• Ces simples citoyens qui sauvent l’honneur d’une République en faillite morale en ouvrant leurs portes aux exilés
    https://www.bastamag.net/Ces-simples-citoyens-qui-sauvent-l-honneur-d-une-Republique-en-faillite-mo

    Ils et elles sont plus fidèles aux valeurs de la République que tout le gouvernement réuni : des réseaux de citoyens se sont organisés à Paris et en banlieue, comme dans toute la France, pour héberger chez eux les exilés les plus vulnérables, familles, enfants et adolescents isolés ou femmes seules. Ils font ainsi vivre au quotidien le principe de fraternité, réaffirmé par le Conseil constitutionnel, pendant que le gouvernement abandonne les exilés, démantèle leurs campements sans proposer de solutions, (...)

    #Inventer

    / #Solidarités_internationales, #Migrations, #Reportages, #Droits_fondamentaux, A la une

    • Ces simples citoyens qui sauvent l’honneur d’une République en faillite morale en ouvrant leurs portes aux exilés

      C’est exactement ça, merci. Je cherchais depuis quelques mois la formulation la plus appropriée, vous venez de la trouver de nous la donner.


  • Andreï Ivanov – Le voyage de Hanumân - Un dernier livre avant la fin du monde
    http://www.undernierlivre.net/andrei-ivanov-le-voyage-de-hanuman

    « Hanumân vomissait la province danoise. » C’est sur cette abrupte constatation que s’ouvre Le voyage de Hanumân, roman de Andreï Ivanov, qui raconte l’errance de deux clandestins sans papiers sur les terres danoises. Il y a tant à dire sur ce roman à la beauté furieuse, sur ce monument littéraire qu’on quitte hagard, sonné et finalement ébranlé, qu’une simple chronique ne fera qu’en effleurer la surface. Qu’importe, lançons-nous.


  • Demande d’asile au motif de l’orientation sexuelle : la #CJUE fait un tout petit pas… mais dans la bonne direction

    C’est grâce à l’impulsion du tribunal administratif et du travail hongrois que la #Cour_de_justice_de_l’Union_européenne a été amenée, le 25 janvier 2018, à se prononcer sur la question de l’examen de la demande de protection internationale du fait de persécutions au motif de l’orientation sexuelle du demandeur. Si de nombreuses affaires ont déjà été rendues en la matière, cette affaire se distingue par l’attention particulière accordée par la Cour aux tests projectifs qui permettent, dans une certaine mesure, d’évaluer la personnalité du sujet à travers ses réactions à des images ou des photographies. En effet, la Cour estime que le recours à ces tests constitue une atteinte disproportionnée et non consentie au droit à la vie privée du demandeur d’asile. Ainsi, la Cour interdit aux autorités nationales l’emploi de tels tests. Cela constitue en soi une avancée qui mérite d’être saluée. Cependant, la Cour ne manque pas de rappeler que les autorités nationales peuvent interroger la crédibilité des allégations du demandeur quant à son orientation sexuelle. En cela, la décision de la Cour reste pour le moins contestable.

    https://journals.openedition.org/revdh/4450

    #homosexualité #LGBT #orientation_sexuelle #genre #asile #migrations #réfugiés #justice #jurisprudence


  • Marruecos desmantela el mayor campamento de migrantes que intentaban llegar a España

    Las autoridades notificaron el desalojo a los migrantes a finales de 2017, que pidieron permanecer durante el invierno

    También han desalojado al centenar de personas del campamento #Meknes y han prendido fuego al de Casablanca

    El empeño de Marruecos por alejar a los migrantes de la frontera española los llevó a la ciudad de Fez en 2015, a 300 kilómetros de Fnideq, junto a Ceuta, la entrada más cercana a Europa

    https://www.eldiario.es/desalambre/Marruecos-desmantela-campamento-migrantes-Espana_0_791271632.html
    #Maroc #destruction #asile #migrations #réfugiés #camps #campement #démantèlement #Fez


  • Le meilleur des mondes | l’Egrégore
    http://audioblog.arteradio.com/post/3086964/20180709_le_meilleur_des_mondes

    Ce soir c’est la dernière émission en direct de la saison, avec en forme de bilan quelques nouvelles du meilleur des mondes du côté des migrants et de nos amis les bêtes d’autre part. Et enfin pour finir un petit retour sur Bure pour annoncer les rendez-vous de la rentrée. Durée : 59 min. Source : Radio Primitive

    http://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/sons/3047541/3089241_20180709_Le_meilleur_des_mondes.mp3


  • DES RAVAGES DE DUBLIN ...

    Communiqué du 9 juillet 2018 depuis la commune de Faux-la-Montagne
    NON AUX EXPULSIONS ! OUI À L’ACCUEIL !
    Nous, habitants de Faux-la-Montagne, accueillons depuis 8 mois, avec le soutien d’habitants des
    communes alentour, quatre jeunes Soudanais qui ont fui leur pays où ils risquaient la mort.
    Le lundi 25 juin dernier, l’un d’eux, Noordeen Essak, âgé de 21 ans, s’est vu notifier à la gendarmerie de Royère-de-Vassivière son arrêté d’expulsion vers l’Italie, au titre des accords de Dublin. Ce jour-là, il a pu revenir dans la famille qui l’accueille, et il espère, depuis, que son expulsion n’ait pas lieu avant le mercredi 11 juillet à minuit, moment à partir duquel il n’est plus expulsable et où sa demande d’asile doit être traitée par la France.
    Malheureusement, malgré l’engagement personnel de plus de cent habitants de notre commune qui se chargent de son accueil, malgré les gages d’insertion que Noordeen a donnés en participant activement à la vie locale et en apprenant le français, malgré les demandes répétées adressées par des centaines d’habitants du Plateau Limousin, par la maire de Faux-la-Montagne et par d’autres élus du territoire à Madame la Préfète de la Creuse, cette dernière a maintenu sa décision d’expulsion, alors qu’elle peut en toute légalité permettre le traitement du dossier de Noordeen en France, comme l’a fait récemment le Préfet de la Haute-Vienne.
    Aujourd’hui, lundi 9 juillet 2018, Noordeen est donc convoqué à 15h30 à la gendarmerie de Felletin pour voir son ordre d’expulsion mis en application. Résigné à se conformer aux décisions administratives le concernant, comme il l’a toujours fait, il refuse de se mettre en fuite et accepte de se rendre à la convocation de la gendarmerie.
    Dans quelques semaines, un autre habitant de notre village, Abdelmajid Abdel Mawla, son compatriote de 23 ans qui a fui après avoir été emprisonné et torturé dans les geôles du dictateur soudanais, sera confronté à la même problématique.
    De notre côté, nous renouvelons notre condamnation de la politique d’expulsion des « Dublinés » poursuivie par le gouvernement et nous réitérons notre volonté de voir les demandes d’asile de Noordeen et d’Abdelmajid traitées en France, comme la préfecture de la Creuse a le pouvoir de le décider.
    Nous alertons Madame la préfète, les services de l’État, les élus et tous les habitants, sur le fait qu’une expulsion vers l’Italie présente le risque potentiel d’un renvoi de Noordeen et d’Abdulmajid au Soudan, ce qui représente pour eux le risque d’être emprisonnés, torturés ou assassinés. Ce risque ne peut en aucun cas être évacué, le tout nouveau gouvernement italien affichant une politique « anti-migratoire » assumée. Nous rappelons par ailleurs que l’actuel chef d’État soudanais, le dictateur Omar el-Béchir, fait l’objet depuis 2008 d’un mandat d’arrêt de la Cour Pénale Internationale pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
    Nous attirons l’attention de Madame la préfète sur le fait que la même loi qui lui permet d’expulser Noordeen lundi, mardi ou mercredi, le lui interdit totalement jeudi, vendredi et les jours suivants. Dit autrement, la loi selon laquelle il doit être expulsé demain dira le contraire le lendemain de son expulsion !
    Nous notons enfin que le Conseil constitutionnel, dans un arrêt du vendredi 6 juillet 2018, vient de consacrer le principe de fraternité. Comment concilier cette position humaniste et généreuse des gardiens de la constitution de la République, avec l’acte de renvoi de jeunes hommes martyrisés qui donnent chaque jour la preuve de la réussite de leur insertion dans un village où ils sont accueillis, appréciés et aimés ? Comment accepter que la Préfète de la Creuse, par sa décision, sabote ce principe de fraternité que nous, habitants de Faux-la-Montagne, expérimentons chaque jour, depuis huit mois, avec les jeunes Soudanais qui ont trouvé refuge dans notre commune ?
    Nous, habitants de #Faux-la-Montagne et des communes alentour, demandons une ultime fois à Madame la préfète de faire preuve d’humanité, de faire en sorte que l’arrêté d’expulsion ne soit pas appliqué, et de permettre à Noordeen et Abdelmajid de faire leurs demandes d’asile dans notre pays.

