• L’afflux de #migrants à #Ceuta s’est transformé en crise diplomatique intra-européenne

    https://www.rfi.fr/fr/europe/20260731-l-afflux-de-migrants-%C3%A0-ceuta-s-est-transform%C3%A9-en-crise-diplom

    Les migrants arrivés par dizaines de milliers à Ceuta en cette fin de semaine ont largement repris le chemin du #Maroc selon les autorités espagnoles, ce qui dessine une issue à la partie la plus urgente de la crise migratoire. Il reste qu’elle s’est largement transformée en crise diplomatique intra-européenne avec un certain retard à l’allumage des dirigeants des institutions de l’#UE.

  • L’#UE autorise la création de « #hubs_de_retour » à l’étranger pour les #sans_papiers
    https://www.france24.com/fr/europe/20260602-union-europeenne-autorise-cr%C3%A9ation-hubs-de-retour-%C3%A9tran

    Le #Parlement_européen a donné son feu vert lundi soir pour la création de centres pour le #renvoi de #migrants à l’étranger. Ces « hubs de retour » dans des pays intermédiaires sont soutenus par l’#Allemagne, alors que l’#Espagne y voit une menace pour le respect des #droits_humains.

    #cra #rétention #camps #remigration

  • Rencontre le jeudi 4 juin 2026Des pratiques d’entraide avec les personnes exilées
    https://abasbruit.org/2026/05/11/rencontre-le-jeudi-4-juin-2026des-pratiques-dentraide-avec-les-personnes-

    Donner à voir quelques unes des multiples expériences d’entraide et de soin qui, chacune de manière singulière, bricolent d’ores et déjà autrement, hors des cadres strictement humanitaires qui séparent plus ou moins les artisans de l’hospitalité et ses « bénéficiaires ». Expérimenter de nouvelles formes d’accueil et d’entraide qui fassent de l’hospitalité une variation atmosphérique.

    #Se_rencontrer #arts_de_la_résistance #fascsime #hospitalités #migrants

  • Rencontre le jeudi 4 juin 2026des pratiques d’entraide avec les personnes exilées
    https://abasbruit.org/2026/05/01/rencontre-le-jeudi-4-juin-2026des-pratiques-dentraide-avec-les-personnes-

    Donner à voir quelques unes des multiples expériences d’entraide et de soin qui, chacune de manière singulière, bricolent d’ores et déjà autrement, hors des cadres strictement humanitaires qui séparent plus ou moins les artisans de l’hospitalité et ses « bénéficiaires ». Expérimenter de nouvelles formes d’accueil et d’entraide qui fassent de l’hospitalité une variation atmosphérique.

    #Se_rencontrer #arts_de_la_résistance #fascsime #hospitalités #migrants

  • A #Mayotte, des interventions toujours dangereuses pour intercepter les #kwassa-kwassa des #migrants #comoriens
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/04/28/a-mayotte-des-interventions-toujours-dangereuses-pour-intercepter-les-kwassa

    C’est une vidéo inédite. Elle jette une lumière crue sur les techniques dangereuses employées à Mayotte par la police aux frontières pour intercepter les kwassa-kwassa, ces embarcations qui transportent vers le département français des migrants comoriens. Le document de trente secondes, obtenu par Le Monde, son partenaire Lighthouse Reports, média d’investigation à but non lucratif, le magazine allemand Der Spiegel et le média en ligne Komune, montre une collision survenue le 20 février entre le Titan, une vedette d’interception rapide de la police, et un kwassa-kwassa de 7 mètres de long. A son bord, 20 personnes, parmi lesquelles sept femmes et trois enfants âgés de 2, 4 et 6 ans. Ils ont frôlé la mort.

    Il est minuit quand leur bateau, parti d’Anjouan, s’approche de Mayotte à une vitesse de plus de 20 nœuds (environ 35 kilomètres par heure). Repéré par les radars qui sont positionnés tout autour de l’archipel français, le kwassa-kwassa, dont le franc-bord est de 10 centimètres à peine, est pris en chasse par la vedette Titan, un semi-rigide d’une dizaine de mètres affecté à la lutte contre l’immigration irrégulière.

    Cette poursuite ne dure pas. Les deux bateaux sont bord à bord quand la proue du kwassa-kwassa glisse sous le boudin de l’intercepteur. La barque s’emplit d’eau et l’ensemble de ses passagers tombent à la mer. Les policiers se portent à leur secours.

    Quelques jours après, le 24 février, la police nationale de Mayotte se réjouit de la condamnation à trois ans de prison ferme des deux pilotes du kwassa-kwassa, en comparution immédiate. Ceux-ci ont fait appel. Selon le post mis en ligne sur les réseaux sociaux, les pilotes « ont volontairement percuté l’intercepteur de la police nationale, provoquant le naufrage de leur kwassa ». Une version remise en cause par la vidéo des faits, réalisée par un des policiers à bord.

    Dangerosité connue
    On y voit notamment le Titan se rapprocher jusqu’à être « à couple » avec le kwassa-kwassa. Au bout d’une dizaine de secondes, un passager jette ce qui semble être une pierre en direction des policiers puis un des fonctionnaires utilise une gaffe – une perche munie d’un croc – pour tenter de retirer la durite d’alimentation en carburant d’un des deux moteurs de l’embarcation. Sans succès. Au même moment, l’un des pilotes du kwassa-kwassa lâche la barre. La barque s’immobilise subitement et plonge sous le Titan. Un policier éclaire la scène avec sa lampe torche. Les passagers sont déjà à la mer, tandis que leur embarcation sombre. Un fonctionnaire lâche : « Putain, merde, à l’eau, à l’eau, à l’eau. » D’après des éléments de l’enquête que nous avons pu consulter, l’un des policiers fait le lien entre la tentative d’arracher la durite d’essence et la collision : « Pour éviter la gaffe, le passeur qui était à droite du kwassa a lâché le moteur 75 CV, ce qui a fait virer brusquement leur embarcation vers nous », a-t-il notamment rapporté lors de son audition.

    https://www.lemonde.fr/societe/video/2026/04/28/mayotte-une-video-inedite-montre-la-violence-d-une-interception-par-la-polic

    Vidéo tournée par un policier à bord d’une vedette d’interception rapide, le « Titan », lors de l’arraisonnement d’un kwassa-kwassa au large de Mayotte, le 20 février 2026. LIGHTHOUSE REPORTS

    Collision, encerclement, création de vagues… En septembre 2025, Le Monde et Lighthouse Reports révélaient qu’à Mayotte les forces de l’ordre usent de tactiques agressives en mer pour stopper les kwassa-kwassa, sans que ces méthodes fassent l’objet de doctrine officielle. Leur dangerosité est pourtant connue. Entre 2007 et 2025, au moins 24 personnes ont péri dans le lagon à la suite d’une interception.

    Le 28 mars 2026, un kwassa-kwassa a encore chaviré dans un contexte similaire. Hidaya B., une femme d’une cinquantaine d’années originaire d’Anjouan, est morte sur le coup. Une instruction judiciaire a été ouverte pour homicide involontaire aggravé et aide aggravée à l’immigration irrégulière. Un Anjouanais de 19 ans, identifié comme le pilote du kwassa-kwassa, a été mis en examen.

    Cette fois, la police n’a fait aucune communication sur les réseaux sociaux. Le site d’information Mayotte la 1ère a, pour sa part, relaté que « les policiers ont pu secourir la vingtaine de personnes en situation irrégulière. Parmi elles, une femme était en arrêt cardio-respiratoire ».

    Policiers félicités
    Selon les premiers éléments d’enquête que nous avons pu consulter, c’est un avion de la police aux frontières qui, ce jour-là, a repéré des kwassa-kwassa au large de Mayotte. Plusieurs intercepteurs sont missionnés, dont le Mwamba, qui s’approche d’une des barques en position parallèle. Dans le procès-verbal d’arraisonnement établi par les fonctionnaires, ces derniers affirment que le pilote du kwassa-kwassa aurait refusé de s’arrêter et pris « des risques manifestes pour l’ensemble des personnes à son bord ». Les policiers se mettent alors « à couple » et tentent d’arracher les durites d’essence pour faire stopper l’embarcation. A ce moment-là, écrivent-ils, le pilote du kwassa-kwassa « effectue un virage à 90 degrés sur son tribord et vient nous percuter en travers en se plaçant sur notre trajectoire ». Le bateau prend l’eau et chavire.

