• Malgré les risques, plus de 90% des #migrants africains prêts à nouveau à voyager vers l’#Europe (PNUD) | #ONU Info
    https://news.un.org/fr/story/2019/10/1054431

    Une étude des #Nations_Unies sur les #migrations, publiée lundi, montre que 93% des Africains qui se rendent dans des pays européens en empruntant des routes irrégulières le feraient de nouveau, malgré le danger souvent mortel qui les menace.

  • Rennes. Près de 350 manifestants défilent aux abords de l’aéroport contre les expulsions
    Publié le 19/10/2019
    https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/rennes-pres-de-350-manifestants-aux-abords-de-l-aeroport-contre-les-exp
    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAxOTEwYmQ5NTA2M2JkODY3ODFiNmNhYTY1MTgwNmJhODY2YjY?width=1260&he

    Près de 350 personnes manifestent, ce samedi 19 octobre, depuis 15 h 30, aux abords de l’aéroport de Rennes, contre les expulsions et pour la régularisation de tous les sans-papiers. Vendredi 4 octobre, 33 Géorgiens, dont de jeunes enfants scolarisés, avait été expulsés par avion au départ de Rennes à destination de Tbilissi. Les forces de l’ordre interdisent l’approche de l’aéroport. (...)

    #migrants #expulsions

  • Pourquoi les #travailleuses_du_sexe chinoises à #Paris se sont-elles mobilisées ?

    Lassées des contrôles de #police, des Chinoises migrantes se prostituant à Paris décident, en 2013, de se faire entendre et s’allier à d’autres travailleuses du sexe. Soutenues par Médecins du Monde, qui mène auprès d’elles un programme de prévention santé depuis 2004 avec le #Lotus_Bus, elles rencontrent policiers et élus et se font connaître du #Strass, le #syndicat du Travail Sexuel.
    Hélène Le Bail, politologue spécialiste des migrations chinoises, a suivi cette mobilisation. Elle revient sur ce qui a déclenché le mouvement, la façon dont il a été perçu et sur ce qu’il a représenté pour ces femmes chinoises qui ne s’étaient jamais mobilisées auparavant.

    http://icmigrations.fr/2019/10/15/defacto-012-02
    #mobilisation #lutte #femmes #femmes_migrantes #France #migrantes_chinoises #Chine #femmes_chinoises

  • #Luxembourg : 62% du personnel soignant est étranger Olivier Loyens - 9 Octobre 2019 - l’essentiel
    http://www.lessentiel.lu/fr/luxembourg/story/62-du-personnel-de-soin-vient-de-l-etranger-31134319

    Près de deux tiers des professionnels de santé au Grand Duché sont étrangers. Cette dépendance pourrait provoquer une crise du système de soins

    Un seuil critique a été dépassé. Le Luxembourg n’étant pas autonome pour faire fonctionner son système de santé, les professionnels de la santé étrangers représentent, aujourd’hui, 62% de l’effectif total des professions médicales et de santé du pays. C’est le principal enseignement de l’étude sur « l’état des lieux des professions médicales et des professions de santé au Luxembourg », dont les résultats ont été présentés ce mardi à Luxembourg.

    « Le pays est extrêmement vulnérable et dépendant des décisions politiques et économiques des pays frontaliers en faveur des soignants », déplore Étienne Schneider, ministre LSAP de la Santé. « Toute initiative en France, en Belgique ou en Allemagne, qui viserait à rehausser les salaires des soignants engendrerait immédiatement une grave crise du système sanitaire luxembourgeois », complète Marie-Lise Lair, auteur de l’étude.

    Un plan d’action « dans les prochains mois »
    De plus, les institutions signalent des difficultés de recrutement de médecins et de certaines professions de santé, avec un allongement du délai de recrutement et un élargissement de la distance géographique pour rechercher des candidats potentiels, jusqu’en Europe de l’Est. Enfin, d’autres facteurs influencent les difficultés de recrutement, comme le coût du logement, l’absence de centre hospitalier universitaire, l’absence de faculté de médecine complète, ou encore l’absence de programme d’intégration d’un jeune médecin.

    « Devant une telle situation de dépendance, il faut revoir en profondeur l’organisation du système de santé », estime Étienne Schneider. D’autant que le pays est censé respecter un engagement pris auprès de l’Organisation mondiale de la Santé, à savoir réduire de moitié le recrutement étranger de professionnels de la santé pleinement formés, d’ici 2030.

    Quelques « mesures profondes »
    L’étude va permettre au ministère et aux autres acteurs de la santé de mettre en place un plan national d’action. En attendant, le ministre avance déjà quelques « mesures profondes » qu’il faudra prendre, comme revaloriser et rendre plus attrayantes les professions médicales (accompagner les jeunes médecins lors de leur installation, améliorer les conditions de l’exercice médical au Luxembourg, investir dans les soins primaires), revaloriser les professions de santé auprès des jeunes et des parents, ou encore renforcer le nombre d’étudiants en médecine et revoir la formation et la fonction des soignants.

    « Le plan d’action sera appliqué dans les prochains mois », promet Étienne Schneider. Les patients, qui sont les premiers à être impactés par cette pénurie de ressources en professionnels de la santé, peuvent espérer que le ministre tiendra parole, car le temps presse...

    #Santé #migrations #migrants le Luxembourg se méfie de l’#union_européenne qu’il ne peut piller totalement #ue #france #belgique #allemagne #oms #paradis_fiscaux #pillage #travail #migrations #inégalités #médecine #sante #santé_publique

    • Les principaux chiffres de l’étude
      17 595 professionnels travaillent aujourd’hui dans le secteur de la santé et des soins, dont 15 062 professions de santé réglementées (dont 6 214 infirmiers et 3 784 aides-soignants) et 2 331 médecins (dont 2 000 environ travaillent à plein temps)

      –51% des médecins sont de nationalité luxembourgeoise.

      –En 2017, les femmes représentaient près de 40% des médecins.

      –26% des médecins n’habitent pas au Luxembourg.

      –Le ratio global du médecins pour 1 000 habitants est passé de 3,13 en 2007 à 3,53 en 2017. Les cantons les moins bien dotés sont Vianden, Clervaux et Mersch.

      –D’ici 2034, 59% (hypothèse 65 ans) à 71% (hypothèse 60 ans) des médecins vont partir à la retraite.

