dans le nord de la Colombie. L’arrivée au pouvoir de Joe Biden et la pandémie de Covid-19 font partie des causes diverses qui peuvent expliquer ce vaste mouvement migratoire.
    Le Covid-19 ne leur cause pas de souci. Les migrants arrivés dans le petit village de Necocli, sur la côte caraïbe colombienne, n’ont qu’une idée en tête : traverser en bateau le golfe d’Uraba pour atteindre le village de Capurgana, puis le Panama, l’Amérique centrale et, enfin – dans combien de temps ? –, les Etats-Unis. Dès avant l’aube, une foule compacte se presse devant le guichet des deux compagnies qui assurent la traversée. Les autorités colombiennes estiment à 12 000 le nombre de ces migrants qui attendent de poursuivre leur périple. Tous, ou presque, sont haïtiens.
    « J’ai quitté Port-au-Prince après le tremblement de terre de 2010. J’ai d’abord vécu en Guyane française, où ma fille est née, puis au Brésil », raconte Michael, qui travaillait comme maçon avant la pandémie. Avec sa famille et des amis, il a fait le voyage en bus depuis Sao Paulo. Il leur a fallu traverser l’Amazonie, la Bolivie, le Pérou, l’Equateur puis la Colombie, du sud au nord. Quinze jours de route non-stop. « C’était long », résume la fillette de 7 ans, à qui les autorités de Guyane ont refusé un passeport français. La plupart des Haïtiens bloqués à Necocli arrivent, comme Michael, du Brésil ou du Chili, les deux pays sud-américains qui ont reçu le plus d’Haïtiens après le séisme de 2010. Ils logent dans les petits hôtels de la modeste station balnéaire, chez l’habitant ou sur la plage.
    Necocli compte en temps normal quelque 22 000 habitants. Le Panama, qui a officiellement rouvert ses frontières il y a huit mois, ne laisse passer les migrants qu’au compte-gouttes. Seuls 500 d’entre eux sont autorisés, chaque jour, à passer la frontière. Or, il en arrive entre 1 200 et 1 500 quotidiennement à Necocli. Le maire du bourg, Jorge Tobon, a exprimé ses craintes à la presse de voir le nombre de migrants atteindre 30 000 d’ici à la fin du mois. « Le phénomène dépasse la capacité institutionnelle de n’importe quelle municipalité, en matière de santé, de logements, d’alimentation », a déclaré l’élu. La Colombie tente de convaincre le Panama d’augmenter ses quotas.
    La route migratoire qui passe par le nord de la Colombie n’est pas nouvelle. Mais jamais Necocli n’avait reçu autant de candidats au rêve américain. Comment expliquer le brusque mouvement migratoire des Haïtiens installés en Amérique du Sud ? Sur place, certains mentionnent la pandémie, d’autres l’arrivée au pouvoir de Joe Biden. L’ombudsman colombien, Carlos Camargo, évoque « des causes diverses ». Il rappelle que « le Chili, qui avait donné aux Haïtiens des visas humanitaires après le tremblement de terre de 2010, n’a pas renouvelé leur statut » et considère que « la dégradation de la situation économique au Brésil et la crise en Haïti depuis le tremblement de terre d’août dernier et l’assassinat du président » Jovenel Moïse ont également poussé les Haïtiens au départ. Personne n’évoque ouvertement l’action de mafias pour inciter les migrants à quitter leur pays.Débordé, l’hôpital de Necocli demande du renfort. « En temps de pandémie, un tel rassemblement humain constitue évidemment un risque sanitaire, affirme Ricardo Arzuza, sous-directeur de l’hôpital. Les migrants représentent aujourd’hui plus du quart des consultations de l’hôpital. Le surpeuplement des logements, les difficultés d’accès à l’eau potable et les défaillances du ramassage des ordures dans la municipalité compliquent encore la situation. Les infections respiratoires et les diarrhées sont les pathologies les plus fréquentes. » Depuis février dernier, date de la première grosse vague de migrants endiguée à Necocli, l’ONU et plusieurs organisations non gouvernementales sont venues constater l’urgence humanitaire. Mais, pour le moment, seule la Croix-Rouge colombienne est sur le terrain. Un poste de santé a été installé, début septembre, sur la plage. Mais, les premiers jours, le conteneur qui tient lieu de cabinet médical est resté vide. « Il a fallu gagner la confiance des Haïtiens, particulièrement méfiants », explique Edwin Montoya, responsable local de la Croix-Rouge. Les migrants en transit, qui savent leur statut fragile, n’aiment ni les questions ni le contact avec les autorités. « Tickets, Tiké » : le panneau coloré qui annonce le prix des billets pour Capurgana est rédigé en anglais pour les touristes et en créole pour les Haïtiens. Le tarif officiel de 160 000 pesos (35 euros) a doublé en un an. Et le marché de la revente se porte bien. Un migrant dit avoir payé 140 dollars pour une traversée en bateau d’une heure et demie. Selon les fonctionnaires de la mairie, les migrants tardent entre une semaine et dix jours avant de pouvoir embarquer.
    Derrière le panneau « Interdit de camper sur la plage », les petites tentes de couleur et de plastique noir dessinent un damier serré dans la lumière du matin. Le linge sèche sur les cordes des bateaux échoués. Les femmes cuisinent sur de petits réchauds de camping. La mer fait office de salle de bains et de WC. Une infirmière de la Croix-Rouge admire que « dans des conditions aussi précaires les Haïtiens maintiennent leurs habitudes d’hygiène : ils sont tous incroyablement propres et soignés ».Sur les étals des vendeurs ambulants, les maillots de bain, les lunettes de soleil et les crèmes solaires ont cédé la place aux bottes, aux lampes de poche, aux sacs de couchage et aux couteaux de survie. Pour atteindre le Panama, les migrants devront franchir à pied une jungle épaisse et inhospitalière. Aucune route, aucun sentier balisé ne traverse, en effet, le « bouchon du Darien », qui sépare l’Amérique du Sud de l’Amérique centrale. Les passeurs y font la loi. Les migrants seront sous leur coupe pendant six jours. « C’est un enfer qui les attend », résume Edwin, en regardant les enfants qui jouent joyeusement sur la plage. « Il y a quelques années, on a vu arriver des Cubains. C’est eux qui ont ouvert la voie. Ensuite, il y a eu des Vénézuéliens, puis des Africains et même, dernièrement, des Asiatiques, détaille Luz Marina, propriétaire d’un modeste hôtel aux chambres sans fenêtre. Eux, là, sont népalais. » Oli King explique, avec ses mains et ses trois mots d’anglais, que lui et ses camarades ont fait le voyage en avion de Katmandou à Sao Paulo et que, de là, ils sont venus, eux aussi, en bus. « Vous parlez d’un voyage, commente Luz Marina. Ce serait quand même plus simple pour eux d’aller en Chine, non ? Il paraît que c’est devenu une puissance. » Les paramilitaires, qui il y a vingt ans faisaient régner la terreur dans toute la région de l’Uraba, sont devenus discrets, mais, à Necocli, ils continuent de défendre leur business. Celui du trafic de drogue est florissant. Le très puissant Clan del Golfo contrôle-t-il également celui des migrants ? « Personne ne vous le dira, raconte un fonctionnaire bavard. Mais vous pouvez constater qu’aucune compagnie maritime extérieure n’est venue profiter du boom des migrants, et que les pêcheurs se gardent bien de proposer leur embarcation aux Haïtiens. C’est dire si le transport maritime est strictement régulé. »Cinq heures du matin. Des dizaines d’Haïtiens descendent, chargés de valises et de paquets, du premier bus de la journée, sous l’œil indifférent des passants matinaux. Dans les rues poussiéreuses et bruyantes de Necocli, l’espagnol et le créole sont désormais au coude à coude, sans que personne ne s’en offusque. « Les migrants ? Moi, je dis que ce sont des clients comme les autres », résume Liliana, propriétaire d’un restaurant sur la plage. « A Necocli, nous n’avons enregistré aucune manifestation de xénophobie contre les migrants », confirme Edwin Montoya. « Ici, nous sommes tous métis, rappelle Luz Marina. Et tous fils de Dieu. Le racisme n’a pas sa place. D’autant moins que l’arrivée des Haïtiens a été une bonne chose pour le commerce local. » Sans touristes, Necocli périclitait depuis le début de la pandémie. Les Haïtiens, qui ont économisé pendant des mois avant d’entreprendre le voyage, ont encore trois sous en poche quand ils arrivent à Necocli. Beaucoup reçoivent de l’argent de leur famille installée aux Etats-Unis. Comparés aux Vénézuéliens et aux Cubains, ils font paradoxalement figure de « nantis ». Des nantis qui dorment sur la plage, avant d’affronter l’enfer de la jungle.

