• Coronavirus: Singapore’s migrant workers remain segregated, weeks after new cases among them dropped to near zero | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/asia/southeast-asia/article/3130225/coronavirus-singapores-migrant-workers-remain-segregated

    Coronavirus: Singapore’s migrant workers remain segregated, weeks after new cases among them dropped to near zero. Most workers remain confined to their dormitories, only able to mix with the wider community on ‘essential errands’ after requesting permission. The government is concerned that, until vaccination is widespread, dormitories remain potential sites for a fresh outbreak

    #Covid-19#migrant#migration#singapour#sante#travailleurmigrant#segregation#dortoir#vaccination#etranger

  • Coronavirus : les troubles psychiques des mineurs isolés se sont accentués pendant le confinement - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/31637/coronavirus-les-troubles-psychiques-des-mineurs-isoles-se-sont-accentu

    Coronavirus : les troubles psychiques des mineurs isolés se sont accentués pendant le confinement. Anxiété, idées suicidaires, troubles du sommeil, sentiment de déshumanisation... Dans un rapport, Médecins sans frontières et le Comede révèlent que les troubles psychiques des mineurs non-accompagnés en recours se sont accentués pendant le confinement strict de mars 2020. Les associations appellent les autorités à ouvrir des structures d’hébergement réservées à ce public spécifique, dans les plus brefs délais.
    Le rapport « Vivre le confinement : les mineurs non accompagnés en recours face à l’épidémie de Covid-19 » de Médecins sans frontières (MSF) et du Comede est sans appel : durant le confinement strict imposé dès mars 2020 en France, les troubles psychiques des mineurs non-accompagnés (MNA) se sont accrus. « La précarité socio-administrative et l’isolement qui les caractérisent ont accentué les effets délétères du confinement sur leurs équilibres psychiques », dénoncent les auteurs.
    Qu’ils aient vécu dans la rue ou qu’ils aient bénéficié d’un hébergement d’urgence, la période du confinement a été particulièrement éprouvante pour les jeunes en recours suivis par MSF et le Comede. Les MNA à la rue ont dû faire face à davantage de difficultés dans leur quotidien, notamment dans l’accès aux besoins essentiels. Trouver de la nourriture est devenu pour les jeunes synonyme de prise de risque. La règle interdisant les déplacements au-delà d’un kilomètre a en effet rendu difficile l’accès aux distributions de repas des associations. Certains jeunes, épuisés, ne se sont pas déplacés et ont jeûné par peur d’enfreindre les règles, pourtant non applicables aux publics à la rue.
    L’accès à l’hygiène a subi la même logique : se rendre aux bains douches municipaux, utilisés en temps normal par les migrants, est devenu compliqué, du fait de leur éloignement des campements et des restrictions d’horaires. Par ailleurs, « les jeunes ont dû, et doivent toujours, faire leurs besoins dans l’espace public, ou dans des toilettes publiques d’une saleté déconcertante », notent MSF et le Comede. Ainsi, la logique de survie, dans laquelle vivent les mineurs isolés, s’est renforcée pendant le confinement, et a eu un « impact sur leur équilibre psychique puisqu’elle entraîne un nouveau rapport à soi-même », peut-on lire dans le rapport. Dans ce contexte, le sentiment de déshumanisation s’accentue. « Quand le confinement a été proclamé mais que certains n’ont pas pu se confiner, le sentiment d’être exclu du groupe humain a été puissant. Cela n’avait aucun sens d’entendre tous ces messages qui ne pouvaient s’appliquer à eux. »
    Isolés dans des rues ésertes, craignant les contrôles et les arrestations, les MNA ont souffert « d’angoisses massives et d’idées suicidaires » dans cet environnement « quasi apocalyptique », assurent les associations.
    Les mineurs en recours hébergés par MSF ne sont pas en reste. Anxiété massive, troubles du sommeil, de l’attention et de la concentration, sont autant de conséquences du confinement sur les jeunes. Cette période s’est traduite par une « mise à l’épreuve de leurs ressources psychiques et un renforcement de leur fragilité », signalent MSF et le Comede.Selon le rapport, 43% des jeunes hébergés et interrogés ont fait état de troubles du sommeil - dont une majorité d’insomnies. Parmi eux, 20% ont affirmé être atteint d’hypersomnies : ils ont échappé à leurs angoisses par le sommeil. Par ailleurs, la moitié des jeunes ayant mentionné des troubles du sommeil ont eu des cauchemars.
    Ces difficultés à s’endormir s’expliquent également par l’anxiété suscitée par leurs démarches juridiques, alors que les audiences au tribunal ont été annulées. 79% des jeunes suivis par les psychologues de MSF et du Comede ont fait état d’une anxiété plus ou moins intense liée aux retards dans leur procédure.L’ennui provoqué par le confinement a en outre réactivé des traumatismes liés à l’exil (fuite de son pays, violences sur la route, perte des proches en mer…). Le rapport stipule que 30% des jeunes interrogés ont vu leurs symptômes, comme le stress, la dépression ou les psychotraumas, se redéployer voire se renforcer au cours du confinement.
    MSF et le Comede préviennent les autorités que, si l’ensemble des effets négatifs du confinement ont été observés sur l’ensemble de la population française, ceux sur les MNA ont quant à eux été décuplés, alors que ces jeunes sont déjà « affaiblis par une politique d’accueil déshumanisante ».
    Les associations exhortent le gouvernement à ouvrir, « sans délais », des lieux d’hébergements pour les mineurs en recours dotés « des moyens matériels et humains nécessaires à une prise en charge pluridisciplinaire durant toute la période d’exercice du recours et tant qu’une décision définitive relative à la minorité du jeune n’a pas été rendue ».

    #Covid-19#migrant#migration#france#MNA#sante#santementale#trauma#confinement#politiquemigratoire#accueil

  • France is first EU member state to start testing digital Covid travel certificate | Coronavirus | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/apr/20/france-is-first-eu-member-state-to-start-testing-digital-covid-travel-c
    https://i.guim.co.uk/img/media/3e250e2a3aa6a4f857e2eb51c38b252d565a4bb9/0_75_2308_1385/master/2308.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    France is first EU member state to start testing digital Covid travel certificate. French trial will be extended from 29 April to include vaccination certificate. France has become the first EU member state to begin testing a digital coronavirus travel certificate as part of a Europe-wide scheme that Brussels hopes will allow people to travel more freely within the bloc by the summer.The TousAntiCovid app, part of the country’s contact tracing programme, has been upgraded to store negative Covid-19 test results on travellers’ mobile phones and is being trialled on flights to Corsica and overseas départements from this week.The trial will be extended from 29 April to include vaccination certificates, officials told Le Monde, and the system could eventually be adopted for public events such as concerts, festivals and trade fairs, although not for bars and restaurants.
    The French trial will form one part of a “reinforced, consolidated and standardised” Europe-wide system, the minister for digital transition, Cédric O, said, with talks already under way with several countries and airlines to ensure early recognition.
    The European commissioner for justice, Didier Reynders, said last week he expected the EU’s “digital green certificate” to be operational by by 21 June. The certificate is an urgent priority for southern European member states whose economies have been devastated by the pandemic.The scheme has deliberately not been called a “vaccine passport” to avoid discriminating against people not yet offered a shot. Brussels has stressed that while it should make travel easier, it must not become a pre-condition of free movement.The certificate should mean travellers will not need to quarantine, allowing them to store on their phones evidence that they have been vaccinated, have recently tested negative, or have antibodies after recovering from Covid-19.In France, people taking a coronavirus test from Tuesday will receive a text message or email giving them access to a state-certified online document that can be downloaded and either printed off or stored in the TousAntiCovid app. The same will apply to those being vaccinated from next week, with a complete database of past tests and vaccinations open for download by everyone from mid-May. Antibody test results should be incorporated at a later stage.
    The app will generate a secure QR code containing a range of information including the traveller’s name, the date and type of their test or vaccine, and details of the relevant doctor or laboratory, all of which can be checked against a national database.Several EU members states are developing similar systems, leading to concerns about how well they will work together. The EU’s privacy watchdogs also warned earlier this month the scheme must respect data protection laws and “have an appropriate legal basis” in each member state.Denmark last week began trialling its Coronapas, available to people who have been either vaccinated, tested positive two to 12 weeks previously, or negative within the past 72 hours. The Danish scheme currently only allows users to access non-essential businesses such as hairdressers, beauty salons and driving schools, but is set to expand to include museums, theatres, cinemas and restaurants from 6 May.
    The Netherlands is also testing a scheme called Back to Live that allows people to attend live events provided they have tested negative at special sites from 8am that morning and recorded that on a CoronaCheck app with a QR code.

    #Covid-19#migrant#migration#france#UE#sante#passeportvaccinal#frontiere#circulatoin

  • L’Andalousie veut permettre aux personnes vaccinées contre le Covid-19 de voyager… en Espagne
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/04/20/l-andalousie-veut-permettre-aux-personnes-vaccinees-contre-le-covid-19-de-vo

    Les Espagnols auront-ils bientôt besoin d’un certificat de vaccination pour voyager… dans leur propre pays ? Le président de l’Andalousie, Juan Manuel Moreno, a proposé, lundi 19 avril, d’ouvrir le débat, « tout de suite », entre les présidents des dix-sept régions espagnoles et le gouvernement central.
    « Nous pensons qu’il est nécessaire que la population qui est complètement immunisée, avec deux doses de vaccin, puisse, grâce aux certificats de vaccination, avoir la liberté de se déplacer entre les territoires et aussi, par exemple, d’aller à des concerts ou au théâtre, a déclaré le dirigeant conservateur. Il y a déjà 600 000 Andalous immunisés qui devraient avoir la possibilité de bouger, ce qui permettrait d’activer la reprise économique. Nous ne pouvons pas attendre que 80 % de la population soit immunisée… »
    En Espagne, cela fait bientôt six mois que la majorité des dix-sept communautés autonomes sont fermées sur elles-mêmes, les habitants ayant interdiction de sortir de leur région de résidence, que ce soit pour visiter leurs proches ou pour se rendre dans une résidence secondaire. Hormis durant les fêtes de Noël, quelques exceptions ayant été possibles pour permettre les réunions de famille, et des ouvertures ponctuelles de la région de Madrid, de l’Estrémadure et des archipels des Baléares et des Canaries, les voyages hors des « frontières » régionales sont limités aux raisons professionnelles et aux motifs impérieux. Certaines régions ont même restreint la mobilité à l’échelle de la commune, du canton ou de la province, comme le Pays basque, la Catalogne ou encore l’Andalousie, où, depuis trois mois, les habitants n’ont pas le droit de sortir de l’équivalent de leur département.L’Andalousie est d’autant plus pressée de permettre la mobilité des personnes vaccinées qu’elle est techniquement prête pour ça : elle a été l’une des premières régions d’Espagne à mettre en place, dès la fin du mois de février, un certificat de vaccination numérique, avec code QR, portant la date et le numéro du lot du vaccin administré, téléchargeable sur le site de la santé publique andalouse et l’application locale ClicSalud +. Les régions de Castille-Leon, Madrid ou la Galice, gouvernées par le Parti populaire (PP, droite), qui ont développé, depuis, des certificats similaires, pourraient être tentées de lui emboîter le pas.(...)En Espagne, les communautés autonomes, en coordination avec le ministère de la santé, émettront et fourniront les certificats européens. L’échec tonitruant de l’application nationale Radar Covid, téléchargée par 18 % des Espagnols, mais inefficace, notamment en raison du manque de collaboration de certaines régions autonomes, comme la Catalogne ou Madrid, a sans doute découragé le gouvernement d’imposer un nouvel instrument de gestion centralisé.