    Communiqué de Tous Migrants :
    https://www.facebook.com/tousmigrants/posts/2194588544106046

    #Dublin #règlement_Dublin #France #expulsions #renvois #renvoi_Dublin #Italie #résistance #solidarité #montagne #témoignage #Alpes #asile #migrations #réfugiés
    cc @isskein


  • Comment l’Europe utilise les données mobiles des migrants pour les expulser
    https://www.courrierinternational.com/article/comment-leurope-utilise-les-donnees-mobiles-des-migrants-pour

    Alors que les dirigeants européens tentent de s’entendre sur la gestion des flux migratoires, certains États-membres ont commencé à utiliser la technologie pour accélérer les expulsions. Les autorités récupèrent les données des smartphones des migrants afin de retracer leur parcours. Pour rester en contact avec leur famille, donner des nouvelles de leur périple, joindre les passeurs ou encore suivre l’actualité : les smartphones sont bien souvent un objet essentiel pour les migrants. “Sur le trajet, il (...)

    #Facebook #smartphone #écoutes #données #migration #surveillance #hacking


  • Europe is using smartphone data as a weapon to deport refugees
    http://www.wired.co.uk/article/europe-immigration-refugees-smartphone-metadata-deportations

    European leaders need to bring immigration numbers down, and metadata on smartphones could be just what they need to start sending migrants back Smartphones have helped tens of thousands of migrants travel to Europe. A phone means you can stay in touch with your family – or with people smugglers. On the road, you can check Facebook groups that warn of border closures, policy changes or scams to watch out for. Advice on how to avoid border police spreads via WhatsApp. Now, governments are (...)

    #Facebook #WhatsApp #smartphone #écoutes #géolocalisation #migration #surveillance #métadonnées (...)

    ##données


  • #Grèce. Victoire pour des cueilleurs de fraises victimes de #traite, contraints au #travail_forcé et visés par des tirs

    Après la victoire remportée à la Cour européenne des droits de l’homme aujourd’hui, jeudi 30 mars, par un groupe d’ouvriers bangladais, employés à la cueillette des fraises, sur lesquels leurs employeurs avaient ouvert le feu parce qu’ils réclamaient le versement de leurs salaires impayés, la directrice adjointe du programme Europe d’Amnesty International, Gauri van Gulik, a déclaré :

    « La décision rendue aujourd’hui est importante pour ces personnes et pour leur famille en ce qu’elle reconnaît la légitimité de leur action. Elle contribuera, nous l’espérons, à prévenir de futures atteintes aux droits fondamentaux. »

    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2017/03/greece-victory-for-strawberry-pickers-trafficked-into-forced-labour-and-sho

    –-> c’était mars 2017. Signalé par @isskein via la mailing-list Migreurop

    #exploitation #travail #fraises #traite_d'être_humains #esclavage_moderne #migrations #agriculture

    • Sur le même sujet, dans le New York Times...

      Greek Foremen Sought in Attack on Migrant Workers

      The police in the southern Peloponnese region of Greece on Thursday were seeking three supervisors of a strawberry farm accused of firing on a large group of Bangladeshi workers who had demanded unpaid wages, wounding 28.

      http://www.nytimes.com/2013/04/19/world/europe/greek-foremen-sought-in-attack-on-bangladeshi-migrant-workers.html?ref=worl

      Avec la photo d’un ami photographe grec, Giorgos Moutafis :

    • Fraises de saison

      Notre société émiettée, et sur la voie étroite de l’anthropophagie structurelle et structurante, remplira bientôt tous les critères de l’âge nouveau. C’est ainsi qu’à Manolada dans le Péloponnèse, des immigrés travaillant dans la production de la fraise... décidément de saison, qui ont osé réclamer leurs salaires impayés depuis six moins à leur patron néo-esclavagiste, ont été blessés, dont quatre grièvement. Les faits se sont déroulés mercredi 17 avril au soir, lorsque des hommes armés et chargés de superviser le travail des immigrés, ont ouvert le feu sur ces derniers. Les surveillants, ont utilisé des carabines pour disperser les travailleurs immigrés, deux cent personnes environ ainsi rassemblés réclamant leurs soldes. Temps de crise, aussi vécu et pratiqué via ses... authentiques rapports entre le capital et le travail, en passant par le racisme récurent, ce dernier, notons-le, n’aura pas attendu la crise pour agir... comme un grand.

      Car il faut souligner que l’esclavagisme et donc le racisme ordinaire ne sont pas à leurs débuts à Manolada, des faits avérés allant dans ce très mauvais sens, datent déjà de plusieurs années. Depuis jeudi matin, l’affaire de Manolada occupe tous les médias. Il y a eu même des appels, grecs et internationaux, pour enfin boycotter ces “fraises ensanglantées”. D’après le reportage du jour, à travers le quotidien Elefterotypia par exemple, “Des scènes de tentative d’assassinat en masse se sont déroulées mercredi, dans un champ pour esclaves à Manolada, dans la région d’Ilia, lorsque trois surveillants-argousins, pour le compte d’un propriétaire-producteur des fraise de la région, ont ouvert le feu sur des dizaines de travailleurs originaires du Bangladesh, ces derniers, exigeaient le versement de leurs salaires qui n’ont pas été versées depuis de six mois. Au moins 34 travailleurs ont été hospitalisés, tandis que deux hommes ont été arrêtés ce matin dans le village d’Ilia Pineias, pour avoir abrité et ainsi leur fournir une cachette, à deux des gardiens recherchés et auteurs présumés des faits. Sept travailleurs étrangers restent hospitalisés dans les hôpitaux de Pyrgos et de Patras, portant des blessures causées par de coups de feu qui étaient hier, dont un, en état critique mais stable. Trois immigrés légèrement blessés, restent sous observation à l’hôpital universitaire de Patras pour des raisons purement préventives. Ces ouvriers agricoles, n’avaient pas été payés pendant six mois exigé, c’est ainsi qu’ils ont exigé leurs soldes auprès de leur employeur mercredi après-midi, sur le lieu de leur travail, près de la rocade entre Pyrgos et Patras. Mais au lieu d’argent, ils ont essuyé les tirs des fusils de chasse surveillants. Les journalistes de la presse locale ont rapporté que les sommes réclamées par les travailleurs immigrés, iraient de 150.000 à 200.000 euros pour 200 personnes, ou plus exactement, elles correspondent à 750 à 1000 euros par travailleur. Selon un communiqué de la police, le propriétaire de l’exploitation a été arrêté, mais les trois auteurs présumés des coups de feu, lesquels d’après certains témoignages auraient pris la fuite à bord d’un véhicule en direction de Patras, sont toujours recherchés”.

      Pourtant, et dans la capitale certaines facettes de la vie courante trahissent bien cette normalité apparente, présumée précaire ou alors “définitive” d’après les gouvernants, c’est selon ! On remarque aussi, que par ce beau temps, bien que relativement frisquet de ces derniers jours, nos sans-abri, s’absentent parfois de leurs “demeures”, plus souvent qu’autrefois paraît-il. Ce qui est également le cas des petits vendeurs ou des cireurs de chaussures ambulants, disons-nous qu’au moins ces derniers conservent encore un certain statut social... économiquement reconnaissable aux yeux (fatigués) de tous. Puis, c’était à l’entrée du métro Monastiraki ce midi, qu’un nouveau (?) mendiant âgé faisait fuir tous nos regards visiblement gênés : “Au nom de Dieu, pourquoi vous ne m’aidez pas ?” Sans doute, encore “un riche habitant du Sud de l’Europe” qui scandalise tant les éditorialistes de la presse allemande ces derniers jours. Ce qui ne veut pas dire que “nos” classes aisées n’existent plus, bien au contraire. C’est par exemple récemment, lors d’une... expédition ethnographique en voiture dans les quartiers Nord de l’agglomération d’Athènes, c’est un ami venu en visiteur depuis la France qui avait souhaité redécouvrir les endroits de son enfance, que nous avons pu constater combien certaines tavernes résolument estampillées... de la classe moyenne-haute, ne désemplissent pas. L’ironie de l’histoire économique, c’est que devant ces oasis de l’ostentatoire et bien d’autres pratiques diverses et variées, on dénombre une quantité surreprésentée en ces grosses cylindrées de fabrication allemande. Ce qui a changé n’est pas tant la richesse affichée de cette composante (?) de la population que j’estime à environ 20%, mais surtout le fait que cette dernière devient désormais si visible pour cause d’effondrement de l’essentiel de l’immense ex-classe moyenne, “c’est comme du temps de mon enfance, ou comme dans les vieux films du cinéma grec des années 1960”, a fait remarquer mon ami Pavlos de Paris.

      Sur la Place de la Constitution mercredi après-midi, les passants et les animaux profitèrent du soleil ou de l’ombre, tandis qu’à l’intérieur de la station centrale du métro, deux micro-événements ont attiré un peu l’attention des passants : une vente d’objets hétéroclites ainsi que de sucreries, puis une exposition de photos sous le thème des visages humains à travers la ville. Au même moment, dans toutes les facultés du pays c’était un jour de vote, comme à la faculté d’Économie, pour certains étudiants, ce fut l’occasion de manifester également un certain mécontentement légitime, suite à la fermeture du site d’Athens Indymedia. Au centre-ville, on achète encore de la pacotille de Pâques, car Pâques orthodoxe c’est en début mai, on marchande si possible et surtout on compte partout les sous. Les passants, jettent parfois un regard intrigué, aux slogans révélateurs d’un certain temps présent qui s’éternise alors trop et pour cause : “Fuck the police” mais en caractères grecques, une petite bizarrerie pour cette raison précisément, ou encore ce slogan qui se répète parfois : “Le sex et la grève exigent de la durée”, on peut comprendre mais cela ne fait plus tellement rire grand monde désormais ; nous serions en train de perdre notre sens de l’humour (?), voilà ce qui peut être lourd de conséquences !