    #Covid-19#migrant#migration#haiti#colombie#etatsunis#sante#vulnerabilite#crise#pandemie#politiquemigratoire#violence

  • #Midnight_Traveler

    Lorsque les talibans mettent sa tête à prix, le réalisateur afghan Hassan Fazili est forcé de prendre la fuite avec sa femme et ses deux jeunes filles. Saisissant leur parcours incertain à l’aide de trois smartphones, Fazili montre à la fois le danger et le désespoir auxquels sont confrontés les réfugiés demandeurs d’asile mais aussi l’immense amour qui le lie à sa famille.

    « Lorsque les talibans mettent sa tête à prix, le réalisateur afghan Hassan Fazili, sa femme et leurs deux filles sont contraints de fuir leur pays. Leur crime ? Avoir ouvert un café proposant des activités culturelles. D’abord réfugiés au Tadjikistan, l’impossibilité d’obtenir l’asile les pousse à prendre à nouveau la route, cette fois pour l’Europe. Commence alors un périple incertain et dangereux qui les met à la merci des passeurs. Pendant trois ans, Hassan Fazili filme sa famille et leur vie d’attente, de peur, d’ennui. Cinéaste sans autre caméra que son téléphone portable, il filme la lutte quotidienne qu’est devenue leur existence, ses filles qui grandissent dans des camps de transit, et l’amour qui les unit. Il filme pour ne pas être oublié. Il filme pour ne pas devenir fou. Ce désir impérieux de créer, même dans les pires conditions, Midnight Traveler nous le fait partager avec une intensité rare. Pour nos yeux tristement accoutumés aux images des migrants, le film est non seulement une odyssée familiale bouleversante, mais aussi une réflexion sur la nature et le pouvoir de ces images. »