  • Opération de police dans le gymnase qui héberge 800 migrants près de Nantes
    Agnès CLERMONT. Modifié le 08/10/2019
    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/migrants-operation-de-police-dans-le-gymnase-herblinois-qui-heberge-800
    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAxOTEwMTJkZDJlNmY1ZDUwMzQ5ZTgyOTc0YTJhOGEyYzc0YjU?width=1260&he

    Depuis 6 h 30, ce mardi 8 octobre, des effectifs de police en nombre conséquent ont investi l’ex-gymnase Jeanne-Bernard, à Saint-Herblain, près de Nantes, où survivent à grand-peine des centaines d’exilés. Objectif : recenser les personnes présentes. Et placer les déboutés du droit d’asile en centre de rétention.

    Cinq jours après la mort d’Omar Tahir Mohammad, ce jeune Tchadien découvert sans vie dans un abri précaire de l’ex-gymnase Jeanne-Bernard, à Saint-Herblain, près de Nantes, la police a investi les lieux, ce mardi 8 octobre.

    Il était 6 h 30 lorsque les forces de l’ordre ont réveillé les quelque 800 exilés qui survivent sous le toit précaire, qui appartient à la Fondation de la Providence, c’est-à-dire au diocèse.

    La rumeur de cette expulsion avait couru hier, lundi 7 octobre. Plusieurs militants associatifs ont du coup dormi eux aussi sur place.

    #Migrants #évacuation

  • “You can’t make a living here anymore.” The Honduran climate-movers

    Te espero como la lluvia de mayo. I wait for you like the rain of May — a popular refrain among farmers in Central America, where the first rainfall in May long signaled the end of the dry season. But over the past decade, in what is known as the Central American Dry Corridor — a vast swath that stretches, unbroken, from Guatemala to northern Costa Rica — the rain is no longer guaranteed. Farmers who used to count on two harvests every year are now fortunate to get one.

    In southern Honduras, valleys that were once lush and fertile are now filled with stunted cornstalks and parched riverbeds. Adobe shacks erode on mountainsides, abandoned by those who left with no intention of returning.

    The droughts have forced entire generations to migrate in search of jobs; left behind are the elderly, who often care for grandchildren when their parents depart. “You can’t make a living here anymore,” says José Tomás Aplicano, who is 76 and a lifelong resident of Apacilagua, a village in southern Honduras. Aplicano has watched as countless neighbors, and his own children, moved away. His youngest daughter, Maryori, is the last to stay behind, but he knows she will leave as soon as she finishes high school. “She has to look for another environment to see if she finds work to survive,” he says.

    Many head north; U.S. Customs and Border Patrol data shows that migration from the Dry Corridor has spiked over the past few years. Some spend seasons harvesting coffee or sugar cane in less affected areas of the country. Others move to the city, lured by the prospect of a factory job with steady pay.

    https://story.californiasunday.com/honduras-climate-movers
    #photographie #changement_climatique #migrations #réfugiés_environnementaux #réfugiés_climatiques #réfugiés #asile #sécheresse

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    Et un nouveau mot, en anglais:
    #climate-movers
    #terminologie #mots #vocabulaire
    ping @sinehebdo

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    see as well:
    Why the Migrant Caravan Story Is a Climate Change Story
    https://seenthis.net/messages/739539

  • Smuggling, Trafficking, and Extortion: New Conceptual and Policy Challenges on the Libyan Route to Europe

    This paper contributes a conceptual and empirical reflection on the relationship between human smuggling, trafficking and kidnapping, and extortion in Libya. It is based on qualitative interview data with Eritrean asylum seekers in Italy. Different tribal regimes control separate territories in Libya, which leads to different experiences for migrants depending on which territory they enter, such as Eritreans entering in the southeast Toubou controlled territory. We put forth that the kidnapping and extortion experienced by Eritreans in Libya is neither trafficking, nor smuggling, but a crime against humanity orchestrated by an organized criminal network. The paper details this argument and discusses the implications.

    https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/anti.12579

    Et ce passage signalé par @isskein:

    “Asylum claims in the EU should consider not only the situation back home that gave origin to the migration, but also the hardship endured en route and events that took place during the journey which can raise a claim for international protection.”

    #mixed_migration #asile #migrations #Libye #catégorisation #réfugiés #migrants #migrants_économiques #protection_internationale

    ping @karine4 @_kg_

    • En lien avec ces deux autres fils de discussion sur seenthis:
      Un texte de #Jeff_Crisp de 2008:
      Beyond the nexus : UNHCR’s evolving perspective on refugee protection and international migration
      https://seenthis.net/messages/636439

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      Mixed Migration Trends in Libya : Changing Dynamics and Protection Challenges
      Un nuovo studio sottolinea come insicurezza, crisi economica, abusi e sfruttamenti in Libia spingano rifugiati e migranti in Europa

      Uno studio dell’Agenzia ONU per i Rifugiati (UNHCR) sui flussi di rifugiati e migranti, rivela che circa la metà di coloro che viaggiano verso la Libia lo fanno credendo di trovarvi opportunità di lavoro, e finiscono per fuggire in Europa a causa di insicurezza, instabilità, condizioni economiche difficili, sfruttamenti e abusi diffusi.

      https://seenthis.net/messages/612396

  • Let’s Talk About Climate Migrants, Not Climate Refugees

    “At first, we woke up to the sound of the wind and right after that the water came streaming into our house. We only managed to grab our children and run away to an area which lies on higher ground,” explains Rafael Domingo, a father of four in Mozambique, where Cyclone Idai left more than 73,000 people homeless in March 2019.

    In 2018 alone, 17.2 million new displacements associated with disasters in 148 countries and territories were recorded (IDMC) and 764,000 people in Somalia, Afghanistan and several other countries were displaced following drought (IOM).

    “Many people who were displaced cannot return home. The drought in Somalia is happening all the time. People have no way to recover,” said Halima, a 30-year-old mother of three displaced in Somalia because of the drought.

    Climate migrants have been invisible for many years on the migration and climate debates. Our work at IOM has been focused for over 10 years on bringing climatic and environmental factors to the light and on building a body of evidence proving that climate change affects – directly and indirectly – human mobility.

    Hence, it might seem paradoxical in this context not to encourage the establishment of a climate specific legal status, parallel to the existing refugees’ status.