      Près des Halles d’Athènes, des affiches incitent à manifester, c’est pour le 19 avril, journée d’action et de mobilisation des retraités du pays, dans une marche de protestation qui se veut nationale.

      Sous l’Acropole et ses touristes, et sous certains regards inévitables, comme les fraises et leur saison décidément.


      http://www.greekcrisis.fr/2013/04/Fr0230.html

    • Immigration en Grèce : les damnés du Péloponnèse

      En Grèce, des immigrés clandestins ont trimé dans des champs durant des mois... sans être payés. Leur grève a fini dans un bain de sang, qui a ému l’opinion. Mais, quelques semaines plus tard, leur situation n’a guère changé.

      La balle s’est logée entre deux côtes, à quelques centimètres du coeur. D’un geste pudique, Abdul Rahaer lève un pan de sa chemise pour montrer la plaie. « Elle est entrée si profondément que le chirurgien n’a pu la retirer », murmure-t-il. Son regard file vers les champs de fraises, là où le drame a eu lieu, il y a plus d’un mois : « Je n’arrive toujours pas à croire qu’ils ont tiré sur nous... »

      Venu du Bangladesh, Abdul est entré illégalement en Grèce, comme tous les autres ouvriers migrants qui travaillent dans cette exploitation, située à Nea Manolada, dans l’ouest du Péloponnèse. Pour survivre, il a accepté ce job éreintant : ramasser des fraises cultivées sous des serres immenses huit heures d’affilée par jour.

      La région compte plus d’une centaine de fermes semblables ; plus de 10 000 hectares de cette terre aride et écrasée de soleil sont couverts de fraisiers. L’essentiel de la production est exporté en Russie et dans les pays Baltes. Pour la cueillette, qui s’étire entre janvier et juin, les producteurs font appel à des immigrés clandestins. « Chacun d’entre nous doit remplir 200 cagettes de 1 kilo, raconte Abdul. La chaleur est épuisante et nous sommes constamment courbés en deux. Lorsque nous arrêtons, à 14 heures, nous avons le dos cassé... » Cette main-d’oeuvre docile et corvéable à merci, la plupart des producteurs la rétribue 22 euros la journée par tête de pipe. Tous, sauf Nikos Vangelatos, l’employeur d’Abdul, qui avait décidé de ne pas payer ses ouvriers.

      Leurs témoignages rappelleraient presque l’esclavage de la Grèce antique : « Lorsque nous avons réclamé nos salaires, il nous a demandé d’être patients, raconte Abdul. Nous ne nous sommes pas méfiés. Partout, ici, les fermiers paient avec retard. Les mois ont passé. Nous avions juste le droit d’aller chercher de la nourriture dans un supermarché, une fois par semaine, où Vangelatos disposait d’un crédit. Et encore, c’était le strict nécessaire. A plusieurs reprises, nous sommes revenus à la charge. En vain. »

      Le 17 avril, les forçats de Nea Manolada votent la grève. « Nous avions besoin de cet argent », intervient Rifat. Né à Sylhet, dans le nord du Bangladesh, ce jeune homme de 32 ans illustre le sort de ces milliers de migrants, partis en Europe pour nourrir leur famille. Son père, invalide, ne pouvait plus subvenir aux besoins de ses six enfants. Il vend le champ familial et confie l’argent à son fils aîné. Parti à la fin de 2008, Rifat met un an pour atteindre la Grèce. Arrêté en Iran, il passe six mois dans une cellule sans fenêtre. Une fois libéré, il parvient en Turquie, qu’il traverse dans une cuve de camion-citerne. A Istanbul, il déjoue la surveillance des gardes-frontières grecs qui patrouillent sur le fleuve Evros, lieu de passage privilégié des clandestins. Pris en charge, à Athènes, par des compatriotes bangladais, il trouve un boulot de ferrailleur. Une chance : rares sont les « illégaux » qui parviennent à gagner leur vie dans la cité dévastée par la crise. Durant trois ans, il envoie 200 euros, tous les mois, à ses parents. Jusqu’à l’été dernier, où des policiers l’arrêtent en pleine rue. L’opération « Zeus hospitalier » bat alors son plein.

      Lancée par le gouvernement (centre droit) d’Antonis Samaras, qui veut mettre fin à des années de laxisme en matière d’immigration, elle vise à « nettoyer » les quartiers chauds de la capitale. Chassés, les migrants cherchent partout dans le pays des emplois de fortune. A Nea Manolada, les Bangladais affluent par milliers, car la nouvelle se répand de bouche à oreille : les exploitants agricoles ont besoin d’ouvriers. Rifat tente sa chance. Le jour de son arrivée, il suit les conseils d’un compatriote : « Va chez Vangelatos, il cherche des bras. » Mais il découvre vite à qui il a affaire. « Les contremaîtres nous insultaient sans cesse, raconte-t-il. Nous n’avions pas le droit de prendre de pause. » Jusqu’à ce fameux 17 avril...
      Coups de feu, trois Bangladais s’effondrent. C’est la panique

      La confrontation aurait dû rester pacifique. Mais les grévistes apprennent qu’une poignée de Bangladais a décidé, contre l’avis des autres, d’aller travailler. Les esprits s’échauffent. Les « jaunes » sont bousculés ; des bâtons, brandis. Les contremaîtres interviennent. « Fige re malaka ! [Barrez-vous !] » crient-ils aux mutins. La suite est confuse. L’un des surveillants, surnommé « Kaskadas » en raison de son amour immodéré pour les voitures de sport, va chercher une carabine. Il la braque sur les frondeurs. Coups de feu, trois Bangladais s’effondrent. Une seconde arme surgit, nouvelles détonations. C’est la panique. Profitant du désordre, les contremaîtres prennent la fuite. « Nous les avons cueillis à Amaliada, chez leur avocat, le lendemain matin », précise un officier de police. Dans le camp, c’est le chaos. 35 blessés gisent au sol. L’un d’eux a reçu plus de 40 projectiles sur le torse. Mohamad Hanief filme la scène avec son téléphone. « Pour avoir des preuves », explique-t-il.

      Postées sur Internet, les vidéos suscitent une vague d’émotion sans précédent. A Athènes, des manifestations de soutien sont organisées, tandis qu’un appel à boycotter les « fraises de sang » (#bloodstrawberries) est lancé sur les réseaux sociaux. Deux jours plus tard, le ministre de l’Ordre public et de la Protection du citoyen, Nikos Dendias, se rend sur place. L’affaire tombe mal : le Conseil de l’Europe vient juste de publier un rapport très critique sur l’augmentation des crimes xénophobes en Grèce. Régulièrement épinglé pour violation des droits des migrants, l’Etat grec peine à montrer sa bonne volonté. Le parti néonazi Aube dorée a nié l’existence des chambres à gaz pendant la Seconde Guerre mondiale, sans être inquiété par la justice. Et le projet de loi contre le racisme s’enlise : le texte en est à sa troisième mouture en quatre ans, tant il suscite de vives polémiques... Dendias doit donner des gages aux Européens. Devant les caméras, il promet que les migrants de Nea Manolada ne seront jamais chassés du pays.
      Leur régularisation ? « C’est extrêmement complexe »...

      De belles déclarations... rapidement balayées par le vent sec du Péloponnèse. Depuis que l’émotion médiatique est retombée, plus personne ne se soucie des grévistes de Nea Manolada. Leur régularisation ? « C’est extrêmement complexe », répond-on, un peu gêné, au siège de la Gauche démocratique, à Athènes. Seuls les 35 Bangladais qui ont eu la « chance » d’être blessés ont, à ce jour, reçu un papier officiel. Il y est reconnu qu’ils ont été « victimes d’esclavage », mais ce document n’a aucune valeur juridique. Quant aux autres... « Rien n’est prévu », avoue-t-on au ministère de l’Ordre public et de la Protection du citoyen.

      Fin d’après-midi, au campement des insurgés, trois tentes rudimentaires constituées de bâches et de bambous. Dans l’une d’elles, une dizaine d’hommes dorment sur des cartons. Des vêtements fatigués sèchent sur un fil. Près de l’entrée, sous un auvent, un Bangladais s’active au-dessus d’un fourneau. Sur le sol, posées sur un plastique, des cuisses de poulet dégèlent lentement. « Ce sont les dernières », s’inquiète Salam, l’un des rares, ici, à parler anglais. Quelques jours après le drame, l’ambassadeur du Bangladesh est venu livrer de la nourriture. Il n’en reste plus rien.