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_actualite_film/55325

    –-> film réalisé avec un téléphone portable

    #film #film_documentaire #documentaire

    #Tadjikistan #migrations #talibans #Afghanistan #Hassan_Fazili #asile #réfugiés #réfugiés_afghans #Iran #Qom #frontière_Iran-Turquie #Iran #Turquie #Istanbul #Bulgarie #Sofia #passeurs #camps_de_réfugiés #Ovcha_Kupel #Dimitrovgrad #forêt #Belgrade #Serbie #route_des_Balkans #Krnjaca #Hongrie #Röszke #centre_de_transit

  • Fiji to reopen borders for tourists to rescue its coronavirus-hit economy, while fighting an outbreak of the Delta variant | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/lifestyle/travel-leisure/article/3149422/fiji-reopen-borders-tourists-rescue-its-coronavirus-hit

    Fiji to reopen borders for tourists to rescue its coronavirus-hit economy, while fighting an outbreak of the Delta variant. The island nation in the South Pacific relies on tourism for 40 per cent of its economy, and plans to open up to vaccinated visitors from ‘green list’ countries. Fiji has been fighting a Delta variant outbreak since April, and the opposition party says health is more important than tourist dollars. Fiji plans to reopen for international tourists by November, aiming to rebuild its pandemic-devastated economy while battling a Delta-variant coronavirus outbreak.
    “Our goal is to free our country – and our economy – from the rut of the pandemic,” Prime Minister Frank Bainimarama said in a statement last week.
    Once 80 per cent of Fiji’s eligible population is vaccinated, it will offer quarantine-free travel to visitors from a “green list” of locations. Of Fiji’s eligible population, 66 per cent is now fully vaccinated and Bainimarama predicts the country’s target will be met by November 1. Fiji’s green list includes Australia, New Zealand, Japan, Canada, Korea, Singapore and parts of the United States. Visitors would need to be fully vaccinated and test negative for Covid-19 before departure. Once in Fiji, they would stay in designated zones where all contacts, from hospitality staff to tour operators, would be fully vaccinated. Reviving tourism, which government figures estimate accounts for 40 per cent of Fiji’s economy, is seen as crucial to containing rising poverty in the nation of under one million people. But the main opposition, the Social Democratic Liberal Party (Sodelpa), has criticised the plans.“We have got to have our priorities right – health first over the economy,” Sodelpa leader Bill Gavoka told Radio New Zealand. “I don’t believe Fiji is ready.”Former health minister Neil Sharma said high vaccination rates would not stop the virus from spreading. “If you look at vaccination, all it does is prevent an individual from ending up in hospital and/or the mortuary.Fiji was free of community transmission for a year before a Delta outbreak started in April. That outbreak’s case numbers peaked in mid-June with more than 1,200 new infections daily. Only 79 cases were recorded on Sunday. The bulk of Fiji’s tourists come from Australia and New Zealand, where foreign travel is strongly discouraged, and travellers from both countries face a two-week quarantine at their own expense upon returning home.Despite the obstacles, governance watchdog Dialogue Fiji said borders needed to reopen to kick-start an economy that shrank 20 per cent last year.“It’s a very difficult choice for the Fijian government, as opening the border will make us vulnerable to other, potentially deadlier variants,” executive director Nilesh Lal said.“On the other hand, a protracted economic decline could see Fiji suffer a recession with wide-ranging impacts.”

    #Covid-19#migrant#migration#fiji#australie#nouvellezelande#japon#sante#variant#vaccination#frontiere#tourisme#restrictionsanitaire

  • HCR - Le Covid-19 en tête de liste des crises les plus sous-financées du HCR en 2021
    https://www.unhcr.org/fr-fr/news/stories/2021/9/614898a8a/covid-19-tete-liste-crises-sous-financees-hcr-2021.html

    Le Covid-19 en tête de liste des crises les plus sous-financées du HCR en 2021. Selon un rapport récent, la réponse du HCR à la pandémie n’a reçu qu’un tiers des fonds nécessaires pour cette année, mettant en péril la santé et le bien-être des personnes déracinées dans le monde.Les efforts déployés à l’échelle mondiale pour protéger les personnes déracinées des conséquences sanitaires et économiques du Covid-19 sont menacés par une grave pénurie de fonds, selon un nouveau rapport qui indique que la réponse du HCR à la pandémie arrive en tête de liste des urgences les plus sous-financées en 2021.Parmi les autres situations d’urgence où le HCR, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés, est confronté à un manque de ressources potentiellement désastreux, il y a notamment l’Irak et la Syrie, où la sécurité et le bien-être de millions de personnes sont menacés alors qu’elles se préparent à l’arrivée de l’hiver.
    Le rapport révèle qu’au 31 août, les besoins liés au Covid-19, estimés à 924 millions de dollars, n’avaient obtenu que 307,3 millions de financement, soit à peine un tiers du total requis. Ce déficit laisse les réfugiés, les personnes déplacées à l’intérieur de leur pays et les apatrides exposés au virus et à ses conséquences économiques, notamment la perte de revenus et les menaces d’expulsions.« La pandémie a affecté les personnes déracinées et les apatrides bien au-delà du risque posé par le virus lui-même. Et l’absence de ressources financières suffisantes ne fait qu’aggraver leur situation », a souligné Ann Burton, cheffe de la section du HCR pour la santé publique, lors d’une conférence de presse à Genève. Les réfugiés ont subi de plein fouet les répercussions économiques de la pandémie, a-t-elle ajouté. Ann Burton a également pointé le fait que lorsque les entreprises et les lieux de travail ont été fermés, les moyens de subsistance précaires des personnes déracinées et des apatrides ont souvent été les premiers à disparaître. Le manque d’argent signifie un plus grand risque d’expulsion et plus de difficultés à se procurer de la nourriture et d’autres produits de base. Cela augmente le risque d’exploitation et de violences sexistes pour les enfants comme pour les adultes.
    Les mesures de confinement et les restrictions aux frontières pour faire face à la pandémie ont également exclu et mis en danger les personnes qui tentaient de traverser les frontières pour se mettre en sécurité. En outre, l’accès inéquitable aux vaccins dans de nombreux pays accueillant des réfugiés menace de laisser de côté les personnes déracinées et les apatrides.« Le HCR réitère son appel aux États afin qu’ils partagent les doses excédentaires avec le dispositif COVAX en temps utile, afin de remédier aux inégalités en matière d’accès aux vaccins et d’éviter de prolonger la pandémie », a souligné Ann Burton.En Irak, les opérations du HCR pour cette année n’ont reçu jusqu’à présent que 34% du financement total requis, suivi de près par la situation en Syrie avec 39%.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#UNHCR#pandemie#personnedeplacee#vulnerabilite#frontiere#vaccin#expulsion#inclusion#violence#inegalite