    However, while the available evidence on how climate change and environmental degradation affect human mobility is growing and is uncontested, the current focus of the debate on establishing a climate refugee status can lead to a narrow and biased debate and would provide only partial solutions to address the complexity of human mobility and climate change.

    Media are pushing again and again for features on “climate refugees” and request projections on how many climate refugees there will be in twenty years. In contrast, some emblematic small island States, among others, speak out that they do not wish to become climate refugees; they want to be able to stay in their homes, or to move in dignity and through regular channels without abandoning everything behind.

    “When the grass is not enough, movement increases. In the spring, many migrants moved from the south to the north. There is no other way to overcome climate change. All the people wish to survive with their animals and come to a place where they can fatten their livestock,” said Mr. Chinbat, a herder of Sergelen soum in Mongolia, where the adverse effects of climate change are impacting the migration of herders.

    The image of “climate refugees” resonates metaphorically to all as it mirrors the current images we see of those escaping wars and conflicts. With the threat of climate change we imagine millions becoming refugees in the future.

    Yet reducing the issue of migration in the context of climate change to the status of “climate refugees” fails to recognize a number of key aspects that define human mobility in the context of climate change and environmental degradation. Here are 10 of these aspects:

    Climate migration is mainly internal: when migration is internal, people moving are under the responsibility of their own state, they do not cross borders and are not seeking protection from a third country or at the international level.
    Migration is not necessarily forced, especially for very slow onset processes migration is still a matter of choice, even if constrained, so countries need to think first migration management and agreements rather than refugee protection.
    Isolating environment/climatic reasons is difficult, in particular from humanitarian, political, social, conflict or economic ones. It can sometimes be an impossible task and may lead to long and unrealistic legal procedures.
    Creating a special refugee status for climate change related reasons might unfortunately have the opposite effects of what is sought as a solution: it can lead to the exclusion of categories of people who are in need of protection, especially the poorest migrants who move because of a mix of factors and would not be able to prove the link to climate and environmental factors.
    Opening the 1951 Refugee Convention might weaken the refugee status which would be tragic given the state of our world where so many people are in need of protection because of persecution and ongoing conflicts.
    Creating a new convention might be a terribly lengthy political process and countries might not have an appetite for it. Many responses can come from migration management and policy as highlighted already in the 2011 International Dialogue on Migration and the recently adopted Global Compact for Safe, Orderly and Regular Migration. The Nansen Initiative that was launched to look at gaps in protection for people being displaced across borders by disasters, after undertaking thematic and regional consultations also concluded with a document that proposes a “toolkit” of migration policies rather than recommending the establishment of a new status for these people.
    Climate migration discussions should not lose their focus on preventive measures: the key objective of our generation is to invest in climate and environmental solutions for our planet so that people will not have to leave their homes in a forced way in the future. The Paris Agreement offers anchorage for climate action that considers human mobility to avert, minimize and address displacement in the context of climate change.
    IOM encourages the full use of all already existing bodies of laws and instruments, both hard and soft law in humanitarian, human rights and refugee law, instruments on internal displacement, disaster management, legal migration and others.
    Human rights-based approaches are key for addressing climate migration: states of origin bear the primary responsibility for their citizens’ protection even if indeed their countries have not been the main contributors to global warming; they should therefore apply human rights-based approaches for their citizens moving because of environmental or climatic drivers.
    Regular migration pathways can provide relevant protection for climate migrants and facilitate migration strategies in response to environmental factors. Many migration management solutions are available to respond to challenges posed by climate change, environmental degradation and disasters in terms of international migratory movements and can provide a status for people who move in the context of climate change impacts, such as humanitarian visas, temporary protection, authorization to stay, regional and bilateral free movements’ agreements, among several others.

    https://www.un.org/sustainabledevelopment/blog/2019/06/lets-talk-about-climate-migrants-not-climate-refugees
    #migrants_environnementaux #réfugiés_environnementaux
    #terminologie #vocabulaire #mots #terminologie #déplacés_internes #IDPs

    ping @sinehebdo @reka @karine4 @isskein

  • Coupe du monde 2022 : des « esclaves » népalais morts au Qatar sur les chantiers

    D’après l’ambassadeur du Népal à Doha, le Qatar est une « prison à ciel ouvert ». Une trentaine d’ouvriers ont trouvé refuge dans la représentation diplomatique.

    Publié le 26 septembre 2013 à 11h09 - Mis à jour le 03 octobre 2013 à 12h34

    Dans un rapport publié jeudi, Amnesty international accuse le pays de ne pas mener les réformes qui pourraient améliorer la situation.

    D’après des documents confiés par l’ambassade du Népal à Doha au journal britannique The Guardian, au moins 44 ouvriers népalais employés sur des chantiers de construction des sites de la #Coupe_du_monde 2022 au #Qatar sont morts entre le 4 juin et le 8 août. Jeunes pour la plupart, ils ont été victimes d’attaques et insuffisances cardiaques ainsi que d’#accidents sur leur lieu de travail. Tous exerçaient dans des conditions d’exploitation qui s’apparentent à de l’#esclavage moderne.

    L’émirat affiche la part de travailleurs #migrants rapportée à sa population la plus importante au monde. Plus de 90 % de la main-d’œuvre est composée d’immigrés et, d’après The Guardian, « 1,5 million d’ouvriers supplémentaires doivent être recrutés pour construire les stades, les routes, les ports et les hôtels nécessaires au bon déroulement du tournoi » de #football. Les Népalais comptent pour 40 % d’entre eux, et plus de 100 000 se sont rendus au Qatar l’an passé. Ils constituent la main-d’œuvre principalement employée pour l’organisation du #Mondial.

    Au rythme actuel des décès sur les chantiers au Qatar, au moins 4 000 ouvriers pourraient mourir dans l’Emirat avant même le coup d’envoi du Mondial 2022, a accusé la Confédération internationale des syndicats dans les colonnes du Guardian jeudi

    UNE « PRISON À CIEL OUVERT »

    L’enquête du Guardian évoque des éléments qui démontrent une vaste exploitation des ouvriers étrangers, du #travail_forcé – parfois par 50 °C –, un refus d’accès à l’eau potable – pourtant gratuite – et des violations multiples des normes internationales en matière de droit des travailleurs. Dans des conditions sanitaires alarmantes, certains de ces ouvriers étrangers dorment à douze dans une chambre d’hôtel insalubre, en proie aux maladies.