      Voilà deux semaines, un homme aux cheveux blancs et à la voix bourrue leur a rendu visite : Dimitri Vamvakas. « Je suis le nouveau patron, je n’ai rien à voir avec l’an-cienne équipe, leur a-t-il dit. Reprenez le travail, je vous promets que vous serez payés. » Mais Salam se méfie : « Et s’il était pire que l’autre ? Et nos salaires ? Ils nous doivent au total 180 000 euros ! »

      Le voici, justement, au volant de son camion, au milieu des serres. Tandis que nous approchons, un gardien, treillis et coupe militaire, surgit à moto. « Vous n’avez rien à faire ici, partez ! » éructe-t-il. Immédiatement, Vamvakas calme le jeu. Il tente un sourire. « Vous voulez des fraises ? Tenez, prenez tous les cageots que vous voulez ! » Puis : « Cette histoire est terrible, mais c’est un cas isolé, prétend-il. Les migrants sont bien traités, car nous avons besoin d’eux. Les Grecs ne veulent pas faire ce travail, ils n’ont plus le goût de l’effort. Quand je pense que je me suis engagé dans la marine à 12 ans... » Va-t-il payer les arriérés de salaires ? Il élude la question, part précipitamment. Avec toutes ces histoires, les fraises sont en train de pourrir, il faut sauver la récolte. « Vangelatos n’est pas un mauvais bougre, lâche-t-il en démarrant son moteur. Mais quand l’équipage commet des erreurs, c’est le capitaine qui trinque. »

      Nea Manolada, vers 22 heures. Des dizaines de Bangladais arpentent la rue principale, sous l’oeil impavide de vieux Grecs attablés. « Pour l’instant, il n’y a jamais eu de heurts entre habitants et migrants, commente Kostas Panagiotopoulos, en dégustant son café frappé. Mais les illégaux affluent sans cesse. Ils sont plus de 5000, alors qu’il n’y a que 2000 postes dans les plantations. La situation risque de devenir explosive. » Peau tannée et regard métal, Kostas possède une petite exploitation de 5 hectares. Il emploie une quinzaine de Bangladais, qu’il appelle tous par leurs prénoms. Et il n’a pas besoin de contremaître pour les gérer. Vangelatos ? « C’est un opportuniste, tranche-t-il. Il s’est fait un nom en vendant des fruits exotiques sur le marché d’Athènes, alors il a voulu se lancer dans la fraise. Il s’est imaginé qu’il suffirait de deux ou trois hommes de main costauds pour faire tourner l’affaire. Quelle erreur ! Les hommes, il faut les gérer, surtout les Bangladais : il y a des clans, des hiérarchies invisibles, de la violence... Ça peut vite dégénérer. Vangelatos s’est fait déborder. Par sa négligence, il a fait du mal à toute la profession. Le cours de la fraise a chuté et de nombreuses commandes ont été annulées. »

      Il faudra du temps pour que la « fraise du Péloponnèse » retrouve grâce aux yeux des consommateurs. D’autant que ce scandale n’est pas le premier, contrairement à ce qu’affirment les producteurs locaux.

      En 2009, un Egyptien avait été traîné sur plusieurs dizaines de mètres, la tête coincée dans la vitre d’une voiture, parce qu’il avait demandé une augmentation de salaire à son patron. Cette affaire avait déjà suscité une vive émotion, avant de sombrer dans l’oubli.

      Retour au camp. Salam prolonge la discussion sous la nuit étoilée. Il n’en peut plus de cette promiscuité. Sa femme, qu’il n’a pas vue depuis cinq ans, menace de divorcer s’il ne rentre pas au pays. Pourquoi rester en Europe s’il n’envoie plus d’argent ? lui demande-t-elle. Mais, un jour prochain, juré, Salam partira d’ici. Il a compris qu’il n’aurait pas de papiers. Clandestin il restera, à la merci de l’Aube dorée et de tous les Vangelatos qui profitent de cette main-d’oeuvre payée au noir. A Thèbes, la récolte des tomates va commencer. Salam va continuer à vivre au rythme des saisons. Il n’a pas d’autre issue. Le piège grec s’est refermé sur lui.


      https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/immigration-en-grece-les-damnes-du-peloponnese_1255380.html
      #migrants_bangladais

    • Bloodstrawberries in #Manolada

      When immigrant workers from Bangladesh demanded their wages after going unpaid for six months, in Manolada, Greece, their supervisors shot at them. Over 20 were injured and had to be treated in hospital.

      x-pressed reports that police are going into the hospital to arrest and deport them, and journalists are being chased off the farm when trying to cover the story.

      The working conditions on the strawberry farm are compared to modern slavery, and it’s not the first time Manolada made the news with violent attacks against non-Greeks: Last year, a man’s head was jammed in the window of a car and he was dragged along for a kilometer as Ekathermini reports.

      Eleftherotypia English quotes Justice Minister Antonis Roupakiotis: “The barbarous attack … conjures up images of a slavery-based South that have no place in our country,”

      This is not my country tracks the violence back to Golden Dawn and their racist and xenophobic politics and actions:

      We have seen the rising xenophobia and racist rhetoric sweeping the country. It has become so commonplace to hear or read about foreigners being “filth”, “sun-human” “invaders”, “scum” that people are seeing them as such. The rise of Chrysi Avgi (Golden Dawn) has given racism and xenophobia a voice. A legitimacy. We have an “MP” that calls immigrants “sub-human” sitting on the Council of Europe’s Anti-discrimination committee !

      For more on this story, see Asteris Masouras Storify and Bloodstrawberries, a blog set up to cover the story. English content will come soon.

      http://intothefire.org/bloodstrawberries

    • Publication de la brochure “L’agriculture, laboratoire d’exploitation des travailleurs migrants”

      La Confédération Paysanne vient de publier, en supplément à son magazine Campagnes Solidaires, une brochure de 28 pages sur le thème des conditions de travail des saisonnier-e-s migrant-e-s dans l’agriculture industrielle en Europe. Réalisée grâce à l’appui de l’association Échanges & Partenariats par les volontaires partis en 2014 et 2015 auprès d’organisations paysannes dans différents pays d’Europe, elle rassemble nos observations et analyses recueillies auprès de travailleur-se-s, paysan-ne-s, militant-e-s syndicaux et associatifs.

      Ces observations dressent un constat alarmant sur les situations que connaissent les migrant-e-s travaillant dans l’agriculture industrielle, où l’exploitation, les atteintes à la dignité, au droit du travail, aux droits de l’homme sont monnaie courante, et s’intensifient avec la généralisation du recours à des intermédiaires : sous-traitants, agences de recrutement, prestataires de services, détachement international de travailleurs…

      La partie finale évoque enfin des pistes d’action pour enrayer ces dynamiques, en s’appuyant sur 10 années de travail de recherche, d’information, de plaidoyer et de mobilisation mené par les organisations membres de la Coordination Européenne Via Campesina et leurs partenaires.

      http://www.agricultures-migrations.org/publication-de-la-brochure-lagriculture-laboratoire-dexploi

      Pour télécharger la #brochure :
      http://www.agricultures-migrations.org/wp-content/uploads/2015/09/brochure.conf-v3.pdf


  • #Fonds_fiduciaire de l’UE pour l’Afrique : 90.5 millions d’euros supplémentaires pour renforcer la gestion des frontières et la protection des migrants en Afrique du Nord

    La Commission européenne a approuvé ce jour 3 nouveaux programmes relatifs à la migration en #Afrique_du_Nord, pour un montant total supérieur à 90 millions d’euros.

    Cette décision fait suite aux conclusions du #Conseil_européen de la semaine dernière, au cours duquel les dirigeants européens se sont engagés à intensifier l’aide le long de la route de la #Méditerranée_centrale. Les nouveaux programmes au titre du fonds fiduciaire de l’UE pour l’Afrique accroîtront l’aide de l’UE en faveur des réfugiés et des migrants vulnérables et amélioreront les capacités de gestion des frontières des pays partenaires.

    Mme Federica Mogherini, haute représentante/vice-présidente, a fait le commentaire suivant : « Les nouveaux programmes adoptés aujourd’hui intensifieront l’action que nous menons en vue de gérer les flux migratoires de manière humaine et durable, en sauvant et en protégeant la vie de réfugiés et de migrants et en leur fournissant une aide et en luttant contre les trafiquants et les passeurs. Notre approche intégrée combine une action en mer et une action conjointe avec des pays partenaires le long des routes migratoires, y compris en Libye et au Sahel. Ce travail a déjà porté ses fruits et en portera encore davantage si les États membres se conforment aux engagements qu’ils ont pris depuis la création du fonds fiduciaire à La Valette, en 2015. »

    M. Johannes Hahn, commissaire chargé de la politique européenne de voisinage et des négociations d’élargissement, a ajouté : « La formule du #partenariat est déterminante pour relever les défis posés par la migration irrégulière. En travaillant de concert avec nos voisins du sud, nous pouvons faire face à ce problème et procurer des avantages aux pays partenaires, aux migrants et à l’Europe. Les nouveaux programmes de ce jour aideront les autorités à améliorer la gestion des frontières, tout en assurant la protection des migrants vulnérables et l’octroi d’une aide d’urgence à ces derniers. »

    D’un montant de 90,5 millions d’euros, l’aide récemment adoptée financera 3 programmes, qui viendront compléter les efforts actuellement déployés par l’UE dans la région :

    Au moyen du programme de gestion des frontières de la région du Maghreb, d’une valeur de 55 millions d’euros, l’UE soutiendra les efforts consentis par les institutions nationales au #Maroc et en #Tunisie en vue de sauver des vies humaines en mer, d’améliorer la gestion des frontières maritimes et de lutter contre les passeurs opérant dans la région. Mis en œuvre par le ministère de l’intérieur italien et le #Centre_international_pour_le_développement_des_politiques_migratoires (#CIDPM), ce programme mettra l’accent sur le renforcement des capacités, ainsi que sur la fourniture d’équipements et leur entretien.
    En s’appuyant sur les programmes existants, l’UE accroîtra son aide en faveur de la protection des réfugiés et des migrants en #Libye aux points de #débarquement, dans les centres de #rétention, dans les régions méridionales désertiques éloignées et en milieu urbain. D’une valeur de 29 millions d’euros, le programme d’« approche intégrée de la protection et d’aide d’urgence aux migrants vulnérables et bloqués en Libye » sera mis en œuvre conjointement avec l’Organisation internationale pour les migrations (#OIM) et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (#HCR). Il encouragera aussi les initiatives visant à ouvrir des perspectives économiques aux migrants sur le marché du travail national, en concertation avec le ministère libyen du travail.
    Avec 6,5 millions d’euros supplémentaires, l’UE renforcera son aide aux migrants vulnérables, à l’appui de la stratégie nationale du #Maroc en matière de migration, adoptée en 2014. L’accès des migrants vulnérables aux services de base en sera facilité et la capacité des associations et organisations locales à fournir efficacement ces services s’en trouvera améliorée. Les organisations de la société civile mettront en œuvre ce programme.