  • Covid-19 : les Etats-Unis rouvriront « début novembre » leurs frontières aux voyageurs internationaux vaccinés
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/09/20/covid-19-les-etats-unis-rouvriront-debut-novembre-leurs-frontieres-aux-voyag

    Covid-19 : les Etats-Unis rouvriront « début novembre » leurs frontières aux voyageurs internationaux vaccinés. Les autorités américaines exigeront des tests, le port du masque et un traçage pour ces voyageurs, a précisé la Maison Blanche. Les frontières du pays leur sont fermées depuis mars 2020.
    Les Etats-Unis vont autoriser l’entrée sur leur territoire des voyageurs vaccinés contre le Covid-19 en provenance de l’Union européenne et du Royaume-Uni notamment, levant des restrictions mises en place en mars 2020, a annoncé la Maison Blanche lundi 20 septembre.Tous les voyageurs en provenance de l’étranger, à condition qu’ils soient entièrement vaccinés, pourront entrer à partir de « début novembre », a-t-elle ajouté. Ils devront par ailleurs se faire tester et porter un masque, tandis qu’un système de suivi des contacts sera mis en place, a indiqué le coordinateur de la lutte contre la pandémie à la Maison Blanche, Jeff Zients. Ce dernier a insisté sur le fait que cette décision, qui intervient dans un contexte de grande tension entre la France et les Etats-Unis, a été « dictée par la science ». Il y aura quelques exceptions, notamment pour les enfants qui ne sont pas encore éligibles à la vaccination. De plus, les nouvelles règles ne s’appliqueront pas tout de suite aux voyageurs traversant les frontières terrestres avec le Mexique et le Canada.
    Les Etats-Unis interdisent actuellement leur territoire à la plupart des ressortissants étrangers ayant résidé au cours des quatorze derniers jours dans les 26 pays de l’espace Schengen ainsi qu’en Irlande, au Royaume-Uni, en Chine, en Inde, en Afrique du Sud, en Iran et au Brésil. Les Etats-Unis ont pris le temps, selon Jeff Zients, de mettre en place un système global basé sur « les individus » et non sur des différences de traitement selon les pays de provenance. Il n’a pas précisé quels vaccins seraient reconnus pour permettre l’entrée des voyageurs.Les frontières américaines sont fermées à des millions de voyageurs internationaux, qu’ils soient testés ou vaccinés, depuis mars 2020, une situation qui a provoqué une impatience croissante chez les Européens notamment, causant des situations personnelles et familiales douloureuses. L’Union européenne avait de son côté annoncé le 30 août le retour de restrictions quant aux voyages non essentiels vers son territoire depuis les Etats-Unis, mais en laissant à ses Etats membres la possibilité de lever l’interdiction pour les personnes totalement vaccinées.
    Lire aussi Covid-19 dans le monde : l’UE réimpose des restrictions aux voyageurs américains. Jeff Zients a précisé par ailleurs que les Américains non vaccinés qui reviendraient aux Etats-Unis après un séjour à l’étranger seraient eux soumis à des obligations de test encore plus strictes. Il leur sera ainsi demandé de se faire tester dans la journée précédant leur retour et à nouveau après leur arrivée sur le sol américain. La Maison Blanche a durci le ton ces dernières semaines et multiplié les annonces pour imposer la vaccination là où les autorités fédérales en ont les moyens. Elle n’a toutefois pas pour l’instant pris l’une des décisions les plus drastiques en son pouvoir, à savoir imposer la vaccination pour les vols domestiques aux Etats-Unis.« C’est un fantastique coup de pouce pour les entreprises et le commerce, et c’est formidable que les familles et les amis des deux côtés de l’océan puissent à nouveau être réunis », s’est félicité sur Twitter le premier ministre britannique Boris Johnson. « Excellente nouvelle pour les voyageurs du Royaume-Uni vers les États-Unis », a réagi de son côté sur Twitter la cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss. « C’est important pour notre reprise économique, nos familles et nos échanges commerciaux. » « Une excellente nouvelle pour les investissements allemands et européens, nos exportations et l’ensemble de la relation transatlantique », a affirmé toujours sur Twitter Olaf Scholz, le vice-chancelier et ministre des finances allemand.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#UE#circulation#sante#frontiere#variant#vaccination#economie

  • Frontière franco-italienne : quel bilan pour la nouvelle #brigade chargée de l’immigration illégale ?