    Le voyage depuis le plateau himalayen jusqu’aux déserts de la péninsule arabique coûte une fortune aux migrants, obligés de s’endetter pour payer les agences qui prennent en charge leur transfert. Les taux d’intérêt de leurs emprunts sont exorbitants – le journal parle de 36 %. Sur place, ils sont souvent payés avec plusieurs mois de retard, et leurs salaires retenus pour les empêcher de fuir. Certains ont vu leurs passeport ou pièces d’identité confisqués. 

    Un jeune ouvrier de 27 ans, Ram Kumar Mahara, raconte au quotidien britannique qu’il a gardé le ventre vide pendant vingt-quatre heures, après douze heures de travail et une nuit entière : « Quand je me suis plaint, mon chef m’a chassé du camp de travail. J’ai dû mendier la nourriture des autres travailleurs parce qu’il refusait de me payer. »

    Le corps d’un garçon de 16 ans a été renvoyé à sa famille seulement six semaines après que le jeune homme fut arrivé dans l’émirat pour travailler. D’après l’ambassadeur népalais à Doha, le Qatar est une « prison à ciel ouvert ». Une trentaine d’ouvriers ont trouvé refuge dans la représentation diplomatique.

    Selon Aidan McQuaid, directeur de « Anti-Slavery International », les documents publiés par The Guardian jeudi « laissent indiquer du travail forcé, et ça a même l’air d’aller au-delà ». « Ce n’est pas vraiment un secret, mais il n’y a pas d’effort concerté de la part des autorités qatariennes pour y mettre fin », a expliqué M. McQuaid à l’AFP.

    « AUCUNE EXCUSE »

    Le Comité suprême Qatar 2022, structure chargée de préparer la Coupe du monde, s’est dit « profondément préoccupé par ces allégations visant certains prestataires et sous-traitants du site de construction de Lusail City et considère la question avec le plus grand sérieux ».

    « Comme tous ceux qui ont vu les photos et lu l’article (du Guardian), nous sommes choqués », a ajouté le Comité organisateur de la compétition. « Il n’y a aucune excuse pour que les ouvriers soient traités ainsi au Qatar ou ailleurs... La santé, la sécurité et le bien-être de tous ceux qui travaillent à la préparation de la Coupe du monde 2022 sont de la plus haute importance pour le Comité d’organisation. Le tournoi doit aider à l’amélioration de la vie des travailleurs au Qatar ».

    Selon un des ses porte-parole, la FIFA va « entrer en contact avec les autorités du Qatar, et la question sera également discutée lors de la réunion du comité exécutif sur le point Coupe du monde 2022 au Qatar les 3 et 4 octobre 2013 à Zurich. » Les autorités, assure-t-on, ont lancé une enquête.

    #qatargate #fifa

    https://www.lemonde.fr/sport/article/2013/09/26/des-esclaves-nepalais-morts-au-qatar-sur-les-chantiers-de-la-coupe-du-monde_

  • Travailleurs exploités : à #Doha, le faux départ des mondiaux d’athlétisme
    https://lemediapresse.fr/international/travailleurs-exploites-a-doha-le-faux-depart-des-mondiaux-dathletisme

    Le #Qatar, qui accueille du 27 septembre au 6 octobre ses premiers championnats du monde d’athlétisme, mise sur la réception d’événements sportifs majeurs pour asseoir sa stature internationale et rompre avec son isolement diplomatique. Une stratégie aux nombreuses zones d’ombre, sur laquelle plane le spectre de milliers de prolétaires exploités pour servir les ambitions de la diplomatie sportive qatarie.

    #International #Sport #Athlétisme #Coupe_du_Monde #Football #Migrants #Travail

  • Gli arrivi di #migranti in Friuli Venezia Giulia sono stati 5526 nel 2019, poco meno degli sbarchi al sud (circa 7000). Dato reso noto nell’audizione dei prefetti al Consiglio Regionale. Numeri dell’accoglienza in calo grazie ai trasferimenti nel resto d’Italia.
    Ogni settimana arrivano tra i 150 e i 300 migranti attraverso il confine orientale. Le pattuglie miste per ora sono un flop: solo 40 i rintracci in Slovenia dal primo luglio. Provengono perlopiù da Pachistan e Afganistan. A 6 su 10 la commissione nega ogni tipo di protezione.
    I tempi sono un problema: un anno per attendere la decisione della commissione, due per aspettare la decisione del tribunale sul ricorso in caso di diniego. Altro limite: lente le procedure di trasferimento all’estero dei dublinanti (sono 700).

    #Friuli_Venezia_Giulia #statistiques #asile #migrations #réfugiés #chiffres #route_des_balcans #Italie #2019 #frontières #frontière_sud-alpine

    Des chiffres importants, malgré la #militarisation_des_frontières et la constitution de #patrouilles_mixtes (italienne et slovène) de gardes-frontière :
    https://seenthis.net/messages/791706

    ping @isskein

  • 5 livres sur l’expatriation recommandés par une expat

    J’avoue que la frontière entre “expat” et “migrant” est parfois floue. Les nuances sociales et politiques sont nombreuses et souvent problématiques. Pour moi, un expatrié est tout simplement quelqu’un qui choisit de vivre dans un autre pays pendant un certain temps sans avoir l’intention de devenir un citoyen à part entière ou de s’intégrer pleinement à la culture locale. Un migrant, en revanche, est une personne qui s’installe dans un autre pays avec l’intention d’y construire sa vie, de manière définitive.

    https://www.courrierinternational.com/article/litterature-5-livres-sur-lexpatriation-recommandes-par-une-ex
    #mots #terminologie #migrations #expat #vocabulaire #expatrié #catégorisation

    ping @sinehebdo

  • #Méditerranée centrale : les #garde-côtes libyens assurent la moitié des sauvetages - B2 Bruxelles2
    http://www.bruxelles2.eu/2019/09/23/le-dernier-bilan-en-mediterranee-de-loperation-sophia

    Selon les dernières données de l’#opération_Sophia, 10.137 personnes ont été secourues au total lors de 153 opérations de #sauvetage menées par différents navires en Méditerranée centrale au large des côtes libyennes, en quasiment un an (entre le 1er septembre 2018 et le 2 août 2019). Un chiffre en baisse drastique par rapport à 2018. Il y avait eu 41.961 personnes récupérées lors de 543 opérations de secours, durant la même période en 2018, soit quatre fois plus.