    Trois enfants – dont un bébé de 9 mois – se trouvent parmi les passagers projetés à la mer, ainsi que cinq femmes et un homme de 73 ans. L’ensemble des 24 passagers sont repêchés et les policiers constatent alors qu’« une femme d’une cinquantaine d’années présente des blessures au niveau de la tête et ne répond pas ». Ils tentent, en vain, de la réanimer.

    Le Monde et Lighthouse Reports ont réussi à joindre plusieurs rescapés du naufrage, placés au centre de rétention administrative de Mayotte. S’ils confirment que le pilote a refusé d’obtempérer aux ordres des policiers, ils mettent en cause les manœuvres de ces derniers. Farid S. affirme ainsi que ce sont « les policiers [qui] ont fait chavirer [leur] kwassa » et que ce sont « leurs moteurs qui ont écrasé la tête de la victime ». Les policiers « ont fait chavirer notre barque », corrobore Ahmed S., 21 ans, un autre passager du kwassa-kwassa. Un troisième rescapé, Anzidine M., assure que les policiers « se sont collés à [eux] » et ont « lancé des barres de fer en forme d’hameçons » jusqu’au moment où la vedette de police « a foncé sur [eux] et a roulé en plein milieu de [leur] bateau ». « Notre kwassa a coulé et (…) le moteur de leur bateau a écrasé la tête de la victime décédée », affirme-t-il. Onze passagers du kwassa-kwassa se sont constitués partie civile dans cette procédure, selon leur avocate, Céline Cooper. En attendant, par un arrêté préfectoral du 21 avril, les policiers en service la nuit de la collision ont été récompensés de lettres de félicitations et de mentions honorables pour « actes de courage et de dévouement » en secourant les personnes à l’eau. Contacté sur les circonstances des naufrages du 20 février et du 28 mars, le parquet n’a pas souhaité communiquer ; la police nationale et la préfecture de Mayotte n’ont pas donné suite.

    « Interrogations » sur un fonctionnaire
    Ces interceptions semblent en plusieurs points semblables à celle menée le 10 novembre 2019 et au cours de laquelle une collision a eu lieu entre le kwassa-kwassa et la vedette de police. Un Comorien, Farid Djassadi, était alors tombé à l’eau et s’était fait broyer les jambes par les hélices de l’intercepteur. Après plus de six ans d’instruction, un non-lieu partiel a été ordonné en février concernant les blessures infligées à M. Djassadi. Son avocate, Mélanie Trouvé, s’est pourvue en cassation, le 7 avril.

    « Ce soir-[là], ça ne s’est pas bien passé, mais cela est dû pour moi aux risques que prennent les pilotes, qui n’ont peur de rien », avait déclaré aux gendarmes enquêteurs le brigadier Saïd H., présent à bord de la vedette d’interception cette nuit-là. C’est ce même fonctionnaire, Saïd H., qui pilotait le Titan, impliqué dans la collision du 20 février.

    D’après nos informations, ce policier est, en outre, apparu dans une instruction ouverte entre décembre 2010 et juin 2011 sur des faits d’« aide à l’entrée et au séjour d’étrangers en situation irrégulière » dans laquelle il a été soupçonné d’avoir des liens avec une filière d’immigration irrégulière.

    Dans un procès-verbal de synthèse transmis au juge d’instruction, les enquêteurs expliquent que leur investigation sur l’implication du fonctionnaire a généré des « interrogations ». Ils suggèrent la saisine de l’inspection générale de la police nationale. Impossible pour eux, en revanche, de procéder à l’interpellation de Saïd H., au risque de compromettre la « lutte contre les filières d’immigration », l’une de leurs « missions prioritaires », ainsi que de nuire à « la qualité des relations [que leur unité] doit entretenir avec les autres formations de la police aux frontières ». Sollicité, Saïd H. n’a pas donné suite. Il est présumé innocent.

  • Fabrice Leggeri, ex-directeur de Frontex et eurodéputé RN, visé par une enquête pour complicité de crimes contre l’humanité
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/03/24/fabrice-leggeri-ex-directeur-de-frontex-et-eurodepute-rn-vise-par-une-enquet

    La Ligue des droits de l’homme (LDH) et l’association de défense des #migrants Utopia 56 ont obtenu satisfaction après plus deux ans. Un juge d’instruction sera bientôt saisi pour enquêter sur l’eurodéputé RN Fabrice Leggeri, ancien directeur de #Frontex, soupçonné de complicité de crimes contre l’humanité et de torture, a déclaré mardi 24 mars à l’Agence France-Presse (AFP) une source judiciaire.

    Plus qu’à croiser les doigts pour que ce soit pas une procédure Nestlé Contrex.

    #Méditerranée

  • La #traque des migrants subsahariens

    Depuis 2023, le nombre d’#interceptions au large des côtes tunisiennes a beaucoup augmenté, alors que l’Europe sous-traite au pays la lutte contre l’immigration illégale. En parallèle, les discours xénophobes de #Kaïs_Saïed alimentent les violences en tout genre envers les migrants subsahariens.

    Depuis la signature d’un #accord de #coopération entre l’#Union_européenne et la Tunisie en juillet 2023, Tunis est devenu l’un des principaux sous-traitants de la lutte contre l’immigration illégale vers l’Europe, en tout cas l’un des plus efficaces à en juger par les #chiffres (depuis que le partenariat a été mis en place, les arrivées illégales en Italie ont été divisées par 25). En échange de #fonds européens bienvenus en période de crise économique, la Tunisie a ainsi drastiquement augmenté le nombre d’interceptions d’embarcations en mer, provoquant de nombreux drames, et organisé une traque aux migrants subsahariens en situation irrégulière. Si elle est le résultat de la dépendance de l’État tunisien aux financements européens, cette politique est par ailleurs alimentée par des discours xénophobes, racistes et complotistes tenus par Kaïs Saïed , à l’image de celui du 21 février 2023 dans lequel le président tunisien parlait de “hordes de migrants clandestins” et évoquait l’existence d’un “plan criminel pour changer la composition du paysage démographique en Tunisie”.

    Des personnes migrantes exposées aux #violences_policières et aux trafics

    Face aux #arrestations qui se sont multipliées depuis le début des négociations avec l’Union européenne, de nombreux migrants subsahariens ont trouvé refuge dans des #campements au nord de #Sfax, sous les oliveraies, où ils seraient aujourd’hui entre 20 000 et 30 000. Mais là encore ils sont exposés aux actions policières, comme en témoignent les démantèlements des camps d’#El_Amra et de #Jebeniana au printemps 2025, ainsi qu’aux trafics en tout genre. Car la fermeture de la voie maritime et le tarissement de la source de revenus qu’elle générait pour certains fonctionnaires corrompus et autres passeurs ont provoqué la reconversion d’une partie de ces acteurs vers d’autres activités pour tenter de continuer à tirer profit de la situation des migrants subsahariens. S’est ainsi développée toute une économie autour du #kidnapping, certaines personnes étant enlevées puis conduites à la frontière libyenne ou algérienne avant d’y être vendues ou abandonnées en plein #désert. Elles doivent ensuite faire appel à leur famille que l’on rançonne, ou bien payer très cher des taxis criminels pour pouvoir regagner Sfax.

    Comment s’articulent le partenariat entre la Tunisie et l’Union européenne, les discours racistes de Kaïs Saïed et les violences exercées à l’encontre des migrants subsahariens ? Comment ces politiques migratoires ont peu à peu créé un secteur d’activité économique informel profitant à toute une série d’acteurs, dont certains fonctionnaires ? Quelle est la situation des migrants subsahariens aujourd’hui en Tunisie ?

    Bloqués en Tunisie dans une situation de grande précarité du fait du durcissement des politiques migratoires tunisiennes et européennes, de nombreux migrants subsahariens trouvent un emploi dans le secteur agricole. Généralement sous-payés et travaillant sans aucun cadre légal, ils sont pourtant indispensables aux exploitants avec lesquels ils tissent souvent des liens, bien que leur relation soit profondément inégale.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/cultures-monde/la-traque-des-migrants-subsahariens-1012753
    #Tunisie #violence #Méditerranée #migrations #réfugiés #xénophobie #externalisation #abandon #rançons #exploitation #travail #agriculture #migrants_sub-sahariens

  • Préjugés : « Les immigré·es profitent des aides sociales »

    Dans ce mini-podcast, #ritimo revient sur un préjugé courant : les personnes migrantes viendraient en France pour « profiter du système ». Pourtant, la plupart d’entre elles et eux ne bénéficient pas de ces aides, parce qu’elles sont conditionnées, parce qu’ils ne savent pas qu’ils y ont droit ou par découragement face à la complexité des démarches.