    #Covid-19#migration#migrant#espagne#andalousie#sante#passeportvaccinal#deplacementinterne#UE

  • Covid-19 : l’Australie et la Nouvelle-Zélande ouvrent une « bulle de voyage »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/04/20/covid-19-l-australie-et-la-nouvelle-zelande-ouvrent-une-bulle-de-voyage_6077

    Lundi, les deux voisins des antipodes, qui ont fermé leurs frontières internationales en mars 2020 pour lutter contre la pandémie de Covid-19, ont inauguré un nouvel espace de liberté. Il permet à leurs habitants de se déplacer d’un pays à l’autre sans aucune contrainte.
    Devant les bornes d’enregistrement de l’aéroport international de Sydney, lundi 19 avril, Sue Grocott oscille entre rires et larmes. Dans quelques heures, elle atterrira à Auckland et rencontrera, pour la première fois, son petit-fils d’un an. L’Australie et la Nouvelle-Zélande, dont les frontières internationales sont fermées depuis mars 2020, ont inauguré, le matin même, une « bulle de voyage » qui permet aux habitants des deux pays de se déplacer de part et d’autre de la mer de Tasman sans motifs impérieux ni quarantaine hôtelière. « Le début d’un nouveau chapitre dans notre réponse au Covid-19 et pour notre rétablissement », s’était félicitée, le 6 avril, la première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern.
    Les deux voisins des antipodes, qui ont adopté une stratégie de tolérance zéro vis-à-vis du SARS-CoV-2, ont réussi à éradiquer la circulation du virus sur leur territoire et à retrouver une vie normale – sans masques et avec très peu de mesures de distanciations physiques –, mais au prix d’un isolement inédit. Depuis plus d’un an, leurs frontières sont fermées aux étrangers non-résidents et toute personne arrivant sur leur sol est soumise à une quarantaine, obligatoire et payante, dans un hôtel.En Australie, les ressortissants ne peuvent, en outre, quitter leur pays qu’en cas de raisons essentielles, après avoir obtenu une dérogation des autorités. Depuis octobre 2020, Canberra avait ouvert son territoire aux Néo-Zélandais, mais la réciproque n’était pas vraie et Wellington avait maintenu les mesures de quatorzaine pour les « Kiwis » de retour dans l’archipel suite à un séjour sur l’île-continent.
    Après avoir maintes fois repoussé la perspective d’instaurer un corridor sanitaire, le gouvernement néo-zélandais a finalement jugé, début avril, que « le risque [était] aussi faible que possible ». Désormais les citoyens des deux pays peuvent se déplacer librement et sans tests préalables. Mais cette « bulle » pourra être immédiatement suspendue si des cas d’origine inconnue sont découverts d’un côté ou de l’autre de la mer de Tasman.
    (...)En Nouvelle-Zélande où, en 2019, les Australiens représentaient près de 40 % des visiteurs étrangers, les autorités misent sur cette liberté retrouvée pour relancer le secteur touristique, durement affecté par la fermeture des frontières internationales. Selon leur calcul, le pays pourrait engranger jusqu’à 600 millions d’euros grâce au retour des voyageurs australiens à deux mois de l’ouverture de la saison de ski.Pour Canberra, il s’agit surtout d’une « première étape ». Le gouvernement conservateur rêve d’instaurer d’autres « bulles de voyage » avec d’autres Etats de la région ayant réussi à contrôler l’épidémie de coronavirus, comme Singapour, la Corée du Sud ou encore certaines îles du Pacifique mais, pour l’instant, il estime que les conditions ne sont pas réunies. Le 1er avril, le petit archipel des Palaos et Taïwan avaient été les premiers à inaugurer ce concept. Hong Kong et Singapour ont également entrepris des discussions en octobre 2020.

    #Covid-19#migrant#migration#australie#nouvellezelande#sante#bulledevoyage#circulation#frontiere#tourisme#zerocovid

  • #Belgique : Les conséquences de la privatisation dans le centre d’accueil de demandeur·ses d’asile de #Jalhay (Spa)

    Article du collectif Migrations Libres : « Centre d’accueil de Jalhay : quand les demandeur·ses d’asile paient le prix de la #privatisation » (https://migrationslibres.be/svasta)

    - En octobre 2020, la gestion du centre d’accueil de Jalhay (Spa) est passée de la #Croix-Rouge à la coopérative Svasta.
    - Ce changement a entraîné une importante diminution du personnel et des dysfonctionnements graves : limitation de l’#accès_aux_soins, exploitation des résident·es au profit du gestionnaire privé, logements insalubres, #menaces, #intimidations et #chantage de la part de la direction sur les résident·es.
    - Enregistrée comme coopérative à finalité sociale, #Svasta est administrée par le groupe hôtelier de luxe #Corsendonk et gère les centres sur les sites de ce dernier.
    - Le cas du centre d’accueil de Jalhay illustre les nombreuses questions que pose la tendance à la privatisation des centres d’accueil en Belgique. Nous tentons de mettre en lumière les conditions plus structurelles (réglementations minimales, financement) qui autorisent malheureusement de nombreux dysfonctionnements.

    Article consultable ici et communiqué de presse en pièce jointe
    https://migrationslibres.be/svasta

    #asile #migrations #réfugiés #centres_pour_demandeurs_d'asile #hébergement #logement

    Reçu via la mailing-list Migreurop, le 19.04.2021

    –-
    ajouté à la métaliste #tourisme / #migrations :
    https://seenthis.net/messages/770799

    ping @isskein

  • Covid-19 dans le monde : un comité de l’OMS opposé à la mise en place d’un passeport vaccinal
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/19/covid-19-dans-le-monde-un-comite-de-l-oms-oppose-a-la-mise-en-place-d-un-pas

    Covid-19 dans le monde : un comité de l’OMS opposé à la mise en place d’un passeport vaccinal ;Les experts mandatés par l’organisation onusienne pointent notamment « l’inégalité persistante en matière de distribution mondiale des vaccins ».Alors que la pandémie de Covid-19 continue de sévir dans de nombreux pays, la vaccination semble une étape indispensable à la sortie de crise. L’accès aux vaccins reste toutefois inégalitaire à travers le monde.Si, dans certains Etats, un quart de la population a pu recevoir une dose, cette proportion chute à une personne sur 500 dans des pays pauvres, a regretté, lundi 19 avril, le directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.
    Face à cette « tragédie qu’est l’inégalité vaccinale », la fondation de la militante écologiste Greta Thunberg a annoncé qu’elle allait verser 100 000 euros au mécanisme Covax pour « acheter des vaccins contre le Covid-19, dans le cadre de l’effort mondial vers un accès équitable aux vaccins des personnes les plus à risques ».Une quinzaine de pays dans le monde n’ont pas commencé à vacciner, la majorité en Afrique (Tanzanie, Madagascar, Burkina Faso, Burundi...). Ces pays concentrent environ 2,5 % de la population mondiale.Le comité d’urgence de l’OMS sur la pandémie s’est, quant à lui, prononcé contre la mise en place d’un passeport vaccinal obligatoire pour les voyageurs internationaux. Une décision que ses membres justifient par « les preuves limitées [bien que croissantes] sur la réduction de la transmission » et « étant donné l’inégalité persistante en matière de distribution mondiale des vaccins ».
    « Les Etats parties sont vivement encouragés à reconnaître que l’exigence d’une preuve de vaccination peut aggraver les inégalités et favoriser une liberté de circulation différenciée », ont-ils fait valoir.De nombreux pays sont en train de réfléchir à la mise en place d’un passeport sanitaire pour les voyages, mais aussi pour d’autres activités, même si cette idée suscite de vives critiques et des inquiétudes concernant à la fois de possibles discriminations, mais aussi des doutes sur la protection des données privées.L’Union européenne (UE), notamment, a présenté son projet à ce sujet, la Chine a déjà lancé sa version, tandis que les compagnies aériennes y travaillent également. Aux Etats-Unis, la Maison Blanche a affirmé, au début d’avril qu’elle n’imposerait pas de passeport sanitaire, tout en soulignant que le secteur privé était libre d’avancer vers cette idée.

    #Covid-19#migrant#migration#passeportvaccinal#OMS#sante#circulation#frontiere#UE#etatsunis#chine

  • Avec son passe sanitaire, la France ouvre la voie au dispositif européen
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/19/avec-son-passe-sanitaire-la-france-ouvre-la-voie-au-dispositif-europeen_6077