    […] Les opérations de sauvetage et les interceptions durant ces onze derniers mois ont été en grande partie assurées par la marine et les garde-côtes libyens qui ont assuré presque la moitié des sauvetages : 72 opérations (sur 153).

    […] Les navires italiens (des garde-côtes, de la marine et de la Guardia di Finanza, des Carabinieri) assurant avec les forces armées maltaises (respectivement 21 et 18 opérations) un quart des sauvetages. Tandis que le dernier quart des sauvetages se répartit entre les navires des #ONG (17 opérations), des navires marchands (13 opérations) et des navires de pêche (3 opérations), ainsi que les forces tunisiennes (9 opérations).

    #[…] Au cours du premier semestre 2019, 333 décès sur l’itinéraire central ont été enregistrés pour 2130 arrivées. Soit un taux de mortalité de un sur six, contre un sur 14 personnes en 2018 (1132 décès pour 15.537 arrivées) et un pour 38 en 2017 (2851 décès pour 108.255 arrivées)

    #sauvetage_en_mer #migrants #migrations #morts

  • Les clandestins apprennent à résister à la police migratoire américaine
    https://information.tv5monde.com/info/les-clandestins-apprennent-resister-la-police-migratoire-ameri

    Si elle a su comment réagir face à la police migratoire, c’est grâce aux efforts des défenseurs des #droits humains qui trouvent de nouveaux moyens de s’opposer à la politique anti-#immigration du président Donald Trump en informant les clandestins des droits que leur accordent les lois américaines, ou en filmant les arrestations.

    #migrants

  • A #Fribourg, un service en ligne fait le lien entre entreprises et réfugiés

    Le canton de Fribourg lance une plateforme en ligne pour mettre en relation les entreprises et les personnes réfugiées sur le marché de l’emploi. Ce service, une première en Suisse, doit permettre de lutter contre la pénurie de main-d’oeuvre et favoriser l’intégration.

    Baptisée FRintegration.ch, cette plateforme a été pensée par et pour les entreprises. Celles-ci ont bénéficié de l’expérience et des bases informatiques de l’Union patronale du canton de Fribourg.

    Sur ce nouveau site internet, les professionnels de l’intégration publient les profils des personnes aptes au travail et répondent aux demandes des entreprises. Si un CV, anonyme, séduit ou colle à une demande, un dossier complet et un entretien suivront.

    « La mise en place de cette plateforme répondait à un besoin, d’une part, des entreprises de pouvoir lutter contre la pénurie de main-d’oeuvre et, d’autre part, des personnes réfugiées ou admises à titre provisoire de pouvoir s’intégrer sur le marché du travail. C’est vraiment une solution win-win », indique Anne-Claude Demierre, conseillère d’Etat en charge de la santé et des affaires sociales, dans le 12h30.
    Coup de pouce du canton

    La plateforme s’adresse à des réfugiés ou à des requérants titulaires d’un permis F ou B, soit des personnes au bénéfice d’un permis de réfugié ou admises à titres provisoire. Actuellement, le canton de Fribourg accueille un peu plus de 822 jeunes femmes et hommes issus de la filière de l’asile. Ils sont âgés de 16 à 25 ans.

    Pour renforcer ce dispositif de soutien à l’intégration, les autorités octroient aux entreprises des subsides à l’embauche jusqu’à hauteur de 6000 francs, en compensation du travail de formation. Par ailleurs, Fribourg se dit prêt à mettre sa nouvelle plateforme à disposition des autres cantons.

    https://www.rts.ch/info/regions/fribourg/10711881-a-fribourg-un-service-en-ligne-fait-le-lien-entre-entreprises-et-refugi
    #plateforme #travail #asile #migrations #Suisse #intégration_professionnelle

    Site web de la plateforme :


    https://www.frintegration.ch

    Et un nouveau #mot :
    #working_refugees
    #terminologie #vocabulaire
    ping @sinehebdo

  • Accueil des migrants : le « modèle » de Grande-Synthe en sursis
    https://www.mediapart.fr/journal/france/160919/accueil-des-migrants-le-modele-de-grande-synthe-en-sursis

    L’État doit organiser l’évacuation de 800 migrants à Grande-Synthe près de Calais. Alors que l’écologiste Damien Carême maire jusqu’en juillet avait tenté d’organiser un accueil plus digne, son départ engendre incertitudes et tensions. #Reportage.

    #migrants,_réfugiés,_Calais,_Royaume-Uni,_Police,_Grande-Synthe,_camp,_maire,_France,_évacuation,_exilés,_associations,_Nord

  • Migrants : comment Salvini a perdu la bataille du récit face à Carola Rackete
    https://www.mediapart.fr/journal/international/150919/migrants-comment-salvini-perdu-la-bataille-du-recit-face-carola-rackete

    De l’"Odyssée" aux romans de Joseph Conrad, le naufrage hante l’imaginaire européen. Il inspire des aventures mémorables et des héros remarquables. La décision de la capitaine du « Sea Watch 3 », Carola Rackete, de forcer l’entrée du port de Lampedusa au début de l’été pour mettre en sécurité les naufragés qu’elle avait recueillis à son bord s’est inscrite dans cet imaginaire puissant. C’est ainsi qu’elle a fait basculer Matteo Salvini du mauvais côté de l’histoire, celui du démagogue qui joue avec la vie des gens.

    #Chronique #migrants,_sauvetage_en_mer,_méditerranée

  • Cette Europe qui nous fait honte
    https://www.mediapart.fr/journal/international/120919/cette-europe-qui-nous-fait-honte

    Dans le nouvel exécutif européen, le portefeuille hier dénommé « Migrations, affaires intérieures et citoyenneté » s’intitulera désormais « Protection de notre mode de vie européen ». Ce choix sémantique est une concession idéologique aux droites extrêmes, où l’obsession sociale détrône l’exigence sociale.

    #Parti_pris #migrants,_Mode_de_vie_européen,_immigration,_Valeurs_européennes,_union_européenne

  • « Seule l’amélioration des conditions d’accueil offre l’espoir de diminuer le risque de psychose chez des migrants », Andrea Tortelli,
    Psychiatre, Maria Melchior, Epidémiologiste
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/09/09/seule-l-amelioration-des-conditions-d-accueil-offre-l-espoir-de-diminuer-le-

    Après l’agression de passants à Villeurbanne par un réfugié afghan déséquilibré, deux chercheuses rappellent, dans une tribune au « Monde », que le risque de troubles psychiatriques est deux à trois fois plus élevé chez les migrants que dans le reste de la population.