    Le guide pratique ritimo « Répondre aux préjugés sur les migrations » est un outil indispensable pour mieux comprendre la réalité des migrations et leur instrumentalisation, pour répondre aux discours racistes ou de repli sur soi et faire entendre d’autres voix sur le phénomène migratoire.

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    Transcription

    Ils sont pas fous les immigrés de s’installer ici : les soins sont gratuits, ils touchent les alloc’ et les aides au logement et j’en passe... Moi je comprends que le Français qui travaille dur et qui arrive pas à joindre les deux bouts, quand il voit ça, il vrille...

    C’est un préjugé très répandu : les personnes migrantes viendraient en France pour profiter du système. Or, justement, la plupart d’entre elles et eux ne bénéficient pas de ces aides, parce qu’elles sont conditionnées, parce qu’ils ne savent pas qu’ils y ont droit ou par découragement face à la complexité des démarches.

    La réalité des aides sociales en France
    Depuis les années 2000, environ 10 % des bénéficiaires des prestations sociales en France sont des étranger·ères (que ce soit le RSA, les APL, la prime d’activité, ou les allocations familiales...).
    Pour que les étranger·ères fraudent et profitent du système social français, il faudrait déjà qu’iels puissent y accéder.

    Pour bénéficier du Revenu de solidarité active (RSA), un·e étranger·ère doit avoir un titre de séjour et une carte de travail depuis au moins 5 ans. Pour toucher le minimum vieillesse, iel doit être en France depuis au moins 10 ans. Pour les étranger·ères en situation irrégulière c’est encore plus compliqué. La majorité des sans-papiers qui travaillent payent des impôts et des cotisations sociales mais ne bénéficient d’aucune prestation sociale. Iels n’ont pas l’assurance retraite, pas droit aux allocations chômage et ne peuvent pas faire de demande de logement social.

    Les demandeurs d’asile ne sont pas éligibles aux aides sociales et doivent se contenter d’une aide de l’État de 200 à 425 € mensuels. L’hébergement en CADA n’est pas non plus un « droit » puisqu’il n’y a que 25 000 places pour 80 000 demandes d’asile.
    Si le système social en France est menacé, ce n’est pas à cause des immigré·es mais plutôt des politiques néolibérales qui réduisent le budget des services publics !

    Les enfants, ça coûte énormément !
    L’idée que les migrant·es feraient beaucoup d’enfants pour vivre des allocations ne tient pas non plus la route. Tout d’abord, la fécondité des femmes immigrées (2,3 enfants par femme) n’est que légèrement supérieur à celle des non-immigrées (1,7 enfant par femme).
    Ensuite, toutes les familles immigrées n’ont pas droit aux allocations familiales : il faut que les enfants soient né·es en France ou qu’iels soient venu·es dans le cadre du regroupement familial, et avoir au moins un·e parent·e qui a un titre de séjour.

    Au delà de tout, quand on compare le montant des aides sociales et les dépenses familiales, il est évident qu’élever des enfants coûte bien plus que cela ne "rapporte" entre guillemet !!

    Dans nos HLM
    L’extrême droite dénonce une supposée préférence pour les étranger·ères dans l’accès au logement social. Selon les derniers chiffres, un logement social sur cinq accueille une famille immigrée et seulement 12% des locataires immigré·es sont de nationalité étrangère.
    Concrètement, les étranger·ères sont discriminé·es pour entrer en HLM. Une étude de la Fondation Abbé Pierre en 2023, a montré que seulement 24% des guichets d’enregistrement de la demande de logement social répondent de manière similaire aux candidatures présumées françaises et aux candidatures d’origine présumée d’Afrique de l’Ouest.

    Se soigner, c’est pas gagné !
    La plupart des étranger·ères qui vivent en France travaillent et cotisent pour la sécurité sociale. Pourtant, il est compliqué pour elleux d’accéder aux soins quand iels tombent malades. Par exemple, pour bénéficier de l’Aide médicale d’Etat (AME), il faut attendre trois mois après son arrivée en France avant de pouvoir déposer une demande. Dans la pratique, les caisses d’assurance maladie exigent des relevés d’identité bancaire, des justificatifs de domicile, des preuves d’arrivée... Par conséquent, de nombreuses personnes ne font jamais les démarches pour en bénéficier, soit parce qu’elles ont d’autres priorités (se loger et s’alimenter, par exemple), soit par découragement face aux démarches administratives complexes. Selon Médecins du monde, 87 % des étranger·ères rencontré·es dans leurs centres ne sont pas bénéficiaires de l’Aide médicale d’Etat.

    Dans la pratique, les patients AME sont également discriminé·es. Par exemple, selon une étude de l’Institut des politiques publiques, lorsqu’iels appellent un médecin généraliste ou un ophtalmologue, iels ont 25 % de chances en moins d’obtenir un rendez-vous qu’un autre.
    Certaines personnes très malades, qui n’ont pas accès aux soins dans leur pays, obtiennent la permission de venir se soigner en France. Depuis 1998, il existe un droit à un titre de séjour spécifique, mais il est accordé à de moins en moins de personnes, à peine 4000 personnes par an. C’est moins de 2 % des titres de séjour accordés.

    Ca coûte ou ça rapporte ? Les bons comptes de l’immigration
    Est-il réellement possible de mesurer l’impact budgétaire de l’immigration pour un État ? Aucune estimation ne fait l’unanimité. En 2021, des universitaires lillois affirment que le solde est négatif en moyenne : soit l’immigration ne coûte rien à la France, soit elle coûte 10 milliards d’euros maximum. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) affirme de son côté que l’immigration rapporte plus qu’elle ne coûte et qu’elle a permis à la France de gagner au moins 10 milliards d’euros chaque année en moyenne, du fait des d’impôts et de cotisations que payent les immigré·es. A peu de choses près, donc, l’impact de l’immigration est globalement neutre.

    Ce qui est certain en revanche, c’est que les politiques répressives de nos gouvernements en matière d’immigration coûtent très cher au contribuable européen. Les pays de l’Union européenne ont fait exploser les budgets consacrés à l’éloignement des personnes en situation irrégulière, à la fermeture et la militarisation des frontières (avec la construction de murs, de clôtures, de barbelés et de miradors, le déploiement de dispositifs policiers et militaires, etc.).
    En France, la Cour des comptes estime le coût direct de la politique de lutte contre l’immigration irrégulière à 1,8 milliard d’euros par an - autant d’argent qui ne va pas à l’éducation nationale ou à la santé publique.

    Contrairement à ce que l’on entend souvent, les immigré·es ne coûtent pas cher à la France. Ils et elles bénéficient peu des aides sociales et contribuent au contraire au budget en payant des impôts et des cotisations, quand on les autorise à travailler. Les arguments économiques contre l’immigration ne tiennent donc pas la route, et cachent mal la xénophobie irrationnelle qui les sous-tend.

    https://videos.ritimo.org/w/92RRHiJqjmhrHJyyByUAz3
    #podcast

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    ajouté à la métaliste sur...
    #guerre_entre_pauvres #migrants #classes_sociales #migrations #pauvres #asile #réfugiés #inégalités #discrimination #économie #concurrence #pauvreté #redistribution #dessin_de_presse #caricature #dessin #bouc-émissaire #richesse #riches

  • Comment un champion du #CAC40 aide l’#ICE de #Trump à traquer les #migrants
    https://multinationales.org/fr/a-chaud/actualites/comment-un-champion-du-cac40-aide-l-ice-de-trump-a-traquer-les-migr

    ICE, la #milice anti-migrants de Trump, est à nouveau au centre de l’actualité depuis l’assassinat de #Renee_Good à #Minneapolis. De nombreuses entreprises profitent à plein de l’expansion du budget et des activités de cette agence, dont un groupe du CAC 40 : #Capgemini.

    • ICE : la complicité des entreprises et médias français
      https://bonpote.com/ice-la-complicite-des-entreprises-et-medias-francais

      On commence à être tristement habitués aux exactions de l’ICE, la police de l’immigration trumpiste qui traque sans relâche les immigrés. Ce samedi 24 janvier, la ville de Minneapolis (Minnesota) – et le pays tout entier – ont été une fois de plus secoués par le meurtre de l’un de ses citoyens. Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, a été exécuté après s’être interposé devant un agent de l’ICE violentant une femme dans la rue. Un assassinat qui survient sur fond de mobilisation populaire, deux semaines seulement après celui de Renee Good abattue à bout portant alors qu’elle tentait de s’éloigner des policiers anti-immigration avec sa voiture.