    Après huit mois d’activité, c’est l’heure d’un premier bilan pour la #brigade_franco-italienne installée à #Menton. Créée pour lutter contre l’immigration irrégulière et les réseaux de passeurs, cette unité de police mixte affiche des « résultats encourageants ».

    C’est une unité bien spéciale qui a vu le jour en décembre 2020. À la frontière italienne, les polices française et transalpine travaillent en étroite collaboration au sein d’une même équipe.

    L’ambition est la même pour les deux pays : mettre à mal les réseaux de passeurs qui favorisent l’immigration illégale. Après huit mois d’existence, les premiers résultats sont tombés.

    Un bilan prometteur pour la suite

    Les données précises ont été présentées en conférence de presse le 16 septembre. Le dispositif aura permis d’effectuer 7.500 contrôles depuis sa création, dont 2.730 au niveau automobile et une centaine dans les trains, en plus des opérations déjà en place.

    Au total, ce sont 27 personnes qui ont été arrêtées. Ces interpellations concernent notamment des « personnes recherchées et des passeurs » a précisé Fernand Gontier, le directeur central de la #police_aux_frontières (#PAF).

    Ce résultat semble aussi bien convaincre du côté français que du côté italien. Massimo Bontempi, directeur de la police de l’air et des frontières du pays voisin, évoque déjà des pistes d’amélioration pour l’avenir de la brigade avec une coopération qui va s’améliorer « d’un point de vue technique, mais aussi linguistique, et enfin juridique ».

    Un mode opératoire simplifié

    Dans les faits, la police française doit avoir une autorisation pour passer côté italien, et inversement. La création de cette brigade a permis un champ d’action plus large pour les #forces_de_l’ordre.

    Ces dernières peuvent débuter une opération dans un pays et la terminer dans l’autre, sans aval préalable. Une liberté qui simplifie les démarches, notamment en cas d’urgence.

    Emmanuelle Joubert, la directrice départementale de la PAF, précise tout de même que « c’est le policier du pays concerné qui est responsable de la patrouille ».

    Chasse aux passeurs

    L’ambition est d’empêcher les flux migratoires clandestins, mais aussi et surtout le « trafic d’êtres humains et de mineurs » a expliqué Fernand Gontier.

    Mais les débusquer est un travail de longue haleine. La filière est large et regroupe de nombreux intermédiaires et fournisseurs de faux papiers et autres moyens de déplacement.

    https://nicepresse.com/frontiere-franco-italienne-quel-bilan-pour-la-nouvelle-brigade-chargee-d

    #France #Italie #asile #migrations #réfugiés #frontières #frontière_sud-alpine

    –-

    ajouté à la métaliste sur les patrouilles mixtes :
    https://seenthis.net/messages/910352

  • Italie : un mandat d’arrêt français sans précédent contre un militant solidaire des exilé.e.s
    https://ricochets.cc/Italie-un-mandat-d-arret-francais-sans-precedent-contre-un-militant-solida

    Avant-hier, le 15 septembre les carabinieri de Turin ont arrêté l’un de nos camarades. Emilio Scalzo, 66 ans, militant historique du mouvement No Tav, est impliqué depuis le début dans la lutte à la frontière entre la Valsusa et le Briançonnais. Il a toujours été en première ligne pour apporter une solidarité concrète aux milliers de personnes qui ont traversé cette frontière, passant (en plus) d’innombrables nuits sur les cols transalpins. à lire sur Vallées en lutte : Emilio arrêté : appel à la solidarité (...) #Les_Articles

    / #Migrant.e.s_-_Réfugié.e.s_-_Exilé.e.s, #Procès,_justice,_répression_policière_ou_judiciaire, Autoritarisme, régime policier, (...)

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://valleesenlutte.org/spip.php?article198

  • « #Délit_de_solidarité » : nouveau procès en appel d’un militant solidaire à la frontière franco-italienne [Alerte presse Emmaüs France/Anafé]

    Le 15 septembre 2021, #Loïc comparaîtra de nouveau devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence, poursuivi pour être venu en aide à un ressortissant éthiopien, en janvier 2018, à la frontière franco-italienne.

    Relaxé par le tribunal correctionnel de Nice en 2018, Loïc a été condamné le 1er avril 2019 par la cour d’appel d’Aix-en-Provence à 3 000 euros d’amende avec sursis pour « aide à l’entrée d’un étranger en situation irrégulière en France ». En septembre 2020, la Cour de cassation a cassé la décision de condamnation de la cour d’appel et a renvoyé devant ladite cour, dans une composition différente, pour un nouvel examen de l’affaire. Cette audience se tiendra le 15 septembre 2021, à Aix-en-Provence.

    Pour rappel, dans son arrêt, la Cour de cassation avait sanctionné la cour d’appel pour ne pas avoir examiné les moyens de nullité de procédure, soulevés par l’avocat de Loïc, avant de se prononcer sur le fond du « délit de solidarité ».