    La France est devenue, lundi 19 avril, le premier pays à adopter le modèle de certification électronique des tests de dépistage et d’attestation de vaccination contre le Covid-19 discuté depuis plusieurs mois au sein de la Commission européenne, ouvrant la voie au déploiement d’un passeport sanitaire complet avant le début de l’été. Pour l’instant limitée au contrôle de certains vols à destination de la Corse puis de l’outre-mer, l’expérimentation présentée lundi par le secrétaire d’Etat chargé de la transition numérique, Cédric O, pourrait rapidement étendre à d’autres situations l’utilisation de ces documents authentifiés : des discussions sont en cours entre ministères pour savoir si « les concerts, les festivals, les salons professionnels » pourraient y être soumis dans les mois à venir. Le gouvernement a, en revanche, écarté sa mise en place dans les « bars ou les restaurants ». Le Danemark développe un dispositif assez similaire, pour le moment limité aux salons de coiffure, mais bientôt étendu aux bars, restaurants, institutions culturelles et événements sportifs.
    Se présenter à l’aéroport avec un résultat de test non certifié, transmis par un laboratoire ou son médecin, est actuellement accepté, mais la voie envisagée est bien de « renforcer, consolider, uniformiser les pratiques au niveau européen » , selon le cabinet de Cédric O. Autant dire de faire de cette certification le principal moyen, à terme, de vérifier un statut sanitaire lors de contrôles effectués par les autorités.
    En pratique, chaque personne testée à partir du mardi 20 avril recevra un SMS ou un courriel lorsque ses résultats seront entrés, comme c’est déjà le cas, dans la base nationale SI-DEP (pour système d’information national de dépistage populationnel). Un certificat du test de dépistage authentifié par l’Etat français pourra être téléchargé, sur Internet, puis imprimé ou ajouté à l’application mobile TousAntiCovid. Le dispositif sera étendu aux attestations de vaccination – rassemblée dans un autre fichier, VAC-SI – pour les personnes qui recevront une injection à partir du 29 avril. Avant la fin de mai, selon le ministère de la santé, il sera ensuite possible à tous de consulter son historique de tests effectués depuis trois mois et des injections de vaccin reçues – les identifiants du site de l’Assurance-maladie, Ameli, ou de FranceConnect pourront alors être utilisés.
    L’authentification prend visuellement la forme d’un « datamatrix » – semblable à un code-barres, comme le QR code – sécurisé par le standard 2D-Doc, déjà utilisé par l’administration pour lutter contre la fraude aux documents d’identité ou de justificatifs. Il contient plusieurs informations, dont la date et le type de test ou de vaccin, le nom de la personne et un identifiant, sous forme de clé publique de chiffrement, du médecin ou de l’institution (laboratoire, pharmacie) à l’origine de l’acte. C’est ce dernier élément qui permet aux autorités, en scannant le datamatrix, de vérifier que le test n’est pas un faux en le comparant à un fichier centralisé rassemblant les praticiens habilités et placé sous la responsabilité du ministère de la santé.« Le caractère infalsifiable et la rapidité de lecture sont deux des avantages », a insisté Cédric O devant la presse, lundi, en soulignant que le dispositif aurait un intérêt pour les travailleurs frontaliers : des discussions bilatérales sont menées avec « plusieurs pays frontaliers » pour que le certificat français y soit reconnu d’ici « à une quinzaine de jours » – en parallèle du lancement du « certificat numérique vert » européen dans tous les Etats membres, prévu à partir de la mi-juin.
     »Sur le modèle conseillé par la Commission européenne, une troisième option de vérification devrait apparaître dans les prochaines semaines : un « certificat de rétablissement », établi à partir des résultats de tests sérologiques, notamment pratiqués en pharmacie et déjà remontés dans le fichier SI-DEP. Le gouvernement n’a pas encore détaillé les critères sélectionnés. Combien de temps après la fin de l’infection ce certificat serait-il accepté ? Quel taux d’anticorps serait nécessaire pour considérer que le risque de transmission est limité ?« Le fait d’avoir un test négatif ne garantit pas l’absence de contagiosité ou la présence d’une immunité », rappelle en ce sens le professeur Emmanuel Rusch, président du comité de contrôle et de liaison Covid-19, rassemblant scientifiques, parlementaires et représentants de la société civile, placé auprès du ministère de la santé pour donner un avis sur les dispositifs numériques mis en place pendant l’épidémie. « Il faut rappeler que les informations qui seront à l’intérieur de ce passe sanitaire participent à une politique de réduction des risques, mais ne correspondent pas à un risque zéro », explique M. Rusch, également président de la Conférence nationale de santé.

    Le comité doit publier dans les prochains jours un avis sur l’ajout de ces fonctionnalités dans l’application TousAntiCovid, qui profite à plein des mises à jour demandées par le gouvernement : depuis StopCovid, qui se limitait jusqu’à l’automne au suivi des contacts, des statistiques nationales et locales sur l’épidémie puis les attestations de déplacement ont été mises à disposition par ce biais. Les téléchargements sont en augmentation – près de 15 millions au 19 avril –, même si le nombre de notifications (172 000) reste limité.Parmi les points de vigilance sur lesquels souhaite insister le médecin figure l’importance d’encadrer l’accès aux informations constituant une « rupture du secret médical » : le statut vaccinal et le fait d’avoir été, dans le passé, malade du Covid-19. « Il faut penser l’agrégation des données », insiste M. Rusch, en proposant par exemple que le terminal d’un policier ne lui indique qu’un statut (« vert » ou « rouge ») plutôt que des informations plus précises pour permettre de « laisser entre les mains de la personne le choix de ce qu’elle veut montrer ». Un tel système pourrait être rapidement confronté à une « hétérogénéité entre les pays » : comment se passer de détails si, autre exemple, la France décide de ne pas reconnaître l’efficacité du vaccin chinois de Sinopharm, pourtant utilisé au sein de l’Union européenne (UE) ? « Il y a encore pas mal de zones d’incertitudes », conclut le médecin.
    L’idée d’une « approche coordonnée de la certification des vaccinations » avait été évoquée publiquement lors d’un Conseil européen dès le mois de décembre pour envisager une reprise massive des déplacements intra-européens, dans l’espoir notamment de relancer le tourisme. En janvier, la Commission a émis des recommandations techniques pour lancer une plate-forme permettant l’interopérabilité de plusieurs initiatives nationales, comme ce qui est actuellement mis en place pour les applications de traçage de contact.La construction de ce portail a commencé à la mi-avril, mais était déjà dans les esprits de l’exécutif européen depuis le mois de décembre 2019, soit avant la pandémie de Covid-19 : les entreprises françaises Jouve, Cimbiose, Syadem et la filiale belge d’Ipsos avaient alors remporté un appel d’offres concernant des « recommandations pour la mise en place d’une carte de vaccination européenne » dans le cadre d’un projet global de numérisation de la stratégie sanitaire de l’UE. Leurs préconisations guident l’élaboration du futur passeport sanitaire de l’UE.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#passeportvaccinal#UE#frontiere#circulation

  • Avec son passe sanitaire, la France ouvre la voie au dispositif européen
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/19/avec-son-passe-sanitaire-la-france-ouvre-la-voie-au-dispositif-europeen_6077

    La France est devenue, lundi 19 avril, le premier pays à adopter le modèle de certification électronique des tests de dépistage et d’attestation de vaccination contre le Covid-19 discuté depuis plusieurs mois au sein de la Commission européenne, ouvrant la voie au déploiement d’un passeport sanitaire complet avant le début de l’été. Pour l’instant limitée au contrôle de certains vols à destination de la Corse puis de l’outre-mer, l’expérimentation présentée lundi par le secrétaire d’Etat chargé de la transition numérique, Cédric O, pourrait rapidement étendre à d’autres situations l’utilisation de ces documents authentifiés : des discussions sont en cours entre ministères pour savoir si « les concerts, les festivals, les salons professionnels » pourraient y être soumis dans les mois à venir. Le gouvernement a, en revanche, écarté sa mise en place dans les « bars ou les restaurants ». Le Danemark développe un dispositif assez similaire, pour le moment limité aux salons de coiffure, mais bientôt étendu aux bars, restaurants, institutions culturelles et événements sportifs.
    Se présenter à l’aéroport avec un résultat de test non certifié, transmis par un laboratoire ou son médecin, est actuellement accepté, mais la voie envisagée est bien de « renforcer, consolider, uniformiser les pratiques au niveau européen » , selon le cabinet de Cédric O. Autant dire de faire de cette certification le principal moyen, à terme, de vérifier un statut sanitaire lors de contrôles effectués par les autorités.
    En pratique, chaque personne testée à partir du mardi 20 avril recevra un SMS ou un courriel lorsque ses résultats seront entrés, comme c’est déjà le cas, dans la base nationale SI-DEP (pour système d’information national de dépistage populationnel). Un certificat du test de dépistage authentifié par l’Etat français pourra être téléchargé, sur Internet, puis imprimé ou ajouté à l’application mobile TousAntiCovid. Le dispositif sera étendu aux attestations de vaccination – rassemblée dans un autre fichier, VAC-SI – pour les personnes qui recevront une injection à partir du 29 avril. Avant la fin de mai, selon le ministère de la santé, il sera ensuite possible à tous de consulter son historique de tests effectués depuis trois mois et des injections de vaccin reçues – les identifiants du site de l’Assurance-maladie, Ameli, ou de FranceConnect pourront alors être utilisés.
    L’authentification prend visuellement la forme d’un « datamatrix » – semblable à un code-barres, comme le QR code – sécurisé par le standard 2D-Doc, déjà utilisé par l’administration pour lutter contre la fraude aux documents d’identité ou de justificatifs. Il contient plusieurs informations, dont la date et le type de test ou de vaccin, le nom de la personne et un identifiant, sous forme de clé publique de chiffrement, du médecin ou de l’institution (laboratoire, pharmacie) à l’origine de l’acte. C’est ce dernier élément qui permet aux autorités, en scannant le datamatrix, de vérifier que le test n’est pas un faux en le comparant à un fichier centralisé rassemblant les praticiens habilités et placé sous la responsabilité du ministère de la santé.« Le caractère infalsifiable et la rapidité de lecture sont deux des avantages », a insisté Cédric O devant la presse, lundi, en soulignant que le dispositif aurait un intérêt pour les travailleurs frontaliers : des discussions bilatérales sont menées avec « plusieurs pays frontaliers » pour que le certificat français y soit reconnu d’ici « à une quinzaine de jours » – en parallèle du lancement du « certificat numérique vert » européen dans tous les Etats membres, prévu à partir de la mi-juin.
     »Sur le modèle conseillé par la Commission européenne, une troisième option de vérification devrait apparaître dans les prochaines semaines : un « certificat de rétablissement », établi à partir des résultats de tests sérologiques, notamment pratiqués en pharmacie et déjà remontés dans le fichier SI-DEP. Le gouvernement n’a pas encore détaillé les critères sélectionnés. Combien de temps après la fin de l’infection ce certificat serait-il accepté ? Quel taux d’anticorps serait nécessaire pour considérer que le risque de transmission est limité ?« Le fait d’avoir un test négatif ne garantit pas l’absence de contagiosité ou la présence d’une immunité », rappelle en ce sens le professeur Emmanuel Rusch, président du comité de contrôle et de liaison Covid-19, rassemblant scientifiques, parlementaires et représentants de la société civile, placé auprès du ministère de la santé pour donner un avis sur les dispositifs numériques mis en place pendant l’épidémie. « Il faut rappeler que les informations qui seront à l’intérieur de ce passe sanitaire participent à une politique de réduction des risques, mais ne correspondent pas à un risque zéro », explique M. Rusch, également président de la Conférence nationale de santé.

