• Des stérilisations massives de femmes migrantes sont dénoncées aux États-Unis | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/e-lopez/blog/150920/des-sterilisations-massives-de-femmes-migrantes-sont-denoncees-aux-e

    Divers groupes de défense et de soutien juridique des États-Unis ont déposé une plainte ce lundi 14 septembre contre le personnel embauché par le Service de lutte contre l’Immigration (Immigration and Customs Enforcement Service, ICE), non seulement pour avoir ignoré les protocoles visant à freiner la propagation du #COVID- 19 dans ses locaux, mais aussi pour avoir procédé à des #stérilisations massives et injustifiées de #femmes #migrantes #détenues.

    #stérilisations_forcées

    • Le calvaire des travailleuses domestiques éthiopiennes, victimes de la crise au Liban
      https://www.rts.ch/info/11457522-le-calvaire-des-travailleuses-domestiques-ethiopiennes-victimes-de-la-c

      Le Liban compte près de 250’000 travailleuses domestiques. Depuis des années, des associations dénoncent les abus dont elles font l’objet, alors que la crise aggrave encore leur situation, au point que beaucoup rêvent désormais de rentrer au pays.

      Zeina est Ethiopienne. Elle a rejoint des compatriotes à Mar Elias, un camp palestinien aux portes de Beyrouth, où elle séjourne depuis qu’elle a perdu son emploi il y a huit mois. Elle était venue au Liban sous contrat et vivait au domicile de ses employeurs. Jusqu’à l’arrivée de la crise sanitaire.

      « Mes employeurs m’ont dit qu’ils n’avaient plus d’argent et que je devais m’arranger avec mon ambassade. Donc je suis partie, que pouvais-je faire d’autre ? », témoigne la jeune fille de 26 ans. « Avant la crise sanitaire, je gagnais 150 dollars par mois, mais il n’y a désormais plus aucune offre de travail ailleurs. On veut toutes rentrer chez nous... »

      Résignées et déterminées à rentrer
      Rentrer, c’est en effet le rêve de nombreuses migrantes. Longtemps, les devises attiraient la main d’œuvre étrangère, malgré des conditions de travail régulièrement dénoncées par les associations de protection.

      Aujourd’hui, l’inflation est galopante, la livre libanaise dégringole, le dollar américain se raréfie, ce qui entraîne une chute drastique du pouvoir d’achat des travailleuses domestiques. « On a peur car on n’a plus d’argent. Il faut payer le loyer, et la nourriture est devenue très chère », déplore Marta, qui a également trouvé refuge dans le camp de Mar Elias.

      Or, impossible pour elle d’envisager un retour en Ethiopie, son passeport lui ayant été confisqué par son ancienne employeuse. « J’avais fui sa maison car elle me payait 100 dollars par mois, au lieu de 150. Sans papiers de résidence, comment vais-je pouvoir continuer à vivre ici ? »

      « J’ai dormi trois jours dans la rue »
      Pour réclamer de l’aide, des Ethiopiennes se rassemblent régulièrement devant leur consulat, en banlieue de Beyrouth. « J’ai dit à mes employeurs que je ne voulais pas travailler gratuitement, alors ils m’ont amené ici, devant le consulat », témoigne Massarat.

      « J’ai dormi trois jours dans la rue, avant d’être emmenée dans un hôtel, avec des compatriotes. On veut partir mais personne n’est en mesure de me dire quand on pourra quitter le pays », soupire la jeune femme de 23 ans.

      Pour Tsigeweyni, qui a réussi à garder son travail d’employée de maison, « le consulat éthiopien a également sa part de responsabilité, mais fait face à beaucoup de problèmes ».

      « Jeter un domestique à la rue salit l’image du Liban ! »
      En attendant un éventuel retour au pays, des ONG ont fourni quelques logements qui font office d’hôtels. Un réseau de solidarité entre Ethiopiennes, très actif, s’est également développé depuis le début de la crise, même si ses moyens restent limités.