    Alors que la cour d’appel de Grenoble vient de relaxer, le 9 septembre dernier, les 7 personnes solidaires dites, les « 7 de Briançon », également poursuivies pour « délit de solidarité », l’Anafé et Emmaüs France appellent à la relaxe de Loïc et à la fin de toutes les poursuites engagées contre des militant.e.s solidaires pour aide à l’entrée sur le territoire.

    Les défenseur.e.s des droits humains qui se mobilisent en faveur du respect des droits des personnes en migration ne doivent plus être inquiété.e.s, poursuivi.e.s et condamné.e.s. La solidarité n’est pas un délit !

    Des porte-paroles sont disponibles pour des interviews.

    Complément d’information

    Le 18 janvier 2018 Loïc est arrêté lors d’un contrôle d’identité au péage de La Turbie dans le sens Italie-France. À bord de son véhicule, il y avait un ressortissant éthiopien. Ils ont été arrêtés tous les deux. Loïc a reconnu avoir aidé cette personne dans son parcours migratoire pour des motifs humanitaires. Quelques jours avant, un homme avait été retrouvé mort sur le toit du train en provenance de Vintimille – il avait été électrocuté. Le ressortissant éthiopien a été immédiatement renvoyé en Italie.

    À l’issue de sa garde à vue, Loïc a été présenté au tribunal correctionnel de Nice en comparution immédiate. L’audience a été reportée au 14 mars. Pendant cette période, il avait l’interdiction de sortir du département des Alpes-Maritimes et devait se présenter une fois par semaine au commissariat.

    Le 14 mars 2018, le tribunal correctionnel de Nice a relaxé Loïc en raison notamment de l’absence d’audition du ressortissant éthiopien dans la procédure pénale et de l’absence de procédure relative à la situation administrative de cette personne sur le territoire français. Le tribunal avait en effet estimé que « la culpabilité ne peut être retenue sur la seule base de l’auto-incrimination, le délit poursuivi n’apparaît pas suffisamment caractérisé en l’absence d’enquête sur la situation administrative de l’étranger visé à la procédure ».

    Le parquet avait alors fait appel de la décision. L’audience en appel s’est tenue le 20 mars 2019 à la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Le 1er avril 2019, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a condamné Loïc à 3 000 euros d’amende avec sursis pour « aide à l’entrée d’un étranger en France ». Loïc a alors formé un pourvoi en cassation. L’audience devant la Cour de cassation s’est tenue le 2 septembre 2020 et l’arrêt de la Cour a été rendu le 14 octobre 2020. La Cour a cassé la décision de la cour d’appel et a renvoyé devant ladite cour dans une nouvelle composition pour un nouvel examen de l’affaire. C’est ce nouvel examen qui se tiendra le 15 septembre 2021.

    Loïc est observateur aux frontières intérieures terrestres et membre de l’Anafé depuis janvier 2018. Il a rejoint le mouvement Emmaüs et est président d’Emmaüs Roya depuis août 2019.

    http://www.anafe.org/spip.php?article606=
    #asile #migrations #réfugiés #solidarité #justice (well...) #Italie #France #frontière_sud-alpine

    –—

    Un fil de discussion datant de 2019 autour de l’affaire "Loïc" :
    https://seenthis.net/messages/771987

    • Sans même parler de l’ignominie de ces « législations », l’énergie mise par l’Etat et son appareil judiciaire pour les appliquer me stupéfie.

  • A #Oulx un nuovo rifugio per i migranti « Più posti e più dignitosi in vista dell’inverno »

    Il ministero dell’Interno ha confermato la disponibilità a finanziarne il mantenimento, mentre la #Fondazione_Magnetto si occuperà dell’acquisto dell’immobile. #Don_Luigi_Chiampo: «Niente più container per gli ospiti»

    Ci sarà un nuovo rifugio per i migranti a Olux. Lo ha annunciato la prefettura di Torino al termine di un incontro a cui hanno partecipato il capo dipartimento delle libertà civili e immigrazione del Ministero dell’Interno, Michele di Bari, l’arcivescovo Cesare Nosiglia, il prefetto di Torino, Claudio Palomba, i sindaci dei Comuni di Bardonecchia (capofila del progetto MigrAlps), Oulx e Claviere e le associazioni che da anni lavorano per assistere i migranti al confine alpino.

    Se da un lato il ministero ha confermato l’impegno economico per sostenere le spese di gestione del rifugio con un contributo di 240mila euro fino alla fine dell’anno, il nuovo spazio in cui potrebbe essere trasferito il #rifugio_Massi è il risultato dell’iniziativa privata della fondazione Magnetto che sta perfezionando l’acquisto della casa salesiana che sorge vicino al rifugio attuale, a due passi dalla stazione e dalla sede degli alpini.

    Se l’acquisto andrà in porto renderà immediatamente utilizzabili i nuovi spazi che offrono un’organizzazione migliore per la gestione del rifugio. «È una struttura più stabile e dignitosa», spiega don Luigi Chiampo dell’associazione #Talita-Kum che gestisce il rifugio Massi dove dal 2018 operano i medici di #Raimbow4Africa, la #Croce_Rossa e i volontari di #Valsusa_Oltre_Confine. L’aumento esponenziale dei passaggi sul confine alpino tra Italia e Francia e l’arrivo di tante famiglie sulla rotta balcanica ha costretto il rifugio Massi a trovare il sistema di ampliarsi con moduli e conteiner esterni. «Con i nuovi spazi useremo i container soltanto per allestire un ambulatorio medico esterno - spiega don Luigi - la casa salesiana ha una cucina industriale, un refettorio adeguato e stanze più piccole che garantiscono un’accoglienza migliore delle famiglie».