    Le comité doit publier dans les prochains jours un avis sur l’ajout de ces fonctionnalités dans l’application TousAntiCovid, qui profite à plein des mises à jour demandées par le gouvernement : depuis StopCovid, qui se limitait jusqu’à l’automne au suivi des contacts, des statistiques nationales et locales sur l’épidémie puis les attestations de déplacement ont été mises à disposition par ce biais. Les téléchargements sont en augmentation – près de 15 millions au 19 avril –, même si le nombre de notifications (172 000) reste limité.Parmi les points de vigilance sur lesquels souhaite insister le médecin figure l’importance d’encadrer l’accès aux informations constituant une « rupture du secret médical » : le statut vaccinal et le fait d’avoir été, dans le passé, malade du Covid-19. « Il faut penser l’agrégation des données », insiste M. Rusch, en proposant par exemple que le terminal d’un policier ne lui indique qu’un statut (« vert » ou « rouge ») plutôt que des informations plus précises pour permettre de « laisser entre les mains de la personne le choix de ce qu’elle veut montrer ». Un tel système pourrait être rapidement confronté à une « hétérogénéité entre les pays » : comment se passer de détails si, autre exemple, la France décide de ne pas reconnaître l’efficacité du vaccin chinois de Sinopharm, pourtant utilisé au sein de l’Union européenne (UE) ? « Il y a encore pas mal de zones d’incertitudes », conclut le médecin.
    L’idée d’une « approche coordonnée de la certification des vaccinations » avait été évoquée publiquement lors d’un Conseil européen dès le mois de décembre pour envisager une reprise massive des déplacements intra-européens, dans l’espoir notamment de relancer le tourisme. En janvier, la Commission a émis des recommandations techniques pour lancer une plate-forme permettant l’interopérabilité de plusieurs initiatives nationales, comme ce qui est actuellement mis en place pour les applications de traçage de contact.La construction de ce portail a commencé à la mi-avril, mais était déjà dans les esprits de l’exécutif européen depuis le mois de décembre 2019, soit avant la pandémie de Covid-19 : les entreprises françaises Jouve, Cimbiose, Syadem et la filiale belge d’Ipsos avaient alors remporté un appel d’offres concernant des « recommandations pour la mise en place d’une carte de vaccination européenne » dans le cadre d’un projet global de numérisation de la stratégie sanitaire de l’UE. Leurs préconisations guident l’élaboration du futur passeport sanitaire de l’UE.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#passeportvaccinal#UE#frontiere#circulation

  • The secret of Taiwan’s Covid-19 success - Asia Times
    https://asiatimes.com/2021/04/the-secret-of-taiwans-covid-19-success

    The authors assumed that testing and isolation occurred simultaneously. This was the case in Taiwan, but not in other countries, for example England, where delays between testing, results and isolation diminish the effectiveness of case-based measures.Taiwan is an island nation with the ability to control the introduction of new cases through border control, and the authors acknowledge the findings of this study may not be fully applicable to other countries.This is why the authors focused on the effectiveness of case-based and population-based interventions on local transmission, rather than on border controls on the number of introductions of Covid-19.The authors conclude that intensive contact tracing is not possible when public health systems are overwhelmed. This never happened in Taiwan due to the success of its strategies, but it did, for example, take place in Ireland in January 2021, which experienced a damaging third wave.(...)We already knew there was much to be learned from Taiwan’s success in preventing Covid-19 from taking hold. Now, as vaccines roll out and new variants emerge, we have more information about the comparative and combined contributions of public health measures.

    #Covid-19#migrant#migration#taiwan#sante#politiquesante#systemesante#frontiere#controle#despistage#tracking

  • India loses a complex plot as Covid surges back - Asia Times
    https://asiatimes.com/2021/04/india-loses-a-complex-plot-as-covid-surges-back

    India is in the grip of a massive second wave of Covid-19 infections, surpassing even the United States in terms of new daily infections.
    The current spike came after a brief lull: daily new cases had fallen from 97,000 new cases per day in September 2020 to around 10,000 per day in January 2021. However, from the end of February, daily new cases began to rise sharply again, passing 100,000 a day, and now crossing the 200,000 mark.
    Night curfews and weekend lockdowns have been reinstated in some states, such as Maharasthra (including the financial capital Mumbai). Health services and crematoriums are being overwhelmed, test kits are in short supply, and wait times for results are increasing.
    How has the pandemic spread? Residents in slum areas and those without their own household toilet have been worst affected, implying poor sanitation and close living have contributed to the spread.
    One word that has dominated discussions about why cases have increased again is laaparavaahee (in Hindi), or “negligence”. The negligence is made out to be the fault of individuals not wearing masks and social distancing, but that is only part of the story.Negligence can be seen in the near-complete lack of regulation and its implementation wherever regulations did exist across workplaces and other public spaces. Religious, social and political congregations contributed directly through super-spreader events, but this still doesn’t explain the huge rise in cases.
    The second wave in India also coincides with the spread of the UK variant. A recent report found 81% of the latest 401 samples sent by the state of Punjab for genome sequencing were found to be the UK variant.Studies have found this variant might be more capable of evading our immune systems, meaning there’s a greater chance previously infected people could be reinfected and immunised people could be infected.
    Many states have set up expert committees to re-examine and verify Covid-19 deaths after criticism that reported death rates were not accurate. Many states made corrections in mortality figures, and the full extent of undercounting is being actively researched.

    District-level mortality data, both in the first wave as well as in the current wave, confirm that the global case fatality rate of 3.4% was breached in several districts of states such as Maharashtra, Punjab and Gujarat. Case fatality rates in some of the worst-affected districts were above 5%, similar to the 5% mortality level in the US.
    What are the challenges this time?A majority of the cases and deaths (81%) are being reported from ten (of 28) states, including Punjab and Maharashtra. Five states (Maharashtra, Chhattisgarh, Karnataka, Uttar Pradesh and Kerala) account for more than 70% of active cases. But the infection seems to have moved out of bigger cities to smaller towns and suburbs with less health infrastructure.
    Last year, the government’s pandemic control strategy included government staff from all departments (including non-health departments) contributing to Covid control activities, but these workers have now been moved back to their departments. This is likely to have an effect on testing, tracing and treating cases. And health-care workers now have a vaccine rollout to contend with, as well as caring for the sick.
    What now?In early March the government declared the endgame of the pandemic in India. But their optimism was clearly premature.Despite an impressive 100 million-plus immunizations, barely 1% of the country’s population is currently protected with two doses. The India Task Force is worried that monthly vaccine supplies at the current capacity of 70 million to 80 million doses per month would “fall short by half” for the target of 150 million doses per month.Strict, widespread lockdowns we have seen elsewhere in the world are not appropriate for all parts of India given their effect on the working poor. Until wider vaccination coverage is achieved, local containment measures will have to be strengthened.This includes strict perimeter control to ensure there is no movement of people in or out of zones with local outbreaks, intensive house-to-house surveillance to ensure compliance with stay-at-home orders where they are in place, contact tracing, and widespread testing.It should go without saying large congregations such as political rallies and religious festivals should not be taking place, and yet they have been.Strong leadership and decentralised strategies with a focus on local restrictions is what we need until we can get more vaccines into people’s arms

    #Covid-19#migrant#migration#inde#sante#travailleurmigrant#deplacementinterne#pelerinage#transmission#confinement

  • Experts in Singapore wary of rise in mutant coronavirus strains amid plans to relaunch Hong Kong travel bubble | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/week-asia/health-environment/article/3130159/experts-singapore-wary-rise-mutant-coronavirus-strains

    Experts in Singapore wary of rise in mutant coronavirus strains amid plans to relaunch Hong Kong travel bubble. Health care experts say the trend should be closely watched as the island nation continues to open its borders. They also say the detection of two new local infection clusters in the past week is a sign residents should not let their guard down
    Singaporeis facing an uptick in Covid-19 cases amid reports of a rising number of mutant strains circulating overseas, with health care experts saying this trend should be closely watched as the city state seeks to launch a quarantine-free travel bubble with Hong Kong.
    Health authorities on Monday afternoon reported 20 new infections, 19 of which were imported. Of the island nation’s 170 imported cases
    in the past week, 63 came from India, which is battling a deadly new wave of cases stemming from a new and possibly more virulent variant of the disease.While Singapore has largely brought the virus under control, in recent months it has reported between 10 and 40 imported cases a day as foreigners with work passes and student passes return to the country, along with those on dependent passes.

    #Covid-19#migrant#migration#singapour#hongkong#inde#sante#bulledevoyage#variant#circulation#frontiere

  • Joy, actually: happy reunions fill Auckland airport as trans-Tasman bubble begins | New Zealand | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/apr/19/joy-actually-happy-reunions-fill-auckland-airport-as-trans-tasman-bubbl
    https://i.guim.co.uk/img/media/a69d596c025445326e1c4e21f2e61bae61cd3733/0_158_4733_2840/master/4733.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Joy, actually: happy reunions fill Auckland airport as trans-Tasman bubble begins. Emotional scenes in arrivals hall as hundreds of travellers touch down on first day of quarantine-free travel from Australia
    Lisa Tetai warned her son not to take a sick day when he picked her up from Auckland airport. “I thought there might be media there,” she explains.She wasn’t wrong.As she stepped into the arrivals hall on Monday afternoon, Tetai, like hundreds of others who travelled to New Zealand on the first day of what has been dubbed the trans-Tasman travel “bubble” with Australia, was swamped; a flash of cameras, journalists buzzing with anticipation, then, pushing through the crowd, the people she had actually come to see. Cue tears.
    “I was supposed to be here for a funeral,” she said. “My uncle was admitted to hospital and I booked the earliest ticket I could get. He didn’t make it. They had the funeral last week, but I wanted to see my son and my grandson.
    “I’ve got family all over the North Island and before the pandemic I came back four or five times a year. It has been really, really hard.”
    It happened over and over again. Steph Wood was already crying when she walked into the cacophony. So too was her mother, Narelle. Wood had hoped to be back for Christmas last year, but a Covid outbreak in her home city of Sydney delayed the beginning of the long-mooted quarantine exemption for Australian arrivals.

    When it was finally announced two weeks ago, she didn’t waste time.

    “It was just like, I need to be here as soon as I possibly can,” she said. “I haven’t been back since 2019, I have been counting down the days.”

    Narelle was mostly speechless: “It’s just too good to have her back.”

    So it went all afternoon. A never-ending stream of emotional airport scenes, as though someone had organised a mass re-enactment of Love Actually’s opening montage. It was hard not to be moved. Not only by the reunions but also by the deep link these two island nations share
    Both Auckland airport and the airlines supplying the flights had put a lot of work into manufacturing this media moment – an acoustic band played the same Dave Dobbyn song on repeat all afternoon (Welcome home / I bid you welcome / I bid you welcome) and Jetstar served champagne in the departures lounge – possibly a budget airline world-first – before the first flight to leave Sydney.And for good reason. Monday might have been a day for reunions but there is a lot riding on the bubble. The pandemic has decimated both airlines and the tourism industry. According to Tourism Australia, 8,000 international visitors came in January – a 99% decrease from the year before.For both countries, pulling visitors from across the ditch is a crucial lifeline, particularly as lagging vaccine rollouts have forced politicians to warn other international travel may be some time off.
    While the New Zealand prime minister, Jacinda Ardern, said on Monday that her government was exploring options for travel bubbles with other Covid-free nations in the Pacific, it would not look further afield. Similarly, the Australian prime minister, Scott Morrison said on Sunday that Australia was “in no hurry to open those borders” to other countries.
    The questions is whether, after the initial flurry of reunions, the bubble between these two countries will offer a genuine economic boon for devastated tourism industries.Pre-Covid, Australians made up about 40% of the international visitors to New Zealand and spent $2.7bn in 2019. New Zealanders spent almost the same amount – $2.6bn in 2019, although Australia’s larger tourism market meant they only made up about 15% of visitors there. Perhaps aware of the political risks to welcoming Australians if there were to be an outbreak – a new poll by Research New Zealand for RNZ found 22% of New Zealanders were on the fence about the bubble and 28% were against an opening – Ardern has warned the high probability of fresh Covid-19 outbreaks meant the travel bubble could be burst at any moment.
    Indeed, new arrivals on Monday were warned they could be forced into quarantine in the event of an outbreak. But despite the tough stance, Ardern also seemed to get swept up in the enthusiasm on Monday, saying she was personally experiencing some of the excitement that had greeted the travel bubble. “I, like many New Zealanders, have friends and family in Australia,” she said, including some who were “desperate to return to New Zealand”.
    “I know how enthusiastically this has been greeted and I’m really pleased about that,” she said. “It is truly exciting to be able to welcome our Tasman cousins quarantine-free to Aotearoa.”Still, that level of uncertainty could mean that many holiday-makers will delay trips while they wait to see how it unfolds. Tourism NZ acknowledges this, saying its scenario modelling showed it could take until January 2022 for Australia to reach 80% recovery to pre-Covid 19 levels.