    Contexte

    Le fonds fiduciaire d’urgence de l’UE pour l’Afrique a été créé en 2015 en vue de remédier aux causes profondes des migrations irrégulières et des déplacements forcés. Le budget alloué s’élève jusqu’ici à 3,43 milliards d’euros et provient de l’UE, de ses États membres et d’autres donateurs. À ce jour, 164 programmes ont été approuvés pour les 3 régions concernées (Afrique du Nord, Sahel/lac Tchad et Corne de l’Afrique), pour un montant total d’environ 3,06 milliards d’euros.

    Avec l’enveloppe supplémentaire d’aujourd’hui, 461 millions d’euros du volet « Afrique du Nord » ont été mobilisés en faveur de 19 programmes satisfaisant aux multiples besoins dans la région et au-delà.

    Les programmes adoptés se conforment à l’engagement pris lors du Conseil européen du 28 juin 2018 d’intensifier l’aide le long de la route de la Méditerranée centrale en faveur des communautés côtières et méridionales, de conditions d’accueil humaines et d’une coopération avec les pays d’origine et de transit, tout en augmentant l’aide aux pays touchés par l’augmentation des flux migratoires le long de la route de la Méditerranée occidentale, et notamment le Maroc. L’UE maintient son soutien aux activités menées en Libye par l’Organisation internationale pour les migrations et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

    http://europa.eu/rapid/press-release_IP-18-4366_fr.htm
    #fonds_fiduciaire_d’urgence_de_l'Union_européenne_pour_l’Afrique #Afrique #fonds_fiduciaire #externalisation #frontières #asile #migrations #réfguiés #UE #EU #détention_administrative #désert #IOM

    cc @_kg_


  • La #fraternité ne doit pas avoir de frontières

    Le Conseil constitutionnel consacre pour la première fois un principe à #valeur constitutionnelle de fraternité, créant ainsi une protection des actes de solidarité. Il est désormais acquis que chacun a « la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans condition de la régularité de son séjour sur le territoire national ».

    Au moyen d’une réserve d’interprétation, il neutralise les termes indécis du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui n’excluaient de la répression que certains actes de solidarité. Il impose qu’aucun acte humanitaire, quelle que soit la prestation à laquelle il se rapporte, ne soit puni au titre de l’aide au séjour irrégulier ou à la circulation irrégulière. Il neutralise également la condition restrictive qui voulait que la personne étrangère aidée se trouve dans une situation critique au point que sa dignité ou son intégrité physique soit menacée.

    En somme, il n’y a pas lieu de trier entre les aidant·e·s, et moins encore entre les aidé·e·s.

    Au moyen d’une abrogation partielle, il censure la loi en tant qu’elle refuse cette même #immunité pour les actes humanitaires consistant dans un transport accessoire au #séjour_irrégulier des personnes.

    Cette décision revient ainsi à condamner la politique d’intimidation et de répression des aidants solidaires que subissent quotidiennement à Calais, à la Roya ou dans le briançonnais celles et ceux qui apportent leur aide désintéressée aux personnes migrantes. Mais le combat est loin d’être terminé : le législateur doit maintenant se remettre à l’ouvrage, et c’est bien le sens de l’effet différé que le #Conseil_constitutionnel a donné à l’#abrogation partielle de la loi. Et alors que le projet de loi sur l’asile et immigration est en débat, les amendements adoptés à l’Assemblée ne suffiront pas à mettre la loi française en conformité avec ces nouvelles exigences constitutionnelles.

    Tant que subsistera un texte d’incrimination générale qui pénalise les personnes ayant aidé, sans contrepartie manifestement disproportionnée, des exilé·e·s et qui impose aux aidant·e·s de prouver leur but humanitaire pour invoquer l’immunité, la solidarité ne sera pas véritablement une liberté fondamentale. Nos organisations le rappellent : la solidarité n’a pas besoin d’être exemptée.

    Surtout, à l’heure où les #frontières tuent et où seule l’action des aidant·e·s protège les migrant·e·s de ce destin intolérable, le législateur doit affirmer que le principe de fraternité ne s’arrête pas aux frontières et dépénaliser l’acte fraternel consistant, pour des motifs humanitaires, à aider des personnes à gagner le territoire national. C’est à cette seule condition qu’il pourra véritablement être affirmé que la fraternité est un principe à valeur constitutionnelle qui prime sur l’objectif à valeur constitutionnelle de sauvegarde de l’ordre public, non seulement juridiquement, mais bien concrètement, quand il s’agit de sauver des vies.
    6 juillet 2018

    https://www.gisti.org/spip.php?article5946
    #constitution #France #principe_constitutionnel #solidarité #délit_de_solidarité #asile #migrations #réfugis


  • Forced Labor in Malaysia’s Electronics Industry - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/business/archive/2018/06/malaysia-forced-labor-electronics/563873

    At the heart of this economic success are migrant workers. From Bangladesh, Nepal, the Philippines, Indonesia, and India, they arrive at Kuala Lumpur International Airport by the scoreful, papers in hand, hoping for a better life. Estimates of the number of foreign workers in Malaysia vary widely, from the government’s count of almost 1.8 million to perhaps twice as many, which would amount to a quarter of the country’s workforce. Migrant-worker advocates estimate one-third of those workers are undocumented.

    Many foreign workers believe “Malaysia is the land of milk and honey,” said Joseph Paul Maliamauv, of Tenaganita, a workers’-rights organization, when I met him at the group’s office in Petaling Jaya, a suburb on the outskirts of Kuala Lumpur. “They come out there, and think the streets are paved with gold.”

    But upon arrival, migrants find this paradise doesn’t extend to them. Malaysia is “a booming economy and one of the most developed economies, multicultural and multinational, with a huge amount of foreign investment,” said David Welsh of the Solidarity Center, an affiliate of the labor group AFL-CIO, when I met him in Kuala Lumpur. “But in a region plagued with human-rights abuses and labor abuses, Malaysia is in many ways transparently the regional leader.”

    Malaysia provides a window into a troubling part of the global economy that makes the whole system work, one that touches and connects practically every part of the world and billions of people: a flow of humans that shapes lives, creates the world’s things, and is built on the availability of a massive, inexpensive, and flexible labor supply.

    #migrations #travail_forcé #Malaisie


  • Thousands of Sudanese fled Libya for #Niger, seeking safety. Not all were welcome

    At first, the Sudanese filtered out of the migrant ghettos and across the desert by the handful. It was December 2017 in the city of #Agadez, Niger when the first group approached UNHCR, asking for protection. The UN’s refugee agency had spent the past couple of months building up its presence in the area, but the arrival of the Sudanese was not what it expected.

    A sprawling collection of walled compounds and dusty, rutted streets in the heart of the Sahara, Agadez has long been a gateway between West and North Africa. For most of its history, the travellers passing through have been caravanning traders and people moving within the African continent in search of work. But as Libya descended into chaos following the fall of longtime dictator Muammar Gaddafi in 2011, an unregulated route to Europe opened up from Libyan shores – and 2,000 kilometers to the south, hundreds of thousands of West Africans flocked to Agadez to join convoys of pickup trucks setting out across the desert towards the Libyan coast.

    With its expanded presence in the city, UNHCR anticipated identifying asylum cases among people following this route before they started the dangerous journey into Libya and across the sea. But the arrival of the Sudanese – most driven from their homes in the conflict-ridden region of Darfur more than a decade ago – signalled something new: instead of heading north towards Europe, this group of refugees and asylum seekers was travelling south from Libya in search of protection. And, once the first group arrived, more kept coming – by the dozens – until there were around 2,000 Sudanese asylum seekers in Agadez.

    What prompted the Sudanese to turn to the south was probably a confluence of factors: a desire to escape conflict and the abuses committed by militias and smugglers; European policies that have led to a nearly 78 percent drop in the number of people crossing the sea from Libya to Italy since July last year; and rumours of aid and protection for asylum seekers in Niger, and maybe – just maybe – the chance of a legal way to reach Europe.