    Tribune. Le 31 août, survenait à Villeurbanne (Rhône) une tragique agression de passants par un jeune homme originaire d’Afghanistan, protégé par la France au titre de l’asile, au cours de ce qui apparaît comme une bouffée délirante. Comme à chaque évènement similaire, le débat sur la dangerosité des personnes atteintes de troubles psychiatriques et les moyens de prévenir des drames de ce genre a été relancé. Mais cette fois, du fait de la nationalité et du parcours du suspect, s’y ajoute une controverse sur le risque de troubles psychiques chez les personnes migrantes.

    Quel est l’état des connaissances sur les migrations et la santé mentale ? Les recherches menées dans différents pays indiquent sans équivoque que, par rapport aux « natifs » (c’est-à-dire non-migrants), les personnes migrantes ou appartenant à un groupe ethnique minoritaire (par exemple, les Britanniques originaires des Antilles) ont un surrisque de troubles psychiatriques, notamment de psychose, comme le démontre une étude conduite dans six pays d’Europe.
    Il n’est pas rare que les troubles psychotiques se développent des années après la migration

    Actuellement, on parle beaucoup des violences subies au cours de parcours migratoires longs et complexes et des traumatismes psychiques qui peuvent en découler, mais les études montrent que les conditions d’installation et d’intégration dans le pays d’accueil jouent un rôle clé. La personne ayant commis l’agression de Villeurbanne le 31 août est arrivée en France en 2009, avant d’être enregistrée en Italie en 2014, en Allemagne en 2015, en Norvège en 2016, puis de nouveau en France en 2016, suggérant une période d’attente très longue avant l’obtention d’un statut administratif stable. Cette situation est concordante avec les recherches qui montrent que des conditions de vie défavorables et instables, ainsi que l’isolement relationnel, contribuent à des décompensations psychiatriques. Un autre facteur de risque important sont les discriminations dont font l’objet les personnes migrantes et leurs descendants. Il n’est pas rare que les troubles psychotiques se développent des années après la migration.

    Repérer les personnes les plus fragiles

    En France, deux études récentes – une sur les premiers contacts avec la psychiatrie publique et la seconde sur les admissions pour épisode psychotique en région parisienne – ont montré un risque de psychose deux à trois fois plus élevé chez les migrants que chez les natifs. Une proportion importante des patients migrants n’avait pas de titre de séjour ou de logement stable. L’enquête Samenta, menée en 2009, a montré que parmi des personnes sans abri, les étrangers ont tendance à avoir des symptômes psychotiques s’ils ont vécu des expériences négatives peu de temps avant, alors que chez les natifs, les expériences dans l’enfance jouent un rôle plus important, comme l’ont montré les travaux de l’une d’entre nous.

    Enfin, il faut également souligner des inégalités criantes d’accès aux soins de santé mentale. Une récente étude du groupement hospitalier universitaire (GHU) psychiatrie et neurosciences Paris montre que, par rapport aux natifs, les migrants sont plus souvent hospitalisés que soignés en ambulatoire, ce qui indique une prise en charge dans un état de crise. Ils ont également une probabilité plus élevée d’être hospitalisés sous contrainte. Les personnes migrantes soignées en psychiatrie publique sont quatre fois plus souvent sans-abri, n’ont pas de ressources économiques et sont huit fois plus souvent dans une situation d’absence de droits à la sécurité sociale.

    Après une première hospitalisation pour psychose, 20 % (contre 7 % des natifs) ne maintiennent pas de suivi psychiatrique, par isolement et instabilité résidentielle. Ces résultats révèlent des barrières importantes à un accès aux soins adapté : méconnaissance des problématiques de santé mentale et de l’organisation du système de santé français, insuffisance de l’interprétariat, difficultés pour les équipes soignantes à améliorer des conditions de vie précaires et instables des personnes.

    L’attaque de Villeurbanne montre la difficulté à identifier des personnes pouvant basculer sur le plan psychique, même si la consommation de cannabis – dont on connaît les liens avec la survenue d’épisodes psychotiques – aurait pu sonner l’alerte. Des bilans psychologiques pour les demandeurs d’asile pourraient aider à repérer les personnes les plus fragiles, mais seule l’amélioration des conditions d’accueil, c’est-à-dire l’accès rapide à un statut administratif, un logement stable, des cours de langue, une formation et un emploi, offre l’espoir de diminuer le risque de psychose chez des migrants.

    #psychiatrie #réfugiés #migrants #accueil (non-) #psychose

    • Behind the #Johannesburg riots: How did they happen?

      The latest outbreak of mob violence and xenophobia was allegedly orchestrated by members of the All Truck Drivers Forum (ATDF), which held mass meetings that went into last weekend in different parts of Gauteng.

      The Mail & Guardian has reliably learned that intelligence agencies — which sent a briefing note last week Friday to the Justice, Crime Prevention and Security cluster (JCPS), chaired by Defence Minister Nosiviwe Mapisa-Nqakula — have been investigating the forum’s involvement.

      The cluster consists of the ministries of police, home affairs, state security, justice and constitutional development, as well as the National Prosecuting Authority.

      High-ranking security officials have also discussed the political motivations behind the flare-up in violence, with theories that the violence was part of a campaign to embarrass and ultimately destabilise the presidency of Cyril Ramaphosa.

      Despite the intelligence and warnings, these parts of the cluster failed to prevent the violent attacks and the burning and looting of shops in Jeppestown on Sunday night and into Monday morning.

      On Monday, the violence spread to parts of central Johannesburg and Alexandra, as well as Boksburg and Thokoza on the East Rand. Shops, cars and other buildings were set on fire. More than 400 arrests have been made since.

      In parts of KwaZulu-Natal, freight trucks were attacked and set alight.
      Drivers found to be foreign nationals were also assaulted.

      ATDF, which purports to represent only South African truck drivers, has dismissed the intelligence, saying that its organisation is anti-violence. Its spokesperson, Sipho Zungu, said on Thursday: “When this latest violence started on Monday we were in court, so there is no way this was us. ATDF has never even had a strike, let alone [engaged in] violence [and] looting. The nation is being misled here.