    #Covid-19#migrant#migration#australie#nouvellezelande#tasmanie#bulledevoyage#circulation#frontiere#sante#economie#tourisme

  • La surmortalité en France deux fois plus élevée chez les personnes nées à l’étranger - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/31611/la-surmortalite-en-france-deux-fois-plus-elevee-chez-les-personnes-nee

    Un rapport de l’Institut national des statistiques, Insee, met en lumière la surmortalité qui a été « 2,1 fois plus forte » chez les personnes nées à l’étranger que celles nées en France en 2020, notamment pendant la première vague de la pandémie de coronavirus. Les Africains et les Asiatiques sont particulièrement concernés.Les personnes nées à l’étranger ont connu en 2020, pendant la première vague de la pandémie de Covid-19, une surmortalité deux fois plus élevée que celles nées en France.
    Les décès sont d’ailleurs plus importants chez les personnes originaires d’Afrique, a révélé une enquête de l’Insee, publiée vendredi 16 avril. Si le nombre des morts a augmenté en moyenne de 9% l’an dernier par rapport à 2019 en France, avec 669 000 morts, celui des personnes étrangères a bondi de 17%, précise l’Institut national des statistiques."Pendant la première vague de la pandémie, la hausse des décès des personnes nées à l’étranger a ainsi été 2,1 fois plus forte en moyenne que celle des personnes nées en France", écrit l’Insee, fournissant un aperçu inédit de l’impact de la crise sanitaire sur cette population.
    Dans le détail, la surmortalité a surtout frappé les Maghrébins avec une hausse de 21% (40 100 décès). Les Africains venus d’autres pays (hors Maghreb) ont vu leur mortalité augmenter de 36 % (7 400 décès).L’Asie n’est pas non plus épargnée. Les patients d’origine asiatique ont aussi connu une forte surmortalité, avec un bond de 29% des décès (6 300), alors que ceux originaires d’Europe, d’Amérique ou d’Océanie ont enregistré une hausse de leur mortalité « proche de celle observée pour les personnes nées en France ».
    Si l’Insee affirme que son étude « ne permet pas d’expliquer la différence de surmortalité » entre ces différentes populations, elle relève toutefois que l’écart s’est surtout creusé aux mois de mars et avril 2020, lorsque la situation épidémique a conduit au premier confinement.Sur ces deux mois précis, « toutes causes confondues, les décès de personnes nées à l’étranger ont augmenté de 49% » par rapport à la même période de 2019, contre 23% chez celles nées en France.En particulier, les données de l’Insee révèlent que pendant ces deux mois, la surmortalité a culminé à 55% chez les Maghrébins, 117% chez le reste des Africains et 92% chez les Asiatiques.
    Le ratio de la surmortalité des étrangers « est plus modéré pour la deuxième vague (1,7 contre 2,1), même s’il demeure élevé », écrit encore l’organe de statistique.
    Ces données factuelles viennent conforter l’idée, appuyées par certaines enquêtes publiées ces derniers mois par des associations, que les migrants les plus précaires ont connu une surexposition au virus.Ainsi, une étude menée par Médecins sans frontières (MSF) à l’été 2020, publiée en octobre, mettait en évidence une prévalence « énorme » chez ces personnes.Selon MSF, le taux de positivité au Covid-19 atteignait 50% dans les centres d’hébergement et 89% dans les foyers de travailleurs migrants en Île-de-France, essentiellement peuplés par des ressortissants africains. L’étude de l’Insee, elle aussi, met en évidence que « la hausse des décès a été particulièrement forte en Île-de-France », avec une augmentation de 93% des décès en mars-avril 2020, comparé à la même période de l’année précédente.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#surmortalite#etranger#minorité#inegalite#systemesante#economie#vulnerabilite#travailleurmigrant#foyer

  • « C’est un cauchemar » : en Inde, New Delhi reconfinée face à la flambée de l’épidémie de Covid-19
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/19/c-est-un-cauchemar-en-inde-new-dehli-reconfinee-face-a-la-flambee-de-l-epide

    Le directeur du All India Institute of Medical Sciences (AIIMS), le plus grand hôpital de Delhi, Randeep Guleria, demande trois mesures immédiates : la création de zones de confinement, l’interdiction des foules et le renforcement de la vaccination. « Nous aurions dû être plus vigilants. Nous savions que des variants [du Covid-19] circulaient dans le monde. Ce n’était qu’une question de temps avant que les souches ne soient trouvées en Inde… Nous avons été complaisants », a t-il déclaré sur une chaîne de télévision indépendante, NDTV.Tout le pays est débordé par la deuxième vague. L’Inde a enregistré dimanche 273 810 infections et 1 619 morts et a dépassé le cap des 15 millions d’infections et des 178 769 morts depuis le début de l’épidémie.
    Les chiffres sont impressionnants, mais sont loin de donner une idée exacte de l’ampleur des contaminations, en raison de l’éloignement des campagnes, mais aussi de la volonté de certains dirigeants de minimiser l’épidémie. La presse indienne s’est fait l’écho de plusieurs cas troublants dans différents Etats où les données officielles de décès ne correspondent pas à l’explosion du nombre de personnes incinérées. (...)
    L’investissement du premier ministre et de son ministre de l’intérieur, Amit Shah, apparaît totalement décalé par rapport à la crise sanitaire que traverse le pays. Les deux alliés continuent à rassembler des milliers de personnes, qui font fi des normes de sécurité et de distanciation physique. Samedi, Narendra Modi s’est même réjoui devant ses sympathisants de réunir une foule inédite de partisans. L’opposition de droite comme de gauche crie à la « négligence », à « l’impréparation ». Elle pointe la responsabilité du chef de gouvernement qui, lors de la première vague, a mis à genou l’économie et ignoré le sort de millions de migrants en imposant un confinement extrême et qui, lors de la deuxième vague, beaucoup plus grave, préfère battre les estrades.
    Le premier ministre s’est résigné à demander aux hindous qui célèbrent la Kumbh Mela à Haridwar, un pèlerinage géant dans l’Himalaya, de le faire de manière « symbolique ». L’injonction arrive trop tard : Haridwar, où des millions de dévots se sont pressés pour se baigner dans le Gange, est devenu un super-propagateur du virus.
    En l’absence de mesures de confinement, on voit mal comment l’Inde pourra briser la chaîne des transmissions. Le pays vaccine – 122 millions de doses ont été administrées – mais, rapporté à son 1,3 milliard d’habitants, les efforts sont très insuffisants. L’Inde a atteint seulement 9 % de sa population, quand le Royaume-Uni, avec 42 millions de doses administrées, a vacciné 63 % de ses habitants, et les Etats-Unis, avec 205 millions de doses, a pu faire bénéficier la moitié de sa population de plus de 18 ans d’au moins une dose de vaccin.
    L’ancien premier ministre, Manmohan Singh, est sorti de sa réserve, dimanche, pour appeler M. Modi à intensifier la vaccination et donner plus de souplesse aux gouvernements des Etats pour décider des catégories prioritaires.

    #Covid-19#migrant#migration#inde#sante#travailleurmigrant#deplacementinterne#perlerinage#vaccination#transmission

  • Covid-19 en France : l’application TousAntiCovid intégrera bientôt les certificats de tests et de vaccination
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/18/covid-19-en-france-l-application-tousanticovid-va-certifier-les-tests-et-la-

    Les certifications de tests et de vaccination bientôt disponible sur TousAntiCovid. TousAntiCovid, l’application de suivi des malades du Covid-19, va intégrer un carnet permettant de prouver le résultat positif ou négatif d’un test de détection du virus, puis de certifier l’état vaccinal, a annoncé, dimanche, le gouvernement dans une invitation à la presse.
    « TousAntiCovid-Carnet, dont l’expérimentation débute ces prochains jours, vise à stocker sous forme numérique [dans l’application] et de manière sécurisée [une] preuve de test négatif ou positif certifiée et, demain, une attestation certifiée de vaccination », est-il précisé, alors que le dispositif doit être présenté lundi. « La France s’engage dès maintenant dans l’expérimentation de la fonctionnalité TousAntiCovid-Carnet lors des vols à destination de la Corse et des outre-mer », annonce le gouvernement, qui souhaite ensuite étendre le procédé aux déplacements vers les pays de l’Union européenne.

    #Covid-19#migrant#migration#france#UE#sante#passeportvaccinal#frontiere#circulation#vaccination#test

  • Covid-19 : 1 500 euros d’amende en cas de non-respect de la quarantaine pour les voyageurs venant du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/19/covid-19-1-500-euros-d-amende-en-cas-de-non-respect-de-la-quarantaine-pour-l