    The fact that the Sudanese were compelled to venture to Agadez at all highlights a broader truth: the international refugee protection system has failed in its response to long-term displacement. The tense reception of the Sudanese by Nigerien authorities – ultimately resulting in the deportation of 132 people back to Libya – speaks to the consequences of that failure.

    By that point, there were close to 2,000 Sudanese in the town. For months, there had been a stalemate between UNHCR, which was negotiating for space to process the Sudanese cases and look for solutions, and the Nigerien government, which wanted to send people back to Chad and Libya.

    In the meantime, more Sudanese had arrived than there was space for in the UNHCR shelters, and people were spilling into the streets. Residents in the neighbourhood complained that some of the Sudanese were stealing fruit from gardens and going to the bathroom outdoors, and that they felt uncomfortable with the Sudanese men living in such close proximity to Nigerien women and girls. The escalation of those tensions appears to have triggered the arrests.

    https://www.irinnews.org/special-report/2018/07/05/destination-europe-deportation
    #Libye #asile #migrations #réfugiés #réfugiés_soudanais #migrerrance #renvois #expulsions #parcours_migratoires #routes_migratoires

    –-> @_kg_ : c’est probablement la même idée que les départs vers la Tunisie ?

    instead of heading north towards Europe, this group of refugees and asylum seekers was travelling south from Libya in search of protection. And, once the first group arrived, more kept coming – by the dozens – until there were around 2,000 Sudanese asylum seekers in Agadez

    • La même idée de départ, oui selon les témoignages. Pour plus de détails sur Agagdez j’attends l’entretien MdM. Vue la Tunisie : arrêt de deportations vers la frontière d’Algérie et Libye depuis hiver 2016 selon les témoignages...mais pas assez d’informations pour le Sud : Qu’est ce que se passe dans le zone bloqué de 20km par le militaire tunisien ? Où disparaissent les personnes mis ou Centre de logement à Médenine juste après quelques jours (j’ai mal à croire que le retour volontaire de l’OIM se fait dans 2 semaines...) ?


  • Proposition de #résolution déposée à la suite de la question avec demande de réponse orale B8‑0034/2018 conformément à l’article 128, paragraphe 5, du règlement intérieur, sur les #lignes_directrices destinées aux États membres pour empêcher que l’#aide_humanitaire ne soit érigée en infraction pénale (2018/2769(RSP))
    http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=MOTION&reference=B8-2018-0314&format=XML&language=FR
    #délit_de_solidarité #solidarité #criminalisation #EU #UE #asile #migrations #réfugiés


  • Tunisia boat capsizes killing dozens of migrants

    At least 48 migrants died after their boat capsized off the eastern coast of Tunisia, the Tunisian government says.

    Sixty-seven others - from Tunisia and elsewhere - were rescued by the coastguard.

    The country has become an important new route for migrants trying to make the crossing to Europe in the past year.

    This comes after moves against human traffickers in Libya, who have regularly enslaved, tortured or murdered migrants.

    The latest boat to go down off Tunisia was packed with about 180 people, about 100 whom were Tunisian, the country’s interior ministry said.

    https://www.bbc.com/news/world-africa-44347955

    #Tunisie #asile #migrations #réfugiés #mourir_en_mer #décès #naufrage #Méditerranée

    cc @_kg_



  • Un jeune libriste part à l’asso des mauvaises habitudes
    https://framablog.org/2018/07/04/un-jeune-libriste-part-a-lasso-des-mauvaises-habitudes

    Neil vient de finir un #Stage d’étudiant au terme duquel il a réussi à faire adopter des outils libres à une #Association. Il livre ici le récit de ses tribulations, c’est amusant et édifiant… On aimerait bien qu’il y en … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Contributopia #Libres_Logiciels #Libres_Services #Migration #adhérents #aide #Asso #base_de_données #BTS #ciné #LibreOffice #mailing #MariaDB #mastodon #Microsoft #migration #plugin #site_web #stagiaire #windev #wordpress


  • Italy: Court of Rome upholds appeal against transfer of Afghan national to Norway, where his application had been rejected

    On 5 June 2018, the Ordinary Court of Rome ruled in case no. 58068/2017, which concerned an appeal against the decision to transfer an Afghan asylum applicant to Norway, where his first asylum application was rejected and his removal order to Afghanistan is pending.

    First, the Court of Rome noted, as per the CJEU’s interpretation in C-578/16 C.K. and others, that Article 17 of the Dublin III Regulation is an integral part of the Dublin system, and that Article 4 of the Charter of Fundamental Rights of the European Union can be engaged even where there are no substantial grounds for believing that there are systemic flaws in the Member State responsible for examining the application for asylum.

    Second, the Court observed, based on available country of origin information with regard to Afghanistan, such as the annual report of the UN Assistance Mission in Afghanistan and a report from Human Rights Watch, that returning the applicant, who is a young male without a network of support in Afghanistan, would put him in risk of death and of violation of his fundamental rights. According to the Court, it would be contrary to Article 4 of the Charter of Fundamental Rights of the European Union to ignore the concrete risk of inhuman or degrading treatment solely based on the lack of systematic deficiencies in the Member State concerned (in casu, Norway).

    Thus, the Court concluded that sending the applicant to Norway in application of Article 23 of the Dublin III Regulation could result in risk of violation of his fundamental rights. It follows, therefore, that the national authorities must rely on the discretionary clause under Article 17 DRIII in this case.

    Based on an unofficial translation by the ELENA Weekly Legal Update. The EWLU would like to thank Sofia Bonatti, Legal Officer at ECRE, for her kind assistance summarising this case.

    https://mailchi.mp/ecre/elena-weekly-legal-update-29-june-2018#9

    #Italie #Norvège #réfugiés_afghans #asile #migrations #réfugiés #Afghanistan #Dublin #renvoi_Dublin #jurisprudence

    cc @reka


  • Migranti, l’Austria: «Dovremo proteggere il confine con l’Italia»

    Scatta quella chiusura delle frontiere nel cuore dell’Europa che potrebbe tagliare fuori l’Italia dal resto del continente e provocare un effetto domino capace di far vacillare Schengen e la stessa Unione. Dopo l’accordo tra la Cdu di Angela Merkel e la bavarese Csu del ministro degli Interni Horst Seehofer, è l’Austria (in accordo con Berlino) ad annunciare che «proteggerà i confini meridionali». Decisione presa dal Cancelliere Sebastian Kurz e dal suo vice, il leader dell’ultradestra dell’Fpoe Christian Strache. Di fatto i migranti registrati in Italia e lasciati fuggire a Nord non saranno più accettati dalla Germania. L’Austria sposa la politica di Merkel e annuncia che nemmeno lei li farà passare, scaricando la pressione (politica, i numeri reali sono irrisori) sul Brennero. E con Salvini lesto a rilanciare: «L’Austria chiude i confini? Sono pronto da domani a ripristinare i controlli al Brennero perché l’Italia ha solo da guadagnarci, sono più i migranti che tornano da noi di quelli che vanno da loro».

    Ecco la temuta crisi di Schengen, annunciata da settimane e puntualmente in arrivo. «Un capolavoro di Salvini», incalza il Pd con Filippo Sensi. In effetti l’Italia dalla nascita del governo giallo-verde ha provocato i partner con una strategia di insulti firmata Salvini-Di Maio e con il ricatto sulle navi cariche di migranti (Aquarius e Lifeline), si è detta pronta a stringere alleanze con xenofobi ed estrema destra (tra cui gli stessi austriaci e Seehofer) dagli interessi contrari con quelli della penisola e la scorsa settimana non ha portato a casa nulla al Consiglio europeo di Bruxelles, preparato in modo estemporaneo, senza tessere alleanze reali e con richieste (per quanto legittime) gettate sul tavolo solo a fini di consenso interno.
    Alla vigilia di quel summit Conte aveva annunciato che in caso di successo a Bruxelles avrebbe accettato una soluzione sui migranti secondari, ovvero i richiedenti asilo registrati da noi e lasciati scappare in Germania. Ma pur rivendicando un successo al vertice Ue (non suffragato dai fatti), si è rifiutato di negoziare quel trattato bilaterale capace di salvare Merkel dalle bordate di Seehofer. E in giro per l’Europa diversi osservatori si chiedono se il fine ultimo di Salvini e Di Maio non sia quello di far cadere la Cancelliera, se non di provocare una crisi europea capace di ridimensionare l’Unione nel nome di un’ideologia sovranista che coincide con quella di Vladimir Putin e di chi dall’esterno (lo stesso Trump) vorrebbe dare un colpo alla Ue per poi dettare legge ai singoli stati nazionali.

    Ad ogni modo, Merkel ha salvato il governo accordandosi su Seehofer sui respingimenti, innescando l’annunciato effetto domino su Schengen, evitabile solo con un accordo a tre tra Roma, Vienna e Berlino (non a caso Seehofer spiegava che «parleremo anche con l’Italia»). In mattinata lo stesso Kurz, da due giorni presidente di turno dell’Unione, di fronte alla plenaria dell’Europarlamento a Strasburgo ha ribadito che Schengen sarà salva solo se si bloccheranno gli sbarchi: «Un’Europa senza confini interni funzionerà solo se saranno protetti i confini esterni». Dall’alleato di Salvini non una parola sulla solidarietà, sulla riforma di Dublino che porterebbe alla ripartizione tra partner dei richiedenti asilo. Quanto alla chiusura dei confini esterni, proprio oggi l’Unione africana ha condannato l’idea europea di istituire campi per migranti («piattaforme») nel Sahel.