      “What needs to be clarified is that ATDF is fighting for all truck drivers in the country, no matter if they work or not.” He went on to add: “The reality is that South African truck drivers no longer have jobs, and we have been engaging truck owners and government that they must get rid of foreign truck drivers.”

      This kind of sentiment, and existing tensions, were worsened by political rhetoric around access to healthcare and unemployment before the elections. It reached boiling point last month, when police operations in Johannesburg to find fake goods were thwarted by shopkeepers, who pelted law-enforcement authorities with rocks, forcing a retreat.

      Public reaction to this took on a xenophobic tinge, with some South Africans blaming foreign nationals for a host of problems — from the proliferation of drugs and fake goods, to crime and filth in inner-city Johannesburg.

      Information shared with the JCPS cluster last Friday indicated that meetings to discuss strategy and co-ordinate attacks on foreign nationals were to scheduled to take place this past weekend. The meetings were to be held at venues in different parts of Gauteng, including the Mzimhlophe grounds in Soweto, Alexandra at Pan taxi rank, Randburg taxi rank, Ezibayeni in Hillbrow and Part Two, Diepsloot.

      Foreign nationals also held their own meetings over the weekend, and discussed how to protect themselves against potential attacks.

      The M&G understands that the government was concerned that foreign nationals could retaliate violently, which might escalate matters. A source in the JCPS cluster said: “If action was taken and those meetings disrupted, what happened on Sunday evening would not have happened.”

      Now, Police Minister Bheki Cele has been forced to react after the fact. He has focused on the hostels this week and has had several meetings with iinduna to try to quell the unrest.

      Cele’s office announced he would also be hosting imbizo, to be attended by residents, as well as local, provincial and national politicians, at the Jeppe hostel on Sunday.

      Cele’s spokesperson, Lirandzu Themba, said: “Izinduna who met with Minister Cele have assured the Gauteng Saps [South African Police Service] management that hostel dwellers have been urged to refrain from acts of violence leading up to the imbizo, planned for Sunday.”

      Themba also said Cele had briefed Ramaphosa on the latest situation in Johannesburg on Monday, after a visit to Jeppe hostel. “There was a Cabinet meeting where this issue was discussed and brought to the attention of all ministers, including those in the JCPS cluster.”

      “The JCPS cluster and various operational structures have been meeting and engaging continuously during the past weeks — and in some instances on a daily basis,” she said.

      News of the imbizo has not been well received by all in the hostel. Nduna Manyathela Mvelase, who met with Cele during his visit, said: “It’s almost as if they are saying ‘It’s the hostels and the Zulu people that are responsible for this.’”

      “It was unfortunate that a fire started not too far from here on Sunday and people died. At the same time, some criminals took advantage of that fire, and now it looks as if this started here,” he said. “This started in Pretoria and there are no hostels there … All our children are unemployed and on drugs.”

      The government and the presidency’s slowness to get a handle on the situation has prompted severe criticism from observers, as well as heads of state across the continent.

      Two former government officials expressed surprise that the JCPS had not met by Wednesday or made any public statements.

      One said: “By now you should have been seeing all the different ministers visible on the ground … The fact that Nigeria’s president [Muhammadu Buhari] was even tweeting disinformation [that Nigerians were killed in the violence] means there could have been no information from our government to affected embassies.

      “When government is this silent it becomes easy for the situation to escalate,” he added.

      Department of international relations and co-operation (Dirco) spokesperson Clayson Monyela said on Wednesday that the department would try and secure meetings with consulates and high commissions of affected nationalities by today.

      “Dirco has not received any official complaint or inquiry from an embassy. However, we are maintaining regular contact with the diplomatic corps to update them on government’s measures and interventions to deal with the spate of violence,” he said.

      Johan Burger, a senior research er at the Institute for Security Studies, said he was extremely disappointed that Ramaphosa had remained silent about the attacks until Wednesday.

      “I say, very reluctantly, that South Africa is at fault in terms of how it handled this issue from the top. I’m extremely disappointed that it took so long to say something,” Burger said. “He should have spoken to his security cluster ministers and asked what was happening and given instruction and direction.”

      A senior government official suggested Ramaphosa was being let down by his Cabinet, particularly in the JCPS cluster, which met for the first time on Wednesday. “Not once in the former president’s tenure would so much time pass before security cluster ministers meet and strategise. Not once.”

      The Nigerian government took a harsh tone this week, saying it would not tolerate any more attacks on its citizens, and deployed envoys to meet Ramaphosa, whose public statement condemning the attacks was issued only on Tuesday, to discuss the situation.

      On Wednesday the Nigerian presidency announced that Nigerian airline Air Peace airlines would send an aircraft today to evacuate any of its citizens who wished to leave South Africa. Yesterday, South Africa shut down its embassy in Lagos and several South African businesses in that country were attacked and looted.

      https://mg.co.za/article/2019-09-06-00-behind-the-johannesburg-riots-how-did-they-happen

    • South African Riots Over ‘Xenophobia’ Prompt Backlash Across Africa

      Pop stars have announced a #boycott. Air Tanzania has suspended flights to Johannesburg. #Madagascar and Zambia are refusing to send their soccer teams. Nigeria has recalled its ambassador and pulled out of a major economic forum.

      South Africa is facing a backlash after rioters in and around Johannesburg targeted immigrants from other African countries this week, torching their shops and leading to at least 10 deaths. Now, angry citizens and governments across the continent are lashing out at South Africa and its businesses, denouncing what they call “xenophobia.”

      Africans across the continent once rallied behind South Africans in their struggle to defeat the apartheid government, which was finally replaced in elections held 25 years ago. Now, some Africans find themselves in the unfamiliar position of protesting the actions of the same communities in South Africa that they once stood with in solidarity.

      “The only time we’ve seen this type of cooperation of African countries in terms of backlash,” said Tunde Leye, a partner at the Nigerian political research firm SBM Intelligence, “was in terms of support of the anti-apartheid movement.”
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      The current level of political solidarity on the continent, he said, was “almost unprecedented.”

      The riots, and the retaliatory measures, could not come at a more inopportune time for regional cooperation. This week, African leaders are meeting in Cape Town, South Africa, to discuss the African Continental Free Trade Area, an agreement made this year that sets the stage for the creation of the largest free-trade area in the world. It would join Africa’s more than one billion consumers into a single market.