      Tsigeweyni en fait partie et donne un coup de main dès qu’elle le peut. « Pour moi, voir des familles jeter leur domestique à la rue salit l’image du Liban ! Une famille qui, quand elle en avait les moyens, a recruté une fille, a le devoir, selon la loi, de la rapatrier chez elle. »

      Et de dénoncer le laxisme des autorités libanaises : « ce qui se passe est de la responsabilité de l’Etat libanais, des employeurs et des bureaux de recrutement », rappelle-t-elle. Au Liban, l’employeur fait office de tuteur pour son employée, le travail domestique n’étant pas réglementé par le code du travail. Ce faible niveau de protection ouvre la voie à de nombreux abus, tels que le non-versement des salaires, l’exploitation, et des traitements violents subis par certaines travailleuses.

      De leur côté, les autorités libanaises ont ouvert une enquête, pour poursuivre les employeurs qui se débarrassent de leur domestique. Mais le retour des Ethiopiennes, qui sont plus de 100’000 au Liban, reste un casse-tête. Beaucoup affirment ne pas oser raconter leur situation à leur famille restée en Ethiopie.

      #Femmes #Esclaves #esclavage #Liban #Ethiopie #crise #migrants #migrantes

    • . . . . . . . . . . .
      La BCE subventionne le rachat par LVMH, groupe de Bernard Arnault, d’un joaillier américain pour 14 milliards d’€
      https://linsoumission.fr/2020/07/01/scandale-comment-la-banque-centrale-europeenne-a-gave-lhomme-le-plus-r
      Vous n’avez pas entendu parler du scandale Arnault / BCE dans les médias traditionnels. Même pas dans Les Échos . Ce journal, possédé par Bernard Arnault, en a fait un papier très technique. Objectif : noyer le lecteur pour qu’il ne comprenne surtout pas le scandale. « La BCE offre un festin gratuit au plus riche des français » titre l’agence Bloomberg du côté de la presse anglo-saxonne. « La BCE achète des obligations LVMH pour financer l’acquisition de Tiffany, rendant encore plus riche l’homme le plus riche de France » , tacle de son côté le site financier américain Zéro Hedge. Du côté de la presse française ? À part dans la presse spécialisée, silence radio.
      https://www.youtube.com/watch?v=5spkN4KdFx4


      On parle pourtant de Bernard Arnault. L’homme le plus riche de France. Le troisième homme le plus riche du monde juste derrière Bill Gates et Jeff Bezos. Le patron d’Amazon a pris « un peu » d’avance dans la course à l’accumulation de milliards https://lafranceinsoumise.fr/2020/04/20/amazon-gagne-parts-de-marche-hallucinantes-avec-crise-commission-enquete-covid19/?%20target=_blank . Celui-ci a en effet empoché 24 milliards de dollars pendant le confinement. Mais Bernard Arnault peut aussi se frotter les mains. Son groupe de luxe, LVMH, vient de racheter « Tiffany & Co » : une entreprise américaine de joaillerie et d’« art de la table ». Fondée en 1837 dans Manhattan à New York, cette entreprise a atteint une cotation boursière de 14 milliards de dollars au moment de son rachat par le groupe de Bernard Arnault.

      Jusque-là, rien d’inhabituel pour le n°1 mondial du luxe. LVMH est coutumier du fait et engloutit les groupes de luxe les uns après les autres. Petit détail cependant. En février dernier, LVMH a lancé une émission obligataire pour un montant de 9,3 milliards d’€ dans le but de financer l’achat de « Tiffany ». Or, depuis juin 2016, un nouveau programme d’achat d’actifs financiers a été lancé par la BCE : un programme d’achat d’obligations « corporate », émises par les entreprises de la zone euro (programme CSPP). Et c’est grâce à ce dispositif que LVMH a pu se gaver auprès de la BCE. L’insoumise Manon Aubry a été une des rares élues à dénoncer le scandale. Nous l’avons donc invitée sur l’insoumission, pour nous l’expliquer. Et comme vous pourrez le constater dans notre interview, ce n’est que le premier scandale dans l’Affaire BCE-Arnault.

      De directrice adjointe de la BCE au conseil d’administration de LVMH : le cas Natacha Valla
      Utiliser de l’argent public pour financer le rachat de Tiffany par LVMH ? Christine Lagarde ne voit pas le problème. La présidente de la BCE répond : « le programme de rachat d’obligation corporate (CSPP) par la BCE est collé à la photographie du marché. Les titres verts représentent 20 % du marché. Ils représentent donc 20 % de nos achats. » Le réchauffement climatique ? Que nenni ! Ce n’est pas le problème de la BCE qui se borne à reproduire fidèlement la compétition et les rapports de force du marché dans sa politique monétaire. La BCE est indépendante, on vous dit ! Indépendante des États, ça oui. Indépendante des intérêts privés et financiers ? C’est plus compliqué. Un cas illustre assez bien les passerelles et potentiels conflits d’intérêts entre dirigeants de la BCE et des plus grands groupes mondiaux.