    Il dibattito a Strasburgo è stato duro. Il presidente dell’Europarlamento, Antonio Tajani, ha ricordato a Kurz la necessità di approvare la riforma di Dublino (tra l’altro il testo approvato a gennaio da Strasburgo garantirebbe l’Italia e permetterebbe ai Visegrad di restare fuori dalla ripartizione per un decennio). Ma è il clima politico che dovrebbe far riflettere. Il capogruppo dei liberali, Guy Verhofstadt, ha ricordato che i numeri dimostrano che «non c’è nessun crisi migratoria, c’è una crisi politica sulle spalle dei migranti creata da Salvini e dai suoi amici, come Orban, che però sono solo d’accordo solo nel dire che non vogliono i migranti a casa loro». Il presidente dei deputati socialisti e democratici, Udo Bullmann, ha ammonito: «Dovete smilitarizzare le frontiere, state distruggendo Schengen». Il leader dei Verdi, Philippe Lamberts, ha concluso: «Non ho mai avuto paura dell’estrema destra, ma siamo tutti in pericolo quando le sue idee contaminano i partiti che erano al cuore dell’Europa e della democrazia». Riferimento ai popolari di Kurz. In effetti i toni dei sostenitori di Kurz sono preoccupanti, riportano il pensiero al passato: le voci del populismo e della destra estrema stanno montando all’interno dei governi di mezza Europa e dopo le europee del 2019 anche a Strasburgo - cuore della democrazia europea - potrebbero non essere più una trascurabile minoranza.

    http://www.repubblica.it/esteri/2018/07/03/news/migranti_austria_frontiere-200704252/?ref=search
    #fermeture_des_frontières #frontières #asile #migrations #réfugiés #Autriche #Allemagne #Italie #frontières_sud-alpine #Schengen (fin de-)


  • En France, les conditions d’accueil des exilés accentuent leurs souffrances
    https://www.bastamag.net/En-France-les-conditions-d-accueil-des-exiles-accentuent-leurs-souffrances

    Les violences multiples que subissent les migrants dans leur pays d’origine et sur leur parcours d’exil semblent de plus en plus extrêmes, et les conditions d’accueil en France ne font qu’en aggraver les séquelles : tel est l’amer constat que dressent le centre Primo Levi et Médecins du monde dans un rapport consacré à la souffrance psychique des exilés. Quand on est victime d’un viol et autres tortures, quand on voit des gens se noyer devant soi, quand on craint à tout instant de mourir, « la violence (...)

    En bref

    / #Atteintes_aux_libertés, #Droits_fondamentaux, #Migrations, Santé

    #Santé_


  • Conclusions du #Conseil_européen du #28_juin_2018 sur les migrations

    La prophétie s’auto-réalise. A force de parler de crise des migrations et réfugiés, les gouvernants européens et la technocratie de l’Union ont bien produit une crise de l’Europe (voir L’espace Schengen : crise et méta-crise et Quelle crise des réfugiés ?) à l’égard des migrants dont il est reconnu pourtant dès le § 1 des conclusions que l’arrivée a baissé de 95 % par rapport à 2015.

    Le mot d’ordre des conclusions – qui parlent abusivement d’une « #politique_migratoire_européenne » alors que tout repose sur une série d’actions volontaires des Etats qui, précisément, ne veulent pas se charger de la question, préférant l’approfondir – est clair. Il s’agit de poursuivre et renforcer la #fermeture_des_frontières en limitant les entrées et en favorisant les #retours. Pour cela, l’« approche globale » annoncée est en réalité un patchwork de petites solutions pour la plupart déjà existantes ou sinon irréalisables.

    Ainsi en appelle-t-on comme par rituel magique à l’application de solutions et instruments qui existent déjà et ne fonctionnent pas (comme les accords de réadmission ou la déclaration UE-Turquie) ou à la réalisation de projets que les Etats n’ont jamais vraiment voulus (#solidarité avec les Etats européens d’entrée) ou très mal conçus (partenariats avec les Etats d’origine ou de transit des migrants ; destruction du modèle économique des #passeurs, distinction des « migrants » et des « réfugiés », rôle de #Frontex). Et que dire du « #partenariat_avec_l’Afrique » pendant que l’Europe négocie de nouveaux accords commerciaux avec les Etats africains dont la logique est orthogonale à toute idée de partenariat et de coopération et ne peut qu’alimenter les migrations dites économiques ? En attendant les « réformes » prévues dont tout le monde sait l’échec programmé, il convient donc de verser de l’argent à divers budgets non coordonnés.

    Parmi les nouvelles solutions irréalisables, on songe bien sûr à l’appel très médiatisé pour des centres établis volontairement par les Etats membres alors que tout le monde sait pertinemment qu’aucun ne veut instituer de tels centres sur son territoire ainsi qu’aux « #plateformes_régionales_de_débarquement » qui, outre qu’elles seraient illégales, sont d’ores et déjà rejetées par les voisins de l’Europe.

    On ne peut être qu’être marqué, non pas étonné, par la généralité et donc la vacuité du contenu de l’accord. Rien de précis n’est annoncé au profit d’une accumulation de slogans répétés à l’envi depuis des années, tels des mantras dont on devine qu’ils s’adressent à certains électorats internes et ont pour objet d’entretenir une peur obsessionnelle qui constitue la seule crise empiriquement observable (car on a peine à imputer à l’immigration actuelle une quelconque trace d’invasion, d’insécurisation, de destruction de l’économie ou de fin de civilisation).

    L’Europe s’abîme à tel point qu’il faut d’urgence décentrer le regard sur les questions migratoires et, tout en continuant à s’intéresser aux politiques d’immigration, se concentrer sur les politiques d’émigration des Etats d’origine dont la vacuité n’a rien à envier aux premières et surtout aux causes profondes des migrations et à une appréciation plus fine de leur caractère positif ou négatif tant pour les Etats d’origine, de transit et de destination que pour les individus.

    https://migrationsansfrontieres.com/2018/07/01/conclusions-du-conseil-europeen-du-28-juin-2018-sur-les-mig
    #migrations #politique_migratoire #migrations #asile #réfugiés #UE #EU #renvois #expulsions #tri #catégorisation #externalisation #business_as_usual

    Commentaire de @jean, que je remercie.

    Plus sur les #disembarkation_platforms :
    https://seenthis.net/messages/703288


  • Inside Israel’s Last Mental Health Clinic For Refugees

    The #Gesher_Clinic in #Jaffa is down to opening nine hours a week despite the overwhelming need for mental healthcare. Its patients, many of whom survived Sinai torture camps, face an uncertain future.

    https://brightthemag.com/inside-israel-last-mental-health-clinic-refugees-gesher-asylum-psychol
    #santé_mentale #soins #accès_aux_soins #réfugiés #asile #migrations #Israël #clinique #hôpital #santé #torture #désert_du_Sinaï #Sinaï


  • How Grocers in Denmark Became the Key to Refugee Integration

    First, the closure of many welfare institutions in rural areas means that there are unoccupied buildings – often municipally owned and relatively cheap to rent – that can be quickly refitted. Second, rural municipalities are particularly interested in the jobs and secondary economic benefits derived from the asylum centers, such as the creation of demand for other services including remodeling and maintenance, which means more work for locals in a context where the creation of even a small number of jobs has a big impact. Third, the enrollment of asylum-seeking children in local schools can stave off school closures. Similarly, asylum seekers of all ages can support local associational life, for example, by participating in local football clubs.

    Finally, because of the relative isolation of many rural asylum centers, asylum seekers often have little option but to spend their money locally, which in particular means buying their food at local grocery stores. When we asked grocery store managers to rate the importance of asylum centers to their overall business only one felt the center had no positive effect on their business; seven reported a small effect, eight a medium effect and three a powerful effect. Three managers told us that their stores were dependent on the business from the asylum center for their survival.

    https://www.newsdeeply.com/refugees/articles/2018/06/26/how-grocers-in-denmark-became-the-key-to-refugee-integration

    #Danemark #asile #migrations #réfugiés #intégration #économie #économie_rurale

    Au Danemark comme à #Riace, miser sur les réfugiés = solution pour revitaliser l’#économie_locale en difficulté ? Une #solution pour les #déserts_alimentaires (http://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/desert-alimentaire), les #déserts_ruraux
    #magasins #écoles #services #magasins


  • Chèr·es tou·tes,

    j’ai donc fait un peu d’ordre et mis les liens et textes à la bonne place.