      Dans les deux cas, l’administration Trump a qualifié les victimes de “terroristes” en puissance, au mépris de ce que montrent sans ambiguïté les nombreuses images qui circulent. Il n’empêche que jusqu’en France, de nombreux médias (dont BFM TV, CNews et le JDD) ont minimisé la gravité des faits. Sans doute pire encore : des Big Tech américaines à Capgemini, l’ICE peut compter sur le soutien d’entreprises puissantes.

      Une escalade dystopique

      Sur le réseau social X, le pouvoir trumpiste n’hésite pas à recycler les slogans de suprémacistes d’extrême droite pour vanter sa politique anti-immigration brutale, comme “Destroy the flood” – référence au jeu vidéo Halo – assimilant les immigrés à des parasites à éradiquer.

      Une rhétorique hélas cohérente avec les conditions de détention. En décembre 2025, l’Union américaine pour les libertés civiles a dénoncé, sur la base de dizaines d’entretiens réalisé avec des détenus, de nombreux cas d’abus physiques et sexuels et de négligence médicale dans le plus grand centre de détention pour immigrés du pays (Fort Bliss à El Paso, au Texas). L’ICE est également accusée par cet organisme de faire pression sur les prisonniers afin de les pousser à “l’auto-déportation”.

      Cette dynamique mortifère ne fait que prendre de l’ampleur. La chercheuse Christina Pagel (University College London) montre qu’au cours de l’année qui vient s’écouler, l’administration Trump n’a eu de cesse d’alimenter la “tempête ICE” en augmentant les financements et les capacités de cette police spéciale, en “normalisant la rhétorique violente et raciste”, et en “élargissant le soutien juridique à l’application de la loi sur l’immigration”.

      Depuis janvier, avec le meurtre de Renee Good, le Minnesota est même devenu un “cas test pour la prise de contrôle militaire d’une ville américaine par ICE et d’autres agents fédéraux de l’immigration”, décrypte la chercheuse.

      Un jusqu’au-boutiste mortifère dont on voit mal jusqu’où il pourrait aller. Une chose est certaine : de part et d’autre de l’Atlantique, les dérives autoritaires et sécuritaires de l’ICE peuvent compter sur un certain nombre de soutiens, plus ou moins assumés.

      Une complicité assumée dans les médias français

      “Faut-il une police de l’immigration en France ?” Au lendemain du meurtre d’Alex Pretti, le 24 janvier, à Minneapolis, par des agents fédéraux de l’ICE, BFM TV n’a visiblement pas trouvé meilleur angle pour parler des horreurs perpétrées par cette milice.

      Et pour y répondre, qui de mieux que le député du Rassemblement national Laurent Jacobelli ? “[Les immigrés] qui sont en situation illégale doivent être ramenés dans leur pays d’origine. C’est évidemment, en partie, le travail de la police mais aussi de la justice. Il faut effectivement former la police à ce travail particulier”, a répondu l’élu en précisant que cela pourrait être fait “avec humanité” et “compréhension”.

      Sur CNews, l’ancien avocat et conseiller d’État Arno Klarsfeld a carrément appelé à faire de “grandes rafles” contre les personnes en situation irrégulière sur le territoire français. “Si on veut se débarrasser des OQTF [obligation de quitter le territoire français, ndlr], il faut organiser, comme fait Trump avec ICE, des sortes de grandes rafles un peu partout”, a-t-il déroulé sans que ses propos ne suscitent l’indignation du plateau.

      La justice et l’ARCOM ont en revanche été saisies. Face au tollé, Arno Klarsfeld a tenté de se défendre sur X, creusant un peu plus sa propre tombe : “Sur le mot ‘rafle’ il suffit de se rapporter au dictionnaire, et ce n’est pas la même chose d’arrêter des étrangers qui ont commis des crimes et de les renvoyer éventuellement chez eux que de s’emparer d’enfants juifs et de les envoyer à Auschwitz où ils seront gazés.”

      Dans un inversement saisissant de la réalité, le Journal du dimanche a quant à lui titré au lendemain du meutre d’Alex Pretti : “Les antifas traquent la police de l’immigration de Trump”. De quoi minimiser là encore les exactions commises par l’ICE en les plaçant en position de victime.

      L’extrême-droite française, premier soutien de Trump

      Cette séquence médiatique est l’occasion de mettre en lumière les soutiens et les complices de l’ICE en France.

      Dans la sphère de l’extrême droite, on a pu entendre Marion Maréchal au micro de France Inter relativiser la gravité des faits en évoquant, au sujet d’Alex Pretti, un simple “incident”.

      “On passe aujourd’hui des heures et des heures à commenter cet incident absolument malheureux (…) mais par exemple, on ne parle pas du fait qu’il y a quelques jours de cela une femme de 90 ans a été violée par un clandestin sous OQTF [ce dernier a été mis en examen, ndlr]. Ça devrait occuper vos antennes bien davantage qu’un accident qui s’est passé aux Etats-Unis”, a estimé l’eurodéputée d’extrême droite interviewée par Benjamin Duhamel.

      Sur BFM TV, le 25 janvier, Éric Zemmour a même été un cran plus loin en affirmant qu’“il faudra être impitoyable contre l’immigration illégale et légale”. Interrogé par le journaliste quant à la nécessité de déployer en France une police de l’immigration comme l’ICE (une obsession décidément bien ancrée chez BFM TV), le président de Reconquête a répondu qu’il “faudra l’adapter à la France et aux structures françaises”.

      Citons enfin le militant franco-américain pro-Trump Nicolas Conquer (ex-candidat LR-RN aux élections législatives), qui a expliqué à l’occasion d’un débat sur TV5Monde qu’il était “criminel” de comparer l’ICE à la Gestapo. Cet admirateur du président américain – qui a par ailleurs nié sur BFMTV les velléités trumpistes d’annexion du Groenland – a estimé auprès du JDD que “Trump [voulait] guérir l’Amérique de ses maux progressistes”...

  • I numeri sui rimpatri diffusi pubblicamente dal ministro Piantedosi sono gonfiati. Ecco perché

    Il ministro dell’Interno ha dichiarato che nel 2025 sarebbero state rimpatriate settemila persone. Un aumento nettissimo, nell’ordine del 55% rispetto al 2022. Qualcosa non torna, considerando che dal giugno scorso i voli charter verso la Tunisia sono stati interrotti. Come ha fatto il Viminale a compensare quel gap? Il rischio concreto è che siano stati considerati anche i voli programmati e poi annullati. Il tutto mentre si annuncia una ennesima “stretta”

    “Da uomo delle istituzioni prima ancora che da ministro sento il dovere di condividere i fatti, i numeri veri contro ipocrisie e false news”. Il ministro dell’Interno #Matteo_Piantedosi ha scelto queste parole nell’annunciare via X il 31 dicembre 2025 di aver rimpatriato in un anno quasi settemila persone. Un aumento del 55% rispetto al 2022 che non sembra trovare però riscontro dai dati ufficiali. Quelli ottenuti da Altreconomia mostrano infatti che i rimpatri sarebbero stati circa 4.830, molto distanti da quelli dichiarati da Piantedosi.

    D’altronde che quei dati fossero “anomali” era semplice immaginarlo. Da giugno 2025, infatti, non sono più partiti i consueti due charter alla settimana diretti verso la Tunisia. Uno stop, di cui avevamo già parlato a inizio ottobre, che è proseguito anche nei mesi invernali. Quello “zero” riferito ai voli diretti verso l’aeroporto di Tabarka dimostra un cambio di passo nei rapporti con il presidente-autocrate Kaïs Saïed.

    Tornando ai dati, nel 2023 e nel 2024 il numero di cittadini tunisini rimpatriati tramite voli appositi è stato di 2.506 e 2.157, con un’incidenza sul totale rispettivamente del 58% e del 46%. Ebbene nel 2025 dagli oltre duemila si passa a 1.124. Per arrivare a settemila rimpatriati, dunque, il Viminale avrebbe dovuto coprire un gap significativo. E infatti probabilmente non è stato così.

    Altreconomia ha ottenuto sul punto due risposte differenti, una nel settembre 2025 e l’altra nel gennaio 2026. Nella prima risposta i dati forniti dal Viminale sono riportati su tre colonne che indicano i rimpatriati totali, quelli espulsi tramite charter e quelli utilizzando voli di linea. Sommando queste ultime due colonne, il valore è distante da quello indicato come totale.

    Nella seconda risposta le colonne diventano invece due e in cinque mesi emerge che il Viminale ha rimpatriato 2.073 persone in totale. Come è possibile allora che nei sette mesi precedenti ne abbia rimpatriati 5.000?