    Covid-19 : 1 500 euros d’amende en cas de non-respect de la quarantaine pour les voyageurs venant du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud. Matignon avait annoncé samedi que la France allait instaurer une quarantaine obligatoire de dix jours pour les voyageurs en provenance de ces destinations. Au début de la deuxième semaine de vacances unifiée, la situation sur le front épidémique est toujours fragile en France et le gouvernement cherche à éviter une éventuelle propagation des « variants » du coronavirus, comme celui qui ravage le Brésil.
    Le nombre de malades du Covid-19 en « soins critiques » (réanimation, soins intensifs et surveillance continue) s’est stabilisé depuis une semaine, d’abord légèrement au dessus de 5 900, légèrement en dessous depuis samedi. Un niveau encore loin du pic de la première vague en avril 2020 (7 000), mais tout de même un « plateau haut », mettent en garde les médecins, comme l’épidémiologiste Dominique Costagliola lundi sur France Inter. Et comme les contaminations restent à un niveau élevé, « plus de 30 000 par jour », la France n’est « certainement pas dans une situation qui permet d’espérer une embellie proche » dans la lutte contre le virus qui a déjà causé plus de 100 000 morts, a-t-elle averti.
    D’autant que les vacances scolaires, dont le gouvernement a unifié les dates sur tout le territoire à l’occasion des nouvelles mesures de semi-confinement imposées fin mars, s’achèvent bientôt. Les élèves du primaire doivent retourner en classe le 26 avril, collégiens et lycéens début mai. Pas de quoi « espérer une baisse massive (de la circulation du virus) d’ici à fin mai, » selon cette spécialiste. Et ce alors que le gouvernement espère toujours commencer à desserrer l’étau des restrictions mi-mai, objectif avancé par Emmanuel Macron, tandis que certains pays voisins ont déjà entamé un déconfinement.
    Les voyageurs en provenance du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud encourent 1 500 euros d’amende en cas de non-respect de la quarantaine imposée à leur arrivée en France, a annoncé lundi 19 avril le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. Il y aura « à la clé des amendes, ce sera une contravention de cinquième classe, c’est donc je crois 1 500 euros, 3 000 euros en cas de récidive, ça me semble être tout à fait dissuasif et un cadre extrêmement strict », a-t-il déclaré sur Europe 1.
    « Quand vous arriverez, au lieu d’avoir comme aujourd’hui une demande d’auto-isolement, vous aurez une obligation de vous isoler, avec un arrêté préfectoral nominatif qui sera rendu, avec votre nom » pour une durée de « dix jours », et « il y aura des contrôles par la police, par la gendarmerie, qui permettront de vérifier que vous êtes bien dans le lieu où vous devez vous isoler », a-t-il confirmé.Matignon avait annoncé samedi que la France allait instaurer une quarantaine obligatoire de dix jours pour les voyageurs en provenance du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud face à l’inquiétude sur les variants du Covid-19. Les liaisons aériennes avec le Brésil sont suspendues jusqu’à ce vendredi inclus, mais celles avec l’Argentine, le Chili et l’Afrique du Sud – où, selon Paris, la présence de variants n’atteint « pas les niveaux observés au Brésil » – sont maintenues. Les voyageurs venant de ces trois pays, ainsi que du Brésil, devront toutefois se soumettre désormais à un isolement de dix jours, accompagné de restriction des horaires de sortie, avec un renforcement des amendes. La mesure sera progressivement mise en œuvre jusqu’à sa pleine entrée en vigueur samedi 24 avril et s’appliquera également aux voyageurs en provenance de Guyane.

    #Covid-19#migration#migrant#france#bresil#argentine#chili#afriquedusud#variant#sante#quarantaine#circulation#frontieree

  • Réfugiés : contourner la #Croatie par le « #triangle » #Serbie - #Roumanie - #Hongrie

    Une nouvelle route migratoire s’est ouverte dans les Balkans : en Serbie, de plus en plus d’exilés tentent de contourner les barbelés barrant la #Hongrie en faisant un crochet par la Roumanie, avant d’espérer rejoindre les pays riches de l’Union européenne. Un chemin plus long et pas moins risqué, conséquence des politiques sécuritaires imposées par les 27.

    Il est 18h30, le jour commence à baisser sur la plaine de #Voïvodine. Un groupe d’une cinquantaine de jeunes hommes, sacs sur le dos et duvets en bandoulière, marche d’un pas décidé le long de la petite route de campagne qui relie les villages serbes de #Majdan et de #Rabe. Deux frontières de l’Union européenne (UE) se trouvent à quelques kilomètres de là : celle de la Hongrie, barrée depuis la fin 2015 d’une immense clôture barbelée, et celle de la Roumanie, moins surveillée pour le moment.

    Tous s’apprêtent à tenter le « #game », ce « jeu » qui consiste à échapper à la police et à pénétrer dans l’UE, en passant par « le triangle ». Le triangle, c’est cette nouvelle route migratoire à trois côtés qui permet de rejoindre la Hongrie, l’entrée de l’espace Schengen, depuis la Serbie, en faisant un crochet par la Roumanie. « Nous avons été contraints de prendre de nouvelles dispositions devant les signes clairs de l’augmentation du nombre de personnes traversant illégalement depuis la Serbie », explique #Frontex, l’Agence européenne de protection des frontières. Aujourd’hui, 87 de ses fonctionnaires patrouillent au côté de la police roumaine.

    Depuis l’automne 2020, le nombre de passages par cet itinéraire, plus long, est en effet en forte hausse. Les #statistiques des passages illégaux étant impossibles à tenir, l’indicateur le plus parlant reste l’analyse des demandes d’asiles, qui ont explosé en Roumanie l’année dernière, passant de 2626 à 6156, soit une hausse de 137%, avec un pic brutal à partir du mois d’octobre. Selon les chiffres de l’Inspectoratul General pentru Imigrări, les services d’immigrations roumains, 92% de ces demandeurs d’asile étaient entrés depuis la Serbie.

    “La Roumanie et la Hongrie, c’est mieux que la Croatie.”

    Beaucoup de ceux qui espèrent passer par le « triangle » ont d’abord tenté leur chance via la Bosnie-Herzégovine et la Croatie avant de rebrousser chemin. « C’est difficile là-bas », raconte Ahmed, un Algérien d’une trentaine d’années, qui squatte une maison abandonnée de Majdan avec cinq de ses compatriotes. « Il y a des policiers qui patrouillent cagoulés. Ils te frappent et te prennent tout : ton argent, ton téléphone et tes vêtements. Je connais des gens qui ont dû être emmenés à l’hôpital. » Pour lui, pas de doutes, « la Roumanie et la Hongrie, c’est mieux ».

    La route du « triangle » a commencé à devenir plus fréquentée dès la fin de l’été 2020, au moment où la situation virait au chaos dans le canton bosnien d’#Una_Sana et que les violences de la police croate s’exacerbaient encore un peu plus. Quelques semaines plus tard, les multiples alertes des organisations humanitaires ont fini par faire réagir la Commission européenne. Ylva Johansson, la Commissaire suédoise en charge des affaires intérieures a même dénoncé des « traitements inhumains et dégradants » commis contre les exilés à la frontière croato-bosnienne, promettant une « discussion approfondie » avec les autorités de Zagreb. De son côté, le Conseil de l’Europe appelait les autorités croates à mettre fin aux actes de tortures contre les migrants et à punir les policiers responsables. Depuis, sur le terrain, rien n’a changé.

    Pire, l’incendie du camp de #Lipa, près de #Bihać, fin décembre, a encore aggravé la crise. Pendant que les autorités bosniennes se renvoyaient la balle et que des centaines de personnes grelottaient sans toit sous la neige, les arrivées se sont multipliées dans le Nord de la Serbie. « Rien que dans les villages de Majdan et Rabe, il y avait en permanence plus de 300 personnes cet hiver », estime Jeremy Ristord, le coordinateur de Médecins sans frontières (MSF) en Serbie. La plupart squattent les nombreuses maisons abandonnées. Dans cette zone frontalière, beaucoup d’habitants appartiennent aux minorités hongroise et roumaine, et Budapest comme Bucarest leur ont généreusement délivré des passeports après leur intégration dans l’UE. Munis de ces précieux sésames européens, les plus jeunes sont massivement partis chercher fortune ailleurs dès la fin des années 2000.

    Siri, un Palestinien dont la famille était réfugiée dans un camp de Syrie depuis les années 1960, squatte une masure défoncée à l’entrée de Rabe. En tout, ils sont neuf, dont trois filles. Cela fait de longs mois que le jeune homme de 27 ans est coincé en Serbie. Keffieh sur la tête, il tente de garder le sourire en racontant son interminable odyssée entamée voilà bientôt dix ans. Dès les premiers combats en 2011, il a fui avec sa famille vers la Jordanie, puis le Liban avant de se retrouver en Turquie. Finalement, il a pris la route des Balkans l’an dernier, avec l’espoir de rejoindre une partie des siens, installés en Allemagne, près de Stuttgart.

    “La police m’a arrêté, tabassé et on m’a renvoyé ici. Sans rien.”

    Il y a quelques jours, Siri à réussi à arriver jusqu’à #Szeged, dans le sud de la Hongrie, via la Roumanie. « La #police m’a arrêté, tabassé et on m’a renvoyé ici. Sans rien », souffle-t-il. À côté de lui, un téléphone crachote la mélodie de Get up, Stand up, l’hymne reggae de Bob Marley appelant les opprimés à se battre pour leurs droits. « On a de quoi s’acheter un peu de vivres et des cigarettes. On remplit des bidons d’eau pour nous laver dans ce qui reste de la salle de bains », raconte une des filles, assise sur un des matelas qui recouvrent le sol de la seule petite pièce habitable, chauffée par un poêle à bois décati.

    De rares organisations humanitaires viennent en aide à ces exilés massés aux portes de l’Union européennes. Basé à Belgrade, le petit collectif #Klikaktiv y passe chaque semaine, pour de l’assistance juridique et du soutien psychosocial. « Ils préfèrent être ici, tout près de la #frontière, plutôt que de rester dans les camps officiels du gouvernement serbe », explique Milica Švabić, la juriste de l’organisation. Malgré la précarité et l’#hostilité grandissante des populations locales. « Le discours a changé ces dernières années en Serbie. On ne parle plus de ’réfugiés’, mais de ’migrants’ venus islamiser la Serbie et l’Europe », regrette son collègue Vuk Vučković. Des #milices d’extrême-droite patrouillent même depuis un an pour « nettoyer » le pays de ces « détritus ».

    « La centaine d’habitants qui restent dans les villages de Rabe et de Majdan sont méfiants et plutôt rudes avec les réfugiés », confirme Abraham Rudolf. Ce sexagénaire à la retraite habite une modeste bâtisse à l’entrée de Majdan, adossée à une ruine squattée par des candidats à l’exil. « C’est vrai qu’ils ont fait beaucoup de #dégâts et qu’il n’y a personne pour dédommager. Ils brûlent les charpentes des toits pour se chauffer. Leurs conditions d’hygiène sont terribles. » Tant pis si de temps en temps, ils lui volent quelques légumes dans son potager. « Je me mets à leur place, il fait froid et ils ont faim. Au vrai, ils ne font de mal à personne et ils font même vivre l’épicerie du village. »

    Si le « triangle » reste a priori moins dangereux que l’itinéraire via la Croatie, les #violences_policières contre les sans papiers y sont pourtant monnaie courante. « Plus de 13 000 témoignages de #refoulements irréguliers depuis la Roumanie ont été recueillis durant l’année 2020 », avance l’ONG Save the Children.

    “C’est dur, mais on n’a pas le choix. Mon mari a déserté l’armée de Bachar. S’il rentre, il sera condamné à mort.”