    J’essaie de faire une petite liste des métalistes, comme suggéré par @sinehebdo (https://seenthis.net/messages/678296) :

    1a. Liste de liens sur les activités des ONG de sauvetage en Méditerranée
    https://seenthis.net/messages/514535
    Liste commencée en août 2016

    1b. La liste 1a continue ici (initiée le 11.06.2018)
    https://seenthis.net/messages/701146

    2. Liste de la polémique autour de l’intervention des #identitaires en Méditerranée, contre les ONG :
    https://seenthis.net/messages/598388#message678291
    Liste commencée en février 2017

    3. Courte liste sur le fait que l’ONG #MOAS ait décidé de quitter la Méditerranée pour faire des opérations de sauvetage auprès des #Rohingya en #Birmanie :
    https://seenthis.net/messages/627075

    4. Après il y a tout le chapitre #externalisation des contrôles migratoires, mais en lien direct avec les listes qui précèdent, je dirais surtout en ce qui concerne les accords entre l’Italie (avec ou sans d’autres pays européens) et la Libye :
    – surtout cette liste pour les accords Italie-Libye : ►https://seenthis.net/messages/600874

    – surtout cette liste pour les accords UE/EU - Libye :
    https://seenthis.net/messages/564441
    – Et des articles ici et là sur seenthis : ▻https://seenthis.net/recherche?recherche=%23libye+%23italie+%23gardes-c%C3%B4tes

    5. La courte liste de la déclaration d’une zone #SAR en #Libye :
    https://seenthis.net/messages/705331

    En général, quelques autres liens à droite et à gauche à retrouver avec les tags #Méditerranée #ONG #sauvetage :
    https://seenthis.net/recherche?recherche=%23ong+%23m%C3%A9diterran%C3%A9e+%23sauvetage

    En espérant que ça puisse être utile si il y a des personnes qui sont en train de faire des recherches sur ce sujet...

    #métaliste
    #ONG #sauvetage #Méditerranée #asile #migrations #réfugiés #mourir_en_mer #sauvetages

    cc @reka @isskein

    • Désormais, l’ #axe (composé de #Italie #Allemagne et #Autriche), s’y met aussi en trio:
      Migranti, Conte: «In autunno vertice sulla Libia». E intanto a Innsbruck asse con Germania e Austria

      Il premier: «Invierò una lettera da spedire a Juncker e a Tusk». Intanto, intesa a tre per arginare i flussi migratori in modo da far arrivare in Europa solo chi fugge da una guerra.

      «Il merito dell’Italia è stato riuscire a ricondurre in un quadro unitario organico vari aspetti di un fenomeno complesso e avere compreso che il fenomeno della gestione dei flussi migratori non è emergenziale». Così il presidente del Consiglio Giuseppe Conte in conferenza stampa alla fine del vertice Nato. «Stiamo organizzando una conferenza in Italia sulla Libia in autunno per dar seguito a quella di Parigi», ha aggiunto il premier,«il processo di stabilizzazione non può riguardare solo l’Italia ma nemmeno soltanto Macron». Sulla Libia, ha spiegato invece Conte, «c’è tanto da fare, il Paese va affiancato» nel suo percorso di stabilizzazione che porti alle elezioni. Ma Conte ha avvertito che «se arriviamo troppo presto alle elezioni, si rischia di avere il caos totale. Bisogna prima creare le condizioni sociali ed economiche necessarie per reggere l’impatto di un sistema democratico».

      «Presto una lettera a Juncker e Tusk»

      Il presidente del Consiglio ha affermato poi di non aver parlato di Libia con Trump a Bruxelles: lo farà nel dettaglio nella sua prossima visita negli Usa. «Il problema», ha detto, «non è modificare il regolamento di Dublino» che è «asfittico come approccio, è assolutamente inadeguato. I principi delle Conclusioni Ue attestano che è superato». Conte ha parlato di una lettera da spedire a Juncker presidente della Commissione europea e a Tusk a capo del Consiglio europeo: «Nella mia lettera si chiederà che anche Sophia, anche questa missione internazionale sia adeguata alle conclusioni del Consiglio Ue. E così per le altre». «La mia lettera partirà molto presto, non so a che punto è Juncker ma appena rientrerò a Roma lavorerò a questo». «L’ultima notizia», ha poi detto, «è che la nave Diciotti si sta avviando in porto. Abbiamo dato indicazione di individuare le persone o i migranti che si sono resi responsabili di atti che contrastano con le nostre leggi».

      Il vertice a tre

      In mattinata, sul tema migranti era già stato protagonista Matteo Salvini, ministro dell’Interno. Un’intesa a tre, un «asse di volenterosi» guidato da Austria, Germania e Italia per arginare i flussi migratori. È ciò che è emerso dall’incontro trilaterale fra Salvini e gli omologhi tedeschi e austriaci, Horst Seehofer e Herbert Kickl a Innsbruck, che precede il vertice Ue. Si tratta di un’intesa per frenare le partenze di migranti e gli sbarchi, in modo da far giungere in Europa solo chi fugge da una guerra.

      Salvini: «Proposte italiane diventano proposte europee»

      «Le proposte italiane su migranti diventano proposte europee: contiamo che finalmente l’Europa torni a difendere i confini e il diritto e alla sicurezza dei 500 milioni di europei» ha detti Matteo Salvini. «Con i colleghi di Austria e Germania - ha spiegato al termine dell’incontro - abbiamo affrontato il grande problema degli arrivi: se si riducono questi si risolvono anche i problemi minori interni tra le nazioni e non ci sarà alcun problema alle frontiere». «Meno migranti, meno sbarchi e meno morti» ha poi aggiunto. «Chiederemo sostegno alle autorità libiche, dare a Tripoli il diritto ai rimpatri e la redistribuzione delle quote degli arrivi. Chiederemo alle missioni internazionali di non usare l’Italia come unico punto d’arrivo e il sostegno nelle operazioni di soccorso, protezione e riaccompagnamento di migliaia di clandestini nei luoghi di partenza. Credo quindi - ha detto poi Salvini - che questo nucleo di amicizia e di intervento serio concreto ed efficiente di Italia, Germania ed Austria, possa essere un nucleo che darà un impulso positivo a tutta Europa per riconoscere il diritto di asilo a quella minoranza di donne e bambini che fuggono dalle guerre ed evitare l’arrivo e la morte di decine di migliaia di persone che non scappano da nessuna guerra».

      «Proteggere le frontiere esterne all’Unione Europea»

      A fargli eco il ministro dell’Interno tedesco Seehofer:«I tre Paesi si sono messi d’accordo per controllare l’immigrazione. Vogliamo introdurre ordine nella politica migratoria ma garantire un approccio umanitario e proteggere effettivamente le frontiere esterne dell’Unione Europea». «Sarebbe importante - sottolinea poi il ministro - che l’intera Unione europea decidesse qualcosa. Noi possiamo avere delle iniziative, ma l’Unione europea deve avere un’opinione comune. Sono ottimista e qui abbiamo l’occasione di procedere in una direzione positiva». E il ministro dell’Interno austriaco Kickl sottolinea come «questo asse di volenterosi può prendere iniziative ma è l’intera Unione Europea che deve intervenire». «Le cose sono relativamente semplice - aggiunge - noi tre siamo d’accordo sul fatto che vogliamo mettere ordine» e «mandare il chiaro messaggio che in futuro non dovrebbe essere possibile calpestare il suolo europeo se non si ha il diritto alla protezione». Previsto un nuovo incontro a Vienna sempre fra i ministri dell’Interno di Italia Germania e Austria il prossimo 19 luglio.


      https://www.corriere.it/politica/18_luglio_12/migranti-asse-germania-austria-fermare-sbarchi-6ba33c18-859b-11e8-b570-8bf3

      –-> déjà signalé ici:
      https://seenthis.net/messages/701836


  • Nous les Tsiganes, ou les Roms comme vous dites, vous
    Catégorisations ethniques et frontières sociales en Europe
    Swanie Potot, Presses universitaires de Rennes, 2018
    http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=4594

    Présentation :

    La présence et la visibilité des « Roms » dans les villes françaises sont devenues des questions politiques de premier plan depuis une dizaine d’années. Sans bien savoir qui l’on désigne par ce terme, on leur attribue la résurrection des bidonvilles et la responsabilité de la délinquance de rue. Dans les medias comme dans les discours politiques, ces pratiques sont moins renvoyées à une pauvreté extrême qu’il conviendrait de combattre qu’à la nature même des Roms : ce seraient leurs mœurs et leurs préférences culturelles qui feraient d’eux des marginaux inassimilables.

    A partir d’un travail ethnographique auprès de migrants roumains dits roms, dans des squats et bidonvilles de la région niçoise, ainsi que d’une analyse du mouvement rom et de son histoire, l’auteure montre que la mise en exergue de l’appartenance ethnique par des acteurs aux motivations diverses tend à naturaliser et figer une frontière sociale. L’ethnicisation de ces descendants d’esclaves justifie ainsi leur traitement différentiel sur le long terme, ouvrant simultanément la voie aux discriminations positives et aux pratiques xénophobes. Empruntant à la sociologie des migrations et à celle des relations interethniques, c’est le débat entre anti-racismes universaliste et différentialiste qui compose la toile de fond de cette enquête.

    Préface de Cécile Canut.

    Sommaire :
    -Des Tsiganes aux Roms, une ascension sociale continue ?
    -Les « Roms » de Nice, au-delà de la lentille ethnique
    -Ethnicité et frontières sociales
    -La République et l’ethnie

    #Tziganes #Roms #Sociologie #Ethnographie #France #Roumanie #Migrations #Racisme #Nice #Swanie_Potot