      The conflict, while not likely to imperil the free trade agreement, could at least slow its implementation, which is expected to take years, African analysts said.

      Nigeria’s government, angry that its citizens have been victimized in the South African riots, has pulled out of the Cape Town meeting.

      Nigeria is the continent’s largest economy, and South Africa is the second-largest. Both countries were already reluctant participants in the accord, which is supposed to help knock down the many barriers to trade among African countries.

      Anti-immigrant sentiment is a longstanding issue in South Africa, where the legacies of colonialism and apartheid run deep, and a political shift has not delivered meaningful change to many poor South Africans. Immigrants from countries like Nigeria, Mozambique, Somalia and Zimbabwe are often regarded by South Africans as competitors for jobs and social services.

      In South Africa, attacks on foreigners have become common, and they surged beginning Sunday when rioters stormed neighborhoods in and around Johannesburg, lighting fires and breaking into shops.

      At least 10 people have died in the riots, President Cyril Ramaphosa said in a video address on Thursday, in which he also condemned the violence.

      “There can be no excuse for the attacks on the homes and businesses of foreign nationals,” he said. “Equally, there is no justification for the looting and destruction of businesses owned by South Africans.”

      In Gauteng, the province that includes Johannesburg, authorities have arrested at least 423 people, said Colonel Lungelo Dlamini, a police spokesman. On Thursday, he said that many shops owned by foreigners remained closed and that more shopping centers in the eastern part of the province “are being targeted.”

      Police seized guns, he said, not just from South Africans, but also from at least two foreign nationals.
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      The rolling backlash has united broad swaths of the continent. Two popular Nigerian musicians, Burna Boy and Tiwa Savage, said they were boycotting South Africa. Burna Boy was set to headline the Afropunk festival in Johannesburg in December, alongside artists like Solange Knowles. Tiwa Savage had an appearance in South Africa scheduled for mid-September.

      On Tuesday and Wednesday, protesters rushed and sometimes looted South African-owned businesses in Nigeria and Zambia, including Shoprite supermarkets. The company closed stores. The South African telecommunications giant MTN did the same.

      On Thursday, the protests spread to the Democratic Republic of Congo, where demonstrators outside of the South African Embassy in Kinshasa held signs that read “Don’t kill our brothers” and “No xenophobia.” In Lubumbashi, they broke windows at the South African Consulate.

      Nigeria recalled its ambassador to South Africa. South Africa has shuttered its diplomatic missions in Nigeria, citing threats.

      The clashes cast a cloud over the World Economic Forum in Africa, which began in Cape Town on Wednesday. Leaders were set to discuss the free trade pact, an agreement signed by 54 countries that supporters have said could reshape economic relationships on the continent.

      The accord has the potential to bolster intra-African trade by 52 percent by 2022, according to the United Nations. Right now, intra-African trade accounts for just 16 percent of the continent’s trade volume. It can be cheaper to ship something from Nigeria to Europe, and then to Senegal, rather than directly from Nigeria to Senegal. This is a major barrier to regional development, economists say.

      Still, a host of challenges await before the pact is put in place.

      African analysts differed on whether Nigeria’s decision to skip the Cape Town meeting would have any effect in the long term.

      Gilbert Khadiagala, a Kenyan professor of international relations at the University of Witwatersrand in Johannesburg, said Nigeria’s move was little more than “grandstanding,” and that would not impede the trade agreement.

      But Mr. Leye, of SBM Intelligence in Nigeria, said that in his view, Nigeria’s boycott of the Forum “will have an impact in terms of the pace of implementation.”

      https://www.nytimes.com/2019/09/05/world/africa/south-africa-xenophobia-riots.html
      #Zambie

  • Éviction de #migrants dans le quartier anarchiste d’Athènes : « Le gouvernement n’arrivera pas à ses fins »
    https://observers.france24.com/fr/20190829-grece-eviction-migrants-quartier-anarchiste-exarchia-at

    Lundi 26 août, le quartier #Exarchia d’Athènes – célèbre pour abriter des activistes anarchistes et des migrants – a été la cible d’une opération policière d’envergure : quatre squats pour migrants ont été fermés et plus d’une centaine d’entre eux ont été arrêtés. Une opération qui s’inscrit dans la ligne politique dure du nouveau gouvernement grec.

    #Grèce #exarcheia

  • Crise italienne : la fragile #Politique du barrage
    https://lemediapresse.fr/international/crise-italienne-la-fragile-politique-du-barrage

    Dans un revirement spectaculaire, la #Lega de Matteo #Salvini a quitté le gouvernement de coalition avec le Mouvement 5 Étoiles, qui a choisi de former un nouveau gouvernement avec le #Parti_Démocrate au terme de difficiles pourparlers. Salvini retourne donc à l’opposition. Mais pour combien de temps ?

    #International #Démocratie_Chrétienne #Di_Maio #Elections #Italie #M5E #M5S #Migrants #nationalisme #PD #Renzi #Royaume-Uni #Zingaretti

  • Unos 150 inmigrantes saltan la valla de Ceuta | España | EL PAÍS
    https://elpais.com/politica/2019/08/30/actualidad/1567149379_507577.html

    La valla que separa Ceuta de Marruecos ha vivido este viernes el salto de unos 150 inmigrantes que en torno a las siete de la mañana han logrado cruzar a territorio español. Según confirman fuentes oficiales, el número de personas que querían atravesar la frontera era mayor, pero solo ese grupo ha conseguido atravesar la doble valla que separa España y Marruecos.

    En una primera evaluación, al menos cinco agentes de la Guardia Civil han resultado heridos. Los guardias han recibido patadas de algunos inmigrantes y sufren contusiones, según las mismas fuentes.

    Varias de las personas que intentaban entrar se han quedado encaramadas en las concertinas. De ellas, unas siete han permanecido en la valla, según recoge el diario El faro de Ceuta, y gritaban «¡España, España!» y «¡Amigo, amigo!». Otras, han rogado entre rezos a la Guardia Civil que les dejase pasar.
    Imágenes de la entrada masiva.

    Los inmigrantes han cruzado a España a través del espigón de Benzú, al norte de Ceuta. Luego, tras recorrer a toda velocidad cuatro kilómetros, han llegado al Centro de Estancia Temporal de Inmigrantes (CETI). El CETI del Jaral es habitualmente el primer destino de los inmigrantes que saltan la linde entre España y Marruecos.

    #migrants #espagne #asile