    Ces violences répétées ont d’ailleurs conduit MSF à réévaluer sa mission en Serbie et à la concentrer sur une assistance à ces victimes. « Plus de 30% de nos consultations concernent des #traumatismes physiques », précise Jérémy Ristor. « Une moitié sont liés à des violences intentionnelles, dont l’immense majorité sont perpétrées lors des #push-backs. L’autre moitié sont liés à des #accidents : fractures, entorses ou plaies ouvertes. Ce sont les conséquences directes de la sécurisation des frontières de l’UE. »

    Hanan est tombée sur le dos en sautant de la clôture hongroise et n’a jamais été soignée. Depuis, cette Syrienne de 33 ans souffre dès qu’elle marche. Mais pas question pour elle de renoncer à son objectif : gagner l’Allemagne, avec son mari et leur neveu, dont les parents ont été tués dans les combats à Alep. « On a essayé toutes les routes », raconte l’ancienne étudiante en littérature anglaise, dans un français impeccable. « On a traversé deux fois le Danube vers la Roumanie. Ici, par le triangle, on a tenté douze fois et par les frontières de la Croatie et de la Hongrie, sept fois. » Cette fois encore, la police roumaine les a expulsés vers le poste-frontière de Rabe, officiellement fermé à cause du coronavirus. « C’est dur, mais on n’a pas le choix. Mon mari a déserté l’armée de Bachar avec son arme. S’il rentre, il sera condamné à mort. »

    Qu’importe la hauteur des murs placés sur leur route et la terrible #répression_policière, les exilés du nord de la Serbie finiront tôt ou tard par passer. Comme le déplore les humanitaires, la politique ultra-sécuritaire de l’UE ne fait qu’exacerber leur #vulnérabilité face aux trafiquants et leur précarité, tant pécuniaire que sanitaire. La seule question est celle du prix qu’ils auront à paieront pour réussir le « game ». Ces derniers mois, les prix se sont remis à flamber : entrer dans l’Union européenne via la Serbie se monnaierait jusqu’à 2000 euros.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/Refugies-contourner-la-Croatie-par-le-triangle-Serbie-Roumanie-Ho
    #routes_migratoires #migrations #Balkans #route_des_Balkans #asile #migrations #réfugiés #contournement #Bihac #frontières #the_game

    ping @isskein @karine4

  • Covid-19 : Emmanuel Macron réaffirme l’objectif de « lever les restrictions début mai »
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/04/18/covid-19-macron-reaffirme-l-objectif-de-lever-les-restrictions-debut-mai_607

    Le 31 mars, Emmanuel Macron avait annoncé aux Français le retour du confinement pour une durée de quatre semaines. Le chef de l’Etat a confirmé, dimanche 18 avril, que la réouverture du pays ne serait pas reportée malgré une situation sanitaire toujours tendue, avec plus de 35 000 nouveaux cas recensés samedi et près de 5 900 malades dans les services de réanimation des hôpitaux. « Nous allons progressivement lever les restrictions début mai », a déclaré M. Macron dans un entretien accordé à l’émission « Face the Nation », sur la chaîne de télévision américaine CBS.
    Cet engagement intervient alors que des doutes émergent au sommet de l’Etat sur la possibilité de commencer à rouvrir dès la mi-mai certains lieux accueillant du public, conformément aux promesses présidentielles. La menace des variants dits « brésilien » et « sud-africain » du SARS-CoV-2 a en effet poussé le gouvernement à élargir et à durcir les mesures de restriction contre les voyageurs en provenance de certaines zones à risque. De quoi assombrir la perspective des prochaines semaines.
    Ce contexte n’empêche pas Emmanuel Macron de se montrer positif quant à la possibilité de revoir des touristes américains fouler le sol français dès cet été. Le président de la République a ainsi assuré à CBS que le passeport sanitaire dont l’Union européenne (UE) espère se doter en juin serait « proposé » aux citoyens des Etats-Unis « lorsqu’ils ont décidé de se faire vacciner ou avec un test PCR négatif ». Cette avancée, selon lui, serait rendue possible par les progrès accomplis sur le Vieux Continent en matière de vaccination. (...)
    Afin de contrer les variants qui circulent aujourd’hui en Amérique latine et en Afrique du Sud, le gouvernement a annoncé, samedi, un renforcement des contrôles aux frontières françaises. Le variant brésilien, dit P1, inquiète en particulier les autorités en raison de sa supposée plus grande résistance aux vaccins. Une quarantaine obligatoire de dix jours sera désormais requise pour tous les voyageurs arrivant du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud. Ces derniers devront présenter à leur arrivée un test PCR négatif de moins de trente-six heures, ou bien un test négatif de moins de soixante-douze heures couplé à un test antigénique négatif de moins de vingt-quatre heures. Des mesures qui concernent également la Guyane.
    A l’exception du Brésil, qui voit sa liaison aérienne avec la France suspendue jusqu’au 23 avril, les vols en provenance de ces pays ne seront néanmoins pas interdits. « D’autres pays pourront être concernés par ces mesures sur la base des critères identifiés par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies », a précisé Matignon dans un communiqué. Des discussions doivent avoir lieu à ce sujet en début de semaine.

    #Covid-19#migrant#migration#france#bresil#guyane#chili#argentine#etatsunis#sante#circulation#test#vaccination#passeportsanitaire#quarantaine#variant

  • « Si on m’avait dit que je travaillerais au calme dans cet endroit paradisiaque… » : en Thaïlande, un éden pour les télétravailleurs sans frontières
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/04/19/si-on-m-avait-dit-que-je-travaillerais-au-calme-dans-cet-endroit-paradisiaqu

    L’île de Koh Phangan accueille de nombreux exilés occidentaux, adeptes du travail à (longue) distance. La crise sanitaire a accentué le phénomène des « nomades numériques », soucieux de changer de cadre de vie. Un casque sur les oreilles, les yeux rivés sur l’ordinateur, Jonathan Dizdarevic est concentré sur son écran : cet ingénieur en informatique, Français d’origine bosniaque, travaille d’arrache-pied sur le développement d’une application VPN, réseau privé virtuel qui permet d’établir une connexion Internet sécurisée. L’air est si chaud, si moite, à peine rafraîchi par un ventilateur, que ce grand blond de 33 ans a tombé la chemise. Derrière lui, un paysage paradisiaque : une plage à la splendeur de carte postale, sable blanc sur horizon bleuté, la « zen beach » où une foule d’exilés volontaires vient chaque soir admirer le soleil rouge sang qui s’enfonce dans le golfe de Thaïlande. Un peu plus loin, il y a même une zone réservée aux nudistes.
    Jonathan Dizdarevic, 33 ans, de nationalité française, travaille sur le développement d’une applcation VPN. Ici le 5 mars 2021, au Zen Hub, espace de coworking dans l’île de Koh Phangan, en Thaïlande.
    C’est un après-midi tranquille sur l’île de Koh Phangan, l’une des places fortes mondiales des « nomades numériques », expression désormais convenue pour désigner tous ces jeunes en errance sur la planète, ordinateurs portables en bandoulière, prêts à travailler n’importe où, au gré de leurs envies. Ils ont la trentaine, la quarantaine pour les plus âgés, et ce sont des gens du voyage d’un genre nouveau : les errants de l’univers éternellement mouvant des écrans sans frontières.
    La pandémie a précipité les choses : poussés par les vents mauvais du Covid-19, les digital nomads – l’expression anglaise que tous utilisent pour se désigner – ont vu leurs rangs s’épaissir. Certains, tels des naufragés, ont échoué à Koh Phangan. Ils ne sont toujours pas repartis ; ils y attendent des jours meilleurs, quand ils pourront de nouveau parcourir la planète. « Après avoir travaillé à Paris comme responsable technique dans une boîte de développement numérique, puis continué par la Californie, le Mexique, la Colombie, les Canaries, Hongkong et Singapour, j’ai réalisé que la liberté n’a pas de prix », témoigne Jonathan Dizdarevic. La route a été longue, mais il a fini par se « poser ». Même si ce refuge asiatique n’est pas sa destination finale, l’essentiel, à ses yeux, est d’avoir échappé à l’enfer urbain des grandes villes d’Occident et d’Extrême-Orient : « Je ne me sentais pas à ma place dans le monde du travail ordinaire, et je n’en pouvais plus de dépendre des idées des autres : j’ai terminé en burn-out et j’ai fui.
    Burn-out, dépression, lassitude de la vie dans le « monde d’avant » des sédentaires stressés… A Koh Phangan, certains de ces nomades reviennent de loin. Sophie Vaxelaire, par exemple : une brune de 30 ans au sourire rêveur, désormais professeure de yoga. En 2019, elle a quitté son emploi dans un cabinet de conseil en finance du quartier d’affaires de la Défense, près de Paris. « Depuis longtemps, je ne me sentais plus à l’aise », se souvient-elle devant une tasse de thé à la table du café Indigo, un antre numérique où, dans la grande pièce du premier étage, l’on s’assoit sur un coussin devant l’ordinateur dans le silence quasi sépulcral d’une sainte chapelle. « Un jour, j’ai réalisé que je me mettais à écrire des phrases qui n’avaient plus aucun sens, j’étais complètement déphasée. »
    Sophie Vaxelaire, marquée par son passé d’adolescente anorexique – « J’ai commencé à faire des régimes à partir de 12 ans » – s’emploie désormais à « casser la vision » négative que « certaines femmes ont de leur corps ». Pour ce faire, elle vient de créer son site, Jiva Moon Yoga (Jiva veut dire « âme vivante », en sanskrit), où elle va proposer à des femmes en souffrance une série de cours en ligne comprenant du yoga, de la méditation et des exercices de développement personnel. Il est loin, le temps des jours moroses de la Défense : « Si on m’avait dit, il y a un an et demi, que je travaillerais au calme dans cet endroit paradisiaque… » Et pour pas cher : même si elle vit encore sur ses économies d’ancienne cadre, elle habite un charmant bungalow avec piscine privée pour l’équivalent de 400 euros par mois…
    Une autre Française, la pétillante Marie-Laure Gallez, 27 ans, arrive elle aussi de l’autre côté du miroir, victime d’une modernité devenue étouffante. Ex-ingénieure en informatique et chef de projet à Toulouse pour un prestataire d’Airbus, elle avait déjà « craqué » avant le Covid-19, mais la pandémie l’a amenée, comme d’autres, à s’installer sur les rivages de Koh Phangan. « En France, j’ai passé des mois à me réveiller chaque matin la boule au ventre à la pensée d’aller au boulot, se souvient-elle. Je vivais éternellement insatisfaite, toujours tournée vers le futur. »A son arrivée dans ce pays bouddhiste, une retraite vipasana – l’une des plus anciennes techniques de méditation de l’Inde – lui a permis de se « refroidir », comme elle dit. « L’introspection m’a aidée à retrouver mon équilibre, à me réaligner par rapport aux valeurs qui sont les miennes. » Comme Sophie, elle a créé un site, baptisé « E-motion Coaching », où elle propose des vidéos de quinze minutes déclinées sur vingt-huit jours et consacrées à l’apprentissage du yoga, à la relaxation, à la « poursuite du bien-être ».