    Fin dall’inizio dell’estate Oulx vede un flusso di almeno 60 o 70 perdone a giorno, che gestisce con l’aiuto della Croce Rossa di Susa che ha messo a disposizione il suo spazio polivalente di Bussoleno. «Per risparmiare le forze in estate abbiamo ridotto gli orari - prosegue Don Chiampo - ma da ottobre riapriremo 24 ore al giorno. Ci aspettiamo un aumento ulteriore delle persone a partire dall’inverno. Sono molto soddisfatto dell’incontro di ieri. Fino ad ora siamo andati avanti con risorse private, ora sono arrivate promesse per un sostegno pubblico». La nuova struttura avrà a disposizione 70 posti.

    Soddisfatto anche il sindaco di Oulx Andrea Terzolo. «Sarà un aumento qualitativo del servizio - dice - Da inizio anno i numeri dei passaggi fanno spavento e l’intervento di Magnetto è stato provvidenziale. Siamo molto soddisfatti anche di come è stata gestita l’assistenza medica, sempre presente e sempre più importante. Il controllo stretto ci ha permesso di non avere nessun caso covid e di aiutare perso che da mesi avevano bisogno di assistenza. In prefettura abbiamo trovato istituzioni sensibili a questi temi».

    «I contributi finanziari garantiti dal Ministero dell’Interno, dalla Diocesi di Susa e dalla Fondazione Magnetto hanno reso possibile fornire assistenza ed accoglienza d’urgenza», spiega in una nota la prefettura. Al termine dell’incontro il Capo Dipartimento, nel ringraziare per il lavoro svolto, ha sottolineato come «la sinergia interistituzionale può rispondere efficacemente alle sfide che questo periodo storico, caratterizzato anche da flussi migratori, ci pone quotidianamente».

    https://torino.repubblica.it/cronaca/2021/09/17/news/a_oulx_un_nuovo_rifugio_per_i_migranti_piu_posti_e_piu_dignitosi_i

    #solidarité #refuge #Italie #frontières #frontière_sud-alpine #asile #migrations #réfugiés #Val_Susa #Val_di_Susa #Italie #France #Hautes-Alpes

    Pour rappel, le refuge autogéré #Chez_Jésoulx (#casa_cantoniera) avait été expulsé en mars 2021 :
    https://seenthis.net/messages/907802

    –-

    ajouté à la métaliste sur le #Briançonnais :
    https://seenthis.net/messages/733721

    • pour les non-italophones la traduction automatique deepl donne :

      A #Oulx un nouvel abri pour les migrants « Plus de places et plus de dignité en vue de l’hiver ».

      Le ministère de l’intérieur a confirmé sa volonté de financer son entretien, tandis que la #Fondazione_Magnetto se chargera de l’achat du bâtiment. #Don_Luigi_Chiampo : « Plus de conteneurs pour les invités ».

      Il y aura un nouveau centre d’accueil pour les migrants à Oulx. C’est ce qu’a annoncé la préfecture de Turin à l’issue d’une réunion à laquelle ont participé le chef du département des libertés civiles et de l’immigration du ministère de l’Intérieur, Michele di Bari, l’archevêque Cesare Nosiglia, le préfet de Turin, Claudio Palomba, les maires des communes de Bardonecchia (chef de file du projet MigrAlps), Oulx et Claviere et les associations qui travaillent depuis des années pour aider les migrants à la frontière alpine.

      Alors que le ministère a confirmé son engagement financier pour soutenir les coûts de gestion du refuge avec une contribution de 240 000 euros jusqu’à la fin de l’année, le nouvel espace dans lequel le #refugio_Massi pourrait être déplacé est le résultat d’une initiative privée de la fondation Magnetto, qui est en train de finaliser l’achat de la maison salésienne qui se trouve près du refuge actuel, à deux pas de la gare et du quartier général des troupes alpines.

      Si l’achat se concrétise, les nouveaux locaux seront disponibles immédiatement, offrant une meilleure organisation pour le fonctionnement du refuge. « C’est une structure plus stable et plus digne », explique Don Luigi Chiampo de l’association #Talita-Kum, qui gère le refuge de Massi où travaillent depuis 2018 des médecins de #Raimbow4Africa, la #Croix-Rouge et des volontaires de #Valsusa_Oltre_Confine. L’augmentation exponentielle du nombre de passages à la frontière alpine entre l’Italie et la France et l’arrivée de tant de familles sur la route des Balkans ont obligé le refuge Massi à trouver un moyen de s’agrandir avec des modules et des conteurs externes. « Avec les nouveaux espaces, nous n’utiliserons les conteneurs que pour installer une clinique médicale externe », explique don Luigi, « la maison salésienne dispose d’une cuisine industrielle, d’un réfectoire adéquat et de pièces plus petites qui garantissent un meilleur accueil des familles ».