      Elle a un nom, elle a une adresse : Natacha Valla , directrice adjointe de la politique monétaire de la BCE. Enfin… elle l’était jusqu’au 30 juin 2020, jour où nous écrivons ces lignes. Dès le 1er Juillet, Natacha Valla aura rejoint le conseil d’administration… de LVMH.
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      #BCE #cadeau #ue #union_européenne #LVMH #bernard_arnault #natacha_valla #femme #conflits_d'intérêts #europe #france #corruption #capitalisme #ue #union_européenne

  • Pourquoi les #travailleuses_du_sexe chinoises à #Paris se sont-elles mobilisées ?

    Lassées des contrôles de #police, des Chinoises migrantes se prostituant à Paris décident, en 2013, de se faire entendre et s’allier à d’autres travailleuses du sexe. Soutenues par Médecins du Monde, qui mène auprès d’elles un programme de prévention santé depuis 2004 avec le #Lotus_Bus, elles rencontrent policiers et élus et se font connaître du #Strass, le #syndicat du Travail Sexuel.
    Hélène Le Bail, politologue spécialiste des migrations chinoises, a suivi cette mobilisation. Elle revient sur ce qui a déclenché le mouvement, la façon dont il a été perçu et sur ce qu’il a représenté pour ces femmes chinoises qui ne s’étaient jamais mobilisées auparavant.

    http://icmigrations.fr/2019/10/15/defacto-012-02
    #mobilisation #lutte #femmes #femmes_migrantes #France #migrantes_chinoises #Chine #femmes_chinoises

  • #Migrantes: il viaggio di Bianchini diventa un fumetto

    Migrantes è un libro basato su una vera avventura. Quella vissuta da #Flaviano_Bianchini, il fondatore di Source International che ha condiviso la rotta dei migranti centroamericani attraversando il Messico senza passaporto. I disegni sono di Giovanni Ballati


    https://www.osservatoriodiritti.it/2019/01/16/migrantes-libro-bianchini-fumetto
    #livre #BD #migrations #frontières #Mexique #USA

  • Toujours plus de jeunes mères SDF au sortir de la maternité Lucas Latil avec AFP - 18 Janvier 2018 - Le figaro madame
    http://madame.lefigaro.fr/societe/a-la-sortie-des-maternites-le-nombre-de-femmes-sans-abris-continue-d

    De nombreuses maternités sont confrontées à des cas de mères qui accouchent sans avoir de lieu d’hébergement à la sortie. Un phénomène qui touche surtout les établissements d’Ile-de-France.

    Des mères et leurs bébés sans lieu d’hébergement sitôt sortis de la maternité. C’est une réalité pour un nombre croissant de femmes esseulées et en situation de précarité. Déjà, en septembre dernier, l’association Interlogement 93, responsable des appels au 115 et de la gestion de l’hébergement d’urgence dans le département de Seine-Saint-Denis, alertait sur la hausse préoccupante du nombre de « bébés sans-abri ».

    Selon de nouveaux chiffres dévoilés ce vendredi par le ministère du Logement à l’AFP, fin novembre, en Ile-de-France, ce sont 15 femmes sortant de la maternité qui étaient en attente d’hébergement et 62 femmes enceintes sans-abri avec un terme proche qui étaient identifiées pour une demande d’hébergement.

    "Les Invisibles", la bande annonce
    https://www.youtube.com/watch?v=NbAd9Rwu5vg

    Sans nulle part où aller à la sortie de la maternité, elles sont nombreuses a être accueillies dans l’un des premiers centres d’hébergement d’urgence à Paris dédiés aux jeunes mères sans-abri. « On a vu un afflux important, le centre s’est rempli en à peine une semaine », explique Alice Monchambert de la Croix-Rouge, qui gère ce centre situé près des Invalides. Ouvert le 17 décembre et pour trois mois dans les anciens locaux de la région Ile-de-France, le lieu accueille 22 mères et leurs bébés âgés de quelques jours à un mois.