    Questa anomalia potrebbe spiegare anche un’altra stortura. Se prendiamo ad esempio il 2024, Eurostat registra che l’Italia ha rimpatriato 4.480 persone. Il Viminale, invece, ne dichiara 5.414. Mille in più, il 20% in più, lo stesso numero totale comunicato ad Altreconomia nella colonna riepilogativa della prima risposta. Peccato che sommando le colonne “charter” e “volo di linea”, il valore si avvicini molto ai dati comunicati a Eurostat. Insomma qualcosa non torna e non è da escludere che nel 2025 siano stati contati anche i voli programmati e poi annullati, circostanza che capita spesso. Il che sarebbe paradossale oltreché alla base di una comunicazione pubblica completamente falsa.

    Nel frattempo il governo ha in programma di dare un’ulteriore stretta proprio sul tema dei rimpatri attraverso un decreto e un disegno di legge che vorrebbero ridurre ulteriormente le tutele per le persone marchiate come “irregolari”. Si prevede infatti l’introduzione dell’obbligo di cooperazione dello straniero detenuto o internato ai fini dell’accertamento dell’identità, l’inserimento all’interno del codice penale di una norma che permetta al giudice, nei casi di condanna per “gravi” fattispecie (si cita la resistenza a pubblico ufficiale), l’espulsione dello straniero appartenente a uno stato membro dell’Ue oltre che la possibilità di disporre la consegna allo Stato di appartenenza della persona la cui permanenza sul territorio nazionale possa compromettere la sicurezza della Repubblica. Un’altra “svolta” da dare in pasto ai giornali e all’opinione pubblica che non risolve però il motivo per cui i rimpatri non avvengono: ovvero la mancanza degli accordi con i Paesi di origine. E su quello dare i numeri a caso non basta.

    https://altreconomia.it/i-numeri-sui-rimpatri-diffusi-pubblicamente-dal-ministro-piantedosi-son
    #statistiques #chiffres #guerre_des_chiffres #Italie #renvois #expulsions #migrations #réfugiés #Tunisie #vols #charter #Tabarka #Kaïs_Saïed #migrants_tunisiens #Eurostat #fake-news

  • « Prendre pied » et habiter à Pékin ? L’envers précaire de la mutation urbaine chinoise
    https://metropolitiques.eu/Prendre-pied-et-habiter-a-Pekin-L-envers-precaire-de-la-mutation-urb

    Par un travail ethnographique sur les logements partagés à #Pékin, Emmanuel Caron, Prix Spécial 2024 du Prix de Thèse sur la Ville, analyse les difficultés d’intégration vécues par les nouveaux arrivants. La modernisation urbaine chinoise est largement décrite à partir des quartiers de la classe moyenne en ascension sociale, leurs logements neufs, leurs centres commerciaux rutilants et les clusters créatifs. La thèse de sociologie d’Emmanuel Caron, étude ethnographique conduite dans le village #Commentaires

    / Pékin, #Chine, #logement, précarité, #migration

    #précarité

    • Le chapitre central de la thèse, consacré à l’habitat souterrain (aux deux sens du terme, à savoir à la fois de l’habitat « informel » et souvent... en sous-sol), prend parfois des allures de roman d’espionnage, l’auteur faisant de sa propre recherche d’une chambre à louer le cheval de Troie pour pénétrer le système opaque du logement locatif à Pékin. Nous découvrons avec lui l’épais feuilleté des relations existant entre administration publique, propriétaires, bailleurs, locataires, sous-locataires : un maquis de situations fluctuantes où les personnes subissent les changements de cap des politiques publiques. Ce qui est autorisé à une époque, voire encouragé, n’est plus tard qu’à peine toléré, voire interdit, révélant une grande dépendance des habitants à l’égard de leurs #propriétaires et #bailleurs comme à l’égard de l’#administration. Pour celles et ceux qui cherchent une place dans la ville, les difficultés à entrer dans un logement et à y demeurer sont ainsi aggravées par le fait que les baux de location exploitent la précarité bien plus qu’ils ne protègent juridiquement leurs bénéficiaires.

      La plupart des habitants ne sont pas de Pékin. Ils ne bénéficient donc pas du fameux hukou urbain : ce document d’identité, sorte de passeport réservant certains services et certains droits aux seuls ressortissants natifs de la ville d’accueil, scelle le rapport de chaque individu à la ville dont il est originaire. Excluant les résidents qui n’en ont pas de tout un ensemble de services dédiés, c’est autant un frein à la mobilité qu’à l’intégration civique de tous les arrivants. La présence à Pékin des migrants de l’intérieur est mise en péril par l’absence de droit permanent à résider et leur installation dans la ville est rendue fragile et réversible.

      #migrants_de_l’intérieur

  • Violences racistes : dans le Nord, une nébuleuse identitaire prête à passer aux actes
    https://recette.humanite.fr/societe/accueil-des-migrants/violences-racistes-dans-le-nord-une-nebuleuse-identitaire-prete-a-p

    Les groupuscules d’extrême droite trouvent dans le Nord un terrain propice, où ils espèrent attiser la haine et la violence contre les migrants cherchant à rejoindre l’Angleterre. Ils prospèrent à l’ombre du RN, dont les scores contribuent à la libération de la parole raciste.

    Publié le 6 février 2025
    par Rosa Moussaoui

    Sous les radars. Avant la mort de Djamel Bendjaballah, tué le 31 août 2024 par Jérôme D., personne dans le Dunkerquois n’avait entendu parler de la Brigade française patriote (BFP), à laquelle appartenait le meurtrier. Seule mention publique de cette milice avant ce crime : elle est citée dans un article scientifique consacré aux survivalistes, qui relève la présence dans ses rangs d’ex-militaires amateurs de bivouacs et de séances d’entraînement au tir « afin de se préparer à rétablir l’ordre en cas de rupture de la normalité ».

    L’un des membres, au moins, de cette Brigade française patriote, était familier des stands de tir de la région, où se croisent policiers et militants d’extrême droite. Pour entériner l’appartenance au groupe, fondé en 2018 par un ancien de la marine, les nouveaux venus se voyaient délivrer un « diplôme » au liseré bleu, blanc, rouge, frappé d’un écusson figurant une tête de mort que cernent ces mots : « Se préparer et résister ».

    Une atmosphère de chasse aux réfugiés

    Dans une enquête de Blast, un membre de la BFP, ancien militaire, décrit un groupe « très structuré » avec « un chef national qui est en Bretagne et des responsables régionaux ». « Beaucoup d’entre nous possèdent des armes, confie-t-il, (…) On s’entraîne et on se prépare car on sait que la guerre civile est inévitable. » Toujours selon Blast, le tueur était aussi en contact avec un groupe néonazi, Alliance France, réplique hexagonale du mouvement néonazi belge Alliance Belgique, qui aurait sollicité l’adhésion de Jérôme D. avant le crime.

    D’autres groupuscules d’ultradroite sont actifs dans le Nord, où ils espèrent attiser la haine et la violence contre les réfugiés cherchant à rejoindre l’Angleterre. Parmi eux, le Parti de la France, du pétainiste Thomas Joly, qui appelle publiquement à procéder à des « rafles ». Dans cette atmosphère de chasse aux réfugiés, le ministère de l’Intérieur demandait, en avril 2023, la fermeture de chaînes Telegram dont certains membres évoquaient des projets d’actions violentes et racistes dans le Nord et le Pas-de-Calais.

    L’ombre des ultranationalistes flamands

    Cet activisme ne connaît pas de frontières : au mois d’août 2024, à l’acmé des émeutes racistes outre-Manche, une influente figure de l’extrême droite britannique appelait à organiser une traversée pour empêcher les embarcations de migrants de quitter le littoral français. Mais les plus ancrés dans le Dunkerquois sont certainement les ultranationalistes flamands du Geuzenbond, adeptes de la rhétorique du « grand remplacement », qui prêchent « la réunification de toutes les régions néerlandophones d’Europe ». Ceux-là organisent régulièrement des « randonnées » dans les dunes et des collages d’affiches à Dunkerque, Malo-les-Bains, Bray-Dunes, Petite-Synthe.

    Le 23 janvier 2024, ils recouvraient les murs de Coudekerque-Branche, où vivait Jérôme D. – une commune de la banlieue de Dunkerque où le Rassemblement national (RN) a recueilli 47,69 % au premier tour des élections législatives anticipées l’été dernier. Le 28 mai 2024, ces nervis d’extrême droite se recueillaient à Watten sur la tombe de l’abbé Jean-Marie Gantois. En 1940, cet ecclésiastique rallié à la doctrine nazie avait écrit à Hitler pour lui demander le rattachement de la Flandre française au Reich allemand comme « membre de la nouvelle communauté germanique ».