      Depuis le début de l’été, Oulx connaît un flux d’au moins 60 à 70 personnes par jour, qu’elle gère avec l’aide de la Croix-Rouge de Suse, qui a mis à disposition son espace polyvalent de Bussoleno. « Afin d’économiser de l’énergie en été, nous avons réduit les heures d’ouverture », poursuit Don Chiampo, « mais à partir d’octobre, nous serons de nouveau ouverts 24 heures sur 24. Nous prévoyons une nouvelle augmentation du nombre de personnes à partir de l’hiver. Je suis très satisfait de la réunion d’hier. Jusqu’à présent, nous avons avancé avec des ressources privées, maintenant les promesses de soutien public sont arrivées ». Le nouvel établissement disposera de 70 places.

      Le maire d’Oulx, Andrea Terzolo, est également satisfait. "Depuis le début de l’année, le nombre de passages a été effrayant et l’intervention de Magnetto a été providentielle. Nous sommes également très satisfaits de la manière dont a été gérée l’assistance médicale, toujours présente et de plus en plus importante. Ce contrôle rigoureux nous a permis de ne pas avoir de cas de covidie et d’aider des personnes qui avaient besoin d’aide depuis des mois. Dans la préfecture, nous avons trouvé des institutions sensibles à ces questions.

      « Les contributions financières garanties par le ministère de l’Intérieur, le diocèse de Suse et la Fondation Magnetto ont permis d’apporter une aide d’urgence et un accueil », explique la préfecture dans une note. À la fin de la réunion, le chef du département, en remerciant pour le travail accompli, a souligné comment « la synergie interinstitutionnelle peut répondre efficacement aux défis que cette période historique, également caractérisée par des flux migratoires, nous pose quotidiennement ».

      ...mais pourquoi du côté français (Briançon) les autorités continuent de faire comme si il n’y avait pas d’hébergement à assurer/financer ?

  • Les Néerlandais, champions du monde en taille, rétrécissent
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_les-neerlandais-champions-du-monde-en-taille-retrecissent?id=10843926

    Ils sont les plus grands du monde…, mais ils rapetissent : la génération de Néerlandais née en 2001 est plus petite que celle née en 1980, a indiqué vendredi une étude menée par l’Office central des statistiques (CBS).

    Un homme néerlandais de 19 ans mesure aujourd’hui en moyenne 182,9 centimètres, contre 183,9 cm pour un homme né en 1980. Une femme néerlandaise de 19 ans mesure en moyenne 169,3 centimètres contre 170,7 cm pour celles nées en 1980.

    Différents facteurs, notamment l’immigration et le régime alimentaire, expliquent probablement ce changement de taille, qui inverse un siècle et demi de croissance rapide dans le pays, a indiqué l’étude.

    « Au cours du siècle dernier, nous sommes devenus de plus en plus grands, mais depuis 1980, la croissance s’est arrêtée », a souligné l’étude.

    « Les hommes nés en 2001 perdaient en moyenne 1 centimètre par rapport à la génération de 1980, et les femmes en moyenne 1,4 centimètre. »

    Les Néerlandais restent tout de même les plus grands du monde
    Mais tout n’est pas perdu.

    « Les Pays-Bas restent la nation la plus grande du monde », a déclaré le CBS dans un communiqué.

    Les hommes néerlandais devancent ainsi ceux du Monténégro qui viennent en deuxième position, suivis par l’Estonie et la Bosnie. Les femmes néerlandaises sont plus grandes que celles du Monténégro, du Danemark et de l’Islande, a précisé le CBS, citant des chiffres d’un réseau mondial de scientifiques de la santé (NCD-RisC).

    Les hommes les plus petits se trouvent au Timor oriental, tandis que les femmes les plus petites sont localisées au Guatemala.

    Plusieurs raisons expliquent ce rétrécissement
    Les raisons derrière ce rétrécissement ne sont pas totalement claires.

    L’un des facteurs est, selon l’étude, l’immigration, « en particulier des personnes d’origine non occidentale », qui tendent à être plus petites.

    Mais la croissance a également « stagné » chez les Néerlandais dont les parents et grands-parents sont nés aux Pays-Bas, précise-t-elle. Les hommes n’ont plus grandi depuis les années 1980 tandis qu’il y a une « tendance descendante » chez les femmes.

    Cela pourrait s’expliquer par la « limite biologique » mais est aussi probablement lié à « de mauvaises habitudes alimentaires et un apport énergétique excessif durant la période de croissance ».

    L’étude se base sur des auto-mesures de 719.000 Néerlandais âgés de 19 à 60 ans.

    Les Néerlandais n’ont pas toujours été aussi grands
    Les Néerlandais n’ont cependant pas toujours été aussi grands.

    Au début du 19e siècle, ils étaient petits par rapport aux normes européennes, ne commençant à s’élever dans le classement qu’à partir des années 1840.

    Il y a un siècle, les hommes les plus grands se trouvaient même aux Etats-Unis ou en Scandinavie. Ce n’est qu’avec la génération née à la fin des années 1950 que les Néerlandais ont finalement remporté le titre.

    Les raisons expliquant la taille des Néerlandais restent obscures.

    Un mythe populaire, considérant que les amateurs de fromages néerlandais sont grands parce qu’ils consomment beaucoup de produits laitiers, a été déconstruit par les scientifiques.

    Une plus grande prospérité ainsi qu’une « sélection naturelle dans laquelle les hommes et les femmes plus grands avaient plus d’enfants que les couples plus petits » est probablement la vraie raison, a estimé le CBS.

    #décroissance #immigration #migrations #migration #migrants #malbouffe #alimentation #junk_food #nutrition #Pays_bas #pays-bas