    Les établissements sont confrontés « de plus en plus régulièrement à des cas de mères en situation de précarité qui accouchent et n’ont aucun lieu d’hébergement à la sortie de la maternité », alertent les Hôpitaux publics de Paris (AP-HP). Selon l’Agence régionale de santé (ARS), le phénomène touche en particulier douze établissements en France, qui signalent au moins un cas par semaine. Parmi ces maternités, onze sont en Ile-de-France. Dans la région, au moins 2400 femmes se sont retrouvées dans cette situation en 2017. Un chiffre en hausse par rapport aux années précédentes (2000 en 2016) et encore, ce ne sont que des estimations partielles, souligne l’ARS.

    Dormir à l’hôpital pour ne pas dormir dehors
    Face au besoin, l’hébergement d’urgence s’organise. Avant le nouveau centre de la Croix-Rouge, une expérimentation avait été lancée par l’AP-HP à l’Hôtel-Dieu. Également dédié aux femmes sortant de maternité, cet accueil, géré par l’association Aurore et qui va être pérennisé, a reçu 181 femmes et 188 bébés depuis mars 2017. À Paris, l’État assure 196 places d’hébergement dédiées aux femmes enceintes ou sortant de maternité, selon le ministère du Logement. Mais les places manquent encore et souvent après la naissance, c’est le système D. « Il peut arriver que des mères prises en charge dans les maternités de l’AP-HP restent quelques jours supplémentaires, le temps de trouver une solution d’hébergement », expliquent les Hôpitaux de Paris.

    La durée moyenne d’hospitalisation pour ces femmes dans les maternités publiques parisiennes est de quatorze jours, contre deux ou trois jours normalement. « Déjà quand j’étais enceinte, je venais dormir aux urgences pour ne pas rester dehors, raconte Bintou, 28 ans. Ils nous laissent dormir sur les brancards quand il n’y a pas trop de malades ».

    Comme elle, certaines se sont retrouvées à la rue après avoir dévoilé une grossesse hors mariage ou avec un homme d’une autre confession religieuse. D’autres ont fui des violences, un mariage forcé ou ont été victimes d’un viol. Beaucoup sont sans-papiers : selon l’AP-HP, la majorité de ces femmes sont des migrantes originaires d’Afrique subsaharienne ou du Maghreb.

    Des "bébés-papiers"
    Pour certaines, une fois sur le territoire français, avoir un enfant d’un père français est un pass pour obtenir un droit de séjour. « Il y a des cas de "bébés-papiers". C’est une question de survie pour ces femmes, elles n’ont pas le choix », explique Béatrice Bilde, directrice de la résidence maternelle Les Lilas à Paris, un centre d’accueil mère-enfant ouvert toute l’année et géré par l’Armée du Salut.

    Il existe dix centres maternels comme celui-ci à Paris. Ils n’agissent pas dans l’urgence pour mettre à l’abri des personnes à la rue mais proposent un accompagnement long, possible jusqu’aux trois ans de l’enfant, dans le cadre de l’Aide sociale à l’enfance. Un des objectifs est notamment de trouver une alternative à un placement de l’enfant. « Les bébés arrivent dans un état de santé plutôt bon, mais certains sont hypertendus et ont besoin d’être rassurés : il y a du travail à faire sur la parentalité et le lien mère-enfant », explique la directrice adjointe de la résidence maternelle Les Lilas, Françoise Beaudeaux.

    En cas de doute concernant un « bébé-papier », les mères risquent un placement en centre de rétention et un renvoi vers leur pays d’origine. Dans les faits, « il est rarissime qu’on sépare la mère de l’enfant. De manière générale, il n’y a pas de placement parce que la mère n’est pas en capacité financière de s’en occuper, mais plutôt parce qu’il y a de la maltraitance psychologique et parfois physique », explique Mme Bilde.

    #bébés #France #précarité #survie #migrantes #Femmes #sans-papiers #hôpital #pauvreté #AP-HP

  • Lyon : un pasteur à la tête d’un réseau de prostitution d’une cinquantaine de femmes - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/lyon-un-pasteur-a-la-tete-d-un-reseau-de-prostitution-d-une-cinquantaine-

    Les filles arrivaient principalement du Nigéria en traversant la Méditerranée. Certaines savaient ce qui les attendaient, d’autres non.