    Ils appartiennent à la même nébuleuse identitaire que les ultranationalistes flamands de Schild & Vrienden, dont le fondateur Dries Van Langenhove, ex-député du Vlaams Belang, a été condamné au printemps 2024 par la justice belge à un an de prison ferme pour détention d’armes et diffusion de messages à caractère raciste et antisémite. « Le lien est bel et bien établi entre cet ancien parlementaire d’extrême droite, Schild & Vrienden et le Geuzenbond », indique une source policière belge.

    Une convergence redoutée

    Difficile d’évaluer le poids politique réel de ces milices qui prospèrent à l’ombre de l’extrême droite institutionnelle. « C’est pour l’instant une minorité agissante, remarque Stéphane Vonthron, de l’union départementale CGT du Nord. Ils recrutent parmi les étudiants ; les salles de musculation, le MMA et le combat mixte leur offrent un vivier. Le problème, c’est que, lorsque de tels groupes sont dissous, leurs membres continuent de s’organiser dans l’ombre. Ils se préparent : si le RN gagne, ils seront dans la posture de former de véritables groupes paramilitaires. »

    Bernard Champagne, de la Ligue des droits de l’homme, redoute aussi la « convergence » de ces groupes : « On n’est pas prêts. Leur endiguement implique une mobilisation collective. » Leur volonté affichée de convertir leur influence sur les réseaux sociaux en activisme sur le terrain nourrit ces inquiétudes. « J’espère que la justice enquêtera sur ces groupes néonazis, souffle Morad, l’ami d’enfance de Djamel Bendjaballah. Les éléments les plus dangereux doivent être repérés pour empêcher tout nouveau passage à l’acte. »

    • Crimes néonazis du NSU
      Les plaies ouvertes d’une enquête
      https://www.arte.tv/fr/videos/082233-000-A/crimes-neonazis-du-nsu
      51 min | dispo encore 7 jours | diffusé le jeudi 30 octobre à 03:45
      à cette heure là les braves français.e.s dorment
      Dans les années 2000, une série d’assassinats défraie la chronique en #Allemagne avant son attribution à un groupe d’extrême droite.

      Donnant la parole aux familles endeuillées, ce #documentaire pointe les failles de la justice dans cette affaire.

      Entre septembre 2000 et avril 2007, neuf hommes – huit d’origine turque et un d’origine grecque – ainsi qu’une policière sont froidement assassinés dans plusieurs villes d’Allemagne. Pendant des années, l’enquête se concentre sur une piste unique : le crime organisé au sein de la population immigrée. Il faut attendre la mort de deux auteurs d’un braquage de banque manqué en 2011 pour que la police attribue au groupe terroriste d’extrême droite #NSU (Nationalsozialistischer Untergrund, « Clandestinité nationale-socialiste »), dont ils étaient membres, ces assassinats hâtivement désignés comme les « meurtres des kebabs » – en réalité des crimes racistes. Provoquant une onde de choc dans l’opinion publique, cette révélation suscite alors de nombreuses interrogations, que le long et fastidieux procès qui s’est tenu à Munich en 2013 est loin d’avoir dissipées…

      Contre-enquête
      En 2018, Angela Merkel déclarait que ces événements constituaient une « tache très sombre » dans l’histoire de l’Allemagne, incitant à poursuivre les efforts pour mettre au jour les manquements de l’enquête. Si l’affaire a fait grand bruit, ce documentaire en explore pour la première fois les dimensions à la fois politiques et humaines, et donne la parole aux personnes qui travaillent à la révision de la procédure judiciaire ainsi qu’à des proches des victimes. Issue elle-même d’une génération d’Allemands d’origine turque qui comptaient sur l’État pour ne pas tolérer le racisme, la réalisatrice Aysun Bademsoy se rend sur les lieux des crimes pour mener sa contre-enquête. Occultant le point de vue des meurtriers, elle s’intéresse aux défaillances qui ont conduit les autorités à nier de manière forcenée la responsabilité d’un #groupuscule_néonazi dans ces assassinats. Son récit met en lumière un dangereux mélange des genres au sein de l’Office fédéral de protection de la Constitution et les failles du service de contre-espionnage allemand. Du côté des familles endeuillées, comme cette veuve et sa fille retournées vivre en Turquie depuis le drame, la plaie ne s’est pas refermée.

      https://seenthis.net/messages/1137862
      https://seenthis.net/messages/1137819

  • Mineurs étrangers non accompagnés : l’ONU dénonce des violations « graves et systématiques » des droits des enfants par la France
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/10/16/mineurs-etrangers-non-accompagnes-l-onu-denonce-des-violations-graves-et-sys


    Un camp de mineurs non accompagné dont les tentes ont été fournies par l’association Utopia 56, à Paris, le 2 décembre 2022. JULIE SEBADELHA / AFP

    Dans l’attente de la reconnaissance de leur minorité, ces jeunes vivent le plus souvent à la rue, dans des conditions « dégradantes », en violation des traités internationaux de protection des mineurs, dénonce le Comité des droits de l’enfant des Nations unies.

    #migrants #mineurs_non_accompagnés

  • Des dispositifs d’accueil inhospitaliers pour les nouveaux arrivants
    https://metropolitiques.eu/Des-dispositifs-d-accueil-inhospitaliers-pour-les-nouveaux-arrivants

    S’installer, tisser des liens sont des enjeux pour toute personne migrante. Pourtant, les lieux dédiés aux politiques d’accueil se révèlent inhospitaliers. Brigitte Baccaïni et Maurice Blanc reviennent sur le travail de recherche que Marie Trossat a mené à #Bruxelles et qui a été nommé au Prix de Thèse sur la Ville. Les institutions multiplient les discours responsabilisant les nouveaux arrivants dans la « réussite » de leur intégration. Produisent-elles, en parallèle, des conditions d’hospitalité #Commentaires

    / Bruxelles, #Belgique, hospitalité, #migrants, #architecture, #urbanisme, #accueil

    #hospitalité
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_puca_blanc_baccaini.pdf

  • Morire a #Mattmark. L’ultima tragedia dell’emigrazione italiana

    A Mattmark non ci si fermava mai, si lavorava giorno e notte per costruire un’imponente diga capace di produrre l’energia necessaria a un paese, la Svizzera, che stava vivendo una crescita economica senza precedenti. Nel cantiere lavoravano più di mille persone, in maggioranza straniere e provenienti soprattutto dalla provincia italiana. La «piccola» Svizzera accoglieva da sola quasi il 50 per cento dell’intero flusso migratorio italiano, dando occupazione a operai impegnati in grandi opere, come la diga di Mattmark.

    Ma il 30 agosto 1965, in pochi secondi, accadde l’irreparabile: «Niente rumore. Solo, un vento terribile e i miei compagni volavano come farfalle. Poi ci fu un gran boato, e la fine. Autocarri e bulldozer scaraventati lontano». A parlare è uno dei sopravvissuti intervistati nel libro, uno dei testimoni della valanga di più di 2 milioni di metri cubi di ghiaccio che seppellì 88 lavoratori. Di questi, 56 erano italiani.

    Come a Marcinelle, la tragedia rappresentò una cesura nella lunga e travagliata storia dell’emigrazione italiana, segnando un punto di non ritorno. Inoltre, suscitò molto scalpore in tutta Europa: per la prima volta, stranieri e svizzeri morivano l’uno a fianco all’altro. Nei giorni successivi si scavò senza sosta con la speranza di trovare ancora vivi amici, padri, fratelli, figli. Ci vollero quasi due anni per recuperare i resti dell’ultima salma.

    Questa storia si concluse nel modo peggiore: i tempi dell’inchiesta furono lunghissimi, oltre sei anni, e i diciassette imputati chiamati a rispondere dell’accusa di omicidio colposo furono tutti assolti, nonostante l’instabilità del ghiacciaio fosse nota da secoli. In appello andò anche peggio, con la conferma dell’assoluzione e la condanna dei familiari delle vittime al pagamento delle spese processuali.