    #Covid-19#migrant#migration#france#thailande#sante#digitalnomade#santementale#bienetre

  • La première vague du Covid-19 a frappé durement les personnes originaires d’Afrique et d’Asie
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/04/16/la-premiere-vague-du-covid-19-a-frappe-durement-les-personnes-originaires-d-

    Une étude de l’Insee montre que l’excès de mortalité, toutes causes confondues, est, pour mars et en avril 2020, deux fois plus élevé parmi les personnes nées à l’étranger. Avec la pandémie de Covid-19, le nombre de décès enregistrés en 2020 a fortement augmenté (669 000 morts en France, contre 613 000 en 2019, soit + 9 %). Mais cette hausse est encore plus marquée chez les personnes nées à l’étranger : elle s’élève à 17 %, contre 8 % pour celles qui sont nées en France – soit presque deux fois plus, comme le montre une étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) parue le 16 avril. Ce décalage a été particulièrement net lors de la première vague de l’épidémie de Covid-19, au printemps 2020.Pour effectuer ces comparaisons, l’Insee a utilisé les données statistiques d’état civil de 2019 et de 2020, dans lesquelles les causes de décès sont inconnues (on ne peut donc par les attribuer directement au Covid-19). Elles contiennent cependant des informations socio-démographiques sur les personnes décédées, parmi lesquelles le pays de naissance.Sur l’ensemble de l’année 2020, l’excès de mortalité a touché en priorité des personnes nées en Afrique hors Maghreb (+ 36 %), en Asie (+ 29 %) et au Maghreb (+ 21 %), alors que l’augmentation des décès des personnes originaires d’Europe, d’Océanie et d’Amérique a été similaire à celle des personnes nées en France.
    C’est lors de la première vague épidémique que cet écart a été le plus important. Les plus touchées ont été les personnes nées en Afrique hors Maghreb (+ 117 %), en Asie (+ 92 %) et au Maghreb (+ 55 %), contre + 23 % pour celles nées en France. L’écart a eu tendance à se réduire lors de la seconde vague, même s’il est resté présent. Contrairement à la première vague, ce sont les personnes nées au Maghreb qui ont enregistré la plus forte hausse de décès à l’automne, avec + 36 %.
    Lors que l’on étudie le détail par région de résidence, les disparités sont fortes. L’Ile-de-France a été particulièrement touchée par l’excès de mortalité de la première vague, et ce phénomène a, une fois encore, davantage touché les personnes d’origine étrangère. « La région présente une forte concentration de personnes originaires du Maghreb, de l’Afrique subsaharienne et de l’Asie », explique au Monde Sylvie Le Minez, chef de l’unité des études démographiques et sociales de l’Insee. Elle abrite 32 % des personnes nées au Maghreb, 49 % de celles nées dans un autre pays d’Afrique, et 48 % des personnes originaires d’Asie.Entre 2019 et 2020, les décès enregistrés chez les moins de 65 ans ont très peu augmenté parmi les personnes nées en France (+ 4 %) ou en Europe (+ 1 %). En revanche, on constate un pic pour celles qui sont originaires du Maghreb (+ 31 %), d’Afrique subsaharienne (+ 101 %) et d’Asie (+ 79 %).
    L’Insee rappelle que ces chiffres, qui prennent appui sur l’état civil, ne donnent pas d’informations sur les conditions de vie ou l’état de santé des personnes décédées (obésité, diabète, etc.). Mais une étude réalisée en mai 2020 (Warszawski et al.) a montré que la séroprévalence, c’est-à-dire le nombre de personnes ayant développé des anticorps contre le virus SARS-CoV-2, était plus élevée parmi les immigrés non européens, en raison notamment de leurs conditions de vies moins favorables.« Les personnes d’origine étrangère ont occupé davantage de postes, de métiers dits “essentiels”, et ont dû continuer à aller travailler pendant le confinement, analyse Mme Le Minez. De plus, les personnes venant par exemple d’Afrique subsaharienne occupent les logements les plus exigus, ce qui peut favoriser la transmission, notamment entre classes d’âge différentes. »

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#mortalite#immigre#inegalite#travailleuressentiel#travailleurmigrant#minorite#statistique

  • Numéro 387 : Disparu en #Méditerranée

    En 2015, près de mille migrants disparaissent dans un naufrage en Méditerranée. Depuis, une équipe de chercheurs tente de retrouver leur identité. Un documentaire pudique et fort aux confins de l’indicible.

    C’est la tragédie la plus meurtrière en Méditerranée depuis la Seconde Guerre mondiale. Le 18 avril 2015, un bateau fantôme convoyant entre 800 et 1100 migrants coule au large des côtes libyennes. Très peu d’entre eux survivent. Qui étaient les disparus, d’où venaient-ils ? Comment leur redonner une identité et honorer leur mémoire ? Très vite, le gouvernement italien de Matteo Renzi prend la décision inédite de renflouer l’épave pour identifier les victimes. À Milan, l’anthropologue légiste Cristina Cattaneo travaille sur les 528 corps retrouvés et mène la plus vaste opération d’identification jamais entreprise en Méditerranée. En Afrique, José Pablo Baraybar, pour le CICR (Comité international de la Croix-Rouge), rencontre les familles des disparus pour obtenir le plus d’informations ante mortem possibles, et recueillir leur ADN qui permettra à Cristina Cattaneo de croiser les résultats. En Sicile, la chercheuse Georgia Mirto arpente les cimetières à la recherche des tombes des disparus...

    https://www.youtube.com/watch?v=c9Qy5dIZJuI

    #mourir_en_mer #identification #morts #morts_aux_frontières #mourir_aux_frontières #migrations #asile #réfugiés #naufrage #identification #épave #Cristina_Cattaneo #restes #médecine_légale #justice #droits_humains #Giorgia_Mirto #cimetières #cimetière #Sicile #Italie #pacte_migratoire #pacte_de_Marrakech #cadavres #traçabilité #enterrement #coopération_internationale #celleux_qui_restent #celles_qui_restent #ceux_qui_restent #dignité #survivants #mer_Méditerranée #vidéo

    –-

    Ils utilisent hélas les statistiques des morts de l’OIM au lieu d’utiliser celles de United :

    « L’OIM rapporte que la route de l’immigration la plus meurtrière au monde est la route de la Méditerranée centrale (...) L’agence explique que malgré la baisse du nombre de morts, la proportion de décès, rapportée aux tentatives de traversée, a augmenté en 2019 par rapport aux années précédentes. Signe peut-être que les embarcations qui partent sont plus précaires et que les personnes et les passeurs prennent plus de risques. » Ils donnent ensuite le chiffre d’un 1/100, ratio morts/départs.
    –-> embarcations plus précaires et plus de prise de risque ne sont pas une fatalité mais une conséquence des politiques migratoires restrictives et meurtrières de l’UE et ses Etats membres.

  • Toward a Gender-Sensitive Securitization of the Common European Asylum System

    EU Member States may legally designate a country as a Safe Country of Origin when human rights and democratic standards are generally respected. For nationals of these countries, asylum claims are treated in an accelerated way, the underlying objective of the “safe country” designation being to facilitate the rapid return of unsuccessful claimants to their country of origin. The concept of “safe country” was initially blind to gender-based violence. Yet, in the reform of the Common European Asylum System (CEAS), which began in 2016, the European Commission proposed two changes: first, that a common list of “safe countries” should be applied in all Member States, and second, that this concept should be interpreted in a “gender-sensitive” manner. In consequence, the generalization of a policy that has been documented as largely detrimental to asylum seekers has been accompanied by the development of special guarantees for LGBTI+ asylum seekers. In light of this, there is a need to examine the impact of “safe country” practices on LGBTI+ claimants and to investigate the extent to which the securitization of European borders is compatible with LGBTI+ inclusion. Based on a qualitative document analysis of EU “#safe_country” policies and on interviews with organizations supporting LGBTI+ asylum seekers, this article shows that despite the implementation of gender-sensitive safeguards, LGBTI+ asylum seekers are particularly affected by “safe country” practices. These practices permeate European asylum systems beyond the application of official lists, depriving many LGBTI+ asylum seekers of their right to have their protection claims fairly assessed.

    https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fhumd.2021.635809/full

    #asile #migrations #réfugiés #pays_sûrs #CEAS #LGBT #genre #homosexualité #Common_European_Asylum_System #régime_d'asile_européen_commun (#RAEC)

  • Villageois solidaires Ep01 : Les sentinelles de #Névache

    A Névache, un petit village de 340 habitants perché à 1700m d’altitude au pied du #col_de_l'Echelle, dans les #Hautes-Alpes, #Bernard_Liger et #Jean-Gabriel_Ravary organisent la #solidarité villageoise pour venir en aide à ceux qui, au péril de leur vie, tentent de franchir la #frontière italienne par la montagne.
    Depuis 2015 et la fermeture de la frontière franco-italienne à Vintimille, la route de l’exil pour les migrants francophones venus d’Afrique de l’Ouest passe par les différents cols des Hautes-Alpes.

    A Névache, premier village français de l’autre côté de la frontière italienne, les habitants connaissent les dangers qu’encourent ceux qui tentent de rejoindre l’eldorado français en franchissant la frontière par la #montagne, à pied et mal équipés.

    Simple réflexe de montagnard au départ, la solidarité s’est peu à peu organisée autour de Bernard Liger, un ancien officier militaire aujourd’hui décédé, et Jean Gabriel Ravary, guide de haute montagne, pour recueillir et parfois sauver ces « #naufragés_de_la_frontière ».

    "Moi je reprends souvent l’image des #marins : il y a eu les phares avec des gens dedans qui regardaient les bateaux. Nous on est un peu comme ça, mais j’utilise le terme de « #sentinelles ». Tout le monde est #sentinelle chez soi, on ne bouge pas, et après on est organisé - sans être très organisé- mais on sait qui fait quoi." Jean-Gabriel Ravary

    Et au village, la solidarité est telle que parmi les gens qui aident, il y a toutes les couleurs politiques. Pas question donc de sortir les banderoles, au risque de réveiller les tensions ou de vieilles jalousies.

    « Névache, c’est un truc particulier, ça fait penser à Astérix et Obélix : on s’est organisé par rapport à cette #humanité. On a un #objectif_commun et on n’en déroge pas au risque de tout faire éclater. » Jean-Gabriel Ravary

    Si Bernard Liger et Jean-Gabriel Ravary n’ont jamais eu à faire ni à la police, ni à la justice, l’aide aux personnes en situation irrégulière est passible de lourdes amendes et de cinq ans de prison. Ce jeudi 22 avril, deux personnes seront jugées au tribunal de Gap, pour « aide à l’entrée et à la circulation sur le territoire français de personnes en situation irrégulière ». Un appel à soutien a été lancé par l’association « Tous Migrants », et une pétition pour demander leur relaxe est en ligne.

    « On est devant un problème éternel : la #loi d’un côté, l’#éthique de l’autre. #Antigone, c’est ça. Nous sommes dans cette situation. Les gens qui sont ici ont fait le #choix de l’éthique. » Bernard Liger

    https://www.franceinter.fr/emissions/des-vies-francaises/des-vies-francaises-17-avril-2021

    #audio #son

    #frontière_sud-alpine #frontières #asile #migrations #réfugiés #Briançonnais #Italie #France #Vallée_de_la_Clarée #Clarée

    –-

    ajouté à la métaliste sur les Hautes-Alpes :
    https://seenthis.net/messages/733721

    ping @karine4 @isskein