    Exploitation sexuelle, misère et migration clandestine. Sept hommes et onze femmes, âgés de 27 à 42 ans, ont été mis en examen, jeudi et devaient être mis en examen ce vendredi à Lyon (Rhône) pour proxénétisme. Le réseau exploitait, depuis fin 2016 au moins cinquante jeunes femmes, âgées de 20 à 22 ans qui assuraient des passes à bord de 30 camionnettes, garées dans le quartier de Gerland. L’entreprise qui rapportait entre 100 000 et 150 000 euros par mois était dirigée par un pasteur évangéliste de 33 ans.

    #migrantes #proxénétisme #prostitution

  • Les trottoirs de Belleville - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/Les-trottoirs-de-Belleville.html

    La #répression et l’#intimidation tendent à renforcer l’exposition aux #violences. Ce constat est partagé aussi bien par les associations abolitionnistes que par les autres. C’était l’argument clé en faveur de l’abrogation du délit de #racolage. Cette répression policière, ainsi que la surexposition aux violences décrite ci-dessus, sont des facteurs importants pour comprendre la mobilisation des femmes chinoises dans le cadre du débat sur la proposition de loi.

    #prostitution

  • #Prostitution : L’invisibilité des #femmes #migrantes - Crêpe Georgette
    http://www.crepegeorgette.com/2016/04/20/prostitution-linvisibilite-femmes-migrantes

    Il y a 30 à 40 000 prostituées en France dont 90% d’étrangères. Il est donc impossible de parler de prostitution sans parler d’immigration, de processus migratoires et des lois françaises et européennes sur l’immigration.

    J’aborderai dans un article suivant la question du trafic et des réseaux.

    Le mot « migrant-e » permet de souligner la complexité des processus de migrations. On parle désormais de transmigrations (pour des gens qui transitent dans un pays dans lequel ils ne souhaitent pas rester) ; parler de « migrant-e » et pas d’"immigré-e" permet de rendre compte des processus de migrations qui ne sont pas toujours achevés. On peut rester longtemps dans un pays, changer régulièrement de pays (en particulier pour éviter les contrôles policiers mais pas que), aller et venir entre un pays de destination et d’origine, changer de choix de destination...

  • Les #femmes #réfugiées risquent agressions, exploitation et harcèlement sexuel lors de leur traversée de l’#Europe
    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2016/01/female-refugees-face-physical-assault-exploitation-and-sexual-harassment-on

    Les gouvernements et organismes d’aide humanitaire manquent à leur devoir de fournir la #protection la plus élémentaire aux femmes réfugiées arrivant de #Syrie et d’#Irak. De nouvelles recherches effectuées par Amnesty International montrent que les femmes et les jeunes #filles sont exposées à des #violences, à des #agressions, à l’#exploitation et au #harcèlement sexuel à toutes les étapes de leur trajet, y compris sur le territoire européen.

    Le mois dernier, l’organisation a recueilli en Allemagne et en Norvège les propos de 40 réfugiées qui s’étaient rendues en #Grèce depuis la #Turquie, avant de traverser les #Balkans. Toutes ces femmes ont dit s’être senties menacées et en danger pendant leur périple. Beaucoup ont indiqué que dans presque tous les pays qu’elles ont traversés, elles ont connu agressions physiques et exploitation financière, ont été touchées de manière inappropriée ou ont subi des pressions visant à les inciter à avoir des relations sexuelles avec des passeurs, des employés chargés de la sécurité ou d’autres réfugiés.

    #migrantes #migrants #réfugiés

  • Les femmes étrangères : les oubliées du projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes
    http://feminisme.fr-bb.com/t1663-les-femmes-etrangeres-les-oubliees-du-projet-de-loi-pour-l-eg

    Dans un communiqué, le collectif ADFEM déplore le manque d’avancées significatives pour les droits des femmes étrangères dans ce projet de loi présenté le 3 juillet en Conseil des Ministres.