    A sessant’anni di distanza, come scrive Toni Ricciardi nell’introduzione a questa nuova edizione, se Mattmark non è più una «Marcinelle dimenticata», resta ancora un interrogativo: l’Italia e anche la stessa Svizzera sono state all’altezza della storia?

    https://www.liberainformazione.org/2025/08/05/morire-a-mattmark-lultima-tragedia-dellemigrazione-italiana
    #histoire #Suisse #tragédie #décès #livre #conditions_de_travail #migrations #migrants_italiens #travailleurs_étrangers #barrage_hydroélectrique #30_août_1965 #glacier #avalanche #justice

    • Morire a Mattmark. L’ultima tragedia dell’emigrazione italiana

      A Mattmark non ci si fermava mai, si lavorava giorno e notte per costruire un’imponente diga capace di produrre l’energia necessaria a un paese, la Svizzera, che stava vivendo una crescita economica senza precedenti. Nel cantiere lavoravano più di mille persone, in maggioranza straniere e provenienti soprattutto dalla provincia italiana. La «piccola» Svizzera accoglieva da sola quasi il 50 per cento dell’intero flusso migratorio italiano, dando occupazione a operai impegnati in grandi opere, come la diga di Mattmark. Ma il 30 agosto 1965, in pochi secondi, accadde l’irreparabile: «Niente rumore. Solo, un vento terribile e i miei compagni volavano come farfalle. Poi ci fu un gran boato, e la fine. Autocarri e bulldozer scaraventati lontano». A parlare è uno dei sopravvissuti intervistati nel libro, uno dei testimoni della valanga di più di 2 milioni di metri cubi di ghiaccio che seppellì 88 lavoratori. Di questi, 56 erano italiani. Come a Marcinelle, la tragedia rappresentò una cesura nella lunga e travagliata storia dell’emigrazione italiana, segnando un punto di non ritorno. Inoltre, suscitò molto scalpore in tutta Europa: per la prima volta, stranieri e svizzeri morivano l’uno a fianco all’altro. Nei giorni successivi si scavò senza sosta con la speranza di trovare ancora vivi amici, padri, fratelli, figli. Ci vollero quasi due anni per recuperare i resti dell’ultima salma. Questa storia si concluse nel modo peggiore: i tempi dell’inchiesta furono lunghissimi, oltre sei anni, e i diciassette imputati chiamati a rispondere dell’accusa di omicidio colposo furono tutti assolti, nonostante l’instabilità del ghiacciaio fosse nota da secoli. In appello andò anche peggio, con la conferma dell’assoluzione e la condanna dei familiari delle vittime al pagamento delle spese processuali. A sessant’anni di distanza, come scrive Toni Ricciardi nell’introduzione a questa nuova edizione, se Mattmark non è più una «Marcinelle dimenticata», resta ancora un interrogativo: l’Italia e anche la stessa Svizzera sono state all’altezza della storia?

      https://www.donzelli.it/libro/9788855227414

  • #Russie : Poutine contre les #migrants
    https://legrandcontinent.eu/fr/2025/07/11/poutine-contre-les-migrants-comment-la-russie-est-devenue-un-enfer-

    Les similitudes entre les politiques autoritaires et réactionnaires de la Russie de Vladimir Poutine et des États-Unis de Donald Trump s’étendent continûment à de nouveaux domaines. On trouvait déjà dans les deux pays des pratiques similaires de censure — notamment dans les écoles — des ouvrages politiquement indésirables — pour l’essentiel, ceux ayant trait aux personnes LGBT et à d’autres formes de « relations sexuelles non-traditionnelles », comme la législation russe les désigne depuis 2013.

    Plus récemment, et à l’instar des États de la Bible Belt, des mesures tendant à restreindre les possibilités d’avortement ont été adoptées dans plusieurs régions russes, dont celles de Koursk et de Crimée sous occupation, le gouverneur de Vologda, Gueorgui Filimonov, étant allé en février dernier jusqu’à appeler à l’interdiction des avortements dans les hôpitaux publics et les cliniques privées.

    L’actualité récente offre un nouveau terrain de comparaison.

    Les raids contre les immigrés qui se multiplient aux États-Unis ont retenu l’attention médiatique en Europe, surtout au moment où la Garde nationale et les Marines ont été déployés dans les rues de Los Angeles face au mouvement de protestation. De même, le monde s’est légitimement ému des vidéos d’expulsions d’immigrés en situation irrégulière, menottés aux pieds et aux mains, mises en ligne par la Maison-Blanche au début de l’année. À l’inverse, les dizaines de vidéos des raids de la police russe dans les foyers de travailleurs immigrés semblent confinées dans l’espace des réseaux sociaux de Russie, et peut-être plus encore d’Asie Centrale et du Caucase, où elles font régulièrement scandale. L’exemple le plus récent est une vidéo publiée le 11 juin, sur laquelle on voit les OMON, forces spéciales du ministère de l’Intérieur, vider un foyer de migrants d’origine ouzbèke, travaillant visiblement dans la construction militaire, aux cris de : « putain de macaque » et « tchernožopyj » — une insulte raciste qui signifie littéralement « cul-noir ».

    #immigration #racisme #xénophobie

  • En #Tunisie, les autorités accélèrent le démantèlement des #camps de migrants près de #Sfax

    En Tunisie, les opérations de #démantèlement de #campements de migrants dans les oliveraies de Sfax, dans le centre-est du pays, s’accélèrent depuis le mois d’avril. Ils seraient entre 20 000 et 30 000 migrants originaires d’Afrique subsaharienne à vivre dans ces campements de fortune, selon les chiffres de la garde nationale. Mais cette stratégie est-elle vraiment efficace et à quel prix humain se fait-elle ? Reportage de nos correspondants Lilia Blaise et Hamdi Tlili.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/64878/en-tunisie-les-autorites-accelerent-le-demantelement-des-camps-de-migr
    #encampement #destruction #migrations #réfugiés #migrants_sub-sahariens

  • La grande fuga, aumentano gli italiani che scappano all’estero

    Sempre più italiani fuggono all’estero: nel 2024 sono aumentate del 20% le emigrazioni, con Germania e Spagna come mete favorite.

    Non solo nascono sempre meno persone in Italia, ma allo stesso tempo aumenta nettamente il numero di chi lascia il nostro Paese. Nel 2024 le emigrazioni per l’estero sono aumentate del 20%, passando da 158mila del 2023 a poco meno di 191mila. Si tratta del valore più alto mai osservato negli anni Duemila ed è dovuto solamente al netto aumento di espatri da parte di cittadini italiani. La crescita, infatti, è del 36,5% rispetto al 2023, con ben 156mila italiani che hanno lasciato il Paese. Questi espatriati si dirigono soprattutto verso la Germania (12,8%), la Spagna (12,1%) e il Regno Unito (11,9%). Circa il 23% del totale delle migrazioni totali dall’Italia è invece legato al rientro in patria dei cittadini romeni.
    La grande fuga all’estero, boom di espatri nel 2024

    Il rapporto sugli indicatori demografici del 2024 dell’Istat evidenzia come il saldo migratorio con l’estero complessivo sia pari a +244mila unità. Un andamento che dipende da due opposte dinamiche: da un lato, l’immigrazione straniera, ampiamente positiva (382mila), controbilanciata da un numero di partenze esiguo (35mila); dall’altro, il flusso con l’estero dei cittadini italiani caratterizzato da un numero di espatri (156mila) che non viene rimpiazzato da altrettanti rimpatri (53mila). Così il risultato è che aumenta la popolazione di cittadinanza straniera (+347mila) e diminuisce quella composta da cittadini italiani (-103mila). Il tasso migratorio con l’estero è pari al 4,1 per mille abitanti ed è più elevato al Nord e al Centro (rispettivamente al 4,7 e 4,5 per mille), mentre è più contenuto al Mezzogiorno (al 3,1 per mille).

    https://www.istat.it/comunicato-stampa/indicatori-demografici-anno-2024

    #Italie #statistiques #migrations #chiffres #émigration #2024 #migrants_italiens #démographie

    –-

    ajouté à la métaliste sur les statistiques des Italiens quittent en masse leur pays, mais on n’en parle pas...

    https://seenthis.net/messages/762801

  • Donald Trump essuie un nouveau revers en cour d’appel sur les expulsions de migrants
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/03/27/nouveau-revers-en-cour-d-appel-pour-donald-trump-sur-les-expulsions-de-migra