    08/07/2013
    Le Communiqué

    "Le projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes présenté en conseil des ministres le 3 juillet par la ministre des droits des femmes ne contient qu’un seul article portant spécifiquement sur les droits des femmes étrangères. Il s’agit de l’article 14 prévoyant l’exonération des taxes de séjour lorsque la carte de séjour est délivrée ou renouvelée à des femmes victimes de violences conjugales.

    Certes cette mesure est positive - puisque des taxes de plus en plus élevées sont régulièrement imposées aux étranger-e-s - mais elle est loin d’être suffisante. Aucune des autres revendications des associations défendant les droits des femmes étrangères n’est intégrée dans ce projet de loi. Rien sur le droit à l’aide juridictionnelle pour les femmes sans titre de séjour afin qu’elles puissent défendre leurs droits en cas de violence ou pour une requête en divorce. Rien pour limiter le pouvoir discrétionnaire du préfet qui « peut » (et non « doit ») renouveler ce titre de séjour. Rien qui ne garantisse les droits des conjointes ayant la nationalité d’un pays tiers de résidents ressortissants de l’UE. Enfin, les mesures de protection de ce projet de loi concernent exclusivement les violences commises au sein du couple.

    Globalement, pour ce qui concerne les droits des femmes étrangères, l’action du ministère des droits des femmes a été inexistante et malgré nos nombreuses demandes, et en dépit de l’engagement de la ministre, pris officiellement le 30 janvier 2013, le groupe de travail transversal (ministères, associations…) annoncé sur ce sujet n’a pas été constitué.

    En matière de droit international privé et de conventions bilatérales sur le statut des personnes, le ministère avait sollicité le 10 décembre 2012, un avis de la CNCDH. A ce jour pour autant, nous n’avons eu aucun retour à ce sujet. Or il y a là de réels problèmes, comme en témoigne la circulaire du ministère de la justice rappelant aux maires que la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe n’autorise pas ce mariage avec les ressortissant-e-s de 11 pays étrangers.

    En outre, des femmes étrangères victimes de violence rencontrent toujours de grandes difficultés dans leur prise en charge administrative, juridique et sociale, leur accès au droit et notamment leur droit au séjour en France. Les préfets sont certes incités, par la circulaire du ministère de l’intérieur du 28 novembre 2012, à prendre en compte la situation des femmes victimes de violences, mais concrètement dans les préfectures l’application de la loi et de cette circulaire est inégale d’une préfecture à l’autre mais également méconnue. Cette circulaire ne règle par ailleurs en rien la situation des femmes travailleuses sans papiers, qui pour la plupart travaillent sans être déclarées et sans bulletins de salaire, donc ne peuvent prouver qu’elles exercent officiellement un emploi

    En matière de droit d’asile, il est urgent que le gouvernement accepte d’inclure la notion de « persécution liée au genre » qui est inscrite dans la directive « qualification » de l’UE et qui devrait par conséquent être transposée en droit français au plus vite.

    Pour les droits des femmes étrangères, tout reste à faire ! Nous agirons pour que dans ce projet de loi, ainsi que dans ceux qui seront ensuite proposés par le gouvernement en matière d’immigration et d’asile, il y ait des avancées substantielles pour les droits des femmes étrangères, migrantes et exilées, vivant en France."
    Le collectif ADFEM réunit à l’heure actuelle les associations : Cimade, Comede, FASTI, Fédération nationale solidarité femmes, Femmes de la Terre, Ligue des femmes iraniennes pour la démocraties, Femmes migrantes debout, RAJFIRE

  • Israël pratique l’injection de contraceptifs de longue durée sur les migrantes éthiopiennes | Slate Afrique
    http://www.slateafrique.com/102461/israel-pratique-linjection-de-contraceptifs-sur-les-migrantes-ethiopie

    Une source gouvernementale a pour la première fois reconnu la pratique d’injection de contraceptif de longue durée sur des femmes d’origine éthiopienne, rapporte le site du quotidien Haaretz.

    Israël admet des femmes éthiopiennes dont il pourra contrôler les naissances, résume le quotidien.

    Le ministre de la Santé a demandé à tous les gynécologues et aux quatre organisations de santé du pays de ne pas injecter le contraceptif de longue durée Depo-Provera , s’ils ne connaissent pas les raisons du traitement.

    L’Etat était-il au courant de ces pratiques ?

    #contraceptif #migranteséthiopiennes #Israel