    Donald Trump essuie un nouveau revers en cour d’appel sur les expulsions de migrants
    Un juge fédéral avait suspendu, le 15 mars, pour deux semaines, les expulsions fondées sur une loi de 1798 sur les « ennemis étrangers ». Alors que l’administration Trump avait fait appel de cette suspension, une cour d’appel fédérale de Washington a rejeté le recours.
    L’administration Trump a enregistré, mercredi 26 mars, en appel, un nouveau revers judiciaire dans son projet d’expulsion d’immigrés accusés d’appartenir à un gang vénézuélien en vertu d’une loi d’exception utilisée jusqu’alors en temps de guerre.
    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Les pays d’Amérique centrale embrigadés dans la politique migratoire des Etats-Unis
    Un juge fédéral, James Boasberg, avait suspendu, le 15 mars, pour deux semaines les décisions fondées sur cette loi de 1798 sur les « ennemis étrangers », alors que plus de 200 personnes présentées comme des membres présumés du gang vénézuélien Tren de Aragua étaient en cours d’expulsion sans autre forme de procès vers le Salvador. L’administration Trump a fait appel de cette suspension. Mais, par deux voix contre une, une cour d’appel fédérale de Washington a rejeté le recours.
    « Si le gouvernement peut choisir de renoncer à une procédure juste et équitable pour certaines personnes, il peut le faire pour tout le monde », a prévenu l’une des juges, Patricia Millett. Elle a reproché à l’administration Trump de s’arroger le droit d’expulser ces immigrés « sans préavis, sans audition en justice – zéro recours – ni possibilité de prouver qu’ils n’appartiennent pas au gang ». « Les nazis ont été mieux traités quant à l’application de la loi sur les ennemis étrangers » dans les années 1940, avait-elle relevé, lundi, à l’audience, rappelant qu’à l’époque « il y avait des instances d’appel avant qu’une personne puisse être expulsée ».
    Cette loi de 1798 avait jusqu’alors été utilisée uniquement en temps de guerre, notamment à l’encontre des ressortissants japonais et allemands en territoire américain pendant la seconde guerre mondiale. Elle a été invoquée dans une déclaration présidentielle, publiée le 15 mars, pour justifier l’expulsion le jour même de personnes présentées comme des membres présumés de Tren de Aragua, décrété « organisation terroriste » par Washington.
    Rappel à l’ordre
    La ministre de la sécurité intérieure américaine, Kristi Noem, a entamé, mercredi, une visite au Salvador, se rendant notamment dans la grande prison où sont incarcérés les Vénézuéliens expulsés le 15 mars. Ces expulsions « ont envoyé un message au monde que l’Amérique n’est plus un refuge sûr pour les criminels violents », a-t-elle déclaré sur les réseaux sociaux, avant son arrivée.
    La ministre a précisé qu’elle rencontrerait le président salvadorien, Nayib Bukele, pour discuter de comment « augmenter le nombre de vols et d’expulsions de criminels violents des Etats-Unis ». L’administration Trump dénonce la décision du juge Boasberg comme une « intrusion sans précédent dans les prérogatives du pouvoir exécutif », lui reprochant notamment d’avoir ordonné, en vain, que les avions ayant déjà décollé rebroussent chemin.
    La Maison Blanche a voué aux gémonies le juge, Donald Trump allant, la semaine dernière, jusqu’à appeler à sa révocation, suscitant un rare rappel à l’ordre du président de la Cour suprême, John Roberts.
    L’influente organisation de défense des droits civiques ACLU, qui défend les personnes visées par ces expulsions, a salué la décision de la cour d’appel et demandé au juge de première instance de prolonger sa suspension de deux semaines, jusqu’au 12 avril.
    Le magistrat a confirmé, lundi, la suspension, considérant qu’avant leur éventuelle expulsion, les plaignants devaient pouvoir contester individuellement, devant la justice américaine, leur appartenance au gang visé par la déclaration présidentielle. Il a également insisté sur l’apparent manque de transparence de l’administration Trump, rappelant que cette déclaration présidentielle, datée du 14 mars, n’avait été publiée par la Maison Blanche que le lendemain.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#politiquemigratoire#droit#sante#expulsion

  • États-Unis : la Floride veut assouplir la législation sur le travail de nuit des mineurs
    https://www.rfi.fr/fr/amériques/20250326-états-unis-la-floride-veut-assouplir-la-législation-sur-le-travail-de-n

    L’État de Floride examine un projet de loi qui assouplit les conditions dans lesquels les mineurs pourraient travailler, et cela, pour compenser la perte de main d’œuvre liée à l’#expulsion de #migrants. L’État est connu pour sa législation très coercitive envers les migrants illégaux, mais cette politique pose un autre problème : les entreprises manquent à présent de travailleurs peu qualifiés. Le gouverneur de Floride Ron DeSantis pense donc avoir trouvé la solution.

    #travail #travail_des_enfants

  • L’administration Trump incapable d’expulser les sans-papiers aussi massivement qu’elle le souhaite
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/02/20/l-administration-trump-incapable-d-expulser-les-sans-papiers-aussi-massiveme


    Des agents des forces de l’ordre arrêtent des personnes migrantes dans la région de Coral Gables (Floride), le 28 janvier 2025. PEDRO PORTAL / AP

    Faute de moyens humains et financiers, les expulsions de #migrants illégaux sont bien moindres qu’annoncé. En revanche, les entrées sur le territoire se sont raréfiées.

    [...]

    Depuis le 4 février – 815 arrestations –, la police a cessé de publier des statistiques journalières. Selon des données fournies par le département à la sécurité intérieure et publiées par le Washington Post, le nombre d’arrestations n’a pas dépassé 600 par jour depuis le début de février. Et il s’est établi en moyenne à quelque 820 par jour depuis le 20 janvier (contre 742 sous Joe Biden, pendant l’exercice budgétaire 2024). « Nous devons faire plus. Je ne suis pas content », a déclaré Tom Homan, architecte de la stratégie d’opérations coups de poing, surnommé par Donald Trump le « tsar de la frontière ».

    Un système totalement engorgé

    La baisse du nombre d’arrestations est intervenue bien que l’administration ait mobilisé plusieurs agences fédérales : FBI (police fédérale), DEA (lutte antidrogue), Customs and Border Protection (police aux frontières), US Marshals Service (unité qui dépend du ministère de la justice) et ATF (bureau des alcools, tabac et armes à feu). Le Pentagone a même été mis à contribution. Plus de 3 600 militaires, issus de l’armée de terre et des marines, ont été déployés à la frontière mexicaine. Des agents de l’administration fiscale (Internal Revenue Service) ont également été délégués auprès de la police.

    Les agents de l’ICE ont été priés de renoncer à leurs vacances et à leurs week-ends. Malgré tout, Donald Trump a manifesté son impatience devant la baisse de régime de ses troupes. Les deux principaux responsables des opérations au sein de l’ICE ont été démis de leurs fonctions, faute de « résultats », selon la secrétaire à la sécurité intérieure, Kristi Noem. Les défenseurs de l’agence ont plaidé que les effectifs avaient été épuisés par la salve initiale de raids – des opérations menées à grand renfort de publicité et ciblant les villes démocrates – et n’avaient pas eu le temps de planifier la suite du programme d’interventions. Pour parvenir à expulser 1 million de migrants dans l’année, il faudrait que l’ICE procède à quelque 2 740 arrestations tous les jours.
    Donald Trump se heurte aux mêmes obstacles que lors de son premier mandat, explique Violeta Chapin, qui enseigne le droit de l’immigration à l’université du Colorado, à Boulder. « Nous n’avons pas assez d’agents fédéraux pour localiser les quelque 11 millions de personnes qui vivent aux Etats-Unis sans papiers, explique la juriste. Nous avons le plus grand système de détention pour immigrants au monde, mais nous n’avons pas la capacité d’en détenir plus [actuellement quelque 40 000 migrants sont détenus dans 106 centres fédéraux]. Et notre système est totalement engorgé. Plus de 3 millions de dossiers sont en attente devant les tribunaux de l’immigration. »

    https://justpaste.it/gejix

    #Trump #expulsions #migrants #Guantanamo

  • Une double relégation : l’accès aux soins des immigré·es dans un « désert médical »
    https://metropolitiques.eu/Une-double-relegation-l-acces-aux-soins-des-immigre-es-dans-un-deser

    À partir d’une enquête dans le Grand Est, Ana Portilla montre comment l’argument de la « pénurie de soins » pour l’ensemble de la population justifie l’éloignement des immigré·es vis-à-vis du système de santé en milieu rural et accentue leur relégation sociospatiale. Le cas des immigré·es en milieu rural est révélateur des #inégalités d’accès aux soins dans ce qu’on appelle couramment les « déserts médicaux ». À travers une enquête de terrain menée en 2022-2023 dans une petite ville rurale de la région Grand Est, #Terrains

    / santé, inégalités, #désert_médical, #ségrégation, #accès_aux_droits, #droit, ruralité, #migrants

    #santé #ruralité
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_portilla.pdf